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Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

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Ep 40L'intégrale du vendredi 7 novembre

Au programme de cette édition : cap sur un affrontement qui dépasse les frontières : l’État français peut-il réellement tenir tête à Shein ? Contrôles renforcés sur les colis, appel à une riposte européenne, engagement affiché de la plateforme chinoise à respecter les règles…S’agit-il d’une reprise en main ou d’une bataille symbolique face à la logique du low-cost mondialisé ? Décryptage avec Arnaud Benedetti et Bérengère Bonte.Dans L’Entretien, nous donnons la parole à François-Xavier Ménage. Depuis plusieurs années, il traverse les territoires en marge, à la rencontre de celles et ceux qui se sentent oubliés du débat public. Il en tire le récit d’un pays fracturé, où les colères silencieuses forment une autre histoire nationale.Au Sénat : La question de la probité démocratique est au cœur des débats, avec la création d’un répertoire national des personnes inéligibles. Un outil pensé pour clarifier le jeu électoral et restaurer la confiance dans la représentation politique. Nous en parlons avec la sénatrice Sophie Briante-Guillemont, à l’initiative de ce texte.Enfin, à la une de nos régions, et plus précisément Brive, où se tient l’une des plus grandes foires littéraires de France. La 43e édition de la Foire du Livre de Brive s'ouvre ce vendredi. Jusqu'à dimanche, 400 auteurs sont attendus et 80.000 visiteurs pour un chiffre d'affaire qui a dépassé le million d'euros l'année dernière. Les retombées touchent toute la ville à commencer par les commerçants du centre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 20251h 28m

Sophie Briante Guillemont : « Il y avait 50 peines d’inéligibilité par an, maintenant c’est 6500 »

Suite à l’annulation d’élections anticipées avec des candidats arrivés au second tour - malgré leur condamnation par la justice à une peine d’inéligibilité - la sénatrice Sophie Briante Guillemont a proposé un texte de loi pour centraliser l’ensemble des fichiers de personnes déclarées inéligibles. Un texte approuvé de manière transpartisane mais sur lequel le gouvernement s’est abstenu.Pour Sophie Briante Guillemont, sénatrice (RDSE, centriste) représentant les Français de l’étranger : « Avant la loi de confiance sur la vie publique de 2017, il n’y avait environ que 50 peines d’inéligibilité prononcées par an. Maintenant on est montés à 6.500. Et ce n’est prononcé que dans 42% des cas, c’est-à-dire que pour le reste, le juge pénal devrait prononcer l’inéligibilité mais ne le fait pas, pour des motifs variables. Le fait que le gouvernement n’ait pas soutenu politiquement ce texte est inexplicable. La ministre était dans la caricature du ‘en même temps’, en disant être pour puis en s’abstenant. Je pense qu’il y a une sorte de guerre entre administrations, entre l’Intérieur et la Justice, pour savoir qui va s’occuper de ce fichier ».Sophie Briante Guillemont est également revenue sur la polémique autour du magasin chinois Shein depuis l’ouverture d’un magasin en plein Paris : « L’œil médiatique est sur Shein. L’entreprise clame respecter la loi française mais elle ne va pas dire le contraire. Il y a toute une opération de communication de leur part. Elle a pris des engagements, mais on n’en serait pas à des sanctions si l’on était certain qu’elle faisait ce qu’elle dit. La France ne remportera pas seule ce bras de fer face à Shein. C’est pour ça que la procédure devant la Commission européenne est fondamentale. En tout cas on voit une opposition forte à ce sujet, et c’est aussi la responsabilité de BHV d’avoir choisi Shein comme partenaire ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 202526 min

Olivier Cadic : « La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie »

Quels sont les risques d’ingérences étrangères sur les élections en France ? Une question au cœur d’une table ronde ce mercredi au Sénat. Pour Olivier Cadic, sénateur (Union Centriste) représentant les Français de l’étranger, « en manipulant bien les réseaux sociaux on arrive à avoir des résultats qui ne sont pas ceux qui auraient pu être, si vraiment la démocratie s’était exercée sereinement. La France, comme tous les autres pays, est victime d’ingérences étrangères extérieures. Taïwan est le laboratoire de la Chine. La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie. Et on voit chez nous se développer des choses qui sont testées ailleurs (…). On voit ce que ces puissances étrangères sont capables de faire en soutenant les extrêmes pour polariser le débat ».Également vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Olivier Cadic affirme que : « La Russie considère que les démocraties sont faibles. Et c’est justement l’enjeu, de se battre pour continuer à vivre dans un monde démocratique. Nous subissons la désinformation, le sabotage, une guerre hybride, les cyber-attaques, on a affaire à quelqu’un qui est déjà en guerre avec nous. Le problème c’est qu’en démocratie on ne se fait pas élire pour faire la guerre. Il faut faire comprendre qu’il est indispensable qu’on augmente notre budget de défense ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 202525 min

Carole Delga : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable »

Public Sénat et sa matinale « Bonjour chez vous ! » organisent une émission spéciale, ce mardi 6 novembre pour couvrir en direct le 21e Congrès des Régions de France, qui se tient dans le Palais des Congrès de Versailles. Avec le contexte budgétaire actuel, le gouvernement demande pour le moment 4,6 milliards d’efforts de réduction des dépenses aux collectivités territoriales. Le Sénat et les présidents de régions tentent de négocier un effort de 2 milliards, comme l’année dernière.Pour Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente des régions de France, « les présidents de région font partie de l’équipe France et nous voulons participer au redressement de notre pays. En priorité, nous demandons à Sébastien Lecornu les moyens d’agir pour les régions et les collectivités de manière générale. Nous avons une crise institutionnelle, nous avons une crise budgétaire, en plus une crise climatique mondiale, nous n’allons pas rajouter une crise territoriale ».Carole Delga a insisté sur la nécessité pour Emmanuel Macron de tenir sa promesse de décentralisation de 2017 : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable. La France se trouve, en 2025, dans une situation beaucoup plus préoccupante qu’en 2017. Pourquoi on a besoin de donner plus de pouvoir localement ? Pour répondre à la crise institutionnelle. Les Français n’ont plus confiance dans le pouvoir politique, parce qu’ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie. En donnant plus de pouvoirs à toutes les collectivités, nous avons la capacité à nous adapter à la réalité et à être réactifs aux besoins des Français ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 202522 min

Ep 39L'intégrale du jeudi 6 novembre

Dans cette émission, nous interrogeons d’abord la capacité de la France à protéger ses élections. Face aux ingérences étrangères, comment garantir l’intégrité du scrutin et la confiance démocratique ? Le sénateur centriste Olivier Cadic, représentant des Français établis hors de France, nous en parle.Puis, nous prenons la direction du Congrès des Régions de France, à Versailles, où se joue une autre bataille : celle de la répartition du pouvoir entre l’État et les territoires. Décentralisation, finances publiques, responsabilités locales : qui décide, et à quelles conditions ? Nous parlerons de ces enjeux avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie et présidente de Régions de France, avant de retrouver plusieurs présidents de région pour un échange sur le rapport de force avec l’exécutif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20251h 28m

Sauver l’industrie : quel rôle pour les régions ?

L’entreprise Duralex est sauvée de la faillite après une récolte de dons et de promesses d’investissement de 19 millions d’euros en 24 heures. La région Centre-Val de Loire a participé à ce refinancement à l’aide d’un prêt à la hauteur de 1 million d’euros. Pour les présidents de région, ce geste est un autre exemple qui vient justifier le rôle des régions dans l’investissement industriel à l’échelle locale. Le sujet est au cœur du 21 congrès des régions de France à Versailles.François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire, analyse l’engouement autour de la renaissance de Duralex : « Depuis que nous avons soutenu la relance de Duralex, il y a autour de cette entreprise, autour de produits qui font partie de nos vies, un engagement extraordinaire, au niveau citoyen, au niveau des régions, au niveau national. Cela veut dire que les Français croient et aiment notre industrie. Qu’ils ont véritablement envie d’un patriotisme, d’une souveraineté industrielle ».Pour Franck Leroy, président (Divers Droite) du conseil régional du Grand Est : « La réindustrialisation est un engagement que nous avons tous pris. On pensait dans les années 80-90 que l’Europe pourrait se passer d’ateliers de production, qu’on pourrait envoyer ça en Chine ou ailleurs, et qu’on pourrait simplement garder les cols blancs chez nous. C’était une erreur monumentale. Il n’y a pas de souveraineté européenne ou de souveraineté française sans une industrie ancrée dans ses territoires ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 202531 min

Détenus depuis 3 ans en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris libérés

Après 1277 jours d’incarcération dans la prison d’Evin en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris ont obtenu une « libération conditionnelle » et se sont entretenus avec le président de la République par visioconférence. Ils avaient été arrêtés pour « espionnage » par la République islamique d’Iran, qui avait obtenu de Cécile Kholer des « aveux » forcés sur les raisons de sa présence en Iran. Les deux prisonniers français ont ensuite été maintenus en prison.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Pour une fois il y a des bonnes nouvelles, en tant que grand reporter on connaît bien la diplomatie française. Alors il est vrai que l’on a tendance à se moquer de la diplomatie française, mais la réalité c’est qu’on a un réseau diplomatique absolument hors norme, probablement l’un des plus beaux du monde, avec des ambassadeurs extrêmement rôdés, contrairement à la carricature que l’on peut en faire ».Pour Michael Darmon, éditorialiste politique chez i24NEWS : « Cette libération c’est l’aboutissement du travail de la diplomatie, adossée au service de renseignements, chapeautés par des discussions qui ont eu lieu au niveau présidentiel. On a tous tendance, et c’est normal, à critiquer un pouvoir lorsqu’il met du temps à faire sortir des otages. Mais il y a ce travail de l’ombre qui existe. Mais c’est aussi que les dictatures n’aiment pas le bruit, elles préfèrent le silence, et peut-être que ça a joué aussi ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 202527 min

Marc-Philippe Daubresse : « Les ordonnances feront des débats sur ce budget une vaste pantalonnade »

Le vote du budget est mis sur pause à l’Assemblée nationale les députés ayant entamé l’examen des amendements sur le budget de la Sécurité sociale. Marc-Philippe Daubresse, sénateur (LR) du Nord et vice-président de la commission des lois constitutionnelles est « sidéré par l’information que l’on donne en laissant l’impression que tout ce qui a été voté, notamment les folies fiscales, restera dans le budget. (…) Supposons que le budget soit voté : il arrive au Sénat. Nous avons travaillé, nous avons un contre-budget à l’opposé de ce qui a été voté la semaine dernière. Donc ce budget ressortira du Sénat profondément transformé ou il n’ira pas à son terme. Et dans ce deuxième cas, on reprendra la copie initiale du gouvernement, avec éventuellement quelques amendements dedans, et tout ça n’aura été qu’une vaste pantalonnade ».Co-auteur du rapport parlementaire sur la relance de l’investissement locatif du 30 juin 2025, Marc-Philippe Daubresse est également revenu sur « une crise du logement historique et sans précédent. J’ai été ministre il y a quelques années, on en sortait d’une crise, mais elle n’était pas aussi violente. Là elle touche tous les segments : le neuf et l’ancien, le locatif et l’accession à la propriété, donc on doit à la fois agir sur la demande, notamment les taux d’intérêts trop élevés et agir sur l’offre, et pour que les gens aient envie d’investir dans la pierre, il faut que le statut de bailleur privé soit attractif, avec une déduction fiscale plus importante sur les loyers qu’il reçoit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 202523 min

Sébastien Martin : « Sur l’automobile électrique, il nous faut un Made in Europe »

Avec le mouvement de désindustrialisation amorcé dans les années 1970, les thématiques de « souveraineté » et de « réindustrialisation » sont revenues dans le discours politique. Pour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie : « La désindustrialisation de la France a baissé les salaires des Français. Forcément car en moyenne, l’industrie paye entre 25 et 30% plus que les métiers de service. Quand vous réduisez la part de l’industrie, vous réduisez quelque part les salaires, avec moins de gens qui bénéficient de salaires plus intéressants. C’est donc une question de pouvoir d’achat, et quand les gens sont mieux payés ils ont moins envie d’acheter du Shein, et on devient ensuite moins dépendants de la Chine : tout est lié ».Sébastien Martin et le ministre de l’Économie Roland Lescure étaient ce mardi 4 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris pour réunir les différents acteurs industriels du secteur automobile. Une norme européenne inquiète, fixée sur 2035 après un premier décalage : l’interdiction de vendre des voitures thermiques. Pour Sébastien Martin : « L’horizon 2035 il y a deux manières de le voir. On peut dire que c’est un totem, on n’y touche pas et c’est 100% de véhicules électriques. La France elle dit être prête à ‘des flexibilités sur 2035’, et à voir dans quelles dispositions elle peut avoir une part importante de véhicules électriques et pourquoi pas d’autres technologies à côté en complément. Mais à la condition que l’on continue à produire ces véhicules, et que tous leurs composants soient made in Europe ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 202521 min

Nathalie Goulet : « Le budget est dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue »

Ce mardi 4 novembre était supposé se jouer le vote à l’Assemblée nationale du texte budgétaire de l’État (PLF). Cependant, avec plusieurs milliers d’amendements encore à examiner, le débat a été suspendu pour entamer l’examen du PLFSS, le budget de la Sécurité sociale. Pour Nathalie Goulet, sénatrice (Union Centriste) de l’Orne : « Nous sommes dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue ou une bonne voyante pour nous éclairer sur l’avenir de ce budget. Nous sommes dans une République du chantage permanent, où chacun fait son marché en menaçant de censurer le gouvernement si l’on n’accepte pas ses dispositions. Dans tous les cas le Sénat retravaillera son propre budget ».Membre de la commission des finances et à l’origine de nombreux rapports sur la fraude fiscale, Nathalie Goulet déplore que les débats sur le budget l’obligent à simplifier sa proposition de loi pour lutter contre le blanchiment d’argent : « On parle d’estimations de 38 à 50 milliards d’euros d’argent blanchi. Avec 2% de recouvrement, je ne vois pas de quoi pavoiser. Donc ‘tout va bien, circulez il n’y a rien à voir’, moi je ne suis pas d’accord. Le blanchiment d’argent et le crime organisé sont les frères siamois de la fraude. Les criminels sont opportunistes et pluridisciplinaires : ils font de la drogue, de la contrefaçon, du trafic d’or, de bijoux, de migrants, tout ça dans le même circuit de criminalité. Il faut donc être beaucoup plus cohérents dans la lutte contre la fraude ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 4, 202527 min

François-Xavier Bellamy : « Aux élections municipales, il faut tout faire pour sortir la gauche »

Dans le cadre des milliers d’amendements du volet « recettes » du budget de l’État, les propositions d’impôts, de taxes et de subventions se multiplient à l’Assemblée nationale. Pour le parti Les Républicains, c’est la ligne rouge : c’est à l’État de faire des économies sur son train de vie. François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président exécutif des Républicains, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette ligne. Pour lui, « il faut qu’un budget soit voté mais un budget avec moins d’impôts. Ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée nationale c’est la résistance désespérée de nos collègues Les Républicains contre la folie fiscale qui est en train de s’emparer de la représentation nationale. En quelques jours nous avons vu se multiplier les impôts, les taxes créées de toutes parts, chaque fois avec les meilleurs intentions du monde, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Et l’enfer fiscal français en l’occurrence est en train de s’aggraver de manière très dangereuse pour l’avenir de notre pays ».Le député européen est également revenu sur la prochaine échéance électorale, les municipales, où Les Républicains soutiennent dans certaines villes des candidats Renaissance : « Nous avons un seul objectif dans ces élections, c’est de tout faire pour sortir la gauche. On pourrait parler de ces villes conquises par la gauche en 2020, et qui ont été tellement abîmées : Lyon, Grenoble, Bordeaux, Strasbourg, Nantes. Nantes, que je connais bien, où il faisait bon vivre qui est devenue une catastrophe du point de vue de l’insécurité, avec un délitement économique… Ces villes, il faut les sauver ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 4, 202523 min

Budget 2026 : un accord est-il possible ?

Après le texte budgétaire de l’État (PLF), c’est au tour du texte budgétaire de la Sécurité sociale (PLFSS) de rentrer dans l’arène de l’Hémicycle ce mardi 4 novembre. La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin s’engage à transmettre au Sénat le texte amendé par l’Assemblée nationale malgré l’absence de vote. Cela suffira-t-il comme gage pour trouver un accord sur le budget ?Pour Anna Pic, député (PS) de la Manche : « Il faut aller au bout de ce débat. Les Français ne comprendraient pas que nous passions tout ce temps à discuter de choses en ayant le sentiment que nous faisions exprès de le faire durer. Néanmoins, nous ne sommes pas parvenus aujourd’hui à quelque chose de satisfaisant. Il nous faut nous fixer l’objectif d’avancer et d’aboutir dans les temps ».Pour Thomas Ménagé, député (RN) du Loiret : « Il reste plus de 2.000 amendements, le vote devait être aujourd’hui, ce mardi 4 novembre, il est reporté pour que l’on commence à étudier le projet de loi de la Sécurité sociale. Vraisemblablement, on ne voit pas comment on va tenir les délais. Sauf grande surprise, le Rassemblement National s’opposera à ce budget, et le gouvernement devra recourir à des ordonnances ou à une loi spéciale ».Jean-François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances, « admet sa perplexité ». Pour lui : « Les Français ne doivent plus y comprendre grand-chose. Je respecte le choix du Premier ministre d’ouvrir la discussion à 360°, mais je ne comprends toujours pas comment on décide de mettre de côté les règles constitutionnelles, comme le 49.3 ou d’autres modalités de travail, qui ont été imaginées sur les décombres de la IVe République ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 4, 202532 min

Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote »

Malgré des centaines d’heures de débats à l’Assemblée nationale et des milliers d’amendements votés, la date du vote du volet « recettes » du texte budgétaire a été repoussée à cause du nombre d’amendements qu’il reste à examiner.Éric Coquerel, député (LFI) de Seine Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, alerte : « Mon inquiétude est que l’on n’arrive pas à voter la partie ‘recette’ du budget parce qu’elle sera battue et que ça peut être pratique pour le gouvernement de justifier qu’elle parte au Sénat sans vote. Tel que nous sommes partis, elle ne sera même pas examinée le 23 novembre. J’entends beaucoup ‘les débats s’enlisent à l’Assemblée’, mais rappelons que tout est parti avec deux semaines de retard du fait du gouvernement».Éric Coquerel note également que tous les groupes parlementaires font des efforts sur le nombre d’amendements déposés, sauf les groupes centristes : « Le Parti Socialiste et le Rassemblement National ont fait le plus d’efforts sur le nombre d’amendements déposés. Depuis, La France Insoumise en a enlevés, Les Républicains en ont enlevés un peu, mais il en reste énormément. Il faut aussi que le gouvernement arrête de gagner du temps, les ministres prennent beaucoup de temps pour répondre : moi je pense qu’ils jouent la montre pour faire passer le budget par ordonnance ou loi spéciale ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 202520 min

Christine Lavarde : «J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget»

Avec encore plus de 2000 amendements à discuter sur le budget 2026, les débats à l’Assemblée nationale prennent une tournure de course contre-la-montre.Pour Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la délégation sénatoriale à la prospective, le budget surnommé « Frankenstein » semble de plus en plus difficile à voter : « J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget. Certains jours, on vient diminuer la pression fiscale, le lendemain on l’alourdit fortement, parfois en votant des dispositifs qui ne font plaisir qu’à ceux qui l’ont voté puisqu’ils sont inapplicables et anticonstitutionnels, voire qui remettent en cause la compétitivité de notre économie ».Christine Lavarde a déploré le fait que Sébastien Lecornu n’ait pas reçu les sénateurs et leurs chefs de groupe : « Autant avec le gouvernement Barnier, il y avait un véritable travail collaboratif entre députés et sénateurs des groupes politiques qui composaient le ‘socle commun’. Aujourd’hui on ne sait pas si c’est une ‘plateforme de stabilité’ ou un ‘socle commun’, on utilisera les termes que l’on veut. En tout cas, nous travaillerons ensemble de manière à donner un budget responsable, car il ne faut pas avoir peur de dire que nous sommes tous appelés à faire des efforts vu notre dépense publique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 202526 min

Budget : l’impossible vote ?

Alors que le vote du projet de loi de finances pour 2026 doit être voté mardi 4 novembre, même la première partie du texte seule, le volet « recettes » n’a pas été entièrement discuté et amendé. S’achemine-t-on vers un budget 2026 adopté par ordonnance ou loi spéciale ?Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « C’est le budget de l’impossible prévision, on ne sait pas où on va. Le plus vraisemblable, c’est que ce budget ne sera pas voté. La question demeure : est-ce que le budget ira bien jusqu’au vote, qu’il soit une approbation ou un rejet ? Mais l’hypothèse selon laquelle il y aurait une majorité pour voter ce budget 2026 est peu probable. Mais le drame de notre situation aujourd’hui, c’est que les députés ne pensent pas au budget, ils ne pensent qu’à leur clientèle ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro : « Il n’est pas souhaitable que ce budget passe finalement, car il risque de foutre l’économie en l’air. Le plus simple et le plus sage c’est le recours à la loi spéciale, qu’on reprenne les grandes lignes du budget de 2025, en faisant exactement ce que l’on a fait l’année dernière. Et puis une censure, et puis peut-être qu’il y aura cette fois une dissolution ? La difficulté étant que les élections municipales se tiennent au mois de mars ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 202534 min

Ep 35L'intégrale du vendredi 31 octobre 2025

Au programme de cette édition : L’heure de vérité pour la taxe Zucman. Les députés s’interrogent sur son efficacité : mesure de justice ou folie fiscale ? Au-delà du symbole, la taxation des hauts patrimoines pose la question du rapport entre équité et compétitivité. Deux économistes, Anne-Laure Delatte et Bertrand Martinot, confrontent leurs analyses.L’entretien : « C’était mieux avant » : c’est le message que porte Franz-Olivier Giesbert dans son dernier livre. Il y raconte sa nostalgie d’une France d’antan, ses doutes sur le présent, et sa vision d’un pays en quête de sens.Sénat : Les violences dans le sport restent un sujet tabou. Comment protéger les victimes, prévenir les dérives et rétablir la confiance ? La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un colloque sur ce thème, expose ses pistes pour faire bouger les lignes.À la une de nos régions : Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, les territoires s’adaptent. Inondations, sécheresses, feux de forêt : la Drôme devient un laboratoire de résilience et de prévention. Un reportage au cœur d’un département qui tente de se reconstruire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 20251h 28m

Franz-Olivier Giesbert : « Je ne crois pas que la France soit finie »

Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique et auteur, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » suite à la parution de ce qu’il qualifie « d’ouvrage d’une vie ». C’est un livre qui regarde avec nostalgie la France du XXème siècle : « Voyage dans la France d’avant ». Il y fait un portrait de la France tel qu’il l’a étudiée dans l’histoire, depuis la Révolution, et telle qu’il l’a vue évoluer depuis sa naissance, après la Seconde Guerre mondiale.Évitant le pessimisme, Franz-Olivier Giesbert proclame : « Je ne crois pas que la France soit finie. Sans dire que ‘c’était mieux avant’, même si c’était mieux avant sur certains plans, il y a de nombreuses choses qui ont périclitées, notamment la chanson française, qui donnait l’impression à l’époque de dominer le monde, qui était davantage basée sur les paroles. Brassens était écouté autant par la duchesse que la femme de ménage, qui chantonnaient et connaissaient ses airs. Ce n’est plus vrai aujourd’hui, la chanson n’est plus un ciment, elle est devenue générationnelle ».Pour Franz-Olivier Giesbert : « La France a énormément d’atouts, mais elle a vraiment été massacrée par toute une série de gouvernants. On a des dirigeants qui ont tout laissé filer : la dette, l’immigration, l’autorité à l’école ou ailleurs, et ça il faut le reprendre. On est un peu finalement dans la situation de 1958, quand le général de Gaulle est arrivé, la France était par terre : 15% d’inflation, un endettement dingue, un risque de guerre civile avec la guerre d’Algérie. En un an ou deux on était déjà remonté, la croissance est revenue très vite car cela était bien géré. Évidemment quand on fait un déficit budgétaire chaque année vous n’avez pas de croissance ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 202525 min

Taxe Zucman : l’heure de vérité

Le budget 2026 examiné à l’Assemblée nationale, surnommé « Frankenstein » pour ses amendements aussi divers que parfois contradictoires, semble nécessiter un miracle pour voir le jour. Si le texte pourrait ne pas être rejeté, il n’est même pas certain qu’il aboutisse : il reste trop d’amendements déposés à examiner pour que le vote ait lieu, et le gouvernement prépare le passage en force avec des ordonnances. C’est donc avec un rythme effréné qu’est abordé, ce vendredi 31 octobre, la question de la fameuse taxe Zucman, cet impôt sur le patrimoine des entreprises à plus de 100 millions d’euros de revenus soutenu par l’ensemble de la gauche.Pour Anne-Laure Delatte, directrice de recherche économique au CNRS rattachées à l’université Paris-Dauphine PSL : « La taxe Zucman est une des bonnes mesures dont on a besoin. Les caisses sont vides. Il y a eu des baisses de prélèvements obligatoires massives depuis 2017, et c’est ce qui fait qu’on est dans cette situation de déficit budgétaire. Ces baisses de prélèvements obligatoires auraient dû générer de l’activité, des emplois et compenser, mais ça n’a pas eu lieu. Gabriel Zucman estime la mise en application de sa taxe à 20 milliards d’euros, mais on a besoin en réalité de plus de 100 milliards d’euros sur 6 ans. ».Pour Bertrand Martinot, économiste expert et associé à l’institut Montaigne : « Les revenus du capital sont déjà surtaxés en France, comme toutes les assiettes d’ailleurs, nous sommes les champions du monde de la taxation. S’il y avait un prix Nobel de fiscalité, c’est un Français qui le gagnerait chaque année. Les députés sont hors-sols, en une semaine le monde a changé : Apple s’est associé à Space-X pour connecter ces iphones aux satellites Starlink, ce qui est peut-être la fin des opérateurs télécoms, Nvidia a dépassé les 5.000 milliards de capitalisation boursière, Amazon licencie 30.000 personnes à cause de l’intelligence artificielle… Et pendant ce temps-là, on a un Parlement qui vote des taxes massives, estimées à plus de 15 milliards d’euros, en espérant que ça n’ait aucun effet collatéral sur l’économie française ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 202531 min

Véronique Guillotin : « Le budget doit être réorganisé en faveur des sujets régaliens »

Avec encore plus de 2500 amendements à examiner d’ici le mardi 4 novembre, l’Assemblée nationale semble se diriger vers une impasse sur le texte budgétaire. En cas de non-vote du budget par insuffisance de temps pour examiner toutes les propositions, le gouvernement fera passer par ordonnance le texte budgétaire initial, qui comprend par lettre rectificative la suspension de la réforme des retraites, mais aucun des autres amendements de façon obligatoire. Malgré cela, c’est la fameuse taxe Zucman qui est discutée dans l’Hémicycle ce vendredi 31 octobre.Pour Véronique Guillotin, sénatrice (RDSE, centriste) de Meurthe-et-Moselle et vice-présidente de la commission des affaires sociales : « On doit avoir un travail de réorganisation en profondeur et mieux flécher l’argent vers la santé, l’éducation, tous les sujets régaliens. On ne peut pas s’en sortir budgétairement avec la foire à la taxation. Quand on taxe, il faut mettre en parallèle l’économie du pays, c’est une question de curseur. Et sur la taxe Zucman, ce qui pose problème c’est le pilier du patrimoine professionnel. Il faut être vigilant à ne pas casser l’outil de travail parce que c’est l’emploi de demain ».Lors d’un dernier vote au Sénat, jeudi 30 octobre, le Parlement a introduit dans la définition pénale du viol la notion de « consentement ». Pour Véronique Guillotin : « C’est une bonne chose, et c’est important qu’on l’ait fait. Cela ne rajoutera pas davantage de cas englobés dans cette définition du viol, par contre elle exprime clairement ce qui était implicite, c’est-à-dire le non-consentement. La loi doit dire les choses pour sanctionner, mais également pour que notre pays ait un langage commun. Le viol c’était plutôt la surprise, la menace, la violence ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 202526 min

Ep 34L'intégrale du jeudi 30 octobre

Au programme de cette édition : L’examen du budget se poursuit au Parlement. Les débats s’enchaînent et les tensions s’aiguisent : la gauche et le Rassemblement national votent de nouvelles taxes sur les grandes entreprises — le gouvernement dénonce une folie fiscale, tandis que Les Républicains jugent le texte de plus en plus invotable. Le budget pourra-t-il aller au bout du parcours parlementaire, et surtout sous quelle forme ? Nos éditorialistes Élizabeth Martichoux et Michaël Darmon décryptent les rapports de force politiques et les scénarios possibles.L’entretien : Au cœur des discussions budgétaires, le Pacte Dutreil : cette niche fiscale qui facilite la transmission familiale des entreprises. Elle est aujourd’hui contestée. Son créateur, Renaud Dutreil, revient sur l’esprit de cette mesure et sur la manière dont elle s’inscrit dans le modèle économique français.Le Sénat s’interroge sur l’avenir de la viticulture française, confrontée à une crise profonde. Un rapport sénatorial formule vingt-quatre recommandations pour redonner de l’air à la filière.L’un de ses auteurs, le sénateur socialiste de l'Aude Sébastien Pla, partage son diagnostic et ses pistes d’action.Dans nos régions, c’est l’industrie automobile qui cherche à se réinventer. Reportage dans la Somme, où un sous-traitant historique se diversifie pour éviter la fermeture et accompagner la transition vers le véhicule électrique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20251h 28m

Budget : est-il encore possible de tenir les délais ?

Sur les 3500 amendements du texte budgétaire à étudier dans l'Hémicycle, 2000 doivent encore être examinés d'ici le 4 novembre, date du vote de l'Assemblée nationale. Un objectif irréalisable qui été souligné par le président de la commission des finances de l'Assemblée, Éric Coquerel. Le budget semble aller droit à l'impasse, et s'il n'est pas voté dans les délais, le gouvernement Lecornu II pourrait mettre en place les ordonnances pour passer en force.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique, « il est encore possible d'éviter les ordonnances, et le budget pourrait être adopté par l'abstention d'un certain nombre de groupes. Mais on savait déjà dès le départ que ce serait un miracle que ce budget passe. La question fondamentale c'est : est-ce que le Parti Socialiste peut reculer ? Est-ce que le PS a intérêt à rester sur cette ligne de rupture avec La France Insoumise et la conclusion d'un pacte provisoire sur le budget avec le bloc central ? Le PS n'a pas besoin de voter pour le budget, mais simplement de s'abstenir et de ne pas censurer ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste : « On a le sentiment que le mur approche. Le fait qu'il n'y ait pas de 49.3, que l'on discute maintenant jusqu'au bout de la nuit dans l'Hémicycle, qu'il y ait des amendements qui tombent en embuscade comme celui sur la surtaxe sur les multinationales, voté par la gauche et le Rassemblement National ; ce sont autant de signaux qui révèlent que ce sera compliqué de faire passer ce budget. Mais il faut rester lucide : ce n'est pas parce que ce budget passerait par miracle que les problèmes de la France seront réglés ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 202535 min

Sébastien Pla : « La filière du vin n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation »

Avec une filière des vins et spiritueux représentant autour de 15 milliards d’euros dans la balance commerciale française, le secteur viticole est un enjeu majeur pour l’économie française. Cependant, de nombreuses contraintes frappent la filière : la désolation provoquée par les incendies cet été, notamment dans l’Aude, les changements climatiques qui obligent un déplacement des viticulteurs, les taxes douanières américaines et les taux de change qui frappent de plein fouet les ventes vers le premier acheteur mondial de vins, et la baisse de consommation drastique en France.Pour Sébastien Pla, sénateur (PS) de l’Aude et viticulteur lui-même : « Aujourd’hui il y a une déculturation au vin. Il est vrai que par le passé, il y a quarante ans en arrière, c’était un produit de consommation courant, il y avait aussi une culture où l’on passait beaucoup plus de temps à table. Il y a une coupure générationnelle claire avec une baisse de consommation auprès des moins de 30 ans. C’est une culture qu’il faut remettre en avant, l’art de la table, car le vin est avant tout un terroir, un art de vivre et du partage. On voit que la filière n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation, alors que les spiritueux y sont parvenus ».Sébastien Pla est par ailleurs revenu sur la politique nationale, notamment sur les risques d’impasse sur le vote du budget 2026 : « Il faut absolument que la France soit dotée d’un budget et fonctionne correctement. Ce que je déplore c’est que les partis politiques aujourd’hui pensent beaucoup plus à l’échéance de la présidentielle qu’aux problématiques que rencontrent le pays et les gens au quotidien. En particulier les partis extrêmes qui ne veulent pas faire d’effort de compromis. Notre ADN au Sénat c’est la recherche permanente du compromis ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 202524 min

Renaud Dutreil : « S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street »

Alors que le débat sur le budget fait rage dans l’Assemblée nationale, l’héritage des entreprises familiales entre dans le viseur de la gauche et de la Cour des comptes. Il s’agit du pacte Dutreil, créé en 2003 pour faciliter la transmission des entreprises familiales avec une exonération de 75% des droits de succession. Selon la Cour des comptes, cette « niche fiscale » coûterait plus de « 5 milliards d’euros » au budget de l’État chaque année.Pour Renaud Dutreil, ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publiques et auteur du pacte Dutreil : « Ce pacte n’est pas une niche, une niche c’est pour les chiens, pas pour développer l’économie. C’est un dispositif qui permet de maintenir une souveraineté économique en France, avec des entreprises familiales qui restent ancrées dans des territoires, comme des arbres qui ont des racines. La meilleure façon de conserver les emplois sur un territoire c’est le capitalisme familial. Quand on s’attaque au capitalisme familial, on fait le bonheur du capitalisme financiarisé, notamment anglo-saxon. S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street ».Renaud Dutreil a également attaqué le rapport de la Cour des comptes : « Entre 1981, avec l‘arrivée de François Mitterrand au pouvoir et le moment où j’ai mis en place les pactes Dutreil, nous avons eu une perte très forte d’ETI (entreprise entre 250 et 4999 salariés avec un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros). J’ai mis en place ce dispositif, et depuis, le nombre d’ETI a progressé. Cependant, l’État n’a pas de statistiques sur les entreprises familiales, donc il est incapable d’analyser de façon scientifique l’impact du pacte Dutreil. L’INSEE n’a pas les outils pour distinguer les entreprises familiales et non-familiales. Donc quand la Cour des comptes sort un rapport sur le sujet, c’est un rapport idéologique, c’est un rapport socialiste, mais ce n’est pas un rapport d’une institution de la République ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 202521 min

Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil

Le budget surnommé « Frankenstein », pour ses nombreux amendements divergents voire contradictoires, verra-t-il le jour ? Suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, défiscalisation des heures supplémentaires et des pensions alimentaires, rabotage de la niche fiscale des journalistes, hausse des taxes sur les multinationales et les GAFAM : les nouvelles recettes s’accumulent alors que la taxe Zucman et la suspension de la réforme des retraites n’ont toujours pas été votées dans l’Hémicycle.Pour Laurence Garnier, sénatrice (LR) de Loire-Atlantique, « le compromis semble complexe en l’état actuel des choses. Le Premier ministre a fait le choix audacieux, risqué, voire inadapté, de se priver de l’arme constitutionnelle qu’est le 49.3 pour doter le pays d’un budget. Aujourd’hui les débats parlementaires se font, mais je suis dubitative sur cette façon de faire dans un paysage politique aussi parcellaire et émietté».Loïc Hervé, sénateur (UC) de Haute-Savoie rappelle que « nous avons au Sénat une méthode de travail différente, qui honore la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre. Car avec la réforme des retraites et la pseudo taxe Zucman on oublie de parler des économies à faire ».Arthur Delaporte, député (PS) du Calvados se défend lorsqu’on met en avant d’éventuels accords entre le Parti Socialiste et les macronistes : « Il n’y a pas de deal, au sens que rien n’est acté. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des discussions, mais nous sommes dans une démocratie que l’on essaye de re-parlementariser. Tout le monde doit discuter, sinon on ne s’en sortira jamais. Nous faisons le pari de dire que le budget initial présenté par le gouvernement est inacceptable, mais qu’avec le Parlement, on puisse obtenir une copie qui ne soit pas défavorable aux Français ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 202538 min

Max Brisson : « Le budget actuel est une frénésie fiscale, il nous faut avoir la main légère »

L’examen du budget se poursuit à l’Assemblée nationale. Le mardi 28 octobre, un texte pour lutter contre la fraude fiscale des multinationales en France a été adopté par la gauche et le Rassemblement National, tandis que la question de la taxe Zucman sera abordée prochainement. Pour Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, « nous sommes dans une frénésie fiscale. Nous sommes le pays avec le plus haut taux de prélèvements obligatoires. Je ne dis pas qu’il faille ici ou là lutter contre des formes d’optimisation fiscale, mais en tout cas il faut que nous ayons la main légère en matière de fiscalité. Il faut également que l’on s’interroge à l’Assemblée nationale, en dehors des recettes, sur les économies nécessaires. Le gouvernement a déjà baissé la voilure : on était à 4,7% de déficit public dans le budget Bayrou, on est tombé à 5% ».Max Brisson a fustigé en particulier la taxe Zucman : « Si c’était la panacée, tous les pays d’Europe l’aurait choisie. Il y a eu le report de l’âge de la retraite, il y a eu les 35 heures, nous sommes les meilleurs du monde puisqu’on a des socialistes uniques, qui ont une inventivité extraordinaire pour prendre des décisions que les autres socialistes en Europe ne prennent pas. Et on s’aperçoit vingt ans après que notre pays a reculé, donc de grâce, regardons ce que font les socialistes en Espagne, au Danemark, et pas les Français, qui sont les seuls dans leur genre ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 202524 min

Ep 33L'intégrale du mercredi 29 octobre

Au programme de cette édition, compromis politique ou risque de censure : le débat sur le budget et la taxation des plus grandes fortunes cristallise les tensions. Les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les oppositions, chacun tente de sauver la face tout en affichant sa cohérence politique. Trois élus débattent sur ce plateau des marges de manœuvre et des lignes rouges de chacun.L’entretien : le Rassemblement national change de position sur la taxe Zucman, après l’avoir soutenue par le passé. Quelle stratégie économique le parti défend-il désormais ? Le député de la Somme et président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy répond à nos questions.Le sénateur : auditionnée au Sénat, la ministre de la Culture Rachida Dati défend sa gestion après le vol d’œuvres majeures au musée du Louvre. Elle assure que les dispositifs de sécurité fonctionnent et promet un renforcement de la surveillance. Le sénateur Max Brisson, membre de la commission de la Culture, réagit et analyse ses explications.Enfin l'info dans nos régions. Dans la Loire, les pompiers se préparent à faire face à de nouvelles inondations. Ils s’entraînent à anticiper l’imprévisible et à renforcer la protection des populations. Un reportage à suivre dans cette émission. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 20251h 28m

Jean-Philippe Tanguy : « La classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains »

C’est un vote qui a créé la surprise, dans la soirée du mardi 28 octobre, l’Assemblée nationale a voté largement pour un impôt sur les multinationales par la gauche et le Rassemblement National. L’impôt sur les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) a été doublé, passant de 3 à 6%. Le gouvernement a fustigé ce vote, très inquiet des représailles de Donald Trump, tandis que Les Républicains se disent opposés « à toute forme de nouvelle taxe ».Pour Jean-Philippe Tanguy, député (RN) de la Somme, cette victoire est vaine, puisque le budget sera fait par ordonnance : « Le Parlement n’a pas le temps d’examiner le budget dans les bonnes conditions. Nous avons seulement 35 jours à l’Assemblée nationale. Le parti du bloc central a déposé beaucoup trop d’amendements : 2000 sur les 3500 amendements déposés. Le camp macroniste, Les Républicains et le Parti Socialiste vont lentement et ne veulent pas aller au vote, mais faire passer le budget par ordonnances. Le Parlement sera court-circuité et la classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains lors du vote de la censure ».Jean-Philippe Tanguy est également revenu sur la position du Rassemblement National sur la taxe Zucman, qui sera examinée par l’Hémicycle prochainement : « La taxe Zucman est mal faite, ça n’est qu’un slogan. Nous avons des formes de taxation des plus privilégiés, c’est l’impôt sur la fortune financière, que Marine le Pen propose depuis 2022, ce qui protège les investissements dans les entreprises de toute taille et évite l’exil des capitaux qui financent l’économie ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 202519 min

Lecornu maintient sa popularité, Macron au plus bas depuis 2017

Le budget débattu à l’Assemblée nationale, surnommé « Frankenstein » pour son aspect composite, chargé de hausses de dépenses par la gauche comme la droite, a un avenir de plus en plus incertain. Si le débat parlementaire a pu avoir lieu dans l’Hémicycle, la France Insoumise et le Rassemblement National accusent le Parti Socialiste d’avoir conclu un accord officieux avec le gouvernement en échange de la non-censure. Le budget sera-t-il voté par l’Assemblée nationale ? Selon le dernier sondage Odoxa, 52% des Français pensent que non.Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa analyse cela comme « une préoccupation très forte dans la population à l’égard de la dette publique. Nécessairement, on s’intéresse à ce budget qui est un totem de l’instabilité politique : va-t-on voter un budget pour 2026 ? Le pronostic des Français est très pessimiste. On voit surtout les clivages au travers des forces politiques sur certains sujets comme la suspension de la réforme des retraites ou la taxation des transmissions et des héritages ».Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Ce pays fait enfin à nouveau de la politique. C’est ce qui est passionnant, et il suffit de voir le nombre de députés qui siègent en débat dans l’Hémicycle : je n’ai jamais vu ça pour un budget. Il en est de même pour le nombre de journalistes qui suivent dans la Salle des Quatre Colonnes, ou les audiences des chaînes qui diffusent les débats sur le budget. Parce que le budget ça n’est pas que des chiffres, c’est la politique, c’est la vie des gens et c’est ce qui les intéresse ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 28, 202537 min

Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »

Alors que les textes budgétaires sont en débat à l’Assemblée nationale depuis plus d’une semaine (le PLF, le budget de l’État et le PLFSS, le budget de la Sécurité sociale), l’incertitude demeure sur l’issue du vote qui aura lieu le mardi 4 novembre. Le Parti Socialiste, menace à nouveau de censurer le gouvernement pour faire passer une taxe Zucman, allégée ou non (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et membre suspendu des Républicains, la taxe Zucman telle qu’elle a été pensée initialement ne peut être appliquée : « Dès sa conception, elle intègre dans sa base taxable l’outil de travail, c’est une catastrophe en termes de compétitivité, et j’ai le sentiment que de nombreux députés socialistes le savent. Donc il faut trouver une solution qui permette d’avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent pour un certain nombre de ménages. Comme le propose le gouvernement, seule l’imposition des dividendes en holding est à garder de la taxe Zucman ».Nicolas Forissier a ensuite répété l’appel à la responsabilité : « Ce qu’il faut c’est de la stabilité. Pout le monde, à gauche comme à droite, dans le grand rassemblement des partis qui souhaitent être au gouvernement et qui se disent au gouvernement, il faut que les choses soient posées, elles sont dites dans les batailles parlementaires. Cela n’a jamais été vu dans la Ve République, c’est le Parlement qui fait le budget. Le Parlement a déposé une proposition, le Premier ministre l’a dit clairement : ce ne sera pas le budget Lecornu, c’est aux parlementaires de le voter ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 28, 202520 min

Micheline Jacques : « Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes »

Les débats sur le budget à l’Assemblée nationale se poursuivent dans une atmosphère animée. Le Parti Socialiste menace le gouvernement d’une censure en cas de non-accord et profite de ses 69 députés et de sa position sur l’échiquier politique pour essayer d’imposer l’idée d’une taxe Zucman, plus ou moins allégée (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Micheline Jacques, sénatrice (LR) de Saint-Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Le budget est une période très compliquée, et le Premier ministre y joue sa place. Les socialistes profitent de cette situation en menaçant systématiquement de censure. On s’enfonce de plus en plus dans les taxes. Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes, et ne vont faire qu’affaiblir l’économie, alors qu’il faut, au contraire développer l’entreprise et le travail. »Dans l’après-midi de ce mardi 28 octobre, après de longs mois d’attente pour les outre-mer, le texte sur la vie chère arrive dans l’Hémicycle. Les mêmes produits alimentaires coûtent 30 à 40% plus cher dans les outre-mer que dans l’Hexagone. Pour Micheline Jacques, également présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Depuis 2012, un projet de loi similaire avait été déposé, auquel on n’a jamais répondu. Il faut revoir le sujet sous toutes ses formes. Actuellement, on se focalise sur les marges et les prix, mais il faut savoir que 15% des produits arrivent de l’Hexagone, donc il est indéniable qu’ils n’auront pas le même prix ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 28, 202524 min

Ep 32L'intégrale du mardi 28 octobre

Au programme : Emmanuel Macron en difficulté dans l’opinion. Le chef de l’État voit sa popularité reculer, selon notre baromètre Odoxa pour Public Sénat. Comment expliquer cette érosion de confiance ? Quelle marge de manœuvre politique lui reste-t-il ? Décryptage et analyse avec nos éditorialistes.L’entretien : Le gouvernement peut-il enrayer ce désamour ? Le ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, apporte son regard sur la situation politique et économique du pays.Au Sénat, les élus examinent un texte visant à améliorer le pouvoir d’achat dans les départements d’Outre-mer. Les mesures proposées sont-elles à la hauteur des attentes ? La rapporteure du texte, Micheline Jacques, sénatrice (LR) de Saint-Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer, répond à nos questions.Et puis dans le Cher, un foyer de grippe aviaire entraîne la mise en place de zones de protection et de surveillance. Les éleveurs s’organisent face au risque de propagation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 28, 20251h 28m

Xavier Iacovelli : « Qu’il soit de gauche ou de droite, il faut un budget avant le 31 décembre »

Après deux jours de débat en hémicycle à l’Assemblée nationale, le budget « Frankenstein », surnommé ainsi pour ses tendances à inclure des amendements souvent contradictoires, peine à convaincre la plupart des oppositions alors que le vote aura lieu le mardi 24 novembre.Pour Xavier Iacovelli, sénateur (RDPI-Renaissance) des Hauts-de-Seine et vice-président du Sénat : « Il faut être raisonnable. Rien qu’en un week-end de débat sur le budget, on a 3,5 milliards de recettes en moins pour l’État par des amendements de la gauche comme de la droite. C’est un budget très contraint mais il faut qu’il passe. Qu’il soit de gauche ou de droite, il faut un budget avant le 31 décembre pour sortir le pays de la crise. Sinon, ce seront les Français qui en paieront les conséquences ».Le sénateur est par ailleurs revenu sur les propositions de son camp : « On a toujours soutenu une contribution exceptionnelle pour les hauts revenus en termes de justice fiscale, mais nous sommes opposés à la taxation de l’outil de travail. On a besoin de retrouver cette justice fiscale, qui fait que certains payent un peu plus, quand d’autres payeront un peu moins ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 202525 min

Manuel Bompard : « La Ve République ne se parlementarise pas »

Les débats parlementaires à l’Assemblée nationale sur le budget se poursuivent après deux jours de discussion. Deux amendements ont été approuvés par une large majorité de députés : la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu et la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais le gouvernement Lecornu II tiendra-t-il le rythme de cette course budgétaire avant le vote du 4 novembre ?Pour Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de La France Insoumise, cette course contre-la-montre est la preuve que « la Ve République ne se parlementarise pas. Le gouvernement a trop d’outils pour imposer sa volonté aux parlementaires. En cas de non-respect du délai constitutionnel prévu pour l’examen du budget de 70 jours, le gouvernement a la possibilité de légiférer par ordonnance, c’est-à-dire d’appliquer le budget de son choix, sans que les parlementaires y aient quelque chose à redire ».Manuel Bompard est également revenu sur les tensions à gauche : « Le Parti Socialiste a fait une faute politique lourde en ne votant pas la censure proposée par La France Insoumise. C’est le non-vote des députés socialistes qui a permis au gouvernement Lecornu II d’être en place aujourd’hui. D’autant qu’ils n’ont rien obtenu en retour». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 202521 min

Ep 31L'intégrale du lundi 27 octobre

Au programme : Une « taxe Zucman light » ou la censure : le gouvernement joue gros sur le volet recettes du budget en discussion en hémicycle à l'Assemblée nationale. Les négociations entre Sébastien Lecornu et les socialistes se poursuivent, dans un climat politique toujours sous tension. On en débat avec Émilie Zapalski et Pablo Pillaud-Vivien.L’entretien : Ils avaient juré de faire tomber Sébastien Lecornu. Ils ont échoué. Les Insoumis comptent-ils revenir à la charge avec une nouvelle motion de censure ? Et surtout, quand ? Nous posons la question à Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de La France insoumise.Alors que les discussions se poursuivent à l'Assemblée nationale sur la partie "recettes" du projet de loi de finances pour 2026, c'est au tour du PLFSS, le budget de la sécurité sociale, d'être débattu à partir de ce lundi en Commission des finances. Comment financer la suspension de la réforme des retraites ? Qui paiera la facture, et à quelle hauteur ? Réponse avec Xavier Iacovelli, sénateur des Hauts-de-Seine, membre du groupe Renaissance (RDPI).A la une de nos régions : à l’approche de la Toussaint, les cimetières se réinventent : certains deviennent des lieux de mémoire vivante, de partage et parfois même de convivialité. Un reportage de la rédaction en Mayenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 20251h 28m

Examen du budget : premiers débats, premiers revers

Cap sur l’Assemblée nationale où les députés débattent en hémicycle depuis la fin de la semaine dernière du projet de budget pour 2026. Les deux premiers jours de discussion ont abouti à plusieurs amendements : la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la défiscalisation des heures supplémentaires et des pensions alimentaires, le rabotage de la niche fiscale des journalistes... C’est au total plus de 3 milliards de dépenses supplémentaires prévues.Pour Émilie Zapalski, communicante et fondatrice agence de Émilie Conseils : « On pensait qu’il y aurait censure tout de suite, et que le gouvernement Lecornu II tomberait. On peut se réjouir que l’on débatte sur le fond à l’Assemblée nationale, autour de ce texte budgétaire. Mais c’est très loin d’être gagné pour le gouvernement. Après la confrontation à l’Hémicycle il y a le passage au Sénat, et il y a aussi le PLFSS (le budget de la sécurité sociale, qui suit le budget de l’État en commission des finances) ».Pour Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards : « Le texte budgétaire et la manière dont il est débattu ne permet pas que se tracent des horizons pour la France, ou même que les Français comprennent ce qu’il est en train de se passer. On a de nombreuses forces politiques en place qui sont loin d’être convergentes. C’est un budget ‘Frankenstein’, comme le disait le président de la commission des finances, où chacun essaye d’échanger des carottes contre des tomates. C’est un ‘jeu’ parlementaire, j’aimerais maintenant qu’on parle de politique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 202534 min

Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière »

Après trois jours de débat sur le budget 2026 devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le texte amendé est finalement rejeté par les rapporteurs. Le texte du budget entre dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre, promettant de nombreux débats, notamment sur la suspension de la réforme des retraites, les hausses de dépenses et les hausses d’impôts. Si le vote se fera a priori sans la menace du 49.3, celle des ordonnances est avancée en cas d’impasse. Mais la question demeure : après la mise en place ou non de plusieurs milliers d’amendements, parfois contradictoires, qui pourra voter le projet de loi de finances ?Pour Vincent Capo-Canellas, sénateur (Union Centriste) de la Seine Saint-Denis et rapporteur à la commission des finances, « Alors que l’on a besoin d’un budget et de stabilité, les débats ne paraissent pas bien engagés à l’Assemblée Nationale. Le Premier ministre intervient cet après-midi : je pense qu’il faut lancer un appel à la raison. Il y a des divergences, des difficultés, mais le monde est instable, chacun nous regarde… Les marchés financiers nous rappellent que les taux d’intérêts auxquels nous empruntons augmentent ; on emprunte plus cher que l’Espagne, que le Portugal, que l’Italie. On risque d’être à nouveau déclassés ce soir par une agence. On vit ce qu’on appellerait le nœud coulant : l’étau se resserre sur nous, avec le risque d’une asphyxie financière ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 202524 min

Ep 30L'intégrale du vendredi 24 octobre

Au programme : Le débat sur le budget 2026 s’ouvre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.Quel compromis politique est possible pour redresser les finances publiques sans creuser les fractures entre partenaires de la majorité ? L’économiste Christian Saint-Étienne apporte son analyse sur les marges de manœuvre économiques et politiques du gouvernement.Au Sénat, la suspension de la réforme des retraites, intégrée au budget de la Sécurité sociale, divise toujours. Une majorité peut-elle se dégager pour la valider ?Le sénateur centriste Vincent Capo-Canellas, membre du groupe Union centriste, est notre invité pour en débattre.La crise se poursuit chez Les Républicains après le refus du parti de participer au gouvernement. Les six ministres issus de LR sont suspendus par Bruno Retailleau, une décision vivement contestée par une partie du parti, notamment Laurent Wauquiez.Faut-il y voir une recomposition politique à droite ?Le décryptage de Tâm Tran Huy et Louis Morin.A la une de nos régions, l’événement sportif de l’année : le Tour de France 2026 dévoile son parcours. Un départ prévu à Barcelone, une large place accordée aux Alpes, et un passage très attendu dans plusieurs villes partenaires du Dauphiné Libéré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 20251h 28m

Christian Saint-Étienne : « Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française »

Avec une dette publique de plus de 3300 milliards d’euros, augmentant de plus de 5000 euros par seconde, selon les chiffres de l’Insee, le rejet du budget 2026 en commission des finances à l’Assemblée nationale pose de nombreuses questions. La suspension de la réforme des retraites, la hausse des dépenses publiques et la création de nouvelles taxes entrent en débat dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre. L’accord qui ressortira ou non face au texte budgétaire, aura un autre impact indirect : la fluctuation du taux d’intérêt pour emprunter et financer notre dette. Un enjeu majeur, puisque le remboursement des taux d’intérêts est en passe de devenir le premier budget de l’État.Selon Christian Saint-Étienne, économiste et universitaire, ancien membre du parti Les Républicains : « L’année prochaine, le gouvernement a annoncé qu’on allait emprunter 310 milliards d’euros. Au moins la moitié de ces sommes sont empruntées à l’étranger, par l’intermédiaire de fonds de pension, dans des pays dans lesquels l’âge de départ à la retraite est à 67 ans. La question centrale est : jusqu’à quel point on va pouvoir emprunter à des pays qui ont un âge de départ supérieur au nôtre, tout en continuant à ne pas vouloir réformer le système des retraites ? Nous sommes dans La Fontaine, avec des cigales qui veulent travailler encore moins, et qui disent aux fourmis de leur prêter encore plus ».Christian Saint-Étienne est également revenu sur les enjeux de réindustrialisation de la France : « Nous avons une protection sociale de pays riche et une production de pays pauvre. Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française. Il pensait qu’on allait relancer l’économie simplement en réformant la fiscalité. Or, toute la réflexion sur l’économie industrielle montre qui si l’on veut relancer la production, il faut une politique de filière ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 202520 min

Budget 2026 : bras de fer en vue à l’Assemblée nationale

Rejeté en commission des finances de l’Assemblée nationale dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre, le texte budgétaire entre désormais dans l’arène des débats de l’Hémicycle. Le Premier ministre a annoncé sa présence tout au long des débats pour marquer sa volonté d’aboutir à un texte voté par le Parlement. Une volonté d’aboutir pour le moment compromise par les oppositions : notamment le Parti Socialiste, qui menace de voter la censure s’il n’y a pas « d’évolution sensible sur la justice fiscale », tandis que le Rassemblement National annonce qu’il votera de toute façon la censure du gouvernement Lecornu II.Pour Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat, « les discussions à l’Assemblée nationale sont très mal parties. Les députés Renaissance sont les seuls à avoir voté pour le texte avancé en commission des finances. Il faut dire que c’est un budget qui avait perdu toute cohérence. On parlait du budget ‘Frankenstein’, effectivement on y est, et ça donne une idée aujourd’hui de la manière dont cela va se passer dans l’Hémicycle ».Louis Morin, journaliste politique et réalisateur : « On a du mal à voir où l’on va trouver un chemin, entre une droite qui propose des mesures toujours plus libérales et une gauche qui veut toujours plus pour les classes défavorisées, mais surtout plus d’impôts. On a parlé de la taxe Zucman, il y a aussi la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus, il y a au milieu de tout ça la réforme sur les retraites, avec des coûts faramineux. On imagine mal les députés Les Républicains accepter ces réclamations de la gauche alors même que la note de la France est abaissée ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 202537 min

Mathieu Darnaud : « Il n’y aura pas d’union des droites, la position des LR est claire »

Si le gouvernement Lecornu II a su résister à la censure en offrant au Parti Socialiste la suspension de la réforme des retraites, le parti Les Républicains ne l’entend pas de la même oreille. Mardi 21 octobre, une lettre rectificative est envoyée au Conseil d’État, pour être examinée ce jeudi 23 octobre en conseil des ministres, pour faire entrer la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale). Cette mesure de précaution du gouvernement est un gage d’assurance supplémentaire à l’égard du Parti Socialiste, puisqu’en cas d’impasse au Parlement dans le vote du budget, et en cas de recours à des ordonnances pour faire passer le texte initial du budget, la suspension de la réforme des retraites sera bien appliquée.Mathieu Darnaud, sénateur (LR) de Limoges et président du groupe Les Républicains au Sénat, a fustigé cette démarche : « Nous ne voulons pas de la suspension de la réforme des retraites. On nous parle de compensations, on a de nombreuses questions sur elles, nous n’avons aucune réponse. Notre ligne est claire : nous ne voulons pas de nouvel impôt ou de nouvelle taxe. On ne peut pas faire des promesses à l’infini et en face, toujours parler de recettes, qui impliquent des impôts et des taxes nouvelles. Nous sommes le pays avec les prélèvements obligatoires les plus élevés, les Français ne veulent pas contribuer encore davantage ».L’Union des Droites pour la République, parti d’Éric Ciotti allié au Rassemblement National, a renouvelé ses appels du pied aux Républicains, en les invitant à les rejoindre. Plusieurs cadres de la mouvance LR ont estimé que le RN était désormais « un parti républicain comme les autres, avec lequel il était possible de travailler ». Mais Mathieu Darnaud rappelle, malgré des dissensions au sein de son parti, que : « Notre ligne a toujours été claire, il n’y aura pas d’union des droites. Bruno Retailleau l’a rappelé, Roger Karoutchi et Sophie Primas, eux-mêmes ont été très clairs, ils ont reprécisé quels avaient été leurs propos ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 202521 min

Pierre-Antoine Lévi : « Les collectivités territoriales doivent davantage être aidées par l’État »

Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre, après de longs débats sur les amendements du budget, la commission des finances de l’Assemblée nationale a rejeté le texte proposé. Ce rejet initial en commission fait craindre un blocage similaire dans l’Hémicycle, où les discussions commenceront le vendredi 24 octobre.Pour Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union Centriste) du Tarn-et-Garonne : « Ce budget est le budget des horreurs, il est impossible à voter. Il va arriver à l’Assemblée nationale, donc on verra ce qu’il en ressort, et au Sénat, avec responsabilité, nous allons le retravailler. Nous verrons ce que nous pourrons voter à l’issue de ces travaux, mais aujourd’hui, vous me demandez si je voterais ce budget, je ne le voterais pas ».Pierre-Antoine Lévi a également déploré l’usage d’une lettre rectificative, rédigée le mardi 21 octobre et étudiée en conseil des ministres ce jeudi 23 octobre, pour faire entrer la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale) : « Nous sommes le seul pays de l’Union Européenne à revenir sur l’âge de départ à la retraite. C’est un très mauvais signal envoyé aux Français, car on est en train de leur mentir. Reculer l’âge de départ à la retraite ça coûte 400 millions d’euros au budget 2026, ça coûtera 1,6 milliard en 2027, et cet argent qui va nous manquer il va falloir le compenser par des augmentations de taxes supplémentaires ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 202526 min

Casse au Louvre : aurait-on pu l’éviter ?

Suite au vol au musée du Louvre à Paris, dimanche 19 octobre, commis par quatre suspects toujours en fuite, la directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, a présenté sa démission, refusée par le président de la République et la ministre de la Culture. Convoquée en audition au Sénat par la commission des affaires culturelles, mercredi 22 octobre, la directrice a clamé qu’elle n’avait « cessé depuis sa prise de fonction en septembre 2021, d’attirer l’attention sur l’état de dégradation et d’obsolescence générale du Louvre ». Elle est notamment revenue sur les caméras de surveillance, qui ne couvre pas l’ensemble des expositions permanentes.Pour Antoine Oberdoff, journaliste pour l’Opinion, « le vertige éprouvé par Laurence des Cars lors de sa prise de fonction en tant que directrice du musée du Louvre est compréhensible. Le Louvre ce sont des dizaines de millions de mètres carrés, 35.000 œuvres, c’est un défi sécuritaire considérable. Le problème c’est que ce cambriolage arrive dans un contexte où un pré-rapport de la Cour des comptes pointait un certain nombre de manquements à la sécurisation du musée ».Pour Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, « cela ne doit pas nous faire oublier que tout ce que l’on découvre là est un peu hallucinant. Quand on se rend compte qu’il n’y a pas de caméra sur le quai François Mitterrand, alors que l’on voit bien que cela peut être identifié comme une vulnérabilité, on voit que l’on s’inscrit dans une sorte de défaillance en série, c’est comme cela que l’on arrive à des faits aussi marquants, lorsque toute la chaîne a failli. Dans tous les cas il y aura un avant et après ce cambriolage dans la sécurisation du Louvre ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 202534 min

Ep 29L'intégrale du jeudi 23 octobre 2025

Au programme : « Le vol du Louvre est une blessure immense. » La présidente du musée reconnaît une faille dans la détection des voleurs, tout en assurant que les alarmes ont bien fonctionné. Elle demande désormais l’installation d’un commissariat au sein même du musée. Le sénateur centriste Pierre-Antoine Lévi, qui l’a auditionnée, revient sur cette affaire et sur les moyens de renforcer la sécurité de nos institutions culturelles.Info régions : Les musées régionaux ne sont pas épargnés. Des vols se produisent à Langres, à Limoges ou encore dans d’autres établissements moins médiatisés. Les élus locaux alertent sur le manque de moyens humains et techniques pour protéger les collections publiques.Le maire de Limoges témoigne de la vulnérabilité de son musée et des mesures envisagées pour prévenir de nouveaux cambriolages.L’entretien : Le gouvernement inscrit la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale. La droite sénatoriale hésite sur la position à adopter : compromis ou confrontation ? Le président du groupe LR au Sénat, Mathieu Darnaud, évoque les conditions d’un accord possible et les lignes rouges à ne pas franchir.Le Club : Au Parlement, le budget concentre toutes les tensions. Bruno Retailleau le juge « invotable en l’état », tandis que Sébastien Lecornu tente d’équilibrer les attentes des socialistes et celles de la droite. Nos éditorialistes politiques décryptent les marges de manœuvre du Premier ministre et les risques d’un blocage institutionnel durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20251h 28m

Ep 28L'intégrale du mercredi 22 octobre 2025

Au programme : Sébastien Lecornu tente de rassurer les oppositions. Le Premier ministre annonce un Conseil des ministres demain pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale. Geste d’apaisement ou calcul politique ? On en parle avec le constitutionnaliste Benjamin Morel et l’éditorialiste Françoise Degois.L’entretien : Trois jours après l’incroyable cambriolage au Musée du Louvre, la présidente du musée est attendue cet après-midi au Sénat. Rachida Dati affirme que les dispositifs de sécurité n’ont pas failli… mais les doutes persistent. Qu’en pense l’ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti ? Elle est notre invitée.Le sénateur : Le Sénat entame l’examen du texte sur le statut de l’élu. Indemnités, retraite, reconversion post-mandat… Un texte pour répondre à la crise des vocations des maires. Le sénateur socialiste Éric Kerrouche est notre invité.A la une de nos régions : on est allé prendre le pouls des maires des grandes villes. Quelle est leur marge de manœuvre face aux efforts demandés aux collectivités ? Et quelles conséquences pour les habitants ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 20251h 28m

Éric Kerrouche : « Emmanuel Macron est un pervers polymorphe, il envenime tous les domaines »

Sébastien Lecornu a annoncé mardi 21 octobre, devant l’Assemblée nationale, qu’une lettre rectificative avait été envoyée au Conseil d’État sur la suspension de la réforme des retraites. Cela fait rentrer la suspension dans le texte initial du gouvernement sur le PLFSS (le budget de la sécurité sociale). C’est une garantie qu’en cas d’échec du vote du budget, et de passage par ordonnances du budget, la suspension soit bien appliquée. Cependant, le président de la République, depuis la Slovénie, a déclaré que la réforme des retraites ne subissait « ni une abrogation, ni une suspension, mais seulement un décalage ».Suite à cette intervention, Éric Kerrouche, sénateur PS des Landes, vice-président de la délégation sénatoriale des collectivités territoriales et de la décentralisation, estime que « Emmanuel Macron est un pervers polymorphe, il est destructeur dans tous les domaines. À chaque fois qu’il fait une prise de parole, il vient envenimer les choses. Quel est le plaisir pour le président de la République de mettre des difficultés au Premier ministre qu’il a nommé deux fois ? Pourquoi perturber le débat parlementaire volontairement ? Quelqu’un qui a été désavoué de manière successive et aussi importante, devrait apprendre à se taire, mais manifestement il n’en est pas capable. »Éric Kerrouche est également revenu sur le débat lancé sur l’exécution provisoire depuis l’incarcération de Nicolas Sarkozy : « J’invite tout le monde à consulter le document de justice qui fait 400 pages, et qui montre bien qu’il y a, sur la situation de N. Sarkozy, plus que des doutes et des soupçons. Je ne comprends pas que l’on ait une droite et une extrême droite qui nous demandent sans cesse d’être sévères, qu’il n’y ait pas de possibilité de récidive, que justement on condamne dès le départ avec une exécution provisoire des peines, mais quand ce sont elles-mêmes qui sont concernées, M. Sarkozy ou Mme le Pen, ça s’appliquerait à tout le monde sauf à eux ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 202527 min

Aurélie Filippetti : « Le cambriolage du Louvre est la responsabilité du gouvernement »

Après le vol au musée du Louvre à Paris, dimanche 19 octobre, commis par quatre suspects toujours en fuite, la question de l’identification des failles de sécurité est à l’ordre du jour. La ministre de la Culture, Rachida Dati a affirmé, mardi 21 octobre, « qu’il n’y avait eu aucun dysfonctionnement dans les dispositifs de sécurité du Louvre ». La directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, a présenté sa démission après ce fiasco, une démission refusée par le président de la République. Elle est convoquée en audition de la commission des affaires culturelles, mercredi 22 octobre à 16h30 pour faire l’éclairage sur l’allocation des dépenses du musée.Pour Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture : « Le cambriolage du Louvre est la responsabilité du gouvernement et du ministère de la Culture. Mais puisque le président de la République décide maintenant de tout en matière culturelle dans notre pays, et que c’est lui qui avait annoncé le projet ‘Louvre-Renaissance’, on peut aussi se dire qu’il avait fait le mauvais choix. L’argent devait être mis dans les travaux de base du Louvre, pour lequel il y avait des alertes nombreuses ».Aurélie Filippetti ajoute : « La Cour des comptes avait identifié des problèmes de sécurité au Louvre depuis cinq ans. Par exemple : l’absence de vidéosurveillance dans certaines galeries des expositions permanentes. On met trop l’accent sur les expositions temporaires, car ça crée de l’évènementiel, ça attire les mécènes, mais on délaisse les collections permanentes. Il faut que l’on se concentre sur la mission de base du service public de la culture : préserver les collections, les transmettre et les faire connaître. C’est moins glamour que de faire une énième et nouvelle grande exposition ou une nouvelle entrée, mais c’est néanmoins indispensable ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 202520 min

Vote du budget : la suspension de la réforme des retraites aboutira-t-elle ?

Sébastien Lecornu déclarait, mardi 21 octobre, devant l’Assemblée nationale : « Le Conseil d’État a été saisi cette nuit d’une lettre rectificative, et un conseil des ministres aura lieu, jeudi matin, pour l’adopter ». C’est une mesure de précaution qui inscrit la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale). La suspension de la réformes des retraites aboutira-t-elle ?Benjamin Morel, constitutionnaliste, explique : « Si jamais il n’y a pas de budget in fine, et que ça passe par ordonnance, il y aura suspension de la réforme des retraites. Toutefois, il y a deux voies pour que la suspension n’ait pas lieu. On peut avoir un projet de financement de loi sur la sécurité sociale qui soit adopté sans l’adoption de la suspension de la réforme des retraites, c’est peu probable mais possible. L’autre option : c’est que l’on n’utilise pas les ordonnances, en reprenant, comme l’année dernière, une loi spéciale, mais ça a un gros coût pour l’économie ».Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Face à cette lettre rectificative, La France Insoumise et le Rassemblement National se rendent compte qu’ils sont à la ramasse politiquement. Ils étaient persuadés que la censure passerait et que le Parti Socialiste craquerait. Ils étaient également persuadés que la promesse de suspension de la réforme des retraites était une monnaie de singe, quand LFI entame sa polémique sur les socialistes, affirmant qu’ils se sont fait acheter pour une poignée de cerises. Et hier après-midi, coup de théâtre : les socialistes obtiennent la suspension ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 202535 min

Ep 27L'intégrale du mardi 21 octobre 2025

Au programme : Nicolas Sarkozy entre en prison aujourd’hui. Vendredi, il a été reçu par Emmanuel Macron, et Gérard Darmanin a annoncé qu’il lui rendrait visite en tant que Garde des Sceaux. Que pense le Rassemblement National de cette séquence politique ? Le vice-président du parti, Sébastien Chenu, est notre invité.Le Sénat : Pour lutter contre le communautarisme, le Sénat adopte un texte qui inscrit la prééminence des lois de la République dans la Constitution. Un texte contesté par la gauche. La présidente LR de la Commission des Lois, Muriel Jourda, nous répond sur les enjeux.Le débat : Le Parlement entre dans le vif du débat budgétaire. Hier, les discussions se sont ouvertes en commission à l’Assemblée nationale. Un compromis est-il possible avec la majorité de droite au Sénat ? Notre débat politique réunit la sénatrice LR Martha de Cidrac et le député socialiste Laurent Baumel.A la une de nos régions : Hommage dans la Drôme au sénateur Gilbert Bouchet, disparu des suites de la maladie de Charcot. Il avait porté ce combat jusqu'au bout dans ses fonctions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 20251h 28m

Muriel Jourda : « La réforme des retraites est nécessaire, la capitalisation partielle aussi »

La commission de l’Assemblée nationale a commencé, lundi 20 octobre, à amender le texte budgétaire dans le cadre de la commission des finances. Le chemin vers le vote du budget semble pavé d’embûches, et la cadence est importante : l’Assemblée nationale doit terminer son texte le 12 novembre pour que le Sénat et la CMP (commission mixte paritaire) puissent l’examiner ensuite.Muriel Jourda, sénatrice (LR) du Morbihan, annonce déjà la couleur que devrait prendre le budget : « Les Républicains ne voteront pas le budget que nous a promis Sébastien Lecornu. Les hausses d’impôts nous apparaissent déraisonnables. Nous ne sommes pas un pays qui manque d’impôt. Nous sommes déjà le pays le plus taxé au monde, si l’impôt était la solution, on le saurait depuis longtemps. La véritable solution c’est la baisse des dépenses de l’État, car c’est lui qui pèse sur les entreprises ».Muriel Jourda fustige « la suspension d’une réforme des retraites déjà trop timide ». Elle insiste sur le fait que le système par répartition pèse sur les actifs : « Nous sommes le seul pays européen à ne pas réussir à réformer les retraites. On oublie que nous sommes dans un régime par répartition, que les actifs payent pour les retraités, avec des actifs de moins en moins nombreux et des retraités de plus en plus nombreux. C’est un régime qui ne peut pas tenir, c’est une folie, et c’est pourquoi il faut introduire une capitalisation partielle ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 202525 min

Sébastien Chenu : « Pour le moment, le texte budgétaire est un musée des horreurs »

Avec des délais particulièrement contraints, du 20 au 22 octobre, la commission des finances de l’Assemblée nationale examine et amende le texte initial du budget présenté par le gouvernement. De nombreuses mesures ont été discutées lors de cette première journée : rejet de la médiatique taxe Zucman, réduction des indemnités fiscales pour les journalistes, rétablissement de « l’exit tax », approbation de la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (CDHR), etc.Pour Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et de l’Assemblée nationale, député (RN) du Nord, « le texte budgétaire est pour le moment un musée des horreurs » que le Rassemblement National ne votera pas. « Gérard Larcher a déjà ouvert la possibilité de recourir à des ordonnances. Il y un scénario qui est écrit par la macronie et Les Républicains, qui consisterait à ne pas geler cette réforme des retraites et à nous faire avaler un budget très anti-social, qui va aller chercher l’argent dans la poche des Français, sans s’attaquer aux dépenses toxiques de l’État ».Sébastien Chenu est également revenu sur l’exécution provisoire qui frappe l’ancien président Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé après sa condamnation à cinq ans de prison avec mandat de dépôt dans l’affaire du financement libyen. Pour Sébastien Chenu : « Le problème n’est pas la fermeté de la justice, mais l’exécution provisoire. C’est-à-dire d’une mesure qui est appliquée de façon punitive, volontairement médiatique, pour envoyer un message qui contredit la possibilité d’appel ». Il est important de rappeler que Marine le Pen, à la tête du Rassemblement National, subit également une exécution provisoire, avec une peine d’inéligibilité, en attente d’un jugement en appel début 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 202523 min