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Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

765 episodes — Page 3 of 16

Ep 117Bonjour chez vous ! du 19 mars 2026

Au programme de cette édition : à l’approche du second tour des municipales, la tension monte dans plusieurs grandes villes. À droite, des divisions apparaissent au sein des Républicains, illustrant les fragilités internes du parti. Ces désaccords peuvent-ils peser sur l’issue du scrutin ? Analyse et décryptage dans le débat.Dans le Sud-Ouest, certaines alliances locales suscitent de vives réactions. L’accord entre le Parti socialiste et La France insoumise à Toulouse divise jusque dans leur propre camp. Ces rapprochements sont-ils tenables politiquement ? Analyse avec le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel.Au Moyen-Orient, les tensions s’intensifient avec des frappes visant des infrastructures énergétiques stratégiques. Le risque d’un choc énergétique mondial se précise, avec des conséquences potentielles pour l’Europe. Quelle réponse européenne face à cette escalade ? Éclairage avec Bernard Guetta, député européen. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 20261h 28m

Henri Cabanel : « Avec ce jeu des alliances, le citoyen n’y comprend plus rien »

Les élections municipales étaient au cœur des discussions dans la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Des élections bousculées par des fusions et des accords « techniques » inédits. Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de partition s’est élevé à 57,17% lors du premier tour des élections municipales, un taux record qui traduit une hausse d’abstention et un sentiment de malaise démocratique d’après le sénateur (RDSE) de l'Hérault Henri Cabanel, invité de la matinale du jour. Le sénateur s’explique : « Lors de ces municipales les grands perdants, ce sont la démocratie et les citoyens et les citoyennes. Aujourd’hui, on parle effectivement des problématiques entre la droite et l’extrême droite ou bien le PS et l’extrême-gauche. Cependant moi ce que je retiens pendant ces municipales, c’est l’augmentation de l’abstention. En reprenant l’expression de Jacques Chirac lors de son passage à Johannesburg quand il a dit ‘La France brûle et nous regardons ailleurs’, pour l’environnement, moi je dirai que notre démocratie est en danger, et nous regardons ailleurs. (…) À partir des années 80, il y avait une augmentation de l’abstention sur les élections territoriales et nationales. Et l’on n’a pas voulu se rendre compte qu’à un moment donné ça toucherait l’élection préférée des Français, c’est-à-dire les élections municipales. » Lorsqu’on lui demande les causes de cette abstention, Henri Cabanel, membre du parti socialiste, déplore « que les partis de gouvernement ; les LR et le PS, n’aient pas réussi à convaincre ». Selon lui, les partis ne sont pas arrivés à retisser une confiance avec les citoyens, avec notamment des promesses qui n’ont jamais été réalisées. Il illustre : « Les seules ambitions des partis politiques aujourd’hui, c’est 20% d’idées et 80% pour gagner les élections donc on s’associe avec l’un, avec l’autre, pour gagner les élections. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 202625 min

Municipales 2026 : La cacophonie des LR

A quelques jours du second tour des municipales, Bruno Retailleau, le patron des Républicains sème le trouble dans son parti en ne soutenant pas Christian Estrosi, candidat à Nice face à Eric Ciotti. Dans le reste des métropoles, les enjeux s’intensifient auprès des candidats encore en lice, qui pour la plupart, se sont déjà prêtés à des débats. Ce mercredi, les candidats encore en lice à Paris débattaient sur BFM TV. Des enjeux locaux, mais avec une résonance nationale. À de nombreuses reprises lors des échanges, la candidate insoumise Sophia Chikirou a qualifié Rachida Dati de « macroniste ». Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lecuyer clarifie « Il faut savoir que beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel au premier tour, c’était en résistance par rapport à cette candidature de l’ex-ministre de la Culture, et parce qu’ils ne voulaient pas voter pour E. Grégoire. C’était une troisième voix et je ne suis pas sûr que beaucoup voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati. »Concernant le débat parisien, l’éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info Valérie Lecasble conclut : « Sophia Chikirou est apparue très bonne. Elle est claire, elle défend bien ses sujets. Elle parle correctement. Rachida Dati et elle n’avaient pas l’air en désaccord en termes de personnalité. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire, qui était coincé entre les deux comme le punching-ball. D’un côté parce qu’il est l’adversaire de Rachida Dati, et de l’autre côté parce que Sophia Chikirou est furieuse qu’il n’y ait pas eu d’alliance. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 202634 min

Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?

Les candidats aux municipales avaient jusqu’à mardi soir pour déposer leur liste définitive. Pour le second tour des municipales, à Paris, il y aura une triangulaire entre les candidats E. Grégoire, R. Dati et S. Chikirou. A Marseille, le combat contre le RN se poursuit avec le retrait du candidat insoumis Sébastien Delogu. Les partis ont fini d’abattre leurs cartes et la fusion entre les listes PS et LFI est actée à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Avignon. Pour débattre des ultimes tractations et fusions de cet entre-deux-tours, Jean-Baptiste Forray de La Gazette des communes et Bérengère Bonte étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour la journaliste politique, autrice de “Gabriel Attal, l’Ange exterminateur” (L’Archipel), “Le Sioux” (L’Archipel) et présentatrice du podcast “Dans l’Hémicycle“, il y a un « réel morcellement, qui fait qu’aujourd’hui les candidats sont contraints, les uns les autres, à des fusions pour éviter des quadrangulaires ou quinquangulaires. Les candidats sont contraints à reconstituer une espèce d’affrontement entre la droite et la gauche. Chacun veut faire son front républicain ; la droite et l’extrême-droite contre LFI. La gauche et l’extrême gauche contre le RN. »Lorsqu’on évoque la campagne municipale de Nice, l’auteur du roman « Les Frères ennemis de la Côte » et rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes Jean-Baptiste Forray, la qualifie de « violente, pathétique, poignante ». Il poursuit : « Estrosi ne comprend pas ce qui lui arrive dans cette campagne. Pour lui c’est une injustice insupportable d’être devancé par celui qui était sa créature, son obligé. Il y a quelque chose de très cruel. On assiste à une sorte de mise à mort, à Nice. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 202635 min

Ian Brossat : « Tout peut encore changer si les quartiers populaires vont voter ce dimanche »

A 4 jours du deuxième tour des municipales, les listes officielles et définitives incluant pour certaines des fusions et alliances, ont été déposées. A Paris, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel a annoncé fusionner sa liste avec la candidate Rachida Dati, tout en se retirant de la course. Malgré un refus de fusion entre Rachida Dati et la candidate Sarah Knafo, le sénateur communiste Ian Brossat, invité de la matinale Bonjour Chez Vous, la qualifie de « candidate de l’extrême droite ». Il souligne : « Madame Dati est désormais la candidate soutenue par la fachosphère, la candidate soutenue par Jordan Bardella et Sarah Knafo. (..) Toute l’extrême droite se réconcilie autour de la candidature de Madame Dati. C’est ça que nous avons face à nous. Est-ce que nous voulons demain que Paris soit dirigé par une maire qui devra son élection à l’extrême droite ? Quand on est confronté à un danger tel que celui-là, bien sûr qu’on a l’obligation de faire barrage. »Pour Ian Brossat, la balle est encore dans le camp des électeurs, tant à Paris qu’au Havre, et spécialement dans les quartiers populaires, il précise : « J’ai regardé les résultats dans le détail et la réalité, c’est que vous avez un différentiel de participation entre les quartiers populaires et les autres quartiers du Havre, avec un vote très inférieur dans les quartiers populaires. Tout peut encore changer si les quartiers populaires se mobilisent pour faire en sorte que Jean-Paul Lecoq soit maire du Havre et puisse battre Edouard Philippe. C’est un enjeu de mobilisation électorale et nous avons le même à Paris. (…) Vous savez les gens qui ont beaucoup d’argent votent toujours, il faut que les quartiers populaires sortent et aillent voter massivement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 202625 min

Antoine Basbous : « Le régime iranien cherche la mort par son ADN »

Les bombardements au Proche-Orient perdurent depuis dix-neuf jours avec des frappes toujours ciblées. Mardi c’est le chef de sécurité de la République islamique, figure emblématique du régime et maillon-clé du pouvoir, Ali Larijani, qui a été exécuté lors d’une attaque israélienne. Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global était l’invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous ». A propos du régime iranien, il déclare : « Déjà, par son ADN, il crée des erreurs. Quand on prêche la haine tous les jours, matin-midi-soir, quand on dit ‘Mort à l’Amérique, Mort à Israël', deux puissances majeures,(...) quand vous avez entendu pendant 47 ans ‘mort à des puissances régionales et internationales’, le peuple s’imprègne de cela. Cultiver la haine, placer des sentinelles partout dans la région. Diviser tous les pays. Commettre les attentats les plus cruels. Exercer le terrorisme à l’international sur ses voisins. Tout cela, ce sont des erreurs. Et aujourd’hui le régime iranien paie la facture de ses erreurs-là. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 202621 min

Ep 116Bonjour chez vous ! du 18 mars 2026

Au programme de cette édition : le second tour des municipales est désormais fixé. Après plusieurs jours de négociations, les alliances sont scellées et les rapports de force clarifiés. À gauche, les tractations ont parfois été tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise. Ces accords – et ces désaccords – traduisent-ils une recomposition durable du paysage politique ? Les électeurs suivront-ils ces stratégies d’entre-deux-tours ? On en débat.À Paris, certaines décisions stratégiques pourraient peser lourd dans le résultat final. Le maintien de listes concurrentes à gauche peut-il fragiliser ses chances de victoire face aux autres blocs ? Analyse avec le sénateur communiste de Paris Ian Brossat, engagé dans la campagne municipale.Une campagne municipale qui se déroule dans un contexte tendu sur le plan international. Le conflit au Moyen-Orient connaît de nouveaux développements majeurs. L’élimination d’un haut responsable iranien marque-t-elle un tournant dans la guerre ? Quelles conséquences pour la stabilité régionale et l’équilibre des forces ? Éclairage avec le politologue Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 20261h 28m

Ep 115Bonjour chez vous ! du 17 mars 2026

Alors que les candidats qui peuvent se maintenir au second tour des élections municipales ont jusqu’à 18 heures ce mardi pour déposer leurs listes, les tractations vont bon train : maintien, fusion, alliance, retrait. Quelle sera la configuration de ce second tour ? Que disent les alliances des lignes politiques ? Les électeurs vont-ils suivre ? On en débat avec nos analystes Françoise Degois et Frédéric Dabi.Dans certaines villes, ces alliances sont particulièrement scrutées notamment celles entre LFI et le PS. Les frères ennemis de la gauche partiront ensemble pour le second tour à Limoges, Avignon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest et Nantes. Mais feront listes séparées à Paris, Rennes et à Marseille. Éric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis est notre invité pour l’entretien.Du côté de la droite, LR revendique d’être la première force politique locale mais le bilan n’est-il pas en demi-teinte face à la poussée du RN qui grignote leurs territoires et séduit leurs électeurs ? Le sénateur LR de Maine-et-Loire, Stéphane Piednoir nous répond.Enfin, nous allons dans nos régions faire le point sur les dernières négociations. On sera à Toulon et Nimes où la droite a finalement réussi à dépasser ses divisions locales. A Lyon où un accord a été trouvé entre LFI et les écologistes, l’affaire s’annonce compliquée pour le candidat soutenu par la droite Jean-Michel Aulas. Enfin à Lille, les socialistes devraient conserver la ville grâce à un accord avec les écologistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 20261h 28m

Stéphane Piednoir : « Ces accords LFI-PS, c’est de la compromission, de la tambouille électorale. »

Depuis lundi matin, en coulisses, c’est la course aux tractations et la bataille aux alliances en vue du second tour des élections municipales 2026. Les candidats ont jusqu’à la fin de la journée ce mardi pour déposer leurs listes pour le second tour, éventuellement issues de fusions. Stéphane Piednoir, sénateur (LR) de Maine-et-Loire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour commenter les résultats de ce premier tour et les stratégies des partis engagés dans la bataille.Concernant la position du Premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure sur les alliances PS-LFI, le sénateur LR Stéphane Piednoir s’indigne et s’interroge : « Qu’est-ce qu’un accord technique ? Je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. Je caricature un peu, mais qu’est-ce qu’un accord technique ? ». En reprenant les termes de Manuel Valls, il poursuit : « Bien sûr que c’est de l’hypocrisie. On se moque du monde ! On veut faire croire aux électeurs que nous sommes très respectueux (…) Il y a des Insoumis qui ont quitté La France Insoumise, et ceux-là ont fait preuve de courage en se différenciant très nettement de l’attitude, des discours et des actes de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’antisémitisme. ». Le sénateur (LR) de Maine-et-Loire qualifie ces accords de « tambouille électorale » : « On a beaucoup parlé de déshonneur, c’est de la compromission. Ce ne sont pas des choses que l’on observe dans nos départements plus ruraux. Mais cette tambouille nationale correspond au mieux-disant, on voit bien que le parti socialiste essaie de sauver sa peau. (…) Les socialistes sont prêts à ces alliances contre nature, avec des gens qui se sont pourtant tapés dessus pendant des campagnes entières. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 202628 min

PS-LFI : Les accords de la discorde

Au surlendemain du premier tour des élections municipales, l’éditorialiste politique Françoise Degois, et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi étaient les invités de la matinale Bonjour Chez Vous afin de débattre des premiers enseignements du scrutin.Pour Françoise Degois, c’est LFI qui gagne la bataille du récit : « Il y a ces images absolument fracassantes du candidat Bally Bagayoko soulevé par tous ses partisans et élu au premier tour pour la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, des images que l’on voit sur tous les 20heures. C’est la puissance de Mélenchon. Mais la réalité n’est pas là. C’est un véritable sujet pour moi. Ce que je vois de ce premier tour, c’est une forme d’effondrement à gauche, parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui fracturent la gauche, mais aussi fracturent le parti socialiste à l’intérieur. » Selon l’éditorialiste : « Le PS aurait dû être triomphal, et en réalité, je pense qu’il va sortir très abimé. »En évoquant le cas de la ville de Paris et la réaction des électeurs de Pierre-Yves Bournazel après son retrait du second tour et son appel à voter Rachida Dati, le sondeur Frédéric Dabi indique qu’« en politique, l’importance c’est la cohérence. Ce qu’il se passe, s’agissant du PS au national, c’est qu’on a entendu les mots, puis l’alliance avec La France Insoumise. A l’échelle locale, des alliances, il y en a partout, dans de très nombreuses grandes villes. Que comprennent les électeurs ? La cohérence, c’est toujours fondamental en politique et effectivement les électeurs de Bournazel ne vont effectivement pas suivre massivement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 202632 min

Éric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »

Un des enseignements principaux du premier tour des municipales 2026 est la montée des extrêmes. Principalement avec le parti Rassemblement National qui s’implante davantage et la constatation d’une percée des Insoumis. À Marseille et à Paris les socialistes refusent de s’allier aux insoumis, tandis qu’à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon ou encore Brest, la fusion est déjà proposée entre PS et LFI. Éric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, était l’invité de notre matinale et s’est exprimé sur le discours d’Olivier Faure concernant ces alliances. Il déclare : « En disant que ‘les Insoumis ne sont pas tous des clones de Mélenchon’, Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne qui est une catastrophe. Parce que finalement, Monsieur Faure a repris la ligne de Monsieur Hollande, c’est-à-dire la ligne droite du PS qui avait amené le parti à moins de 2% à la présidentielle (…) Comme il est là-dessus, il faut bien qu’il explique pourquoi sur le terrain, ça ne suit pas. Pourquoi ça ne suit pas ? C’est parce que tout cela, c’est un récit. LFI, par exemple, n’est pas d’extrême gauche. Je n’ai rien contre l’extrême gauche. Elle existe dans ce pays ; monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux, le parti Révolution Permanente fait 7% à Saint-Denis par exemple. Il y a une extrême gauche en France, mais ce n’est pas nous. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 202621 min

Municipales 2026 : les leçons du premier tour

Le premier tour des municipales 2026 s'illustre par un taux de participation de 56% ; le plus faible de la Vème République, hors période Covid-19. Lors de notre émission spéciale "Municipales 2026", les éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Thréard, Stéphane Vernay et l'essayiste Mathieu Souquière ont analysé les résultats et les enjeux de ce scrutin décisif. Avec une percée du Rassemblement National dans certaines communes, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard soutient cette analyse sur la ville de Marseille : "La remontée du RN à Marseille ne m’étonne pas du tout. Marseille est une ville très particulière… C’est une ville de gauche, ça l’a toujours été. C’est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Il y a donc un terreau populaire très important. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille, parce que c’est une ville qui est très particulière qui n’a rien à voir avec Lyon, ni Paris. Ce n’est pas une ville de ‘bobos’, pas du tout. »A Paris, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire creuse l’écart avec Rachida Dati, lors de ce premier tour. Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France, Stéphane Vernay, une alliance est toujours possible à droite : « On pourrait avoir une grande alliance de la droite entre Dati, Bournazel qui est sous pression. Et il faut voir comment Knafo peut se positionner aussi. ». Concernant une éventuelle union de la gauche, il est plus catégorique : « Il y a vraiment quelque chose de cassé entre le PS et LFI. Le PS qui nous dit ‘Pas d’alliance nationale’. Il y a des cas dans certaines villes, très localement, où il peut avoir des tentatives de rapprochements. Mais en même temps, s’il y a des rapprochements entre LFI et le PS lors de ce premier tour, je pense qu’ils vont se compter sur les doigts d’une main. Ce sera extrêmement limité. Chacun campe sur ses positions, en remettant la faute sur l’autre… A Paris, je ne vois pas comment il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou à ce stade». Le suspense reste entier dans la capitale, selon l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux : « Dati a un score décevant mais n’a pas encore perdu la partie. La vérité des prix entre alliances et non-alliances, on l’aura dimanche ». L’essayiste Mathieu Souquière constate que les « grandes figures politiques ont été confortées. Les Bayrou, Jean-François Copé, Edouard Philippe, David Lisnard, Fabien Roussel ont tous été maintenus. Il n’y a pas eu de grosse surprise, ni de drame pour quelques têtes d’affiches que ce soit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20261h 11m

Ep 114Bonjour chez vous ! du 14 mars 2026

C’est que une émission spéciale municipales que nous vous proposons dans Bonjour chez vous ! Quels sont les enseignements de ce premier tour des élections municipales ? Un scrutin marqué par la poussée du Rassemblement national, qui conserve ses villes et en remporte de nouvelles dès le premier tour. Pari gagnant également pour Jean-Luc Mélenchon. Son parti, LFI se retrouve en position d’arbitre dans de nombreuses villes, parfois en tête des listes de gauche. La bataille gauche/droite à Paris s'intensifie, la gauche est menacée par le RN à Marseille, mais la surprise vient de Lyon où Jean-Michel Aulas et le maire écologiste Grégory Doucet sont au coude à coude. Au lendemain du scrutin, Public Sénat continue de vous faire vivre ces élections municipales 2026 avec tous ses envoyés spéciaux et ses partenaires de la presse régionale. En plateau, nos éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Théard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro , Stéphane Vernay de Ouest France et Mathieu Souquière analysent la situation et les enjeux du second tour. Et puis les responsables politiques des différents partis sont présents pour nous livrer leur analyse et débattrent : Olivier Paccaud pour LR, Andrea Kotarac pour le RN, Rémi Féraud pour le PS et David Cormand pour les Verts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20261h 58m

Municipales : la poussée des extrêmes au premier tour

La matinale « Bonjour Chez Vous » accueillait Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l'Oise, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes, le sénateur (PS) de Paris Rémi Féraud et l'eurodéputé écologiste, président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand afin de débattre sur les résultats du premier tour du scrutin des Municipales.Pour le sénateur (LR) de l'Oise : « Nous sommes en position de force, quand on prend les villes de plus de 9 000 habitants. Il y a plus de 1 100 villes de plus de 9 000 habitants et nous en avons déjà gagnées 414, dès le premier tour. Alors que le PS en a gagné 82 et le RN, 12. Le résultat de l'enracinement des LR est bon.»Concernant les maires sortants du RN, Andréa Kotarac affirme : « Nos maires sortants ont quasiment tous été réélus dès le premier tour. Ça vaut pour les grandes villes comme Perpignan, les moyennes, tenues depuis longtemps par le RN telles qu' Hénin-Beaumont, avec plus de 80% dès le premier tour. Donc ça ne s'invente pas. Quand vous choisissez RN, vraisemblablement les habitants l'adoptent derrière. Et puis aujourd'hui, on a d'énormes progressions, en nombre de voix. Certes nous avons perdu à Lens, mais les résultats du RN sont exceptionnels dans cette ville. »Le sénateur socialiste Rémi Féraud avertit : « Chacun va dire ses points de force, mais les municipales, c'est les municipales, donc c'est extrêmement différent selon les communes. On a beaucoup regardé les résultats des grandes villes, des métropoles. Oui la gauche est forte et oui les socialistes tiennent leurs rangs. C'est particulièrement le cas à Paris, où la dynamique est du côté de la gauche plus que ce qui a été annoncé, et je m'en réjouis évidemment. Mais ensuite il y a des situations qui sont extrêmement différentes. Oui, le RN s'enracine, mais il s'enracine particulièrement là où il l'était déjà. Oui, certainement, dans les petites villes les maires sortants de gauche ou droite sont confortés dans cette élection et puis il y a des surprises. Mais je trouve qu'on surestime les commentaires sur la percée de LFI dans cette élection. Toulouse et Limoges, sont liées à des situations locales, à des campagnes locales, à des candidats. Ce sont des élections municipales. »Pour l'eurodéputé écologiste et président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand, son parti n'a pas reculé dans l'opinion publique : « Moi j'attire votre attention sur le total gauche à Lyon, qui augmente de 5 points en six ans. Non seulement il n'y a pas de rejet de la gauche, ni de l'écologie et les Lyonnais ont adressé un message très clair à une alliance de toutes les droites de Wauquiez à Attal. En principe qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, le père Aulas devait faire 40-42% et en plus il a siphonné l'extrême droite. (...) Les Lyonnais et les Lyonnaises savent où est le danger et la violence à Lyon comme ailleurs. Là aussi ils ont adressé un message y comp Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 202644 min

Vincent Capo-Canellas : « Si on bloque les prix à la pompe, on va le payer sur nos impôts demain »

La guerre au Moyen-Orient, notamment le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, fait grimper le prix du carburant à des niveaux jamais vus depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022.Le sénateur (Union Centriste) de la Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas était l’invité de l’émission Bonjour Chez Vous ! Il s’est montré très critique sur les propositions faites par le Rassemblement National et La France Insoumise pour réguler les prix à la pompe et limiter les fluctuations liées à cette crise énergétique. Vincent Capo-Canellas avertit : « ces propositions présentent deux difficultés. D’abord, nous avons un problème budgétaire. Si on met à baisser les taxes avec des marchés qui sont très volatiles, on risque de ‘boire un bouillon financier’ et de se retrouver avec beaucoup moins de recettes durablement et donc de creuser notre déficit. Le risque c’est que l’on paie demain plus cher en impôts qu’aujourd’hui en prix d’essence. Ensuite, il y a un obstacle parlementaire car il faudrait outiller des mesures. A l’Assemblée nationale, cela me semble particulièrement difficile à faire aujourd’hui. Le gouvernement est parti plutôt sur une auto-régulation du marché, avec un plafonnement volontaire que nous devons vérifier, et avec les stocks stratégiques. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 202625 min

Ep 113Bonjour chez vous ! du 13 mars 2026

Un soldat français a été tué lors d’une attaque dans le Kurdistan irakien. L’annonce a été faite cette nuit par le président de la République. Plusieurs militaires français ont également été blessés par cette frappe sur une base kurde alors qu’ils participaient à une action de formation de soldats irakiens dans la lutte contre le terrorisme. Quelle doit être la réponse de la France dans cette guerre contre l’Iran ? On en parle avec le porte-parole du PS Stéphane Troussel, président du département de la Seine Saint Denis La guerre au Moyen-Orient fait aussi grimper les prix à la pompe. Quelles mesures de soutien doit met en oeuvre le gouvernement sans trop aggraver le déficit public ? On pose la question au sénateur centriste de Seine Saint-Denis Vincent Capo-Canellas. Et puis à deux jours du premier tour des élections municipales, nous voyons que c’est un scrutin qui intéresse beaucoup les Français. Nous accueillerons le sociologue Jean Viard et Stéphane Zumsteeg de l’Institut IPSOS BVA. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20261h 28m

Les partis à la conquête de la France rurale

A deux jours du 1er tour des élections municipales, l’émission Bonjour Chez Vous ! accueillait le sociologue Jean Viard et le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA, Stéphane Zumsteeg. Tous deux ont notamment débattu des enjeux majeurs de ce scrutin en dehors des grandes villes.Un enjeu qui change en fonction de la taille de la commune, selon le sociologue Jean Viard : « Nous n’avons pas les mêmes liens sociaux. Les liens sont beaucoup plus abstraits dans les plus grandes villes. Qui, à Paris, a rencontré madame Hidalgo ? Un certain nombre de personnes, mais quand vous êtes deux millions, ce n’est pas possible. Ce ne sont pas les mêmes types de liens, ni les mêmes demandes. En sociologie, j’appelle cela ‘double proche’ ; la différence entre ce que les gens voient à la télévision et ce qu’ils vivent. Plus les deux sont différents, plus ils ont peur. Quand les gens votent pour l’extrême-droite dans les zones rurales, en fait, ils votent ce qu’ils voient au poste et pas ce qu’ils voient dans la rue. »Pour Stéphane Zumsteeg, la Présidentielle l’an prochain se jouera dans les grandes villes : « Attention à l’effet de loupe, évidemment les enjeux locaux comptent dans la très grande majorité des 35 000 communes. Mais, dans les villes dont les médias parleront et dont nous parlerons dans la presse lundi, ce sont les gens qui auront fait le vote final. Ceux qui auront voté et fait la décision dans les grandes villes, l’auront fait aussi en fonction du contexte national… Donc à l’échelle des agglomérations, les choses restent très politisées et nationalisées. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 202637 min

Stéphane Troussel : « N’entrons pas dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou »

La guerre au Moyen-Orient va entrer dans sa troisième semaine. Emmanuel président a annoncé, dans la nuit, la mort du premier soldat français dans ce conflit. Les militaires présents sur cette base participaient à une opération de formation près d’Erbil, dans une base située au Kurdistan irakien.Selon Stéphane Troussel, porte-parole du Parti socialiste et l’invité de Bonjour Chez Vous, cet acte est « l’illustration que la priorité de la France, aujourd’hui c’est de protéger. Protéger la France, ses ressortissants, ses soldats et ses intérêts stratégiques. Et il ne faut pas rentrer dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou ». Le président du département de la Seine-Saint-Denis insiste sur l’importance de protéger la population : « La France doit porter une autre voie, il n’y aura pas de solutions politiques durables dans cette région du monde avec des interventions militaires, sans cadre des Nations Unies, sans respect du droit international. Je crois que c’est aussi la priorité de la France… Quand on voit la déstabilisation de la Libye, de l’Irak ou de la Syrie, on voit bien à quel point la logique de guerre dans laquelle nous font entrer Trump et Netanyahou est porteuse de grands dangers pour à la fois cette région, pour le monde dans son ensemble, y compris pour d’autres conflits. L’attention internationale portée actuellement sur le Proche et Moyen-Orient permet à d’autres de se sentir les mains libres. Je pense à l’Ukraine, à Gaza et la Cisjordanie. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 202619 min

Michel Barnier : « Notre parti est en convalescence, il revient de loin »

Michel Barnier, ancien Premier ministre et député LR de Paris était l’invité politique de la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Il est revenu sur les prochaines échéances de l’agenda politique notamment marqué par les élections municipales et l’élection présidentielle de 2027.Le député LR de Paris rappelle, dans l’ordre, la priorité des municipales : « Les municipales représentent un grand moment de démocratie au quotidien et de démocratie du quotidien ». Michel Barnier définit également l’enjeu pour son parti, les Républicains : « Là où l’on est uni, on peut gagner, entre autres Lyon et Bordeaux. Alors que là où l’on est divisé, on va perdre. Un appel à l’unité va venir de la base pour remonter vers Paris. Et il faudra faire très attention à tous les ‘déresponsables’ politiques. Ceux qui compromettront et qui fragiliseront cette unité prendront un très grand risque et devront assumer leur responsabilité ». Et concernant l’échéance présidentielle, l’ancien Premier ministre souhaite concentrer ses efforts à l’échelle nationale sur « un projet ». Il précise : « Je vais travailler, avec d’autres, à un projet pour l’alternance et pour une action de redressement et de rassemblement du pays. Je vais travailler avec des candidats potentiels et différentes formations. Il faut un esprit et un socle communs entre la droite républicaine et le centre ». Pour l’ancien chef du gouvernement, il est primordial qu’un futur candidat à la présidentielle se pose trois questions : « Un. Est-ce que je suis capable d’être Président de la République ? Les citoyens doivent savoir si ceux qui se présentent font un petit tour de piste ou sont vraiment capables d’être chef de l’Etat et c’est une grande responsabilité. Deux. Est-ce que j’ai le bon projet pour redresser le pays pour ne pas raconter d’histoire, pour dire la vérité, pour avoir le courage d’être populaire et impopulaire. Trois. Est-ce que je rassemble au-delà de mon camp ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 202625 min

Ep 112Bonjour chez vous ! du 12 mars 2026

Cela fait à présent 13 jours qu’Américains et Israéliens ont lancé une attaque sur l’Iran. Donald Trump affirme que l’Iran est proche de la défaite. Téhéran de son côté se dit prêt pour une Guerre d’usure. Et Emmanuel Macron appelle à l’apaisement au Liban... Mais pèse-t-il dans ce conflit ? Nous recevons l’ancien Premier ministre Michel Barnier.Un conflit qui a des conséquences sur les prix de l’énergie à travers le monde. Le prix du baril de pétrole remonte malgré la décision de nombreux pays de débloquer des stocks stratégiques. Sébastien Lecornu demande à ses ministres des propositions pour protéger les consommateurs. Mais dans un contexte budgétaire tendu, le gouvernement a-t-il les moyens de prendre des mesures ? Nous en parlons avec la sénatrice centriste de la Mayenne Élisabeth Doineau.En France, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales. La présidentielle s’invite dans la campagne. Le RN et LFI nationalisent le scrutin. Un prétendant est engagé dans la course : Edouard Philippe qui était en meeting au Havre ce mercredi. En plus de son fauteuil de maire, il joue son avenir présidentiel. On en parle dans notre débat avec Jefferson Desport et Aurore Malval.A la une de nos régions, on poursuit notre tour de France de la campagne. Direction Toulon dans le Var que le RN rêve de reconquérir 30 ans après. Et puis on va également à Lens, fief socialiste qui pourrait également basculer RN. Enfin étape à Montpellier où le maire sortant socialiste pourrait sortir vainqueur de la guerre des gauches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 20261h 28m

Elisabeth Doineau : " Certains pays vivent la guerre, nous, c’est juste la hausse du carburant."

Le gouvernement convoque ce jeudi l’ensemble du secteur pétrolier dans la journée afin de limiter au maximum l’impact de l’envolée des prix des carburants sur le consommateur final. Elisabeth Doineau, sénatrice (Union Centriste) de la Mayenne était l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Elle appelle à la réelle solidarité face à la crise énergétique actuelle : « Nous devons être collectivement solidaires aussi les uns des autres. Les premiers jours, les gens se sont rués sur les stations-services au détriment des personnes qui travaillent et qui avaient besoin de l’essence et du gasoil. Moi, ce que je demande, c’est de la solidarité. Imaginez, il y a des pays, des peuples qui vivent la guerre, qui souffrent de morts et de blessés, et nous, nous souffrons que de la hausse du carburant. C’est terrible pour nous tous, en milieu rural, car nous avons besoin de l’essence et du gasoil tout le temps, mais, pouvons-nous être plus sobre en usage des carburants ? Je pense que oui. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 202623 min

Municipales 2026 : la campagne s’accélère partout en France

La matinale Bonjour Chez Vous sur Public Sénat accueillait le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport et Aurore Malval, grand reporter au service Politique de Marianne pour échanger sur les enjeux des municipales à Montpellier, Toulon, Lens, Lille ou encore Paris. Dans certaines municipalités à l’instar de Montpellier, ce sont La France insoumise et le Parti Socialiste qui s’affrontent dans une bataille à gauche. Pour Aurore Malval, « A Montpellier, le débat se pose sur des questions d’écologie concrète appliquées à la ville. C’est un débat de gauche, dans une ville de gauche. Je n’aime pas faire l’astrologue, mais il y a assez peu de suspense sur le résultat des élections. On verra maintenant la composition du conseil municipal.Pour Jefferson Desport, la ville apparait comme « un laboratoire des divisions de la gauche ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest le prochain scrutin va permettre de clarifier les choses : « Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a été élu en 2020 et comme tous ceux qui ont été élus pour la première fois à cette période, il a dû affronter la ‘théorie de l’accident’ ; oui mais c’était l’après-covid, oui mais il n’y avait pas beaucoup de participation. Il y avait toujours un ‘oui-mais’ pour tous ces élus. C’est également valable pour le maire de Bordeaux. Et aujourd’hui c’est le rendez-vous de la confirmation. Le moment de faire contredire la théorie de l’accident pour tous les élus de 2020. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 202631 min

Sophie Briante Guillemont : « 500 Français, la plupart franco-iraniens, sont encore bloqués »

Au douzième jour de la guerre en Iran, les attaques israélo-américaines se sont intensifiées dans la capitale iranienne. Dans ce contexte, la question du rapatriement des Français présents dans la zone du Moyen-Orient reste entière pour les quelque 7 500 ressortissants concernés. C’est dans ce cadre que la sénatrice (RDSE) Sophie Briante Guillemont était l’invitée de la matinale. La sénatrice représentant les Français établis hors de France fait l’état des lieux de la situation : « 500 Français, pour la plupart franco-iraniens, sont encore bloqués en Iran. Je ne parle pas des touristes, qui normalement ont tous déjà quitté le territoire. Aucun Français n’est parti faire du tourisme en Iran. Je parle des Français qui vivent en Iran et dans toute la région et qui, a priori, ne sont pas amenés à revenir en France sauf condition extraordinaire. Pour ceux qui veulent revenir, 7 500 Français ont déjà signalé qu’ils voulaient rentrer en France, 15 000 sont rentrés dans les derniers jours, souvent par leurs propres moyens par des vols commerciaux. Et environ 1 000 sont rentrés par des vols affrétés par la France. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 202625 min

Hervé Marseille : « Ce qu’il se passe sur le plan international inquiète les électeurs »

Dans le cadre du conflit international embrasant le Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué ce mercredi les chefs de partis pour leur rendre compte du « positionnement de la France ». En tant que président de l’UDI, Hervé Marseille se rend à Matignon. Concernant la flambée des prix des carburants, le Président du groupe Union centriste au Sénat rejette toute idée de subventions : « Concernant les réserves stratégiques qui vont être potentiellement déstockées, ça a été fait pour cela, comme dans beaucoup d’autres pays européens. Demander des aides ou baisses de taxes sur les carburants, comme le RN ou d’autres partis ? Non, nous n’avons pas les moyens. Nous ne sommes pas dans l’opulence. »Face au contexte perturbé, le sénateur des Hauts-de-Seine explique : « Aujourd’hui, on est en train de payer ce qu’on n’a pas fait depuis des décennies. On a dormi tranquillement à l’ombre de l’OTAN, pendant des années en pensant que s’il se passait quelque chose, les Américains seraient là. A ce jour, on tombe sur un Monsieur Trump qui dit ‘Vous êtes bien gentils, mais assumez enfin votre propre défense. Nous on sera là, mais commencez déjà par investir’… Trump a réveillé l’Europe. C’est souvent avec les épreuves qu’on voit nos propres faiblesses ». Le sénateur des Hauts-de-Seine est également revenu sur les enjeux des municipales 2026, en évoquant les conséquences du conflit international, à l’échelle nationale : « Ce contexte ne prédispose pas à avoir des votes de changements ou éclatés. On a tendance à se rassurer en votant pour les candidats déjà en place, Il y a un effet de conservatisme. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 202624 min

Ep 111Bonjour chez vous ! du 11 mars 2026

Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient s’installe dans la durée. Israël affirme vouloir poursuivre ses opérations tandis que l’Iran promet de nouvelles ripostes. La guerre provoque déjà de lourdes conséquences humanitaires, notamment au Liban. Par ailleurs, il y a encore de nombreux Français coincés dans les pays impactés par le conflit. Comment assurer au mieux leur rapatriement ? Analyse avec la sénatrice (RDSE) des Français de l’étranger Sophie Briante Guillemont.Cette guerre fait planer des incertitudes économiques, particulièrement sur les marchés de l’énergie. Quelles conséquences pour l’Europe et pour la France ? En France, la hausse des prix du carburant commence à peser sur les ménages comme sur les entreprises. Quelles réponses politiques et économiques peuvent être apportées ? Entretien avec Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat et président de l’Union des démocrates et indépendants.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? Quelles dynamiques politiques pourraient émerger de ce scrutin ? Débat et analyse avec les éditorialistes Françoise Degois et Hubert Coudurier.Tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Perpignan, plus grande ville dirigée par le Rassemblement national, et immersion au Le Havre, où l’avenir politique d’Édouard Philippe se joue dans ce scrutin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 20261h 28m

Sophie Primas : « Nous demandons de relancer le nucléaire »

Invitée de la matinale Bonjour chez vous de Public Sénat, l'ancienne porte-parole du gouvernement Sophie Primas s'est exprimée sur la stratégie défensive de la France face au conflit actuel contre l'Iran, ainsi que sur l'état des lieux de la crise énergétique. Elle déclare : « Je fais partie des parlementaires qui ont regretté les décisions prises dans les mandats précédents et notamment sous François Hollande d’aller vers l’arrêt du nucléaire. Il a donc fallu beaucoup de temps pour relancer le nucléaire. Beaucoup trop de temps. La fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage, parce que c’était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. Je rappelle que c’est la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) qui a été prise il y a quelques semaines qui acte enfin véritablement le redémarrage de notre politique nucléaire ».Concernant l’échéance électorale de dimanche, la sénatrice (LR) des Yvelines est revenue sur la nouveauté des municipales de 2026 : le changement du mode de scrutin pour les habitants des métropoles de Paris, Lyon et Marseille. Concernant la « prime majoritaire », Sophie Primas reste prudente : « On verra si ça marche, ou si ça ne marche pas. Et puis, ce qu’une loi fait, elle peut le défaire. Dans ces trois métropoles, l’organisation des élections sera extrêmement difficile pour les municipalités et les agents. Il faut trois fois les bénévoles et les agents qui viennent tenir les bureaux. Trois fois le matériel, les urnes, les isoloirs, les barrières. Honnêtement, Bon courage ! » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 202625 min

Ep 110Bonjour chez vous ! du 10 mars 2026

Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient provoque des répercussions bien au-delà de la région. En France, la hausse des prix du carburant ravive les inquiétudes sur le pouvoir d’achat et relance le débat sur la réponse de l’État. Quelles mesures le gouvernement peut-il prendre pour limiter l’impact de cette crise internationale ? Éclairage dans l’entretien avec Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.Face à la flambée des prix à la pompe, les propositions se multiplient dans le débat politique. Blocage des prix, baisse des taxes, soutien ciblé : quelles solutions sont mises sur la table ? Analyse avec la sénatrice LR Sophie Primas.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa phase décisive. Les tensions entre Jean Luc Mélenchon et le Parti socialiste illustrent-elles une rupture durable à gauche ? Quels rapports de force se dessinent dans les derniers jours de campagne ? Débat avec Adélaïde Zulfikarpasic et Pablo Pillaud Vivien.Tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Pau, où François Bayrou brigue un nouveau mandat, et sur Marseille, où les équilibres politiques pourraient évoluer lors de ce scrutin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 20261h 28m

Sébastien Martin : « La possibilité de recourir aux stocks stratégiques a apaisé les marchés »

Avec l’augmentation historique du prix du pétrole, les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient sont immédiates pour l’Hexagone. Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour nous livrer les scénarios envisagés par le gouvernement afin d’éviter que les conséquences ne soient trop sévères. Il rassure : « Le gouvernement est en action depuis le déclenchement de cette crise. Tous les jours il y a un suivi qui est effectué à Bercy. (…) Hier, dès qu’il a été mentionné la possibilité éventuelle de recourir aux stocks stratégiques, ça a eu un effet d’apaisement sur les marchés. Maintenant il faut que cet apaisement se voit sur les prix à la pompe, car on est repassé sous les 100 dollars sur les marchés. Et maintenant, la vraie question de fond c’est sur le détroit d’Ormuz ». Après avoir rappelé la nécessité des contrôles à la pompe demandés par le Premier ministre, le ministre délégué chargé de l’Industrie de France explique que les réserves stratégiques représentent l’équivalent de « quatre mois de disponibilités que nous avons sur le territoire national et qui peuvent être utilisées ». Sébastien Martin rappelle que « Pour le moment, nous sommes sur des réactions de marchés et qui ont quelque part une part de rationalité avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais en même temps, il y a une part très spéculative. Quand vous avez des réactions spéculatives, il faut envoyer des signaux pour dire à la spéculation de se calmer, de redescendre et que les prix à la pompe puissent rebaisser. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 202624 min

Municipales : Le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI

A cinq jours du premier tour des municipales, la directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA Adélaïde Zulfikarpasic débattait face au rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud-Vivien.Pour Pablo Pillaud Vivien, les électeurs de gauche sont encore dans une logique d’union. En prenant l’exemple de la ville de Nantes, il explique : « Les électeurs vont se dire : Est-ce qu’il y a un risque que Nantes passe à droite ? Même si nous avons plus d’affinités pour tel candidat de la France Insoumise, nous irons voter pour Johanna Rolland, parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche. Et il en va de même pour Paris ; il y en a qui ont plus d’affinités avec Sophia Chikirou, mais qui savent, que pour battre Rachida Dati il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire. Ça, c’est le peuple de gauche qui décide, c’est pas Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou ou les cadres du partis socialistes ».La directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA partage cet avis : « On peut avoir des stratégies de partis, se dire on va faire des alliances techniques, pas techniques, des retraits, etc. In fine, ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout ça. Quand vous regardez l’image de La France Insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon, elle s’est passablement détériorée ces derniers mois, et années. Aujourd’hui 71% des Français jugent que La France Insoumise est un parti dangereux pour la démocratie. Pour le Rassemblement National, c’est 51%. Aujourd’hui, c’est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger. C’est un parti qui attise les violences, ce qui fait écho à la mort de Quentin Deranque. Tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs. Il y va avoir des vrais cas de conscience chez ces électeurs, qui, dans l’isoloir, vont se poser des questions pas simples. Tout ceci sera en fonction de ce qu’il se passera au premier tour. Les électeurs vont se faire de véritables nœuds aux cerveaux » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 202633 min

Ep 109Bonjour chez vous ! du 9 mars 2026

Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient se poursuit et rebat les équilibres régionaux. En Iran, la succession au sommet du pouvoir relance les interrogations sur la solidité du régime. Ce changement de leadership marque-t-il la continuité du pouvoir ou ouvre-t-il une nouvelle phase dans le conflit ? Quelles conséquences pour la région et pour l’équilibre des forces ? Analyse avec le géopolitologue Frédéric Encel.Le conflit au Proche-Orient a aussi des répercussions directes au Liban, confronté à une crise humanitaire majeure et à des déplacements massifs de population. Quel rôle la France peut-elle jouer dans l’aide aux civils et dans la stabilisation de la région ? Éclairage avec la sénatrice Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France–Liban au Sénat. La crise internationale fait également craindre une hausse durable des prix de l’énergie. Quels impacts pour le pouvoir d’achat des Français et pour notre économie ?À quelques jours des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Le scrutin peut-il consacrer une rupture durable entre le Parti socialiste et La France insoumise ? Observe-t-on au contraire une porosité croissante entre Les Républicains et le Rassemblement national ? Débat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.Dans nos territoires, tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Bordeaux et Lyon, deux grandes villes dirigées par des majorités écologistes. Reportage également à Roubaix, dans le Nord, où la dynamique électorale pourrait redistribuer les cartes politiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20261h 28m

Municipales : le cordon sanitaire anti-LFI peut-il fonctionner ?

C'est dans un contexte international marqué par de fortes tensions politiques et géopolitiques, que vont se tenir les élections municipales les dimanches 15 et 22 mars. A moins d'une semaine du premier tour, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard et l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux échangent dans la matinale de Bonjour Chez Vous. Pour les partis de gauche, Elizabeth Martichoux se réjouit : « Le deuxième tour, ça va être passionnant. On va regarder ce que vont faire les socialistes par rapport à LFI dans l’entre-deux-tours. Parce que là on va avoir la vérité entre les déclarations ‘’Pas d’accord national’’ et ce qui se fera aux municipales. Evidemment on va essayer de comprendre. Et cela, c’est déjà un début de cordon. C’est le cordon entre PS et LFI ». De son côté, Yves Thréard observe que : « Les deux partis dominants de la vie politique aujourd’hui sont des partis qui sont localement faibles. Et les partis qui sont en voie de disparition sur le plan national sont les partis qui tiennent la plupart des municipalités donc ça va être intéressant de voir le rapport de force. On risque d’assister à un petit bouleversement avec ces municipales (…) ça va être intéressant de voir comment la gauche se comporte de manière générale. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202630 min

Christine Lavarde : « Les Libanais ont l’impression d’un éternel recommencement »

Alors que le conflit au Moyen-Orient se régionalise et s'intensifie depuis dix jours, le Liban est la cible de l'aviation israélienne qui a frappé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah faisant près de 400 morts. Invitée sur notre plateau, la sénatrice LR des Hauts-de-Seine et présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat Christine Lavarde affirme que la population libanaise a « l’impression d’un éternel recommencement ». Elle poursuit : « Les Libanais sont déplacés et quand ils sont installés, ils sont redéplacés de nouveau. Il faut se rappeler que c’est un tout petit pays ; qui fait la taille de la Gironde. Ce pays a déjà vu arriver des populations palestiniennes déplacées qui ont été installées. Il y a donc des camps dans le pays, il y a des populations syriennes qui avaient fui leur pays pendant la guerre et qui s’étaient installées aussi et qui commençaient progressivement à repartir en Syrie avec le renversement du régime politique. Et désormais c’est un déplacement à l’intérieur du pays ; les populations du sud qui fuient la zone de combat pour s’installer là où elles trouvent de la place. »La présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat rappelle également la particularité du système politique et social libanais : « C’est un monde très différent de celui que l’on peut connaitre. Mais ce qui est le plus dramatique c’est que le Liban était vraiment en train d’engager un réel processus de transformation et de reconstruction de ses institutions. Il y a quand même eu une vacance du poste présidentiel pendant deux ans. Le président Aoun est en poste depuis maintenant un peu moins d’un an et demi, il a quand même déclaré et mis en place avec son gouvernement la volonté de désarmer le Hezbollah. Alors, ça ne va pas assez vite pour ceux qui voudraient que le Hezbollah n’existe plus. Mais c’était la première fois qu’il y avait une telle déclaration. Et là récemment, il vient de proclamer que le Hezbollah était persona non grata (…). C’est un message très fort » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202624 min

Frédéric Encel : « Extrêmement courageuse, la population iranienne n’a jamais utilisé la violence. »

Au dixième jour de guerre au Moyen-Orient, le docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences-Po Paris, Frédéric Encel l'invité de la matinale Bonjour Chez Vous. À la question de l’état d’esprit de la population iranienne et d’un potentiel soulèvement face au régime des Mollahs, le docteur en géopolitique apporte de la nuance : « C’est une question très difficile. (…) Je pense que la population a été extrêmement courageuse, en cela qu’elle n’a jamais voulu utiliser la violence. Aucun soldat, aucun pasdaran, aucun bassidji n’a été tué, à ma connaissance, par un manifestant. Ce qui est extrêmement rare dans la longue histoire politique des oppositions à des régimes assassins. Donc gloire à cette population ». Le docteur en géopolitique affirme, cependant, qu’ «il faut un rapport de force face à ce régime extrêmement violent. » Selon lui, ce rapport de force se constituerait d’ « une partie substantielle de l’armée régulière qui basculerait du côté de la population. Pour l’instant ça ne s’est pas fait. Parce que si ça ne s’obtient pas, et si vous n’avez pas non plus à la frontière un corps de troupes d’opposants iraniens venant pénétrant dans le pays pour créer un front (...) Si vous n’avez ni l’un, ni l’autre, je ne vois pas par quelle pensée magique ce régime pourrait tomber. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202626 min

Ronan Le Gleut : « Le Liban, ce n’est pas seulement un pays ami pour la France, mais un pays frère »

Ronan Le Gleut, Le sénateur LR représentant les Français établis hors de France était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Il a réagi aux évolutions du conflit au Moyen-Orient et notamment à la demande du Président libanais. Joseph Aoun sollicite l’aide française pour parvenir à un cessez-le-feu.Ronan Le Gleut, vice-président de la Commission des affaires européennes au Sénat a rappelé la proximité étroite et historique que la France entretient avec le Liban, soulignant que : « Le Liban, ce n’est pas seulement un pays ami pour la France, c’est un pays frère. Nous aimons le Liban, c’est un pays auquel nous sommes extrêmement attachés. L’aide humanitaire est déjà en chemin et nous devons répondre favorablement à l’appel du Président Aoun. » Ronan Le Gleut évoque l’intérêt du Liban « qui est de se débarrasser, si cela est possible, de cette branche terroriste de Hezbollah qui met tout le pays en danger. ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 202624 min

Municipales : RN, le pari d'une implantation locale

Dans la dernière partie d'émission, Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, la journaliste politique Bérengère Bonte, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle revue politique ont analysé les enjeux locaux et l'intensification des rapports de force sur le terrain notamment à Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes en 2014, et la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes localement.À la question de la stratégie d’implantation municipale du RN, Bérengère Bonte appelle à la prudence : « Il ne faut pas oublier que ce sont des enjeux locaux. Des enjeux avec la reconduction de 70-80% des maires sortants. On va s'intéresser plutôt à des grosses communes. Mais faudra-t-il pour autant en faire des déductions au niveau national ? Je veux rester prudente sur les municipales."Le politologue et directeur de la Nouvelle revue politique Arnaud Benedetti contredit cette analyse : " Dans l’histoire électorale, on a des élections municipales qui ont parfois été annonciatrices de restructurations politiques importantes, souvenons-nous des municipales de 1977 avec le Parti Socialiste qui remporte ces élections, et en 1981 François Mitterrand est élu. De même en 1983 avec les municipales qui annoncent le résultat des législatives de 1986. Est-ce qu'on est dans ce cas aujourd'hui ? Je ne sais pas, mais ce que je pense c'est que l'objectif du Rassemblement National est de disposer d'un groupe parlementaire au Sénat au mois de septembre prochain, avec dix sénateurs."Pour Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP : "Les partis vont essayer d'imposer cette grille de lecture. Par exemple, si le Parti Socialiste conserve Paris, Lille, Marseille et remportent Strasbourg, voire Toulouse, ce sera vu comme un succès et cela peut augurer d'une dynamique présidentielle, même si les deux scrutins n'ont absolument rien à voir. Une présidentielle s'inscrit dans un continuum d'élections." Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 202634 min

Ep 108Bonjour chez vous ! du 6 mars 2026

Bonjour chez vous !, c'est votre rendez-vous quotidien avec l'actualité qui vous concerne. Des débats, des reportages en régions et bien sûr toute l'actualité politique et parlementaire. Nous serons au plus près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.Au programme de cette édition : La guerre au Moyen-Orient s’installe dans la durée. La France assure ne pas être engagée dans le conflit, mais la situation soulève de nombreuses inquiétudes, notamment pour les Français présents dans la région et pour la stabilité internationale. Quelles conséquences diplomatiques, sécuritaires et politiques pour la France ? Éclairage avec le sénateur des Français de l’étranger Ronan Le Gleut.À l’approche des élections municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? La gauche peut-elle conserver ses bastions urbains ? Entretien avec Emmanuel Grégoire, candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris.À quelques jours du scrutin, quels partis apparaissent en position de force ? Qui peut gagner ou perdre gros lors de ces municipales ? Dans un contexte international tendu, les crises géopolitiques peuvent-elles influencer le vote ou la participation ? Débat et analyse avec le politologue Arnaud Benedetti, le directeur général de l’IFOP Frédéric Dabi et la journaliste Bérengère Bonte.À travers la presse régionale, tour de France de la campagne municipale. Quels sont les enjeux locaux et les rapports de force sur le terrain ? Focus notamment sur Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes, et sur la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes locales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 20261h 27m

Emmanuel Grégoire : « Rachida Dati a à l’évidence peur du débat et c’est irresponsable »

Le candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. À neuf jours des élections municipales, il a évoqué les enjeux de la campagne et notamment la difficulté à organiser des débats électoraux télévisés avec la candidate LR et MoDem Rachida Dati. Emmanuel Grégoire se veut catégorique : « Rachida Dati ne peut pas se défausser, se cacher systématiquement, elle a à l’évidence peur du débat et je crois que c’est irresponsable. Qui peut prétendre être maire de Paris qui n’est même pas capable d’accepter un débat avec ses principaux adversaires ? C’est incompréhensible et on va continuer à mettre la pression. Il n’y a pas la démocratie pour les uns, et Rachida Dati qui fait ce qui veut de l’autre. Je pense que si elle ne le faisait pas, c’est un signe de faiblesse qui la disqualifie pour être maire de Paris. Se soustraire aux règles de bases d’un débat démocratique n’est, à mon avis, pas acceptable, ni responsable ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 202622 min

Estrosi/Ciotti : duel fratricide à Nice

Brice Soccol, politologue, essayiste et co-auteur du livre : “L'écharpe et les tempêtes : Face aux maires, la défiance inattendue ?” était face à Jean-Baptiste Forray, rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes et auteur du livre “Les Frères ennemis de la Côte” lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous. Les deux intervenants sont revenus notamment sur les municipales de Nice avec le duel fratricide entre les deux candidats pour la mairie de Nice : Christian Estrosi et Éric Ciotti.Pour Jean-Baptiste Forray, la situation est intense : « Ce qui est assez savoureux dans ce combat, c’est que c’est une guerre interne à la droite. Les violences intrafamiliales en politique, c’est ce qu’il y a de pire. On assiste à une guerre civile au sein de la droite dure. Avec un Christian Estrosi, qui a été tenté, de se rapprocher de l’extrême droite au moment des régionales de 1988. Et cela, Éric Ciotti l’a rappelé de manière fielleuse. Il y a toujours des allers-retours entre la droite et l’extrême droite à Nice. » Concernant cet ancien duo niçois, le chef délégué de La Gazette des communes rappelle que ce sont "deux personnages qui se connaissent par cœur, deux frères ennemis qui ont menés tous les combats électoraux de Nice et de l’arrière-pays, pendant 20 ans. »Le politologue Brice Soccol évoque l’importance de cette élection dans les enjeux de la Présidentielle : « D’un côté, vous avez un candidat qui représente la droite centriste et républicaine avec Christian Estrosi. D’un autre côté, il y a Éric Ciotti qui incarne une droite souverainiste et nationaliste. Ce sont deux visions stratégiques des droites de la droite que l’on pourrait retrouver à l’élection présidentielle. »Les intervenants ont également précisé que la situation conflictuelle au Moyen-Orient risquait d’impacter les enjeux des municipales françaises, Jean-Baptiste Forray se demande : « Est-ce que Donald Trump n’aurait pas finalement tué les élections musicales ? Le risque est que ce scrutin passe totalement au second plan. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 202631 min

Yasmina Asrarguis : « Les Kurdes vont-ils aider Trump après avoir été abandonnés par deux fois ? »

La spécialiste du Moyen-Orient Yasmina Asrarguis était l’invitée de la deuxième partie de la matinale Bonjour Chez Vous, afin d’apporter son expertise sur les embrasements dans la région. La chercheuse associée à l’Université de Princeton et à la Fondation Jean-Jaurès, était face à Oriane Mancini et au journaliste responsable du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lécuyer. Après avoir rappelé que l’opération menée par les Etats-Unis venait d’une « stratégie préparée depuis des mois par la CIA », Yasmina Asrarguis précise que la question sur la population kurde est primordiale. Elle interroge : « Est-ce que les Kurdes vont revenir au secours des Américains après avoir été abandonnés par deux fois ? L'autrice de l'essai “Le mirage de la paix. La véritable histoire d'Israël et des pays arabes” approfondit : « Les Kurdes ont été abandonnés par Donald Trump lui-même, qu’il s’agisse récemment de leur situation en Syrie où ils n’ont pas été soutenus face à Al-Charaa, le président actuel qui a succédé à Bachar al-Assad. Et en réalité dans l’imaginaire de Donald Trump, quand il regarde l’Iran et cette région, il y voit deux modèles. Le modèle vénézuélien ; où globalement vous coupez la tête et vous vous appuyez sur un régime déjà en place avec qui vous pouvez établir un contact et ensuite gouverner, et ensuite gouverner et obtenir ce que vous voulez en matière de prospérité économique, un pilier extrêmement important pour le président américain. D’un autre côté vous avez le modèle syrien ; la Turquie d’Erdogan avait soutenu de très longue date Al Joulani, qui était initialement à la tête de d’un mouvement djihadiste al-Nosra et qui est allé jusqu’à Damas. Le pari que fait donc potentiellement Donald Trump en ce moment c’est de dire ‘’Les Kurdes peuvent être notre nouveau Joulani pour l’Iran’’. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 202626 min

Ep 107Bonjour chez vous ! du jeudi 5 mars 2026

Au programme de cette édition : la guerre au Moyen-Orient s’intensifie. Les États-Unis et Israël affirment que la résistance de l’Iran s’affaiblit, tandis qu’Emmanuel Macron alerte sur les risques d’embrasement régional, notamment pour le Liban. La désescalade est-elle encore possible ? La diplomatie peut-elle reprendre la main ? La paix dans la région est-elle une perspective crédible ou un mirage ? Éclairage dans l’entretien avec Yasmina Asrarguis, spécialiste du Moyen-Orient.Quelles conséquences pour la France ? Le risque terroriste peut-il s’intensifier sur le territoire national ? Le conflit menace-t-il aussi le pouvoir d’achat avec une hausse possible des prix du carburant ? Analyse avec le sénateur centriste Olivier Cadic.Les crises internationales influencent-elles les scrutins locaux ? Un contexte géopolitique tendu peut-il peser sur le vote lors des municipales ? Débat avec Jean-Baptiste Forray, de La Gazette des Communes, et le politologue Brice Soccol.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne s’intensifie dans les territoires. Quels sont les rapports de force locaux ? Focus sur Montpellier et Nîmes, importante ville aujourd’hui détenue par la droite, ainsi que sur Limoges, où les équilibres politiques pourraient être rebattus par de nouvelles alliances. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 20261h 27m

Olivier Cadic : « La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre »

Le sénateur d’Union Centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient. Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant qu’il faut que ça s’arrête »Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 202624 min

Pierre Jouvet : «Mélenchon au 2e tour ? La meilleure chance de voir l’extrême droite au pouvoir»

Le député européen et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet était l’invité politique de la matinale Bonjour chez vous. Dans un premier temps, il a félicité la réponse du Président Emmanuel Macron face aux attaques au Moyen-Orient, notamment concernant la protection de la France au niveau européen, la possibilité de déploiement, la condamnation de l’attaque américano-israélienne et les mesures prises pour assurer la sécurité des ressortissants français dans les pays de la zone. Pierre Jouvet est par la suite revenu sur les récents échanges interposés sur X et accusations visant Jean-Luc Mélenchon. Le député européen assure : « Je n’ai aucune leçon à recevoir d’un bourgeois sur son canapé qui fait aujourd’hui de l’antisémitisme une expression commune dans beaucoup de ses discours. La lutte antifasciste, personne au Parti Socialiste n’a attendu Jean-Luc Mélenchon pour la combattre. Personne. Tout ce qui est mené par Jean-Luc Mélenchon, depuis des semaines, ne fait que renforcer celles et ceux qui portent justement ce combat contre l’antifascisme. Parce que lorsque l’on est devenu, comme c’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, par stratégie politique, par tactique politicienne, celui qui est aujourd’hui l’homme politique le plus détesté de ce pays, à cause de ses outrances, et qu’on est en train de mettre toute la gauche française au ban de la société, je lui dis que ‘’ce qu’on croit servir, on le dessert’’. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 202624 min

Guerre au Moyen-Orient : l'escalade s'intensifie

Le Général Dominique Trinquand et l’éditorialiste politique Françoise Degois se sont exprimés lors de la matinale de Bonjour Chez Vous suite à l’allocution télévisée du Président Emmanuel Macron. Pour l’ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, il faut préciser que la France est engagée militairement « de façon défensive ». Le Général nous rappelle que les attaques contre l’Iran sont menées conjointement par les Etats-Unis et Israël, alors que pour la France, c’est différent : « Il s’agit de défendre ses alliés. Nous avons des accords avec le Qatar, le Koweït, L’Arabie Saoudite et une base en Jordanie, donc on remplit notre rôle. On ne signe pas des traités pour se faire plaisir. »L’éditorialiste relève l’attitude du Président lors de son discours : « Je l’ai trouvé extrêmement clair sur les objectifs. Envoyer le Charles-de-Gaulle n’est pas qu’un symbole. C’est-à-dire que vous montrez la puissance de la France. J’ai noté la différence entre le Emmanuel Macron de samedi soir un peu dépité et amer qui dit ‘’On n’a pas été prévenu’’ et le Emmanuel Macron d’hier où d’un seul coup la France montre sa puissance en étant partie prenante avec des objectifs clairs : la défense de nos compatriotes, le respect des traités que l’on signe et la défense économique avec le détroit d’Ormuz. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 202631 min

Ep 106Bonjour chez vous ! du 4 mars 2026

Au programme de cette édition : l’annonce majeure d'Emmanuel Macron hier soir dans son allocution télévisée, le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval font route vers la Méditerranée. Ses moyens aériens, ses frégates d’escorte, ainsi que des Rafale déjà déployés au Moyen-Orient, participent à la défense de l’espace aérien des alliés de la France. Que signifie ce repositionnement stratégique ? S’agit-il d’un signal dissuasif ou d’une préparation à un engagement plus large ? Analyse avec Françoise Degois et le Général Dominique Trinquand.Emmanuel Macron a mis en garde contre une opération terrestre israélienne au Liban, évoquant « une escalade dangereuse » et « une erreur stratégique ». Ces propos relèvent-ils de la diplomatie d’équilibre ou fragilisent-ils la position française ? Décryptage avec le sénateur Christian Cambon, envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales.Autre réaction politique avec Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste et député européen. Le chef de l’État a proposé la constitution d’une coalition internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz. La France peut-elle entraîner ses partenaires ? Qui serait prêt à s’engager ?À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa phase décisive. À Toulouse, le Parti socialiste espère reconquérir la « ville rose » sur le plan politique. Quels sont les rapports de force locaux ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 20261h 28m

Christian Cambon : « Macron a eu raison de donner cet ordre, car nous avons des accords de défense »

Le sénateur (LR) du Val de Marne et envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales Christian Cambon était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous.Suite aux évolutions des combats armés au Moyen-Orient, Christian Cambon estime qu’il était nécessaire d’aller aux combats, malgré la nature de l’intervention qui n’émanait pas du droit international. Il déclare : « Cela fait 47 ans que cette affaire dure. Il y a eu toutes sortes de conférences internationales, des négociations publiques, privées, etc. Rien ne débouche. Et l’on voit bien la violence de la réaction de l’Iran vis-à-vis de ses voisins, combien ce pays était surarmé et consacré à sa défense. Ses capacités d’agressions ont une masse très importante qu’il fallait faire taire, et c’est ce qui est en cours. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 202626 min

Dissuasion nucléaire française : le pouvoir de la peur ?

Au quatrième jour des affrontements qui embrasent le Moyen-Orient, déclenchées par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, les conflits se poursuivent. Ce sont les intervenants Michaël Darmon, éditorialiste politique I24News et le Général François Chauvancy, rédacteur en chef de la revue “Défense de l’Union-IHEDN” qui s’expriment aujourd’hui, sur le lancement des opérations militaires, lors de la matinale de Bonjour Chez Vous.Bien que le discours de l’Ile Longue prononcé par le Président Emmanuel Macron était déjà prévu au programme politique avant les conflits récents qui touche le Moyen-Orient, selon l’éditorialiste il était justifié et devait être maintenu. Pour Michaël Darmon « le Président veut être, lui aussi à sa manière, un game-changer, en changeant la donne en Europe, notamment avec cette annonce de partage de la dissuasion ».Le Général conteste « : « On ne partage pas la dissuasion nucléaire. Il n’y a pas de partage. C’est toujours le Président de la République la personne détenteur elle-même qui est détenteur de l’usage, ou non, de l’arme nucléaire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 202630 min

Cédric Perrin : « Le conflit au Moyen-Orient s’étend de manière incontrôlée »

Suite au discours prononcé par le Président Emmanuel Macron hier, lors de son déplacement en Bretagne à l’Ile Longue, le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur LR du Territoire de Belfort, Cédric Perrin, s’est exprimé sur les conséquences de ce conflit armé, lors de la matinale Bonjour Chez Vous. Il rappelle les propos du Chef d'état-major des armées, en novembre 2025, concernant l’importance de se réarmer, mais surtout il insiste sur l’aspect économique de ces déstabilisations.Cédric Perrin, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées précise : « Les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient ne sont pas encore mesurées, elles vont être économiques avec le détroit d'Ormuz, d’un point de vue commercial et énergétique. On voit déjà que les marchés se sont emballés, que l’augmentation du baril est en cours, car il y a des risques de pénuries. Les infrastructures des pays du Golfe sont à portée des missiles iraniens. Donc on ne sait pas comment tout cela va se jouer. »Des conséquences sur l’approvisionnement du marché de l’énergie qui touchent un certain nombre de pays : « Je pense à la Chine, le Japon, la Corée ou encore les pays européens qui dépendent de ces échanges commerciaux et énergétiques. Tout cela va générer un certain nombre de problématiques, les Américains de leur côté ont une certaine autonomie en matière énergétique, puisqu’ils ont du gaz de schiste, donc ils seront sans doute moins touchés par tout cela, mais il reste tout de même un risque inflationniste. » Le président de la Commission des affaires étrangères affirme sans détour que ces affrontements représentent « un risque économique et un bouleversement majeur. Je crois que, de plus en plus, on vit dans un monde de chaos, d’instabilité et on rajoute de l’instabilité à l’instabilité, le monde n’en manquait pas ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 202632 min

Guillaume Ancel : « La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran, c’est l’action terroriste »

L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous du 3 mars 2026. Selon lui, le conflit actuel qui impacte tout le Moyen-Orient « n’est pas tenable dans le temps ; dans moins de trois semaines, tout cela sera complètement terminé ».L’ancien lieutenant-colonel rappelle que la fermeture du Détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes génère des conséquences négatives également dans le pays. Il précise : « L’Iran est en train de chercher quels sont les moyens qui leur permettraient réellement de perturber cette opération. Ils ont fermé le Détroit d'Ormuz, mais le problème c’est que l’Iran a aussi besoin du détroit, pour exporter son pétrole ; par conséquent, ça ne peut pas durer. Les marchés s’affolent et les compagnies pétrolières en profitent pour augmenter les prix à toute vitesse. » La position de Guillaume Ancel prend un tournant fort, lorsqu’il déclare :« La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran jusqu’ici c’est l’action terroriste, et c’est ça qui inquiète tous les pays, y compris Israël et les Etats-Unis parce que c’est une menace plus compliquée à gérer et par conséquent tous les services de renseignements du monde entier sont sur les dents pour éviter qu’il y ait un attentat qui touchera évidemment des innocents. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 202619 min

Ep 105Bonjour chez vous ! du 3 mars 2026

Au programme de cette édition : émission spéciale consacrée à la guerre au Moyen-Orient.Donald Trump évoque plusieurs semaines d’opérations militaires et affirme pouvoir aller au-delà si nécessaire, n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. De son côté, Israël étend ses opérations au Liban en réponse aux actions du Hezbollah. L’Iran multiplie les ripostes, tandis que des intérêts américains sont visés dans la région. Les États-Unis s’apprêtent-ils à franchir un nouveau cap ? Assiste-t-on à une extension régionale du conflit ? Analyses et décryptages avec nos experts. À 12 jours des municipales, les dernières dynamiques de campagne : À Nantes, la majorité sortante est fragilisée, la ville peut-elle basculer ? À Brest, débat entre les candidats sur notre antenne. Et dans 68 communes, aucun candidat déclaré : comment expliquer cette crise des vocations locales ? Le point dans notre journal de campagne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 20261h 27m

Ep 104L'intégrale du lundi 2 mars 2026

Au programme de cette édition spéciale : Israël et les Etats Unis ont frappé samedi l’Iran, qui riposte depuis. Le Guide Suprême Ali Khamenei a été tué, 48 dirigeants également. Le régime des Mollahs va-t-il tomber ? L’Iran va-t-elle être soutenue dans sa riposte ? Le Hezbollah a tiré vers Israël cette nuit. Faut-il craindre un embrasement régional ? Analyses avec le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre. Donald Trump dit prévoir une opération de 4 semaines ou moins, que peut-il faire dans ce laps de temps ? Peut-il faire tomber le régime sans troupes au sol ? Nous recevons également le sénateur socialiste Rachid Temal. Quel rôle pour la France dans ce conflit ? Emmanuel Macron appelle l’Iran à mettre fin aux "attaques inconsidérées", et envisage des "actions défensives" contre l’Iran avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. Faut-il entrer dans le conflit ? Emmanuel Macron doit-il réunir les forces politiques ? Enfin dans le Club des Territoires, grand débat sur ce thème avec nos éditorialistes Élizabeth Martichoux, Valérie Lecable et le géopolitologue Pascal Boniface. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20261h 28m