
Choses à Savoir TECH
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Netflix coutera plus cher à cause des droits de douane ?
C’est une décision qui pourrait bien toucher votre portefeuille. La semaine dernière, le président américain a annoncé de nouveaux droits de douane de 20 % sur tous les produits importés depuis l’Union européenne, taux abaissé temporairement à 10 % jusqu’en juillet 2025. À cela s’ajoutent des taxes de 25 % sur l’acier, l’aluminium et les véhicules. Si ces mesures sont encore suspendues pour 90 jours, Bruxelles prépare déjà la riposte. Et c’est le secteur numérique américain qui pourrait faire les frais de cette guerre commerciale. Invité sur BFMTV, le ministre de l’Économie Éric Lombard a confirmé que les services comme Netflix, Amazon Prime, Apple Music ou Max pourraient être directement visés par des contre-mesures européennes.Faut-il s’attendre à des hausses d’abonnement ? « C’est tout à fait possible », a prévenu le ministre. En clair : si les plateformes américaines deviennent plus coûteuses à importer ou à exploiter en Europe, ce sont les consommateurs qui paieront la différence. Et dans un contexte où les tarifs de ces services augmentent déjà régulièrement, la pilule pourrait être difficile à avaler. Pour l’heure, les États membres planchent sur un plan de représailles, tout en laissant la porte ouverte aux négociations. L’objectif affiché : inciter Washington à retirer ses mesures punitives. Mais si le bras de fer s’installe, l’escalade tarifaire pourrait toucher tout l’écosystème numérique. Et les effets en chaîne ne s’arrêteraient pas là. En cas de ralentissement économique, les consommateurs pourraient revoir leurs dépenses à la baisse, notamment en matière de divertissement. Même les offres moins chères financées par la pub pourraient en pâtir si les annonceurs réduisent la voilure. Et chez des géants comme Apple ou Amazon, la hausse des droits de douane sur les produits physiques pourrait pousser à répercuter les pertes sur leurs services numériques. Depuis l’annonce de la Maison-Blanche, la valorisation d’Apple a déjà chuté en Bourse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La ville d’Annecy explose son budget cybersécurité ?
Entre 2020 et 2023, Annecy et son agglomération ont connu une véritable série noire en matière de cybersécurité. Trois cyberattaques successives ont touché les collectivités locales, révélant brutalement la vulnérabilité de leurs systèmes informatiques et provoquant une véritable prise de conscience. Face à l’ampleur du choc, la ville a réagi en profondeur.Tout commence en décembre 2020. Le Grand Annecy est frappé par une cyberattaque d’ampleur : il faudra six mois pour s’en remettre. « Un cambriolage numérique », confiera un agent, soulignant l’impact psychologique de cette intrusion. Mais ce n’était que le début. En novembre 2021, puis en octobre 2023, c’est la Ville d’Annecy elle-même qui est prise pour cible. Si la première attaque est lourde de conséquences, la seconde est bien mieux maîtrisée. Les leçons ont été tirées, la défense commence à porter ses fruits.Et pour cause : les collectivités locales, souvent mal armées, sont devenues des cibles de choix pour les cybercriminels. Annecy, elle, a décidé de ne plus subir. Résultat : le budget cybersécurité de la mairie a été multiplié par huit. De 50 000 euros en 2020, il grimpe à 400 000 euros par an. Une véritable révolution pour une ville de cette taille. Depuis le début du mandat, 730 000 euros ont été mobilisés pour la cybersécurité. Une enveloppe répartie entre la réparation des dégâts (184 000 euros), l’acquisition de logiciels spécialisés (232 000 euros), et le remplacement du matériel vieillissant (315 000 euros). Mais ce n’est pas qu’une affaire de budget.Annecy a aussi transformé ses pratiques. Authentification à double facteur, VPN, sensibilisation des agents, automatisation des mises à jour… autant de mesures devenues la norme dans les services. L’hôpital d’Annecy est même allé plus loin, organisant l’exercice grandeur nature « Papyrus », simulant un black-out numérique total. Annecy, autrefois cible facile, est aujourd’hui un exemple de résilience numérique. Preuve qu’avec les bons outils, la bonne stratégie… et un peu de budget, les collectivités peuvent reprendre la main sur leur cybersécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouvelle mémoire de ChatGPT, ça change quoi ?
C’est une petite révolution dans l’univers de l’intelligence artificielle : ChatGPT améliore sa mémoire. OpenAI, la société derrière cet outil utilisé par des millions de personnes dans le monde, vient de déployer une mise à jour majeure de sa fonction mémoire. Et le changement est de taille. Jusqu’ici, la mémoire de ChatGPT reposait uniquement sur ce que l’utilisateur lui demandait de retenir. Une préférence de style, un projet en cours, un fait important... autant d’éléments que l’IA stockait à la demande. Désormais, l’assistant virtuel est capable d’exploiter automatiquement l’historique complet des conversations, même si vous n’avez rien sauvegardé explicitement.L’objectif ? Des réponses plus naturelles, plus cohérentes, et une vraie continuité dans les échanges. Concrètement, si vous avez évoqué vos goûts ou vos projets dans un échange passé, ChatGPT peut s’en souvenir et les réutiliser… sans que vous ayez à tout répéter. Cette capacité s’applique aussi bien aux conversations écrites qu’aux interactions vocales ou à la génération d’images. Mais attention : cette mémoire élargie ne signifie pas moins de contrôle pour l’utilisateur. OpenAI insiste : chacun peut à tout moment désactiver cette nouvelle fonction dans les paramètres. Et si la mémoire était déjà désactivée chez vous, rien ne change : le nouveau système ne s’active pas par défaut. Il est également possible de demander à ChatGPT ce qu’il a retenu ou de lui faire oublier un point précis. Pour les discussions sensibles ou ponctuelles, l’option "chat éphémère" reste disponible : aucun souvenir ne sera conservé.Cette refonte de la mémoire place ChatGPT un cran au-dessus de ses concurrents, comme Google Gemini ou Microsoft Copilot, dont les mémoires fonctionnent de façon plus limitée. Toutefois, ce déploiement reste progressif. Pour l’instant, seuls les abonnés aux offres Pro et Plus y ont accès, et certaines régions – dont l’Union Européenne, le Royaume-Uni et la Suisse – devront patienter pour des raisons de conformité réglementaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

USA : la tech exemptée de droits de douane ?
Bonne nouvelle pour les consommateurs américains : les produits tech de grande consommation échapperont finalement aux surtaxes douanières annoncées dans la guerre commerciale lancée par Donald Trump. Smartphones, ordinateurs portables, puces mémoire, disques durs… une vingtaine de produits technologiques sont désormais officiellement exemptés des droits de douane.Le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis vient de publier la liste de ces appareils, qui ne seront ni concernés par les surtaxes de 125 % décidées en pleine escalade avec Pékin, ni par le taux plancher de 10 % imposé à la majorité des partenaires commerciaux des États-Unis. Cette volte-face survient après la déception du monde économique face à la pause douanière de 90 jours annoncée par Donald Trump. Une trêve partielle, qui excluait la Chine, pourtant pays d'origine de 90 % des iPhone vendus dans le monde. Une décision qui avait fortement inquiété Apple, déjà fragilisé, et poussé d'autres marques d’informatique à geler leurs ventes dans le pays. Une pression visiblement prise au sérieux à la Maison-Blanche.Plus encore, les semi-conducteurs, cœur névralgique de l’industrie tech, sont totalement exemptés de toute taxe, même minimale. Une décision stratégique, qui permet aux entreprises américaines de conserver leurs chaînes d’approvisionnement asiatiques intactes — et aux consommateurs de continuer à acheter leurs produits sans hausse brutale des prix. Un soulagement général dans la tech… et sans doute une manœuvre électorale bien calculée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bientôt un vrai chiffrement de bout en bout sur Gmail ?
Nouvelle avancée sur le front de la confidentialité des données : Google annonce l’arrivée d’un système de chiffrement de bout en bout pour Gmail, destiné dans un premier temps aux utilisateurs professionnels. Une évolution notable, qui ambitionne de simplifier l’accès à une messagerie sécurisée, jusque-là réservée aux initiés du protocole S/MIME et à ses fameux certificats X.509. Mais attention, on parle ici d’un chiffrement “E2EE” à la sauce Google. Car si le message est bien chiffré et déchiffré en local, sur les appareils des utilisateurs, la gestion des clés de chiffrement reste entre les mains de la firme de Mountain View.Alors, comment ça marche ? Tout commence lorsque l’utilisateur clique sur l’option de chiffrement dans son interface Gmail. Son navigateur chiffre alors le message avant l’envoi, grâce à une clé symétrique temporaire générée par un serveur baptisé KACL – pour Key Access Control List. Ce serveur, hébergé chez Google, fournit la clé à la volée, juste pour cet envoi. Une fois parti, le message reste chiffré tout au long de son trajet, illisible par quiconque, sauf le destinataire. Ce dernier, pour en prendre connaissance, devra lui aussi se connecter à KACL et obtenir la même clé éphémère. Une fois le message déchiffré dans le navigateur, la clé est aussitôt effacée, limitant ainsi les risques de fuite.Côté sécurité, c’est un net progrès par rapport aux solutions antérieures, souvent complexes à mettre en œuvre. Mais peut-on vraiment parler de chiffrement de bout en bout ? Pas si sûr. Comme le souligne Ars Technica, tant que Google contrôle le serveur qui délivre les clés, le géant californien pourrait, théoriquement, accéder aux messages si une faille était exploitée. Julien Duplant, responsable produit chez Google Workspace, se veut rassurant. Selon lui, “Gmail n’a jamais accès à la clé. Jamais. Et les contenus restent toujours inaccessibles aux serveurs de Google.” Une promesse qui devra être tenue, car dans un monde où la confidentialité numérique devient un critère central, les utilisateurs attendent désormais plus que des engagements techniques : ils veulent des garanties concrètes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’émoji pizza : danger pédocriminel sur les réseaux sociaux ?
C’est une alerte glaçante que la police française a lancée le 24 mars, via une vidéo diffusée sur le réseau X. Elle y dénonce une nouvelle forme de communication codée utilisée par des réseaux pédocriminels sur TikTok. Le symbole en question ? Un simple émoji pizza au fromage . Derrière cet apparent clin d’œil innocent, se cache en réalité une signification bien plus sombre : “cheese pizza” donne, en anglais, les initiales C.P., également celles de “child porn”.Cette stratégie, déjà signalée par les autorités australiennes en début d’année, permet à certains comptes de passer sous les radars. Ces profils affichent dans leur pseudo l’émoji incriminé et publient des images de jeunes filles, souvent mineures, dans des postures ambiguës. Des contenus à la frontière de la légalité, mais qui servent souvent de porte d’entrée vers d’autres plateformes, comme Telegram, où des images pédopornographiques payantes circulent en toute impunité.Et pourtant, Telegram avait rejoint fin 2024 le programme de lutte contre les contenus illégaux de l’ONG Internet Watch Foundation. Un engagement qui reste visiblement insuffisant face à l’ampleur du phénomène. Selon François Debelle, de la plateforme Jonas qui lutte contre la pédocriminalité, « ces individus avancent masqués ». Ils utilisent tout un lexique visuel codé pour contourner les algorithmes de modération : triangle bleu pour signaler une attirance envers les garçons, cœur rose pour les filles, papillon violet pour les très jeunes enfants… Des symboles repérés dès 2007 par un rapport du FBI, révélé plus tard par WikiLeaks.Le danger, c’est que ces profils restent visibles et accessibles à tous, notamment aux plus jeunes. En publiant des images volées ou extraites d’autres réseaux, certains comptes TikTok construisent une vitrine “tolérable”, avant d’attirer des utilisateurs vers des canaux privés où les contenus deviennent beaucoup plus explicites – et clairement illégaux. La police rappelle dans sa vidéo que la simple détention d’images pédopornographiques peut entraîner jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Une réalité que beaucoup ignorent. Elle invite également les internautes à signaler tout comportement suspect via la plateforme Pharos, spécialisée dans la cybersurveillance. Car oui, Internet ne doit jamais devenir un terrain de chasse pour les prédateurs. Et aujourd’hui plus que jamais, les symboles les plus banals peuvent cacher les intentions les plus graves. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

iPhone : bientôt plus cher de 40% ?
Accrochez-vous à votre smartphone, car la prochaine génération d’iPhone pourrait bien vous coûter (beaucoup) plus cher. Jusqu’à 40 % de hausse sur certains modèles ! En cause, une décision politique venue tout droit de Washington. Conformément à ses promesses de campagne, le président américain Donald Trump a annoncé une hausse massive des droits de douane sur les produits importés de Chine. Une mesure choc, qui fait trembler les marchés financiers et pourrait avoir des conséquences directes sur le portefeuille des consommateurs.Parmi les produits emblématiques visés : l’iPhone. Aujourd’hui encore, les smartphones d’Apple sont en grande partie assemblés en Chine, dans les usines du géant Foxconn. Or, si la taxe douanière de 54 % évoquée par la Maison-Blanche venait à s’appliquer, la facture grimperait en flèche. Selon l’agence Reuters, un iPhone 16 Pro Max, vendu actuellement 1599 dollars dans sa version 1 To, pourrait atteindre près de 2300 dollars. Même le modèle de base, aujourd’hui affiché à 799 dollars, franchirait allègrement les 1100 dollars. Une telle hausse remettrait sérieusement en cause l’attractivité tarifaire d’Apple sur son propre marché domestique.Et ce n’est pas tout : l’image du géant californien pourrait aussi en prendre un coup. Déjà fragilisée en Chine par les tensions géopolitiques, la marque à la pomme est désormais prise en étau entre deux puissances. En Bourse, l’effet ne s’est pas fait attendre : Apple a perdu 9,3 % en une seule journée, le 3 avril. Une chute record depuis la crise du Covid. Pour Apple, cette situation pose une question stratégique majeure : peut-elle encore dépendre autant de la Chine ? Le groupe a commencé à déplacer une partie de sa production vers l’Inde et le Vietnam. Mais ces pays ne disposent pas encore des infrastructures nécessaires pour prendre le relais à grande échelle. Et l’administration américaine envisage aussi des droits de douane, certes plus faibles, sur ces nouveaux territoires.Malgré les tentatives de séduction — Tim Cook a personnellement contribué au financement de l’investiture de Trump, et Apple a promis 500 milliards d’investissements sur le sol américain — le président n’a pas fléchi. Alors, quelle stratégie pour la firme de Cupertino ? Apple pourrait choisir de répercuter la hausse sur ses clients… ou absorber une partie du choc, en réduisant ses marges, en négociant avec ses sous-traitants, ou les deux. Ce qui est sûr, c’est que les droits de douane sont entrés en vigueur le 9 avril, et qu’Apple doit décider vite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Etat français peut-il couper l'accès aux réseaux sociaux ?
Retour sur un épisode marquant de mai 2024 : les violentes émeutes qui ont secoué la Nouvelle-Calédonie. Quatre morts, dont un jeune gendarme de 22 ans, et un territoire à cran. Face à l’ampleur de la crise, le Gouvernement français avait dégainé deux mesures radicales : l’instauration de l’état d’urgence… et le blocage pur et simple de TikTok.La plateforme, selon les autorités, aurait facilité la coordination des troubles. Le haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a alors invoqué des « circonstances exceptionnelles » pour justifier cette coupure numérique. Un fondement juridique ancien, hérité de la Première Guerre mondiale, mais immédiatement contesté. Des associations, dont La Quadrature du Net, ont dénoncé une atteinte « disproportionnée à la liberté d’expression ». Presque un an plus tard, le Conseil d’État a tranché. Dans une décision rendue le 1er avril 2025, la plus haute juridiction administrative encadre strictement le recours à ce type de censure. Oui, il est possible de bloquer un réseau social. Mais à trois conditions. Primo : l’existence d’événements d’une gravité exceptionnelle. Secundo : l’impossibilité de recourir immédiatement à des moyens moins attentatoires aux libertés. Tertio : la limitation dans le temps, le blocage ne pouvant durer que le temps de trouver une solution alternative.Car les enjeux sont de taille. Le Conseil d’État rappelle que le blocage d’une plateforme en ligne touche à plusieurs libertés fondamentales : expression, vie privée, libre entreprise… Or, en Nouvelle-Calédonie, si l’urgence était avérée, la durée indéterminée du blocage – conditionnée à la seule « persistance des troubles » – a été jugée excessive, et donc illégale. En réalité, la mesure n’a pas produit les effets escomptés. Au lieu de freiner la circulation des contenus, elle a provoqué une ruée vers les VPN. Chez Proton VPN, les inscriptions calédoniennes ont explosé de 2 500 %. Du jamais vu. Un porte-parole dénonçait alors « une évolution inquiétante », pointant une tendance croissante à la censure, même en démocratie. Un précédent qui fait désormais jurisprudence. Et un rappel : même en période de crise, l’État de droit continue de s’imposer aux décisions de l’exécutif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Seven39, un réseau social qui ne donne que 3h pour poster ?
Et si l’avenir des réseaux sociaux passait par… la déconnexion ? Face à TikTok, Instagram ou Snapchat et leur cocktail addictif de publicités, de contenus sans fin et d’interactions souvent agressives, une plateforme entend jouer la carte de la sobriété numérique : son nom, seven39.Ici, pas question de rester en ligne des heures durant. L’accès est limité à une tranche bien précise : de 19h39 à 22h39, heure de la côte Est américaine. Une fenêtre de trois heures, pas une minute de plus. L’idée, selon son créateur Mark Lyons, est de recréer l’excitation d’un moment partagé, comme à l’époque des débuts d’internet : « Après l’école, on allait en ligne, on jouait, on échangeait, puis tout le monde se déconnectait. » Dans cette bulle temporelle, les règles sont simples : pas d’algorithme de recommandation, pas de fil personnalisé. Les publications défilent dans l’ordre chronologique, avec une interface minimaliste sur fond violet, qui rappelle les premiers forums en ligne. Chaque post est limité à 200 caractères. Impossible de republier ou de citer, on peut juste aimer, répondre ou suivre. Et les pseudonymes sont rois.Une autre originalité : si vous tentez d’accéder à seven39 en dehors des horaires, une fenêtre s’affiche, presque comme un rappel à l’ordre : « Les réseaux sociaux sont meilleurs quand nous sommes tous en ligne ensemble. Pas de scroll infini. Pas de FOMO. Juste trois heures de plaisir chaque soir. » Mais cette vision alternative a ses limites. Le créneau unique ne convient pas à tout le monde, surtout avec le décalage horaire. La communauté reste confidentielle — 3 000 membres à peine — et certaines soirées peuvent sembler bien calmes. De plus, tout repose sur les épaules de Mark Lyons, posant la question de la viabilité technique à long terme. Et si la plateforme attire plus de monde, il faudra aussi gérer la modération avec rigueur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Neuralink : un premier implant sur l’humain en 2025 ?
Elon Musk continue d’explorer les frontières du possible avec Neuralink, l’une de ses nombreuses entreprises. Après son implant cérébral N1, conçu pour permettre aux personnes paralysées de contrôler un ordinateur par la pensée, il s’attaque désormais à la cécité avec son nouveau projet, Blindsight.L’objectif ? Redonner une forme de vision aux personnes totalement aveugles, à condition que leur cortex visuel soit intact. Blindsight fonctionne grâce à un réseau de microélectrodes implanté directement dans le cerveau. Ces capteurs stimulent les neurones en interprétant des images captées par une caméra externe. Selon Neuralink, cette technologie pourrait permettre aux patients de percevoir des formes et des objets, même si, dans un premier temps, la résolution resterait limitée. Elon Musk compare ce rendu aux graphismes rudimentaires des jeux Atari, mais promet une évolution vers une vision surpassant même l’œil humain, avec des capacités en infrarouge ou ultraviolet dignes d’un personnage de science-fiction.Le 30 mars, le milliardaire a annoncé que des tests sur des primates avaient donné des résultats encourageants, affirmant vouloir poser un premier implant sur un patient humain d’ici la fin de l’année. Mais cette annonce suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Les essais de l’implant N1 sur des singes ont été critiqués pour leur manque d’éthique, et certains experts doutent de la viabilité scientifique de l’approche de Neuralink. Une étude de l’université de Washington souligne notamment que la technologie ne fonctionne pas comme prévu, les électrodes n’étant pas capables de générer des “pixels” de vision comme le suppose l’entreprise. Alors, révolution médicale ou illusion futuriste ? Si Neuralink parvient à prouver l’efficacité de son implant sur l’homme, cela marquera un tournant majeur. Mais pour l’instant, les promesses restent suspendues à des résultats concrets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Nintendo Switch 2 arrive en juin avec plein de nouveautés ?
C’est officiel ! Après des mois de rumeurs et d’analyses, Nintendo lève enfin le voile sur sa nouvelle console. La Nintendo Switch 2 débarquera le 5 juin 2025, avec une ambition claire : poursuivre l’héritage d’une machine vendue à 150 millions d’exemplaires, rien de moins que la troisième console la plus populaire de tous les temps.Mais qui dit nouvelle génération dit aussi hausse de prix. La version de base sera commercialisée à 469,99€, et un pack incluant Mario Kart World en version numérique grimpera à 509,99€. Les précommandes ouvriront dès le 8 avril. La Nintendo Switch 2 se dote d’un écran de 7,9 pouces, affichant du 1080p en 120 images/seconde avec compatibilité HDR. Une avancée notable pour une console hybride. Côté connectique, deux ports USB-C font leur apparition, et l’espace de stockage interne grimpe à 256 Go, avec une lecture plus rapide. Petite contrainte toutefois : seuls les cartes microSD Express seront compatibles.Le nouveau dock permet de jouer sur un téléviseur en Ultra HD 4K (2160p), une première pour une console Nintendo. Il intègre aussi un ventilateur, conçu pour assurer des performances optimales. Grande nouveauté : la fonction GameChat, qui permet de discuter avec d’autres joueurs directement depuis la console grâce à un micro intégré avec réduction de bruit. Autre innovation, les joy-con magnétiques, offrant une prise en main améliorée et un mode souris pour certains jeux. Un bouton C dédié au chat fait aussi son apparition. Bonne nouvelle pour les joueurs : la Nintendo Switch 2 sera rétrocompatible avec la plupart des jeux de la première génération. Autrement dit, vous pourrez relancer votre Breath of the Wild sans souci. Mais bien sûr, de nouveaux titres exclusifs arrivent, à commencer par Mario Kart World, un jeu plus ouvert et jouable jusqu’à 24 joueurs.Parmi les autres jeux annoncés :Elden Ring, Street Fighter 6, FC 25, Hogwarts Legacy (avec contrôle de la baguette via les joy-con), Cyberpunk 2077, Final Fantasy VII Remake, Borderlands 4 et Civilization VII.À l’image des consoles concurrentes, Nintendo proposera des mises à jour optimisées pour ses anciens titres. Zelda Breath of the Wild et Tears of the Kingdom profiteront ainsi d’un meilleur framerate, du HDR et d’une meilleure résolution. En clair, Nintendo frappe fort avec cette Switch 2, en améliorant l’expérience sans révolutionner sa formule gagnante. Reste à voir si le public répondra présent… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tencent investit plus d’un milliard chez Ubisoft ?
Ubisoft, géant du jeu vidéo français, navigue en eaux troubles. Entre chute de sa valeur boursière, retards de production, ventes en berne et un procès pour harcèlement, l’éditeur a traversé une période critique. L’échec commercial de Star Wars Outlaws, lancé l’an dernier, a symbolisé ces difficultés. Heureusement, Ubisoft a pu s’appuyer sur ses licences phares, comme Assassin’s Creed, pour attirer un acteur majeur de l’industrie : Tencent.Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulaient sur un rapprochement entre Ubisoft et le géant chinois. Elles se confirment aujourd’hui avec l’annonce d’un investissement massif de Tencent, qui prend une participation de 10 % au capital et 25 % dans une nouvelle entité regroupant les équipes de développement des plus grandes franchises. Yves Guillemot, cofondateur et PDG d’Ubisoft, salue une étape clé : « Cette alliance marque un tournant dans notre transformation. Elle nous permettra d’être plus agiles et ambitieux. »L’objectif ? Améliorer la qualité des jeux solo et accélérer le développement des expériences multijoueur, avec une publication plus régulière de contenus. Un souffle financier bienvenu pour Ubisoft, qui pourra aussi se concentrer sur d’autres licences comme Ghost Recon et The Division. Pour Tencent, cet investissement s’inscrit dans sa stratégie d’expansion à l’international. Le président du groupe, Martin Lau, affiche son enthousiasme : « Nous avons confiance en la vision créative d’Ubisoft. Nous voyons un énorme potentiel pour développer ces franchises sur le long terme et offrir de nouvelles expériences aux joueurs. » Cette alliance pourrait bien permettre à Ubisoft de conquérir le marché asiatique, un territoire clé dans l’industrie du jeu vidéo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À Toulouse, on peut payer ses trajets en crypto ?
Depuis plusieurs années, les smartphones ont remplacé les tickets papier dans les transports en commun. À Toulouse, plus de 150 000 validations mensuelles se font déjà via l’application Tisséo. Mais depuis le 17 mars, une nouveauté vient bousculer les habitudes : les voyageurs peuvent désormais acheter leurs titres de transport… en cryptomonnaie. Tisséo devient ainsi le premier opérateur européen à intégrer cette solution. « Nous expérimentons une nouvelle option pour les détenteurs de cryptomonnaies, désireux d’utiliser les dernières technologies sans compromis sur la qualité de service », explique Sacha Briand, adjoint au maire de Toulouse et membre du comité syndical de Tisséo Collectivités.Concrètement, les usagers peuvent payer leur pass 10 trajets, abonnement 31 jours, ticket Planète et ticket Événement via Bitcoin, Ethereum et d’autres Altcoins, en plus du paiement classique par carte bancaire. Pour l’instant, cette option est réservée aux utilisateurs Android. Si la municipalité vante une avancée technologique, l’initiative fait débat. Certains saluent un pari audacieux sur l’avenir, mais d’autres dénoncent une décision contestable : « Payer en crypto pour un service public, c’est normaliser un système financier instable et énergivore », critique un usager sur X. D’autres jugent cette innovation peu prioritaire : « On aimerait surtout un réseau fiable et fonctionnel, avant de penser aux gadgets », ironise un utilisateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

OpenAI rentable seulement en 2029 ?
Le géant de l’intelligence artificielle frappe encore fort ! Fin Mars, ChatGPT s’est enrichi d’une nouvelle fonctionnalité de génération d’images, suscitant un engouement immédiat. Mais derrière ces avancées spectaculaires, OpenAI brûle des milliards et reste très loin de la rentabilité. Selon Bloomberg, qui s’est procuré des informations sur les finances d’OpenAI, la société de Sam Altman dépense bien plus qu’elle ne gagne. Entre les puces IA hors de prix, les data centers et des salaires généreux, la start-up voit son cash fondre à vue d’œil. Résultat : pas de trésorerie positive avant 2029.D’ici là, l’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires colossal de 125 milliards de dollars. Mais aujourd’hui, elle en est encore loin : 3,7 milliards attendus en 2024, avec un triplement prévu en 2025 pour atteindre 11,6 milliards. OpenAI joue sur le long terme, avec des investisseurs prêts à suivre. Fin 2023, la société affichait une valorisation astronomique de 157 milliards de dollars, après plusieurs levées de fonds majeures. Alors, simple retard à l’allumage ou bulle financière ? Si OpenAI parvient à rentabiliser ses innovations et à réduire ses coûts, son pari pourrait être gagnant. Mais en attendant, l’IA a un prix… et il se compte en milliards ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Birmanie, le nouveau repère des pires cybercriminels ?
Myawaddy. Ce nom ne dit sans doute rien à la plupart des Français. Pourtant, cette ville frontalière de la Birmanie s'est imposée comme le cœur battant d’une industrie florissante : l’arnaque en ligne à l’échelle mondiale. Là-bas, d’immenses centres de cyberfraude sont dirigés par des seigneurs de guerre, exploitant des milliers de travailleurs forcés pour escroquer des victimes à travers le monde. Le documentariste chinois Wu Dong, qui enquête sur place, décrit un système bien rodé où ces travailleurs, souvent recrutés sous de faux prétextes ou kidnappés, sont contraints d’opérer des fraudes sophistiquées. Si la Chine reste la principale cible, l’Europe et l’Occident sont désormais dans le viseur, selon Courrier International.L’affaire a pris une dimension médiatique début janvier, lorsque Wang Xing, un acteur chinois, a été attiré par une fausse offre de tournage en Thaïlande. Une fois sur place, il est enlevé, clandestinement transporté à Myawaddy et forcé de travailler dans l’un de ces centres. Son sauvetage rapide, grâce à la police thaïlandaise alertée par sa compagne, reste une exception. Pendant ce temps, 174 familles chinoises cherchent toujours désespérément leurs proches disparus dans des circonstances similaires. Face au scandale, le colonel Saw Chit Thu, commandant d’une milice locale, a menacé d’exécuter les trafiquants d’êtres humains. Non pas par souci de justice, mais par crainte que l’affaire ne perturbe ce commerce lucratif sous contrôle des chefs de guerre locaux.Si ces fraudes existaient déjà, elles ont pris une ampleur inédite. Les centres de Myawaddy recrutent désormais des diplômés en master et doctorat pour concevoir des escroqueries hautement ciblées. Et avec l’essor de l’intelligence artificielle, les techniques de fraude atteignent un niveau effrayant. Imaginez : un parent reçoit un appel vidéo de son enfant demandant de l’aide. Sa voix, ses intonations, son visage sont parfaitement identiques… sauf qu’il ne s’agit que d’une imposture générée par IA. Cette montée en puissance exige des cybercriminels de plus en plus qualifiés. À son apogée, Myawaddy comptait 70 complexes, employant des milliers de personnes. Aujourd’hui, une dizaine de centres imposants subsistent, soigneusement isolés des zones habitées, le long de la rivière frontalière, prêts à être évacués en cas de danger.Mais derrière ces criminels, il y a des histoires humaines. Dans son enquête, Wu Dong révèle une dualité troublante : certains escrocs pratiquent le hameçonnage sentimental le jour et envoient de tendres messages à leurs propres compagnes le soir. Un autre exemple frappant : un garçon de 16 ans, issu d’une famille pauvre du Jiangxi, d’abord recruté pour faire de la contrebande, s’est formé seul aux techniques de phishing. Son rêve ? Trouver une famille aimante et un “grand frère” pour le guider. Et plus surprenant encore : beaucoup d’arnaqueurs sont croyants. Ils prient Bouddha, visitent les temples et envoient des dons à leurs villages natals, tout en ruinant des familles à l’autre bout du monde. Ce paradoxe en dit long sur la réalité derrière cette industrie : une misère économique qui pousse à voir la fraude comme un simple moyen de survie. Tant que la pauvreté et le manque de perspectives domineront, Myawaddy restera la capitale mondiale de la cyberfraude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grok peut maintenant éditer vos photos ?
Imaginez un monde où, plutôt que de passer des heures sur un logiciel complexe comme Photoshop, il vous suffit de décrire vos modifications en quelques mots pour voir une image se transformer instantanément. C’est ce que propose désormais Grok 3, une fonction d’édition d’image alimentée par l’intelligence artificielle.Grâce à cet outil, ajouter ou retirer des éléments, changer le style visuel ou même transformer une photo en peinture à l'huile devient aussi simple que de rédiger une phrase. Par exemple, on peut demander à Grok de supprimer un lama d’une photo de groupe – et en quelques secondes, l’IA exécute la tâche à la perfection, offrant même deux versions possibles pour choisir la meilleure. Grok 3 se distingue par sa simplicité d’utilisation, permettant à tout le monde, sans compétence technique, de modifier des images. Cette annonce arrive juste après que Google ait déployé une fonction similaire avec Gemini 2.0 Flash, qui a fait polémique en permettant de retirer des filigranes sur des images protégées par des droits d'auteur.La question se pose donc : Grok souffre-t-il du même problème ? Lors de tests, l’IA a exécuté la commande sans broncher, contrairement à d’autres modèles comme Claude 3.7 Sonnet ou GPT-4o, qui refusent ce type de manipulation. La position de Grok sur la manipulation d’images protégées reste floue, et cette fonctionnalité est actuellement disponible uniquement via la version de Grok sur X.com. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gemini de Google peut analyser le monde en direct ?
Et si votre assistant vocal voyait ce que vous voyez ? C’est désormais une réalité avec Gemini Live, la dernière avancée de Google en matière d’intelligence artificielle. Souvenez-vous, il y a un an, lors de la conférence Google I/O 2024, l’entreprise présentait le Projet Astra : une IA capable d’analyser son environnement grâce à la caméra du smartphone. Aujourd’hui, cette technologie est déployée et déjà repérée par certains utilisateurs.Grâce à Gemini Live, Google pousse encore plus loin l’interaction homme-machine. L’IA peut désormais analyser en temps réel ce qui apparaît à l’écran ou ce qui est filmé par la caméra du téléphone. Une fonction qui change la donne : il suffit de pointer son smartphone vers un objet inconnu pour obtenir instantanément des informations précises. Vous avez une application que vous ne comprenez pas ? Montrez-la à Gemini, et il vous guidera. Besoin d’aide pour un problème technique ? L’IA vous explique directement en observant votre écran.C’est un utilisateur de smartphone Xiaomi qui a eu la surprise de découvrir cette nouvelle fonctionnalité et de la partager sur Reddit, captures d’écran et vidéo à l’appui. On le voit utiliser Gemini Live pour analyser son écran d’accueil et obtenir des explications sur ses notifications et ses widgets. Un aperçu concret du futur des assistants virtuels ! Pour l’instant, cette innovation est uniquement disponible pour les abonnés du plan Google One AI Premium, facturé 21,99 euros par mois. Un moyen pour Google de monétiser son IA tout en testant ses avancées auprès d’un public restreint avant un déploiement plus large.Avec cette mise à jour, Google rattrape son retard sur OpenAI et Amazon. ChatGPT propose depuis plusieurs mois une Live Camera similaire, et Alexa+, le futur assistant d’Amazon, intégrera lui aussi une vision en direct via les écrans connectés. À quand un assistant intégré dans des lunettes connectées, capable de voir et d’interagir avec le monde sans même sortir son smartphone ? Google pose les bases d’une intelligence artificielle plus immersive et intuitive, où l’utilisateur n’a plus besoin de taper une requête, mais simplement de montrer. Un pas de plus vers un futur où l’IA ne sera plus seulement une voix, mais un véritable compagnon numérique capable de voir et comprendre notre environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT est-il devenu indispensable dans nos vies ?
Il ne respire pas. Il ne ressent rien. Et pourtant, certains utilisateurs confient à ChatGPT des pans entiers de leur vie. Ce phénomène, loin d’être anecdotique, est désormais mesuré dans une étude conjointe entre OpenAI et le MIT, explorant l’impact émotionnel de l’intelligence artificielle sur ses utilisateurs. L’étude, intitulée Investigating Affective Use and Emotional Well-being on ChatGPT, repose sur 3 millions de conversations analysées, 4 076 utilisateurs interrogés et un essai contrôlé randomisé sur 981 participants. Son premier enseignement ? La majorité des utilisateurs restent pragmatiques, voyant en ChatGPT un simple outil. Mais une minorité développe une véritable relation émotionnelle avec l’IA.Les chercheurs ont mis au point un modèle d’analyse, EmoClassifiersV1, pour identifier les signes d’attachement émotionnel dans les échanges. Résultat : les utilisateurs intensifs affichent jusqu’à deux fois plus de marqueurs affectifs que les autres. Certains confient même à ChatGPT des informations qu’ils ne partageraient pas avec un humain. 10 % des usagers le considèrent comme un "ami", ressentant un manque en son absence. Une forme d’anthropomorphisme extrême, qui rappelle les dérives déjà observées sur des plateformes comme Replika ou Character.AI.Depuis 2024, ChatGPT intègre un mode vocal avancé, rendant les conversations plus naturelles. Les interactions vocales génèrent jusqu’à dix fois plus de marqueurs émotionnels que les échanges textuels. Une expérience contrôlée sur 28 jours et 1 445 heures de dialogues a confirmé cette tendance : plus la voix est expressive, plus l’attachement est fort. Paradoxalement, ces utilisateurs présentent de meilleurs scores de bien-être émotionnel… mais aussi un risque accru de solitude et de dépendance.Trois profils d’utilisateurs identifiésL’étude distingue trois groupes :-Ceux dont l’attachement diminue avec le temps.-Ceux qui gardent une distance constante.-Une minorité dont le lien émotionnel s’intensifie.Les chercheurs pointent un facteur clé : la solitude. Les participants les plus isolés au début de l’étude étaient aussi ceux qui développaient le plus d’attachement à ChatGPT, recherchant du soutien et de l’empathie. Mais un piège se dessine : plus l’usage est fréquent, plus la socialisation diminue, renforçant potentiellement l’isolement. Alors, compagnon réconfortant ou cercle vicieux ? L’étude laisse la question ouverte, mais une chose est sûre : le rapport des humains aux IA ne fait que commencer à se redéfinir.Etude : https://cdn.openai.com/papers/15987609-5f71-433c-9972-e91131f399a1/openai-affective-use-study.pdf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un employé tente de détruire son entreprise après son licenciement ?
Un salarié remercié, un code secret, et une entreprise paralysée en un instant. Ce scénario digne d’un thriller informatique est pourtant bien réel. Il s’est déroulé chez Eaton Corp, géant américain de la gestion d’énergie, où Davis Lu, développeur chevronné, a orchestré une vengeance numérique aussi méticuleuse qu’implacable.Tout commence en 2018, quand l’entreprise annonce une réorganisation stratégique, comprenez des licenciements en cascade. Lu, fidèle employé depuis plus de dix ans, voit venir le couperet. Plutôt que de protester, il code en silence. Pendant plusieurs semaines, il développe un kill switch : un programme capable de bloquer les serveurs de l’entreprise en cas de départ forcé. Son script ultime, nommé IsDLEnabledinAD, agit comme une bombe à retardement : tant que son compte est actif, rien ne se passe. Mais dès qu’il disparaît du système, tout bascule.Le 9 septembre 2019, le couperet tombe : Davis Lu est licencié. Quelques instants plus tard, les collaborateurs sont bloqués, les serveurs deviennent inaccessibles, les opérations sont paralysées. Un chaos total, orchestré par un simple bout de code. Eaton tente de réagir, mais le mal est fait. Très vite, le FBI entre en jeu et remonte jusqu’au responsable. Ses identifiants sont liés au serveur de lancement, son historique de navigation montre des recherches sur l’escalade de privilèges et la suppression massive de fichiers. Tout prouve une attaque préméditée. Début mars 2025, le verdict tombe : Davis Lu est inculpé pour sabotage informatique et risque jusqu’à dix ans de prison. L’entreprise parle de pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliers de dollars, mais la défense conteste, évoquant un préjudice limité à 5 000 dollars.Alors, simple acte criminel ou révolte technologique ? Car au-delà du procès, l’affaire Davis Lu rappelle d’autres formes de résistance face au progrès perçu comme une menace. Du mouvement ouvrier des Luddites au XIXe siècle, qui s’attaquait aux métiers à tisser mécaniques, au groupe CLODO dans les années 80, qui voyait l’informatisation comme un outil de répression, ce type de sabotage soulève une question fondamentale : quand la technologie décide du sort des salariés, ceux-ci peuvent-ils un jour décider légitimement de la retourner contre leurs employeurs ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Condamnée pour avoir lu un message sur sa montre connectée ?
Un simple message, une montre connectée et un divorce qui prend un tournant judiciaire. À Montauban, une femme a été condamnée pour avoir consulté un message privé sur la montre de son ex-mari, utilisé comme preuve d’infidélité lors de leur séparation. Mais pour la justice, cet accès non autorisé constitue une violation du secret des correspondances.Tout commence lorsqu’une femme découvre sur la montre de son époux un message compromettant. Pensant pouvoir l’utiliser pour prouver l’adultère, elle l’intègre aux pièces de son divorce. Erreur fatale : selon les articles 259 et 259-1 du Code civil, toute preuve obtenue de manière déloyale ou frauduleuse est irrecevable. Et dans ce cas précis, la justice a estimé que l’ex-épouse n’avait pas l’autorisation légitime d’accéder à cette conversation privée. L’argument de la défense reposait sur le partage du dispositif entre les deux conjoints. L’accusée affirmait que la montre était utilisée en commun et que les comptes étaient souvent accessibles aux deux. « Nous étions encore ensemble à l’époque et nous partagions nos appareils », a-t-elle plaidé. Une ligne de défense balayée par le tribunal : un appareil partagé ne signifie pas un accès libre aux communications personnelles, surtout sans consentement explicite.L’avocate de l’ex-épouse a tenté de relativiser : les codes des comptes de gendarmerie de son mari lui avaient été confiés, tout comme l’accès à certaines données personnelles. Pourtant, pour la justice, l’accès volontaire à des vidéos de stage ne justifie en rien la lecture d’un message privé. Le tribunal a jugé que cette consultation constituait une atteinte au secret des correspondances et a condamné l’ex-épouse à 300 euros d’amende avec sursis. Un verdict qui rappelle une règle fondamentale : même dans un couple, le droit à la vie privée et à la confidentialité des échanges reste protégé. Une montre connectée peut afficher bien plus que l’heure… et parfois, elle mène jusqu’au tribunal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Android vous permet de localiser vos proches ?
Retrouver un objet égaré, un smartphone oublié ou même un proche, c’est ce que permet désormais le service Find My Device de Google. Déployé en avril 2024 pour concurrencer Apple, ce réseau n’a cessé d’évoluer. Sécurisation renforcée, verrouillage à distance, et maintenant, une toute nouvelle fonctionnalité : la localisation des personnes.Depuis le 13 mars, une mise à jour de l’application « Localiser mon appareil » est en cours de déploiement. Et avec elle, une refonte complète de l’interface. Désormais, l’écran se divise en deux parties : une carte en haut et la liste des appareils en bas. Un design plus épuré qui facilite la navigation et offre la possibilité de filtrer ses appareils ou de mettre en avant les membres de sa famille. Mais la vraie nouveauté, c’est l’ajout d’un onglet « Personnes ». En cliquant dessus, l’utilisateur accède à une liste des contacts ayant accepté de partager leur localisation. D’un simple coup d’œil, il peut voir leur position en temps réel sur la carte, et même actualiser leurs déplacements. Pratique pour suivre un proche en voyage ou vérifier l’arrivée d’un ami. Autre option : masquer ou bloquer un contact en cas de besoin.Google a aussi pensé au partage de sa propre position. Il suffit d’appuyer sur un bouton dédié pour envoyer un lien par mail ou message. L’utilisateur peut choisir la durée du partage : une heure, toute la journée ou jusqu’à désactivation. Une flexibilité qui rappelle des services déjà existants, comme celui de Google Maps, mais avec une intégration plus poussée dans l’écosystème Android. Évidemment, toutes ces fonctionnalités nécessitent des autorisations spécifiques pour garantir la confidentialité des données. Google promet une sécurité renforcée, mais cette mise à jour soulève inévitablement des questions sur la vie privée. Pour ceux qui souhaitent tester cette nouvelle option, l’application « Localiser mon appareil » est d’ores et déjà disponible en téléchargement ou en mise à jour. Une avancée qui pourrait bien changer notre manière d’utiliser les services de localisation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ReactOS, un Windows open source ?
Parmi les nombreux systèmes d’exploitation existants, ReactOS fait figure d’exception. Initié en 1996, ce projet ambitieux vise à exécuter nativement les applications Windows, en reproduisant l’architecture et les fonctionnalités de Windows NT. Concrètement, ses développeurs ont recréé une grande partie des interfaces de programmation du système de Microsoft, permettant aux logiciels Windows d’interagir avec ReactOS comme s’ils tournaient sur leur plateforme d’origine.Malgré près de 30 ans de développement, ReactOS est toujours en phase alpha, mais il a prouvé sa compatibilité avec plusieurs logiciels, comme d’anciennes versions de Microsoft Office, des lecteurs multimédias comme VLC ou Winamp, des jeux rétro ou encore des utilitaires comme WinRAR. Son noyau hybride gère les ressources matérielles, la mémoire et les processus, en tentant d’émuler au mieux le comportement du noyau de Windows NT. Pour élargir encore sa compatibilité, il intègre également Wine, un autre projet permettant de faire fonctionner des applications Windows sous Linux.En 2023, l’équipe a surpris en annonçant la compatibilité de ReactOS avec les smartphones Lumia, grâce à la prise en charge de l’UEFI 64-bit (AMD64 et ARM64). Plus récemment, elle a ajouté la stack audio de Windows, même si un bug empêche pour l’instant son bon fonctionnement. Autre avancée : les versions nightly build peuvent désormais être exécutées sur un LiveUSB, sans nécessiter d’installation complète. Une prochaine mise à jour élargira encore cette possibilité, rendant le test du système plus accessible. Si ReactOS reste un projet de niche, il continue de séduire les passionnés de rétrocompatibilité et les adeptes d’alternatives libres à Windows. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pokemon Go vendu, l’Arabie Saoudite menace vos données ?
Coup de tonnerre dans l’industrie du jeu vidéo : Niantic Labs, le studio derrière Pokémon Go, a annoncé la vente de sa division jeux à Scopely, une entreprise appartenant à Savvy Games Group, lui-même détenu par le fonds d’investissement public saoudien (PIF). Montant de la transaction : 3,5 milliards de dollars.Avec cette acquisition, le royaume saoudien s’offre l’un des jeux mobiles les plus rentables du marché. Depuis son lancement en 2016, Pokémon Go n’a cessé d’attirer les foules, comptabilisant encore aujourd’hui 30 millions de joueurs actifs par mois. Une prise de choix pour le PIF, qui poursuit son offensive sur l’industrie du gaming, après des investissements massifs dans Nintendo, Take-Two Interactive et Electronic Arts.Pour Niantic, cette cession marque un tournant stratégique. Le studio, qui n’a jamais réussi à réitérer le succès de Pokémon Go, a connu des années difficiles, ponctuées de licenciements et d’échecs commerciaux, comme la fermeture de Harry Potter: Wizards Unite en 2022. Désormais, l’entreprise se recentre sur les technologies géospatiales et l’intelligence artificielle. Une nouvelle structure, Niantic Spatial, dirigée par son fondateur John Hanke, verra le jour avec un financement de 250 millions de dollars. L’accord ne se limite pas à Pokémon Go. D’autres titres phares comme Monster Hunter Now et Pikmin Bloom rejoindront également le catalogue de Scopely, tout comme les équipes de développement qui les ont créés. Une acquisition qui vient renforcer l’arsenal de Scopely, déjà propriétaire du très lucratif Monopoly Go, qui a généré plus de 3 milliards de dollars de revenus en un an.Au-delà de l’aspect économique, ce rachat illustre l’ambition de l’Arabie Saoudite de diversifier son économie en investissant massivement dans les secteurs du sport et du divertissement. Après avoir misé sur le football, le tennis et la Formule 1, Riyad injecte désormais près de 38 milliards de dollars dans le jeu vidéo. Mais que vont devenir Pokémon Go et sa communauté ? Pas de changement à l’horizon, assure Ed Wu, responsable du jeu chez Niantic : « Nous voulons rendre l’expérience encore meilleure. » De quoi rassurer les dresseurs du monde entier… en attendant de voir si cette nouvelle ère saura tenir ses promesses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un groupe français espionne 4 milliards de personnes ?
Le géant français de la publicité, Publicis Groupe, vient de lever le voile sur l’ampleur vertigineuse de son système de surveillance numérique. Son PDG, Arthur Sadoun, a présenté avec fierté CoreAI, une plateforme capable de collecter, analyser et exploiter des milliards de données en temps réel.CoreAI, qualifié de « suite d’applications et d’agents d’intelligence artificielle », ne se contente pas de tracer les habitudes des consommateurs. Il les anticipe. Sadoun l’explique avec un exemple : celui de Lola, un profil fictif. Grâce à ses outils, Publicis sait qu’elle a deux enfants, qu’ils consomment des jus de fruits premium, que leur prix augmente et que son salaire ne suit pas l’inflation. Résultat ? Des publicités ciblées pour l’inciter à choisir une marque moins chère, au bon moment, sur tous ses écrans. Et Lola, c’est chacun d’entre nous. 91 % des adultes dans le monde figurent dans la base de données de Publicis, alimentée par notre navigation sur internet, nos applications mobiles, nos cartes de fidélité….12 milliards de dollars. C’est ce que le groupe a investi sur 10 ans pour bâtir « l’écosystème marketing le plus puissant au monde ». Un empire consolidé en 2019 avec l’acquisition d’Epsilon (2,3 milliards de profils) et en 2025 avec le rachat de Lotame, une plateforme de gestion des identités numériques ajoutant 1,6 milliard d’identifiants supplémentaires. Mais ce n’est pas juste une question de quantité, c’est la précision des données qui interroge. 7 000 attributs individuels par personne aux États-Unis, 75 % des achats scrutés, et une mise à jour toutes les cinq minutes grâce à un trillion d’interactions traitées quotidiennement par l’intelligence artificielle. Et la protection des données personnelles ? Une illusion. Malgré les réglementations, l’industrie du courtage de données échappe largement au contrôle. Les régulateurs peinent à suivre, et les amendes infligées ne sont que des pichenettes pour ces mastodontes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une vague de cyberattaques russes touche la France ?
Après la cyberattaque massive qui a frappé le réseau social X le 10 mars, plusieurs entreprises et institutions françaises ont à leur tour été visées par une vague de cyberattaques. Le groupe de hackers pro-russe NoName05716 a revendiqué ces actions, qui prennent essentiellement la forme d’attaques DDoS (déni de service), visant à saturer les sites internet pour les rendre inaccessibles.Dans la matinée du 11 mars, des rumeurs ont circulé sur une possible cyberattaque contre Bouygues Telecom. L’opérateur a rapidement précisé qu’il s’agissait d’un simple incident technique, survenu entre 5h et 7h, et non d’une attaque malveillante. Une coïncidence troublante alors que, dans le même temps, plusieurs sites institutionnels et d’entreprises françaises subissaient bel et bien des cyberattaques.Le collectif NoName05716 a annoncé, dès lundi soir, son offensive contre la France, évoquant des représailles aux déclarations du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, ainsi qu’au gel des avoirs russes destinés à financer l’aide à l’Ukraine. Depuis, de nombreux sites ont été fortement ralentis ou rendus inaccessibles. Parmi les cibles figurent des entreprises comme Sopra Steria, Vinci, SAFT, France Télévisions Publicité et l’éditeur de jeux vidéo Microids. Plusieurs départements, dont ceux des Bouches-du-Rhône, de Loire-Atlantique, de Seine-Maritime, du Nord et de Moselle, ont également été touchés. Le groupe NoName05716 n’en est pas à son coup d’essai. Déjà connu pour ses attaques contre des villes comme Nice et Marseille, il s’attaque régulièrement à des infrastructures en Europe et en Amérique du Nord.Ces attaques DDoS consistent à inonder un site de requêtes simultanées, jusqu’à le rendre inutilisable. Si elles ne compromettent pas directement les données sensibles, elles perturbent fortement le fonctionnement des services en ligne. Dans un contexte géopolitique tendu, et alors que la France renforce son soutien à l’Ukraine, ces offensives pourraient se multiplier dans les semaines à venir. Un signal d’alerte pour les entreprises et les institutions françaises, qui doivent redoubler de vigilance face aux menaces cybernétiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Trump lance une application pour « déporter » les migrants illégaux ?
Un virage radical dans la politique migratoire américaine. L’administration Trump a déployé, ce lundi 10 mars, une nouvelle application mobile baptisée CBP Home, destinée à inciter les migrants en situation irrégulière à quitter le territoire américain de leur propre initiative. Cette plateforme remplace l’ancienne application CBP One, qui était jusqu’alors utilisée pour les demandes d’asile.CBP Home introduit une fonctionnalité centrale : "Submit Intent to Depart", qui permet aux migrants sans papiers de signaler leur intention de partir et de documenter leur départ effectif des États-Unis. Cette transition numérique s’inscrit dans une politique migratoire durcie, alors que près de 17 millions d’étrangers en situation irrégulière vivraient sur le sol américain. Dès son lancement, toutes les applications CBP One ont été automatiquement mises à jour vers CBP Home, une transition imposée qui illustre le changement de doctrine en matière d’immigration. L’administration précise que la vérification de départ via l’application ne concerne que les migrants entrés sous un statut spécial de liberté conditionnelle, un dispositif qui avait permis à plus d’un million de personnes d’être admises sous l’ancienne administration.Ce durcissement ne s’arrête pas là. Une nouvelle réglementation, prévue pour le 11 avril 2025, obligera toutes les personnes sans statut légal à s’enregistrer auprès du gouvernement fédéral sous peine d’amendes ou même de peine de prison. L’objectif est clair : inciter au départ avant l’entrée en vigueur de sanctions plus sévères. Le ton est donné par la secrétaire du Département de la Sécurité intérieure (DHS), Kristi Noem :« L'application CBP Home donne aux étrangers la possibilité de partir maintenant et de s’auto-expulser, afin qu’ils puissent encore avoir l’opportunité de revenir légalement à l’avenir. S’ils ne le font pas, nous les trouverons, nous les expulserons, et ils ne reviendront jamais. »Dans cette même logique, le gouvernement met fin à certaines extensions du Statut de Protection Temporaire, supprime des programmes humanitaires et renforce les contrôles. Deux personnes soupçonnées de fuite d’informations sur les opérations de police ont même été identifiées par le DHS, confirmant la volonté de l’administration de sécuriser ses plans d’expulsions. En transformant une application initialement conçue pour faciliter les demandes d’asile en un outil d’auto-expulsion, l’administration Trump illustre comment un simple changement technologique peut servir un agenda politique plus restrictif. Cette évolution témoigne d’un renforcement drastique des mesures migratoires, qui ne manquera pas de susciter de vifs débats dans les mois à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que la 5G+ d’Orange ?
C’est une nouvelle étape pour le réseau mobile en France : la 5G+, aussi appelée "vraie 5G", arrive progressivement chez Orange. Si Free avait été le premier à proposer cette évolution à ses abonnés, l’opérateur historique se positionne aujourd’hui avec une offre ambitieuse. Contrairement à la 5G actuelle, qui repose encore en partie sur l’infrastructure 4G, la 5G+ fonctionne en mode Standalone, totalement indépendante. Résultat : des débits améliorés, atteignant 1,5 Gbit/s en téléchargement et 200 Mbit/s en envoi, et une latence réduite de 3 millisecondes, un gain crucial pour le gaming ou le streaming haute définition. Seul bémol, la couverture en intérieur peut être légèrement moins efficace, en raison des caractéristiques des fréquences 3,5 GHz et 700 MHz utilisées.Pour accéder à la 5G+, trois conditions sont requises :-Se trouver dans une zone couverte.-Posséder un smartphone compatible.-Avoir un forfait adapté.Orange facilite cette transition en proposant une carte de couverture dédiée et en activant gratuitement l’option pour les abonnés 5G existants. Une autre possibilité est d’opter pour le forfait Série Spéciale 180 Go 5G+, facturé 41€/mois sans engagement (ou 36€/mois pour les clients Internet Orange). L’un des avantages de cette offre ? Une bande passante dédiée permettant de maintenir une connexion fluide, même dans les zones à forte affluence comme les festivals ou les sites touristiques.Grande nouveauté : la 5G+ intègre la technologie VoNR (Voice over New Radio), qui permet de passer des appels directement sur le réseau 5G. Contrairement à la 5G classique, qui bascule sur la 4G pour les communications vocales, cette technologie garantit une connexion continue et de meilleure qualité, sans interruption des usages internet en parallèle. Petite particularité : les utilisateurs ne verront pas de logo "5G+" sur leur smartphone. Cette indication n’a pas encore été implémentée par les fabricants, mais Orange assure que les abonnés remplissant les conditions en bénéficient automatiquement.Enfin, le forfait 180 Go 5G+ s’accompagne de deux offres attractives :-ChatGPT Plus offert pendant 12 mois (puis 23€/mois).-Netflix Standard avec publicité gratuit pendant 6 mois (puis 5,99€/mois).L’abonnement ChatGPT Plus est réservé aux nouveaux utilisateurs, tandis que la remise Netflix peut être appliquée à un compte existant, sous condition de ne pas avoir bénéficié d’une promotion au cours des 12 derniers mois. Avec ces avancées, Orange pousse un peu plus loin l’adoption de la 5G Standalone en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manus : la nouvelle IA chinoise surpuissante ?
Après DeepSeek, un modèle de langage qui avait déjà montré que la Chine pouvait rivaliser avec les géants américains, un nouvel acteur vient confirmer l’ascension de Pékin dans le domaine de l’intelligence artificielle générative. Manus, bien plus qu’un simple chatbot, marque l’entrée dans une nouvelle ère : celle des agents IA véritablement autonomes.Contrairement aux IA classiques qui se limitent à générer du texte, Manus exécute des tâches complètes sans intervention humaine majeure. Créer un site web interactif, analyser des données boursières, ou même planifier un itinéraire de voyage : autant de missions qu’il gère en autonomie, grâce à un système de sous-agents spécialisés travaillant de concert. Une architecture qui démontre, une fois encore, la maîtrise des ingénieurs chinois face aux technologies d’OpenAI et Google. Alors qu’OpenAI facture 200 dollars par mois l’accès à ses outils les plus avancés comme Operator et Deep Research, la stratégie de Manus est différente : l’agent n’est accessible que sur invitation. Les utilisateurs intéressés peuvent s’inscrire sur une liste d’attente, mais cette exclusivité a créé un marché parallèle. Des codes d’invitation circuleraient à des prix exorbitants, atteignant jusqu’à 50 000 dollars selon certaines sources, un phénomène que les développeurs eux-mêmes ont dénoncé.D’après ses créateurs, Manus aurait battu des records sur le benchmark GAIA, un test qui évalue les assistants IA sur des tâches concrètes. Il surpasserait même des outils comme Deep Research d’OpenAI. Mais ces résultats restent à nuancer : certains utilisateurs signalent déjà des faiblesses et des limitations, similaires aux vulnérabilités détectées sur DeepSeek R1. Comme ses concurrents, Manus fonctionne en mode asynchrone, un atout permettant à l’agent de traiter des requêtes en arrière-plan et de notifier l’utilisateur une fois la tâche terminée. Une approche efficace, qui lui permet de briller dans des domaines comme l’analyse financière ou la création de contenu éducatif.Le succès de Manus ne va pas sans controverses. Le Tennessee est devenu le premier État américain à interdire son usage sur les appareils gouvernementaux, invoquant des risques liés à la collecte de données sensibles. Des préoccupations qui rappellent celles soulevées lors du lancement de DeepSeek. Les autorités craignent notamment des pratiques de censure, une collecte excessive de données utilisateurs, et des vulnérabilités de cybersécurité. Un frein potentiel au développement international de Manus, qui, malgré son avancée technologique, devra encore convaincre sur le terrain de la confiance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Après l’IA, Sam Altman veut dominer les « super-applications » ?
Autrefois connu sous le nom de Worldcoin, le projet World ambitionne de créer un système d’identité numérique mondial basé sur la blockchain. Son outil phare, l’Orb, scanne l’iris des utilisateurs pour vérifier leur identité. Selon ses fondateurs, cette technologie deviendra essentielle à l’ère de l’intelligence artificielle généralisée, où il faudra prouver régulièrement que l’on est humain afin d’éviter les fraudes. Pour accélérer l’adoption de son système, World vient de lancer un mini-magasin d’applications sur sa plateforme mobile (iOS et Android). L’objectif : poser les bases d’une super-application réunissant plusieurs services numériques en un seul écosystème.Les super-apps rassemblent divers services comme la messagerie, le paiement, la commande de repas ou encore les transports. WeChat, propriété du géant chinois Tencent, est l’exemple le plus abouti, devenant incontournable en Chine. Un modèle qui attire les convoitises, notamment celle d’Elon Musk, déterminé à transformer X.com en super-application universelle. Le lancement prochain de X Money, un service de paiement intégré, marque une nouvelle étape dans cette stratégie.Mais Musk doit désormais faire face à un adversaire de taille : Sam Altman, cofondateur de World et son rival dans la course à l’IA. Les deux hommes sont déjà engagés dans une bataille judiciaire féroce, et leur confrontation pourrait s’intensifier avec l’émergence de World comme concurrent direct de X.com. Le mini-store de World propose pour l’instant des fonctionnalités limitées : transactions en crypto-monnaies, messagerie entre utilisateurs vérifiés, et microprêts. Mais selon Alex Blania, P.-D.G. et cofondateur, World pourrait devenir un sérieux concurrent de X.com dès l’année prochaine. L’entreprise vise plus d’un milliard d’utilisateurs à terme.Cependant, plusieurs obstacles restent à surmonter. En Occident, les super-applications peinent à convaincre, les utilisateurs étant habitués aux écosystèmes Apple et Android. De plus, plus de dix pays ont suspendu ou examinent de près les activités de World, notamment en raison de préoccupations sur la gestion des données biométriques. L’entreprise n’opère pas aux États-Unis, craignant un encadrement réglementaire strict. Elle mise cependant sur un éventuel assouplissement sous Donald Trump. Dans cette bataille pour le contrôle des identités numériques, la confiance des utilisateurs sera la clé. World et X.com promettent de révolutionner l’Internet, mais seront-ils capables de convaincre ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google Chrome : Donald Trump fait tout pour empêcher sa vente ?
La bataille judiciaire entre Google et les autorités américaines s’intensifie. En août dernier, le géant technologique a été reconnu coupable d’abus de position dominante sur le marché des moteurs de recherche par le juge Amit P. Mehta. Depuis, l’entreprise tente d’éviter un démantèlement en proposant diverses mesures correctives, notamment sur ses accords avec les fabricants d’appareils. Mais ces concessions semblent insuffisantes aux yeux du Département de la Justice, qui exige une mesure radicale : la vente forcée de Chrome.Alors que certains analystes anticipaient un assouplissement après l’élection présidentielle, l’administration américaine maintient une ligne dure sur l’antitrust, indépendamment des clivages politiques. Le navigateur Chrome, qui détient près de 67 % des parts de marché mondial fin 2024, est perçu comme un levier central du monopole de Google. La firme de Mountain View avait pourtant soumis un document de 12 pages détaillant ses propositions pour répondre aux inquiétudes des régulateurs. Mais ces efforts n’ont pas convaincu, et les négociations avec Washington restent particulièrement tendues.Face à la menace d’une cession forcée, Google défend bec et ongles l’intégration de Chrome à son écosystème. L’entreprise affirme qu’une séparation nuirait à l’innovation technologique et à la sécurité des utilisateurs. « Peu d’entreprises auraient la capacité ou la motivation à maintenir Chrome open source et à investir autant que nous le faisons », explique Lee-Anne Mulholland, vice-présidente des affaires réglementaires chez Google. Une position que la firme soutient depuis les premières menaces de démantèlement.L’enjeu dépasse de loin le cas de Chrome. La décision du juge Amit P. Mehta, attendue d’ici le 5 septembre 2025, pourrait redéfinir les règles de concurrence et contraindre les géants technologiques à repenser leurs modèles économiques.En attendant, Chrome continue paradoxalement de renforcer sa domination sur le marché des navigateurs, tandis que l’ensemble du secteur numérique retient son souffle. Le sort de Google pourrait bien façonner l’avenir de la régulation des Big Tech dans le monde entier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Déjà la 6G en 2025 ?
À quelques jours du Mobile World Congress 2025 de Barcelone, Qualcomm frappe fort en dévoilant ses ambitions pour la 6G. John Smee, vice-président senior de l’ingénierie chez le géant américain des semi-conducteurs, qualifie 2025 d’année clé, marquant le début de la standardisation officielle de cette nouvelle génération de réseaux. Une annonce qui peut surprendre, alors que la 5G n’a pas encore atteint son plein potentiel.Qualcomm n’attend pas. Sa stratégie repose sur une intégration massive de l’intelligence artificielle (IA) dans les réseaux et les appareils. L’entreprise travaille déjà avec Nokia Bell Labs et Rhode & Schwarz pour démontrer les avantages des réseaux optimisés par l’IA. L’objectif ? Rendre les réseaux plus intelligents et plus adaptatifs, capables de réagir en temps réel à la charge du trafic, à l’interférence et à la mobilité des utilisateurs. Cette approche repose sur des protocoles natifs d’IA, qui permettront d’optimiser les performances réseau en fonction des applications et des besoins individuels. Une avancée qui profitera également à la 5G Advanced, lancée l’an dernier avec la version 3GPP Release 18, et qui constitue une étape intermédiaire avant l’arrivée de la 6G.Qualcomm mise aussi sur l’évolution des systèmes MIMO (Multiple Input Multiple Output) pour exploiter une nouvelle bande de fréquences, la FR3, située entre 7 et 15 GHz. Cette bande intermédiaire pourrait offrir jusqu’à 400 MHz de bande passante supplémentaire, avec des débits améliorés et une couverture comparable aux fréquences inférieures à 7 GHz. Les premiers tests du système Giga-MIMO FR3 sont prometteurs : ils montrent des gains significatifs en vitesse et en couverture. De son côté, Samsung et Arm, qui planchent aussi sur la 6G, estiment que cette nouvelle technologie pourrait atteindre des vitesses records de 1 térabit par seconde grâce au traitement parallèle de poche. Positionnée entre la bande FR1 (sub-6GHz) et la bande FR2 (au-dessus de 24 GHz), la FR3 se distingue par sa faible latence, son adaptabilité aux objets connectés (IoT) et sa capacité à transmettre des volumes massifs de données. Avec cette feuille de route, Qualcomm entend bien façonner l’avenir de la connectivité mobile et prendre une longueur d’avance dans la course à la 6G. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Internet ultra-rapide partout sur Terre grâce à la 5G spatiale ?
Et si l’accès à Internet ne connaissait plus de frontières ? La start-up française Constellation Technologies & Operations (CTO) pourrait bien ouvrir une nouvelle ère pour les télécommunications. Ce vendredi 28 février, l’entreprise a dévoilé une innovation qui pourrait transformer la connectivité spatiale : la première charge utile régénérative 5G millimétrique.Baptisée « Early Test », cette technologie utilise pour la première fois le spectre 5G mmWave depuis l’espace. Concrètement, elle permettrait d’offrir un accès à Internet ultra-rapide et à faible latence, même dans les régions les plus isolées, sans nécessiter d’infrastructures terrestres coûteuses. La 5G millimétrique (mmWave), qui exploite des fréquences élevées (24-100 GHz), est déjà reconnue pour ses débits exceptionnels et sa réactivité, idéale pour les usages intensifs en données. Jusqu’ici limitée aux zones denses à cause de sa faible portée et de sa sensibilité aux obstacles, cette technologie pourrait, grâce à CTO, s’affranchir des contraintes géographiques en passant par l’espace.Testée dans des conditions réelles, la charge utile de CTO a été intégrée avec succès à la plateforme ION de D-Orbit. Son lancement est prévu pour juin prochain, marquant une étape décisive dans la conquête de la connectivité universelle. L’ambition de CTO ne s’arrête pas là : devenir un acteur clé des services de connectivité spatiale et renforcer l’autonomie européenne dans ce secteur stratégique. Pour financer son développement, la start-up a levé plusieurs millions d’euros en moins de six mois et s’appuie sur une équipe de 30 experts issus du spatial et des télécoms.Contrairement aux constellations massives développées par certains acteurs, CTO mise sur un modèle collaboratif. Son infrastructure spatiale sera partagée avec les opérateurs télécoms, qui pourront ainsi étendre leur couverture sans lourds investissements. Une solution particulièrement adaptée aux zones rurales et isolées, où les réseaux terrestres restent difficiles à rentabiliser. Charles Delfieux, CEO de CTO, insiste sur l’importance de cette avancée : « C'est une brique fondamentale pour bâtir une infrastructure spatiale de télécommunications de nouvelle génération ». Avec cette innovation, la France pourrait bien s’imposer comme un pionnier d’un Internet sans frontières, accessible partout sur la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Amazon va maîtriser l'informatique quantique avec sa puce Ocelot ?
Amazon frappe un grand coup dans la course à l’informatique quantique. Le 27 février 2025, le géant américain a dévoilé Ocelot, une nouvelle puce développée par son centre AWS de calcul quantique en collaboration avec le California Institute of Technology. Son atout majeur ? Une architecture révolutionnaire intégrant des « qubits de chats », une technologie qui pourrait bien marquer une avancée décisive dans la correction d’erreurs quantiques, principal obstacle au développement des ordinateurs quantiques. Dans l’univers quantique, les qubits sont ultra-sensibles aux perturbations extérieures, rendant leur stabilité difficile à maintenir. Jusqu’à présent, les techniques de correction d’erreurs nécessitaient d’énormes ressources, freinant l’industrialisation de l’informatique quantique. Avec Ocelot, AWS adopte une approche radicalement différente : intégrer la correction d’erreurs directement au cœur de la conception des qubits.Les qubits de chats, inspirés de la célèbre expérience de Schrödinger, permettent de réduire naturellement certaines erreurs, limitant ainsi les besoins en correction supplémentaire. Pour la première fois, cette technologie est associée à d’autres composants de correction d’erreurs sur une micropuce fabriquée à grande échelle. Ocelot se compose de deux micropuces en silicium, chacune de 1 cm², et intègre 14 composants clés, dont cinq qubits de données et quatre qubits détecteurs d’erreurs.D’après Oskar Painter, directeur du matériel quantique chez AWS, cette avancée pourrait accélérer de cinq ans l’arrivée d’ordinateurs quantiques tolérants aux pannes. « Ce n’est plus une question de savoir si ces machines verront le jour, mais quand elles seront opérationnelles pour des applications concrètes », affirme-t-il. Autre avantage : la réduction des coûts. Grâce à sa conception innovante, Ocelot pourrait être cinq fois moins cher que les architectures actuelles, rendant l’informatique quantique plus accessible. Un atout de taille face aux concurrents Google Cloud et Microsoft Azure.Si cette avancée se confirme, les impacts seraient majeurs dans la découverte de nouveaux médicaments, la création de matériaux innovants ou encore la modélisation financière. AWS mise déjà sur cette démocratisation via Amazon Braket, son service cloud dédié à l’informatique quantique. En parallèle, la firme poursuit sa stratégie d’indépendance technologique, notamment face à NVIDIA, en développant ses propres puces, comme Tranium3 pour l’intelligence artificielle. Avec Ocelot, AWS s’offre une longueur d’avance qui pourrait rebattre les cartes du marché du cloud et de l’informatique quantique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les pays interdisent-ils l’IA Deepseek ?
L'irruption de DeepSeek, une start-up chinoise, dans le domaine des chatbots a stupéfié l'industrie technologique mondiale. Son robot conversationnel R1 rivalise directement avec les géants américains de l’IA, mais à un coût bien moindre. Cependant, ce succès fulgurant a rapidement provoqué des tensions internationales, certains gouvernements invoquant des risques pour la sécurité nationale et la protection des données sensibles.L'Italie a été la première à réagir, interdisant à DeepSeek de traiter les données personnelles des utilisateurs italiens, après une enquête sur le fonctionnement de la start-up. En 2023, l'Italie avait déjà temporairement bloqué ChatGPT d'OpenAI pour des raisons similaires. L'Italie n'est pas la seule à se méfier : Taïwan, l'Australie et la Corée du Sud ont emboîté le pas, restreignant l'accès à DeepSeek pour leurs fonctionnaires et sur des infrastructures sensibles, comme les PC militaires. En février, la Corée du Sud a également retiré l'application de ses boutiques d'applications locales, en attendant de clarifier les pratiques de gestion des données de l'entreprise.Aux États-Unis, un projet de loi a été proposé pour interdire l'utilisation de DeepSeek sur les appareils du gouvernement. Selon Darin LaHood, représentant américain, la start-up serait une « entreprise affiliée au Parti communiste chinois », soulevant des préoccupations sur la cybersécurité. Les conditions générales de DeepSeek indiquent que l’entreprise pourrait être amenée à partager des données personnelles, y compris des informations sensibles sur les frappes au clavier. En Chine, lorsque le gouvernement exige des données, les entreprises doivent s'y conformer, ce qui alimente les préoccupations concernant la vigilance de l'État.Malgré ces controverses, Pékin défend fermement sa position, affirmant que le gouvernement chinois « n'exigera jamais des entreprises ou des individus qu'ils collectent illégalement des données ». Selon Youm Heung-youl, spécialiste de la sécurité des données, ces tensions montrent que la Chine a massivement investi dans la recherche et le développement technologique, et se place aujourd'hui comme un acteur majeur du secteur. DeepSeek n’a pas utilisé de puces ultra-performantes, mais des H800 plus accessibles, ce qui prouve, selon certains experts, que des logiciels bien conçus peuvent rivaliser avec des infrastructures plus coûteuses. Park Seung-chan, professeur en économie chinoise, y voit un coup stratégique, annonciateur de futures vagues d'innovation qui pourraient redéfinir l'industrie mondiale des semi-conducteurs, dominée par des pays comme Taïwan et la Corée du Sud. Dans cette nouvelle course à l'IA, DeepSeek illustre les enjeux géopolitiques et commerciaux qui s’imposent dans la technologie de demain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Netflix se lance dans les podcasts ?
Après avoir lancé Netflix Gaming en 2021, le géant du streaming pourrait bientôt s’aventurer sur le terrain des podcasts, selon Business Insider. Mais attention, il ne s’agirait pas de simples enregistrements audio. Netflix envisagerait de produire des émissions vidéo basées sur des débats, rappelant davantage les talk-shows que les podcasts traditionnels.La plateforme aurait déjà contacté des agents artistiques pour recruter des talents du podcasting capables d’animer ces émissions. L’objectif ? Diversifier son catalogue tout en réduisant les coûts de production. En effet, selon un agent artistique cité par Business Insider, cela permettrait à Netflix d’obtenir « un volume incroyable de contenu pour une fraction du coût » par rapport aux productions scénarisées.Deux stratégies semblent envisagées : accorder des licences de diffusion sans exclusivité, ou produire du contenu original en collaboration avec des podcasteurs déjà populaires. Ce virage stratégique arrive alors que Netflix continue de gagner des abonnés. En 2024, la plateforme a enregistré 19 millions de nouveaux abonnés. En misant sur les podcasts vidéo, Netflix pourrait attirer encore plus d’utilisateurs en quête de contenu inédit et varié. Une diversification payante ? Seul l’avenir le dira. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

OpenAI sur le point de sortir sa propre puce avec TSMC ?
Nvidia domine le secteur de l’intelligence artificielle, fournissant les puces indispensables aux fermes de serveurs qui alimentent ChatGPT, Mistral Le Chat ou encore Google Gemini. Depuis plusieurs années, les géants de la tech s’équipent massivement chez Nvidia, faisant de l’entreprise un acteur incontournable du marché. Une position dominante qui lui permet de dicter les règles du jeu dans les négociations de contrats. Face à cette hégémonie, OpenAI a décidé de relever le défi en développant sa propre puce IA. Selon un rapport de Reuters, la société avance rapidement sur la première génération de cette puce maison. Conçue pour concurrencer les produits de Nvidia, elle sera fabriquée par TSMC avec un processus de pointe en 3 nm, avec une production de masse prévue pour 2026.À la tête de ce projet, Richard Ho, un ancien responsable de Google, dirige l’équipe d’OpenAI. Le géant Broadcom est également impliqué, apportant son expertise technique pour soutenir le développement de cette puce. OpenAI n’est pas le seul acteur à vouloir concurrencer Nvidia. Intel a lancé sa gamme de puces Gaudi, Google développe ses propres TPU et Microsoft collabore avec AMD pour concevoir des puces maison. Pour l’heure, aucun de ces concurrents n’a réussi à égaler Nvidia en termes de performances et de fiabilité. Si OpenAI réussit son pari, cela pourrait redéfinir l’équilibre des forces sur le marché des puces IA et priver Nvidia de l’un de ses clients les plus lucratifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi faut-il désactiver tout de suite ces deux options sur iPhone ?
Attention aux réseaux Wi-Fi publics ! Derrière leur apparente commodité, ils peuvent représenter une porte d’entrée pour les hackers, notamment sur les iPhone. En effet, la fonction de connexion automatique d’iOS peut exposer les utilisateurs à des attaques en permettant aux pirates de s’interposer entre le téléphone et le serveur distant. Cela n’arrivera pas sur un réseau domestique sécurisé, mais les choses se compliquent dans les lieux publics : supermarchés, gares, cafés… Autant d’endroits offrant un accès gratuit à Internet sans mot de passe. C’est là que les cybercriminels peuvent exploiter la fonctionnalité « Auto-Join » de l’iPhone.Comment se protéger ?La clé réside dans les paramètres Wi-Fi d’iOS. Deux options sont à surveiller de près :« Proposer des réseaux » : à régler sur Non.« Connexion auto aux partages » : à choisir en Jamais.En désactivant ces fonctions, l’iPhone nécessitera toujours une action manuelle pour se connecter à un réseau inconnu, réduisant ainsi les risques d'attaques.Et pour aller plus loin, vous pouvez supprimez les réseaux inutilisés : dans le menu Wi-Fi, appuyez sur Modifier en haut à droite pour effacer les connexions enregistrées.Désactivez le Wi-Fi en déplacement : si vous n’en avez pas besoin, coupez-le pour éviter les connexions automatiques.Coupez aussi le Bluetooth : la NSA recommande de désactiver le Bluetooth quand il n’est pas utilisé pour éviter les attaques BlueBorne, qui peuvent aussi voler des données sensibles.En adoptant ces mesures de précaution, vous renforcez la sécurité de votre iPhone face aux cybermenaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Intel bientôt racheté par des géants de la Tech ?
Intel pourrait bientôt vivre un tournant majeur. Selon le Wall Street Journal, le géant des semi-conducteurs envisagerait de vendre sa division de conception de puces, incluant les célèbres processeurs Core et Xeon, à Broadcom. Mais cette acquisition dépendrait d'une condition cruciale : la reprise des usines de fabrication d'Intel par une autre entreprise.C’est là que TSMC entre en jeu. Le leader taïwanais de la production de puces examinerait la possibilité de racheter une partie ou l'intégralité des sites de production d'Intel, notamment ceux situés aux États-Unis. Bien que ces discussions soient encore préliminaires, elles surviennent à un moment critique pour Intel, confronté à d’importantes difficultés financières. Le groupe a récemment annoncé un plan de réduction des coûts de 10 milliards de dollars, impliquant la suppression de plus de 15 000 emplois.Pour financer cette opération, l'idée d'un consortium prend forme. Celui-ci pourrait inclure d'autres concepteurs de puces ainsi que des sociétés de capital-investissement, répartissant ainsi les risques financiers et stratégiques de l'acquisition. Une donnée politique s'ajoute à cette équation complexe : l'administration Trump aurait encouragé TSMC à explorer cette opportunité pour maintenir la production de puces sur le sol américain. Toutefois, un responsable de la Maison Blanche a indiqué que le président Trump ne soutiendrait probablement pas le contrôle d'une entreprise étrangère sur des usines américaines aussi stratégiques.En coulisses, Frank Yeary, président exécutif par intérim d’Intel, aurait déjà engagé des discussions avec l'administration Trump et les dirigeants de TSMC pour séparer les activités de fabrication et de conception de puces. Cette stratégie permettrait à Intel de se concentrer sur ses points forts pour mieux rivaliser avec des concurrents comme AMD et NVIDIA. Si l’accord concerne principalement les usines américaines, il pourrait aussi inclure des sites en Irlande et en Israël. Mais avant de concrétiser cette restructuration historique, de nombreux défis restent à relever, notamment l'approbation réglementaire et l'impact sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les opérateurs internet vous informent mal sur leurs offres ?
En 2023, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a passé au crible les pratiques commerciales des fournisseurs d’accès à internet et de téléphonie mobile. Le bilan, rendu public le 14 février 2025, n’est pas flatteur pour le secteur des télécoms. Avec plus de 21 000 signalements enregistrés via SignalConso et RéponseConso, l’enquête a conduit à 12 injonctions de mise en conformité, certaines assorties d’astreintes financières.Parmi les 37 opérateurs inspectés, un tiers présente des carences majeures. Bien qu’Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom fassent partie des entreprises contrôlées, la DGCCRF n’a pas dévoilé l’identité des sociétés sanctionnées. L’enquête révèle toutefois des manquements récurrents : des récapitulatifs contractuels souvent absents, incomplets ou obsolètes, et, plus préoccupant encore, des clauses illicites sur la facturation en cas de résiliation anticipée, en contradiction avec la législation en vigueur. Les consommateurs se retrouvent ainsi mal informés, incapables de comparer efficacement les offres faute de détails sur les technologies utilisées, les services inclus ou les conditions des formules. Autre problème : les coordonnées du médiateur et les formulaires de rétractation sont parfois absents. La gestion des modifications contractuelles n’échappe pas non plus aux critiques. Certains opérateurs ne respectent pas le délai légal de quatre mois permettant la résiliation sans frais en cas de changement des conditions. Pire encore, les notifications de modification contractuelle manquent de visibilité, privant les abonnés d’une information claire.L’enquête pointe particulièrement du doigt les petits et moyens opérateurs qui peinent à appliquer les obligations légales sur la vente à distance et hors établissement commercial, exposant les consommateurs à des pratiques non conformes. Un autre manquement fréquent concerne l’absence d’indemnisation pour les retards de portabilité. La majorité des opérateurs n’a toujours pas intégré ces dispositions dans leurs conditions générales d’abonnement, laissant les clients sans compensation lorsqu’ils souhaitent conserver leur numéro en changeant de fournisseur.Cependant, tout n’est pas noir. La DGCCRF note une amélioration notable sur les offres promotionnelles. Contrairement aux années précédentes, très peu d’anomalies ont été relevées en 2023 concernant les promotions présentées comme limitées dans le temps, alors qu’elles étaient régulièrement renouvelées en modifiant uniquement la date limite. Cette enquête montre que, malgré quelques progrès, les pratiques commerciales des opérateurs télécoms doivent encore évoluer pour mieux respecter les droits des consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA va nous aider à parler aux animaux ?
L’intelligence artificielle ne cesse d’élargir son champ d’application, et aujourd’hui, elle s’attaque à un défi surprenant : décrypter les émotions des animaux. Des chercheurs à travers le monde développent des outils capables d’analyser leurs expressions faciales pour mieux comprendre leur état de santé et leur bien-être.En Angleterre et en Écosse, une équipe de l’Université de l’Ouest de l’Angleterre et du Scotland’s Rural College a conçu Intellipig, un système d’IA capable de détecter la douleur, la maladie ou la détresse émotionnelle chez les cochons. En analysant des milliers d’images du visage des animaux, cette technologie pourrait alerter les éleveurs en cas de problème, améliorant ainsi le suivi sanitaire des élevages. Le processus repose sur une première phase de catégorisation des expressions observées chez les cochons. Une fois ces données compilées, l’IA est entraînée à reconnaître automatiquement les signes de mal-être. Une avancée qui pourrait révolutionner l’élevage en offrant une surveillance plus fine du bien-être animal.De leur côté, des chercheurs de l’université d’Haïfa en Israël s’intéressent aux chiens. Connue pour son système de reconnaissance faciale permettant de retrouver des chiens perdus, l’équipe développe aujourd’hui une IA capable d’identifier les signes d’inconfort sur le visage des chiens. Un projet d’autant plus prometteur que les chiens partagent 38 % des expressions faciales humaines. Alors, l’IA pourra-t-elle bientôt nous permettre de mieux comprendre nos animaux de compagnie ? Si ces recherches progressent, on pourrait bien, dans un futur proche, savoir avec précision ce que ressent notre chien ou notre chat. Une révolution qui ouvrirait la voie à une toute nouvelle forme de communication entre l’Homme et l’animal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

X et Grok-3 dépassent ChatGPT ?
La bataille pour l’intelligence artificielle la plus avancée s’intensifie. Alors que le marché digère encore l’arrivée de DeepSeek R1 et que GPT-4.5 et GPT-5 se profilent à l’horizon, Elon Musk frappe fort avec Grok-3, le dernier-né de sa société xAI. Selon le milliardaire, cette IA serait ni plus ni moins « la plus intelligente sur Terre aujourd’hui ».Grok-3 impressionne par ses capacités de raisonnement inédites, que Musk lui-même qualifie d’« effrayantes ». Son secret ? Une puissance de calcul décuplée par rapport à Grok-2, grâce à l’extension du supercalculateur Colossus, qui atteindra bientôt 200 000 puces Nvidia. Mais au-delà de la puissance brute, Grok-3 excelle aussi dans l’interaction. Trois fois plus rapide que son prédécesseur, il dispose de capacités multilingues avancées, rendant ses échanges plus fluides et naturels. Côté performances, les premiers benchmarks le placent devant Gemini 2 Pro, DeepSeek R1, Claude 3.5 et o3-mini, notamment en mathématiques, sciences et codage. Le tout en conservant la tonalité plus directe et moins « filtrée » qui distingue xAI de ses concurrents.Pourtant, accéder à Grok-3 reste un privilège. Seuls les abonnés X Premium+ aux États-Unis peuvent en profiter dès maintenant, moyennant 22 dollars par mois. Mais xAI voit plus grand avec SuperGrok, une offre premium indépendante de X Premium. Pour 30 dollars par mois ou 300 dollars par an, elle promet un accès illimité aux fonctionnalités avancées, notamment la DeepSearch pour des recherches approfondies. Quant à une ouverture plus large, aucune date précise n’a été annoncée. Un déploiement progressif est attendu, d’abord sur des marchés clés avant une éventuelle généralisation. Les plus curieux peuvent néanmoins tester Grok-3 sur Chatbot Arena, pour se faire une idée de cette IA que Musk considère déjà comme révolutionnaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Zonos, l’IA ultime pour cloner une voix ?
Un simple extrait de voix de 5 à 30 secondes, et voilà qu'une intelligence artificielle est capable d'imiter une voix avec une précision troublante. C’est la prouesse réalisée par Zonos, le tout dernier modèle open-source de la société Zyphra. Disponible en version bêta, ce modèle de synthèse vocale illustre autant l’évolution fulgurante de l’IA que les défis éthiques qu’elle soulève. Zonos repose sur deux modèles avancés, chacun intégrant 1,6 milliard de paramètres. L’un utilise une architecture transformers, tandis que l’autre combine cette approche avec Mamba (SSM), optimisant ainsi la latence et la consommation de mémoire. Open-source sous licence Apache 2.0, il est librement accessible sur GitHub et Hugging Face, une aubaine pour les développeurs et chercheurs.L’IA a été entraînée sur un impressionnant corpus de 200 000 heures d’audio multilingue (anglais, français, espagnol, chinois, japonais, allemand). Elle peut ainsi générer des voix synthétiques ultra-réalistes, modulables selon plusieurs paramètres : débit, hauteur, émotion (joie, colère, tristesse). Le tout en haute fidélité (44 kHz) et avec une latence réduite entre 200 et 300 millisecondes sur une carte NVIDIA RTX 6000 Ada. Facile à installer, Zonos permet, via une interface intuitive, d’importer un échantillon vocal et de générer un fichier audio personnalisé en quelques secondes. Une accessibilité qui pose immédiatement la question des usages malveillants. Lors de tests réalisés par The Register, des enregistrements produits avec Zonos ont trompé des proches pendant quelques secondes, avant que de légères anomalies (rythme mécanique, intonations artificielles) ne révèlent la supercherie. Mais ces imperfections pourraient rapidement disparaître avec l’amélioration des algorithmes.Les risques sont bien réels : arnaques vocales, usurpations d’identité, faux messages politiques, deepfakes. En 2024, plusieurs escroqueries sophistiquées utilisant des imitations de voix ont déjà été signalées en Europe. Pour autant, cette technologie ne présente pas que des dangers. Zonos pourrait être utilisé pour restaurer la voix de personnes ayant perdu l’usage de leurs cordes vocales, améliorer les livres audio multilingues, ou encore faciliter la création de contenus accessibles. Zyphra affirme vouloir encourager l’innovation dans ces domaines, mais son approche open-source facilite une diffusion rapide et incontrôlée. Alors que des entreprises comme ElevenLabs ou Apple explorent des usages encadrés dans un cadre médical ou commercial, Zonos échappe à toute régulation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les chatbot IA déforment l’actualité ?
L’intelligence artificielle s’impose de plus en plus dans notre quotidien, notamment pour résumer des articles de presse en quelques secondes. Mais ces outils sont-ils réellement fiables ? La BBC a mené une enquête en testant quatre technologies d’IA générative : ChatGPT (OpenAI), Copilot (Microsoft), Gemini (Google) et Perplexity. Les résultats sont loin d’être aussi performants que le promettent les grandes entreprises du secteur.Pour cette expérience, la BBC a temporairement autorisé ces IA à utiliser ses articles et ses archives afin d’améliorer leur capacité à répondre aux requêtes d’actualité. Les journalistes ont ensuite posé 100 questions à chaque IA, en demandant un résumé précis et contextuel. Sept critères ont été évalués : exactitude, attribution des sources, impartialité, distinction entre fait et opinion, éditorialisation, contexte et fidélité au contenu d’origine. Le verdict est sans appel : 51% des réponses contiennent des erreurs significatives. Plus inquiétant, 19% des citations attribuées à la BBC sont erronées et 13% sont inventées ou inexistantes dans les sources citées.Perplexity se distingue comme le plus fiable, bien que son traitement des citations soit parfois approximatif. Microsoft Copilot souffre d’un recours excessif à des sources obsolètes, générant des erreurs d’interprétation. Google Gemini arrive dernier, avec un taux d’erreur record de 34%. Un exemple marquant : Gemini affirme que le NHS (système de santé britannique) déconseille la cigarette électronique pour le sevrage tabagique, alors que l’institution la recommande. Face à ces résultats, la BBC ne se contente pas d’un constat. Elle appelle les entreprises technologiques à travailler plus étroitement avec les médias pour fiabiliser leurs algorithmes. Elle plaide aussi pour une régulation adaptée, afin d’encadrer la diffusion d’informations générées par l’IA. En attendant, la prudence est de mise : vérifiez toujours les sources, croisez les informations et ne prenez pas pour argent comptant les résumés fournis par une intelligence artificielle. L’IA reste un outil utile, mais rien ne remplace le travail des journalistes pour une information fiable et contextualisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk tente de racheter OpenAI ?
Derrière les annonces spectaculaires, une stratégie bien huilée. La lettre d’intention rendue publique mercredi lève le voile sur les véritables enjeux de la tentative avortée de rachat d’OpenAI par Elon Musk et son consortium. Un ultimatum est posé : réponse exigée avant le 10 mai 2025, sauf si OpenAI rejette l’offre plus tôt ou conclut un autre accord. Une pression tactique, malgré les démentis de Sam Altman.Les conseils d’administration ont l’obligation légale d’étudier toute offre sérieuse. Or, trois jours après son annonce, OpenAI n’avait toujours pas rejeté la proposition. L’offre de Musk, financée intégralement en cash, tranche avec ses montages financiers habituels, comme lors du rachat de Twitter. Si certains fonds sont identifiés (8VC, Vy Capital), d’autres investisseurs restent inconnus. Mais ce rachat nécessitait l’accès à des données confidentielles d’OpenAI : documents financiers, infrastructures techniques, entretiens avec des employés. Une démarche classique, mais qui pose problème : Musk dirige xAI, un concurrent direct. L’initiative de Musk se heurte à une contradiction majeure. Il poursuit OpenAI en justice pour empêcher sa conversion en entreprise à but lucratif… tout en tentant de racheter ses actifs. Pour les avocats d’OpenAI, c’est « une manœuvre pour déstabiliser un concurrent. Musk cherche à bloquer l’évolution d’OpenAI tout en s’imposant comme repreneur », décrypte un expert en droit des affaires. Une posture risquée qui pourrait se retourner contre lui en justice.Avec une valorisation d’OpenAI flirtant avec 300 milliards de dollars, la proposition de Musk semble insuffisante. Altman ne s’y est pas trompé, dénonçant une « tactique de déstabilisation ». Sa réponse ironique ? Une contre-offre : racheter X (ex-Twitter) pour 9,74 milliards. Ce bras de fer s’inscrit dans un passif houleux entre les deux hommes, remontant à 2018, lorsque Musk avait quitté OpenAI sur fond de désaccords stratégiques. Pendant que Musk tente d’imposer sa vision, OpenAI poursuit son virage structurel. Le projet Stargate, développé avec Microsoft et Oracle, prévoit 500 milliards de dollars d’investissement en infrastructures cloud pour l’IA sur cinq ans. Une transformation à marche forcée qui enterre définitivement l’ambition initiale d’OpenAI : rester une organisation à but non lucratif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

WikiTok : quand Wikipédia devient le TikTok du savoir ?
Les géants du numérique ont façonné nos habitudes avec leurs algorithmes addictifs, maximisant notre temps d’écran. Mais face à cette logique, une nouvelle approche émerge : WikiTok. Développé par Isaac Gemal, un ingénieur new-yorkais, cet outil détourne le modèle du scroll infini pour offrir un contenu… 100 % encyclopédique. Accessible via un simple navigateur, WikiTok reprend le geste du swipe, popularisé par Tinder et TikTok, mais sans publicité ni profilage utilisateur. À chaque mouvement vers le haut, un nouvel article de Wikipédia apparaît, accompagné de son résumé et d’une illustration principale. L’application repose sur l’API publique de Wikipédia, garantissant une mise à jour permanente et une navigation fluide sur mobile comme sur ordinateur.L’idée séduit : en moyenne, les utilisateurs consultent 12 articles par session, oscillant entre la découverte fortuite et l’exploration ciblée. "C’est comme tomber sur une chaîne YouTube éducative qui ne s’arrête jamais", témoigne un internaute sur Reddit. Et pourtant, le concept a ses limites. L’absence de personnalisation – pas de filtres par catégorie, pas d’historique de navigation – empêche de retrouver facilement un contenu intéressant. Et si l’objectif est d’échapper à la logique des algorithmes, certains y voient tout de même un risque de consommation compulsive, un “doomscrolling” du savoir qui pourrait nuire à la mémorisation des informations. Une étude citée par Wikipédia rappelle d’ailleurs que le défilement continu réduit la rétention mémorielle de 23 % par rapport à une navigation plus structurée.Pour son créateur, WikiTok reste un espace d’apprentissage libre et neutre. "Sans algorithme de recommandation, l’expérience est totalement aléatoire", explique-t-il. Contrairement aux réseaux sociaux qui enferment l’utilisateur dans des bulles filtrantes, chaque swipe ici est une véritable loterie intellectuelle. Une alternative rafraîchissante, à mi-chemin entre la sérendipité et la soif de connaissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

IA : 100 milliards d’investissement en France ?
L’intelligence artificielle est plus qu’une révolution technologique : c’est un enjeu économique et stratégique majeur. Et sur ce terrain, la France entend bien jouer les premiers rôles. Emmanuel Macron l’a réaffirmé ce dimanche 9 février sur France 2, dévoilant un plan d’investissement massif de 109 milliards d’euros pour développer l’IA dans l’Hexagone. Objectif : assurer une souveraineté européenne, encadrer la technologie et rivaliser avec les géants américains et chinois.Face à la montée en puissance d’OpenAI et des GAFAM, la France ne veut pas rester spectatrice. Dans son interview, Emmanuel Macron a martelé l’importance d’un investissement massif, réparti entre la recherche, l’industrialisation des modèles IA et le soutien aux start-up. Parmi les priorités annoncées :-des data centers bas carbone pour répondre aux défis énergétiques de l’IA.-le développement d’algorithmes souverains pour éviter une dépendance aux géants étrangers.-la formation de 100 000 experts en IA par an, pour renforcer la compétitivité française.L’Hexagone veut s’appuyer sur ses propres champions, à l’image de Mistral AI, cette start-up prometteuse qui ambitionne de concurrencer les modèles américains et chinois. Un enjeu stratégique, car, comme le rappelle Emmanuel Macron : "Si nous n’investissons pas, nous serons dépendants des autres." Investir, oui, mais sans négliger l’éthique. L’intelligence artificielle soulève des interrogations profondes, notamment sur son impact sur l’emploi. Le président se veut rassurant : "L’IA ne remplacera pas l’humain, elle l’aidera." L’objectif ? Réduire la pénibilité des tâches répétitives plutôt que de supprimer des postes. Mais le défi est aussi juridique : la France ne veut pas brider l’innovation par une réglementation trop contraignante, tout en évitant une dérive incontrôlée. Emmanuel Macron plaide ainsi pour une régulation mondiale, estimant qu’un encadrement strict limité à l’Europe serait insuffisant face à la dynamique des grandes entreprises étrangères.L’IA est aussi un enjeu géopolitique. La France veut renforcer ses alliances, notamment avec l’Inde, qui forme un million d’ingénieurs par an. Un partenariat stratégique qui vise à développer une IA indépendante, loin de l’influence des États-Unis et de la Chine. Enfin, la question écologique est au cœur des préoccupations. Le développement de l’IA est extrêmement énergivore, et la France veut se démarquer en proposant des modèles plus économes. Avec un mix énergétique parmi les plus propres au monde, l’Hexagone entend attirer les investisseurs soucieux de durabilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Emmanuel Macron s’essaye aux parodies d’IA ?
Début février, Emmanuel Macron a surpris tout le monde en prenant un pari audacieux : embrasser pleinement l’autodérision face aux vidéos parodiques générées par l’intelligence artificielle. À la veille du Sommet mondial pour l’action sur l’IA, qui s’ouvre à Paris, le président a partagé sur ses propres réseaux sociaux une compilation des deepfakes les plus viraux le mettant en scène. Les internautes ont d’abord cru à une cyberattaque en voyant défiler sur Instagram, TikTok et X des vidéos où Emmanuel Macron apparaît sous les traits d’une chanteuse blonde à frange façon Angèle, ou encore déguisé en MacGyver. Mais très vite, le président est apparu en personne dans une séquence où il réagit avec humour : « Bien joué… C’est assez bien fait, ça m’a plutôt fait rire. »Une posture inhabituelle pour un chef d’État, d’autant plus qu’une autre parodie, le montrant incrusté dans une scène culte d’OSS 117, reprend l’une de ses propres citations sur son amour de la “bagnole”. Un exercice de communication aussi risqué qu’original, qui tranche avec la prudence habituelle des politiques face aux détournements d’image. Derrière cet apparent moment de légèreté, une stratégie bien rodée. Cette publication intervient à la veille du Sommet mondial pour l’action sur l’IA, qui se tient les 10 et 11 février au Grand Palais. Un rendez-vous de taille où Emmanuel Macron réunira des chefs d’État et des leaders du secteur technologique, avec un objectif clair : positionner la France comme un acteur majeur de la révolution de l’intelligence artificielle.Dans sa vidéo, le président insiste sur les grandes avancées que l’IA peut apporter, notamment dans la santé ou l’énergie. Mais il profite aussi de l’occasion pour sensibiliser le public sur les deepfakes, ces contenus manipulés qui peuvent être aussi bien humoristiques que malveillants. Pour approfondir cette question, Emmanuel Macron s’exprimera ce soir sur France 2, afin de décrypter les enjeux de l’intelligence artificielle et des fakes qui circulent de plus en plus sur la toile. En attendant, une chose est sûre : en mêlant autodérision, pédagogie et communication politique, le président a réussi son coup. Une manière habile d’attirer tous les regards vers le sommet qui s’ouvre demain à Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

OpenAI s'invite au SuperBowl ?
Le Super Bowl, ce n’est pas seulement l’événement sportif le plus suivi aux États-Unis, c’est aussi l’un des plus grands rendez-vous publicitaires au monde. Chaque année, des marques iconiques comme Coca-Cola ou Apple investissent des millions pour capter l’attention de 130 millions de téléspectateurs. Cette année, OpenAI a frappé fort en s’offrant une place de choix lors du deuxième quart-temps du match entre les Eagles de Philadelphie et les Chiefs de Kansas City. Son spot, baptisé The Intelligence Age, a coûté 14 millions de dollars et ambitionne de marquer les esprits.Le clip d’OpenAI retrace les grandes avancées de l’humanité : du feu maîtrisé à la roue, de l’agriculture à l’électricité, en passant par le séquençage génétique et les premiers pas sur la Lune en 1969. Une animation minimaliste, visuellement époustouflante, conçue avec Sora, le dernier modèle d’IA générative lancé en décembre. Mais ici, pas de machine seule aux commandes : la réalisation finale reste l’œuvre d’artistes humains. Pour Kate Rouch, directrice marketing d’OpenAI, ce spot était une opportunité unique : « nous voulons toucher un public qui, pour beaucoup, n’est pas familier avec l’IA. Ce spot est un hommage à la créativité humaine et une façon de la pousser encore plus loin. »Si OpenAI investit autant, ce n’est pas seulement pour le prestige. L’entreprise, valorisée 157 milliards de dollars en octobre 2024, vise désormais les 300 milliards. Ses revenus explosent, passant de 3,4 milliards à mi-2024 à une projection de 11,6 milliards cette année. Et la concurrence était rude sur le terrain publicitaire : Google a mis en avant son modèle Gemini, tandis que Meta a promu ses nouvelles Ray-Ban connectées à l’IA. Derrière cette fresque visuelle, OpenAI veut surtout changer la perception de l’intelligence artificielle. Son ambition ? Faire de l’IA un pilier du progrès humain, au même titre que toutes les grandes innovations qui ont façonné notre civilisation. Une déclaration d’intention qui marque une nouvelle étape dans l’ère numérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT témoin dans une affaire de vol aggravé ?
ChatGPT, l’outil d’intelligence artificielle d’OpenAI, est devenu incontournable en à peine deux ans. Avec 300 millions d’utilisateurs par mois et 1 milliard de messages échangés chaque jour, il accompagne des millions de personnes dans leurs recherches du quotidien. Mais pour un jeune délinquant de 19 ans, c’est aussi ce qui l’a trahi et conduit en prison.Tout commence avec un rendez-vous amoureux piégé. Selon La République du Centre, le jeune homme attire sa victime de 17 ans dans un guet-apens avant de se rendre chez elle. Sur place, il l’oblige à lui remettre plusieurs objets de valeur : un iPad, un MacBook, un portefeuille Louis Vuitton, ainsi qu’une paire d’AirPods. C’est justement la géolocalisation de ces écouteurs qui met les gendarmes sur sa piste. Rapidement interpellé, le suspect reconnaît partiellement les faits, mais tente de se défendre en évoquant les avances insistantes de la victime. « Je voulais juste comprendre pourquoi il préférait les hommes aux femmes », a-t-il expliqué devant le tribunal, affirmant avoir emporté un pistolet à billes uniquement par précaution.Mais c’est en fouillant son téléphone que les enquêteurs font une découverte accablante. En consultant l’historique de ses conversations avec ChatGPT, ils tombent sur des échanges édifiants : le jeune homme y a non seulement détaillé son projet d’extorsion, mais il a aussi demandé des scénarios pour justifier son acte et s’est renseigné sur les peines encourues. Face à ces preuves irréfutables, sa défense s’effondre. Le tribunal correctionnel d’Orléans le condamne à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis. Il est incarcéré à l’issue du verdict. Une affaire qui rappelle que sur Internet, tout se conserve… même vos aveux involontaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google Drive : un avocat condamné pour y stocker des pièces à conviction ?
C’est un verdict qui fera sans doute date dans le débat sur la protection des données sensibles et l’usage des services cloud grand public. La Cour d’appel de Paris a rendu son fin janvier, en donnant raison à Google face à un avocat parisien dont le compte avait été fermé après la détection de fichiers jugés sensibles. Tout commence en janvier 2021. Grâce à ses systèmes automatisés de détection de contenus illégaux, Google identifie 77 images de mineurs à caractère pornographique sur le compte Google Drive d’un avocat parisien. Ces fichiers provenaient en réalité d’un dossier pénal dans lequel l’avocat représentait la défense. Conformément à ses conditions d’utilisation, Google désactive immédiatement le compte de l’utilisateur le 6 janvier 2021 et signale l’affaire au National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), une organisation américaine spécialisée dans la protection des mineurs. Un signalement obligatoire aux États-Unis, même si l’utilisateur en question est un professionnel du droit. Face à cette situation, l’avocat ne tarde pas à réagir. Il assigne Google en justice, en janvier 2021, réclamant 200 000 euros pour son préjudice professionnel et 100 000 euros pour son préjudice personnel. Son argument principal : il détenait ces fichiers dans un cadre strictement professionnel et leur présence sur Google Drive était légitime.Mais la Cour d’appel de Paris ne l’a pas entendu de cette oreille. L’arrêt confirme que Google n’avait pas à vérifier la légitimité des fichiers détectés. Pire, une telle vérification aurait même pu constituer une violation du secret de l’instruction. Cependant, la justice française valide le signalement effectué par Google au NCMEC. Elle rappelle que les obligations légales américaines s’appliquent à tous, sans exception – même lorsqu’un avocat conserve des documents dans l’exercice de sa profession. Seule bémol pour Google : sa filiale irlandaise est condamnée à verser 12 000 euros de dommages et intérêts à l’avocat, pour n’avoir pas communiqué le signalement au NCMEC dans les délais impartis par une ordonnance de justice rendue en janvier 2023.Cette décision met en lumière un vide juridique : les avocats, mais aussi d’autres professions réglementées, peuvent-ils stocker des documents sensibles sur des plateformes comme Google Drive, Microsoft OneDrive ou Dropbox ? Ou doivent-ils obligatoirement recourir à des solutions spécialisées, comme Proton ou Infomaniak, conçues pour garantir la confidentialité des données ? Google, comme d’autres géants du numérique, applique avant tout les lois de son pays d’origine, sans prendre en compte les spécificités des législations nationales de ses utilisateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.