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Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

765 episodes — Page 2 of 16

Gilles Kepel : " Le gouvernement américain est dirigé par des agents immobiliers"

Alors qu’un cessez-le-feu de 15 jours a été décrété entre l’Iran et les États-Unis, Israël continue de bombarder le sud du Liban, une région que l’État hébreu considère comme ne faisant ‘pas partie des zones incluses dans ce cessez-le-feu’. Le Liban a subi mercredi la vague la plus importante de frappes depuis le début du conflit. Le bilan s’établit à 200 morts et près de 1 000 blessés. Le professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient, et co-auteur de : “Antiterrorisme, La traque des jihadistes”, Gilles Kepel apporte son analyse de la situation actuelle du Moyen-Orient, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant le président américain Donald Trump, Gilles Kepel estime que : « Le gouvernement américain n'est pas dirigé par des personnes compétentes. Les deux négociateurs sont deux agents immobiliers, dont l’un est le gendre de Donald Trump. Ils sont des requins de l’immobilier comme Trump. Et c’est comme ça que le président voit le monde. (..) Ce qui est très frappant aujourd’hui, c’est que cette guerre a été menée pour, certes, rapporter des victoires, mais la transformer en succès militaire, ça c’est une autre affaire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 202623 min

Retour de la région Alsace : une menace pour l’unité de la République ?

Les députés ont approuvé, à 131 voix contre 100, une proposition de loi permettant à l’Alsace de sortir de la région Grand Est pour créer une région à part entière. La proposition de loi va maintenant être débattue au Sénat pour conclure ou non le futur de cette région. À ce sujet, Michael Darmon et Aurore Malval sont revenus sur ce vote à l’assemblée.Pour Aurore Malval, grand reporter à Marianne, le débat reste complexe. Elle précise : « Le projet de loi propose de créer une région Alsace, qui correspond à peu près aux compétences de la collectivité de la Corse. Ce n’est donc pas exactement un retour à la situation antérieure des ‘anciennes régions’. Et dans ce cas-ci, effectivement on ouvre la porte à un séparatisme régional. Que dire évidemment à la Bretagne, au Pays-Basque, qui ne manqueront pas de solliciter le même type de statut ? »L’éditorialiste politique Michaël Darmon se concentre davantage sur la volonté très forte de la population d’être liée à un mouvement d’appartenance : « Ce que je retiens dans cette démarche, c’est la volonté de pouvoir récupérer un récit. De pouvoir s’ancrer dans un collectif. De raconter à quel point il y a quand même une difficulté, dans cette société française, de proposer aux Français des sentiments d’inclusion. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 202633 min

Jean-Baptiste Blanc : « Il y a 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme. »

Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le texte sur l’abolition du devoir conjugal soulève plus d’opposition dans la chambre haute. Les sénateurs examinent cette proposition de loi ce jeudi, et à cette occasion, le rapporteur de ce texte, le sénateur (LR) du Vaucluse Jean-Baptiste Blanc était l’invité de la matinale. Jean-Baptiste Blanc précise l’encadrement de cette proposition de loi qu’il juge « historique » : « Je propose d’inscrire à l’article 215 ‘Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie, sans que cela consente à des relations intimes’. Je pense que c’est une meilleure rédaction beaucoup plus juridique, plus dans l’esprit du Code Civil et qui reprend les mots du juge. »Le sénateur estime qu’il faut aller plus loin pour combattre les violences conjugales : « 57% des femmes étaient victimes d’actes sexuels non consentis dans le cadre du mariage, c’est énorme. On pourrait citer aussi qu’il y avait 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme aussi. Donc, il y a quand même quelque chose qu’il faut entendre dans la société. Et à mon avis, il y a quelque chose qui va au-delà des rapports sexuels. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 202622 min

Ep 131Bonjour chez vous ! du 9 avril 2026

Au programme de cette édition : le Liban a été durement frappé dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la vague de bombardements la plus importante depuis le début du conflit. Dans le même temps, Donald Trump annonce le maintien des forces américaines jusqu’à un nouvel accord. Le cessez-le-feu est-il déjà fragilisé ? Peut-on encore croire à une désescalade dans ces conditions ? Et surtout, la perspective d’une paix durable est-elle encore crédible ? Analyse avec Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe.Sur le front économique, l’espoir d’un apaisement pourrait se traduire par une baisse des prix à la pompe. Le gouvernement assure vouloir en faire une priorité, sous l’impulsion de Sébastien Lecornu. Mais cela suffira-t-il à calmer la colère ? L’exécutif maîtrise-t-il réellement la situation ? Ou ce temps d’attente est-il perçu comme un signe d’impuissance ? Débat avec les éditorialistes Michaël Darmon et Aurore Malval.Au Sénat, un débat de société s’invite dans l’hémicycle. Un texte propose de mettre fin à la notion de devoir conjugal, déjà adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Pourquoi suscite-t-il davantage de réserves au Sénat ? Éléments de réponse avec le rapporteur du texte, le sénateur (LR) du Vaucluse, Jean-Baptiste Blanc.Enfin, un débat institutionnel qui pourrait rebattre les cartes territoriales. L’Alsace se dirige-t-elle vers un statut à part ? Les députés ont ouvert la voie à des compétences spécifiques, posant la question de son avenir au sein du Grand Est. Le Sénat suivra-t-il ? Les habitants seront-ils consultés ? Et cette évolution peut-elle faire jurisprudence pour d’autres territoires ? Première réaction avec Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 20261h 28m

Cessez-le-feu en Iran : Nouvelle volte-face de Donald Trump

L’annonce dans la nuit de mardi à mercredi d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis marque un nouveau tournant dans le conflit au Moyen-Orient. Sur quoi ce cessez-le-feu peut-il déboucher ? La résolution du conflit est-elle proche ? Pour commenter les derniers événements, l’éditorialiste politique Elizabeth Martichoux et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi sont en plateau.Pour Elizabeth Martichoux : « La lecture est extrêmement compliquée parce qu’on passe d’un extrême à un autre ». Elle poursuit : « Alors on peut dire que Trump cherchait une porte de sortie, que ce qui a été annoncé ce matin est encore fragile. Je pense qu’il faut être très prudent, par définition avec le président américain. »Frédéric Dabi atteste, en déclarant : « Trump est quelqu’un de totalement imprévisible. Avant-hier, nous étions encore sur ‘on va raser, détruire le pays en 24 heures’ à un délai de deux semaines. Clairement, je le répète, les Français ne baissent pas la garde. L’inquiétude est extrêmement présente et ça a des conséquences sur le plan intérieur avec la pré-campagne présidentielle qui est totalement inexistante. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 202629 min

Général Vincent Desportes : « L’Iran a tenu face à la plus grande puissance mondiale »

Les Etats-Unis et l’Iran annoncent un cessez-le-feu dans le conflit, basé sur un accord énoncé en dix points. Les Iraniens prévoient de rouvrir le détroit d’Ormuz pour une durée de 15 jours ce qui devrait permettre une détente sur les marchés mondiaux du pétrole. Les négociations entre les deux nations se poursuivront en fin de semaine à Islamabad au Pakistan. Le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, professeur de stratégie à Sciences PO et HEC et auteur de « Devenez leader » disponible aux Editions Odile Jacob analyse l’évolution du conflit en Moyen-Orient, dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il explique : « L’Amérique perd sa crédibilité en tant que puissance de réassurance et nous derrière. (…) L’Iran a tenu face à la plus grande puissance du monde. Ils ont beaucoup perdu, mais dans ce bras-de-fer qu’ils préparaient depuis 47 ans et auquel ils s’étaient préparés, ce sont eux qui ont tenu et c’est Trump qui s’est arrêté. Mais réjouissons-nous que Trump ait enfin pris une décision sensée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 202620 min

Yan Chantrel : « La France doit sortir d’une forme de silence »

Le sénateur (PS) représentant les Français établis hors de France, Yan Chantrel, est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il est revenu sur les sujets d’actualité de son parti, ainsi que sur l’actualité internationale avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient. Le sénateur socialiste déplore la position stratégique prise par la France dans ce conflit qu’il trouve trop « silencieuse ». Il s’explique : « Le problème c’est que notre pays, lui-même a été très absent de la séquence. Où est la parole de la France ? Où est la parole de l’Europe ? Nous sommes de simples spectateurs. Nous regardons se faire, à nos portes, une guerre sans aucune intervention, sans proposition de conciliation. (…) La France doit prendre des initiatives, vraiment. Parce qu’en plus nous avons des liens très forts, notamment avec le Liban, qui est très important. Je pense que la France doit sortir d’une forme de silence, peut-être de stupéfaction pour agir et accompagner et pour permettre de résoudre ce conflit. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 202624 min

Ep 130Bonjour chez vous ! du 8 avril 2026

Au programme de cette édition : Après des menaces d’une extrême violence, Donald Trump change de cap. Un cessez-le-feu temporaire est instauré, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et un apaisement semble s’esquisser. Comment comprendre ce revirement spectaculaire ? Est-ce une stratégie de pression ou le signe d’une réelle volonté d’apaisement ? Et surtout, peut-on croire à une paix durable dans la région ? Analyse avec le général Vincent Desportes.En France, les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient s’étendent. La flambée des prix du carburant attise la colère sociale, des secteurs entiers se mobilisent et la pression monte sur l’exécutif. Le gouvernement peut-il encore temporiser ? Va-t-il devoir annoncer de nouvelles mesures pour soutenir le pouvoir d’achat ? Et jusqu’où peut-il aller sans fragiliser les finances publiques ? Débat avec Frédéric Dabi et Élisabeth Martichoux.Avec le sénateur socialiste représentant les Français de l’étranger, Yan Chantrel, nous aborderons aussi un autre défi majeur : la chute annoncée du nombre d’élèves. Comment adapter notre système éducatif à cette transformation démographique ? Et s’agit-il d’une contrainte ou d’une opportunité ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 20261h 28m

Joshua Zarka : « Nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre »

Dans un contexte de combats massifs au Proche-Orient impliquant l’Iran, Israël et les Etats-Unis, l’approche diplomatique a laissé place à des attaques offensives des différents camps depuis maintenant plus d’un mois. L’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il a notamment réagi à la position de l’Europe dans ce conflit, à la résistance du régime iranien, ou encore à l’ultimatum fixé par Donald Trump. L’ambassadeur estime que le Président américain s’exprime d’une manière « très claire » dans cette guerre. Il admet que son style d’expression n’est pas le sien, mais il apprécie sa clarté : « Il est temps que les chefs d’Etats s’expriment de façon claire et qu’ils n’essaient pas de toujours faire un équilibre sur des différents points ». Et concernant la position européenne, Joshua Zarka est catégorique : « D’abord, nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre, nous, de notre côté. Puis, n’oublions pas que l’Europe n’a pas une très grande histoire quant à la protection des juifs contre un danger existentiel. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 202625 min

Guerre en Iran : L’ultimatum sans fin

La guerre au Proche-Orient continue de nourrir l’actualité nationale et internationale. A la suite des nouvelles menaces de Donald Trump qui souhaite anéantir l’Iran en quelques heures, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot alerte sur le risque d’« escalade » et de potentielles représailles du gouvernement iranien. Les éditorialistes Yves Thréard et Françoise Degois échangent leur point de vue sur les derniers événements dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Sur le dernier ultimatum du Président américain, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’interroge : « Le problème c’est qu’on ne sait pas trop ce que Trump veut. ‘Anéantir l’Iran en quatre heures’, ça veut dire quoi ? L’Iran, c’est 100 millions d’habitants, c’est un territoire qui est trois fois grand comme la France. C’est quand même un état profond, avec une armée, etc. Sauf à utiliser l’arme nucléaire, je ne vois pas comment il compte faire. Il ne va pas utiliser l’arme nucléaire en Iran… Le problème, c’est toujours pareil ; quand on commence une guerre, on la commence mais on ne sait jamais comment ça se termine. »L’éditorialiste politique Françoise Degois s’accorde sur cette position : « En effet, et puis le problème c’est ‘à qui parle-ton ?’. Le changement de régime n’a pas eu lieu. La réalité c’est que maintenant, ce ne sont plus les mollahs, ce sont les pasdarans. J’entends que l’armée iranienne a été, en partie, détruite mais le problème n’est pas l’armée iranienne. Le problème ce sont les pasdarans, ce sont des militaires qui gèrent maintenant. Et puis on a le sentiment, très désagréable d’ailleurs, que depuis quelques jours, ce sont eux qui donnent le tempo. Ils donnent le tempo sur le détroit d’Ormuz, mais également dans leur manière de communiquer et dans leur manière de riposter. C’est donc très inquiétant quand le gendarme du monde, Trump, a ce type de comportement débilitant, en face. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 202624 min

Ep 129Bonjour chez vous ! du 7 avril 2026

Au programme de cette édition : La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Donald Trump menace l’Iran de destruction totale et fixe un ultimatum autour du détroit d’Ormuz. Quelle est la position d’Israël ? L’Etat hébreu va-t-il s’aligner sur Washington ? Et jusqu’où peut aller cette escalade ? Nous recevons l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka.En France, la flambée des prix du carburant met le gouvernement sous pression. Sébastien Lecornu promet de nouvelles propositions tout en fixant une limite claire : pas de dépenses supplémentaires. Peut-il réellement protéger les Français sans ouvrir les vannes budgétaires ? Est-il face à une équation insoluble entre soutien au pouvoir d’achat et rigueur financière ? Débat avec nos éditorialistes Françoise Degois et Yves Thréard.Autre front : celui de l’industrie automobile. La production française a été divisée par deux en vingt ans, sur fond de concurrence internationale accrue, notamment chinoise. Avec la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine Christine Lavarde, nous posons la question des solutions. Peut-on encore enrayer le déclin ? Faut-il revoir les aides publiques ? Et la France peut-elle rester une grande puissance automobile ?Enfin, deux territoires au cœur des débats institutionnels. En Nouvelle-Calédonie, l’avenir politique reste incertain après le refus d’examiner une réforme majeure. Qu’attendent aujourd’hui les habitants ? Et l’État peut-il encore trouver une sortie de crise ? En Alsace, la question d’un retour au statut de région à part entière refait surface. Avec Franck Leroy, président du Grand-Est, nous interrogeons les enjeux. Faut-il redessiner la carte territoriale ? Et jusqu’où aller dans la différenciation des territoires ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 20261h 28m

Christine Lavarde : « Aujourd’hui, il faut se préparer aux chocs futurs »

Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde réagit à la guerre au Proche-Orient qui impacte les prix de les carburants pour les Français. La sénatrice approuve Sébastien Lecornu qui souhaite utiliser les recettes supplémentaires de cette crise énergétique pour « accélérer la décarbonisation ». Elle assure : « Aujourd’hui, il faut vraiment se préparer aux chocs futurs. Finalement, on vient de connaître deux chocs dans un laps de temps extrêmement court : 2022 et aujourd’hui, certainement 2026. Maintenant, il faut venir se doter des moyens pour que demain notre pays soit plus résilient. D’une part avec une diminution de notre consommation d’énergie carbonée, et d’autre part l’indépendance de notre pays. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 202626 min

Municipales à Paris : récit d’une campagne mouvementée

Près de deux semaines après le sacre d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, retour sur la campagne municipale. Public Sénat propose la diffusion de « Bataille de Paris : Scènes de campagne ». Le journaliste et réalisateur Quentin Calmet a partagé les coulisses de la campagne Dati/Grégoire : « Depuis le mois de janvier, nous, les journalistes, avons sollicité Dati pour faire ces fameuses rencontres au plus près du débat, avec les Parisiens. Mais ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes. (…) Elle s’est dit qu’elle avait une renommée, une notoriété qui serait considérée comme un avantage parce qu’elle était identifiée comme la principale opposante à Anne Hidalgo, et que ce serait suffisant ».Elizabeth Martichoux, éditorialiste, le confirme en reprenant les propos d’Agnès Evren : « Oui, il y avait une soif d’alternance telle, que dans le fond, on se dit ‘ça suffit’. Cependant je vous rappelle qu’il y a eu le poison de la division à droite, qui a nui à Rachida Dati ». Pour Michael Darmon, la question de l’alternance était surtout théorique. Selon lui, dans la réalité la capitale est et restera de gauche. Il affirme « En réalité, beaucoup ont critiqué Hidalgo, mais nous sommes juste face à une maire qui a strictement appliqué son programme. (…) On n’a pas vu de manifestation de Parisiens dire ‘on veut retourner à la voiture’». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 202631 min

Carole Delga : « La politique de zigzag du PS ne peut plus continuer »

Dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans de la fusion des régions françaises, la présidente de Régions de France est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Selon Carole Delga, le découpage du territoire en 18 régions, a été nécessaire pour pouvoir structurer des filières économiques comme les énergies renouvelables par exemple. Elle déplore, cependant, le montant du budget alloué à l’ensemble des régions, qu’elle juge trop faible.La présidente PS de la région Occitanie est également revenue sur l’état de son parti. A la suite de la campagne municipale et des alliances PS-LFI, Caroline Delga déclare : « Je pense que les propos d’Olivier Faure, dans l’entre-deux-tours, ont été très préjudiciables. Ils ont donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux. Les Français nous ont donc sanctionnés au second tour, parce qu’ils en ont marre des ‘magouilles’ »La présidente PS de la région Occitanie en appelle au changement et une clarté au sein du parti parce que « la politique du zigzag ne peut plus continuer, elle va nous amener dans des grandes difficultés. (…) Maintenant, nous devons avoir une ligne claire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 202622 min

Laurent Burgoa : « Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise »

Dans le cadre de la nouvelle réforme de l’assurance chômage, le dispositif de ruptures conventionnelles se durcit. En effet ce projet de loi prévoit notamment une réduction de la durée de l’indemnisation : désormais 15 mois d’indemnisations chômage pour les moins de 55 ans au lieu de 18 mois. Ces indemnisations seraient raccourcies également pour les plus de 55 ans : 20,5 mois post-réforme contre 22,5 mois à l'heure actuelle. Une évolution de ces règles qui va permettre des économies. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa est l’invité de la matinale « Bonjour Chez vous », afin de nous éclairer, en tant que membre de la commission des affaires sociales, sur ce projet de loi. Pour lui, cette évolution issue d’un accord entre les partenaires sociaux va dans le bon sens : « Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés soient même allés au-delà de la lettre de mission du ministre. Lettre qui prévoyait une économie de 400 millions d’euros. Ils sont arrivés à un accord qui pourrait faire économiser entre 700-800 millions d’euros sur deux ou trois ans. (…) On devrait plutôt se réjouir de ce dialogue social entre salariés et patronat. Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 202625 min

Philippe Dessertine : « En fait, tout le monde perd dans cette crise »

Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 202629 min

Max Brisson : « En France, on fait des subventions pour calmer la colère »

Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 202626 min

Lisnard/Retailleau : fracture chez les Républicains

Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 202623 min

Ep 126Bonjour chez vous ! du 1er avril 2026

Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 20261h 28m

Edouard Philippe : le seul à pouvoir battre Jordan Bardella ?

Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 202629 min

Ep 125Bonjour chez vous ! du 31 mars 2026

Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 20261h 28m

Karine Daniel : « Je demande au Ministre de revoir ces fermetures d’écoles, c’est inacceptable »

Les enseignants du public appellent à la grève pour protester contre la suppression annoncée de postes dans le cadre des discussions autour de la carte scolaire. Ces fermetures de classes seraient une réponse à la chute démographique que connaît la France. Le ministre de l’Education nationale parle d’une perte historique d’« un million d’élèves sur 6,5 millions, en école primaire, depuis 2019 ». Une suppression de près de 4 000 postes est prévue pour la rentrée 2026, pour s’adapter à la baisse d’effectifs des élèves. La sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel est l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Pour elle, il est indispensable que « le gouvernement porte un regard particulier sur les écoles rurales ». Elle poursuit : « Ces écoles ont souvent des indices de position (IPS) assez faibles. Nous sommes sur des élèves, pour qui la République, et l’Education nationale doivent avoir une attention particulière. J’appelle la rectrice, dans notre département de Loire-Atlantique, et le ministre de l’Education nationale à avoir un regard particulier sur ces situations. (…) Je vous le dis avec l’exemple de mon département, mais il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés, tant mieux pour les écoles qui en avaient besoin et puis, il y a certaines écoles qui ont été fermées, alors qu’il n’y a aucune baisse d’effectif et même des besoins spécifiques. (…) Je le dis c’est inacceptable, et je demande au Ministre de revoir ces situations parce qu’elles créent de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques et de la politique. La République doit être là où les élèves et les familles en ont besoin. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 202624 min

Marc Fesneau : « Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain »

L’annonce du gouvernement d’aides aux carburants à destination des pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers ne calme pas la colère. Certains appellent à la manifestation dans les rues ou à ‘faire des chèques’ pour élargir cette mesure qui ne touche qu’une partie de la population. Certains partis réclament au gouvernement des aides généralisées, mais pour Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, le ciblage de cette mesure est absolument nécessaire. Il est catégorique : « Nous n’avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain parce que c’est à crédit tout ça. Et à la fin ce sont les Français qui paieront. La dette, ce sont les Français qui la paient dans leur taux d’intérêt, les entreprises, dans leur TVA. (…) Si les fluctuations des prix du pétrole durent plus longtemps, alors se posera la question d’un choc un peu plus systémique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 202624 min

Présidentielle 2027 : Qui peut battre le RN ?

Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement nationanl pourrait sortir vainqueur de l’élection présidentielle. Seuls certains candidats semblent pouvoir battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour. Avec des hypothèses posées sur les deux candidats d’extrême droite face à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Édouard Philippe ou encore Gabriel Attal, le seul candidat qui l’emporte sur le RN serait le maire du Havre Édouard Philippe. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Yves Thréard et la journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel étaient invités dans la matinale Bonjour Chez Vous pour apporter leurs analyses post-municipales.Pour Rachel Garrat-Valcarcel, ces municipales ont démontré que la victoire des RN n’est pas encore assurée pour la présidentielle. Elle précise : « Ce qui a bien marché c’est l’union entre la droite et le centre. Les électorats ont quand même très bien coagulé. Et dans les villes où le RN n’avaient aucune chance, l’électorat RN a largement voté utile pour des candidats de droite ou du centre pour faire barrage à la gauche, ou pour tenter de faire basculer des villes. La ville de Nantes est un cas très symptomatique, et ne parlons même pas de Brest, Clermont-Ferrand où le score pour le RN entre le premier et second tour est parfois divisé par trois. »Selon le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, les municipales nous donnent déjà un aperçu sur la présidentielle et rien n’est encore joué pour le RN. Il illustre : « Le centre et la droite ont gardé leurs villes, en ont gagné certaines. Certes le RN fait mieux que d’habitude dans des villes petites et moyennes mais il a échoué dans les grandes. Et le PS se maintient aussi, d’une certaine façon. (…) Concernant le sondage Bardella-Philippe, je suis très étonné car cela fait quand même six ans qu’il a quitté le gouvernement et il n’a pas perdu beaucoup de plumes depuis. Pour la suite, on verra bien, la route est encore longue et tout le monde n’est pas encore sur la ligne de départ. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 202630 min

Ep 124Bonjour chez vous ! du 30 mars 2026

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburants. Mais faut-il s’arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d’un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Nous recevons également le sénateur RN Joshua Hochart. Avec lui, nous parlons des prochaines élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Le RN a de fortes chances d’obtenir un groupe politique au Sénat, une première dans l’histoire. Un groupe changerait-il la donne politique pour le RN ? Le parti de Marine Le Pen espère-t-il convaincre d’autres élus le rejoindre ? Enfin dans le débat : les partis se projettent également sur la présidentielle. La droite et le centre auront-ils un candidat commun ? Les appels à l’union se multiplient, mais comment désigner le ou la futur(e) candidat(e)? Les candidats déjà déclarés s’effaceront-ils ? L’absence d’union est-elle synonyme de victoire du RN ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20261h 27m

Joshua Hochart : « Le Sénat, c’est l’étape suivante pour le RN »

Les municipales à peine terminées, les partis font les comptes pour la présidentielle et pour la prochaine échéance : les élections sénatoriales. D’ici septembre 2026, le Rassemblement National souhaite capitaliser sur ses nouvelles victoires locales en les mobilisant dans le but d’obtenir, pour la première fois, un groupe au Sénat. Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart nous en dit plus : « Avoir un groupe sénatorial RN, c’est confirmer l’implantation du RN dans l’ensemble des parlements : Parlement européen, Assemblée nationale, au Sénat, en vue de la présidentielle. Ces municipales ont été un signe d’ancrage local du parti, le Sénat c’est l’étape suivante. En 2023, nous sommes rentrés à 3 et pour l’élection de septembre 2026, nous espérons avoir un groupe pour pouvoir être plus forts, plus puissants et appuyer le programme de Marine Le Pen au Sénat. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 202623 min

Aurore Bergé : « Il faut une primaire avant l’automne »

Les partis politiques se mobilisent déjà en vue de la prochaine campagne présidentielle, alors que les résultats des municipales ont montré un pays fragmenté et divisé. Des alliances qui échouent à la gauche, entre PS-LFI, tandis que l’électorat des Républicains se posent la question de la ligne directrice de leur parti. Pendant ce temps, les extrêmes ont progressé dans le pays, avec notamment le RN qui a multiplié par quatre son nombre de communes remportées aux municipales, comparé à la dernière élection de 2020. Selon Aurore Bergé, actuelle ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, invitée de "Bonjour Chez Vous", il est urgent que le bloc central et la droite s’allient pour faire front face aux extrêmes, à la prochaine élection présidentielle. Elle précise : « Le risque c’est que le pays soit irréconciliable, qu’il y ait des factures telles qu’on n’arrive plus à faire ensemble. On doit assumer une candidature unique. (…) Je n’ai pas envie qu’on attende qu’il soit trop tard. Il faut une primaire avant l’automne. Si on attend davantage, on sera responsable encore une fois de l’élection du RN dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux ». La ministre conclut son propos en soulignant l’aspect « vital » d’une candidature unique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 202624 min

Anne-Sophie Alsif : « Si le conflit au Moyen-Orient dure, on pourrait être en situation de pénurie »

Au 28ème jour du conflit au Moyen-Orient, les conséquences économiques mondiales se poursuivent sur les marchés de l’énergie et des denrées alimentaires. La cheffe économiste et associée chez BDO France Anne Sophie Alsif était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’apporter des éclaircissements sur ce contexte actuellement perturbé. Allons-nous en direction d’un choc pétrolier ? L’experte répond : « On peut parler de choc pétrolier si le conflit dure et s’étend géographiquement. Mais à la différence des années 70, nous sommes moins dépendants aux hydrocarbures du Moyen-Orient ». Concernant une potentielle pénurie, l’économiste clarifie : « Cela va dépendre de la durée du conflit. Si c’est un conflit qui ne dure pas, on a une hausse des prix parce qu’on a un choc. Mais nous n’avons pas de pénurie. Par contre, si le conflit dure, notamment après le mois d’avril, là on pourrait être en situation de pénurie. Et c’est à ce moment-là, où on peut aller dans une crise davantage macroéconomique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 202620 min

Présidentielle : Une primaire d’Edouard Philippe à Sarah Knafo ?

Les Républicains, première force politique en France, apparaissent fracturés après ces municipales, avec notamment le départ de David Lisnard qui déclare qu’il n’y a « aucune cohérence, aucune lisibilité » au sein du parti. Au parti socialiste c’est aussi la crise, avec l’échec des alliances LFI-PS et les tensions internes au sein d’une gauche « irréconciliable ». Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et Emilie Zapalski, Communicante, Fondatrice de l’agence Émilie conseil sont revenus sur ces actualités politiques, dans la matinale de « Bonjour Chez Vous ».Arnaud Benedetti estime que « Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari ». Il précise : « La crise où elle se trouve ? Au bureau politique du PS, mais chez les LR aussi. Les vieilles forces du gouvernement que constituent LR n’ont pas résolu leur problème de concurrence. Parce qu’elles sont écartelées au plan national entre d’un côté le bloc central et l’épaule qui sont à leur gauche ou leur droite, respectivement. Ce problème, elles ne l’ont pas solutionné et les élections municipales l’ont encore moins solutionné. Les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation. »Concernant les Républicains, Emilie Zapalski semble plus sceptique sur une potentielle union des droites : « On n’a pas l’impression qu’il y ait des signaux dans ce sens. On a plutôt l’impression que c’est l’autre sens. Ciotti a réussi à amener cette union des droites, mais il est le seul à l’avoir fait. Et cela semble plus être une histoire locale. Cette idée d’union des droites qui reste dans la tête comme un fantasme, elle ne prend pas tellement corps. Et on sent bien la résistance de beaucoup au sein du parti, de ne pas aller là-dedans et de voir que ce serait la perte du parti. (…) Elle conclut : « Et au final, même si LFI et le RN ont symboliquement gagné les mondiales, il y a quand même quelque chose de l’ordre de la résistance, en France, sur ces deux partis d’extrêmes. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 202636 min

David Ros : « Il y a une déception d’un électorat qui pense que la solution est l’extrême droite »

Les élections municipales viennent de s’achever, les partis tirent leurs enseignements majeurs pour préparer la prochaine échéance : la présidentielle. Chez les socialistes, le scrutin a été marqué par le non-respect de la ligne nationale du parti, certains candidats locaux préférant s’allier avec LFI, un choix que n’approuve pas David Ros, sénateur PS de l’Essonne et invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Autre enseignement : la perte de villes au profit du RN. Pour David Ros, ce recul électoral n’est pas une surprise. Il précise : « Lorsqu’on perd des villes, c’est sûr qu’il y a un échec et qu’il faut en tirer toutes les conclusions. C’est un mouvement qu’on voyait arriver, ce n’est pas juste récent à ces municipales. Il y a une déception d’un électorat qui se radicalise et qui pense que la solution c’est l’extrême droite, et c’est à nous de montrer que ce n’est pas le cas. (…) Le bureau national du PS demande un changement de méthode dans la manière de fonctionner, avec notamment des réunions de familles plus régulières. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 202623 min

Présidentielle 2027 : Les LR se déchirent sur la primaire

La page des municipales est à peine tournée, les débats sur la présidentielle de 2027 débutent déjà. L’éditorialiste politique Michaël Darmon et Aurore Malval, Grand reporter à Marianne étaient en plateau dans Bonjour Chez Vous.Pour Michaël Darmon, les turbulences au sein du parti républicain sont lancées. Il précise : « Maintenant bas les masques. C’est-à-dire qu’il y a une incapacité à pouvoir s’entendre. Depuis dimanche, jour des résultats des municipales, on a beaucoup dit ‘c’est l’école des fans’, ‘Tout le monde a gagné’. La gauche et droite se préparent, dans le cadre de leurs qualités respectives, en vue de l’élection présidentielle et ça va donner un carnage politique. C’est évident. »Autre actualité politique du jour : la hausse des prix du carburant et l’impact budgétaire sur le gouvernement d’une potentielle aide généralisée. Aurore Malval réagit : « Le gouvernement rencontre autant de difficultés car on n’a rien à mettre en face. Il n’y a pas de mesures d’ampleurs, qui aient été programmées à la hauteur de la communication déployée au début. » La reporter fait évidemment allusion à la déclaration de ‘choc pétrolier’ mentionnée, puis démentie par le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Roland Lescure. La grande reporter explicite la problématique principale pour le gouvernement face à l'hypothèse de potentielles aides : « Quand on fait la politique du chèque, on a dû mal à les couper. Ce sont des dispositifs qui, finalement, se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 202633 min

Ep 122Bonjour chez vous ! du 26 mars 2026

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Agnès Evren, porte-parole des LR et sénatrice de Paris. A droite, David Lisnard a quitté le parti avec fracas dénonçant le mode de désignation du candidat à la présidentielle. Les Républicains vont-ils se déchirer autour de la question de la primaire ? Et puis que pense la sénatrice des propos de Jordan Bardella qui déclare ce jeudi matin dans le Figaro que la droite française n’existe plus ?Nous recevons également Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise. A gauche, les municipales ont laissé des traces et après les alliances avec LFI, c'est l'heure des règlements de comptes. Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs ténors, dont Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, demandent un cap clair. Son homologue à l’Assemblée nationale Boris Vallaud menace de quitter les instances. Est-ce les prémices d’un putsch ?Enfin dans le débat, nous revenons sur le débat qui avait lieu mercredi au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu a annoncé plus de 8 milliards supplémentaires de commandes de munitions. Le Premier ministre a évoqué les répercussions du conflit sur l’économie. Une crise qui touche déjà les Français au portefeuille. Comment le gouvernement peut-il aider les Français ? Va-t-il falloir recourir à la politique du chèque ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 20261h 28m

Rachid Temal : « Les socialistes demandent des aides aux carburants pour les classes modestes »

Le conflit qui s’étend au Moyen-Orient affecte de plus en plus notre économie au quotidien. La situation au Proche-Orient a fait l’objet d’un débat ce mercredi au Parlement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une intervention du gouvernement pour contrer la flambée des prix du carburant. Pas de chèques « en blanc », précise le Premier ministre, mais des aides ciblées et sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs. Mais, comment amortir le choc ? Le sénateur (PS) du Val-d’Oise et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Rachid Temal était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il propose un levier pour lutter contre cette crise : « On voit bien que la question des salaires, de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller travailler ou alors se chauffer est extrêmement difficile, c’est une réalité. Il y a un impact sur les Français, c’est vrai. (…) Il faut que les contrôles envers les grands groupes soient poussés. Il faut aussi prendre des mesures pour les Français. Nous, les socialistes nous demandons que les catégories moyennes et modestes puissent avoir une aide spécifique et ciblée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 202624 min

Agnès Evren : « Paris est fracturé entre les très aisés et les très aidés. »

Les campagnes municipales achevées, les partis politiques analysent les résultats et en tirent des leçons pour les prochaines échéances, dont la présidentielle de 2027. Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », Agnès Evren, porte-parole des Républicains et sénatrice LR de Paris, est revenue sur les enjeux majeurs pour son parti et sur les raisons principales de la défaite de la candidate Rachida Dati à Paris. Agnès Evren déclare : « Il faut savoir que Paris est une ville très ancrée à gauche. (…) Il y a une sociologie électorale qui a changé dans la capitale, car les classes moyennes ont quitté la ville. (..) 135 000 habitants l’ont quittée en 15 ans. Des familles de droite en fait. Aujourd’hui, on a une ville très fracturée, polarisée entre des très aidés et des très aisés. La problématique des reports de voix n’a pas aidé non plus avec le retrait de Pierre-Yves Bournazel et la déclaration de Clément Beaune notamment. Le centre gauche a voté pour Emmanuel Grégoire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 202622 min

Ep 121Bonjour chez vous ! du 25 mars 2026

Au programme de cette édition : À peine les municipales terminées, la bataille présidentielle est déjà lancée. Fort de sa réélection au Havre, Édouard Philippe confirme ses ambitions, tandis que la droite s’interroge sur sa stratégie de désignation. Entre primaire, candidature naturelle ou rassemblement élargi, les lignes restent floues. Peut-il émerger un candidat unique entre la droite et le centre ? Et cette recomposition est-elle réellement possible dans un paysage politique aussi fragmenté ? Analyse avec Pablo Pillaud-Vivien et Louis Morin.Les secousses post-municipales traversent la droite. Au sein des Républicains, la question des alliances avec le Rassemblement national ou Reconquête ! divise. Faut-il clarifier la ligne ou maintenir une ambiguïté stratégique à l’approche de la présidentielle ? Nous recevons Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat. La droite peut-elle encore éviter l’éparpillement et redevenir une force centrale ?À gauche aussi, les municipales laissent des traces. Au Parti socialiste, les tensions montent autour de la stratégie et du leadership. Les alliances avec La France insoumise interrogent sur l’avenir du parti à l’approche de la présidentielle. Le PS peut-il se reconstruire sans clarifier sa ligne politique ? Avec Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord, nous revenons aussi sur les propositions pour préserver les commerces de proximité. Dans les territoires, les mutations sont déjà à l’œuvre. Face à la disparition progressive des services de proximité, certaines communes cherchent des solutions pour maintenir leur attractivité. Reportage dans le Loir-et-Cher. Comment enrayer la désertification commerciale et préserver la vie locale dans les petites communes ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 20261h 28m

PS-LFI-Ecologistes : la guerre des gauches est relancée

La page des municipales est à peine tournée que la campagne en vue de la présidentielle commence déjà. Après avoir conquis la ville du Havre, Edouard Philippe annonce être « extrêmement déterminé » pour 2027 et confirme qu’il sera candidat. Dans un contexte où la droite et le centre tentent de s’allier sur un nom commun pour la présidentielle, la guerre des gauches est toujours aussi sanglante. Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin et Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards étaient sur le plateau de l’émission Bonjour Chez Vous, pour en débattre.Pour Pablo Pillaud-Vivien, la guerre des gauches ne s’est jamais arrêtée. Il précise : « Il y a trois mois le Parti Socialiste et La France Insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne du premier tour où la plupart du temps ils sont partis en ordre dispersé. Là encore, ils se sont tapés dessus. (…) Donc même pendant la campagne ils ne se sont pas épargnés. Et depuis dimanche soir, cela continue à couteaux tirés. (…) Cela n’augure rien de bon pour 2027. »Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin estime que la stratégie du parti socialiste n’a pas été claire lors de ces municipales. Il explique : « On a eu, effectivement, des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires. Mais on n’a pas eu de doctrine au niveau national, si ce n’est que justement il n’y en avait pas. Vous savez ce qu’il y a de pire sur le fait de ne pas avoir de stratégie ? C’est de ne pas en avoir du tout. Et la réalité, c’est que le PS est dans cette situation. Résultat : rien n’est clair et les électeurs socialistes sont complètement déboussolés et perdus, alors qu’en même temps, LFI est resté très clair pendant cette élection. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 202629 min

Mathieu Darnaud : « Il faut des contrôles sur les prix des carburants pour éviter des dérapages »

Au 26ème jour du conflit au Moyen-Orient, les incidences économiques sont toujours aussi visibles sur les prix du carburant et inquiètent les automobilistes. Le président du groupe LR au Sénat Mathieu Darnaud était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous et pour lui, il y a « urgence à agir, pour notamment parer aux conséquences de ce choc pétrolier. »Il poursuit : « Il faut du dialogue avec les distributeurs, mais dans le cas échéant de la coercition si des abus sont constatés. (…) Je vois les faits et je pense qu’il faut qu’il y ait des contrôles pour éviter des dérapages. »Après avoir évoqué les questions internationales et la crise énergétique, Mathieu Darnaud est revenu sur l’avenir des Républicains. Il affirme : « L’élection présidentielle, c’est la mère des batailles, c’est l’élection suprême. Notre famille politique a pour vocation, si elle veut durer, d’avoir un candidat qui porte sa voix ». Lorsqu’il évoque les municipales et les futures sénatoriales, le président du groupe LR au Sénat se dit rassuré : « J’ai bon espoir. Nous redoutions la perte d’une commune comme Toulon et ça n’a pas été le cas. Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. Nous perdrons peut-être quelques sénateurs et sénatrices, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée possible. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 202625 min

Audrey Linkenheld : « Les maires veulent des outils pour lutter contre les commerces de ‘façade’ »

Dans un contexte de désertification des centres-villes, les commerces de proximité rencontrent un déclin préoccupant dans nos communes dû en partie à la concurrence du commerce sur Internet. La question du prix des baux commerciaux constitue également un handicap pour les commerçants. Dans ce contexte, le Sénat travaille actuellement sur une proposition de loi pour encadrer les loyers des baux commerciaux, afin de rééquilibrer les relations entre bailleurs et locataires. Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord était l’invitée la matinale Bonjour Chez Vous, pour nous expliquer cette proposition de texte.Elle explicite : « Plus de la moitié des commerçants interrogés disent que le niveau élevé des loyers est une des causes de la vacance. Il y a déjà eu des tentatives, avec la Loi Pinel de 2014 par exemple. Cette loi a fixé des éléments de plafonnement des prix. Mais ce qu’on nous dit sur le terrain, c’est que bien souvent c’est détourné, ça ne produit pas ses effets. Nous proposons, avec cette proposition, d’aller plus loin. En objectivant la situation d’une part, en mettant en place des observatoires locaux des loyers commerciaux. Et sur cette base, nous encadrerons les loyers commerciaux comme on a pu le faire pour les loyers d’habitation, d’autre part ». Autre problème souligné par la sénatrice : la question des commerces « de façade » : « Nous avons fait le constat que parfois il y a des commerces de proximité qui s’installent, qui ne sont pas forcément ce dont on a le plus besoin en termes de diversité. Je pense, par exemple, à ces commerces de façade qu’on voit fleurir dans lesquels il n’y a jamais aucun client. Au Sénat, nous avons beaucoup parlé de la loi contre le narcotrafic et elle a déjà montré comment certains commerces pouvaient servir de lieu de blanchiment. Là aussi, les maires nous demandent des outils. On a commencé avec la loi contre le narcotrafic, là on n’en propose un deuxième pour permettre, à un moment donné, aux maires d’empêcher ces installations. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 202623 min

Municipales : Le RN en quête de crédibilité locale

Lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous, nos deux intervenants ont échangé leurs analyses sur les enjeux et les tendances sur les municipales 2026, à quelques jours du scrutin. Pour Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme, la question des candidats RN reste ouverte. En prenant l’exemple du maire sortant de Perpignan Louis Aliot, il s’exprime : « Louis Aliot est finalement un homme assez peu connu. C’est un historique du Rassemblement National ; il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut d’ailleurs se demander si la face de l’histoire n’aurait pas été différente pour les élections présidentielles, s’il avait été nommé et élu président du Rassemblement National à la place de Jordan Bardella. C’est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées. Et pourtant, il reste encore largement méconnu. C’est, à mon avis, une interrogation sur la suite. »L’éditorialiste politique Françoise Degois estime qu’il y a « un double-défi pour le Rassemblement National. Le parti doit montrer qu’il peut gagner autre chose que Perpignan. Au niveau local, est-ce que le RN peut reprendre la ville de Toulon, par exemple ? Et le deuxième enjeu qui va être majeur pour les futures campagnes présidentielles : est-ce que le front républicain fonctionne encore ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 202632 min

Jean-Raymond Hugonet : « Le cas d'Aulas à Lyon nous montre que la politique c’est aussi un métier »

A l’issue du second tour des municipales, la droite demeure la première force politique du pays avec la victoire des élus républicains dans plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants. Les trois plus grandes villes du pays Paris, Lyon, Marseille, restent cependant aux mains de la gauche.Au surlendemain du scrutin, c’est l’heure du bilan dans tous les partis politiques, en vue de la présidentielle. Et pour Jean-Raymond Hugonet, sénateur apparenté LR de l'Essonne et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, l’enseignement premier de cette élection, c’est le taux d’abstention. Il observe : « Le premier enseignement de ces municipales que je retiens, c’est que tout le monde, sur les différents plateaux télévisés dimanche soir, dit qu’il a gagné. C’était assez drôle, si ce n’est pas à pleurer. Mais pour moi, le véritable gagnant c’est l’abstention, et c’est malheureux. Il faut se rendre compte que, y compris sur des scrutins locaux, qui traditionnellement ont une participation plus importante, là la participation est en baisse si l’on compare avec 2014. On est à 6 ou 7 points en retrait et c’est quelque chose d’extrêmement préoccupant. La cause ? C’est un désintérêt et un mécontentement. Ce désintérêt vient du fait que les gens y croient de moins en moins. C’est extrêmement important sur un scrutin comme celui des municipales et c’est grave."Autre enseignement de ces élections, selon le sénateur : l’évolution de la politique. Il illustre : « Je voudrais revenir sur le président de l’OL et sa candidature à la mairie de Lyon. Sa victoire était annoncée depuis le début, c’était un raz-de-marée, et puis finalement c’est une défaite. Ça dit une chose : ‘La politique c’est aussi un métier’, je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Ici, c’est l’exemple même où vous avez, en face, un candidat dont c’est le métier et les gens ont décidé de voter pour lui. Le fait que Lyon soit reparti dans cette direction-là, est une indication. C’est un vote démocratique, mais ça en dit beaucoup sur ce qu’est devenue la politique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 202630 min

Ep 120Bonjour chez vous ! du 24 mars 2026

Dans cette édition du 24 mars nous revenons sur la disparition de Lionel Jospin à l’âge de 88 ans. Quel héritage politique laisse-t-il ? La gauche plurielle dont il a été l’artisan est-elle encore possible aujourd’hui ? On en parle avec Françoise Degois et Frédéric Dabi.Nous recueillons aussi la réaction de Pierre Jouvet, secrétaire général du PS. Ancien Premier secrétaire du parti à la rose, Lionel Jospin a marqué l’histoire de ce mouvement politique. Et puis avec lui nous revenons sur les suites des municipales. Va-t-on vers une fracture du PS, alors que l’alliance conclue entre socialistes et Insoumis a échoué dans de nombreuses villes ?Les Républicains restent quant à eux la première force politique locale. Mais est-ce une victoire en trompe l’œil alors que leur électorat est grignoté par le RN dans de nombreux territoires ? Vont-ils le payer à la prochaine présidentielle ? Le sénateur apparenté LR de l’Essonne, Jean-Raymond Hugonet est avec nous pour répondre.us près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 20261h 28m

Pierre Jouvet : « Je me suis lancé en politique parce que j’admirais la droiture de Lionel Jospin »

L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé ce dimanche 22 mars, à l’âge de 88 ans. Figure emblématique de la gauche plurielle, Lionel Jospin avait marqué une génération en annonçant son retrait de la vie politique le soir du 21 avril 2002, après n’être pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Invité à la matinale Bonjour Chez Vous, le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet regrette un homme qu’il a « admiré par sa droiture ». Il reconnait : « C’est pour nous une très grande tristesse. Vous savez, moi j’ai commencé mon engagement politique le 22 avril 2002, au lendemain de la défaite qu’il avait vécu au premier tour de cette élection présidentielle dont on se souvient tous. J’avais 15 ans, et je me suis engagé en politique parce que j’admirais l’homme, la droiture et surtout la façon qu’il avait d’incarner la politique. Il changeait la vie par des actes concrets : contrat des 35h, couverture universelle, le PACS, les emplois jeunes. C’était une histoire, une époque et surtout un engagement. Lionel Jospin était un homme fidèle. Fidèle à sa formation politique, le PS et puis une histoire, celle du rassemblement de la gauche plurielle, qui reste pour nous, une boussole. Pour les socialistes que nous sommes, Lionel Jospin reste un modèle quotidien. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202623 min

Fin des municipales, début de la campagne présidentielle

Au surlendemain du résultat des municipales, chacun fait son bilan sur les principaux enseignements à en tirer. Rivalités, tensions et alliances inédites, la campagne municipale a été marquée par des enjeux concrets et locaux, avec, pour certains partis, une résonance nationale. Le scrutin a été marqué également par des surprises électorales, le sondeur Frédéric Dabi et l’éditorialiste Françoise Degois étaient les invités de la matinale du jour pour en débattre.« Tout le monde nous dit que l’union des droites est en marche, mais regardez Rachida Dati à Paris ! », s’étonne Françoise Degois. Elle poursuit : « Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo, l’extrême droite d’Éric Zemmour Reconquête !, Thierry Mariani du RN, Renaissance le parti d’Emmanuel Macron et les LR. Elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c’est la France, mais regardez ce que les Parisiens envoient comme message. Ils envoient un ‘non’ absolument cinglant et terrible d’ailleurs je pense à titre personnel, pour Rachida Dati. »Dans la perspective de la présidentielle, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ont évoqué la possibilité d’alliances du bloc central. Leur spectre est totalement différent, avec l’un, Laurent Wauquiez qui accepte un périmètre au plus large, et l’autre Gabriel Attal qui le refuse catégoriquement. Le sondeur Frédéric Dabi illustre : « J’observe une chose, c’est qu’il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun. C’est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizons, MoDem. On sent une pression à vouloir éviter à tout prix un second tour Mélenchon- Bardella, qui est vu comme le second tour catastrophe. Et il y a une pression pour que ces différents partis s’entendent dans le cadre d’une primaire. Au fur et à mesure que l’on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique c’est un Bardella à coup sûr au second tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique, alors il y aura cette pression pour avoir une offre électorale plus réduite. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202632 min

Municipales 2026 : Le grand test avant 2027

Gauche divisée, percée du Rassemblement national, retour de la droite dans de nombreuses villes moyennes ou encore échec des alliances LFI-PS, ces élections municipales ont marqué un tournant dans l’équilibre politique local révélant une France fragmentée au sein de territoires contrastés. Et pour certains, la campagne était déjà révélatrice des rapports de force en vue des présidentielles de 2027. Pour débattre autour des résultats de ce second tour : Matthieu Valet, député européen et porte-parole du Rassemblement National, Chloé Ridel, députée européenne (PS), Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et Laure Darcos, sénatrice (Les Indépendants) de l'Essonne étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez vous ».La députée européenne (PS) estime que le parti socialiste a réussi son pari ce dimanche. Elle déclare : « La gauche que nous représentons au Parti socialiste a démontré sa force en gardant des villes comme Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Lille. Mais aussi en allant chercher des conquêtes à la droite à Amiens, Saint Etienne, Pau, etc. C’est l’union de la gauche derrière les socialistes qui a montré son efficacité hier soir. Il y a des pertes, mais comparées à celles que nous avons gagnées, la soirée était très bonne pour notre parti. »Pour le porte-parole du Rassemblement national Matthieu Valet, les résultats de ces élections vont permettre au parti une progression considérable dans leur conquête de sièges au Sénat : « On passe de 1 500 conseils municipaux à 3 000. Mais c’est peut-être ici au Sénat que nous allons faire des élus supplémentaires. Vous ne nous attendez pas au rendez-vous, mais on espère avoir de nombreux sénateurs. On espère convaincre les collectivités locales et toutes celles et ceux qui veulent un groupe au sénat et que le RN soit représenté, c’est important. »Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône souligne l’aspect complexe des alliances. Il précise : « J’observe que là où la gauche est unie, nous, nous sommes divisées. Quand nous sommes nous-même unis et la gauche divisée, nous gagnons. Donc déjà, nous gagnons. A un moment donné, il faudra faire quelque chose. (...) On ne peut pas dire qu’on ne veut pas l’union des droites, et ne pas être capable de faire l’union de la droite et du centre. C’est l’un ou c’est l’autre. Il faut choisir. »Enfin, dans cette campagne municipale, la sénatrice (Les indépendants) de l'Essonne Laure Darcos déplore la nationalisation des enjeux : « Je trouve que nous avons extrêmement politisé cette campagne municipale, alors qu’au fond il fallait faire du terrain, du porte-à-porte. Ceux qui ont gagné sont ceux qui se sont retrouvés à parler de politique de proximité. C’est normal c’est le jeu, la presse et les médias, mais au fond je pense que c’était cette conclusion aussi. Avoir surinterprété, surpolitisé certains combats, finalement ça les a fait perdre les uns et les autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202650 min

Municipales 2026 : Les Leçons du deuxième tour

Émission spéciale de la matinale de « Bonjour Chez Vous » pour tirer les enseignements du second tour des Municipales 2026. Tandis que les grandes métropoles Paris, Lyon et Marseille restent à gauche, les Républicains maintiennent leur ancrage local dans des villes moyennes, des territoires ruraux et des villes symboliques telles que Clermont-Ferrand, Brest et Limoges. Le Rassemblement national gagne du terrain à Carcassonne, Orange, Liévin ou encore dans le bassin minier. Les alliances formées entre les partis de gauche et LFI conclues entre les deux tours n’ont pas porté les fruits, sauf à Nantes, avec la maire socialiste réélue Johanna Rolland. L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, l’éditorialiste politique I24News Michael Darmon, et le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay ont débattu sur les leçons tirées de cette élection. Pour Michael Darmon, l’une des observations majeures concernant le RN reste leur « ciblage des villes moyennes, des villes où les gens se sentent abandonnés par le pouvoir, ou celles où l’on a des difficultés à vivre au quotidien. (…) Pour le Var, il est beaucoup plus significatif pour le parti d’avoir gagné La Seyne-sur-Mer, ville ouvrière depuis des lustres et d’avoir récupéré encore un électorat populaire. C’est un résultat majeur pour 2027. » L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux estime que les résultats du RN ne constituent pas une « leçon pour les présidentielles ». Elle admet tout de même que « les leçons à tirer sont les stratégies d’alliances. Est-ce que ce rapprochement structurel entre Éric Ciotti et Marine Le Pen est transposable ? On verra, mais je pense que c’est une brèche. On ne peut pas complètement décorréler la puissance de l’extrême droite, de la conquête du RN. Du travail a été fait, les esprits ont été préparés, la France est en colère. » Concernant les présidentielles de 2027, Yves Thréad suppose : « Même s’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives pour les présidentielles, je pense que la droite et le centre ont un espace pour avoir un candidat présidentiel, beaucoup plus qu’il y a un espace pour le parti socialiste, à côté de Monsieur Mélenchon. J’ai l’impression que ce second espace est plus restreint. » Le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay annonce que l’union de la gauche reste potentielle pour la présidentielle. Il explique : « Même si les alliances n’ont pas fonctionné partout, on ne peut pas dire que La France Insoumise soit mise hors course à l’issue de ces municipales. Au contraire, elle peut revendiquer ces victoires de positions de force. (…) Ce que vient de nous montrer l’épisode de l’entre-deux-tours c’est que l’alliance PS-LFI n’est pas du tout entérinée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20261h 7m

Ep 118Bonjour chez vous ! du 20 mars 2026

Au programme de cette édition : Dernier jour de campagne avant le second tour des municipales. Dans plusieurs grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Bordeaux ou Toulouse, l’issue du scrutin reste incertaine. Quelles villes peuvent basculer ? Les alliances à gauche entre le Parti socialiste et La France insoumise seront-elles suivies dans les urnes ? La droite peut-elle conserver ses bastions ? Et quelle percée pour le Rassemblement national ? Débat avec Arnaud Benedetti et Émilie Zapalski.À la veille du scrutin, quelles leçons tirer de cette campagne ? Ces municipales peuvent-elles préfigurer les rapports de force de la prochaine présidentielle ? Analyse avec le politologue Bruno Cautrès.Les municipales révèlent aussi des fractures à droite. Au sein de Les Républicains, les désaccords stratégiques se multiplient, notamment autour de certaines investitures locales. Ces tensions traduisent-elles une recomposition plus profonde de la droite française ? Réaction avec le sénateur Olivier Paccaud.Dernière étape de notre tour de France de la campagne. Focus sur Strasbourg, Clermont-Ferrand et Marseille, où les équilibres politiques restent particulièrement incertains à la veille du vote. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20261h 28m

Paris, Nice, Marseille : Campagne électrique

Retour sur les principaux enseignements à tirer de la campagne des municipales françaises, avec l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti et la communicante Emilie Zapalski. Invités lors de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous », ils ont analysé et décrypté les tendances politiques de cette période décisive, aussi bien à l’échelle locale que nationale.Pour la fondatrice de l’agence Émilie conseil, il y a eu un rapport de force intéressant au niveau de la gauche. Elle illustre : « Il y a eu ce positionnement, ces postures très dignes de Benoît Payan, on a la même chose à Paris où Emmanuel Grégoire a dit ‘Non, ça sera sans LFI’, quitte à maintenir une candidate Chikirou qui va l’embarrasser.(...) Il y avait donc ces positions de villes très visibles, avec ces postures-là. Et en dessous, au contraire, nous avons vu plein d’alliances entre le PS et LFI, ou d’autres configurations. Et je trouve que c’est assez malin, parce que si les choses vont dans le bon sens pour la gauche, je pense qu’on leur pardonnera ces alliances qu’on leur rapprochait initialement. S’ils s’en sortent à Marseille et Paris, sans LFI, ça représente un signe assez fort de ces grandes villes et le reste, si ça permet de continuer à décrocher des villes plus petites...c’est comme une espèce de vague et s’il y a cette vague, on va leur pardonner. »Zoom sur le pourtour méditerranéen avec la campagne niçoise qui a fait couler beaucoup d’encre entre le duel fratricide Estrosi-Ciotti. Pour l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti, la victoire de Ciotti semble se profiler. Il précise : « A partir du moment où la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux se maintient, on peut considérer qu’il n’y a pas de front républicain à ce stade à Nice, au moins organisé au niveau des appareils politiques. C’est vrai, aussi qu’il y a une sociologie très spécifique à Nice. La ville a déjà élu un candidat qui était un ancien Front National ; Jacques Peyrat. Certes, il n’avait plus l’étiquette Front National, mais si vous voulez, il y a une culture politique à Nice qui favorise indéniablement la dynamique d’Éric Ciotti. (..) Son élection me paraît être une hypothèse assez forte. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 202636 min

Olivier Paccaud : « Sarah Knafo a tout gagné médiatiquement. »

Les dés sont presque jetés pour le deuxième tour des municipales. Alliances et fusions inédites, dans certaines métropoles, les partis politiques ont fait des compromissions pour voir leur candidat tête de liste remporter le sprint final. Les retraits de certains candidats ont également joué un rôle décisif dans cette campagne. Concernant le retrait de la candidate tête de liste Reconquête pour la campagne municipale parisienne, le sénateur LR Olivier Paccaud, invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" affirme : " Nous n’avons rien demandé. "Olivier Paccaud trouve que « le cas de Sarah Knafo est intéressant car elle a tout gagné médiatiquement". Il poursuit : "Si elle s’était maintenue et qu’elle avait provoqué l’élection de Monsieur Grégoire, on l’aurait rendu responsable. Alors que là, elle va dire ‘c’est grâce à moi’, ce qui n’est pas forcément le cas. Elle a tout gagné médiatiquement. Elle est plutôt fine politiquement. Bravo à elle, mais je suis sûre que Rachida Dati ne lui a rien demandé. D’un côté tendre la main à monsieur Bournazel, tout en tendant la main à Madame Knafo c’était impossible. (..) Je suis agréablement surpris par son retrait, mais c’est une décision responsable. " Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 202624 min

Bruno Cautrès : « Dans ces municipales, il y a des gagnants numériquement et politiquement »

Merci beaucoup, voici la P2A 48h du second tour des municipales, Bruno Cautrès, chercheur au CNRS au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po, était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’analyser les enjeux majeurs de cette campagne, dans un contexte international perturbé. Campagne électrique à Paris, Nice ou encore Marseille, l’auteur du livre “Jeux de pouvoir. Quand les politologues regardent des séries” (Co-ecrit avec Virginie Martin) est plutôt catégorique : « Cette campagne n’a pas pris l’ampleur d’une campagne nationale. On aurait pu, par exemple, se pencher sur des questions lourdes concernant le rôle des mairies par rapport aux autres collectivités. Les collectivités par rapport à l’Etat. C’est un gros sujet dont beaucoup en parlent, et c’est dommage que nous ne l’ayons pas évoqué. »Bien que le dénouement des municipales ne soit pas encore connu, et bien que le PS et les LR et que les partis LR et PS conservent leur ancrage dans la majorité des villes de plus de 9 000 habitants, Bruno Cautrès estime que ’il y a deux vainqueurs dans cette campagne : « Les vainqueurs politiques sont incontestablement La France Insoumise et Le Rassemblement National, parce qu’ils ont montrés qu’ils étaient là, durablement installés dans le paysage politique. LFI vient de montrer aux socialistes qu’il fallait compter avec eux, ils ont même obligé, dans l’entre-deux-tours, les socialistes à mettre un genou à terre. (..) Il y a des vainqueurs numériques et des vainqueurs politiques. Les vainqueurs politiques représentent ceux qui arrivent à imposer aux autres de faire avec eux ou d’obliger les autres à reconnaître qu’ils sont là. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 202619 min

Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »

À l’heure où les tensions internationales sont au plus haut, la France maintient sa position défensive dans le conflit au Proche et Moyen-Orient. Par ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé, ce mercredi sur le site de Naval Group, à Indret, le nom du porte-avions prévu pour une utilisation dès 2038. « France Libre » représente plus qu’un porte-avion, il représente un symbole et un véritable outil militaire de projection de puissance. Bernard Guetta, député européen (Renew) et journaliste spécialiste des questions internationales était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour analyser la succession des évènements au vingtième jour de ce conflit. Concernant l’appel lancé par Donald Trump pour que la France prenne part à une opération d’ouverture et de libération du détroit d’Ormuz, l’expert est catégorique : « Je sais ce qu’on ne doit pas faire. On ne doit certainement pas répondre à un coup de sifflet venu de la Maison Blanche en disant ‘Allez les petits gars, maintenant on vous donne la consigne.’ L’OTAN est faite pour protéger l’Europe. L’Alliance atlantique ne concerne pas cette région. Nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d’autant que l’article 5 du traité appelle à la défense mutuelle des États membres. Un état membre de l’Alliance qui est attaqué a le droit à la protection des autres états-membres, en l’occurrence les États-Unis n’ont pas été attaqués, ils ont attaqué. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 202622 min