
Profils : des récits uniques
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Le répondeur du maire
episodeLa vie d'un village en direct live

Qui appelle t-on quand on a un souci dans une petite commune rurale de 200 habitants ? Le maire. Et quand le maire est occupé sur son tracteur, on lui laisse un message. Pour dire ses doutes, ses questions, ses angoisses et parfois ses joies. Le soir, Laurent et son épouse Laure, présidente du comité des fêtes, écoutent et commentent ces messages comme des archives vivantes de la vie du village. Un chien qui chasse le gibier, une panne de l'éclairage public, un nouvel arrivant qui demande à ce qu'on lui transporte ses tonnes de livres... Toutes ces petites choses qui font la vie, et qui rendent celles de Laure et Laurent fatigante, palpitante mais surtout essentielle. Vous vous posez des questions sur la vraie vie des maires d’une petite commune rurale ? La réponse après le bip. Romain Cavallin et Matthieu Cauchy sont photographes. Ils travaillent régulièrement en duo et beaucoup en milieu rural. Le répondeur du maire est leur premier podcast.

Enregistrements 2021 Prises de son et montage Romain Cavallin et Matthieu Cauchy Mixage Charlie Marcelet Illustration Malijo Production ARTE Radio

La K7 de yaye Elisa
episodeUn message au-delà du temps et des frontières

Pendant des décennies, les personnes analphabètes de ma famille se sont enregistrées sur des cassettes afin de communiquer avec leurs proches en France. Ma mère et moi venons de retrouver une K7 audio datant de 2004, glissée dans une enveloppe qui n’a jamais été ouverte. Elle l’écoute pour la première fois, dix-sept ans plus tard. Nous étions persuadées qu’elle contenait un message de ma grand-mère. Mais la cassette renferme en réalité un message de la première femme de mon grand-père, yaye Elisa ou "maman Elisa", aujourd’hui décédée. Ma mère semble bien plus émue que s’il s’agissait de la voix de sa “vraie” maman. Cette découverte surprenante me pousse à échanger avec elle sur la polygamie, mais aussi sur l'importance de l'oralité et de la transmission dans notre famille partagée entre France et Sénégal. Ma mère, comme beaucoup d'immigrés, a mené une double vie entre deux continents. L’écoute de cette cassette réactive une mémoire de l’immigration : une arrivée en France douloureuse et l’amour des siens laissés au pays. (Emilie) Ce documentaire a été soutenu par l'appel à projets 2021 du ministère de la Culture. Emilie Mendy est auteure de podcasts et journaliste. En 2021, elle coécrit avec Annabelle Martella la fiction "Game Lover" produite par ARTE Radio, et classée parmi les 10 podcasts les plus marquants de l’année par Les Inrocks. Elle aide les auteurs débutants à lancer leur podcast sur sa plateforme Emilie Podcast. Depuis 2020, elle tient également la chronique mode “Dress code : street” sur Mouv’. Ses sujets de prédilection sont les contre-cultures et les populations marginalisées.

Enregistrements 2021-22 Texte, voix, prise de son, montage Emilie Mendy Réalisation et musique originale Samuel Hirsch Illustration Maïc Baxane Production ARTE Radio Remerciements Clarisse Mendy, Elisa Mendy, Jeanette Gomis

Les fossiles et le marteau
episodeDans la famille communiste, demandez le secret

"Je suis né en 1991, l’année de la chute de l’URSS. Avec un grand-père résistant et un père militant, chez moi le communisme est une affaire de famille. J’ai fait mes premières manifs en poussette et mes premiers concerts à la fête de l’Huma. Des années plus tard, j’apprends que mon grand-père a dissimulé une lettre sous une pile d'assiettes. Un témoignage bouleversant qui dénonce la répression du printemps de Prague par les troupes soviétiques en août 1968. Et qui anticipe fortement les réactions à l'actuelle invasion de l'Ukraine par la Russie. Pourquoi mon grand-père, que je vénérais pour son intégrité, a-t-il choisi de cacher cette lettre ? C'est l'occasion de questionner une génération contrainte de se positionner suite à l'invasion de la Tchécoslovaquie. C'est aussi le point de départ d'une enquête intime et politique qui me plonge dans l’histoire du Parti Communiste Français, avec ses dirigeants comme Pierre Laurent comme avec la grande famille des militants de base." (Paul Bertiaux) Réalisateur sonore et technicien du son, Paul Bertiaux a gagné le concours de l'été 2021 des Audioblogs ARTE Radio avec L'été de Prague. Il a également travaillé trois ans dans l'agronomie et a réalisé un documentaire audio pour la Confédération paysanne autour des alternatives naturelles aux pesticides. Il est compositeur de musique électronique depuis une dizaine d'années sous le nom de Polbee.

Enregistrements novembre 21, janvier 22 Texte, voix, prises de son, montage Paul Bertiaux Voix David Sitbon (les coelacanthes), Bénédicte Huberson (la lettre), Jérôme Pigeon (Georges Palluy) Mise en ondes & mix Charlie Marcelet Illustration Xavier Lissillour Production ARTE Radio
Trust à Fleury : le hard-rock du bagne

Gilles, ma soeur et moi
episodeMathilde a le syndrome de Gilles de la Tourette et elle vit très bien avec

Mathilde habite à Quimper avec son fils Léon et son compagnon Corentin. Entre deux services au restaurant, elle aime profiter de la vie, comme tout le monde. Mais Mathilde ne ressemble pas vraiment à tout le monde. Elle a des tics, sonores et gestuels. Et le responsable, c’est Gilles. Ou plutôt Gilles de la Tourette. Camille, sa petite sœur, a décidé de mener l'enquête sur cet intrus qui a débarqué dans la famille sans prévenir. Qui est-il vraiment ? Comment s'est-il incrusté ? Et comment Mathilde a-t-elle appris à vivre aussi bien avec lui ? Le long des côtes du Finistère, à table autour du poulet dominical ou en balade à la mer, du Booba dans les oreilles, Mathilde et Camille partent ensemble à la découverte de Gilles, celui qui a bouleversé leur quotidien. Un récit familial qui interroge notre rapport au handicap et à la « normalité ». Prix Italia 2022 : Spécial mention, catégorie documentaire. Camille Descroix est journaliste. Elle travaille pour la presse écrite et la radio, notamment avec Vice, Slate ou encore franceinfo. C’est son premier podcast. Remerciements Aux docteur(e)s Marie Mailly, Fernanda Maciel et Andreas Hartmann. À Jean-Francois Mittaine, vice-président de l’association Française de Gilles de la Tourette. Le Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est une maladie neurologique dont la cause est encore méconnue. Elle est caractérisée par des tics moteurs (mouvements involontaires plus ou moins complexes) et par des tics vocaux (vocalisations, cris, raclements de gorge….). Pour plus d'informations : https://www.france-tourette.org/.

Enregistrements février 2021 Entretiens, prises de son et montage Camille Descroix Réalisation, mixage et musique Charlie Marcelet Illustration Calixte Bernard Production ARTE Radio et Tavie Prod, avec le soutien de l’Association française du syndrome de Gilles de la Tourette (AFSGT)

Anarchiste et fille de flic
episodeACAB sauf papa ?

Sacha est anarchiste. À 22 ans, elle traîne son drapeau noir entre manifs et squats. Mais la police est partout, y compris à la maison, avec son père flic qui travaille aux renseignements territoriaux. Entre la fille pour laquelle "ACAB = All cops are bastards, tous les flics sont des salauds", et le père aux idées d'extrême droite, l’ambiance est électrique et les débats impossibles. Pourtant, la situation a quelques avantages. Si Sacha n’assume pas le métier de son père dans le milieu militant, son papa flic lui transmet parfois des infos utiles sur la surveillance dont elle et ses amis font l’objet... Mais Sacha voudrait pouvoir dépasser ce conflit. Comment conserver une relation père-fille quand on n’est pas du même côté de la barricade ?

Enregistrements juin 21 Entretien et prise de son Hélène Assekour Réalisation & mix Charlie Marcelet Production ARTE Radio

Fast and phallus
episodeL'éjaculation précoce ou "rapide" touche un homme sur quatre et personne n'en parle

5 minutes et 40 secondes : c'est la durée moyenne d'un rapport sexuel selon les chercheurs. Parfois c'est plus, et parfois... c'est moins. Beaucoup moins. Près d'un homme sur 4 ou 5 éjacule en quelques secondes, juste après le début de la pénétration. Si certains n'y attachent aucune importance, la plupart en souffre énormément. Perte de confiance en soi. Baisse de libido. Peur de décevoir leur partenaire. Et surtout, surtout... silence absolu. L'éjaculation précoce, ou "rapide" comme disent les sexologues, est totalement taboue dans une société qui prône la réussite et la performance. Après 6 mois de recherches, un seul homme a accepté de témoigner au micro de Louise Régent. De raconter sans pudeur ce qui se passe sous la couette et dans sa tête. "De moi-même, dit Benjamin, je ne vais pas aller voir une fille qui va me plaire. Parce que je sais pertinemment que je ne serai peut-être pas à la hauteur de ce qu'elle attend d'un rapport". Son récit intime est éclairé par l'analyse du médecin sexologue Gilbert Bou Jaoudé, directeur du Centre d'études et de traitements des dysfonctions sexuelles et du couple, et co-fondateur de la plateforme de télé-consultation Charles.co.

Enregistrements 8 février, 12 avril 21 Mise en ondes & mix Charlie Marcelet Réalisation Louise Régent Production ARTE Radio

La jeune fille et la ferme
episodeÊtre jeune agricultrice, c'est pas si facile

Coralie, 18 ans, prépare un BTS agricole au lycée de Coutances dans la Manche. Son rêve : reprendre la ferme que son père destinait au fils qu’il n’a pas eu. Un regret et une amertume que, malgré son grand amour pour ses deux filles, ce cultivateur "conventionnel" ne parvient pas à masquer. Une souffrance pour Coralie qui travaille d’arrache-pied sur l’exploitation familiale pour prouver qu’elle peut faire autant, voire plus et mieux qu’un homme. Mais à ses yeux comme à ceux de son père, le résultat n’est jamais à la hauteur de la représentation que l’une et l’autre se font des garçons du même âge. En particulier de son cousin Pierre-François, élève de la même classe de BTSA et futur repreneur de l’exploitation de ses parents, voisine de celle de Coralie. Ce documentaire en immersion suit l’apprentie agricultrice le temps d’une année scolaire en plein cœur du bocage normand. Une vie de jeune fille d'aujourd'hui, entre fêtes le week-end, bains de mer entre copines, cours au lycée ou stage dans une ferme de la Hague. À des années-lumière des préjugés sur la jeune génération, Coralie s’interroge sur la transmission de l'exploitation, sur son avenir en couple et en famille, et sur la question du genre dans son milieu. Pas simple pour elle de « prouver qu’une fille peut être agricultrice » comme elle le formule, surtout sous le regard d’un père omniprésent, partagé entre une réelle tendresse à l’égard de sa fille et la frustration de ne pas avoir son « gars ». Merci à Coralie et sa famille - aux élèves et à l’équipe pédagogique de la classe de première année de BTS ACSE du lycée agricole "Coutances, métiers, nature", en particulier à Marine Pizzala, professeure d’agronomie - à l’équipe de l’atelier Podcasts d’Émergence et à sa directrice Nathalie Bessis, où ce podcast a été initié. Devenu journaliste et écrivain après une reconversion professionnelle radicale, Yves Deloison collabore à de nombreux titres de presse. Bien avant la révolution #metoo, il a écrit "Pourquoi les femmes se font toujours avoir ?" et "L’homme, le nouveau sexe faible" (First Document) sur les questions de genre et le poids des stéréotypes. Dans son dernier livre "Il était une bergère" (Le Rouergue, 2020), il aborde les enjeux agricoles majeurs à travers l’histoire d’une néo-paysanne, prémices de cette plongée documentaire qui croise agriculture, genre et transmission. "La Jeune Fille et la ferme" est son premier podcast.

Enregistrements octobre 20-juin 21 Prises de son, entretiens, montage Yves Deloison Réalisation Arnaud Forest Musique originale Clément Simounet (guitare) et Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio
Le quatuor de Ravel

Petite sœur
episodeGrandir dans l'ombre d'un frère délinquant

Elevée dans une famille turque à la fois ouverte et traditionnelle, Derya arrive au collège en petite fille sage au look « col Claudine ». Pourtant, elle s’aperçoit vite que tout le monde la respecte. A la récré, elle a même le droit de s’installer à la table de ping-pong réservée au « gratin » de la cour. Elle comprend vite que son frère, Cem, est un caïd du quartier, craint et respecté. Pour elle, au début, c’est trop stylé d'avoir un grand frère qui corrige celles qui t'embêtent... Et puis un matin, les flics font irruption dans l’appartement familial, lampe torche au poing et chiens en laisse. Ils perquisitionnent les lieux et embarquent Cem menottes aux poignets. C’est le début de la dégringolade. De délinquances en addictions, le grand frère s'abîme dans les marges. Il conserve pourtant toute l'affection et la tolérance de sa famille, quand la "petite soeur" se voit toujours autant surveillée. Vingt ans plus tard, Derya revisite le passé, les tensions, les secrets, à travers ses souvenirs et les lettres qu’elle a échangé des années durant avec son frère. Elle raconte pour la première fois la délinquance vue par une « petite sœur » et se confronte avec son aîné. Karine Le Loët est journaliste et autrice pour ARTE Radio (« Mon enfant Terrible ») et Les Pieds sur Terre sur France Culture. Derya en turc signifie Océan. Ses sœurs s’appellent Devrim et Deniz, des noms de révolutionnaires. « Dans ma famille, on a un lien fort avec l’engagement, la révolte, la liberté », raconte celle qui est née il y a 36 ans dans un quartier sensible de Strasbourg. Ses parents ont quitté l’Anatolie pour émigrer en France en 1973. Derya a grandi avec son frère et ses deux sœurs dans le 91, à Saint-Michel sur Orge. Dans son entourage turc, elle est celle qui est libre, « qui vit comme les Français ». Après avoir enchainé les petits boulots, elle décroche à 19 ans son premier contrat de médiatrice socio-culturelle dans l’association Assemblée citoyenne des originaires de Turquie. Toujours en quête de sens, elle intègre en 2016 W, l’école où l’on apprend à raconter des histoires… Aujourd’hui encore, elle aime y côtoyer des élèves et des professionnels de tous les horizons. De quoi rassasier sa soif de connaissances, son envie de créer des liens et de mener des projets. Comme ce court-métrage sur la génération Hirak, en pleine élection présidentielle en Algérie, qu’elle a présenté au Nikon Film Festival, ou ce podcast « Petite sœur » qui la raconte elle-même. Sans filtre.

Enregistrements printemps 21 Prises de son et montage Karine Le Loët Mise en ondes et mix Charlie Marcelet Production ARTE Radio

Little Miss TikTok
episodeQue nous raconte l'appli préférée des ados ?

A 13 ans, la nièce de Judith Duportail, qu’on appellera ici Little Miss TikTok, passe au moins deux heures par jour sur les réseaux sociaux. Elle a eu déjà jusqu'à 1800 abonnés sur TikTok. Réseau social ultra-populaire chez les moins de 15 ans, TikTok est aujourd’hui LE média de la culture jeune. Les ados y partagent de courtes vidéos où ils y racontent leur contrôle de math surprise, font des playback sur leurs tubes préférés et s’échangent des recettes de cookies au m&m's nutella-coco. Hélas, il ne s'échangent pas que cela. Qu’est-ce que ça fait de grandir immergé dans le flux vidéo infini de Tiktok, de se construire avec un smartphone greffé à l’âme ? Sur la planète TikTok, on s’habitue sans s’en rendre compte à composer avec la menace d’un harcèlement au moindre faux pas. Et l’idéologie matérialiste martelée dans chaque vidéo d’influenceur s’imprime au fer rouge dans leurs cerveaux fringants. Bienvenue dans le monde de Little Miss TikTok. Judith Duportail est journaliste et autrice (Qui est Miss Paddle, Dating Fatigue, L’amour sous algorithmes). Elle étudie les impacts des nouvelles technologies sur nos subjectivités.

Enregistrements mars, avril, mai 21 Entretiens et montage Judith Duportail Réalisation et mixage Charlie Marcelet Musique Arnaud Forest, Charlie Marcelet Illustration Quentin Zuttion Production ARTE Radio

DJ Mehdi, le son du Prince
episodeDu 113 aux Daft Punk, le génie d'une comète

Musicien éclectique à la personnalité chaleureuse, DJ Mehdi aura illuminé l’âge d’or du rap français des années 90-2000. Il a donné un « son » aux quartiers populaires avec le tube du groupe 113 « Tonton du bled » et bien d'autres. Mais il a aussi fait des excursions électroniques dans la « french touch » avec Justice ou Daft Punk. Il a donc réconcilié le hip hop et l'électro à une époque où c'était mal vu, voire impossible ! Éditeur du magazine Rockyrama, Johan Chiaramonte s’attache au parcours de Mehdi Faveris Essadi, plus connu sous le nom de DJ Mehdi, trop tôt disparu (à 34 ans !) le 13 septembre 2011. Le podcast va à la rencontre de ceux avec qui il a travaillé, de ses débuts en banlieue à l'âge de 14 ans (Manu Key de Mafia K'1 Fry) à ses complices à Paris : Pedro Winter du label Ed Banger, Romain Gavras de Kourtrajmé, Xavier de Rosnay du groupe Justice, le journaliste rap Arnaud Fraisse, le compositeur et chef d'orchestre Thomas Roussel. Tous participent à remettre son oeuvre en contexte, et surtout donnent à entendre l'originalité du son de DJ Mehdi. Johan Chiaramonte grandit dans les années 80, ce qui lui permet plus tard, après avoir longuement étudié Pif Gadget et Strange, de créer les revues de cinéma Rockyrama et Otomo. En parallèle il réalise une trentaine de documentaires pour la télévision, toujours sur le cinéma qui semble être son obsession. Amoureux de radio, dès son plus jeune âge il s’endort la radio allumée, de préférence avec des gens qui parlent doucement, et se lance pour la première fois dans le documentaire audio. L'épilogue est extrait d'un entretien avec DJ Mehdi par Silvain Gire en octobre 2002.

Enregistrements mai-juin 21 Entretiens Johan Chiaramonte Réalisation & mix Samuel Hirsch Illustration Alexandre Philipps Production ARTE Radio
Super Papa Djombo

Le Terril jeune
episodeDans le lotissement où j'ai grandi, comment vivent les ados d'aujourd'hui ?

Le temps d'un été, Jeanne retourne vivre dans le décor de son adolescence : un lotissement dans les Bouches du Rhône, au pied des collines de Pagnol et d'une ancienne mine de charbon. Ni en ville, ni tout-à-fait à la campagne, dans la France des rond-points, des tondeuses à gazons et des sardines à la plancha. Jeanne se replonge dans ses années 90, ado perdue au sein d'un hameau tout neuf, à l'époque un peu prolo, avec les jeunes du coin assis sur leurs scooters à l'arrêt de bus, alors que son éducation très ouverte la pousse à voyager loin. Aujourd'hui, les arbres et les piscines ont poussé, les enfants de cadres ont remplacé les fils et filles d'ouvriers, mais le théâtre des opérations des ados n'a pas tellement changé : vingt-deux maisons collées à vingt-deux garages, la placette pour les petits, le terril comme terrain de jeux, l'arrêt du car comme spot de rendez-vous. Alors à quoi rêvent-ils, ces adolescents qui vivent dans le lotissement aujourd'hui ? Où sont leurs frontières, leurs espaces de liberté ? La garrigue est-elle plus verte ailleurs ? Jeanne Robet Née en 1979, Jeanne Robet écrit et réalise des documentaires, des audio-guides et des créations sonores pour la radio et les musées. Après une formation en audiovisuel en France et à Londres, elle s'oriente vers la création et le documentaire sonores en intégrant l'équipe d'ARTE Radio en 2003, où elle se forge une solide expérience en production de podcasts. A partir de 2010, elle poursuit son travail d’auteure et de réalisatrice sonore en indépendante. Plutôt connue pour ses montages excentriques et sa recherche de personnages interlopes qui tendent vers la fiction ("Violent femmes", "Crackopolis"), "Le Terril jeune", est le second documentaire où elle livre des bribes de son histoire personnelle, après la comédie familiale "Quelque chose en nous de Tunisie".

Enregistrements 18-20 Prises de son, texte et voix Jeanne Robet Mise en ondes & mix Arnaud Forest Guitare Jules Benveniste Illustration Matthias Picard Production ARTE Radio

Le Gladiateur
episodeNorman Lasker aka Paraisy, un champion de MMA fin et sensible

Norman Lasker, mieux connu sous le nom de Norman Paraisy, est né le 7 janvier 1986 à Paris. Fils d’une professeure de latin-grec d’origine polonaise et d’un ouvrier d’origine haïtienne, il grandit élevé par sa mère dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis à Paris. À 16 ans Norman découvre le MMA (art martial mixte ou free fight) et tombe amoureux de ce sport sulfureux, alors interdit en France, qu’il va pratiquer aux quatre coins du monde pendant 17 ans. Le résultat ? 22 combats, 15 victoires, un joli palmarès et un statut de pionnier d’une discipline longtemps méconnue. Parfaitement lucide sur ce sport, son image parfois choquante et sur la rudesse des préparations qu’il réclame, Norman revient sans fard sur son parcours. Donc sur la peur, les douleurs et les sacrifices qui mènent à la cage où a lieu ce défi de puissance entre deux hommes, qui rappelle sur bien des points l’époque des gladiateurs. Loin du cliché du bad boy, parlant 4 langues, amoureux des livres et des voyages, Norman a connu les beaux hôtels, les grandes victoires, un milieu parfois inquiétant, l’argent, les blessures et les lendemains de défaites. À 34 ans, il tourne la page sur sa vie de boxeur et change de nom pour porter celui de sa mère. Aujourd’hui, il a pour la première fois de sa vie un statut. Norman est acteur et retrouve sur les plateaux l'adrénaline qu'il aime tant, loin de la cage et des coups. Il a pu participer à la saison 8 de la célèbre série "Engrenages" et sera à l’affiche de La Fracture, nouveau film de la réalisatrice Catherine Corsini. MMA : 22 combats, 15 victoires, 4 défaites, 2 nuls, 1 no-contest. Palmarès : Champion - 84 kg du Strength & Honor Championship (SHC) - Champion - 84 kg du Fighting Marcou Challenge (FMC) - Champion - 84 kg du Pancrace Fighting Championship (PFC) - Contender pour la ceinture des - 84 kg du Cage Warriors Fighting Championship (CWFC)

Enregistrements 2020 Entretien et montage Antoine Molkhou, Julien Veniel Réalisation, musique originale et mix Charlie Marcelet Jingle Sable émouvant par Vadim Svoboda Sons additionnels "Dans les gants" par A. Mognol Illustration Capucine Mattiussi Production ARTE Radio

Sur la vie de ma mère
episodeMa mère africaine immigrée m'a appris l'indépendance et le féminisme

Comment une femme de ménage analphabète née en Guinée-Bissau, immigrée en France dans une cité de banlieue, a pu transmettre à ses enfants des valeurs d’indépendance et de féminisme. En parvenant à travailler contre l'avis de son mari, en élevant cinq enfants avec fierté et rigueur, la mère de Liz Gomis a fait éclore chez sa fille des valeurs d’accomplissement personnel et de féminisme sans en connaître la théorie. Récits croisés et échange entre mère et fille autour d'un parcours remarquable. "Je m’appelle Liz Gomis. J’ai grandi dans les années 90 aux Mureaux dans les Yvelines. Je suis journaliste. J’ai travaillé chez Canal + et France 4, beaucoup pour Radio Nova, et aujourd’hui j’ai lancé mon propre magazine dédié aux villes africaines. J’ai un parcours assez atypique. J’ai toujours suivi mon instinct. J’ai pu fouler les planches de l’Apollo Theater à New York comme je me suis retrouvée en voyage officiel dans l’avion présidentiel de Macron. Mais je ne suis pas là pour raconter une histoire d’ascension sociale comme on les aime à la télé, genre « de la cité à l’Elysée », non. Parce ce que c’est beaucoup plus nuancé. En vérité, je crois que mon parcours je le dois à ma mère : Emilie Gomis en VF, Amilia pour la version immigrée. Une femme pauvre si on parle sociologie. Une combattante, une femme indépendante et courageuse, une féministe qui s’ignorait et qui m’a transmis les bonnes clés pour avancer sereinement. Je lui dois beaucoup et c’est de cela dont je veux parler aujourd’hui." Liz Gomis travaille pour la radio (Nova) et la télévision. Elle a réalisé la série "Africa Riding" sur le skate et les sports de glisse en Afrique pour ARTE Web et prépare une nouvelle série sur les personnes LGBT en Afrique. Cet hommage à sa mère est son premier podcast personnel. Vidéo : entretien avec Liz Gomis à la Maison de la Poésie

Enregistrements 2017-2020 Prises de son Liz Gomis, Sara Monimart Entretien Silvain Gire Musique originale & mix Charlie Marcelet Réalisation Sara Monimart, Silvain Gire Illustration Julien Pacaud Production ARTE Radio

Mon père est sur écoute
episodeMon père souffre de délires de persécution

Un fils doit gérer les délires de persécution dont souffre son père de 55 ans. De la confrontation de leurs réalités naît une relation complexe et délicate, tour à tour conflictuelle, drôle ou émouvante. Ce documentaire nous plonge dans leur intimité, ponctuée de coups de téléphones, de témoignages de psys et d'entretiens avec une association de proches aidants. Un cheminement qui interroge notre rapport à la souffrance mentale d'un proche, avec une très grande délicatesse dans la prise de son et le montage de différents plans sonores. Et qui évoque au passage les questions de marginalité, de mal logement, de confinement (un tout petit peu), de la misère des hôpitaux psychiatriques, de Jésus Christ, de Marine Le Pen et des musiques d'attentes. Un documentaire réalisé dans le cadre de la résidence radio Si Loin Si Proche animée par Mehdi Ahoudig. Remerciements : Mehdi Ahoudig, Radi'Olive, RadioLà, Radio Saint Ferréol, l'UNAFAM26, le (psy)trialogue, Agnès et Guillaume de l'hôpital Sainte Marie Drôme Ardèche.

Enregistrements avril-septembre 20 Réalisation Théo Fortunato Mise en ondes & mix Charlie Marcelet Musique Oöphoi "Space Forest", Superfishmann "P'tit père" Illustration Lucie Albrecht Production ARTE Radio

Mon père de Marx à Muhammad
episodeDialogue rare entre un père immigré et sa fille

Juliette grandit dans une petite ville du Nord de la France entre un père Marocain musulman et une mère française athée. Après sa classe préparatoire à Paris, elle prend ses distances avec une éducation parfois rigoureuse. Alexandrie, New York, Dakar : entre son père et elle, les kilomètres ont scellé le silence. Mais lorsqu'il lui a dit : "Reviens et je te raconterai ma vie", Juliette est rentrée. Au fil de ses questions, le prof retraité déroule pour elle sa jeunesse marocaine : l’école coranique au village, les moqueries essuyées au collège, les bières sifflées au lycée pour "braver les interdits". Mais aussi les idéaux révolutionnaires de l’étudiant de gauche qu’il a été avant de se rapprocher de son identité religieuse (“Ce n’est pas parce que je suis musulman que je ne suis pas dans la lutte des classes"). Dans ce dialogue empli d’amour, de non-dits et de conflits réprimés, un père "déraciné" (“Je suis déraciné, donc je peux vivre dans un pot !”) invite sa fille à visiter son passé. Juliette Jabkhiro est journaliste et productrice de podcasts.

Enregistrements juillet, août et septembre 20 Texte, voix, prises de son Juliette Jabkhiro Mise en ondes, musique originale et mix Samuel Hirsch Chanson "Inas Inas" de Mohamed Rouicha Illustration Elliot Raimbeau Production ARTE Radio

Le prince et moi
episodeDrogues, sexe et animaux exotiques

Pendant trois ans, Charly* a travaillé dans une conciergerie de luxe non loin des Champs-Élysées. Son job : exaucer les moindres désirs de ses clients, parmi lesquels des dignitaires de la famille royale saoudienne. 24/24h, sept jours sur sept. Traverser tout Paris pour amener des petites culottes à la princesse ? Sitôt dit, sitôt fait. Dénicher des animaux exotiques pour amuser un prince fantasque ? Oui, votre Altesse ! Dépenser des milliers d'euros pour assouvir les fantasmes sexuels de ses riches employeurs ? Tout de suite, votre Magnificence ! Pendu jour et nuit à son téléphone, Charly satisfait des caprices de plus en plus insolites. Il découvre aussi les vices d'un monde très fermé où l'argent abolit tout : la loi, la morale et même l'humanité. *Le prénom a été modifié François Oulac est journaliste et créateur de podcasts (Le tchip).

Enregistrement 16 septembre 2020 Réalisation François Oulac, Charlie Marcelet Mise en onde & mix Charlie Marcelet Illustration Chez Gertrud Production ARTE Radio

La prison dans la peau
episodeParoles d'un surveillant enfermé

Alexandre est surveillant pénitentiaire depuis 20 ans. Fils de maton, la prison est sa maison, son repaire, son jardin bien gardé. Il la raconte de son point de vue : entrez dans la tête d’un maton. Je m’appelle Alexandre et je vis en prison (« On sait quand on rentre, on sait pas quand on ressort »). Petit, j’ai vu mon père (« Mon père a gardé Mesrine ») puis mon frère habiter ces couloirs et ces cours de promenade. Alors, en dépit de mon passé de commercial (« Je voulais pas le faire, ce métier » ), me voici à mon tour surveillant pour l'administration pénitentiaire (« Comme chez les flics, on a un taux de suicide assez important »). Après des années enfermé, ma vision de la vie a changé et j'ai pas mal de choses à raconter : sur les détenus (« Je vais pas mettre une personne qui fait partie des gens du voyage avec un Maghrébin »). Sur leurs peines (« Y’en a un qui a carrément mis le feu à sa cellule pour rigoler, il en est mort »). Sur le cannabis (« Demain y’a plus de shit en prison, t’es mort. Le mec quand il fume son bordel, derrière il est calme et il te casse pas les bonbons »). Sur les conditions de détention (« On dispose de 5-6 douches pour 50 personnes »). A force de vivre devant des barreaux d'acier, mon caractère a changé. À l’instar des bandits que je surveille, la prison m’a rendu sec. Et pourtant, « La prison, ça doit être le dernier moyen de contrainte ».

Enregistrements 11 juillet 20 Entretien & montage Basil Burté et Killian Bonamy Réalisation et musique originale Arnaud Forest Illustration Jeeraf- Production

Bouffées de chaleur
episodeRions un peu avec la ménopause

À l’arrivée de tes premières règles, à 13 ans en moyenne, te voilà devenue femme, ma fille… Et cela jusqu’à ta ménopause - en grec dans le texte, « arrêt des règles » - qui te tombera dessus autour de la cinquantaine. Un mini-évènement intime que Valérie découvre accompagné de bouffées de chaleur à répétition. Pourquoi ne lui en a-t-on jamais parlé ? Pourtant 14 millions de Françaises sont ménopausées. Environ un quart de ces femmes vivent ou ont vécu des effets secondaires physiques gênants, voire handicapants, ou même flippants. Le sujet n’est plus si tabou : les réseaux sociaux regorgent de conseils pour bien vivre sa ménopause, de forums et de blogs de ménopausées épanouies… Les laboratoires pharmaceutiques vendent des hormones se substituant à celles que nos corps ne fabriquent plus. Comme ça ne lui suffit pas, Valérie mène sa petite enquête : au théâtre de la Madeleine pour une comédie musicale intitulée « Ménopause », puis auprès de sa famille, de ses amies, d’une gynécologue spécialisée. Elle croisera quelques baleines, l'autre animal ménopausé, mais aussi des Japonaises qui la vivent mieux, et comprendra que la ménopause n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Derrière ce phénomène naturel se cache un phénomène social : la manière pas toujours joyeuse dont nous considérons l’entrée des femmes dans la vieillesse. Vous l’aurez compris, Valérie Ganne est récemment ménopausée. Journaliste, elle a longtemps travaillé pour la presse cinéma, papier et internet. Elle a réalisé un documentaire et un web-documentaire, a co-écrit des livres sur le féminisme et sur le cinéma d’animation français. "Bouffées de chaleur" est son premier podcast. Avec la participation de Christine Khandjian, Dominique Magloire, Marianne Viguès, Marion Posta, comédiennes ; de Danielle Hassoun, gynécologue obstétricienne ; des douze amies du Women Forum ; de Chantal et Robert, Victor, Isabelle, Sedef, Gladys. Merci à Stella Pire, à Benoît, et à l’atelier Podcasts d’Émergence où ce podcast a été initié. Biblio : - Françoise Héritier, "Masculin Féminin", Éditions Odile Jacob - Daniel Delanoë, "Sexe, croyances et ménopause", Hachette Littératures - Cécile Charlap, "La fabrique de la ménopause", CNRS Editions

Enregistrements juin, octobre, 16 novembre 2020 Réalisation Arnaud Forest Texte et voix Valérie Ganne Illustration Virginie Berthemet Musique Victor Bertin Production ARTE Radio

Renaud de toi
episodeLettre énervée pour chanteur énervant

Klaire fait Grr a un chanteur préféré. Il est un peu en colère, un peu populaire, un peu picon-bière. Ou plutôt, il l’a été, et puis quelque chose a foiré. Alors elle lui écrit une lettre d’amour au vitriol. Faut dire, peut-être qu’être adulte, c’est brûler ses idoles, mais Renaud était pas obligé de fournir les allumettes et d’avaler un shot de pétrole. Chansons de Renaud : Morgane de toi, Marchand de cailloux, Hexagone, Société, Le petit chat est mort, Fatigué, La médaille, Chanson pour Pierrot, Il pleut, Où c’est qu’j’ai mis mon flingue, C’est quand qu’on va où, J’ai raté Télé-foot, Tu vas au bal et... Corona Song. Autres chansons : Mon vieux (Daniel Guichard), Pour que tu m’aimes encore (Céline Dion), Quand on a que l’amour (Jacques Brel), Avec le temps (Léo Ferré), Dis, quand reviendras-tu (Barbara), Symphonie nᵒ 40 en sol mineur (Mozart), My heart will go on (Céline Dion) et L’hymne des femmes.

Enregistrement 4 décembre Texte, voix, réalisation Klaire fait Grr Mix Charlie Marcelet Voix Guillaume Meurice (le vieux con), Sabine Zovighian (la mère) Illustration Pauline Aubry Production ARTE Radio
Comptines cruelles

L’écho du Bataclan
episodeComment le massacre du 13-novembre témoigne de notre rapport au son

Cinq ans après les attentats du 13 novembre, des rescapés du Bataclan ont raconté comment leur rapport au son fut blessé ce soir-là. De leur amour de la musique live au traumatisme subi, du vécu post-traumatique à la reconstruction personnelle, leurs récits résonnent avec les plus récentes recherches en matière de son et de musique. Dans L'écho du Bataclan, plusieurs survivants racontent ce qu’ils ont vu... mais surtout entendu. Car le traumatisme fut aussi sonore, attisé par les déflagrations, les cris, les râles, un indescriptible chaos assourdissant qui a pulvérisé tous leurs repères. Par la suite, le stress post-traumatique a pu altérer leur écoute et leur rapport au son – et donc au monde. Le moindre bruit soudain, intense ou percussif, les faisait replonger dans un état de stress aigu et incontrôlable. Dans ce bouleversement profond de leurs émotions, de leur rapport aux autres et à eux-mêmes, la musique est restée pour beaucoup un repère, voire un dérivatif vital à leurs angoisses. Leur parcours tend à nous révéler le rôle essentiel du sonore dans nos vies. Recueillis par Jérémy Leroux et mis en forme avec Samuel Hirsch, ces témoignages essentiels sont commentés par des chercheurs et experts du son. En faisant dialoguer ces récits intimes avec les éclairages de musicothérapeutes, ethnomusicologues, acousticiens ou philosophes de la musique, ce podcast propose une réflexion sur le rôle du son dans nos sociétés ainsi qu'un voyage dans l’univers du sonore qui permet de retrouver un peu de lumière. De la grotte préhistorique à l'enfer du Bataclan, le chant et la musique sont d'éternels témoins de notre humanité. Ce documentaire a reçu le Prix Premios Ondas du meilleur podcast international en 2022. -> Vidéo avec ST français -> Video with English subs Les rescapés : Franck (41 ans), Virginie (43 ans), Gabrielle (35 ans) et Jean-Camille (34 ans). Tous sont adhérents de l'association Life for Paris. Les chercheurs : - Arnaud Norena, chercheur en neuroscience au CNRS, spécialiste de l'hyperacousie et des acouphènes - Anthony Brault, psychologue clinicien et musicothérapeute - Dana Rappoport, ethnomusicologue au CNRS, centre Asie du Sud-Est (CNRS, EHESS, Inalco) - Iégor Reznikoff, professeur émérite de philosophie à l'université Paris X, spécialiste du chant antique, auteur de « La dimension sonore des grottes paléolithiques et des rochers à peintures » - Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, auteur de « Pourquoi la musique ? » Penser l’impensable, par Jérémy Leroux Life for Paris, une des associations constituées après le 13 novembre, m’a donné la possibilité de présenter ma démarche à ses adhérents. Rapidement plusieurs personnes m’ont contacté, qui toutes étaient présentes au Bataclan. Les échanges que j’ai pu avoir avec chacune d’elles ont apporté un véritable ancrage à mes réflexions. Oui, l’expérience du trauma donnait une part importante au sonore. Certaines victimes n’ont d’ailleurs quasiment rien vu. Oui, le traumatisme s’exprime presque avant tout par une altération de l’écoute. N’importe quel bruit soudain, intense et percussif, fait replonger la victime dans un état de stress aigu et incontrôlable. Leur écoute du monde a changé. Et oui, la musique agit pour eux comme une fragile continuité d'existence, contenant souvenirs et émotions, et se révèle parfois aussi nécessaire que l’amour d’un proche. Mais comment retrouver l'esprit de fête associé aux Eagles of Death Metal ? Au gré de mes recherches et de mon écriture, j’ai pu rencontrer des chercheurs explorant différents champs du sonore. Ils sont musicothérapeute, philosophe, chercheur en neuroscience, ethnomusicologue. J'ai pu constater une démarche commune à celle des victimes : le besoin de comprendre. Explorer les domaines liés au son semble répondre à une nécessité intime, à une part d'eux-mêmes enfouie mais qui vibre très fortement. Mon ambition n'est pas simplement de transmettre leur pensée, mais le besoin sourd qu'ils expriment à travers elle. Dans mon esprit, un curieux dialogue s'est peu à peu instauré entre les chercheurs et les victimes, chacun éclairant la problématique de l'autre. Voilà pourquoi j'ai souhaité mettre en sons un récit choral, où chaque rencontre s'enrichit de la précédente. L'objectif du podcast est d'appréhender un événement surréaliste, de représenter l'irreprésentable. Travailler sur le sonore permet d'aborder et d’absorber le choc. Le sonore, c'est du concret qui rencontre également l'invisible : ce qui nous donne vie, ce qui nous lie, ce qui fait sens. Ce projet m'a appris la fragilité de l'écoute, et toute son importance.

Enregistrements octobre 2017, septembre 20 Entretiens et montage Jérémy Leroux Réalisation, musique originale et mix Samuel Hirsch Illustration Zaven Najjar Production ARTE Radio
Pikolèt

Godcast, le podcast de Dieu
episodeEt Dieu créa son podcast

Que faire quand on est Dieu, et qu’on a un peu cramé son image de marque ? Lancer son podcast, évidemment. Rien de mieux pour reconquérir sa fanbase et réussir son comeback auprès de la commu. Le problème, c’est que Dieu n’a jamais bien compris la définition du podcast. D’un autre côté, personne n’a jamais bien compris la définition de Dieu. Ça leur fait déjà un point commun. Alleluia. Avec le soutien de Beaumarchais-SACD et de la copie privée. Ce podcast a remporté le Prix Europa 2021 de la fiction radio, et la mention du jury du Prix Fiction sonore Phonurgia Awards 2021.

Enregistrements mars, juillet 2020 Texte Klaire fait Grr Editorial Silvain Gire, Sabine Zovighian Voix Klaire fait Grr (Dieu), Damien Zanoly (Gabriel), Philippe de Monts (pub, jingles) Illustration Julien Pacaud Réalisation et musique originale Arnaud Forest Production ARTE Radio
Roll with it

Il était un père
episodeQuand un test ADN révèle le secret de ma famille

Suite à un test ADN, Leslie découvre que son père n’est pas son père. Son père biologique est en fait son parrain, qui fut autrefois l’amant de sa mère. Leslie se confronte à son histoire et à ses deux familles. Alors que le père raccompagne sa fille à la gare en voiture, ils croisent une caravane qui interpelle la fille. Cette caravane la renvoie à des vacances qu’elle a passé, petite, avec son frère, sa mère et …son parrain. Les souvenirs remontent. Ce parrain, que tout le monde appelait « Parrain » dans la famille, et qui est aujourd'hui décédé, qui était-il vraiment ? Pourquoi prenait-il tant de place dans leur vie ? Sur la route, le père et la fille plaisantent : c’est vrai qu’ils ne se ressemblent pas trop physiquement. Et s’ils faisaient un test ADN pour en avoir le cœur net ? Et ça resterait leur secret... Un documentaire à la première personne qui circule joyeusement entre passé et présent, amour libre et test ADN, trophées de chasse et chamanisme, quête d'identité et histoires d’amour.

Enregistrements septembre 2019 Texte, voix, réalisation Leslie Menahem Mise en ondes, mixage et musique originale Samuel Hirsch Illustration Julie Joseph Production ARTE Radio
Eugene Mona : le Nègre Debout

Gardiens de la paix
episodeDes policiers racistes, fascistes et suprémacistes blancs se lâchent sur leur collègue noir

Membre d'une unité de police d’escorte à Rouen, Alex découvre l'existence d'un groupe privé d’échanges audio sur WhatsApp, dont font partie une dizaine de ses co-équipiers. Certains sont encore stagiaires en école de police, d'autres, comme lui, sont policiers titulaires depuis plus de 20 ans. Intrigué par la présence de son prénom dans les messages, Alex, qui est noir, découvre des propos orduriers, ouvertement racistes, misogynes et antisémites. Certains de ses collègues se revendiquent du fascisme et du suprémacisme blanc. Dans leurs échanges, ces soi-disant "gardiens de la paix" se vantent d'acheter des armes en prévision de la "guerre civile et raciale" qu'ils appellent de leurs voeux. Sur les conseils de son avocate, M° Yaël Godefroy, Alex dépose plainte et déclenche une enquête interne. Après son audition, la hiérarchie décide de muter Alex dans une autre unité. Ses collègues titulaires ont finalement été révoqués. Leur procès est attendu pour septembre 2021. Ilham Maad a réuni le policier et son avocate pour commenter des extraits de ces enregistrements. Une enquête sur cette affaire menée par Camille Polloni est à lire dans Mediapart.

Enregistrement 13 février 2020 Entretien et montage Ilham Maad Mixage Charlie Marcelet Illustration originale Zaven Najjar Production ARTE Radio

Tu seras un homme papa
episodeL'amour d'un père pour son fils

Cette histoire est une histoire vraie. C’est autour de la couveuse de Roman, né prématurément, que se tisse ce récit bouleversant d’une famille mise à l’épreuve 13 jours durant. Au micro, Gaël Leiblang nous plonge dans le journal de bord d’un père qui se bat pour trouver le chemin de la résilience. Écrite avec pudeur, réalisée par Sabine Zovighian et Samuel Hirsch, cette autofiction sonore est racontée en éclats fragmentés à travers l’allégorie du sport. Une manière pour l'auteur, ancien journaliste sportif, de nous arracher à la réalité désincarnée de l’hôpital. Le sport pour affronter ses peurs et mener cet inconcevable combat que représente la perte de l’enfant. On ne sort pas indemne de ce témoignage, mais plus vivant que jamais. Prix SACD du Podcast de Fiction 2020 au Paris Podcast Festival - Prix Italia de la Fiction Radio 2021 Gaël Leiblang est producteur de documentaires chez Eléphant et auteur d’un seul-en-scène pour le théâtre, "Tu seras un homme papa", joué 116 fois du festival d’Avignon à Hong-Kong. Il a été journaliste sportif puis réalisateur pour la télévision.

Enregistrements décembre 2019, janvier 2020 Texte et narration Gaël Leiblang Réalisation Sabine Zovighian et Samuel Hirsch Musique originale Samuel Hirsch Photo Véronique Fel Voix Sabine Zovighian, Thibault Amorfini, Blandine Soguet, Philippe Pécoul, Alain Leiblang, Michèle Mallay, Lola Cavallo, Anne-Sophie Bailly, Marjolaine Humbert, Ariane Brousse, Christophe Truchi, Samuel Hirsch, Sasha, Ava et Gabrielle Leiblang Sacksick Production ARTE Radio

Mon copain royaliste
episodeDes voies du Seigneur à l'autoroute du vice

Mon copain Corentin est royaliste, militaire et d'extrème-droite. On n'a rien en commun sauf nos souvenirs de bringues. Il me raconte sa foi, ses opinions politiques, son engagement dans l'armée sur les traces d'un père dont la figure brutale le hante. De l'amour du Roi à celui des drogues, de la foi chrétienne à une virée dans un bordel de Djibouti, confessions d'un jeune homme pas si catholique.

Enregistrements février 20 Entretien, musique originale et réalisation Aurèle Jacquot Mise en ondes et mix Samuel Hirsch Production ARTE Radio
Journaliste à grande vitesse

Le complexe du poêle
episodePeut-on rester queer en étant en couple ?

Mathilde est née en Vendée dans les années 80, dans un milieu où l’homosexualité n’existe pas. Elle a dû se battre pour pouvoir accepter et vivre la sienne. A force de lectures et de militantisme, elle a enfin pu trouver son identité de gouine au sein de la communauté queer. Enfin, elle croyait savoir qui elle était. Et puis un jour elle s’est mise en couple. Elle a réalisé qu'elle ne savait pas allumer un poêle à bois. Et tout s’est écroulé. Un regard personnel et drôle sur le couple, l'identité LGBT et le pouvoir des normes... Remerciements : - Maya, Marion et mes parents pour leurs témoignages. - Olivier Minot, Myriam Prévost, Florence Bruny, Margot Mignot et Céline Gascoin pour leur écoute, leurs voix et leur bienveillance.

Enregistrements juin-juillet 19 Texte, voix, réalisation Mathilde Billaud Musique, mise en onde, mixage Arnaud Forest Illustration Astrid Amadieu Production ARTE Radio
Téléphone cellulaire
Allô, médecine en mer
La question est posée

Les mariés de l’EHPAD
episodeUn mariage d'amour à plus de 90 ans

À l’EHPAD de Luc-sur-mer, en Normandie, c’est le coup de foudre entre Raymond et Jeanine. À 90 ans, l’EHPAD est devenu le lieu de leur vie de couple. Les portes de leurs chambres se font face. Chaque jour, Raymond pousse le fauteuil de Jeanine pour aller se promener, déjeuner, chanter, goûter... Ils s’aiment, ils sont heureux ensemble, et un jour Raymond se lance : « et si on se mariait ? ». La belle histoire vraie d'un amour sans âge.

Enregistrements mars 2019 Mise en ondes & mix Arnaud Forest Réalisation Nina Pareja Production ARTE Radio
Un travail de fourmis

L’amour à Pattaya
episode"How much for me ?" : couples mixtes en Thaïlande

Ils ont trouvé l'amour auprès de jeunes femmes. Pierre (78 ans), Philippe, (69) et Maurice (64) coulent des jours heureux à Pattaya, en Thaïlande. Située à une centaine de kilomètres de Bangkok, cette ville balnéaire a d’abord été choisie par les militaires américains pour venir s’y délasser en pleine guerre du Vietnam. Elle accueille aujourd’hui un nombre croissant d’expatriés français, majoritairement des hommes de plus de 60 ans. Béatrice, la soixantaine, s’y est quant à elle installée avec son mari français depuis une dizaine d’années. Elle voit se multiplier autour d’elle les histoires amoureuses unissant de jeunes femmes thaïlandaises à des retraités français, à l’instar de Pierre, Philippe et Maurice. Histoires d’un soir, concubinages, mariages ou déconvenues, ils racontent sans tabou le quotidien de ces relations qui dessinent des rapports de force inattendus. Comme dit l'un des intervenants, c'est "Plateforme" de Michel Houellebecq, mais en vrai.

Enregistrements décembre 2018 Réalisation Manon Prigent Mise en ondes & mix Arnaud Forest Photographie Jonathan Llense Production ARTE Radio

Mon travail ne sert à rien
episodeBullshit jobs et quête de sens

Aurore conçoit des publicités sur le web pour des banques ou des marques de luxe. Au début, les paillettes du CDI et des tickets restos lui suffisent. Mais très vite, elle se demande pourquoi, après avoir dépensé 30 000 euros dans une école de commerce avec l'espoir d'une bonne carrière , elle se pose autant de questions sur le sens de son travail. Et puis, un jour, elle découvre l'existence du "bullshit job" ou "job à la con". Un bullshit job, pour Jean-Laurent Cassely, journaliste et auteur du livre "La révolte des premiers de la classe", c'est un métier qu'on ne peut pas expliquer à sa grand-mère. Chef de projet, community manager, responsable marketing... Tous ces nouveaux boulots, valorisés socialement, mais dont l'impact sur la société est nul ou négatif. Et donnent à ceux qui les occupent un fort sentiment d'inutilité. Elle enquête sur ce phénomène et rencontre celles et ceux qui pensent être plus utiles à boire des cafés au bar du coin plutôt que de passer leur journée à "bullshiter". Pour aller plus loin : - David Graeber, Bullshit Jobs: A Theory, 2018 ; - Jean-Laurent Cassely, La révolte des premiers de la classe, Editions Arkhê, 2017.

Enregistrements janvier, février, septembre 2018 Publication 17 septembre 2019 Réalisation Aurore Le Bihan Mise en ondes et mixage Arnaud Forest Illustration Pexels, ARTE Radio Production ARTE Radio

Beatmakeuses
episodeRap ou électro, les femmes artistes du beatmaking

"J’aurais voulu entendre plus de femmes dans la série « Beatmakers » sur ARTE Radio. Seulement voilà, aucune n’est aussi célèbre que Laurent Garnier et n’a composé un titre aussi bien vendu que « Sapé comme jamais ». Ça m’a rappelé que, dans ma jeunesse, j’avais le rêve secret d’être beatmakeuse. Alors je suis allée en rencontrer trois, pour qu’elles me parlent d’un morceau de leur répertoire qui fait figure de tube à leurs yeux. Et pour leur demander comment elles avaient fait, elles, pour un jour oser toucher un clavier. Voici Vicky R et son morceau afro hip hop « Plan B », Flore et son morceau bass music « Congo », Parveen aka The Marv et son morceau hip hop instrumental « Blind reminiscence ». La première a commencé à 12 ans et s'éclate sur l'afro rap entre Paris et Libreville. La deuxième est une geek qui dompte les machines et les rythmes énervés. La troisième jumelle avec respect le Sri-Lanka avec le 9-3." (Mia Ma) Le soundcloud de Vicky R, celui de Flore et celui de The Marv. Les beatmakeuses citées : Wondagurl, Sônge, Sudan Archives, Yami, Estère, Penelope Antena, Sadiva, Karami, Sarah, the !llstrumentalist, Cheetah, Rynea Soul, Beachulgi, Tālā, Handycat, Eevee, Emy Zaluzna, Deja Dom, Fishdoll, Emeraldia Ayakashi, Idhaz, AndieMar, Marie-Gold, Jillesque, London Elixir, Heddy Fur, Seneca B. Remerciements : David Phuong, Emmanuel Forlani, Denis Jelen, Daria, Jasmée, Haya, Tiali.

Enregistrements février, mars 19 Auteure Mia Ma Réalisation Samuel Hirsch Crédits photos Majiim Doe (The Marv), Mr HoHo (Flore) Production ARTE Radio
Pécho après la chimio
On a bien raison d’avoir peur en avion
L'Algérie, c'est le pays de ma mère

Soumission impossible
episodeEtre féministe et apprécier la soumission au lit

Peut-on n'avoir besoin de personne (en Harley Davidson), mener sa barque en toute autonomie, déconstruire le patriarcat, tout en rêvant d'être attachée, dominée, voire insultée par un homme quand on se trouve entre les draps ? Claire Richard explore le tabou du fantasme de soumission chez les filles hétéros, et se demande ce qui se cache sous ces contradictions intimes. Un documentaire où il est question de trouble, de plaisir, de décolonisation intérieure, et surtout de droit à jouir envers et tout contre ses principes. Avec des femmes qui ont voulu rester anonymes et Manon Garcia, philosophe et auteure de On ne naît pas soumise on le devient.

Enregistrements février 2017-juillet 2018 Narration et réalisation Claire Richard Mise en ondes et mixage Arnaud Forest Production ARTE Radio

La voix des nuls
episodeLes bulletins nuls racontent de drôles de choses

Faut-il comptabiliser les bulletins blancs dans les suffrages exprimés lors des élections ? Cette revendication prend chaque année de l'ampleur, jusqu'à être reprise par certains politiques. Mais qu'en est-il des bulletins nuls ? Y a t-il vraiment une différence entre blancs et nuls (non, ceci n'est pas une blague raciste ;) ? Conservés au Conseil consitutionnel, les bulletins nuls, invalidés parce que rayés, écrits, tachés, etc., recèlent des trésors d'humour, de poésie, et même de revendications politiques. On y retrouve par exemple des causes portées désormais au grand jour par les "gilets jaunes". Kristen Falc'hon est allé au Conseil dépouiller ces "voix des nuls" et en parler avec le sociologue Jérémie Moualek, spécialiste du sujet.

Enregistrements 15 avril, 2 et 6 Mai 19 Voix François Pérache, Sabine Zovighian Mixage Charlie Marcelet Réalisation Kristen Falc’hon Production ARTE Radio

C’est vendredi, on appelle le dealer
episodeMa consommation de stupéfiants en société

Pendant la semaine, Adèle et ses amis étudient, travaillent et mangent cinq fruits et légumes par jour. Le week-end, ils se défoulent dans des soirées dansantes où la drogue est très répandue. Une consommation de cocaïne et MDMA festive, plus ou moins contrôlée, pas toujours assumée. Entre insouciance et peur de l'addiction, Adèle et ses potes, 25 ans, racontent les bonheurs et les doutes des amateurs de produits. Fêtards ou dépendants ? Ce podcast a été élaboré dans le cadre de la formation libre de narration radiophonique "Transmission", complété et finalisé à ARTE Radio.

Enregistrements mai-août 2018, avril 2019 Mise en ondes & mix Arnaud Forest Réalisation Adèle Poisson Production ARTE Radio

Un vrai faussaire
episodePortrait de l'artiste en faussaire

B.L. d’Otterzele a vingt ans quand un ami lui confie avoir fabriqué un faux dessin de James Ensor, qu’il a revendu en le faisant passer pour un vrai. B.L. d’Otterzele est joueur, c’est aussi un très bon dessinateur et un amateur d’art. Ce jour-là, il découvre une manière excitante, exigeante et élégante de gagner de l’argent. Alors il se met au travail, soutenu par une bande d’amis. Arpenter les salles de ventes, détailler l’état des cadres et des étiquettes, étudier les tableaux des grands maîtres... Et enfin, dessiner "à la manière de" (Delvaux, Permeke, Picasso, Le Corbusier, Ensor, Spilliaert, Frits van den Berghe) des croquis et esquisses, mais sans jamais les signer. A ce jeu-là, la mise en scène est aussi importante que l’objet d'art : B.L. d’Otterzele y excelle... jusqu’à la case prison. Avec humour et simplicité, cet honnête faussaire belge raconte un marché de l'art où les apparences comptent parfois plus que la qualité de l'oeuvre.

Enregistrements juin et août 2018 Réalisation Fabienne Laumonier Mise en ondes & mixage Arnaud Forest Production ARTE Radio