
L'envie de savoir
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La guerre froide de la France
Dans l’imaginaire collectif, la guerre froide représente une période relativement simple des relations internationales, dans lequel le jeu diplomatique des États était entièrement déterminé par l’appartenance à l’un ou l’autre des deux blocs se faisant face. L’ouvrage que Georges-Henri Soutou a récemment consacré à la guerre froide de la France démontre qu’il n’en est rien. Après avoir dépouillé méthodiquement les archives du Quai d’Orsay et des autres grandes chancelleries, l’historien démontre que, dans ce gigantesque affrontement idéologique et politique, la France - comme les autres acteurs - n’a cessé de faire valoir une vision spécifique au service de ses intérêts propres tant ceux-ci pouvaient diverger de ceux des États-Unis ou de la Grande-Bretagne. En analysant ainsi les subtilités du positionnement français, l’auteur révèle ainsi combien le monde bipolaire de jadis comportait déjà une part de multipolarité dont notre pays a su habilement tirer parti, au point d’être, estime-t-il, l’un des bénéficiaires de la guerre froide.
Fatima Mechta-Grigoriou, une chercheuse contre le cancer
Directrice de recherche du laboratoire Stress et Cancer, Fatima Mechta-Grigoriou travaille depuis dix ans sur l’impact du stress oxydant provoqué par l’oxygène dans le développement du cancer. Prometteurs pour le traitement de certains cancers du sein, ses travaux lui ont valu de recevoir, le 30 mai 2018, le Prix Scientifique de la Fondation Simone et Cino de Duca. Outre ses recherches, elle évoque, dans cet entretien inédit, sa carrière, la naissance de sa vocation, les liens entre recherches fondamentale et appliquée, ainsi que le quotidien des chercheurs.
Jean Anguera à l’honneur au Carmel de Tarbes
Jean Anguera, membre de la section sculpture l’Académie des beaux-arts s’entretient avec Lydia Harambourg, correspondant de l’Académie des beaux-arts, à propos de son exposition à Tarbes au lieu-dit Le Carmel (jusqu’au 1er septembre 2018). C’est l’occasion de retracer le parcours de ce sculpteur qui a choisi le modelage comme technique avec la résine polyester qu’il travaille depuis 1981 à partir de l’argile. Installé entre la Beauce et le Gâtinais, ce pays lui inspire le thème de l’homme de la plaine au cœur d’une œuvre qu’il développe autour de paysages anthropomorphes : collines et plaines se métamorphosent, simulant le corps féminin. Le sculpteur se double d’un dessinateur qui dialogue avec les poètes et les écrivains dans des ouvrages dont il nous lit quelques extraits.