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Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

765 episodes — Page 5 of 16

Marie Mercier : « Il ne faut pas interdire la prostitution mais viser ses exploitants »

La matinale « Bonjour chez vous ! » a reçu Marie Mercier, sénatrice (LR) de Saône-et-Loire, à l’origine d’une proposition de loi examinée ce mardi au Sénat. Le texte prévoit la prohibition de l'achat de services sexuels virtuels personnalisés et de lutter contre le proxénétisme en ligne. Il vise en particulier à la régulation de plateformes comme OnlyFans, ou MYM, mais vise surtout les « agents » commerciaux et managers qui cherchent à y développer des carrières de créateurs de contenus. De nombreuses dérives à ce sujet ont été répertoriés, pouvant être assimilées à un « proxénétisme 2.0 ».Marie Mercier déplore que sur un sujet aussi lourd, les sénateurs n’aient pas réussi à discuter dans le calme : « Nous étions dans un Hémicycle conscient qu’il allait voter pour la première fois une infraction tout à fait particulière, parce qu’il s’agissait de pénaliser des actes en ligne. (…) Mon sujet c’est de protéger ces jeunes qui rêvent, qui pensent qu’elles vont être influenceuses, qu’elles vont montrer un peu de lingerie, et puis qu’elles vont gagner beaucoup d’argent, facilement, depuis chez elles. Il faut que des plateformes comme OnlyFans comprennent bien qu’elles doivent effectuer davantage de contrôles ».Marie Mercier rappelle que son objectif est bien la pénalisation de pratiques managériales pouvant s’apparenter à du proxénétisme : «Ce que nous visons ce sont les exploitants sexuels, des hommes, souvent de 22 à 23 ans, avec une formation de commerce. Ce sont des entrepreneurs, ce qu’ils veulent c’est du chiffre. Pour ça il faut proposer un produit, et le produit c’est cette jeune fille, qui va le fabriquer dans sa chambre, avec son téléphone, et qui va être harcelée pour en produire davantage ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 202623 min

Martin Ajdari : « Le service public couvre la diversité de la société française et est impartial »

Alors que la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public poursuit ses travaux à l’Assemblée nationale, le président de l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel, Martin Ajdari est l’invité de Bonjour chez vous ! Le patron de l’Arcom estime que « le service public couvre très largement la diversité de la société française et est très largement impartial. Mais l’impartialité il faut précisément réussir à définir ce que l’on entend par là. Aujourd’hui, la loi dit que l’Arcom est garante de l’indépendance et de l’impartialité. L’indépendance on voit assez bien comment on la caractérise : c’est une nomination par une autorité indépendante (…). Sur la notion d’impartialité, depuis 40 ans, depuis que la loi audiovisuelle a été votée, elle n’est pas précisée. Notre objectif est de corriger cela avec des enquêtes d’opinion auprès des Français ».Martin Ajdari tient également à rappeler le rôle que joue l’Arcom : « Nous sommes une autorité publique indépendante, au service des publics. Notre mission principale est d’organiser la liberté de communication audiovisuelle, d’octroyer des fréquences à des dizaines de chaînes de télévision, à 1.200 radios sur tout le territoire, dans le cadre d’appels à candidature transparents. En échange de ces fréquences, octroyées gratuitement, nous demandons plusieurs engagements : financement de création, diversité des programmes, qualité et pluralisme de l’information. Des engagements pour faire partie d’une vision ambitieuse de la société, du débat démocratique, de la diffusion des œuvres de l’esprit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 202624 min

Municipales : la campagne s’accélère !

Il reste un peu plus d’un mois avant le premier tour des élections municipales qui se tiendra le 15 mars. La campagne électorale entre dans une nouvelle phase. Le scrutin mobilisera-t-il davantage les Français, après le taux d’abstention record de 2020, à 55% ?Pour Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP, « la campagne municipale a commencé à bas bruit, parasitée par l’actualité internationale et la fin de vote du budget. On peut remarquer une vraie constante depuis maintenant plusieurs élections, on peut remonter cela à la présidentielle de 2022 : les campagnes deviennent ultra-courtes. C’était quinze jours pour les européennes, par définition c’était très peu de temps pour les législatives anticipées. Est-ce que les Français vont aller voter ? Bien sûr, on aura moins d’abstention qu’en 2020, avec le COVID, avec l’allonge du confinement la veille du vote. Mais la question demeure ».Françoise Degois, éditorialiste politique, juge « que les Français boudent. C’est le peuple le plus politique du monde, avec les Italiens aussi. Je constate moi-même que cette campagne municipale est d’un ennui mortel. Il n’y a pas grand-chose qui accroche, et à mon avis ça va se jouer dans les cinq derniers jours, avec la bonne vieille méthode du vote utile. La question qui va se poser pour la gauche, notamment le Parti Socialiste, c’est ce qu’elle aura réussi à faire sans La France Insoumise. Il faudra voir si Benoît Payan garde Marseille sans LFI, si Emmanuel Grégoire garde Paris sans LFI, si François Briançon gagne Toulouse sans LFI, etc ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 202626 min

Ep 91Bonjour chez vous ! du 11 février 2026

Au programme de cette édition : Martin Ajdari, le patron de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel est notre invité pour un entretien exceptionnel. Que pense-t-il de la Commission d’enquête en cours à l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public ? La réforme de l’audiovisuel public verra-t-il le jour ? Quel regard porte-t-il sur l’affaire Morandini à Cnews avec les remous qu’elle provoque ? Dans le débat du jour, la probable nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des Comptes fait couler beaucoup d’encre. L’opposition est vent debout. Également invitée, l’auteure de la loi contre le proxénétisme en ligne, la sénatrice (LR) de Saône-et-Loire Marie Mercier, abordera les enjeux de ce texte. Et puis dans nos régions, Emmanuel Macron a apporté son soutien cette semaine aux viticulteurs. A-t-il convaincu ? On ira en Saône-et-Loire avec la presse régionale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 20261h 28m

Laurent Nuñez : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic »

La sécurité s’impose comme l’un des enjeux majeurs dans la campagne pour les municipales. Un texte en discussion au Sénat porte sur l’élargissement des compétences de la police municipale. Pour aborder le sujet dans son ensemble, mais aussi le danger que représente le narcotrafic, et plus généralement la délinquance, la matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur.Sur le projet de loi qui porte sur l’élargissement des compétences des polices municipales, Laurent Nuñez estime que « c’est un texte extrêmement important. Son but est de permettre aux polices municipales de constater un certain nombre de délits et d’avoir recours à l’amende forfaitaire délictuelle. Ce sont des délits simples à constater et ceux qui embêtent le plus la vie de nos concitoyens : l’occupation de halls d’immeuble, la vente à la sauvette, la consommation de stupéfiants, etc. ».Concernant le fléau du narcotrafic, Laurent Nuñez se veut rassurant : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic. La guerre n’est pas finie, mais nous ne perdrons pas ce combat. Cela fait des années que nous luttons contre, grâce notamment à la proposition de loi arrivée au Sénat, nous avons des armes nouvelles. Effectivement nous n’arrivons pas à éradiquer tous les points de deal. Mais des points de deal il y en a deux fois moins qu’avant, il y a cinq ans. Par ailleurs, le trafic se déplace sur l’ubérisation, les consommateurs se font livrer aussi à domicile. S’il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic. L’idée, c’est aussi de frapper les consommateurs ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 202625 min

Sécurité : les maires en première ligne

A l’approche des élection municipales, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose chaque semaine un débat sur une thématique touchant de près la vie locale. La sécurité, érigée dans les sondages comme la préoccupation majeure des Français, suivie en troisième position par la question du narcotrafic, était le sujet de ce mardi. Y a-t-il une emprise aujourd’hui du narcotrafic sur les élus ? La question a été posée à Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice (LR) du Val-d’Oise et Hussein Bourgi, sénateur (PS) de l’Hérault.Jacqueline Eustache-Brinio ignore si « on peut parler d’ingérence du narcotrafic dans les élections municipales, mais de l’intimidation il y en a dans les territoires. On assiste aujourd’hui à quelque chose d’extrêmement inquiétant, qui n’existait pas auparavant. Les narcotrafiquants intimident et ils menacent d’abord les concitoyens et maintenant les élus. Dans les grosses agglomérations, comme en Île-de-France, on connaissait déjà un peu ce phénomène, mais aujourd’hui c’est partout. Et il se déclarent comme des chefs de gang. J’ai moi-même été agressée, il y a douze ou treize ans, dans ma propre commune ».Hussein Bourgi déclare que « nous avons la preuve de ce que nous voyons au quotidien dans de nombreuses villes de France : il y a des gens qui vivent du narcotrafic. L’État et les maires ont décidé de combattre ce fléau, et ces gens se rebiffent. Ils multiplient maintenant les intimidations, les menaces, les intrusions dans les réunions publiques organisées par certains candidats aux élections municipales. Mais nous ne devons pas faiblir, nous devons mener le combat contre le narcotrafic. Il en va de l’ordre public et républicain. C’est une question de salut ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 202630 min

Loïc Hervé : « Il faut mettre un terme aux campements illicites des gens du voyage »

Le Sénat examine ce mardi une proposition de loi pour mieux encadrer l’accueil des gens du voyage qui est parfois une source de tension au niveau local. Loïc Hervé, vice-président du Sénat et sénateur centriste de Haute-Savoie rappelle que « aujourd’hui, les stationnements des gens du voyage dans nos territoires sont légion, et posent des problèmes énormes aux populations et aux habitants, parce que c’est très compliqué de vivre à côté d’un campement illicite. Donc l’idée c’est d’assouplir suffisamment les mesures pour que les obligations d’accueil des communes soient remplies au mieux et aussi de renforcer les pouvoirs de coercition pour mettre un terme à ces installations illicites ».Autre sujet au cœur de l’actualité : la question des contrats des sociétés d’autoroutes. À partir de 2031, les concessions autoroutières de l’État vers des sociétés prend fin. À la clé, ce sont des contrats à plusieurs milliards d’euros qui pourraient être renégociés pour renflouer les caisses de l’État. Le sujet sera discuté ce mercredi en Conseil des ministres.Loïc Hervé considère que « la manière dont l’État a concédé à des opérateurs privés la gestion des autoroutes, est à certains égards quelque chose de purement scandaleux. (…) Il est utile de regarder les milliards que l’État va récupérer, mais surtout de mettre à jour la manière dont l’État concède les autoroutes françaises. On a la chance d’avoir des routes en bon état, entretenues par des sociétés honorables. Le problème c’est la manière dont on contractualise et dont l’État vérifie la manière dont les choses sont faites. Et puis il y a la question des tarifs, qui doit être interrogée, quand on voit que dans d’autres pays d’Europe le fait d’emprunter une autoroute est beaucoup moins cher ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 202627 min

Mélanie Vogel : « Le retour de la loi Duplomb est un crachat à la figure du débat démocratique »

La loi Duplomb, en partie retoquée par le Conseil constitutionnel, revient dans le débat parlementaire. Une pétition réclamant l’abrogation de la loi, avec 2,1 millions de signataires, franchissant la barre des 500.000 signatures, est à l’origine d’un nouveau un débat sur le sujet à l’Assemblée nationale ce mercredi 11 février alors qu’au Sénat, une « nouvelle loi Duplomb » porté par plusieurs groupes politiques, a été déposée. Elle propose la réintroduction de certains pesticides.Pour Mélanie Vogel, sénatrice (Écologistes) représentant les Français hors de France : « Le retour de la loi Duplomb 2, c’est un crachat à la figure des 2,1 millions de personnes qui ont signé la pétition contre. C’est un crachat à la figure du débat démocratique et du débat parlementaire, parce que celui-ci, suite à la pétition, doit avoir lieu le 11 février, et que M. Duplomb n’a pas attendu cela pour déposer sa deuxième version. C’est un crachat à la figure du conseil constitutionnel, qui, après la censure de son texte, a dit que la ré-autorisation des néonicotinoïdes était contraire à la Charte de l’environnement. Nous avons le droit de vivre dans un environnement sain qui interdit la réintroduction de produits dangereux pour la santé humaine et la biodiversité. Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques qui passent la barrière placentaire et on a des études qui démontrent leur lien avec toute une série de maladies ».Réagissant à l’affaire Epstein, Mélanie Vogel est soulagée de la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe : « Je ne vais pas l’applaudir pour avoir fait ce qui s’imposait. Par ailleurs, je pense que Jack Lang est un épiphénomène dans cette histoire. Il n’y a pas que des hommes impliqués dans l’affaire Epstein. Mais ce que révèle l’affaire c’est que ce sont les hommes puissants et riches qui font réseau, et qui se retrouvent dans une situation de jouissance et d’impunité pour commettre ensemble des crimes, en particulier des crimes sexuels. Je pense que c’est un sujet qui peut faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 202625 min

Ep 89Bonjour chez vous ! du 9 février 2026

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie. Avec elle, nous revenons sur l'affaire Epstein et ses répercussions en France. Jack Lang a annoncé sa démission de la direction de l’Institut du monde arabe ce week-end. Qu'en dit la ministre ? Le maintien en poste de l'ancien ministre de la culture aurait-il pu risquer de ternir l'image de la France à l'étranger ? Nous reviendrons également sur l'opération d'ingérence russe destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein.Nous recevons également la sénatrice (Ecologistes) représentant les Français de l'étranger Mélanie Vogel. Avec l'élue écologiste, nous parlons du retour de la loi Duplomb. Le sénateur repart en bataille¿en déposant un texte qui vise à réintroduire deux molécules classées parmi les néonicotinoïdes. Le conseil constitutionnel avait retoqué cette partie de la loi Duplomb l’été dernier.¿Les écologistes sont vent debout.Enfin dans le débat, retour sur l'interview accordée par Sébastien Lecornu à la presse quotidienne régionale. Il y annonce sa feuille de route pour les mois à venir et un "réajustement" ministériel prévu d'ici au 22 février concernant notamment les candidats aux municipales. Parmi eux, Rachida Dati. Qui succèdera à Rachida Dati, ministre de la culture candidate à la Mairie de Paris ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20261h 27m

Éléonore Caroit : « Nous prenons acte de la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe »

La tentaculaire affaire Epstein est-elle aussi une affaire française ? Empêtré dans l’affaire pour sa proximité avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, Jack Lang a annoncé sa démission de l’Institut du monde arabe. Ce dernier, avec Caroline Lang, sa fille, font l’objet d’une enquête du Parquet National Financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », pour avoir co-fondé avec Epstein une société off-shore dans les Îles Vierges. La ministre déléguée chargée de la Francophonie, Éléonore Caroit était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir notamment à ces actualités.Éléonore Caroit déclare que le gouvernement « prend acte de la démission de Jack Lang et nous allons surtout nous atteler à nommer très rapidement quelqu’un pour le remplacer. Parce que l’Institut du monde arabe est un endroit incroyable, où nous construisons des ponts entre la France et le monde arabe. Je suis ministre, mais également avocate, dans le maniement de la preuve et la recherche de culpabilité, je ne m’en remets pas aux médias ou à ce que l’on peut voir sur les réseaux sociaux. Je m’en remets à des enquêtes en cours. Moi je pense surtout aux victimes, qui se retrouvent sur les réseaux sociaux, qui ont déjà vécu tout ce que l’on sait, et qui se retrouvent aujourd’hui avec ce tribunal médiatique ».Éléonore Caroit revient également sur les fausses informations accusant Emmanuel Macron d’être impliqué dans les dossiers Epstein : « Il y a eu une affaire montée de toutes pièces avec des faux documents, témoignages et images. C’est Viginum qui a lancé l’alerte. Et c’est grâce au nouvel instrument du Quai d’Orsay, French Response, qui est un compte sur les réseaux sociaux pour réagir extrêmement vite, y compris à des fausses informations qui deviennent virales. Le but est de répondre à ces informations avec des faits, en y répondant de manière inattendue, avec humour, vous savez comment marchent les algorithmes. Il faut répondre à la désinformation avec les mêmes armes, mais évidemment par la vérité, avec des faits, donc avec des réponses virales ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 202620 min

Municipales : Bardella tend la main à LR

Jordan Bardella était ce week-end en déplacement dans l’Hérault et à Carcassonne pour soutenir les candidats du Rassemblement national aux élections municipales. Alors que le premier tour du scrutin se tiendra le 15 mars, l’élection prendra-t-elle une tournure nationale, ou reconduira-t-elle les maires sortants ? Le Rassemblement National n’hésite pas en tout cas à envisager des alliances avec Les Républicains pour le second tour, en tendant la main à leurs électeurs.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, considère « qu’il y a autour de Jordan Bardella un effet groupie qui est extravagant, il faut le reconnaître. Mais la combinaison entre la structure très solide du vote RN et la personnalité de Jordan Bardella, fait qu’aujourd’hui c’est très efficace, y compris dans les sondages. À Carcassonne, les reporters racontaient qu’il avait du mal à progresser, de centimètres en centimètres, tellement il y avait de ferveur, en tout cas d’enthousiasme et de prises de selfies. Donc il y a un phénomène populaire ‘Bardella’. Et il a l’art de poser en plus quelques pièges aux Républicains ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, pense que Jordan Bardella « a le souci d’aller au-devant des gens, mais il n’en a pas besoin, ce sont les gens qui viennent au-devant de lui. Mais la campagne va être très longue. Car ce sont les municipales qui se jouent ici, mais pour lui c’est aussi le début de la campagne présidentielle. Il prépare le terrain. Aller soutenir des candidats municipaux à droite et à gauche c’est pour lui un tour de chauffe et ça lui permet de commencer à enraciner sa campagne dans le territoire, et on voit que ça marche ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 202634 min

Nicolas Dufourcq : « La machine à produire du déficit budgétaire tourne à plein en France »

Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance (Banque publique d’investissement française) était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Quel avenir pour l’industrie française ? Quelle issue au déficit budgétaire chronique du pays pour faire reculer la dette ? Nicolas Dufourcq, auteur de La Dette sociale de la France : 1974-2024, est venu répondre à ces questions à notre micro.Nicolas Dufourcq déplore le déficit budgétaire qui se poursuit en 2026 : « C’est un budget en grand déficit, comme l’année dernière, comme l’année d’avant, comme l’année encore d’avant, etc. La machine à produire du déficit budgétaire, qui est en fait un déficit social, tourne à plein depuis très longtemps, et personne n’a pu l’arrêter. Est-ce que ça aurait coûté plus cher de ne pas avoir de budget ? Je n’en sais rien. Je crois que personne ne le sait. Ce que l’on peut constater c’est que nos voisins espagnols, ça fait trois ans qu’ils n’ont pas de budget, ils sont à 3% de croissance et ils baissent leur déficit ».Nicolas Dufourcq relativise l’ampleur du phénomène de désindustrialisation en France : « Nous ne sommes pas repartis sur un toboggan comme celui qu’on a déjà vécu, mais c’est sûr que c’est difficile sur l’industrie. Vis-à-vis de nos concurrents mondiaux, qui sont extrêmement puissants, c’est une guerre d’attrition. On renouvelle le tissu industriel de France à un rythme qui est peut-être insuffisant. Une partie de l’industrie tombe, car elle ne s’est pas nécessairement modernisée sur des produits ultra-concurrencés, notamment par nos concurrents asiatiques. Mais à sa place viennent d’autres usines, qui sont ultra-productives et ultra-technologiques, qui n’ont absolument rien à voir avec l’industrie que l’on connaissait par le passé. Mais elles ouvrent dans une proportion légèrement inférieure à celles qui ferment, de quelques dizaines ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 202621 min

La sécurité au cœur des municipales

La sécurité s’impose-t-elle comme un sujet de préoccupation majeur ? Est-il possible que les enjeux autour de la sécurité aient été renforcés par une bulle médiatique ? À un mois et demi des élections municipales, le texte sur l’élargissement des compétences des polices municipales au Sénat a en tout cas remis la question dans le débat politique. Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique rappelle « qu’il y avait un sondage juste avant le salon des maires qui montrait que parmi les trois priorités des Français vis-à-vis de ces municipales c’était d’abord la sécurité, ensuite la fiscalité et enfin le narcotrafic, qui est directement lié à l’insécurité. Manifestement, il y a une dissémination sur l’ensemble du territoire du narcotrafic. Vous voyez bien qu’une ville comme Bourges aujourd’hui est touchée également par ce phénomène. Il y a donc une attente très forte à ce que l’on s’empare de ces enjeux ». Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie Conseil, estime « que la sécurité est montée en termes de préoccupation. En 2020, ce n’était pas aussi flagrant, il y a vraiment eu une évolution là-dessus. On a l’impression qu’un peu partout il y a ce phénomène d’insécurité, ressentie, réelle, avec une attente très forte du maire pour régler ces questions-là. Les gens ne se sentent plus en sécurité chez eux ou dans la rue, et veulent des actions concrètes. On voit se multiplier dans les propositions des candidats, tous bords confondus, une augmentation de la vidéosurveillance et des effectifs de police ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 202633 min

Ep 88Bonjour chez vous ! du 6 février 2026

Au sommaire de Bonjour chez vous ! ce vendredi 6 février, le Sénat a voté le cadre législatif pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2030, qui se tiennent dans les Alpes françaises. Une dépense de plus de 1,3 milliards d’euros est prévue pour les organiser. Des partenaires privés sont recherchés pour le reste de l’enveloppe. Le sénateur Jean-Michel Arnaud, des Hautes-Alpes, revient dessus plus en détail.Dans l’entretien, nous recevons Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, la Banque publique d’investissement en France. Quel avenir pour l’industrie française ? Quelle issue au déficit budgétaire chronique du pays pour faire reculer la dette ? Il est interrogé sur ces questions.La sécurité s’impose-t-elle comme un sujet de préoccupation majeur ? À un mois et demi des élections municipales, le texte sur l’élargissement des compétences des polices municipales au Sénat renforce cette idée. Débat autour de cette question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20261h 27m

Jean-Michel Arnaud : « Il ne faut pas de dépassement financier sur nos Jeux Olympiques d’hiver »

La loi olympique pour les Jeux Olympiques d’hiver dans les Alpes françaises a été votée ce mardi à l’Assemblée nationale. Le texte définit une enveloppe de 1,3 milliards d’euros au total. Le COJOP (le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques), responsable de la planification reçoit 462 millions d’euros. La Solideo (la Société de livraison des ouvrages olympiques) qui produit l’ensemble des équipements et des espaces pour les jeux, reçoit 869 millions d’euros. D’autres financements sont prévus, mais doivent être obtenus avec le démarchage d’entreprises privées.Jean-Michel Arnaud, sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Il justifie ces dépenses, malgré le contexte budgétaire actuel de la France et tient à rassurer : « La ligne est claire : il ne faut pas de dépassement financier. Dans le projet de loi qui a été voté hier par le Parlement, l’article 5 prévoit des plafonnements en cas de déficit et les régions sont engagées au maximum à 75 millions d’euros pour chacune d’entre elles. Qu’il n’y ait pour le moment aucun partenaire privé ne nous rend pas pessimistes. Les grands acteurs traditionnels seront certainement présents, notamment La Poste et EDF, et quelques grandes entreprises, par ailleurs ».Jean-Michel Arnaud déplore le remaniement de l’équipe du COJOP : « Il est assez fréquent que dans des évènements de cette nature-là il y ait des recalages. Mais ça tombe au pire moment puisqu’on est aujourd’hui à l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina. Dès le lendemain de ces J.O on est à une échéance de quatre ans. Il faut que les choses soient mises en ordre. Nous avons un cadre législatif. Ce qu’il faut maintenant c’est la carte des sites ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 202625 min

François-Noël Buffet : « L’adoption de ce budget 2026 est un moindre mal »

Depuis mardi, les sénateurs examinent un texte visant à élargir les compétences des polices municipales : amendes forfaitaires, fouilles de véhicules, usage de drones… La droite sénatoriale insiste sur l’urgence d’appliquer cette loi pour les policiers « en première ligne » sur le terrain. Mais une grande partie de la gauche au Sénat craint que le renforcement des pouvoirs et des effectifs de la police municipale précède la diminution des engagements de la police nationale sur le territoire.François-Noël Buffet, sénateur (LR) du Rhône et invité de la matinale « Bonjour chez vous ! », contredit cette idée d’un désengagement de l’État à l’échelon local : « Nous avons veillé à cela lorsque nous avions préparé le texte avec Bruno Retailleau au gouvernement, qu’il n’y ait pas ce glissement justement, car c’était une inquiétude des maires. Mais nos policiers municipaux sont aujourd’hui les premiers au contact de la violence qui s’est fortement développée sur nos territoires. Seules 58% de nos polices municipales sont équipées d’armes létales. Le maire doit avoir la liberté de faire ce qu’il veut : il armera ou il n’armera pas sa police municipale ».François-Noël Buffet est également revenu sur l’adoption du budget « de compromis » par l’article 49-3 : « Ce budget est un moindre mal. Nous savons tous que ce n’est pas le budget que nous aurions aimé C’est un budget utile à la France en matière de résorption du déficit, qui est fondamentale. Mais il fallait bien que l’on sorte de cette situation de blocage, qui est principalement liée à la situation politique de l’Assemblée nationale. Bon, tant mieux, le budget est voté. On en avait besoin, je rappelle que nos industries de défense et nos armées ont besoin d’évoluer très rapidement maintenant, compte tenu du contexte international ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 202626 min

Municipales : les Écologistes en difficulté

Le groupe de presse Ebra a organisé un grand sondage sur cinq grandes villes écologistes de l’est de la France. Fabrice Veysseyre-Redon, rédacteur en chef du bureau parisien du groupe Ebra, contextualise : « ce sondage, en collaboration avec l’institut de sondage IPSOS, s’est déroulé sur la deuxième quinzaine de janvier sur Lyon, Strasbourg, Grenoble, Besançon et Annecy, avec un échantillon de représentatif de 600 habitants pour chaque ville. Les résultats sont une douche froide pour les maires sortants », notamment avec 40 à 50% des sondés d’une ville à l’autre étant fermement opposés à la réélection de l’équipe sortante.Mathieu Souqière, essayiste, relativise et ne « Il faut d’abord rappeler que les élections municipales de 2020 se sont déroulées dans un contexte très particulier : le COVID et une abstention massive. À un certain nombre d’endroits, les élections se sont déroulées de façon un peu inédite, parfois décorrélées d’une forme de sociologie électorale locale, donc il y a eu des surprises en 2020, et rien ne garantit que ces surprises se reproduisent aujourd’hui. Il faut aussi noter que les situations d’une ville à l’autre, parmi les cinq testées, sont contrastées ».Bérengère Bonte, journaliste politique, cite Brice Teinturier d’IPSOS : « un tel désamour n’est pas si fréquent à l’échelle municipale, en un mandat. Quand vous avez une Jeanne Barseghian qui est élue à Strasbourg à 41% des voix, il y a 6 ans, avec 35% pour le candidat macroniste, il risque d’y avoir une inversion assez violente. Ce que je retiens, c’est que malgré le recul des Écologistes dans les sondages, une foule d’autres études montre que l’écologie est toujours dans les préoccupations des gens. Donc ils veulent l’écologie mais pas les Verts ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 202635 min

Ep 87Bonjour chez vous ! du 5 février 2026

Au sommaire de Bonjour chez vous ! ce jeudi 5 février, rien ne va plus pour les maires écologistes. A un mois et demi des élections municipales un sondage choc de nos partenaires d’Ebra promet une débâcle dans plusieurs villes de France. Détails et analyse.Dans l’entretien, nous recevons le cancérologue Fabrice Barlesi. Se dirige-t-on vers un tsunami de cancers chez les moins de 50 ans ? On lui posera la question, il est l’un des chercheurs les plus cités au monde pour son travail contre la maladie, il dirige le centre Gustave Roussy à Villejuif dans le Val-de-Marne.Et puis le Senat dit oui à un renforcement des prérogatives des policiers municipaux. La chambre haute a adopté plusieurs dispositifs pour mieux lutter contre les incivilités du quotidien : on en parle dans un instant avec le sénateur LR du Rhône Francois-Noël Buffet qui est à l’origine de ce tour de vis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 20261h 27m

Fabrice Barlesi : « Nous sommes assez mauvais en France pour le dépistage du cancer »

Si la majorité des cancers restent associés au vieillissement de la population, une augmentation de 70% des cas chez les sujets « jeunes », moins de 40 ans, est constatée depuis les années 1990. C’est le triste constat que réalise Fabrice Barlesi, directeur général de l’Institut Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Avec plus de 400.000 cancers diagnostiqués par an, la France est le pays champion du monde en taux d’incidence.Fabrice Barlesi acte « exactement 460.000 diagnostics du cancer par an en France, c’est à peu près 1.200 diagnostics par jour. Et malheureusement ils ne sont pas tous dépistés, ce sont parfois des maladies à un stade plus avancé qui sont diagnostiquées. (…) Il y a un certain nombre d’expositions dont on pense qu’elles peuvent avoir un rapport : l’exposition aux microplastiques, aux pesticides, à la pollution, à la consommation de produits ultra-transformés. Mais on a quatre facteurs sur lesquels on est certain qu’ils ont un lien avec l’apparition du cancer : tabac, alcool, sédentarité et surpoids ».Fabrice Barlesi constate que « nous sommes assez mauvais en France dans le dépistage du cancer. Nous avons trois dépistages organisés aujourd’hui : le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer du col. La ministre de la Santé a annoncé hier le lancement d’expérimentation de dépistage pour le cancer du poumon, qui seront, je l’espère, rapidement généralisées. Mais notre taux d’adhésion au dépistage, donc le nombre de personnes qui devraient le faire et qui le font vraiment, n’est pas bon : c’est un peu moins de 50% pour le cancer du sein. Or, il est démontré, sans aucun doute possible, que ces dépistages diminuent la mortalité par cancer de façon significative ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 202620 min

Ep 86Bonjour chez vous ! du 4 février 2026

Au programme de cette émission du mercredi 4 février, on revient sur la peine requise ce mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel des assistants parlementaires européens. Le parquet n’a pas requis d’exécution provisoire. Est-ce une bonne nouvelle pour la chef de file des députés Rassemblement national ? L’horizon politique de Marine Le Pen s’éclaircit-il un peu ? Nous recevons le porte-parole du Rassemblement national et député de la Moselle Laurent Jacobelli.Dans l’info dans nos régions, nous revenons sur l’attaque au couteau qui a visé une enseignante à Sanary-sur-Mer dans le Var. Nous faisons le point avec Guilhem Ricavy, directeur de la rédaction de Var Matin.A la chambre haute, alors que la sécurité reste la principale préoccupation des Français, les sénateurs ont entamé ce mardi l’examen d’un texte qui vise à renforcer les pouvoirs des polices municipales. Nous recevons la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canalès.Et pois à 40 jours des municipales, on fait un point sur la campagne. Le camp présidentiel se déchire à Paris. Gabriel Attal et Edouard Philippe jouent-ils gros dans cette campagne ? Ces divisions vont-elles profiter à la gauche ? On en débat avec Françoise Degois et Hubert Coudurier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 20261h 28m

Marion Canalès : « La police municipale ne doit pas devenir un supplétif de la police nationale »

Le Sénat examine depuis ce mardi un projet de loi pour élargir les pouvoirs de la police municipale. Avec la montée du narcotrafic et de l’insécurité comme préoccupation majeure des Français à l’échelle locale, l’extension des prérogatives des policiers municipaux qui sont placés sous l’autorité des maires, est un enjeu important pour les municipales à venir.Invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! », Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme, rappelle « qu’en 40 ans il y a eu une multiplication par cinq des effectifs de la police municipale, avec un volontarisme de la part des communes. Aujourd’hui il faut réussir à concilier efficacité et complémentarité avec la police nationale, sans tomber dans la surenchère. (…) Avec la dégradation du ratio police nationale et gendarmerie par habitant, il ne faut pas que les polices municipales deviennent des supplétifs ».Marion Canalès soutient que « sur l’armement de la police, ce sont le maire et son conseil municipal qui décideront de le mettre en place ou non. Tout dépend aussi de ce qu’on entend par ‘armement’. Si ce sont des armes de catégorie 1, (…) les tasers comme les armes de poing, cela peut s’entendre, pour que la police puisse se défendre et remplir ses missions de protection. Mais c’est une décision qui doit relever du maire. Nous essayons justement de préserver son autorité ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 202623 min

Laurent Jacobelli : « Des millions de Français, veulent savoir si Marine le Pen peut se présenter »

Quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité ont été requis ce mardi par le parquet général contre Marine le Pen. Avec ce procès en appel, le parquet a relevé que « le choix d’une ligne de défense ne saurait constituer un risque de récidive » et est revenu sur la demande d’exécution provisoire. Le jugement sera prononcé en juin 2026.Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement National, demeure optimiste : « Pas d’exécution provisoire, c’est déjà une bonne nouvelle. Ça prouve que tout ce que l’on disait lors de la première étape du procès était réaliste. Je me rappelle des plateaux de télévision où l’on nous disait que l’exécution provisoire était nécessaire et systématique. Mais il y a une impatience évidemment, parce que nous avons envie de savoir comment va se passer la présidentielle. Comme des millions de Français, nous voulons savoir si Marine le Pen va pouvoir se présenter ».Laurent Jacobelli rassure : « Nous n’allons pas attendre juin pour travailler sur notre programme. Les équipes de Jordan Bardella et Marine le Pen sont les mêmes. Ils travaillent la campagne présidentielle en duo. Ils défendent le même programme et il y a un besoin d’alternance dans le pays. On voit bien que l’ère Macron arrive à sa fin. Il faut reprendre les rênes avec 3.400 milliards d’euros de dette, une pression fiscale intenable, une insécurité qui explose avec l’immigration. Face à cette urgence, nous ne perdrons pas un jour, une heure, dans l’élaboration de notre campagne ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 202623 min

Élections municipales 2026 : les grandes échéances

Les sondages pour les municipales de mars 2026 à Paris laissent entrevoir la possibilité d’un second tour animé, avec trois, quatre, voire cinq candidats : Emmanuel Grégoire (Parti Socialiste), Rachida Dati (Les Républicains), Pierre Yves Bournazel (Horizons et Renaissance), Sophia Chikirou (La France Insoumise) et Sarah Knafo (« Reconquête ! »). Des perspectives de qui maintiennent l’incertitude sur l’issue de ce scrutin et qui reflètent l’éclatement du spectre politique dans la capitale.Françoise Degois, éditorialiste politique, cite Guy Mollet en disant que « Paris c’est au bonheur de la droite la plus bête du monde, je ne vais pas pleurer. Mais Paris, depuis 2001, a toujours sombré sur les divisions de la droite. Quand Bertrand Delanoë prend la mairie, c’est la bataille qui fait rage entre Philippe Séguin et Jean Tiberi. C’est du popcorn tous les jours. Et puis Françoise de Panafieu, traitée par son camp de ‘pintade à roulette’. La dernière fois c’était entre Agnès Buzyn et Rachida Dati. C’est certain que l’équation va être compliquée pour le second tour ».Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme considère que « il y a des cycles en politique. Les socialistes ont été au pouvoir depuis extrêmement longtemps, il y a une poussée à droite, même s’il y a une division classique. Mais je pense qu’elle finira par se retrouver. On sait que Sophia Chikirou essaye de débaucher un certain nombre de candidats socialistes qui s’estiment mal placés, pour venir avec La France Insoumise. Et La France Insoumise nous réserve des surprises, comme toujours, en voulant faire élire Rachida Dati, et en plantant tous les maires socialistes ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 202634 min

Ep 85Bonjour chez vous ! du 3 février 2026

Au programme de cette édition : À l’approche des élections municipales, l’émission consacre un nouveau volet aux grands enjeux de ce scrutin local. Ce numéro est dédié à la santé, devenue une préoccupation majeure dans de nombreux territoires. Comment lutter efficacement contre les déserts médicaux ? Faut-il aller vers davantage de régulation et de contraintes à l’installation des médecins ? Débat avec des spécialistes pour confronter les solutions et les lignes de fracture.Au cœur de cette séquence, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, revient sur les deux propositions de loi récemment débattues au Parlement. Le gouvernement est-il prêt à s’en saisir pour répondre à l’urgence sanitaire dans les territoires ?Au Sénat, l’attention se porte sur les Jeux olympiques d’hiver, organisés à Milan, observés de près par les Alpes françaises qui accueilleront l’édition suivante. Une loi visant à faciliter l’organisation des Jeux est adoptée par le Parlement. Quels enseignements en tirer pour 2030 ? Éclairage avec Cédric Vial, sénateur LR de Savoie.Enfin, dans les régions, la mobilisation agricole reste forte. Le chef de l’État se rend à la rencontre des agriculteurs à Vesoul en Haute-Saône. Quelles réponses aux inquiétudes du monde agricole ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 20261h 28m

Municipales : comment lutter contre les déserts médicaux ?

Alors que de plus en plus de communes sont confrontées à la désertification médicale, la santé devient un enjeu majeur pour les municipales de mars 2026. La matinale « Bonjour chez vous ! » organisait un débat avec Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, Martial Jardel, président de Médecins Solidaires et Anaïs Werestchack, médecin généraliste et co-auteure de « Urgent, recherche médecin ! ».Anaïs Werestchack témoigne après son « Tour de France » de remplacements dans les déserts médicaux avec son conjoint : « Nous nous sommes rendus compte que si 86% du territoire est aujourd’hui concerné par un manque de soignants, il y a des zones bien plus touchées que d’autres, voire totalement démunies. J’ai remplacé un médecin dans l’Aveyron qui était seul sur 652km², donc je vous laisse imaginer le nombre de patients qu’il faut prendre en charge ».Martial Jardel, président de Médecins Solidaires ajoute que « Quand on voit les patients qui n’ont plus de traitement, quand on voit les ordonnances qui ont été renouvelées huit fois, qui sont fines comme du papier parchemin, avec des patients en colère, on ressent un sentiment d’injustice totale. Des gens sont en train de mourir dans ce pays parce qu’ils n’ont plus de traitement sur leurs pathologies chroniques ».Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, a exercé pendant son mandat pour pallier un désert médical : « un médecin retraité venait m’aider un ou deux jours par semaine, et je le remercie beaucoup car nous avons pu ainsi maintenir les soins jusqu’à ce qu’un jeune médecin vienne s’installer. Nous avions été obligés de tenir jusque-là ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 202633 min

Stéphane Rist : « Contraindre les médecins à s’installer dans les déserts médicaux est inefficace »

La désertification médicale touche désormais la totalité du territoire. Maisons de Santé, télémédecine, bus soignants itinérants, de nombreuses solutions sont expérimentées pour résorber le problème que rencontrent désormais de nombreux Français. La loi Garot, adoptée à l’Assemblée nationale et remaniée au Sénat en mai 2026, prévoit des mesures plus coercitives sur les médecins, notamment l’obligation à s’installer dans des déserts médicaux. Une mesure que Stéphanie Rist, ministre de la Santé, juge « inefficace », sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Stéphanie Rist rappelle qu’elle « fait partie des députés qui ont été contre cette proposition de loi et qu’(elle) n’a pas changé d’avis en tant que ministre. Cela ne m’aurait pas posé de problèmes de mettre des contraintes si elles étaient efficaces derrière. Quand on est dans une dynamique démographique trop basse et quand vous mettez des contraintes à l’installation, les professionnels arrêtent. C’est le même schéma à l’étranger, aucun pays n’a anticipé le vieillissement de la population et la transformation en maladies chroniques, qui prennent plus de temps aux médecins ».Stéphanie Rist demeure optimiste sur le déficit de la Sécurité sociale, malgré des prévisions de dépenses en hausse : « La Sécurité sociale a été créée en 1945, où l’on avait beaucoup plus d’actifs qu’aujourd’hui. La transition démographique, la baisse de la natalité et le vieillissement de la population doivent nous faire poser la question : comment finance-t-on notre modèle de protection sociale ? Nous serons en-dessous des 20 milliards de déficit de la Sécurité sociale. Je rappelle que c’est une amélioration par rapport au budget de cette année, et il faut poursuivre cette maîtrise de nos dépenses sociales ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 202621 min

Cédric Vial : « Nous avons les Jeux Olympiques d’hiver les plus sobres financièrement »

Les 26èmes Jeux Olympiques d’hiver seront organisés dans les Alpes françaises en 2030. La carte des sites olympiques et des infrastructures devrait être dévoilée avant la fin de l’année. Cédric Vial, sénateur (LR) de Savoie était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour répondre à nos interrogations sur le sujet.Cédric Vial a tenu à rassurer sur l’ampleur des dépenses réservées à ce projet, face au contexte de crise budgétaire : « Ça a un coût. Mais nous avons les jeux d’hiver les plus sobres financièrement, avec à peu près 2 milliards d’euros de budget pour les Alpes françaises de 2030. Lors de la précédente édition, nous étions à 4 milliards d’euros. Et sur le total de 2 milliards, un quart est de l’argent public, tout le reste ce sont des sponsors, et de l’argent privé. Donc 500 millions d’euros c’est toujours important, mais on peut relativiser quand on voit ce qu’il vient de se passer dans le 49-3, et ce que l’on est capable de dépenser en une minute dans une négociation avec un autre parti politique ».Cédric Vial est également revenu sur la poursuite expérimentale de l’utilisation de caméras de surveillance algorithmiques, assistées par intelligence artificielle : « Les Jeux Olympiques de Paris c’était en 2024. Là nous serons en 2030. L’intelligence artificielle (…) sera un million de fois plus puissante que Chat GPT4 que l’on a aujourd’hui. Ce qui est certain, c’est que les Jeux Olympiques sont un enjeu de sécurité majeur. En quinze jours, on a des flux de population, avec des risques importants. Donc pourquoi se priver d’un tel outil ? La seule limite c’est la reconnaissance faciale. C’est un outil de sécurité pour toutes les personnes qui vont participer, mais aussi pour l’image de la France dans le monde » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 202626 min

Gilles Kepel : « Trump est un promoteur immobilier, il cherche à négocier avec l’Iran »

A la suite de la désignation par l’Union européenne des Gardiens de la Révolution comme « organisation terroriste », Téhéran a convoqué les ambassadeurs européens. Pour éclairer sur cette situation de crise majeure, la matinale « Bonjour chez vous ! » a invité Gilles Kepel, professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient.L’Iran affirme qu’un « cadre » de négociations avec les États-Unis sera officialisé dans les prochains jours. Gilles Kepel analyse les motivations de Donald Trump dans ce bras de fer : « Comme toujours avec Donald Trump, c’est une affaire de deal. C’est un promoteur immobilier. Il essaye de terroriser ceux qui possèdent le terrain qu’il veut acquérir pour faire un immeuble épouvantable. Et c’est un peu la situation avec l’Iran. Trump a amassé des forces considérables dans le Golfe Persique et il est en négociations avec les Israéliens. Toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximale sur Téhéran pour contraindre à une négociation. Une négociation que les Iraniens veulent retarder le plus possible puisque les demandes des États-Unis vont équivaloir à une sorte de capitulation militaire ».Gilles Kepel établit le triste bilan de la révolte en Iran : « Nous n’avons pas encore une idée précise du nombre de morts pendant les deux-trois jours de répression totale. On parle en dizaines de milliers, mais entre 20.000, 30.000 on ne sait pas malheureusement. Les Gardiens de la Révolutions ont tiré dans la tête. On a vu les piles de morts, le racket des familles qui devaient payer 25.000 dollars pour pouvoir les enterrer. Un régime ne peut pas tenir uniquement sur une répression pareille ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 202621 min

Municipales : une bataille stratégique pour les partis

Crise agricole, blocage parlementaire, multiplication des 49-3, ébullition de l’actualité internationale : les élections municipales du 15 et 22 mars parviendront-elles à imposer dans le débat les enjeux locaux ? À six mois des élections sénatoriales, et à un an de la présidentielle, le scrutin municipal est crucial pour les partis politiques qui cherchent les meilleures stratégies d’alliances pour le premier et le second tour.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat remarque que « de nombreux candidats font campagne sans étiquette, même dans les plus grandes villes, tout en appartenant à des partis. Le Rassemblement National joue gros en faisant le pari de l’implantation locale. S’il n’arrive pas à conquérir quelques grandes villes qu’il convoite, ça ferait un petit accroc dans ce cheminement victorieux qui semble l’amener vers la présidentielle. Mais je ne suis pas sûre que ça change énormément le vote des Français en 2027 ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, ajoute que « l’implantation locale n’est pas seulement un enjeu pour le Rassemblement National. Les partis les plus forts à l’échelle nationale sont les plus faibles localement. Et les partis qui sont en complète décomposition sur le plan national, le Parti Socialiste et surtout Les Républicains, demeurent forts sur le plan local. On est effectivement sur un front renversé. En perspective de la présidentielle, je pense que le Rassemblement National a tout à fait intérêt d’avoir des barons locaux qui s’installent, éventuellement sur Perpignan, Marseille, Toulon et Nice, et puis de nombreuses autres villes, de taille moyenne ou plus réduites ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 202633 min

Ep 84Bonjour chez vous ! du 2 février 2026

Au programme de cette édition : Les tensions au Moyen-Orient s’intensifient. Les États-Unis peuvent-ils aller jusqu’à une confrontation militaire avec l’Iran ? Donald Trump évoque encore la possibilité d’un accord, mais cette option reste-t-elle crédible ? Sommes-nous à l’aube d’un embrasement régional ? Analyse avec le politologue Gilles Kepel, spécialiste du Moyen-Orient.À l’approche des élections municipales, les figures nationales entrent en campagne sur leurs terres. Édouard Philippe au Havre, Sébastien Lecornu à Vernon : ces engagements sont-ils décisifs pour leurs camps respectifs et pour leurs trajectoires politiques personnelles ? Débat avec Yves Thréard et Élizabeth Martichoux. Focus également sur la stratégie du Rassemblement national, qui mise sur l’implantation locale. Direction Toulon, l’une de ses cibles prioritaires, avec l’éclairage de Var Matin.Enfin, le marathon budgétaire au Parlement touche à son terme. Malgré des critiques persistantes, le budget s’achemine vers une adoption définitive après l’échec attendu des motions de censure. Que pensent les sénateurs de ce texte adopté sans enthousiasme ?Éclairage avec la sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, spécialiste des questions budgétaires au Sénat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20261h 28m

BONJOUR CHEZ VOUS 26/02/02 Lu P1

Christine Lavarde : « Le Sénat ne sera pas comptable du budget porté par le gouvernement »Sébastien Lecornu a-t-il rempli sa mission principale : doter la France d'un budget ? « Un budget qui dégouline d'impôts » dénonce Jordan Bardella, président du Rassemblement National. « Ce n'est pas un bon budget, car il ne prépare pas l'avenir » estime la députée du bloc présidentiel, Agnès Pannier-Runacher. « Ce texte ne satisfait personne » résume le député LFI Éric Coquerel. Malgré tout, le budget 2026 devrait être adopté ce lundi à l'issue d'un recours à l'article 49-3.Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la Délégation sénatoriale à la prospective, considère que « la copie qui nous a été présentée ne correspond absolument pas à la vision que le Sénat apportait en écrivant son texte en première lecture. Le Sénat ne se portera pas comptable des décisions du gouvernement sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, qui ont des conséquences très fortes sur l'équilibre budgétaire. »Christine Lavarde est également revenue sur sa proposition de loi face aux difficultés à mobiliser les acteurs de l'assurance face à la gestion du risque climatique : « À l'échelle des collectivités, on avait un double écueil : d'abord un marché très concentré, souvent avec un seul assureur ; ensuite la nécessité d'améliorer les politiques de prévention pour diminuer la vulnérabilité des bâtiments publics ou individuels. Il faut diminuer la sinistralité en prévision du jour où un évènement d'intensité forte se produit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 202626 min

Vincent Capo-Canellas : « En Iran, le changement doit venir de l’intérieur, pas d’une intervention »

Alors que le gouvernement martèle qu’un budget est nécessaire avant la fin janvier, le texte budgétaire a été examiné jeudi au Sénat, pour relecture. Relecture qui aura été de courte durée, puisqu’une majorité de sénateurs s’est accordée pour rejeter le texte d’emblée, le renvoyer à l’Assemblée nationale et accélérer la procédure de navette parlementaire. Le budget de « compromis », négocié entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste, devrait être adopté par Sébastien Lecornu, avec un troisième recours au 49-3.Pour Vincent Capo-Canellas, sénateur (UC) de Seine Saint-Denis :« Les discussions sur ce budget ont été un peu longues et chaotiques. Nous avons revisité parfois la procédure et le 49-3 arrive un peu tard. Nous avons cherché un compromis à l’Assemblée nationale, nous avons vu que ce n’était pas possible et il a fallu que le Premier ministre revienne sur ses engagements. Notre temps, à nous en tant que sénateurs, importe peu, nous sommes là pour trouver une solution. Mais le dialogue n’a pas pu se nouer, et le compromis auquel nous avons abouti est coûteux, et nous le payerons plus tard ».L’Union européenne inscrit les Gardiens de la Révolution, la colonne vertébrale du régime de Téhéran, comme organisation terroriste. Vincent Capo-Canellas est revenu sur le mouvement de révolte d’ampleur en Iran : « Nous sommes en solidarité avec le peuple iranien, qui mène une révolte pacifique, et on sait le climat de répression qu’il subit. Les mollahs veulent noyer cette révolte dans un bain de sang. La France a pris des positions claires là-dessus, je pense que l’Europe aussi. L’Iran est dans une région qui peut également à tout moment s’embraser. Il est évident que la diplomatie du coup de poing de Donald Trump trouve parfois ces limites là-dessus. Je ne crois pas à une intervention américaine, le changement en Iran viendra de l’intérieur ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 202624 min

« Les Glucksmann, une histoire de famille » - À voir sur Public Sénat

Un documentaire exceptionnel sur la famille Glucksmann a été réalisé par Steve Jourdin, journaliste et doctorant en histoire à l’EHESS. L’émission sera diffusée sur Public Sénat à 21h. C’est en participant à la réalisation de ce documentaire que Raphaël Glucksmann, candidat déclaré à la présidentielle de 2027, apprend que son grand-père était un espion russe. Steve Jourdin a fait cette découverte en reprenant le travail d’un historien allemand qui avait travaillé sur de nombreuses figures de mai 68, notamment André Glucksmann, le père de Raphaël Glucksmann.Steve Jourdin raconte les coulisses de la réalisation : « cet historien allemand voulait révéler à André Glucksmann que son père était un agent russe. Il n’a pas pu le faire car André Glucksmann était déjà mort, et donc il n’y avait pas eu la transmission de cette information à Raphaël Glucksmann. On a aussi beaucoup épluché les archives du contre-espionnage britannique, où se trouvait toute l’histoire du grand-père, et on a trouvé de nombreuses choses dans ce document-là ».Bérengère Bonte, journaliste politique, a pu voir le film en avance pour le commenter. Elle juge « très savoureux de pouvoir retracer toute cette période marquée par le marxisme, le maoïsme, et voir comment cette gauche a évolué. C’est très éclairant à propos de Raphaël Glucksmann ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, rappelle que « l’histoire des gauches a toujours été une histoire en tension, davantage que la droite. Il y a toute la génération des ‘Nouveaux philosophes’, à la fin des années 60 jusqu’au milieu des années 70, qui avait été forgée dans un logiciel d’extrême gauche, et qui en est sortie progressivement. C’est le cas d’André Glucksmann, c’est le cas aussi de Bernard-Henri Lévy ou même d’Alain Finkielkraut ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 202631 min

Gilles Simeoni : « L’assassinat d’Alain Orsoni dessine la trame de pratiques mafieuses »

Depuis les locaux de France 3 Corse, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif Corse, était l’invité exceptionnel de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Il est revenu sur l’assassinat d’Alain Orsoni, nationaliste corse, le 12 janvier dernier : « Un assassinat dramatique, commis dans des circonstances qui ont légitimement choqué, alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère. Et un assassinat qui s’inscrit malheureusement dans une trop longue cohorte de drames en Corse, notamment avec le décès tragique d’un jeune homme à Ajaccio, ou l’assassinat d’une toute jeune fille de dix-huit ans. Ces faits, même s’ils sont de natures différentes, dessinent la trame de pratiques mafieuses qui existent en Corse, contre lesquelles il faut s’élever avec sérénité et détermination ».Gilles Simeoni a rappelé le passé particulièrement instable des relations de la Corse avec l’État français : « Historiquement, et c’est écrit dans de nombreux rapports et ouvrages documentés, il y a eu des collusions entre le banditisme organisé, des officines parallèles et des services de l’État dans les années 80-90, pour mettre en place une forme de contre-violence, un peu à l’instar de ce qu’on pu faire les GAL (Groupes Anti-terroristes de Libération) au Pays basque, contre les indépendantistes. C’est l’histoire dramatique de la Corse. Une histoire qu’il faut d’ailleurs réinscrire dans les discussions politiques actuelles ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 202625 min

Ep 83Bonjour chez vous ! du 30 janvier 2026

Au programme de cette édition : Pour la première fois depuis l’assassinat d’Alain Orsoni, Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, prend la parole. Comment lutter contre la criminalité organisée sur l’île ? Quel bilan tire-t-il de dix années à la tête de la collectivité ? Pourquoi s’engage-t-il à nouveau dans la bataille municipale à Bastia ? Et comment analyse-t-il la progression du Rassemblement national en Corse ? Il répond à nos questions depuis Ajaccio.Le Sénat rejette le budget sans entrer dans son examen de fond. Un choix assumé par des sénateurs qui jugent le projet insatisfaisant, tout en souhaitant éviter un enlisement des débats budgétaires. Vincent Capo-Canellas, sénateur centriste, en explique les raisons et les conséquences.Dans nos régions, le budget devient aussi un sujet pédagogique. À Moutiers-les-Mauxfaits, en Vendée, des collégiens sont initiés à la gestion budgétaire et à l’épargne à travers des ateliers organisés par la Banque de France. Un regard original sur l’éducation financière.Un documentaire inédit revient sur la saga de la famille Glucksmann et révèle une facette méconnue de son histoire. Son réalisateur, notre journaliste Steve Jourdin, dévoile les coulisses de cette enquête et les enjeux de cette révélation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 20261h 28m

Cécile Cukierman : « Ce budget n’est pas un budget de gauche »

Alors que le gouvernement martèle qu’un budget est nécessaire avant la fin janvier, le texte budgétaire a été renvoyé au Sénat, ce jeudi, pour relecture. Relecture qui aurait été de courte durée, puisqu’une majorité de sénateurs s’est accordée pour rejeter le texte, et le renvoyer directement à l’Assemblée nationale et accélérer la procédure de navette parlementaire. Le budget de « compromis », négocié entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste devrait être adopté par 49-3.Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste au Sénat et sénatrice de la Loire, déplore la position du Parti Socialiste : « quand on appelle ceux qui ont perdu aux élections pour essayer de trouver un compromis et gouverner ça ne fonctionne pas. Ce budget n’est pas un budget de gauche : il n’y a pas suffisamment de recettes nouvelles pour satisfaire les dépenses. Les inflexions obtenues par le Parti Socialiste n’ont pas seulement été insuffisantes, mais elles ne répondent pas aux besoins des Français. Et je ne pense pas que la démocratie sortira grandie de cette année qui vient de s’écouler ».Cécile Cukierman est également revenue sur l’arrivée prochaine au Sénat du texte sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : « Je pense que c’est un texte d’affichage plus que de réalité. Nous avons un vrai problème sur les réseaux, avec une jeunesse sous emprise, mais la difficulté c’est l’interdiction. Comment interdire alors que la plupart de ces réseaux passent par d’autres pays ? Je ne sais pas s’il faut déclarer une interdiction que nous ne savons pas tenir. Nous savons d’ailleurs que la prohibition n’est pas toujours la meilleure méthode. Il nous faut davantage de pédagogie ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 29, 202621 min

Média vs réseaux sociaux : la guerre de l’information ?

« Liberté d’expression » et « liberté d’information », un colloque sur ces thèmes, organisé par l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) se tient au Sénat. Catherine Jentile de Canecaude, membre de l’Arcom, présidente de ce colloque sur le pluralisme et la déontologie, était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Catherine Jentile de Canecaude présente une étude menée par l’Arcom sur la perception des médias par les Français : « 94% des Français déclarent s’intéresser à l’information. La question qui se pose ensuite c’est où s’informent-ils ? La surprise, c’est que 63% des Français qui continuent à s’informer en regardant la télévision, alors qu’on aurait pu croire que tout cela était l’ancien monde, et 45% sur la radio. Mais il y a une fracture générationnelle, les jeunes se tournant davantage vers le numérique. S’il y a une défiance vis-à-vis des médias, et de la classe politique, il y a toujours un respect des valeurs du journalisme ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP trouve « très intéressant le décalage entre le respect des valeurs et une défiance. La fracture générationnelle, elle est effectivement immense. Notamment pour les élections, la manière dont les jeunes s’informent n’a plus rien à voir avec les autres générations ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 29, 202624 min

Ep 82Bonjour chez vous ! du 29 janvier 2026

Au programme de cette édition : Le Sénat rejette le texte sur la fin de vie et la création d’une aide à mourir. Le projet est renvoyé à l’Assemblée nationale, révélant des fractures profondes au sein de chaque camp politique. Dans ce débat sensible, Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste au Sénat, incarne une voix dissonante à gauche et analyse les enjeux politiques et éthiques du texte.Focus sur le budget : les sénateurs refusent de rouvrir le débat et renvoient le projet directement à l’Assemblée nationale. Pourquoi ce choix ? Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat, en explique les raisons et les conséquences.Au cœur de l’émission, une question centrale : comment les Français s’informent-ils aujourd’hui ? Télévision, radio, presse, réseaux sociaux : quelles sources dominent encore ? Quels sont les impacts des plateformes numériques sur le débat public et la démocratie ? Débat avec Catherine Gentile de Canecaude, membre de l’Arcom, et le sondeur Frédéric Dabi.Enfin, dans nos régions, focus sur un aspect souvent méconnu des municipales : le financement des campagnes locales. Dans de nombreuses communes, les candidats investissent leurs propres moyens pour mener leur campagne. Direction Montfort-sur-Argens, dans le Var, pour comprendre les réalités du terrain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 29, 20261h 28m

Jean-François Husson : « 38 jours de débat sur le budget, une seule voix pour, tout ça pour ça »

Après l'échec des deux motions de censure, déposées par la gauche - hormis le Parti Socialiste - et par le Rassemblement national et l'Union des droites pour la République, le texte budgétaire de « compromis » a été transmis au Sénat pour relecture. Une majorité des sénateurs s'est accordée pour rejeter d'emblée le texte.Jean-François Husson, sénateur (LR) de de Meurthe-et-Moselle et président de la commission des finances du Sénat, justifie cette décision : « Je pense que la plaisanterie a assez duré. Il y avait un triptyque : le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Entre le dépôt du projet de loi de finances, qui était d'ailleurs plutôt le travail préparatoire de l'ancien ministre des Finances, sous François Bayrou, et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, en quatre mois, que de changements de pied et de revirements ! Tout ça pour ça. Ils ont débattu 38 jours, seulement sur la partie recettes : 1 voix pour, 404 contre ».Jean-François Husson déplore : « le Sénat a été entendu, pas écouté. Il faut essayer de trouver la voie de l'équilibre et de la raison, mais surtout penser à l'étape d'après. Et l'étape d'après c'est le redressement des comptes publics. Et là, c'est échec et mat pour le gouvernement. Et le gouvernement est assez contradictoire sur le budget : il nous dit qu'il faut un budget avant fin janvier. Il choisit ensuite une seconde lecture à l'Assemblée nationale et il nous dit ensuite `stop, mission impossible, il n'y a rien à faire' ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 29, 202627 min

Agnès Canayer : « Il faudra un seul et unique candidat pour le bloc central à la présidentielle »

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été approuvée à l’Assemblée nationale. Le texte va désormais être examiné par les sénateurs. De nombreuses voix se sont levées sur l’impossibilité d’appliquer cette loi, notamment par rapport au droit européen sur le numérique. La Commission européenne a malgré tout donné son feu vert au projet de loi, au travers de Thomas Regner, porte-parole de l’exécutif européen : « les grandes plateformes en ligne ont l’obligation de respecter la législation nationale ». Cependant, la mise en application de la mesure inquiète toujours, notamment sur la question de l’identification numérique de tous les usagers, et sur la mise en danger des données personnelles.Agnès Canayer, sénatrice (LR) de Seine-Maritime, soutient que « la question des réseaux sociaux, de l’accès aux écrans et ses conséquences sur les enfants, est aujourd’hui essentielle, et je pense que c’est une bonne chose d’interdire les réseaux sociaux. Les jeunes ont des téléphones portables de plus en plus tôt, il faut faire en sorte qu’ils ne l’utilisent pas en permanence pour aller sur les réseaux sociaux. Il y a des outils européens pour agir auprès des plateformes, et puis il y a l’enjeu pour nous d’avoir un vrai contrôle ».Agnès Canayer est revenue également sur le lancement à nouveau officialisé des candidatures à la présidentielle de Gabriel Attal et d’Édouard Philippe : « L’intérêt c’est d’avoir un échiquier large, mais de toute façon il faudra un seul et unique candidat pour le bloc central. J’espère qu’ils auront la raison de s’entendre. Comment vont-ils s’entendre ? Ça c’est une grande question. Même si les sondages ne font pas tout, il faudra regarder les tendances qui apparaîtront dans l’opinion publique. Mais je pense qu’Édouard Philippe est le meilleur candidat, qu’il porte une vraie vision et qu’il a la stature et la capacité de rassembler ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 28, 202623 min

Ep 81Bonjour chez vous ! du 28 janvier 2026

Au programme de cette édition spéciale : à l’approche des élections municipales, notre grand débat de maires met face à face des élus issus de sensibilités politiques différentes. Sécurité, logement, écologie, qualité de vie, services publics : quelles priorités pour les villes et quels choix pour répondre aux attentes des citoyens ? Quatre maires confrontent leurs visions et leurs stratégies : Florence Portelli, maire LR de Taverny, Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, Luc Carvounas, maire socialiste d’Alfortville et Denis Thuriot, maire Renaissance de Nevers.Le Sénat se prononce sur les textes relatifs à la fin de vie, dans un contexte marqué par la suppression de la création de l’aide à mourir par la majorité sénatoriale. Quels équilibres politiques et éthiques se dessinent ? Éclairage avec Agnès Canayer, sénatrice LR de Seine-Maritime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 28, 20261h 28m

Municipales : quatre maires face aux enjeux du quotidien

À l’approche des élections municipales, la matinale « Bonjour chez vous ! » organise un grand débat avec quatre maires : Florence Portelli, maire (LR) de Taverny, Denis Thuriot, maire (Renaissance) de Nevers, Luc Carvounas, maire (PS) d’Alfortville et Éric Piolle, maire (Écologistes) de Grenoble. Imposition, pouvoir d’achat, accès au logement, transports, sécurité, pouvoirs publics et santé : tous les grands enjeux du scrutin des 15 et 22 mars sont abordés dans ce débat.Sur les questions de sécurité, notamment face à la montée du narcotrafic, un profond désaccord oppose Florence Portelli et Éric Piolle sur l’armement de la police municipale. Le maire de Grenoble explique avoir « armé nos polices municipales de pistolets à impulsion électrique. Et je considère qu’elles seraient plus exposées en étant armées d’armes létales ». La maire de Taverny est immédiatement revenue sur ces propos : « Je ne veux pas que ma police municipale soit de la chair à canon. Je n’ai aucun dogme là-dessus, c’est une question de pragmatisme. Une policière municipale a été victime d’un terroriste en 2015. À partir du moment où il y a un uniforme, on prend des balles. Donc je ne vais pas désarmer avec un tonfa. On ne peut pas rester sur des mesurettes à la bisounours ».Face aux difficultés des maires à financer la construction de logements sociaux, Luc Carvounas déplore que « ce soit la double peine pour le maire. Il n’a pas la taxe d’habitation, il ne touchera pas non plus pendant quinze ans la taxe foncière puisque les bailleurs en sont exonérés. Mais les politiques qui nous gouvernent n’ont pas le courage de dire que supprimer la taxe d’habitation était la plus grosse bêtise ». Denis Thuriot, membre du parti présidentiel, a tenu à défendre le bilan d’Emmanuel Macron : « On ne peut pas reprocher au président de la République, quel qu’il soit, quand il est élu, de respecter son programme. C’est le seul impôt qui ait été supprimé qui n’a pas été remplacé. C’est du pouvoir d’achat redonné aux gens ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 28, 202657 min

Gaspard Koenig : « Nous n’avons plus confiance dans notre eau, et dans nos institutions au fond »

Gaspard Koenig, philosophe et auteur était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour présenter les enjeux de son nouveau livre, « Aqua », notamment pour alerter sur la finitude des ressources en eau potable. Il cite également le rapport récent de l’ONU sur la crise de l’eau : « Ce n’est pas une crise de l’eau, car une crise c’est quelque chose que l’on peut surmonter. C’est une banqueroute, c’est irréversible ».Gaspard Koenig rappelle que « l’eau n’est pas seulement une question de politique publique, c’est aussi une question mythologique. L’eau c’est la pureté, la purification, le lien, l’angoisse aussi. Parce que dans les légendes normandes de l’eau que j’ai été rechercher pour ce livre, il y a aussi l’eau maléfique, l’eau qui vous tue».Gaspard Koenig considère que « le fait d’appuyer sur un bouton pour que l’eau vienne toute seule participe à l’illusion que l’eau est infinie. Ça coule, ça n’est pas très cher, le problème de la quantité de l’eau ne se pose pas. Mais la question de la qualité et de la pollution de l’eau commence à émerger : les gens commencent à regarder quel filtre acheter, et le marché des filtres est en pleine expansion. Et c’est assez existentiel, car si l’on n’a plus confiance dans son eau, on n’a plus confiance dans toutes nos institutions au fond ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 202621 min

Anne Souyris : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique »

L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans a été votée ce lundi par les députés à l’Assemblée nationale. C’était l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron, et le texte a été voté par tous les groupes, à l’exception du Parti Socialiste, qui s’est abstenu, et de La France Insoumise, qui a voté contre. La mise en place d’une telle mesure questionne, notamment sur son mode opératoire. La France serait le premier pays européen à mettre en place une telle mesure, suivant l’exemple de l’Australie et de la Chine. Le texte arrive désormais au Sénat, et la sénatrice (Écologistes) de Paris, Anne Souyris, le soutient pleinement : « Il est important, et même pas du tout suffisant. Il va falloir éduquer les jeunes à se servir des réseaux sociaux, à contrôler les sources. Il faut un vrai travail de l’Éducation nationale, qui n’est pour le moment pas assez fait pour pouvoir vivre avec les réseaux sociaux. Il faut une réflexion sur la manière dont on vérifie les choses et on ne se laisse pas manipuler par l’information. On a pu le faire avec la télévision, et bien il va falloir le faire avec les réseaux sociaux ».La sénatrice est également revenue sur la possible suppression des ZFE (Zones à Faible Émission), ces zones dans lesquelles de nombreux véhicules se voyaient interdits de circulation pour restreindre la pollution de l’air : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. On sait qu’Emmanuel Macron tenait à ce sujet et en même temps il a supprimé toutes les aides pour la transition de véhicules les plus polluants. Ce n’est pas possible de faire cela à un moment où les Français sont dans une situation d’inégalité majeure ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 202622 min

Quelle place pour l’écologie dans nos villes ?

À un mois et demi des élections municipales, la question écologique fait-elle partie des grands enjeux de la campagne ? Tempêtes, inondations, sécheresses et canicules, les épisodes récents de ces dernières années frappent à l’échelle locale. La question de la gestion du risque devient un enjeu majeur dans la gestion municipale. Deviendra-t-il aussi un enjeu dans les urnes ?Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa, explique que les questions écologiques « font partie des choses qui inquiètent beaucoup les Français. Très schématiquement, si je demande aux Français s’ils veulent qu’on lutte pour la protection de l’environnement dans leur commune, ça arrive assez bas dans un sondage. En revanche si l’on dit qu’il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux évènements climatiques, là ça inquiète tout le monde face à la multiplication de ces derniers ».Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, rappelle que « Avec les 14% de Yannick Jadot aux élections européennes de 2019, on avait vu arriver une vague verte aux municipales, en installant un climat ‘climato-inquiet’. L’écologie est un thème qui a beaucoup été rappelé aux municipales de 2020, où il y avait eu énormément de nouvelles villes dans l’escarcelle d’Europe Écologie les Verts ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 202634 min

Ep 80Bonjour chez vous ! du 27 janvier 2026

Au programme de cette édition : Les Républicains apparaissent-ils comme les grands perdants de la séquence politique et budgétaire ? C’est ce que révèle notre baromètre mensuel réalisé par Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Décryptage avec Nathalie Mauret, éditorialiste, et Erwan Lestrohan, sondeur.Chaque semaine, nous vous proposons un éclairage sur les grands enjeux des municipales. Aujourd’hui, la place de l’écologie dans les villes. Peut-elle encore s’imposer comme un thème central du débat local ? Réflexion avec le philosophe Gaspard Koenig, à l’occasion de son dernier livre, qui raconte une campagne municipale sur fond de crise de l’eau et interroge nos contradictions collectives.Autre débat écologique au cœur des villes : les Zones à Faibles Émissions. Le Parlement envisage leur remise en cause, mais le vote est reporté après les municipales. Recul écologique ou réponse sociale ? Analyse avec la sénatrice écologiste de Paris Anne Souyris.À la une de nos régions, direction Trèbes, dans l’Aude. Frappée par une crue meurtrière en 2018, la commune se reconstruit et apprend à vivre avec le risque climatique. Un territoire devenu laboratoire de l’adaptation face aux aléas du climat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 20261h 28m

Ep 79Bonjour chez vous ! du 26 janvier 2026

Au programme de cette édition :la bataille politique pour les municipales qui s’intensifie, notamment dans les grandes villes où les résultats dépassent l’enjeu local. À Paris, la confrontation entre la gauche et la droite s’annonce particulièrement serrée, révélatrice des recompositions politiques à l’œuvre. Analyse avec Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.Focus sur la bataille parisienne avec Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris et soutien de Rachida Dati. Elle analyse les équilibres politiques et les fractures du camp gouvernemental. Les divisions du socle commun peuvent-elles empêcher la droite de conquérir Paris ? Quelles alliances sont envisageables pour le second tour ?Dans l’entretien politique, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et député du Nord, expose la stratégie de son parti dans la bataille municipale et ses ambitions dans les grandes villes.Enfin, dans nos régions, un phénomène inattendu : la médiatisation mondiale des lunettes d’Emmanuel Macron. Une exposition qui profite à l’entreprise jurassienne Henry Jullien et met en lumière un savoir-faire industriel français. Le maire de Lons-le-Saunier revient sur cette success story aussi soudaine qu’imprévue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 20261h 28m

Sébastien Chenu : « Le budget construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France »

L’Assemblée nationale a rejeté, ce vendredi, les deux motions de censure du gouvernement, déposées d’une part, par La France Insoumise, les écologistes, et le Parti Communiste, et d’autre part, par le Rassemblement National et l’Union des droites pour la République. Le premier texte a été rejeté malgré 269 voix pour, le second malgré 142 voix pour. Un nombre de voix insuffisant pour faire tomber le gouvernement. Alors que le Parti Socialiste avait indiqué qu’il ne voterait pas cette nouvelle motion de censure, 5 députés sur 69 n’ont pas respecté la consigne de vote.Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, vice-président de l’Assemblée nationale et député du Nord, a justifié le vote de son parti en faveur des deux motions de censure : « Lorsque nous sommes d’accord, nous votons, lorsque nous sommes en désaccord, et nous le sommes sur ce budget, nous nous opposons. Enfin, c’est le principe d’une opposition. Si à un moment les députés Les Républicains ont un peu de courage, un peu de dignité, de respect pour leurs électeurs, enfin ce qu’il en reste, parce qu’il ne leur en reste pas beaucoup, ils voteraient la censure. Mais ils disent : ‘on n’est pas d’accord avec ce budget, c’est un mauvais budget, mais nos ministres ont envie de rester ministres parce qu’ils aiment bien les voitures, les chauffeurs et les titres’. Et surtout : les LR ont tellement peur des législatives anticipées ».Sébastien Chenu martèle que « le budget qui est en train d’être construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France. Il prévoit une hausse de la dépense publique, avec 7 milliards de dépenses supplémentaires et zéro économie. On va dans le mur et on klaxonne. Il y a les municipales dans un mois et demi. On pourrait très bien voter en même temps pour des législatives et on repart avec une majorité, pour que les quinze mois qui viennent soit utiles à la France ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 202621 min

Catherine Dumas : « Toutes les issues sont possibles pour les élections municipales de Paris »

À moins de deux mois des élections municipales, le premier tour à Paris promet un scrutin décisif pour la suite. Tout candidat ayant engrangé plus de 10% des voix peut participer au second tour. Avec l’éparpillement des candidatures et des voix, les sondages laissent imaginer la perspective d’une quadrangulaire au second tour, voire d’un second tour à cinq candidats.Catherine Dumas, sénatrice (LR) de Paris, et soutien de Rachida Dati atteste : « Le sondage montre que tout est ouvert. Pour une fois, l’opposition a une vraie fenêtre. Il y a un ras-le-bol des électeurs par rapport à une gestion passée de l’équipe municipale sortante. D’ailleurs, je prends note qu’Emmanuel Grégoire, candidat du Parti Socialiste à la mairie de Paris, ne fait pas le plein des électeurs d’Anne Hidalgo en 2020 : il lui manque un quart de ses électeurs. Ça prouve bien qu’il y a un profond mécontentement ».Catherine Dumas est également revenue sur la décision de son parti de ne pas voter la motion de censure du gouvernement, malgré un budget qui perpétue la hausse de la dépense publique : « La logique serait d’aller voter la censure car nous ne sommes pas d’accord avec ce budget. Après il y a la raison, celle de penser à la suite, à l’instabilité que cela engendrerait, donc il faut être sage, et ne pas voter la censure. Il nous faut un budget, on ne peut pas attendre. C’est un budget de compromis, certains disent même de ‘compromission’. C’est un budget qui a été fait avec la gauche, qui ne comporte pas assez d’économies, alors que c’était le sujet principal ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 202625 min

Municipales à Paris : Dati et Grégoire à couteaux tirés

La campagne municipale à Paris déborde du cadre d’un simple scrutin local. Au fil des semaines, l’issue semble de plus en plus incertaine. Selon les résultats du dernier sondage de l’IFOP pour le premier tour du scrutin, Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste serait en tête avec 32% des voix, suivi de près par Rachida Dati des Républicains. Pierre Yves Bournazel d’Horizons et Renaissance, Sophia Chikirou de La France Insoumise et Sarah Knafo de « Reconquête ! », pourraient dépasser le seuil des 10% de voix engrangées pour passer le second tour, respectivement à 14%, 11% et 9%. Un passage ou non au second tour qui sera décisif pour l’issue finale du scrutin.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, estime que « c’est bien une élection locale à enjeu national, mais elle n’est pas du tout représentative de l’élection présidentielle. Mais c’est passionnant, parce qu’à Paris vous avez des têtes d’affiche qui sont des stars. Vous avez Rachida Dati, ministre de la Culture, Sarah Knafo qui entre dans la danse, Sophia Chikirou, qui n’est pas la dernière à dire son avis… Bon, c’est un peu moins vrai pour Emmanuel Grégoire... Et puis il y a le cas Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Gabriel Attal et Édouard Philippe, alors que Rachida Dati est soutenue par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Ça rend la campagne très compliquée ».Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, atteste que « c’est une campagne très compliquée à suivre. Rachida Dati multiplie les interventions médiatiques. Elle ne sait pas très bien comment cela va se passer, parce qu’elle est concurrencée sur sa gauche par Bournazel, et elle ne sait pas vers qui se tournera son électorat au second tour. Et sur sa droite, des électeurs sont fascinés par la candidature de Sarah Knafo, qui prône une ‘capitale heureuse’. C’est l’attrait de la nouveauté, certains disent même qu’elle ‘ringardise’ Rachida Dati ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 202634 min