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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

2,531 episodes — Page 22 of 51

Quel fut le premier animal créé par l'Homme ?

En croisant des animaux entre eux, les hommes ont pu créer des êtres hybrides, comme le ligre, croisement entre un lion et une tigresse, ou le zébrâne, produit d'un accouplement entre un zèbre et un âne. Mais l'animal hybride le plus ancien, et le premier créé par l'homme, serait le kunga.Le produit de deux ânes différentsLes scientifiques ont retrouvé la trace du kunga dans un site du nord de la Syrie, qui faisait alors partie de l'ancienne Mésopotamie. Ils y ont découvert les ossements d'un animal datant d'environ 4.500 ans.C'est l'analyse de l'ADN de ces restes qui leur a permis de conclure que l'animal qui gisait là était le produit du croisement entre une ânesse domestique et un âne sauvage. On a donné le nom de "kunga" à ce premier animal sorti, en quelque sorte, des mains de l'homme.L'existence du kunga, premier animal hybride, explique la présence, dans l'art mésopotamien, d'animaux ressemblant à des chevaux, alors que cet animal n'avait pas encore été domestiqué.Des animaux de prestigeLes hommes de cette époque ont dû penser qu'en croisant ces deux animaux, ils obtiendraient une nouvelle sorte d'âne, aux qualités plus éminentes. Ils espéraient sans doute qu'il serait plus endurant, plus rapide et même plus grand.En effet, les Mésopotamiens avaient besoin d'animaux robustes pout tirer les chariots à quatre roues qu'ils conduisaient dans les batailles. Mais ces animaux avaient une autre fonction : compte tenu de leur coût, ils servaient aussi à révéler le rang social de leurs propriétaires.Selon certains spécialistes, les kungas auraient également tenu leur place dans le déroulement de certaines cérémonies, de nature militaire surtout.Pendant une longue période, le croisement entre ânesses domestiques et ânes sauvages aurait été organisé de manière méthodique. Cette hybridation aurait fait l'objet d'une organisation quasi industrielle.Mais la domestication des chevaux sauvages, qui se produit dans cette région voilà à peu près 4.000 ans, se traduit par le déclin rapide des kungas. Il ne pouvait en être autrement, de toute façon, car ces animaux hybrides étaient incapables de se reproduire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20221 min

Y a-t-il eu un océan sur Mars ?

Peu à peu rassemblés par les scientifiques, des indices convergents semblent attester la présence d'eau liquide sur Mars à une certaine période de son histoire. Selon une récente étude, un océan aurait même pu s'y former.De l'eau liquide...Mars s'est formée voilà environ 4,5 milliards d'années, peu de temps après la naissance du système solaire. 500 millions ou 1 milliard d'années plus tard, elle bénéficiait sans doute d'une atmosphère plus humide et chaude que celle que nous lui connaissons aujourd'hui. Pour cette raison, les scientifiques ont baptisé cette période l'ère "noachienne".D'après les scientifiques, celle-ci aurait donc été propice à l'apparition d'eau liquide sur la planète rouge. En effet, les observations des engins déposés à la surface de Mars font état de rivières, qui auraient creusé des vallées....Et un océanAujourd'hui, et une étude française le confirme, les scientifiques pensent qu'un océan a pu se former à la surface de la planète rouge. Il serait apparu durant l'ère noachienne, voilà environ 4 ou 3,5 milliards d'années.Plusieurs indices le laissent supposer. Ainsi, les scientifiques auraient repéré les traces laissées par les rivages de cet océan, situé dans l'hémisphère Nord de Mars. Par ailleurs, on a repéré des dépôts spécifiques, apportés par un gigantesque tsunami provoqué par la chute d'une météorite.Les scientifiques ont en effet remarqué un cratère correspondant à cet impact et dont les caractères correspondraient à la chute de la météorite dans un milieu marin.Les chercheurs français, dans cette récente étude, ont montré que cet océan martien avait pu se maintenir grâce à l'alimentation en eau apportée par les glaciers des hauts plateaux.Et, malgré la situation de l'océan dans l'hémisphère Nord, la circulation marine aurait permis le transfert d'eau chaude vers le pôle, maintenant ainsi des températures de l'eau supérieures à 0°C.Un autre élément est encore nécessaire au maintien d'un océan sur Mars : la présence d'une quantité suffisante de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement solaire. Durant l'ère noachienne, l'atmosphère martienne aurait donc été composée en partie, en plus du CO2, d'un gaz baptisé dihydrogène. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20221 min

Pourquoi le lapin mange-t-il ses crottes ?

Les animaux ont parfois tendance à manger leurs propres excréments. Chez certains d'entre eux, c'est une pratique occasionnelle. Mais d'autres, comme les lapins, ingurgitent régulièrement certaines de leurs crottes. Quelles sont les raisons d'un tel comportement ?Le lapin mange certaines de ses crottesTout propriétaire d'un lapin a déjà remarqué qu'il mangeait ses crottes. Mais pas n'importe lesquelles. En effet, l'animal dédaigne les petites crottes rondes et dures, dont il produit plusieurs centaines par jour.Par contre, il a l'air d'apprécier d'autres excréments, plus mous, un peu luisants et à l'odeur prononcée. A priori, pas de quoi mettre vraiment en appétit.Mais le lapin n'est pas de cet avis. En effet, il semble se régaler de ces crottes appelées cæcotrophes. Mais pourquoi ce goût pour ses propres excréments ?Un processus physiologique normalSi le lapin mange une partie de ses excréments, ce n'est pas qu'il en est particulièrement friand. Cette ingestion répond en fait à un besoin physiologique de l'animal.En effet, elle l'aide à mieux digérer. Pour bien comprendre le processus à l'œuvre, il faut rappeler quel est le régime alimentaire du lapin. Cet animal mange surtout du foin et des végétaux, très riches en fibres.Or, l'une d'elles, la cellulose, est absorbée par l'organisme après son passage dans le cæcum, dans lequel cette fibre subit une première transformation. Or, celui-ci se trouve après l'intestin grêle.Et c'est dans cette partie de l'intestin que les nutriments contenus dans les végétaux, et notamment la cellulose, sont vraiment absorbés par l'organisme.D'où la nécessité d'une seconde ingestion des aliments qui, après avoir été rejetés par l'organisme, à l'issue du premier cycle de digestion, sont devenus des cæcotrophes. Ces excréments sont très riches en nutriments et leur enrobage, qui leur donne cet aspect luisant, facilite cette seconde digestion.En bref, cette coprophagie, qui désigne le fait de manger ses excréments, est un, processus physiologique tout à fait normal chez le lapin. Mais il n'en est pas de même pour tous les animaux. Un tel comportement chez le chien adulte, par exemple, est plus inquiétant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20222 min

L'art vous intéresse ? Découvrez Choses à Savoir Art !

Tous les liens pour écouter Choses à Savoir Art se trouvent sur:https://www.chosesasavoir.com/podcast/art/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 20220 min

Pourquoi ne nous sentons-nous pas ?

Chaque être humain a une odeur corporelle. Mais il ne s'en doute guère car, la plupart du temps, il ne s'en aperçoit pas. Comment expliquer cette insensibilité à notre propre odeur, ainsi d'ailleurs qu'à d'autres senteurs familières ?Une odeur trop familièreLes molécules odorantes, qui diffusent les odeurs qui nous environnent, activent, à l'intérieur du nez, des millions de récepteurs spécifiques. Analysés par le cerveau, les messages qu'ils diffusent se transforment pour nous en autant d'odeurs.Alors pourquoi ce mécanisme ne fonctionne-t-il pas quand il s'agit de notre propre odeur, celle de notre peau ou de notre haleine ? D'après les scientifiques, il s'agirait d'un phénomène d'adaptation olfactive.Autrement dit, cette odeur nous accompagne depuis si longtemps, en fait depuis notre naissance, que la perception des récepteurs olfactifs va s'émousser avec le temps.Une manière d'éviter le dangerUn tel mécanisme ne s'applique pas seulement à notre odeur corporelle. D'autres odeurs entrent dans cette catégorie des senteurs familières que, au fil des jours, nous finissons par ne plus percevoir, ou, du moins, par sentir moins bien.Ainsi, nous ne sommes plus vraiment sensibles à l'odeur qui imprègne notre logement ou au parfum que nous portons depuis des heures, surtout si c'est le même depuis des semaines.Le temps nécessaire à l'effacement, du moins pour nos sens, d'une odeur familière, dépend d'abord de son intensité. Mais il varie aussi en fonction de notre état d'esprit. Si nous avons faim, par exemple, nous sentirons plus longtemps l'odeur appétissante d'un rôti.Si certaines odeurs s'estompent, c'est sans doute en raison d'un mécanisme évolutif qui concerne d'ailleurs aussi bien les animaux que les hommes. En effet, en sentant moins les odeurs familières, nous percevons plus facilement celles qui pourraient nous avertir d'un éventuel danger.Nous pouvons ainsi détecter beaucoup plus vite une fuite de gaz par exemple. Ce mécanisme d'adaptation n'est d'ailleurs par propre à l'odorat. Il se manifeste aussi avec les autres sens, et notamment celui de l'ouïe.C'est lui qui permet aux personnes résidant depuis longtemps près d'une gare ou d'un aéroport d'être moins sensibles aux nuisances sonores qu'ils produisent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 20222 min

Quelle planète a la forme d'un ballon de rugby ?

Les astronomes ne cessent de scruter le ciel pour découvrir de nouvelles planètes. L'une d'elles, située en dehors du système solaire, présente une forme singulière.Une planète très proche de son étoileCette planète, baptisée WASP-103b, se situe dans la constellation d'Hercule, à environ 1.800 années-lumière du système solaire. Si cette planète a pu faire l'objet d'observations précises, c'est en raison de la fréquence de son transit.Celui-ci se produit à chaque fois que la planète passe devant son étoile, qui s'assombrit légèrement. Ce phénomène permet alors de mieux discerner la forme et les caractéristiques de la planète.Si ce transit est aussi fréquent, c'est que WASP-103b tourne autour de son étoile en seulement 22 heures. Cette rotation si rapide s'explique par la proximité de l'étoile, la planète en étant 50 fois plus proche que la Terre du Soleil.Ainsi, les astronomes ont profité de conditions plus favorables pour observer WASP-103b. Ils ont notamment constaté qu'elle avait un rayon deux fois plus grand que celui de Jupiter.Une forme particulièreLa présence d'une étoile si proche explique également un autre phénomène remarquable : la forme particulière de la nouvelle planète. En effet, WASP-103b présente une forme très étirée, proche de celle d'un ballon de rugby.Cette apparence singulière résulte de la forte déformation imprimée à la planète par son étoile. En effet, celle-ci en est si proche qu'elle exerce sur sa planète une force d'attraction colossale.Dans son principe, elle est comparable à la force exercée par la Lune sur la Terre, qui provoque les marées et une déformation de quelques dizaines de centimètres de notre planète.La forme particulière qu'affecte WASP-103b s'explique aussi par le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile.Le degré de déformation de l'exoplanète permet d'en apprendre davantage sur sa composition. Ainsi sa structure interne devrait être plutôt de nature gazeuse ou rocheuse.Les astronomes ont également pu préciser sa masse, équivalente à une fois et demie celle de Jupiter. Mais ils comptent sur le nouveau télescope spatial James Webb pour leur fournir de plus amples informations. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20222 min

Les poissons rouges peuvent-ils conduire sur terre ?

Menée par des scientifiques israéliens, une expérience insolite révèle les capacités insoupçonnées d'un poisson rouge. Il s'est en effet montré capable de "piloter" un véhicule mis au point par des scientifiques !Un poisson "pilote"Cette curieuse expérience démontre à quel point les réelles facultés du monde animal sont encore mal connues. Les chercheurs israéliens ont d'abord placé l'aquarium dans lequel évoluait le poisson rouge sur une sorte de plateforme robotisée.Montée sur roulettes, la plateforme est reliée à un ordinateur capable de la faire bouger. Des caméras sont installées à proximité, pour étudier le comportement du poisson.Il semble que l'animal ait "compris", d'une certaine manière, le fonctionnement du dispositif. En restant à l'arrière de l'aquarium, en effet, la plateforme à roulettes ne bougeait pas. Mais, en se déplaçant à l'avant, le poisson rouge faisait avancer le véhicule.Ainsi, la vidéo mise en ligne par les chercheurs montre que, en nageant uniquement à l'avant de l'aquarium, le poisson rouge était capable de faire progresser la plateforme.Une étonnante capacité d'adaptationDans un second temps, les scientifiques ont voulu vérifier si le poisson pouvait diriger le véhicule vers un but précis. Pour cela, ils ont installé sur le mur face à la plateforme un large morceau de papier rose bien visible.Il représentait la "cible" en direction de laquelle le poisson rouge devait, s'il en était capable, diriger le véhicule. Si l'animal parvenait à atteindre son objectif, un peu de nourriture était versé dans l'aquarium.Sans doute stimulé par la perspective d'une telle récompense, le poisson pilote le véhicule vers la cible sans jamais se tromper de chemin. Et il arrive à bon port quel que soit l'endroit d'où il est parti. Il sait aussi éviter les cibles factices que les chercheurs mettent sur sa route.Cette expérience semble montrer que ce poisson rouge est capable d'utiliser son aptitude à se diriger dans un tout autre environnement que celui où il évolue d'ordinaire.Les chercheurs israéliens ont ainsi mis en évidence l'étonnante capacité d'adaptation dont pouvaient faire preuve ces poissons. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 1, 20221 min

La géoingénierie solaire doit-elle être utilisée pour refroidir la Terre ?

Les dernières décisions prises par la COP 26, en novembre dernier, pour limiter le réchauffement climatique de la planète ont paru insuffisantes à beaucoup d'observateurs. Aussi de nombreux projets, basés sur le concept de la géo-ingéniérie, voient-ils le jour pour tenter de refroidir la Terre ou de capter le CO2 émis.Des projets très variésEn deux décennies, les émissions de gaz à effet de serre ont été augmentées de plus de 55 %. Par ailleurs, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C paraît difficile à tenir.C'est pourquoi, un peu partout dans le monde, fleurissent des projets, fondés sur la notion de géo-ingéniérie, et défendus par des équipes de scientifiques et parfois des gouvernements.Certains d'entre eux préconisent d'envoyer, dans la couche supérieure de l'atmosphère, des millions de tonnes de soufre, dont les particules réfléchiraient les rayons du soleil et les renverraient dans l'espace.Compte tenu du caractère toxique du soufre, des chercheurs proposent de le remplacer par du carbonate de calcium. Basées sur l'observation de phénomènes naturels, des scientifiques conseillent encore de répandre de la cendre volcanique sur la mer, afin de piéger le CO2.D'autres projets proposent de rendre les nuages plus réfléchissants ou de reconstituer de la glace dans les zones où elle manque.Des effets indésirablesQuelques-uns de ces projets suscitent les réserves et même l'hostilité de certains experts, qui en dénoncent les dangers.Ils estiment ainsi que la projection, dans la haute atmosphère, de millions de tonnes de soufre pourrait perturber les moussons en Asie et en Afrique. Sans ces pluies, les récoltes seraient compromises, ce qui pourrait ruiner des millions d'agriculteurs et entraîner des problèmes d'approvisionnement.Pour ces experts, ce concept de géo-ingéniérie ne peut être à l'origine de solutions fiables. Il ne peut que décourager les efforts entrepris pour limiter le réchauffement climatique, dans le fallacieux espoir que ces projets règleraient le problème.Les experts demandent la conclusion d'un accord international visant à éviter la naissance et la mise en œuvre de tels projets. Ce qui ne les empêche pas d'encourager la recherche scientifique, mais sur d'autres bases. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 31, 20222 min

Combien d'”étoiles” dans le ciel sont en réalité des satellites ?

Les satellites sont toujours plus nombreux dans le ciel nocturne. Certains prédisent même que, dans un avenir proche, ils représenteront une part non négligeables des points lumineux qu'on pourra y observer. Une telle invasion de l'espace pourrait poser certains problèmes.Des satellites toujours plus nombreuxAujourd'hui, environ 5.000 satellites tournent autour de la Terre. Mais, d'ici quelques années, le ciel pourrait être beaucoup plus encombré. C'est du moins ce que prévoient certains experts, d'après lesquels pas moins de 65.000 satellites pourraient être mis en orbite dans un avenir proche.Cette prédiction repose notamment sur les projets de certaines entreprises, soucieuses d'améliorer la réception d'Internet au moyen des satellites.Ils ne seraient pas lancés isolément, mais organisés dans de vastes ensembles, qui portent le nom de constellations. Mise en commun, l'action de ces satellites serait beaucoup plus efficace.Si ces programmes devaient être mise en œuvre, il se pourrait que, dans quelques années, un point lumineux sur quinze soit un satellite.Les conséquences d'un encombrement du cielUn tel encombrement du ciel serait préjudiciable à bien des égards. En premier lieu, il perturberait les observations des astronomes. En effet, la lumière du Soleil se reflète sur les panneaux des satellites. Il n'est guère d'endroit sur terre qui serait susceptible d'échapper à une telle pollution lumineuse.Par ailleurs, les débris des fusées ayant servi au lancement de ces satellites se positionnent sur une orbite basse déjà bien encombrée. Un tel engorgement ne peut qu'accroître les risques de collision, sans compter les conséquences de possibles impacts sur Terre.Quant aux satellites mis hors service, une partie d'entre eux pourrait être dispersée dans la haute atmosphère. Ce qui, compte tenu de leur composition, pourrait menacer la couche d'ozone qui protège notre planète.Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune disposition particulière ne réglemente la mise en place et la circulation des satellites sur cette orbite basse.Si rien n'est fait pour mettre un peu d'ordre dans cette partie du ciel, les effets néfastes de cette pollution à la fois lumineuse et atmosphérique ne sont pas près de se dissiper. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 20221 min

Quel est le lien entre le champagne et un moteur de fusée ?

Grâce à un processus spécifique, formé d'une double fermentation, le champagne est doté de ses célèbres bulles. Mais cette méthode de vinification explique aussi que le débouchage d'une bouteille de ce vin effervescent s'assimile, d'une certaine manière, au fonctionnement d'un moteur de fusée.Une baisse de la pressionL'ouverture d'une bouteille de champagne provoque une baisse brutale de la pression accumulée dans la bouteille. Il se forme alors de minuscules particules d'eau gelée, qui composent la fumée blanche qu'on voit sortir de la bouteille.Mais le phénomène est encore plus net si la température de la pièce dans laquelle on ouvre la bouteille est plus élevée. En effet, cette augmentation de la température provoque une élévation de la pression du gaz contenu dans la bouteille.Si bien que plus la température de la pièce est élevée plus la détente est forte à l'ouverture de la bouteille.Une vitesse supersoniqueDes chercheurs de l'université de Reims, que l'étude du champagne ne saurait laisser indifférents, ont voulu étudier le phénomène de plus près.Pour mener à bien leur observation, ils se sont équipés d'une caméra capable de voir les choses avec 500 fois plus de précision que l'œil humain. Puis ils ont placé des bouteilles de champagne dans un lieu porté à une température de 30° C.En débouchant les bouteilles, ils ont constaté que la pression engrangée était devenue si puissante que les jets d'air pouvaient être expulsés deux fois plus vite que la vitesse du son. Ce qui, fort heureusement, n'est pas le cas du bouchon !Mais les scientifiques se sont aussi aperçus que le débouchage d'une bouteille de champagne causait un phénomène comparable à celui qui est provoqué par un moteur de fusée.Dans les deux cas, en effet, se forment, du fait de la différence de pression entre les gaz éjectés et l'air ambiant, ce que les scientifiques appellent des disques de Mach.Ces ondes de choc transversales, qui prennent la forme d'un disque bleuté, se forment dans un temps si court (il se mesure en microsecondes) qu'elles demeurent invisibles à l'œil nu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 20221 min

Y a-t-il une différence entre matière noire et énergie noire ?

Oui. Elles n'ont rien à voir.Commençons par définir la matière noire. Il s'agit d'une catégorie de matière, hypothétique, car son existence n'est pas prouvée. Elle a été émise suite à des observations astrophysiques, portant sur la masse des galaxies ou des amas de galaxies.Une observation effectuée en 1933 par l'astronome suisse Fritz Zwicky. Il surveillait un amas de galaxies afin d'assister à des explosions de supernovae. Il avait alors remarqué que les galaxies se déplaçaient à une très grande vitesse, telle qu'elle devrait normalement éjecter les galaxies elles-mêmes de l'amas. Pourtant, ce n'étaient pas le cas. Les galaxies n'étaient pas éjectées. Pour Fritz Zwicky cela ne pouvait s'expliquer que parce qu'une attraction gravitationnelle plus importante les maintenait proches les unes des autres. Il devait donc exister une masse de matière invisbile, plus importante que celle observable. Il émit alors l'hypothèse d'une "matière noire". En 1970, Vera Rubin confirme cette hypothèse et calcule qu'il manquerait jusqu'à dix fois la masse visible pour retenir ces galaxies.L'énergie noire elle n'a rien à voir.L'existence de l'énergie noire est invoquée afin d'expliquer pourquoi l'Univers est en expansion. Depuis le travail de l'astrophysicien Hubble dans les années 1930, nous savons que l'Univers est effectivement en expansion, c'est à dire que ses objets, les étoiles comme les galaxies s'éloignent les unes des autres. L'univers se dilate comme un ballon.Or cela n'est pas logique si l'on prend en compte la gravitation de tous les astres. L'expansion de l'Univers devrait au contraire ralentir car cette force devrait rapprocher les objets les uns des autres. Depuis une trentainre d'années nous savons que cette xpansion accelere. Pour expliquer ce phénomène des astrophysiciens ont imaginé l'existence d'une "énergie noire" qui lutte, ou mêm einverse les effets de l'attraction gravitationnelle. Une énergie dont, si elle existe, nous ignorons absolument tout. On estime cependant aujourd'hui que l'énergie noire représente les 2/3 de notre Univers, et la mtière noire 25%. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 20222 min

Qu'est-ce que l'assistance gravitationnelle ?

La force gravitationnelle exercée par les planètes rend difficile le trajet rectiligne de l'une à l'autre, par une sonde ou un autre engin spatial. Et, pour la mener à bien, la dépense de carburant est très importante. Mais le phénomène de l'assistance gravitationnelle peut régler en partie ces problèmes et faciliter de tels trajets.Des voyages dans l'espace difficilesLa gravitation complique les voyages sidéraux. En effet, un engin spatial doit posséder une très grande quantité de carburant pour s'arracher à l'attraction d'une planète. Et cette dépense sera d'autant plus importante que l'engin à propulser est plus volumineux.Aussi doit-on souvent se contenter d'envoyer de petites sondes pour visiter les astres et les planètes du système solaire, et même au-delà. On doit aussi leur faire suivre des trajectoires bien particulières.Il existe cependant un moyen pour envoyer dans l'espace de plus grands engins, tout en économisant du carburant.Une force très utileCe moyen a pour nom l'assistance gravitationnelle. Elle a été découverte, de façon théorique, dès les années 1920. Mais l'idée n'a été développée, dans toutes ses implications pratiques, qu'une quarantaine d'années plus tard. Et c'est en 1974 que l'assistance gravitationnelle a été utilisée, de manière concrète, pour la première fois.Elle consiste à utiliser l'attraction d'un corps céleste pour donner plus de vitesse à un engin spatial. Pour se servir au mieux de ce phénomène, l'engin doit parvenir dans ce que l'on appelle la sphère de Hill.Il s'agit d'une zone dans laquelle une planète (la Terre par exemple) demeure dans l'attraction d'un corps céleste (le Soleil, pour poursuivre notre exemple), malgré la force gravitationnelle exercée par une troisième planète ou étoile (la Lune).En entrant dans la sphère de Hill d'une planète, l'engin spatial prend de la vitesse, mais il en perd en s'éloignant de la planète. Pourtant, le bilan n'est pas nul. Il se produit en fait un échange d'énergie entre la planète et l'engin, qui, du fait de sa masse, profite plus à ce dernier.C'est l'énergie spécifique liée à la rotation de la planète qui donne davantage de vitesse à l'engin spatial, sans dépense supplémentaire de carburant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 20222 min

Le warp drive permet-il de dépasser la vitesse de la lumière ?

Les œuvres de science-fiction nous font rêver à des voyages intersidéraux au terme desquels les cosmonautes poseraient le pied sur des planètes lointaines. Mais de telles entreprises supposeraient de voyager plus vite que la lumière. Avec le "warp drive", les physiciens n'auraient-ils pas trouvé un moyen d'y parvenir ?Une vitesse indépassableDans l'état actuel de la science, la conquête de planètes lointaines semble impossible. Pour atteindre l'étoile la plus proche du système solaire, Proxima du Centaure, qui se trouve à un peu peu plus de 4 années-lumière de la Terre, il faudrait, avec le vaisseau le plus rapide dont nous disposions, plus de 6.500 ans.En effet, les voyageurs de l'espace se heurtent à un obstacle majeur : l'impossibilité de se déplacer plus vite que la lumière. Ce postulat découle de la célèbre théorie de la relativité générale, mise au point par Einstein.Déformer l'espace-tempsDes physiciens auraient cependant trouvé une solution théorique pour la contourner. D'après leurs travaux, en effet, la vitesse de toute particule ne peut excéder la vitesse de la lumière dans l'univers tel qu'il est.Mais il n'en irait pas de même si l'on parvenait à déformer l'espace-temps. Pour poser cette hypothèse, les scientifiques se fondent notamment sur la phase de dilatation fulgurante de l'univers à son début.Dans cette phase, en effet, la distance entre deux points s'est accrue soudain, et de manière considérable, sans que les lois de la relativité générale se trouvent remises en cause.C'est en s'inspirant notamment de ce phénomène que les scientifiques ont imaginé un moyen de propulsion transluminique, c'est-à-dire permettant des déplacements au-delà de la vitesse de la lumière.Pour y parvenir, il faudrait déformer l'espace-temps d'une certaine manière. Le vaisseau serait équipé d''un moteur à distorsion spatiale, le "warp drive", capable de contracter l'espace-temps à l'avant de l'engin, et de le dilater à l'arrière.Mais de nombreux problèmes restent à résoudre. En premier lieu, la masse colossale d'énergie à mobiliser, négative qui plus est, qui pourrait être comparable à celle de l'univers visible. Bref, la construction d'un tel vaisseau n'est pas encore pour demain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 20222 min

Pourquoi le télescope James Webb est-il très froid ?

Le nouveau télescope James Webb a été lancé le 25 décembre 2021. L'une de ses missions est d'étudier des objets célestes apparus très peu de temps après le Big Bang. Mais, pour assurer le succès de ces observations, il faut placer le télescope à une distance considérable de la Terre et en maintenir une partie à une température extrêmement froide.Un froid extrêmeLe télescope spatial Hubble se déploie à environ 550 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Son successeur, le télescope James Webb, évoluera à beaucoup plus haute altitude. Pas moins de 1,5 million de kilomètres le séparera de notre planète.En outre, une partie du télescope sera placée dans des conditions de froid extrême. Il y régnera en effet une température de -223 °C, soit moins que celle de l'azote liquide.Cependant, une autre partie, beaucoup plus chaude, sera tournée vers le Soleil, pour en capter l'énergie nécessaire à son fonctionnement.Un télescope protégé du soleilSi une partie du télescope James Webb doit demeurer aussi froide, c'est pour lui permettre de remplir l'une de ses missions. Elle consiste à observer des étoiles qui se sont formées voilà environ 13,5 milliards d'années, soit à peu près 200 millions d'années seulement après le Big Bang.Or, comme l'univers est en expansion, ces étoiles si anciennes continuent à s'éloigner de nous. Mais la lumière de ces objets célestes si loin de la Terre se décale dans le rouge. C'est ce que les spécialistes appellent l'"effet Doppler".Il s'agit d'une lumière infrarouge, dont les longueurs d'onde sont plus longues que celles de la lumière visible. Or, le télescope Hubble ne pouvait voir, pour l'essentiel, que cette dernière.Son successeur, James Webb, peut percevoir la lumière infrarouge. À condition, cependant, que sa capacité de perception ne soit perturbée ni par la pollution lumineuse de la Terre ni par le Soleil.On obtient ce résultat en plaçant le télescope beaucoup plus haut et en empêchant ses miroirs de capter une luminosité solaire qui pourrait altérer les observations. À l'abri des rayons du Soleil, le télescope est donc maintenu dans un froid intense. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 20222 min

Dans combien d'années l'Homme pourrait-il aller sur Mars ?

Des projets de vols habités et même d'installation de l'homme sur Mars sont en cours. Malgré l'optimisme de certains, les conditions régnant sur la planète rouge ne semblent pas favorables à une présence humaine durable.Des prévisions plus ou moins lointainesSoutenu par le Congrès, l'ex président Trump voulait envoyer un vol habité vers Mars en 2033. Mais la NASA vient de réviser ces prévisions à la baisse. En effet, elle envisage de programmer une première mission sur la planète rouge au mieux en 2037.Ce délai plus long s'expliquerait notamment par le retard dans la mise au point de certains matériels, comme des véhicules de transport ou les dispositifs imaginés pour assurer la survie des astronautes sur Mars.Par ailleurs, ces projets martiens semblent avoir cédé le pas à des missions lunaires, qui devraient avoir lieu dans les toutes prochaines années.De son côté, le patron de SpaceX, Elon Musk, est plus optimiste. Il envisage un premier vol habité en direction de Mars dans cinq ans, et au plus tard dans dix ans. Le futur équipage devrait être emmené sur la planète rouge par la fusée Starship, joyau de la société.Une installation durable impossibleLes retards subis par les programmes de la NASA le montrent bien : les vols habités vers Mars ne semblent pas pour demain. Le premier problème est d'ordre financier. En effet, l'ensemble du projet devrait coûter plus de 200 milliards de dollars.Quant à Elon Musk, il considère qu'on ne peut prétendre aller sur Mars sans dépenser au moins 1.000 milliards de dollars.Par ailleurs, les scientifiques rappellent qu'une installation humaine durable sur la planète rouge se heurterait à trop d'obstacles. Le premier, et non le moindre, est l'absence d'eau liquide.Il y en a eu voilà environ 3 milliards d'années, parce que l'atmosphère de la planète était fort différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Par ailleurs, Mars est exposée à des radiations cosmiques dangereuses pour l'homme.En effet, la planète rouge n'est pas protégée, comme la Terre, par une magnétosphère capable de dévier les particules cosmiques nocives. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 20, 20221 min

Peut-on ralentir la lumière ?

La célèbre théorie de la relativité nous apprend que rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière, du moins si elle se propage dans le vide, et que celle-ci est constante. Mais est-il possible de la ralentir ?Une vitesse qui dépend du milieuLa vitesse de la lumière est égale à un peu moins de 300.000 km/s. Elle est si constante qu'elle a été fixée d'une manière extrêmement précise, qui ne varie jamais. En effet, à partir de leur émission, la vitesse des photons, ces particules qui composent la lumière, ne change plus.Mais tout ceci ne se vérifie que si la lumière se propage dans la vide. En effet, elle se modifie en fonction des milieux dans lesquels elle se diffuse.Ainsi, la vitesse de la lumière n'est plus que de 225.000 km/s dans l'eau et de 124.000 km/s si elle traverse un diamant. Les atomes composant la matière pénétrée par la lumière modifient et ralentissent sa trajectoire. C'est ce qu'on appelle l'indice de réfraction.Dans la nature, la lumière peut donc être ralentie.La lumière ralentie dans le videMais l'homme peut-il, de son propre chef, réduire la vitesse de la lumière ? De fait, les spécialistes ont mis au point des procédés capables de la ralentir.C'est ce que montre l'expérience suivante. Quand on dirige un rayon laser vert en direction d'un rubis, la lumière émise modifie les atomes de la pierre précieuse de telle manière que, si on expose le rubis à un autre rayon laser, la vitesse de celui-ci sera ralentie.Les scientifiques ont calculé que ce ralentissement pouvait aller jusqu'à 57 m/s. Des chercheurs écossais ont fait mieux : ils ont réussi à ralentir la lumière dans le vide, un milieu où, en principe, elle est constante.Pour cela, ils se sont appuyés sur une théorie selon laquelle la vitesse de la lumière dépend de sa forme. En modifiant, grâce à une technique spécifique, la forme d'un faisceau lumineux, ils sont parvenus à en ralentir la vitesse, de manière infime, par rapport à un jet de lumière n'ayant subi aucune modification. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 20221 min

Le vin rouge est-il réellement bon pour le coeur ?

Depuis longtemps, le vin rouge a la réputation de prévenir certains troubles cardiovasculaires. Certaines études semblent confirmer cet effet bénéfique, mais des preuves vraiment convaincantes manquent encore.À petites, doses, le vin rouge serait bon pour le cœurDepuis les années 1980, les chercheurs s'efforcent d'expliquer ce que d'aucuns nomment le "French paradox". De quoi s'agit-il ? Les Français, qui consomment beaucoup de graisses animales, auraient pourtant bien moins d'infarctus que les Américains par exemple.Ils auraient également le plus faible taux de mortalité artérielle après les japonais. Et cette meilleure santé cardiovasculaire, ils la devraient au vin rouge.En effet, la peau et les pépins des raisins utilisés pour produire du vin rouge contiennent des polyphénols, et notamment du resvératrol. Ces molécules organiques, à l'action antioxydante, empêcheraient les dépôts graisseux de se fixer sur les parois des vaisseaux sanguins et de les obstruer.Mais, pour produire cette action bénéfique, le vin doit être consommé de manière modérée. Il ne faudrait donc pas dépasser deux verres de vin par jour. Une telle consommation diffère d'ailleurs selon le sexe.Plusieurs études soulignent les bienfaits d'une consommation modérée de vin rouge sur la santé cardiovasculaire. L'une d'elles, menée dans plusieurs pays, porte même sur 15 millions de volontaires.Une affirmation à prendre avec prudenceL'affirmation selon laquelle le vin rouge serait bénéfique pour le cœur est à prendre cependant avec un certaine prudence. Il faut d'abord rappeler que si la consommation de vin dépasse un certain seuil, les méfaits de l'alcool l'emportent sur ses prétendues vertus.Par ailleurs, les travaux les plus probants en la matière ont pris des animaux pour objets. Ainsi, l'action du vin rouge a permis de dilater les vaisseaux de porcs ayant un taux élevé de cholestérol. Mais de telles conclusions sont-elles transposables à l'homme ?Enfin, les études réalisées ne s'étendent pas sur une période de temps suffisant pour mesurer avec précision les effets du vin rouge sur la santé cardiovasculaires. Il faudrait donc envisager des études cliniques de plus grande ampleur, capables également de contrôler, sur la durée, la consommation de vin des participants. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 20222 min

Comment détecte-t-on les ondes gravitationnelles ?

Dans le cadre de sa théorie de la relativité générale, Einstein avait prédit, dès 1916, l'existence des ondes gravitationnelles. Mais il a fallu attendre 2015 pour que ces oscillations de l'espace-temps soient détectées par des appareils spécifiques.Qu'est-ce que les ondes gravitationnelles ?Les ondes gravitationnelles peuvent être comparées à de légères rides qui se propagent dans la courbure de l'espace-temps. Mais elles ne s'y diffusent que si des événements très intenses se produisent dans l'univers.C'est le cas de l'explosion d'une étoile ou de la collision de deux étoiles très denses. Jusqu'à une date très récente, les scientifiques pensaient que ces ondes se propageaient sur terre, mais qu'on ne pouvait pas les déceler.La chose était d'ailleurs plutôt rassurante car, si leurs effets avaient été plus sensibles, ils auraient provoqué une déformation constante de notre espace.En 2015, des scientifiques ont enfin réussi à détecter des ondes gravitationnelles. Elles ont été émises par la collision de deux trous noirs, dont la fusion a dégagé une quantité colossale d'énergie.Des appareils aux immenses brasPour détecter ces ondes gravitationnelles, une machine particulière a été mise au point. Elle porte le nom d'interféromètre. Deux de ces engins ont été construits, l'un aux États-Unis, l'autre en Europe.Leurs dimensions sont impressionnantes. Ces interféromètres se composent en effet, pour l'essentiel, de deux immenses bras, en forme de gigantesque L, dont chacun a une longueur de quatre kilomètres.Partant d'un centre opérationnel, ces bras sont en fait des sortes d'immenses tubes. Un faisceau laser parcourt chacun des tubes, sur toute sa longueur. Parvenu à son terme, le faisceau rencontre un miroir et refait le chemin inverse.Revenus à leur point de départ, les deux faisceaux laser, se déplaçant à la même vitesse, finissent par se superposer. Apparaît alors un signal spécifique, que les scientifiques appellent une "figure d'interférence".Or, les ondes gravitationnelles produites par la collision des deux trous noirs ont empêché les faisceaux de se superposer et ont perturbé ce signal. Et c'est en étudiant ce signal brouillé que les scientifiques ont pu, pour la première fois, repérer ces ondes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 20222 min

Qu'est-ce que l'agriculture sous marine ?

De nombreuses régions, comme les zones désertiques, ne se prêtent pas à la culture. Pour étendre malgré tout la surface cultivable, une entreprise italienne a entrepris de faire pousser des plantes sous la mer.L'agriculture sous l'eauC'est au large du littoral ligure que ces fermes aquatiques ont vu le jour. Il s'agit d'une expérience pilote. Ses promoteurs ont décidé de construire six cloches sous-marines remplies d'air. Ces serres sont installées à quelques mètres seulement de la surface.Elles ne présentent un accès que par le dessous, pour permettre aux plongeurs d'y pénétrer. Les conditions régnant à l'intérieur de ces cloches sont excellentes pour l'agriculture.En effet, l'air est renouvelé, de façon régulière, par l'action des plantes elles-mêmes. Par ailleurs, il contient davantage de dioxyde de carbone, ce qui leur assure une croissance rapide.De même, la faible profondeur des serres, jointe à l'ensoleillement de la région, permet à la chaleur solaire d'y pénétrer et d'y maintenir une température constante. Grâce à l'évaporation, l'hygrométrie est également satisfaisante.Les avantages d'une nouvelle forme de cultureCette expérience d'agriculture sous-marine semble prometteuse. Elle comporte, en effet, de nombreux avantages. Elle permet d'abord de faire pousser une grande variété de plantes.Plus de 700 y seraient en effet cultivées, dont des fraises, des tomates, du basilic, de la laitue ou encore des haricots verts. Il semblerait d'ailleurs que les fruits et légumes cultivés dans de telles conditions aient une saveur particulière, souvent plus intense.En outre, ces cloches hermétiquement fermées offrent une excellente protection aux cultures, à la fois contre les intempéries et contre d'éventuels nuisibles. De plus, les excellentes conditions régnant à l'intérieur de ces fermes sous-marines permettent de se passer d'engrais et autres fertilisants.Enfin, ces cultures sous l'eau ne nécessitent qu'un entretien limité. Les agriculteurs "marins" les surveillent grâce à un système de caméras. Alertés par ce dispositif, ils revêtent leur tenue de plongée et pénètrent sous les cloches s'il y a lieu.De fait, cette nouvelle forme d'agriculture offrira nombre d'emplois intéressants et a d'ores et déjà suscité des vocations. Et elle pourrait, à terme, augmenter l'offre de produits agricoles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 20222 min

Pourquoi la planète Saturne est-elle penchée ?

Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/------------------------------------L'inclinaison de l'axe de rotation de Saturne est un phénomène bien connu des astronomes. Mais ils pensent désormais qu'il aurait débuté plus tard qu'ils ne le croyaient. Et la géante gazeuse devrait continuer à s'incliner.Un événement plus tardif que prévuL'inclinaison de l'axe de rotation de Saturne est de 26,7° aujourd'hui. Jusqu'à une date récente, les spécialistes pensaient qu'elle avait débuté très tôt dans l'histoire de la planète.Pour eux, en effet, Saturne aurait commencé à s'incliner voilà environ 4 milliards d'années, soit 500.000 ans après sa formation. Mais de récentes observations amènent les scientifiques à penser que cet événement aurait eu lieu bien plus tard, il y a environ un milliard d'années.Un phénomène de résonancePour les astronomes, cette inclinaison de Saturne, qui se serait produite plus tard qu'ils ne l'imaginaient, serait due à l'action de ses satellites. Au total, on en a identifié 62.Mais ce sont les plus massifs, et notamment le plus volumineux, Titan, qui sont responsables de cette inclinaison. Ils font pencher la planète en s'éloignant d'elle à une plus grande vitesse qu'on ne le croyait.D'après les observations faites par une sonde américaine, Titan s'écarterait ainsi de Saturne de 11 centimètres supplémentaires chaque année.Du fait de la migration plus rapide de ses satellites, Saturne verrait son axe de rotation interagir avec l'orbite de Neptune, provoquant ainsi son inclinaison. C'est ce que les spécialistes appellent un phénomène de résonance.Une inclinaison qui devrait s'accentuerJusqu'à une date récente, on pensait que l'inclinaison de Saturne ayant commencé très tôt, la planète avait dû acquérir, avec le temps, une certaine stabilité.Or, les astronomes ont dû se rendre à l'évidence. De nouvelles observations montrent que la géante gazeuse continue bel et bien à s'incliner. Et ce mouvement pourrait encore s'accentuer dans les temps à venir.Mais Saturne ne serait pas la seule planète à subir une telle évolution. D'autres, comme Jupiter, pourraient connaître une inclinaison de leur axe de rotation plus importante que prévu. Et il n'est pas impossible que ce phénomène puisse concerner des planètes situées en dehors du système solaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 20222 min

Comment le retournement temporel peut-il faire tomber un objet ?

Le retournement temporel est un procédé permettant à une onde sonore de retourner à sa source. Cette méthode a déjà de nombreuses applications pratiques, notamment en médecine.Des figurines frappées par un son inverséCette capacité des ondes sonores à refaire leur trajectoire, mais en sens inverse, est mise en évidence par un dispositif mis au point, dans les années 1990, par une équipe de chercheurs français.Il s'agit du "miroir à retournement temporel". Le procédé consiste à diffuser une onde ultrasonore, au moyen de micros, puis à enregistrer la façon dont le son change quand il rencontre un objet. Il permet enfin de faire repartir le son vers cet objet en inversant le signal sonore.On peut en effet renverser une onde sonore sans la modifier. Le procédé a été testé avec des figurines Lego. Elles ont été posées sur une table, dans des positions précises. Sous le meuble, on a placé un micro, qui enveloppe la table de vibrations.Comme il est possible d'isoler chacun des sons, on en inverse un, correspondant à une figurine Lego. On entend alors un son bien précis, précédant le renversement de la figurine, qui tombe alors sur la table.De nombreuses applications pratiquesCe procédé du retournement temporel peut avoir de nombreuses applications pratiques. Ainsi, dans le domaine médical, il peut être utilisé pour dissoudre des tumeurs ou des calculs rénaux.L'industrie pourrait aussi y avoir recours. Il permettrait ainsi de repérer des défauts, impossibles à voir de l'extérieur, au cœur même de pièces ou de structures métalliques.L'utilisation d'un tel procédé pourrait aussi révolutionner le secteur des communications. En effet, il pourrait rendre inutile l'utilisation de fils électriques dans les liaisons filaires.Mais les liaisons sans fil sont aussi concernées puisque, grâce au retournement temporel, il serait possible de se passer des ondes radio.Cette technique pourrait même servir à localiser un tremblement de terre. Et elle a même des applications ludiques. Un musée suisse présente en effet à ses visiteurs un jeu qui utilise le principe du retournement temporel pour faire tomber des figurines Lego. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 12, 20222 min

Quelle est la bombe la plus puissante de l'Histoire ?

Lâchée, le 30 octobre 1961, au-dessus de l'archipel de Nouvelle-Zembie, en Russie, la bombe "Tsar Bomba" est, à ce jour, la bombe nucléaire la plus puissante qui ait jamais explosé à la surface de la terre.La bombe nucléaire la plus puissante jamais larguéeLa mise au point de cette bombe "Tsar Bomba" était l'aboutissement des années de recherches nucléaires dont Staline avait donné le signal dès 1945.Il s'agit d'une bombe à hydrogène. Dotée d'une puissance de 57 mégatonnes, c'est la bombe la plus énergétique que l'homme ait jamais conçue. Elle pèse 27 tonnes et mesure 8 mètres. La "Tsar Bomba" est lâchée à environ 13 kilomètres d'altitude, pour exploser à 4 kilomètres au-dessus d'un site situé dans un archipel russe de l'Arctique.Un autre avion suit celui qui transporte l'engin. Son équipage est chargé de faire des observations sur le terrain et de recueillir des échantillons. À la suite de l'explosion, des témoins peuvent apercevoir une lumière aveuglante, visible à 1.000 kilomètres à la ronde. Sur place, un dôme de poussière s'élève à une soixantaine de kilomètres du sol.Une bombe au pouvoir destructeurPour les ingénieurs russes chargés de sa conception, cette bombe n'aurait pas été aussi dangereuse qu'elle en avait l'air.En effet, l'énergie qui l'alimentait proviendrait essentiellement de la technique de la fusion thermonucléaire, qui serait, du moins pour eux, moins dangereuse que la fission. Et c'est parce que "Tsar Bomba" aurait produit moins de déchets radioactifs que d'ordinaire que les Russes l'auraient qualifiée de bombe "propre".Quoi qu'il en soit de cette affirmation, le pouvoir destructeur de la bombe semble bien proportionnel à sa puissance. Sur le lieu de l'explosion, en effet, le sol était totalement aplani et la terre brûlée sur des dizaines de kilomètres.Par ailleurs, des maisons en bois, situées à des centaines de kilomètres du lieu de l'explosion, semblent avoir été détruites par son souffle. À plus de 100 kilomètres de distance, des gens pouvaient être victimes de graves brûlures.Enfin, cette bombe si puissante aurait entraîné une augmentation significative des retombées radioactives dans le monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 11, 20221 min

Que sont les réacteurs nucléaires “SMR” ?

Les SMR ("Small modular reactor") sont une nouvelle famille de réacteurs nucléaires. Plus petits et moins puissants, ils présentent de nombreux avantages et sont une alternative aux installations nucléaires classiques.De petits réacteurs nucléairesLes SMR sont des réacteurs nucléaires de petite taille. Cet élément, joint à leur fabrication sous forme de modules compacts, permet leur installation rapide sur le site qu'ils doivent équiper.La puissance de ces réacteurs est nettement moins élevée que celle des centrales nucléaires conventionnelles. Elle peut varier de 10 à 300 mégawatts, avec une puissance moyenne de 100 mégawatts.Les SMR sont des réacteurs nucléaires à fission. Autrement dit, ils utilisent le phénomène de la fission nucléaire. Cette opération permet le dégagement d'une grande quantité d'énergie, grâce à la division du noyau d'un atome. La matière fissile utilisée dans ces réacteurs est l'uranium ou le thorium.Des projets de SMR sont apparus dans de nombreux pays. Parmi eux, le projet français Nuward est bien avancé. Un budget de 170 millions d'euros a d'ailleurs été prévu pour en accélérer la mise au point.Des avantages qui en font une véritable alternativeCes petits réacteurs nucléaires pourraient être utilisés de diverses façons. Leur forme ramassée et leur petite taille les rendent tout indiqués pour fournir de l'électricité aux habitants d'endroits isolés.Ainsi, une île, une plateforme pétrolière ou même un navire pourraient être équipés de SMR. L'énergie produite par ces réacteurs pourrait aussi, à terme, remplacer l'électricité fournie par des combustibles fossiles.L'un des objectifs de ces SMR est donc d'accroître la production d'électricité "propre". À cet égard, la taille modeste de ces réacteurs n'est pas forcément un obstacle. En effet, ils peuvent être facilement associés, de manière à équiper un site plus important.Le coût de construction des SMR est beaucoup plus réduit que les sommes nécessaires à l'édification des grandes centrales nucléaires. Il l'est d'ailleurs d'autant plus que ces réacteurs sont fabriqués en série. Quant à leur délai de fabrication, il est beaucoup plus court.C'est en ce sens que les SMR représentent une alternative crédible aux centrales classiques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 10, 20222 min

Quelles sont les vertus des microsiestes ?

Les scientifiques s'intéressent à la phase de l'endormissement, pendant laquelle le cerveau se montrerait peut--être plus actif. Une récente expérience vient confirmer cette hypothèse.Des périodes transitoiresEntre la veille et le sommeil, existe une zone aux frontières indécises. Les réalités du monde qui nous entoure s'estompent peu à peu, sans que l'esprit lâche encore vraiment prise.C'est seulement dans cet état de demi-conscience que nous serions sensibles à certaines intuitions ou que la solution longtemps recherchée d'un problème nous apparaîtrait soudain, comme dans une sorte de vision fulgurante.C'est du moins ce que pensaient des hommes à l'esprit aussi curieux et pénétrant que Thomas Edison ou Salvador Dali. En effet, ils pratiquaient régulièrement ces microsiestes qui leur permettaient de tester toutes les potentialités de ces périodes transitoires.Des microsiestes favorables à la créativitéUne équipe de chercheurs français a voulu en avoir le cœur net. Elle a donc soumis une centaine de volontaires à une expérience soigneusement préparée. Ils devaient tous trouver la solution d'un grand nombre de petits problèmes d'arithmétique.La meilleure solution, pour y parvenir, était de procéder par étapes. Mais il existait un stratagème permettant d'accélérer la résolution des problèmes. Encore fallait-il le trouver.Une petite minorité de participants l'ayant découvert, l'expérience s'est arrêtée là pour eux. Les autres volontaires ont eu droit à une pause d'une vingtaine de minutes. On les a alors installés sur des fauteuils confortables, les invitant à se détendre.Par ailleurs, des capteurs ont été placés sur la tête et le visage des participants. Le but étant de savoir ce qui se passait durant cette phase indécise, entre la veille et le sommeil, ils devaient tenir des bouteilles en plastique.Au moment où ils lâchaient prise, la chute de la bouteille devait les réveiller. La ruse même utilisée par Edison et Dali.Les résultats ont montré que plus de 80 % des personnes qui s'étaient alors réveillées de cette torpeur avaient découvert l'astuce devant leur permettre de résoudre de nouveaux problèmes. En revanche, à peine un tiers des volontaires restés tout à fait réveillés durant la pause y étaient parvenus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 9, 20222 min

Pourquoi y a-t-il des chandelles dans les sous-marins ?

Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/-----------------------------------On trouve des chandelles à bord des sous-marins. Mais ce ne sont pas des bougies destinées à suppléer un éclairage défaillant. En effet, il s'agit d'un procédé spécifique, capable de fabriquer de l'oxygène en cas de besoin.Des générateurs d'oxygèneCes "chandelles" ont la forme d'un bidon d'huile, équipé d'une goupille qui, faisant office de percuteur, sert à leur déclenchement. Il s'agit d'un dispositif de secours, destiné à fabriquer de l'oxygène. Il est mis en action en cas d'accident, quand l'équipage vient à en manquer.L'intérieur de ce qu'on appelle une "chandelle" ou une "bougie à oxygène" est composé d'un mélange de chlorate de sodium et de poudre de fer. Ces composants sont chauffés, à une certaine température, par le déclenchement du mécanisme, ce qui provoque la libération d'oxygène. On parvient donc à synthétiser l'oxygène par réaction chimique.Des générateurs d'oxygène d'une conception semblable fournissent de l'oxygène aux passagers des avions, en cas de chute de pression dans la cabine.Une explosion à bord d'un sous-marinLe contenu de ces bougies à oxygène est en principe très stable. En effet, l' examen régulier de certaines d'entre elles, durant deux décennies, n'a pas révélé de baisse du niveau d'oxygène.Ceci étant, la manipulation de ces chandelles peut s'avérer dangereuse si elles ne sont pas stockées dans de bonnes conditions. Il faut, en particulier, veiller à leur parfaite isolation.Faute de telles précautions, ces générateurs d'oxygène peuvent en effet provoquer de graves accidents, comme celui qui est arrivé à un sous-marin évoluant sous les eaux de l'Arctique.Le 21 mars 2007, en effet, une explosion, due à ces chandelles à oxygène, a provoqué la mort de deux membres de l'équipage. Il est probable qu'au contact d'huile hydraulique, le mélange contenu dans la bougie ait explosé. De par leur conception, ces bougies à oxygène peuvent aussi, dans certains cas, déclencher un incendie.C'est en raison du caractère potentiellement dangereux de ces générateurs que les autorités ont inventé les promeneurs à ne pas toucher à ceux qui se sont récemment échoués sur des plages du littoral breton. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 6, 20222 min

Pourquoi les enfants Moken voient-ils sous l'eau ?

Les capacités d'adaptation du corps humain ne cessent d'étonner les scientifiques. Ainsi, l'une d'entre elles s'est intéressée à la faculté qu'avaient les enfants d'une population d'Asie du Sud-Est à voir sous l'eau.Une vision sous-marine très claireLes Moken sont un peuple nomade, qui vit entre la Birmanie et la Thaïlande. Durant ses recherches, une scientifique suédoise a constaté que les enfants appartenant à ce peuple évoluaient sous l'eau avec une aisance déconcertante.S'ils nagent avec une telle facilité, c'est qu'ils savent exactement où ils vont. En effet, leur vision sous-marine est si nette qu'ils retrouvent sans difficulté le moindre objet tombé au fond de l'eau.La scientifique s'est demandé pourquoi ces enfants avaient une vision sous-marine aussi précise que celle des dauphins. En effet, sous l'eau, un homme voit d'ordinaire les choses de manière floue.Elle s'est alors aperçue que ces enfants Moken étaient capables de rétrécir au maximum leurs pupilles et de modifier le cristallin, qui est en quelque sorte la lentille de l'œil.Ce sont ces deux adaptations qui permettent à ces enfants de voir aussi clairement sous l'eau que sur terre.Une faculté qui s'apprendPour se faire une idée plus précise de la vision sous-marine de ces enfants Moken, la chercheuse a voulu mesurer les capacités d'enfants européens. Elle a alors constaté que leur vision sous-marine était deux fois moins précise.Cependant, elle a pu démontrer que cette faculté à bien voir sous l'eau pouvait s'acquérir. Au bout d'un mois d'apprentissage, en effet, ces enfants ont réussi à améliorer leur vision sous-marine.Plus surprenant, ils conservaient cette faculté plusieurs mois après la fin de l'expérience, et sans avoir eu l'occasion de nager sous l'eau. En revanche, leurs yeux étaient sensibles à l'irritation, au contraire de ceux des enfants Moken.La scientifique suédoise a aussi remarqué que, chez les Moken, les adultes ne bénéficiaient pas d'une vision sous-marine aussi claire. Cela tiendrait peut-être au cristallin qui, avec l'âge, deviendrait moins flexible.Pour l'instant, les mécanismes par lesquels les enfants parviennent à accommoder leur vision sous l'eau demeurent mal connus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 5, 20221 min

Qu'est-ce qu'un “ouragan spatial” ?

Les scientifiques savaient que des "ouragans spatiaux" se formaient dans la haute atmosphère de la Terre. L'un d'entre eux vient d'être observé pour la première fois. Mais en quoi consiste ce phénomène ?Un phénomène lié aux mouvements du vent solaireCe n'est pas sans raison qu'on parle d'"ouragans spatiaux". En effet, ce phénomène présente quelques similitudes avec ceux qui se forment au-dessus des océans.Ici, la dépression est remplacée par le vent solaire. Celui-ci est composé d'un plasma, fait d'électrons, de protons et d'ions, c'est-à-dire d'atomes ayant perdu un ou plusieurs électrons.Ce vent forme des bras en forme de spirales qui, comme dans le cas des ouragans classiques, tournent autour d'une zone calme. Ce déplacement circulaire s'effectue, à grande vitesse, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.Ces ouragans spatiaux seraient en relation avec les aurores boréales et ne se manifesteraient que dans des conditions de vent solaire très calmes. Ces tempêtes solaires, qui peuvent s'étendre sur 1.000 kilomètres, naîtraient des échanges d'énergie entre le vent solaire et les particules chargées, présentes dans la haute atmosphère.De nouvelles observations devraient permettre de mieux connaître un phénomène qui est sans doute très fréquent.Un ouragan différent, peu dangereux pour la TerreSi la forme de ce phénomène fait penser aux ouragans terrestres, il en diffère cependant par de nombreux points. En premier lieu, il se produit à des altitudes bien supérieures.En effet, un ouragan spatial se forme au-dessus de l'ionosphère, une couche de l'atmosphère qui s'élève entre 60 et 1.000 kilomètres au-dessus de la Terre. Par ailleurs, cette tempête n'est à l'origine d'aucune précipitation, mais produit des électrons chargés d'énergie.Ces ouragans ne se forment pas non plus de la même façon. Un cyclone tropical est alimenté par l'air humide montant de l'océan, alors que, dans le cas de la tempête spatiale, on peut plutôt parler de poussée vers le haut.Un ouragan spatial a souvent une taille impressionnante et il dégage une énorme énergie. Malgré tout, il ne représente pas un réel danger pour notre planète, même s'il peut parfois brouiller certains systèmes de communication. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 4, 20221 min

Quels requins trouve-t-on dans la Tamise ?

Comme tous les cours d'eau traversant des régions industrielles et de grandes agglomérations, la Tamise est un fleuve très pollué. Et pourtant, elle abrite une faune abondante, dont trois espèces de requins.Trois espèces de requins dans la TamiseLa pollution y avait atteint un tel degré que, à la fin des années 1950, les eaux de la Tamise avaient été déclarées zones "biologiquement mortes".Et pourtant, on vient de recenser trois espèces de requins dans le fleuve anglais. Il s'agit du requin hâ, de l'émissole tachetée et du requin épineux. Ce dernier tire son nom des épines qui se trouvent à l'avant de sa nageoire dorsale.Si un baigneur s'y pique, il peut ressentir de vives douleurs. Mais ce requin ne semble pas agressif, puisqu'on n'a signalé pour l'instant aucune attaque contre l'homme.En tous cas, ce requin épineux est l'un des rares poissons venimeux à évoluer dans les cours d'eau anglais. Et, s'il est précieux à plus d'un titre, c'est qu'il appartient à une espèce en voie d'extinction.Un fleuve de nouveau accueillant à la fauneVoilà peu, la Tamise était considérée comme une rivière très polluée. En effet, les niveaux de nitrate, provenant des rejets des usines et des eaux usées de Londres, y étaient très élevés. Sans parler des concentrations de phosphore ou de la pollution par les plastiques.Mais des progrès ont été faits dans le traitement des eaux usées. De même des milieux naturels, comme les marais salés de l'estuaire de la Tamise, ont été restaurés.Ces mesures ont permis le retour de nombreuses espèces animales. Ainsi des associations ont dénombré, en plus de celle des requins, la présence, dans le fleuve, de plus de 90 espèces d'oiseaux et d'environ 4.000 phoques.On y a aussi découvert des anguilles et des hippocampes. la Tamise retrouve donc peu à peu toute la richesse d'un milieu propre à attirer une faune variée. Mais, outre la pollution, le fleuve est menacé par les conséquences du réchauffement climatique.En effet, le niveau de la mer s'élève et la température de l'eau augmente. Est-ce pour cela que le nombre d'espèces d'oiseaux a déjà diminué ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 3, 20221 min

Comment les Hommes produisent-ils un “bruit sismique”?

La pandémie de Covid-19 a eu un effet inattendu : en limitant les activités humaines, elle a réduit ce que les spécialistes appellent le "bruit sismique". Moins gênés par ces interférences, les scientifiques ont pu percevoir des phénomènes sismiques de faible ampleur.Un bruit sismique plus modéréLe "bruit sismique" désigne les vibrations produites par des phénomènes naturels, comme les vagues, et l'activité humaine. Ces ondes peuvent être provoquées par le trafic routier ou ferroviaire ou même par les pas de piétons marchant près des sismomètres, ces appareils destinés à enregistrer les vibrations.Or, les confinements qui ont été décidés pour freiner l'épidémie, et notamment le premier d'entre eux, mis en place dans plusieurs pays au premier trimestre 2020, ont entraîne une forte réduction de ce bruit sismique.À Paris, les sismomètres ont enregistré une diminution de près de 40 % du bruit sismique. On note également une réduction comprise entre 30 et 50 % dans la capitale belge. On observe le même phénomène partout où des mesures de confinement ont été prises.Et du fait des restrictions de déplacement, les différences, en termes de bruit sismique, sont moins marquées que d'habitude entre le jour et la nuit ainsi qu'entre la semaine et le week-end.Une meilleure détection des petits séismesLe bruit sismique lié à l'activité humaine produit une sorte de bourdonnement permanent, qui, en temps ordinaire, empêche les sismologues de percevoir certains phénomènes.Or la réduction de ces vibrations, due à la mise en place des confinements, a permis aux spécialistes de repérer la présence de petits séismes. La détection de ces mouvements de très faible magnitude pourrait permettre de mieux comprendre la structure et l'évolution de certains reliefs.Grâce à la la diminution du bruit sismique, il serait également plus facile de repérer les répliques d'un tremblement de terre. Elle réduirait aussi le nombre de séismes provoqués par des activités humaines, comme le forage pétrolier.Mais les confinements sont des mesures exceptionnelles et ils ne durent pas très longtemps. Les scientifiques ne pourront donc pas compter sur une réduction significative et durable du bruit sismique pour parfaire leur connaissance des secousses du sol. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 2, 20221 min

Pourquoi y a-t-il 7 jours dans une semaine ?

Le découpage de la semaine en sept jours nous paraît si naturel que nous aurions du mal à en envisager un autre. Une telle division, arbitraire, comme toute autre, s'explique en partie par des facteurs religieux et l'influence de certaines civilisations.Une première "semaine" de sept joursDans l'ancienne Mésopotamie, le plus vieux récit de l'humanité, "L'épopée de Gilgamesh", écrite au IIe millénaire avant notre ère, nous raconte la légende d'un roi qui, sommé de rester éveillé, s'endort durant sept jours.Toujours dans l'ancienne Mésopotamie, des documents datant d'environ 4.000 ans nous apprennent que l'année était déjà divisée en 52 périodes, durant chacune environ sept jours.Certains spécialistes font de ces périodes une préfiguration de nos semaines, d'autant qu'il est probable que ce découpage de l'année, ainsi que le calendrier babylonien, aient été transmis aux Grecs puis aux Romains.D'autres influencesCependant, d'autres influences ont sans doute été à l'œuvre pour expliquer l'adoption de cette semaine de sept jours. À commencer par celle des anciens Égyptiens, qui sont les premiers à s'inspirer des phases de la Lune, dont chacune dure un peu peu plus de sept jours.Les Romains ont également joué un rôle dans ce découpage de la semaine. On trouve en effet, dans leur panthéon, sept dieux associés aux planètes alors découvertes. On conçut donc des périodes de sept jours, afin de rendre à chacun de ces dieux le culte qui lui était dû.L'influence chrétienne n'est pas non plus à négliger. On se souvient que, d'après la Genèse, il fallut six jours à Dieu pour créer le monde et qu'il se reposa le septième. À travers l'étude du rôle joué par ces diverses civilisations dans le découpage temporel de la semaine, on aperçoit bien la forte symbolique du chiffre sept.Le judaïsme et le christianisme y font souvent référence; ainsi, on se souvient des sept péchés capitaux ou des sept sacrements. Mais l'usage de ce chiffre n'est pas l'apanage de ces religions. Il apparait aussi très souvent dans le Coran.Il n'est donc pas surprenant qu'il ait été choisi pour rythmer le temps de nos ancêtres. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 20211 min

Les fruits pressés perdent-ils leurs vitamines ?

Les jus de fruits pressés ont une excellente réputation. On cite souvent, parmi les bienfaits qu'on leur prête, la présence de vitamines dans ce type de boisson. En fait, il semble qu'une telle affirmation ne réponde pas vraiment à la réalité.Des vitamines qui se perdent peu à peuLes vertus qu'on attribue aux jus pressés sont nombreuses : ils redonneraient de l'énergie, faciliteraient le transit intestinal et seraient une source de vitamines. Selon les fruits utilisés, on y trouverait notamment des vitamines C, des vitamines A ou encore des vitamines B1.Beaucoup de gens pensent que les jus de fruits frais contiennent autant de vitamines que les fruits dont ils proviennent. C'est vrai si vous buvez très rapidement votre jus de fruits.Mais plus vous attendrez, moins les vitamines seront présentes dans la boisson. En effet, elles s'altèrent si elles sont exposées à la chaleur, aux ultraviolets ou à l'oxygène. Elles sont alors victimes de l'oxydation, qui tend à les détruire.Au bout de deux jours, un jus de fruits laissé à la lumière et à une certaine température, commence à perdre de ses vitamines. Si leur production remonte un peu, par la suite, leur diminution continue est inéluctable.Enfin , il semblerait que les jus de fruits pasteurisés perdent encore plus vite leurs vitamines.La cuisson n'est pas plus favorable aux vitaminesPresser des fruits, pour en faire des jus frais, n'est donc pas la meilleure façon de conserver les vitamines qu'ils contiennent. Dès lors, les bienfaits qu'on peut en attendre sont moins évidents qu'on ne le croit souvent.Et, dans l'ensemble, les vitamines ne seront pas plus préservées si vous choisissez de faire cuire vos fruits, pour confectionner une compote par exemple. Il est vrai que la cuisson favorise la production de certaines vitamines, comme la vitamine A. Mais on la trouve surtout dans les carottes et les tomates.Mais d'autres vitamines, présentes dans les fruits, comme la vitamine B1, et plus encore la vitamine C, sont beaucoup plus sensibles à la chaleur. On considère généralement que 10 à 50 % des vitamines sont détruites à la cuisson. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 14, 20211 min

Pourquoi le nord est-il en haut sur les cartes ?

Nous avons l'habitude de voir le Nord représenté sur le haut de nos cartes. Mais il s'agit d'une convention. Elle a succédé à d'autres représentations, où les facteurs historiques et religieux tenaient une place centrale.Ce qui est important est en hautDans la réalité, l'espace ne contient ni haut ni bas. Mais il fallait bien que les cartographes adoptent une méthode pratique pour représenter les continents et les pays connus à leur époque.Mais elle ne tient guère compte de considérations géographiques. Au Moyen-Âge, l'Asie, qu'on situait bien à l'Est, était pourtant placée en haut des cartes. La raison en était religieuse. C'est en effet vers l'Est, vers le soleil levant, qu'était censé se placer le paradis.Par ailleurs, les cartes placent au centre, mais aussi en haut, ce qui leur paraît le plus important. Ainsi, les anciens cartographes chinois situaient le Nord en haut de leurs cartes parce que l'empereur y habitait.Quant aux musulmans, ils plaçaient le Sud en haut, car beaucoup d'entre eux vivant au Nord de la ville sainte de La Mecque, ils l'imaginaient plutôt vers le bas, c'est-à-dire au Sud.Ptolémée et MercatorSi, sur nos cartes modernes, le Nord figure sur le haut de la carte, nous le devons d'abord au grand géographe grec Ptolémée. Dans "La géographie", un traité écrit au IIe siècle, il adopte en effet certaines conventions, comme le choix de l'équateur comme base de mesure de la latitude et le fait de situer le Nord sur le haut des cartes.Mais c'est le cartographe Gérard Mercator qui, à cet égard, joua le rôle le plus important. En 1569, il dessine une carte qui s'efforce de respecter la courbure de la Terre.Pour ce faire, il utilise un système de projection toujours utilisé de nos jours. Si cette carte a tendance à déformer légèrement les continents, elle place le Nord en haut. Depuis, on est resté fidèle aux conceptions de Mercator.Enfin, le rôle de la boussole, qui se répand en Occident à partir du début du XIV e siècle, a été déterminant. En effet, son aiguille indique toujours le Nord magnétique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 20212 min

Quelle est la plus ancienne expérience botannique toujours en cours ?

Des botanistes américains continuent de mener une expérience débutée près d'un siècle et demi plus tôt. Elle pourrait avoir de nombreuses applications.Une expérience de longue haleineConnu pour ses travaux sur le maïs hybride, le botaniste William James Beal eut l'idée d'une expérience originale. Pas tant pour son objet, qui consistait à mesurer la longévité et la résistance de certaines graines, que pour son insolite durée.En effet, l'expérience, débute en 1979, est toujours d'actualité ! Elle consiste à enfermer les graines de 21 espèces de plantes dans des bouteilles, dont le goulot est tourné vers le bas. Chaque bouteille contient 50 graines, mêlées d'un peu de sable.Pour que l'expérience soit concluante, il ne fallait pas déterrer les bouteilles trop rapidement. Dans un premier temps, elles devaient être sorties de terre tous les cinq ans. Ceci fait, on devait récupérer les graines, les semer et voir comment elles se comportaient.Puis, au fil du temps, on a décidé de ne déterrer les bouteilles que tous les dix ans, puis tous les vingt ans.Une expérience riche d'enseignementsEt cette expérience, commencée à la fin du XIXe siècle, n'est toujours pas terminée. Au moment voulu, les scientifiques actuels extraient encore de la terre les fameuses bouteilles.Ils le font sur la foi d'indications qui donnent à ces exhumations l'aspect d'une véritable chasse au trésor. La dernière bouteille enterrée a été mise au jour cette année. Mais l'aventure devrait néanmoins se poursuivre, sur de nouvelles bases, jusqu'en 2100 !Toutes ces graines ont été l'objet de soins attentifs. Et les scientifiques ont pu constater que certaines d'entre elles avaient germé et donné de petites pousses. Cette expérience au long cours nous en apprend donc davantage sur l'étonnante vitalité de certaines graines.Aujourd'hui, les botanistes sont d'ailleurs en mesure de comprendre pourquoi elles sont si résistantes. Ils ont même les moyens de leur donner une nouvelle vie.De tels enseignements devraient être très utiles pour faciliter la reconstitution de certains milieux naturels, mis à mal par des calamités naturelles, ou pour améliorer l'entreposage, sur le long terme, de certains produits. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 20211 min

Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

Vous l'avez sans doute remarqué sur les étiquettes de vos bouteilles, le vin contient des sulfites. Mais quelle est cette substance et à quoi sert-elle ?Des sulfites naturels et rajoutésDurant le processus de fermentation alcoolique, les levures transforment les sucres du raisin en diverses substances, dont le dioxyde de soufre. Il s'agit d'un gaz appartenant à la famille des sulfites.On le voit, une partie des sulfites contenues dans le vin est fabriquée, de manière naturelle, durant le processus de fermentation.On rajoute cependant des sulfites au vin, le plus souvent sous la forme d'un composé inorganique, le métabisulfite de potassium. On emploie aussi le métabisulfite de sodium, qui est également utilisé comme conservateur alimentaire, pour les raisins secs ou les jus de fruits par exemple.La quantité de sulfites présente dans le vin est réglementée. En principe, elle varie entre 5 et 200 mg/l.Le rôle des sulfitesSi l'on ajoute des sulfites au vin, c'est en raison des vertus présentées par cette substance. Sans elle, l'élaboration du vin serait beaucoup plus difficile.D'abord les sulfites sont de puissants antioxydants. En effet, ils empêchent ou retardent les réactions qui altèrent les aliments, et notamment celle de l'oxygène. Sans les sulfites, le vin pourrait devenir du vinaigre !Par ailleurs, les sulfites ont une action antiseptique; ils neutralisent les micro-organismes qui pourraient altérer le vin.Quelques réactions allergiquesEn principe, la présence de sulfites, dans le vin et bien d'autres aliments, ne présente pas de risques particuliers pour la santé.Certaines personnes y sont pourtant sensibles. Ces substances peuvent en effet provoquer des réactions allergiques, notamment chez les asthmatiques. Elles peuvent entraîner, dans des cas assez rares, des crises d'asthme assez sérieuses.C'est pourquoi, dans certains pays, l'étiquette apposée sur la bouteille de vin doit mentionner la présence de sulfites dans la boisson. Les personnes concernées n'ont d'autre solution que d'éviter les aliments en contenant.Il existe également des vins sans sulfites ajoutés, mais il n'est pas sûr que même un tel produit convienne aux personnes sensibles à ces substances. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 9, 20212 min

Pourquoi toutes les étoiles n'ont pas la même couleur ?

Les étoiles que nous observons dans le ciel, au moyen d'une lunette, ou d'un télescope, ont des couleurs variées. D'où viennent de telles différences ?Des couleurs variéesSi on contemple les étoiles par un beau soir d'été, elles nous apparaissent le plus souvent de la même couleur. En effet, on les voit toutes plus ou moins blanches. Cette uniformité de couleurs est due à l'éloignement de ces étoiles. Aussi loin de nous, elles sont en effet peu lumineuses.En fait, les étoiles ont bel et bien des couleurs variées. Il suffit, pour s'en rendre compte, de les observer avec une lunette ou un télescope.On s'aperçoit alors que certaines étoiles sont plutôt bleues, alors que d'autres tirent vers le rouge ou vers le jaune.Des étoiles classées en plusieurs catégoriesLa couleur des étoiles dépend en fait de leur température. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce sont les étoiles les plus chaudes qui sont bleues. Et elles deviennent rouges quand leur température s'abaisse.C'est un peu le même phénomène qui se produit quand on chauffe une barre de fer. Au début de l'opération, elle prend une coloration rouge, avant de devenir blanche si on la chauffe plus longtemps. Une fois fondue, elle vire même au bleu.Certaines étoiles arborent une couleur jaune, comme notre Soleil. Ce sont celles qui se situent entre les étoiles les plus chaudes et les plus froides.Ces trois couleurs principales se déclinent, en fonction de leur température, en nombreuses nuances. C'est ainsi que, dès le XIXe siècle, l'astronome américain Henry Draper a classé les étoiles en sept catégories.Ainsi, les étoiles les plus chaudes, qui sont très lumineuses et d'un bleu soutenu, appartiennent à la classe 0. Dans la catégorie suivante, la classe B, on trouve des étoiles où la température est un peu moins élevée; elles tirent plutôt vers un blanc bleuté.Au contraire, les deux dernières classes, K et M, concernent les étoiles les plus froides. Dans la première, se trouvent des étoiles jaune orangé, tandis que la seconde regroupe des astres à la couleur rouge. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 20211 min

La circoncision prévient-elle du Sida ?

Un certain nombre d'études semblent suggérer un lien possible entre la pratique de la circoncision et la prévention du sida. Les hommes circoncis seraient-ils donc protégés contre cette terrible maladie ?Des résultats encourageantsDans les années 1980, les médecins remarquent que dans certains pays africains, où la pratique de la circoncision est plus fréquente, le sida semble moins répandu. Mais il faudra attendre quelques décennies pour que les premières études donnent du crédit à cette constatation.En 2005, en effet, des chercheurs proposent à un groupe de jeunes Sud-Africains de se faire circoncire. Près d'un an et demi plus tard, ils constatent que ces hommes présentent deux fois moins d'infections au virus du sida que l'autre groupe étudié, dans lequel les volontaires n'avaient pas été circoncis. Les uns et les autres avaient eu des pratiques sexuelles comparables.Cette recherche, conduite par une équipe française, sur plus de 3.000 Sud-Africains, avait conclu que la circoncision pouvait réduire jusqu'à 60 % le risque de contamination au virus.Une autre étude, menée en Ouganda et au Kenya, aboutissait, en 2007, à des résultats comparables : la pratique de la circoncision réduirait ce risque de moitié.Une zone d'infection privilégiéeLa circoncision consiste à retirer le prépuce, qui est la peau recouvrant le gland du pénis. Mais pourquoi une telle opération réduirait-elle les risques de contamination par le virus du sida ?Cet effet protecteur s'expliquerait par la nature de la peau du prépuce. Elle serait en effet assez fragile et très perméable au virus du sida. En ôtant le prépuce, on réduirait ainsi la surface par lequel le virus pourrait s'introduire plus facilement dans l'organisme.Les médecins ont également constaté qu'à la suite de la circoncision, la peau du gland avait tendance à s'épaissir. Elle pourrait ainsi mieux résister aux offensives du virus. Par ailleurs, l'opération pourrait faire disparaître certaines bactéries, qui faciliteraient la contamination.Ce qui veut pas dire que la circoncision offre une protection totale contre le sida. Par conséquent, les méthodes habituelles de protection contre la maladie, comme l'usage du préservatif, ne doivent pas être abandonnées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 7, 20212 min

Pourquoi parle-t-on de “pièges froids” lunaires ?

De nouvelles études enrichissent sans cesse notre connaissance de la Lune. La dernière en date semble confirmer la présence, sur son sol, de dioxyde de carbone à l'état solide, dans des zones que les scientifiques appellent des "pièges froids".Du dioxyde de carbone à l'état solideEn raison de la modeste inclinaison de son axe de rotation, des secteurs de la Lune restent continuellement dans l'ombre. Il s'agit surtout de certains cratères, situés notamment au pôle sud.Dans ces régions, la température serait toujours inférieure à -210°C. Il y ferait donc encore plus froid qu'à la surface de la planète Pluton, où les températures sont pourtant extrêmes.De telles conditions expliqueraient la présence de dioxyde de carbone sous forme de glace. Et il resterait dans cet état solide en permanence. Les zones concernées seraient très vastes, d'une superficie sans doute supérieure à 200 km2.Ces "pièges froids" semblent se concentrer dans certains endroits, comme le cratère Amundsen. Toutes ces observations ont été faites sur la base de données recueillies durant 11 ans par un instrument embarqué à bord d'une sonde spatiale américaine.Une découverte très utileOn sait que les projets de construction d'une base habitée sur la Lune sont assez avancés. Ils émanent notamment des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Pour les mener à bien, il est essentiel de trouver sur place des ressources propres à assurer la pérennité de ces missions.C'est dans ce contexte que la découverte de dioxyde de carbone à l'état solide représente une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la lune. En effet, cette substance pourrait leur permettre de fabriquer du carburant pour leurs engins et même certains métaux, comme l'acier.Mais la présence de ces "pièges froids" pourrait également en apprendre davantage sur la façon dont se forment les composés organiques, ces molécules comprenant du carbone et de l'hydrogène. Elle pourrait aussi renseigner les scientifiques sur l'origine de l'eau sur la Lune.Même si elle est fortement suspectée par les astronomes, il faudra cependant attendre que de futures missions lunaires confirment la présence sur la Lune de ce dioxyde de carbone à l'état solide. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 20212 min

Quelle quantité d'oxygène la Lune contient-elle ?

Après avoir été délaissée quelque temps, la Lune redevient un objectif majeur pour les grandes puissances. Il est même envisagé d'y édifier une station habitée, où vivraient les cosmonautes. De tels projets semblent d'autant plus réalisables que notre satellite naturel semble comporter des réserves suffisantes d'oxygène.De l'oxygène emprisonné dans la rocheDans quelques années, d'ci 2025 ou 2026, les États-Unis, la Russie et la Chine devraient commencer à mettre en œuvre leurs programmes de stations spatiales habitées sur la Lune.Mais, pour que ces projets soient viables, encore faut-il que les cosmonautes trouvent sur place ce qui est indispensable à leur survie. À commencer par l'oxygène. Or, ce n'est pas dans la mince atmosphère de la Lune qu'on pourra l'y trouver.En effet, elle est surtout composée d'hydrogène et de gaz comme l'argon et le néon. Et pourtant, de l'oxygène existe bel et bien sur notre satellite. Il est renfermé dans le régolithe, cet ensemble de roches et ces poussières qui recouvrent la surface de la Lune.Comment récupérer l'oxygène ?Et cet oxygène ne serait pas présent en petite quantité. En effet, on estime que ces roches lunaires contiennent environ 45 % d'oxygène. Dans chaque mètre cube de régolithe, ou pourrait puiser jusqu'à 630 kilos d'oxygène. De quoi faire vivre un homme durant deux ans.Encore ne s'agit-il que de la couche de roches la plus superficielle. Si l'on pouvait exploiter ce régolithe en profondeur, il serait possible, d'après les calculs effectués, de fournir de l'oxygène à environ 8 milliards de personnes durant 100.000 ans.De quoi assurer la pérennité de notre présence sur la Lune ! Mais il demeure cependant une difficulté : comment récupérer cet oxygène ? Le recours à l'électrolyse semble la méthode la plus prometteuse.Cette technique ccnsiste à chauffer la roche à une température très élevée, puis à la soumettre au passage d'un courant électrique. Cette méthode permet de séparer l'oxygène des autres composants de la roche. On peut dès lors le récupérer.Une entreprise belge serait déjà en train de mettre au point les appareils nécessaires, qui pourraient fonctionner, sur le sol lunaire, dès 2025. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 20211 min

Qu'est-ce que le “fume event” dans un avion ?

Il peut arriver que les passagers d'un avion soient victimes de ce que les Anglais appellent un "fume event". Cet incident peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes se trouvant à bord de l'avion.De l'air compriméAutour des avions de ligne, qui volent à une très haute altitude, l'air est extrêmement froid. Pour que les passagers puissent respirer, cet air extérieur doit être comprimé, de manière à assurer la pressurisation de la cabine.Ce sont les réacteurs qui fournissent cet air chaud comprimé. Cette opération est réalisée par des pièces lubrifiées au moyen d'huiles spécifiques. Puis cet air est refroidi et amené la pression adéquate.Une atmosphère contaminéeEn principe, la séparation entre l'air comprimé et les lubrifiants est assuré par des joints. Mais ces derniers peuvent s'user et devenir moins étanches. Dans ce cas, ils laissent filtrer un peu d'huile, qui se mêle à l'air comprimé.Quand ce phénomène se produit, les passagers perçoivent une odeur caractéristique. Si une grande quantité d'huile passe dans le système de pressurisation, de la fumée peut même se dégager.Dans ce cas, les passagers et le personnel de bord sont victimes d'un "fume event", appelé aussi syndrome aérotoxique.De graves conséquences pour la santéCet air contaminé peut provoquer des problèmes de santé chez les personnes qui le respirent. La gravité des symptômes constatés dépend autant de la durée du phénomène que de son intensité.Ainsi, les passagers, exposés à cet air toxique, peuvent ressentir des vertiges, des migraines ou une certaine détresse respiratoire. Des vomissements, des diarrhées ou encore une accélération du rythme cardiaque peuvent aussi se produire.Les pilotes, ainsi que les hôtesses de l'air et stewards, sont, de par leur métier, les plus exposés à ce syndrome aérotoxique. L'exposition répétée à un air contaminé a provoqué chez certains une détérioration dramatique de leur santé.Pour l'heure, aucun système efficace n'a été mis au point pour protéger l'atmosphère des cabines d'avion de ce danger. Il est vrai que, pour l'instant, le sujet semble assez peu évoqué. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 2, 20211 min

Pourquoi Christine Jorgensen est-elle devenue célèbre ?

Au début des années 1950, l'Américaine Christine Jorgensen fut la première personne à rendre public son changement de sexe. Elle en tira, à l'époque, une certaine notoriété.Une erreur de la natureChristine Jorgensen était née, en 1926, dans le corps d'un homme. Elle se nomma donc d'abord George William Jorgensen et, d'après ses dires, se sentit tout de suite mal à l'aise dans son identité masculine.Après son service militaire, en 1951, le jeune homme commence à prendre des hormones féminines. Il a entendu parler de cette chirurgie qui transformerait le corps d'un homme en celui d'une femme. Mais de telles pratiques sont interdites aux États-Unis.Sur ces entrefaites, il apprend qu'un médecin danois réalise ces opérations de réattribution sexuelle. Il se rend alors au Danemark, où il subit une série d'opérations qui, ajoutées à une cure intensive d'hormones, lui donnent le corps d'une femme.George William Jorgensen ne se revendiquait pas comme un homosexuel, mais comme une femme que la nature avait dotée, par erreur, d'un corps masculin.Riche et célèbreEn 1953, l'ancien soldat fait un retour remarqué dans son pays. C'est une femme élégante qui descend de l'avion. Vêtue d'un manteau de fourrure et d'une écharpe de soie, maquillée avec soin, elle sourit aux photographes, qui immortalisent l'événement.Dès lors, Christine Jorgensen devient une célébrité. Courtisée par Hollywood, elle tourne un film et apparaît dans de nombreuses émissions de télévision. Elle participe à des spectacles, où elle chante et joue la comédie. À deux reprises, la jeune femme écrit son autobiographie, qui trouve de très nombreux lecteurs.En 1970, un film s'inspire même de son histoire. Christine Jorgensen est devenue un personnage en vue et fait rapidement fortune.En 1959, elle annonce ses fiançailles avec un employé de bureau. Mais le mariage ne peut avoir lieu, la jeune femme étant toujours considérée comme un homme par l'état civil. À la suite de cette annonce, son fiancé perd d'ailleurs son emploi.On lui a également prêté une liaison avec Joe DiMaggio, le célèbre joueur de base-ball. En 1989, Christine Jorgensen décède d'un cancer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 1, 20211 min

Comment fabriquer du carburant à partir de l'air ?

L'utilisation des combustibles fossiles se traduit par l'émission d'importantes quantités de gaz à effet de serre. Aussi des solutions alternatives sont-elles activement recherchées. L'une d'entre elles, consistant à fabriquer du carburant à partir de l'air, pourrait se révéler prometteuse.Du carburant extrait de l'air ambiantDes chercheurs suisses ont en effet conçu un système permettant d'extraire du carburant de l'air ambiant. Leur invention est divisée en plusieurs compartiments. Dans le premier, les chercheurs capturent la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone présents dans l'air.Ces deux composantes passent alors dans une seconde chambre où, par un processus où alternent chauffage et refroidissement, elles sont transformées en hydrogène et en monoxyde de carbone, un gaz inodore et incolore.Les deux substances sont ensuite mélangées pour produire ce que les chercheurs appellent un "gaz de synthèse". Celui-ci est alors introduit dans un autre compartiment, où il est chauffé au moyen de panneaux solaires.Soumis à cette action, le mélange devient liquide, et donne du méthanol, qui peut être utilisé comme carburant. Et, comme ce "gaz de synthèse est neutre en carbone, on peut trouver là une alternative intéressante aux carburants fossiles.Un rendement qui devrait s'améliorerIl a fallu 24 heures pour produire environ 100 litres de ce gaz de synthèse, desquels on a pu extraire 0,05 litre de méthanol pur. Un tel rendement peut sembler décevant. En effet, il serait de l'ordre de 5 %, ce qui peut sembler peu.Mais les chercheurs rappellent que le seul but de cette expérience était de démontrer que le système imaginé était au point et pouvait donner du carburant. Ils sont persuadés que le concept peut être amélioré. D'après eux, on pourrait rapidement atteindre un rendement de 20 %.Ils insistent sur le grand intérêt de ce mécanisme, en termes de neutralité carbone. En effet, il permettrait d'éviter totalement l'émission de gaz à effet de serre si les matériaux des installations nécessaires au fonctionnement du système provenaient eux-mêmes d'énergies renouvelables.De plus amples recherches seront cependant nécessaires pour rendre la processus de fabrication opérationnel. Il faudra donc attendre un peu pour voir ce nouveau carburant commercialisé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 30, 20212 min

D'où vient notre conscience ?

La conscience traduit la capacité de l'être humain à connaître son environnement et à se percevoir comme un être individualisé et pensant. La manière dont cette conscience se manifeste continue de faire l'objet de nombreux travaux scientifiques. L'un des derniers en date s'interroge sur ce qu'on peut appeler le "flux continu" de la conscience.Deux mécanismes mentauxSelon un article de "Science et vie", paru le 15 novembre 2021, notre attention au monde et à nous-mêmes se manifesterait par deux processus mentaux distincts.L'un, tourné vers l'extérieur, nous conduit à nous concentrer sur ce que nous faisons. L'autre, tourné vers l'intérieur, nous ramène à notre monde personnel. Chacun met en œuvre un réseau neuronal spécifique.Une expérience spécifiqueDes chercheurs ont voulu savoir quels mécanismes cérébraux étaient impliqués dans ces incessants allers-retours entre ces deux modes d'être, au monde et à soi.Pour comprendre cette alternance, ils ont mené une expérience sur un peu moins de 100 personnes. Certaines étaient pleinement conscientes, d'autres sous l'effet de sédatifs ou plongés dans un état végétatif. Dans ce dernier cas, les chercheurs avaient obtenu l'accord des familles.Pour mener leur recherche, les scientifiques ont utilisé des techniques d'imagerie fonctionnelle, qui saisissent la manière de fonctionner du cerveau.Le fonctionnement des appareils a été modifié, pour l'adapter à l'objet de la recherche. Il s'agissait notamment de pouvoir capter les alternances très rapides, entre un mode de fonctionnement cérébral et un autre.Un véritable circuit temporelLes résultats ont permis d'identifier jusqu'à huit réseaux cérébraux impliqués dans ce fonctionnement alternatif de la conscience. Les chercheurs se sont aperçus qu'ils semblaient organisés par paires.Le mode d'activation de chaque paire de réseaux neuronaux semble répondre à un rythme propre. Mais chacun paraît cependant corrélé aux autres réseaux, comme si le cerveau mettait en branle l'un ou l'autre réseau selon un schéma prédéterminé.Il est à noter que, pour les patients inconscients, l'alternance entre l'attention à l'extérieur et le monde intérieur semblait déconnectée du véritable "circuit temporel" mettant en action les autres réseaux neuronaux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 29, 20211 min

Les animaux pleurent-ils de tristesse ?

De nos jours, les animaux ne sont plus considérés comme des êtres sans états d'âme. Ainsi, nous nous demandons s'ils ressentent des émotions et de quelle manière ils les expriment. Les animaux manifesteraient-ils leur tristesse par des larmes ?Certains animaux pourraient-ils pleurer d'émotion ?Il est tout à fait possible de voir un animal pleurer. Mais, le plus souvent, ces larmes ont un rôle physiologique. Comme ceux des humains, les yeux des animaux doivent être lubrifiés. Les larmes permettent aussi d'évacuer un corps étranger.Mais les animaux pleurent-ils de tristesse ? Certains éthologues le prétendent. Ils rappellent, à cet égard, que certaines espèces, comme le gorille ou l'éléphant, seraient plus prédisposées que d'autres à verser ces pleurs d'émotion.Ils citent ainsi l'exemple d'un éléphanteau, né dans un zoo chinois. Abandonné à la naissance par sa mère, le petit animal aurait pleuré à chaudes larmes durant des heures.La tentation de l'anthropocentrismeLa difficulté principale est que, pour répondre à la question posée, il faut manier des notions subjectives. Comment pourrions-nous savoir si les animaux partagent ce que les humains appellent une émotion ?En effet, ils ne pourront jamais nous dire s'ils sont tristes. Ni même s'ils savent ce qu'est la tristesse, telle que l'envisage un homme.Comment peut-on être sûr que les larmes que verse l'éléphanteau sont la manifestation d'un désarroi que l'abandon par sa mère ne pourrait que provoquer, du moins selon nos critères humains ?Les larmes qui coulent de ces yeux, ou de ceux du gorille, ne sont-ils pas des sortes de stratagèmes, destinés à attirer l'attention des congénères ? Par ailleurs, les personnes qui vivent avec un animal de compagnie ont remarqué que, pour exprimer une émotion, celui-ci dispose d'autres registres que celui des larmes.Il peut pousser certains cris ou se comporter de manière différente. Autrement dit, il faut éviter de tomber dans le piège de l'anthropocentrisme. En effet, nous avons souvent tendance à penser que les animaux réagissent de la même manière que les humains ou éprouvent les mêmes émotions qu'eux. Or, dans l'état actuel de nos connaissances, nous n'en savons tout simplement rien. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 20211 min

3 épisodes inédits pour ce week-end !

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1/ Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/2/ Pourquoi les cheveux gris n'existent pas ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/incroyable/3/ Quelle est la plus vieille affaire criminelle de l'Histoire ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20216 min

Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

Les très anciennes momies découvertes dans le bassin du Tarim, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang, ont suscité bien des interrogations sur l'origine des individus inhumés. Une étude récente met fin au mystère.Des momies étonnamment bien conservéesCertaines de ces momies du bassin du Tarim remonteraient à 2.000 ans avant notre ère. Elles ont été déposées dans des cercueils en forme de barques, recouverts de peaux de bête et de fleurs.L'emplacement des sépultures était indiqué par des poteaux fichés en terre, peints en noir ou en rouge. L'une des momies représente une femme, portant encore ses longs cheveux, coiffée d'une toque de feutre et vêtue d'une jupe à franges.À l'intérieur des tombes, les momies sont entourées d'objets familiers, comme des arcs, des bracelets ou des paniers tressés avec de la paille de blé.Mais ce qui a le plus frappé les archéologues, c'est l'état de conservation parfaite de ces momies. Il semble que les conditions extrêmes du désert les aient gardées de toute corruption.Plus étonnant encore : les traits du visage, qu'on retrouvait presque intacts, évoquaient plus une origine européenne qu'une ascendance asiatique. Les individus momifiés avaient en effet des cheveux clairs, les yeux ronds et le nez droit. La découverte de ces momies a suscité bien des hypothèses.Une origine localeMembres d'une équipe de recherche internationale, des scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Pour cela, ils ont procédé à l'analyse génétique de plusieurs momies, d'âges divers.Elle a révélé que les individus momifiés ne venaient pas d'Occident, comme on le croyait parfois. Ils appartenaient à des populations d'origine locale. En effet, ils descendraient de peuples assimilés par les scientifiques à un groupe appelé Ancien Nord Eurasien.Cette population locale aurait disparu voilà environ 10.000 ans. Leurs descendants, qui avaient donc l'habitude de momifier leurs morts, auraient constitué une sorte d'isolat génétique.Ce qui ne les aurait pas empêchés d'adopter les coutumes et le mode de vie des peuples qui les entouraient. On peut citer ainsi la fabrication du fromage, la fermentation du lait ou encore la culture des céréales. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 20212 min

Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

Une découverte étonnante vient d'être faite dans un zoo californien. Des chercheurs se sont en effet aperçus que des femelles condors avaient conçu des petits sans l'intervention d'un mâle.Des oisillons conçus sans pèreOiseau de proie à la large envergure, le condor vole à une haute altitude. Victimes d'une chasse intensive, ces oiseaux sont menacés d'extinction depuis des décennies. Seul un programme spécifique de protection a pu sauver l'espèce d'une disparition totale.En étudiant le mode de reproduction de ces volatiles, des chercheurs américains ont eu une surprise. En effet, ils ont constaté que certains œufs étaient dépourvus de tout matériel génétique mâle.Ils en ont conclu que les condors femelles avaient conçu ces poussins sans l'aide d'aucun mâle. Ce mode de reproduction particulier, connu depuis le XVIIIe siècle, s'appelle la parthénogénèse.Des naissances par parthénogénèseCe mode de reproduction existe chez certains insectes, comme les fourmis ou, les abeilles. On le rencontre aussi, parfois, chez les oiseaux ou les poissons.Dans de tels cas, il s'agit de parthénogénèse facultative. Elle désigne le mode de reproduction exceptionnel de femelles se reproduisant habituellement de manière sexuée et qui, en l'absence de mâles fertiles, se débrouillent toutes seules, en quelque sorte, pour donner naissance à des petits.Or, dans le cas de ces femelles condors, il y avait des mâles à proximité, propres à la reproduction. Elles s'étaient même accouplées avec eux, concevant ainsi leurs poussins de manière normale.Il s'agirait donc, du moins chez les oiseaux, du premier cas constaté de parthénogénèse facultative, et ce en présence de mâles fertiles. Il est d'ailleurs possible que, dans la nature, de tels cas ne soient pas isolés.En tous cas, les jeunes condors issus de la parthénogénèse ont tout de suite paru assez fragiles. Les deux oiseaux nés de cette manière étaient en mauvaise santé et de petite taille.Et de fait, ils sont morts jeunes, aux alentours de 2 ans et 8 ans, alors que les condors vivent souvent jusqu'à 50 ans. Il est cependant impossible, pour l'instant, d'attribuer ces décès précoces au mode de conception de ces oiseaux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 20211 min

Qu'est-ce que la “glace noire” ?

Les scientifiques n'avaient encore pu observer toutes les formes de l'eau. Avec la mise au point d'un échantillon stable de "glace noire", le quatrième état de l'eau, c'est désormais chose faite.Une glace aux propriétés très différentesSur Terre, nous connaissons l'eau sous trois formes : liquide, solide et gazeuse. Mais, depuis la fin des années 1980, les scientifiques pensaient qu'elle pouvait se présenter sous une quatrième forme : celle d'une glace particulière, qu'on appelle "superionique" ou "noire".Très récemment, les chercheurs ont pu observer un échantillon de cette glace, qu'on ne trouve pas à l'état naturel sur notre planète. En effet, elle ne se forme que dans des conditions de très forte pression et de températures extrêmes.Sous l'effet de ces facteurs, les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui constituent l'eau vont se dissocier. Les premiers se structurent d'une autre manière, tandis que les seconds se déplacent librement.Cette glace ne ressemble en rien à celle que nous connaissons. Elle est chaude et présente moins de densité. Elle se révèle également une excellente conductrice, au même titre que le métal. Enfin, sa réaction à la lumière lui donne une coloration sombre, d'où son nom.Un échantillon de glace noire plus stablePour mieux connaître les propriétés de cette glace superionique, il fallait pouvoir l'observer. En effet, toute la difficulté consiste à recréer des conditions de température et de pression qui n'existent pas sur Terre et qu'il est délicat de reconstituer en laboratoire.En 2019, des chercheurs arrivent enfin à reproduire ces conditions extrêmes. Mais l'échantillon qu'ils obtiennent, très instable, ne se maintient que quelques nanosecondes.Deux ans plus tard, d'autres scientifiques ont réussi à stabiliser cette glace noire. Pour y parvenir, ils ont eu recours à une technologie innovante : un puissant accélérateur de particules et une cellule à enclume de diamant, capable d'atteindre des niveaux de pression et de température très élevés, ont ainsi permis la production de cet échantillon.Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles cette glace noire doit certainement se former dans des planètes géantes comme Neptune ou Uranus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 23, 20212 min

Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

Des milliers d'astéroïdes évoluent dans l'espace. Même si les scientifiques écartent tout danger réel de collision avec la Terre, ils préfèrent tout de même prendre leurs précautions. C'est pourquoi la NASA vient de lancer une mission dont le but est de dévier la trajectoire d'un astéroïde.Un risque improbable, mais pris au sérieuxLes scientifiques excluent, même dans un avenir assez lointain, tout véritable risque de collision de notre planète par un des 27.000 astéroïdes qui évoluent dans les parages de la Terre. Ils évaluent cette probabilité, d'ici l'an 2300, à un peu plus de 0,050 %.Mais ils n'en prennent pas moins leurs précautions, au cas, même improbable, où l'un de ces corps célestes menacerait la Terre. La NASA a donc prévu de lancer un satellite contre un astéroïde, afin de voir dans quelle mesure le premier pourrait dévier la trajectoire du second.Même si, malgré toutes les prévisions, un astéroïde devait présenter un risque pour notre planète, les scientifiques ne seraient pas pris au dépourvu.Un satellite à l'assaut d'une luneLe 23 novembre 2021, un satellite devrait donc être envoyé dans l'espace pour mener à bien cette mission de "défense planétaire". La cible choisi est Dimorphos, qui tourne autour d'un gros astéroïde du nom de Didymos.Plus haute que la statue de la Liberté, cette lune à 160 mètres de diamètre. Le satellite devrait être propulsé contre sa cible à une vitesse de 24.000 km/h. Sous la violence de l'impact, des tonnes de matière devraient être éjectées dans l'espace.Et pourtant, compte tenu des distances en cause, ce n'est qu'une chiquenaude. Elle devrait cependant suffire, d'après les scientifiques, à dévier légèrement la trajectoire de Dimorphos.En effet, il est probable que son orbite soit modifiée, peut-être d'environ 1 %. Mais les astronautes de la NASA veulent en apprendre davantage, en lançant un petit satellite d'observation, juste après le choc.En effet, ils savent que l'efficacité de la mission, et donc l'ampleur de la déviation, dépend de nombreux facteurs, comme la composition et la surface de l'astéroïde ou encore l'angle d'impact. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 22, 20211 min

Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

Décrit pour la première fois en 1951, par le statisticien Edward Simpson, le paradoxe auquel il a donné son nom prouve que, selon la manière dont on les présente, les mêmes données ne signifient pas la même chose.Des chiffres qui ne disent pas la même chosePour comprendre ce paradoxe de Simpson, il faut partir d'un exemple concret. Ainsi, prenons le cas d'un patient à la recherche du meilleur traitement pour soigner les calculs rénaux.Le médecin interrogé lui indique deux traitements possibles, l'un, le premier traitement, efficace dans plus de 80 % des cas, l'autre, le second traitement, n'ayant soulagé qu'un peu plus de 75 % des malades.Sans hésiter, le patient choisit le premier traitement. Mais le médecin l'invite alors à y regarder de plus près. Le premier traitement paraît plus efficace de manière globale, comme le taux de guérison semble le démontrer.Mais quand on décompose ce chiffre en sous-groupes, on obtient le résultat inverse. En effet, pour les petits comme pour les gros calculs rénaux, ce traitement est en fait moins efficace. Mais, en faisant la moyenne des chiffres de guérison des petits et des gros calculs, on arrive pourtant à un chiffre supérieur au second traitement, qui se révèle plus efficace quand on entre dans le détail.Le facteur de confusionComment expliquer un tel paradoxe ? L'une des raisons possibles est la présence de ce qu'on appelle un facteur de confusion. Dans l'exemple cité, il s'agit de la taille des calculs rénaux.Ce facteur joue en effet un grand rôle dans le choix du traitement. De fait, le second traitement, même s'il a l'air de fonctionner moins bien pour l'ensemble des calculs, est plus efficace pour les gros calculs.Ce facteur de confusion influe aussi sur l'effet constaté, c'est-à-dire les chances de guérison. Il faut donc être bien conscient de la présence de cet élément, pour pouvoir interpréter correctement les données.De même, regrouper des données, sans prendre en compte les spécificités propres à chaque groupe, peut également conduire à des interprétations erronées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 20211 min

Que contient le Codex Leicester ?

Le Codex Leicester est un célèbre ouvrage du XVIe siècle, dû à la plume fertile de Léonard de Vinci. Comme beaucoup d'œuvres du maître italien, ce célèbre manuscrit contient des observations étonnamment modernes.Le livre le plus cher du mondeLe Codex Leicester a sans doute été écrit entre 1508 et 1510. Il a été rédigé dans une écriture spéciale, dite "spéculaire". Elle consiste à rédiger le texte à l'envers. Il faut donc le placer devant un miroir pour pouvoir le lire.L'ouvrage est composé de 18 feuillets, d'une écriture très serrée. Les feuilles étant pliées en deux et les deux côtés de chacune d'entre elles étant écrits, le manuscrit comprend 72 pages au total.Accompagnant le texte, de nombreux croquis, dessins et diagrammes précisent la pensée de l'auteur. Au cours des siècles, le manuscrit est passé de mains en mains. En 1717, il est acheté par le premier comte de Leicester, qui lui a donné son nom.Œuvre d'un illustre génie, le Codex Leicester voit son prix augmenter toujours plus. C'est pourquoi il est souvent acquis par des milliardaires : Armand Hammer, en 1980, puis Bill Gates qui, en 1994, l'achète pour la coquette somme de 30 millions de dollars. Ce qui en fait le livre le plus cher du monde.Un recueil d'observationsLe Codex Leicester est un recueil d'observations, sur des sujets divers. L'hydraulique est celui qui occupe la majeure partie du livre.En effet, Léonard de Vinci s'intéresse à la manière dont s'écoule l'eau des rivières. Il imagine de quelle manière son écoulement peut être modifié par la présence de divers obstacles sur son parcours.Le savant en tire des enseignements sur le travail de l'érosion ou la meilleure façon de construire un pont. Réfléchissant aussi à la genèse des montagnes, Léonard de Vinci anticipe de plusieurs siècles la théorie de la tectonique des plaques.La Lune suscite également son intérêt. Il pense qu'il y a de l'eau à sa surface et que ce sont les vagues agitant la mer lunaire qui expliquent la luminosité du satellite de la Terre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 20211 min