
Choses à Savoir SCIENCES
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Pourquoi le crapaud de Sonora est-il un danger pour lui-même ?
Une espèce de crapaud, vivant dans le désert de Sonora, s'étendant au sud-ouest des États-Unis et au nord du Mexique, a vu sa population diminuer de manière drastique. Si la survie de cet amphibien est aujourd'hui en question, c'est à cause de son venin.Un grand crapaud du désertLe désert de Sonora est un milieu hostile, où la végétation est rare et la chaleur intense. Le crapaud de Sonora s'en accommode pourtant, même s'il fuit la chaleur durant la journée.C'est donc plutôt un animal nocturne, qui se nourrit d'insectes et de petits reptiles. Comme tous les batraciens, il vit en partie dans l'eau. Aussi, même dans ce milieu aride, il parvient à trouver des sources ou des fossés de drainage, qui lui procurent l'humidité nécessaire.De couleur vert olive ou tirant sur le brun, ce crapaud est l'un des plus grands que l'on puisse trouver sur le territoire américain.Un venin très recherchéMais le crapaud de Sonora est surtout connu pour une autre de ses particularités. En effet, sa peau sécrète un venin, dont les propriétés psychoactives sont réputées. De fait, cette substance aurait des vertus étonnantes.Elle serait un excellent remède contre la toxicomanie et contribuerait au traitement de certains troubles mentaux. Elle pourrait même régénérer le système nerveux central.Aussi propose-t-on aux amateurs des séances de cure très onéreuses. Il peut s'agir de courtes sessions ou de véritables séjours, organisés dans des conditions luxueuses. L'objet n'en est pas seulement thérapeutique.En effet, comme les autres substances psychotropes, ce venin de crapaud a aussi des effets hallucinogènes sur ceux qui le consomment. Ce n'est pas pour rien que les amateurs le surnomment la "molécule de Dieu".On ne s'étonnera donc pas que la chasse au crapaud de Sonora soit ouverte toute l'année. Ces animaux sont même victimes d'un véritable braconnage et d'un trafic illégal.D'ores et déjà, le nombre de ces batraciens a diminué dans des proportions inquiétantes. Et ils ont disparu de Californie. Si rien ne change, le crapaud de Sonora est donc, à plus ou moins court terme, menacé d'extinction. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'intérêt des horloges à réseau optique ?
La mise au point des horloges atomiques a permis de mesurer le temps avec une précision de plus en plus grande. Mais, à cet égard, les progrès sont encore plus significatifs avec les horloges "à réseau optique".Les horloges atomiquesLes scientifiques cherchent à définir de plus en plus finement l'unité fondamentale de mesure du temps qu'est la seconde. Ils étaient parvenus à un très grand degré de précision avec l'horloge atomique.Celle-ci fonctionne avec des atomes de césium. Lorsque ces atomes sont exposés à une onde électromagnétique d'une certaine fréquence, leur puissance énergétique change. Ils passent alors d'un état de basse énergie à un état de haute énergie.C'est la fraction de temps marquant le passage d'un état à l'autre qui fait office de mesure du temps. C'est sur ce principe que fonctionnent les horloges atomiques.Une précision encore plus grandeMais les scientifiques ont mis au point des horloges encore plus précises. Ces horloges "à réseau optique" sont, elles aussi, des horloges atomiques. mais elles fonctionnent avec un autre type d'atome, celui du strontium.La transition entre deux états énergétiques de cet atome s'opère dans le champ de la lumière visible, ce qui n'est pas le cas de l'atome de césium. Les fréquences étant plus élevées dans le domaine optique, celui de la lumière visible, le temps y est découpé en intervalles plus courts.Ce type d'horloge est donc beaucoup plus précis que les horloges atomiques classiques, qui semblaient avoir atteint un record indépassable en ce domaine. En effet, on estime que ces horloges "à réseau optique" ne marqueraient qu'une inexactitude d'une seconde tous les 300 millions d'années.De tels résultats pourraient bien entraîner une redéfinition de la seconde. Ces nouvelles horloges ont également permis de démontrer, avec encore plus de précision, l'exactitude de la fameuse théorie de la relativité générale.On avait déjà pu constater qu'une horloge envoyée dans l'espace mesurait le temps un peu plus vite que la même horloge restée sur terre. Mais, grâce à l'horloge à réseau optique, on a pu observer que deux horloges séparées de moins d'un millimètre marquaient des heures différentes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la bactérie “Conan” est-elle célèbre ?
Certains organismes vivants ont réussi à développer une résistance exceptionnelle. C'est le cas d'un micro-organisme, la bactérie "Conan", dont le fonctionnement particulier intrigue les scientifiques.Une bactérie découverte en 1956Cette bactérie doit son surnom au personnage de Conan le Barbare, né sous la plume de l'auteur d'heroic fantasy Robert E. Edward. C'est un homme fort et musclé, qui vient toujours à bout de ses ennemis.Mais la bactérie qui lui emprunte son nom est capable de prodiges bien plus étonnants. Elle a été découverte, en 1956, par un scientifique soucieux de stériliser des boîtes de conserve en les exposant à de fortes doses de rayons gamma.Mais voilà qu'à sa grande stupéfaction, des bactéries avaient survécu à ce traitement. C'était notre bactérie "Conan", de son vrai nom "Deinococcus radiodurans", une appellation assurément plus scientifique.Un micro-organisme particulièrement résistantLes scientifiques s'aperçoivent rapidement que cette bactérie résiste à bien autre chose qu'aux rayons gamma. En effet, il s'agit d'une bactérie "polyextrêmophile". Autrement dit, un micro-organisme capable de résister à un ensemble de conditions extrêmes.Et de fait, la bactérie "Conan" semble survivre à tout. On a beau l'exposer à de l'acide, à des températures extrêmes, au vide sidéral ou aux UV, elle ne meurt pas. Et c'est aussi le cas si on la prive de toute source de nourriture.Elle s'accommode aussi très bien de la vie dans l'espace. En effet, des cosmonautes de l'ISS ont déposé ces bactéries sur les panneaux solaires de la station internationale. Même ce milieu très particulier n'a pas semblé les affecter.Non seulement cette bactérie montre une exceptionnelle résistance, mais si, malgré tout, elle subit des dommages, elle est en mesure de reconstituer son ADN. D'une certaine manière, elle est capable de "ressusciter" !Les scientifiques se sont penchés sur cet étonnant processus. Ils se sont aperçus que "Conan" n'avait pas inventé un mécanisme spécifique de régénération, mais savait utiliser, avec plus de dextérité, des techniques communes à l'ensemble des organismes vivants.Pourrait-on, sur l'exemple de "Conan", développer des bactéries à l'ADN modifié, capables de s'adapter à tous les milieux ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien de virus tombent du ciel chaque jour ?
Les virus sont partout autour de nous. Mais ils ne colonisent pas seulement la terre et les océans. Une nouvelle étude révèle qu'ils seraient aussi très présents dans les airs.Des virus qui tombent du ciel...On savait déjà que l'atmosphère contenait des virus. Mais une nouvelle étude internationale a voulu connaître le nombre de virus tombant sur terre. Même s'il est difficile de l'indiquer avec précision, les chercheurs ont donné un ordre de grandeur.Selon leurs estimations, entre 260 millions et 7 milliards de virus, venant de la troposphère, la couche inférieure de l'atmosphère, envahiraient, tous les jours, chaque mètre carré de notre environnement.Et les virus seraient bien plus nombreux à tomber du ciel que les bactéries. La proportion n'est pas facile à calculer, mais il semble que ces dépôts de virus dépassent de 9 à plus de 450 fois ceux des bactéries....Et qui voyagentMais comment ces virus ont-ils atteint l'atmosphère ? Il est possible qu'ils y soient entraînés par des pluies fines, comme les embruns. Une fois emportés dans l'air, ils s'accrochent à de petites particules organiques. Et ces virus ne restent pas sur place.En effet, ce sont de grands voyageurs. Portés par les vents ou les précipitations, ils couvrent de grandes distances, passant d'un continent à l'autre. C'est sans doute un tel phénomène qui explique la présence, dans des endroits fort éloignés, de virus à la structure génétique identique.Et le cycle se poursuit. Après avoir fui dans les airs, et circulé sur de longues distances, les virus finissent par retomber sur terre. Ce retour à la surface est facilité par les pluies ou par ces dépôts de poussières sahariennes qui apparaissent de temps à autre sous nos latitudes.Une fois sur terre, certains virus se retrouvent dans des graines, qui, à leur tour, sont transportés par des rongeurs, dans leur pelage ou leurs estomacs. Puis des serpents, qui parcourent eux aussi un long chemin, avalent ces rongeurs mais restituent sans les digérer ces graines porteuses de virus. C'est de cette manière qu'ils sont disséminés à la surface de terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que “la zone de la mort” ?
Les alpinistes partant à la conquête des plus hauts sommets du globe doivent faire face à bien des contraintes. Mais l'ascension devient encore plus périlleuse quand, au-delà d'une certaine altitude, ils sont confrontés à ce que les spécialistes appellent la "zone de la mort".Au-delà de 8.000 mètres : une zone très dangereuseLes alpinistes gravissant les montagnes les plus élevées rencontrent, à un moment donné, cette "zone de la mort" dans laquelle il ne faut pas s'attarder. Elle commence au-delà de 8.000 mètres d'altitude. Ce concept a été défini, pour la première fois, dans les années 1950.Il existe, dans le monde, 14 sommets atteignant cette hauteur vertigineuse, parmi lesquels l'Everest, le K2 ou encore l'Annapurna.Ce n'est pas sans raison que la zone montagneuse s'étendant au-delà d'une telle altitude a reçu ce nom sinistre. Arrivés à ce point de leur ascension, des alpinistes sont en effet tombés sur les cadavres de certains de leurs prédécesseurs, qui n'avaient pas résisté aux conditions extrêmes de ces hautes altitudes.La raréfaction de l'oxygèneSi la "zone de la mort" mérite bien son nom, c'est parce que l'organisme humain fonctionne moins bien dans cet environnement hostile. En effet, l'oxygène y est bien plus rare et la pression atmosphérique y est inférieure des deux tiers à ce qu'elle est au niveau de la mer.C'est d'ailleurs la même proportion pour l'oxygène. Sa raréfaction entraîne une accélération du rythme cardiaque et affecte la respiration. Même avec le secours d'une bouteille d'oxygène, le moindre mouvement demande un effort considérable.Un séjour trop prolongé dans cette zone altérerait les fonctions vitales et entraînerait, à plus ou moins court terme, un décès inévitable. C'est pourquoi les alpinistes s'efforcent d'y rester le moins longtemps possible.Ces hautes altitudes sont également le lieu d'accidents, dus notamment aux violentes bourrasques qui balaient ces montagnes élevées. Par ailleurs, le manque d'oxygène limite les réflexes et provoque souvent un sentiment de stress, autant de facteurs favorisant des chutes mortelles.Enfin, les très basses températures régnant en ces lieux peuvent provoquer de graves gelures, qui dégradent encore la condition physique des alpinistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ne penser à rien est-il possible ?
Qui n'a rêvé, un jour ou l'autre, d'interrompre le flux incessant d'images et de pensées qui ne cessent d'envahir notre cerveau ? Mais peut-on vraiment y faire le vide ?Un cerveau toujours en activitéPeut-on vraiment ne penser à rien ? À cette question, les spécialistes apportent une réponse sans équivoque : c'est impossible, sauf dans la tombe !En effet, le cerveau ne cesse jamais son activité. Il élabore des pensées et des images tout au long de la journée. Et il ne rend pas davantage les armes durant la phase de sommeil, où se produisent les rêves.Le cerveau n'est donc jamais inactif, même durant une période de coma. Quand on croit ne penser à rien de particulier, des pensées spontanées nous viennent, fruit d'une sorte de vagabondage mental. Dans ce cas, l'imagerie médicale a montré que des zones cérébrales spécifiques étaient activées.Il n'y a donc que la mort pour arrêter ce flux incessant de pensées.Une manière de maîtriser les penséesCeci étant, quand les médecins prétendent qu'on ne peut s'empêcher de penser, encore faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par le mot "pensée".En effet, il ne s'agit pas forcément de pensées structurées ou même conscientes. Des pensées spontanées et des images mentales fugaces surgissent dans le cerveau sans que nous les ayons sollicitées.Parfois elles n'atteignent pas même le champ de la conscience. D'où l'impression de ne penser à rien. Mais, on le voit, c'est un sentiment trompeur.Si personne ne peut arrêter totalement le flux des pensées, certains parviennent cependant à le canaliser. C'est notamment le cas de ceux qui maîtrisent les techniques de méditation.Elles permettent en effet de concentrer son esprit sur une seule forme de pensée, en éliminant les autres. Ainsi, la méditation de pleine conscience, très en vogue aujourd'hui, focalise l'attention du méditant sur le temps présent, de manière à enrayer le surgissement des pensées parasites.Pour parvenir à ce résultat, la personne est invitée à se concentrer sur sa respiration ou une partie de son corps. Mais même cette maîtrise exceptionnelle du mental ne peut interrompre totalement l'activité cérébrale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les filtres anti-lumière bleue sont-ils efficaces ?
Pour le travail ou les loisirs, nombre de nos contemporains passent, chaque jour, de longues heures devant les écrans de leurs ordinateurs ou de leurs tablettes. La lumière bleue qui en émane aurait des conséquences nocives pour notre vision. Mais les filtres utilisés pour en atténuer les effets sont-ils vraiment efficaces ?Une lumière nocive ?La lumière bleue est une lumière à haute énergie, qui aurait des effets sensibles sur notre santé. En effet, elle bloquerait en partie la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, perturbant ainsi nos nuits.Par ailleurs, la lumière bleue venant des écrans causerait une certaine fatigue oculaire, notamment en limitant le clignement des yeux. Il pourrait même endommager la rétine et favoriser l'apparition de certaines pathologies oculaires.Des études peu significativesPlusieurs médecins rappellent cependant qu'aucune étude, à ce jour, n'a mis en évidence un véritable lien de cause à effet entre l'exposition à la lumière bleue et la fatigue oculaire ou la présence de lésions rétiniennes.Ces spécialistes soulignent que la plupart des études consacrées à la question réunissent un échantillon trop faible et ont été réalisées dans des conditions expérimentales qui ne permettent pas d'en extrapoler les résultats à l'homme.Filtres anti-lumière bleue : une efficacité remise en causeLes personnes qui, malgré tout, se persuadent de la nocivité de la lumière bleue, s'équiperont souvent de lunettes dotées de filtres spécifiques.Or, plusieurs études signalent leur efficacité modérée. L'une d'entre elles, notamment, a montré que l'usage de ces filtres anti-lumière bleue ne diminuerait pas les symptômes de fatigue oculaire, par rapport à des participants dont les lunettes n'étaient pas pourvues de ces filtres.Et leur utilisation pourrait même s'avérer contre-productive. En effet, l'œil a besoin de capter une certaine quantité de lumière bleue. Elle est en effet nécessaire à l'équilibre de notre rythme circadien, qui contrôle l'alternance du jour et de la nuit.En effet, un usage trop systématique de ces filtres anti-lumière bleue peut se traduire par l'envoi au cerveau de signaux interprétés comme si la personne concernée était prête au sommeil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que voient les aveugles quand ils rêvent ?
Dans le rêve, certaines déficiences physiques sont annihilées. Ainsi, il a été démontré que des paraplégiques s'imaginaient, dans leurs songes, en train de marcher. Mais qu'en est-il pour les aveugles ? Voient-ils des images dans leurs rêves ?Des images reconstituéesPour répondre à cette question, il faut déjà faire une distinction entre les aveugles de naissance et les autres. Les premiers prétendent bien voir des images en rêve.D'ailleurs, la région du cerveau impliquée dans la vision s'active durant la phase de sommeil paradoxal. Et quand ces aveugles dorment, des mouvements oculaires sont perceptibles sous leurs paupières. Comme s'ils voyaient quelque chose.Mais il semble que ce terme d'image n'ait pas la même signification pour un aveugle de naissance et une personne voyante. En fait, un aveugle de naissance "verrait" un objet ou une personne non pas tels qu'ils sont réellement, mais tels qu'ils se les imaginent.Les images aperçues en rêve sont donc bien plus une reconstruction mentale que le reflet d'une réalité que ces personnes ne peuvent percevoir."Voir" avec les autres sensMais les rêves des aveugles de naissance présentent une autre particularité. Pour eux, le songe ne se traduit pas seulement par des images, mais aussi par des sons, des odeurs ou la sensation d'un contact.Ainsi, quand un aveugle de naissance rêve d'un plat, il en perçoit l'odeur. Et si un arbre surgit au milieu d'un songe, le rêveur aveugle pourra en toucher l'écorce. De telles facultés sont très rares chez les voyants. On les trouverait dans moins de 1 % des récits de leurs rêves qu'on a pu collecter.Les choses ne se présentent pas de la même façon pour les personnes ayant perdu la vue, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Si cette cécité s'est déclarée après un certain âge, fixé à 5 ou 7 ans, ces personnes peuvent voir des couleurs et de véritables images dans leurs rêves.Malgré tout, ces images font sans doute l'objet d'une certaine forme de reconstruction, qui doit s'appuyer sur les souvenirs, même lointains, de ce qui a été vu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi faut-il verser le lait avant l'eau quand on fait du thé ?
On le sait, les Anglais boivent leur thé avec du lait. Mais la question de savoir s'il faut d'abord verser l'eau ou le lait reste ouverte. Quoi qu'il en soit, il semble que, en fonction de l'option choisie, le goût du breuvage ne soit pas le même.Une expérience gustativeDans leur majorité, les Britanniques pensent donc que l'ordre dans lequel on verse l'eau et le lait influence la saveur de leur thé. Ce n'était pas l'avis du scientifique anglais Ronald Fisher, qui considérait que cet ordre de versement ne changeait rien au goût du thé.Un jour, il voulut en convaincre sa consœur Muriel Bristol, qui s'était spécialisée dans l'étude des algues. En effet, comme beaucoup de ses compatriotes, elle était persuadée que, selon que l'on versait d'abord le lait ou l'eau, le goût du thé n'était pas le même.Fisher, qui était aussi statisticien, prépare alors huit tasses de thé, quatre avec le lait versé d'abord, les autres avec l'eau versée en premier. À sa grande surprise, sa collègue indique, à chaque fois, comment le breuvage a été composé.C'est à partir de cette expérience que le savant concevra le test exact de Fisher, qui repose sur un calcul exact des probabilités.Des bulles de "caramel"On sait aujourd'hui que les Anglais ont raison : la saveur du thé dépend bien de la manière dont on verse l'eau et le lait.En effet, certaines composantes du lait, comme les protéines ou les lipides, sont hydrophobes. Cela signifie que, n'ayant aucune "affinité" pour l'eau, elles la repoussent.Si l'eau bouillante est versée sur le lait, les premières gouttes l'atteignant vont donc s'en isoler, formant des sortes de bulles. Celles-ci se réchauffent rapidement, ce qui leur donne une saveur rappelant un peu le caramel. Elles finissent par se mélanger au reste du breuvage, lui donnant un goût particulier.Par contre, on ne le retrouvera pas si l'on verse le lait en premier. Ces bulles "caramélisées" ne se formeront pas. Ce n'est donc pas sans raison qu'un tiers des Anglais de plus de 65 ans préfèrent verser le lait avant l'eau bouillante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les oiseaux sont-ils plus colorés dans les pays tropicaux ?
Une récente étude vient de confirmer une hypothèse émise par des naturalistes des siècles passés : les oiseaux vivant dans des contrées proches des tropiques ont un plumage plus coloré. Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques avancent plusieurs explications.Des oiseaux tropicaux plus colorésL'intuition de Darwin et d'un autre naturaliste du XIXe siècle, Humboldt, était bien juste : plus on se rapproche des tropiques, plus le plumage des oiseaux se pare de couleurs vives.La confirmation est venue d'une récente étude, publiée dans une revue spécialisée. Pour la mener à bien, les chercheurs ont examiné le plumage de plus de 4.500 espèces d'oiseaux, vivant dans toutes les zones du globe.Ils ont notamment utilisé les spécimens très bien conservés de certains muséums d'histoire naturelle. En se servant d'une technique très élaborée d'intelligence artificielle, ils ont étudié de près la coloration d'environ 1.500 parties du plumage de ces oiseaux.Et leur conclusion est claire : plus on s'éloigne des tropiques, et plus le plumage de ces oiseaux est terne. Bien sûr, l'inverse est également vrai. Il faut cependant tenir compte du fait que, dans les zones tropicales, les espèces d'oiseaux sont plus nombreuses.Pourquoi ces différences de couleurs ?Les scientifiques ne connaissent pas avec certitude la raison d'un tel phénomène. Mais ils avancent plusieurs hypothèses, dont celle du camouflage.En effet, des oiseaux très colorés peuvent se fondre dans la végétation luxuriante de la forêt tropicale. Alors qu'ils ne pourraient pas se dissimuler dans les frondaisons aux couleurs moins vives des pays tempérés.C'est pourquoi, sans doute, les oiseaux de ces latitudes arborent un plumage plus discret. Pour les spécialistes, l'alimentation doit aussi jouer un rôle dans la coloration du plumage. En effet, elle est davantage composée de nectar et de fruits dans les pays tropicaux.Il se peut aussi que les nécessités de l'accouplement aient leur part dans ce phénomène. Au cours de la compétition à laquelle il donne lieu entre les mâles, la coloration du plumage semble en effet jouer un rôle important.Cette palette variée de couleurs servirait aussi à distinguer les espèces entre elles, dans un environnement tropical où les oiseaux sont très nombreux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi ressemble la face cachée de la Lune ?
Une sonde chinoise vient de se poser sur la face cachée de la Lune. Les images qu'elle enverra permettront de connaître encore mieux la configuration de cette partie de notre satellite. En effet, elle ne présente pas le même aspect que la face visible.Une topographie très différenteLes premières images en provenance de la face cachée de la Lune datent de 1959. Depuis, de nombreuses sondes, mises en orbite autour de notre satellite, en ont pris beaucoup d'autres.À les regarder, on s'aperçoit à quel point la face cachée diffère de l'autre partie de la Lune. En effet, on y trouve beaucoup plus de cratères et moins de "mers", ces larges dépressions basaltiques qu'on prenait autrefois pour des océans.En fait, elles n'ont pas été façonnées par l'action de l'eau, mais par d'anciennes coulées volcaniques. Au Sud de la face cachée, on repère également un immense cratère d'impact, le plus grand qu'on ait observé sur une planète du système solaire.Quelques hypothèsesLes astronomes ignorent pourquoi la face cachée de la Lune présente une topographie si différente de celle de la face visible. On a cependant émis quelques hypothèses.Ainsi, on prétend souvent que la face visible serait protégée par la présence de la Terre, vers laquelle elle est constamment tournée. Pourtant, l'écran représenté par notre planète ne paraît pas une protection suffisante contre les impacts d'astéroïdes.Une autre hypothèse a été émise à propos de la formation des mers lunaires sur la face visible. Elle part de la formation de la Lune, voilà environ 4,5 milliards d'années, à partir d'un morceau de la Terre arraché par la collision avec un énorme astéroïde.La Lune était alors beaucoup plus proche de notre planète, elle-même composée de roches en fusion. La face visible, tournée vers la Terre, était donc plus chaude.Les astéroïdes, en tombant sur cette surface plus "molle", auraient creusé des trous, par lesquels la lave aurait pu s'épancher. Ce phénomène serait ainsi à l'origine de ces mers qu'on ne trouverait pas sur la face cachée, qui se serait refroidie et solidifiée plus rapidement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi prendre la température du nez des chimpanzés ?
Grâce à de nouveaux outils, l'étude du comportement animal ne cesse de progresser. C'est ainsi qu'en mesurant, à distance, la température du nez des chimpanzés, des caméras thermiques ont permis de mieux comprendre l'impact émotionnel de certaines situations sur ces animaux.Des caméras très pratiquesL'utilisation de caméras thermiques permet aux primatologues de mesurer le degré de stress des singes. Cette méthode a été employée, voilà peu, pour étudier le comportement de chimpanzés vivant en Ouganda.L'avantage de cette technique, c'est qu'elle permet de prendre la température corporelle de ces animaux sans avoir besoin d'un contact avec eux. Cette température se matérialise par des couleurs.Dans les situations stressantes, qui impliquent un danger, le sang afflue vers le cœur et les muscles. Leur température sera donc plus élevée. Ce n'est pas le cas des extrémités, comme le nez.Et cet organe se prête d'autant mieux à cette prise de température qu'il est dépourvu de poils.Une température très révélatriceAinsi, la température du nez est une bonne mesure de l'état émotionnel de ces animaux. Si le chimpanzé se livre à une activité réconfortante, comme le toilettage, qu'il effectue régulièrement, la température de son nez, mesurée par la caméra thermique, sera assez élevée.Par contre, si un singe isolé sort du territoire de son groupe, il devient inquiet. Il s'immobilise d'abord, dans la crainte d'un danger, puis regagne l'espace délimité par ses congénères.Prise dans cette situation plus stressante, la température du nez de l'animal se révèle bien plus basse. C'est également le cas si le singe s'accouple dans un endroit isolé. Dans ce cas, en effet, il ne bénéficie pas de la protection du groupe, qui pourrait le protéger si un danger survenait.Cette étude, fondée sur la prise de température du nez de ces animaux, a ainsi confirmé leur tendance à privilégier une vie communautaire, fondée sur la coopération des membres du groupe.D'autres événements, fondés sur cette collaboration, come le jeu ou la sortie en groupe du territoire, ne provoquent pas d'inquiétude particulière chez ces animaux. Ce qui se traduit par la température assez élevée de leur nez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les hommes ont-ils vraiment un meilleur sens de l'orientation ?
Les femmes sont réputées moins douées que les hommes en matière d'orientation. S'agit-il d'une réalité ou d'une idée reçue ?Le sens de l'orientation n'est pas une affaire d'hormonesDe nombreuses études ont été menées pour savoir si les hommes, come ils en ont la réputation, s'orientent mieux que les femmes. Certains chercheurs font d'abord observer que le simple fait, pour des femmes participant à une recherche sur le sens de l'orientation, d'être convaincues de leur prétendue infériorité en la matière, suffit à fausser les résultats.Pour vérifier une possible différence entre hommes et femmes en matière d'orientation, des études se sont intéressées aux hormones mâles. Ainsi, dans l'une d'entre elles, de la testostérone a été donnée à certaines participantes.Elles ont un peu mieux réalisé certaines tâches, comme celles impliquant la rotation mentale par exemple, par rapport aux participantes n'ayant pas reçu de testostérone, mais elles n'ont pas fait preuve de meilleures capacités d'orientation.Des explications peu convaincantesD'autres chercheurs se sont demandé si les jeux vidéo d'action, auxquels jouent davantage les hommes, n'expliqueraient pas leur supposée supériorité en matière d'orientation.La pratique de ces jeux permettrait d'apporter une plus grande attention à l'espace environnant et de perfectionner ses capacités de rotation mentale. Il s'agit de la faculté de décrire mentalement une image en trois dimensions, tournant à 90 ou 180°.Mais, outre que de plus en plus de femmes jouent à ces jeux, on peut se demander si c'est la pratique de ces jeux qui améliore le sens de l'orientation ou si leurs adeptes y jouent parce qu'ils ont des dispositions pour cela.Enfin, la recherche s'est orientée vers la piste évolutive. Ainsi, certains pensent que cette supériorité des hommes pour l'orientation, si elle est avérée, serait un héritage de leurs ancêtres.En Effet, ceux-ci avaient besoin de s'orienter pour chasser, alors que les femmes, du fait de leurs activités, pouvaient s'en passer. Aucune de ces explication n'étant vraiment convaincante, il faut en conclure que le sens de l'orientation est plus déterminé par le mode de vie ou des dispositions personnelles que par le genre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que signifie scientifiquement l'expression “au niveau de la mer” ?
Le "niveau de la mer" représente le niveau de la surface de l'eau par rapport auquel sont mesurées toutes les altitudes. Mais comment peut-on apprécier ce "niveau" ?Le marégraphe de MarseilleSi l'eau de la mer ne bougeait pas, il serait facile de calculer son niveau. Or tel n'est pas le cas. En effet, les marées et la houle font sans cesse varier ce niveau. La surface de l'eau ne se maintient donc jamais au même point.Pour calculer malgré tout le niveau de la mer, on a recours à un appareil appelé marégraphe, qui se trouve à Marseille. Mis au point en 1885, il se compose d'un flotteur relié à la mer mais protégé des vagues.Ce dispositif a enregistré toutes les variations du niveau de la mer entre 1885 et 1897. Il a pu ainsi calculer, sur une longue période, une valeur moyenne qui correspond à l'altitude zéro.Cette altitude, qui correspond donc au "niveau de la mer", a été retenue pour calculer toutes les hauteurs en France. Elle est matérialisée par un repère fixé dans le sol près du marégraphe.Un autre calculEn principe, ce repère est valable pour l'ensemble de la France, même s'il n'est pas à l'abri de certaines variations locales. Chaque pays a d'ailleurs le sien.Mais, au grand large, de tels calculs n'ont guère de signification. Il a donc fallu imaginer un autre moyen de mesurer un niveau de la mer qui soit en quelque sorte universel.Pour calculer ce niveau, on a créé ce que les spécialistes appellent un "géoïde". Il s'agit en quelque sorte d'un niveau de la mer idéal, obtenu à partir d'océans qui couvriraient toute la surface de la Terre et ne seraient animés d'aucun mouvement.La surface représentée par ces océans n'est pas plate, puisque la Terre elle-même ne l'est pas. Le niveau réel de la mer peut cependant s'écarter de ce repère, qui ne rend compte que d'un niveau moyen.De telles variations sont dues aux courants marins, au volume même de l'eau ou encore aux modifications de la pression atmosphérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un cylindre O'Neill ?
Imaginés, dans les années 1970, par un physicien américain et ses élèves, les cylindres O'Neill, comme on les a appelés, sont des projets d'habitat spatial, destinés à abriter d'éventuelles colonies humaines.Des projets d'habitat spatialLe nom de ces cylindres leur vient d'un physicien américain, Gerald O'Neill. Dans les années 1970, il demande à ses étudiants de réfléchir à la construction, dans l'espace, de structures qui pourraient être habitées par des hommes d'une manière permanente.Mis à l'épreuve, les élèves trouvent plusieurs solutions, utilisant toutes des matériaux communs, comme le verre ou l'acier. Les structures imaginées ont la forme de cylindres. Gerald O'Neill reprend ces projets et les présente dans un livre, "Les villes de l'espace", publié en 1976.Cependant, de telles idées n'étaient pas totalement nouvelles. Déjà, en 1954, le physicien allemand Hermann Oberth avait décrit, dans l'un de ses ouvrages, de grands cylindres que les hommes pourraient habiter au cours de leurs voyages spatiaux.De véritables colonies de l'espaceLes structures imaginées par O'Neill et ses étudiants, composées en fait de deux cylindres à rotation inversée, ne se situeraient pas n'importe où dans l'espace. Ils seraient mis en orbite à des endroits appelés points de Lagrange. Chacun d'entre eux correspond à un point d'équilibre entre deux corps célestes.Placés là, les cylindres ne seraient attirés ni par l'un ni par l'autre. Par ailleurs, l'utilisation de la force centrifuge permettrait de créer, à l'intérieur de ces habitats, une gravité semblable à celle de la Terre. On éviterait ainsi les inconvénients de la faible gravité qu'on trouve, par exemple, sur la Lune ou Mars.Ces constructions sont destinées à être habitées d'une manière prolongée, ou même permanente. Leurs futurs habitants doivent donc y trouver de quoi se nourrir. C'est pourquoi, dans ces projets présentés par O'Neill, des fruits et légumes pousseraient sur un anneau d'agriculture tournant autour du cylindre.Ces plantes pourraient ainsi rendre l'atmosphère respirable, en transformant le dioxyde de carbone en oxygène. Des sortes de "fenêtres", trois sur les six prévues, permettraient à la lumière solaire d'entrer dans le cylindre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi se parler serait difficile sur Mars ?
Les informations apportées par le robot Perseverance nous en apprennent toujours davantage sur Mars. Ainsi, des enregistrements réalisés par le rover ont permis d'analyser la manière dont le son se propageait sur la planète rouge. Et il résulte de cette étude qu'il serait difficile d'y tenir une conversation.L'écoute des premiers bruits martiensLe robot Perseverance, qui s'est posé sur Mars le 18 février 2021, a été équipé d'un micro. Il a donc pu enregistrer les sons qui l'environnaient, notamment ceux d'une bourrasque.C'est la première fois qu'on pouvait connaître l'ambiance sonore de la planète rouge. Mais, en règle générale, il y règne un grand silence. Pour se faire une idée plus précise de la façon dont le son se diffusait sur Mars, il fallait donc provoquer des bruits.Les chercheurs ont alors analysé les sons produits par le mini-hélicoptère Ingenuity, venu sur Mars avec le robot, et par des tirs de laser sur les roches martiennes.Un son à deux vitessesL'examen des enregistrements réalisés par le rover ont d'abord permis de confirmer un phénomène auquel on s'attendait. Sur Mars, le son circule moins vite que sur la Terre. Il se propage à 240 m/s, alors que sa vitesse est de 340 m/s sur notre planète.Cette relative lenteur s'explique d'abord par la très faible pression qui règne sur la planète rouge. Elle est également due à la composition très différente de l'atmosphère, qui contient 96 % de C02, contre 0,004 % pour la Terre.Mais une surprise attendait les chercheurs. En effet, ils se sont aperçus que les sons ne voyageaient pas à la même vitesse. Les sons aigus se déplacent plus vite que les sons graves et, en plus, ils se perdent plus rapidement.Si deux personnes se tenaient à environ cinq mètres l'une de l'autre et essayaient d'avoir une conversation, elles auraient ainsi le plus grand mal à se faire comprendre. De même, l'écoute d'un concert serait grandement perturbée, pour un auditeur un peu éloigné de la scène, par ce décalage entre les sons graves et les sons aigus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les Vikings ne sont-ils pas restés au Groenland ?
Originaires de l'actuelle Norvège, les Vikings se sont installés dans le nord-est de l'Angleterre, dans les îles Shetland et les Hébrides ou encore en Normandie. Mais un autre de leurs établissement se trouvait au Groenland. On en sait davantage, aujourd'hui, sur les raisons qui les poussèrent à quitter cette région.Ce n'est pas le froid qui aurait chassé les Vikings du Groenland...Les Vikings se sont installés au Groenland à la fin du Xe siècle. Ils y faisaient de l'élevage, dans le cadre d'exploitations agricoles assez prospères. Mais, au XVe siècle, ils décident de laisser derrière eux un territoire qui, jusque là, devait bien mériter son nom.En effet, "Groenland" signifie "terre verte". Les Vikings l'avaient également appelé la "Colonie de l'Est". Pourquoi ont-ils donc quitté ce territoire fertile, où l'herbe poussait en abondance ?Les spécialistes pensaient que c'était un froid de plus en plus vif qui les avait chassés. Or, il semble que, pour appuyer leurs conclusions, ils aient analysé des échantillons prélevés dans des terrains situés à plus de 1.000 km au nord des principaux établissements des Vikings....Mais la sécheresseDes chercheurs américains ont donc cherché à étudier les conditions climatiques qui régnaient, au XVe siècle, dans l'un des principaux sites habités par les Vikings. Pour ce faire, ils ont analysé les sédiments recueillis dans un lac.Employant une technologie élaborée, ils ont mené leurs recherches durant trois ans et ont pu, grâce à ces échantillons, étudier les modifications de températures et le taux d'évaporation. Les chercheurs n'ont pas constaté de changement significatif dans le climat.Le froid ne serait donc pas responsable de leur fuite. Par contre, ils ont remarqué que la zone autour du lac était devenue beaucoup plus sèche. Cette sécheresse aurait, à la longue, rendu les prairies impropres à la nourriture du bétail.Les Vikings étant avant tout des éleveurs, ils devaient donc trouver des contrées plus favorables à leur activité. Cette étude lève en partie le mystère qui entourait le départ des Vikings du Groenland. Elle montre l'importance des facteurs environnementaux dans le destin des peuples. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Je prends une semaine de vacances ;)
On se retrouve lundi 2 mai. D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le record battu par Hubble ?
Grâce au perfectionnement des radiotélescopes, il devient possible d'observer des étoiles et des galaxies de plus en plus lointaines. Ces dernières années, le télescope Hubble a permis de notables avancées en la matière.La galaxie la plus lointaineEn 2016, les astronomes avaient déjà pu, grâce au télescope Hubble, repérer la plus vieille galaxie jamais observée, et donc aussi la plus ancienne. Cette galaxie, nommée GN-z11, s'est ainsi formée voilà 13,4 milliards d'années.Sa lumière a donc mis tout ce temps avant de nous parvenir. Elle nous apparaît donc telle qu'elle se présentait à ce moment-là, c'est-à-dire peu de temps après le Big Bang.Cette découverte devrait donc permettre d'en apprendre davantage sur la manière dont se sont formées, à partir des nuages de gaz issus de l'"explosion" initiale, les premières galaxies.Compte tenu de l'époque de sa formation, cette galaxie GN-z11 paraît très massive, bien qu'en fait elle soit 25 fois plus petite que la nôtre. Comme les galaxies les plus lointaines sont celles qui s'éloignent le plus vite de nous, GN-z11 se trouve maintenant à 32 milliards d'années-lumière de la Terre.L'étoile la plus loin de nousMais le télescope Hubble a permis de battre un nouveau record. Il vient en effet de détecter l'étoile la plus lointaine du cosmos. Cet astre, nommé "Earendel, a en effet 12,9 milliards d'années.Là encore, les astronomes ont réussi à le voir tel qu'il était à cette époque si lointaine. Il s'agit d'une étoile très massive, environ 50 fois plus volumineuse que le Soleil.D'après les astronomes, elle a dû exploser assez vite, pour se transformer en supernova, puis en étoile à neutrons. En effet, ce type d'étoile très massive ne dure pas très longtemps.Comme pour la galaxie GN-z11, ce qui est le plus intéressant, avec la découverte d'Earendel, c'est sa relative proximité avec les débuts de l'Univers. En effet, elle aurait été formée à partir de l'oxygène et de l'hélium de l'Univers primordial. De ce fait, la genèse de ces premières étoiles ne peut qu'être riche d'enseignements pour les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les serpents ont-ils perdu leurs pattes ?
Les serpents n'ont pas toujours adopté la reptation comme mode de locomotion. Leurs ancêtres possédaient des pattes, qu'on retrouve d'ailleurs, à l'état embryonnaire, sur certains spécimens actuels. Mais de quelle manière les ont-ils perdues ?Les serpents n'ont pas toujours rampéIl n'est n'est pas tout à fait exact de dire que les serpents sont dépourvus de pattes. En effet, certaines espèces de pythons possèdent, sous le ventre, de petites griffes, qui sont considérées par les zoologues comme les vestiges de pattes plus développées.Mais, pour l'essentiel, les serpents se déplacent en rampant. Cependant, ce ne fut pas toujours le cas. Voilà environ 100 millions d'années, en effet, ces reptiles pouvaient sans doute marcher, grâce à des pattes postérieures et antérieures.À partir de cette date, les serpents les ont peu à peu perdues. Le processus a dû se dérouler à partir de la mutation d'un gène essentiel au développement de ces pattes.Une lente évolutionL'histoire de ces serpents est mieux connue grâce à la découverte récente de fossiles bien conservés appartenant à des serpents préhistoriques du nom de "Najash". Les scientifiques ont en effet mis au jour les restes d'un de ces serpents, possédant des pattes postérieures.Ce sont des membres de petite taille, mais très bien conformés. D'après les spécialistes, ces serpents ont dû les conserver durant environ 70 millions d'années. Mais pourquoi et comment les ont-ils perdues ?En effet, les ancêtres de ces reptiles primitifs, et des serpents actuels, sont sans doute des lézards possédant quatre pattes. À un moment de l'histoire évolutive de ces animaux, ces membres ont dû disparaître pour leur permettre de s'adapter au milieu où ils vivaient.Jusqu'à une date récente, la découverte de fossiles plus anciens conduisait les zoologues à penser que cette évolution avait eu lieu dans un milieu marin. Autrement dit, les pattes auraient plutôt servi de nageoires.Mais les fossiles de "Najash" ont été découverts dans des dépôts de nature terrestre et les pattes de ces serpents leur servaient sans doute à creuser des terriers. Il est donc probable que l'évolution ait eu lieu sur la terre ferme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'astéroide Apophis est-il célèbre ?
De nombreux astéroïdes entrent dans l'atmosphère de la Terre. L'un d'entre eux, nomme Apophis, devrait passer très près de notre planète en 2029. mais sans dommages notables pour elle.Un astéroïde qui va frôler la TerreLe satellite Apophis a été repéré dès 2004. Il s'agit d'un corps céleste très volumineux. En effet, il mesure environ 350 mètres et pèse quelque 27 millions de tonnes. Autant dire que si cet imposant rocher venait à percuter la Terre, les dégâts seraient considérables.Mais, pour l'heure, tout danger semble écarté. Après avoir estimé à 3 % les probabilités de collision, les scientifiques ont révisé leurs calculs. Compte tenu de son orbite, définie désormais avec précision, Apophis ne pourra pas s'écraser sur notre planète.Le 13 avril 2029, il la frôlera cependant d'assez près, puisqu'il devrait passer à environ 30.000 km de la Terre, soit le dixième de la distance entre la Lune et notre planète. C'est pourquoi il sera sans doute possible d'observer le phénomène à l'œil nu.Des conséquences pour ApophisMais le passage du satellite, si près de notre planète, ne sera pas sans conséquences. Et d'abord pour lui-même. En effet, le jeu entre la force gravitationnelle de la Terre et celle de l'astéroïde peut provoquer des dégâts à la surface de celui-ci.La pression exercée peut entraîner des glissements de terrain sur l'astéroïde et modifier sa forme. Si cette force est trop puissante, elle pourrait même le briser.Mais elle peut également influer sur les roches et autres corps orbitant autour de ce corps céleste. En tenant compte de la force gravitationnelle, mais également de l'influence du rayonnement solaire et de la densité de ces corps en orbite, les scientifiques ont calculé que 90 % des roches détachées à la surface de l'astéroïde seraient arrachées à l'approche de notre planète.Quant à l'impact sur la Terre, il devrait être assez faible. En effet, le passage de l'astéroïde ne modifiera pas de manière substantielle le mouvement des marées. En revanche, il n'est pas exclu qu'Apophis puisse entrer en collision avec des satellites de communication tournant autour de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'origine de la théorie de la tectonique des plaques ?
Sous l'impulsion des mouvements du manteau de la Terre, des morceaux de l'écorce terrestre se déplacent selon certaines directions. C'est ce que l'on appelle la tectonique des plaques. Les mécanismes de ce mouvement, ainsi que ses causes, ne furent découverts que peu à peu.La dérive des continentsEn 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener propose une théorie connue depuis sous le nom de "dérive des continents". Il affirme en effet qu'à l'origine, les continents qui composent la Terre étaient réunis en une seule partie, la Pangée.Voilà environ 200 millions d'années, cet immense continent se serait scindé en deux morceaux, qui se seraient éloignés l'un de l'autre. Ce mouvement de division, suivi de nouveaux déplacements, se serait poursuivi, pour donner naissance à la configuration continentale actuelle.Wegener fonde sa théorie sur certaines observations. Il remarque notamment qu'on trouve des roches, des plantes et des animaux fossiles semblables en Afrique et en Amérique du Sud.Pour lui, c'est la preuve que ces deux ensembles étaient unis à une époque lointaine. Ils ont donc dû se déparer depuis.Des mouvements de convectionAlfred Wegener avait émis une théorie convaincante pour expliquer la formation actuelle des continents. Mais, faute de connaissances suffisantes à l'époque, il ne pouvait en connaître la cause avec certitude.Il faut attendre les années 1960 pour que l'exploration des fonds sous-marins permette de comprendre les mécanismes de cette tectonique des plaques. On s'aperçoit alors que la lithosphère, une partie de l'écorce terrestre, est divisée en plaques, dites tectoniques.Il existe ainsi 15 plaques tectoniques majeures. D'une centaine de kilomètres d'épaisseur, elles glissent sur le magma qui monte du noyau terrestre.Le déplacement de ces plaques est dû aux mouvements de convection qui se produisent à l'intérieur du manteau. Ainsi, le magna, léger et très chaud, monte vers la surface; il se refroidit alors, se durcit et replonge en profondeur.C'est ce double mouvement qui provoque l'éloignement des plaques tectoniques, qui bougent de quelques centimètres chaque année, ainsi que leur frottement. C'est ce denier phénomène qui peut provoquer des tremblements de terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on dessiner un portrait robot à partir de l'ADN ?
On sait à quel point les portraits-robots réalisés à partir des indications des témoins d'un meurtre ou d'un cambriolage sont peu précis. Mais l'exploitation de l'ADN pourrait permettre d'en établir de plus convaincants.Un fichier contenant des millions de profils génétiquesLa police tire de l'ADN trouvé sur place des indications très précieuses sur l'auteur éventuel d'un crime ou d'un délit. Mais, jusqu'à une date récente, l'analyse de l'ADN n'était vraiment utile que si on pouvait en comparer les données avec celles fournies par d'autres profils génétiques.Les enquêtent les retrouvent dans le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Depuis se création, en 1998, ce fichier a rassemblé quelque 3 millions de profils génétiques.Cet outil a permis aux enquêtes de progresser souvent de façon plus rapide. À condition cependant que le profil génétique de l'éventuel suspect soit contenu dans le fichier.Un ADN riche d'informationsMais l'ADN peut être utilisé de façon encore plus efficace. Dans certains pays, comme les États-Unis, les enquêteurs peuvent en effet s'en servir depuis longtemps pour établir un portrait-robot plus précis que celui mis au point sur la foi des témoins.En effet, il ne se fonde pas sur des indications incertaines, mais sur les données précises de la génétique. L'ADN peut révéler, à partir d'une infime trace de sang ou de salive, un grand nombre d'informations sur l'individu qui l'a laissée.Les enquêteurs apprennent ainsi quelle est la couleur de ses yeux et de ses cheveux. Il sera également possible de trouver la couleur de sa peau. Mais on peut encore faire "parler" les gènes de façon encore plus précise.En effet, les scientifiques peuvent y lire la prédisposition d'une personne à avoir des taches de rousseur ou à devenir chauve. Même l'âge se décèle à la lecture de cet ADN "codant", celui qui permet d'obtenir de tels renseignements.Depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 25 juin 2015, la police a le droit, dans notre pays, d'exploiter l'ADN retrouvé sur une scène de crime pour tenter d'établir le portrait-robot génétique d'un éventuel suspect. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Episode bonus !
Pour écouter Choses à Savoir Culture Générale:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298Autre:https://chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les figures de Chladni ?
Le sens conçu pour percevoir les sons, c'est bien sûr celui de l'ouïe. C'est du moins ce qui vient tout de suite à l'esprit. Et pourtant, le son peut aussi se voir. C'est tout l'intérêt de ce qu'om appelle les figures de Chladni.La découverte progressive du phénomèneDès 1638, Galilée s'était aperçu que des motifs apparaissaient sur une plaque qu'on faisait vibrer. Une quarantaine d'années plus tard, le phénomène est étudié de plus près par le scientifique anglais Robert Hooke.Mais c'est le physicien allemand Ernst Chladni qui le décrit avec le plus de précision, dans un livre paru en 1787. D'où le nom de "figures de Chladni" donné aux motifs apparaissant sur la plaque vibrante.Napoléon, devant lequel Chladni fit une démonstration, se montra intéressé par l'expérience. Il décida alors d'organiser un concours destiné à trouver une explication mathématique au phénomène.C'est la mathématicienne française Sophie Germain qui, en 1816, trouva finalement la solution du problème.Comment faire apparaître les figures ?Pour ses expériences, Chladni utilisait des plaque en métal, mais on peut se servir d'autres matériaux. Une fois la plaque solidement fixée sur un support, on dépose du sable à sa surface.La deuxième étape consiste à faire vibrer la plaque. Pour ce faire, Chladni utilisait l'archet d'un violon, qu'il frottait contre la plaque. La vibration provoquée par l'archet entraîne le déplacement du sable.Ce mouvement a ses lois. En effet, le sable se déplace depuis les zones de forte vibration vers celles où cette vibration est plus faible, ou même nulle. C'est en se déplaçant ainsi que le sable forme des figures particulières.Chladni avait également remarqué que la configuration de ces motifs dépendait de l'intensité de la vibration. Par ailleurs, en posant un doigt sur la plaque, à certains endroits, il est possible de modifier la forme qu'affectent les motifs.La forme de ces figures est également conditionnée par la nature de la plaque et par la manière dont on la fait vibrer. Malgré une grande diversité théorique, le nombre de motifs apparaissant sur une plaque est assez limité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on mourir d'avoir trop mangé de sucre ?
On sait que l'un des meilleurs gages de bonne santé est l'adoption d'un régime alimentaire sain et équilibré. Aussi faut-il se garder d'ingérer de trop grandes quantités de nourriture, surtout si elle est sucrée ou trop grasse. Mais de tels excès peuvent-ils conduite au décès ?On ne peut pas vraiment mourir d'une "overdose" de sucreOn sait que l'absorption d'une trop grande quantité de sucre peut, à la longue, avoir des effets nocifs sur notre santé. Elle peut, en effet, entraîner le surpoids ou même l'obésité de l'amateur de sucre et favoriser la survenue de certaines maladies, comme le diabète de type 2, des troubles cardiovasculaires ou même certaines formes de cancers.Mais la consommation d'une quantité excessive de sucre peut-elle provoquer la mort ? La Société américaine de chimie a essayé de répondre à la question. Elle rappelle d'abord que la dose de sucre augmentant de 50 % les risques de mourir est très massive.Elle dépend cependant du poids du consommateur. Ainsi, une personne pesant 65 kg devrait manger près de 2 kg de sucre pour connaître une telle mésaventure. Il est difficile d'imaginer qu'on puisse absorber, en un temps relativement court, une telle quantité de sucre ou d'aliments sucrés.La grande capacité de l'estomacMais une autre question du même ordre se pose : l'indigestion consécutive à l'ingestion d'une très grande quantité de pâtisseries ou d'un repas très copieux, ne peut-elle avoir une issue mortelle ?À cette question, la réponse est négative. En effet, la capacité de distension de l'estomac est très grande. Il peut enfler jusqu'à offrir une contenance de 4 litres, alors qu'elle n'est que de 0,5 litre au repos.Il y a donc peu de risque que l'estomac "éclate". Et quand il arrive au maximum de sa capacité, l'organisme suscite des vomissements qui permettent à l'estomac de se vider peu à peu.Et c'est là que peut se glisser un risque mortel. En effet, si les vomissements sont un peu violents, et se succèdent, ils peuvent provoquer une rupture de la paroi de l'œsophage. Si une telle déchirure se produit, une intervention urgente est nécessaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment expliquer les mystérieux cercles de radio dans l'espace ?
L'œil rivé sur leurs télescopes, les astronomes ne cessent de découvrir de nouveaux objets célestes. C'est le cas de ces "cercles de radio", dont l'origine, malgré les trois hypothèses émises à leur sujet, demeure assez mystérieuse.De très gros objets célestesCes cercles de radio impairs sont connus des spécialistes depuis peu de temps. En effet, ils ont été observés pour la première fois en 2019, par le radiotélescope australien ASKAP.Les astronomes ont été surpris par ces formes un peu fantomatiques, suspendues en l'air comme des cercles de fumée. Ils ont constaté qu'elles étaient constituées d'émissions radio.Ces cercles de radio ont la particularité de n'émettre aucun rayonnement dans d'autres longueurs d'ondes. Leur taille est immense. En effet, le diamètre d'un million d'années-lumière de chaque cercle en fait un objet 16 fois plus gros que la Voie Lactée.Et, de fait, ces cercles de radio occupent tant de place dans l'Univers qu'ils s'étendent souvent au-delà d'une galaxie. C'est pourquoi ces objets célestes imposants ont mis si longtemps à se former, environ un milliard d'années.Trois théoriesCes objets célestes sont aussi appelés "odds radio circles", ou ORC, ce qui signifie "étranges cercles radio". C'est dire à quel point ils ont surpris les astronomes, qui ne savent pas avec certitude comment ils se sont formés.Ils ont tout de même échafaudé trois hypothèses à leur sujet. Ces cercles de radio pourraient provenir d'une très puissante explosion au centre de la galaxie qui les accueille.C'est un peu ce qui se produit lors de la fusion de deux trous noirs très massifs. Or, les cercles de radio se trouvent souvent dans des galaxies hébergeant ce type de trous noirs.D'après la seconde théorie, ils auraient pu être formés par de puissants jets de particules énergétiques, expulsés du centre de la galaxie hôte. Enfin, ils pourraient résulter des phénomènes qui président à la naissance de certaines étoiles.Les astronomes devront donc continuer à observer ces étranges cercles, dans l'espoir de mieux comprendre les mécanismes de leur formation. À ce jour, ils n'en ont d'ailleurs trouvé que cinq. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où vient le bruit à l'ouverture d'une bouteille de Champagne ?
Vin festif par excellence, le Champagne accompagne les grandes occasions. Mais vous êtes-vous demandé ce qui se passe lorsque on ouvre une bouteille de ce délicieux breuvage ?Un panache bleuté à l'ouverture de la bouteilleLa vinification du Champagne connaît plusieurs étapes. Durant la seconde fermentation subie par ce vin, il se forme du dioxyde de carbone (C02) dans la bouteille. Ce gaz y demeure sous pression.Celle-ci dépend de la température de conservation de la bouteille. Ainsi, pour une température de 20°C, la pression est d'environ 7,5 bars, soit beaucoup plus que la pression atmosphérique.La détente provoquée par l'ouverture de la bouteille entraîne le refroidissement du CO2, qui plonge à -90°C. À cette température, le CO2 se transforme en un panache bleuté de neige carbonique.Un bruit caractéristiqueMais un autre phénomène s'observe lors de l'ouverture d'une bouteille de Champagne. En effet, une petite ligne horizontale se déploie au sein du panache de neige carbonique.Il s'agit d'une onde de choc, accompagnée d'un bruit caractéristique, comparable à celle que produisent les fusées ou les avions de chasse !Elle a été repérée sur les images prises par une caméra capable d'enregistrer des mouvements ne durant que quelques infimes fractions de secondes.Un bouchon très rapideOn sait par ailleurs que, si on ne le retenait de la main, le bouchon de Champagne filerait comme un boulet de canon. Il est en effet propulsé à une vitesse considérable, qui varie en fonction de la température à laquelle la bouteille est conservée.Une bouteille à 4°C verra son bouchon s'envoler à 40 km/h, alors que celui d'une bouteille maintenue à 18°C atteindra les 55 km/h.Il faut d'ailleurs noter que le bruit du bouchon extrait de la bouteille n'est pas sans influence sur nos sens. Ainsi, le vin provenant d'une bouteille ouverte de cette manière sera 15 % mieux noté qu'un vin décapsulé.Cependant, la façon de déboucher une bouteille n'influence pas les consommateurs quand ils ignorent si elle était fermée par un bouchon ou une capsule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les bombes au phospore blanc sont interdites ?
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie a commis certaines exactions, comme le bombardement d'hôpitaux et d'écoles. Mais les autorités ukrainiennes l'accusent également d'avoir utilisé des bombes au phosphore blanc. Qu'en est-il de l'usage de ces armes ?Des bombes au phosphore blanc utilisées en Ukraine ?Les autorités ukrainiennes ont accusé Moscou d'avoir utilisé des bombes au phosphore blanc dans plusieurs régions du pays. Le 24 mars, elles auraient été larguées à l'est, dans la région de Louhansk, où le bombardement aurait fait plusieurs victimes.D'après le maire d'Irpin, dans la banlieue de Kiev, de telles armes auraient déjà été employées, la veille, par les troupes russes.Pour appuyer leurs dires, les Ukrainiens ont montré des photos, prises en Ukraine, montrant de longues traînées blanches tombant dans le ciel nocturne. Pour l'instant, cependant, aucune preuve formelle de l'utilisation de ces armes n'a encore été fournie.Des armes à l'usage strictement réglementéLe phosphore blanc est dérivé du phosphore. Au contact de l'oxygène, il s'enflamme, pouvant alors atteindre des températures supérieures à 800°C. Cette substance peut donc provoquer de très graves brûlures, sans compter l'action corrosive des vapeurs toxiques qui s'en dégagent.Malgré tout, les bombes au phosphore blanc ne sont pas, à proprement parler, considérées comme des armes chimiques. Elles ne sont donc pas incluses dans la convention qui, en 1993, a interdit l'usage de ce type d'armes.Mais l'utilisation de ces bombes au phosphore est strictement réglementé par le protocole III d'une convention signée à Genève en 1983, et portant sur l'utilisation de certaines armes classiques.D'après cet accord, ces bombes ne devraient être utilisées que comme fumigènes ou pour éclairer une zone de bataille par exemple. Mais les militaires ne peuvent pas les employer contre les civils et les bâtiments qui les abritent.Avant cette interdiction, les bombes au phosphore ont été utilisées durant les deux conflits mondiaux, ainsi qu'en Corée et au Vietnam. Mais elles ont également été utilisées depuis 1983, notamment durant la première guerre d'Afghanistan, entre 1979 et 1989, ou en 2004, pendant la guerre en Irak. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les lampes à lave fonctionnent-elles ?
Une lampe à lave n’est pas vraiment une lampe. Elle sert plutôt à la décoration qu'à l'éclairage. Elle se présente le plus souvent sous la forme d'un globe de verre vertical, ressemblant vaguement à une fusée, et contient un liquide transparent dans lequel bougent et se déforment des masses de couleurs.Les premiers prototypes ont été vendus aux Etats Unis en 1963.Comment ces lampes marchent-elles ? Leur principe de fonctionnement est basé sur le système de l'instabilité de Rayleigh-Taylor. Les formes qui bougent à l’intérieur sont formées de cire, dont la densité très légèrement supérieure à celle du liquide dans lequel elle baigne. A la base de la lampe se dégage une chaleur qui permet la fusion de la cire. En chauffant la cire elle fait diminuer sa densité. Quand elle devient plus basse que celle du liquide des bulles de cire montent. Mais se faisant elles s’éloignent de la source de chaleur. Leur densité augmente et la cire retombe. Et ainsi de suite.A propos de lampe à lave une société qui protège des millions de site sur Internet utilise un mur de lampes à lave pour sécuriser le réseau. Cette société à San Francisco, a installé un mur composé de 100 lampes à lave. Elles sont filmées en permanence et les mouvements du liquide dans les lampes est utilisé pour interpréter des clés de chiffrement.Ce mur appelé « Mur d'entropie », est photographié chaque milliseconde quotidiennement. Ensuite, un système transforme l'affichage des pixels en nombre aléatoire. Les mouvements de la lave étant aléatoires, impossible de casser le code.Les lampes servent donc de générateurs de nombres aléatoires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles régions seront inhabitables en 2050 ?
Récemment réunis à Glasgow, les participants à la COP26 ont pris certains engagements, pour limiter la déforestation ou les émissions de méthane. Mais seront-ils suffisants pour enrayer le réchauffement climatique ? Si ce n'est pas le cas, certaines régions du globe pourraient devenir invivables à l'horizon 2050.Chaleur et humidité : une combinaison dangereuseSi les températures devaient s'élever de 1,5°C d'ici à la fin du XXIe siècle, il devrait y avoir quatre fois plus d'épisodes de très forte chaleur. Or ils sont meurtriers. En effet, cette chaleur extrême a provoqué le décès de plus de 140 Américains par an entre 1991 et 2020.Et cette chaleur est encore plus dangereuse si elle s'accompagne d'une forte humidité. Un air sec est beaucoup plus facile à supporter. À son contact, la sueur s'évapore et c'est ce phénomène qui nous aide à résister à la chaleur.Zn revanche, si l'air est à la fois très chaud et très humide, la transpiration reste en quelque sorte collée au corps, qui ne parvient plus à se rafraîchir. C'est ainsi que les spécialistes ont mis au point le concept de "chaleur humide", indiquée par le sigle TW.Ils ont calculé qu'une température de 35 TW pourrait entraîner la mort au bout de six heures environ.Des régions devenus inhabitablesSi cette chaleur extrême associée à une forte humidité devait encore augmenter dans les années à venir, elle pourrait rendre inhabitables, d'ici 2050, certaines régions du globe.Sont notamment concernés des pays du Golfe persique, comme le Koweit ou l'Iran, ainsi que les pays de la péninsule arabique et de l'Afrique du Nord-Est, comme le Soudan, ou encore l'Égypte.Mais des pays situés dans des zones aussi différentes que le Brésil, l'est de la Chine ou une partie de l'Asie du Sud pourraient aussi être menacés par ces épisodes de forte chaleur humide.Il n'est pas jusqu'à certains États américains, comme l'Iowa ou l'Arkansas, qui ne puissent subir les conséquences de cette "température humide", comme l'appellent les spécialistes. Mais ce serait à plus long terme, ces épisodes de chaleur humide s'y manifestant peut-être dans une cinquantaine d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les volcans limitent-ils le réchauffement climatique ?
On l'a encore vu récemment à l'occasion de la réunion de la COP26, à Glasgow, de nombreux pays essaient de conjuguer leurs efforts pour atténuer les effets du réchauffement climatique. Ils sont parfois aidés dans cette tâche par des phénomènes naturels, comme les éruptions volcaniques.Un obstacle au rayonnement solaireUne éruption volcanique projette dans les hautes couches de l'atmosphère une grande quantité de cendres et de gaz, comme le dioxyde de carbone. Ils peuvent atteindre la troposphère et même la stratosphère. Autrement dit, cendres et gaz peuvent s'élever jusqu'à 50 kilomètres d'altitude.Or, ils contribuent à réduire le rayonnement solaire, qu'ils arrêtent en partie et réfléchissent vers l'espace. Cet effet est d'autant plus notable que les cendres et les gaz sont dispersés par des vents violents et qu'ils peuvent séjourner plusieurs années dans ces couches de l'atmosphère.Durant les mois et même les années qui suivent l'éruption, les températures, du moins en certains endroits, peuvent baisser, en moyenne, entre 0,5 et plus de 1°C.Toutes les éruptions volcaniques n'ont pas le même impactL'étude des conséquences de certaines éruptions volcaniques confirme leur rôle dans ce relatif rafraîchissement du climat. Ainsi, en 1991, la spectaculaire éruption du Pinatubo, aux Philippines, a réduit le rayonnement solaire de 1 à 5 %, selon les endroits, entraînant une réduction moyenne de la température de 1°C.Il est vrai que ce volcan avait envoyé dans la haute atmosphère pas moins de 20 millions de tonnes de dioxyde de carbone.Mais l'effet n'est pas toujours aussi flagrant. L'abaissement des températures se fait surtout sentir si les gaz et les cendres ont été propulsés assez haut. Ce ne fut pas le cas avec l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, en 2010, qui n'eut donc guère d'impact sur le climat.Par ailleurs, cette relative baisse des températures dépend aussi de la situation du volcan. S'il se trouve assez proche de l'Équateur, comme le Pinatubo, l'influence de l'éruption pourra s'étendre sur les deux hémisphères.Mais s'il se situe dans des latitudes plus hautes, comme le volcan Katmai, en Alaska, qui entra en éruption en 1912, l'impact est plus faible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la sonde Mars Climate Orbiter s'est-elle écrasée ?
En 1999, la sonde américaine Mars Climate Orbiter s'est sans doute écrasée sur la planète rouge, en tous cas a connu un sort funeste. Et les raisons de cet incident sont des plus contingentes.Une sonde en échecLa sonde Mars Climate Orbiter devait s'acquitter d'un double objectif. Comme son nom l'indique, elle devait d'abord recueillir des informations sur le climat martien.Elle était aussi conçue pour servir de relai de transmission à une autre sonde, Mars Polar Lander, qui devait atterrir sur la planète rouge début décembre 1999. Elle avait notamment pour mission de rechercher de l'eau sur Mars. Or, cette sonde, en raison d'une erreur technique, s'est elle-même écrasée sur le sol martien.C'est aussi ce qui a pu arriver à la sonde Mars Climate Orbiter. Il se peut aussi qu'elle ait été mise en pièces par l'atmosphère martienne. En tous cas, les techniciens de la NASA ont perdu sa trace.Une erreur de navigationSi la sonde Mars Climate Orbiter s'est sans doute écrasée sur Mars, c'est parce qu'elle s'en est approchée de trop près. En effet, elle devait se placer, en orbite, à une altitude d'environ 225 km.Or, la sonde est descendue jusqu'à 57 km. Cette altitude beaucoup trop basse l'a amenée au contact d'une atmosphère très dense, qui a sans doute provoqué la désintégration de la sonde.Comment une telle erreur de navigation a-t-elle pu se produire ? Il semble qu'elle soit due à une mauvaise coordination dans la transmission des données. En effet, la sonde a été conçue pour traiter des mesures appartenant au système métrique.Or, il semble bien que la sonde ait reçu des données calculées selon le système impérial, autrement dit le système d'unités de mesure en vigueur dans les pays anglo-saxons.On peut penser qu'avec des vérifications plus soigneuses, une telle négligence n'aurait jamais dû se produire. En tous, elle a coûté cher aux investisseurs, le projet ayant entraîné une dépense de plus de 300 millions de dollars. À l'époque, les scientifiques de la NASA avaient cependant considéré que cet échec ne compromettait pas vraiment le programme martien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que va explorer le robot Daedelus ?
L'exploration de la Lune fait toujours partie des objectifs de l'Agence spatiale européenne. En effet, cet organisme a assigné une mission spécifique à l'un de ses nouveaux robots, Daedalus.Les souterrains de la LuneLe but essentiel du nouveau robot Daedalus est d'explorer les cavités et les espaces souterrains de la Lune. Ces anfractuosités se seraient formées, voilà environ 3 milliards d'années, sur la croûte de notre satellite.Ces souterrains auraient été creusés au cours d'une phase d'intense activité volcanique. Voilà quelques années, une sonde japonaise avait d'ailleurs détecté la présence d'un vaste tunnel d'origine volcanique, d'une longueur de 50 km.Or, tous ces souterrains n'ayant jamais été explorés, les chercheurs de l'Agence spatiale européenne ont pensé qu'une mission de découverte de ces cavités pouvait être mise en place.Un double objectifVoilà déjà près de trois ans que les préparatifs de cette mission ont débuté. Outre Daedalus, elle nécessitera le concours d'un autre robot, nommé RoboCrane. Il s'agit d'une sorte de grue, dont le rôle sera de déposer Daedalus au bon endroit.En effet, il a déjà été repéré par l'Agence spatiale. Daedalus devrait pénétrer dans les entrailles de la Lune à partir d'un lieu situé dans l'océan des Tempêtes. À partir de ce point d'entrée, le robot devrait explorer des tunnels creusés par la lave et refroidis depuis longtemps.L'objectif de la mission est double. D'abord mieux connaître la composition et la géographie de ces couches internes de la Lune. L'histoire géologique de notre satellite serait ainsi mieux connue.Daedalus serait en mesure d'établir une carte précise de ces zones souterraines. Et même d'en établir une modélisation en 3D. Le robot pourrait aussi fournir de précieux renseignements sur les températures qui règnent dans ces tunnels, ainsi que sur les taux de radiations qu'on peut peut y observer.Mais cette mission lunaire comprend un autre objectif. Grâce aux données collectées par le robot, on saura peut-être si ces souterrains peuvent se transformer en refuges pour des cosmonautes qui y seraient protégés des radiations nocives.Il faut cependant s'armer de patience, cette mission n'étant annoncée qu'à l'horizon 2033. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jeff Bezos vient-il d'investir 3 milliards de dollars ?
Le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, vient d'investir 3 milliards de dollars dans une start-up américaine dont le but est rien moins que de trouver la clé du rajeunissement humain. Il n'est d'ailleurs pas le seul à s'intéresser à cette entreprise.Une start-up californienneJeff Bezos a donc rejoint les rangs des gros investisseurs qui ont souhaité aider de leurs deniers une toute nouvelle entreprise. En effet, elle a vu le jour en janvier dernier.Son nom est Altos Labs. La société a élu domicile dans la Silicon Valley, en Californie. La société est également présente au Royaume-Uni et pourrait s'implanter ailleurs dans l'avenir.Altos Labs a sollicité le concours de scientifiques prestigieux, qu'elle attire en leur promettant des salaires fabuleux.Prolonger la vie humaineL'objectif d'Altos Labs est la reprogrammation cellulaire. De quoi s'agit-il ? C'est une méthode révolutionnaire, qui vise rien de moins que le rajeunissement humain. Elle consiste en quelque sorte à transformer des cellules différenciées, qui constituent divers organes du corps, en cellules pluripotentes.De telles cellules existent déjà : ce sont des cellules souches, capables de se différencier en n'importe quel type de cellule.Ces recherches sont considérées comme une avancée très prometteuse en matière de médecine régénérative, dont le but est de restaurer les organes et les tissus malades. Mais cette reprogrammation cellulaire pourrait avoir un but encore plus ambitieux : la prolongation de la vie humaine.Appliqué à l'organisme tout entier, ce rajeunissement des cellules pourrait contribuer à l'augmentation de l'espérance de vie.Dans un domaine aussi novateur, les investisseurs d'Altos n'attendent pas des résultats trop rapides. Mais ils espèrent que les travaux qui y seront menés ouvriront de nouvelles perspectives à la médecine.Ces techniques ont déjà été utilisées, avec un certain succès, pour prolonger la vie de souris de laboratoire. Ces expériences sur les animaux pourraient être poursuivies. Puis, dans un second temps, il sera peut-être possible d'envisager la reprogrammation de cellules humaines.Altos n'est pas la première entreprise à s'être intéressée à la reprogrammation cellulaire. Une autre société, Calico Labs, s'y consacre déjà depuis 2013, mais sans grands résultats pour l'instant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel insecte pourrait détecter les cancers ?
On se sert déjà des animaux pour détecter certaines maladies. Ainsi, l'odorat très développé des chiens est utilisé pour repérer la présence de certains cancers. Mais, dans ce domaine, les fourmis semblent encore plus performantes.Des insectes dotés d'un odorat très finPour tester l'odorat des fourmis, des chercheurs français ont soumis ces insectes à une expérience. Pour cela, ils ont choisi des fourmis d'une espèce commune.Les scientifiques ont d'abord mis ces insectes en présence de cellules cancéreuses humaines. Elles dégagent une odeur spécifique, que l'homme ne peut percevoir. Chaque fois que les fourmis se dirigeaient vers les cellules cancéreuses, elles recevaient, en récompense, une goutte d'eau sucrée.Dans un second temps, on propose deux sortes d'odeurs aux insectes, celle des cellules cancéreuses, toujours associée à une récompense, et une autre odeur, sans récompense cette fois.Les chercheurs ont constaté que les fourmis s'attardent autour des cellules cancéreuses, dont elles ont détecté l'odeur. Elles "savent" en effet que l'eau sucrée n'est pas loin.Bien entraînées, ces fourmis seraient donc capables de repérer l'odeur caractéristique des cellules cancéreuses.Une nouvelle méthode pour repérer le cancerEn quelques heures, les fourmis, grâce à leur odorat, sont donc capables de faire la différence entre des cellules saines et des cellules cancéreuses. Mais leur "flair", si l'on peut dire, leur permet également de distinguer plusieurs formes de cancers.Il s'agit donc d'une piste de recherche très prometteuse. En effet, cet entraînement des fourmis est très rapide. Alors que celui des chiens demande beaucoup plus de temps. Il faut en effet compter, selon les chiens, entre six mois et un an pour dresser les animaux à cet exercice.Cet entraînement canin est également très coûteux, alors que celui des insectes, qui ne demande aucun matériel particulier, est beaucoup moins onéreux.On n'en est pour l'instant qu'à une phase préliminaire. L'odorat des fourmis est notamment testé sur de l'urine de souris malades. Il faudra attendre le résultat de ces expériences pour utiliser les fourmis, si cela est possible, dans le dépistage de cancers dévelopés dans l'organisme humain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la puissance maximale d'une bombe nucléaire ?
Les grandes nations ne cessent d'étoffer leurs arsenaux militaires. Ils comprennent notamment des bombes nucléaires dont la puissance n'a cessé d'augmenter depuis la Seconde Guerre mondiale.Deux types de bombes nucléairesLes bombes nucléaires dont se dotent les armées des grandes puissances sont de deux types. En premier lieu, la bombe dite A, comme celle qui explosa au-dessus de Hiroshima et Nagasaki, est obtenue par fission nucléaire.Dans ce cas, on divise le noyau d'un atome en deux atomes plus légers, ce qui libère une très grande énergie. Puis, les neutrons libérés par cette fission provoquent à leur tour la fission d'un autre noyau. C'est ce qu'on appelle la réaction en chaîne.De son côté, la bombe H est obtenue par un mécanisme de fusion nucléaire. Dans de cas, deux noyaux d'atomes s'associent pour former un noyau plus lourd. Si ces noyaux ont une certaine masse, cette fusion s'accompagne d'une libération d'énergie beaucoup plus grande que dans le cas de la bombe A.Des bombes atomiques de plus en plus puissantesLe pouvoir de destruction des bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki frappa le monde d'horreur. Mais ce n'était rien en comparaison de la puissance donnée par la suite aux bombes atomiques qui ont rejoint l'arsenal des grandes puissances.La puissance d'une bombe atomique est calculée en kilotonnes de TNT (kt TNT), un violent explosif. Ainsi, la puissance de la bombe d'Hiroshima était de 15 kt TNT. Elle a suffi à détruire la vile et à faire environ 70.000 victimes.Et pourtant, une telle puissance, aussi terrifiante soit-elle, est peu de chose si on la compare à celle des bombes atomiques actuelles. De fait, les Américains disposent de centaines d'ogives nucléaires dont la force de frappe dépasse 450 kt TNT. Mais ils ont aussi fabriqué une bombe, aujourd'hui délaissée, qui développe la terrifiante puissance de 15.000 kt TNT.Mais la palme de la terreur revient aux Russes. En 1961, ils ont lâché dans l'Arctique une bombe d'une puissance de 50.000 kt TNT. Une puissance de destruction qui dépasse l'imagination. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la vitesse du son sur la planète Mars ?
Quelques jours après son atterrissage sur Mars, en février 2021, le rover Perseverance a pu faire entendre un son émis sur la planète rouge. Mais il diffère, à divers égards, des sons perçus sur Terre.Un robot équipé de deux microsLe rover était équipé de deux microphones. L'un, placé sur le côté du robot, devait faire entendre les sons qu'il émettait au moment de l'atterrissage. Mais les données enregistrées, à ce moment-là, par le microphone, n'ont pu être exploitées.Mais, une fois posé sur le sol de Mars, ce micro a pu enregistrer les bruits ambiants. Le son d'une brise martienne a donc été le premier qu'ait pu percevoir une oreille humaine.Un autre micro a été installé au sommet de l'antenne du rover. Il a été utilisé pour étudier de plus près les sons martiens.Le son confronté à des conditions différentesLes mesures faites grâce aux enregistrements du second micro ont permis de confirmer ce que les scientifiques pensaient déjà : sur Mars, le son ne se déplace pas à la même vitesse que sur notre planète.En effet, il se propage moins vite sur la planète rouge. Sa vitesse est d'environ 240 m/s, alors qu'elle est d'environ 340 m/s sur Terre. Mais ce n'est pas la seule différence entre un son martien et un son terrien.Le premier sera également plus assourdi, avec une certaine atténuation du signal sonore. De même, certains sons aigus émis sur Terre seraient à peine entendus sur Mars.Ces particularités des sons martiens sont liées à la présence d'une température beaucoup plus froide que sur Terre et d'une pression environ 100 fois plus basse.Ces différences sonores, entre Mars et la Terre, tiennent également à la composition de l'atmosphère martienne. En effet, elle est surtout constituée de dioxyde de carbone, au travers duquel le son ne se propage pas de la même manière.Non seulement cette atmosphère contribue à ralentir sa vitesse, mais elle tend aussi à faire voyager plus vite les sons situés dans les hautes fréquences. Ce qui crée une curieuse distorsion sonore. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le “Punisher” pourrait changer la donne en Ukraine ?
Alors que la guerre en Ukraine fait rage depuis le 24 février, l'armée du pays envahi oppose à la puissante armée russe une résistance inattendue. Elle la doit notamment à la composition de son arsenal militaire.Une armée qui résisteLes collaborateurs de Vladimir Poutine lui avaient promis une guerre éclair en Ukraine. Compte tenu de la disproportion entre les deux armées en présence, c'est le scénario qui, de toute façon, paraissait le plus probable.Or, les troupes russes semblent s'embourber en Ukraine. Cette combativité, l'armée ukrainienne la doit d'abord à la volonté de tout un peuple de résister à l'agression ennemie.Mais cette résistance s'explique aussi par la possession de certaines armes. En effet, les Ukrainiens utilisent contre les Russes un drone qu'ils ont baptisé "Punisher". Conçu par une société employant des anciens combattants du Donbass, il a fait ses preuves dans les combats qui, depuis 2014, se livrent dans cette partie de l'Ukraine.Une arme redoutable et indétectableAux yeux de leurs utilisateurs, ces drones "Punisher" présentent de nombreux avantages. Ils ont une envergure d'un peu plus de 2 mètres, et peuvent voler, pendant des heures, à environ 400 mètres.Ces drones peuvent emporter plusieurs bombes et les larguer sur des cibles différentes. Bien que les coordonnées de la cible soient enregistrées dans le système de bord, d'autres drones, plus petits, peuvent les accompagner et repérer les objectifs. Leur mission accomplie, ils reviennent d'eux-mêmes à la base, où ils sont réarmés en quelques minutes.Le "Punisher" doit une partie de son efficacité à sa légèreté et à sa petite taille, qui ne permettent pas aux radars de le détecter. Il peut ainsi pénétrer largement les lignes ennemies sans être repéré.D'après des sources étrangères, les Ukrainiens se seraient servis de ces drones pour désorganiser les lignes logistiques des Russes et interrompre leur approvisionnement, notamment en essence.Cette arme est considérée par l'état-major ukrainien comme le moyen le plus simple et le moins coûteux, tant en vies humaines qu'en argent, de porter à l'ennemi des coups d'autant plus rudes qu'ils sont inattendus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel volume occuperaient toutes les particules de Covid-19 ?
Depuis un peu plus de deux ans, l'épidémie de Covid-19 a bouleversé nos vies et modifié nombre de nos habitudes. Mais, depuis le temps que le virus se diffuse, on peut se demander quel volume approximatif pourrait représenter l'ensemble des particules virales émises. Un mathématicien britannique a fait le calcul et a publié les résultats dans un article paru sur un site spécialisé.Un nombre fabuleux de particules virales chez une personne contaminéeLe scientifique devait d'abord connaître le nombre de personnes contaminées par le virus du Covid. Cette estimation est assez difficile à donner, car bien des personnes, ne ressentant pas de symptômes, ne se font pas dépister, surtout dans certains pays, où les tests sont loin d'être systématiques.D'après les calculs faits par un organisme officiel, le nombre de personnes infectées chaque jour serait d'environ 3 millions.Ce chiffre connu, il fallait ensuite savoir combien de particules virales se logeaient dans un organisme contaminé. Se basant sur une étude non publiée, le chercheur a estimé à environ 200 quadrillons le nombre de ces particules.Ce chiffre fabuleux correspond à 200 millions de milliards de particules. Ce serait aussi le nombre de gains de sable déposés sur Terre.Toutes les particules dans une cannette de CocaUne fois connus le nombre de personnes contaminées chaque jour et l'importance de la charge virale, il fallait encore mesurer chaque particule de virus. Or, bien sûr, ces particules sont d'une taille infinitésimale.D'après l'auteur de l'article, le diamètre de chaque particule serait compris entre 80 et 120 nanomètres. Or, un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre. On imagine donc, que malgré le nombre extrêmement grand de particules, elles occuperont un volume relativement restreint.Et c'est bien la conclusion à laquelle parvient le mathématicien anglais. En effet, il estime le volume d'une particule à 523.000 nanomètres cubes. En multipliant ce chiffre par le nombre total de particules, il arrive, après avoir fait la conversion nécessaire, au chiffre de 120 millilitres.Il serait donc possible de faire tenir la totalité de ces particules de Covid dans une cannette de coca. Le scientifique précise cependant qu'il ne s'agit là que d'un calcul approximatif. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les voitures électriques sont dangereuses ?
Les rues de nos villes seraient beaucoup plus calmes si seules les voitures électriques les empruntaient. Mais si leur déplacement silencieux réduit la pollution sonore, il présente aussi un danger pour les piétons. Aussi les véhicules électriques doivent-ils désormais faire un peu de bruit. Mais chacun peut choisir le sien.Des voitures plus bruyantesLes piétons n'entendaient pas toujours les voitures électriques, ce qui provoquait des accidents. Certains passants, comme les mal-voyants ou les personnes âgées, y étaient encore plus exposés. Selon certaines études, ces véhicules électriques silencieux causeraient bien plus d'accidents que les voitures classiques.C'est pour les éviter que, depuis juillet 2019,une réglementation européenne impose à ces véhicules de faire du bruit. Un nombre de décibels est même prévu, suffisant pour avertir les piétons mais pas trop élevé, de manière à maintenir une ambiance sonore un peu feutrée.Les voitures doivent faire du bruit en reculant et en démarrant, jusqu'à atteindre 20 km/h. Au-delà de cette vitesse, d'autres bruits, comme celui des pneus sur la chaussée, semblent suffisants pour alerter les piétons.À chaque véhicule son bruitSi la règlementation précise l'intensité du bruit que doit produire une voiture électrique, elle n'en indique pas la nature. Aussi chaque conducteur est-il libre de choisir celui qui lui plaît.Et, à cet égard, les automobilistes n'ont que l'embarras du choix. En effet, les constructeurs rivalisent d'imagination pour proposer à leurs clients des sons originaux. Cet habillage sonore, qui distingue une voiture d'une autre, est devenu un argument de vente.Des musiciens sont appelés à la rescousse pour composer des mélodies, dont certaines évoquent l'atmosphère d'un salon de massage ou même l'évolution d'un vaisseau extraterrestre !Dans ce domaine, Tesla semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents. En effet, il propose à ses clients un véritable catalogue de sons, dans lequel on pourra choisir, pour le moteur ou le klaxon de sa voiture, le bruit des sabots d'un cheval ou le frémissement du vent dans les arbres.Certains insistent cependant sur la nécessité de créer certaines normes, afin d'éviter une telle cacophonie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel serait notre 6ème sens ?
Les écoliers apprennent que l'être humain est doté de cinq sens : l'odorat, le toucher, l'ouïe, la vue et le goût. Mais certaines études suggèrent qu'il pourrait en posséder un sixième, qui lui permettrait notamment de s'orienter.Le champ magnétique et les animauxLe champ magnétique terrestre est dû à certains mouvements dans le noyau externe de la Terre, composé de métaux à l'état liquide. Il forme une sorte de bouclier, qui nous protège des rayons cosmiques et du vent solaire.Mais c'est aussi grâce à ce champ magnétique les animaux peuvent s'orienter. En effet, il représente, pour de nombreuses espèces, une véritable boussole.Ainsi, c'est en suivant le pôle nord magnétique que les oiseaux migrateurs trouvent leur chemin. On considère souvent que cette magnétoréception, comme on l'appelle, est l'apanage des animaux.Un sens possédé puis disparu ?Une équipe de chercheurs américains a voulu vérifier, de manière concrète, la présence éventuelle de ce "6e sens" chez l'être humain. Pour cela, elle a rassemblé un groupe de 34 participants aux origines variées et âgés de 18 à 68 ans.Regroupés dans une pièce, les volontaires ont été invités à fermer les yeux. Une technologie particulière permettait d'étudier leur activité cérébrale. Au moyen de bobines électromagnétiques, dont ils ont altéré les courants électriques, les chercheurs ont modifié le champ magnétique.Certaines personnes n'ont pas été sensibles à cette manipulation du champ magnétique. D'autres, en revanche, ont réagi. En effet, les modulations des ondes alpha produites par leur cerveau ont montré, d'après les chercheurs, que ces personnes étaient réceptives à ces modifications du champ magnétique.Ce repérage du champ magnétique serait également dû à la présence de cellules cérébrales spécifiques. Quoi qu'il en soit, ce "6e sens" ne serait présent que chez certaines personnes.Ce qui pourrait vouloir dire qu'à un moment de leur histoire, tous les êtres humains en auraient été pourvus. Pour ces hommes de la Préhistoire, il aurait été la seule manière de s'orienter, et donc de survivre.Avec le temps, les hommes modernes n'en auraient plus eu besoin et cette sensibilité au champ magnétique aurait disparu, du moins chez de nombreux individus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le “vampirisme stellaire” ?
Il arrive que deux étoiles composent ce que les astronomes nomment un "système binaire". Dans certains cas, l'un des deux astres aspire la matière de l'autre. Il s'agit d'un phénomène de "vampirisme stellaire".Pas de trou noirEn 2020, des scientifiques avaient découvert, à une assez courte distance de la Terre, un système d'étoiles binaire. Il s'agit d'une configuration dans laquelle deux étoiles tournent l'une autour de l'autre.Dans un premier temps, cependant, les astronomes pensaient que l'une des étoiles évoluait autour d'un trou noir qui aurait été le plus proche de notre planète jamais détecté.Mais une observation plus précise montra qu'en l'espèce il n'y avait pas de trou noir. Pour arriver à cette conclusion, les astronomes ont combiné la puissance de plusieurs télescopes.Une étoile qui "se nourrit" d'une autreEn fait, les scientifiques étaient en présence d'un système stellaire binaire un peu particulier. Les deux étoiles en question tournent l'une autour de l'autre en 260 jours.À l'échelle du cosmos, la distance qui les sépare est relativement faible. En effet, elle est à peine un peu plus importante que celle qu'on mesure de la Terre au Soleil.Ce qui fait la particularité de ce type de système stellaire, c'est que l'une des étoiles semble absorber la matière de l'autre. L'étoile "donneuse", si l'on peut dire, est la plus froide et, durant un temps du moins, la plus grosse des deux.Et l'étoile "receveuse" est la plus chaude. C'est cette "aspiration" de la matière d'une étoile par l'autre astre qui a valu à ce phénomène le nom de "vampirisme stellaire".Mais, en observant de plus près ce système stellaire, les astronomes se sont aperçus que les choses ne se passaient pas tout à fait comme ils le pensaient. En effet, cette matière stellaire ne semble pas vraiment passer d'une étoile à l'autre.En fait, la matière semble dégagée par le vent stellaire puis captée par l'étoile "receveuse". Les scientifiques ont également constaté que cette étoile se mettait à tourner plus vite.De telles observations devraient permettre d'en apprendre davantage sur certains phénomènes du cosmos. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les armes thermobariques sont-elles tant redoutées ?
Rien n'arrête l'ingéniosité humaine quand il s'agit de mettre au point des armes de destruction. C'est le cas des armes thermobariques, que possèdent les Russes et dont on craint qu'elles puissent être employées en Ukraine.Une arme très destructriceLe principe destructeur de ces armes thermobariques repose sur une aspiration de l'oxygène contenu dans l'air. Ces armes se signalent par une réaction à deux temps.L'obus ou la fusée qui porte la charge provoque d'abord une première explosion. Cette déflagration entraîne la diffusion d'une sorte d'aérosol, dont la composition est assez semblable à celle de l'essence vaporisée.Un second type de munition enflamme alors cet aérosol, provoquant une explosion d'une très forte intensité. Les personnes situées dans la zone atteinte sont tuées par l'explosion ou la très puissante onde de choc qui l'accompagne.Des armes déjà utiliséesMalgré leur pouvoir éminemment destructeur, de telles armes ne sont pas prohibées en temps de guerre. Du moins en dehors des zones habitées. En effet, leur utilisation contre des civils est interdite par la Convention de Genève.Cela n'a pas empêché les troupes russes d'utiliser ces armes thermobariques contre des villes durant la première guerre de Tchétchénie au milieu des années 1990. Ces armes semblent aussi avoir été employées en Syrie. Les Américains y ont également eu recours, notamment pendant la guerre du Golfe.Pour l'instant, rien ne prouve que les Russes aient utilisé ces armes en Ukraine, même si certains observateurs l'affirment. Quoi qu'il en soit, des photographies attestent qu'ils possèdent les installations nécessaires à leur lancement.Selon certaines sources militaires américaines, elles auraient été déployées sur le terrain, ce qui fait craindre leur possible utilisation. De telles informations viennent s'ajouter aux accusations lancées par des organisations non gouvernementales, selon lesquelles les troupes russes auraient lancé des offensives pouvant menacer directement des civils.De telles attaques aveugles pourraient être assimilées à des crimes de guerre. Des recours ont d'ailleurs été déposés en ce sens devant la justice internationale.En tous cas, les Russes ne se cachent pas d'employer de telles armes, qu'ils classent officiellement dans la catégorie des "lance-flammes lourds". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les fleurs de glace ?
Les fleurs de glace, aux formes très gracieuses, apparaissent, surtout dans les régions les plus septentrionales, quand certaines conditions climatiques sont réunies.Des champs de "fleurs" geléesSi on donne le nom de "fleurs" de glace à ce phénomène, c'est que ces structures rappellent un peu, par leur forme, des sortes de grandes tulipes blanches. Elles se forment dans des conditions particulières.Elles apparaissent quand la glace, sur la mer ou un lac, vient juste de geler. Mais, même dans ce cas, les fleurs de glace ne se forment que si la température de l'air est beaucoup plus basse que celle de l'eau. Il faut que l'amplitude thermique, entre l'air et l'eau, soit au moins de 15 degrés pour que le phénomène se produise.Plus il fait froid, d'ailleurs, et plus ces "tulipes" gelées se parent de pétales nombreux et pointus. Enfin, il faut à ces structures de glace une eau très salée et un environnement calme, sans trop de vent, pour apparaître.Si toutes ces conditions sont réunies, elles surgissent en quelques heures, formant alors comme un immense champ de fleurs gelés. On les trouve surtout dans les régions polaires, sur les rivages de l'Arctique et de l'Antarctique.Mais le phénomène se produit parfois dans des régions plus tempérées, même sur les eaux non salées de certains lacs.De la vie dans les fleurs de glaceMais ces fleurs de glace ne se signalent pas seulement par leur beauté. Elles présentent également un intérêt pour les scientifiques qui étudient la faune et la flores marines.En effet, il semble que ces fleurs de glace attirent des micro-organismes. Et il faut croire que ces structures glacées leur conviennent puisque ces bactéries paraissent y trouver un milieu favorable à leur développement. Il y en aurait jusqu'à un million dans une seule fleur.Or ces fleurs de glace naissent dans des eaux très salées et des régions extrêmement froides. Si ces micro-organismes parviennent à survivre dans des conditions aussi rigoureuses, leur observation apporterait d'utiles informations sur la capacité de la vie cellulaire à s'adapter à ces milieux extrêmes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le taux de divorce augmente-t-il chez les albatros ?
Des études ont montré que les albatros avaient davantage tendance à "divorcer" quand il leur était plus difficile de trouver de la nourriture. Le réchauffement climatique jouerait un rôle notable à cet égard.Le "divorce" chez les albatrosLes albatros sont des oiseaux de mer monogames. Ils n'ont donc qu'un seul partenaire, qu'ils conservent, en principe, tout au long de leur existence.Une telle stabilité est un avantage pour ces oiseaux, car elle établit, entre les partenaires, toutes les conditions d'une collaboration efficace. D'autant que celle-ci suppose une assez faible dépense d'énergie.Mais le couple peut être rompu par la disparition de l'un des oiseaux. Il peut aussi "divorcer" si, pour des raisons diverses, les partenaires ont du mal à se reproduire ou à élever leurs petits.En règle générale, l'initiative de cette séparation est prise par les femelles. Elles ont en effet moins de mal à trouver un nouveau partenaire.Un autre effet du réchauffement climatiqueUne autre cause de séparation, chez les albatros, tient à la difficulté à trouver de la nourriture. Ne voyant pas revenir son partenaire, l'oiseau resté sur place deviendrait stressé, cherchant dès lors un autre albatros pour se reproduire.L'une des causes de cette difficulté à se nourrir serait liée au réchauffement climatique. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs britanniques, qui ont observé une population d'environ 15.500 albatros vivant dans les îles Malouines.Depuis 2003, les scientifiques ont recueilli de nombreuses informations grâce au baguage des oiseaux. Ils ont également mesuré la température de l'eau et apprécié la quantité de nourriture que l'océan pouvait offrir aux oiseaux de mer.Or, ils ont constaté une corrélation entre l'augmentation de la température de l'océan et la proportion des "divorces" chez les albatros. Ainsi, en 2017, année très chaude, où cette température s'est beaucoup élevée, le taux de séparation a été de 7,7 % chez les albatros, alors qu'il était d'ordinaire de 3,7 % en moyenne.En effet, les oiseaux peinent à trouver de la nourriture dans des océans plus chauds, car les poissons ont eux-mêmes plus de mal à se nourrir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on tuer quelqu'un en tirant une balle en l'air ?
Dans certains pays, l'usage est de tirer en l'air pour célébrer un événement ou rendre les honneurs militaires à un disparu. Mais on peut se demander si le fait de tirer une balle en l'air ne représente pas un danger pour les personnes situées à proximité.Une balle mortelle ou non ?La question de l'éventuelle dangerosité d'un tir en l'air divise les spécialistes. Depuis longtemps, des tests ont été faits sur les animaux pour essayer de la mesurer.Pour apprécier le pouvoir de nuisance d'une balle tirée en l'air, il faut d'abord tenir compte de l'orientation du tir. Si le tireur pointe son fusil vers le ciel à un angle de 90° par rapport au sol, la balle peut atteindre une altitude de plus de 2.700 mètres.D'après certains spécialistes, la balle mettrait près de 20 secondes pour s'élever et environ le double pour retomber. Pendant qu'elle tombe la vitesse de la balle serait comprise entre 90 et 180 m/s.Or, une vitesse de 60 m/s, donc environ 220 km/h, serait suffisante pour transpercer la peau d'un homme. On cite d'ailleurs des cas de personnes tuées par des balles qui, une fois tirées en l'air, les ont atteintes en retombant.Pour d'autres spécialistes, cependant, la balle est freinée, dans sa chute, par la résistance de l'air. Elle ne pourrait donc tuer quelqu'un, sauf si elle l'atteignait dans certaines parties du corps.Un danger à relativiser ?L'éventuel caractère létal d'une balle tirée en l'air dépend encore d'autres facteurs, comme la nature de la balle et l'épaisseur de la peau. En effet, celle-ci est plus ou moins fine selon la partie du corps concernée et l'âge de la personne.Par ailleurs, certains éléments tendraient à minimiser le danger représenté par un tir en l'air. Ainsi, la balle peut être entraînée par le vent assez loin de l'endroit où elle a été tirée.Par ailleurs, il est fréquent qu'une balle tirée en l'air retombe inclinée sur le côté ou la pointe vers le haut. La résistance de l'air est alors plus grande, freinant d'autant la vitesse de la balle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sphères vient-on de découvrir sur la Lune ?
Le rover chinois Yutu-2, qui s'est posé sur la face cachée de la Lune en, 2019, vient de faire une nouvelle découverte. Il s'agit de petites billes de verre, liées sans doute en partie à un phénomène volcanique.Des billes de verre sur la LuneCe n'est pas la première fois que de petites sphères de verre sont trouvées sur la Lune. Les cosmonautes américains de la mission Apollo 16 en avaient déjà découvert sur l'autre face de notre satellite.Mais ces billes étaient moins transparentes et de forme moins sphérique. En effet, ce qui frappe, dans les sphérules découvertes par le robot chinois, c'est leur forme de sphère quasi parfaite et leur nature translucide.Mais leur taille ne laisse pas non plus d'étonner. Les billes de verre trouvées par Apollo 16 dépassaient parfois les 40 mm, alors que les sphères découvertes par le roller chinois mesurent entre 1,5 et 2,5 cm.En fait, ces sphérules de verre ne manquent pas sur la Lune mais, en règle générale, elles sont beaucoup plus petites.Phénomène volcanique ou impact de météorite ?Il est probable que ces billes de verre se soient formées à partir de silicate, un matériau très courant sur la Lune. Mais, pour passer du silicate au verre, il faut une chaleur intense.Selon les scientifiques, elle aurait pu avoir deux sources. D'abord les phénomènes volcaniques, qui se seraient produits sur la Lune voilà environ 18 millions d'années. Ainsi, c'est l'intense chaleur dégagée par les volcans qui auraient pu donner naissance à ces billes de verre.Mais les spécialistes pensent que l'impact d'une météorite aurait également pu entraîner leur formation. Il n'est d'ailleurs pas impossible que les deux phénomènes aient mêlé leurs effets.Il se pourrait aussi, même si c'est moins probable, que ces petites sphères se soient déjà formées sous la surface de la Lune et aient été mises au jour par l'impact d'une météorite.Quelle qu'en soit l'origine, ces petites boules vitreuses pourraient apporter de précieuses informations sur la formation de notre satellite et sur les impacts qu'il a dû subir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que se passe-t-il dans le cerveau avant de mourir ?
Il est des questions qui taraudent l'esprit humain depuis le début des temps. Ainsi, l'homme s'est-il toujours demandé ce qui se passait dans son cerveau au moment de sa mort. Les chercheurs sont en mesure, aujourd'hui, d'apporter une première réponse.Un décès inopinéLe but de ces médecins américains n'était pas d'étudier le cerveau humain au moment du décès. Ce qu'ils cherchaient à connaître, c'était l'activité cérébrale d'un patient épileptique.Aussi avaient-ils placé, sur sa tête, des électrodes destinées à l'exploration de son cerveau. Mais, durant cet examen, le malade meurt d'une crise cardiaque.C'est donc le hasard qui permet aux scientifiques de savoir comment se comporte le cerveau juste avant et juste après la mort.Un cerveau qui nous accompagne dans la mort ?Les scientifiques ont pu constater, dans le cerveau de ce patient, l'émission de certaines ondes cérébrales. En effet, des ondes gamma se sont produites, 30 secondes avant le décès mais aussi 30 secondes après.Or, ces ondes sont associées à la mémoire et à ces retours vers des événements passés qu'on appelle des flashbacks. On peut dès lors se demander si ce défilement de la vie qu'évoquent les personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI) ne serait pas lié à cette émission d'ondes gamma.Par ailleurs, ces ondes se manifestent également au moment des rêves ou de la méditation. Tout se passerait donc comme si le cerveau voulait nous accompagner au moment de la mort.Et des expériences sur les animaux suggèrent qu'un tel mécanisme s'appliquerait à tous les êtres vivants. Cependant, il faut considérer les résultats d'une telle expérience avec la plus grande prudence.En effet, on ne saurait tirer de conclusions valables de l'étude d'un seul cas, a fortiori s'il s'agit d'un patient dont le cerveau, du fait de sa maladie, fonctionnait d'une façon particulière.Ceci étant, les observations faites par ces scientifiques amènent à s'interroger sur le moment précis où le cerveau cesse toute activité. Ce qui pourrait remettre en cause la manière dont on procède à certaines opérations post mortem, comme le prélèvement d'organes par exemple. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.