PLAY PODCASTS
Chronique économique

Chronique économique

166 episodes — Page 4 of 4

L'or et l'argent viennent de vivre un véritable séisme boursier

Saviez-vous que même l'or, que l'on appelle la valeur refuge par excellence, pouvait se comporter comme une vulgaire action de start-up en pleine bulle? C'est exactement ce qui s'est passé vendredi dernier. On a vécu, à ce moment-là, un véritable séisme. Comment est-ce qu'un marché aussi solide peut basculer dans le chaos, en une seule séance ? Tout commence par un excès de confiance. Il faut imaginer qu'à Chicago, là où se décident les prix mondiaux, tout le monde était persuadé que l'ascension serait éternelle. La preuve, tous les grands gérants de fonds étaient acheteurs. Pour l'or, par exemple, il y avait six fois plus de parieurs à la hausse qu'à la baisse. Le problème c'est que quand tout le monde est déjà dans le train, il n'y a plus personne sur le quai pour acheter et faire monter les prix davantage. Le marché est alors comme une sorte de pyramide en équilibre très instable. C'est là que l'étincelle a jailli : un énorme ordre de vente tombe sur le marché et déclenche un effet de panique immédiat. Pour bien comprendre, imaginez que vous êtes dans un stade bondé et que quelqu'un hurle soudain "au feu, au feu". Naturellement, tout le monde se rue vers la seule porte de sortie disponible. En bourse, c'est exactement la même chose. Cette porte de sortie, c'est la liquidité. Mais quand des milliers d'investisseurs veulent sortir en même temps, la porte est trop étroite et les acheteurs disparaissent, les prix s'effondrent et c'est le sauve-qui-peut général. Ce mouvement de foule est d'autant plus violent qu'il est aujourd'hui amplifié par des robots, le fameux trading à haute fréquence. Ce sont des algorithmes ultra rapides qui, eux, n'ont pas d'état d'âme. Contrairement à nous, ces robots ne prennent pas le temps de réfléchir ou de boire un café pour calmer leurs nerfs. Dès qu'ils voient une baisse, ils vendent par réflexe, en une fraction de seconde. On se retrouve alors avec une sorte de machine qui s'auto-alimente. Le robot vend parce que ça baisse, et ça baisse parce que le robot vend. C'est donc la panique version numérique. Ce chaos fait pourtant des heureux. Des firmes spécialisées comme le géant Jane Street adorent ces moments-là : quand la porte de sortie du stade est bloquée, celui qui détient la clé peut la louer au prix fort. En finance, celui qui apporte de l'argent frais quand tout le monde fuit devient le roi de la fête. A l'inverse, pour ceux et celles qui avaient trop à emprunter pour justement parier sur l'or, c'est la douche froide. La bourse de Chicago a d'ailleurs immédiatement relevé les garanties financières demandées. Ceux qui n'avaient pas de cash de côté ont tout perdu sur un actif qu'ils pensaient pourtant sans risque. Heureusement, l'or a la peau dure et il a déjà repris quelques couleurs en début de semaine. Mais vendredi dernier, le vendredi noir, nous laisse au moins une leçon : même le métal jaune peut devenir une montagne russe quand les algorithmes s'en mêlent. Je rassure ceux qui en ont, l'argent reste quand même en hausse de 160% sur un an et l'or de plus de 70%. C'est nettement mieux que n'importe quel livret d'épargne. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 4, 20263 min

La N-VA prend-elle les commandes de la Belgique en silence ?

L'Arizona fête sa première année d'existence. Et tout le monde s'étonne positivement de voir que la N-VA et notre Premier ministre ne parlent plus de scission ou de séparatisme. Normal, nous dit notre chroniqueur économique Amid Faljaoui : pourquoi parler de séparation quand le nord du pays a pris le pouvoir de quasi tous les centres de décision ? C'est une thèse sans doute controversée, mais qui a le mérite de faire réfléchir et de susciter le débat. Il y a 20 ans, Bart De Wever lançait de faux billets de banque à la frontière linguistique, une provocation soigneusement mise en scène pour dénoncer une Wallonie qu'il disait dépendante de l'argent flamand. À l'époque, le message était très clair : la Belgique était un problème et donc elle devait disparaître d'une manière ou d'une autre. Nous sommes en 2026. La coalition Arizona fait sa première année au pouvoir et le discours semble avoir changé radicalement. Depuis l'affaire Euroclear et les avoirs russes gelés en Belgique, commentateurs et éditorialistes francophones s'extasient même sur le sérieux budgétaire de Bart De Wever, son sens de l'État, son ton apaisé, sa maîtrise du français. Bart De Wever ne parle plus de scission, il ne parle plus de communautarisme, il parle gestion, stabilité, responsabilité. Mais la vraie question est ailleurs. Pourquoi parlerait-il encore de cette scission, de ce séparatisme ? La N-VA n'a plus besoin de menacer de quitter la Belgique. Pourquoi ? Parce qu'elle est en train d'en prendre les commandes, en silence et sans bruit. La révolution ne s'est pas faite dans la rue, mais dans les centres de décision, dans l'infrastructure, là où se décident les investissements, les technologies et les carrières. Les grands donneurs d'ordre fédéraux - Proximus, certaines banques publiques, la SNCB, Bpost, les ministères des Finances et de la Défense ou encore l'aéroport national de Bruxelles - orientent des milliards d'euros de commandes publiques. Ce sont eux qui structurent l'économie réelle du pays et déterminent très concrètement quels territoires gagnent et lesquels décrochent. Un tropisme s'est installé, clair, durable et plutôt proflamand. Non pas par une idéologie affichée, mais par un réflexe culturel, économique et organisationnel. Les appels d'offres privilégient désormais des solutions technologiques complexes : intelligence artificielle, cybersécurité, plateformes numériques. Or, ces écosystèmes ont été massivement soutenus en Flandre depuis des années, beaucoup moins en Wallonie. Résultat : de nombreuses PME wallonnes risquent de sortir du jeu principal. Elles deviennent tout doucement sous-traitantes pendant que la valeur ajoutée et l'innovation se concentrent au nord du pays. Même dans la défense, le mouvement est très visible. Historiquement, l'industrie de défense est majoritairement wallonne. Mais avec l'explosion des budgets militaires pour les technologies avancées et le numérique, une partie de ces milliards s'oriente vers des projets flamands, un mouvement documenté dans la presse flamande. Le mécanisme le plus discret, le plus puissant, reste celui des ressources humaines. Dans beaucoup de grandes entreprises publiques et d'administrations fédérales, les directeurs des ressources humaines sont majoritairement flamands. À Bruxelles, à compétence égale, on recrute davantage de néerlandophones. Il existe un plafond de verre réel pour les universitaires francophones, beaucoup moins présents dans les postes de direction. La définition du bilinguisme n'est pas toujours la même des deux côtés : un flamand parlant un petit peu français sera considéré plus facilement comme bilingue, l'inverse sera plus rarement vrai. La Belgique de 2026 n'est donc pas en crise institutionnelle. Elle est sous gestion flamande depuis quelques années déjà : une gestion très efficace, très disciplinée, très assumée. Une forme d'OPA amicale qui ne dit pas son nom sur les leviers du pays. La Wallonie n'est plus un partenaire, elle devient doucement mais sûrement une succursale. La vraie question n'est plus de savoir si Bart De Wever a changé, mais de savoir s'il a encore besoin de parler de séparation une fois le pouvoir conquis. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/e

Feb 3, 20264 min

Fed : la banque centrale américaine suit l'économie, elle ne la dirige pas

Un homme change à la tête de la banque centrale américaine (Fed) et tout le monde panique. La banque centrale serait politisée, l'économie menacée. Mais si cette inquiétude reposait sur une illusion ? Et si la Fed suivait plus qu'elle ne dirigeait réellement ? C'est ce que nous explique Amid Faljaoui aujourd'hui, et cela risque de ne pas plaire aux économistes qui écoutent cette chronique. Depuis quelques jours, l'effervescence règne autour de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, la banque centrale américaine. Aussitôt, les critiques fusent : la Fed ne serait plus indépendante, Trump pourrait placer quelqu'un à sa botte, et la politique monétaire américaine serait désormais pilotée depuis la Maison-Blanche. Pourtant, cette inquiétude repose peut-être sur une erreur d'analyse. Car pour croire que cette nomination va bouleverser l'économie mondiale, il faut croire que la banque centrale américaine dirige réellement l'économie. Or, Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan, a précisément rappelé le contraire à Davos il y a quelques jours, avec un calme presque désarmant. Son message à Davos était limpide, presque gênant pour le débat ambiant. Selon lui, le pouvoir réel de la banque centrale américaine est largement surestimé. La Fed ne décide pas de ce qui arrive à l'économie. Elle réagit à ce qui est déjà en cours. L'exemple de l'inflation l'illustre parfaitement. Lorsque les prix augmentent trop rapidement, tout devient plus cher : produire, se loger, consommer. À ce moment-là, la banque centrale américaine augmente les taux d'intérêt pour une raison simple : emprunter coûte plus cher. Les dépenses diminuent et la hausse des prix finit par ralentir. À l'inverse, lorsque l'économie ralentit et que les prix cessent d'augmenter, la banque centrale américaine baisse ses taux pour encourager les particuliers et les entreprises à dépenser davantage. Mais ce que l'on oublie presque toujours, comme le souligne Jamie Dimon, c'est que la banque centrale américaine ne décide pas de l'évolution des prix. Elle constate cette évolution, puis elle agit en conséquence. En d'autres termes, l'économie évolue d'abord. La banque centrale américaine intervient ensuite, parfois trop tard, parfois même maladroitement. Dans ce contexte, le remplacement de Jerome Powell par Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine ne modifie pas fondamentalement cette mécanique. Quelle que soit la personne nommée, la Fed ne peut pas agir à sa guise. Si elle freine trop brutalement, elle paralyse l'économie. Si elle maintient des taux d'intérêt bas trop longtemps, les prix repartent à la hausse et des bulles boursières se forment. En d'autres termes, la banque centrale américaine ne pilote pas l'économie, elle la corrige tant bien que mal. Le vrai malentendu n'est donc pas politique. Il relève plutôt de la naïveté. Les débats symboliques sur les nominations et les récits de pouvoir fascinent parce qu'ils donnent l'illusion qu'une personne, quelque part, contrôle la situation. Pendant ce temps, la machine économique avance, indifférente aux discours. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 2, 20263 min

L’Allemagne face à un dilemme concernant la gestion de son or

Imaginez un coffre-fort gigantesque rempli de lingots d’or, au point que sa valeur dépasse aujourd’hui celle de certaines grandes entreprises de la tech. Ce coffre-fort existe, il est allemand. Avec près de 3400 tonnes d’or, l’Allemagne possède en effet la deuxième réserve mondiale, juste derrière les Etats-Unis. Ce trésor est évalué aujourd’hui à environ 500 milliards de dollars. Cette réserve d’or pose aujourd’hui une vraie question économique. Car l’or, pour une banque centrale, c’est un actif un petit peu à part : contrairement à un placement financier classique, il ne rapporte rien (pas d’intérêt, pas de dividende). Alors pourquoi le conserver avec autant de zèle ? Parce qu’il incarne la confiance. Pour la Bundesbank, la banque centrale allemande, l’or n’est pas un investissement. C’est une ceinture de sécurité, une assurance tous risques en cas de crise financière majeure, en cas d’effondrement monétaire ou encore en cas de choc géopolitique. Ce qui change aujourd’hui, c’est la valeur de cette assurance : depuis le passage à l’euro, la valeur des réserves d’or allemandes a été multipliée presque par 19. Le prix de l’or a littéralement explosé. Pourtant, et c’est ça le paradoxe, dans le même temps, la banque centrale allemande ne verse plus de bénéfices à l’État, alors qu’elle l’a fait pendant des années. Autrement dit, sur le papier, le pays est plus riche que jamais. Mais dans la réalité budgétaire, l’argent ne rentre plus dans les caisses de l’État. C’est là qu’un débat, longtemps impensable en Allemagne, commence à émerger dans les médias locaux. D’autres économistes allemands posent même la question : si l’on vendait une toute petite partie de cet or ? Pas tout évidemment, juste une fraction, de manière progressive, pour ne pas affoler les marchés. L’idée serait d’utiliser cet argent pour ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est-à-dire des trains qui arrivent à l’heure, des écoles mieux équipées et des infrastructures modernes. Ou encore de la recherche dans des secteurs clés comme l’intelligence artificielle. Bref, transformer une richesse qui dort dans des coffres en investissement très concret pour l’avenir. Mais la résistance est très forte en Allemagne, d’abord à cause de l’histoire. En Allemagne, l’or est lié au traumatisme de l’hyperinflation des années 1920, quand la monnaie ne valait plus rien. Et dans l’inconscient collectif, toucher à l’or, c’est toucher à la sécurité nationale. Ensuite, parce que la banque centrale allemande est indépendante, le gouvernement ne peut pas lui dire ou lui ordonner de vendre son or pour financer ses projets. L’Allemagne se retrouve donc aujourd’hui face à un véritable choix de société. Garder son or, c’est se préparer à une catastrophe, mais qui reste évidemment très hypothétique. L’utiliser, même partiellement, c’est investir dans une urgence bien réelle. Au fond, la question est très simple aujourd’hui : faut-il continuer à se rassurer avec de l’or qui dort ou accepter de réveiller ce trésor pour financer l’avenir ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 30, 20263 min

De la puissance à la faiblesse : les raisons du déclin du dollar américain

Quand le dollar baisse, ce n'est pas qu'un problème américain. Cela touche le prix de l'essence, les voyages, l'inflation et même votre épargne. Amid Faljaoui nous explique pourquoi la chute du billet vert nous concerne tous. Depuis quelques mois, une expression revient dans les salles de marché : "sell America", autrement dit "vendez les États-Unis". Concrètement, cela signifie que les investisseurs réduisent leur exposition aux États-Unis et vendent une partie de leurs actions, de leurs obligations, et surtout, ils vendent des dollars. Le dollar s'affaiblit en conséquence. Après plusieurs années de force, il a reculé face aux grandes monnaies, et notamment l'euro. Cet affaiblissement est également alimenté par le climat politique et budgétaire américain. Normalement, quand une économie va bien, sa monnaie se renforce, mais à condition que les investisseurs aient confiance dans la trajectoire du pays et dans ses institutions. Or, cette confiance est en train de se fissurer. Donald Trump change souvent de ligne, multiplie les annonces brutales puis les retire. Pour les marchés, cette imprévisibilité constitue un risque majeur. Trois peurs dominent largement. Premièrement, la crainte liée à la dette américaine. Les États-Unis traînent une dette colossale. Plus la dette publique américaine grossit, plus les investisseurs se demandent jusqu'où le système peut tenir sans un ajustement douloureux. Deuxièmement, les tensions politiques. Le spectre récurrent d'un "shutdown budgétaire" donne le sentiment d'un pays prêt à se bloquer lui-même. Cela n'envoie pas une image de stabilité ni de sérieux budgétaire. Troisième peur : elle porte sur la banque centrale américaine. Une monnaie n'est forte que si sa banque centrale est crédible. Or, en attaquant régulièrement la Réserve fédérale ou en contestant publiquement ses décisions sur les taux d'intérêt, Donald Trump nourrit le doute sur cette indépendance. Face à ces risques, les investisseurs se protègent. Ils réduisent leur exposition au dollar et se tournent vers d'autres devises jugées plus stables ainsi que vers des valeurs refuge, comme l'or. Que signifie cette faiblesse du dollar pour nous ? Pour les consommateurs, c'est plutôt une bonne nouvelle. Un euro plus fort rend les voyages aux États-Unis moins chers. Le pétrole, facturé en dollars, pèse moins sur la facture en euros, ce qui contribue également à calmer l'inflation. Pour la Banque centrale européenne, c'est aussi un léger soulagement. Avec une inflation moins sous pression, elle peut se montrer plus accommodante sur les taux d'intérêt. En revanche, les entreprises européennes très exposées au marché américain souffrent, car leurs revenus en dollars valent moins une fois convertis en euros. Cette baisse du dollar constitue donc un signal d'alerte : quand la confiance se fissure, c'est presque toujours la devise nationale qui encaisse le choc en premier. Mots-clés : créancier, Belgique, Japon, Grande-Bretagne, Chine --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 29, 20264 min

Métaux précieux et IA : la nouvelle hiérarchie de la richesse

On croyait la richesse dématérialisée, réduite à un clic et à du code. Puis le réel a frappé. L'or flambe, les métaux deviennent stratégiques, l'électricité redevient vitale. Même l'IA, qu'on disait virtuelle, dépend de mines, de centrales et de sols bien réels. La terre reprend le pouvoir sur le numérique. Et avec elle, une nouvelle hiérarchie de la richesse. C'est ce que nous explique aujourd'hui Amid Faljaoui. Pendant de nombreuses années, nous avons vécu avec l'idée que le monde numérique allait nous libérer durablement des contraintes de la Terre et que la richesse, c'était le clic de souris. Aujourd'hui, les compteurs nous ramènent au réel : l'or dépasse les 5000 dollars l'once et l'argent a bondi d'environ 50% en seulement trois semaines. Pour comprendre ce basculement, il faut observer trois phénomènes très concrets. D'abord, le retour de l'or face au papier. Pendant longtemps, les banques centrales ont créé de la monnaie en quantité colossale pour soutenir l'économie. Mais de plus en plus d'investisseurs s'interrogent sur la solidité de cette monnaie papier. L'or bat des records parce qu'il reste une monnaie que personne ne peut fabriquer artificiellement. Dans un monde incertain, la matière physique redevient donc l'une des rares valeurs de confiance. Ensuite, nous venons de comprendre que l'intelligence artificielle est un monstre physique. On nous présente souvent l'IA comme une sorte de technologie invisible et presque magique. C'est un raccourci trompeur. Il s'agit avant tout de milliers de serveurs qui consomment une énergie colossale et dégagent une chaleur immense. Pour fabriquer ces machines, il faut des métaux précieux et des métaux rares. Pour les faire tourner, il faut beaucoup d'électricité. Finalement, même l'industrie du luxe est concernée. D'un côté, les clients se montrent de plus en plus frileux face au contexte économique mondial. De l'autre, le prix des matières premières, comme l'or utilisé en joaillerie, explose et exerce une pression croissante sur les coûts. Ce secteur redécouvre également que même le rêve a besoin d'une base matérielle stable. Nous sortons progressivement de l'ère du virtuel roi pour entrer dans celle de la "rematérialisation". Le monde immatériel révèle aujourd'hui ses limites : il dépend entièrement de la Terre et de ses richesses réelles. Mots-clés : Etats-Unis, vague de froid, neige, chauffage, citoyen, LVMH, Kering --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 28, 20264 min

Modèle social européen : un luxe que l'Europe n'aura bientôt plus les moyens de s'offrir ?

Le match Europe-États-Unis ne se joue pas là où vous croyez. Si on regarde les hôpitaux et les écoles, on gagne. Si on regarde le portefeuille et l'innovation, on coule. On ne peut pas éternellement distribuer une richesse qu'on ne produit plus. Ce matin, Amid Faljaoui pose la question qui fâche : le modèle social européen est-il un luxe que nous n'aurons bientôt plus les moyens de nous offrir ? Si vous traînez sur LinkedIn ou Twitter, vous êtes forcément tombé sur ce tableau comparatif entre l'Union européenne et les États-Unis. Et ces chiffres font du bien. On y voit que chez nous, on vit en moyenne quatre ans de plus qu'aux États-Unis, avec un taux d'homicide 2,5 fois plus bas. Notre taux de pauvreté est beaucoup plus faible, le nombre de personnes en prison également, et les femmes au travail sont plus nombreuses chez nous qu'outre-Atlantique. Le clou du spectacle ? La dette étudiante : zéro euro chez nous contre 40 000 dollars en moyenne là-bas. Quand on voit ça, on se dit qu'on vit quand même très bien en Europe. C'est un discours très puissant et humainement imparable. Mais ce tableau oublie soigneusement de mentionner deux chiffres cruciaux. Le premier : le PIB par habitant. En 2008, l'économie européenne et l'économie américaine faisaient quasiment jeu égal. Aujourd'hui, l'Américain moyen est devenu environ 40% plus riche que nous. Le deuxième chiffre concerne l'investissement dans la tech. Chaque année, les Américains injectent 250 milliards de dollars de plus que nous dans la recherche et le développement. C'est la garantie que les médicaments, l'intelligence artificielle et l'énergie de demain seront inventés là-bas, et que nous devrons les leur acheter. Notre modèle social, c'est un luxe qui coûte une fortune. Pour offrir des universités gratuites et des hôpitaux modernes, il faut une machine économique qui génère de la valeur. Or l'Europe est en train de devenir championne du monde de la redistribution d'une richesse qu'elle ne produit plus. Il faut sortir d'une vision manichéenne. Les États-Unis ne sont pas un enfer et l'Europe n'est pas un paradis. Le vrai défi, c'est de comprendre que la protection sociale n'est pas un acquis éternel mais un actif qu'il faut entretenir. On ne peut pas être une puissance mondiale en étant juste une sorte de grand musée où les gens vivent vieux et en sécurité. Pour protéger l'humain, il faut d'abord protéger la croissance qui le finance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 27, 20263 min

On nous répète que la Russie est en train de gagner la partie. Et si la réalité était l’exact inverse ?

Pour comprendre ce qui se joue vraiment, il faut distinguer trois niveaux : les objectifs politiques, la réalité militaire et, surtout, la logique économique. Revenons d’abord au point de départ. Vladimir Poutine, souvenez-vous, avait trois objectifs clairs en lançant cette guerre. Le premier, annexer l’Ukraine. Résultat, c’est un échec. L’Ukraine n’a jamais été aussi arrimée à l’Occident et avance désormais à pas forcé vers l’adhésion auprès de l’Union Européenne. Deuxième objectif, bloquer l’élargissement de l’OTAN. Là encore, c’est l’inverse qui s’est produit. La Finlande et la Suède ont rejoint l’OTAN. Concrètement, la frontière directe entre la Russie et l’OTAN a doublé de taille depuis la guerre en Ukraine. Troisième objectif, démilitariser l’Europe. On assiste aujourd’hui exactement à l’effet inverse. Le continent se réarme à une vitesse inédite depuis des décennies, avec des budgets de défense qui atteignent parfois près de 4% du PIB dans les pays les plus exposés et qui dépassent en tout cas partout les niveaux d’avant-guerre. Sur le terrain militaire maintenant, contrairement à l’image d’une avancée russe qui serait irrésistible, la réalité est beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus simple. En deux ans, les gains territoriaux russes représentent moins d’un pour cent du territoire ukrainien. C’est donc une guerre d’attrition, plutôt lente et extrêmement coûteuse. Selon des estimations ukrainiennes et de l’OTAN, la Russie aurait perdu plus de 30.000 soldats pour le seul mois de décembre dernier. Pour quels résultats ? Une prise revendiquée, parfois de manière très discutable, de petites localités, petites villes secondaires. C’est là que l’économie devient la clé de lecture essentielle. Pourquoi continuer une guerre aussi chère pour des gains aussi faibles ? Parce que, selon le Premier ministre finlandais, Moscou n’a plus vraiment le choix. L’économie russe est désormais structurée autour de la guerre. L’inflation est très élevée, la productivité en berne, dépendance massive à la dépense militaire et un État russe qui irrigue en priorité tous les secteurs liés au conflit. En clair, l’économie russe tient uniquement parce que la guerre continue. Donc arrêter le conflit, pour la Russie, ce serait devoir absorber le retour de centaines de milliers de soldats que l’État russe ne pourrait plus ni payer, ni contrôler, ni reclasser. Ce serait aussi affronter une croissance quasi nulle hors du complexe militaro-industriel. La guerre est devenue "too big to fail" pour reprendre une expression financière c’est-à-dire en fait beaucoup trop grosse pour s’arrêter sans risque d’implosion. Si ce raisonnement est juste, nous ne sommes plus face à une stratégie de victoire, mais plutôt à une fuite en avant pour la survie politique du Kremlin. Conclusion, en tout cas provisoire, l’Europe n’est pas aussi faible qu’elle le croit, ou qu’on nous le répète. Face à une puissance qui joue sa survie interne, notre principal atout reste la durée, la cohésion et évidemment le soutien à l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 20264 min

Découvrez l'arme silencieuse que l'Europe détient et qui terrorise Washington bien plus qu'une armée

Le vrai patron de Donald Trump, c'est son banquier. Et vous savez qui est son banquier? C'est nous, les Européens. On nous vend souvent l'image d'un Donald Trump totalement imprévisible, totalement impulsif, une sorte de madman, d'homme fou qui agirait sans réfléchir. Figurez-vous que, un an après son retour, on a compris que Trump obéit à une règle très très rationnelle, au contraire. À Wall Street, ils ont d'ailleurs inventé un acronyme cruel pour dire ça, le TACO, Trump Always Chickens Out, en français courant. Ca veut dire : Trump finit toujours par se dégonfler. Le mécanisme de ce TACO est assez simple à expliquer : Trump cogne, menace, fait peur, mais dès que ça commence à coûter trop cher, il fait marche arrière. Le vrai baromètre de ces décisions, ce n'est pas la diplomatie, ce n'est pas l'ONU, c'est le taux d'intérêt de la dette américaine. Prenez tout simplement l'affaire du Groenland. Pourquoi a-t-il annulé ses sanctions? Parce que les marchés financiers ont commencé à paniquer. Et quand les marchés financiers paniquent, les taux d'emprunt grimpent. Et ça, Trump ne le supporte pas. C'est là que ça devient intéressant pour nous autres Européens. Jeudi dernier, Trump a fait une erreur. Il a menacé l'Europe de grosses représailles si jamais on s'avisait de vendre de la dette américaine. En disant ça, il a fait quoi? Il a avoué sa plus grande faiblesse : l'Amérique est une super puissance militaire, mais financièrement c'est un colosse au pied d'argile. L'État américain a une dette colossale de 38 000 milliards de dollars. Pour fonctionner, il a besoin qu'on lui prête de l'argent. Tous les jours. Et qui est son plus gros prêteur? Ce n'est pas la Chine, pas le Japon, c'est l'Europe ! Que ce soit à travers des investisseurs, des fonds de pension, les banques, nous détenons 8 000 milliards de dollars d'actifs américains. Pour le dire très bêtement, très simplement, nous sommes les banquiers de la prospérité américaine. N'oubliez d'ailleurs jamais d'où vient Donald Trump. C'est un promoteur immobilier, à la base. Or il sait, mieux que personne, qu'on ne peut pas se fâcher avec son banquier. Pourquoi a-t-il si peur qu'on vende nos obligations américaines? Parce que si l'Europe arrête d'acheter, par exemple, les taux d'intérêt aux États-Unis vont exploser. Et si les taux d'intérêt explosent, ce sont les crédits immobiliers des Américains moyens qui deviennent impayables. Pour un président américain, toucher au portefeuille des électeurs c'est un suicide politique. La leçon est très claire : l'Europe n'a pas d'armée pour faire peur à Washington, ça se saurait, mais elle a le chéquier, elle a le code du coffre-fort. Il ne s'agit donc pas de déclarer la guerre financière, ce serait dangereux pour tout le monde, y compris pour les Européens. Il s'agit juste de se rappeler que le rapport de force n'est pas à sens unique. L'Amérique a besoin de notre argent. C'est bêtement une réalité comptable. Et comme disent les Américains, "money talks", l'argent parle. Il serait peut-être temps d'ailleurs que l'Europe apprenne à hausser le ton, parce qu'un banquier, même s'il est discret, n'est jamais un simple figurant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 23, 20263 min

ChatGPT : la gratuité a un prix, celui de la publicité

ChatGPT va afficher de la publicité. Un virage discret, mais lourd de conséquences. Quand l'IA devient un support publicitaire, la question de la confiance se pose autrement. Reste à savoir jusqu'où cela ira… et qui acceptera encore de payer pour l'éviter. C'est la question posée ce jeudi par Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. OpenAI lance des tests publicitaires aux États-Unis pour son intelligence artificielle ChatGPT. Face à un modèle économique déficitaire avec 95% d'utilisateurs gratuits, l'entreprise mise sur la publicité contextuelle pour générer des revenus. Une stratégie qui soulève des questions cruciales sur la neutralité des conseils de l'IA et l'acceptation des utilisateurs. ChatGPT adopte désormais officiellement un modèle publicitaire différencié selon les abonnements. Les utilisateurs de l'offre premium la plus élevée conservent une expérience sans publicité, tandis que ceux utilisant la version gratuite ou l'offre intermédiaire voient apparaître des bannières publicitaires sous les réponses de l'IA. Le système mise sur une publicité contextualisée : une question sur la rénovation d'un salon pourrait ainsi déclencher l'affichage d'une publicité pour un canapé. OpenAI promet que ces contenus sponsorisés resteront clairement séparés des réponses et n'influenceront pas les algorithmes de l'intelligence artificielle. Cette évolution répond à une réalité économique pressante pour OpenAI. Avec seulement 5% d'utilisateurs payants, l'entreprise fait face à un modèle économique non rentable malgré les investissements colossaux dans ses infrastructures et centres de données. Des rumeurs ont même évoqué cette semaine des difficultés financières majeures pour la société. Dans ce contexte, la publicité apparaît comme une solution quasi-mécanique pour diversifier les sources de revenus et assurer la pérennité du service. Au-delà des aspects économiques, cette évolution soulève des interrogations fondamentales sur la relation entre utilisateurs et intelligence artificielle. ChatGPT accumule des données précieuses sur les raisonnements, projets et vulnérabilités de ses utilisateurs à travers des conversations approfondies. Cette connaissance intime pose la question de la neutralité future des conseils prodigués par l'IA. Comment garantir qu'une recommandation reste totalement objective et ne soit pas subtilement orientée par des intérêts publicitaires ? Cette problématique rejoint un dilemme classique du numérique : accepter la gratuité apparente contre un coût réel mais moins visible, ou payer pour préserver son indépendance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 22, 20263 min

La nouvelle ruée vers l’or : pourquoi l'instabilité politique booste le métal doré

Jan 21, 20263 min

Shadow AI : ces employés qui utilisent l'IA en cachette au bureau

Jan 20, 20263 min

L’Europe est-elle une sorte de Tanguy qui squatte chez papa USA et maman Chine ?

Jan 19, 20264 min

L’Europe redécouvre la différence entre acheter sa sécurité et construire sa souveraineté

Jan 16, 20263 min

Menaces sur le Groenland et ailleurs, le but ultime de Trump : asphyxier la Chine

Jan 15, 20263 min

"Occupez-vous des escargots" : le promoteur de Dubaï qui ridiculise l'Europe

Jan 14, 20264 min