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Bonjour chez vous !

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Claude Raynal : « Le rejet du budget par l’Assemblée nationale met en avant la copie du Sénat »

La navette parlementaire sur le budget se poursuit. Alors que l’Assemblée nationale reçoit ce samedi 29 novembre, la copie du PLFSS (budget de la Sécurité sociale) amendée par les sénateurs, le Sénat a débuté son examen du PLF (budget de l’État) ce jeudi 27 novembre, avec plus de 2300 amendements à examiner.Le budget de l’État ayant été rejeté par l’Assemblée nationale, Claude Raynal, sénateur (PS) de Haute-Garonne et président de la commission des finances, explique que « l’on partira nécessairement de la copie du Sénat. Durant cette période, nous allons rentrer dans un certain nombre de débats, et si possible de votes. Ensuite nous verrons comment s’organise la discussion sur une commission mixte paritaire. Mais pour faire passer le budget, il faut non seulement que la commission mixte paritaire soit conclusive, mais également que l’Assemblée nationale vote cette fois-ci le texte. Donc il faut tenir compte des sensibilités qui la compose ».Claude Raynal déplore que « l'on voit des propositions de diminution des recettes, ça on le voit notamment suppression de la surtaxe des entreprises, qui disparaîtrait totalement de la première copie au Sénat. On le voit aussi sur les collectivités locales. Mais la question c’est où se font donc les augmentations ? Et lorsqu’on le voit, on ne les trouve pas toujours pertinentes. Par exemple, dans le plan France 2030, il n’y aurait plus de possibilité durant un an d’engager de nouveau chantier ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 202523 min

Ep 53L'intégrale du vendredi 29 octobre 2025

Au programme de cette édition : Emmanuel Macron annonce la création d’un service militaire national volontaire pour les jeunes majeurs. Un outil pertinent pour renforcer l’armée face aux menaces russes ? Et comment ces menaces se traduisent-elles aujourd’hui ? Le Général Vincent Desportes répond à nos questions.Le Sénat ouvre son examen du budget. La droite sénatoriale assume une ligne anti-taxe et anti-impôt. Cette orientation rend-elle tout compromis impossible ? Le président socialiste de la Commission des finances, Claude Raynal, nous donne son analyse.Le débat : Neutralité, fonctionnement, financement… Une commission d’enquête se penche sur l’audiovisuel public. Voulue par Éric Ciotti, peut-elle glisser vers une bataille politique ? Débat entre nos éditorialistes Louis Morin et Pablo Pillaud-Vivien.À la Une de nos régions : Enfin, zoom sur ces communes qui réinstallent l’éclairage public pour lutter contre l’insécurité. Exemple à Falaise, dans le Calvados, où le maire détaille son choix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 20251h 28m

Monique Lubin : « La droite sénatoriale, et la droite en général, font la chasse aux pauvres »

Après l’échec, ce mercredi 26 novembre, des députés et sénateurs de la commission mixte paritaire à trouver un compromis, le PLFSS (texte du budget de la Sécurité sociale) retourne à l’Assemblée nationale pour un ultime examen. Le gouvernement arrivera-t-il à trouver un compromis avec le Parti Socialiste pour faire le voter et éviter la censure ?Monique Lubin, sénatrice (PS) des Landes déplore le manque d’ouverture de ce qu’il reste de l’ancien « socle commun » : « Devant l’intransigeance du gouvernement et de la droite de ce pays, il m’arrive de me dire que nous ne pouvons pas suivre. Mais je sais aussi que le pays a besoin de stabilité et d’un budget. Malheureusement, par rapport à ce que j’ai vu sur le PLFSS, on a vu au Sénat que la droite n’est pas prête à faire des compromis. La droite sénatoriale, et à la droite de manière générale, font même la chasse aux pauvres ».La sénatrice édicte les points sur lesquels le Parti Socialiste n’acceptera pas de compromis : « Il est évident que pour nous la suspension de la réforme des retraites est obligatoire. L’allongement du temps de travail, ça n’est pas entendable. Le gel des minima sociaux également. Pour moi sur ces trois sujets, on ne peut pas tergiverser ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 202526 min

Ep 52L'intégrale du jeudi 27 novembre

Au programme de cette édition : Le Sénat entame l’examen du budget, un texte rejeté à l’Assemblée nationale et vivement critiqué par la majorité sénatoriale. Va-t-il être remodelé au point de rendre tout compromis avec les socialistes impossible ? Nous recevons dans une demi-heure Hervé Marseille, président du groupe centriste au Sénat et sénateur des Hauts-de-Seine.Députés et sénateurs ne parviennent pas à s’entendre sur le budget de la Sécurité sociale. La commission mixte paritaire de ce mercredi n'a pas abouti. La suspension de la réforme des retraites, souhaitée par les socialistes mais refusée par la majorité sénatoriale, reste l’un des principaux points de blocage. La sénatrice socialiste des Landes Monique Lubin, membre de la Commission mixte paritaire, vient nous raconter ces échanges.Dans le débat, la droite sénatoriale dévoile ses propositions pour lutter contre l’entrisme islamiste : interdiction du port du voile pour les mineurs, neutralité religieuse pour les élus, et plusieurs autres mesures fortes. Nous en débattons avec Michaël Darmon et Bérengère Bonte.Dans nos régions, direction Varces, où Emmanuel Macron prononce un discours consacré à la défense et au service militaire. Nous serons avec le maire de la commune, qui nous expliquera les enjeux locaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 20251h 28m

La France aura-t-elle un budget en 2026 ?

Les députés et les sénateurs ont échoué à trouver un compromis sur le budget de la Sécurité sociale en commission mixte paritaire, ce mercredi 26 novembre. Le texte budgétaire sera de retour à l’Assemblée nationale dès ce samedi 28 novembre. En cas d’impasse, le recours à la loi spéciale demeure toujours une option, pour adopter à titre temporaire le budget de l’année passée.Michael Darmon, éditorialiste politique I24news, déplore le blocage du pays sur les questions budgétaires : « C’est le résultat au fond de ce qu’aura été le macronisme. La réforme des retraites, ce dispositif, est à la fois et vivant et mort. On est dans un ‘en même temps’ politique qui montre à quel point on est dans l’impossibilité de faire une politique publique. On ne sait plus ce que ça peut donner. On est juste dans une étape supplémentaire sur cette scénographie permanente du chaos qui caractérise cette fin de mandat ».Bérengère Bonte, journaliste politique, considère que nous sommes « peut-être dans l’acte intermédiaire entre un ancien monde, avec des majorités absolues qui évitaient le débat au Parlement et permettaient d’avancer, et puis un nouveau monde, qui essayerait de fonctionner avec cette culture de coalition et de compromis. Il n’y a pas vraiment d’autre solution ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 202529 min

Hervé Marseille : « Un service militaire c’est du temps et de l’argent, on n’a ni l’un ni l’autre »

Le feuilleton du vote du budget se poursuit. Ce mercredi, la commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs, n’a pas réussi à trouver de compromis sur le projet de de budget de la sécurité sociale. Le texte retourne donc à l’Assemblée nationale pour un ultime vote.Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union Centriste et président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants), affirme que « le budget de la Sécurité sociale, c’est la mère de toutes les batailles pour la suite. Parce que le dialogue entrepris pour trouver des compromis avec les socialistes, c’est-à-dire la stabilité, il tient beaucoup à cette affaire de retraites, qui est le totem voulu par la gauche. S’il n’y a plus la suspension de la réforme des retraites, il n’y a pas grand-chose. Donc je pense qu’à l’Assemblée, le gouvernement fera beaucoup pour aboutir ».Et puis le président de la République précise aujourd’hui les contours du futur « service national volontaire » pour faire face aux « menaces croissantes ». Le SNU, service national universel, sera transformé pour accueillir 2000 à 3000 jeunes majeurs. Hervé Marseille est d’accord sur le fond, peu sur la forme : « Cela suppose quand-même une organisation. L’armée de métier c’est très technicisée, donc la question sera quelles seront les tâches et le sens de leur action ? Et cette organisation elle prend du temps et ça coûte cher. Et on n’a ni temps ni argent». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 202524 min

Alain Milon : « La France a diminué de moitié ses investissements dans les médicaments innovants »

Deux semaines après le gel de la réforme des retraites voté à l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté, le mardi 25 novembre, le dégel de la réforme des retraites. Le texte va ensuite être discuté en CMP (commission mixte paritaire). Si cette dernière ne parvient pas à un compromis, le texte retournera à nouveau à l’Assemblée nationale pour faire l’objet d’un nouveau vote.Alain Milon, sénateur (LR) du Vaucluse, justifie le rejet au Sénat par l’inadéquation du système de retraites avec la situation démographique et économique du pays : « En 1983, lorsque la retraite a été fixée à 60 ans, vous aviez quatre actifs pour un retraité, et l’espérance de vie était vraiment à 73 ans. Aujourd’hui, il y a 1,7 actif pour un retraité, et l’espérance de vie est à 83 ans. Vingt ans de retraite, ça fait quand-même beaucoup, surtout avec une telle proportion d’actifs pour chaque retraité. Il est nécessaire de passer à un autre système que celui de la répartition ».Médecin de formation, Alain Milon alerte sur » le retard que prend la France sur la pharmaceutique » : « La Chine produit actuellement 31% des médicaments innovants. Désormais, les promesses d’investissements française en industrie pharmaceutique pour les médicaments innovants ont baissé de moitié par rapport à l’année passée, et dans le même temps, elles sont à 550 milliards de dollars aux États-Unis et de 330 milliards en Chine, ces dix dernières années. Nous allons droit vers des problèmes majeurs d’approvisionnement et de pénuries ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 202524 min

Ep 51L'intégrale du 26 novembre

Au programme de cette édition : le Sénat s’oppose à la suspension de la réforme des retraites dans le cadre des discussions sur le budget de la sécurité sociale. Ce vote rend-il impossible tout compromis alors que députés et sénateurs doivent tenter de trouver un accord en commission mixte paritaire ? Le président par intérim de la Commission des affaires sociales, le sénateur LR Alain Milon, était notre invité.L’entretien : Quelle est la réaction du Parti socialiste face à ce vote, lui qui fait de la suspension de la réforme des retraites la clé d’un accord avec Sébastien Lecornu ? Et pense-t-il, comme le Premier ministre, qu’il existe une majorité pour voter le budget ? Nous recevons Johanna Rolland, maire de Nantes et première secrétaire déléguée du PS.Jordan Bardella est-il déjà le favori de la prochaine présidentielle ? Un sondage Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale le donne gagnant quel que soit son adversaire au second tour. La dynamique peut-elle s’enrayer ? C'est au coeur de notre débat avec Françoise Degois et Elizabeth Martichoux.Et puis à découvrir dans nos régions : à Marseille, la prison des Baumettes accueille un restaurant pour favoriser la réinsertion des détenus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20251h 28m

Johanna Rolland : « L’objectif est d’arracher le totem de la macronie : la réforme des retraites »

Le Sénat a rejeté, mardi 25 novembre, la suspension de la réforme des retraites dans l’examen du budget de la Sécurité sociale (PLFSS). Il s’agissait de la pierre angulaire du Parti Socialiste pour ne pas censurer le gouvernement et aboutir à un compromis.Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes et présidente de France Urbaine, défend les acquis du Parti Socialiste dans les négociations avec le gouvernement : « Nous sommes entrés dans ce débat parlementaire sur le budget avec pour premier objectif d’arracher ce qui était devenu le totem de la macronie : la réforme des retraites. Sans surprise, les sénateurs de droite se sont évertués à remettre toutes les horreurs qui étaient contenues dans le PLFSS. Derrière, ce sont les plus modestes, les classes moyennes, les femmes qui seraient pénalisés. Ce soir, il y a une commission mixte paritaire, je doute qu’elle soit totalement conclusive. La réalité c’est que le texte va retourner à l’Assemblée, c’est l’Assemblée qui aura le dernier mot, et les socialistes se battront jusqu’au bout sur ce sujet ».Avec le Congrès des maires, la question du narcotrafic a été remise en avant comme une menace pour la sécurité dans les villes. La maire de Nantes assure que « face au narcotrafic, le Parti Socialiste est d’une lucidité implacable. Nous avons beaucoup de maires en situation de responsabilité dans de nombreuses villes. Donc nous sommes en première ligne pour savoir que le narcotrafic est un fléau qui gangrène nos villes et nos villages. Nous sommes pour que le pays puisse se doter de moyens à la hauteur de ce sujet. Cela fait trois ans que nous réclamons un parquet spécialisé dans cette lutte et des moyens de renseignement accélérés ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 202521 min

Budget 2026 : vers un compromis pour éviter la loi spéciale

Avec 190 votes pour et 108 contre, les sénateurs ont supprimé l’amendement qui prévoyait le gel de la réforme des retraites au cours de la discussion sur le budget de la sécurité sociale. Le texte sera rediscuté, ce mercredi 26 novembre, en commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs. Le compromis sera difficile à trouver entre le texte voté par l’Assemblée nationale et celui du Sénat.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « Ce n’est pas vraiment un rebondissement. On ne peut pas dire qu’on est surpris que la droite suspende la suspension de la réforme des retraites. Sur le budget de la Sécurité sociale, il va y avoir une commission mixte paritaire ce soir. Tout le monde dit qu’elle va durer une demi-heure : le temps que tout le monde s’installe, dise ‘nous on veut la suspension’ et ‘nous on n’en veut pas’, et puis ‘au revoir et à bientôt’. »Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « La vraie question c’est qui a intérêt à la dissolution ou pas ? À un moment donné il y a la réalité des prix. Est-ce que Les Républicains y ont intérêt ? Non. Est-ce que Renaissance y a un intérêt ? Non. Quelle histoire Gabriel Attal aurait-il à raconter pour la présidentielle avec un groupe de députés qui passerait de 90 à 40 députés ? Parce que c’est ça les projections. Celui qui est le plus allant pour atterrir, c’est Olivier Faure, et le Parti Socialiste ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 202531 min

Baromètre Odoxa : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire

La cote de popularité d’Emmanuel Macron selon le dernier sondage Odoxa se maintient à 78% d’impopularité, toujours fixée à son seuil le plus bas. Même au sein de son propre camp, 15% des sympathisants Renaissance estiment qu’il « n’est pas un bon président ».Pour Erwan Lestrohan, directeur conseil à l’institut Odoxa : « Le lien semble définitivement rompu avec les Français. Le rejet est très fort chez les cadres, chez les 65 ans et plus, qui étaient pourtant les fondements de son socle électoral. Il fait figure, avec Jean-Luc Mélenchon, des deux personnalités politiques avec plus de 50% de taux de rejet. Emmanuel Macron ne bénéficie même pas d’une respiration sur sa popularité, alors même qu’il a pris du recul sur la scène nationale ».Pour Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra : « Emmanuel Macron est là depuis 8 ans. Il y a une usure du pouvoir qui est réelle, et Emmanuel Macron en souffre, comme en souffrirait n’importe quel chef de l’État à sa place. Mais ce qui aggrave son cas, si je puis me permettre, c’est la dissolution incomprise de 2024. C’est une fracture avec l’opinion qui aura du mal à se reconnecter ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 202531 min

Brigitte Bourguignon : « Je ne crois pas qu’il y aura de budget présenté d’ici la fin de l’année »

Le budget de l’État a été rejeté par l’Assemblé nationale à la quasi-unanimité. Malgré cela, Sébastien Lecornu, lors de sa déclaration sur le perron de Matignon le lundi 24 novembre, estime qu’il « existe une majorité pour trouver un compromis ».Pour Brigitte Bourguignon, sénatrice (UC) du Pas-de-Calais : « L’Assemblée nationale s’est radicalisée, avec des positions très antagonistes, sur lesquelles il semble difficile de pouvoir trouver un compromis. Et même si le Sénat est accoutumé à cette culture du compromis - et si sur le PLFSS (le budget de la Sécurité sociale) nous trouverons certainement un accord - sur le PLF (le budget de l’État), cela me semble très compliqué. La commission mixte paritaire qui suivra ne sera probablement pas conclusive. Je ne crois pas qu’il y aura de budget présenté d’ici la fin de l’année ».En plein examen du PLFSS, le Sénat a voté, ce lundi 24 novembre, pour que la prolongation des arrêts maladie ne puisse pas se faire en téléconsultation. Pour Brigitte Bourguignon : « Malgré la hausse conséquente des arrêts maladie, il faut toujours avoir la main qui tremble quand on écrit ce genre de choses, car c’est arbitraire. On sort tout juste d’un débat sur la fraude sociale et fiscale, et maintenant on arrive sur ce sujet, donc j’ai peur aussi des amalgames et de la stigmatisation ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 202525 min

Ep 50L'intégrale du mardi 25 novembre

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics. Sébastien Lecornu a pris la parole ce lundi depuis Matignon, estimant qu’il existait une majorité pour trouver des compromis sur le budget, proposant également un changement de méthode. Le budget peut-il encore être voté ?Nous recevons également la sénatrice (Union centriste) du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon. Le Sénat s'apprête à examiner le point politiquement clé de ce Budget de la Sécu : la suspension de la réforme des retraites, sur laquelle la majorité sénatoriale veut revenir. Quelle sera la position de l'ancienne ministre ? Dans notre débat, nous revenons sur les résultats du baromètre Odoxa avec la cote de popularité de Macron qui ne remonte pas tandis que Sébastien Lecornu voit sa popularité monter en flèche, prenant 6 points. Quelque soit la configuration, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national est largement en tête au premier tour de la présidentielle avec plus du double de son concurrent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 20251h 28m

Amélie de Montchalin : « Si le gouvernement choisit le 49.3, je ne serais plus devant vous »

Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de transformer le service national universel vers un nouveau projet de service militaire volontaire. Il a toutefois précisé « qu’il ne s’agit pas d’envoyer nos jeunes en Ukraine ».Pour Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, il s’agit de faire accepter au Parlement l’augmentation de la dépense budgétaire dans la défense, de 6,7 milliards d’euros, alors que le budget de l’État vient d’être rejeté par l’Assemblée nationale : « L’augmentation du budget de la défense est au-delà de l’atteignable, elle est nécessaire. Pour notre continent, pour les Ukrainiens et pour notre conception de la souveraineté. C’est pour cela que le gouvernement, sur les sujets de souveraineté - la défense, l’agriculture et l’énergie – a besoin de donner aux Français et aux parlementaires toutes les informations. On ne veut pas contraindre je ne sais qui à voter je ne sais quoi, mais les enjeux majeurs demandent de la clarté ».Pour Amélie de Montchalin, face à l’impasse budgétaire qui se profile, il n’y a pas d’autre issue que le compromis : « Si le gouvernement avait choisi d’utiliser le 49.3, je ne serais pas devant vous aujourd’hui, le gouvernement aurait été censuré, le budget n’aurait pas été déposé, les débats n’auraient pas commencé. Il faut nous en remettre totalement au Parlement pour trouver le compromis. Car quelles sont les alternatives ? Est-ce que pour autant il faudrait laisser faire ceux qui disent que les Français ont mal voté, et qu’il faudrait revoter pour les législatives, ou pour une présidentielle ? ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 202525 min

Marion Canalès : « Le Sénat demande encore aux salariés, apprentis et malades de faire des efforts »

L’Assemblée nationale a rejeté le texte budgétaire, ce samedi 22 novembre. C’est un fait inédit, puisque tout l’Hémicycle, sauf un député, s’est opposé à l’adoption du projet de loi de finances. Le Sénat va à son tour examiner le budget à partir du jeudi 27 novembre. Mais est-il possible de d’adopter ce budget avant la fin de l’année ? Un compromis se fera-t-il après ce premier échec devant la représentation nationale ?Pour Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme et vice-présidente de la délégation sénatoriale aux entreprises, « Le Parti socialiste est déjà allé loin dans l’objectif du compromis. Depuis le début, nous voulons faire ce budget en responsabilité. Il y a une ligne rouge, il y a des objectifs à obtenir pour l’égalité : de la justice fiscale, des mesures socialement justes et efficaces pour notre économie. Mais ici au Sénat, nous connaissons la ligne budgétaire qui ressortira ».Le Sénat, dans son examen du budget de la Sécurité sociale a voté la hausse de la durée légale du travail, avec 15 minutes de travail en plus chaque semaine. Une mesure jugée efficace pour combler le déficit de la Sécurité sociale selon les sénateurs centristes qui ont défendu cette mesure. Pour Marion Canalès : « Mes collègues centristes pénalisent les pauvres car ils sont plus nombreux. L’argument des 15 minutes c’est d’amoindrir l’impact de cette proposition. Chaque année on a des propositions un peu exotiques, moi je la trouve assez osée. 15 minutes ça n’est pas rien, il y a déjà beaucoup de salariés en France qui sont sous contrainte et qui travaillent plus qu’ils ne sont payés. On demande encore aux salariés, aux apprentis, aux malades, de faire des efforts ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 202525 min

Philippe Juvin : « La Constitution donne des armes, utilisons-les dans cette bataille budgétaire »

Une voix pour, 404 contre et 84 abstentions : le budget de l’État a été rejeté par l’Assemblée nationale à la quasi-unanimité, ce samedi 22 novembre. Une issue qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir du projet de loi de finances. La question se pose : est-ce que la France sera dotée d’un budget adopté par le Parlement ?Pour Philippe Juvin, député (LR) des Hauts-de-Seine et rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale : « Il est encore possible de faire passer ce budget. Maintenant c’est au Sénat de jouer, ensuite nous aurons une commission mixte paritaire. Il faut que cette dernière s’accorde sur un texte, ce qui est possible, en tout cas on va tout faire pour. La question ensuite c’est : est-ce que le texte sera aussi validé au Sénat ? Si ce n’est pas le cas, le gouvernement a d’autres armes pour avoir un budget : les ordonnances et le 49.3, que le gouvernement refuse d’utiliser. La Constitution donne des armes au Premier ministre, et dans cette bataille budgétaire, c’est dommage de ne pas user des armes acceptées, et largement acceptées ces dernières années ».« L’année dernière nous avons passé le budget par loi spéciale. Le gouvernement a été censuré, mais nous avons eu un budget trois mois plus tard. Donc de toute manière la France sera dotée d’un budget. Je veux au moins rassurer les gens, nous aurons un texte avant la fin du 31 décembre». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 202522 min

Budget 2026 : le vote impossible ?

C’est une première pour la Ve République, ce samedi 22 novembre, le budget de l’État a été rejeté par la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale. C’est un retour à la case départ : le Sénat va examiner à partir de cette semaine le texte initial déposé par le gouvernement. Est-il encore possible de voir ce projet de budget d’aboutir ?Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro : « On est un peu sur la méthode Coué, il faut bien qu’ils y croient, sinon… Non, ce qui est détestable dans cette histoire c’est que cela donne une image vraiment mauvaise de la politique, et la politique n’en a pas besoin car elle est déjà très basse dans l’estime des gens. On se dit que l’on nous montre un spectacle qui dure des nuits, des semaines, et puis tout est mis à la poubelle. Et la France continue à décliner ».Pour Jefferson Desport, grand reporter pour Sud-Ouest : « Personne ne sait comment cela va se terminer en réalité : il n’y a pas de piste d’atterrissage sans majorité. Ce budget est un canard sans tête qui court d’une chambre à une autre. Et la classe politique se trompe totalement, car la priorité c’est de doter la France d’un budget, pas de préparer la présidentielle de 2027. Or, ce que l’on voit dans cette séquence budgétaire ce sont des personnalités politiques acheter des parts de marché dans l’opinion pour se préparer aux enjeux électoraux ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 202534 min

Ep 49Bonjour chez vous !

Au programme de cette édition : l'interview politique de Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-SEine et rapporteur du général du budget à l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale a rejeté le projet de budget à l’unanimité moins une voix. Le texte arrive à la Chambre haute cette semaine : quelles seront les modifications du Sénat ? Et plus généralement, un compromis est-il encore possible? La France peut-elle encore se doter d'un budget d'ici au 31 décembre ? Nous recevons également la sénatrice PS Marion Canalès. Avec l'élue du Puy-de-Dôme, nous reviendrons sur les marches blanches organisées dans plusieurs villes de France samedi, et à Marseille avec un grand rassemblement contre le narcotrafic. La proposition de loi contre le narcotrafic votée récemment est-elle à la hauteur des enjeux ?Enfin dans le débat, nous revenons sur la première prise de parole de Boualem Sansal depuis sa libération, l'écrivain franco-algérien se dit contraint dans sa prise de parole et affirmé « contrôler chacun de [ses] mots » en raison du contexte diplomatique entre Paris et Alger. Notre éditorialiste Yves Thréard l'a rencontré.Et puis à la une de nos régions, ous parlerons de la désertification des centre-villes qui n’est pas une fatalité partout. A Bréal-sur-Vitré en Ille-et-Vilaine, un commerce multi-services a permis de recréer un lieu de rendez-vous au sein du village. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 20251h 28m

Gilles Finchelstein : « Notre démocratie est à l’état gazeux : informe, instable, inflammable »

Gilles Finchelstein secrétaire général de la Fondation Jean Jaurès, et directeur d’études de l’agence de communication Havas, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans son nouveau livre, « La démocratie à l’état gazeux : une histoire politique 1945-2045 », il analyse une France en pleine ébullition.Gilles Finchelstein, explique le titre de son livre : « Je me suis demandé comment trouver une métaphore qui permette de donner une grille de lecture d’une situation que nous trouvons tous opaque, confuse, illisible. C’est pour cela que d’une part, j’ai fait cette longue mise en perspective, 1945-2045, et que j’ai utilisé cette métaphore entre les différents états de la matière, avec leur propriété. La démocratie est un l’état solide entre 1962 et 1992, à l’état liquide entre 1992 et 2017, et nous sommes depuis dans un état gazeux : informe, instable, inflammable ».Pour Gilles Finchelstein, la « gazéification » de la démocratie passe par la multiplication des clivages politiques : « L’état solide a sa forme propre, dans la démocratie, il s’incarne au travers d’un clivage qui structure le débat public. Chez nous, durant trois décennies, il s’agissait d’un clivage gauche-droite, dans lequel les Français se reconnaissaient, et qui guidait leur comportement électoral. Nous basculons dans l’état liquide en 1992, avec le traité de Maastricht : la question de l’Europe vient s’immiscer dans le clivage et traverse la gauche comme la droite. Puis nous entrons dans l’état gazeux en 2017, avec deux candidats présidentiels au second tour qui ne se revendiquent ni de la gauche, ni de la droite ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 202522 min

Frédérique Gerbaud : « Le secret de l’enquête est une double violence pour les victimes de viol »

Une proposition de loi a été déposée au Sénat, ce mercredi 19 novembre, pour rendre imprescriptibles les crimes sexuels sur les mineurs (actuellement la victime peut déposer plainte 48 ans après les faits). Une proposition inédite, car dans le droit pénal français, seuls les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Membre de la commission des affaires sociales, Frédérique Gerbaud, sénatrice (LR) de l’Indre, a déposé une autre proposition de loi pour renforcer le droit des victimes lors de procédures judiciaires pour viol : « À Châteauroux, il y a une jeune enseignante qui a déposé plainte pour viol avec suspicion de soumission chimique dans la nuit du 3 au 4 juillet. Je l’ai accompagnée pendant toute la période où elle a été hospitalisée, et aujourd’hui, 5 mois après, elle n’a toujours pas eu accès au dossier. La loi française est actuellement faite de cette façon, et même après 5 mois, la victime n’a toujours pas accès à ses analyses toxicologiques, et aucune information sur l’enquête. C’est une double violence pour les victimes, et une lacune du droit français ».Frédérique Gerbaud est également revenue sur le danger de plus en plus important qu’incarne le trafic de drogues, pour tous les territoires : « Le narcotrafic est un sujet majeur pour Marseille, mais également bien d’autres villes, Grenoble, mais même dans mon département, avec des villes moyennes, on doit faire face au trafic de stupéfiants. C’est plus violent dans les grandes villes, mais c’est présent aussi dans nos campagnes. C’est un sujet de société, d’urgence absolue, sur lequel il faut trouver des réponses efficaces, en dépassant le cadre du débat ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 202526 min

Narcotrafic : l’État a-t-il les moyens de lutter ?

Le narcotrafic est mis au cœur de l’actualité politique avec le meurtre de Medhi Kessaci à Marseille. Medhi était le frère d’Amine Kessaci, militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic. Sa mort est perçue comme un acte d’intimidation, voire un « assassinat politique » diligenté par les narcotrafiquants. La France est-elle face à un tournant dans la montée en puissance du narcotrafic ?Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique : « Quand on voit ce qu’il se passe à Marseille, on comprend ce qu’il se passe en Europe. Vous avez déjà des pays du nord de l’Europe qui sont pratiquement déclarés comme des narco-États, qui sont des plaques tournantes d’un trafic de drogue mondialisé, qui rend poreuses les frontières des systèmes démocratiques. Les narcotrafiquants ont développé un système de corruption à grande échelle, car pour proliférer, il faut avoir dans sa poche des juges, des douaniers, des policiers, des autorités portuaires… C’est considérable ».Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique : « J’ai regardé quels pays ont réussi à juguler le trafic de drogues : vous n’en avez pas. En tout cas pas des démocraties. Alors vous avez la méthode forte en Amérique latine. Ce sont des guerres civiles. C’est l’armée qui investit des quartiers, qui tuent des narcos, il y a des exemples célèbres. C’est pour cela que c’est irresponsable de parler de ‘gouvernement démissionnaire’. Quel gouvernement a réussi à faire plier le narcotrafic ? ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 202523 min

Ep 47L'intégrale du jeudi 20 novembre

Au programme de cette édition : Une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, la question du narcotrafic s’impose au cœur du débat national. Laurent Nunez et Gérald Darmanin se rendent ce jeudi dans la cité phocéenne, tandis qu’Emmanuel Macron met en cause les “bourgeois des centres-villes” accusés d’alimenter ce marché criminel. Elizabeth Martichoux et Michaël Darmon analysent ces prises de position et leurs enjeux politiques.L’entretien : Autre grande ville confrontée au narcotrafic : Grenoble. Son maire, Éric Piolle, s’exprime sur les attentes des élus locaux et sur les réponses qu’il attend du gouvernement, alors que Sébastien Lecornu conclut le Congrès des Maires.Au Sénat, l’examen du budget de la Sécurité sociale met en lumière de profondes divergences avec le gouvernement, notamment sur la suspension de la réforme des retraites, point de fracture politique majeur. La rapporteure générale du budget, Élisabeth Doineau, détaille les lignes rouges et les possibilités de compromis.A la une de nos régions : Emmanuel Macron échange avec les lecteurs de la presse régionale autour de la démocratie à l’heure des réseaux sociaux. Julien Lécuyer, de La Voix du Nord, qui a animé ces rencontres, partage son regard sur ces moments de dialogue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20251h 28m

Élisabeth Doineau : « Notre protection sociale est en faillite »

Les sénateurs ont entamé l’examen du budget de la Sécurité sociale ce mercredi 19 novembre. Lors de l’examen du texte en commission des affaires sociales, la semaine dernière, de nombreuses modifications ont été apportées au PLFSS (le texte budgétaire de la Sécurité sociale). Un des enjeux majeurs : le gel de la réforme des retraites, symbole de la campagne d’Emmanuel Macron et geste de compromis exigé par le Parti Socialiste.Pour Élisabeth Doineau, sénatrice (Union Centriste) de la Mayenne, rapporteure générale de la commission des affaires sociales : « L’heure est au débat. En commission, nous avons voté la suppression du décalage de la réforme des retraites. On verra ensuite ce que cela donnera dans l’Hémicycle. La réforme des retraites a été beaucoup débattue en 2023. Elle n’est pas née par hasard : chaque année au moment du PLFSS, au Sénat, on disait de faire attention, car la branche vieillesse est en déficit. Nous devons alerter l’opinion et y travailler. En 2017, c’était une mesure phare d’Emmanuel Macron, et nous l’avons largement voté au Sénat ».Élisabeth Doineau a insisté sur la nécessité d’aller même plus loin sur la réforme des retraites : « On ne peut pas attendre 2027. Il faut revoir l’ensemble du système. Certains ont des idées comme la capitalisation, d’autres penchent pour revenir sur la retraite à points. Mais cette année est très douloureuse, car le PLFSS n’aborde que des questions budgétaires, comptables, et il n’y a rien de pire envers l’opinion. Et on ne peut pas faire autrement, car c’est notre protection sociale qui est en faillite, et on peut avoir dès demain des problèmes de paiement des prestations ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 202524 min

Éric Piolle : « Les ministres de l’Intérieur successifs s’achètent un nom face au narcotrafic »

L’actualité a mis la question du narcotrafic au centre des préoccupations politiques ces derniers jours. A Grenoble, gangrenée par le trafic de stupéfiants, un mineur est dans le coma après avoir été touché par trois balles sur un point de deal dans la nuit du samedi au dimanche.Pour Éric Piolle, maire (Les Écologistes) de Grenoble : « La société française est en échec face au narcotrafic. Les ministres de l’Intérieur successifs sont en échec. La consommation de drogues a explosé en France. Depuis 2002, nous avançons la même stratégie qu’avec Nicolas Sarkozy, on répète ‘fermeté et tolérance zéro’, comme s’il y avait quelqu’un qui voulait un peu de tolérance pour le narcotrafic. On répète, il y a eu M. Sarkozy, M. Valls, M. Darmanin, M. Retailleau… Ils se sont tous acheté un nom ».L’édile de Grenoble poursuit : « Il y a quelques années, il y avait une commissaire à Grenoble, qui a voulu dire ‘il n’y a que deux camps, soit vous êtes avec la police dans la lutte contre le narcotrafic, soit vous êtes complices’. Donc elle avait dit aux salariés d’un bailleur social, des salariés de proximité, ceux qui sont en première ligne, qui travaillent pour les locataires : ‘on va ouvrir l’appartement et on va marquer que vous êtes dans le bon camp’. Ils se sont exécutés, ordre de la police. Le lendemain, ils ont été convoqués par les dealers. Ils ont dû se mettre en arrêt maladie pour encaisser le choc. Et ils y sont retournés. Mais pendant six semaines il n’y avait plus personne dans le quartier, les locataires ont été abandonnés ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 202524 min

Ep 46L'intégrale du mercredi 19 novembre

Au programme de cette édition : Le Sénat ouvre l’examen du budget de la Sécurité sociale, avec un point de tension majeur : la suspension de la réforme des retraites, à laquelle la majorité sénatoriale s’oppose fermement. Le rapport de force rend tout compromis incertain et pose une question centrale : quelle issue politique est encore possible ? Françoise Degois et Hubert Coudurier analysent ces équilibres mouvants et les scénarios ouverts.L’Entretien : Le Parlement est confronté à un calendrier contraint et à un socle politique fragmenté. Le vote final sur le budget peut-il réellement aboutir alors que plusieurs forces refusent le texte en l’état ? Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, apporte son éclairage sur les marges de manœuvre gouvernementales et les conditions d’un accord.Le Sénateur : La marque Perrier est autorisée à maintenir l’appellation “eau minérale naturelle”, la justice tranchant après les révélations sur des pratiques de traitement illégal. Cette décision relance les interrogations sur la transparence et le contrôle du secteur. Le président de la commission d’enquête sénatoriale, Laurent Burgoa, sénateur LR du Gard, réagit et précise les suites politiques possibles.A la une de nos régions : Le supplément de 53 titres de presse quotidienne régionale met en lumière la question du vivre-ensemble à travers des initiatives locales qui cherchent à retisser le lien social. En Saône-et-Loire, un projet de démocratie alimentaire propose un modèle inédit pour rapprocher production, solidarité et participation citoyenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 20251h 28m

Laurent Burgoa sur Perrier : « J’ai été soulagé pour les employés et les collectivités de Vergèze »

Un rapport au Sénat démontre comment plusieurs ministères, un préfet et le directeur de l’Agence régionale de santé d’Occitanie ont accepté de modifier, à la demande de Nestlé, un rapport sur la qualité sanitaire des exploitations de la source à Vergèze, où est produite la marque Perrier. Une décision de justice a été rendue le mardi 18 novembre après la plainte déposée d’une association de consommateurs : les magistrats ont rejeté le rappel et l’interdiction des bouteilles d’eau gazeuse Perrier.Laurent Burgoa, sénateur (LR) du Gard, département où se situe Vergèze, s’est dit « soulagé à l’annonce de la décision de justice, notamment pour les employés de l’usine et pour les finances des collectivités. Parce que des communes comme Vergèze, c’est une redevance entre 200 000 et 800 000 euros par an ». Revenant sur la commission d’enquête sénatorial, le sénateur estime qu’ « il est complexe d’obtenir des informations de Nestlé Waters, on l’a vu lors des auditions. Le mutisme qu’il y a eu, de la part des deux représentantes de Nestlé, a donné une très mauvaise image du groupe ».Face à l’explosion du narcotrafic, Laurent Burgoa a également soulevé les limites de la nouvelle loi contre le narcotrafic : « Il y a deux problématiques majeures. Premièrement, les narcotrafiquants utilisent de plus en plus de mineurs. Il faut que nous renforcions notre loi de manière beaucoup plus répressive sur le droit pénal des mineurs. Deuxièmement, il y avait un travail important en ce qui concerne le renseignement, qui n’a pas été voté à l’Assemblée nationale, et qui doit être mis en place ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 202525 min

Narcotrafic : Emmanuel Macron peut-il reprendre le contrôle ?

Face à la recrudescence des meurtres liés au narcotrafic, Emmanuel Macron a réuni ce mardi les ministres engagés dans la lutte contre le narcotrafic. Face au députés, Sébastien Lecornu a affirmé : « ce qui a été fait dans le passé dans la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic ». Ces interventions font suite à trois meurtres commis en plein jour à Marseille depuis octobre, et encore à Grenoble, avec le coma d’un jeune touché par balles sur un point de deal.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Le meurtre de Mehdi Kassaci est un assassinat politique pur et dur : c’est une menace claire. Je rappelle quand même que Marseille était la plaque tournante de la French Connection dans les années 70. Je rappelle qu’on a abattu un juge à Marseille, qui enquêtait dessus. Ce n’est pas pour amoindrir ce qu’il se passe aujourd’hui, mais Marseille a toujours été cette ville convulsive. Il faut prendre exemple sur les Italiens, notamment sur les juges Falcone et Borsellino, qui l’ont payé de leur vie ».Pour Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme : « C’est une guerre. La France n’a pas connu les années de plomb comme en Italie. Nous n’avons pas comme le DEA aux États-Unis, eu à faire face à l’État narcotrafiquant colombien, Pablo Escobar, ou aux cartels mexicains. En France, nous sommes au début de cette guerre. Les solutions existent : il y a le rôle des repentis, les prisons de haute sécurité, les opérations place nette… Il faut avoir de l’espoir, car cela prendra énormément de temps aux différents services pour se coordonner ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 202533 min

Laurent Panifous : « Le volet des recettes du budget sera voté à l’Assemblée nationale »

Laurent Panifous, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans le contexte budgétaire actuel et les difficultés à trouver des compromis avec les différents groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, les discussions entre le bloc gouvernemental, le Parti Socialiste et Les Républicains continuent mais la question demeure : est-ce qu’au moins le premier volet du budget, le volet des recettes, sera soumis au vote à l’Assemblée nationale ? Pour Laurent Panifous : « D’après le nombre d’amendements qu’il reste à voter, d’après ce que je constate des groupes qui retirent un certain nombre d’amendements, je crois qu’on aura le vote de la partie une du budget, les recettes, avant la fin de la semaine. La séance s’arrêtera dimanche à minuit. Il est probable que le vote ait même lieu avant, sinon nous disposons de 24 heures supplémentaires le lundi, en cas de problème ».Le ministre s’est également exprimé au lendemain de la réunion sur le narcotrafic à l’Elysée à la demande d’Emmanuel Macron : « Chaque année, le narcotrafic voit son niveau de violence augmenter. (…) Nous devons adopter des méthodes qui sont celles comparables à celles que nous avons pu mettre en place contre le terrorisme. Il y a un parquet spécialisé contre le terrorisme, un parquet financier… Il faut, et il y aura, un parquet dédié au narcotrafic, avec la question de la justice, la question des moyens pour les forces de sécurité, les liens entre les deux ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 202522 min

Jean-Michel Blanquer : « Le narcotrafic est une puissance de corruption de l’autorité publique »

Ancien ministre de l’Éducation nationale et auteur de « Civilisation française », Jean-Michel Blanquer était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans ce livre, il propose un diagnostic sur l’état de la France. Face au péril croissant du narcotrafic en France, Jean-Michel Blanquer alerte : « La France peut devenir un narco-État, comme n’importe quel État, nous n’avons pas un vaccin contre ça. J’ai vécu en Colombie, j’ai travaillé sur l’Amérique latine, et j’ai vu naître ce type de problèmes dans des pays qui ont un État moins solide que le nôtre au départ, mais qui étaient partis de situations comparables. C’est-à-dire le moment où il y a un tellement d’argent en jeu, entre 4 et 10 milliards d’euros par an dans le narcotrafic, que la puissance de corruption crée une gangrène pour l’autorité publique ».À la suite des nombreuses promesses sur la décentralisation, Jean-Michel Blanquer considère que « le fait d’avoir une ville-monde comme Paris, a des aspects positifs pour la France. Quand vous êtes la capitale mondiale de la mode, vous avez des ateliers de maroquinerie qui se développent sur le territoire, l’industrie du luxe qui bénéficie aux villes et villages. Il y a de bons aspects dans la métropolisation, mais ce doit être au bénéfice du reste du territoire. Je parle beaucoup de l’axe Le Havre-Paris, dans notre histoire nous sommes passés à côté de notre gigantesque potentiel maritime. Nous sommes la première façade maritime européenne, or nous ne sommes pas du tout les premiers ports européens ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 202522 min

Ep 45L'intégrale du mardi 18 novembre

Au programme de cette édition : L’absence de budget est décrite comme un péril pour la France, alerte formulée par Sébastien Lecornu devant les entrepreneurs lors du sommet "Choose France". La question demeure : cette stratégie permet-elle de convaincre les parlementaires et d’aboutir à un vote ? Débat avec Antoine Oberdorff et Aurore Malval.L’Entretien : l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer publie "Civilisation française", un ouvrage dans lequel il expose sa vision des enjeux politiques, culturels et démocratiques. Il en décrit les fondements et les leviers pour répondre aux défis du pays.Face à la pénurie de médicaments, le Sénat défend un plan européen destiné à renforcer l’autonomie sanitaire et à sécuriser la production. Une proposition de résolution, portée notamment par le sénateur (Place Publique) de Paris, Bernard Jomier, en précise les objectifs et les moyens.A la une de nos régions : Le tribunal administratif de Strasbourg valide la liquidation de plusieurs sites de l’aciérie Novasco, entraînant la suppression de 550 emplois. Seul le site de Dunkerque poursuit son activité, tandis que le bassin industriel de Saint-Étienne fait face à un choc social majeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 20251h 28m

Budget : l’absence de vote met-elle la France « en péril » ?

Le Premier ministre a alerté sur « l’absence de budget » qui serait « un péril pour la France ». Dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, les débats se poursuivent encore jusqu’au lundi 24 novembre, avec encore près de 1.500 amendements à discuter. Après un week-end de pause, les députés du socle gouvernemental sont accusés par les oppositions de ralentir volontairement les votes, avec de très nombreux amendements déposés. Le vote du Parlement sur le budget aura-t-il lieu ?Pour Aurore Malval, grand reporter politique pour Marianne : « Tout est possible pour qu’au bout du chemin le budget passe. Sébastien Lecornu rejette pour le moment les instruments à sa disposition : les ordonnances, qui n’ont jamais été utilisées pour le budget, et le 49.3, qui est un outil de brutalisation qui a été dévoyé par les gouvernements successifs pour simplement éviter le débat à l’Assemblée nationale. Peut-être que Sébastien Lecornu devra se résoudre à leur usage ».Pour Antoine Oberdorff, journaliste politique à L’Opinion : « Au regard du grand bazar budgétaire qu’on a vécu à l’Assemblée nationale, il serait temps de sonner le tocsin. Sébastien Lecornu, au début de l’examen budgétaire, avait déjà donné une marge supplémentaire. On était partis de 4,6% de déficit, il avait desserré l’étau à 5% de déficit. Mais au fur et à mesure que les débats avancent, qu’une taxe succède à une autre, qu’au contraire, des économies soient supprimées, le compromis pourrait se faire sur le dos du déficit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 202533 min

Bernard Jomier : « Le Premier ministre agite une peur inutile : il y aura un budget pour la France »

Après un week-end de pause, l’Assemblée entame le sprint final dans son examen des amendements du projet de budget. Les débats devraient prendre fin le lundi 24 novembre avec le risque de ne pas pouvoir examiner tous les amendements. Sébastien Lecornu alerte : « L’absence de budget est un péril pour la France ».Pour Bernard Jomier, sénateur (Place Publique) de Paris : « Le Premier ministre agite une peur inutile sur le budget. Il y aura un budget pour la France, l’idéal serait que le Parlement l’adopte. Mais la Constitution prévoit d’autres éventualités : les ordonnances ou la loi spéciale. Donc de toute façon il y aura un budget pour la France. L’abstention des socialistes lors du vote du budget dépendra du gouvernement. Le gouvernement, s’il a fait des compromis avec la gauche, a une double attitude puisqu’en même temps il fait traîner les débats et le Premier ministre accuse la gauche des résultats des délibérations de l’Assemblée nationale ».Auteur de plusieurs rapports sur les pénuries de médicaments, Bernard Jomier est revenu sur le sujet. La Cour des comptes européenne recense 136 pénuries critiques sur certains médicaments dans les pays de l’Union européenne de janvier 2022 à octobre 2024. Des pénuries générées par la stratégie de délocalisation des entreprises européennes dans des pays où la main d’œuvre est peu chère. Pour Bernard Jomier, relocaliser la production « ne peut pas être fait au niveau français, on le voit bien, il faut chercher la solution au niveau européen. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 202525 min

Budget : une semaine pour sortir de l’impasse

Les députés de l’Assemblée nationale ont jusqu’au dimanche 23 novembre minuit pour examiner l’ensemble des amendements déposés pour la partie recettes du projet de loi de finances. Avec encore 1.500 amendements à traiter, le socle du gouvernement (à l’origine de nombreux amendements) est accusé de jouer la montre pour pouvoir passer le budget par ordonnances.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro : « Ce qu’il s’est passé ce week-end est étonnant. Ils ont décidé au Parlement de ne pas siéger, ce qui fait prendre du retard dans l’examen du budget. Est-ce qu’ils auront fini dans les temps ? Le gouvernement ne donne pas l’impression de vouloir aller jusqu’au bout. Cela peut être interprété comme une tactique politique, et je ne suis pas loin de le penser. Le gouvernement pourra alors passer le budget par ordonnances, ça leur évitera des déconvenues et leur permettra de faire passer un budget qui soit conforme à leurs vœux ».Pour Mathieu Souquière, essayiste politique : « Il y a pour Sébastien Lecornu, soit une impasse politique, soit une impasse budgétaire. L’impasse politique : il n’arrive pas à aller au bout et à faire adopter un budget. L’impasse budgétaire : pour faire adopter un budget, le coût politique est très élevé (…). Donc de toute façon son équation est extrêmement complexe. Mais il n’y a pas d’autre issue. S’il y a temporisation du gouvernement et usage des ordonnances, Sébastien Lecornu saute avec une motion de censure ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 202531 min

David Lisnard : « Il y a eu 40 démissions de maires par mois sur ce mandat municipal »

Du 18 au 20 novembre 2025 se tient le Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité de France à Paris. Le président de l’Association des Maires de France, David Lisnard, maire (Nouvelle Énergie) de Cannes était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour alerter sur la situation des maires aujourd’hui dans le contexte budgétaire.Pour David Lisnard : « Il y a chez les maires de l’exaspération du fait que cela fait des années que nous alertons sur la montée de l’impuissance publique. On est dans une crise de la démocratie aujourd’hui. L’enjeu est de démontrer que la démocratie est plus efficace que les régimes autoritaires. Et on voit que la gangrène fiscale et normative nous plombe dans l’action. Tout est plus long, cher, coûteux et complexe. Les maires qui ont résisté à ce mandat sont costauds. Il y a eu 40 démissions de maires par mois, c’est quatre fois plus, qu’il y a vingt ans. Ceux qui ont tenu ont surmonté la fin des gilets jaunes, le COVID, l’inflation sur les prix alimentaires, avec, parallèlement, l’État qui nous prenait de l’argent. Donc il y a une forme d’exaspération, mais aussi une forme de détermination ».David Lisnard a alerté longuement sur le risque de pérennisation d’un « système de corruption généralisé » via les narcotrafics, avec un risque d’ingérence notamment dans les municipales : « Le sujet du narcotrafic doit être traité tous azimuts, et nous en sommes très loin. La loi narcotrafic, qui suivait un débat du congrès des maires il y a un an, est une bonne loi, mais comme toujours en France on crée un cadre juridique mais il faut ensuite l’exécuter. L’histoire du monde montre que les mafias naissent toujours lorsque l’État s’effondre. Et notre État - qui est le plus consommateur au monde, d’argent, de prélèvements obligatoires, d’impôts et de charges – paradoxalement, a considérablement diminué sa part régalienne depuis une dizaine d’années. Et quand l’État n’est plus là pour veiller à l’ordre, ce sont d’autres groupes qui mettent en place un ordre ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 202524 min

Audrey Bélim : « Le texte sur la vie chère en outre-mer n’impacte pas les tickets de caisse »

Le Sénat a récemment adopté un texte pour lutter contre la « vie chère » en outre-mer, face à la flambée des prix : 40% plus élevés en moyenne que sur le territoire métropolitain. Le texte vise par différents ajustements techniques une baisse de 20% des prix. Une mesure jugée insuffisante par les sénateurs ultramarins.Pour Audrey Bélim, sénatrice (PS) de la Réunion : « Le texte sur la vie chère en outre-mer a le mérite de venir cranter la problématique de la vie chère dans nos territoires. Chose qui n’était jamais arrivée jusqu’alors. Symboliquement, c’est très important pour nous, parce que cela fait longtemps qu’on le dénonce. Mais le texte aurait mieux fait de s’appeler ‘loi relative à la structuration économique des territoires insulaires’. Parce qu’il est extrêmement technique, on parle de frais d’approche, de reventes à perte, et ce qui est attendu des ultramarins, c’est juste un impact sur les tickets de caisse. Or, les mesures présentées ne viennent pas impacter les tickets de caisse, bien au contraire ».Audrey Bélim est également revenue sur l’ampleur que prend le narcotrafic en outre-mer : « Nos territoires ultramarins, dans les bassins où ils sont positionnés, sont stratégiques. Les narcotrafiquants cherchent à contourner les contrôles. Donc ils utilisent ces emplacements stratégiques pour pouvoir alimenter l’Europe. Les Antilles sont devenues des zones d’impact impressionnantes. La Guyane est une zone de transit, et la Réunion également, même si ce n’est pas encore un hub international du narcotrafic. Mais il y a de plus en plus d’entrées d’héroïne, de cocaïne, de drogues de synthèse, des choses que nous ne voyions pas auparavant ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 202525 min

Ep 44L'intégrale du lundi 17 novembre

Au programme de cette édition : À l’approche des élections municipales, les maires de France se retrouvent en Congrès pour faire entendre leurs priorités. Quel est leur état d’esprit ? Qu’attendent-ils de l’État, notamment sur le terrain budgétaire et financier ? Entretien avec David Lisnard, président de l’Association des maires de France.Vu du sénat, focus sur la Journée des Outre-mer, moment fort du Congrès : vie chère, logement, accès aux services publics… Les réponses apportées aux territoires ultramarins sont-elles à la hauteur des besoins ? Réponse avec notre invitée la sénatrice (PS) de La Réunion Audrey Bélim.Puis, dans le débat du jour : les municipales sont-elles encore une élection locale ou sont-elles devenues, plus que jamais, un scrutin à portée nationale ? Débat avec nos éditorialistes Yves Thréard et Mathieu Souquière.Enfin, dans l'Info dans nos régions, gros plan sur une préoccupation majeure des Français : la sécurité. Exemple à Saint-Avertin, près de Tours, où la municipalité propose une subvention pour encourager les habitants à s’équiper en systèmes d’alarme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 20251h 28m

François Sauvadet : « L’Hémicycle vote des prestations sociales que nous ne pouvons plus financer »

Public Sénat et la matinale « Bonjour chez vous ! » sont délocalisées à Albi pour une émission spéciale pour suivre en direct les Assises nationales des Départements de France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu y est attendu pour son message aux présidents départementaux à 12h. L’échelon local est fortement impacté par la crise économique, le contexte budgétaire au Parlement exacerbe de plus en plus les tensions entre les départements et le gouvernement central.François Sauvadet, président du département de la Côte-d’Or et président des Départements de France, déplore que « cela fait 3 ans que j’alerte les gouvernements successifs. Nous sommes dans une situation inédite : pas de majorité et des ministres qui passent plus vite que les dossiers, donc évidemment ça nous place tous dans une situation d’incertitude. Les forces économiques également, certaines renoncent à embaucher car ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être grignotés demain. Nous-mêmes nous sommes dans une situation d’incertitude, car nous n’avons aucune réponse face à des enjeux qui deviennent colossaux ».François Sauvadet dénonce les charges qui augmentent à l’échelle départementale, sans ressources à leur disposition : « J’ai dit ce matin à mes collègues que c’était une partie du destin français qui est en train de se jouer en ce moment. À travers l’avenir du département, ce sont des pans entiers des investissements et des services publics du quotidien qui vont tomber. Aujourd’hui, la dépense sociale qu’on nous impose, et qui continue d’augmenter, moi je dis au Premier ministre ‘il faut arrêter de charger la barque’. Quand je vois que l’Assemblée nationale, débridée dans ses votes, continue d’augmenter toutes les prestations alors que nous n’avons pas les sources de financement… dans quel monde sommes-nous ? ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 202524 min

Ep 43L'intégrale du vendredi 14 novembre 2025

Au programme de cette édition en partie délocalisée à Albi au congrès des assises des Départements de France : qu’attendent les Présidents de départements du discours du Premier Ministre alors qu’ils alertent sur leurs difficultés financières ? On posera la question à François Sauvadet, président des Départements de France puis deux présidents de départements débattront.Nous recevrons également Raphaël Daubet, sénateur RDSE du Lot, nous reviendrons avec lui sur les commémorations des attentats de 2015. Qu'a-t-il retenu des cérémonies? Dix ans après, qu'est-ce qui a changé et qu'en est-il de la menace terroriste alors que le ministre de l’Intérieur cette semaine au Sénat parlait d’une menace endogène et des personnes radicalisées de plus en plus jeunes ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 20251h 27m

Raphaël Daubet : « Les départements ruraux subissent directement la désertification médicale »

Les élections municipales de mars 2026 approchent et se matérialisent de plus en plus comme la prochaine échéance politique. Selon les chiffres de l’AMF (Association des Maires de France), 6 maires sur 10 souhaiteraient présenter à nouveau leur candidature, un chiffre en hausse par rapport aux élections de 2020, et malgré une hausse constatée des violences qu’ils subissent.Raphaël Daubet sénateur (centriste, RDSE) du Lot, se réjouit « de voir que l’engagement local a toujours cette vigueur. J’ai été maire pendant des années, c’est passionnant, mais très difficile. Les maires sont sortis essorés de ce mandat, entre la crise sanitaire et le reste. Ils ont le sentiment de ne pas avoir eu les moyens financiers et humains dont ils auraient eu besoin pour leur action publique. Et en même temps, on met sur leurs épaules beaucoup de responsabilités. Ils sont les derniers piliers de la République et ils bénéficient d’une forme de légitimité et de crédibilité dans la société que les autres élus ont perdu, y compris les parlementaires, dont je suis ».Ancien dentiste, Raphaël Daubet a proposé au Sénat une loi pour la création d’un nouveau métier en soins dentaires, notamment pour libérer l’accès aux rendez-vous : « Les départements ruraux subissent une érosion de leurs effectifs, une sorte de désertification médicale. J’ai vu des salles d’attente pleines à craquer, j’ai vu des rendez-vous qu’on ne peut pas honorer parce que le téléphone sonne en permanence. Je sais la difficulté pour les professionnels de la santé d’assumer cela, et pour nos concitoyens surtout d’obtenir un rendez-vous. Je ne pense pas que cette proposition de loi règlera ce problème, mais elle le solutionnera en partie ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 202525 min

Le difficile entretien des routes pour les départements

Un des nombreux enjeux financiers pour les départements est l’entretien du réseau routier des départementales. Avec le contexte économique et les efforts demandés à l’échelon local, de nombreux départements seraient contraints de diminuer l’enveloppe dédiée à l’entretien routier. En outre-mer, notamment en Mayenne, l’entretien des routes est directement menacé, faute de budget.Pour Nicolas Lacroix, président (LR) du département de la Haute-Marne et président du groupe droite-centre-indépendants à l’ADF : « Il y a le danger que l’on ne puisse plus entretenir notre réseau de routes départementales. Réseau fréquenté par 80% des Français, notamment dans leurs mobilités du quotidien. Nos départements vont de voir faire des choix, certains ont déjà commencé à réduire l’entretien sur nos routes. On parle de routes, mais il faut aussi parler d’ouvrages d’art, de ponts, qui sont des investissements conséquents ».Pour Stéphane Troussel, président (PS) du département de la Seine Saint-Denis : « C’est non seulement une difficulté pour l’entretien quotidien, mais aussi pour transformer nos routes. Par exemple, dans un département urbain comme le mien, il faut désormais assurer l’intermodalité, il faut que nos routes soient davantage végétalisées. Dans mon département, j’ai des routes en environnement urbain dense, donc il faut y insérer des sites pour les bus, il faut des pistes cyclables, il faut élargir les trottoirs. La transformation écologique de nos routes, elle a un coût. Donc il faut investir massivement ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 202528 min

Rémi Féraud : « Je me souviens du silence et de la sidération des rescapés du 13 novembre »

Ce jeudi 13 novembre a lieu la commémoration des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses. Dix ans après ce que certains appellent le « 11 septembre français », l’émotion demeure intacte.Rémi Féraud, sénateur (PS) de Paris, maire du 10ème arrondissement à l’époque, raconte ce qu’il a vu ce jour-là : « Nous avions eu des indications qu’un attentat de masse se préparait. Nous ne savions pas quand ou comment, mais probablement à Paris. Dès que j’ai appris pour les fusillades, même si le lieu me paraissait incroyable pour une cible terroriste, j’ai tout de suite pensé qu’il pouvait s’agir de cela. Je me souviens évidemment de la vision des personnes décédées sur le trottoir, des corps… et évidemment du silence et de la sidération des rescapés. C’est ce silence qui m’a beaucoup marqué, moi qui n’ai pas été présent au moment de l’attentat lui-même.Rémi Féraud ajoute que « c’est un attentat, dans l’arrondissement dont j’étais maire. Dans la rue où j’habite, rue Bichat. Les terroristes étaient directement liés à une organisation installée au Moyen-Orient, qui avait créé un califat et qui avait décidé d’attaquer la France. C’était un acte de guerre. 132 morts, c’est un attentat comme la France n’en a jamais connu. Et d’abord, on cherche à comprendre. François Hollande est intervenu assez tard dans la soirée, de manière très solennelle, en décrétant l’état d’urgence. Face à la crise terroriste, François Hollande a été un grand président ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 202521 min

François Patriat : « Qu'on vote ou que l'on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie »

Les députés ont adopté ce mercredi 12 novembre la suspension de la réforme des retraites au cours de l’examen du budget de la Sécurité sociale. L’adoption de l’article a été permise par le Parti Socialiste, les Écologistes, le Rassemblement National, et un tiers du groupe MoDem. La plupart des députés du groupe Renaissance se sont abstenus.François Patriat, sénateur (Renaissance) de la Côte d’Or et président du groupe RDPI, annonce d’emblée que la suspension de la réforme des retraites votée dans l’Hémicycle ne changera rien : « De toute façon, que l’on vote ou que l’on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie, et moi je m’en félicite ». Il poursuit : « Le groupe Renaissance au Sénat est partagé entre s’abstenir ou voter contre. Parce que le fait de se renier en revenant sur la réforme des retraites n’est pas le sujet, puisque cette réforme il faudra la faire. Elle sera poursuivie malgré tout, quoi qu’on fasse après 2027 » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 202521 min

Attentats du 13 novembre : 10 ans après, l’hommage aux victimes

Dix ans après les attentats du 13 novembre, les cérémonies officielles en commémoration des 132 morts et plus de 350 blessés sont organisées à Paris. Un jour de mémoire, selon le dernier sondage de l’IFOP, 60% des Parisiens se souviennent où ils se trouvaient le 13 novembre 2015.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « Après des décennies de paix, il y a eu ce sentiment de vulnérabilité extrême à laquelle nous étions exposés. C’était une forme de sidération. Étions-nous prêts ou pas ? Il y a eu depuis des révisions, des processus de détection de ce type d’attaques. Des attentats sont, chaque année, déjoués, et en permanence l’ennemi tente de nous atteindre. Nous ne serons jamais prêts à 100%. Et si la France a tenu, elle reste par ailleurs extrêmement divisée ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP explique : « Quand on interroge les Français, pour eux ces attentats ont été un premier choc. Quand on le leur demande spontanément, pas dans des sondages, mais dans des études qualitatives, le mot qui sort c’est ‘choc’, ou ‘les chocs’ en comprenant l’ensemble des attentats de 2015-2016, Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, puis ce 13 novembre qui a été un véritable ‘climax’ ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 202533 min

Ep 42L'intégrale du jeudi 13 novembre

Au programme de cette édition : l'interview politique de François Patriat, sénateur Renaissance de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI. Nous l'interrogeons sur la suspension de la réforme des retraites, votée ce mercredi par les députés. Demandée par les socialistes, elle a divisé le camp présidentiel. Les macronistes ont-ils renié leurs convictions ? Nous recevons également Rémi Féraud, sénateur PS de Paris, maire du 10e arrondissement lors des attentats du 13 novembre 2015. 10 ans après la pire vague meurtrière ayant frappé la France depuis la Seconde Guerre Mondiale, les commémorations ont lieu ce jeudi en présence du Chef de l’Etat, en hommage aux 132 morts et aux presque 400 blessés au Bataclan, au Stade de France et des terrasses en plein coeur de Paris.Enfin dans notre débat, nous analysons les conséquences politiques de la suspension de la réforme des retraites, votée par les députés ce mercredi, avec l'éditorialiste Élizabeth Martichoux et Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20251h 28m

Commémoration du 13 novembre : l’émotion intacte

Ce jeudi est marqué par les commémorations des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses du 13 novembre 2015. Dix ans après, la menace terroriste islamique demeure, dont 2015 était l’année charnière sur le territoire français.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Le seul souvenir de cette soirée du 13 novembre 2015 est glaçant et réveille un chagrin très intense. Et puis le silence. Chez moi, personne n’a dormi de la nuit. Je suis très émue, c’était presque un massacre en direct. On allumait les chaînes d’info et on savait que ce qu’on allait trouver au cœur du Bataclan était probablement encore plus terrible en termes de nombre de morts que ce qu’il était advenu sur les terrasses. J’ai le souvenir d’être descendue prendre un café, il y avait un silence dans Paris… nous étions tous en état de sidération ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique à Public Sénat et I24News : « Comme tous les évènements qui marquent, c’est le sentiment d’avoir vécu le 11 septembre français. C’est-à-dire tout d’un coup s’apercevoir que le territoire pouvait être frappé de cette manière-là. Et ça venait conclure une année déjà dramatique, avec Charlie Hebdo, l’attentat de l’Hyper Cacher, les attaques sur les policiers municipaux. Là c’était symboliquement encore plus fort : ça venait toucher le mode de vie des Français dans leur ensemble. Et tout le monde connaissait quelqu’un qui avait été au Bataclan, comme si tout le monde avait été là ce soir-là ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 202530 min

François Molins : « Je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan »

À la veille des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, « Bonjour chez vous ! » a reçu François Molins, le procureur de la République de Paris de 2011 à 2018. Il témoigne sur ce qu’il a vu et vécu ce jour-là, « ce jour qui restera dans la mémoire collective française comme un moment de bascule ».François Molins retient, dix ans après, encore « beaucoup d’émotions. Une émotion que le temps n’a pas apaisée, une émotion que je garde à cause de toutes les images que j’ai dans la tête, à cause du caractère dramatique de ce qu’il s’est passé. Une émotion aussi du fait que je pense beaucoup aux victimes. J’en vois assez régulièrement, notamment au moment des commémorations. »François Molins raconte l’effroi le soir même des attentats : « Je me souviens de façon très précise du déroulement de cette soirée. Je suis chez moi à ce moment-là. J’ai un appel du directeur de la police parisienne vers 21h25, qui m’annonce qu’une explosion a eu lieu au stade de France, et qu’il y a un mort a priori. J’ai croisé l’information avec la chef de la section anti-terroriste et avec le directeur général de la sécurité intérieure, et au bout de dix minutes j’ai allumé mon téléviseur sur les chaînes d’infos en continu, et là je vois apparaître des bandeaux annonçant des fusillades multiples avec de nombreux morts sur les terrasses de café du 11ème. C’est là que j’ai compris l’ampleur de l’attentat terroriste. Mais je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 202524 min

Isabelle Florennes : « Le vote du Modem est partagé sur la suspension de la réforme des retraites »

Ce mercredi 12 novembre a lieu le vote de l’Assemblée nationale sur la suspension de la réforme des retraites. Isabelle Florennes, sénatrice (Union Centriste) des Hauts-de-Seine, porte-parole du Modem et vice-présidente de la commission des lois, explique : « Les députés Modem sont partagés entre l’abstention et un vote favorable. C’est la solution de compromis avec la gauche modérée, mais au-delà de ça, la réforme Borne sur les retraites de 2023 a été mal votée et n’était pas dans le sens de ce que nous voulions et qui était pourtant inscrit dans le programme du président de la République en 2017 : une retraite universelle, par points, avec une réforme globale. La capitalisation, fait partie des solutions dont il faut discuter. Des exemples existent dans le reste de l’Europe ».La sénatrice est également revenue sur la réforme de l’échelle des peines avancée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin par ordonnances : « Quand on est parlementaire on n’aime pas énormément les ordonnances. Nous sommes là pour débattre. Soyons prudents sur une nouvelle modification de l’échelle des peines. Je crois qu’il y a déjà de nombreux outils qui existent. Le précédent garde des Sceaux avait déjà fait beaucoup de modifications dans ce domaine. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 202524 min

Ep 41L'intégrale du mercredi 12 novembre

Au programme de cette édition, retour sur une nuit qui a marqué la France : il y a dix ans, les attaques du 13 Novembre frappent la nation en plein cœur. Bilan : 130 morts, des centaines de blessés, et une mémoire collective à jamais bouleversée. Comment ce traumatisme continue-t-il d’habiter notre société, nos institutions, notre rapport à la sécurité et à la liberté ? Invité exceptionnel : François Molins, ancien procureur de la République de Paris. Il revient sur cette soirée tragique et sur la manière dont la menace terroriste façonne encore notre époque. Nos éditorialistes Françoise Degois et Michaël Darmon prolongent la réflexion autour de la mémoire, de la résilience et de la politique de sécurité en France.Vu du sénat : cap sur les débats parlementaires autour de la suspension de la réforme des retraites : mesure d’apaisement ou signal de fragilité du pouvoir ? Le camp présidentiel soutiendra-t-il cette mesure ? Isabelle Florennes, sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du MoDem, apporte son éclairage sur ce fragile équilibre politique.Enfin, à la une de nos régions, coup de projecteur sur Duralex, symbole industriel français qui renaît grâce à un élan collectif et une levée de fonds record. L’histoire d’un savoir-faire, d’une marque patrimoniale, et d’un attachement populaire toujours intact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 20251h 28m

Shein suspendu en France : faut-il aller plus loin ?

L’ouverture d’une boutique Shein dans le grand centre commercial parisien, le BHV, crée la polémique en France. L’entreprise chinoise est décriée entre autres pour la vente d’armes ou de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. Une grande opération de contrôle par les douanes a été lancée par le gouvernement. Des dizaines de produits ouverts seraient non conformes aux réglementations européennes. Le gouvernement menace Shein de sanctions financières. Plusieurs actions en justice ont été lancées contre l’entreprise, et la France réclame en plus des sanctions au niveau européen.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique et professeur à l’université Panthéon-Sorbonne : « Shein c’est la mondialisation, la globalisation. Il est tout à fait légitime que le gouvernement français réagisse lorsqu’on ne respecte pas un certain nombre de normes face à une plateforme qui commercialise des produits qui sont scandaleux. Après la réponse ne peut pas être que française, elle doit aussi être européenne. Après il y a un autre sujet : c’est aussi le comportement des consommateurs, car les Français, et ce ne sont pas les seuls, utilisent ces plateformes ».Pour Bérengère Bonte, journaliste politique : « C’est un grand exercice de communication de la part du gouvernement, et la riposte politique pose beaucoup de questions. Quand on entend le ministre de l’Économie Roland Lescure dire ‘la prochaine fois notre bras ne tremblera pas’, mais pourquoi on attend la prochaine fois ? Il y a des produits dangereux, comme ces poupées et ces armes, mais derrière il y a aussi le milieu de la fast-fashion, c’est beaucoup de gaz à effet de serre, c’est du plastique dans les océans, c’est toutes sortes de dangers environnementaux, et tout ça on l’a complètement laissé de côté. Et maintenant qu’il y a une boutique en plein Paris ça commence à faire mauvais genre, donc on va faire quelque chose contre Shein ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 11, 202535 min

François-Xavier Ménage : « La notion de France périphérique peut être absolument partout »

François Xavier Ménage, grand reporter et auteur de ‘Les Oubliés, enquête aux racines de la colère française’, était l’invité de « Bonjour chez vous ! ». Le journaliste a recueilli pendant quatre ans les témoignages d’infirmières, de policiers, d’agriculteurs, d’éboueurs, d’agents d’État, de bénévoles, etc, qu’il appelle « Les Oubliés » ou les « premiers de cordée ».François Xavier Ménage reconnaît sur le terrain la difficulté à comprendre une société française de plus en plus fragmentée et complexe à conceptualiser : « D’une rue à l’autre, on a des réalités différentes. Je suis paumé pour vous dire aujourd’hui où est-ce qu’elle va la France. Je ne peux pas dire que la colère est éruptive et que tout le monde va descendre dans la rue. On pensait que ça allait être le cas en septembre. Quant il y a un brouillard énorme, c’est en allant voir ceux qui font qu’on comprend un peu mieux. Pendant quatre ans j’ai pu suivre tous ces métiers qui bossent pour faire société, mais qui presque tous disent ‘on a un problème de pouvoir d’achat bien sûr, mais aussi de mépris, d’invisibilisation’. Et ça je crois que ça crée une colère que l’on n’arrive pas à définir ».Pour François-Xavier Ménage : « Ce sont ces mêmes soldats invisibles du quotidien, qu’on a appelés ‘les essentiels’ pendant la période COVID, qu’on a oublié ensuite. Il y a eu des promesses faites au niveau gouvernemental, et toutes ces marques d’attention ont ensuite disparues au profit de rien, et donc s’installe une colère qui n’est pas politique, qui est une colère abyssale. C’est une France périphérique, mais qui existe aussi dans les grands boulevards, même dans les ministères des agences de l’État. La notion de ‘France périphérique’, on a appris des milliards de choses grâce à elle, mais la périphérie elle peut être absolument partout, aujourd’hui ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 11, 202520 min