PLAY PODCASTS
Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

765 episodes — Page 4 of 16

Général Vincent Desportes : « La France est en guerre depuis ce matin »

Alors que les tensions redoublent au Moyen-Orient, le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre et professeur de stratégie à Sciences Po et HEC, était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" pour apporter son éclairage sur les conflits armés en cours. Selon l'expert, les hostilités ont franchi un seuil : « On est dans une guerre régionale, mais aussi dans une guerre plus large que cela. La France est en guerre depuis ce matin, car elle a décidé, dans une posture défensive, d'aller réduire les armes qui tirent depuis l'Iran. Ce qui veut dire, de manière très concrète que nos avions vont monter en l'air et aller tirer leurs missiles en l'air (...). Pour nous défendre, nous allons prendre part à cette guerre. Certes, c'est une guerre régionale, tout le Moyen-Orient est enflammé, mais ça dépasse largement le Moyen-Orient : un pays européen a été frappé, c'est Chypre. » Le Général rappelle la notion de droit international et européen avec la potentielle application de l'article 42.7 du Traité sur l'Union européenne, qui prévoit d'ailleurs une défense mutuelle des États membres en fournissant aide et assistance, si l'un des états subit une agression armée sur son territoire.Selon l'expert, l'ordre mondial est totalement bouleversé. « On est dans une guerre tellurique, c'est-à-dire dans une recomposition totale à la fois du Moyen-Orient et une recomposition à venir dans un monde qui était largement décomposé déjà depuis le 24 février 2022. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202617 min

Rachid Temal : « Ceux vous expliquent ce qu’il va se passer en Iran, c’est de la boule de cristal»

Rachid Temal, Sénateur PS du Val-d’Oise et Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Evoquant les conflits aux Moyen-Orient, le Sénateur pose une question centrale sur le pouvoir iranien : « Est-ce qu’il préfèrera sauver son régime, même si pour cela il doit faire des concessions énormes, ou aller jusqu’au bout de sa guerre ? Je ne le mesure pas, je pense que personne ne le mesure. Tous ceux, sur les plateaux TV, qui vous expliquent ce qu’il va se passer… Très bien, mais c’est de la boule de cristal. »Suite au conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient organisé par l’Élysée ce samedi 28 février et dimanche 1er mars, le Président Emmanuel Macron a déclaré que la France n’a été ni prévenue de l’opération, ni impliquée dans ces frappes américano-israéliennes visant l'Iran. Pour le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette décision est le fruit de la méthode trumpienne. Rachid Temal y voit deux causes : « Il y a une logique de grands secrets et aussi, il y a une forme de méfiance du pouvoir américain vis-à-vis de tout ce qui n’est pas américain ou totalement aligné sur les Etats-Unis. C’est une opération totalement individuelle, et c’est bien regrettable. » Selon le Vice-président de la Commission des affaires étrangères : « Il serait préférable que l’exécutif réunisse dès à présent les forces politiques au Parlement pour les tenir informées de la situation, afin de faire face aux conséquences présentes (notamment avec les navigations pétrolières fermées), ainsi qu’à venir. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202634 min

Attaques en Iran : le spectre d’un embrasement au Moyen-Orient

Suite au lancement de l’opération « Fureur épique » du Président Donald Trump, les récentes attaques israélo-américaines portent un objectif : faire tomber le régime des mollahs en Iran. La riposte iranienne provoque un embrasement régional, en attaquant les bases militaires américaines situées en Israël, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes Unis, au Qatar, en Jordanie ainsi qu’au Koweït. La question des conflits au Moyen-Orient est au cœur de notre débat ce matin dans la matinale "Bonjour Chez Vous". Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat ; le contexte actuel nous met dans une situation inconfortable, où à la fois, nous devons « être en communion avec les iraniens et les iraniennes, qui subissaient une situation de dictature religieuse épouvantable, et par ailleurs, nous subissons aussi la loi de la force trumpiste qui, pour des européens, nous met dans une situation compliquée car ce ne sont pas nos valeurs. » Pour Valerie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info, le contexte psychologique global de Trump est puissant où il faut « aller vite, taper fort avec un objectif ultime qui est très dur : changer la donne au Moyen-Orient ». Le géopolitologue et directeur de l'IRIS Pascal Boniface conclut le débat en rappelant que le président Trump a encore la possibilité de reprendre les négociations avec l’Iran, cependant « s’il négocie pour avoir le même régime, un peu moins répulsif, ce sera un échec pour lui. ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202626 min

Salon de l'Agriculture : révélateur d'une crise profonde ?

Fréquentation en baisse avec l'absence des bovins, traité de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, négociations des prix des produits agricoles et des marges de l'agro-industrie et de la grande distribution, baisse du budget de la Politique Agricole commune : le Salon de l'Agriculture est-il le révélateur d'une crise profonde du monde agricole ou la seule façade positive qu'il lui reste ?Emmanuelle Ducros, journaliste économique spécialiste des questions agricoles et alimentaires à l'Opinion, décrit « un Salon de l'Agriculture avec un côté presque désespéré. Le monde agricole répète la même chose depuis des années, face à un politique dont le temps n'est pas le même et face à une société qui n'a pas entièrement compris la complexité des enjeux. Cela fait trois ans que l'on enchaîne les crises avant le Salon de l'Agriculture. Aujourd'hui il manque l'euphorie habituelle où la famille agricole se retrouve. On a plutôt un poids et une exaspération qui pèsent sur tout le monde ».Frédéric Denhez, auteur et journaliste spécialiste des questions d'environnement, chroniqueur pour Marianne, va plus loin : « Les agriculteurs ne sont plus désespérés, ils sont passés au-delà du stade de la colère. Ils sont désabusés, ils se sentent déconsidérés, et encore, il faudrait pour cela qu'ils aient été considérés à un moment ou à un autre. Il y a environ 60 à 70% d'entre eux qui ne votent pas lors des élections syndicales. Mais surtout ils se sentent invisibilisés par la population, complètement schizophrène, qui aime l'image des agriculteurs, de la France d'avant, mais c'est simplement un rapport affectif à une prétendue ascendance agricole. Pour moi, le Salon de l'Agriculture ne devrait même pas exister c'est l'agriculture carte postale ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 202633 min

Julien Denormandie : « Il y a une vision commune dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs »

Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre de l'Agriculture et du Logement était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à l'actualité bouillonnante autour des agriculteurs français : traités de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, baisse budgétaire de la Politique Agricole Commune et épidémie de dermatose nodulaire. Également auteur de « Le Chant du Sol », Julien Denormandie espère remettre la qualité du sol au centre des considérations politiques sur notre production agricole.Julien Denormandie déplore que « la seule résolution au niveau international sur le sol, c'est cette journée internationale du sol le 5 décembre avec le roi de Thaïlande. Alors c'est très bien de l'avoir fait, c'est une forme de considération, mais on est très éloignés de la réalité de nos politiques (...). Les seuls qui avaient tenté de remettre le sol au centre des politiques économiques, ce sont les physiocrates, on en est très loin aujourd'hui. Qu'est-ce que le sol aurait dit au salon de l'Agriculture ? Probablement `écoutez-moi'. Tout ce que le sol a enterré on a essayé de le sortir, le pétrole, même des virus avec la fonte des glaces au nord, alors que le sol nous avait dit qu'il était bien de le laisser là. Et à l'inverse, tout ce qu'il nous redonne, l'eau, l'oxygène, on devrait peut-être l'utiliser avec parcimonie ».Julien Denormandie explique les difficultés qu'ont les politiques à trouver des solutions à la question agricole face à la diversité des cas et des crises sur le terrain : « On devrait parler de `nos agricultures', même de `nos territoires agricoles'. Aujourd'hui vous avez des territoires ou des productions en souffrance, parfois les deux. Par exemple, la crise céréalière dans les zones intermédiaires, due à des causes structurelles sur la qualité du sol, mais aussi à des raisons économiques avec le cours de matières premières et les prix des intrants. Il faut accepter cette complexité et apporter des réponses territoire par territoire et filière par filière. Sur les syndicats, ce sont parfois des visions qui s'opposent. Mais ça fait partie de la beauté d'une démocratie. Mais il y a quand même une vision partagée dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 202624 min

Pierre Barros : « Le marché de l'acier est inondé, il faut nationaliser ArcelorMittal »

La nationalisation de l'entreprise ArcelorMittal, considérée comme un fleuron français de la sidérurgie est avancée par une partie de la gauche et des syndicats de travailleurs. Mercredi, des délégations de la CGT, de Safran, d'EDF manifestaient devant le Sénat pour préconiser cette solution : « Sans acier, il n'y a ni automobile, ni naval, ni énergie ». Pierre Barros, sénateur (PC) du Val-d'Oise, était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette proposition au sein de l'Hémicycle. Pierre Barros affirme que : « ArcelorMittal est un totem, c'est un acteur majeur de la sidérurgie. C'est un symbole et des milliers d'emplois. Si au sortir de la Seconde Guerre mondiale on a créé le CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, c'est que à un moment donné nous sommes très attentifs aux questions stratégiques, notamment sur les forces motrices, à l'époque c'était le charbon, aujourd'hui c'est l'électricité. Et puis sans acier il n'y a plus d'industrie. Le marché est inondé par l'acier étranger, notamment chinois, mais on voit que sur la question de la nationalisation, il reste surtout un clivage idéologique gauche-droite ». Pierre Barros est également revenu sur le Salon de l'Agriculture. Pour lui cet espace « devient un endroit où l'on fait salon. Tout le monde y va ça devient un passage obligé, une agora. C'est comme un plateau télé, on se montre, on se fait filmer, on peut faire passer des messages et des scandales aussi. Cela devient un espace politique parce qu'il y a une crise agricole, il y a aussi des choix économiques, liés à la production de produits à la consommation courante et qui ont des effets directs sur notre alimentation. Il est donc évident que les politiques de tous bords y feront un saut ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 202624 min

Le Rassemblement National et Mélenchon reprennent leur duel à distance

C'est un duel à distance qui se met en place entre le Rassemblement National et La France Insoumise. Avec le scrutin municipal comme enjeu, mais aussi l'élection présidentielle de 2027, Marine le Pen et Jordan Bardella échauffent leur écurie politique au Salon de l'Agriculture, tandis que Jean-Luc Mélenchon exalte ses partisans depuis un meeting en soutien à Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate à la mairie de Lyon. Ces tensions mettent en évidence qu'à un an de la présidentielle, l'élection des maires est un enjeu symbolique majeur pour les partis politiques. Arnaud Benedetti, Directeur de la Nouvelle Revue Politique, estime que Jean-Luc Mélenchon « est depuis très longtemps dans une stratégie de conflictualisation dans laquelle il accélère. Il ne peut que susciter une indignation tout à fait légitime. Jean-Luc Mélenchon est suffisamment intelligent et cultivé pour savoir ce qu'il fait. On ne peut pas considérer que c'est une maladresse de sa part. Il cherche à solidifier son socle électoral central, l'électorat dont il a absolument besoin dans la dynamique d'une élection présidentielle. C'est cet électorat qui le portera in fine à la qualification au second tour. Je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie gagnante, mais c'est la sienne ». Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, c'est « Jean-Luc Mélenchon qui est en train d'installer un match entre La France Insoumise et le Rassemblement National. Cela m'avait beaucoup frappé lorsque Jordan Bardella avait tenu sa conférence de presse après la mort de Quentin Deranque : il avait presque moins parlé de LFI que du bloc central, d'avoir favorisé l'élection de la gauche avec le front républicain. On aurait pu imaginer que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait l'effacement, le profil bas, mais il fait tout le contraire ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 202634 min

Frédéric Dabi : « On est dans une crise politique jamais vue, l'homme politique est un astre mort »

Le scrutin municipal approche à grand pas avec un premier tour le 15 mars et le second le 22 mars. Alors que les campagnes sur le terrain s'accélèrent, la matinale « Bonjour chez vous ! » recevait Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'IFOP pour nous éclairer sur les enjeux qui sous-tendent l'élection locale dans un contexte de crise particulier. Une question est au centre du débat : le vote local va-t-il être influencé par des enjeux nationaux ? Frédéric Dabi explique que « ces élections municipales se tiennent dans un contexte inédit, car comme en 2001, c'est le dernier scrutin organisé avant l'élection présidentielle. Inédit également parce que nous sommes dans une crise politique jamais vue, avec une décrédibilisation de l'homme politique : les Français ont l'impression qu'il ne fait rien, que c'est un astre mort. La question qui se pose aujourd'hui c'est quel sera l'impact au niveau local. Car, au contraire, les maires sont des élus de terrain, qui inspirent davantage la confiance, et ils contribuent à réenchanter la promesse du politique ». Frédéric Dabi se penche sur le cas particulier de « Nice, qui est peut-être l'une des villes les plus importantes en termes de symbole, avec une élection où le scrutin est plus qu'incertain. Le maire sortant, Christian Estrosi, est en danger, et là aussi, on le verra en fonction des configurations de vote au second tour, s'il y a une union des droites, si au contraire il y a un front républicain contre Éric Ciotti, d'ailleurs Christian Estrosi en avait bénéficié en 2015 aux élections régionales. En général, le second tour est convenu dans le premier tour, mais je ne pense pas que ce soit le cas dans ce scrutin, on remarquera plutôt une discontinuité de l'un à l'autre ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 202622 min

Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »

Les suites de la mort du militant nationaliste sous les coups de militants antifascistes Quentin Deranque agitent toujours les débats politiques. Ce mercredi aux questions d'actualité au Sénat, Sébastien Lecornu s'en est pris à LFI : « Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnault est toujours membre de La France Insoumise ».Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme insiste : « Je veux revenir sur ce que Laurent Wauqiez a dit sur le `cordon sanitaire' vis-à-vis de La France Insoumise. Cela me fait doucement rire. Je viens d'Auvergne Rhône-Alpes, le `cordon sanitaire' il a été mis en place contre le Rassemblement National (...). Ce cordon, que nous avons mis en place, nous, la gauche, a permis de sauver 11 députés Les Républicains dans notre région. Je ne pense qu'on n'a pas de leçons à recevoir en matière de `cordon sanitaire', on a fait notre part, et l'inverse a été moins vrai ».Marion Canalès porte une proposition de loi pour réserver la vente de protoxyde d'azote aux professionnels pour éviter les dérives : « Sur le protoxyde d'azote, on est face à un vrai phénomène de société. Beaucoup de parlementaires en ont parlé avant moi, tout a été dit ou presque, mais ça peine encore à avancer. (...) Valérie Létard a été précurseur sur le sujet autour des mineurs, aujourd'hui c'est un sujet qui touche également les majeurs. Maintenant il va falloir passer à la vitesse supérieure. C'est un vrai fléau, avec une consommation massive, une accessibilité. Il faut une réponse à la hauteur. On ne va pas tout résoudre avec nos textes et nos enjeux. Les maires sont en première ligne et prennent des arrêtés sur lesquels il faut les accompagner à tout prix ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 202623 min

Ep 102Bonjour chez vous ! du 26 février 2026

Au programme de cette édition : une émission consacrée pour une large partie au Salon de l'agriculture. Dermatose, accords commerciaux comme le Mercosur, revenus insuffisants, concurrence internationale : comment enrayer les crises successives qui touchent nos agriculteurs ? La France demeure-t-elle une grande puissance agricole ? Doit-elle préserver son modèle productiviste ou le réinventer ? Débat avec Frédéric Denhez et Emmanuelle Ducros.L'entretien se poursuit avec Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture. La politique agricole menée ces dernières années est-elle un échec des quinquennats d'Emmanuel Macron ? Quelles réformes auraient dû être engagées ? Quelles marges de manoeuvre restent possibles ?Dans la séquence Sénat, focus sur l'usage détourné du protoxyde d'azote, un gaz en vente légale devenu pour certains une drogue. Face à l'ampleur du phénomène, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales propose d'en réserver l'usage aux seuls professionnels, notamment dans les secteurs médical et culinaire. Cette restriction est-elle la bonne réponse ? Peut-elle réellement endiguer le fléau ?Enfin, dans nos régions, la campagne des municipales entre dans une phase décisive.Au Havre, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat. Un sondage le donne battu par son adversaire communiste. Ce scrutin local peut-il préfigurer des dynamiques nationales, voire présidentielles ? Analyse dans notre journal de campagne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 20261h 28m

Agnès Canayer : « Le dossier calédonien subit l'inconstance politique de la métropole »

Le Sénat a adopté mardi le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Parmi les mesures les plus importantes d'un point de vue symbolique, on retrouve : la reconnaissance d'un « État de Nouvelle-Calédonie » et la création d'une nationalité néo-calédonienne, qui permettra de bénéficier d'une double nationalité, en plus de la nationalité française. Le texte est cependant rejeté par le FLNKS, le principal parti indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, mais aussi par des partis non-indépendantistes, comme « Calédonie ensemble ».Agnès Canayer, sénatrice (LR) de la Seine-Maritime, membre de la Délégation sénatoriale aux outre-mer, considère que « l'avenir de la Nouvelle-Calédonie est un sujet extrêmement sensible et compliqué, avec des enjeux forts pour la France. C'est un sujet qui a toujours été piloté par Matignon, et Édouard Philippe avait été à l'époque extrêmement investi dans ce dossier. Depuis, c'est vrai que les Premiers ministres successifs avaient plus ou moins lâché l'affaire. Le dossier calédonien subit aujourd'hui les conséquences politiques de la métropole. Aujourd'hui on a en permanence des changements gouvernementaux et ça rend la constance de l'action publique compliquée. Cela accolé au timing de l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, ça n'aide pas à trouver une solution imposée ».Agnès Canayer rappelle « qu'il y a eu les émeutes de mai 2024, qui ont été sanglantes, qui ont largement déstabilisé et appauvri la Nouvelle-Calédonie. Mais il faut remonter plus en amont, sur le cycle des trois référendums prévus par l'accord de Nouméa, sur la sortie de la dépendance de la Nouvelle-Calédonie par rapport à la France. Les néo-calédoniens ont dit `non' par trois fois, donc il fallait trouver un nouveau statut. C'était le but de l'accord de Bougival, complété par l'accord d'Élysée-Oudinot de janvier dernier, et que nous tentons de transposer dans la Constitution pour tenter de trouver une solution ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 202624 min

Municipales : le grand brouillage à gauche

Barrage contre le Rassemblement National, « cordon sanitaire » contre La France Insoumise, les alliances entre appareils politiques sont de plus en plus brouillées à l'approche du premier et du second tour des municipales, les 15 et 22 mars. Mais les oppositions entre le Parti Socialiste et La France Insoumise se multiplient. Des divisions internes à la gauche qui font oublier l'alliance Nupes (la Nouvelle Union populaire écologique et sociale) formée en 2022 pour les législatives.Françoise Degois, éditorialiste politique, rappelle qu'en 2024, « le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête des législatives, ça c'est un fait. Là où les choses changent aujourd'hui, c'est que la gauche et Les Républicains sont en train de perdre la partie dans le petit monde rural. C'est tout le travail de Marine le Pen en 2017 et en 2022, où elle était quasiment la candidate des champs face au candidat des villes qu'était Emmanuel Macron avec l'élite mondialisée. Si la gauche et la droite traditionnelle perdent pied depuis quelques années c'est sur le monde rural, pas sur les bastions ouvriers que la gauche est en train de récupérer ».Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, contredit cette analyse : « La gauche récupère des ouvriers qui n'existent plus. C'est une classe sociale en France qui n'existe pratiquement plus. En revanche, le déclassement généralisé des zones périurbaines a fait que le Rassemblement National a pu progresser sur l'ensemble du territoire et arriver jusque dans des catégories socio-professionnelles et géographiques où on ne le trouvait pas jusqu'à maintenant. On verra le 15 et 22 mars si le RN a réussi à rentrer dans les municipales via les petites listes Divers droite, dont on sait qu'elles sont généralement sponsorisées par le RN en coulisses. Et cela suit le dernier sondage Odoxa, qui montre que pour la première fois, l'envie des électeurs est de ne pas renouveler le mandat ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 202635 min

Ep 101Bonjour chez vous ! du 25 février 2026

Au programme de cette édition : La campagne des municipales peut-elle être marquée par des tensions et des violences ? Le chef de l'État a récemment exprimé sa vigilance, appelant à garantir un climat démocratique apaisé. Le risque de débordements est-il réel ? Analyse et débat avec Françoise Degois et Michaël Darmon.Dans nos régions, tour de France des municipales. Cap sur l'île de Molène, en Bretagne, où aucun candidat ne s'est déclaré à l'approche du scrutin : la commune pourrait-elle se retrouver sans maire ? À Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, fait face à une poussée du Rassemblement national. Deux territoires, deux réalités électorales.Faut-il établir un cordon sanitaire autour de La France insoumise ? Le Parti socialiste peut-il encore envisager des alliances au second tour pour faire barrage au RN ? Ces stratégies redessinent-elles les équilibres à gauche ? Éclairage avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie et de Régions de France.Enfin, quel avenir institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie après trois référendums d'autodétermination ? Le Sénat a adopté un texte pour tenter de sortir de l'impasse politique. Le statu quo est-il encore tenable ? Décryptage avec la sénatrice Agnès Canayer, rapporteure du texte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 20261h 28m

Carole Delga : « Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de France »

Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente de Régions de France, était l'invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Depuis longtemps opposée à toute alliance avec La France Insoumise, elle était même la frondeuse socialiste face à la Nupes, elle réitère son opposition encore plus affirmée vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon ne sera plus le vote refuge comme il a pu l'être dans les précédentes élections ».Carole Delga ajoute que « les Français sont lucides sur ce que représente Jean-Luc Mélenchon. (...) Lorsque vous allez sur le terrain, que ça soit en Bretagne, en Occitanie ou en Auvergne Rhône-Alpes, c'est l'homme le plus détesté de France. Que ce soit lui, Bardella ou le Pen, ça les arrange d'avoir cette confrontation des extrêmes. Mais mon engagement politique c'est pour que la République gagne et pour que les idées socialistes et les idées de gauche gagnent. Et nous, Républicains, nous devons ouvrir les yeux aux Français sur le danger de l'extrême droite ».Carole Delga fustige également « la course des candidatures à la présidentielle de 2027. Il y en a trop. Vu le nombre de candidats, j'ai l'impression que personne ne réalise ce que c'est que d'être président de la République française. Ce genre de candidatures spontanées, tous bords confondus, ça n'est pas à la hauteur du moment et de ses problèmes. Donc je ne rajouterai pas mon nom à la liste. En revanche, je serai toujours autour d'une table de travail pour faire des propositions. Nous devons avoir une France qui retrouve sa puissance, qui ait un poids plus fort à l'échelle internationale, mais aussi une France qui construit une Europe plus forte ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 202621 min

Ep 100Bonjour chez vous ! du 24 février 2026

A la une de nos régions, le drapeau olympique est désormais sur le sol français. Il a été ramené dans une ambiance festive par les champions olympiques des JO de Milan à Albertville en Savoie. On prend la température à Albertville avec nos partenaires de presse locale.Il y a la fête et il y a les questions autour de l’organisation de ces Jeux avec des tensions au sein du Comité d’organisation. Son patron Edgar Grospiron est auditionné mercredi au Sénat. La gouvernance de ces Jeux dans les Alpes françaises traverse de lourdes turbulences depuis plusieurs mois. Peut-il se maintenir à la tête du COJOP ? On pose la question au sénateur centriste des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud.Tout juste revenu d’Albertville, Sébastien Lecornu est ce mardidans les allées du Salon de l’Agriculture pour répondre à la colère des agriculteurs et préparer le projet de loi agricole. Nous recevons François Patriat, ancien ministre de l’agriculture et président des sénateurs Renaissance. Dans notre débat, on se penche sur notre baromètre Odoxa. A trois semaines des municipales, on constate que 75% des Français s’intéressent à cette élection, mais que le dégagisme pourrait bien toucher les maires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 24, 20261h 27m

Jean-Michel Arnaud : « Nous attendons des réponses claires sur l’organisation des JO de 2030 »

Après deux semaines de compétition à Milan et Cortina, les Jeux Olympiques d’hiver de 2026 se sont achevés dimanche. A l’issue de la cérémonie de clôture, le drapeau olympique a été remis à la France et a fait son grand retour ce lundi à Albertville, en Savoie : car la prochaine édition des JO d’hiver en 2030 aura lieu dans les Alpes françaises. Jean-Michel Arnaud, sénateur (UC) des Hautes-Alpes se réjouit : « Les Jeux Olympiques sont une perspective joyeuse, portée par l’enthousiasme des J.O de Milan Cortina, l’enthousiasme des très nombreux téléspectateurs sur FranceTélévisions et toutes les chaînes associées. Il y a cette envie d’avoir envie d’avoir de beaux jeux, de retrouver l’esprit olympique de Paris 2024, mais aussi l’enthousiasme vécu au bord des pistes de ski, de bobsleigh, même sur le curling et cette razzia française sur les médailles. Cela montre que malgré quelques esprits chagrins, il y a toujours un enthousiasme autour du sport. Le sport fédère et peut rassembler les territoires de la Haute-Savoie jusqu’à Nice pour les JO de 2030 ».Concernant la crise de gouvernance et les départs au sein du COJOP (le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques), le sénateur veut regarder le verre à moitié plein : « La feuille de route est installée, nous avons une loi olympique qui a été votée, nous avons Solideo, la Société de Livraison des Exports Olympiques qui est au travail, nous avons un délégué interministériel aux JO, M. Molina qui est en place. Il y a une volonté très claire au plus haut sommet de l’État - le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Sports et la présidente du CNOSF, le comité national olympique et sportif français. Nous aurons le plaisir d’auditionner demain matin M. Grospiron et la DIJOP (délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques au Sénat). Nous attendons des réponses claires sur l’organisation pour rapidement passer la première ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 24, 202628 min

Baromètre Odoxa : un intérêt croissant des Français pour les municipales

Selon le dernier baromètre Odoxa publié aujourd’hui, les municipales intéresseraient de plus en plus les Français et seraient « de plus en plus politisées sur fond d’aspiration au dégagisme ». 75% des Français disent désormais s’intéresser aux élections municipales. On assiste également à un retournement : « 55% des Français souhaitent l’élection d’un autre maire plutôt que la réélection du maire actuel, alors qu’en juin dernier une majorité de 52% des Français souhaitaient son maintien ».Émile Leclerc, directeur d’études de l’institut Odoxa, considère que « la campagne des municipales démarre assez tardivement, si vous comparez aux élections nationales comme la présidentielle, où l’on a l’impression d’être déjà en 2027. Dans le détail, quand vous creusez un peu, on constate qu’il y a des catégories de population qui sont plus intéressées, notamment les plus âgées par rapport aux plus jeunes, mais aussi les CSP+ et les cadres par rapport aux ouvriers. Cela donne aussi une idée de l’électorat que l’on aura le jour J ».Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris, rappelle « que les municipales restent une élection locale, autour de figures connues par les gens : des équipes, des personnalités, des grands sportifs, des capitaines d’industrie, mais ça peut aussi être des présidents d’association. Les candidats qui font partie intégrante du tissu local ont un avantage par rapport à d’autres, évidemment ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202633 min

François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »

Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce mardi au Salon de l’agriculture, porte de Versailles à Paris alors que le monde agricole traverse une crise majeure.François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, président du groupe centriste RDPI-Renaissance au Sénat, et ancien ministre de l’Agriculture, témoigne : « Je suis élu maintenant depuis presque un demi-siècle. J’ai fait des salons de l’Agriculture tous les ans, et toutes les années il y a eu des difficultés, voire des crises. Et je pense que dire que les quinquennats d’Emmanuel Macron n’auraient pas été favorables à l’agriculture est un non-sens. Prenons trois sujets liés à l’agriculture : la retraite portée au SMIC, personne ne l’avait faite et tout le monde la demandait depuis des années, l’assurance récolte, une mesure qui permet de sauver l’agriculteur face aux conditions climatiques que l’on connaît aujourd’hui et la loi EGalim, qui permet aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie ».François Patriat a également réagi aux suites politiques du meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque. Convoqué au Quai d’Orsay, l’ambassadeur américain Charles Kushner ne s’est pas présenté à la convocation du ministre des affaires étrangères. Le diplomate avait commenté la mort de Quentin Deranque la qualifiant de "drame qui concerne la communauté nationale". Pour François Patriat, « c’est inadmissible. Quand on se permet de porter un jugement sur ce qu’il se passe à l’intérieur du pays, alors que dans son propre pays le nombre d’homicides est six fois supérieur à celui de la France. Venir donner des leçons ici, dans un pays dans lequel il est hôte, me paraît inapproprié et incorrect. Il est dans la méthode de son mentor, M. Trump, avec aujourd’hui ce mépris pour l’Europe, en croyant que la loi et l’ordre c’est lui. Cela méritera certainement des suites de la part du gouvernement français, compte tenu du fait qu’un ambassadeur qui ne répond pas à une invitation c’est non seulement une maladresse mais une grossièreté ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202621 min

Marion Maréchal : « Le seul qui appelle sans ambiguïté à la violence, c’est Mélenchon »

Samedi 14 février, Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste de 23 ans, mourrait de ses blessures, à la suite à une rixe avec des militants d’ultragauche. L’enquête vise sept suspects, dont des anciens membres de la Jeune Garde, association dissoute, dont deux assistants parlementaires de Raphaël Arnault, député de La France Insoumise du Vaucluse et co-fondateur de la Jeune Garde. Ce samedi 21 février, 3.200 personnes selon la préfecture lyonnaise ont défilé en hommage à Quentin. Des saluts nazis et des insultes homophobes auraient été signalés dans le cortège. Marion Maréchal, eurodéputée ECR (conservateurs et réformistes européens), présidente de « Identité Libertés » et invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! » dénonce le « narratif qui s’installe ». Elle rappelle « qu’un jeune homme de 23 ans est mort avec le crâne fracassé par terre à coups de pied et de poing par une milice d’extrême gauche liée à La France Insoumise, je pense que tout le monde en conviendra. Et maintenant, une semaine après ce n’est plus le sujet central, la mort de Quentin Deranque devient secondaire. Il faudrait instiller dans l’esprit des Français qu’il existe une grande menace existentielle : le retour du nazisme et du fascisme. C’est tout simplement grotesque, on assiste à une diabolisation systématique des personnes qui sont venues rendre hommage à Quentin. Alors que le seul qui appelle sans ambiguïté à la violence c’est Jean-Luc Mélenchon ».Marion Maréchal est également revenue sur la polémique entre la présidente du conseil italienne et le président de la République Emmanuel Macron sur la mort de Quentin : « En Italie ils ont connu de très graves périodes d’affrontements de l’extrême gauche et de l’extrême droite, avec plusieurs centaines de morts. Donc quand Meloni sait la mansuétude que la France a eu vis-à-vis de ces terroristes d’extrême gauche, pour elle, évidemment ça résonne avec la mort de Quentin Deranque. Alors qu’Emmanuel Macron instrumentalise la mort de Quentin pour régler ses comptes à l’internationale ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202621 min

Vincent Louault : « La Politique Agricole Commune de l’Europe est à bout de souffle »

C’était la première fois qu’une pétition était débattue à l’Assemblée nationale, avec un record de 2,1 millions de signataires, dépassant le seuil minimal des 500.000 signatures pour être examinée dans l’Hémicycle. Elle s’opposait à la loi Duplomb, un texte qui vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », notamment à la réintroduction controversée de nombreux pesticides interdits dont l’acétamipride qui est soupçonnée d’être un neurotoxique. Vincent Louault, sénateur (Les indépendants) d’Indre-et-Loire et invité de la matinale « Bonjour chez vous » objecte : « Deux millions de pétitionnaires est-ce que c’est plus fort que le Parlement ? »Pour Vincent Louault, il est incompréhensible que « l’acétamipride soit utilisée partout en Europe sauf en France. On pousse les gens vers le populisme et la révolte parce qu’ils se disent que c’est injuste. Le plus important pour un homme politique est d’être juste dans les décisions qu’il prend. Et aujourd’hui elle est où la justice pour les agriculteurs ? Il n’y en a aucune. Il y a un brouhaha médiatique, ‘mainstream’, qui met en avant des ‘fake news’ sur l’eau, les inondations, sur tout ce que l’on entend à longueur de journées. Et je remercie les oncologues, les chercheurs, les médecins qui démêlent le vrai du faux ».Vincent Louault a également souligné la fin du modèle de « la PAC, la Politique Agricole Commune, qui est à bout de souffle. Elle n’est plus inadaptée aux enjeux d’aujourd’hui. On ne peut pas avoir une PAC qui gère toute l’Europe avec les distorsions qu’il y a entre les pays membres. (…) C’est toujours la même histoire pour la PAC : la Commission européenne fait une version assez ‘trash’, avec toujours comme volonté de réduire l’impact budgétaire parce qu’on a d’autres ambitions comme la défense ou d’autres sujets. On met -23% de baisse de dépense du budget de la PAC, alors qu’on a déjà fait que le réduire depuis sa création, en 1992 ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202625 min

Ep 99Bonjour chez vous ! du 23 février 2026

Au programme de « Bonjour chez vous ! », nous revenons sur l’un des événements du week-end : la marche à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d’ultra-droite tué la semaine dernière. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’une réunion “pour faire un point complet sur l’ensemble des groupes d’action violente qui sévissent, qui ont des liens avec des partis politiques quels qu’ils soient”. Une démarche salutaire ? Qu’en pense Marion Maréchal ? C’est notre invitée dans l’Entretien.Autre événement du week-end : l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris dans un contexte de crise agricole. Nous recevons le sénateur (Les Indépendants) d’Indre-et-Loire Vincent Louault.Dans notre débat, on évoque les municipales et leurs conséquences sur le prochain scrutin sénatorial. En fonction de l’issue du scrutin municipal, le RN peut avoir un groupe au Sénat ? Si le RN fait une poussée, cela signifie-t-il que LR va perdre des sénateurs ? Et puis à la Une de nos régions. C’est jour de fête à Albertville qui va célébrer les médaillés français, et accueillir le drapeau olympique qui revient de Milan. Ce sera l’occasion de faire le point sur l’organisation des JO de 2030 dans les Alpes françaises. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20261h 28m

Municipales : une campagne sous haute tension

Le premier tour des élections municipales approche. Le scrutin local aura son importance sur le plan national avec des élections sénatoriales qui ont lieu en septembre. La moitié des sénateurs sont élus par 162.000 « grands électeurs », c'est-à-dire les parlementaires, les conseillers régionaux et départementaux, mais surtout les délégués des conseillers municipaux, qui représentent près de 90% du collège des électeurs. En mars 2027, c'est l'élection présidentielle qui se tiendra. Ces scrutins sont donc très importants pour l'image des partis dans la course pour le pouvoir.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, affirme que « ce qui est étonnant c'est que (le Rassemblement national et La France Insoumise) sont en position de force, l'un et l'autre, à l'échelle nationale, alors que localement ils sont très peu implantés. Ce sont pour eux des élections avec un fort enjeu, et c'est pour cela qu'ils présentent énormément de candidats, pour augmenter leurs chances d'obtenir des sénateurs à la rentrée, au mois de septembre ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards analyse les projections pour les municipales et les sénatoriales : « Ce n'est pas tout à fait les mêmes augures qui s'annoncent pour le Rassemblement National et La France Insoumise. LFI ne gagnerait pour l'instant que quelques mairies, on pense à Roubaix, ou à quelques autres, dans les villes de moins de 10.000 habitants. Pour le RN, ils ont de nombreux endroits dans le sud-est où il pourrait faire des scores très importants. Le RN pourrait même avoir un groupe au Sénat. Ce qui serait une grande nouveauté dans la Chambre haute ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202634 min

Nathalie Delattre : « Les crues révèlent le décalage entre la transition écologique et le terrain »

Les tempêtes Nils et Pedro font des ravages : le sud-ouest de la France est frappé par des crues historiques. C’est l’équivalent de 37 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues sur certains départements. Face aux inondations, de nombreux assureurs bottent en touche et discutent sur la reconnaissance ou non d’un « état de catastrophe naturelle ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis des « indemnisations au plus vite » et assuré de la « mobilisation totale » de l’État sur le sujet.Nathalie Delattre, sénatrice RDSE de la Gironde, concède la nécessité de ces indemnisations mais regrette que l’on ait seulement à l’esprit « le curatif, alors que ce qu’il faut c’est du préventif. Des plans on a dans tous les sens. Mais il faut arrêter avec les actes isolés et réaliser un acte majeur. On a tous été mobilisés, aujourd’hui il faut passer à l’action. Le problème des digues est toujours entier. La visite ministérielle de Monique Barbut a beaucoup choqué, parce qu’on voit ce décalage entre la transition écologique et le terrain. Elle a reproché à une communauté de communes de ne pas avoir fait tous les efforts possibles contre les crues. Pourtant cette communauté de communes avait fourni beaucoup d’efforts à ce sujet, compte tenu des fonds dont elle dispose ».Nathalie Delattre, est également revenue sur la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort lors d’une rixe face à des militants antifascistes : « Je suis une maman de trois garçons, qui ont 23, 21 et 19 ans, j’ai donc une pensée pour la famille de Quentin. Nous sommes dans la barbarie, dans la sauvagerie, il n’y a plus d’humanité, plus de moralité, pour ces jeunes qui ont lynché à mort Quentin. Aucune cause ne peut justifier ce type d’agissements. J’espère que la justice passera. Mais il faut aussi que ceux qui surfent aujourd’hui sur le populisme, qui attisent les haines, comprennent que nos voix en tant que politiques portent. Ceux en Hémicycle qui sont capables d’éructer, de provoquer, réalisent que c’est facile d’exalter la jeunesse avec du populisme. Tous les discours qui peuvent radicaliser la jeunesse doivent être mis en cause ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 202623 min

Ep 98Bonjour chez vous ! du 20 février 2026

Au programme de cette édition : La violence en politique n’est pas un phénomène nouveau. Mais l’affaire Quentin Deranque révèle-t-elle une évolution plus profonde du climat politique, notamment à gauche ? Assistons-nous à une radicalisation inédite du débat public ? Débat et analyse dans le Club.L’émission se penche également sur les négociations entre partenaires sociaux autour de l’assurance chômage. Le gouvernement fixe un objectif d’économies de 400 millions d’euros. Un compromis est-il possible entre syndicats et patronat ? Quelles marges de manœuvre pour préserver l’équilibre entre justice sociale et soutenabilité budgétaire ?Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, apporte son éclairage.Enfin, focus sur les crues exceptionnelles dans l’ouest de la France. Face aux inondations, le gouvernement annonce une mobilisation totale. Les réponses apportées sont-elles à la hauteur des attentes des habitants sinistrés ? Analyse avec Nathalie Delattre, sénatrice RDSE de la Gironde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20261h 28m

Y a-t-il une recrudescence de la violence politique ?

L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, militant de nationaliste de 23 ans, a conduit à la mise en examen de sept suspects. Le Parquet a requis leur placement en détention provisoire. Le procureur de la République de Lyon a établi leur profil : des jeunes de 20 à 26 ans, « pour l’essentiel des étudiants, des employés dans le privé, un est sans emploi et un est assistant parlementaire ». Un assistant parlementaire qui est sous l’aile de Raphaël Arnault, député de La France Insoumise et co-fondateur de la Jeune Garde, mouvement associatif antifasciste. Face à cette actualité, peut-on dire que l’on se trouve à un point de bascule de la violence politique en France ? Deux historiens étaient les invités de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour en débattre.Bruno Fuligni, historien, rappelle que « la violence n’est évidemment pas nouvelle, y compris dans les milieux étudiants. Si on remonte jusqu’en 1908, les royalistes créent les ‘Camelots du roi’, qui sont des jeunes militants nationalistes qui vont en découdre avec leurs homologues de gauche. Dans le contexte de l’affaire Dreyfus, il y a eu des violences très fortes. Il y avait un professeur qui avait un peu ironisé sur Jeanne d’Arc, qui a été fessé publiquement par ces militants. En 1902, il y a même un candidat aux législatives qui est mort des suites de ses blessures, lors d’un affrontement à Lille. Il apprend sur son lit d’hôpital, à ses 29 ans, qu’il est élu député et qu’il ne siégera jamais puisqu’il meurt le lendemain. En revanche, ce qui est vrai, c’est que c’est toujours très inquiétant quand la violence prend le pas sur l’action politique ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique considère problématique « qu’un parti politique, La France Insoumise, assume ses liens avec la Jeune Garde. C’est un mouvement qui est en cours de dissolution, qui s’est livré à des actions qu’il qualifiait lui-même ‘d’auto-défense’, ce qui pose problème, car la sécurité dans un état démocratique est assurée par l’Intérieur, et qu’il ne saurait y avoir de privatisation de l’usage de la violence, quelle qu’elle soit, notamment à des fins politiques. Qu’un candidat à la présidentielle de 2027, qui est en mesure de l’emporter, assume ses liens avec un mouvement qui recourt à la violence, dans l’histoire récente c’est inédit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 202635 min

Marylise Léon : « Il y a un recul du consentement à l’impôt, ce n’est pas bon pour la démocratie »

Plus de 13 .000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu. Le fait avait été révélé le 15 janvier par Éric Lombard, ancien ministre de l’Économie, dans la matinale « Bonjour chez vous ! ». Le chiffre a été confirmé après l’obtention par le Sénat d’un document auprès du gouvernement. En direct, ce vendredi, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a regretté « qu’une partie de la population ne participe pas à l’effort budgétaire » auquel le syndicat, lui, se consacre.Pour Marylise Léon : « Cela met en lumière un certain nombre d’efforts non partagés par une partie des contribuables. C’est une anomalie qui peut être vécue par certains citoyens comme un scandale. Cela fait deux années de suite qu’on a des débats budgétaires extrêmement tendus, où la CFDT a porté l’idée qu’il faut un partage juste des efforts au regard de la situation budgétaire. Donc je comprends que ça scandalise un certain nombre de citoyen. Nous proposons comme solution un impôt progressif sur les successions, avec un pourcentage de 1% dès le premier euro. Mais il y a un recul du consentement à l’impôt, ce n’est pas bon pour la démocratie ».Marylise Léon est également revenue sur les négociations tendues avec les organisations patronales, dont le MEDEF : « On nous demandait initialement 4 milliards euros d’économies. La CFDT n’a pas accepté d’ouvrir une négociation dans ces termes. On nous a ensuite dit qu’il y avait une distorsion du système des ruptures conventionnelles. Nous avons accepté de faire des efforts là-dessus, mais en refusant 1 milliard d’économies, comme le demandent les organisations patronales. L’autre sujet pour nous c’est la lutte contre les contrats courts. Il y a beaucoup de personnes qui sont à l’assurance chômage et qui enchaînent les contrats courts, ce sont des situations extrêmement précaires et qui coûtent cher à l’assurance chômage. La CFDT propose de pouvoir taxer les contrats de travail en fonction de leur durée : plus le contrat est court, plus ça doit coûter à l’employeur, pour l’inciter à changer sa méthode de recrutement ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 202621 min

Olivier Rietmann : « Nous battons le record des retards de paiement des grandes entreprises »

Depuis le 1er janvier, 36 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues dans le sud-ouest. C’est un record historique pour la France, avec des villages entiers qui ont les pieds dans l’eau. Quatre départements sont encore en vigilance rouge, et quinze départements en alerte orange, frappés par la tempête Pedro.Olivier Rietmann, sénateur (LR) de Haute-Saône, manifeste son soutien « auprès des sinistrés qui ont été frappés par ces crues, qui sont un record depuis 1959. Moi qui suis d’un territoire de la vallée de la Saône, qui subit également régulièrement des crues, mais pas de ce niveau-là, je sais à quel point cela peut être traumatisant. Les conséquences sont à la fois humaines, mais aussi économiques. J’apporte également mon soutien aux élus locaux, qui font tout ce qu’ils peuvent pour encadrer, entourer, prendre les bonnes décisions. Et puis les secouristes, la sécurité civile, les pompiers. En ce qui concerne l’action du gouvernement, c’est sûr que ce n’est pas lui qui va arrêter la pluie. Mais un message de solidarité de la part du Premier ministre sur le sujet serait le bienvenu ».Olivier Rietmann a également sonné l'alerte en tant que président à la délégation des entreprises du Sénat : « On voit une augmentation des défaillances d’entreprises sur les années qui suivent, avec un des critères qui en est à l’origine : le retard de paiement. Alors que nos chiffres montrent que les petites et moyennes entreprises sont vertueuses, et que respectivement 84% et 71% d’entre elles payes dans les délais, nous avons des retards de paiement très important de la part des grandes entreprises. C’est parfois pour des raisons involontaires, avec des chaînes de paiement très compliquées, parfois pour des raisons volontaires, pour soigner leur fonds de roulement. Le dernier rapport de l’observatoire du retard de paiement montre que ces retards atteignent cette année un record de 17 milliards d’euros au total, répartis avec 12 milliards entre entreprises privées, et 5 milliards de la part de donneurs d’ordres publics : l’État, les grandes collectivités et les centres hospitaliers ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 202624 min

Charles Michel : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne »

Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans un contexte international extrêmement conflictuel, il a été interrogé sur de nombreuses questions : négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne. Charles Michel considère que sur nombre de ces sujets « c’est un échec pour l’Europe et ses institutions » et que « la présidente de la Commission européenne a une très lourde responsabilité dans son choix de se soumettre de façon très honteuse aux Américains ».Charles Michel, en tant que défenseur de l’idée d’une défense européenne, affirme : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne. D’ailleurs en matière de défense, ce sont les États membres qui sont en responsabilité. Après dix années au Conseil européen, je reste très pragmatique et je sais que le vrai changement s’opérera lorsque plusieurs leaders européens en qui j’ai une grande confiance : Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Pedro S¿´nchez, Keir Starmer en dehors de l’Union européenne, et d’autres, feront un choix majeur en matière de défense et de soutien à une industrie continentale. Ce sera là le tournant majeur qui devra intervenir. Cela prend trop de temps, mais je pense que l’on n’a pas le choix ».Sur les négociations à Genève pour un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, Charles Michel reste dubitatif : « Je vois bien que les positions sont antinomiques et je comprends que du côté ukrainien on ne pourra jamais accepter de donner à Vladimir Poutine ce qu’il n’obtient pas sur le plan militaire. On ne peut demander à l’Ukraine de capituler, même si parfois j’ai l’impression que les Américains ne sont pas loin de l’exiger. Il faut continuer à tenter de négocier, mais il y a un vice fondamental dans ce processus : c’est l’absence des Européens. C’est une gifle au visage des 450 millions d’Européens. Il n’y a pas de parole forte à la table pour représenter les intérêts européens. Je ne crois pas que les Américains ou les Russes les défendent. Ceux qui défendent le plus les valeurs de l’Europe se sont les Ukrainiens ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 202621 min

Mort de Quentin Deranque : LFI se défend

Le décès de Quentin Deranque enflamme toujours la classe politique. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort des suites de ses blessures après une confrontation avec des suspects appartenant à la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025. En réaction à cette affaire, Jordan Bardella, président du Rassemblement National et député européen a appelé à la nécessité de créer « un cordon sanitaire » contre La France Insoumise. Il en veut pour cause la présence sur les bancs de l’Hémicycle du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, rappelle que « deux assistants parlementaires et un stagiaire de La France Insoumise ont été interpellés suite au décès de Quentin. Ils travaillaient tous pour un député de LFI, qui est en plus le co-fondateur de la Jeune Garde. On est dans la lignée de l’hystérisation politique à laquelle on assiste, mais cet embrasement général ne date pas de l’affaire Quentin. Maintenant c’est haro sur LFI, avec différentes façons de le faire, en fonction des groupes politiques. LFI est donc au centre de cette affaire et même de la manière dont se redéfinit aujourd’hui le champ politique ».Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, voit la « récupération politique » de l’affaire par Jordan Bardella et Bruno Retailleau comme une conséquence « logique de l’évolution politologique de LFI. Il ne faut quand même pas oublier que depuis des mois, LFI est considéré comme le parti le plus dangereux par les Français sondés, et non pas par les analystes de la vie politique. Jean-Luc Mélenchon est considéré comme le personnage politique le plus rejeté. Et c’est la conséquence de la matrice politique qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon et par le groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale, qui est d’organiser la conflictualité, ‘le bruit et la fureur’, le chaos, comme une manière de faire de la politique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 202635 min

Ep 97L'intégrale du jeudi 19 février 2026

Au sommaire de Bonjour chez vous ! ce jeudi 19 février, le sénateur (LR) Olivier Rietmann apporte son soutien aux sinistrés, aux élus et aux secours dans le sud-ouest, qui font face à des crues historiques. En tant que président de la délégation sénatoriale aux entreprises, il est également revenu sur les augmentations drastiques de défaillances d’entreprises en France, en pointant du doigt l’un des facteurs qui en est à l’origine : les retards de paiement massifs dans le public comme dans le privé.Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était notre invité politique. Négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne, responsabilité de la Commission européenne : il était interrogé sur ces nombreux sujets.À l’échelle nationale et parlementaire, c’est la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque qui met en ébullition la classe politique. Il est décédé à la suite des blessures qu’il a subies lors d’une rixe avec des suspects qui seraient issus de la Jeune Garde. Deux assistants parlementaires du député LFI et co-fondateur du mouvement, Raphaël Arnault, sont actuellement arrêtés dans le cadre de l’enquête, avec sept autres personnes. Analyse de Michaël Darmon, éditorialiste politique sur I24news et Aurore Malval, grand reporter pour Marianne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 20261h 27m

Max Brisson : « La Jeune Garde nous renvoie aux ligues d’extrêmes droite des années 30 »

L’enquête se poursuit après la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort après une rixe à Lyon opposant militants antifascistes et le collectif Nemesis, étiqueté à l’extrême droite. Dans le cadre de l’enquête, neuf personnes ont été interpellées. Parmi elles se trouve un assistant parlementaire du député La France Insoumise, Raphaël Arnault. Ce dernier est l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde, association militante d’extrême gauche dissoute en juin 2025 pour « provocations à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ».Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, a tenu à « appeler au calme après la mort d’un jeune garçon. On ne peut pas mourir en France pour des idées politiques. Il faut un peu de dignité, de décence et de respect. Ensuite il faut poser un certain nombre de responsabilités. (...) Le terme même de ‘Jeune Garde’ renvoie par son vocabulaire à des éléments de langages que je pensais oubliés, et qui nous rappelle les ligues d’extrême droite des années 30 ».Dans l’actualité sénatoriale, le groupe LR a lancé une commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur ». Max Brisson en est membre. Il affirme que « La hausse des frais d’inscription dans les universités peut se concevoir. Certains étudiants appartiennent à des familles qui pourraient payer des études universitaires beaucoup plus qu’ils ne le font, et qui d’ailleurs acceptent de le faire dans les grandes écoles, les écoles d’ingénieur et les écoles de commerce. Et nous avons un gros problème dans la nation, c’est le décrochage. Les élèves les moins aptes aux études supérieures vont à l’université, pas dans les grandes écoles, et leur décrochage coûte très cher. Avec un baccalauréat qui est accordé au plus grand nombre, il faut plus de sélection pour entrer à l’université ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 202628 min

Cécile Duflot : « L’adaptation de notre territoire au dérèglement climatique est centrale »

Alors qu’un quart de la France est touchée par les inondations, Oxfam publie un rapport « Pour des villes résilientes ». Ce rapport relève 24 leviers d’adaptation au niveau des communes françaises pour protéger les habitants face aux effets du dérèglement climatique. La matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, pour mettre en avant des solutions face aux enjeux climatiques.L’ancienne ministre, Cécile Duflot rappelle que « le premier rapport du GIEC établit que le principal risque du dérèglement climatique est le dérèglement du cycle hydrique : c’est-à-dire des phases de grande sécheresse et des phases de pluie intense. On y est. C’est la réalité, elle nous touche, et la France est un des pays en Europe qui y est le plus vulnérable : un quart de notre territoire est concerné par les inondations, qui peuvent être durables et régulières. Donc la question de l’adaptation du territoire français est vraiment une question centrale, d’autant plus avec les élections municipales ».Ancienne secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot est revenue par ailleurs sur les sondages qui montrent des candidats municipaux écologistes en difficulté pour les municipales : « Nous allons attendre les résultats. C’est vrai que c’est compliqué pour un certain nombre de maires qui ont été élus lors de la ‘vague Verte’ aux municipales de 2020. Mais tout dépend des électeurs. Je me souviens très bien du maire Écologiste de Grenoble, Éric Piolle, qui était montré dans les sondages 10 points derrière le candidat en tête, et dont on disait qu’il n’avait aucune chance d’être élu. C’est une réalité, qu’un certain nombre de personnes ne sont pas encore complètement intéressées par les élections municipales ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 202620 min

Ep 96Bonjour chez vous ! du 18 février 2026

La France Insoumise doit-elle faire le ménage dans ses rangs ? Les mots sont de Sebastien Lecornu à la suite de la mort de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite tué au cours d’une rixe à Lyon. L’enquête progresse alors que 9 suspects dont l’assistant parlementaire du député LFI Raphael Arnault ont été interpellés. On en débat nos éditorialistes Françoise Degois et Hubert Coudurier.Faut-il interdire les meetings à l’université ? Dans la foulée du meurtre du militant identitaire le gouvernement a annoncé des mesures. Sont-elles à la hauteur, ne viennent-elles pas remettre en cause la liberté d’expression ? On posera la question au sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson.La France a toujours les pieds dans les eaux, les crues exceptionnelles touchent encore plusieurs régions : dans certaines villes les scènes sont apocalyptiques. Comment nos territoires doivent-ils se préparer à ces intempéries majeures ? On posera ces questions à Cécile Duflot, directrice d’Oxfam qui publie un rapport sur les villes face au dérèglement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 20261h 28m

Mort de Quentin : le débat politique s’enflamme

Neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans. Cette tragédie enflamme la classe politique. Des membres de la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025 sont suspectés : notamment un assistant parlementaire du député La France Insoumise Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme fustige : « la défense de La France Insoumise ne soit pas une défense, mais une sorte d’évitement. Mathilde Panot (députée LFI et présidente du groupe dans l’Hémicycle) a été ridicule, hier, à l’Assemblée nationale. Et Sébastien Lecornu, qu’on ne connaissait pas dans ce registre, a eu une attitude assez ferme. Je pense qu’il y a une forme de réalignement du spectre politique, à un moment de bascule où LFI est en grande difficulté, et il est évident que la droite et le centre en profitent ».Françoise Degois, éditorialiste politique se dit écœurée : « D’abord parce que quel que soit les causes pour lesquelles militait Quentin, la réalité c’est qu’il y a un fait intangible : c’est la mort de ce jeune homme. Et on ne peut pas mourir sur un trottoir glacial parce que l’on défend des idées politiques que moi je ne défends pas, mais ça n’est pas le sujet. Ce point-là il est fondamental, mais il est battu en brèche depuis 48 heures par une classe politique qui ne se tient plus et qui est absolument honteuse ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 202631 min

Bernard Fialaire : « Les opposants à l’aide à mourir veulent faire croire que le Sénat la refuse »

La mort à Lyon de Quentin, jeune militant nationaliste à la suite des coups portés par au moins six individus, inquiète sur la possibilité d’un cycle de violences politiques. Si la justice enquête encore, la Jeune Garde, mouvement antifasciste qui a été dissous, reste dans le viseur du ministère de l’Intérieur.Bernard Fialaire, sénateur RDSE du Rhône et membre du parti radical, s’inquiète de cette situation : « Au-delà des considérations politiques, voire des récupérations qui pourront en être faites, c’est quand même la mort d’un jeune homme. Cela ne peut pas nous laisser indifférent, surtout pour des parlementaires, dont le rôle est d’organiser des débats sur les idées pour justement ne pas en être réduits à ces affrontements violents qui sont une régression à l’état animal. On parle en ce moment de Lyon, mais j’ai mené la mission sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, on voit que les débordements et les exactions sont dans tous les milieux universitaires ».Bernard Fialaire est par ailleurs revenu sur la situation du texte sur la fin de vie de retour à l’Assemblée Nationale : « Ce qui a été rejeté au Sénat, ce n’est pas le texte de l’Assemblée Nationale, c’est le texte tel qu’il avait été modifié par la commission des affaires sociales du Sénat, et qui était inacceptable pour les personnes en faveur de l’aide à mourir. Le texte a ensuite été totalement vidé de sa substance. Il y a eu une manœuvre tactique de la part des plus farouches opposants à l’aide à mourir, qui, après avoir fait partie d’une majorité qui proposait ce texte, a voté contre, faisant passer le message que le Sénat refusait ce texte, ce qui n’est pas vrai ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 202625 min

Municipales : logement, une urgence nationale

Prix du loyer, insalubrité, éloignement des centres urbains, instabilité du salaire et de l’emploi, abus de propriétaires : la crise du logement s’installe et l’équation devient insoluble pour la plupart des Français, en frappant principalement les plus jeunes. Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et Viviane Artigalas, sénatrice (PS) des Hautes-Pyrénées, toutes les deux co-rapporteures sur « le logement trop cher », en débattaient sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Dominique Estrosi-Sassone estime que « cette crise du logement conduit à un déclassement, à une assignation à résidence de nos concitoyens, qui potentiellement pourraient se transformer en une bombe sociale et une bombe politique. Quand une personne ne peut pas se loger, quand elle a un travail mais qu’elle n’a pas de logement, quand elle ne peut pas envisager un avenir pour sa famille et l’agrandir, quand les Français ne peuvent plus vivre au pays à cause de la prolifération des meublés de tourisme ou des résidences secondaires, cela peut conduire à une crise totale. Avec toutes les conséquences que cela peut entraîner derrière dans le contexte de la montée des extrêmes ».Viviane Artigalas remet en contexte cette crise du logement en opposant logements sociaux et logements privés : « Des mesures ont été prises pour enrayer la crise en 2017, en pénalisant particulièrement le logement social. Cela a commencé avec la loi Élan, puis avec la réduction du loyer de solidarité, la RLS, qui a beaucoup pénalisé les bailleurs sociaux. Tout ceci a contribué à la baisse de construction de logements sociaux. Et l’on voit bien que sur les logements privés, le fait de ne pas proposer de solution, notamment sur un foncier de plus en plus rare et cher, aboutit sur des résidences principales qui deviennent des résidences saisonnières ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 202633 min

Vincent Jeanbrun : « LFI doit faire le ménage dans ses rangs pour participer au débat public »

À l’approche des élections des municipales, alors que la crise du logement empire, la matinale « Bonjour chez vous ! » a interrogé Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sur plusieurs points critiques : notamment le logement social et MaPrimeRénov’. Cette aide financière aux travaux de rénovation énergétique du logement, avait été brutalement interrompue pendant six mois. Vincent Jeanbrun souhaite la remettre en place. Sur le logement social, Vincent Jeanbrun promet que « nous mettons tout en œuvre pour qu’on puisse avoir une PrimeRénov’ avec le guichet ouvert toute l’année, sans fermeture intempestive. Pour ce qui est du logement, j’ai moi-même grandi dans un logement social. Si mes parents et ma famille n’en avaient pas bénéficié, je ne serai pas devant vous. J’y suis donc totalement attaché. Ce qu’a défendu la présidente Dominique Estrosi-Sassonne au Sénat avec Mathieu Darnaud, c’est l’idée d’aider les communes qui ont envie de produire du logement social à pouvoir le faire plus facilement. Je pense notamment au fait de pouvoir compter le logement intermédiaire, avec des loyers un petit peu au-dessus du logement social, dans l’effort fourni par les collectivités pour respecter le taux de 25% de logements sociaux ».Vincent Jeanbrun a été également appelé à réagir au décès de Quentin, un militant nationaliste tué ce samedi 14 février dans une confrontation avec des militants de « l’ultragauche » : « On voit bien qu’il y a dans le pays une tension politique énorme, avec non plus une confrontation sur le fond des idées, mais bien sur la détestation des personnes. Tout ça n’est pas nouveau, mais malheureusement La France Insoumise jour un rôle très important dans cette libération de la parole violente, qui finit par être une caution de la violence. D’ailleurs on peut constater qu’ils n’ont pas condamné fermement les violences. Ils expliquent qu’ils n’auraient rien à voir avec la Jeune Garde après les avoir défendus il y a encore quelques jours. À un moment donné, qu’ils fassent le ménage s’ils veulent participer au débat public ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 202623 min

Ep 95Bonjour chez vous ! du 17 février 2026

Au programme de cette édition : À l’approche des municipales, l’émission poursuit sa série consacrée aux grands enjeux du scrutin local. Ce numéro est dédié au logement, un sujet central dans de nombreuses communes. Comment répondre à la crise du logement, à la pénurie et à la hausse des prix ? Quelles responsabilités pour l’État et quelles marges de manœuvre pour les collectivités ? Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, apporte son éclairage.Le débat se prolonge autour d’une question clé : faut-il accorder davantage de pouvoirs aux maires en matière de logement social ? Les communes doivent-elles disposer d’une plus grande liberté d’action ou faut-il renforcer les obligations existantes ? Échange entre Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice LR, et Viviane Artigalas, sénatrice PS.Avec le sénateur du Rhône Bernard Fialaire, nous revenons sur le meurtre du jeune Quentin à Lyon. Une ville marquée par des affrontements récurrents entre groupuscules d’ultra-droite et d’ultra-gauche. Comment analyser cette violence politique ? Quelles réponses institutionnelles et locales pour enrayer ces dérives ? Analyse avec le sénateur du Rhône Bernard Fialaire.Enfin, dans nos régions, plusieurs départements font face à des crues majeures. La Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont particulièrement touchés.Direction Angers pour mesurer l’ampleur de la situation et les réponses mises en œuvre sur le terrain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 20261h 28m

Éric Kerrouche : « Il y a régulièrement dans le débat politique des expressions antisémites »

Dans une interview ce week-end, Emmanuel Macron a exprimé des positions sur la France Insoumise concernant la question de l’antisémitisme. Il dénonce des « expressions antisémites » au sein du parti et soutient l’étiquetage politique du mouvement à « l’extrême gauche ». Éric Kerrouche, sénateur (PS) des Landes réagissait à cette intervention sur la matinale « Bonjour chez vous ».Pour Éric Kerrouche : « L’antisémitisme a été pendant longtemps un poison de la vie politique française depuis l’affaire Dreyfus. Il n’y a pas à rentrer dans les détails, c’est un comportement global qui n’est pas acceptable. Ce n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensuite il y a les conséquences qu’envisagent Emmanuel Macron du strict point de vue de la classification politique de tel ou tel parti. Il y a des expressions antisémites dans le débat politique de manière régulière. Mais sur la stigmatisation d’un parti, on va coller des étiquettes sur les uns en oubliant ce que font les autres. Toute expression en ce sens, et d’où qu’elle vienne, est condamnable ».Éric Kerrouche est également revenu sur les inondations ces derniers jours dans les Landes : « On voit bien avec le dérèglement climatique que ce genre d’évènement extrême se multiplie. Dans le sud-ouest ça a pris la forme des inondations et d’une tempête qui est passée dans mon département. Je pense que l’on ne s’intéresse pas beaucoup à ces sujets, et qu’en tout cas ils passent à l’arrière de l’actualité, alors que pour les gens qui vivent ces évènements au quotidien, cela devient de plus en plus compliqué. Il faut que l’on voie les choses en face, et qu’on s’attelle à répondre à des vrais problèmes, et pas à des polémiques souvent superficielles. Sinon on oublie que de manière structurelle, nous allons vers un autre monde, et que nos départements seront touchés progressivement ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 202626 min

Ep 94Bonjour chez vous ! du 16 février 2026

Au programme de cette édition : à la tête de la plus grande enseigne de distribution française, Michel-Édouard Leclerc, président des centres Leclerc, répond aux questions sur le pouvoir d’achat. Comment agit-il concrètement face à l’inflation ? Que répond-il aux critiques de la ministre de l’Agriculture, qui accuse certaines enseignes de pratiques de pression sur les producteurs ? Dans notre débat, retour sur un fait divers tragique qui provoque une onde de choc politique : le meurtre du jeune Quentin à Lyon. Le gouvernement évoque la responsabilité de l’ultra-gauche. Une partie de la classe politique met en cause La France insoumise. Faut-il y voir une instrumentalisation politique ? Débat avec nos éditorialistes Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.À l’approche des municipales, la question de la confiance démocratique s’impose. Le maire demeure l’élu préféré des Français, alors que la défiance envers la classe politique progresse. Comment expliquer ce paradoxe ? Comment renforcer le lien entre citoyens et élus locaux ? Analyse avec le sénateur socialiste des Landes Éric Kerrouche.Enfin, dans nos régions, cap sur Toulon, ville stratégique dans la bataille municipale. Le Rassemblement national y nourrit des ambitions, dans un contexte marqué par les divisions de la droite après l’inéligibilité du maire Hubert Falco. Un scrutin local aux répercussions nationales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 202655 min

Municipales 2026 : Toulon face à la poussée du RN

De la même manière que Grenoble était la tête de pont des Écologistes dans les élections municipales, Toulon était un marqueur pour le Front National après la victoire aux municipales de 1995. Pour l’ancien parti à la flamme reconverti en Rassemblement National, reconquérir la ville serait un enjeu symbolique majeur. Si au premier tour, les sondages prédisent une nette avance de Laure Lavalette, candidate soutenue par le RN, le second tour s’annonce beaucoup plus serré.Élizabeth Martichoux éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, considère que Toulon « est une des nombreuses villes dans ces municipales où la droite est divisée face au Rassemblement National. La gauche aussi, mais principalement la droite. On a la maire sortante plus un sénateur Les Républicains, qui est soutenu par l’ancien maire, Hubert Falco. Et puis en face, Laure Lavalette, porte-parole du RN, sans étiquette sur les affiches. Elle veut faire oublier le passage compliqué de Jean-Marie Le Chevallier, c’était un coup de tonnerre en 1995 lorsque le FN s’était emparé de cette ville de plus de 100.000 habitants. Ce serait une énorme déception pour le RN de ne pas décrocher Toulon ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, anticipe une potentielle bascule de nombreuses villes : « on dira qu’il y a une poussée du Rassemblement National si le RN arrive à décocher plusieurs grandes villes. On dira même que c’est annonciateur peut-être de ce qu’il va se passer pour la prochaine présidentielle. Mais c’est vrai que dans le Midi, dans le pourtour méditerranéen, il y a des chances qu’il y ait beaucoup de villes qui passent au RN. C’est ce que l’on voit quand on regarde les sondages et si on regarde un peu le moral dans la France du Sud, on s’aperçoit que de nombreuses villes pourraient basculer ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 202631 min

Michel-Édouard Leclerc : « On m’a doté d’une cote de popularité extraordinaire, elle m’oblige »

Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, a accusé la grande distribution d’effectuer un « chantage mortifère pour l’agroalimentaire », dans le cadre des négociations commerciales annuelles. Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc et invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » considère que « ce ne sont pas les bons mots […] Il y a chez les industriels des coûts qu’ils voudraient faire passer pour des coûts agricoles. Les grandes multinationales ne garantissent pas que l’on achète français. Et le véritable problème c’est que la loi n’a pas prévu l’obligation de transparence ».Michel-Édouard Leclerc demeure diplomate malgré tout : « J’aime bien la ministre de l’Agriculture, ce n’est pas facile d’être à son poste avec toutes ces tensions, notamment avec le débat sur le Mercosur. Elle ne peut qu’être pour la corporation qu’elle défend, et la corporation qu’elle défend à l’impression qu’en aval, industriels et distributeurs, empêchent d’augmenter les rémunérations. Et dans le prix final, la part de la distribution n’est que de 40-45%. C’est la matière première industrielle qui fait la différence. Il faudrait encore que le ministre de l’Industrie défende l’industrie. Et puis nous, distributeurs, on a en face de nous les consommateurs qui nous disent ‘s’il vous plaît, n’augmentez pas trop quand même’ ».Michel-Édouard Leclerc est revenu également sur sa première place en tant que personnalité préférée des Français dans un baromètre Ifop-Fiducial : « J’ai vu ce week-end que l’on m’avait doté d’une cote de popularité extraordinaire, je m’en félicite, et je remercie tous les collaborateurs de Leclerc qui participent à cette popularité. Et celle-ci m’oblige, même à 74 ans, de continuer à m’investir pour la société. Notamment pour la transition énergétique, pour préparer un monde meilleur pour nos enfants. Et je pense que ce qui fait la force de Leclerc c’est l’endurance et la constance dans le fait de vouloir faire profiter le consommateur du meilleur du marché». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 202624 min

Municipales : les maires écologistes en sursis ?

En 2020, les campagnes municipales sous la période COVID avait vu naître une « vague verte ». Les Écologistes avaient remporté plus d’une centaine de communes, dont de grandes villes, notamment Besançon, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Annecy, Poitiers, etc. À un moins du scrutin municipal 2026, de nombreux maires sortants Écologistes craignent de ne pas être reconduits. Grenoble, « le fief historique » des Verts, gagné en 2014, pourrait basculer.Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, constate que « quand on regarde un certain nombre d’intentions de vote dans des villes qui ont été gagnées à l’époque par cette vague verte, et qui sont symboliques, on voit les maires sortants issus des Verts en difficulté. Il faut rappeler que l’élection municipale de 2020 s’est produite dans des conditions exceptionnelles, en pleine crise sanitaire, avec une mobilisation électorale bien plus faible. Cela peut partiellement expliquer la victoire d’un certain nombre de Verts dans des municipalités importantes ».Alors que de nombreux candidats Les Républicains font campagne pour les municipales à l’échelon local, Bruno Retailleau, patron des LR, a annoncé officiellement sa candidature. Un « timing » qui a surpris. Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match, est revenue sur ce calendrier : « lorsque nous parlions avec les équipes du patron des Républicains en décembre, il nous était dit qu’il devait encore réfléchir, et surtout convaincre sa femme à Noël, c’est quand même une question importante la famille sur ce genre de décision. Il visait donc à faire l’annonce en janvier, pour éviter de percuter le scrutin des municipales. Le problème dans cet agenda, c’était ensuite de s’extraite de l’actualité des primaires de la droite ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 202637 min

Laurent Jacobelli : « Avec Bruno Retailleau on a un candidat présidentiel de plus de la macronie »

Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle. Mettant en avant son passage au gouvernement en tant que ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, il promet des mesures qui remettent de l’ordre dans le pays, tant sur le plan économique que sécuritaire, des thématiques chères au Rassemblement National. Laurent Jacobelli, porte-parole du RN et député de la Moselle réagissait à sa candidature, sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Laurent Jacobelli dément l’idée que l’actuel patron des LR lui couperait l’herbe sous le pied : « Bruno Retailleau est surtout un adversaire sérieux pour M. Darmanin, M. Attal, Mme Borne, tous ces candidats de la macronie, qui affluent. On en a un de plus maintenant. Je rappelle quand même qu’il a été ministre sous Emmanuel Macron, qu’il a travaillé avec des socialistes et qu’il est responsable du bilan d’Emmanuel Macron. Il n’est sûrement pas quelqu’un qui nous fait peur, mais comme tout macroniste, c’est un adversaire politique. En 2024, le RN avait passé un accord avec Les Républicains pour aller aux législatives ensemble. Le président des LR s’appelait à l’époque Éric Ciotti. M. Retailleau a eu le choix, il aurait pu travailler avec un parti qui veut plus de sécurité, moins d’immigration et moins d’impôts ».Laurent Jacobelli est également revenu sur le changement de cap du gouvernement sur la question énergétique, en promettant davantage d’investissement dans le nucléaire, et moins dans le renouvelable : « Le gouvernement déploie des éléments de langage mais ne freine pas l’éolien et le solaire, et c’est bien ça le problème. Il va y avoir encore un surinvestissement dans ces deux énergies, alors qu’on est déjà en surcapacité. Ces énergies, il faut les utiliser au moment où elles sont produites, une éolienne quand il y a du vent, le panneau solaire, quand il y a du soleil. Et lorsque c’est le cas, on arrête de faire tourner nos centrales nucléaires. Ce qui crée de l’érosion dans nos centrales. Le bilan c’est l’augmentation du coût de l’énergie et du coût de l’entretien du nucléaire. Le gouvernement prépare une électricité plus chère, avec toujours plus d’énergies alternatives, et ça passe par décret, sans que les Français aient leur mot à dire ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 202620 min

Ep 93Bonjour chez vous ! du 13 février 2026

Au programme de cette édition : l'interview politique de Laurent Jacobelli, porte-parole du RN. Nous reviendrons sur le procès en appel des assistants parlementaires du FN, Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet. Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre la présidente du groupe à l'Assemble nationale, de quoi compromettre sa candidature à la présidentielle. Nous recevons également le sénateur Olivier Paccaud. Retour avec l'élu LR sur la candidature à la présidentielle de Bruno Retailleau. Que pense-t-il de cette annonce à un mois des municipales ? Quid de la primaire LR appelée de ses vœux par David Lisnard ?Enfin dans le débat, nous revenons sur la campagne des municipales à Grenoble. Alors que le maire écologiste Eric Piolle ne se représente pas, la vague verte va-t-elle refluer ? Ce mandat marque-t-il l’échec de l’écologie municipale ? L'écologie est-elle une force pivot à gauche pour ce scrutin ? Ou le signe d’un parti qui manque de clarté politique ? On en débat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20261h 28m

Olivier Paccaud : « Nous devons regagner l’électorat qui est parti au Rassemblement National »

Bruno Retailleau, patron du parti Les Républicains et ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle. Alors que de nombreux candidats municipaux LR font campagne sur le terrain à un moins du scrutin local, l’agenda de Bruno Retailleau a surpris. Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l’Oise, invité de la matinale « Bonjour chez vous ! », confesse : « C’était un petit peu dans les tuyaux, mais personnellement je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse maintenant ». Olivier Paccaud qualifie le « timing » de l’annonce de Bruno Retailleau « non pas de précipité, mais peut-être d’accéléré. Si c’est trop tôt, l’avenir nous le dira. Et aujourd’hui la forme a son importance : avec Retailleau on a quelqu’un de beaucoup plus classique que Jupiter avec ses Ray Ban. Mais la présidentielle c’est le rendez-vous d’un homme avec un peuple. Un drapeau tricolore, un fond bleu et quelque chose d’austère et de sobre, qui correspond à la personnalité de Bruno Retailleau, ça ne me choque pas, non ». Face aux enjeux électoraux de la présidentielle, Olivier Paccaud ne peut que constater que « une partie de notre électorat est partie du côté du Rassemblement National, et peut-être parce qu’elle avait senti dans la famille LR moins de courage et de fermeté. Nous avons un modèle électoral, celui de 2007, où Nicolas Sarkozy, qu’on ne peut pas qualifier de fasciste, a ramené énormément d’électeurs qui avait voté Jean-Marie le Pen en 2002. Le bilan de Sarkozy c’est ‘travailler plus pour gagner plus’, j’en suis très fier, c’était peut-être la meilleure mesure politique de ces trente dernières années. Nous n’avons pas à en rougir, même si quand on est battu par François Hollande il y a un petit problème. Mais sur la philosophie de Nicolas Sarkozy, moi j’adhère à 100% ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 202624 min

Ep 92Bonjour chez vous ! du 12 février 2026

La loi Duplomb était de retour ce mercredi à l’Assemblée. Il y a 6 mois une pétition contre le texte rassemblait plus de 2 millions de signatures ouvrant la voie à un débat inédit entre députés. Un débat qui s’est déroulé dans une ambiance un peu tendue autour de la question de la réintroduction d’un pesticide. Le co-auteur de cette loi, le sénateur (UC) de la Meuse, Franck Menonville est notre invité. Le 23 février, Amélie de Montchalin prendra la tête de la Cour des Comptes. Une nomination qui divise la classe politique. « République des copains » dit l’opposition à Emmanuel Macron. Ce choix va-t-il creuser un peu plus le fossé entre les politiques et les Français ? C’est l’objet de notre débat. A moins de cinq semaines du premier tour des élections municipales, la campagne s’intensifie. A Paris, malgré ses divisions, la droite va-t-elle prendre la ville ? Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Gabriel Attal et Edouard Philippe est notre invité.Enfin à la Une de nos régions, la journée historique des Français aux JO de Milan. 4 médailles dont 2 en or. Parmi les athlètes récompensés, Perrine Laffont qui a remporté ce mercredi la médaille de bronze en ski de bosses. Une médaille olympique qui fait la fierté de tout un département : l’Ariège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 20261h 28m

Franck Menonville : « Je ne comprends pas le principe de précaution soulevé contre la loi Duplomb »

Pour la première fois ce mercredi, une pétition était débattue à l’Assemblée nationale. Cette pétition contre la Loi Duplomb avait rassemblé un record de 2,1 millions de signataires, dépassant le seuil minimal des 500.000 signatures pour être examinée dans l’Hémicycle. La loi Duplomb vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteurs », notamment à la réintroduction controversée de nombreux pesticides interdits : les néonicotinoïdes. Mais le débat à l’Assemblée était de nature purement symbolique car le texte a déjà été adopté de façon définitive en juillet 2025. « Un déni de démocratie » fustigent les oppositions.Franck Menonville, sénateur (UC) de la Meuse, et co-auteur de la loi Duplomb se dit « très favorable au fait que l’on puisse, au-delà d’un certain nombre de signatures et de pétitions, organiser un débat. Néanmoins, (…) Il faut essayer d’objectiver les choses et de dépassionner le projet, qui donne des garanties aux Français et aux consommateurs ».Concernant le sanitaire, Franck Menonville maintient le cap : « Je ne comprends pas le principe de précaution de l’Ordre des médecins. J’ai eu l’appel d’un oncologue cet été, qui m’a dit qu’il ne soignerait personne s’il appliquait le principe de précaution. Le président de l’Ordre des médecins a été très contesté en interne. L’acétamipride n’aurait jamais dû être retiré si l’on avait suivi les procédures européennes ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 202625 min

Pierre-Yves Bournazel : « Les Parisiens veulent le changement, je suis la solution »

Selon les sondages sur les intentions de vote aux élections municipales de Paris, le second tour pourrait se jouer dans une quinquangulaire entre Emmanuel Grégoire (PS) à 33%, Rachida Dati (LR/MoDem) à 26%, Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) à 14%, Sophia Chikirou (La France Insoumise) à 12% et Sarah Knafo (Reconquête) à 10%. La question du vote utile et du vote barrage pourrait fortement influencer l’issue du scrutin. Dans la matinale « Bonjour chez vous ! », Pierre-Yves Bournazel demeure optimiste : « Je pense que cette campagne est ouverte, parce que la maire sortante ne se représente pas et que les Parisiens vont donc choisir un nouveau maire. Et les Parisiens se décideront encore dans la dernière ligne droite : 50% des Français se décident dans la dernière semaine. Il y aura quatre débats, nous avons des arguments à faire valoir, et je crois à notre démarche, car nous avons le bon projet. (…) Je suis le candidat du changement, qui l’emporte face à la gauche, contrairement à Rachida Dati. Je suis moins clivant, plus rassembleur au second tour ».Pierre-Yves Bournazel rappelle que « nous ne sommes pas en sondocratie, mais en démocratie. Et la démocratie, c’est de faire bouger les lignes. Sinon on arrête tout. Ma stratégie elle est très claire : elle est sur la ligne des Parisiens. La majorité d’entre eux me disent sur le terrain, et c’est conforté dans les études d’opinion, qu’ils veulent le changement, au fond ce n’est ni Rachida Dati, ni Emmanuel Grégoire, et je suis cette solution ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 202622 min

Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : un conflit d’intérêts ?

« Véritable scandale d’État », « République des copains », la nomination d’Amélie de Montchalin à la présidence de la Cour des comptes fait polémique. La ministre des Comptes publics a été nommée par Emmanuel Macron. Elle pourrait être maintenue à ce poste jusqu’en 2053, à ses 68 ans. De plus, un conflit d’intérêts majeur est soulevé : Amélie de Montchalin serait chargée d’évaluer le budget de l’État, budget qu’elle a elle-même élaboré, et que le gouvernement a adopté par l’article 49-3.Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, estime que « Emmanuel Macron a utilisé une vieille méthode pour faire moderne. C’est un grand classique pour un président de nommer ses proches à la fin d’un mandat. Qui viendra lui jeter la pierre à droite et à gauche ? Tout le monde a fait pareil. Mais la question ça n’est pas le choix de la personne, mais ses conséquences. Emmanuel Macron a voulu perturber un peu le système, parce qu’en général on arrive à la Cour des comptes à 45-50 ans, magistrat et haut-fonctionnaire : elle n’est rien de tout ça».Valérie Lecasble, éditorialiste politique sur Lejournal.info est surprise par cette polémique : « Je ne sais pas si elle est si considérable que ça. Amélie de Montchalin c’est quelqu’un qui a montré une compétence, un calme, une organisation, une technicité, et une capacité à convaincre politiquement en discutant avec tout le monde. Elle a passé des heures et des mois à travailler sur le sujet du budget, et dans plusieurs gouvernements, et elle l’a fait avec succès. Je ne veux pas dire que c’est parce que c’est une femme, qu’elle est jeune, et que d’habitude à la Cour des comptes on a plutôt quelques vieux barbons. Moi je trouve que c’est une bonne surprise ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 202634 min