
Choses à Savoir SCIENCES
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L'Homme peut-il ralentir la vitesse de rotation de la Terre ?
La rotation de la Terre sur elle-même a des conséquences essentielles sur notre vie, comme la succession du jour et de la nuit. Mais un tel phénomène peut-il subir des modifications ?Un gigantesque barrageL'action de l'homme peut-il avoir un quelconque effet sur la rotation de la Terre sur elle-même ? Au premier abord, une telle question peut paraître étrange. Et pourtant, la réponse est affirmative.En effet, certains ouvrages édifiés par les hommes peuvent influencer la vitesse de rotation de la Terre. C'est le cas du barrage chinois des Trois Gorges, mis en service entre 2003 et 2012.Il s'agit d'un ouvrage hydraulique aux proportions gigantesques. En effet, son immense réservoir, de plus de 600 kilomètres de long, s'étend sur près de 155.000 hectares et contient plus de 45 milliards de m3 d'eau. Cette énorme masse aquatique pèse plus de 42 milliards de tonnes.Un tel poids, concentré en un seul point, assez éloigné de l'axe de rotation de la Terre, tend à modifier la répartition de la masse de la planète par rapport à cet axe.Un peu comme pour un patineur écartant les bras, la Terre, affligée de cette masse supplémentaire, tourne donc un peu moins vite. Mais son tour sur elle-même ne lui prend cependant que quelques millionièmes de seconde de plus !Et si la Terre tournait dans l'autre sens ?Des scientifiques se sont interrogés sur une autre modification possible du mouvement de rotation de la Terre sur elle-même. Ils se sont demandé ce qui se passerait si ce mouvement s'inversait.Pour le savoir, ils ont réalisé une simulation. Ses résultats ont montré que cette inversion du sens de rotation entraînerait une réduction de la surface des déserts, qui passerait d'un peu plus de 40 millions de km2 à environ 30 millions de km2.Certaines zones, comme le sud du Brésil ou le sud-est des États-Unis deviendraient plus arides. La trajectoire des vents changerait elle aussi, provoquant des modifications climatiques dans certaines régions.Les océans seraient aussi affectés par un tel phénomène, tant dans la température de leurs eaux que dans la vitesse des courants qui les parcourent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les hommes ne peuvent-ils vraiment faire qu'une seule chose à la fois ?
Les clichés ont souvent la vie dure. Comme cette idée préconçue selon laquelle les femmes pourraient faire plusieurs choses à la fois, contrairement aux hommes. En fait, il semble que, sur ce point, les deux sexes soient logés à la même enseigne.Des cerveaux différents ?C'est sur la base d'une étude scientifique menée au début des années 1980 que les femmes avaient été jugées capables d'effectuer plusieurs tâches à la fois, alors que les hommes devaient se contenter d'une seule activité.Cette recherche avait consisté à étudier le crâne de 20 personnes décédées. Au cours de leur examen, les scientifiques s'aperçoivent que le cerveau des femmes présente quelques différences avec celui des hommes.Ils constatent notamment que la communication entre les deux hémisphères cérébraux serait mieux assurée par le cerveau féminin. D'où cette idée que les femmes pourraient faire plusieurs choses à la fois.Hommes et femmes à égalitéOr, à la fin des années 1990, une vaste étude, portant sur environ 2.000 personnes, vient la contredire. Pour ses auteurs, en effet, les deux hémisphères cérébraux communiquent de la même façon, qu'il s'agisse d'un cerveau masculin ou d'un encéphale féminin.En 2010, de nouveaux travaux fournissent des précisions supplémentaires. Au cours de cette recherche, les volontaires, hommes et femmes, devaient faire deux choses à la fois, chacune étant commandée par un lobe frontal.D'un côté, ils devaient assembler des lettres majuscules et, de l'autre, des minuscules. Pendant qu'ils accomplissaient leurs tâches, le cerveau des participants était examiné au moyen de techniques d'imagerie médicale.Les scientifiques n'ont pas trouvé de différences significatives dans le traitement de ces deux tâches simultanées par les deux sexes. Et ils ont remarqué que les femmes aussi bien que les hommes éprouvent les mêmes difficultés à ajouter une troisième tâche.En 2.000, une autre étude montre cependant que le cerveau, des hommes comme des femmes, ne serait capable d'exécuter qu'une seule tâche à la fois. C'est une autre zone cérébrale, qui, en permettant la mémorisation de chacune des tâches, donne à la personne l'impression qu'elle est en mesure de mener les deux de front. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que deviennent les restes chirurgicaux ?
Lors d'une intervention chirurgicale, un organe ou un kyste peuvent être prélevés. Dans certains cas, même, l'opération consiste à amputer un membre. Les quelque 6,5 millions d'opérations pratiquées chaque année généreraient ainsi près de 170.000 tonnes de restes chirurgicaux. On peut se demander ce qu'ils deviennent.En principe, les restes chirurgicaux sont incinérésCes "déchets" d'un genre particulier sont classés dans la catégorie des "pièces anatomiques d'origine humaine". En tant que tels, ils ne sont pas mélangés aux autres et sont traités à part.En règle générale, ces restes sont incinérés. Ils peuvent l'être dans les hôpitaux qui sont équipés pour cela. Sinon, ils sont conservés, dans des conditions spécifiques et sur une durée maximale de huit jours, dans des endroits réfrigérés.Au terme de cette période, ils sont ensuite transférés dans des crématoriums, où ils sont brûlés.Mais il y a des exceptionsEn effet, tous les restes humains ne sont pas nécessairement incinérés. En effet, des tissus ou des cellules d'origine humaine sont conservés dans des plateformes de ressources biologiques, appelées aussi biobanques.Les scientifiques peuvent les utiliser pour faire des recherches, afin d'améliorer les connaissances sur certaines maladies. L'utilisation de ces prélèvements humains est conditionnée au consentement des personnes concernées. Il s'agit d'un consentement "libre et éclairé", selon la formule consacrée.Par ailleurs, les patients doivent être informés de la manière dont ces échantillons biologiques sont enregistrés, conservés et utilisés. Bien entendu, ces restes humains ne peuvent faire l'objet d'aucun commerce. De ce fait, ils ne peuvent être ni achetés ni vendus.Certains se demandent cependant si ce principe éthique est toujours respecté, notamment quand des laboratoires privés utilisent ces échantillons biologiques.L'incinération des restes chirurgicaux souffre une autre exception. Elle concerne les fœtus morts de plus de 15 semaines. S'ils le souhaitent, en effet, les parents peuvent les récupérer. Si ce n'est pas le cas, les hôpitaux ou les cliniques ont la possibilité, s'ils en décident ainsi, de les incinérer à part.En principe, la plus grande confidentialité, sur l'utilisation et le devenir des prélèvements humains, est assurée aux patients. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'épave du San Jose fait-elle polémique ?
En juin 1708, un navire espagnol, le San José, est coulé par des navires britanniques, au large de la ville de Carthagène des Indes, en Colombie. Si l'épave, récemment découverte, suscite la convoitise de plusieurs pays, c'est qu'elle est d'une exceptionnelle richesse.Une fabuleuse cargaisonCe 8 juin 1708, le San José avait pris la tête de la fameuse flotte des Indes, qui regroupait les navires emmenant chaque année en Espagne les richesses prélevées dans les colonies d'Amérique du Nord.Et la cargaison du navire était proprement fabuleuse. En effet, il transportait pas moins de 11 millions d'écus d'or, ce qui représentait environ 200 tonnes du précieux métal, chargées à Portobelo, dans le Panama actuel.Pour certains, le précieux chargement représenterait 3 milliards d'euros actuels, d'autres l'estimant même à 17 milliards ! Le 8 juin 1708, les navires de la flotte espagnole sont à l'arrêt dans la péninsule de Baru, au large de Carthagène.C'est là qu'ils rencontrent une escadre anglaise. L'Espagne et l'Angleterre étant alors adversaires, dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, une bataille navale s'ensuit. C'est alors que le San José explose et coule.Un trésor très convoitéL'épave du San José a été recherchée en vain durant des dizaines d'années. Mais elle ne fut retrouvée qu'en 2015. Depuis la découverte du navire naufragé, plusieurs pays se disputent la possession de sa précieuse cargaison.La Colombie la revendique comme un trésor d'État, au motif que l'épave a été retrouvée dans ses eaux territoriales. De son côté, l'Espagne rappelle que le galion appartenait à la Couronne espagnole.Elle invoque également une convention de l'Unesco, qui protège le site de la découverte, qui relève du patrimoine subaquatique. Toutefois, ce texte, que la Colombie n'a pas signé, ne règle pas la question de la propriété des épaves.Quant à la Bolivie, elle soutient que ce sont des Indiens natifs du pays qui ont extrait l'or chargé sur le navire. Il n'est pas jusqu'à la société américaine d'exploration ayant la première repéré l'emplacement du naufrage, au début des années 1980, qui n'ait revendiqué sa part du butin. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la neige artificielle est-elle fabriquée ?
Lors des jeux olympiques d'hiver qui viennent de se tenir à Pékin, toutes les épreuves de ski, notamment, se sont déroulées sur des pistes recouvertes de neige artificielle. Sa fabrication soulève des critiques parfois virulentes, car elle n'est guère respectueuse de l'environnement.Des gouttelettes d'eau qui gèlentPour fabriquer de la neige artificielle, il faut pulvériser des gouttelettes d'eau dans un air assez froid pour qu'elles gèlent avant de retomber au sol.En même temps, des "canons à neige", équipés de puissants ventilateurs, propulsent un air comprimé qui, lorsque la pression baisse, refroidit les gouttes d'eau et les fractionne.Plus nombreuses et plus petites, les gouttelettes gèlent ainsi plus facilement. Elles se transforment ainsi en petits cristaux de neige, ce qui permet d'obtenir de la neige artificielle.Un bilan écologique négatifDu fait du réchauffement climatique, les hivers ont tendance à être moins rudes. Par conséquent, la neige tombe moins souvent sur les stations de ski. Il faut donc la remplacer, de plus en plus souvent, par de la neige artificielle.Ce n'est pas un hasard si, aujourd'hui, plus du tiers des stations sont équipées pour produire cette neige artificielle. Leurs responsables y trouvent sans doute leur compte, mais pas l'environnement.En effet, le bilan écologique de cet enneigement artificiel n'est pas satisfaisant. En premier lieu, les canons et l'ensemble des appareils utilisés pour produire cette neige consomment beaucoup d'énergie.Les 10.000 canons à neige équipant les stations françaises engloutiraient ainsi quelque 108 millions de kwh, ce qui représenterait la consommation annuelle de près de 75.000 ménages.Le gaspillage d'eau n'est pas moindre. On estime les besoins en eau des canons à neige à environ 25 millions de m3 par saison, soit à peu près la consommation d'eau de 166.000 ménages.Et les choses sont encore pires dans des pays comme la Chine où, pour fabriquer la neige artificielle nécessaire aux derniers jeux olympiques, il a fallu puiser dans des réserves hydrauliques déjà insuffisantes dans certaines régions.À ce bilan déjà sombre, il faut encore ajouter les additifs mélangés à l'eau et l'accélération de l'érosion causée par la présence de tonnes de neige artificielle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'effet de la générosité sur le cerveau ?
Depuis quelques années déjà, des études semblent montrer que l'altruisme rendrait plus heureux. Il reste à savoir pourquoi le fait de donner aux autres représenterait un gage de bonheur.Mesurer le lien entre altruisme et bonheurDes travaux récents ont essayé de mesurer le lien éventuel entre la générosité et le bonheur. C'est dans ce but qu'en 2017 une équipe internationale de chercheurs a réuni un groupe de 50 volontaires.Ils ont d'abor été invités à répondre à des questions dont le but était d'apprécier leur niveau de bonheur. Ils ont ensuite appris qu'on allait leur donner, chaque semaine et durant un mois, une certaine somme d'argent.La moitié des participants devaient utiliser cet argent pour eux-mêmes, tandis que les autres devaient le dépenser en vue de faire plaisir à leur entourage. Les volontaires ont dû, par la suite, remplir un autre questionnaire, afin d'évaluer leur tendance à l'altruisme.Durant tout ce temps, leur cerveau était scruté au moyen de l'imagerie médicale. Résultat : les personnes ayant prévu de faire plaisir aux autres, ou qui montrent une propension à la générosité, seraient les plus heureuses.Un fonctionnement cérébral spécifiqueLes auteurs de cette étude internationale se sont aperçus que le cerveau des personnes portées à la générosité ne fonctionnait pas de la même manière que celui des participants moins altruistes.Cette propension à l'altruisme activerait certaines zones du cerveau, notamment impliquées dans l'empathie et dans ce qu'on appelle le circuit de la récompense. Le lien entre la générosité et le bonheur serait donc, pour l'essentiel, de nature physiologique.On lui prête cependant d'autres causes. Ainsi, certains auteurs supposent que la personne généreuse attendrait un surcroît de prestige et de reconnaissance de ses actions altruistes.D'autres chercheurs pensent qu'on n'est généreux envers autrui que parce qu'on en attend quelque chose en retour. Cette attention aux autres serait aussi une manière de renforcer l'entraide et la coopération du groupe, facteurs de cohésion pour une société.Même si chacune de ces explications conserve peut-être une part de vérité, la véritable cause du lien entre altruisme et bonheur serait donc à chercher dans le fonctionnement du cerveau. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle était la composition de l'astéroide de Toungouska ?
Le 30 juin 1908, une énorme explosion se fait entendre dans une région de Sibérie centrale. 2000 km2 de forêt sont détruits. Cet "événement de la Toungouska", comme on l'a appelé, aurait été produit par un objet céleste.Une région de Sibérie ravagéeEn ce 30 juin 1908, une violente déflagration secoue une région quasi désertique de la Sibérie centrale. Des millions d'arbres sont détruits, sur un rayon de 20 kilomètres. L'intensité de l'explosion est telle qu'elle serait 1.000 fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima.L'onde de choc est si intense qu'elle provoque des dommages dans un rayon de 100 kilomètres. Et la déflagration est si forte qu'on peut l'entendre à près de 1.500 kilomètres du lieu où elle s'est produite.Mais quelle peut être l'origine d'une telle catastrophe qui, heureusement, a fait très peu de victimes ? De nombreuses hypothèses ont été proposées. Selon la plus probable, cependant, cette catastrophe serait due à un astéroïde ou à une comète.Une catastrophe due sans doute à un objet célesteLa possible présence d'un objet cosmique dans la région concernée serait confirmée par de rares témoins, qui prétendent avoir aperçu, avant l'explosion, une boule de feu dans le ciel.Depuis 1927, plusieurs expéditions se sont rendues sur place. Elles ne trouvent pas trace d'un cratère principal, ni de débris pouvant provenir d'un astéroïde.Sur la base de ces observations, les scientifiques pensent que l'astéroïde, ou la comète, ne se seraient pas écrasés au sol. L'objet cosmique se serait plutôt désagrégé dans l'atmosphère, à une altitude comprise entre 5 et 15 kilomètres.Les scientifiques ne s'accordent pas sur le diamètre de cet objet céleste, qui serait compris entre 50 et 200 mètres. Quant à sa masse, on l'a estimée à environ 60.000 tonnes.Pour certains scientifiques, cependant, l'astéroïde aurait seulement frôlé la Terre, à une vitesse supérieure à 10 km/seconde, avant de repartir en direction du Soleil.Les spécialistes s'accordent à penser que cet objet céleste devait être composé d'un noyau de glace, qui se serait évaporé dans l'atmosphère, de roches et de fer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment calculer l'âge d'une étoile ?
La durée de vie d'une étoile peut nous renseigner sur sa composition et sur l'existence éventuelle de la vie dans le cosmos. mais, en dehors du Soleil, il est assez difficile de déterminer l'âge d'une étoile.L'importance de la masseEn évaluant, grâce à la radioactivité, l'âge de certaines météorites, on a pu mesurer celui du système solaire, et donc du Soleil. Ce dernier aurait à peu près 4,55 milliards d'années.Mais on ne dispose pas de telles météorites pour calculer l'âge des autres étoiles. Les scientifiques ont donc recours à d'autres méthodes. Ainsi, ils peuvent déduire l'âge de l'étoile de sa masse.En effet, celle-ci explique en partie son espérance de vie. Ainsi, plus l'étoile est massive, moins elle vit longtemps. Autrement dit, cette étoile transformera plus vite l'hydrogène en hélium, dépensant ainsi plus rapidement l'énergie qui la fait vivre.La couleur et l'âge sont également liésLes astronomes utilisent d'autres éléments pour apprécier l'âge d'une étoile. Ils repèrent ainsi sa couleur. La couleur, qui provient du type de réaction nucléaire se produisant au sein de l'étoile, varie en effet avec l'âge de l'astre.C'est ainsi que les étoiles les plus jeunes sont généralement jaunes. Puis, avec le temps, elles virent au rouge, avant de devenir blanches, pour certaines d'entre elles, à la fin de leur cycle de vie.Mais, comme elle est également liée à la masse de l'étoile, la couleur n'est pas toujours un bon indicateur de son âge.Les amas d'étoilesCependant, la meilleure méthode, pour connaître l'âge des astres, est l'étude des amas d'étoiles. Issues d'une même nébuleuse, elles sont nées en même temps.Or, pour avoir une idée de la longévité de ces étoiles, il suffit de repérer celles qui meurent le plus tard. Ce sont celles qui, en principe, ont la masse la plus faible, une certaine couleur, souvent blanche, et une grande luminosité.En partant de ces astres mourants, on peut déterminer plus facilement l'âge des autres étoiles composant l'amas. Quelle que soit la méthode choisie, il reste difficile de fixer cet âge stellaire avec précision. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les moustiques sont-ils vraiment attirés par certaines couleurs ?
En été, un repas entre amis peut être rapidement perturbé par les moustiques, dont les piqûres sont désagréables et parfois dangereuses. Plusieurs expériences ont montré que ces insectes étaient également attirés par certaines couleurs.Des moustique sensibles aux couleurs...Les moustiques femelles, qui sont les seuls à se repaître du sang de leurs victimes, ne les piquent pas au hasard. Plusieurs éléments les guident vers elles, à commencer par le CO2 qu'exhale leur respiration.La chaleur et la transpiration jouent aussi un rôle. Mais les scientifiques se sont aperçus que quelque chose d'autre encore attirait les moustiques. En effet, ils ont constaté qu'ils étaient sensibles aux couleurs.Ils l'ont découvert au cours de leurs expériences. Elles se sont déroulées dans des pièces spécifiques, où des pastilles de couleurs différentes avaient été placées. Dans un premier temps, les insectes étaient attirés par un jet de CO2.Ils se sont ensuite dirigés vers les pastilles rouges, orange et noires, alors qu'ils ne semblaient pas intéressés par les cibles de couleur blanche, verte ou violette....Mais pas n'importe lesquellesSi les moustiques sont plutôt attirés par des couleurs aux dominantes rouge et orange, c'est parce qu'elles sont associées à la peau humaine. Ces couleurs à grande longueur d'onde sont en effet une sorte de signature de notre épiderme.Et si une personne porte des vêtements rouges, c'est une raison de plus, pour les moustiques, de se diriger vers elle. Par contre, si sa main est recouverte d'un gant vert, par exemple, les moustiques ne s'en approcheront pas.Il semble que cette prédilection pour le CO2 et certaines couleurs soit d'origine génétique. Une preuve supplémentaire en est apportée par le comportement de moustiques dont le gène responsable de ces perceptions a été modifié.Les scientifiques ont alors remarqué que ces insectes restent indifférents aux émanation de CO2 comme à l'expression des couleurs qui provoquent l'intérêt immédiat de leurs congénères non génétiquement modifiés.Cette meilleure connaissance des mœurs du moustique devrait permettre de mettre au point des produits plus efficaces, susceptibles de les tenir éloignés de leurs potentielles victimes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En quoi consitent les limites planétaires ?
Les "limites planétaires" sont un nouveau concept forgé, en 2009, par une équipe internationale de chercheurs. Il désigne, dans différents domaines, les seuils que l'humanité ne doit pas franchir pour continuer à vivre sur Terre dans des conditions optimales. Certaines de ces limites ont d'ores et déjà été dépassées.De précieux indicateurs sur le développement de la planèteCette notion de "limites planétaires" a été définie, en 2009, par un ensemble de scientifiques de diverses nationalités. Puis le concept a été actualisé en 2015.Le concept est considéré comme un outil d'analyse crédible des risques environnementaux qui peuvent, à terme, menacer l'avenir de la planète. C'est pourquoi il est pris en compte aussi bien par les Nations-Unies que par l'Union européenne ou la France.Les chercheurs ont retenu neuf limites planétaires. Parmi elles, on peut noter le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la charge en aérosols atmosphériques, la consommation d'eau douce ou encore le changement dans l'utilisation des sols.De nombreuses limites déjà franchiesLes chercheurs à l'origine du concept de "limites planétaires" tirent déjà la sonnette d'alarme. D'après eux, en effet, la majorité de ces limites aurait déjà été dépassée.Ainsi, la concentration de CO2 dans l'atmosphère, en partie responsable du réchauffement climatique, serait supérieure au seuil maximal fixé par les scientifiques. Il y aurait également trop de phosphore dans l'eau douce et les océans.Par ailleurs, la couche d'ozone, qui protège des rayons solaires dangereux, diminuerait d'une manière trop forte et trop rapide dans certaines régions du globe. Toutefois, cette limite n'aurait pas été franchie au niveau de la planète.De même, les changements d'affectation des sols, dus notamment à la déforestation, seraient trop importants, ce qui entraînerait, entre autres conséquences, une plus grande émission de gaz à effet de serre.En revanche, d'autres seuils n'auraient pas encore été franchis. C'est le cas de l'acidification des océans, due en partie à l'homme, ou de la consommation d'eau douce, qui, à ce stade, ne dépasserait pas les ressources potentielles.Cet impact de plus en plus important de l'activité humaine sur l'environnement nous aurait fait passer à l'ère de l'Anthropocène, marquée par la prédominance de l'empreinte de l'homme sur le milieu naturel. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelques suggestions pour ce week-end
Choses à Savoir Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/Choses à Savoir Santé: https://www.chosesasavoir.com/podcast/sante/Choses à Savoir Economie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/economie/Choses à Savoir Gastronomie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/voyage/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les filaments découverts au centre de la galaxie ?
Grâce à des radiotélescopes de plus en plus performants, il est possible d'observer la Voie lactée avec une précision accrue. Certaines de ses composantes, comme des centaines de filaments magnétiques, sont encore mal expliquées.Une image très claire de la Voie lactéeLa Voie lactée se trouve à environ 25.000 années-lumière. Elle est donc difficile à observer. D'autant que des poussières cosmiques en voilent souvent la vision.Malgré ces obstacles, les images obtenues par des astronomes sud-africains sont d'une précision surprenante. Il faut dire qu'ils ont utilisé un radiotélescope considéré aujourd'hui comme le plus performant de tous les appareils disponibles.L'une de ces images est le résultat de 20 séances d'observation, étalées sur 200 heures. Cette imagé, à la résolution exceptionnelle, couvre une vaste zone. Les scientifiques ont donc pu y observer des phénomènes fascinants, dont l'un a particulièrement retenu leur attention.De mystérieux filamentsIl s'agit de filaments longilignes, dont la trace dorée s'étire dans l'espace. On en compte environ un millier. Ils sont disposés en grappes ou installés côte à côte, par paires. Par ailleurs, ils semblent placés à égale distance les uns des autres.Certains s'allongent sur environ 150 années-lumière. À vrai dire, ces étranges filaments ne sont pas une révélation. En effet, ils ont été découverts voilà déjà 35 ans.Mais l'image très nette obtenue par la radiotélescope sud-africain permettra peut-être d'en apprendre davantage à leur sujet. En effet, on ne sait pas grand chose sur ces filaments.Ils possèdent d'intenses champs magnétiques, qu'il est d'ailleurs possible de voir sur l'image. Il semble que des particules cosmiques entrent en collision avec le champ magnétique de ces filaments, provoquant des émissions radio.C'est du moins ce que pensent les scientifiques. Pour le reste, les connaissances sont minces. En effet, les astronomes ne savent pas comment se sont formés ces filaments. Pourraient-ils être en relation avec l'immense trou noir installé au centre de notre galaxie ?Seraient-ils les résidus d'une supernova, cette étoile massive qui finit par s'effondrer ? Les données fournies par le télescope permettront peut-être de répondre à ces questions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi notre cerveau consomme-t-il tant d'énergie ?
On sait que le cerveau dépense une partie notable de l'énergie produite par le corps. Jusque là, ce phénomène demeurait assez mal expliqué. Une nouvelle recherche permet de mieux en comprendre les raisons.Une dépense énergétique mal compriseLe cerveau ne représente que 2 % du poids du corps humain, mais il engloutit environ 20 % de son énergie. En effet, il en dépense environ 20 %, sous forme de glucose. Et les scientifiques ont constaté que cette consommation d'énergie restait toujours aussi importante, que le cerveau soit actif ou au repos.Même l'activité cérébrale d'une personne dans le coma réclame sa part d'énergie. Pour fonctionner, le cerveau a donc besoin d'une grande quantité de glucose.Jusque ici, cette dépense énergétique du cerveau était mal comprise des scientifiques. Mais une nouvelle étude américaine vient enfin de proposer une explication à ce mystérieux phénomène.Une activité neuronale énergivoreLes chercheurs ont en effet identifié la cause de cette intense consommation d'énergie du cerveau. Elle trouverait son origine dans le processus permettant aux neurones de communiquer entre eux.Cette communication s'opère au niveau des synapses, qui sont des zones d'échanges d'informations entre deux neurones. Les neurones transmettent ces informations en libérant des neurotransmetteurs.Les messages sont concentrés dans des vésicules, puis voyagent d'un neurone à l'autre. Toutes ces opérations exigent une grande consommation d'énergie. Et les vésicules contenant les informations auraient besoin de cette énergie en permanence, même quand le cerveau est au repos.On comprend mieux l'ampleur de cette dépense énergétique quand on se rappelle que chaque synapse contient des centaines de ces vésicules, qui sont encore plus nombreuses à la surface des neurones. Quant à ces derniers, on en trouve plusieurs dizaines de milliards dans le cerveau.Dès lors, on mesure mieux les énormes besoins énergétiques d'une machinerie aussi complexe, qui ne cesse jamais de fonctionner.Les scientifiques rappellent cependant que leur recherche n'a porté que sur une seule région du cerveau. D'autres travaux seront donc nécessaires pour vérifier que le processus à l'œuvre est le même dans le reste de l'encéphale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où la station spatiale internationale va-t-elle s'écraser ?
Lancée et mise en orbite en 1998, la station spatiale internationale devrait être démantelée en 2031. Une zone bien précise du globe a été choisie pour en accueillir les débris.Une existence prolongéeIl avait d'abord été décidé que la station spatiale internationale, ou ISS en anglais, ne serait plus opérationnelle dès 2015. Mais la Nasa vient d'annoncer une nouvelle prolongation de son existence jusqu'en 2031.Mais toutes les composantes de la station ne devraient pas pour autant s'écraser sur Terre ou, plus exactement, tomber dans l'océan. En effet, certains modules devraient être réemployés dans d'autres projets, comme l'éventuelle construction d'une station spatiale américaine.Les autres parties de l'ISS seront alors sorties de son orbite actuelle et dirigées sur Terre. Il est à noter que seulement quelques débris y parviendront, le reste se désintégrant dans l'atmosphère.Une zone perdue dans le Pacifique SudLe lieu vers lequel seront dirigés les débris de l'ISS n'a pas été choisi au hasard. En effet, cette zone de l'océan Pacifique Sud, nommée le point Nemo, a été retenue parce que c'est le point le plus éloigné de toute terre qu'on ait pu trouver. Il s'agit donc d'un secteur totalement inhabité et dont les fonds marins ne seraient pas très riches.Et c'est pour cette raison que bien d'autres restes de satellites ou d'autres engins spatiaux se sont abîmes dans cette région. On compte en effet, dans ce véritable cimetière marin, plus de 260 débris spatiaux de toutes origines, échoués là depuis le début des années 1970. On y trouve notamment les débris de la station Mir, qui, en 2001, se sont engloutis ici.Un périmètre d'amerrissage très vaste a été délimité, les débris ayant en effet tendance à s'éparpiller avant de toucher l'eau. Les restes de la station spatiale internationale devraient donc tomber sur Terre sans blesser personne.Les autorités des pays les plus voisins de la zone d'amerrissage, comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, surveillent tout de même ce périmètre avec beaucoup d'attention. C'est ainsi que tous les bateaux amenés à croiser dans ces parages seront invités à éviter cette zone durant une certaine période. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les paillettes de brouillage fonctionnent-elles ?
Les paillettes font partie de l'arsenal de la plupart des armées. Visant à induire l'ennemi en erreur, elles sont l'une des techniques les plus courantes de brouillage mécanique.Des fibres brillantesL'usage des paillettes de brouillage est apparu au cours de la Seconde Guerre mondiale, où elles furent utilisées par les principaux belligérants.Les paillettes se présentent sous la forme de fils conducteurs ou de bandes métalliques de diverses longueurs. Elles sont surtout faites de fibres synthétique ou de fibres de carbone, recouvertes d'une fine pellicule de métal ou de plastique.Le matériau composant ce mince film est choisi en fonction de son aspect brillant et de sa capacité à empêcher les paillettes de se regrouper en une masse trop compacte.Les paillettes fonctionnent comme des leurresLe but de ces paillettes de brouillage est de renvoyer vers le radar un écho erroné. Pour cela, elles doivent correspondre à sa longueur d'onde.Les paillettes peuvent être dispersées dans l'atmosphère par un avion, ce qui produit, en quelque sorte, un écran de fumée qui brouille le signal du radar. Ces paillettes se déplacent avec le vent et créent donc des signaux changeants.En cas d'attaque par un missile, de petits nuages de paillettes sont lancés au moyen d'un projectile. Ils fonctionnent alors comme des leurres, qui permettent de détourner l'attaque.Durant la guerre froide, les Américains utilisaient des avions dotés d'un matériel spécifique. Certains appareils pouvaient en effet détecter les longueurs d'onde des radars mis en service par le pays adverse.Des machines étaient dès lors capables de découper des paillettes adaptées à ces longueurs d'onde et susceptibles de brouiller les émissions des radars ennemis.Les paillettes ne sont pas seulement utilisées par les armées. Les services météorologiques s'en servent aussi pour étudier la circulation des courants aériens dans la haute atmosphère.Il est à noter que les paillettes ne parviennent pas toujours à brouiller les émissions des radars les plus modernes. En effet, ceux-ci sont équipés de dispositifs qui leur permettent d'isoler un avion, par exemple, des paillettes plus lentes qui l'environnent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'effet placebo existe-t-il chez les animaux ?
On sait que l'effet placebo est bien présent chez l'homme. il serait même responsable d'une partie non négligeable des guérisons. Mais un animal peut-il être sensible à un tel effet ?Un effet placebo très présent chez l'homme...On sait qu'un produit anodin, ne contenant aucun principe actif, est capable de guérir certaines personnes. Environ un tiers des patients ressentiraient cet effet placebo. Il se révélerait très efficace pour aider les malades souffrant de certaines affections, comme des ulcères ou la maladie de Parkinson.Dans 70 % des cas, l'effet placebo soulagerait les personnes souffrant de dépression, obtenant ainsi les mêmes résultats que les médicaments.Ses causes sont encore mal connues. Mais les médecins pensent que l'intime conviction d'être guéri par le produit qu'on lui fait prendre explique en partie le soulagement ou la guérison du patient.Une telle réaction psychosomatique amènerait des modifications dans le cerveau, susceptibles, à leur tour, de favoriser une amélioration de la santé du patient....Mais peut-être aussi chez l'animalS'il ne fait pas de doute que les hommes ressentent l'effet placebo, qu'en est-il des animaux ? Sont-ils capables de l'éprouver ? A priori, on serait tenté de répondre par la négative.En effet, un animal n'est pas capable de faire un lien conscient entre un produit et la conviction qu'il va le guérir. Pourtant, certaines expériences semblent montrer que les animaux ne seraient pas insensibles à cet effet placebo.Une récente étude, menée sur des chats, paraît suggérer l'efficacité de l'effet placebo dans le traitement d'une maladie articulaire. Mais les observations, forcément subjectives, sont faites par les propriétaires des animaux. Une autre étude révèle un certain effet placebo chez des chiens souffrant d'arthrite.Si cet effet était avéré, il pourrait d'abord s'expliquer par un certain conditionnement de l'animal, qui associerait la prise d'un médicament à une certaine expérience physique, comme les chiens de Pavlov salivant à l'écoute des pas des personnes leur apportant de la nourriture.De même, la confiance exprimée par le propriétaire du chien ou du chat en l'efficacité du produit pourrait se transmettre à l'animal, comme en témoignerait l'expérience quotidienne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'effet de la domestication des chats sur leur cerveau ?
Les chats font partie des animaux domestiques les plus appréciés. Mais cette domestication, qui remonte à environ 10.000 ans, ne serait pas sans conséquences sur la taille du cerveau de ces petits félins.Des recherches sur le cerveau des chats domestiquesLes recherches sur l'évolution du cerveau des chats, et notamment sur d'éventuelles modifications de sa taille, ne sont pas nouvelles. Depuis les années 1960 et 1970, des chercheurs essaient de mesurer l'influence de la domestication sur un éventuel rétrécissement de l'encéphale des chats.Des études comparables, menées sur d'autres animaux, comme les lapins ou les moutons, ont également conclu à un effet possible de la domestication sur la diminution de la taille du cerveau de ces animaux.Mais une nouvelle étude autrichienne, plus systématique, vient confirmer ces hypothèses. Pour la mener à bien, les chercheurs ont comparé le volume crânien de nombreux chats domestiques avec celui de diverses espèces de chats sauvages.Et ils ont complété leur travail par l'examen de crânes appartenant à des chats hybrides, résultats du croisement de chats domestiques et de chats sauvages.Un encéphale plus petitLes conclusions des chercheurs sont claires. Le cerveau des chats domestiques est plus petit que celui de leurs congénères sauvages. Et cette influence de la domestication sur l'évolution de la taille du cerveau de ces animaux semble confirmée par le volume crânien des chats hybrides.En effet, ils ont un cerveau de taille médiane, moins grand que celui des chats sauvages, mais plus développé que celui des chats domestiques.Le lien entre la domestication des chats et le rétrécissement de leur cerveau reste encore assez mystérieux. Les chercheurs pensent qu'au fil du temps, la domestication aurait entraîné la sélection des animaux les plus dociles.Aussi certaines zones du cerveau, impliquées dans la réponse de l'animal aux menaces et au stress, se seraient-elles moins développées. Mais des recherches plus approfondies, menées sur des espèces plus variées et plus nombreuses, seront nécessaires pour confirmer, ou infirmer, une telle hypothèse.En tout cas, cette diminution de la taille du cerveau ne semble pas modifiée par un retour à la vis sauvage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Toutes les espèces d'arbres ont-elles été découvertes ?
La flore du globe n'a pas encore révélé toute sa richesse. C'est ce que vient encore confirmer une nouvelle étude, selon laquelle plusieurs milliers d'espèces d'arbres resteraient encore à découvrir.Des milliers d'espèces d'arbres encore inconnuesUn peu plus de 64.000 espèces d'arbres sont déjà connues. Mais il en resterait encore beaucoup à découvrir. C'est ce que suggère une étude de vaste ampleur, menée par une centaine de scientifiques du monde entier.D'après eux, 9.200 espèces d'arbres seraient encore à répertorier. La grande majorité de ces espèces se trouveraient dans les vastes forêts tropicales et subtropicales de la planète, qui abritent déjà une notable proportion des essences connues. Difficiles d'accès, ces régions rendent en effet plus difficiles les relevés permettant de répertorier de nouvelles espèces.Et certaines zones, comme l'Amérique du Sud, qui regroupe 43 % des espèces d'arbres connues, ou l'Eurasie, qui vient en seconde position, accueillent davantage de forêts que d'autres régions de la planète.Une contribution à la préservation des arbresCet imposant travail de recherche a permis d'élaborer le plus important répertoire de données dont on dispose sur les arbres. Il contient de très nombreuses informations sur la taille ou la longévité des arbres, ainsi que sur les caractères de leurs différentes espèces.La mention, dans cette étude, des milliers d'espèces restant à découvrir, est également d'une grande importance. En effet, il est probable qu'une bonne partie de ces arbres appartiennent à des espèces rares, dont les spécimens sont sans doute peu nombreux et répartis sur un secteur limité.Dans certains cas, il peut même s'agir d'arbres uniques. Il va de soi que de telles espèces sont plus vulnérables. Aussi ce travail, et l'établissement du recueil de données qu'il a suscité, permettront sans doute de découvrir plus rapidement ces espèces et d'organiser ainsi leur protection.L'enregistrement de toutes les espèces d'arbres existantes est en effet un travail préalable indispensable à la mise en place de politiques de préservation. Aussi cette étude, destinée à comptabiliser les espèces d'arbres encore inconnues, participe-t-elle des efforts entrepris pour lutter contre les dégradations des forêts dues à l'action de l'homme. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La rétine contient-elle la date de votre mort ?
Il est aujourd'hui possible de mesurer l'état physiologique d'une personne en prenant en compte certains indicateurs. La rétine est l'un d'entre eux.Un écart entre deux âgesQuand on dit d'une personne qu'elle a tel âge, il faut s'entendre sur la signification exacte de ce terme. En fait, elle en a plusieurs. En premier lieu, l'âge chronologique désigne le nombre d'années que la personne a vécues depuis sa naissance.De son côté, l'âge biologique mesure le vieillissement du corps. Ainsi, un fumeur ou une personne souffrant de certaines maladies verra son organisme se dégrader plus rapidement.Par conséquent, ces deux âges ne coïncident pas toujours. Ainsi, une personne peut être plus "vieille", d'un point de vue biologique, que ce qu'annonce son âge chronologique.Or, il existe au moins un moyen pour mesurer cet écart et prédire, d'une certaine manière, le vieillissement prématuré d'un individu. Il s'agit de l'examen de la rétine.Un bon marqueur du vieillissementLa rétine serait en effet très sensible au vieillissement de l'organisme. Elle en serait donc un marqueur pertinent. C'est pourquoi des chercheurs australiens ont voulu s'en assurer.Pour ce faire, ils ont examiné la rétine d'environ 47.000 volontaires adultes, dont l'âge variait entre 40 et 69 ans. Pour mener à bien leur recherche, ils ont pu mettre au point environ 80.000 images du fond de l'œil de ces personnes.À partir de l'état de sa rétine, les chercheurs ont pu déterminer l'âge biologique de chaque participant. Ils ont constaté que l'âge chronologique et l'âge biologique n'étaient pas forcément les mêmes, l'écart entre les deux recevant ici le nom d' "écart d'âge rétinien".Or, ils ont constaté que, quand cet écart progressait d'un an, le risque de mortalité, toutes causes confondues, s'élevait de 2 %. Et si cet écart était plus important, entre trois ans et demi et dix ans, la personne avait entre 49 et 67 % de risques supplémentaires de connaître un décès prématuré.L'examen de la rétine permettrait donc de repérer assez tôt le vieillissement rapide de l'organisme, et donc le risque, pour la personne concernée, de connaître un décès précoce. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les insectes parviennent-ils à voler sous la pluie ?
Vous avez peut-être remarqué que, même si le temps tourne à la pluie, les insectes continuent souvent à voler. Mais comment font ces êtres minuscules pour passer entre les gouttes d'eau ?Des moustiques sous la pluieDes chercheurs américains ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont donc enfermé des moustiques dans des boîtes transparentes, et, grâce à un dispositif spécifique, ils ont reproduit une averse.Ainsi, ils ont pu observer le comportement de ces insectes confrontés à la pluie. Ils ont alors constaté qu'aucun moustique n'avait souffert de l'averse.Les stratégies des insectesUne goutte de pluie est souvent beaucoup plus lourde que le frêle insecte. Sa masse peut être de deux à cinquante fois supérieure à la sienne. Légèrement déstabilisé, l'insecte perd un peu d'altitude mais résiste au choc.Comment fait-il ? En premier lieu, il est protégé par la robustesse de son exosquelette, cette armature externe qui, comme les tortues ou certains mollusques, protège aussi de nombreux insectes.Par ailleurs, la faible masse de l'insecte lui évite d'être emporté par la goutte d'eau. Et, si elle le submerge, il ne se noie pas pour autant, du moins pas souvent. En effet, il est capable de retenir sa respiration très longtemps.Au bout d'un certain temps, il semble inanimé, mais revient à la vie dès qu'il peut sortir de la goutte d'eau. Il sait aussi en accompagner la trajectoire, puis lui fausser compagnie avant qu'elle ne touche le sol.La protection d'un abriMais une pluie violente peut tout de même mettre à mal certains insectes, comme le papillon, auquel elle peut arracher ses écailles. Aussi, quand un insecte sent venir la pluie, il essaie le plus souvent de se mettre à l'abri.Dès lors, il recherche tous les lieux susceptibles de le protéger de l'averse. Certains insectes s'abritent sous les feuilles, D'autres, comme les fourmis ou les abeilles, se réfugient dans leurs nids.Ainsi, les fourmis se calfeutrent dans leur abri recouvert d'aiguilles de pin ou d'autres débris de végétation. Là, elles ne craignent plus la pluie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où viennent les feux-follets ?
Petites lueurs vacillantes s'élevant au-dessus des lacs ou des marais, les feux-follets ont suscité de nombreuses légendes. Mais des hypothèses plus scientifiques essaient d'expliquer leur formation.Des feux-follets dans les cimetièresLes feux-follets sont de petites lumières scintillantes, qui se manifestent, durant quelques instants, dans les cimetières ou les lieux humides. Elles ont la particularité de s'éloigner de l'observateur quand il s'en rapproche.De tels caractères ont fait attribuer leur présence à des êtres surnaturels ou à des âmes en peine. Mais des explications plus rationnelles ont été proposées.Pour certains, ces flammes éphémères seraient le résultat de réactions chimiques produites par les ossements des défunts. La fin des enterrements en pleine terre, propices à ce type de phénomènes, expliquerait d'ailleurs la raréfaction des feux-follets dans les cimetières.D'autres explicationsLes scientifiques pensent depuis longtemps que les feux-follets seraient liés à des émanations de gaz des marais. Mélange de méthane et d'autres gaz, il se manifesterait dans les marécages ou les tourbières.Mais l'hypothèse selon laquelle ce gaz prendrait feu, en quelque sorte, sous l'action de la foudre, est rejetée aujourd'hui par la plupart des chercheurs.Pour expliquer les feux-follets, ils retiennent généralement une autre hypothèse, qu'ils estiment plus plausible. Ces lueurs seraient dues à l'oxydation de certains composés, comme le méthane ou la phosphine.Dans certaines conditions, leur mélange peut s'enflammer, au contact de l'oxygène contenu dans l'air, et provoquer l'émission d'une lueur.Pour d'autres scientifiques, les feux-follets seraient dus à la piézoélectricité. Il s'agit de la faculté qu'ont certains corps de produire de l(électricité sous l'effet de certaines contraintes mécaniques.Le déplacement des plaques de l'écorce terrestre pourrait ainsi dégager une forme d'électricité à partir de corps comme le quartz ou le silicium. Ces émanations électriques seraient donc à l'origine des feux-follets.Mais des animaux, vivant notamment dans les forêts, pourraient aussi expliquer l'apparition de certains d'entre eux. On pense tout de suite aux lucioles. Mais certaines chouettes pourraient aussi les produire. Reflétée par la Lune, la blancheur de leurs ailes pourrait en effet donner l'illusion de lueurs fugaces. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où viennent les bulles dans le champagne ?
Cette question semble tarauder un grand nombre de personnes si l'on en croit les requêtes Google. Elle est en effet l’une des recherches les plus fréquentes au sujet du Champagne.Pour y répondre il faut d'abord savoir que les vins de Champagne, produits au moins depuis le Ve siècle, n’ont pas toujours eu de bulles. En effet, la technique d’élaboration du champagne mousseux n’est pas maitrisée avant la fin du XVIIe siècle ! La légende veut que ce soit Dom Pierre Pérignon, moine cellérier de l’abbaye d’Hautvillers de 1668 jusqu’à son décès en 1715, qui ait inventé le champagne tel qu’on le connait aujourd’hui. En réalité ce n’est pas le cas, mais il a bien fait de l’assemblage un art en sélectionnant des raisins de différentes provenances en amont du pressurage afin d’obtenir des vins mieux équilibrés. Le Champagne mousseux est né de la volonté de comprendre et de maîtriser un phénomène naturel. En effet, la Champagne est un vignoble septentrional, au climat rude pour la vigne. La vendange avait donc lieu assez tard, en octobre. Pour cette raison, les levures du raisin n’avaient pas le temps de terminer la fermentation quand le froid de l’hiver survenait, bloquant ainsi leur action. Mais au printemps, quand le vin était en bouteille, elles reprenaient vie. Lors de cette deuxième fermentation, le gaz carbonique ne pouvant s’échapper, les bulles apparaissent. Le vin se met à pétiller, à tel point qu'il arrivait au départ que cela fasse exploser les bouteilles.Mais pendant longtemps, les connaissances scientifiques limitées ne permettaient pas de comprendre ce phénomène de la fermentation. Finalement ce fut grâce aux travaux de François, Maumené, Chaptal et Pasteur, que l'on finit par saisir l’importance des levures et de l'apport de du dosage en sucre à la mise en bouteille. On apprit aussi à mesurer la pression à l’intérieur des bouteilles. C’est à ces pionniers que nous devons la méthode champenoise, si réputée aujourd’hui pour sa rigueur et son excellence. Aussi, vous l’avez compris, les bouteilles sont un véritable outil de création des bulles. Voyons cela de plus près.La fermentation a lieu sous l’action des levures, qui consomment le sucre pour libérer du gaz carbonique et des composés à l’origine des arômes du vin. Mais il y a deux situations possibles :- si le vin est élevé en cuves ou en fût, le gaz s’échappe. C’est ce qui se produit pour les vins tranquilles.- alors que si le vin est mis en bouteilles, le gaz carbonique issu de la fermentation reste emprisonné dans celle-ci. C’est la prise de mousse.Et puis, autre élément déterminant relative aux bouteilles, il devient important de l’adapter au processus que je viens de vous décrire. Vous remarquerez ainsi que le verre des bouteilles de champagne est bien plus épais que celui des bouteilles de vins « tranquilles », et ce afin de résister à la pression, de 5 à 6 kg/cm2. Il en va de même pour le bouchon, obligatoirement en liège et renforcé par un muselet et une plaque de muselet, invention brevetée en 1844 par Adolphe Jacquesson, négociant à Chalons en Champagne.Enfin, attardons-nous sur l'impact des bulles sur la dégustation.Quand on ouvre la bouteille, le gaz carbonique dissous dans le vin repasse à l’état de gaz et s’échappe progressivement sous forme de bulles. Le verre aussi est important par sa forme et la présence de micro-aspérités, qui vont permettre la formation des bulles. Elles retiennent des micro-bulles qui peu à peu grossissent et se détachent pour former un train de bulles jusqu’à la surface du vin, jusqu’à 50 par seconde. D’où l’importance d’un verre assez ventru à la base pour les laisser évoluer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'âge des pailles ?
L'épisode dont je vous recommande l'écoute se trouve sur le podcast Choses à Savoir Culture Générale:https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/---------------------------------------------------Des tubes métalliques remontant à plus de 5.000 ans et découverts, à la fin du XIXe siècle, par un archéologue russe, pourraient avoir eu un autre usage que celui qui leur avait été attribué au départ. De longs tubes métalliques... C'est dans le Caucase qu'un archéologue russe met au jour, en 1897, de grands tubes métalliques revêtus d'or ou d'argent. Ils ont été trouvés, avec d'autres objets, dans un site funéraire comprenant également de nombreux ossements. D'après les experts, ils auraient été fabriqués voilà environ 5.500 ans. Les tubes découverts se signalent par leur finesse et leur longueur, puisqu'ils mesurent plus d'1,10 mètre. De petites entailles ont été ménagées dans les tubes, décorés de délicates figurines représentant des taureaux. L'archéologue qui a découvert les tubes pense qu'ils ont pu être utilisés de deux manières. On aurait pu s'en servir comme des sceptres ou comme des sortes des piliers, destinés à soutenir les auvents qui devaient surplomber les cercueils durant la procession funéraire. Puis ces objets étaient enterrés avec les défunts. Les tubes ont ensuite été exposés dans les vitrines du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. ...Qui sont peut-être des pailles à boire Mais l'usage de ces longs tubes métalliques vient d'être reconsidéré par les chercheurs. Compte tenu de leur forme, de la présence d'une petite perforation à l'une des extrémités et de la position de ces objets, découverts près des mains des corps retrouvés, il devait plutôt s'agir de pailles. Elles auraient été utilisées pour boire de la bière. Pas de manière isolée mais en commun. En effet, les buveurs s'asseyaient autour d'un grand récipient rempli de bière et, au moyen des longues pailles métalliques, sirotaient le liquide. Ces pailles étaient également conçues pour filtrer la boisson, qui devait être assez épaisse. L'utilisation de tels ustensiles pour boire de la bière, dans une jarre commune, semble attestée dans l'Iran et l'Irak actuels à une période comprise entre 4.O000 et 5.000 ans avant notre ère. Si on est bien en présence de pailles servant à boire de la bière, il s'agit sans doute des plus anciens spécimens découverts jusqu'à présent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La synchronisation des règles existe-t-elle ?
Certaines femmes, et aussi quelques chercheurs, pensent que les règles de femmes vivant ensemble peuvent se produire en même temps. Mais des études récentes tendent à prouver que cette supposée synchronisation des règles tiendrait plus du mythe que de la réalité.Des dates concordantesVous avez peut-être entendu parler de cette hypothèse selon laquelle des femmes vivant ensemble, du moins un certain temps, finiraient par avoir leurs règles à peu près au même moment.Il peut s'agir de membres de la même famille, de colocataires ou encore d'étudiantes partageant la même chambre. Cette idée d'une "synchronisation" est largement fondée sur une étude de 1971, due à une psychologue américaine.Celle-ci avait noté les dates des règles de plus de 130 étudiantes dormant dans le même dortoir. Et elle avait conclu que les cycles menstruels de ces jeunes femmes concordaient souvent.Elle avait attribué ce phénomène à l'action des phéromones, des signaux chimiques odorants produits par l'organisme.Une légende plutôt qu'une réalité ?Cependant, des études récentes remettent en question cette supposée synchronisation des règles. L'une de ces recherches, pilotée par des chercheurs britanniques, a porté sur 360 binômes féminins.Ils ont été sélectionnés parmi 1.500 candidates, à qui l'on demandait de préciser les liens qui les unissaient à une autre femme. Il pouvait s'agir d'une mère, d'une sœur, d'une colocataire ou encore d'une camarade de chambre. Bref, il fallait choisir des femmes partageant une partie de leur vie, c'est-à-dire une période assez longue pour couvrir au moins trois cycles menstruels.Au terme de cette étude, les chercheurs ont constaté que seuls 79 de ces paires féminines, sur 360, avaient leurs règles à des dates similaires. Les cycles menstruels de tous les autres "couples" ne se produisaient pas au même moment.Ils en ont donc conclu que le fait de vivre en commun ne prédispose pas les femmes à avoir leurs règles en même temps. Il semble donc que la synchronisation des règles relève plus du domaine de la légende que de celui de la réalité.Si une concordance des dates est tout de même relevée, elle pourrait simplement s'expliquer par le hasard. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le premier animal créé par l'Homme ?
En croisant des animaux entre eux, les hommes ont pu créer des êtres hybrides, comme le ligre, croisement entre un lion et une tigresse, ou le zébrâne, produit d'un accouplement entre un zèbre et un âne. Mais l'animal hybride le plus ancien, et le premier créé par l'homme, serait le kunga.Le produit de deux ânes différentsLes scientifiques ont retrouvé la trace du kunga dans un site du nord de la Syrie, qui faisait alors partie de l'ancienne Mésopotamie. Ils y ont découvert les ossements d'un animal datant d'environ 4.500 ans.C'est l'analyse de l'ADN de ces restes qui leur a permis de conclure que l'animal qui gisait là était le produit du croisement entre une ânesse domestique et un âne sauvage. On a donné le nom de "kunga" à ce premier animal sorti, en quelque sorte, des mains de l'homme.L'existence du kunga, premier animal hybride, explique la présence, dans l'art mésopotamien, d'animaux ressemblant à des chevaux, alors que cet animal n'avait pas encore été domestiqué.Des animaux de prestigeLes hommes de cette époque ont dû penser qu'en croisant ces deux animaux, ils obtiendraient une nouvelle sorte d'âne, aux qualités plus éminentes. Ils espéraient sans doute qu'il serait plus endurant, plus rapide et même plus grand.En effet, les Mésopotamiens avaient besoin d'animaux robustes pout tirer les chariots à quatre roues qu'ils conduisaient dans les batailles. Mais ces animaux avaient une autre fonction : compte tenu de leur coût, ils servaient aussi à révéler le rang social de leurs propriétaires.Selon certains spécialistes, les kungas auraient également tenu leur place dans le déroulement de certaines cérémonies, de nature militaire surtout.Pendant une longue période, le croisement entre ânesses domestiques et ânes sauvages aurait été organisé de manière méthodique. Cette hybridation aurait fait l'objet d'une organisation quasi industrielle.Mais la domestication des chevaux sauvages, qui se produit dans cette région voilà à peu près 4.000 ans, se traduit par le déclin rapide des kungas. Il ne pouvait en être autrement, de toute façon, car ces animaux hybrides étaient incapables de se reproduire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Y a-t-il eu un océan sur Mars ?
Peu à peu rassemblés par les scientifiques, des indices convergents semblent attester la présence d'eau liquide sur Mars à une certaine période de son histoire. Selon une récente étude, un océan aurait même pu s'y former.De l'eau liquide...Mars s'est formée voilà environ 4,5 milliards d'années, peu de temps après la naissance du système solaire. 500 millions ou 1 milliard d'années plus tard, elle bénéficiait sans doute d'une atmosphère plus humide et chaude que celle que nous lui connaissons aujourd'hui. Pour cette raison, les scientifiques ont baptisé cette période l'ère "noachienne".D'après les scientifiques, celle-ci aurait donc été propice à l'apparition d'eau liquide sur la planète rouge. En effet, les observations des engins déposés à la surface de Mars font état de rivières, qui auraient creusé des vallées....Et un océanAujourd'hui, et une étude française le confirme, les scientifiques pensent qu'un océan a pu se former à la surface de la planète rouge. Il serait apparu durant l'ère noachienne, voilà environ 4 ou 3,5 milliards d'années.Plusieurs indices le laissent supposer. Ainsi, les scientifiques auraient repéré les traces laissées par les rivages de cet océan, situé dans l'hémisphère Nord de Mars. Par ailleurs, on a repéré des dépôts spécifiques, apportés par un gigantesque tsunami provoqué par la chute d'une météorite.Les scientifiques ont en effet remarqué un cratère correspondant à cet impact et dont les caractères correspondraient à la chute de la météorite dans un milieu marin.Les chercheurs français, dans cette récente étude, ont montré que cet océan martien avait pu se maintenir grâce à l'alimentation en eau apportée par les glaciers des hauts plateaux.Et, malgré la situation de l'océan dans l'hémisphère Nord, la circulation marine aurait permis le transfert d'eau chaude vers le pôle, maintenant ainsi des températures de l'eau supérieures à 0°C.Un autre élément est encore nécessaire au maintien d'un océan sur Mars : la présence d'une quantité suffisante de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement solaire. Durant l'ère noachienne, l'atmosphère martienne aurait donc été composée en partie, en plus du CO2, d'un gaz baptisé dihydrogène. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le lapin mange-t-il ses crottes ?
Les animaux ont parfois tendance à manger leurs propres excréments. Chez certains d'entre eux, c'est une pratique occasionnelle. Mais d'autres, comme les lapins, ingurgitent régulièrement certaines de leurs crottes. Quelles sont les raisons d'un tel comportement ?Le lapin mange certaines de ses crottesTout propriétaire d'un lapin a déjà remarqué qu'il mangeait ses crottes. Mais pas n'importe lesquelles. En effet, l'animal dédaigne les petites crottes rondes et dures, dont il produit plusieurs centaines par jour.Par contre, il a l'air d'apprécier d'autres excréments, plus mous, un peu luisants et à l'odeur prononcée. A priori, pas de quoi mettre vraiment en appétit.Mais le lapin n'est pas de cet avis. En effet, il semble se régaler de ces crottes appelées cæcotrophes. Mais pourquoi ce goût pour ses propres excréments ?Un processus physiologique normalSi le lapin mange une partie de ses excréments, ce n'est pas qu'il en est particulièrement friand. Cette ingestion répond en fait à un besoin physiologique de l'animal.En effet, elle l'aide à mieux digérer. Pour bien comprendre le processus à l'œuvre, il faut rappeler quel est le régime alimentaire du lapin. Cet animal mange surtout du foin et des végétaux, très riches en fibres.Or, l'une d'elles, la cellulose, est absorbée par l'organisme après son passage dans le cæcum, dans lequel cette fibre subit une première transformation. Or, celui-ci se trouve après l'intestin grêle.Et c'est dans cette partie de l'intestin que les nutriments contenus dans les végétaux, et notamment la cellulose, sont vraiment absorbés par l'organisme.D'où la nécessité d'une seconde ingestion des aliments qui, après avoir été rejetés par l'organisme, à l'issue du premier cycle de digestion, sont devenus des cæcotrophes. Ces excréments sont très riches en nutriments et leur enrobage, qui leur donne cet aspect luisant, facilite cette seconde digestion.En bref, cette coprophagie, qui désigne le fait de manger ses excréments, est un, processus physiologique tout à fait normal chez le lapin. Mais il n'en est pas de même pour tous les animaux. Un tel comportement chez le chien adulte, par exemple, est plus inquiétant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi ne nous sentons-nous pas ?
Chaque être humain a une odeur corporelle. Mais il ne s'en doute guère car, la plupart du temps, il ne s'en aperçoit pas. Comment expliquer cette insensibilité à notre propre odeur, ainsi d'ailleurs qu'à d'autres senteurs familières ?Une odeur trop familièreLes molécules odorantes, qui diffusent les odeurs qui nous environnent, activent, à l'intérieur du nez, des millions de récepteurs spécifiques. Analysés par le cerveau, les messages qu'ils diffusent se transforment pour nous en autant d'odeurs.Alors pourquoi ce mécanisme ne fonctionne-t-il pas quand il s'agit de notre propre odeur, celle de notre peau ou de notre haleine ? D'après les scientifiques, il s'agirait d'un phénomène d'adaptation olfactive.Autrement dit, cette odeur nous accompagne depuis si longtemps, en fait depuis notre naissance, que la perception des récepteurs olfactifs va s'émousser avec le temps.Une manière d'éviter le dangerUn tel mécanisme ne s'applique pas seulement à notre odeur corporelle. D'autres odeurs entrent dans cette catégorie des senteurs familières que, au fil des jours, nous finissons par ne plus percevoir, ou, du moins, par sentir moins bien.Ainsi, nous ne sommes plus vraiment sensibles à l'odeur qui imprègne notre logement ou au parfum que nous portons depuis des heures, surtout si c'est le même depuis des semaines.Le temps nécessaire à l'effacement, du moins pour nos sens, d'une odeur familière, dépend d'abord de son intensité. Mais il varie aussi en fonction de notre état d'esprit. Si nous avons faim, par exemple, nous sentirons plus longtemps l'odeur appétissante d'un rôti.Si certaines odeurs s'estompent, c'est sans doute en raison d'un mécanisme évolutif qui concerne d'ailleurs aussi bien les animaux que les hommes. En effet, en sentant moins les odeurs familières, nous percevons plus facilement celles qui pourraient nous avertir d'un éventuel danger.Nous pouvons ainsi détecter beaucoup plus vite une fuite de gaz par exemple. Ce mécanisme d'adaptation n'est d'ailleurs par propre à l'odorat. Il se manifeste aussi avec les autres sens, et notamment celui de l'ouïe.C'est lui qui permet aux personnes résidant depuis longtemps près d'une gare ou d'un aéroport d'être moins sensibles aux nuisances sonores qu'ils produisent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle planète a la forme d'un ballon de rugby ?
Les astronomes ne cessent de scruter le ciel pour découvrir de nouvelles planètes. L'une d'elles, située en dehors du système solaire, présente une forme singulière.Une planète très proche de son étoileCette planète, baptisée WASP-103b, se situe dans la constellation d'Hercule, à environ 1.800 années-lumière du système solaire. Si cette planète a pu faire l'objet d'observations précises, c'est en raison de la fréquence de son transit.Celui-ci se produit à chaque fois que la planète passe devant son étoile, qui s'assombrit légèrement. Ce phénomène permet alors de mieux discerner la forme et les caractéristiques de la planète.Si ce transit est aussi fréquent, c'est que WASP-103b tourne autour de son étoile en seulement 22 heures. Cette rotation si rapide s'explique par la proximité de l'étoile, la planète en étant 50 fois plus proche que la Terre du Soleil.Ainsi, les astronomes ont profité de conditions plus favorables pour observer WASP-103b. Ils ont notamment constaté qu'elle avait un rayon deux fois plus grand que celui de Jupiter.Une forme particulièreLa présence d'une étoile si proche explique également un autre phénomène remarquable : la forme particulière de la nouvelle planète. En effet, WASP-103b présente une forme très étirée, proche de celle d'un ballon de rugby.Cette apparence singulière résulte de la forte déformation imprimée à la planète par son étoile. En effet, celle-ci en est si proche qu'elle exerce sur sa planète une force d'attraction colossale.Dans son principe, elle est comparable à la force exercée par la Lune sur la Terre, qui provoque les marées et une déformation de quelques dizaines de centimètres de notre planète.La forme particulière qu'affecte WASP-103b s'explique aussi par le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile.Le degré de déformation de l'exoplanète permet d'en apprendre davantage sur sa composition. Ainsi sa structure interne devrait être plutôt de nature gazeuse ou rocheuse.Les astronomes ont également pu préciser sa masse, équivalente à une fois et demie celle de Jupiter. Mais ils comptent sur le nouveau télescope spatial James Webb pour leur fournir de plus amples informations. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les poissons rouges peuvent-ils conduire sur terre ?
Menée par des scientifiques israéliens, une expérience insolite révèle les capacités insoupçonnées d'un poisson rouge. Il s'est en effet montré capable de "piloter" un véhicule mis au point par des scientifiques !Un poisson "pilote"Cette curieuse expérience démontre à quel point les réelles facultés du monde animal sont encore mal connues. Les chercheurs israéliens ont d'abord placé l'aquarium dans lequel évoluait le poisson rouge sur une sorte de plateforme robotisée.Montée sur roulettes, la plateforme est reliée à un ordinateur capable de la faire bouger. Des caméras sont installées à proximité, pour étudier le comportement du poisson.Il semble que l'animal ait "compris", d'une certaine manière, le fonctionnement du dispositif. En restant à l'arrière de l'aquarium, en effet, la plateforme à roulettes ne bougeait pas. Mais, en se déplaçant à l'avant, le poisson rouge faisait avancer le véhicule.Ainsi, la vidéo mise en ligne par les chercheurs montre que, en nageant uniquement à l'avant de l'aquarium, le poisson rouge était capable de faire progresser la plateforme.Une étonnante capacité d'adaptationDans un second temps, les scientifiques ont voulu vérifier si le poisson pouvait diriger le véhicule vers un but précis. Pour cela, ils ont installé sur le mur face à la plateforme un large morceau de papier rose bien visible.Il représentait la "cible" en direction de laquelle le poisson rouge devait, s'il en était capable, diriger le véhicule. Si l'animal parvenait à atteindre son objectif, un peu de nourriture était versé dans l'aquarium.Sans doute stimulé par la perspective d'une telle récompense, le poisson pilote le véhicule vers la cible sans jamais se tromper de chemin. Et il arrive à bon port quel que soit l'endroit d'où il est parti. Il sait aussi éviter les cibles factices que les chercheurs mettent sur sa route.Cette expérience semble montrer que ce poisson rouge est capable d'utiliser son aptitude à se diriger dans un tout autre environnement que celui où il évolue d'ordinaire.Les chercheurs israéliens ont ainsi mis en évidence l'étonnante capacité d'adaptation dont pouvaient faire preuve ces poissons. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La géoingénierie solaire doit-elle être utilisée pour refroidir la Terre ?
Les dernières décisions prises par la COP 26, en novembre dernier, pour limiter le réchauffement climatique de la planète ont paru insuffisantes à beaucoup d'observateurs. Aussi de nombreux projets, basés sur le concept de la géo-ingéniérie, voient-ils le jour pour tenter de refroidir la Terre ou de capter le CO2 émis.Des projets très variésEn deux décennies, les émissions de gaz à effet de serre ont été augmentées de plus de 55 %. Par ailleurs, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C paraît difficile à tenir.C'est pourquoi, un peu partout dans le monde, fleurissent des projets, fondés sur la notion de géo-ingéniérie, et défendus par des équipes de scientifiques et parfois des gouvernements.Certains d'entre eux préconisent d'envoyer, dans la couche supérieure de l'atmosphère, des millions de tonnes de soufre, dont les particules réfléchiraient les rayons du soleil et les renverraient dans l'espace.Compte tenu du caractère toxique du soufre, des chercheurs proposent de le remplacer par du carbonate de calcium. Basées sur l'observation de phénomènes naturels, des scientifiques conseillent encore de répandre de la cendre volcanique sur la mer, afin de piéger le CO2.D'autres projets proposent de rendre les nuages plus réfléchissants ou de reconstituer de la glace dans les zones où elle manque.Des effets indésirablesQuelques-uns de ces projets suscitent les réserves et même l'hostilité de certains experts, qui en dénoncent les dangers.Ils estiment ainsi que la projection, dans la haute atmosphère, de millions de tonnes de soufre pourrait perturber les moussons en Asie et en Afrique. Sans ces pluies, les récoltes seraient compromises, ce qui pourrait ruiner des millions d'agriculteurs et entraîner des problèmes d'approvisionnement.Pour ces experts, ce concept de géo-ingéniérie ne peut être à l'origine de solutions fiables. Il ne peut que décourager les efforts entrepris pour limiter le réchauffement climatique, dans le fallacieux espoir que ces projets règleraient le problème.Les experts demandent la conclusion d'un accord international visant à éviter la naissance et la mise en œuvre de tels projets. Ce qui ne les empêche pas d'encourager la recherche scientifique, mais sur d'autres bases. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien d'”étoiles” dans le ciel sont en réalité des satellites ?
Les satellites sont toujours plus nombreux dans le ciel nocturne. Certains prédisent même que, dans un avenir proche, ils représenteront une part non négligeables des points lumineux qu'on pourra y observer. Une telle invasion de l'espace pourrait poser certains problèmes.Des satellites toujours plus nombreuxAujourd'hui, environ 5.000 satellites tournent autour de la Terre. Mais, d'ici quelques années, le ciel pourrait être beaucoup plus encombré. C'est du moins ce que prévoient certains experts, d'après lesquels pas moins de 65.000 satellites pourraient être mis en orbite dans un avenir proche.Cette prédiction repose notamment sur les projets de certaines entreprises, soucieuses d'améliorer la réception d'Internet au moyen des satellites.Ils ne seraient pas lancés isolément, mais organisés dans de vastes ensembles, qui portent le nom de constellations. Mise en commun, l'action de ces satellites serait beaucoup plus efficace.Si ces programmes devaient être mise en œuvre, il se pourrait que, dans quelques années, un point lumineux sur quinze soit un satellite.Les conséquences d'un encombrement du cielUn tel encombrement du ciel serait préjudiciable à bien des égards. En premier lieu, il perturberait les observations des astronomes. En effet, la lumière du Soleil se reflète sur les panneaux des satellites. Il n'est guère d'endroit sur terre qui serait susceptible d'échapper à une telle pollution lumineuse.Par ailleurs, les débris des fusées ayant servi au lancement de ces satellites se positionnent sur une orbite basse déjà bien encombrée. Un tel engorgement ne peut qu'accroître les risques de collision, sans compter les conséquences de possibles impacts sur Terre.Quant aux satellites mis hors service, une partie d'entre eux pourrait être dispersée dans la haute atmosphère. Ce qui, compte tenu de leur composition, pourrait menacer la couche d'ozone qui protège notre planète.Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune disposition particulière ne réglemente la mise en place et la circulation des satellites sur cette orbite basse.Si rien n'est fait pour mettre un peu d'ordre dans cette partie du ciel, les effets néfastes de cette pollution à la fois lumineuse et atmosphérique ne sont pas près de se dissiper. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le lien entre le champagne et un moteur de fusée ?
Grâce à un processus spécifique, formé d'une double fermentation, le champagne est doté de ses célèbres bulles. Mais cette méthode de vinification explique aussi que le débouchage d'une bouteille de ce vin effervescent s'assimile, d'une certaine manière, au fonctionnement d'un moteur de fusée.Une baisse de la pressionL'ouverture d'une bouteille de champagne provoque une baisse brutale de la pression accumulée dans la bouteille. Il se forme alors de minuscules particules d'eau gelée, qui composent la fumée blanche qu'on voit sortir de la bouteille.Mais le phénomène est encore plus net si la température de la pièce dans laquelle on ouvre la bouteille est plus élevée. En effet, cette augmentation de la température provoque une élévation de la pression du gaz contenu dans la bouteille.Si bien que plus la température de la pièce est élevée plus la détente est forte à l'ouverture de la bouteille.Une vitesse supersoniqueDes chercheurs de l'université de Reims, que l'étude du champagne ne saurait laisser indifférents, ont voulu étudier le phénomène de plus près.Pour mener à bien leur observation, ils se sont équipés d'une caméra capable de voir les choses avec 500 fois plus de précision que l'œil humain. Puis ils ont placé des bouteilles de champagne dans un lieu porté à une température de 30° C.En débouchant les bouteilles, ils ont constaté que la pression engrangée était devenue si puissante que les jets d'air pouvaient être expulsés deux fois plus vite que la vitesse du son. Ce qui, fort heureusement, n'est pas le cas du bouchon !Mais les scientifiques se sont aussi aperçus que le débouchage d'une bouteille de champagne causait un phénomène comparable à celui qui est provoqué par un moteur de fusée.Dans les deux cas, en effet, se forment, du fait de la différence de pression entre les gaz éjectés et l'air ambiant, ce que les scientifiques appellent des disques de Mach.Ces ondes de choc transversales, qui prennent la forme d'un disque bleuté, se forment dans un temps si court (il se mesure en microsecondes) qu'elles demeurent invisibles à l'œil nu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Y a-t-il une différence entre matière noire et énergie noire ?
Oui. Elles n'ont rien à voir.Commençons par définir la matière noire. Il s'agit d'une catégorie de matière, hypothétique, car son existence n'est pas prouvée. Elle a été émise suite à des observations astrophysiques, portant sur la masse des galaxies ou des amas de galaxies.Une observation effectuée en 1933 par l'astronome suisse Fritz Zwicky. Il surveillait un amas de galaxies afin d'assister à des explosions de supernovae. Il avait alors remarqué que les galaxies se déplaçaient à une très grande vitesse, telle qu'elle devrait normalement éjecter les galaxies elles-mêmes de l'amas. Pourtant, ce n'étaient pas le cas. Les galaxies n'étaient pas éjectées. Pour Fritz Zwicky cela ne pouvait s'expliquer que parce qu'une attraction gravitationnelle plus importante les maintenait proches les unes des autres. Il devait donc exister une masse de matière invisbile, plus importante que celle observable. Il émit alors l'hypothèse d'une "matière noire". En 1970, Vera Rubin confirme cette hypothèse et calcule qu'il manquerait jusqu'à dix fois la masse visible pour retenir ces galaxies.L'énergie noire elle n'a rien à voir.L'existence de l'énergie noire est invoquée afin d'expliquer pourquoi l'Univers est en expansion. Depuis le travail de l'astrophysicien Hubble dans les années 1930, nous savons que l'Univers est effectivement en expansion, c'est à dire que ses objets, les étoiles comme les galaxies s'éloignent les unes des autres. L'univers se dilate comme un ballon.Or cela n'est pas logique si l'on prend en compte la gravitation de tous les astres. L'expansion de l'Univers devrait au contraire ralentir car cette force devrait rapprocher les objets les uns des autres. Depuis une trentainre d'années nous savons que cette xpansion accelere. Pour expliquer ce phénomène des astrophysiciens ont imaginé l'existence d'une "énergie noire" qui lutte, ou mêm einverse les effets de l'attraction gravitationnelle. Une énergie dont, si elle existe, nous ignorons absolument tout. On estime cependant aujourd'hui que l'énergie noire représente les 2/3 de notre Univers, et la mtière noire 25%. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'assistance gravitationnelle ?
La force gravitationnelle exercée par les planètes rend difficile le trajet rectiligne de l'une à l'autre, par une sonde ou un autre engin spatial. Et, pour la mener à bien, la dépense de carburant est très importante. Mais le phénomène de l'assistance gravitationnelle peut régler en partie ces problèmes et faciliter de tels trajets.Des voyages dans l'espace difficilesLa gravitation complique les voyages sidéraux. En effet, un engin spatial doit posséder une très grande quantité de carburant pour s'arracher à l'attraction d'une planète. Et cette dépense sera d'autant plus importante que l'engin à propulser est plus volumineux.Aussi doit-on souvent se contenter d'envoyer de petites sondes pour visiter les astres et les planètes du système solaire, et même au-delà. On doit aussi leur faire suivre des trajectoires bien particulières.Il existe cependant un moyen pour envoyer dans l'espace de plus grands engins, tout en économisant du carburant.Une force très utileCe moyen a pour nom l'assistance gravitationnelle. Elle a été découverte, de façon théorique, dès les années 1920. Mais l'idée n'a été développée, dans toutes ses implications pratiques, qu'une quarantaine d'années plus tard. Et c'est en 1974 que l'assistance gravitationnelle a été utilisée, de manière concrète, pour la première fois.Elle consiste à utiliser l'attraction d'un corps céleste pour donner plus de vitesse à un engin spatial. Pour se servir au mieux de ce phénomène, l'engin doit parvenir dans ce que l'on appelle la sphère de Hill.Il s'agit d'une zone dans laquelle une planète (la Terre par exemple) demeure dans l'attraction d'un corps céleste (le Soleil, pour poursuivre notre exemple), malgré la force gravitationnelle exercée par une troisième planète ou étoile (la Lune).En entrant dans la sphère de Hill d'une planète, l'engin spatial prend de la vitesse, mais il en perd en s'éloignant de la planète. Pourtant, le bilan n'est pas nul. Il se produit en fait un échange d'énergie entre la planète et l'engin, qui, du fait de sa masse, profite plus à ce dernier.C'est l'énergie spécifique liée à la rotation de la planète qui donne davantage de vitesse à l'engin spatial, sans dépense supplémentaire de carburant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le warp drive permet-il de dépasser la vitesse de la lumière ?
Les œuvres de science-fiction nous font rêver à des voyages intersidéraux au terme desquels les cosmonautes poseraient le pied sur des planètes lointaines. Mais de telles entreprises supposeraient de voyager plus vite que la lumière. Avec le "warp drive", les physiciens n'auraient-ils pas trouvé un moyen d'y parvenir ?Une vitesse indépassableDans l'état actuel de la science, la conquête de planètes lointaines semble impossible. Pour atteindre l'étoile la plus proche du système solaire, Proxima du Centaure, qui se trouve à un peu peu plus de 4 années-lumière de la Terre, il faudrait, avec le vaisseau le plus rapide dont nous disposions, plus de 6.500 ans.En effet, les voyageurs de l'espace se heurtent à un obstacle majeur : l'impossibilité de se déplacer plus vite que la lumière. Ce postulat découle de la célèbre théorie de la relativité générale, mise au point par Einstein.Déformer l'espace-tempsDes physiciens auraient cependant trouvé une solution théorique pour la contourner. D'après leurs travaux, en effet, la vitesse de toute particule ne peut excéder la vitesse de la lumière dans l'univers tel qu'il est.Mais il n'en irait pas de même si l'on parvenait à déformer l'espace-temps. Pour poser cette hypothèse, les scientifiques se fondent notamment sur la phase de dilatation fulgurante de l'univers à son début.Dans cette phase, en effet, la distance entre deux points s'est accrue soudain, et de manière considérable, sans que les lois de la relativité générale se trouvent remises en cause.C'est en s'inspirant notamment de ce phénomène que les scientifiques ont imaginé un moyen de propulsion transluminique, c'est-à-dire permettant des déplacements au-delà de la vitesse de la lumière.Pour y parvenir, il faudrait déformer l'espace-temps d'une certaine manière. Le vaisseau serait équipé d''un moteur à distorsion spatiale, le "warp drive", capable de contracter l'espace-temps à l'avant de l'engin, et de le dilater à l'arrière.Mais de nombreux problèmes restent à résoudre. En premier lieu, la masse colossale d'énergie à mobiliser, négative qui plus est, qui pourrait être comparable à celle de l'univers visible. Bref, la construction d'un tel vaisseau n'est pas encore pour demain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le télescope James Webb est-il très froid ?
Le nouveau télescope James Webb a été lancé le 25 décembre 2021. L'une de ses missions est d'étudier des objets célestes apparus très peu de temps après le Big Bang. Mais, pour assurer le succès de ces observations, il faut placer le télescope à une distance considérable de la Terre et en maintenir une partie à une température extrêmement froide.Un froid extrêmeLe télescope spatial Hubble se déploie à environ 550 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Son successeur, le télescope James Webb, évoluera à beaucoup plus haute altitude. Pas moins de 1,5 million de kilomètres le séparera de notre planète.En outre, une partie du télescope sera placée dans des conditions de froid extrême. Il y régnera en effet une température de -223 °C, soit moins que celle de l'azote liquide.Cependant, une autre partie, beaucoup plus chaude, sera tournée vers le Soleil, pour en capter l'énergie nécessaire à son fonctionnement.Un télescope protégé du soleilSi une partie du télescope James Webb doit demeurer aussi froide, c'est pour lui permettre de remplir l'une de ses missions. Elle consiste à observer des étoiles qui se sont formées voilà environ 13,5 milliards d'années, soit à peu près 200 millions d'années seulement après le Big Bang.Or, comme l'univers est en expansion, ces étoiles si anciennes continuent à s'éloigner de nous. Mais la lumière de ces objets célestes si loin de la Terre se décale dans le rouge. C'est ce que les spécialistes appellent l'"effet Doppler".Il s'agit d'une lumière infrarouge, dont les longueurs d'onde sont plus longues que celles de la lumière visible. Or, le télescope Hubble ne pouvait voir, pour l'essentiel, que cette dernière.Son successeur, James Webb, peut percevoir la lumière infrarouge. À condition, cependant, que sa capacité de perception ne soit perturbée ni par la pollution lumineuse de la Terre ni par le Soleil.On obtient ce résultat en plaçant le télescope beaucoup plus haut et en empêchant ses miroirs de capter une luminosité solaire qui pourrait altérer les observations. À l'abri des rayons du Soleil, le télescope est donc maintenu dans un froid intense. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans combien d'années l'Homme pourrait-il aller sur Mars ?
Des projets de vols habités et même d'installation de l'homme sur Mars sont en cours. Malgré l'optimisme de certains, les conditions régnant sur la planète rouge ne semblent pas favorables à une présence humaine durable.Des prévisions plus ou moins lointainesSoutenu par le Congrès, l'ex président Trump voulait envoyer un vol habité vers Mars en 2033. Mais la NASA vient de réviser ces prévisions à la baisse. En effet, elle envisage de programmer une première mission sur la planète rouge au mieux en 2037.Ce délai plus long s'expliquerait notamment par le retard dans la mise au point de certains matériels, comme des véhicules de transport ou les dispositifs imaginés pour assurer la survie des astronautes sur Mars.Par ailleurs, ces projets martiens semblent avoir cédé le pas à des missions lunaires, qui devraient avoir lieu dans les toutes prochaines années.De son côté, le patron de SpaceX, Elon Musk, est plus optimiste. Il envisage un premier vol habité en direction de Mars dans cinq ans, et au plus tard dans dix ans. Le futur équipage devrait être emmené sur la planète rouge par la fusée Starship, joyau de la société.Une installation durable impossibleLes retards subis par les programmes de la NASA le montrent bien : les vols habités vers Mars ne semblent pas pour demain. Le premier problème est d'ordre financier. En effet, l'ensemble du projet devrait coûter plus de 200 milliards de dollars.Quant à Elon Musk, il considère qu'on ne peut prétendre aller sur Mars sans dépenser au moins 1.000 milliards de dollars.Par ailleurs, les scientifiques rappellent qu'une installation humaine durable sur la planète rouge se heurterait à trop d'obstacles. Le premier, et non le moindre, est l'absence d'eau liquide.Il y en a eu voilà environ 3 milliards d'années, parce que l'atmosphère de la planète était fort différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Par ailleurs, Mars est exposée à des radiations cosmiques dangereuses pour l'homme.En effet, la planète rouge n'est pas protégée, comme la Terre, par une magnétosphère capable de dévier les particules cosmiques nocives. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on ralentir la lumière ?
La célèbre théorie de la relativité nous apprend que rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière, du moins si elle se propage dans le vide, et que celle-ci est constante. Mais est-il possible de la ralentir ?Une vitesse qui dépend du milieuLa vitesse de la lumière est égale à un peu moins de 300.000 km/s. Elle est si constante qu'elle a été fixée d'une manière extrêmement précise, qui ne varie jamais. En effet, à partir de leur émission, la vitesse des photons, ces particules qui composent la lumière, ne change plus.Mais tout ceci ne se vérifie que si la lumière se propage dans la vide. En effet, elle se modifie en fonction des milieux dans lesquels elle se diffuse.Ainsi, la vitesse de la lumière n'est plus que de 225.000 km/s dans l'eau et de 124.000 km/s si elle traverse un diamant. Les atomes composant la matière pénétrée par la lumière modifient et ralentissent sa trajectoire. C'est ce qu'on appelle l'indice de réfraction.Dans la nature, la lumière peut donc être ralentie.La lumière ralentie dans le videMais l'homme peut-il, de son propre chef, réduire la vitesse de la lumière ? De fait, les spécialistes ont mis au point des procédés capables de la ralentir.C'est ce que montre l'expérience suivante. Quand on dirige un rayon laser vert en direction d'un rubis, la lumière émise modifie les atomes de la pierre précieuse de telle manière que, si on expose le rubis à un autre rayon laser, la vitesse de celui-ci sera ralentie.Les scientifiques ont calculé que ce ralentissement pouvait aller jusqu'à 57 m/s. Des chercheurs écossais ont fait mieux : ils ont réussi à ralentir la lumière dans le vide, un milieu où, en principe, elle est constante.Pour cela, ils se sont appuyés sur une théorie selon laquelle la vitesse de la lumière dépend de sa forme. En modifiant, grâce à une technique spécifique, la forme d'un faisceau lumineux, ils sont parvenus à en ralentir la vitesse, de manière infime, par rapport à un jet de lumière n'ayant subi aucune modification. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le vin rouge est-il réellement bon pour le coeur ?
Depuis longtemps, le vin rouge a la réputation de prévenir certains troubles cardiovasculaires. Certaines études semblent confirmer cet effet bénéfique, mais des preuves vraiment convaincantes manquent encore.À petites, doses, le vin rouge serait bon pour le cœurDepuis les années 1980, les chercheurs s'efforcent d'expliquer ce que d'aucuns nomment le "French paradox". De quoi s'agit-il ? Les Français, qui consomment beaucoup de graisses animales, auraient pourtant bien moins d'infarctus que les Américains par exemple.Ils auraient également le plus faible taux de mortalité artérielle après les japonais. Et cette meilleure santé cardiovasculaire, ils la devraient au vin rouge.En effet, la peau et les pépins des raisins utilisés pour produire du vin rouge contiennent des polyphénols, et notamment du resvératrol. Ces molécules organiques, à l'action antioxydante, empêcheraient les dépôts graisseux de se fixer sur les parois des vaisseaux sanguins et de les obstruer.Mais, pour produire cette action bénéfique, le vin doit être consommé de manière modérée. Il ne faudrait donc pas dépasser deux verres de vin par jour. Une telle consommation diffère d'ailleurs selon le sexe.Plusieurs études soulignent les bienfaits d'une consommation modérée de vin rouge sur la santé cardiovasculaire. L'une d'elles, menée dans plusieurs pays, porte même sur 15 millions de volontaires.Une affirmation à prendre avec prudenceL'affirmation selon laquelle le vin rouge serait bénéfique pour le cœur est à prendre cependant avec un certaine prudence. Il faut d'abord rappeler que si la consommation de vin dépasse un certain seuil, les méfaits de l'alcool l'emportent sur ses prétendues vertus.Par ailleurs, les travaux les plus probants en la matière ont pris des animaux pour objets. Ainsi, l'action du vin rouge a permis de dilater les vaisseaux de porcs ayant un taux élevé de cholestérol. Mais de telles conclusions sont-elles transposables à l'homme ?Enfin, les études réalisées ne s'étendent pas sur une période de temps suffisant pour mesurer avec précision les effets du vin rouge sur la santé cardiovasculaires. Il faudrait donc envisager des études cliniques de plus grande ampleur, capables également de contrôler, sur la durée, la consommation de vin des participants. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment détecte-t-on les ondes gravitationnelles ?
Dans le cadre de sa théorie de la relativité générale, Einstein avait prédit, dès 1916, l'existence des ondes gravitationnelles. Mais il a fallu attendre 2015 pour que ces oscillations de l'espace-temps soient détectées par des appareils spécifiques.Qu'est-ce que les ondes gravitationnelles ?Les ondes gravitationnelles peuvent être comparées à de légères rides qui se propagent dans la courbure de l'espace-temps. Mais elles ne s'y diffusent que si des événements très intenses se produisent dans l'univers.C'est le cas de l'explosion d'une étoile ou de la collision de deux étoiles très denses. Jusqu'à une date très récente, les scientifiques pensaient que ces ondes se propageaient sur terre, mais qu'on ne pouvait pas les déceler.La chose était d'ailleurs plutôt rassurante car, si leurs effets avaient été plus sensibles, ils auraient provoqué une déformation constante de notre espace.En 2015, des scientifiques ont enfin réussi à détecter des ondes gravitationnelles. Elles ont été émises par la collision de deux trous noirs, dont la fusion a dégagé une quantité colossale d'énergie.Des appareils aux immenses brasPour détecter ces ondes gravitationnelles, une machine particulière a été mise au point. Elle porte le nom d'interféromètre. Deux de ces engins ont été construits, l'un aux États-Unis, l'autre en Europe.Leurs dimensions sont impressionnantes. Ces interféromètres se composent en effet, pour l'essentiel, de deux immenses bras, en forme de gigantesque L, dont chacun a une longueur de quatre kilomètres.Partant d'un centre opérationnel, ces bras sont en fait des sortes d'immenses tubes. Un faisceau laser parcourt chacun des tubes, sur toute sa longueur. Parvenu à son terme, le faisceau rencontre un miroir et refait le chemin inverse.Revenus à leur point de départ, les deux faisceaux laser, se déplaçant à la même vitesse, finissent par se superposer. Apparaît alors un signal spécifique, que les scientifiques appellent une "figure d'interférence".Or, les ondes gravitationnelles produites par la collision des deux trous noirs ont empêché les faisceaux de se superposer et ont perturbé ce signal. Et c'est en étudiant ce signal brouillé que les scientifiques ont pu, pour la première fois, repérer ces ondes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'agriculture sous marine ?
De nombreuses régions, comme les zones désertiques, ne se prêtent pas à la culture. Pour étendre malgré tout la surface cultivable, une entreprise italienne a entrepris de faire pousser des plantes sous la mer.L'agriculture sous l'eauC'est au large du littoral ligure que ces fermes aquatiques ont vu le jour. Il s'agit d'une expérience pilote. Ses promoteurs ont décidé de construire six cloches sous-marines remplies d'air. Ces serres sont installées à quelques mètres seulement de la surface.Elles ne présentent un accès que par le dessous, pour permettre aux plongeurs d'y pénétrer. Les conditions régnant à l'intérieur de ces cloches sont excellentes pour l'agriculture.En effet, l'air est renouvelé, de façon régulière, par l'action des plantes elles-mêmes. Par ailleurs, il contient davantage de dioxyde de carbone, ce qui leur assure une croissance rapide.De même, la faible profondeur des serres, jointe à l'ensoleillement de la région, permet à la chaleur solaire d'y pénétrer et d'y maintenir une température constante. Grâce à l'évaporation, l'hygrométrie est également satisfaisante.Les avantages d'une nouvelle forme de cultureCette expérience d'agriculture sous-marine semble prometteuse. Elle comporte, en effet, de nombreux avantages. Elle permet d'abord de faire pousser une grande variété de plantes.Plus de 700 y seraient en effet cultivées, dont des fraises, des tomates, du basilic, de la laitue ou encore des haricots verts. Il semblerait d'ailleurs que les fruits et légumes cultivés dans de telles conditions aient une saveur particulière, souvent plus intense.En outre, ces cloches hermétiquement fermées offrent une excellente protection aux cultures, à la fois contre les intempéries et contre d'éventuels nuisibles. De plus, les excellentes conditions régnant à l'intérieur de ces fermes sous-marines permettent de se passer d'engrais et autres fertilisants.Enfin, ces cultures sous l'eau ne nécessitent qu'un entretien limité. Les agriculteurs "marins" les surveillent grâce à un système de caméras. Alertés par ce dispositif, ils revêtent leur tenue de plongée et pénètrent sous les cloches s'il y a lieu.De fait, cette nouvelle forme d'agriculture offrira nombre d'emplois intéressants et a d'ores et déjà suscité des vocations. Et elle pourrait, à terme, augmenter l'offre de produits agricoles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la planète Saturne est-elle penchée ?
Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/------------------------------------L'inclinaison de l'axe de rotation de Saturne est un phénomène bien connu des astronomes. Mais ils pensent désormais qu'il aurait débuté plus tard qu'ils ne le croyaient. Et la géante gazeuse devrait continuer à s'incliner.Un événement plus tardif que prévuL'inclinaison de l'axe de rotation de Saturne est de 26,7° aujourd'hui. Jusqu'à une date récente, les spécialistes pensaient qu'elle avait débuté très tôt dans l'histoire de la planète.Pour eux, en effet, Saturne aurait commencé à s'incliner voilà environ 4 milliards d'années, soit 500.000 ans après sa formation. Mais de récentes observations amènent les scientifiques à penser que cet événement aurait eu lieu bien plus tard, il y a environ un milliard d'années.Un phénomène de résonancePour les astronomes, cette inclinaison de Saturne, qui se serait produite plus tard qu'ils ne l'imaginaient, serait due à l'action de ses satellites. Au total, on en a identifié 62.Mais ce sont les plus massifs, et notamment le plus volumineux, Titan, qui sont responsables de cette inclinaison. Ils font pencher la planète en s'éloignant d'elle à une plus grande vitesse qu'on ne le croyait.D'après les observations faites par une sonde américaine, Titan s'écarterait ainsi de Saturne de 11 centimètres supplémentaires chaque année.Du fait de la migration plus rapide de ses satellites, Saturne verrait son axe de rotation interagir avec l'orbite de Neptune, provoquant ainsi son inclinaison. C'est ce que les spécialistes appellent un phénomène de résonance.Une inclinaison qui devrait s'accentuerJusqu'à une date récente, on pensait que l'inclinaison de Saturne ayant commencé très tôt, la planète avait dû acquérir, avec le temps, une certaine stabilité.Or, les astronomes ont dû se rendre à l'évidence. De nouvelles observations montrent que la géante gazeuse continue bel et bien à s'incliner. Et ce mouvement pourrait encore s'accentuer dans les temps à venir.Mais Saturne ne serait pas la seule planète à subir une telle évolution. D'autres, comme Jupiter, pourraient connaître une inclinaison de leur axe de rotation plus importante que prévu. Et il n'est pas impossible que ce phénomène puisse concerner des planètes situées en dehors du système solaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le retournement temporel peut-il faire tomber un objet ?
Le retournement temporel est un procédé permettant à une onde sonore de retourner à sa source. Cette méthode a déjà de nombreuses applications pratiques, notamment en médecine.Des figurines frappées par un son inverséCette capacité des ondes sonores à refaire leur trajectoire, mais en sens inverse, est mise en évidence par un dispositif mis au point, dans les années 1990, par une équipe de chercheurs français.Il s'agit du "miroir à retournement temporel". Le procédé consiste à diffuser une onde ultrasonore, au moyen de micros, puis à enregistrer la façon dont le son change quand il rencontre un objet. Il permet enfin de faire repartir le son vers cet objet en inversant le signal sonore.On peut en effet renverser une onde sonore sans la modifier. Le procédé a été testé avec des figurines Lego. Elles ont été posées sur une table, dans des positions précises. Sous le meuble, on a placé un micro, qui enveloppe la table de vibrations.Comme il est possible d'isoler chacun des sons, on en inverse un, correspondant à une figurine Lego. On entend alors un son bien précis, précédant le renversement de la figurine, qui tombe alors sur la table.De nombreuses applications pratiquesCe procédé du retournement temporel peut avoir de nombreuses applications pratiques. Ainsi, dans le domaine médical, il peut être utilisé pour dissoudre des tumeurs ou des calculs rénaux.L'industrie pourrait aussi y avoir recours. Il permettrait ainsi de repérer des défauts, impossibles à voir de l'extérieur, au cœur même de pièces ou de structures métalliques.L'utilisation d'un tel procédé pourrait aussi révolutionner le secteur des communications. En effet, il pourrait rendre inutile l'utilisation de fils électriques dans les liaisons filaires.Mais les liaisons sans fil sont aussi concernées puisque, grâce au retournement temporel, il serait possible de se passer des ondes radio.Cette technique pourrait même servir à localiser un tremblement de terre. Et elle a même des applications ludiques. Un musée suisse présente en effet à ses visiteurs un jeu qui utilise le principe du retournement temporel pour faire tomber des figurines Lego. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la bombe la plus puissante de l'Histoire ?
Lâchée, le 30 octobre 1961, au-dessus de l'archipel de Nouvelle-Zembie, en Russie, la bombe "Tsar Bomba" est, à ce jour, la bombe nucléaire la plus puissante qui ait jamais explosé à la surface de la terre.La bombe nucléaire la plus puissante jamais larguéeLa mise au point de cette bombe "Tsar Bomba" était l'aboutissement des années de recherches nucléaires dont Staline avait donné le signal dès 1945.Il s'agit d'une bombe à hydrogène. Dotée d'une puissance de 57 mégatonnes, c'est la bombe la plus énergétique que l'homme ait jamais conçue. Elle pèse 27 tonnes et mesure 8 mètres. La "Tsar Bomba" est lâchée à environ 13 kilomètres d'altitude, pour exploser à 4 kilomètres au-dessus d'un site situé dans un archipel russe de l'Arctique.Un autre avion suit celui qui transporte l'engin. Son équipage est chargé de faire des observations sur le terrain et de recueillir des échantillons. À la suite de l'explosion, des témoins peuvent apercevoir une lumière aveuglante, visible à 1.000 kilomètres à la ronde. Sur place, un dôme de poussière s'élève à une soixantaine de kilomètres du sol.Une bombe au pouvoir destructeurPour les ingénieurs russes chargés de sa conception, cette bombe n'aurait pas été aussi dangereuse qu'elle en avait l'air.En effet, l'énergie qui l'alimentait proviendrait essentiellement de la technique de la fusion thermonucléaire, qui serait, du moins pour eux, moins dangereuse que la fission. Et c'est parce que "Tsar Bomba" aurait produit moins de déchets radioactifs que d'ordinaire que les Russes l'auraient qualifiée de bombe "propre".Quoi qu'il en soit de cette affirmation, le pouvoir destructeur de la bombe semble bien proportionnel à sa puissance. Sur le lieu de l'explosion, en effet, le sol était totalement aplani et la terre brûlée sur des dizaines de kilomètres.Par ailleurs, des maisons en bois, situées à des centaines de kilomètres du lieu de l'explosion, semblent avoir été détruites par son souffle. À plus de 100 kilomètres de distance, des gens pouvaient être victimes de graves brûlures.Enfin, cette bombe si puissante aurait entraîné une augmentation significative des retombées radioactives dans le monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les réacteurs nucléaires “SMR” ?
Les SMR ("Small modular reactor") sont une nouvelle famille de réacteurs nucléaires. Plus petits et moins puissants, ils présentent de nombreux avantages et sont une alternative aux installations nucléaires classiques.De petits réacteurs nucléairesLes SMR sont des réacteurs nucléaires de petite taille. Cet élément, joint à leur fabrication sous forme de modules compacts, permet leur installation rapide sur le site qu'ils doivent équiper.La puissance de ces réacteurs est nettement moins élevée que celle des centrales nucléaires conventionnelles. Elle peut varier de 10 à 300 mégawatts, avec une puissance moyenne de 100 mégawatts.Les SMR sont des réacteurs nucléaires à fission. Autrement dit, ils utilisent le phénomène de la fission nucléaire. Cette opération permet le dégagement d'une grande quantité d'énergie, grâce à la division du noyau d'un atome. La matière fissile utilisée dans ces réacteurs est l'uranium ou le thorium.Des projets de SMR sont apparus dans de nombreux pays. Parmi eux, le projet français Nuward est bien avancé. Un budget de 170 millions d'euros a d'ailleurs été prévu pour en accélérer la mise au point.Des avantages qui en font une véritable alternativeCes petits réacteurs nucléaires pourraient être utilisés de diverses façons. Leur forme ramassée et leur petite taille les rendent tout indiqués pour fournir de l'électricité aux habitants d'endroits isolés.Ainsi, une île, une plateforme pétrolière ou même un navire pourraient être équipés de SMR. L'énergie produite par ces réacteurs pourrait aussi, à terme, remplacer l'électricité fournie par des combustibles fossiles.L'un des objectifs de ces SMR est donc d'accroître la production d'électricité "propre". À cet égard, la taille modeste de ces réacteurs n'est pas forcément un obstacle. En effet, ils peuvent être facilement associés, de manière à équiper un site plus important.Le coût de construction des SMR est beaucoup plus réduit que les sommes nécessaires à l'édification des grandes centrales nucléaires. Il l'est d'ailleurs d'autant plus que ces réacteurs sont fabriqués en série. Quant à leur délai de fabrication, il est beaucoup plus court.C'est en ce sens que les SMR représentent une alternative crédible aux centrales classiques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les vertus des microsiestes ?
Les scientifiques s'intéressent à la phase de l'endormissement, pendant laquelle le cerveau se montrerait peut--être plus actif. Une récente expérience vient confirmer cette hypothèse.Des périodes transitoiresEntre la veille et le sommeil, existe une zone aux frontières indécises. Les réalités du monde qui nous entoure s'estompent peu à peu, sans que l'esprit lâche encore vraiment prise.C'est seulement dans cet état de demi-conscience que nous serions sensibles à certaines intuitions ou que la solution longtemps recherchée d'un problème nous apparaîtrait soudain, comme dans une sorte de vision fulgurante.C'est du moins ce que pensaient des hommes à l'esprit aussi curieux et pénétrant que Thomas Edison ou Salvador Dali. En effet, ils pratiquaient régulièrement ces microsiestes qui leur permettaient de tester toutes les potentialités de ces périodes transitoires.Des microsiestes favorables à la créativitéUne équipe de chercheurs français a voulu en avoir le cœur net. Elle a donc soumis une centaine de volontaires à une expérience soigneusement préparée. Ils devaient tous trouver la solution d'un grand nombre de petits problèmes d'arithmétique.La meilleure solution, pour y parvenir, était de procéder par étapes. Mais il existait un stratagème permettant d'accélérer la résolution des problèmes. Encore fallait-il le trouver.Une petite minorité de participants l'ayant découvert, l'expérience s'est arrêtée là pour eux. Les autres volontaires ont eu droit à une pause d'une vingtaine de minutes. On les a alors installés sur des fauteuils confortables, les invitant à se détendre.Par ailleurs, des capteurs ont été placés sur la tête et le visage des participants. Le but étant de savoir ce qui se passait durant cette phase indécise, entre la veille et le sommeil, ils devaient tenir des bouteilles en plastique.Au moment où ils lâchaient prise, la chute de la bouteille devait les réveiller. La ruse même utilisée par Edison et Dali.Les résultats ont montré que plus de 80 % des personnes qui s'étaient alors réveillées de cette torpeur avaient découvert l'astuce devant leur permettre de résoudre de nouveaux problèmes. En revanche, à peine un tiers des volontaires restés tout à fait réveillés durant la pause y étaient parvenus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi y a-t-il des chandelles dans les sous-marins ?
Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/-----------------------------------On trouve des chandelles à bord des sous-marins. Mais ce ne sont pas des bougies destinées à suppléer un éclairage défaillant. En effet, il s'agit d'un procédé spécifique, capable de fabriquer de l'oxygène en cas de besoin.Des générateurs d'oxygèneCes "chandelles" ont la forme d'un bidon d'huile, équipé d'une goupille qui, faisant office de percuteur, sert à leur déclenchement. Il s'agit d'un dispositif de secours, destiné à fabriquer de l'oxygène. Il est mis en action en cas d'accident, quand l'équipage vient à en manquer.L'intérieur de ce qu'on appelle une "chandelle" ou une "bougie à oxygène" est composé d'un mélange de chlorate de sodium et de poudre de fer. Ces composants sont chauffés, à une certaine température, par le déclenchement du mécanisme, ce qui provoque la libération d'oxygène. On parvient donc à synthétiser l'oxygène par réaction chimique.Des générateurs d'oxygène d'une conception semblable fournissent de l'oxygène aux passagers des avions, en cas de chute de pression dans la cabine.Une explosion à bord d'un sous-marinLe contenu de ces bougies à oxygène est en principe très stable. En effet, l' examen régulier de certaines d'entre elles, durant deux décennies, n'a pas révélé de baisse du niveau d'oxygène.Ceci étant, la manipulation de ces chandelles peut s'avérer dangereuse si elles ne sont pas stockées dans de bonnes conditions. Il faut, en particulier, veiller à leur parfaite isolation.Faute de telles précautions, ces générateurs d'oxygène peuvent en effet provoquer de graves accidents, comme celui qui est arrivé à un sous-marin évoluant sous les eaux de l'Arctique.Le 21 mars 2007, en effet, une explosion, due à ces chandelles à oxygène, a provoqué la mort de deux membres de l'équipage. Il est probable qu'au contact d'huile hydraulique, le mélange contenu dans la bougie ait explosé. De par leur conception, ces bougies à oxygène peuvent aussi, dans certains cas, déclencher un incendie.C'est en raison du caractère potentiellement dangereux de ces générateurs que les autorités ont inventé les promeneurs à ne pas toucher à ceux qui se sont récemment échoués sur des plages du littoral breton. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les enfants Moken voient-ils sous l'eau ?
Les capacités d'adaptation du corps humain ne cessent d'étonner les scientifiques. Ainsi, l'une d'entre elles s'est intéressée à la faculté qu'avaient les enfants d'une population d'Asie du Sud-Est à voir sous l'eau.Une vision sous-marine très claireLes Moken sont un peuple nomade, qui vit entre la Birmanie et la Thaïlande. Durant ses recherches, une scientifique suédoise a constaté que les enfants appartenant à ce peuple évoluaient sous l'eau avec une aisance déconcertante.S'ils nagent avec une telle facilité, c'est qu'ils savent exactement où ils vont. En effet, leur vision sous-marine est si nette qu'ils retrouvent sans difficulté le moindre objet tombé au fond de l'eau.La scientifique s'est demandé pourquoi ces enfants avaient une vision sous-marine aussi précise que celle des dauphins. En effet, sous l'eau, un homme voit d'ordinaire les choses de manière floue.Elle s'est alors aperçue que ces enfants Moken étaient capables de rétrécir au maximum leurs pupilles et de modifier le cristallin, qui est en quelque sorte la lentille de l'œil.Ce sont ces deux adaptations qui permettent à ces enfants de voir aussi clairement sous l'eau que sur terre.Une faculté qui s'apprendPour se faire une idée plus précise de la vision sous-marine de ces enfants Moken, la chercheuse a voulu mesurer les capacités d'enfants européens. Elle a alors constaté que leur vision sous-marine était deux fois moins précise.Cependant, elle a pu démontrer que cette faculté à bien voir sous l'eau pouvait s'acquérir. Au bout d'un mois d'apprentissage, en effet, ces enfants ont réussi à améliorer leur vision sous-marine.Plus surprenant, ils conservaient cette faculté plusieurs mois après la fin de l'expérience, et sans avoir eu l'occasion de nager sous l'eau. En revanche, leurs yeux étaient sensibles à l'irritation, au contraire de ceux des enfants Moken.La scientifique suédoise a aussi remarqué que, chez les Moken, les adultes ne bénéficiaient pas d'une vision sous-marine aussi claire. Cela tiendrait peut-être au cristallin qui, avec l'âge, deviendrait moins flexible.Pour l'instant, les mécanismes par lesquels les enfants parviennent à accommoder leur vision sous l'eau demeurent mal connus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.