
Choses à Savoir ÉCONOMIE
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Qu'est-ce que le dispositif “Oui pub” ?
À l'approche de Noël, journaux et prospectus publicitaires ne manqueront pas d'envahir nos boîtes aux lettres. Sauf celles sur lesquelles s'affiche un autocollant "Stop pub". Mais ce dispositif, lancé en 2005, n'a pas rencontré le succès escompté.En effet, en 2021, moins de 15 % des Français avaient collé cette petite vignette sur leurs boîtes aux lettres. Aussi une nouvelle mesure entre-t-elle en application, dans le cadre de la loi "Climat et résilience", adoptée en 2021.Elle prend le problème à l'envers si l'on peut dire. Cette fois, en effet, les gens qui le souhaitent pourront orner leurs boîtes aux lettres d'un autocollant "Oui pub". Il sera donc interdit de glisser des prospectus dans les autres boîtes aux lettres.Pour l'instant, cette disposition n'a pas vocation à s'appliquer sur tout le territoire. Elle n'est en vigueur que dans 14 secteurs, qui ont accepté d'appliquer la mesure.C'est le cas d'agglomérations comme Grenoble, Dunkerque ou Bordeaux. Une partie de la Corse ou le département des Côtes d'Armor devraient aussi être concernés. Mais le dispositif ne s'appliquera pas tout de suite.En effet, les autorités locales disposent de trois mois pour prévenir les habitants. Et le champ d'application de la mesure devra s'étendre à 14 autres collectivités territoriales entre la fin de 2022 et 2025.Si ce dispositif "Oui pub" était adopté par la population, il permettrait de limiter le volume de déchets que doivent traiter les collectivités locales. En effet, ces prospectus représentaient près de 900.000 tonnes de déchets en 2019.Moins de déchets à traiter, pour ces collectivités locales, c'est la perspective de substantielles économies. C'est aussi moins de papier dépensé.Mais la mise en place de cette mesure ne fait pas que des heureux. Elle entraînera notamment une réduction de l'activité des imprimeurs. D'ailleurs, le personnel de l'un d'entre eux s'est déjà mis en grève.Quant aux enseignes de la grande distribution, elles devraient remplacer progressivement les prospectus distribués dans les boîtes aux lettres par des campagnes publicitaires en ligne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les hypermarchés se montrent-ils plus généreux envers les associations caritatives ?
Chaque jour, dans les grandes surfaces, de grandes quantités de marchandises ne trouvent pas preneur. Jusqu'à une date assez récente, ces invendus étaient le plus souvent jetés. Un tel gaspillage alimentaire, alors même que certains de nos concitoyens avaient du mal à se nourrir correctement, pouvait susciter une certaine indignation.D'après l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), 10 millions de tonnes de marchandises seraient ainsi jetées chaque année, alors même que 8 millions de personnes ne s'alimentent pas comme il le faudrait.Mais, depuis l'adoption de la loi Garot, en février 2016, les supermarchés doivent donner leurs invendus à des associations caritatives. En revanche, ils ont droit à une réduction d'impôt substantielle.Ainsi, les enseignes de la grande distribution font preuve de générosité, tout en profitant d'un avantage fiscal, et les associations voient leurs stocks alimentaire augmenter.Ceci étant, ces dons aux associations doivent obéir à des règles précises. En effet, tous les produits ne peuvent être donnés. Bien entendu, les aliments périmés ne sont pas concernés par ces dons.Encore faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par là. Les aliments dont la date de durabilité minimale (DDM) est dépassée, mais inférieure à 3 mois, peuvent être donnés.En effet, le dépassement de la DDM signifie seulement que les produits concernés auront peut-être un peu moins de goût. Mais ils seront sans danger pour la santé.En revanche, ce n'est pas le cas des aliments dont la date limite de consommation (DLC) est dépassée. Ces produits ne peuvent en aucun cas être donnés.Par ailleurs, les aliments donnés doivent avoir été conservés dans des lieux conçus à cet usage, où la température aura été maintenue à un niveau adéquat. Même s'il n'est pas périmé, l'état du produit, et de son emballage, devra être examiné avec soin avant d'être donné.Enfin, la mise en œuvre de ces opérations de dons doivent faire l'objet d'une convention de partenariat entre les hypermarchés et les associations, qui doivent recevoir la liste détaillée des produits donnés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi les “cargos fantômes” russes servent-ils ?
Dans leur volonté d'aider l'Ukraine, dans le conflit qui l'oppose à la Russie, l'Union européenne vient de compléter l'arsenal de ses sanctions envers ce dernier pays. Il s'agit de l'attaquer au portefeuille, en le privant d'une partie de ses revenus pétroliers.Ce qui ne manquerait pas d'affaiblir la Russie, puisque ces revenus représentaient 18 % du PIB du pays en 2021. Les mesures prises par les Occidentaux comprennent deux volets : un embargo sur le pétrole russe à destination des pays européens, et, pour les pays qui ne le respectent pas, un plafonnement à 60 dollars le baril.Mais il se pourrait que les Russes aient trouvé une parade. En effet, ils auraient rassemblé une flotte marchande de vieux tankers en fin de vie mais encore capables de naviguer. De ce fait, le prix de ces navires usagés, désormais très demandés, s'est envolé.On a nommé ces bateaux, destinés à transporter clandestinement le pétrole russe, des "cargos fantômes". Cette tactique avait déjà été utilisée par des pays comme l'Iran ou le Venezuela, touchés, eux aussi, par des sanctions internationales.Afin d'empêcher les recherches, ces navires ont été acquis par des acheteurs anonymes ou non inscrits dans les registres de la marine. Ils suivraient un itinéraire qui leur éviterait de passer par des ports occidentaux où ils pourraient être contrôlés.Pour n'être pas suivis à la trace, ces tankers "fantômes" éteignent leur transpondeur, qui permet de connaître leur position. Restait la question de l'assurance. En effet, les Occidentaux incitent les compagnies maritimes à refuser d'assurer des bateaux dont la cargaison n'est pas conforme aux récentes mesures prises par l'Union européenne.Mais, là encore, les Russes semblent avoir trouvé la solution. Une compagnie d'assurance russe a été créée pour assurer cette "flotte de l'ombre", comme on l'appelle aussi.Il est donc probable que la Russie ait trouvé les moyens de contourner les sanctions occidentales. Loin d'en affaiblir l'économie, de telles ùmesures peuvent au contraire renforcver le pays. D'ores et déjà, d'ailleurs, il semble que les Russes vendent leur pétrole plus cher qu'avant la guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les villes françaises les moins chères ?
Liée en partie à la guerre en Ukraine, l'inflation ne cesse de progresser. Il n'est, de ce fait, aucun prix de service ou de produit du quotidien qui soit épargné par cette hausse des prix.Cependant, elle n'est pas la même partout. En effet, une récente étude, réalisée par un journal quotidien, publie la liste des villes les moins chères de France. L'étude porte sur 96 villes. Sur les premières marches du podium, on trouve des cités moyennes.De fait, Niort arrive à la première place, suivie par Châteauroux. Les habitants de Laval, Saint-Brieuc ou Rodez dépensent également moins d'argent que ceux d'autres villes.En revanche, si l'on en croit cette étude, la vie est plus chère dans les grandes villes. En effet, des agglomérations comme Paris, Marseille ou Montpellier se classent respectivement aux 77e, 84e et 90e places de ce palmarès des villes les moins chères.Pour calculer le pouvoir d'achat moyen d'un habitant de Niort, de Rodez ou de Marseille, les auteurs de l'étude ont pris en compte un certain nombre de paramètres.Pour l'établir, ils se sont fondés sur le prix d'un panier de courses type, comportant certains produits du quotidien, et sur les tarifs de l'immobilier, aussi bien à l'achat qu'à la location.De même, le prix du carburant et celui des transports en commun ont été pris en considération. D'autres facteurs, comme le prix d'une place de cinéma ou le montant de la taxe foncière, ont encore permis d'affiner les calculs.En regard de ces dépenses, le salaire moyen a été pris en compte. Les habitants de Niort et de Châteauroux doivent leur relative aisance à certains éléments, qui comptent plus que d'autres. C'est le cas des transports en commun, qui sont gratuits dans ces deux villes.Par ailleurs, les villes du Grand Ouest semblent tirer leur épingle du jeu. D'après cette étude, en effet, les prix de l'alimentation, du carburant et de l'immobilier y seraient moins élevés qu'ailleurs. Les villes d'autres régions, comme le Sud, seraient moins avantagées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Bob Iger, le patron de Disney ?
À la surprise générale, l'homme d'affaires Bob Iger, qui a dirigé le groupe Disney pendant 15 ans, de 2005 à 2020, a été rappelé à la tête de l'entreprise. Son prédécesseur, Bob Chapek, n'aura donc tenu la barre que durant deux ans.Bob Iger a débuté dans le secteur de l'audiovisuel, mais plutôt au bas de l'échelle. En effet, c'est en tant que présentateur météo qu'il a commencé sa carrière. Entré dans le réseau de télévision ABC, il en gravit tous les échelons, jusqu'à devenir, en 1989, directeur d'ABC Entertainment.C'est par le biais d'ABC qu'il entre chez Disney où, là encore, cet homme d'affaires doué et ambitieux se taille la part du lion. En 2000, en effet, il devient le numéro 2 du groupe, avant d'être placé à sa tête 5 ans plus tard.Bob Iger, qui reprend du service à 71 ans, n'a guère de goût pour une retraite qu'il a repoussée à plusieurs reprises. On lui a même prêté des ambitions présidentielles.S'il ne s'est pas lancé dans la course à la Maison Blanche, celui qui a été désigné par "Time", en 2019, comme l'homme d'affaires de l'année, a transformé en profondeur le groupe Disney.En effet, il est responsable d'une série d'acquisitions spectaculaires. En 2006, c'est l'achat de Pixar, une société de production spécialisée dans les films d'animation, à qui l'on doit des dessins animés très populaires, comme "Toy story" ou "le monde de Nemo".En 2009, Disney rachète, toujours sous l'impulsion de Bob Iger, la prestigieuse franchise Marvel, avec ses superhéros emblématiques. Trois ans plus tard, c'est l'acquisition de "Lucas Films", avec, dans leur sillage, la fameuse saga "Star wars".On peut encore citer, à l'actif de l'entreprenant patron de Disney, le rachat, en 2019, des studios de cinéma et de télévision 21st Century Fox, et, la même année, le lancement de la plateforme de vidéos à la demande Disney +.En principe, Bob Iger ne devrait rester que deux ans à la tête du groupe, le temps de lui faire retrouver les chemins de la croissance.#la surprise générale, l'homme d'affaires Bob Iger, qui a dirigé le groupe Disney pendant 15 ans, de 2005 à 2020, a été rappelé à la tête de l'entreprise. Son prédécesseur, Bob Chapek, n'aura donc tenu la barre que durant deux ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les dons effectués pendant l'épidémie de Covid ont-ils été utilisés ?
Pendant la période où l'épidémie de Covid a battu son plein, les Français se sont montrés très généreux. Sollicités par des associations humanitaires et philanthropiques, ils ont fait des dons à hauteur de 200 millions d'euros.Des dons qui se sont d'ailleurs surtout concentrés sur le mois de mars 2020, qui a vu le premier confinement. Ils ont été consentis à des associations aussi connues que la Croix-Rouge, la Fondation de France ou la Fondation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).C'est pour mettre en œuvre des actions précises que ces organismes ont fait appel à la générosité des Français. En effet, elle devait permettre aussi bien de soutenir, dans l'immédiat, les patients, les personnes fragiles et les soignants, que de favoriser, à plus long terme, un développement de la recherche médicale.La Cour des Comptes a voulu savoir ce qu'étaient devenus ces dons et si leur emploi était bien en accord avec leur objet. Dans un rapport qui vient d'être publié, les sages indiquent, en effet, comment l'argent recueilli a été utilisé.Si l'on en croit cette étude, les dons auraient été utilisés à bon escient. En effet, la moitié d'entre eux a été consacré à des actions visant à aider les soignants et les patients atteints par le Covid.22 % de ces dons ont été réservés à la recherche médicale, tandis qu'une proportion à peine moindre, 21 %, a été utilisée pour venir en aide aux personnes vulnérables. La Cour des Comptes souligne également la réactivité des associations bénéficiaires de ces dons.De fait, elles n'ont pas attendu pour en faire profiter les personnes concernées.À la fin de l'année 2021, en effet, 70 % de l'argent recueilli avaient déjà été utilisés.En revanche, la Cour des Comptes juge insuffisante l'information dispensée par les associations aux donateurs. L'institution incrimine le caractère partiel de cette information, qui n'aurait pas recensé tous les objectifs poursuivis par les associations. De tels renseignements, trop parcellaires, pouvaient être source de confusion dans l'esprit des donateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quels employés Google veut-il se séparer ?
Comme d'autres entreprises du Net, comme Meta ou Amazon, le groupe Google connaît actuellement des difficultés économiques. En effet, en septembre 2022, le chiffre d'affaires de l'entreprise était en recul de 6 %.Ce fléchissement est dû en partie à la baisse des recettes publicitaires. Mais il n'est pas non plus sans rapport avec un contexte économique morose, marqué par la progression de l'inflation et des risques de récession.Dans ces conditions, Google est amené à réduire ses dépenses d'exploitation. Or, les plus notables sont constituées par les frais de personnel. Le groupe, en effet, a plutôt eu tendance à embaucher ces derniers temps.De fait, pour le dernier trimestre fiscal de l'année 2022, Google a encore recruté plus de 12.700 personnes.D'après certaines sources, l'entreprise s'apprêterait, en effet, à comprimer ses effectifs. On lui prête même l'intention de licencier 10.000 personnes.Pour mettre ce plan à exécution, Google aurait mis au point un nouveau système d'évaluation pour ses employés. Par sa conception même, ce dispositif permettrait de mettre en œuvre de nouvelles méthodes d'évaluation pour apprécier les performances des salariés.Grâce à ce système, il serait possible d'attribuer des notes plus basses à 6 % des employés, au lieu de 2 %, en moyenne, avec le dispositif d'évaluation précédent. Les critères utilisés, pour juger du travail des salariés, sont présentés comme objectifs et uniformes.Ils seraient donc les mêmes pour tous. Pourtant, avec la mise en application de ce système, il serait plus difficile d'obtenir des notes élevées. Promotions et primes seraient donc compromises pour certains.Et pour les moins bien notés, désormais plus nombreux, la seule perspective serait le licenciement. Elle est encore rendue plus crédible, aux yeux des salariés de Google, par les réductions d'effectifs qui ont eu lieu dans d'autres entreprises du secteur, comme Microsoft ou Oracle.Pour l'instant, la direction de Google n'a pas donné de précisions sur le nouveau système d'évaluation mis en place. Elle exhorte cependant ses employés, pour faire face à la situation, à améliorer leur productivité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'« Inflation Reduction Act » inquiète autant la France ?
Emmanuel Macron achève, en ce début décembre 2022, une visite officielle aux États-Unis, où il a été reçu en grande pompe. Peut-être pour lui donner un peu de baume au cœur. En effet, la relation entre les deux pays n'est pas vraiment au beau fixe.Parmi les sujets qui fâchent, l'un d'eux contrarie encore davantage le Président français. Il s'agit de l'"Inflation Reduction Act" (IRA). Adopté en août dernier, ce programme très ambitieux, chiffré à environ 430 milliards de dollars, a des objectifs très divers.Comme son nom l'indique, il vise à réduire l'inflation que subissent aussi les ménages américains, mais doit aussi permettre d'étoffer la couverture maladie des retraités. Le plan a également des enjeux environnementaux; en effet, il doit aider à atteindre, d'ici 2030, l'objectif de réduction de l'émission de gaz à effet de serre que s'est fixé le gouvernement américain.C'est ce volet écologique qui inquiète les autorités françaises. En effet, pour diminuer l'empreinte carbone de leur pays, les Américains veulent encourager la production et l'achat de véhicules électriques.Et c'est là où le bât blesse. De fait, l'IRA prévoit un crédit d'impôt de 7.500 dollars pour l'achat d'un véhicule électrique neuf. Mais la subvention ne sera versée que si la voiture a été fabriquée aux États-Unis.La France, et les autres pays européens, considèrent cette disposition comme une mesure protectionniste, qui favorise les produits américains au détriment de ceux venus d'Europe.Les fabricants européens ne peuvent rivaliser avec des entreprises américaines qui, désormais, seront nettement avantagées par une telle mesure. Les autorités françaises craignent également qu'elle n'incite des entreprises installées en France à se délocaliser aux États-Unis.Le président de la République espère sans doute obtenir quelques concessions de la part du Président Biden. Peut-être les entreprises européennes pourraient-elles bénéficier de certaines exemptions, comme les sociétés canadiennes ou mexicaines.Par ailleurs, la France essaie de convaincre ses partenaires européens, et notamment l'Allemagne, d'adopter des mesures équivalentes au plan américain, destinées à mieux protéger les produits européens de la concurrence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien donner aux pompiers pour leur calendrier ?
Chaque année, au mois de décembre, les pompiers sonnent à votre porte pour vous proposer leurs calendriers. Cette tournée fait partie des rituels de fin d'année.On peut penser que, à l'heure des smartphones, on n'a plus vraiment besoin d'un calendrier pour organiser son emploi du temps. Mais, on le sait, un tel achat témoigne surtout de la reconnaissance qu'on éprouve envers un corps de métier qui s'attache à sauver des gens.Pourtant, certains ne désirent pas acheter ce calendrier, ce qui est leur droit. Pour les autres, se pose une question : combien donner aux pompiers qui les sollicitent ?Pour répondre à cette interrogation, il faut d'abord rappeler un principe : aucun tarif n'est fixé. Autrement dit, vous pouvez décider vous-même du prix à payer.Il faut pourtant savoir qu'au-dessous d'une certaine somme, la vente de ces calendriers n'est plus rentable. D'après Moneyvox, un site spécialisé dans les questions d'argent, il faut de 2 à 3 euros pour acheter un calendrier.Il faut ajouter à ce prix d'achat le temps nécessaire pour les distribuer. Il alourdit le temps de travail, déjà chargé, de pompiers qui, en outre, se déplacent souvent le soir au domicile des acheteurs.Si l'on tient compte de ces éléments, la vente de ces calendriers ne serait rentable qu'à partir de 10 euros. Par ailleurs, il faut rappeler que cette somme ne peut pas être déduite des impôts.En effet, il ne s'agit pas d'un don, mais d'un achat, avec une contrepartie pour l'acquéreur, qui est le calendrier lui-même.Les pompiers doivent se présenter chez vous en tenue de travail. En effet, c'est en vertu d'une autorisation officielle, délivrée en 1946, qu'ils peuvent vendre leurs calendriers à domicile. Rien ne vous empêche, à cet égard, de leur demander leur carte professionnelle.En règle générale, l'argent récolté est destiné à alimenter les amicales des pompiers ou leurs œuvres sociales. D'autres professions, du moins dans certaines villes, sont autorisées à vendre des calendriers. C'est notamment le cas des facteurs et des éboueurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les enseignes alimentaires qui progressent ?
Malgré l'inflation liée au contexte international, la consommation des ménages en biens a, selon l'INSEE, augmenté de 1,2 % en septembre 2022. Selon le groupe Kantar, qui est un institut d'études et de conseil de marque, cette hausse aurait même été, par rapport à la même période de l'an passé, de 6,8 % entre le 3 et le 30 octobre dernier.L'institut Kantar a l'habitude de réaliser des études, à l'échelle internationale, sur tous les sujets portant sur la consommation.La présente étude a été menée à partir des habitudes de consommation d'un ensemble de 20.000 foyers. Chacun de ceux qui font partie du panel communique à l'institut les informations relatives à sa consommation. Les participants contribuent ainsi à l'établissement d'un sondage permanent.D'après cette étude, certaines enseignes de la grande distribution tirent leur épingle du jeu. C'est le cas de Lidl, qui, sur la période considérée, gagne 0,3 points en termes de parts de marché. Ce qui lui permet de capter plus de 8 % des dépenses des Français.Deux enseignes se hissent à la seconde place de ce peloton. Le groupe Les Mousquetaires d'abord, composé d'Intermarché et du discounter Netto, qui progresse de 0,2 points et capte désormais plus de 16 % des dépenses des ménages. Aldi avance au même rythme, mais seulement près de 3 % des consommateurs font leurs courses dans les rayons de ses magasins.Il faut signaler que Lidl et Aldi, deux enseignes discount, sont classés par Kantar dans la catégorie EDMP, qui regroupe les "enseignes à dominante marque propre". Elle remplace la dénomination "hard discount", qui était précédemment utilisée par l'institut pour mener ses études.Enfin, deux autres enseignes gagnent des parts de marché, mais leurs résultats sont plus modestes. Il s'agit de Carrefour et des Magasins U, qui progressent de 0,1 point.Par contre, d'autres enseignes de la grande distribution, comme Casino, Auchan ou Monoprix, connaissent des difficultés. D'après l'étude de l'institut Kantar, elles ont amorcé, sur la période considérée, un recul compris entre 0,1 et 0,6 point. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'avenir des dosettes Nespresso ?
Depuis qu'elles ont été lancées, en 1986, les dosettes créées par le groupe Nespresso ont connu un grand succès. Elles expliquent en partie la réussite 'une entreprise qui est devenue la seconde marque de café dans le monde.Pour conforter sa position, Nespresso a voulu s'inscrire dans une politique "zéro déchet", gage de son intérêt pour les enjeux environnementaux.Ce souci se manifeste notamment par la mise en vente de dosettes compostables. Elles pourront donc se dégrader naturellement dans le sol du jardin, mêlées à d'autres déchets organiques.Ces dosettes seront d'abord disponibles, dès 2023, en France et en Suisse, avant d'être lancées, dans les années suivantes, sur d'autres marchés.Ces nouvelles dosettes, en papier, seront recouvertes d'une fine pellicule d'une substance issue de la biomasse, donc de végétaux ou d'algues par exemple. Cette substance, destinée à préserver la fraîcheur du café, sera également compostable.Mais ces dosettes ne remplaceront pas pour autant les traditionnels modèles en aluminium, que les habitués continueront à trouver dans les rayons des magasins.La mise au point de ces dosettes compostables a nécessité trois années de recherches. Il fallait en effet s'assurer que le café qu'elles produiraient ne perdrait rien de sa qualité traditionnelle.D'autres marques de café ont mis au point, comme Nespresso, des capsules recyclables ou compostables.Même s'ils saluent cette innovation, les écologistes ne considèrent pas pour autant les dosettes compostables comme un progrès décisif. Bien au contraire. En effet, l'existence de ces dosettes pourrait donner bonne conscience à des amateurs de café, peu désireux, dès lors, de réduire leur consommation.Pour les écologistes, il ne faudrait pas que la mise au point de ces dosettes amène à minimiser l'impact que le café, tant par sa culture que par son mode de consommation, fait peser sur l'environnement.Il conviendrait aussi de rappeler que, si ces dosettes sont bien compostables, il ne faut pas pour autant les jeter dans la nature. Ce qui serait une autre source de déchets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la demande du FMI à la France ?
Pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid, qui a surtout touché la France en 2020 et 2021, le gouvernement avait pris, dans le cadre de sa politique "quoi qu'il en coûte", des mesures de soutien spécifiques.Elles ont notamment permis de financer le chômage partiel et d'aider les commerçants obligés de fermés leurs boutiques ou leurs restaurants.Les contrecoups de la guerre en Ukraine, déclenchée en février 2022, ont également conduit les autorités à prendre d'autres décisions, destinées notamment à combattre une inflation en hausse constante.Le gel des prix de l'énergie, l'octroi de ristournes sur le carburant, la distribution de chèques énergie ou le soutien aux entreprises sont parmi les mesures qui ont permis de contenir l'inflation. De fait, elle est plus basse que dans les autres pays européens.Mais toutes ces mesures, si elles ont permis de préserver en partie le pouvoir d'achat de Français qui n'ont pas été plus nombreux à sombrer dans la pauvreté, ont un coût important.En effet, les dépenses consenties par le gouvernement, depuis un an, pour faire face à cette conjoncture difficile, représentent, d'après le Fonds monétaire international (FMI), environ 2 % de son PIB.C'est pourquoi cette institution tire la sonnette d'alarme. En effet, il demande au gouvernement français de mettre fin à la politique du "quoi qu'il en coûte". Si elle devait se poursuivre, rappelle l'organisation financière, le déficit, déjà important, ne pourrait qu'augmenter.Le gouvernement prévoit en effet un déficit de 5 % pour 2023. Avec la perspective de revenir sous la barre des 3 % seulement en 2027, alors que les autres pays européens, dans leur majorité, pensent atteindre cet objectif plus tôt.Le FMI demande donc à la France de réduire ses dépenses, notamment en accordant de manière moins large les aides maintenues.Il est vrai que le FMI souligne aussi les points positifs. Il prévoit en effet, pour 2023, une croissance de 0,7 % pour l'économie française. Un chiffre encourageant, alors que l'économie anglaise, par exemple, pourrait se contracter de 1,4 % l'an prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'UE est-elle inquiète à propos de Twitter ?
Le récent rachat de Twitter par le milliardaire Elon Musk provoque l'inquiétude de l'Union européenne. Elle est notamment suscitée par la politique mise en place par le fondateur de SpaceX, qui a décidé de licencier près de la moitié des 7.500 personnes travaillant pour le réseau social. Par ailleurs, les conditions fixées par le nouvel employeur ont poussé bien d'autres employés vers la sortie.Dans ces conditions, le Commissaire européen à la Justice craint que Twitter n'ait plus assez de personnel pour sanctionner les contenus violents mis en ligne par certains abonnés.En effet, ces discours haineux sont en progression constante. Ainsi, Facebook avait-il supprimé près de 10 millions de propos haineux durant le seul premier trimestre de 2020.Twitter définit ces propos comme des attaques et des menaces "ad hominem" , fondées notamment sur l'origine ethnique, l'âge, l'orientation sexuelle ou encore la religion. Or, pour la Commission européenne, la surveillance et la prise de sanctions contre les abonnés se rendant coupables de telles dérives supposent la présence, au sein de Twitter, d'un personnel suffisamment nombreux.Cette limitation drastique des effectifs de Twitter semble avoir eu une autre conséquence dommageable. En effet, le personnel, trop peu nombreux, n'a pu empêcher la diffusion, sur le réseau social, de films entiers, au détriment du droit d'auteur.De fait, cette réduction des équipes s'est traduite par un mauvais fonctionnement du dispositif automatique de blocage qui, en temps ordinaire, suspend les contenus contraires au droit d'auteur.Autre sujet d'inquiétude de la Commission européenne : la décision d'Elon Musk de rétablir les comptes d'abonnés accusés, par la précédente direction de Twitter, de favoriser une certaine forme de désinformation.Le cas le plus emblématique était celui de l'ancien Président Donald Trump, dont le compte avait été suspendu. Il est désormais réactivé. Elon Musk s'est justifié en invoquant les résultats du récent sondage proposé à ses abonnés.En effet, plus de 70 % ont prétendu accepter le rétablissement des comptes suspendus, à condition que leurs titulaires aient respecté la loi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-il risqué de conduire sans assurance auto ?
En France, 800.000 personnes prendraient le volant sans être assurées. Pourtant, la souscription d'une assurance auto, pour la conduite d'un véhicule à moteur, comme une voiture ou une moto, est obligatoire.Le conducteur roulant sans assurance s'expose d'abord, en cas d'accident, à des frais considérables. En effet, s'il est responsable d'un accident, il devra rembourser le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), chargé d'indemniser les victimes de l'accident, pour les dommages corporels et matériels qu'elles ont subis.Mais si l'automobiliste non assuré est lui-même victime d'un accident, il ne sera pas non plus indemnisé pour les dommages physiques et matériels qu'il pourrait subir à cette occasion.Mais rouler sans assurance n'a pas seulement des conséquences financières pour le conducteur. En effet, il s'agit d'un délit. C'est pourquoi le Code de la route et la législation prévoient, dans ce cas, des sanctions spécifiques.En effet, selon la situation, le permis de conduire peut être suspendu ou annulé, en général pour une durée maximale de 3 ans. Parfois, le conducteur fautif se voit signifier une interdiction de le repasser, pour une durée de 5 ans au maximum.Par ailleurs, le véhicule peut faire l'objet d'une immobilisation immédiate, avant d'être confisqué. De même, le conducteur peut être contraint de suivre un stage de sensibilisation routière, dont il assume les frais.En plus de ces sanctions, l'automobiliste sans assurance peut être amené à payer une amende. Lors d'un contrôle, la police peut lui infliger une amende de 500 euros, qui passe à 400 si le conducteur la paie rapidement. Si, au bout d'un mois et demi, l'amende n'est toujours pas réglée, son montant peut être porté à 1.000 euros.À la suite d'un accident causé par un conducteur non assuré, la justice est parfois saisie. Dans ce cas, le tribunal peut condamner l'automobiliste à payer une amende plus lourde. En règle générale, son montant est de 3.750 euros. Mais, en cas de récidive, il peut monter jusqu'à 7.500 euros.On le voit, rouler sans assurance est donc très risqué. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la première bourse européenne ?
Pour la première fois, Paris devient la première place financière d'Europe. Ce titre était jusque-là détenu par Londres, que la capitale française vient en effet de coiffer sur le poteau.Il est vrai que c'est de peu. De fait, la capitalisation totale des sociétés cotées à la bourse de Paris se monte désormais à 2.823 milliards de dollars, contre 2.821 pour la City de Londres.Même si cette avance peut sembler modeste, elle marque un véritable changement d'époque. En effet, il ne faut pas oublier que voilà seulement huit ans, en 2014, la place de Londres affichait une capitalisation totale de plus de 4.000 milliards de dollars, alors que Paris devait se contenter de 2.234 milliards de dollars.Cette désaffection pour la bourse de Londres tient en grande partie aux difficultés économiques que connaît le Royaume-Uni depuis le Brexit. En effet, le PIB britannique n'a enregistré qu'une très légère hausse de 0,2 % au second trimestre 2022.Et le FMI prévoit, pour l'année 2023, une modeste croissance de 0,3 %. Par ailleurs, l'inflation, qui ne cesse de progresser, frôle les 10 %. La demande des ménages devrait donc diminuer, pénalisant des entreprises déjà confrontées à la hausse des prix de l'énergie.Pour beaucoup d'économistes, le Royaume-Uni serait au bord de la récession. Dans ces conditions, de nombreuses entreprises hésitent à investir dans le pays. Certaines sociétés, et pas des moindres, ont même renoncé à se faire coter à la bourse de Londres.À quoi il faut ajouter la baisse de la livre sterling, qui, depuis 2016, a décroché de plus de 15 % face à l'euro.Ces difficultés ont affaibli les indices boursiers britanniques, à l'image du FTSE 100. À l'inverse, le CAC 40 se porte comme un charme, avec une progression de près de 25 % sur cinq ans.Il faut dire qu'il est dopé, et la bourse de Paris avec lui, par la bonne santé du secteur du luxe. Avec une capitalisation de 350 milliards d'euros, le groupe LVMH est ainsi devenu la plus grande société cotée en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est l'ex milliardaire Sam Bankman-Fried ?
Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D---------------------------------Sam Bankman-Fried était considéré comme le plus jeune milliardaire de la planète. À l'âge de 30 ans, il était en effet, du moins jusqu'à ces derniers jours, à la tête d'une fortune estimée à 16 milliards de dollars.Le jeune prodige a fait des études de mathématiques et de physique au sein du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il fonde d'abord "Alameda Research", une société spécialisée dans le trading.Mais Sam Bankman-Fried s'intéresse surtout aux cryptomonnaies, un secteur en pleine expansion. C'est ainsi qu'en avril 2019, il lance FTX. C'est une plateforme permettant l'échange de cryptomonnaies, qui connaît un succès très rapide.Le milliardaire, qui garde une allure juvénile et suit un régime végétalien, s'investit également dans la politique. Il soutient de ses deniers la campagne de Joe Biden, en 2020.Il est très présent sur les réseaux sociaux et dans les médias et dépense beaucoup d'argent pour faire connaître ses activités. Il en retire une grande notoriété.Comme Warren Buffet ou Bill Gates, il se veut un philanthrope convaincu. Il déclare d'ailleurs son intention de léguer une grande partie de sa fortune à des œuvres caritatives.Mais, comme disaient les Romains, il n'y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. De fait, Sam Bankman-Fried s'est trouvé ruiné du jour au lendemain. Le 11 novembre dernier, en effet, il a déclaré sa société FTX en faillite et démissionné de son poste de PDG. De ce fait, l'essentiel de son immense fortune s'est évaporé.Avant d'en arriver là, le milliardaire a essayé, mais en vain, de vendre sa société à son principal concurrent. Cette ruine subite s'explique en partie par la révélation de pratiques pour le moins douteuses.En effet, la presse révèle que Sam Bankman-Fried aurait détourné une partie de l'argent de ses clients pour l'investir dans sa société "Alameda Research". De ce fait, l'homme d'affaires est désormais sous le coup d'une enquête.Cette affaire ne fera rien pour donner un peu de stabilité à un secteur connu pour sa grande volatilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi “des mois difficiles” nous attendraient-ils ?
Marquée par les conséquences de la guerre en Ukraine, la situation économique actuelle ne peut qu'inciter la Commission européenne au pessimisme. En effet, le Commissaire européen à l'Économie a reconnu qu'une période difficile nous attend.À tel point que l'Europe pourrait entrer en récession en cette fin d'année 2022, la situation demeurant préoccupante pour le début de l'année prochaine. Zn effet, les chiffres ne sont pas bons. À commencer par le niveau du PIB qui, l'an prochain, ne devrait pas dépasser 0,3 % (au lieu d'1,4 % espéré) pour les pays ayant adopté l'euro.De son côté, l'inflation est revue à la hausse pour l'ensemble de l'année 2022, avec 8,5 % au lieu des 7,6 % attendus. C'est la même chose pour 2023 : l'inflation pourrait se situer à 6,1 % et non à 4 % comme on l'espérait jusque-là.Cependant, certains pays s'en sortent mieux que d'autres. C'est le cas de l'Espagne, qui devrait enregistrer une progression de 1 % de son PIB en 2023, ou de la France, avec une hausse du PIB de 0,4 %. Alors que le PIB allemand, par exemple, devrait chuter de 0,6 %.De telles difficultés conjoncturelles sont dues, pour l'essentiel, à la poursuite du conflit en Ukraine. Même si, à cet égard, des différences existent entre les pays qui la composent, l'Europe demeure dépendante du gaz russe.C'est pourquoi la cessation presque complète des livraisons ne peut qu'avoir un impact négatif sur les économies des pays européens.Malgré les mesures prises par les différents pays, la persistance d'une inflation élevée provoque une érosion du pouvoir d'achat des ménages. Mais les entreprises sont également touchées.En effet, elles sont confrontées à des difficultés d'approvisionnement, une augmentation des coûts de production, liés à la hausse des prix de l'énergie, et à des problèmes de financement.On peut se demander si, dans ces conditions, certains entrepreneurs ne seront pas tentés de s'installer hors d'Europe. Il reste à savoir si le Vieux Continent parviendra à faire face à la situation, notamment en diversifiant ses approvisionnements en énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi consomme-t-on moins de vin rouge ?
Les Français sont souvent vus, de l'étranger, comme des amateurs de vin. Voilà une idée qu'il faudra sans doute réviser. En effet, la consommation de vin ne cesse de baisser dans notre pays.Cette diminution dépend de l'âge du consommateur. Elle est plus accusée chez les plus jeunes. En effet, de 2011 à 2021, la consommation de vin a reculé de 7 % chez les 18/35 ans et de 6 % chez les moins de 50 ans.Par contre, elle n'a fléchi, durant la même période, que de 1 % chez les retraités. Les amateurs de vin sont donc plus âgés : près d'un sur deux a plus de 55 ans aujourd'hui.Et cette désaffection touche encore plus le vin rouge. Durant ces dix dernières années, sa consommation a chuté de plus de 30 %. Ce vin reste cependant le plus apprécié des consommateurs plus âgés. Malgré tout, le vin rouge est davantage consommé que le rosé ou le vin blanc.Une autre manière de boire du vinOn peut se demander pourquoi les Français consomment moins de vin, et notamment de vin rouge. On l'a vu, les jeunes générations sont encore plus concernées par ce phénomène. Mais si elles boivent moins de vin, cela ne veut pas dire qu'elles ne l'apprécient plus.Simplement, leur mode de consommation a changé. Au lieu de concevoir le vin comme une boisson quotidienne, qu'on boit à table, comme avant, on le réserve plutôt pour les moments festifs.On boira donc du vin au restaurant ou à l'occasion d'un anniversaire, par exemple. Il sera donc consommé plus rarement. Par ailleurs, on ne saurait négliger l'impact des campagnes de prévention organisées par les autorités de santé.Elles incitent beaucoup de Français à juger dangereuse une certaine consommation de vin. Ainsi, l'Assurance maladie recommande de ne pas boire plus de deux verres de vin par jour, en s'efforçant d'éviter toute consommation d'alcool certains jours de la semaine.Par ailleurs, la diminution plus marquée de la consommation de vin rouge est sans doute liée à celle de la viande rouge, qui lui est souvent associée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les bénéficiaires de la prime de Noel ?
Chaque année, depuis 1998, le gouvernement alloue une "aide exceptionnelle de fin d'année" à un certain nombre de Français. Il est donc très probable que cette "prime de Noël", comme on l'appelle aussi, sera versée cette année encore.En effet, en raison du contexte actuel de hausse des prix, il est encore moins question de la supprimer. Elle viendrait ainsi s'ajouter à d'autres aides, comme le chèque énergie ou la prime de rentrée exceptionnelle, destinées, elles aussi, à lutter contre l'inflation.En principe, cette aide est annoncée par le gouvernement au début du mois de décembre. Puis elle est versée, quelques jours plus tard, sur le compte en banque des bénéficiaires, sans qu'ils aient aucune démarche à faire pour la percevoir.Depuis le début, le montant de base de cette aide n'a pas varié. Il est en effet resté à 152,45 euros. Ce qui équivalait à 1.000 francs avant le passage à l'euro. Le coût total de cette aide, désormais inscrite au budget de l'État, varie, selon les estimations, entre 467 et 509 millions d'euros.D'après les calculs des autorités, il devrait y avoir 2,43 millions de bénéficiaires. Cette année encore, ce sont les mêmes personnes qui devraient toucher la prime de Noël.Et il est assez facile de les connaître, puisque ce sont les bénéficiaires de certaines aides. En effet, devraient recevoir la prime de Noël les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), de l'Allocation de solidarité spécifique (ASS), de la Prime forfaitaire pour reprise d'activité ou de l'Allocation équivalent retraite (AER).Cette dernière aide ayant été supprimée en 2011, seules la perçoivent encore les personnes qui bénéficiaient du dispositif avant le 1er janvier 2011.Le montant de la prime de Noël versé aux bénéficiaire du RSA dépend de la composition du foyer. Ainsi, un couple avec un enfant, par exemple, touchera une prime de 274,41 euros.Le montant de l'aide est forfaitaire pour tous les autres bénéficiaires. Ils ne toucheront donc que 152,45 euros, quelle que soit la composition du foyer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Paris va-t-elle lutter contre son dépeuplement ?
On le sait, Paris est une ville où il coûte très cher de se loger. En effet, le prix moyen du m2 n'est pas loin de 10.000 euros et il faut débourser environ 1.200 euros par mois pour louer un logement de 50 m2. Il n'est pas étonnant que, dans ces conditions, 10.000 Parisiens quittent la capitale chaque année.L'adjoint à la Maire de Paris, chargé du logement, revendique pourtant un certain nombre d'avancées en la matière. Il rappelle d'abord que la proportion de 25 % de logements sociaux, objectif fixé au début des années 2.000, est déjà quasiment respectée.Par ailleurs, la municipalité attend la publication d'un arrêté qui lui donnerait compétence pour sanctionner les propriétaires qui ne respectent pas le plafonnement des loyers. Ils seraient environ un tiers dans ce cas.Mais, en matière de logement, les projets de la municipalité parisienne sont plus ambitieux pour les années à venir. En effet, le but est de porter la part du "logement public" à 40 % du parc immobilier à l'horizon 2035.À cette catégorie appartiennent le logement social et ce que les spécialistes appellent le logement "intermédiaire". Il s'agit de biens aux prix plus abordables, environ 20 % moins chers que le prix du marché d'après l'adjoint au logement.Ces 40 % de logement public seront composés par le logement social, à hauteur de 30 %, et, pour le reste, par le logement intermédiaire.Il serait aussi question de rendre obligatoire l'intégration d'une part de logement, sans doute social ou intermédiaire, dans tout projet de construction neuve, même s'il s'agit de bureaux. La municipalité compte sur la révision en cours du Plan local d'urbanisme (PLU) pour mettre en œuvre ces dispositions.Enfin, l'adjoint au logement propose la constitution d'une société foncière, qui serait chargée de racheter des garages, des hôtels ou des bureaux pour en faire des logements sociaux ou intermédiaires, destinés à la location.Reste à savoir si toutes ces mesures seront de nature à enrayer le relatif dépeuplement que connaît actuellement la capitale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qui coûte 4 euros chez Carrefour ?
En octobre dernier, l'inflation s'élevait, sur un an, à 6,2 %. Les prix continuent donc d'augmenter. Mais, pour fidéliser leur clientèle, certains professionnels font le choix de les baisser.C'est le cas de Carrefour. En effet, ce groupe de la grande distribution propose un service de location de voiture à des prix défiant toute concurrence. De fait, il n'en coûtera que 4 euros par jour aux clients.Alors que, selon certaines sources, le prix moyen, pour la location d'une voiture, tourne autour de 35 euros par jour. Si Carrefour peut faire une telle offre, c'est en partie parce que les véhicules proposés font partie des modèles les moins chers du marché.Le coût très bas de ce service de location s'explique encore par d'autres facteurs. En effet, ce prix de 4 euros ne comprend pas tous les frais payés par le client. Il lui faut en outre, comme il est d'usage en pareil cas, prévoir les dépenses de carburant.Par ailleurs, et contrairement à d'autres loueurs, Carrefour fait payer à ses clients un prix additionnel, calculé au kilomètre. C'est un prix dégressif, qui dépend de la durée de location.Ainsi, le client paie 0,24 euro par kilomètre s'il loue la voiture de 1 à 6 jours, et 0,20 euro si la location dure un mois. Ceci étant, le client doit rester vigilant s'il ne veut pas s'exposer à d'autres frais.Ainsi, au-delà d'une demi-heure de retard, dans la restitution du véhicule, il devra payer une pénalité de 130 euros, soit davantage que le coût d'une location d'un mois. D'autres frais sont facturés si la voiture n'a pas été nettoyée avant d'être rendue.Autre frein éventuel à une telle location : le montant du dépôt de garantie, qui est loin d'être négligeable. En effet, le client doit laisser, à ce titre, 1.000 euros au loueur. Sinon, il doit payer une somme journalière, qui s'ajoute aux frais de la location.Enfin, le paiement ne peut se faire que par carte et le nombre de voitures disponibles n'est peut-être pas suffisant pour répondre à la demande. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel produit coûte désormais au moins 10.000 euros ?
Dans notre pays comme dans les autres, l'inflation continue de progresser. En octobre dernier, elle a été mesurée, sur un an, à 6,2 %. Aucune produit n'est vraiment épargné par cette hausse des prix.Pas plus les voitures que les autres. Le prix de ces dernières vient même de franchir un seuil symbolique. En effet, il n'est plus possible de trouver, en France, une voiture neuve pour moins de 10.000 euros.De fait, la voiture la moins chère du marché, la Dacia Sandero, fabriquée par une filiale du groupe Renault, coûte désormais près de 11.500 euros. Or, elle se vendait encore à 9.990 euros à la fin de l'année dernière et à 8.690 euros un an auparavant.Aujourd'hui, un acheteur devrait donc débourser environ 2.800 euros de plus qu'à la fin de l'année 2020 pour acquérir cette voiture.À l'image de la Dacia Sandero, toutes les autres voitures ont vu leurs prix augmenter. Aucun constructeur n'échappe à ce phénomène. Ainsi, chez Citroën, il faut dépenser près de 16.600 euros pour acheter une voiture d'entrée de gamme. Tarif comparable chez Peugeot, qui propose sa voiture la moins chère à un prix légèrement supérieur à 16.600 euros.Les clients des deux constructeurs déploreront sans doute l'abandon des petites citadines qui, chez Citroën comme chez Peugeot, se négociaient à environ 11.500 euros.On trouve ensuite Toyota, dont la voiture d'entrée de gamme coûte un peu plus de 15.000 euros. Chez Renault, 13.750 euros suffisent, si l'on peut dire, pour s'offrir la moins chère des voitures proposées par le constructeur. Fiat fait un peu mieux, en proposant sa première voiture aux prix un peu plus abordable de 13.000 euros.Ce sont finalement les voitures sud-coréennes qui, en ce moment, reviennent le moins cher. En effet, les constructeurs Hyundai et Kia tirent leur épingle du jeu en proposant à leurs clients des modèles valant moins de 13.000 euros.Quant à la voiture électrique la moins chère, elle coûte actuellement un peu moins de 21.000 euros, un prix lui aussi en nette augmentation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'immobilier baisse-t-il dans les grandes villes ?
En cette fin d'année 2022, les prix de l'immobilier semblent être à la baisse dans les grandes villes. Du moins dans la majorité d'entre elles. Car certaines agglomérations résistent à cette tendance générale.C'est notamment le cas de Lille et Montpellier, où le prix moyen de l'immobilier a progressé de 1 % en octobre dernier, ou encore de Marseille, où ce prix a augmenté de 0,8 % durant la même période.Mais, dans les autres grandes villes, le mouvement des prix est à la baisse. Durant les deux derniers mois, septembre et octobre, les prix de l'immobilier ont chuté de 1,1 % à Bordeaux, dont 0,8 % pour le seul mois d'octobre.Durant ce même mois, la baisse a été de 0,8% à Strasbourg, de 0,7 % à Toulouse et de 0,6 % à Rennes.Cette baisse de l'immobilier dans la majorité des grandes villes a plusieurs causes. L'une des plus évidentes est la hausse des taux d'intérêt. Pour un crédit de 20 ans, de nombreuses banques proposent désormais des taux compris entre 2 et 2,35 %.Il est très possible que cette tendance haussière se confirme. Et certains experts n'excluent pas des taux supérieurs à 3 % pour 2023.Une autre raison de cette hausse des prix de l'immobilier urbain est à rechercher dans un affaissement de la demande par rapport à l'offre. En effet, de nombreux Français quittent les grandes villes, pour s'installer à la campagne ou dans de petites communes.Une tendance qui s'est nettement confirmée pendant la pandémie de Covid, et notamment au moment des confinements. Aussi les biens trouvent-ils moins facilement preneurs dans les grandes villes.Il faut désormais deux mois, en moyenne, pour qu'un logement passe d'un propriétaire à un autre. Soit, depuis août 2022, une augmentation d'une semaine.Une telle situation est due aussi au durcissement des conditions d'octroi des prêts immobiliers. Désormais, il n'est plus possible d'emprunter sur 25 ans, ou 27 ans quand il s'agit d'un bien neuf, et les remboursements du prêt ne doivent pas dépasser 35 % des revenus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les étiquettes de dates de péremption vont-elles être simplifiées ?
De nombreux consommateurs ne savent pas avec certitude s'il est possible ou non de garder tel ou tel produit. En effet, les dates au-delà desquelles il n'est pas conseillé de consommer le produit ne sont pas toujours faciles à interpréter.Sur certains produits, comme la viande ou les produits laitiers, le consommateur trouve une "date limite de consommation" (DLC), qui se signale par la mention "à consommer jusqu'au...". Dans ce cas, il s'agit d'une date impérative.La DLC s'applique à des produits très périssables, qui peuvent présenter un danger pour la santé s'ils sont consommés au-delà de la date indiquée.Il n'en va pas de même pour la "date de durabilité minimale" (DDM), qui concerne des produits comme les pâtes ou le café. Ces produits sont "à consommer de préférence avant le...".Ce qui signifie simplement qu'au-delà de la date indiquée, ils perdent un peu de leur goût ou de leur arôme. Mais on peut continuer à les consommer sans crainte pour sa santé.Peu averties de cette différence, à vrai dire assez subtile, entre les diverses sortes de produits, de nombreuses personnes jettent certains aliments dès que la DDM est dépassée.Or, nous l'avons vu, ils pourraient continuer à les consommer, même s'ils perdent certaines de leurs qualités gustatives. Jeter des produits encore consommables génère un véritable gaspillage.En finissant un paquet de pâtes ou de café, on retarde l'achat d'un nouveau. C'est autant d'argent de gagné. Or, le gaspillage alimentaire coûterait 400 euros par an et par foyer.Et le simple fait de jeter des aliments encore consommables en représenterait environ 20 %. En évitant de le faire, chaque foyer pourrait économiser 100 euros par. C'est pour éviter un tel gaspillage qu' on songe aujourd'hui à modifier le contenu des étiquettes indiquant les dates de péremption des produits.Ainsi, le client trouverait, à côté de la mention "à consommer de préférence jusqu'au...", les quelques mots suivants : "pour une dégustation optimale". De quoi le rassurer sur le caractère inoffensif d'une telle consommation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les relations entre la France et l'Allemagne sont-elles tendues ?
Depuis le début des années 1960, qui avaient vu s'afficher une véritable complicité entre le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, le "couple" franco-allemand est considéré comme l'un des principaux piliers de l'Europe.Or, depuis quelque temps, les relations sont plutôt tendues entre le président Macron et le chancelier Scholz. Au point qu'un conseil des ministres franco-allemand, prévu pour le 26 octobre, a été annulé au dernier moment.Pourquoi des rapports jusque-là harmonieux se grippent-ils soudain ? Les raisons en sont assez nombreuses. À commencer par un désaccord sur la fixation des prix du gaz. La France en défend le plafonnement, auquel s'oppose l'Allemagne.Très dépendante du gaz, elle craint qu'un tel plafonnement ne détourne les producteurs de gaz vers d'autres marchés.La France, ainsi que d'autres pays européens, reproche également à l'Allemagne de faire cavalier seul. En ligne de mire, ici, le massif plan de 200 milliards d'euros adopté par le gouvernement allemand pour protéger les consommateurs contre les conséquences de la flambée des prix de l'énergie.La France, là encore avec d'autres pays, critique ce qu'elle considère comme une attitude égoïste. Au surplus, les autorités françaises, non mises dans la confidence, n'ont pas apprécié d'être tenues à l'écart.D'autres divergences se sont fait jour à propos du conflit en Ukraine et de son éventuel élargissement. En effet, l'Allemagne, approuvée en cela par 14 pays membres de l'OTAN, a proposé l'installation, dans le pays même, et, plus tard, en Europe, d'un bouclier anti-missiles.La France, pour sa part ne s'est pas associée à ce projet. Elle préfère miser sur la dissuasion nucléaire et craint, par ailleurs, qu'un tel projet ne réactive la course aux armements.Un tel désaccord ne fait d'ailleurs que fragiliser un peu plus la coopération militaire franco-allemande. En effet, le projet d'un Système de combat aérien du futur, ou SCAF, qui implique aussi l'Espagne, semble au point mort.Ce programme, fondé sur une volonté de défense commune, prévoit notamment le remplacement progressif des avions Rafale par des appareils américains et des avions qui sont le fruit d'une coopération entre plusieurs pays européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Russie se rue-t-elle sur l'électroménager ?
Les Russes semblent soudain très intéressés par les appareils électroménagers. Ils ne les achètent pas directement auprès des pays occidentaux, mais s'adressent à des pays voisins, comme l'Arménie ou la kazakhstan.C'est ainsi que l'Arménie a augmenté, de manière très notable, ses importations de machines à laver. Ces huit derniers mois, elle en acheté autant qu'au cours des deux années précédentes.Quant au Kazakhstan, on pourrait penser qu'il doit faire face à une augmentation subite de sa natalité. En effet, durant le premier semestre 2022, ses achats de tire-lait ont progressé de plus de 630 % par rapport à la même période de l'année précédente !Or il n'en est rien. En effet, le taux de natalité, dans ce pays d'Asie centrale, a même diminué de plus de 8 % en un an.En fait, nous l'avons vu, ces deux pays n'acquièrent pas ces appareils électroménagers pour eux-mêmes. Ils les revendent à la Russie. Non pas que les ménagères russes aient plus de linge à laver.Ce qui intéresse les Russes, ce sont les semi-conducteurs utilisés dans les machines à laver et les tire-lait. Ils en ont absolument besoin pour fabriquer leurs armes. En effet, ils arrivent au bout de leurs stocks et ils doivent les renouveler.Or, ces semi-conducteurs, fabriqués par quelques pays, dont Taiwan ou les États-Unis, sont concernés par les sanctions occidentales qui, dès les premières semaines de la guerre en Ukraine, ont frappé la Russie.En effet, les exportations de ces précieuses puces ont baissé d'environ 70 % dès le début du conflit. La Russie ne peut donc s'approvisionner ni auprès des pays occidentaux ni auprès de la Chine, qui a limité sa production de semi-conducteurs.Pour ne pas éveiller les soupçons, la Russie passe donc, pour ses achats d'appareils électroménagers, par ces deux pays limitrophes. En effet, ils ne sont pas concernés par les sanctions occidentales, et, en plus, ils font partie de l'union économique eurasiatique, dont la Russie est également membre. Moscou les utilise donc comme des sortes de "clients écran". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Europe est-elle opposée au plan américain sur les voitures électriques ?
Les Américains ont mis au point, l'été dernier, un ambitieux plan de lutte contre le réchauffement climatique. À cette occasion, en effet, 370 milliards de dollars ont été mis sur la table.Mais certaines de ces mesures ne soulèvent pas l'enthousiasme de l'Union européenne. Bien au contraire. En effet, les Européens les jugent discriminatoires. Et surtout l'une d'entre elles, qui prévoit l'octroi d'un crédit d'impôt de 7.500 dollars pour l'acquisition d'un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis.Une mesure propre à fausser la concurrence, jugent les Européens. Le ministre tchèque de l'industrie, dont le pays occupe la présidence de l'Union européenne, a jugé "inacceptable" le plan américain, dont il déplore le caractère protectionniste.Pour l'heure, la Commission européenne veut espérer qu'une solution diplomatique permettra de régler ce différend commercial. Des négociations devraient donc avoir lieu sur cette question.Si elles étaient couronnées de succès, elles ne devraient pas seulement permettre, dans l'esprit des Européens, de retirer les mesures de protection incriminées. Elles pourraient aboutir à l'octroi aux Européens d'un statut commercial semblable à celui dont jouissent Canadiens et Mexicains.La production de ces deux pays bénéficie en effet des mêmes avantages que les produits américains. Évoquant la bonne volonté des Américains, les Européens ont bon espoir que les discussions se concluent par un accord satisfaisant pour les deux parties.Il n'est donc pas prévu, pour le moment, de porter l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Une solution qui ne serait envisagée qu'en dernier recours, en cas d'échec des négociations.Ce ne serait pourtant pas la première fois que l'organisation internationale aurait à se prononcer sur des différends commerciaux opposant l'Europe aux États-Unis. L'une de ces querelles concernait les subventions accordées au groupe Boeing par le gouvernement américain.Mais de nombreuses voix, dont celle des Allemands, plaident décidément en faveur d'un arrangement négocié. Elles jugent en effet que, dans le contexte actuel, marqué par le conflit en Ukraine et les problèmes d'approvisionnement énergétique, le moment serait très mal choisi pour déclarer une sorte de guerre commerciale entre l'Europe et l'Amérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un métier "en tension" ?
Le gouvernement pourrait créer un titre de séjour réservé aux personnes en situation irrégulière et travaillant, ou songeant à travailler, dans un métier dit "en tension".Mais que signifie cette expression ? Un métier "en tension" est une profession qui offre plus d'emplois qu'elle n'enregistre de candidatures. Autrement dit, elle peine à recruter la main-d'œuvre dont elle a besoin.Ainsi, les employeurs ont notamment du mal à trouver des serveurs, des infirmières, des aides à domicile, des serruriers, des agents de sécurité ou encore des carrossiers automobiles. Certains ouvriers qualifiés, ainsi que les métiers du BTP ou de l'agroalimentaire sont également touchés.Si ces métiers ne suscitent pas assez de vocations, c'est qu'ils ne sont guère attractifs. En effet, le temps de travail y est souvent jugé excessif ou s'étend sur les week-ends. De même, les CDD y sont plus fréquents que les CDI. On peut aussi incriminer un certain manque de formation.Chaque année, Pôle Emploi soumet un questionnaire aux entreprises, qui lui permet de savoir si elles éprouvent ou non des difficultés pour recruter la main-d'œuvre dont elles ont besoin.C'est sur la base des réponses obtenues que le gouvernement fixe, par décret, la liste des métiers en tension. Elle devrait être révisée au début de l'année prochaine.Même si ces problèmes de recrutement se sont sensiblement accrus durant la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid, ils existaient déjà auparavant. En effet, une étude officielle, publiée en 2019, alertait déjà sur ces tensions.Deux ans plus tard, une autre étude, émanant des mêmes services, estimait que ces difficultés de recrutement concernaient 7 métiers sur 10 en 2021. D'après ce travail, toutes les professions y seraient même plus ou moins confrontées.L'octroi d'un titre de séjour aux salariés de ces métiers en tension pourrait leur permettre de résoudre en partie leurs problèmes de recrutement. Et il serait désormais demandé par le travailleur lui-même, et non par son employeur, ce qui devrait le rendre plus facile à obtenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les frais bancaire lors d'une succession ?
Le règlement d'une succession entraîne de notables dépenses pour les héritiers. Mais il ne s'agit pas seulement du paiement de droits spécifiques et des frais de notaire. S'y ajoutent encore des frais bancaires.Ils sont prélevés à l'occasion de la fermeture des comptes du défunt et des virements effectués sur les comptes des héritiers. Et ces frais bancaires ne sont pas négligeables. Pour une succession de 15.000 euros, la banque prélèverait 216 euros. Et, en moyenne, ces frais se monteraient à 233 euros.Ils sont d'ailleurs très variables selon les banques, et, parfois, selon les agences d'un même réseau bancaire. Dans certaines banques, la facture est parfois cinq fois plus élevée que dans d'autres.Ce n'est pas seulement le montant élevé de ces frais bancaires qui est critiqué. Les clients des banques, comme certaines associations de consommateurs, déplorent également un manque d'informations à propos de ces frais.Prélevés dans un moment pénible, ils sont souvent perçus comme une forme d'injustice. Et ce d'autant plus que les banques ont le champ libre. En effet, aucun texte n'encadre ces frais de succession.Aussi les banques peuvent-elles les fixer à leur guise. Des discussions ont pourtant eu lieu, sur cette question, au sein d'un organisme dépendant de la banque de France. Mais elles n'ont pas abouti.Conscient du problème, le ministère des Finances a demandé aux banques de faire des efforts. Certaines ont répondu favorablement à cette invite. Il en est même, comme Boursorama ou Hello Bank, qui ont supprimé ces frais, pour l'ensemble des successions ou certaines d'entre elles.Dans certains établissements, ces frais ont baissé, mais de façon modérée. De fait, les frais de succession prélevés par les banques n'ont diminué que de 4 % en moyenne sur un an.Et toutes les banques n'ont pas entendu ces conseils de modération, bien au contraire. En effet, selon certaines sources, plus de la moitié des banques n'auraient pas baissé leurs tarifs en la matière. Sourdes aux demandes du gouvernement, d'autres banques les auraient même augmentés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on revendre des jeux vidéos au format digital ?
Un jeu vidéo peut être converti en une forme numérique ou digitale. Dans ce cas, il peut être installé, de manière plus simple, sur une tablette ou un smartphone. Mais peut-on revendre ces jeux dématérialisés ?Cette question oppose, depuis quelques années, l'association de consommateurs "UFC que choisir" à une plateforme spécialisée dans les jeux vidéo. Dans un premier temps, la justice a donné raison à l'association de consommateurs, qui défendait le droit à la revente de ces jeux au format digital.En effet, le tribunal de grande instance de Paris, devenu, depuis janvier 2020, le tribunal judiciaire, avait jugé illégale une clause du contrat d'utilisation des jeux vidéo de la plateforme, qui interdisait la vente des jeux dématérialisés. Une décision qui permettait la mise en place d'un marché d'occasion de ces jeux au format digital."UFC que choisir" avait fait appel de ce jugement auprès de la Cour d'appel de Paris. Cette dernière vient de rendre un arrêt qui contredit le jugement prononcé en première instance.En effet, la Cour considère que la plateforme de jeux vidéo a le droit de s'opposer à la vente des jeux dématérialisés. Les juges d'appel fondent leur décision sur la nécessité de respecter le droit d'auteur.Pour eux, en effet, un jeu vidéo étant une œuvre de l'esprit, il convient de protéger les droits de ses auteurs. Ils considèrent que la vente de ces copies immatérielles des jeux vidéo porterait une grave atteinte à ce droit d'auteur.L'association de consommateurs aurait souhaité que la Cour d'appel demande son avis à la Cour de justice de l'Union européenne. Elle pense en effet que cette question devrait se régler au niveau européen.Cependant, les magistrats n'ont pas jugé bon de faire une telle démarche. Pour l'heure, on ignore si l'association de consommateurs formera un pourvoi en cassation. Ses responsables disent réfléchir à l'opportunité d'une telle démarche.En tous cas, la confirmation de ce jugement pourrait compromettre le lucratif marché des jeux vidéo. En effet, environ la moitié de ces jeux sur console serait au format digital. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le livret A est-il encore plébiscité ?
Le livret A n'a jamais semblé autant apprécié par les Français. En effet, septembre 2022 se traduit, pour le 3e mois consécutif, par une collecte record de 2,7 milliards d'euros. Cette collecte représente la différence entre les dépôts faits sur le livret A et les retraits.On mesure l'intérêt croissant des Français pour ce produit d'épargne quand on compare cette collecte à celle du mois de septembre 2021, qui s'était établie à seulement 240 millions d'euros. Doit 10 fois moins qu'en septembre 2022 !Un résultat d'autant plus remarquable que, compte tenu des dépenses de rentrée, les Français déposent d'ordinaire moins d'argent sur leur livret A au mois de septembre. Et ces bons chiffres font suite à deux mois d'été très favorables.La collecte du mois d'août, notamment, s'était montée à près de 4,5 milliards d'euros. Il faut aussi noter les bons résultats d'un autre produit d'épargne réglementé, le Livret de développement durable et solidaire, ou LDDS.En effet, pour ce livret, la collecte a été de 470 millions d'euros en septembre 2022 alors qu'elle avait été négative à la même période de l'année précédente.La raison essentielle de cette faveur renouvelée pour le livret A est la majoration de son taux de rémunération. En effet, il est passé de 1 à 2 % en août dernier. Soit davantage que celui des fonds euros de l'assurance-vie.Et, comme on le constate d'ordinaire, cette hausse a encore plus joué dans les deux mois qui ont suivi son annonce. Il faut aussi prendre en compte le climat morose qui règne en France comme en Europe.En effet, la guerre en Ukraine et l'inflation, causée en partie par ce conflit, n'incitent guère à l'optimisme et encouragent les Français à augmenter leur épargne de précaution.Il faut cependant noter qu'avec une inflation moyenne à 5,6 % en septembre 2022, la rémunération du livret A, même relevée, demeure peu intéressante. Elle le serait cependant un peu plus si le taux, comme il est possible, passait à 3 % en février 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle mine ouvrira en France en 2027 ?
Parmi les efforts déployés, tant au niveau national qu'européen, pour limiter l'émission de gaz à effet de serre, figure le remplacement progressif des véhicules thermiques par des voitures électriques.À l'horizon 2035, celles-ci devraient être les seuls véhicules neufs qu'il soit possible d'acheter. Pour les faire fonctionner, cependant, il faut du lithium, composant essentiel des batteries qui les alimentent.Mais, pour l'instant, la quasi-totalité de ce métal est importé de Chine. C'est pourquoi l'annonce faite par une société spécialisée dans la transformation des minéraux industriels a suscité autant d'espoir.En effet, ce groupe vient d'annoncer l'exploitation, d'ci 2027, d'une mine de lithium, située dans l'Allier.Durant un an et demi, des sondages ont été effectués sur place. Ils ont été concluants, le gisement s'avérant même plus riche que prévu. En effet, il pourrait produire environ, chaque année, 34.000 tonnes d'hydroxyde de lithium, le composé utilisé dans la fabrication des batteries installées sur les voitures électriques.Au total, le gisement pourrait produire environ un million de tonnes d'hydroxyde de lithium, soit beaucoup plus que les 320.000 tonnes initialement prévues. Quand on sait que la production mondiale de ce composant ne dépasserait pas 450.000 tonnes par an, on mesure l'importance de ce chiffre.De quoi équiper environ 700.000 véhicules par an. Et durant au moins un quart de siècle, la durée de vie probable du gisement. Par ses potentialités, cette mine de lithium deviendrait la seconde d'Europe, derrière un site allemand.C'est pourquoi l'exploitation de ce futur gisement de lithium est d'ores et déjà soutenue par les pouvoirs publics. Ils y voient d'abord la meilleure manière d'assurer l'indépendance de leurs approvisionnements.Par ailleurs, la mise en service de cette mine devrait générer des emplois. En effet, les deux sites prévus, la mine elle-même et une usine de purification du lithium, devraient se traduire par la création d'un millier d'emplois.Ce projet, s'il aboutit, serait donc une contribution majeure de la France à la décarbonation des activités humaines en Europe. Et il réduirait aussi sa dépendance aux autres pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien coûte la “mise au placard” ?
Certains salariés sont, selon l'expression consacrée, "mis au placard". Même si le nombre de personnes concernées est difficile à évaluer, un institut d'études a tenté d'établir cette statistique. C'est d'ailleurs la première fois, en France, qu'on essaie de mesurer ce phénomène.D'après ses chiffres, il y aurait en France environ 200.000 salariés "placardisés". Ce qui représente environ 0,7 % des salariés. Mais qu'est-ce qu'une mise au placard ? Elle concerne des salariés dont la direction voudrait se débarrasser, mais qu'elle ne tient pas à licencier.Il peut lui apparaître, entre autres raisons, que le coût d'un tel licenciement serait plus grand que celui d'une mise au placard. On espère alors que cette mise à l'écart incitera la personne concernée à partir d'elle-même. Un salarié dans cette situation se voit proposer des tâches sans intérêt.Son travail est peu à peu vidé de son sens et il n'est plus soutenu par une hiérarchie qui veille à ne plus l'insérer dans une dynamique collective. De telles pratiques sont clairement assimilables à du harcèlement moral. Et, comme telles, elles sont punies par la loi. Mais il faut pouvoir les prouver.La "placardisation" semble concerner tous les salariés et l'ensemble des entreprises. Ceci étant, les femmes paraissent plus touchées que les autres par ces pratiques. Quant aux seniors, qu'elles n'épargnent pas non plus, ils vivent cette mise à l'écart de façon particulièrement douloureuse.La mise au placard a un coût non négligeable, pour les entreprises mais aussi pour l'Assurance maladie. En effet, le même institut d'études le chiffre à environ 10 milliards d'euros par an.Ce chiffre comprend d'abord les salaires versés pour la rémunération de tâches sans utilité pour l'entreprise. Par ailleurs, cette mise au placard provoque souvent le désarroi de salariés qui, à la longue, éprouvent des troubles psychologiques.Ils sont même devenus la deuxième cause d'arrêts-maladie. En 2022, ces troubles provoquent environ 20 % des arrêts, contre 11% en 2016. Cette progression est sans doute due en partie au maintien de cette pratique douteuse au sein des entreprises. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel opérateur de téléphonie mobile offre le meilleur service ?
Chaque année, depuis plus de 20 ans, le régulateur des télécoms, l'ARCEP, fait le point sur la qualité des services proposés par les divers opérateurs de téléphonie mobile.Il dresse d'abord un bilan d'ensemble, dans lequel il apparaît que, malgré une amélioration de la situation, tous les utilisateurs ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, les villes sont toujours plus favorisées, dans ce domaine, que les zones rurales.Il demeure plus facile de téléphoner, d'envoyer des messages ou de partager des fichiers quand on habite en ville que quand on réside à la campagne.Un opérateur qui fait la course en têteLe second objectif de ce rapport d'enquête était d'établir un classement des opérateurs. L'un d'entre eux, Orange, se détache des autres; c'est lui, en effet, qui monte sur la première marche du podium.S'il l'emporte dans tous les domaines, c'est parfois de peu. En termes d'affichage des résultats, par exemple, le score est serré. Les utilisateurs d'Orange, en effet, voient les pages web demandées s'afficher en moins de 10 secondes dans 98 % des cas.Avec 97 % de pages affichées dans le même temps, Bouygues se montre à peine moins rapide. Avec 95 % de pages affichées pour Free et 94 % pour SFR, toujours dans le même délai, certains opérateurs se montrent un peu plus lents.Cette prédominance d'Orange se manifeste aussi bien en ville qu'en zone rurale. Quant au rôle éventuel de la 5G sur la qualité du service proposé, il est trop tôt pour le mesurer. En effet, cette technologie est encore en voie de déploiement sur le territoire.Cependant, les performances semblent en légère baisse par rapports aux résultats enregistrés en 2021. En premier lieu, il est assez difficile d'établir une comparaison avec une année durant laquelle les divers confinements ont contribué à modifier l'utilisation du téléphone portable.Par ailleurs, cette enquête s'est déroulée durant l'été de 2022, marqué par de fortes chaleurs. Au-delà d'un certain seuil, la température n'est pas sans influer sur le fonctionnement des appareils. Ce qui peut fausser une comparaison entre ces deux années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où en est le projet de tunnel entre l'Espagne et le Maroc ?
Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D----------------------------------Le projet de relier l'Espagne au Maroc par un tunnel ferroviaire sous-marin ne date pas d'hier. En effet, l'idée avait été lancée dès 1979, voilà plus de 40 ans. En 2007, on avait semblé près du but.De fait, cette année-là, un plan commun avait été présenté par les deux pays. Mais il n'avait pas résisté aux conséquences de la grave crise financière qui avait éclaté l'année suivante.Cette année 2022 verra-t-elle enfin les deux pays s'entendre sur un projet devenu un véritable serpent de mer ? C'est ce qu'on peut croire au vu des décisions prises de part et d'autre.Si ce projet est en passe d'aboutir, c'est sans doute parce que les deux pays ont décidé de mettre fin à la brouille qui s'était installée entre eux. Elle était notamment liée aux conséquences de l'interminable conflit du Sahara occidental.Un projet en bonne voiePrésenté au début du mois d'octobre 2022, le projet de budget espagnol prévoit une somme de 750.000 euros, destinée à étudier la faisabilité du projet.Le tunnel devrait rejoindre le Maroc en empruntant le détroit de Gibraltar. Le trajet devrait être de 42 kilomètres au total. S'il était creusé, ce tunnel devrait grandement faciliter la circulation des hommes et des marchandises entre les deux continents.D'ores et déjà, le projet est confié à deux entreprises publiques, en Espagne et au Maroc. Des responsables de l'entreprise espagnole se sont d'ailleurs rendus en Allemagne, pour bénéficier de l'expertise d'industriels considérés comme les plus compétents en la matière. Le creusement de ce type de tunnel, qui suppose d'importants travaux d'excavation, est en effet des plus délicats.La mise en chantier de ce tunnel, qui, s'il est construit, reliera l'Europe à l'Afrique, ne peut qu'intéresser l'Union européenne. En effet, par sa situation, il présente un véritable intérêt stratégique.C'est pourquoi une partie du projet devrait être financée par des fonds européens, notamment dans le cadre du Mécanisme de relance et de résilience (MRR), qui soutient des projets et des réformes entrepris par des pays de l'Union européenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Doit-on craindre une pénurie de riz ?
Les aléas climatiques et les événements internationaux, notamment le conflit en Ukraine, ont déjà provoqué une relative pénurie de certains produits alimentaires, comme la moutarde ou l'huile de tournesol.Le riz pourrait aussi s'ajouter à la liste des produits manquants. Les quantités disponibles pourraient s'avérer insuffisantes au moment de l'arrivée des nouvelles récoltes, en février-mars 2023.Les dérèglements climatiques sont la principale cause de cette probable pénurie. En effet, en mai dernier, une grave sécheresse a touché les principaux pays producteurs de riz, l'Inde et le Pakistan.Puis, en juin et septembre, de très fortes pluies se sont déversées sur ces pays, noyant jusqu'à 10 % de leur surface. On estime que ces épisodes climatiques ont entraîné la perte d'environ 250.000 tonnes de riz. Toutes les variétés de riz sont touchées, dont le riz basmati.Un riz plus rare et plus cherCes aléas climatiques devraient donc entraîner une chute de la production de riz. L'Inde devrait produire environ 124 millions de tonnes de riz, au lieu de 130 millions de tonnées l'année dernière.Quant au Pakistan, la récolte de 2022 devrait être inférieure d'environ 300.000 tonnes à celle de 2021. Ces pays devant fournir en priorité le marché local, cette baisse de production devrait se faire sentir en Europe. L'Inde a déjà interdit l'exportation des brisures de riz, qui sont une variété de riz.Par ailleurs, la désorganisation du marché du riz et l'augmentation des coûts de production liées à la guerre en Ukraine ont tendu encore plus la situation.Si cette pénurie devait se confirmer, le prix du riz devrait encore augmenter. Depuis septembre dernier, il a déjà progressé de plus de 12 %. D'autres facteurs pourraient encore pousser les prix vers le haut;En effet, l'Inde a augmenté de 20 % la taxe sur l'exportation de riz. Quant à l'Union européenne, elle a fait passer de 30 à 65 euros la tonne le montant des droits de douane sur le riz.Tous ces éléments réunis devraient entraîner, au début de l'année prochaine, une hausse assez sensible du prix du riz. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Français ont-ils réduit leurs dons aux associations ?
Il semble que, depuis 2021, les Français aient réduit le montant de leurs dons à des associations, fondations ou personnes en difficulté. Selon une étude publiée, en mai 2022, par la société de sondages Ipsos, les dons consentis par les Français en 2021 auraient diminué d'un tiers par rapport à 2020.Un chiffre qui pourrait s'expliquer en partie par les contraintes liées à la crise sanitaire. Mais ces dons auraient aussi baissé de près de 9 % par rapport à 2019. Cependant, pour France générosités, qui regroupe des associations et des fondations, le montant de ces dons aurait progressé de près de 14 % entre 2019 et 2020.Quoi qu'il en soit, la tendance semble se confirmer pour 2022, même si la baisse observée est beaucoup moins nette. En effet, selon la 5e édition de l'Observatoire des générosités, un sondage réalisé par la société Odoxa, un Français sur trois aura moins donné en 2022 que l'année précédente.Cependant, la baisse n'est que relative puisque les Français ont encore donné 200 euros en 2022, soit seulement sept euros de moins qu'en 2021.Un contexte économique moroseSi les Français ont fait moins de dons, c'est surtout en raison d'une baisse de leur pouvoir d'achat. En effet, plus de 80 % d'entre eux considèrent que l'inflation et les conséquences économiques de la guerre en Ukraine les obligent à faire des choix et à gérer leur budget avec une prudence accrue.Les personnes ayant le plus réduit le montant de leurs dons sont, sans surprise, celles qui sont le plus touchées par les difficultés économiques du moment. Autrement dit les demandeurs d'emploi et les jeunes. Mais la catégorie 50-64 ans a elle aussi été moins généreuse en 2022.Les Français privilégient toujours certaines causes, comme la recherche médicale ou la protection de l'enfance. Mais d'autres sont également plébiscitées. C'est le cas du combat pour l'environnement, qui enregistre la plus forte progression;Les Français tiennent aussi à manifester leur soutien aux Ukrainiens. En effet, 16 % d'entre eux ont déjà fait un don en leur faveur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la CGT s'inquiète-t-elle de la disparition des pièces d'un et deux centimes ?
Dans un contexte où de plus en plus d'achats se font par carte bancaire, la présence de certaines pièces de monnaie peut sembler à certains sans grande utilité. C'est notamment le cas des pièces de 1 et 2 centimes.De fait, elles peuvent sembler encombrantes et les consommateurs ne s'en servent pas très souvent. Plus de 60 % de ces pièces ne seraient utilisées qu'une seule fois. De nombreuses personnes préfèrent d'ailleurs les échanger, dans certaines banques, contre des pièces plus fortes ou même des billets.C'est pourquoi certains pays en ont interrompu ou interdit la circulation. C'est le cas des Pays-Bas, où ces pièces ne sont plus utilisées depuis 10 ans. Depuis décembre 2021 en Belgique et juillet 2022 en Slovaquie, les pièces de 1 et 2 centimes n'ont plus droit de cité. Les prix sont donc arrondis aux 5 centimes les plus proches.Une cause supplémentaire d'inflation ?La Commission européenne s'est penchée sur la question. Et elle devait prendre une décision, sans doute dans le sens de la suppression de ces pièces, au cours du second semestre de 2022. Mais rien n'a encore été décidé.La Commission rappelle d'abord que certains pays européens ont déjà supprimé ses pièces. Elle s'appuie aussi sur un récent sondage, réalisé au niveau européen, selon lequel plus de 70 % des personnes interrogées jugent ces pièces sans intérêt.De son côté, la CGT proteste contre la disparition annoncée des pièces de 1 et 2 centimes. En effet, elle considère que ces pièces gardent toute leur utilité quand il s'agit de faire des achats d'une petite valeur.Le syndicat craint également que les commerçants n'arrondissent les prix à leur seul avantage. En effet, pour la CGT, il serait très difficile de contrôler l'application des règles que devrait fixer la Commission européenne sur la manière d'arrondir les prix.La CGT considère qu'une telle mesure, propre à provoquer une hausse supplémentaire des prix, serait malvenue dans le contexte inflationniste actuel. Elle s'inquiète aussi d'une baisse possible des effectifs de la Monnaie de Paris, chargée de fabriquer ces pièces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'écoconduite permet-elle de faire des économies ?
Dans le contexte inflationniste que nous connaissons actuellement, tous les prix ne cessent d'augmenter, et notamment ceux du carburant. L'essence devient donc un bien précieux.Et, comme beaucoup de personnes ne peuvent se passer de leur voiture, il ne reste qu'une solution pour faire face à la situation : économiser l'essence. Mais comment faire si on est obligé de maintenir sa consommation de carburant ?Une solution est de plus en plus souvent avancée : l'écoconduite. Elle permettrait non seulement de faire des économies mais aussi de limiter l'impact de nos véhicules thermiques sur l'environnement. Alors de quoi s'agit-il ?Un ensemble de gestesEn prenant le volant de sa voiture, l'écoconducteur doit respecter un certain nombre de règles. En premier lieu, il doit rouler moins vite. En effet, diminuer sa vitesse de 10 km/h, c'est gagner environ un litre de carburant tous les 100 kilomètres.C'est aussi une question de régime. En effet, il ne faut pas attendre trop pour passer les vitesses. Sinon le moteur sera en surrégime. Il n'est donc pas nécessaire d'atteindre une certaine vitesse pour passer de la 3e à la 4e par exemple, un coup d'œil sur le compte-tours sera plus indiqué.Ces vitesses, il faut aussi les passer en douceur. De même, il faut éviter les coups de frein trop fréquents. Il vaut mieux rétrograder et compter sur le frein moteur. Pour cela, il faut anticiper les ralentissements, provoqués par un rond-point ou un feu par exemple.Pour ne pas multiplier les coups de frein, il faut aussi éviter de suivre de trop près la voiture qui vous précède. De même, les démarrages doivent être progressifs, sans accélération brutale.Quand c'est possible, il faut lâcher l'accélérateur, sans appuyer pour autant sur le frein. La voiture ralentira d'elle-même. Cette technique permet également d'économiser de l'essence. Enfin, si l'arrêt se prolonge, on éteint son moteur et on n'utilise pas systématiquement la climatisation.Le respect de tous ces gestes permet de réduire notablement sa facture. Des professionnels, qui animent des stages d'écoconduite, rapportent les cas de conducteurs ayant économisé 900 euros par an. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

EDF enregistre-t-elle une hausse ou une baisse de clients ?
Dans un contexte de hausse inédite des coûts de l'énergie, le fournisseur historique d'électricité, EDF, retrouve les faveurs du public. En effet, depuis la fin de l'été, il gagnerait 100.000 clients par mois, alors qu'il y a peu il en perdait autant sur la même période.L'année 2022 devrait donc se traduire par une hausse de sa part de marché. Les clients qui affluent chez EDF quittent les fournisseurs alternatifs dont les offres leur paraissaient plus intéressantes, du moins jusqu'à aujourd'hui.Plusieurs de ces fournisseurs, en effet, ont beaucoup augmenté leurs prix. Certains, d'ailleurs, auraient relevé leurs tarifs au lieu de faire profiter leur clientèle des prix modérés de l'énergie subventionnée à laquelle ils ont droit. Des investigations sont en cours à ce propos.D'autres fournisseurs n'auraient tout simplement pas les moyens d'acheter une électricité devenue trop chère pour eux. Ils n'auraient donc d'autre solution que de se séparer de clients incités à revenir dans le giron d'EDF.Un objectif essentiel : faire des économies d'électricitéUn tel afflux de clients n'est pas forcément une bonne nouvelle pour EDF. En effet, l'entreprise doit acheter, à des prix devenus prohibitifs, la quantité d'électricité capable de fournir ces nouveaux clients.Or ces coûts supplémentaires seront difficiles à assumer, à l'heure où EDF doit éponger une dette de 60 milliards d'euros. C'est peut-être l'une des raisons qui poussent l'entreprise à proposer des programmes d'économie à ses clients.Dans le cadre d'une véritable campagne de communication, elle a ainsi conseillé aux particuliers d'adopter des gestes quotidiens destinés à faire des économies d'énergie, comme le fait de débrancher leurs appareils par exemple.De même, il leur est recommandé de décaler leur usage vers des heures creuses. EDF a également mis au point des dispositifs permettant à ses clients de vérifier, aussi souvent qu'ils le souhaitent, leur consommation d'électricité.Mais les professionnels ne sont pas oubliés. Ainsi EDF leur propose des avantages, comme des primes, s'ils consentent à diminuer pour un temps leur consommation électrique. Une consommation que les entreprise pourront, elles aussi, mieux contrôler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Amazon souhaite verdir son activité ?
Désireux de participer aux efforts déployés pour contenir le réchauffement climatique, Amazon s'est fixé un objectif très ambitieux. En effet, le groupe espère ne plus émettre de CO2 d'ici 2040. Soit une avance de 10 ans par rapport aux prévisions de l'Accord de Paris.Le but du géant du commerce en ligne est donc de dépendre de moins et moins des énergies fossiles. La première manière d'y parvenir est de remplacer peu à peu ses véhicules thermiques par des camions et des utilitaires électriques.Et, à cet égard, Amazon semble être dans la bonne voie. En effet, la firme fait savoir qu'elle utilise déjà des milliers de véhicules n'émettant pas de carbone. Et elle insiste notamment sur l'utilisation, d'ici la fin de l'année, de 20 camions électriques en Allemagne et de 5 véhicules du même type au Royaume-Uni....Qui devraient se poursuivreLes responsables d'Amazon ont annoncé leur intention d'accentuer cet effort dans les années à venir. Et, en effet, ils semblent bien décidés à renouveler leur flotte. Elle devrait comprendre de plus en plus de véhicules électriques, puisque Amazon prévoit d'acheter environ 1.500 poids lourds électriques pour l'ensemble de l'Europe, dont 300 pour la France.Mais ces efforts pour diminuer l'empreinte carbone de l'entreprise passent aussi par une certaine décentralisation. Le groupe devrait en effet se réorganiser, en prévoyant la construction, à côté de ses grands entrepôts, de ce qu'il appelle des "pôles de micromobilité".Il s'agit de structures plus petites et situées plus près de la clientèle. Il serait donc possible de faire les livraisons en vélo-cargo ou même à pied. Autant de modes de locomotion qui ne génèrent aucune émission de gaz à effet de serre.Même s'ils sont salués, ces efforts suscitent un certain scepticisme dans le milieu écologique. On doute en effet qu'ils soient suffisants pour réduire de manière significative une empreinte carbone estimée, en 2019, à plus de 51 millions de tonnes métriques équivalent CO2.Quant à l'objectif d'atteindre le "zéro émission" de carbone, d'ici à peine 20 ans, il paraît à ces observateurs encore plus improbable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les défaillances d'entreprises sont-elles en hausse ?
Qu'est-ce qu'une défaillance d'entreprise ? Ce terme générique est utilisé pour désigner un certain nombre de procédures collectives. Ainsi, une entreprise est placée en liquidation judiciaire lorsqu'elle se retrouve en faillite, donc dans l'impossibilité de payer ses dettes.À l'été 2021, près de 75 % des entreprises en difficulté avaient été placées en liquidation judiciaire, soit davantage qu'avant la pandémie. Si l'entreprise est en cessation de paiement, elle est placée en redressement judiciaire; il s'agit de trouver une solution pour lui permettre de retrouver un équilibre entre le passif et l'actif.Toujours en 2021, ces procédures n'avaient concerné que 24 % des entreprises. Et les mesures de sauvegarde, prises pour maintenir l'activité de l'entreprise, étaient très peu nombreuses.Des défaillances d'entreprises en hausseDepuis le début de l'année, le nombre de ces défaillances d'entreprises ne cesse de progresser. Ainsi, depuis février, on constate, à cet égard, une augmentation de 45 % par mois.Pour donner un exemple concret, plus de 9.800 entreprises ont connu une défaillance entre le 1er avril et le 30 juin 2022; soit une augmentation de plus de 49 % par rapport à la même période de l'année précédente.Et le nombre de défaillances constaté entre le début juillet et la fin septembre 2022 a progressé d'environ 69 % par rapport à l'été précédent. C'est le niveau le plus élevé depuis la fin de l'année 2020, sans pourtant ramener les entreprises au niveau de 2019, où les défaillances avaient été plus nombreuses.L'augmentation est encore plus nette pour les PME et certains secteurs, comme la restauration rapide, les ventes en ligne ou l'habillement.Cette recrudescence des défaillances d'entreprises vient en partie de la fin progressive des dispositifs d'aide que le gouvernement avait mis en place pour les aider à maintenir leur activité durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid.Les entreprises avaient en effet bénéficié, parmi d'autres mesures, d'un certain allègement des cotisations sociales, de prêts garantis par l'État ou encore de plans d'apurement destinés à faciliter le paiement des dettes des sociétés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment bénéficier du chèque fioul ?
Dans le contexte inflationniste que nous connaissons actuellement, les prix de l'énergie ne cessent d'augmenter. Le fioul ne fait pas exception à la règle. En ce début d'octobre 2022, le litre de fioul dépasse 1,80 euro, soit un prix 60 % plus élevé qu'à la même époque de l'année dernière.Aussi le gouvernement a-t-il décidé de prendre des mesures spécifiques pour aider les personnes qui se chauffent au fioul à payer leurs factures.Il s'agit pour lui d'utiliser à bon escient l'enveloppe de 230 millions d'euros que le Parlement destinait, dès cet été, aux Français utilisant ce mode de chauffage. À la mi-septembre, la Première ministre s'était dite favorable au principe d'un chèque spécifique pour les utilisateurs de fioul.Quant aux détails de la mise en œuvre de cette nouvelle subvention, ils viennent d'être dévoilés....Et ses modalités d'applicationD'après les indications données par les autorités, la moitié des ménages se chauffant au fioul devraient pouvoir profiter de ce chèque. Soit environ 1,6 million de personnes. Un simulateur en ligne, bientôt mis en service, permettra à chacun de savoir s'il y a droit.Les personnes ayant déjà payé leur fioul au moyen du chèque énergie recevront ce nouveau chèque sana avoir à faire aucune démarche. les autres devront en faire la demande, à partir du début du mois de novembre.Pour toucher cette nouvelle subvention, il leur suffira d'adresser une facture de fioul aux services compétents. Combien les bénéficiaires toucheront-ils ? Le montant du chèque dépend à la fois de leurs ressources et de la composition de leur foyer.Ainsi, par exemple, une personne touchant le SMIC, seule et sans enfant, devrait percevoir 100 euros. Si cette personne a un enfant, la somme devrait doubler.Ce chèque n'aura pas d'effet rétroactif. Autrement dit, il ne sert qu'à payer les futures factures. Enfin, les 6 millions de ménages touchant déjà le chèque énergie peuvent le cumuler avec cette nouvelle aide.Il est conseillé de ne pas attendre son versement pour acheter son fioul. Dans le cas inverse, ces achats cumulés provoqueraient une hausse supplémentaire des prix que personne ne souhaite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l’obligation légale de subvenir aux besoins des enfants ?
Le Code civil, complété par la législation, ainsi que d'autres textes, comme la Convention internationale des droits de l'enfant, disposent que les parents ont un devoir d'entretien, appelé aussi obligation alimentaire, envers leurs enfants.Depuis 2002, cette obligation s'étend à tous les parents, qu'ils soient mariés ou non. Elle continue même de s'imposer à des parents auxquels on a retiré l'autorité parentale. En effet, elle n'est liée qu'à la filiation.L'obligation alimentaire est de droit pour les enfants mineurs. Elle s'impose donc, sans aucune condition, aux parents. Elle consiste à satisfaire les besoins matériels essentiels des enfants, comme la nourriture, le chauffage, les soins médicaux et d'autres encore.Elle oblige aussi les parents à assurer l'éducation de leurs enfants, en leur permettant notamment de suivre des études et des formations.Depuis 2002, une loi, dont les dispositions ont été intégrées au Code civil, stipule que l'obligation d'entretien ne s'arrête pas de plein droit à la majorité de l'enfant.Mais le droit d'un enfant majeur à être soutenu par ses parents n'a pas le caractère absolu qu'il revêt dans le cas d'un enfant mineur. Par conséquent, l'obligation alimentaire envers un enfant majeur est en quelque sorte conditionnée.Elle l'est surtout par la capacité de cet enfant à subvenir à ses besoins. En effet, la jurisprudence estime qu'à partir du moment où il y parvient, les parents ne sont plus dans l'obligation de l'aider.Or un enfant majeur n'est pas vraiment autonome tant qu'il poursuit ses études. En principe, la jurisprudence considère donc que, tant que l'enfant majeur est étudiant, l'obligation alimentaire s'applique. Le caractère sérieux de ces études pourra être pris en compte par le juge.Si l'enfant majeur demande une aide à ses parents, au titre de l'obligation alimentaire, il doit apporter la preuve qu'il ne peut subvenir par lui-même à certains de ses besoins.Enfin, dans certains cas, l'attitude de l'enfant peut conduire à la cessation de l'obligation alimentaire. Mais il faut alors qu'il manque gravement à ses devoirs envers ses parents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel pourcentage de chômeurs ne demandent pas d'allocation ?
Un récent rapport, transmis par le ministre du Travail au Parlement, a de quoi surprendre. Il révèle en effet que tous les chômeurs, loin de là, ne demandent pas à bénéficier des allocations auxquelles ils ont pourtant droit.Selon cette étude, entre 25 et 42 % des chômeurs ne demandent pas à être indemnisés. Ce qui représente, sur un an, entre 390.000 et 690.000 personnes.Cette étude a été réalisée entre novembre 2018 et octobre 2019. Elle s'appuie sur les critères d'éligibilité définis par la Convention Unedic négociée par les partenaires sociaux en 2017.D'après cette convention, il convient donc, pour avoir droit à une indemnité, d'avoir travaillé au moins 4 mois durant les 2 années ayant précédé la fin du contrat, de chercher un travail et d'être inscrit à pôle Emploi.Par ailleurs, les personnes ayant atteint l'âge de la retraite ne sont pas concernées, en principe, par l'indemnité de chômage. Il faut enfin noter que, pour réaliser leur étude, les auteurs ont, pour des raisons de commodité, exclu certaines personnes de son champ, comme les moins de 25 ans ou les personnes ayant très vite retrouvé un travail.Le profil des non-recourantsQui sont donc ces "non-recourants", comme on les appelle dans les textes officiels ? A priori, ils ressemblent assez aux "recourants". Certaines différences, cependant, séparent ces deux catégories.En premier lieu, les non-recourants sont plus souvent des titulaires de CDD ou de contrats d'intérim que de CDI. À l'inverse, les salariés victimes d'un licenciement économique ou négociant une rupture conventionnelle sont très nombreux à faire valoir leurs droits.D'après cette étude, ces derniers seraient plus de 90 % à demander leur allocation chômage. Est-ce parce qu'ils ont moins travaillé que les autres, en moyenne, que les non-recourants hésitent à réclamer leurs indemnités ? Du fait de cette faible durée de travail, ils pensent peut-être ne pas y avoir droit.On peut aussi invoquer une mauvaise connaissance des règles d'indemnisation, la crainte d'être mal vu ou l'espoir de retrouver rapidement un travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Lidl ne peut pas vendre ses lapins en Suisse ?
Depuis 2018, des poursuites judiciaires ont été lancées, par le chocolatier suisse Lindt, contre la branche helvétique du groupe Lidl. Objet du litige : de petits lapins en chocolat, vendus notamment à l'occasion des fêtes de Pâques.Lindt considère en effet que les lapins en chocolat proposés à leurs clients par les magasins suisses de Lidl ressemblent beaucoup à l'un de ses produits phares. Il s'agit d'un lapin en chocolat, le plus souvent enveloppé dans une feuille d'aluminium doré, et portant au cou un petit grelot.Dans un premier temps, en 2018, le tribunal de commerce local avait débouté la société Lindt. Mais, prenant le contrepied de cette décision, le Tribunal fédéral vient de lui donner raison.Assurer la protection d'un produit emblématiqueLe tribunal a donc jugé que les lapins en chocolat de Lidl étaient trop proches, par leur forme et leur aspect, de ceux confectionnés par Lindt. Au point que ces similitudes peuvent créer une confusion dans l'esprit des consommateurs. En effet, pour les juges, les menues différences entre les deux produits ne les empêchaient pas de se présenter sous une forme trop semblable.Or, la société Lindt tient à ce qu'il n'y ait aucun doute pour les consommateurs : ces petits lapins en chocolat ne doivent être confondus avec aucun autre produit. Le groupe chocolatier suisse est d'autant plus vigilant à ce sujet que ces lapins sont fabriqués dans ses usines depuis 1952.Il s'agit donc, pour Lindt, d'un produit emblématique, qui doit être défendu contre toutes les contrefaçons. D'ailleurs, un récent sondage, mis en avant par le tribunal, révèle bien que, pour la majorité des consommateurs, les lapins dorés sont associés à Lindt. la société veut donc conserver cette position dominante.En vertu de ce jugement, la branche suisse de Lidl ne pourra plus vendre ses lapins en chocolat. Et elle devra détruire les stocks existants. De quoi conforter encore un groupe dont les affaires sont déjà florissantes.Possédant plusieurs marques, la société emploie en effet plus de 14.500 personnes dans le monde et a réalisé, en 2021, près de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Kim Kardashian a dû payer une amende de 1,26 million de dollars ?
Pour écouter le podcast Faits Divers:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D--------------------------------------------La productrice et animatrice de télévision Kim Kardashian est une personnalité très médiatique. La fortune de celle qui est aussi une femme d'affaires avisée est estimée à près de 2 milliards de dollars.Mais il faut croire qu'elle ne la jugeait pas encore suffisante. Elle aurait en effet reçu 250.000 dollars pour faire l'éloge d'une cryptomonnaie. Ses promoteurs savaient en effet qu'avec ses 331 millions d'abonnés sur le réseau social Instagram, Kim Kardashian pouvait toucher un large public.Mais cette initiative s'est retournée contre la star. En effet, l'organisme fédéral chargé de contrôler les marchés financiers, lui a reproché d'avoir fait de la publicité pour cette cryptomonnaie sans avoir précisé qu'elle avait été payée pour cela.Une très forte amendeReconnaissant le délit, Kim Kardashian a accepté de débourser 1,26 million de dollars. Cette somme comprend une amende d'un million de dollars et un redressement fiscal de 260.000 dollars, ce qui équivaut à la rémunération de la star, à laquelle s'ajoutent les intérêts.L'animatrice y est donc allée de son couplet pour vanter, sur les réseaux sociaux, les mérites de la cryptomonnaie. L'organisme de surveillance pense que ces annonces font partie d'une stratégie globale, connue sous le nom de "pump and dump".Elle consiste à susciter, par une publicité bien orchestrée, un fort engouement pour la monnaie virtuelle en question. Ses créateurs attendent que le cours de cette cryptomonnaie, stimulé par cette campagne promotionnelle, atteigne un plafond. Ils vendent alors leurs cryptoactifs à un taux très élevé.Le crash provoqué par cette action n'est pas sans ruiner certains investisseurs. D'où la vigilance du gendarme de Wall Street. Elle ne s'est d'ailleurs pas exercée au détriment de la seule Kim Kardashian.D'autres personnalités en vue ont eu maille à partir avec ses services. Et pour les mêmes raisons. En effet, c'est pour avoir fait l'éloge de cryptomonnaies, dans les mêmes conditions que Kim Kardashian, qu'un rappeur, un boxeur et un acteur connus ont dû rendre des comptes à l'autorité de contrôle des marchés financiers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien pouvez-vous économiser en respectant le plan de sobriété ?
Du fait de la guerre en Ukraine, la Russie a suspendu ses livraisons de gaz à la France, qui doit aussi compter sur l'arrêt provisoire de certaines centrales nucléaires. Face à cette situation, et à l'approche de l'hiver, le gouvernement vient de présenter un plan de sobriété énergétique.Il invite les particuliers comme les entreprises à modifier leurs comportements. Il encourage notamment la baisse du chauffage dans les pièces principales et l'utilisation de certains appareils électroménagers durant les heures creuses.Par ailleurs, la perspective d'un chèque de 100 euros devrait pousser les conducteurs à adopter le covoiturage. D'autres mesures, comme la rénovation des bâtiments publics ou la coupure d'eau chaude dans les administrations, complètent ce plan gouvernemental, dont les autorités attendent une baisse de 10 % de la consommation d'énergie.Des économies non négligeablesUne personne respectant à la lettre toutes ces recommandations peut-elle avoir une idée de ce qu'elle va économiser ? Oui, car un cabinet d'études économiques vient de chiffrer ces économies.Il les estime à un peu plus de 1.300 euros par an, ce qui n'est pas négligeable. D'après cette étude, le recours au covoiturage serait le principal moyen de réduire ses dépenses.En effet, il permettrait d'économiser environ 1.000 euros par an. Considérant qu'un ménage dépense, pour sa voiture, un peu plus de 2.100 euros par an, les auteurs de l'étude ont pensé que le recours au covoiturage permettait de diviser cette somme par deux.Par ailleurs, la réduction de la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes permettrait de faire une économie de 125 euros par an. Mais elle ne serait que de 24 euros à l'année si la vitesse passait de 90 à 80 km/h sur certaines routes.La baisse du chauffage est aussi une bonne manière de limiter sa facture énergétique. D'après les calculs de ce cabinet d'études économiques, une baisse d'un peu plus de 1°C permettrait une économie annuelle de près de 80 euros par an.Par contre, il serait plus difficile de chiffrer les économies dégagées par le recours au télétravail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quel taux la France emprunte-t-elle ?
La situation économique, marquée par la montée de l'inflation et de fortes tensions internationales, n'est pas plus favorable à la France qu'aux autres pays. Ainsi au moment où le budget pour 2023 est présenté, le gouvernement annonce la conclusion d'un nouvel emprunt.Négocié pour l'année prochaine, il devrait atteindre le niveau record de 270 milliards d'euros. C'est 10 milliards de plus que les emprunts des deux années précédentes.Ce chiffre est préoccupant, même s'il témoigne d'une relative stabilité. En effet, cet emprunt, programmé pour 2023, devrait correspondre à près de 10 % du PIB, comme en 2022. Mais si ce montant est tout de même préoccupant, c'est que l'État ne peut plus guère puiser dans l'épargne de précaution amassée au cours des années précédentes.Un taux en hausseCependant, le véritable sujet d'inquiétude, au sujet de cet emprunt, concerne le taux d'intérêt qui lui sera appliqué. En effet, dans un contexte d'inflation croissante, les banques centrales ont relevé ces taux.Ainsi le temps où la France négociait ses emprunts à des taux très bas, voire négatifs, semble révolu. De fait, le taux servant de référence, le taux à 10 ans, vient de passer à 2,71 %.Du jamais vu depuis une décennie. Ce taux est légèrement supérieur à celui qu'attendait l'organisme chargé de négocier les emprunts de la France. En effet, il comptait plutôt sur un taux de 2,6 %. Une différence qui peut sembler minime, mais qui a son importance.De son côté, le taux moyen d'emprunt sur les marchés, après avoir été négatif en 2021, s'affiche à près de 1,20 % pour cette année. Mais, pour autant, cette hausse des taux ne décourage pas les investisseurs. En Effet, d'ores et déjà, plus de 80 % de la dette française a trouvé preneur.Quant aux conséquences de cette élévation des taux, elles ne devraient pas se faire sentir avant quelques années. En effet, compte tenu des caractères de la dette française, le pays devrait profiter, pendant quelque temps, de la période où les taux étaient encore négatifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Google et Meta ont-ils réduit leurs effectifs ?
Dans le contexte de spirale inflationniste qui se met en place, avec des hausses de prix et de salaires en cascade, nombre d'entreprises doivent réviser leurs prévisions à la baisse.C'est même le cas pour des géants du web, comme Meta, le nouveau nom de Facebook, ou Google, intégré aujourd'hui dans une société nommée Alphabet. En effet, ces sociétés ont connu une progression constante, profitant même de la pandémie de Covid pour améliorer encore leurs affaires. Ce qui n'est guère étonnant compte tenu de la nature de l'activité de ces entreprises.Jusqu'au déclenchement de la guerre en Ukraine, et à la dégradation de la situation économique qui s'en est ensuivie, l'heure était donc à l'optimisme. Et, de fait, autant Google que Meta ont alors accru leurs effectifs, pour répondre aux besoins croissants de leur clientèle.Un licenciement qui ne dit pas son nomMais cette période est révolue. En effet, le contexte économique, beaucoup moins favorable, oblige à réduire la voilure. De fait, les actions de ces sociétés sont en baisse et la masse salariale pourrait augmenter.Quand des entreprises veulent faire des économies, elles songent d'abord à diminuer leurs effectifs. Meta et Google ne font pas exception. Mais les dirigeants voudraient que les choses se passent en douceur.Il n'est pas question, du moins pour l'instant, d'annoncer des licenciements secs, comme l'a fait la société Snap, par exemple, qui a lancé l'application Snapchat. Pour leur part, Google (ou Alphabet) et Meta emploient un autre langage.les deux groupes ne parlent pas de licenciements, ils encouragent seulement leurs salariés à trouver un autre emploi dans l'entreprise. Ils estiment sans doute leur donner tout le temps nécessaire pour mener leurs recherches.Pourtant, les employés de Meta concernés par cette mesure ne disposent que d'un mois pour dénicher un autre poste. Alphabet se montre plus généreux, puisqu'il accorde trois fois plus de temps à ses salariés.Si le mot n'est pas prononcé, il s'agit bien à terme, de licenciements. En effet, si, à la fin de la période considérée, un salarié ne se recase pas ailleurs dans l'entreprise, il est tout bonnement renvoyé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.