PLAY PODCASTS
Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

1,282 episodes — Page 21 of 26

Le vélo électrique, nouvel eldorado des start-ups françaises ?

Avec une augmentation régulière de 30% chaque année, le marché du vélo à assistance électrique est en plein essor... En France, ce marché est même évalué à un milliard d'euro et devrait poursuivre sa croissance sur les cinq prochaines années. Seulement, la production de vélo électrique provient majoritairement d'Asie. Un véritable problème en ces temps de pandémie et de guerre où les chaînes d'assemblages tournent au ralenti et où les importations sont perturbées. Ceci dit, nombreuses sont les entreprises à ne plus vouloir être dépendantes de l'Asie, préférant relocaliser leur activité en France avec une valeur ajouté écologique. De quoi parle-t-on concrètement ? Quelles sont les start-ups françaises capable de relancer une industrie du vélo en France ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Commençons tout d'abord par Cyclik. Cette jeune entreprise lyonnaise a fait de pari de lancer des vélos conçus en bambou et en lin dans l'hexagone. Deux matériaux écologiques produit localement et qui permettent donc de réduire drastiquement l'impact sur l'environnement et les ressources au moment de la production. Je cite le fondateur de Cyclick Félix Hébert, « le bambou est une plante à la croissance très rapide qui ne nécessite aucun engrais et consomme très peu d’eau. Cela en fait un des matériaux les plus renouvelables et les moins énergivores qui existent. Il possède également des propriétés mécaniques exceptionnelles, puisque sa capacité de résistance est largement supérieure à celle de l’acier » fin de citation. Baptisés Relief, la fabrication de ces vélos électriques émettraient 35 fois moins de CO2 que pour les vélo en carbone ou en acier, dont la quasi intégralité sont fabriqués en Asie. L'entreprise espère en vendre 500 exemplaires d'ici la fin de l'année 2022 à la fois sur leur site, mais aussi grâce à Décathlon, leur distributeur principal.Autre strat-up française innovantes : WhaTT, dont la particularité est de proposer je cite « une double transmission », ou encore Teebike ou Virvolt qui elles se concentrent sur le retrofit. Comprenez par là, la conversion des vieux vélos en vélos électrique sans en fabriquer de nouveau. Du côté de Bordeaux, on retrouve Gouach qui pour sa part construit des batteries pour vélo 100% réparables, faisant ainsi chuter le bilan carbone des batterie de plus de 70%. Au total, toutes ces innovations devraient permettre de créer plus de 100 000 emplois sur le long terme, voir le très long terme puisque l'horizon annoncé est 2050. La France pourra également compter sur l'essor du vélo tourisme dans le années à venir avec un marché qui dépasse aujourd'hui les 5 milliards d'euros par an et qui fait de l'hexagone le deuxième pays le plus apprécié des cyclotouristes en Europe, juste derrière l’Allemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 20222 min

Qu'est-ce que le BEREC, régulateur européen des télécoms ?

C'est l'un des sujet principaux quand on parle d'environnement et de consommation excessive : l'empreinte carbone du numérique. Si l'on vous en a déjà parlé à de nombreuses reprises dans ce podcast, nous n'avons jusqu'à présent encore jamais évoqué le BEREC, le groupe des régulateurs télécoms européens. À quoi sert-il ? Est-ce vraiment une institution capable d'aider à limiter l'empreinte carbone du numérique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant tout, il faut savoir que le BEREC est un organisme indépendant dont le siège se trouve à Riga en Lettonie, et réunit en son sein les régulateurs des 27 pays de l'Union européenne. Si le BEREC existe, c'est parce que les régulateurs télécoms de l'UE considèrent qu'ils ont un rôle à jouer dans l'amélioration de la fiabilité des données ainsi que la robustesse et l'harmonisation de toutes les méthodologies qui permettent d'évaluer aujourd'hui l'empreinte environnementale du numérique. C'est un peu obscure dit comme ça, je vous l'accorde, mais dès le mois de juin, le BEREC lancera un flux de travail dédié à évaluer la soutenabilité des réseaux et des services de télécoms sur la base de critères bien précis et communs pour tous les régulateurs.Autre priorité fixée par le BEREC, je cite « encourager la transparence et mener une régulation par la donnée au bénéfice des utilisateurs » fin de citation. Que ce soit sur les produits ou les servies numériques, la transparence environnementale sera déterminante pour offrir aux utilisateurs ce que l'institution appelle « le pouvoir du choix », avec l'espoir de créer des incitations positives dans le secteur. En ce sens, le BEREC mettra ses outils de régulation au service de l'environnement, comme la gestion du spectre, la coordination du génie civil ou encore la mutualisation de certaines parties des réseaux. À noter que le régulateur français ARCEP fait partie des pionniers en matière de soutenabilité du numérique avec le représentant irlandais (ComReg) et finlandais (Traficom). Reste à savoir si ce travail conjoint portera ses fruits dans les prochains mois ou s'il faudra attendre plusieurs années pour voir les choses évoluer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20222 min

Un plastique recyclable à l'infini est-il possible ?

Connaissez-vous Carbios ? Il y a fort à parier que non, mais pas pour longtemps, étant donné que cette entreprise promet tout simplement de créer un plastique recyclable l'infini. Comment est-ce possible ? Est-ce une vrai avancée ou simplement de la poudre aux yeux ? Tous les détails de ce projets dans cet épisode.Pour être clair, des chercheurs ont mélangé deux enzymes d'une bactérie dévoreuse de plastique pour créer une super-enzyme capable de dégrader le PET, de son nom scientifique polyéthylène téréphtalate, qui représente environ 18% de la consommation de plastique dans le monde. On l'utilise notamment pour fabriquer des bouteilles d'eaux, de soda, de gel douche, des barquettes alimentaires et même les vêtements étiquetés polyester. Pour le directeur scientifique de Carbios Alain Marty que je cite « nous projetons la construction de la première usine au monde de biorecyclage de PET […] Grâce au soutien de nos actionnaires, de l'État et de la région Grand-Est, elle ouvrira en 2025 en Meurthe-et-Moselle pour traiter 50.000 tonnes de déchets PET par an » fin de citation.Comparé aux 82 millions de tonnes de PET produites chaque année dans le monde, cela semble bien peu. Ceci dit, il s'agit là d'un premier pas et carrément d'une première si le PET pouvait être recyclé plus de 6 fois comme c'est le cas à l'heure actuelle. Dans le détail, je cite « le procédé déconstruit le plastique […] nous séparons tous les types de polymères qui constituent le PET afin de retrouver les constituants de base sous forme de paillettes blanches que les plasturgistes peuvent réutiliser, repolymériser pour concevoir de nouveaux produits en PET, de qualité équivalente au matériau vierge issu de la pétrochimie » fin de citation. Le tout grâce à cette super-enzyme baptisée C-ZYME dont je vous parlais en préambule capable de scinder avec précision les différents composants, un peu à l'image des ciseaux génétiques utilisés en médecine. Si les résultats sont à la hauteur des attentes de Carbios, ce procédé devrait être exploité dans une vingtaine d'autres sites de plasturgie, notamment ceux de son partenaire thaïlandais Indorama Ventures, l'un des principaux fabricant de plastique dans le monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 20222 min

Des vers de farine pour recycler le polystyrène ?

Après les verres en verre puis en plastique, le future consiste-t-il en des verres fait à base de vers de farine ? Oui, je sais, dis comme ça c'est assez confus avec tous ces homonymes. Mais c'est pourtant une vrai solution si vous avez compris où je voulais en venir. Dans le cas contraire, ne vous en faites pas, je vous explique tout ça dans cet épisode.Pour l'historique, ces verres, donc les récipients, à base de vers de farine, l'animal, ont été développé par deux designers américaines, Charlotte Böhning et Mary Lempres. Plus précisément, ces vers de farine sont des larves de ténébrions meuniers, et possède un certain talent pour le recyclage : la digestion du polystyrène. À noter qu'en 2015, des chercheurs de la précieuse Université de Stanford aux Etats-Unis ont démontré que 100 vers de farine pouvaient manger jusqu'à 40 milligrammes de mousse de polystyrène chaque jour, sans impact sur leur santé. C'est donc en partant de ce constat que les deux designers ont commencé à élever des vers en les soumettant à ce régime alimentaire. La phase suivante est somme toute un peu moins sympathique puisque qu'une fois les vers arrivés à maturité, elles prélèvent leur exosquelette dans le but d'en extraire un biopolymère appelé chitine, c'est ça qui confère notamment aux insectes et crustacés la solidité et la souplesse de leur carapace. Cette chitine est ensuite traitée pour donner une mousse résistante à l'eau et aux chocs, mais aussi plus flexible et élastique que le polystyrène produit à base de pétrole, tout en ayant des propriétés antifongiques et antimicrobiennes naturelles, la toxicité en moins.Cette mousse baptisée Chitofoam peut ensuite être chauffée puis réutilisée pour façonner de nouveaux produits ou enterrée pour une décomposition totale en trois semaines seulement. À noter que les designers ont déjà mis aux point des gobelets et des emballages de cacahuètes grâce à ce procédé et sont dans l'attente d'une production à grande échelle. Cette invention pourrait en effet représenter une bonne solution pour les utilisateurs de polystyrène, notamment France, qui ont signé l'été dernier une charte dans laquelle ils s'engageait à développer une filière visant à recycler en 2025 100% des emballages composés de polystyrène, contre seulement 4% aujourd'hui. Pour atteindre cet objectif, l'industrie misera avant tout sur les solutions chimiques, mais le potentiel des vers de farine a déjà séduit plusieurs spécialistes comme la start-up lorraine Worm Generation, qui prévoit d'ouvrir d'ici 2023 une ferme dans laquelle elle produira des farines animales avec des vers nourris au polystyrène. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 20222 min

L’économie circulaire et l’eau pour produire de l’énergie ?

Connaissez-vous le 3DEXPERIENCE Lab ? Il est fort possible que non, et pourtant, il s’agit là d’un incubateur de startup très intéressant financé par Dassault Systèmes avec l’objectif de produire de l’énergie verte de façon innovante. Aujourd’hui, focus sur deux des entreprises qu’ils soutiennent : EEL Energy et AES. Si le premier s’inspire du mouvement des vagues, le second mise davantage sur l’économie circulaire et le recyclage. Tous les détails dans cet épisode.Commençons par EEL Energie, qui depuis 2011 travaille sur un système de membrane ondulante imitant le mouvement du poisson afin de produire de l'électricité. D’après le directeur général de l’entreprise Franck Sylvain que je cite : « L'ondulation est le meilleur moyen pour avancer […] le poisson voilier [est d’ailleurs l’animal le plus rapide du monde avec une vitesse qui] peut atteindre 110 km/h. Partis de ce constat, il nous semblait logique de travailler à récolter l'énergie créée par le pouvoir d'ondulation. » fin de citation. Rien de spectaculaire sur la forme, la membrane ondule sous la pression du fluide en mouvement. Ces déformations sont ensuite transformées en électricité via un système électromécanique placé sur la surface de la membrane. Ce système offre d’ailleurs plusieurs avantages comme le fait de quantifier l’énergie produite par une source qui n’est pas intermittente, mais aussi l’absence de nuisance sonore et visuelle contrairement aux éoliennes. La start-up cherche aujourd’hui à lever environ 15 millions d’euros pour poursuivre son développement.Autre invention, celle des allemands d’AES qui prend la forme d'une mini-usine de recyclage, complètement autonome et pilotable à distance, en conception depuis deux ans et demi. En clair, une fois le processus de recyclage effectué, une huile est récoltée et pourra ensuite être utilisée dans de multiples cas. D’après Marco Karber, managing partner de l’entreprise que je cite : « l'huile produite peut ensuite être utilisée pour générer de l'électricité ou de la chaleur, ou pour fabriquer de nouveaux plastiques. ». Pour l’instant AES ne récolte que les déchets des maisons de retraite et des producteurs de plastique, mais comptent également se rapprocher d’entreprises engagées dans le nettoyage des océans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20222 min

Peut-on rouler à l'huile végétale ?

À l'heure ou le prix des carburants n'a jamais été aussi haut (malgré un légère baisse ces derniers jours) vous êtes sans doute nombreux à vous intéresser aux autres modes de transport à la fois pour pouvoir faire des économies mais aussi sans doute par envie de préserver la planète. Aujourd'hui, je vous propose de vous intéresser à un carburant dont on parle peu et qui pourtant pourrait être une alternative assez intéressante : l'huile végétale. Cela peut-il réellement fonctionner, et si oui, comment ? Toutes les réponses dans cet épisode.Vous l'ignorez peut-être, mais rouler uniquement à l'huile végétale est illégale en France. L'hexagone est d'ailleurs le seul pays du continent à l'interdire puisque partout ailleurs sur les routes européennes, il est en effet possible d'utiliser ce type de carburant. Enfin, pour être précis, la France interdit l'usage de 100% l'huile végétale pour se déplacer sur les routes. Car pour les travaux agricoles et bien ce liquide écologique est parfaitement toléré. En fait, cette interdiction de déplacement à l'huile végétale est dû à de possible ennuis mécaniques qui pourraient survenir dans un moteur diesel et donc créer des accidents. Car oui, l'huile végétale ne fonctionne correctement que dans un moteur diesel. C'est en effet un liquide assez visqueux qui provoque parfois des dépôts dans les injecteurs ainsi que dans les chambres à combustions. Ceci dit, il est tout à fait possible de mélanger huile végétale et diesel pour réduire son empreinte carbone et limiter les risques.Pour être encore plus précis, dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte (je ne vais pas vous détailler ses spécificités et son fonctionnement, mais en gros, cette méthode permet d'améliorer la combustion du diesel malgré l'emploi d'une injection basse pression), donc dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte, il est possible de choisir un système approprié type Bosch qui permet de rouler avec un carburant composé à moitié d'huile végétale. Pour les moteurs diesel à injection directe type TDI, HDI ou DCI, ce sont les sigles que vous retrouvez parfois à l'arrière des voitures, et bien dans ce cas, vous ne pouvez mettre que 30% d'huile végétale maximum dans votre réservoir. À noter que les portions d'huiles végétales que je viens de vous présenter sont parfaite pour l'été, mais qu'au fur et à mesure où l'on rentre dans l'hiver, il faut impérativement diminuer la part d'huile végétale. D'ailleurs, les huiles pouvant servir de carburant et donc mélangées avec du gasoil sont l'huile de colza, de tournesol, de lin, d'amandes, et même l'huile de friture. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 20222 min

2021 : année record pour les rejets de CO2 ?

Si 2020 a été une année de recul en terme d'émissions de CO2 dans le monde, il semblerait que la tendance ne se soit malheureusement pas poursuivi l'an dernier. D'après l'Agence Internationale de l’Énergie, les émissions de dioxyde de carbone auraient même atteint un niveau record en 2021. De quoi s'agit-il concrètement et quelles seront les conséquences d'un tel pic ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Il faut bien l'avouer, le timing de cette annonce est assez curieux. En pleine crise énergétique en Europe ou le gaz et l'électricité battent des records mais aussi dans le reste du monde avec l'envolée des prix pour le baril de pétrole, l'Agence Internationale de l'Energie a annoncé que les émissions de CO2 de l'humanité ont tout simplement atteint un niveau record à 36,3 milliards de tonnes. Du jamais vu, et une augmentation qui compense largement la baisse observée en 2020 du fait de la crise sanitaire. Selon les experts de l'agence, ces mauvais chiffres s'expliquent par trois facteurs : tout d'abord un rebond de l'économie, ensuite des conditions météorologiques défavorables, et pour finir la flambée des prix du gaz qui a eu pour effet d'augmenter les consommations de charbon, ce qui n'est clairement pas une bonne nouvelle puisque brûler du charbon émet deux fois plus de CO2 que le gaz.Si l'on s'intéresse aux pays en particulier, c'est la Chine qui a contribué le plus à cette hausse avec près de 12 milliards de tonnes CO2 émises en plus, soit un tiers de la hausse mondiale, et ce à la faveur d'une économie qui a poursuivi sa croissance malgré la pandémie de la Covid-19. À noter que cette croissance chinoise était assortie d'une demande énergétique toujours plus importante, et qui, comme je vous le disais précédemment, a fait bondir l'utilisation du charbon dans les centrales électrique du pays. Bonne nouvelle toutefois, la part des énergies renouvelables et du nucléaire a été supérieur à celle de l'électricité issue du charbon, atteignant un niveau record de 8.000 térawattheures, soit 500 TWh de plus qu'en 2020. Si elle pollue beaucoup de part son industrie, la Chine enregistre également une forte percée des énergies renouvelable notamment grâce aux panneaux solaires et aux éoliennes. L'hydraulique qui fait habituellement la force du pays n'a malheureusement pas suivit en 2021 à cause de nombreux épisodes de sécheresses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20222 min

Deux voitures mythiques de retour en 100% électrique ?

Les amateurs de voitures et d'environnement seront ravi d'apprendre que ces derniers jours, deux voitures iconiques du 20e siècles ont été dévoilées en version électriques. En effet, la fameuse Ford Mustang Fastback de 1967 signera bientôt son retour sans le moindre rejet de gaz à effet de serre, tout comme le célèbre Combi Volkswagen dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast il y a quelques temps. Tous les détails sur ces come-back sans émission de CO2 sur route dans cet épisode.Si la plupart des constructeurs automobiles n'ont pas d'autres choix que de tout miser sur de nouveaux modèles de véhicules électriques ou hydrogènes à cause de l'interdiction de commercialiser des voitures essence et diesel d'ici 2035 en Europe, d'autres compagnies ont activé la carte nostalgie en remettant au goût du jour des véhicules ultra populaires auprès des automobilistes et passionnés d'auto de manière générale. À commencer par la firme britannique Charge qui la semaine dernière a présenté une toute nouvelle Ford Mustang Fastback de 1967 100% électriques. Que les fans les plus pointilleux se rassure, le châssis de ce nouveau modèle est bel et bien celui de la célèbre marque au cheval.Si tous les détails techniques n'ont pas encore été révélés, on sait toutefois qu'elle disposera d'une batterie de 64 kWh et d'une transmission intégrale, sans oublier une puissance de 544 ch obtenue grâce à deux moteurs électriques. La marque Charge promet ainsi une autonomie de 320 kilomètres seulement... c'est assez décevant en effet, mais explique pouvoir atteindre le 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, ce qui reste une excellente performance pour une voiture électrique. Alors vous vous doutez bien que ce modèle de collection ne revient pas sur le devant de scène sans quelques petites contraintes. Le nombre d'exemplaires tout d'abord, limités à 499, chacun affiché au prix astronomique de 420 000 euros.Mais laissons la Mustang Fastback électrique de côté pour s'intéresser au véhicule préféré des baroudeurs, le Combi Volkswagen qui fera son retour en fin d'année sous le nom de ID Buzz. Cinq ans après l'annonce de son retour en version électrique, Volkswagen a présenté la semaine dernière les caractéristiques de ce véhicule de 4 mètres 71 de long pour 2 mètres de larges et 3 mètres d'empattement. En jargon automobile, l'empattement est la distance entre les axes des roues avant et arrière. Deux versions seront disponibles, une familiale pour les particuliers et une cargo pour les professionnels. Sous le capot trônera un moteur de 150 kw alimenté par une batterie lithium-ion de 77 kwh pour une vitesse maximale de 145 km/h. Reste encore à connaître l'autonomie du véhicule qui n'a pas été précisée par le constructeur.Désireux de relancer son véhicule phare en version 100% écolo, Volkswagen n'y est pas allé par quatre chemin puisque la quasi intégralité des pièces de l’habitacle seront faites en matériaux recyclés, 10% de plastique récupéré dans les océans et 90% de bouteilles en plastiques recyclées. Autre touche modernité, un écran 10 pouces placé au centre du poste de conduite équipé d'Apple CarPlay et d'Android Auto. Enfin, et tout comme la Mustang Fastback, le prix aura sans doute de quoi refroidir de nombreux automobilistes, puisqu'il faudra débourser 60 000 euros environ pour la version familiale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 20223 min

Un calculateur d’empreinte carbone pour la pub ?

Après le calculateur d'empreinte carbone des sites internet dont on vous a parlé l'an dernier, focus aujourd'hui sir l'adOOhcc, un outil de l'Union de la Publicité Extérieure pour mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub papier et digitale. De quoi s'agit-il concrètement et comment fonctionne-t-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Au-delà de la pollution visuelle, les affiches publicitaires peuvent également être une source de pollution à plusieurs égards. Au niveau de l'impression, pour les flyers, tracs et magazines que l'on ne regarde pas et qui sont jeté à la poubelle par exemple. Ou encore à la surconsommation d'électricité, et même aux modes de tournage quand il s'agit d'un clip vidéo pour la télévision ou les plateformes. Bref, les formes de pub sont aussi diverses que variées, et ce constat s'applique aussi à leurs coût pour l'environnement. C'est pourquoi l’Union de la Publicité Extérieure a mis en place adOOHcc (pour advertising Out Of Home calculateur carbone), développé avec le cabinet Axionable.En clair, cet outil permet de mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub en toute simplicité. Concrètement, il intègre tous les formats et calcul l’ensemble du cycle de vie d'une campagne, des matières premières utilisés pour la fabrication, au transport en passant par l'installation, l'exploitation et la fin de vie. Ceci dit, l'outil est davantage pensé pour les professionnels ou collaborateurs désireux de garder un œil sur le côté pollution d'une campagne de pub. Les internautes curieux peuvent eux aussi s'amuser à estimer l'impact d'une campagne de pub à proximité de chez eux pas exemple pour se faire une idée. Mais en l'absence de certaines données, le résultat ne sera qu'approximatif. D'ailleurs, adOOHcc a pour vocation de s'intégrer dans les futurs contrats climat introduits par la loi Climat et Résilience. Ces contrats ont pour objectif de concrétiser les engagements des professionnels de la publicité en faveur d’une réduction des émissions de CO2. Grâce à cet outil gratuit en ligne, les membres de l’UPE pourront répondre je cite « aux attentes des annonceurs et des agences en matière de mesure des émissions de CO2 pour les accompagner dans leur stratégie environnementale » fin de citation. Pour les curieux, le lien du site est dans la description du podcast.Calculateur : http://carbone-calculateur-adoohcc.upe.fr/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 20222 min

Qui sont les lauréats 2022 du prix européen Startup for Mobility ?

Il y a peu, le European Startup Prize for Mobility a dévoilé les dix startup innovantes dans le secteur de la mobilité durable sélectionnés pour son édition 2022. Si l'on parle ici de mobilité, les champs d'actions sont bien plus large qu'on peut le penser, s'étendant jusqu'à l’accessibilité et les data par exemple. Quelles startup sortent du lot ? Petit tout d'horizon dans cet épisode.Il aura fallu attendre près de six mois pour que l'initiative ne dévoile les projets retenus pour son édition 2022. Créée en 2017 sous l’impulsion de la Présidente de la Commission des transports et du tourisme au Parlement européen Karima Delli, le prix European Startup for Mobility mélange à la fois public et privé et à pour objectif de soutenir le développement des startups les plus innovantes dans le secteur de la mobilité durable sur le continent. Cette année, seul dix projets ont été retenu sur les 500 candidatures, et cela sur la base de trois critères : le modèle d’affaires de l’entreprise, son impact environnemental et social ainsi que sa portée à l’échelle européenne.Du côté des mobilités partagées et des véhicules électriques, on retrouve BAQME. Cette startup hollandaise a créé une plateforme de partage de vélos-cargos électriques pour réduire l’usage de la voiture en ville sur de courtes distances. Avec plus de 200 vélos en libre service, elle opère pour l'instant à Rotterdam et La Hague. Niveau recharge intelligente, on retrouve Bia Power avec sa plateforme pour recharger les véhicules électriques donc, et surtout optimiser les recharges. Un outil pratique qui pourra peut-être être couplé avec GO Sharing qui propose depuis son application mobile des scooters, vélos et voitures électriques à louer. Enfin en bout de chaîne, on retrouve Nowos qui est spécialisé dans la réparation de batteries lithium ainsi que le recyclage des matières premières qu’elles contiennent.Pour les innovations des secteurs ferroviaire et de l'aviation, on retrouve OTIV, et ses systèmes d’assistance et d’autonomie pour les trains qui circulent en ville ou en zone industrielles. Zeleros Hyperloop, comme son nom l'indique développe pour sa part un hyperloop européen capable de relier différentes villes qui n'ont pas encore été citées à plus de 1000 km/h sans aucune émission de gaz à effet de serre. Pour le secteur de l'aviation, Storkjet développe un logiciel développé afin d'aider les compagnies aériennes à réduire leurs émissions de CO2 tout en économisant du carburant.Dernière catégorie, les data avec Heex dont l'objectif est d'extraire des données jugées pertinentes afin d’aider les constructeurs automobiles et entreprises spécialisées dans l’IA à développer des voitures autonomes. Une innovation qui là encore pourrait être complété par Vianova qui, en utilisant les données des véhicules connectées aide les villes et les opérateurs à construire des systèmes de transport plus efficaces et durables. Et enfin, Revolve-wheel dont le travail en matière d’accessibilité a suscité l'intérêt du jury. À noter que les startups lauréates recevront leur prix le 19 mai prochain à l'occasion du sommer ChangeNow. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20223 min

Qu'est-ce que le Global Digital Power Forum ?

Il y a peu, près de 200 acteurs des technologies vertes se sont réunies à Barcelone pour le Global Digital Power Forum. Cette grand messe de la tech verte avait cette année pour thème Lighting Up a Low-Carbon Smart Future (mettre en avant un futur intelligent bas-carbone). Tout ça s'est tenu en parallèle du Mobile World Congress avec Huawei comme meneur de jeu. De quoi s'agit-il ? Toutes les réponses dans cet épisode.Je cite Fang Liangzhou, vice-président de Huawei Digital Power, « les leaders de l’industrie ont partagé leurs idées sur la façon d’innover dans les réseaux et les centres de données verts à faible émission de carbone et la manière de promouvoir le développement des énergies propres […] Huawei soutient activement et participe aux actions de lutte contre le changement climatique pour aider ses clients à devenir neutres en carbone. Nous innovons continuellement dans la production d’énergie propre, la numérisation de l’énergie, le transport électrique, les infrastructures énergétiques TIC vertes et l’énergie intelligente intégrée » fin de citation. Si Huawei se congratule sur ses initiatives, que signifie énergie intelligente intégrée ? Et bien difficile de le savoir précisément.Les précisions de Huawei nous apprenne je cite que « l’efficacité énergétique des salles d’équipement peut être améliorée de 55% à 75% après l’expansion et la reconstruction des capacités. En outre, des technologies innovantes, telles que le refroidissement précis et l’augmentation intelligente de la tension, éliminent la nécessité d’ajouter des salles d’équipement, de remplacer les câbles et d’ajouter des climatiseurs » fin de citation. Alors si ces différentes innovations sont à saluer, il est toutefois peu probable qu’elles compensent nos besoins en électricité. La solution semble désormais évidente : la sobriété énergétique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 20222 min

Des mini-réacteur nucléaire pour verdir l'industrie ?

Et si le secteur industriel pouvait se décarbonner grâce à des mini-réacteur nucléaires ? C'est en tout cas ce que pense Jimmy, startup française spécialisée dans cette technologie. En quoi le nucléaire pourrait permettre d'éviter les gaz à effet de serre émis par l'industrie ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, Jimmy a été fondée l'an dernier par Antoine Guyot et Mathilde Grivet avec pour ambition de contribuer à la décarbonation de l’industrie grâce à une nouvelle application de la fission nucléaire. En clair, Jimmy veut proposer une alternative durable aux industries nécessitant beaucoup de chaleur. De la chaleur qui comme vous le savez provient souvent d'énergie fossiles, qui quand elles sont brûlées produisent énormément de gaz à effet de serre. L'idée de Jimmy est donc de concevoir des générateurs thermiques sur la base de mini-réacteurs nucléaires, puis de les vendre aux industriels pour créer de la chaleur décarbonée.Côté technique, la startup utilise la fission nucléaire, donc avec de l’uranium, dans des mini réacteurs nucléaires qui se branchent directement aux installations existantes. Je cite les fondateurs « avec Jimmy et notre offre unique, nous souhaitons apporter le savoir-faire nucléaire français pour créer la première industrie décarbonée compétitive mondiale. Mettre le pragmatisme technologique au service de l’écologie, décarboner l’industrie tout en augmentant sa performance ». Si un tel positionnement ne manquera pas de leur attirer les foudres des anti-nucléaires, le plan de la startup est déjà bien établi. Jimmy compte installer ses premiers mini-réacteurs fin 2025 et devrait également recruter une dizaine d’ingénieurs pour finaliser la conception de sa solution. Reste également à mettre en place des partenariats avec des fournisseurs industriels pour la production de son générateur. À noter que l’entreprise va également débuter les premières procédures réglementaires auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire afin de se conformer au cadre réglementaire existant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20222 min

Météo France, au secours des villes face au changement climatique ?

Il y a quelques jours, le GIEC publiait un nouveau rapport sur l'état toujours plus alarmant du changement climatique et des phénomènes météos extrêmes. Si ce rapport est tristement passé sous les radars auprès du grand public en raison de l'actualité internationale, Météo France semble pour sa part se l'être approprié, au point de s'engager à aider ville et entreprises à anticiper les caprices de la natures. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, Météo France a signé un contrat avec le ministère de la Transition Écologique pour la période 2022-2026. Trois priorités ont été fixées, la première consistant je cite « à contribuer à la connaissance du climat, mieux comprendre son évolution, et collaborer aux exercices de simulation climatique internationaux ainsi qu'aux rapports menés par le GIEC. Deuxièmement, éclairer les décideurs et acteurs économiques dans leurs démarches d'adaptation au changement climatique grâce à de nouveaux services. Et enfin, poursuivre la sensibilisation de tous les publics aux conséquences du changement climatique » fin de citation.Dans les fait, comment cela va-t-il se traduire ? Météo France veut tout d'abord améliorer ses prévisions concernant les phénomènes météorologiques dangereux. Dès lors, les vigilances et alertes en cas d'intempérie seront mis en place deux jours à l'avance contre seulement 24 heures aujourd'hui. Pour rentrer dans le détail, Météo France compte recourir davantage à l'intelligence artificielle et utiliser des données issues de systèmes d'observation participatifs, mais aussi des réseaux sociaux, de webcams et même d'objets connectés, en complément des systèmes d'observation traditionnels. Cela permettra d'après eux de mieux observer le temps qu'il fait et d'améliorer ses prévisions.Parmi les autres outils développés et qui seront mis à disposition des collectivités et des entreprises, on retrouve Climadiag, un outil de sensibilisation pour aider les entreprises à prendre conscience de du changement climatique. En clair, Climadiag permet d'identifier les stratégies que doivent développer les entreprise pour faire face aux risques climatiques qui les concernent. Dans un autre registre, Climsnow, destiné aux stations de ski, permet pour sa part de quantifier la fiabilité de l'enneigement, entre neige naturelle damée et neige de culture. L'idée est je cite de « permettre aux stations de ski d'utiliser les informations fournies par Climsnow pour ensuite planifier des choix d'investissement en se basant sur des projections de l'état futur du manteau neigeux » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 20222 min

Des microalgues pour capter le CO2 ?

Au chapitre des technologies pour capter le CO2, il se trouve que la nature est sans doute l'une des machines les plus aboutie qui soit. C'est en tout cas le constat de l'entreprise CarbonWorks qui développe un processus pour capter des milliers de tonnes de dioxyde de carbone grâce à des micros algues ! Tous les détails dans cet épisode !CarbonWorks est le fruit du travail conjoint de Suez et Fermentalg avec pour objectif d’accélérer le développement et la commercialisation des solutions de capture et de bioconversion du CO2 par la « photosynthèse microalgale ». Traduction : capter le CO2 grâce à de minuscules algues. En septembre dernier, CarbonWorks installait son premier démonstrateur en Gironde. Cette plateforme permet notamment des pollutions émanant d'une unité de méthanisation agricole attenante et de produire un biocomposant à base d'algue pouvant ensuite être réemployé en tant que fongicide naturel pour les vignobles. Je cite Guillaume Charpy, président de l'entreprise :« nous disposons d’une technologie unique au monde qui nous permet de transformer le CO2 en bio composant pouvant être valorisé en tant que fongicide naturel mais aussi en produit d’alimentation pour l’animal et l’homme » fin de citation.Face à l'engouement de cette technologie ainsi que les nombreuses opportunités qu'elle représente, un tour de table a été mené par plusieurs société dont BNP Paribas, Bpifrance, Demeter Investment Managers et même la région Nouvelle-Aquitaine. C'est donc 11 millions d'euros au total qui ont été levés et qui permettra à la deeptech de renforcer son développement, notamment en construisant je cite : « un photobioréacteur de taille semi-industrielle en Gironde, dont la mise en service est prévue en 2023 » fin de citation. Cette récolte permettra également à CarbonWorks de tripler ses effectifs au cours des deux prochaines années pour intensifier son développement technique et commercial. Pour Guillaume Charpy que je cite à nouveau : « Une fois que nous aurons trouvé notre modèle économique, nous viserons l’installation de notre technologie auprès d’industries qui souhaitent réduire leurs émissions de CO2 et nous chercherons à nouer des partenariats avec des industriels de l’agriculture et de l’alimentation durable » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 20222 min

Qu’est-ce qu’Interxion France, première société « Ocean Approved » ?

Aujourd’hui, focus sur une entreprise qui vient tout simplement de devenir la première de France à recevoir le label « Ocean Approved », qui récompense les actions menées pour réduire l’impact des data centers sur les écosystèmes marins. De quoi s’agit-il concrètement ? Quel est l’intérêt de ce label ? En quoi Interxion est-elle différente ? Toutes les réponses à ces questions dans cet épisode.Lancé l’an dernier par la Fondation de la Mer en partenariat avec Bureau Veritas et le ministère de la Mer, ce label « Ocean Approved » distingue les entreprises engagées dans la préservation des écosystèmes marins. Concrètement, ce label fait renvoie à un référentiel fondé sur l’Objectif de développement durable n°14 des Nations Unies, comprenant 10 leviers d’action et 44 indicateurs. Avec cet outil, les entreprises peuvent ainsi calculer leur impact sur les océans et donc se fixer des objectifs pour améliorer leurs résultats. De son côté, Interxion France avait déjà conscience de son impact sur l’environnement, et a rapidement décidé de limiter son empreinte carbone en fournissant des data centers éco-responsables alimenté par des énergies renouvelables produites en France. Je cite « Interxion est ainsi le premier opérateur de data centers à avoir atteint la neutralité carbone en France en 2020 ». L’entreprise a ensuite commencé à identifier ses points faibles. À l’issue d’une évaluation de la matérialité, de la cartographie des impacts directs et indirects et du plan d’action mis en place, Interxion a été certifiée Ocean Approved ce qui je cite « vient reconnaître son engagement en faveur des océans. Nous avons utilisé le Référentiel Océan pour structurer notre engagement et agir concrètement. […] Cette initiative vient concrètement soutenir nos engagements en nous intégrant dans un processus pour la préservation des océans basé sur des indicateurs concrets et fiables » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 20222 min

Qu’est-ce que l’application Good Habits ?

Avec la préoccupation croissante de la protection de l’environnement, plusieurs gestes simples se sont imposés dans notre quotidien comme le tri, le recyclage ou tout simplement le fait de privilégier les moyens de transports doux comme le vélo par exemple. Ceci dit, comment faire pour se retrouver parmi toutes les initiatives à mettre en place ? C’est la question que pose l’application The Good Habits dont une version bêta est actuellement disponible sur la plateforme EDF Pulse & You. Toutes les informations sur cette application dans cet épisode.Pour commencer, la plateforme EDF Pulse & You réunit depuis plus de 5 ans maintenant, des chefs d’entreprise et des start-ups ainsi que des particuliers désireux de s’engager pour créer un monde meilleur en échangeant des idées et en votant pour les meilleures contributions. C’est donc sur cette base que l’application The Good Habits a été développée par Cassandre Milius que je cite « en allant rencontrer les gens, je me suis rendue compte que chaque individu a ses propres moteurs pour changer. Certains le font pour préserver leur santé, d’autres pour alléger leur esprit, ou encore pour faire des économies à la fin du mois. […] Avec The Good Habits, vous allez par exemple découvrir qu’il y a plein de raisons de choisir d’utiliser des cotons lavables. Parce que c’est moins cher. Parce que c’est meilleur pour la peau. Ou parce que c'est bon pour la planète. Et ce que j’espère, c’est que chacun pourra y trouver sa propre motivation » fin de citation.Vous l’avez compris, l’application accompagne ceux qui veulent changer sans culpabiliser, en tenant compte de leurs envies et de leurs rythmes et en mettant en avant ce que de nouvelles habitudes peuvent leur apporter dans l’immédiat. Autre levier sur lequel la fondatrice compte beaucoup : la bienveillance. Parce que je cite « l’écoresponsabilité c’est un chemin fait d’essais et d’erreurs où l’on progresse par l’expérience et surtout en s’entraidant les uns les autres » fin de citation. The Good Habits se veut donc un lieu où l’on partage son expérience et ses recettes maisons qui peuvent vous aider et préserver la planète. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20222 min

Des haies solaires pour l’agriculture française ?

Connaissez-vous l’agrivoltaïsme ? Pour être honnête, il y a peu de chance que vous en ayez entendu parler tant cette pratique n’en est qu’à ses débuts, mais si jamais c’est le cas, alors vous savez qu’il s’agit d’un moyen assez intéressant pour aider les agriculteurs à tirer profit des panneaux solaires pour les aider à s’adapter au changement climatique tout en produisant de l’énergie renouvelable. Récemment, l’INRAE et Engie ont lancé un démonstrateur de haies agrivoltaïques avec l’objectif de généraliser ces haies panneaux-solaires au plus d’exploitation possible. En quoi cela consiste-t-il et est-ce vraiment intéressant pour les agriculteurs ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Aujourd’hui, la plupart des projets agrivoltaïques se basent sur des ombrières pilotées par de l’intelligence artificielle. Concrètement, ces dispositifs permettent d’orienter les panneaux solaires en fonction de plusieurs paramètres météo afin de protéger les cultures des intempéries ou des fortes chaleurs. Or, ce n’est pas cette approche qu'ont suivi l’INRAE (l’institut national de recherche pour l’agriculture) et le fournisseur d’énergie ENEGIE. Leur projet baptisé « Camelia va étudier durant 3 ans les bénéfices de haies solaires, composées de panneaux solaires bifaciaux verticaux. Je cite Aline Chapulliot, Responsable des nouvelles offres chez Engie Green : « l’objectif premier de ce démonstrateur sera d’étudier la performance agronomique du système […] de mesurer les impacts et les bénéfices que ces haies solaires vont avoir sur les cultures » fin de citation.Cette performance agronomique sera ensuite évaluée par INRAE sur l’une de leur plateforme regroupant des bovins, vaches et taureaux donc, dans le Puy-de-Dôme. Je cite : « l’INRAE va étudier l’effet des haies sur le micro-climat de la parcelle, sur des paramètres comme le vent, l’ombre, l’évapotranspiration ou l’humidité dans le sol, mais aussi leur effet sur la quantité et la qualité de biomasse » fin de citation. Autre objectif : étudier le fonctionnement de ces haies solaires et permettre d’anticiper son déploiement à plus grande échelle. Car l’un des dangers inhérents à l’agrivoltaïsme est de voir des parcelles agricoles où la production d’électricité deviendrait prioritaire sur la production agricole. Un problème rapidement mis en avant par la filière et qui est en train de trouver son cadre juridique grâce au parlement français et à l’AFNOR qui fournira une certification pour assurer un développement responsable. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 20222 min

Une batterie fabriquée avec des citrons ?

C’est une info qui va en faire sourire plus d’un mais qui pourrait quand même nous inspirer dans pas mal de domaines. Des scientifiques britanniques ont tout simplement mis au point une batterie capable de générer de l’électricité, et ce grâce à des citrons ! Une performance unique au monde qui leur a même valu un certificat du prestigieux Guiness World Records. Tous les détails dans cet épisode.Dans le détail, c’est grâce aux scientifiques de la Royal Society of Chemistry de Manchester en Angleterre que je peux vous parler de cette histoire aujourd’hui. Cela remonte tout de même à plusieurs mois, le 15 octobre dernier pour être précis, mais ces derniers ont réussi à créer une batterie électrique grâce à 2 923 citrons ! Leur méthode consistait à insérer une bande de cuivre et une bande de zinc à chaque extrémité afin je cite le « le jus de citron agisse comme un électrolyte tandis que le zinc et le cuivre étaient les électrodes » fin de citation. Mesurée à l'aide d'un voltmètre, la tension électrique générée par cette batterie atteignait 2 307,8 volts, surpassant ainsi le précédent record établi en 2020 de 1 521 volts avec 1 964 citrons.Pour être honnête, la puissance de la batterie ne dépassait pas les 2W, ce qui serait largement insuffisant pour faire fonctionner la majorité des appareils électriques. Mais a visiblement été suffisamment puissant pour actionner un système de feu d’artifice, symbolisant le début d'une course de karting. Si jamais vous vous demandez ce qu’il est advenu des citrons, et bien sachez qu’ils ont été récupérés pour faire du biogaz. D’après les scientifiques les batteries tout solides font partie des plus prometteuses, mais de leur aveu, il reste encore un long parcours avant une éventuelle commercialisation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20222 min

Les 63 français les plus riches polluent autant que la moitié du pays ?

D’après un rapport des ONG Oxfam et Greenpeace France la semaine dernière, les 63 français les plus riches émettraient autant de gaz à effet de serre à eux seuls que la moitié des français. On ne parle bien entendu par d’eux en tant que personne, mais davantage de leur patrimoine, leurs entreprises, les actions dans des compagnies polluantes qu’ils peuvent posséder etc… Qu’est-ce que cette statistique peut bien vouloir dire dans les faits ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Clairement, ce qui distingue cette étude des autres, c’est qu’elle prend en compte l’intégralité du patrimoine financier des personnes concernées. En ressort une empreinte carbone globale qui n’est donc pas très envieuse pour les 63 personnalités françaises les plus riches. Je cite l’étude, « Avec au moins 152 millions de tonnes équivalent CO2 en une année, le patrimoine financier de ces 63 milliardaires émet autant que le Danemark, la Finlande et la Suède réunis. Trois milliardaires français émettent, via leur patrimoine financier, plus qu'un cinquième des Français » fin de citation. Encore plus éloquent, le rapport pointe du doigt la famille propriétaire des magasins Auchan qui émet à elle seule je cite « autant que 11 % des ménages français, soit plus que tous les habitants de la région Nouvelle-Aquitaine » fin de citation.À titre de comparaison, d’après le rapport de l'organisation World Inequality en 2022, un humain émet en moyenne 6,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. En Europe, 50 % de la population du continent émet 5 tonnes par an, contre 3 tonnes pour l'Asie de l'Est, et 10 tonnes pour l'Amérique du Nord. En conséquence, Greenpeace France et Oxfam préconisent l'instauration d'un ISF climatique et d’une autre taxe sur les dividendes pour les entreprises qui ne respectent pas l'Accord de Paris. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 20222 min

Qu'est-ce que le prix national du génie écologique ?

Parmi les nombreuses compétitions organisées en France, en Europe et sur les autres continents pour créer les technologie vertes de demain, on trouve le prix du génie écologique. Concrètement, les candidats sont invités à concourir sur des projets liés à l’écovégétalisation et à la restauration d’écosystèmes dégradés. Leurs travaux seront présentés fin avril. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Respecter la biodiversité, restaurer les milieux naturels, améliorer les trames écologiques... Voilà en trois exemples résumé l'esprit de cette compétition et les quelques solutions que peut apporter le génie écologique dans sa gestion des espaces naturels. Cette édition 2022 est co-organisé par l’association fédérative des acteurs de l’ingénierie et du génie écologique (A-IGÉco), le centre de ressources génie écologique de l’Office français de la biodiversité (OFB), le ministère de la Transition écologique ainsi que l'organisme Plante & Cité. Objectif : partager les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et mettre l’accent sur une discipline encore méconnue. Cette année, focus sur les milieux urbains en montrant justement ce que peuvent apporter ces techniques dans les villes.Un mot également sur le Prix spécial "Milieux urbains" qui récompensera un projet portant spécifiquement sur un ou des milieux urbains (restauration écologique de berges urbaines, désartificialisation et restauration des fonctions des sols etc...). Pour ce prix, les projets seront jugés sur leur aspect exemplaire, mais également dans l’intégration des acteurs locaux dans leur élaboration et leur mise en œuvre. Au total, cinq catégories seront récompensées : restauration d’écosystèmes, de populations ; gestion des espèces envahissantes ; amélioration des trames écologiques ; réhabilitation des services liés aux écosystèmes et au sol ; pratiques de gestion des espaces naturels. La remise des prix et la présentation des lauréats aura lieu quant à elle à l'automne prochain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20222 min

Comment l'Allemagne s'approprie le train à hydrogène ?

Tandis que la ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili a inauguré en début de semaine l'usine Alstom qui fabriquera le Coradia iLint, c'est le nom de ce train à hydrogène français, l'Allemagne elle possède déjà une usine de ce calibre qui pour sa part tourne à plein régime. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, c'est à Salzgitter en Basse-Saxe que l'on trouve cette usine allemande. Son carnet de commande : 14 trains en cours de construction pour la région de Francfort, 27 pour la région Basse-Saxe, où devrait être inauguré, et c'est une première mondiale, une ligne commerciale emprunté uniquement par des trains à hydrogène. Au vu des capacités de productions assez importantes, les demandes arrivent des quatre coins de l'Europe comme l'explique le chef du projet Stefan Schrank que je cite : « Les essais que nous menons dans d'autres pays européens, comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède, la Pologne, ou encore la France ont au moins permis aux autorités locales et aux opérateurs locaux de constater que cette nouvelle technologie fonctionne, et qu'elle offre un bon niveau de fiabilité et de disponibilité. » fin de citation.Effectivement, l'hydrogène est au cœur des discussions ces derniers temps, et suscite l'admiration des décideurs politiques comme Emmanuel Macron. Ceci dit, les achats de ce genre de train sans émission de CO2 son ralenti par les coûts assez important. Le train produit en Allemagne est en effet plus cher d'un tiers que les trains classiques. Mais d'après le constructeur, la rentabilité d'un tel investissement se fait entre 10 et 12 ans et ses trains auraient une durée de vie trois fois plus importante.À noter cependant que ce train utilise encore trop souvent de l'hydrogène gris, c'est à dire l'hydrogène généré via des combustibles fossiles sans que des gaz à effet de serre soient captés. Ce dernier génère tout de même 10 tonnes de CO2 pour chaque tonne d'hydrogène produit. Ainsi, pour le ministre écologiste des Transports de Bade-Wurtemberg, Winfried Hermann, je cite « la technologie des piles à combustible présente dans les trains à hydrogène est une option permettant d'être techniquement neutre pour le climat. La condition est que l'hydrogène doit être produit à partir d'énergie renouvelable (l'hydrogène vert donc). Il y en a encore trop peu aujourd'hui et nous devrons l’importer de pays où il y a beaucoup de soleil et de vent. » fin de citation. Dès lors, pour sécuriser ses approvisionnements en hydrogène vert, l’Allemagne a conclu des accords avec des pays comme le Chili, le Maroc et la Namibie... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 20222 min

Plaxtil : des objets fabriqués avec des masques usagés ?

Vous vous êtes sûrement demandé au moins une fois ces deux dernière années : que faire de nos masques usagés ? La réponse logique serait le recyclage. Sauf que le recyclage en matière de santé, c'est délicat. Ceci dit, il est une entreprise du département de la Vienne, plus précisément à Châtellerault, qui a tout simplement mis au point un système pour créer des objets à partir de nos millions de masques usagés, et cela en toute sécurité. Toute les explications dans cet épisode.Plaxtil, c'est son nom, a été lancé en 2020 dès que les français se sont mis à consommer de grandes quantités de masques. Rapidement, l'entreprise a su créer autour d'elle un véritable circuit notamment grâce à la complicité des lieux publics et privés pour accueillir leur boîtes de collecte dans toute la France. Derrière cette idée, Jean-Marc Neveu et Olivier Civil pour qui le recyclage de ces masques devait être une priorité. Je les cites : « on a des centaines de petites PME, d'artisans, de commerçants, de cabinets médicaux, cabinets dentaires, qui jouent le jeu, des coiffeurs... qui commandent leur boîte et qui participent aussi au recyclage à leur niveau » fin de citation. Au total, plus de 25 millions de masques usagés à travers le pays ont été transformés en de nouveau objets ces deux dernières années.Alors comment cela fonctionne-t-il ? Les masques sont d'abord désinfectés grâce à des rayons UV, puis broyés pour en faire des confettis, eux mêmes transformés en une pâte. Cette dernière est ensuite découpée en petites billes de plastique qui seront fondues puis moulée pour façonner un cendrier, un pot à crayons, un rapporteur, ou encore un support photo pour ne citer que cela. À noter que les charlottes pour cheveux ou encore les surblouses du personnel soignant sont également recyclées et s'intègrent pleinement dans cette initiative de Plaxtil. Et aujourd'hui, l'entreprise attire de nombreux partenaires, comme la marque de vêtement Kiabi ainsi que d’autres acteurs majeurs du luxe. En 2021, Plaxtil a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaire, et avec une croissance en pleine expansion, pense le doubler l'année prochaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 20221 min

Quels sont les bénéfices de la betterave ?

Alors que la saison des récoltes de betterave vient de s'achever, saviez-vous que cette dernière peut être utile dans bien des domaine, notamment technologiques ? Et avec plus de 3,4 millions de tonnes ramassées en 2020-2021 en France, soit le deuxième rendement le plus important en Europe derrière l’Allemagne, le potentiel est bien là. De quoi parle-t-on concrètement, c'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Outre la production de sucre qui est l'une des principales options pour transformer une betterave, ce légume est une matière première présente dans de nombreuses choses, comme l'alcool pour les gels hydroalcoolique, les cosmétiques, les parfums, ou encore le bioéthanol carburant. En effet, les résidus de sucre sont fermenté puis distillé afin de produire du bioéthanol. Ce carburant liquide est ensuite incorporé dans l'essence, jusqu'à 10% dans le Sans Plomb 95-E10 et entre 60% et 85% dans le Superéthanol-E85. Ce dernier permet notamment de réduire d'environ 50% les émissions de CO2 et de 90% celles de particules fines par rapport à l'essence. C'est aussi l'un des carburant les plus économiques du marché avec un prix moyen à la pompe de 75 centimes le litre. Cela permet ainsi d'économiser plus de 500 € pour 13 000 km parcourus, malgré une surconsommation de 25% par rapport à l'essence.Ceci dit, si vous êtes tenté par le bioéthanol pour faire rouler votre véhicule, sachez qu'il est impératif de le convertir ! Si vous n'avez pas de modèle type « flexifuel », un simple boîtier de conversion monté sur votre voiture essence suffit. En effet, les diesels ne sont pas concernés. Concrètement, il suffit d'installer dans votre moteur un boîtier spécifique permettant de mélanger dans un même réservoir l’E85 avec n’importe quelle essence, dans n’importe quelles proportions. Pour éviter les arnaques, optez pour un dispositif homologué par l’État et installé en moins de deux heures par un professionnel agréé. À noter que la conversion doit également s’accompagner d’une modification de la carte grise pour rester dans le cadre légal. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20222 min

Un réservoir à hydrogène plat ?

Et si les véhicules hydrogènes de demain avaient des réservoirs plat ? C'est l'idée lancée par la marque Bosch et le constructeur BMW afin de les rendre moins encombrants. Qu'est-ce que ça pourrait bien changer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Plus précisément, c'est le consortium baptisé FlatHyStorn qui est derrière cette idée de réservoir plat, et qui est d'ailleurs soutenu par le gouvernement fédéral allemand. Objectif : qu'il soit moins encombrant et qu'il permette de développer des véhicules plus confortables, dont les premiers prototypes devraient être construit avant la fin de l'année. Alors pour être précis, l'idée est que ces nouveaux réservoirs d'hydrogène occupent le même espace que celui dédié habituellement aux batteries dans les voitures électriques. Dès lors, cela implique des réservoirs à hydrogène beaucoup plus plats qu'aujourd'hui afin d'être placés entre les essieux de la voiture, ce qui est tout bonnement impossible aujourd'hui avec les modèles cylindriques utilisés. Et clairement, l'avenir n'est pas radieux pour ces derniers, puisque leur forme circulaire est une véritable contrainte pour les ingénieurs ayant en charge la conception de l'habitacle des voitures hydrogènes.Il se pourrait bien que les réservoirs plat soient donc l'avenir en quelques sorte... tout du moins quand on parle de l'hydrogène. Un tel système permettrait de démocratiser un peu plus encore les voitures propulsé avec ce carburant. De son côté, BMW n'a pour l'instant présenté qu'un seul véhicule hydrogène : l'iX5 Hydrogen, dont la commercialisation doit démarrer cette année. Cela signifie-t-il que la marque compte produire d'autres véhicules du genre ? Affaire à suivre.Quoiqu'il en soit, une voiture hydrogène permet de parcourir de grandes distances sans produire la moindre émission de CO2 puisque le véhicule ne rejette que de la vapeur d'eau. De plus, leur plein ne prend que quelques minutes contrairement à une recharge électrique. Toyota, Honda et Hyundai sont aujourd'hui les constructeurs les plus impliqués dans le développement de ce type de voitures. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 20222 min

Les bouchons parisien responsable de 13% des GES ?

D'après le célèbre éditeur de carte GPS TomTom, les embouteillages liés au trafic routier à Paris seraient responsable de 13% des émissions de CO2 liés aux véhicules. Outre Paris, cette étude s'intéresse également à d'autres capitales comme Londres, Berlin et Amsterdam. Quels enseignements retirer de cette étude ? Le trafic routier est-il réellement responsable de la pollution de l'air à Paris ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.L'équation n'a rien de compliqué : plus de bouchon = plus de pollution. Ceci dit, d'après une étude menée chaque année par TomTom, la conséquence de ces embouteillages sur la qualité de l'air est assez lourde. Le spécialiste des cartes GPS a analysé la situation dans plusieurs capitales européennes, dont Paris, Londres, Berlin et Amsterdam en s'intéressant plus précisément au CO2. Concernant Paris, le trafic routier a donc généré 13,8 mégatonnes de CO2 l'an dernier, dont 13,4% proviennent directement des embouteillages, soit 1,85 mégatonne. Je cite l'étude, « en moyenne, le trafic routier produit 28 000 tonnes de CO2 au cours d’une journée de circulation fluide, tandis qu’au cours d’une journée de circulation encombrée, ce chiffre atteint 45.500 tonnes ». L'étude pointe également du doigt le poids du diesel dans ces émissions, puisque ces véhicules représentent je cite « près des trois-quarts (71%) du volume de trafic en Ile-de-France... ce qui contribue chaque année à l’émission de 11,1 Mt de CO2 dans l’atmosphère, soit 81% des émissions totales du trafic en région parisienne. » fin de citation.Concrètement, l'interdiction du diesel en 2024 dans le Grand Paris suite à la mise en place de Zones à faibles émissions devrait permettre de réduire sensiblement les émissions de CO2. Autre chiffre intéressant, l'étude annonce je cite « qu'une augmentation de seulement 1% de la proportion des véhicules électriques dans le trafic permettrait d'éliminer 143.000 tonnes d'émissions de CO2, soit environ l'équivalent de la quantité de CO2 absorbée en un an par une forêt de la taille de la capitale (à savoir 125 km2) » fin de citation. D'après les données de AAA Data, c'est près de la moitié des voitures immatriculées en Île-de-France qui ne pourront plus circuler.Chez nos voisins, à Londres par exemple, le trafic automobile a émis 14,8 Mt de CO2 en 2021, soit 7% de plus que Paris, mais avec un parc automobile plus important et un réseau routier beaucoup plus étendu d'après TomTom. À Berlin, le trafic n'a émis que 4 Mt de CO2 et à Amsterdam, que 840.000 tonnes en 2021. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20222 min

Comment les abysses absorbent le carbone ?

Décidément, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir et à comprendre sur notre belle planète bleu. Une étude publiée dans la revue Science Advances et menée par une équipe de chercheurs internationaux venus de Norvège, Suisse, France, Royaume-Unis, Allemagne, Espagne et Etats-Unis met en lumière le rôle des écosystèmes marins profonds dans le processus de captage du carbone par les océans. De quoi s'agit-il réellement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, les chercheurs ont séquencé en très grand nombre l'ADN de centaines d'échantillons de sédiments récoltés dans les profondeurs des océans au cours de 15 campagnes réalisées autour du monde entre 2010 et 2016. Ces analyses ont ensuite été intégrées à d'autres données issus d'expéditions parallèles cette fois sur les couches d'eau photiques (la zone marine traversée par la lumière et où les végétaux peuvent vivre) et aphotiques (là où la lumière ne pénètre pas) dans l'Océan. Sans rentrer dans le détail, les analyses montrent que les sédiments marins prélevés dans les abysses contiennent au moins trois fois plus de biodiversité. Ainsi, la biodiversité est un facteur principal du transfert et du stockage du carbone atmosphérique au fond de l'Océan pour des millénaires. Si les abysses venaient à être dénaturés, polluées ou exploité par l'Homme, c'est donc la capacité de tous les océans à capter le CO2 qui serait menacée. Autrement dit, sans les abysses, le réchauffement climatique serait terriblement pire qu'aujourd'hui.Si vous ne le saviez pas, le gaz carbonique présent dans l’atmosphère se dissout dans les océans, puis est capté par les algues microscopiques qui se développent à la surface des mers, et fait la photosynthèse avec la lumière. Le carbone, l’azote et le phosphate dans l’eau sont ainsi transformés en particules de matière. À la mort des algues, ces particules chutent dans les profondeurs, formant des sédiments renfermant du carbone. C’est ce qu'on appelle la séquestration du carbone par la « pompe biologique ». En mettant de côté les activités humaines, on estime ainsi que l’atmosphère contiendrait deux fois plus de gaz carbonique sans cette pompe biologique des océans. Au même titre que les forêts séquestrent du carbone, la biologie marine contribue à la régulation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère.Pour résumer, ce travail révèle l'importance immense des fonds marins, en tant que réservoir de biodiversité et d'après les chercheurs, la nécessité de les protéger. Ces derniers mois, des discussions avaient lieu pour légiférer sur l'exploitation minière en haute mer, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur cette fameuse séquestration du carbone. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 20222 min

À quoi à servi le One Ocean Summit ?

La semaine dernière se tenait à Brest le One Ocean Summit censé trouver des solutions pour protéger les océans. Trois jours de discussions entre chefs d'états, entreprises et ONG qui se sont soldé par plusieurs engagements assez concret. De quoi parle-t-on ? Cela sera-t-il suffisant pour préserver les océans ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour commencer, ce sont une trentaine de chefs d'états et de gouvernement qui ont promis vendredi dernier d'en faire plus pour protéger les océans. Tout d'abord, au niveau continental, l a présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le lancement d'une coalition comptant les 27 Etats membres de l'UE et 16 autres pays pour conclure un traité destiné à protéger la haute mer. Parmi les pays engagés, on retrouve des pays très importants comme la Chine, les Etats-Unis et je viens de le dire, l'ensemble de l'union européenne. Côté définition, la haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives des Etats, soit à 200 milles nautiques des côtes, et représente près de la moitié de la superficie de la planète. Reste désormais à savoir ce que contiendra ce traité puisqu'aucune ligne de son futur contenu n'a été évoqué.La lutte contre le plastique est également au cœur des initiatives avec la mise en place d'un accord international contre la pollution plastique... Pollution estimée à 8,3 milliards de tonnes depuis les années 50. De plus, France, Grèce, Italie, Colombie, Corée du Sud et États-Unis ont rappelé leur ambition de 100% de réutilisation ou de recyclage des matières plastiques ainsi que l'abandon de toutes les utilisations à usage unique, ce qui permettra je cite « l'engagement mondial pour une nouvelle économie des plastiques ».Autre objectif et non des moindres, le lancement d'une coalition pour le carbone bleu. Vous le savez, l'océan a une grande capacité de captation du CO2 notamment grâce aux mangroves qui constituent de véritables prairies sous-marines. Le One Ocean Summit souhaite dès lors protéger ces écosystème... un appel lancé par la France et la Colombie au travers d'une coalition internationale qui devrait prochainement financer la restauration des mangroves abîmées. Ce sommet a également abordés la question des fonds marins, en promettant d'intensifier leur cartographie, ainsi que de lutter contre la surpêche et la pêche illicite, ou bien encore de créer plus d'aires protégés. Reste à savoir si les paroles sont assortis des actes attendus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 20222 min

L’éolien en mer, un atout pour la France ?

Vous le savez, le vent est une formidable source d’énergie renouvelable pour produire de l’électricité. En Europe, de nombreux pays dont la France misent sur les éoliennes, que ce soit sur terre ou en mer. Ceci dit, l’Hexagone est plutôt à la traîne par rapport à ses voisins dans ce domaine. Qu’est-ce que cela signifie ? Où en est-on réellement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.La semaine dernière, Emmanuel Macron annonçait depuis Belfort une hausse des capacités renouvelables, soit 100 GW pour le photovoltaïque, 40 GW pour l’éolien terrestre et 40 GW pour l’éolien offshore. Mais à bien y regarder, ce dernier chiffre est très inférieur au potentiel réel de la France estimé à environ une soixantaine de GW, ce qui n’est pas anodin puisque les experts estiment que 10 GW d’éolien correspond à la puissance de 6 réacteurs nucléaires. Par ailleurs, en 2022, la France ne compte qu’une seule éolienne en mer en exploitation intitulée Floatgen au large du Croisic en Loire-Atlantique depuis 2018.Sur les trois prochaines années, sept parcs éoliens offshore d’une capacité de 3,6 GW au total devraient voir le jour, 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire, 62 éoliennes au large de Saint-Brieuc et 71 éoliennes au large de Fécamp… Un total de 214 éoliennes qui fait bien pâle figure en comparaison avec les 5560 éoliennes en mer déjà mises en service en Europe, essentiellement au Royaume-Unis qui est d’ailleurs le leader européen en la matière avec 42% du total. L’Allemagne n’est pas loin derrière avec 1500 éoliennes, ce qui représente un peu plus de 30%, suivi des Pays-Bas (10%) la Belgique (9%) et le Danemark (7%).Ceci dit, si la France bénéficie de la seconde capacité en matière de vent et de la seconde puissance maritime mondiale en termes de surface, force est de constater que les objectifs ne sont clairement pas ambitieux. D’ici la fin de l’année, l’Hexagone devrait avoir 4 usines de fabrication d’éoliennes en mer, soit un tiers des usines du continent. Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire du vent un atout majeur dans la transition écologique française. Mais autre bémol, la France serait d’après la Commission Européenne le seul pays des 27 à ne pas avoir atteint ses objectifs fixés à 23% d’énergie renouvelable en 2020. Ce total était d’à peine 20%. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20222 min

Un moteur électrique de 335 chevaux pour seulement 30 kg ?

Connaissez-vous la marque Koenigsegg ? Il s'agit d'un constructeur automobile suédois spécialisé dans les supercar... Et bien depuis peu, la marque a annoncé avoir conçu un moteur électrique innovant qui allie puissance et légèreté puisqu'il ne pèse que 30 kg. De quoi parle-t-on précisément ? Est-ce fiable ? Et puis, est-ce que ça marche ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est un tour de force très impressionnant que vient de réaliser Koenigsegg avec son moteur électrique intitulé Quark. Le constructeur suédois a en effet mis au point un moteur électrique avec rapport poids/puissance encore jamais vu, en utilisant une technologie inédite baptisée « Flux Raxial ».Concrètement, le constructeur annonce 335 ch, avec une puissance de crête de 250 kW et 600 Newton mètre de couple, le tout pour seulement 30 kg de poids total. Une légèreté obtenu grâce à l'utilisation d' acier de qualité aérospatiale, de fibre de carbone et d'un refroidissement direct.Dans le détail, le terme « raxial » est la contraction de « radial » et « axial », et parvient à concilier le meilleur des deux technologies. On pourra notamment le retrouver sous le capot de la supercar hybride Gemera, annoncé à 1.700 ch et alimenté par du superéthanol E85. À noter que Koenigsegg a couplé deux moteurs Quark via un convertisseur « Terrier » et qui développe un total de 670 ch. Outre la Gemera et d'autres modèles à venir, Koenigsegg compte également proposer son moteur électrique sous licence à d'autres constructeurs. Il n'est donc pas impossible de le voir arriver sur certains modèles en France dans les années à venir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 20222 min

Des maisons vertes en plein milieu du désert aux USA ?

Qui a dit que les déserts étaient hostile et qu'on ne pouvaient pas y habiter confortablement ? Aux Etats-Unis, plus précisément dans le désert du Nouveau-Mexique se dressent des maisons écolo nées au tout début des années 1970. Était-ce un mouvement éphémère ou une véritable tendance de fond ? Comment ces maisons fonctionnent-elles ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Sur la forme, ce sont de drôles de maisons tout droit sortie d'un film de science fiction. Pourtant, elle sont bien réelles et n'ont rien de fictif. Les Américains les appellent les "earthship" ou "vaisseau terrestre" en français. Ces habitations auto-suffisantes pourraient clairement ressembler aux maisons du futur. D'ailleurs, une grande partie de l'ossature est fabriquée à partir de déchets, qu'il s'agisse de pneus, de canettes, de bouteilles en plastique... bref, tous les matériaux employés sont aussi efficaces que ceux que l'on utilise habituellement pour isoler une maison. Si la forme des murs est incurvée façon igloo, c'est justement pour conserver la chaleur.À l’extérieur, de la terre et des plaques d’isolants recyclés viennent sceller les murs de la maison. Côté énergie, l’électricité est entièrement produite par des panneaux solaires et sert uniquement pour l’éclairage. Pour ce qui est de l'eau, les maisons sont équipées d’une citerne pour stocker les eaux de pluie. Pour réduire encore plus le gaspillage, les toilettes sont généralement sèches. Enfin pour l'alimentation, il est également possible de produire sa propre nourriture sur place, les maisons comprenant généralement des serres où l’on peut faire pousser des fruits et des légumes, et certains Earthships intègrent même un espace réservé à l’élevage. À ce jour, plus d’un millier de maisons de ce genre existent déjà aux Etats-Unis, ce qui intrigue de plus en plus de personnes à l'étranger. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20221 min

Comment l'Etat veut décarboner ArcelorMittal ?

La semaine dernière, le premier ministre, Jean Castex confirmait qu'une enveloppe d'1,7 milliards d'euros allait être alloué au site sidérurgique d'ArcelorMittal à Dunkerque. Le premier producteur d'acier au monde a pour objectif de diminuer ses émissions de 4 millions de tonnes de CO2 d'ici 2030, autrement dit, passer de 12 millions actuellement à moins de 8 millions. Une telle enveloppe est-elle suffisante ? Comment sera-t-elle employée ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, deux des trois hauts-fourneaux du site de Dunkerque seront remplacés avant 2030 par des unités capables de fonctionner à partir d'hydrogène, ce qui devrait permettre une réduction de 35% des émissions de CO2. Ainsi, dès 2027, l'acier y sera produit à partir d'hydrogène et non plus de charbon. Autre champ d'action, l'utilisation d'acier recyclé. À terme, un kilo d’acier produit par ArcelorMittal contiendra jusqu’à un quart d’acier recyclé. Mais au-delà des innovations technologiques, cet investissement devrait également entraîner des changements au sein du personnel. La direction annonce en effet des reconversions ainsi que des départs sur les nouvelles installations en exploitation et en maintenance. A noter qu'ArcelorMittal travaille déjà à une deuxième phase d'innovations visant à atteindre la neutralité carbone en 2050.A noter que le dunkerquois entame une mutation profonde, pas uniquement menée par ArcelorMittal. En effet, l'installation prochaine d'une gigafactory de batterie électrique de la marque Verkor, jeune startup Grenobloise, d'ici 2024, montre bien qu'après avoir été l'épicentre de l'industrie française, le Nord se convertit désormais en centre névralgique de l'industrie électrique à la fois française mais aussi européenne. En effet, Verkor fournira les batteries des futurs modèles de l'alliance Renault – Nissan – Mitsubishi installé non loin, tout comme le groupe ACC qui fournira le groupe Stellantis, comprenez les constructeurs Peugeot et Citroën entre autre. Au total, ce sont plusieurs milliers d'emploi qui seront créé dans tout le département grâce à la construction de cette nouvelle filière. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20222 min

Sobriété et consommation responsable, les clés de notre avenir ?

Peut-être avez-vous entendu cet appel de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) que je cite, « il faut changer nos habitudes pour une consommation plus sobre et plus responsable ». Début février, l'agence présentait les résultats d'une opération de sensibilisation pour désencombrer son logement, afin de tendre vers une consommation plus sobre. Quel est le résultat de cette opération ? Quelle conclusion en tirer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, 21 familles ont été accompagnées par un coach pendant 7 mois pour faire le tri dans leurs affaires. Objectif : prendre conscience de leur surconsommation. Cette opération baptisée "Osez changer : mieux consommer et vivre plus léger" visait en effet à promouvoir une consommation plus responsable. Dans l'ensemble, les familles participantes se sont aperçues qu'elles avaient beaucoup de choses en double. D'après l'Ademe, cette accumulation est particulièrement vraie en ce qui concerne les jouets, les appareils électriques et les vêtements. Si certaines familles pensaient posséder une trentaine d’appareils électrique dans leur foyer, elles en possédaient en réalité près d'une centaine, dont certains jamais utilisés. En moyenne, une famille française détiendrait entre 4 et 28 écrans, ordinateurs, tablettes, smartphones et télévisions confondus. Côté chaussures, les adultes ayant participé à l'opération ont découvert qu'ils avaient à peu près deux fois plus de paires que ce qu'ils pensaient et trois fois plus que ce dont ils estimaient avoir besoin.Au terme de l'expérience, les familles participantes se sont séparées d'environ 30% de leurs objets toutes catégories confondues et de 35 % de leurs textiles, soit plus de 280 objets dont 176 vêtements en moyenne par foyer. Au terme de cette étude, l'Ademe affirme qu'il y a eu un "électrochoc" des foyers face à l'accumulation d'objets... Une opération jugée "bénéfique" par la plupart des participants qui auraient changé leurs habitudes de vie pour une consommation plus responsable et bienveillante envers l'environnement. Pour l'Ademe que je cite « donner une seconde vie aux objets, soit par la vente, soit par le don, a un fort impact social et environnemental. Cela permet de prendre du recul sur les raisons de l'accumulation d'objet, en parvenant à distinguer les achats de nécessité et les achats de plaisir », fin de citation. Et vous, êtes vous déjà engagé dans cette démarche ou allez-vous vous laisser tenter ? N'hésitez pas à nous le dire en laissant un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20222 min

Les Superchargeurs Tesla ouverts aux autres voitures ?

C'est une promesse qui est enfin tenue, les conducteurs de voitures électriques hors modèles Tesla pourront désormais utiliser les Superchargeurs de la marque. Initié au Pays-Bas, ce programme d'ouverture aux autres voitures électriques reste pour l'instant limité à seulement 16 stations à travers la France. Détails et explications dans cet épisode.Pour expliquer cette ouverture timide, Tesla explique qu'il s’agit de réaliser les derniers calibrages du réseau avant de l'ouvrir de manière plus étendue. Tout d'abord, qui pourra aller charger son véhicule sur un Superchargeur ? Réponse simple : tous les véhicules disposant d’un connecteur de charge rapide de type Combo. Ensuite, pour savoir si un Superchargeur près de chez vous fait partie des 16 déjà ouvert au grand public, vous pouvez consulter l’application Tesla et regarder sur la carte en utilisant le filtre « Superchargeurs ouverts aux véhicules non-Tesla ». Côté paiement, il faudra quand même avoir un compte Tesla et régler sa recharge via l’application. À ce niveau là, le tarif en vigueur est logiquement plus élevé que pour les propriétaires de Model X et autres Model Y, aux alentours de 57 centimes d'euro le kWh, variable d'une station à l'autre. À noter que Tesla propose également un abonnement de 13€ par mois permettant de faire fait baisser le tarif du kWh sous les 40 centimes. Enfin comme pour les propriétaires de Tesla, le constructeur applique une pénalité si vous laissez votre véhicule complètement chargé sur une borne, entre 50 centimes et jusqu'à 1 euro la minute.À noter également que la Supercharge sera gratuite dans 27 stations en France, Allemagne, Norvège et Suède durant certaines plages horaires. Concrètement, Tesla a ciblé les routes de montagnes menant aux stations de ski des Alpes. Les charges gratuites auront lieu je cite « avant 10 heures et après 18 heures, du vendredi au dimanche entre le 11 février et le 27 février ». A ce niveau là, aucun de ces sites n’est ouvert aux véhicules électriques non Tesla. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20222 min

L'IA peut-elle devenir verte ?

Quand on parle d'intelligence artificielle, c'est un peu la foire d'empoigne, entre les pros IA qui ne jurent que par le progrès technologique, et ceux qui prônent la sobriété énergétique. Pourtant, d'après certains observateurs, développer l'IA à fond maintenant permettrait de nous faire gagner beaucoup de temps à l'avenir... Plus précisément, on va parler aujourd'hui d'intelligence artificielle prédictive.Vous le savez, l’intelligence artificielle a montré de belles capacités en matière d'écologie, notamment le fait de mieux surveiller les systèmes de production, détecter de manière anticipée des feux de forêt ou encore reconnaître les déchets plastique dans les océans pour guider les bateaux de récupération…Bref, vous avez compris la logique... Mais bien entendu, une IA puissante est également très gourmande en électricité et en ressources non renouvelables. Et c'est là ou l'IA prédictive entre en jeu ! Car au lieu de voir cette technologie avec des œillères pour le meilleur ou pour le pire, l'IA prédictive propose d'élargir nos horizons et d'essayer d'anticiper le futur avec une précision démentielle, permettant à l'humanité de faire de meilleurs choix.Concrètement, qu'est-ce que ça signifie ? Si on l'applique à la réduction du gaspillage alimentaire, l’intelligence artificielle prédictive peut tout simplement faire des merveilles. D'après certains observateurs, elle permettrait à un magasin de 1000 m2 d'économiser 10 tonnes de déchet chaque mois. Dans les chaînes de restauration, l'IA permettrait d’anticiper la quantité de plats nécessaire à chaque service... Idem pour le secteur du transport alimentaire qui permettrait d'optimiser les trajets, mais aussi d’économiser l’énergie liée à la conservation des aliments etc... Car clairement, l'alimentaire a profondément besoin de solution, puisque ce secteur représente à lui seul 26% des émissions mondiales de gaz à effet de serre...Autre domaine d'action possible : détecter des pollutions avant qu’elles ne s’étendent, ajuster les politiques d’urbanisme, prédire les catastrophes météorologiques... Les cas d’usage sont nombreux, et je vous accorde qu'il est encore assez difficile d’en mesurer les impacts concret, mais cette ia s’inscrit pleinement dans la transition écologique. Combinée à une consommation responsable et raisonnée, il ne fait aucun doute que l'IA prédictive pourrait officiellement devenir une technologie verte à part entière. Reste à savoir si certaines grandes entreprises comme les GAFAM se saisiront du sujet pour la développer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 20222 min

Du lithium français neutre en carbone ?

Connaissez-vous le projet EuGeLi ? Pour une grande majorité d'entre vous, j'imagine que non... Nos auditeurs alsaciens eux, peut-être. Il s'agit d'une unité d'extraction de lithium construite sur une centrale géothermique d'Alsace et qui a délivrée ses premiers cristaux en fin d'année dernière via un procédé presque neutre en carbone. Tous les détails dans cet épisode.Vous le savez peut-être, l'une des priorités de la France sur la question de la transition écologique est de s'assurer une certaine forme de souveraineté énergétique, afin de pallier à la demande d'électricité notamment avec l'avènement à venir de la voiture électrique. Mais qui dit voiture électrique, dit batteries, et donc lithium. Pour se faire, un nouveau plan de sécurisation de l'approvisionnement de l'industrie en matières premières minérales a été mis en place, et les premiers effets se font déjà ressentir, puisqu'il y a quelques jours, le Bureau national de recherche géologiques et minières a annoncé la production, en décembre dernier, je cite « des premiers kilogrammes de carbonate de lithium de qualité batterie » issus d'eau géothermale européenne. Dans le détail, ce lithium provient du traitement des saumures d'une unité pilote de la centrale d'Électricité de Strasbourg. D'après le BRGM, que je cite à nouveau, « l'Alsace constitue un important réservoir pour ces saumures, lesquelles sont actuellement exploitées pour la production d'électricité et de chaleur. Elles sont très souvent enrichies en lithium grâce aux interactions eau-roches qui se produisent en profondeur. Elles constituent une ressource de lithium dormante en Europe et qui attend d'être valorisée ».Ce lithium est le résultat de deux ans de travail mené dans le cadre du projet européen EuGeLi (pour European Geothermal Lithium Brine). Alors, pour extraire le précieux métal sans massacrer la nature, il suffit de puiser de l'eau salée très chaude (jusqu'à 180 °C) et concentrée en « lithium dilué » entre 2 600 et 5 000 mètres de profondeur. Le procédé d'extraction s'appuie ensuite sur un matériau qui je cite « capte de façon sélective le lithium de la saumure ». Une fois le lithium dilué et précipité, la saumure puisée est réinjectée dans le sous-sol. D'après les estimations du BRGM et d'Eramet, 90 % du lithium est ainsi extrait de l'eau souterraine avec une concentration avoisinant 180 milligrammes par litre. À terme, la cadence de production d'une telle unité d'extraction est estimée à 3 800 tonnes par an. Avec cette technique innovante, les responsables du projet EuGeLi affirme je cite « que la technologie d'extraction directe permet de traiter directement la saumure sans la dépressuriser, et donc sans relâcher de CO2 ». Reste à savoir si cette filière française aura un avenir et trouvera des débouchés dans l'industrie à l'avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20222 min

Qu'est-ce que le salon Autonomy ?

Après deux éditions en ligne, le salon Autonomy Paris revient les 16 et 17 mars prochain au parc des expositions de la Porte de Versailles. Objectif : promouvoir les mobilités intelligentes et durables tout en exposant les solutions nouvelles pour repenser nos modes de transports. Tous les détails sur ce salon dans cet épisode !Après une première édition en 2016, le salon grand public et professionnels Autonomy s'établiera cette année au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris afin de réfléchir sur 8 thématiques centrales que sont : la micro-mobilité et la mobilité active, la mobilité au service de la ville intelligente, la mobilité électrique, les applications en lien avec les services de mobilités dans les villes, les paiement pour un trajet, les véhicules autonomes, la mobilité partagée, la mobilité en entreprise ainsi que la logistique du dernier kilomètre en ville. Durant deux jours, près de 300 intervenants sont attendus pour discuter de chaque thématique de 9h à 18h.D'ailleurs, durant cette édition 2022, entreprises, startups et acteurs internationaux comme Lyft par exemple illustreront les diverses opportunités qui s’offrent à la population en termes de mobilités intelligentes et durables. De son coté, Microsoft présentera son offre permettant de développer je cite « une planification urbaine durable et l’innovation des villes intelligentes », tandis que la MACIF échangera sur la manière dont le monde de l’assurance doit s’adapter aux nouvelles solutions de mobilité durable. Voilà les grandes lignes du programmes, et nul doute que certaines annonces et conclusions tirées des conférences et tables rondes seront mis sur le devant de la scène prochainement. Précisons quand même que pour assister à ce rendez-vous d'envergure sur les questions de mobilité, il sera impératif de présenter son Pass Vaccinal à l’entrée du parc. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 1, 20222 min

Qu'est-ce que l'ISF climatique ?

C'est une proposition des candidats de gauche à la présidentielle, l'ISF climatique, sous entendu, un impôt de solidarité sur la fortune en l'indexant sur l'impact carbone des placements financiers des ménages les plus riches. De quoi s'agit-il en détail, c'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Supprimé par Emmanuel Macron en 2017 et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, l'ISF est de retour, porté par Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon en ces temps d'élection présidentielle. Sauf que cette fois, il ne s'agit pas d'un simple impôt sur la fortune. Si l'on remonte un peu le fil de l'histoire, cet ISF climatique a été proposé en premier lieu par l'ONG Greenpeace en octobre 2020. Je cite « Avec le mouvement des 'gilets jaunes', on s'est posé la question des inégalités climatiques. L'idée, c'était de mettre sur la table des propositions de politiques publiques systémiques, provocatrices, capables de susciter de la controverse » fin de citation. En fait, en réinstaurant l'impôt sur la fortune sous une nouvelle forme, l'ONG propose de combiner fiscalité écologique et justice sociale. Comme le souligne le Laboratoire sur les inégalités mondiales lui aussi favorable à cette mesure, je cite : « une taxation progressive sur la propriété d'activités polluantes pourrait accélérer les désinvestissements [dans ces activités], réduire le niveau de pollution des plus riches et générer des ressources pour augmenter les investissements dans des infrastructures bas carbone » .Concrètement, comment cet ISF écolo sera-t-il appliqué si l'un des trois candidat est élu à l'Elysée en avril prochain ? Pour le savoir, revenons d'abord sur l'ISF classique. Jusqu'en 2017, l'impôt de solidarité sur la fortune concernait tous les contribuables dont le patrimoine excédait 1,3 million d'euros. L'ISF climatique, dans sa première version imaginée par Greenpeace, reprend les contours de l'ancien impôt de solidarité sur la fortune, en y ajoutant un volet climatique. Je cite, "il s'agit d'inclure l'empreinte carbone des avoirs financiers dans le calcul de l'ISF ». Cet impôt serait donc modulé en fonction de l'impact climatique des placements financiers des ménages les plus riches. Car il faut comprendre que chaque grande fortune française finance, par ses placements, des activités plus ou moins polluantes. Pour calculer un éventuel malus, il faudrait définir l'empreinte carbone moyenne des types de placements. Et d'après les première estimations, cet ISF climatique pourrait rapporter environ 10 milliards d'euros à l'état chaque année. Reste désormais à savoir comment il prendra forme dans les programmes détaillés de chaque candidat. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 31, 20222 min

Cinq fois plus d’autonomie grâce à la batterie lithium-soufre ?

Si cette innovation parvient à se développer rapidement, alors elle pourrait tout simplement bouleverser le secteur de l’automobile électrique. En effet, des chercheurs américains affirment avoir résolus un souci majeur pour nombre de batteries : leur faible autonomie. Coupler du lithium avec du soufre, le tout mélangé à du Kevlar recyclé, permettrait de quintupler l’autonomie des batteries, et même atteindre les 1 000 cycles. Pas d’inquiétude, je vous explique tout ça dans cet épisode.Cette percée scientifique est à mettre au crédit de chercheurs de l'Université du Michigan aux Etats-Unis, publiés dans la revue Nature Communication. Concrètement, ces derniers ont réussi à créer un nouveau type de membrane à partir de Kevlar recyclé, le même que celui des gilets pare-balles, et qui pourrait aider au développement des batteries lithium-soufre, décrites comme étant jusqu’à cinq fois plus performantes que les modèles actuellement utilisés. En fait, cette membrane est résistante aux températures extrêmes, ce qui lui permettrait d’atteindre la barre des 1 000 cycles de recharge, soit une durée de vie approximative de dix ans.S’ils ne rentrent pas dans le détails du processus chimique que je serai bien incapable de vous retranscrire correctement tant c’est un sujet complexe, les chercheurs sont tout de même parvenu à prouver que l'utilisation d'un réseau de nanofibres d'aramide, ou pour résumer des fibres synthétiques solides et résistantes à la chaleur que l’on obtient en recyclant le Kevlar notamment, et bien cela augmenterait significativement l'espérance de vie d'une batterie lithium-soufre, sans jamais impacter sa capacité, son intégrité ni même sa sécurité. Pour résumer grossièrement, cette technologie fonctionne aussi sur des batteries lithium-ion, mais ici, l’idée est de favoriser l'essor des modèles lithium-soufre a priori bien plus performants. Car hormis leur capacité supérieure, les batteries au lithium-soufre ont un avantage certain en termes de durabilité. Le soufre est en effet beaucoup plus abondant que le cobalt intégré dans les électrodes lithium-ion. Reste désormais à savoir si des industriels s’empareront de cette technologie pour développer des batteries beaucoup plus performantes, mais aussi plus vertes car plus faciles à recycler. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 20222 min

Quelles sont les « limites de la planètes » ?

D'après le Stockholm Resilience Center, en Suède, le monde aurait franchit une « cinquième limite planétaire », celle je cite de « l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère ». En clair, il s'agit de pollution chimique et plastique qui n'existent pas à l'état naturel. En quoi est-ce vraiment grave et comment y remédier ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant tout, il faut savoir que cette notion de « limite planétaire » a vu le jour en 2009, portée par le Stockholm Resilience Center lui-même, puis reprise par l'ONU et la Commission européenne. Au total, neuf « limites planétaires » ont été définies, je cite « le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols, l'acidification des océans, l'utilisation mondiale de l'eau, l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique, l'augmentation des aérosols dans l'atmosphère et enfin l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère ». Jusqu'à maintenant, quatre limites sur neuf avaient été franchies : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols... mais comme je vous le disais en introduction, une cinquième l'a également été récemment.D'après les chercheurs, il existe en effet de nombreuses façons pour que les produits chimiques et les plastiques aient des effets négatifs sur l'environnement, de l'exploitation minière à la gestion des déchets. Mais finalement, le franchissement de cette « limite planétaire » n'a rien d'étonnant pour le CNRS vu les taux d'augmentation de produits chimiques et de plastique. En 2016, les humains ont rejeté 11 millions de tonnes de plastique par an dans les océans. Un chiffre qui depuis ne cesse d'augmenter. Pour l'ONU que je cite, « la quantité de ces déchets plastiques solides émis par les villes sont destinés à doubler d’ici à 2040... la quantité de plastique rejetée dans les océans devrait presque tripler et celle de plastique présente dans les océans, quadrupler », tout ça à cause des politiques actuelles.Concrètement, franchir une « limite planétaire » ne se traduit pas par un basculement direct et instantané. En réalité, franchir une « limite planétaire » est surtout considéré comme étant irréversible. Dès lors, quelle solution peut être mises en place pour remédier à la situation ? Pour de nombreux observateurs, il n'y aura rien de plus efficace qu'un changement de mode de consommation, à commencer par un peu de sobriété, comme la réduction des importations, comprenez par là les achats en ligne dans des pays étrangers, mais aussi privilégier les circuits courts, tout en comptant sur les pouvoirs publics pour développer le recyclage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 20222 min

Retrofit : qu'est-ce que Bloom Campers ?

Tourisme durable et mobilité douce, c'est là le double objectif de Bloom Campers. La startup installée à Vannes dans le Morbihan propose en effet de louer des combis Volkswagen rétrofités, autrement dit, convertis à l'électrique tout en conservant le charme de l'ancien. Je vous propose de partir à sa rencontre dans cet épisode.Bloom Campers, c'est l'aventure de deux jeunes passés par l'école Audencia de Nantes : Agathe de Brunier et Nicolas Gumy. Leur point commun, l'amour du rétrofit et de la nature et des voyages. D'ailleurs, le rétrofit est devenu une tendance très sérieuse depuis peu, puisque cette notion a carrément été inscrite dans la loi Climat et Résilience, qui fixe comme objectif d’atteindre un million de véhicules à moteur thermique transformés en électrique d'ici 2030. D'après l'Ademe, agence de l'environnement, le rétrofit permet d'économiser environ 56% de CO2 par rapport à la production d’un véhicule électrique neuf. Pour l'instant, force est de constater que la pratique est réservée à une poignée de voitures, notamment les vintages polluantes comme les combis Volkswagen.Ce sont d'ailleurs ces véhicules mythique réservés aux baroudeurs que Bloom Campers proposera à la location d'ici peu, afin de proposer des road trips plus respectueux de la planète. Alors au delà de ce tourisme écoresponsable, la startup souhaite également installer des agences à proximité des gares pour faire office d'alternative aux locations de voitures thermiques par les agences bien connues du secteurs. Comme l'explique Nicolas Gumy que je cite « nous avons une flotte de 6 combis qui vont arriver ces prochaines semaines et qui vont être progressivement électrifiés en 2022. À terme, l’idée va être d’ouvrir une quinzaine d’agences dans toute la France ».Du côté de la conversion, Bloom Campers s'est associé à une autre startup : Retrofuture, entreprise pionnière dans le secteur du retrofit en France. Car la mission principale de Bloom Campers sera bien je cite « de gérer la location, les prestations, mais aussi la vente de combis retrofités à des franchises ou des particuliers intéressés par ce genre de véhicules ». À l’avenir, le retrofit pourrait bien servir à convertir des véhicules plus classiques et éviter aux particuliers d'avoir à changer de voitures surtout s'ils n'ont pas les moyens de se procurer une électrique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 20222 min

Télévision : l'appareil tech le plus polluant ?

À l'heure la technologie est omniprésente dans nos vie malgré la nécessité d'en réduire nos usages pour sauver la planète, il semblerait que l'un des objets les plus polluants de notre quotidien ne soit pas celui auquel on pourrait penser a priori. Si certains penseraient spontanément aux smartphones, l'ADEME et l'Arcep viennent de signer un rapport pointant du doigt les télévisions.Ce rapport en question de l'Agence de l'environnement et de l'Autorité de régulation des communications a été remis au gouvernement d'Emmanuel Macron pour mettre en lumière l’empreinte environnementale du numérique en France. D'après l'Arcep, on apprend que l'économie du numérique est responsable de 2,5 % de l’empreinte carbone française, chiffre qui par ailleurs ne cesse d'augmenter. Les terminaux eux, donc les objets que l'on utilise au quotidien, sont responsables de 65 à 90 % de l'impact environnemental mesuré, et dépassent largement les deux autres segments de l'étude, à savoir les réseaux et les centres de données.En parlant des terminaux, le plus polluant n'est autre que la télévision, avec un impact estimé entre 11 % et 30 %. Si l'on en achète moins souvent que d'autres appareils, leur fabrication nécessite une quantité très importante de matériaux et d’équipements. Viennent ensuite les ordinateurs portables , les smartphones et tablettes, puis les ordinateurs fixes, devant les box TV, consoles de jeu et pour finir les imprimantes. En ce qui concerne les réseaux, les fixes consomment plus d'électricité contrairement aux réseaux mobiles.À bien y regarder, le rapport relève que 78 % de l’empreinte carbone du numérique a pour origine la phase de fabrication, contre 21 % pour la phase d'utilisation. De quoi pousser l'Arcep à insister sur je cite « l’importance des politiques visant à allonger la durée de vie des équipements numériques à travers la durabilité, le réemploi, le reconditionnement et la réparation des produits ». Si cette étude permet de préciser un peu plus les problématiques liées à l'empreinte environnementale du numérique, force est de constater qu'elle n'est pas non plus révolutionnaire. Un autre rapport devrait sortir en avril prochain, avec cette fois pour axe d'étude : les projections d'impact du numérique à 2030 et à 2050 sur la base de quatre scénarios établis par l'ADEME... scénario qui n'ont à ce jour pas encore été révélé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 20222 min

Une pile biodégradable à base de papier ?

Au chapitre des batteries respectueuses de l’environnement, celle que je vous présente aujourd’hui sera sans doute l’une des plus vertes jamais mise au point. Des chercheurs de l’Université de Nanyang à Singapour ont mis au point une pile contenant en son cœur une feuille de papier de cellulose. En clair, une fois déchargée, cette dernière ne met qu’un mois pour se décomposer complètement sans laisser polluer la nature. Comment fonctionne-t-elle concrètement et a-t-elle vraiment un avenir ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avec plusieurs dizaines de milliards d’objets électroniques en circulation dans le monde, le recyclage des batteries devient un enjeu majeur pour l’avenir. Toutefois, ne serait-il pas préférable d’utiliser des batteries biodégradables plutôt que de toujours chercher des minerais et matériaux rares ? C'est la question à laquelle ont tenté de répondre des chercheurs de Singapour. C’est dans la revue Advance Science que ces derniers ont publié leurs recherches : une batterie de 4 cm² et d’une épaisseur de 0,4 mm capable d'alimenter un petit ventilateur électrique pendant 45 minutes. Si les performances sont pour le moment limitées, cette pile est somme toute assez révolutionnaire dans sa conception. Au cœur de la batterie se trouve une feuille de papier de cellulose qui fait office de séparateur entre les électrodes, renforcée par une couche d’hydrogel pour la rendre imperméable.Concrètement, l'anode et la cathode sont sérigraphiées avec de l'encre conductrice sur les deux côtés du papier. L'encre de l'anode est constituée de zinc et de noir de carbone, contre du manganèse et du nickel pour l’encre de la cathode. Une fine pellicule d'or est également ajoutée sur les électrodes pour booster la conductivité, le tout étant au final immergé dans l'électrolyte. La pile dispose également d'un atout supplémentaire : sa souplesse. Elle peut être tordue ou pliée sans être endommagée.Et pour le côté biodégradable alors ? Et bien lorsque la pile est déchargée, il suffit simplement de l’enfouir dans le sol, laquelle disparaît au bout d’un mois seulement d’après les chercheurs. Pour ce qui est du nickel ou du manganèse présent dans l'encre, ces substances ne vont pas disparaître instantanément. Mais une fois oxydés, ils seront proches des minéraux naturels. Il en va de même pour le zinc. A noter qu’au-delà du côté biodégradable, les chercheurs assurent que la pile pourra tout aussi bien être rechargeable et sa flexibilité pourrait lui permettre d'être utilisée dans n'importe quel accessoire connecté en tant que batterie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 20222 min

Une boîte noire pour enregistrer la fin de l’humanité ?

L’histoire que je vous propose aujourd’hui pourrait être tirée tout droit d’un film de science-fiction catastrophe, et pourtant, elle est bien réelle. En effet, un groupe de chercheurs et d’artistes australiens se sont associés pour imaginer un concept de boîte noire pour enregistrer méthodiquement les dernières étapes qui pourraient mener à la fin de l’humanité. De quoi s’agit-il concrètement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si vous ne connaissez pas le principe des boîtes noires, et bien il s’agit tout simplement d’une boîte consistant à enregistrer un maximum de données et à les conserver peu importe les conditions. Par exemple, il y a une boîte noire dans tous les avions, qui enregistre toutes les opérations menées par l'équipage. En cas d'accident, elle permet de comprendre ce qui a mené au crash. Et bien là, c’est exactement le même principe que je vous présente aujourd’hui, mais cette fois, dédiée au crash de l’humanité. Dans le détail, cette gigantesque boîte noire devrait enregistrer au jour le jour, des données sur la façon dont nous combattons le changement climatique, la surconsommation, notre rapport à la nature etc... Concrètement, l’idée est de laisser de précieuses informations à disposition des générations futures voir même pourquoi pas à des civilisations extraterrestres, pour que les êtres vivants en possession de ces données puissent comprendre ce qui a mené à la chute de l’espèce humaine.Je vous l’accorde, ça n’a rien de réjouissant et on partirait presque sur un délire de science-fiction. Mais ce que je vous raconte là est pourtant bien réel puisque l'engin est en cours de construction dans un endroit désigné comme étant le plus sûr de la Terre pour sa stabilité géographique et politique : la côte ouest de la Tasmanie, juste en dessous de l’Australie. Concrètement, cette boîte noire de la terre devrait mesurer dix mètres de long, soit la taille d’un camion quasiment, et prendre la forme d'un abri bus retourné. Son armature sera faite d’une couche de 7 centimètres d'acier trempé et de granit afin de la protéger des catastrophes. À l’intérieur, une série de disques durs alimentés par énergie solaire et connectés à Internet permettront d’enregistrer les températures du globe, l'acidification des océans, des données sur l'utilisation des terres, les dépenses militaires, les consommations d'énergie, la croissance de la population mondiale, ainsi que des Unes des journaux ou encore des publications sur les réseaux sociaux.Si tout cela fait très film catastrophe, l’idée des chercheurs et des artistes est aussi de pourvoir à tout moment accéder à ces données et demander des comptes à nos dirigeants politiques en leur affichant ce qui sera présenté comme je cite « un compte rendu impartial des événements ». Vous l’avez compris, derrière ce catastrophisme se cache en réalité la volonté de faire avancer les choses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 20222 min

Qu'est-ce que la plateforme « longue vie aux objets » ?

C'est sans faire de bruit, voir dans l'indifférence la plus totale que le gouvernement français a lancé une nouvelle plateforme intitulée « longue vie aux objets ». L'idée est de mettre à disposition des français un outil pour consommer entre autre des appareils électroniques de façon responsable. De quoi s'agit-il, et est-ce vraiment un outil capable de changer les choses ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour le contexte, vous savez que la France a instauré depuis le 1er janvier 2021 l'indice de réparabilité notamment sur les smartphones, on vous en a parlé à plusieurs reprise dans les épisodes précédents. Cette indication vise purement et simplement à réduire le gaspillage des produits électroniques et pousser les acheteurs à consommer de manière plus responsable. Et bien en ce début d'année, cette stratégie se voie renforcée de la plateforme « longue vie aux objets », propulsée par l'Agence de la transition écologique (ADEME). Dans le détail, ce site met à disposition des internautes un annuaire, grâce auquel ils peuvent trouver un professionnel pour partager, acheter d'occasion, réparer, donner, louer ou vendre un produit. Et clairement, presque tous les objets sont concernés, des outils de bricolages aux congélateurs en passant par les instruments de musique, les télévisions, les smartphones ou bien le matériel de sport.Au total, près de 128 000 professionnels à travers la France sont recensés sur la plateforme. Également, un outil de diagnostic de panne est également mis à disposition du public. Concrètement, l'utilisateur n'a qu'à envoyer sa question dans un chatbot, lequel pourra demander des précisions au besoin avant de poser un diagnostic sur la probable nature de la panne, et enfin aiguiller l'utilisateur vers la solution la plus adaptée, le tout en quelques minutes. Un onglet "actualités" permettra également de se tenir informer des nouveautés et événements en matière de réparabilité, sans oublier une section dédiée aux tutoriels pour entretenir ou réparer soi-même son appareil.Site : https://longuevieauxobjets.gouv.fr/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 20, 20222 min

La technologie va-t-elle suffire à sauver la planète ?

La technologie va-t-elle sauver la planète, en particulier du réchauffement climatique ? Spontanément, je serais tenté de vous dire, « mais évidemment que la technologie va sauver la planète ». Et force est de constater qu'au rythme où se développent les innovations, on est en droit de le penser. Mais cela sera-t-il suffisant ? Si l'Union Européenne veut que toutes les ventes de véhicules neuf en 2030 soit des modèles électriques, et si la France comme d'autres pays à travers le monde vise la neutralité carbone d'ici 2050 en moyenne, pas sur que les efforts de notre continent suffisent. Et pourtant, l'innovation technologique est là, avec des moteurs électriques de plus en plus fiables et de plus en plus performants, des transports en communs qui se verdissent, tout comme l'avion qui petit à petit se met au diapason des autres moyens de transport, ou bien les capteurs de CO2 pour l'industrie etc... Et bien pour de nombreux chercheurs comme Julian Allwood de l'université de Cambridge, le fait d'être optimiste sur le sujet, c'est là tout le problème.Comme il l'explique pour France Info, je cite, « cela fait longtemps que je m'inquiète du techno-optimisme. Il bloque toute action sérieuse d'atténuation du réchauffement climatique […] La technologie ne résoudra pas le changement climatique parce qu'elle ne peut pas être déployée à l'échelle suffisante dans les temps » fin de citation. Pour Allwood comme pour d'autres, le facteur-clé sera le temps. En d'autres termes, aura suffisamment de temps pour développer les technologies adéquates pour produire de l'énergie verte, pour déployer des capteurs de CO2, pour réduire nos déchets ou booster le recyclage ? Par ailleurs, Allwood explique que pour réussir, il faudrait des projets d'envergure mondiale. Sur le cas du captage de CO2, l'expert Jean-Marc Jancovici précise je cite que « si nous voulions reprendre dans l'air la totalité de nos émissions de CO2, il faudrait y consacrer toute la production d'électricité mondiale et que celle-ci soit décarbonée ». Voilà rapidement illustré ce point précis de la généralisation des technologies qui mériterait son propre épisode, j'en ai bien conscience.Par ailleurs, il faut bien avouer que notre consommation d'électricité, toujours de plus en plus importante, n'arrange pas les choses. L'équation est simple, si la demande d'électricité est forte, alors il faut en produire plus. Et les chiffres le montrent bien, les énergies fossiles ainsi que le nucléaires produisent beaucoup plus d'électricité que les énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Sur ce point, nombreuses sont les ONG et les associations de protections de l'environnement à inciter à la sobriété énergétique. Moins d'électricité demandé = moins d'électricité à produire et donc moins de gaz à effet de serre rejeté dans l'atmosphère. À noter que par le passé, les économies d'énergie réalisées ont souvent provoqué l'augmentation des usages et donc de la consommation d'énergie. C'est ce qu'on appelle « l'effet rebond ». Si l'on prend l'exemple du numérique, la 5G consomme moins d'énergie par octet, mais inévitablement, multiplie le nombre d'octets échangés, ce qui revient au même finalement.Le sujet est très vaste, et je pourrais continuer encore longtemps... Ceci dit, une tendance se dégage clairement, oui la technologie est une arme redoutable pour sauver la planète, mais encore faut-il que notre comportement soit adapté en terme de consommation. À noter que de nombreux chercheurs rappellent qu'atteindre la neutralité carbone en 2050 ne servira pas à grand chose si le climat s'est déjà réchauffé de 2 degrés. Car d'ici là, les catastrophes climatiques seront sans doute devenues monnaie courante malheureusement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 20223 min

Une trottinette électrique Bugatti ? Ça existe !

Au chapitre des trottinettes électriques, il est un constructeur que personne n'avait vu venir lors du salon des nouvelle technologie de Las Vegas cette année, j'ai nommé Bugatti. Vous avez bien entendu, Bugatti ! Le constructeur de voiture de luxe a dévoilé un prototype de trottinette électrique conçue avec la start-up américaine Bytech, qui pourrait avoir une autonomie de 35 km.Si vous avez toujours rêvé de rouler en Bugatti, alors c'est peut-être l'occasion de votre vie. Bon, ce ne sera pas sur 4 roues mais sur 2, et tout en silence. La trottinette Bugatti Bytech serait équipé d'un moteur de 700 W, et pourrait atteindre jusqu'à 30 km/h en mode sport. À noter que la batterie serait amovible avec une autonomie de 35 kilomètres. Côté recharge, comptez environ quatre heures pour pour que celle-ci soit complète. Enfin côté finition, l'engin sera fabriqué à partir d'un alliage en magnésium qui lui permettra de ne pas dépasser les 16 kilos en terme de poids. Ça c'est pour pour les caractéristiques, maintenant, qu'en est-il de l'esthétique ?Les fans reconnaîtront au premier coup d’œil la couleur bleu, typique de Bugatti, ainsi que le logo en guise de badge à l'avant avec les lettres blanches sur fond rouge. Petite particularité, la trottinette projettera les lettres EB sur le sol à l'arrière du deux roue, soit les initiales de son fondateur Ettore Bugatti. Enfin, le bolide sera également équipé de clignotants et d'un tableau de bord digital. Au risque de décevoir les plus enthousiastes, aucune date de commercialisation ni fourchette de prix n'a été communiqué à ce jour. Ceci dit, il s'agit du premier véhicule 100% électrique de la marque, première étape vers le tout électrique imposé aux constructeurs en Europe dans les années à venir. Mais le plus drôle dans tout ça, c'est que Bugatti n'est pas le seul constructeur de prestige à se lancé sur le marché très concurrentiel de la trottinette... BMW, Audi et même Lamborghini espèrent eux aussi conquérir ce marché. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 18, 20222 min

Un capteur de CO2 géant à Dunkerque ?

L'un des plus grands sites sidérurgiques de France se dotera bientôt de son propre dispositif de captage et stockage de dioxyde de carbone. L'exploitant du site, Arcelormittal, déclarait dans un communiqué début janvier je cite que « la fin de la phase de construction était imminente, permettant la connexion du pilote à l'usine ». De quoi parle-t-on concrètement ? Ce capteur de CO2 va-t-il réellement changer quelque chose aux émissions polluantes du site ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, le dispositif baptisé DMX se compose d'une série de modules de captage et stockage du CO2, dont une partie est empilée telle une tour de 22 mètres de haut. Ces modules s'appuient sur la technologie dite de « solvant démixant », qui permettrait de consommer 35 % d'énergie en moins par rapport aux capteurs de CO2 standards. Les premiers tests visant à évaluer l'efficacité de ce dispositif devraient avoir lieu entre mars et mai prochains. Une fois validés, le démonstrateur devrait capter environ 4 400 tonnes de CO2 par an pour commencer. Pour ses deux constructeurs ETCI et Axens, l'objectif est de capter un million de tonnes de CO2 par an, soit 3000 tonnes par jours, ou si vous préférez 125 tonnes à l'heure ou encore 2 tonnes à la minutes, et ce, dès 2025 ! Ainsi, Arcelormittal espère pouvoir réduire de 8 % les émissions de son site de Dunkerque d'ici 2030.Pour l'historique, l'installation du démonstrateur DMX s'inscrit dans le cadre du projet « 3D » pour DMX Demonstration in Dunkirk en anglais, en partie financé par le programme Horizon 2020 de l'Union européenne. Je cite Arcelormittal, « ce pilote industriel vise à valider des solutions techniques reproductibles de captage et de stockage du CO2 » fin de citation. Après le Nord, un autre projet similaire est en cours d'élaboration en Normandie depuis juillet dernier, mené par TotalEnergies et Air Liquide. Ici l'idée est de mettre en œuvre une chaîne de captage et stockage de CO2 afin de décarboner le bassin industriel normand. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 20222 min

Finlande : le nucléaire « évidemment une énergie durable » ?

Alors que l’Union Européenne proposait dans les derniers jours de 2021 de décerner un label vert à l’énergie nucléaire, nombreux étaient les observateurs à s’interroger sur un tel choix. En effet, cela signifierait que le nucléaire serait considéré comme aussi propre que l’éolien, le solaire ou l’hydroélectrique. A peine publié, le projet de la Commission a été immédiatement critiqué par la plupart des mouvements verts et des organisations écologistes. Cela a été notamment le cas en Allemagne et en France, mais pas en Finlande où l’énergie nucléaire a toute sa place dans la transition énergétique. Les Finlandais y voient même le seul moyen de produire de l’électricité en grande quantité et en permanence d’énergie décarbonée.Pour Atte Harjannes, président du groupe parlementaire des Verts en Finlande que je cite « évidemment que l’énergie nucléaire est durable ». Dans une interview pour le journal allemand Die Welt, il explique que la Ligue verte a renoncé en 2020 à sa position antinucléaire, en prenant en compte la réalité scientifique. Sur la question des déchets nucléaires qui pollueront l’Europe pendant des siècles, l’homme politique explique je cite que « la quantité de déchets est très faible par rapport à l’énorme quantité d’énergie neutre en CO2 que produit une centrale nucléaire. On peut stocker ces déchets en toute sécurité, contrairement aux gaz à effet de serre émis par une centrale à charbon ou à gaz » fin de citation. Pour lui, tout est une question de priorité. Pour les finlandais, il s’agit de devenir neutre en carbone d’ici 2035, un objectif atteignable d’après lui grâce au nucléaire. Les déchets radioactifs représentent là un autre débat.Dans le détail, le porte-parole des Verts du Parlement finlandais estime que la proposition de label vert pour le nucléaire en Europe est « un compromis ». Je cite, « il est juste que l’énergie nucléaire soit ainsi classée… Ce qui est absurde, c’est que le gaz naturel le soit aussi » fin de citation. En effet, le projet de label vert européen ou taxonomie européenne vise également à classer le gaz naturel comme énergie verte bien qu’il s’agisse d’une énergie fossile. Pour Atte Harjannes, le fait que l’Allemagne se soit battu pour que le gaz naturel soit classé comme vert était tout simplement une erreur. Avec l’entrée en service de l’EPR d’Olkilutoto fin décembre, la Finlande compte aujourd’hui 5 réacteurs nucléaires en service. À noter que tout comme l’EPR de Flamanville en France, l’EPR finlandais aura connu un long retard à l’allumage, soit précisément 12 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 20222 min

Qu'est-ce que l'entreprise Stratosfair ?

L'un des défis pour préserver la planète réside dans notre consommation d'internet. En effet, les nouvelles technologies demandent toujours plus de ressources, de bande passante et de stockage pour être utilisées aux quatre coins du monde. Pour tenter de résoudre ce problème, la start-up française Stratosfair développe un réseau de datacenters bas-carbone avec un double objectif : préserver l'environnement et renforcer la souveraineté sur les données françaises et l'attractivité des territoires. De quoi s'agit-il concrètement ? Et cela peut-il réellement fonctionner ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, Stratosfair a été fondé en 2020 par Béranger Cabaret après avoir été alerté par les chiffres de la pollution numérique. L’entrepreneur a donc réfléchi à quoi pourrait ressembler le datacenter idéal selon lui, et est rapidement arrivé à une conclusion : un centre de données français, local et bas-carbone et au service du territoire sur lequel il est implanté. On est là clairement dans une démarche d'économie circulaire locale, où la chaleur des serveurs serait récupérée pour alimenter des bâtiments ou des bureaux par exemple. Petite subtilité, Stratosfair souhaite que ses datacenters soient hébergés dans des conteneurs réhabilités et montés sur des plots de béton pour limiter son emprise au sol. L’idée n’est donc pas de créer de grandes infrastructures, mais de se limiter volontairement à des centres de petite taille pour les dupliquer facilement.Concrètement, le premier datacenter de Stratosfair devrait être mis en activité en juin prochain à Lanester en Bretagne, non loin de Lorient. A son bord, 16 armoires techniques qui hébergeront et centraliseront les données, même si l'entreprise souhaiterait doubler cette capacité dans les années à venir. Ces armoires seront ensuite louées sous forme d’abonnement mensuel à différentes entreprises locales. À Lanester, l’entreprise fera notamment appel à de l'électricité provenant du photovoltaïque en complément du réseau classique. La chaleur elle sera utilisée pour chauffer une serre urbaine. D’autres régions devraient prochainement accueillir leur propre datacenter Stratosfair, en particulier le Grand Est et les Hauts de France. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 20222 min

Northvolt, la première gigafactory de batterie européenne ?

Vous le avez, l'un des grand enjeux en terme de technologie et d'environnement reste les batteries. En effet, pour diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre liées au transport notamment, les véhicules électriques semblent indispensables. Or, ces véhicules ont besoin de batteries, construites soit en Chine, soit aux Etats-Unis. Si jusqu'ici le continent Européen était dépourvu d'usine de batterie, voilà qui est désormais de l'histoire ancienne puisque la firme suédoise Northvolt a annoncé avoir assemblé fin décembre, sa première cellule de batterie électrique. Qu'est-ce que cela peut changer pour l'Europe ? Est-ce une bonne nouvelle ? Tous les détails dans cet épisode.C'est en effet un nouveau chapitre de l'histoire de l'industrie européenne qui vient de s'ouvrir grâce à Northvolt. En développant et en assemblant une cellule de batterie en Suède, la firme lance tout simplement le coup d'envoi d'une filière de batterie pour voiture électrique sur le vieux continent. Lorsqu'il tournera à plein régime, le site devrait pouvoir équiper chaque année jusqu'à un million de véhicules électriques. Et clairement, cette gigafactory suédoise a pour ambition de concurrencer Tesla et sa propre gigafactory allemande. Plus précisément, c'est dans le nord-est du pays à Skellefteå que cette immense usine est installée. D'ailleurs, la position géographique de cette usine n'est pas un hasard. Elle est en effet située à seulement 200 km du cercle arctique, une zone riche en ressources pour les batteries. La mise en service de cette usine se fera progressivement en ce début d'année, avant de livrer ses premières commandes commerciales dans les mois à venir. Concrètement, l'objectif de Northvolt : produire jusqu'à 60 gigawattheures et équiper un million de véhicules électriques, le tout chaque année. Alors jusqu'en 2024, sa capacité devrait rester limitée à 16 GWh annuels, et à l'équipement de 300 000 véhicules. Quoiqu'il en soit, l'entreprise a déjà signée pour 30 milliards de dollars de contrats, ce qui permettra d'assurer l'activité de l'usine durant de longues année. Parmi ses clients se trouvent les constructeurs BMW, Scania, Vokskwagen, Volvo Cars et Polestar, soit une bonne partie du marché européen. Outre l'automobile, la gigafactory équipera aussi d'autres usine ainsi que des fournisseurs d'électricités pour du stockage d'énergie. À noter que l'usine emploie d'ores et déjà plus de 500 personnes de 56 pays différents et devrait en accueillir 2 500 de plus dans les prochaines années. Avec tant de perspectives et de possibilités, Northvolt a déjà prévu de bâtir une deuxième giga usine en Europe dans les années à venir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 12, 20222 min