
Podcast de Liberall
62 episodes — Page 1 of 2
Jean-François Verstraet " Il faut qu'on passe d'un cabinet à une entreprise structurée"
Rui Manuel Pereira « Investissez dans votre avenir, ayez confiance dans votre avenir »
Jérémie Jeausserand « L'idée, c'est que la star ce soit le cabinet »

S2 Ep 17Morgane Boucher « La plus-value de l'avocat, elle est pas que dans la rédaction, pas du tout »
L'invitée : Morgane Boucher, Responsable de l'excellence opérationnelle juridique monde chez Bureau VeritasValentin Tonti-Bernard reçoit Morgane Boucher, ancienne avocate passée par Vatier, Lex Case, Auguste Debouzy et Gide, aujourd'hui en charge de l'excellence opérationnelle pour la fonction juridique monde de Bureau Veritas. Un échange sur le passage de la robe à l'entreprise, la réalité d'une direction juridique dans un groupe de 84 000 personnes, et la transformation des métiers du droit.Dix ans de robe, quatre cabinets, une spécialité Morgane commence chez Vatier sur le contentieux de la responsabilité médicale pour l'ONIAM, parcourt la France entre expertises et tribunaux pendant quatre ans. Elle passe ensuite par Lex Case en responsabilité produit, Auguste Debouzy en contentieux général, puis Gide pendant la période Covid. Un fil rouge : le risque industriel, les trains qui déraillent, les immeubles qui s'effondrent.Quitter la robe : la méthode et le hasard Morgane raconte sans filtre comment elle a préparé sa sortie. Refaire son CV en mode entreprise, appeler des chasseurs de tête qui lui disent qu'elle cherche le mouton à cinq pattes, s'entendre dire d'aller chez un assureur pendant trois ans. Et finalement, trouver son poste sur le site de l'APEC après un déjeuner avec une copine institutrice et un ticket à gratter gagnant.Bureau Veritas : une assignation par jour Bureau Veritas, c'est 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 84 000 collaborateurs, du contrôle technique de construction à la certification ISO en passant par l'inspection maritime. Morgane gère une direction juridique de 30 personnes en France avec une volumétrie de contentieux hors norme : une assignation par jour, des dossiers qui durent 12 ans, un panel d'avocats négocié avec les assureurs.Legal ops, IA et transformation Aujourd'hui au niveau monde, Morgane pilote les outils de contract management, la gestion des 500 entités du groupe, les workflows de litigation. Elle partage sa vision de l'IA juridique : utile pour la recherche, encore limitée sur l'analyse de dossiers techniques complexes. Et pose la question qui fâche : quand l'IA fait le travail, qui forme les juristes de demain ?Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la direction juridique de l'intérieur Cet échange s'adresse aux avocats qui pensent à quitter la robe, aux juristes d'entreprise qui veulent comprendre les enjeux de transformation, et à tous les cabinets qui travaillent avec des directions juridiques de grands groupes et veulent savoir comment rester dans le panel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 16Laurent Salanié « C'est le fait de créer, c'est ce que tu retiens »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Laurent Salanié, directeur général France d'Accru Partners, pour un échange sur un modèle de buy and build qui détonne sur le marché français de l'expertise comptable. Ancien de McKinsey, ex-dirigeant de WeekendDesk et artisan du développement international d'Aramis Group, Laurent défend une approche où l'entrepreneur reste aux commandes.Un parcours de bâtisseur avant l'expertise comptable Laurent a commencé chez Michelin, passé quatre ans chez McKinsey, dirigé WeekendDesk pendant huit ans en faisant passer la boîte de 20 à 100 millions d'euros, puis piloté le développement international d'Aramis Group jusqu'à l'introduction en bourse. Il n'est pas expert-comptable. Mais il connaît le M&A, le buy and build et ce que signifie intégrer une entreprise sans casser son ADN.Accru Partners : le modèle suédois qui arrive en France Lancé en 2024 par le fonds danois-suédois Axcel, Accru Partners regroupe déjà 70 cabinets en Suède, au Danemark, en Norvège et au UK. Le groupe fait 225 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 25 % d'EBITDA et 12 % de croissance organique. La France est le prochain marché. Laurent est arrivé le jour de la création de la société française, en octobre 2024.Minoritaire au capital, un tiers des droits de vote Le modèle Accru Partners repose sur un principe : l'entrepreneur garde le contrôle. Le groupe détient 100 % du capital social mais seulement un tiers des droits de vote. Pas de mandataire social imposé, pas de services support obligatoires, pas de plateforme technologique forcée. Les cabinets gardent leur marque, leurs équipes, leur culture. Laurent compare son rôle à celui d'Aimé Jacquet : rassembler les meilleurs, créer les connexions, faciliter sans diriger.Pas d'objectif de volume, une obsession de qualité Le patron d'Axcel a dit à Laurent qu'une seule acquisition de qualité par an suffirait. Les équipes M&A ne sont pas incentivées sur la quantité. La conviction du groupe : la valeur se crée par ce qu'on apporte aux clients et aux collaborateurs, pas par les multiples de revente. Laurent alerte sur les dangers de la course aux acquisitions qu'il observe sur le marché français.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la consolidation autrement Cet échange s'adresse aux experts-comptables et commissaires aux comptes qui reçoivent des sollicitations de rachat, aux dirigeants qui s'interrogent sur l'avenir de leur cabinet face à la financiarisation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un modèle venu du nord de l'Europe prétend faire les choses différemment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 15Didier Caplan « J'ai vu un truc que personne n'avait vu »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Caplan, fondateur du groupe Comptacom, pour un échange sur un parcours entrepreneurial hors norme. Apprenti coiffeur à 16 ans, expert-comptable à 28 ans, créateur d'une société de numérisation d'archives, inventeur d'un logiciel de production comptable automatisée et bâtisseur d'un groupe passé de 2 à plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires.De la coiffure à l'expertise comptable Didier Caplan quitte l'école à 16 ans pour un apprentissage de coiffeur dans le salon familial. À 20 ans, il reprend des études, passe par un IUT à Angers, et devient expert-comptable à 28 ans. Il reste probablement le seul de la profession à détenir un double diplôme d'expert-comptable et de coiffeur. Il raconte pourquoi ce parcours atypique a forgé sa vision d'entrepreneur.Archimède : quand un expert-comptable invente la numérisation d'archives En 1992, une conférence de la DATAR sur le télétravail déclenche un déclic. Didier rédige un projet sur l'automatisation de la production comptable par la numérisation. Sa rencontre avec le directeur des archives départementales de la Mayenne l'emmène vers un marché inattendu : la numérisation de plans cadastraux anciens en format A0. Il crée Archimède, une société qui atteindra 25 salariés et 5 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec des marchés en Vendée, en Corse et jusqu'aux archives militaires de Vincennes.Le déclic Comptacom : automatiser la comptabilité avant tout le monde Une rencontre avec Warner Music change tout. Le directeur général lui demande d'automatiser les processus de validation de commandes, de factures et de paiement. Didier met au point un workflow décisionnel inédit dans la profession. Il crée le logiciel Comptacom, dépose le nom de domaine compta.com, et développe en interne un outil de gestion de cabinet, GESCAB, qui deviendra l'ADN du groupe et son principal avantage compétitif pour intégrer de nouveaux cabinets.Bâtir un groupe de 2 à 40 millions d'euros Didier construit le groupe Comptacom par croissance externe, avec une méthode simple : valorisation à coefficient 1 du chiffre d'affaires, intégration par LBO, système d'information unifié. Au moment de son départ, le groupe compte 550 à 600 personnes et dépasse les 40 millions d'euros. Aujourd'hui dirigé par Olivier Moisan, le groupe continue sa croissance dans un contexte de financiarisation de la profession.Un épisode pour ceux qui croient qu'on peut tout construire en partant de rien Cet échange s'adresse aux experts-comptables qui veulent comprendre comment se construit un groupe, aux entrepreneurs qui cherchent l'inspiration dans des parcours atypiques, et à tous ceux qui pensent que l'innovation peut naître n'importe où, y compris dans un petit village de la Mayenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 14Karl Hepp de Sevelinges « Il faut simplement être courageux et audacieux »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Karl Hepp de Sevelinges, managing partner du cabinet Jeantet à Paris, pour un échange sans filtre sur la transformation d'un cabinet centenaire, la gouvernance des cabinets d'avocats et l'impact de l'intelligence artificielle sur la profession.Relancer un cabinet en cinquième génération Jeantet existe depuis 100 ans. En arrivant il y a 10 ans, Karl, ancien associé de Gide, trouve un cabinet en manque de visibilité sur la place parisienne. Avec Catherine Saint Geniest, il réforme la gouvernance, les services supports, le marketing et le système de rémunération. Aujourd'hui, le cabinet approche les 200 avocats, 47 associés, 65 millions d'euros de chiffre d'affaires et une marge de 50 %.Lockstep vs eat what you kill : le débat tranché Karl défend un modèle de rémunération fondé sur l'apport et la performance. Il explique pourquoi le lockstep pur perd de son attractivité, pourquoi les cabinets américains dominent avec un modèle d'origination, et comment Jeantet a structuré un partner track transparent : quatre ans, un million d'origination propre pendant deux années consécutives.La stratégie de croissance : rapprochements, intégrations et taille cible Le cabinet vise 250 avocats. Karl détaille la méthode d'intégration progressive appliquée au rapprochement avec le cabinet Ginestier : immobilier d'abord, travail commun ensuite, intégration totale peut-être. Il explique pourquoi Jeantet a fermé ses bureaux internationaux pour se concentrer sur Paris avec un rayonnement cross-border.L'IA dans un cabinet d'avocats : ce qui change déjà Legora, Genial, des experts IA intégrés dans chaque équipe. Karl décrit l'impact concret : audits accélérés, drafting automatisé, pricing en baisse, recrutement de juniors en question. Il anticipe un monde où les cabinets devront doubler leur volume de travail pour maintenir leur rentabilité.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre où va la profession Cet échange s'adresse aux avocats qui dirigent ou veulent diriger une structure, aux collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir dans un marché en mutation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un cabinet français se prépare face aux géants américains et à l'intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 13Vincent Pavlovsky « Tant qu’on peut s’adapter, il faut continuer. »
Dans cet épisode de notre podcast, Valentin Tonti-Bernard reçoit Vincent Pavlovsky, expert-comptable, cofondateur du cabinet AJC et désormais associé au sein du groupe Numans.Entrepreneur engagé, manager profondément humain, Vincent a construit en 11 ans un cabinet de 38 collaborateurs avant de décider de le rapprocher d’un groupe structurant pour préparer l’avenir de la profession.Mais son parcours est aussi marqué par un combat personnel : une maladie rare et invisible qui a bouleversé sa manière de diriger.Ce que vous allez découvrirDans cet épisode :Pourquoi Vincent a voulu "changer la façon dont on voit l’expert-comptable"Son modèle basé sur la DAF externalisée et la stratégieLa gestion du cash comme premier défi entrepreneurialComment intégrer une acquisition post-M&A comme un projet stratégiquePourquoi il n’y a pas de période fiscale dans son cabinetComment créer une culture sans politique interne et sans turnoverPourquoi il a décidé de communiquer ouvertement sur sa maladieLes coulisses de son rapprochement avec NumansSa vision d’un cabinet "entreprise à mission"Son projet de fonds de dotation pour accompagner les personnes atteintes de maladies invisiblesSoutenez le podcastSi cet épisode vous a inspiré :Laissez 5 étoiles sur Apple Podcasts ou SpotifyPartagez-le à un confrère ou un dirigeantDiffusez-le autour de vousC’est grâce à vous que nous continuons à recevoir des invités inspirants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 12Fleur Jourdan « La compliance, c'est le vaccin du droit »
L'invité : Fleur Jourdan, Fondatrice de Fleurus Avocat et Fleurus FormationValentin Tonti-Bernard reçoit Fleur Jourdan, avocate spécialisée en droit public et compliance, pour un échange sur un parcours atypique : magistrate, directrice générale adjointe de la région Île-de-France, puis avocate chez Gide, associée chez IH, et aujourd'hui fondatrice de son propre cabinet.De la haute fonction publique à la robeFleur a été juge administratif puis numéro deux de la région Île-de-France pendant sept ans, avec 50 personnes à manager. À 35 ans, elle décide de tout quitter pour devenir avocate. Elle raconte pourquoi et comment elle a dû tout désapprendre pour réapprendre un monde nouveau.Créer un cabinet sur un positionnement qui n'existait pasEn 2021, Fleur lance Fleurus Avocat avec une conviction : mêler droit public et compliance, deux matières que personne ne traitait ensemble. Pendant deux ans, aucun client public. Elle a failli baisser les bras. Puis les contrôles sont arrivés, et avec eux les clients.La compliance expliquée simplementPeut-on accepter une invitation à Roland-Garros ? À partir de quel montant un cadeau devient-il suspect ? Fleur décrypte la loi Sapin 2 et explique pourquoi chaque entreprise doit définir ses propres règles. Elle raconte les cas concrets, les incohérences, et ce que le régulateur attend vraiment.Fleurus Formation : le nouveau projetCinq ans après Fleurus Avocat, Fleur lance Fleurus Formation, une plateforme de formation dispensée par des avocats identifiés. L'idée : offrir aux entreprises des formations de haut niveau avec de vrais retours d'expérience, et aux avocats une visibilité, une commercialisation et une certification Qualiopi clé en main.Un épisode pour ceux qui veulent entreprendre autrementCet échange s'adresse aux avocats qui s'interrogent sur leur trajectoire, aux dirigeants qui veulent comprendre ce qu'est vraiment la compliance, et à tous ceux qui pensent qu'on peut réinventer les règles du jeu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 11Sébastien Chauvin « On ne veut pas croître à tout prix »
L'invité : Sébastien Chauvin, Président du réseau Talenz et associé Talenz ArèsValentin Tonti-Bernard reçoit Sébastien Chauvin, président du réseau Talenz et associé du cabinet Talenz Arès, pour un échange sur un modèle de développement qui prend le contre-pied de la financiarisation.Un réseau de six cabinets indépendantsTalenz, c'est six cabinets régionaux qui partagent une marque commune sans être fusionnés : Arès sur l'axe rhodanien, Alteis en Normandie, Toadden en Bretagne, Comexpert dans le Nord, MGA en Alsace, Sofidem en Mayenne et région parisienne. Plus Talenz Audit, structure commune dédiée au commissariat aux comptes et au conseil en durabilité.La cooptation plutôt que le rachatSébastien explique pourquoi Talenz ne rachète pas de cabinets. Le modèle repose sur la cooptation : une joint-venture à 50-50 pendant quatre ans, puis une intégration au capital si l'alignement humain est confirmé. L'objectif n'est pas la plus-value, mais de trouver des associés qui veulent exercer leur métier dans de bonnes conditions.1 400 collaborateurs, 130 millions d'euros de chiffre d'affairesSix cabinets, une centaine d'associés, une cinquantaine de sites. Sébastien détaille la gouvernance d'un réseau où les décisions se prennent à six autour d'une table et redescendent immédiatement dans les territoires. Une agilité que les structures plus intégrées n'ont pas toujours.La stratégie du contre-piedFace à la consolidation du marché, Talenz fait un autre choix : ne pas grossir à tout prix, mais grandir avec des cabinets qui partagent les mêmes valeurs. Sébastien assume ce positionnement et explique pourquoi il croit à l'indépendance capitalistique tout en construisant une marque nationale forte.Un épisode pour ceux qui s'interrogent sur leur modèleCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets qui reçoivent des sollicitations d'acquéreurs, aux associés qui veulent comprendre les alternatives à la financiarisation, et à tous ceux qui pensent qu'on peut construire un groupe puissant sans lever de fonds. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 10Sébastien Leleu « On ne fait pas de mise en relation, on anime une concurrence »
L'invité : Sébastien Leleu, Associé chez Pax Corporate FinanceValentin Tonti-Bernard reçoit Sébastien Leleu, associé de la banque d'affaires Pax Corporate Finance, pour un échange sur la consolidation des cabinets d'expertise comptable et de gestion de patrimoine.Le métier de banquier d'affaires côté vendeurSébastien explique pourquoi Pax se positionne quasi-exclusivement côté cédant. Animer un processus concurrentiel, gérer la confidentialité, optimiser les conditions de sortie : il détaille ce que signifie vraiment accompagner un dirigeant qui vend l'œuvre d'une vie.30 opérations en 3 ans sur ces deux secteursPax a accompagné une trentaine de transactions dans l'expertise comptable et la gestion de patrimoine ces trois dernières années. Sébastien partage ce que cette expérience lui a appris sur les acquéreurs, leurs stratégies et leurs limites.Les multiples ont changéIl y a quelques années, un cabinet d'expertise comptable se vendait 0,8 à 1 fois le chiffre d'affaires. Aujourd'hui, les plateformes structurées qui ouvrent leur capital à des fonds se valorisent entre 10 et 12 fois l'EBITDA. Sébastien explique ce qui justifie ces écarts et ce qui fait la différence entre les dossiers.Une quinzaine d'acquéreurs, bientôt une vingtaineCogep, In Extenso, Ensemble, les nouveaux entrants comme Numériste ou Archipel : Sébastien décrypte les stratégies des consolidateurs. Certains cherchent la taille, d'autres des expertises sectorielles, d'autres encore une couverture géographique. Tous n'ont pas le même projet pour les dirigeants qui les rejoignent.Un épisode pour ceux qui envisagent une opérationCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets qui sont contactés par des acquéreurs et qui se demandent ce que vaut leur structure, aux associés qui veulent comprendre les mécaniques de valorisation, et à tous ceux qui veulent décoder ce qui se passe vraiment sur ce marché. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 9Florent Champy « On travaille sérieusement sans se prendre au sérieux »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Florent Champy, counsel au sein du cabinet PGA Associés à Paris, pour un échange sur le parcours d'un avocat fiscaliste en dixième année de barreau.Un parcours construit sur la fidélité et l'apprentissageFlorent a rejoint Archer dès sa sortie du CRFPA, attiré par l'enthousiasme de son boss et un mantra qui est devenu le sien : travailler sérieusement sans se prendre au sérieux. Cinq ans plus tard, il suit son équipe chez PGA. Il insiste sur ce point : dans ce métier, on s'attache aux personnes avant de s'attacher aux structures.Les premières années : se former avant de développerFlorent décrit sans détour les cinq premières années de collaboration : un rythme soutenu, une formation intensive, un pari sur l'avenir. Il explique pourquoi ceux qui tiennent ces années difficiles acquièrent un avantage comparatif qu'ils conservent toute leur carrière.Le déclic du développementÀ la huitième année, le changement de mindset s'opère. La question devient simple : veux-tu te donner à manger tout seul ou rester traitant toute ta vie ? Florent raconte comment le bouche-à-oreille, les confrères et les experts-comptables deviennent ses principaux canaux de développement.Une pratique fiscale au service des entrepreneursSupport fiscal du corporate, audit d'acquisition, structuration de LBO, management packages, apport-cession : Florent détaille une activité variée au service des entrepreneurs du small et mid cap. Il explique pourquoi un dirigeant qui cède à 2 millions a les mêmes problématiques fiscales que celui qui cède à 30 millions.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre le métier d'avocat fiscalisteCet échange s'adresse aux jeunes collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir, aux entrepreneurs qui veulent comprendre ce qu'un fiscaliste peut leur apporter, et à tous ceux qui pensent que les avocats se prennent trop au sérieux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 8Valentin Doligé « On préfère grandir que grossir »
L'invité : Valentin Doligé, Directeur Général d'OrcomValentin Tonti-Bernard reçoit Valentin Doligé, l'un des directeurs généraux d'Orcom, pour un échange sur le modèle singulier de ce cabinet d'expertise comptable de 1 650 collaborateurs et 165 millions d'euros de chiffre d'affaires.Un modèle d'indépendance assuméValentin Doligé défend une vision claire : réinvestir les deux tiers des résultats dans l'entreprise plutôt que de maximiser la distribution. Cette discipline permet à Orcom de financer sa croissance externe, ses innovations et ses spécialisations sans dépendre de fonds extérieurs. Le résultat net dépasse les 10 % et l'entreprise reste maître de ses choix stratégiques.Grandir plutôt que grossirLa croissance externe fait partie de l'ADN d'Orcom depuis 45 ans, mais elle reste choisie. Chaque rapprochement repose d'abord sur l'humain : la volonté de faire entreprise ensemble prime sur les chiffres. Valentin explique pourquoi certaines discussions n'aboutissent pas et comment cette exigence protège la cohérence du groupe.La pluridisciplinarité au service du clientOrcom a structuré des branches complémentaires : le cabinet d'avocats Orva, le cabinet de conseil RH ActiveForce, une offre de recherche de cibles et de levée de fonds. Valentin détaille les conditions de réussite de cette pluridisciplinarité, notamment avec les avocats, et les écueils qu'il observe chez d'autres structures.L'attachement au terrainMalgré ses fonctions de direction générale, Valentin conserve un portefeuille client. Il assume ce choix : rester connecté à la réalité du métier, comprendre les évolutions technologiques et ne pas se déconnecter des équipes. L'action commerciale reste portée par les associés et les directeurs de mission, pas par une force de vente dédiée.Un épisode pour ceux qui veulent construire dans la duréeCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets et de professions réglementées qui s'interrogent sur leur modèle de développement. Valentin Doligé montre qu'il est possible de bâtir une ETI solide sans sacrifier son indépendance ni ses valeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 7Romane Bertolus « Le cash dit où tu es. La data dit où tu vas »
L’invité : Romane Bertolus, DAF part-time chez MindsetValentin Tonti-Bernard reçoit Romane Bertolus, DAF part-time chez Mindset, pour un échange sans filtre sur le pilotage financier. Romane part d’une idée simple et pourtant très vraie : beaucoup de dirigeants pilotent encore uniquement en regardant leur compte bancaire. C’est rassurant à court terme, mais dangereux pour toutes les décisions importantes.Piloter par le cash : le faux confortRomane explique pourquoi le cash, malgré son importance, n’est pas un indicateur suffisant. Sans vision long terme, un dirigeant prend des décisions à l’aveugle : recruter un commercial sans modéliser son ramp-up, investir en marketing sans anticiper l’impact réel, ou encore confondre chiffre d’affaires signé et cash réellement encaissé. Le pilotage « à l’épicier » crée l’illusion de la maîtrise, alors qu’il masque les signaux essentiels.Le rôle d’un DAF part-time : structurer, fiabiliser, éclairerRomane décrit avec précision ce qu’apporte un DAF part-time. Elle réalise d’abord un diagnostic complet : business model, marges, outils, process, data. Elle construit ensuite un budget cohérent, un prévisionnel de trésorerie réaliste et des indicateurs alignés sur l’activité. Son rôle ne se limite pas aux chiffres : elle participe aux boards, challenge les décisions, parle aux banques et devient souvent le véritable copilote du dirigeant. Surtout, elle rétablit une donnée fiable pour que chaque choix repose sur une information juste.Des exemples concrets qui parlent à tousRecruter un sales qui mettra trois mois avant d’être rentable, gérer les abonnements en produits constatés d’avance, anticiper les grosses charges sociales de janvier ou encore modéliser les encaissements étalés : Romane montre comment un bon pilotage évite les mauvaises surprises. Elle rappelle que beaucoup d’erreurs viennent moins du manque de compétence que de l’absence de structure et de data maîtrisée.Clubs deals : un terrain stratégique pour les experts-comptablesRomane partage aussi un aperçu de son mémoire consacré aux clubs d’investissement. Elle explique leur intérêt pour les particuliers, les opportunités qu’ils créent pour les experts-comptables et le cadre réglementaire renforcé par l’AMF. Un sujet encore méconnu mais en pleine expansion.Un épisode pour tous les cabinets et professions réglementéesCet échange s’adresse à toutes les professions du droit et du chiffre qui veulent sortir du pilotage au feeling. Romane rappelle qu’un cabinet peut faire plusieurs dizaines de millions d’euros tout en continuant à suivre seulement le chiffre d’affaires signé et le solde bancaire. La bonne nouvelle : il est possible de changer, et le DAF part-time est souvent le premier pas vers un pilotage enfin maîtrisé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 6Laura Bellaiche – « Un cabinet doit tourner sans toi : ton temps doit aller à la valeur »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Laura Bellaiche, fondatrice du cabinet Motec et associée du cabinet CK, pour une conversation sans détour sur la technique, la culture d’entreprise, l’automatisation et l’art d’apprendre à faire du business quand on vient de la compta.Dans cet épisode, Laura revient sur son parcours au sein de la Compagnie Fiduciaire, sa progression jusqu’à la direction de site et les coulisses du partner track : développement commercial, autonomie, capacité technique et management. Elle raconte le moment où elle comprend, tableau Excel en main, que créer son cabinet est finalement la voie la plus cohérente pour elle : plus d’indépendance, plus d’impact, plus de liberté dans le positionnement.Lancer Motec : modernité + techniqueElle crée alors Motec, un cabinet qui revendique son ADN : modernité, clarté, automatisation au service de la relation humaine. Laura s’associe avec un profil non expert-comptable, spécialiste de l’automatisation financière, pour accélérer la création de valeur sur les tâches à faible rendement.Apprendre à faire du businessLaura raconte la bascule mentale indispensable lorsqu’on passe de manager à entrepreneur : arrêter de résoudre gratuitement tous les problèmes, apprendre à qualifier, comprendre que le commercial n’est pas un prolongement de la technique, mais un exercice structuré.Elle confronte sa vision à celle de Valentin, qui assume une approche généreuse, long-termiste, presque “judéo-chrétienne” du conseil : donner pour créer une relation durable. Ensemble, ils explorent les limites, les risques et les arbitrages entre court terme et construction d’une réputation.Une spécialisation assumée : la formation, les coachs et les indépendants exigeantsTrès visible sur LinkedIn, Laura attire surtout les déçus des plateformes en ligne. Elle explique pourquoi elle ne joue pas le jeu du “réglé en 30 secondes pour 29 €/mois” : ce n’est pas son métier, ni son ambition.En analysant son portefeuille, elle identifie que sa plus forte croissance provient des organismes de formation, coachs, formateurs et experts du savoir. Elle décide d’en faire une spécialisation assumée : maîtriser Calliope, comprendre leurs cycles, leurs enjeux, leurs contraintes… et contribuer à un secteur qu’elle considère essentiel : l’éducation.L’annonce : Laura rejoint le cabinet CKAlors qu’elle pensait ne jamais se réassocier ailleurs qu’à la Compagnie Fiduciaire, Laura fait une annonce forte : elle devient associée du cabinet CK, un cabinet de 130 collaborateurs où elle retrouve enfin les valeurs, la culture et la vision qui lui manquaient.Un modèle hybride entre puissance d’un grand cabinet et agilité d’un collectif soudé, avec un vrai projet de spécialisation par verticales. Elle pilotera la verticale formation, tout en poursuivant ses travaux autour de l’innovation et des entreprises tech.Laura conclut en rappelant ce en quoi elle croit profondément : la vulgarisation du savoir technique, l’accessibilité des concepts comptables et fiscaux, la transmission, et surtout le fait de s’amuser dans ce métier pourtant réputé rigide.Parce qu’un cabinet performant est un cabinet aligné, moderne, assumé, et capable de parler le langage de ses clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 5Didier Martin « Grandir, oui : mais seulement si la qualité augmente plus vite que la taille »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Martin, senior partner du cabinet Bredin Prat, figure majeure du M&A et du droit boursier en France. Avocat depuis 1977, artisan des grandes offres publiques et compagnon de route de familles et groupes emblématiques, il revient sur près de 50 ans de barreau et 34 ans de construction patiente d’un cabinet… devenu l’un des plus rentables et respectés de la place.Dans cet épisode, on parle facturation, gouvernance, conflits d’intérêts, best friends européens, private equity, intelligence artificielle… mais aussi éthique, clients refusés et transmission aux nouvelles générations d’avocats.« Une bonne profitabilité, ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est d’abord un signe de reconnaissance du marché. »Didier raconte :son arrivée chez Gide à la fin des années 70,les débuts du droit des OPA et les premières grandes réformes boursières,son départ en 1991 pour un Bredin Prat alors quasi boutique,puis la stratégie qui a permis de grandir sans devenir une “usine” : fiscal, social, contentieux, private equity… avec un niveau d’exigence constant sur la qualité des associés.On entre aussi dans la mécanique interne d’un grand cabinet français : comment on gère les conflits d’intérêts, pourquoi Bredin Prat n’a jamais cédé aux sirènes des grands réseaux internationaux, comment fonctionne la rémunération des associés (sans tomber dans le “eat what you kill”), et ce que ça change concrètement pour les collaborateurs qui rêvent de partnership.« Si la relation entre associés n’est qu’une relation financière, les conflits deviennent rapidement irréversibles. »Enfin, Didier partage sa vision très lucide de l’intelligence artificielle dans les cabinets d’avocats : les vrais gains de temps aujourd’hui, ce qui relève encore de l’effet d’annonce, et pourquoi il faut rester extrêmement attentif… sans se précipiter dans des investissements déconnectés de la réalité du métier.Au programme :Les coulisses de la naissance du droit des OPA en France34 ans de construction et de croissance “vertueuse” chez Bredin PratBest friends européens, internationalisation et limites des grands réseauxConflits d’intérêts, gouvernance, répartition des honorairesIA, outils juridiques et avenir du travail des collaborateursLes rares clients (et personnalités) qu’il a choisi de ne pas accompagnerSi vous êtes avocat, futur associé, collaborateur dans un grand cabinet d’affaires ou simplement curieux de comprendre comment se construit un “grand nom” du barreau, cet épisode va beaucoup vous parler.Si l’épisode vous plaît, pensez à :mettre ⭐⭐⭐⭐⭐ sur votre plateforme d’écoute,le partager à un confrère, une consœur ou un associé,et vous abonner pour ne pas rater les prochains invités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 4Jérôme Renard « Plus on digitalise, plus l'humain reprend sa place »
Valentin Tonti Bernard reçoit Jérôme Renard, fondateur de Reflex Expertise et président du groupe Excel, Ensemble, ils explorent un modèle de développement atypique : comment faire croître un cabinet d’expertise comptable sans multiplier les effectifs ni perdre sa culture ? Un développement éclair : de 0 à 4 millions d’eurosJérôme Renard ne prédestinait pas à l’expertise comptable. Initialement tourné vers la gestion et le commerce international, il bascule progressivement vers la finance et découvre une appétence pour le droit des sociétés. Après une tentative avortée d’association, il crée son cabinet ex-nihilo en 2012 avec un prêt de 35 000 €, sans client et sans certitude. Résultat : 750 000 € de chiffre d’affaires dès la première année.Aujourd’hui, Reflex Expertise réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 40 collaborateurs et deux associés, dans une logique de spécialisation (notamment en pharmacie) et de digitalisation. L’organisation repose sur une autonomie forte des équipes et une gestion RH axée sur la fidélisation plutôt que la course au recrutement.Digitalisation : oui, mais pas sans humainLe cabinet a entamé très tôt sa transition digitale : plus de placards, des processus dématérialisés, une gestion optimisée. Mais Jérôme Renard insiste : “plus on digitalise, plus l’humain doit reprendre sa place”. Pour lui, les clients attendent de l’analyse, du conseil, de l’échange autour d’un café, pas seulement une automatisation de la saisie comptable.Pour faire face à la pénurie de talents, Reflex Expertise mise sur la fidélisation, l’autonomie et la responsabilisation des collaborateurs. La transmission de la vision, la confiance dans les équipes, et la transparence sur les objectifs font partie intégrante de leur culture d’entreprise.Facturation à l’impact : vers un nouveau paradigmeDepuis ses débuts, Jérôme Renard facture au temps passé, avec un taux horaire moyen global de 80 €. Mais il entame aujourd’hui une transformation profonde vers la facturation à la valeur, avec des projets de facturation au success fees ou à l’impact obtenu, rendue possible par la loi Pacte.L’objectif est de construire des offres packagées en fonction des métiers (pharmacie, restructuring, etc.) et du résultat généré, pas seulement du temps passé. Une approche inspirée des meilleurs avocats d’affaires, et encore rare dans la profession comptable.Le Groupe Excel : fédérer les cabinets indépendantsJérôme Renard préside aujourd’hui le Groupe Excel, un groupement d’environ 150 cabinets représentant 2600 collaborateurs. Sans lien capitalistique, ce réseau fonctionne sur le partage des bonnes pratiques, des réductions mutualisées sur les outils (jusqu’à 30%), et un fort accent sur l’humain.Avec une croissance rapide, le groupement travaille désormais à sa structuration interne, la centralisation de la donnée et l’amélioration de sa communication interne/externe. L’objectif ? Mieux accompagner les membres dans leur mutation vers une comptabilité de service. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 3Avi Bitton « Être avocat, c’est défendre… mais aussi entreprendre »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Avi Bitton, avocat en droit social à Paris, qui s’est imposé comme une référence de la négociation de départ des cadres et cadres dirigeants. Un parcours loin d’être linéaire, fait de déclics, de prises de risques… et d’un vrai tournant business.De “bac poubelle” à la Sorbonne et à la LSEArrivé en France à 7 ans, issu d’un milieu modeste, sans avocat dans sa famille, Avi connaît une scolarité chaotique : redoublement, pas de brevet, orientation en BEP/CAP vente. Puis le déclic. Travail acharné, bac STT, entrée à Paris 1, deuxième de promo sur 1200 étudiants, magistère, puis LLM à la London School of Economics financé par un prêt de 30 000 €.Clifford Chance, le “grand cabinet”… puis le saut dans le videAvi commence en droit bancaire et financier chez Clifford Chance, l’un des plus grands cabinets au monde. Très vite, il comprend que ce modèle ne lui convient pas. En 2005, il se lance en libéral, alors qu’il n’a ni réseau, ni fortune personnelle, ni sécurité.Un aîné lui donne la phrase qui le marquera :« Pour s’installer, c’est jamais le bon moment. Le plus tôt tu sautes du nid, le plus vite tu apprends à voler. »Le paradoxe : succès apparent, noyade financièrePendant 15 ans, le cabinet grandit, jusqu’à 8 avocats, de beaux dossiers, de la presse, une image de réussite. Mais en coulisse, c’est la galère : difficultés à payer les salaires, les loyers, un sentiment de “tête sous l’eau”.Le déclic vient d’une vidéo d’un avocat américain qui raconte comment des business coachs ont transformé sa “law firm” en véritable business. Avi décide de faire la même chose : audit, accompagnement, repositionnement avec Libéral Conseil et une nouvelle agence vidéo.Résultat :« J’ai multiplié par 3 mon chiffre d’affaires… et décuplé ma rentabilité. »Se nicher sur les cadres dirigeants… et assumer des honoraires premiumAvi arrête de “tout faire” et se recentre sur son cœur de valeur : la négociation de départ amiable des cadres et cadres dirigeants, en protégeant leur réputation et en évitant les procédures longues et aléatoires.Consultation à 720 € TTC, honoraire de résultat à 24 % TTC, dossiers à très forts enjeux, track record contre de grands groupes… et une vérité parfois dérangeante :« Économiser quelques milliers d’euros d’honoraires pour perdre des centaines de milliers d’indemnités, c’est un très mauvais calcul. »Influence, presse, TikTok… et gestion de la jalousieUltra présent dans les médias et sur les réseaux (TikTok, YouTube…), Avi utilise aussi la dimension réputationnelle comme levier de négociation. Évidemment, cela suscite critiques, signalements, jalousies.« La publicité n’a jamais été interdite pour les avocats. Elle est réglementée. »En parallèle, il chouchoute ses équipes : voyages à New York puis Miami, sixième semaine de congés, vraie reconnaissance du travail accompli.Croire en soi, même quand personne n’y croitÀ ceux qui doutent, jeunes ou moins jeunes, Avi rappelle qu’il a longtemps été considéré comme un “mauvais élève” :« Les limites, c’est vraiment dans la tête. On ne donnait pas cher de mon avenir. »Aujourd’hui, son défi n’est plus de remplir le cabinet… mais de gérer la croissance.Si l’épisode vous plaît, pensez à : ⭐ nous mettre 5 étoiles sur votre plateforme d’écoute 📤 le partager à un confrère ou une consœur à qui cela pourrait parler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 2Delphine Buisson « Dirigeant, c’est un métier : vision, décision, exécution »
Invitée : Delphine Buisson (Eurus & Lumi school)Valentin reçoit Delphine Buisson, secrétaire générale d’Eurus — premier groupement d’entreprises indépendantes de la profession comptable — et fondatrice de Lumi school. Ancienne DAF devenue consultante puis dirigeante, Delphine apporte une vision à la fois stratégique et très opérationnelle de la transformation des cabinets.Structurer ses offres pour gagner en clarté et en margePour Delphine, tout commence par une réécriture de l’offre de services. Clarifier les missions, définir les livrables, repenser le pricing et mieux aligner les postes internes : une étape indispensable pour améliorer la rentabilité et simplifier le pilotage. C’est aussi le point de départ d’une communication plus claire, d’une meilleure expérience client et d’une montée en compétences des équipes.Facture électronique : la porte d’entrée de la transformationLoin d’être une contrainte, la facture électronique peut devenir un levier de performance. En consacrant 2 à 4 heures à la revue de chaque dossier client, les cabinets observent +20 à +30 % de productivité et une forte réduction des frictions. C’est aussi l’occasion de fiabiliser les données, de revoir les workflows et d’impliquer davantage les collaborateurs dans la relation client.Les Tech CSM : un nouveau rôle clé dans les cabinetsDelphine met en avant une fonction émergente : le Tech CSM (Customer Success Manager technique). Ce poste, encore rare, permet d’assurer la qualité de l’onboarding, le suivi des outils et la satisfaction client sur la durée. Son ratio idéal ? 1 Tech CSM pour 20 collaborateurs. Et surtout : une mission à valoriser et facturer.Redonner du sens au métier de dirigeantDans beaucoup de cabinets, les dirigeants sont absorbés par la production. Pour Delphine, il faut redéfinir le rôle du dirigeant : porter la vision, décider, donner les moyens d’agir, suivre l’exécution. Elle évoque la mise en place d’une banque de décisions pour suivre les arbitrages stratégiques et renforcer la gouvernance collective.Croissance organique : le vrai nerf de la guerreSi les opérations de croissance externe attirent souvent l’attention, Delphine rappelle que la croissance organique reste la plus saine et la plus pérenne. Faire grandir ce que l’on a déjà planté, professionnaliser la relation client et mieux piloter les marges : voilà la clé pour un développement durable et maîtrisé.En résuméUn épisode dense, concret et inspirant pour toutes les structures qui veulent :mieux piloter leur rentabilité,renforcer la satisfaction client,et redonner de la clarté au rôle du dirigeant.Une conversation à écouter sans modération pour passer de la vision à l’impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 1Sophie Vermeille « La communication financière commence en slide 1 ; la vérité, parfois, en note de bas de page »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Sophie Vermeille, avocate aux frontières du droit boursier, de la finance d’entreprise et de la comptabilité.À la tête d’un cabinet indépendant, elle défend une catégorie d’acteurs rarement représentée : les investisseurs externes, qu’ils soient actionnaires minoritaires ou fonds d’investissement opérant sur la base d’informations publiques.Son credo : rétablir la vérité financière quand les chiffres communiqués par les entreprises s’éloignent de la réalité comptable.Un métier à la croisée du droit, de la finance et de la donnéeDans cet épisode, Sophie dévoile les coulisses d’un travail d’enquête et d’analyse où chaque note de bas de page, chaque agrégat d’EBITDA, chaque communication financière est passée au crible.Elle explique comment un avocat peut, sans jamais franchir la ligne de l’information privilégiée, défendre la transparence du marché et contribuer à corriger les déséquilibres d’information entre dirigeants et investisseurs.Les vendeurs à découvert, mal compris mais utilesSouvent caricaturés, les short sellers jouent pourtant un rôle économique essentiel : révéler les incohérences entre le prix d’un titre et sa valeur réelle. “Un vendeur à découvert n’attaque pas une entreprise : il estime simplement que le prix ne reflète pas le sous-jacent”, rappelle Sophie.De The Big Short à l’affaire Casino, elle raconte ces moments où la lecture attentive des comptes, plus que la rumeur, a permis d’éviter des désastres financiers.Transparence et coût du capital : un enjeu systémiqueSophie défend une idée simple mais puissante : protéger les investisseurs, c’est protéger l’économie.Mieux la gouvernance est encadrée, plus le capital devient accessible et moins cher.Cette vision, héritée de la recherche anglo-saxonne en law & finance, remet en cause la vieille opposition entre “intérêt social” et “intérêt des investisseurs” : la transparence bénéficie à tous.Entre droit, médias et régulateursTravailler sur ces sujets, c’est aussi affronter la complexité des institutions : AMF, BaFin, SEC… autant de cultures juridiques et de sensibilités à comprendre.C’est parfois devoir prendre la parole dans la presse, tout en gardant une rigueur absolue pour éviter les conflits d’intérêts ou les procédures bâillon.Un équilibre fragile, mais nécessaire pour défendre la liberté d’expression économique.L’indépendance, fil rouge du parcoursSophie plaide aussi pour plus de transparence dans le monde académique : que les chercheurs et professeurs de droit puissent exprimer leurs opinions sans dépendance économique cachée.Car dans ce métier où tout repose sur la confiance, l’indépendance est le vrai capital.🎧 Si l’épisode vous a plu, abonnez-vous et laissez ⭐⭐⭐⭐⭐ sur Spotify ou Apple Podcasts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 42Jean-François Trouillard « L’expert-comptable est un acteur du développement économique local »
In Extenso : autonomie locale, puissance collective – avec Jean-François TrouillardValentin Tonti-Bernard reçoit Jean-François Trouillard, directeur général délégué d’In Extenso. Dans cet épisode, il partage son parcours, sa vision de l’expertise comptable comme moteur des territoires, et les transformations majeures qui attendent la profession.De l’ex-nihilo à un acteur du territoireEn 2003, Jean-François ouvre une agence In Extenso à Angers, en partant de zéro. Dix ans plus tard : 50 collaborateurs, 4 M€ de chiffre d’affaires, et un territoire passé de 5 à 80 entreprises. Au-delà du chiffre, c’est la démonstration de la capacité de l’expert-comptable à devenir animateur d’écosystème : connecter, orienter, apporter des solutions concrètes.Gouvernance : transparence et discipline collectiveIn Extenso fonctionne selon un modèle original : 51 % du capital détenu nationalement, 49 % en régions, et une participation du Crédit Agricole. Chaque associé détient à la fois des titres régionaux et nationaux. Particularité forte : une transparence des rémunérations et une règle de rotation du capital. Entre 57 et 62 ans, chaque associé doit céder 70 % de ses titres pour laisser place aux jeunes générations.PME : un marché à conquérirLa France compte environ 180 000 PME (10+ salariés, 2 M€+ de CA). In Extenso en accompagne près de 8 000, soit 2,5 % de part de marché, et vise 5 % à horizon cinq ans. Pour y parvenir, le groupe s’appuie sur des fonctions nationales spécialisées (RH, RSE/CSRD, fiscalité, intégration de cabinets) et sur la logique d’“amiralisation” : concentrer dans certaines agences les expertises clés pour mieux servir le bassin économique.Facturation électronique : le vrai défiLa bascule prévue en 2026/2027 n’est pas qu’une question d’outil. Pour Jean-François, c’est surtout un défi de change management :pédagogie auprès des dirigeants,visites clients,outillage massif via l’éditeur Full. Le cabinet devient alors chef d’orchestre des flux plus que producteur de bilans.Data et dashboards : accepter l’imprécision utileAvec Impulse Data, développé avec Fulll et plusieurs partenaires, In Extenso agrège les données de 1 million d’entreprises. Objectif : fournir aux clients des benchmarks sectoriels et des dashboards mensuels.« Le dashboard impose d’accepter l’imprécision utile pour décider plus vite. »Cette approche rompt avec la culture du centime près, pour privilégier la réactivité.Conseil, RSE et financement durableSur 650 M€ de chiffre d’affaires, 150 M€ proviennent déjà du conseil. Les relais de croissance identifiés :développement du conseil RH,accompagnement RSE et CSRD (Jean-François est diplômé CSRD),financement durable, avec une échéance clé : 2027, quand la Banque de France intégrera les critères extra financiers dans ses analyses de crédit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 41Grégoire Proust « Vendre, déléguer, travailler : ça paraît simple, mais c’est notre boussole »
« Vendre, déléguer, travailler » : la recette Impulsa pour grandir vite et fortValentin Tonti-Bernard reçoit Grégoire Proust, cofondateur associé d’Impulsa. En un peu plus de dix ans, le cabinet est passé de zéro à près de 15 M€ de chiffre d’affaires et plus de 100 collaborateurs. Leur approche ? Aller droit au but : vendre, déléguer, travailler.Grégoire revient sur les choix structurants du démarrage, leur stratégie de build-up et la façon dont ils ont construit un modèle multi-BU qui veut peser 30 M€ à horizon 2030.Démarrer en cassant les codesDès 2013, Impulsa prend une décision radicale : sous-traiter la production “junior” pour concentrer ses forces sur le développement commercial. Résultat : une marge plus faible au départ, mais une croissance accélérée et une capacité à signer rapidement de nouveaux clients.« Deux choses : vendre et ne pas produire ce qu’on ne doit pas produire. »La stratégie build-upLe développement repose sur une logique claire : croître par grappes en Île-de-France. Les critères d’acquisition sont précis :Cabinets > 2 M€ de CAEBITDA normatif ≥ 20 %Faible concentration clientsPotentiel de cross-sell et up-sellGrégoire insiste : « On veut des petits diamants à faire grossir, pas transformer un rubis en diamant. »Marque et intégrationImpulsa a fait le choix fort de préserver la marque locale, en ajoutant la signature « by Impulsa ». Cette approche limite les départs clients et rassure les équipes, tout en consolidant l’identité du groupe.« Si tu sers bien ton client, il te le rend : il t’envoie tous ses copains. »Un modèle multi-BUL’organisation se structure aujourd’hui autour de plusieurs business units :Expertise comptable & paie (60–70 % de l’activité)AuditJuridique / avocatsTransformation digitale (ERP, facture électronique, intégration des outils)RH à temps partagéCette diversification permet de répondre à un spectre large de besoins, sans perdre la spécialisation métier.Cap 2030 : doubler et diversifierLa feuille de route est claire : atteindre 30 M€ de CA d’ici 2030. Pour y parvenir, Impulsa mise sur :De nouvelles acquisitions cibléesLe développement vers les notaires et le patrimonialUn gros chantier RH : formation, management et fidélisation des collaborateursUne approche pragmatique de l’IA et de la facture électroniquePourquoi écouter cet épisode ?Parce qu’il montre qu’un cabinet peut grandir vite en cassant les codes… à condition de garder une discipline simple : vendre, déléguer, travailler.Que vous soyez expert-comptable, auditeur, avocat ou dirigeant, vous y trouverez des enseignements concrets sur :Le build-upLes critères de sélection d’une cibleLa gestion de marque dans une intégrationL’équilibre entre marge court terme et croissance long termeExco by Libéral Conseil, le podcast qui parle business des cabinets – stratégie, organisation, croissance, marge – en toute transparence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 40Raphaël Hazan “Poser les process très tôt, c’est ce qui nous a permis de grandir vite”
Dans cet épisode, Valentin Tonti-Bernard reçoit Raphaël Hazan, associé du cabinet HR Associés.Il revient sur une trajectoire de croissance fulgurante — de 300 K€ à près de 4 M€ de chiffre d’affaires en moins de dix ans — et partage sa vision d’un cabinet comptable pensé comme une véritable “conciergerie de l’argent”.Objectif : atteindre 10 M€ de CA à 5 ans sans perdre l’ADN du cabinet, en structurant l’organisation, en anticipant les évolutions réglementaires et en misant sur l’IA pour renforcer la pertinence des conseils.De la licence de maths à l’entrepreneuriat comptableRaphaël découvre très tôt l’univers des chiffres. Après une formation en mathématiques et une entrée accélérée dans le cursus de l’expertise comptable, il rejoint HR Associés en 2017. À peine quelques années plus tard, il en devient associé, porté par une vision claire : faire du cabinet un acteur agile, ambitieux et toujours orienté business.Une croissance multipliée par dixEn 2017, HR Associés pèse 300 000 € de chiffre d’affaires. Fin 2025, le cabinet atteint près de 4 millions d’euros. Entre-temps :le rachat d’un cabinet lyonnais en 2020 (14 collaborateurs),une croissance organique soutenue,une structuration solide autour de pôles social, fiscal, juridique et conseil.Objectif désormais affiché : 10 millions d’euros de CA à horizon 5 ans, avec une logique claire de recrutement “en avance de phase” pour absorber la croissance.Plus qu’un cabinet, une “conciergerie de l’argent”Raphaël définit HR Associés comme un cabinet classique dans ses offres, mais singulier dans son approche : proximité avec les clients, pédagogie sur la valeur apportée, et surtout mise en relation constante avec les bons partenaires. Une vraie conciergerie de l’argent au service des dirigeants.Structuration, IA et anticipation réglementaireDes process posés très tôt pour fluidifier la croissance.Une anticipation forte sur la facturation électronique afin de transformer une contrainte en avantage compétitif.Une utilisation pragmatique de l’IA : pour gagner du temps, améliorer la pertinence et renforcer la valeur des conseils, tout en gardant la touche humaine.Gouvernance et vision à long termeAprès le départ de l’associé historique en 2022 et un rachat capitalistique en 2024, le duo Raphaël Hazan – Rouhama Elbaz porte aujourd’hui le projet. Leur vision : un cabinet structuré, rentable, tourné vers la croissance, avec une capacité à attirer les bons talents et à saisir les opportunités de rapprochements ciblés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 39Ali Tazi – « La profession vit deux séismes en parallèle : l’IA et la facture électronique »
Valentin Tonti-Bernard Louis Gaillot reçoit Ali Tazi, expert-comptable et commissaire aux comptes, cofondateur du cabinet Tree Partners Advisory (TPA) et entrepreneur “tech” à l’origine de Skelter, un outil d’audit dopé à l’IA.Parcours et création de TPAArrivé en France à 13 ans, passé par Henri IV, une grande école de commerce, puis Deloitte et PwC, Ali choisit la voie de l’entrepreneuriat.En 2021, il fonde TPA avec deux associés aux profils complémentaires (expertise, audit, juridique/social).Aujourd’hui : 20 collaborateurs, 300 dossiers, objectif 50 personnes d’ici 2030.Leur promesse : des reportings hebdomadaires à jour et une organisation zéro papier outillée dès le départ (Pennylane, Finthesis, etc.).Facture électronique : anticiper dès maintenantAli insiste : à un an de l’échéance 2026, il faut tester dès maintenant la facture électronique (Factur-X, reporting, PDP).“Ne pas attendre septembre 2026 pour commencer les tests : il faut tester dès maintenant.”Les cabinets qui n’accompagneront pas leurs clients risquent du churn et une perte de crédibilité, quand d’autres transformeront ce sujet en opportunité de conseil.Skelter : l’IA au service de l’auditConstat : aucun logiciel ne répondait aux besoins modernes de l’audit.Avec deux associés tech, Ali crée Skelter, incubé chez Agoranov et accéléré par Wilco.Le principe : décomposer l’audit en centaines de micro-tâches confiées à des agents IA.Exemple : une revue analytique qui prend un jour à un auditeur est générée en quelques minutes par l’outil.Ambition : réduire de 70–75 % le temps de mission d’ici 2027.“L’audit, c’est un ensemble complexe de tâches simples. L’IA excelle quand on la spécialise.”Vision et ambitionsTPA : croissance organique + acquisitions ciblées, tout en préservant la qualité.Skelter : V1 prévue fin 2025, puis déploiement France & international (les normes d’audit étant globalement homogènes).Objectif : libérer du temps aux commissaires aux comptes pour le jugement professionnel et les échanges humains, cœur du métier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 38Chrystèle Lyon-Gabriel « Mon cabinet doit donner envie de venir travailler »
Chrystèle Lyon-Gabriel : un cabinet inclusif et engagéValentin Tonti-Bernard reçoit Chrystèle Lyon-Gabriel, experte-comptable et fondatrice du cabinet Plumalys qui fête ses 18 ans. Un cabinet pas tout à fait comme les autres, puisqu’il emploie des collaborateurs en situation de handicap et place l’inclusion au cœur de son organisation.De l’assurance au cabinet libéralAvant de se lancer, Chrystèle dirigeait plus de cinquante personnes dans un grand groupe d’assurance. Elle a choisi de créer son propre cabinet pour retrouver un équilibre et exercer autrement : plus de proximité avec ses clients, une taille humaine, et surtout une organisation respectueuse de la vie de chacun. Son parcours l’a naturellement amenée à développer une expertise particulière dans le secteur de l’assurance, qui reste aujourd’hui une de ses spécificités.L’inclusion comme forceAccueillir des collaborateurs en situation de handicap n’a jamais été une barrière pour Chrystèle. Au contraire, elle y voit une richesse, un moteur d’adaptation et même une source de sérénité : digitalisé et flexible depuis plus de dix ans, son cabinet a traversé la période Covid sans heurts. Ici, la confiance et la souplesse sont les règles du jeu.Vers la RSE et la durabilitéAu-delà des missions classiques de l’expert-comptable, Chrystèle développe des offres autour de la RSE et de la durabilité. Diagnostics, accompagnement, sensibilisation : elle croit à une vision de l’entreprise où la performance se conjugue avec le respect de l’environnement et des personnes. Même si le marché n’est pas encore totalement mûr, elle avance « par petits pas », convaincue que ces missions ont un avenir.Une philosophie simple« Je ne me prends pas la tête quand je ne peux pas changer les choses. J’avance avec mes petits pas. » Cette devise guide sa pratique, son engagement auprès de la MDPH et son regard sur l’IA : un outil utile, mais qui doit rester au service de l’humain.Un épisode inspirant, qui prouve qu’on peut bâtir un cabinet performant, humain et porteur de sens.—🎧 Exco by Liberall Conseil : le podcast qui parle business des cabinets d’expertise comptable, sans filtre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 36David Hatchuel – « Une vision engagée, une équipe soudée, une offre complète : c’est l’alchimie qui fait notre réussite. »
Dans cet épisode d’Exco by Liberall Conseil, Valentin Tonti-Bernard échange avec David Hatchuel, associé du cabinet Emerson Audit & Conseil. Un parcours atypique et une vision claire : mettre la transformation digitale au cœur des missions d’expertise.Une trajectoire hybride au service du conseilDiplômé de Dauphine, David commence sa carrière dans le contrôle de gestion, passe par un Big Four, découvre les systèmes d’information, puis passe le DEC. En 2018, il rejoint Emerson en tant qu’associé pour lancer une nouvelle dynamique : accompagner les directions financières dans leur transformation.Emerson : un cabinet hors norme9 associés215 collaborateurs32 millions d’euros de chiffre d’affaires20 à 25 % de croissance annuelleUne répartition 60 % conseil, 20 % audit, 20 % expertise comptableLe cabinet se distingue par sa capacité à adresser aussi bien des TPE que des groupes du CAC 40, en structurant des projets complexes autour de la finance, de l’ERP, de l’EPM ou de la BI.Ce qui fait la différenceDavid met en avant plusieurs forces :Des équipes bien formées et disponiblesUne structure organisée avec des fonctions support dédiées (recrutement, finance, business développement)Une culture d’innovation ouverte aux initiatives internes (ex. développement d’une offre sur la facturation électronique)Une logique de mission orientée résultats, avec un raisonnement ROI clair pour le clientUne marque employeur structuréeEmerson offre un cadre de travail exigeant mais stimulant :Formation continue et montée en compétences rapidePossibilité de devenir associé via un parcours baliséProjets internes ouverts aux collaborateurs motivésRémunération avec part variable et congés supplémentaires dès 3 ans d’anciennetéForte culture collective, nourrie par des événements internesObjectif 2030Le cabinet vise un doublement de sa taille tout en préservant son identité. Structuration interne, développement de nouvelles offres et recrutement de profils engagés sont au cœur de cette ambition.Un épisode à écouter pour mieux comprendreComment Emerson articule conseil, audit et expertisePourquoi le cabinet séduit autant les clients grands comptes que les jeunes diplômésCe que peut devenir le métier d’expert-comptable à l’ère de la transformation digitaleÀ découvrir, partager, recommander. Et si vous êtes DAF, consultant ou expert-comptable en veille, c’est un épisode à ne pas manquer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 36Delphine Sabatey – « L’expert-comptable doit enfin oser se traiter comme une entreprise »
Valentin Tonti-Bernard reçoit Delphine Sabatey, présidente du Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine et associée du cabinet Deciseo.Un échange dense, humain et engagé, où Delphine partage son parcours sans filtre : de ses débuts comme salariée à la création de son cabinet, de ses mandats au CJEC à sa prise de fonction à la tête du CROEC. Elle revient avec sincérité sur ses doutes, ses choix de dirigeante, les limites de la profession… et les combats qu’il reste à mener.Une installation tardive mais stratégique« À chaque enfant, j’avais envie de quitter mon cabinet. Mais le marché n’était pas prêt. Et moi non plus. »Diplômée depuis 2007, Delphine exerce pendant 10 ans en tant que salariée dans un cabinet atypique… jusqu’à un déclic inattendu : une discussion dans un supermarché avec une maman épanouie. En 2017, elle se lance enfin à son compte, en coworking, sans réseau de clients, ni certitudes. Et tout s’enchaîne.Créer un cabinet, c’est aussi se créer soi-même« Je me suis installée. Puis j’ai réalisé que je n’avais ni pitch, ni cible, ni positionnement. »Delphine raconte avec humour ses débuts en freelance, la difficulté de s’imposer, la nécessité de se former à la vente, à la posture… et surtout l’importance du réseau. Sa participation au CJEC change la donne : en deux ans, elle devient présidente régionale. Un tournant.Du cabinet à l’Ordre : une autre forme d’engagement« Être présidente du CROEC, c’est faire le deuil d’une croissance du cabinet. Mais c’est aussi gagner en impact. »Avec transparence, elle partage les arbitrages imposés par son mandat : maintenir l’existant au cabinet, faire confiance à ses collaborateurs, s’effacer du quotidien sans disparaître. Et souligne l’importance d’un Ordre plus représentatif, plus agile, plus engagé.Respect, image, valorisation : les batailles à mener« Tant que le client dira ‘j’ai un comptable’, au lieu de ‘j’ai un expert-comptable’, on n’aura pas gagné. »Image dégradée, facturation timide, confusion avec les plateformes low-cost : Delphine pointe sans détour les failles structurelles de la profession. Elle appelle à changer de posture, à mieux expliquer la valeur ajoutée, à affirmer les expertises (patrimoine, financement, stratégie) au-delà de la liasse.Et maintenant ? Reprendre le contrôle du développement« Dire “on ne prend plus de clients” sans avoir trié son portefeuille, c’est un pansement sur une plaie béante. »Avec lucidité, elle revient sur les fausses bonnes idées (ne plus recruter, geler le développement) et rappelle l’enjeu fondamental : analyser, segmenter, prioriser. Une profession ne peut pas croître sans s’auto-diagnostiquer.Le mot de la fin : oser être soi« Être expert-comptable, c’est être au cœur de l’économie du territoire. C’est une chance immense. »Delphine clôt cet épisode avec un message aux jeunes : ne pas avoir peur de l’avenir, incarner sa différence, se lancer. Et défendre un métier en pleine transformation, plus stratégique, plus humain, plus essentiel que jamais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 35Matthieu Salperwyck "On préfère dix clients bien accompagnés que cinquante suivis moyennement"
Dans cet épisode d’Exco by Liberall Conseil, Valentin Tonti-Bernard reçoit Matthieu Salperwyck, expert-comptable et cofondateur de deux structures complémentaires :LexiPaie, un service de paie externalisée à destination exclusive des experts-comptablesKlay Conseil, un cabinet premium qui développe des missions de restructuring à forte valeur ajoutéeKlay Conseil : l’exigence du sur-mesureMatthieu revient sur la création de Klay Conseil avec son associé Gil, en visant dès le départ un positionnement premium et sélectif. Avec 6 collaborateurs pour 700 k€ de chiffre d’affaires, le cabinet affiche une marge nette de 35 à 40 %. L’objectif ? Peu de clients, mais des missions à fort enjeu (PME, restructuring), portées par des profils expérimentés et autonomes."On préfère dix clients qu’on accompagne bien, que cinquante suivis de manière moyenne."Lexipaie : la paie externalisée par et pour les experts-comptablesCofondée par Matthieu, LexiPaie gère aujourd’hui 3000 bulletins par mois, avec 70 cabinets partenaires et 800 dossiers actifs. L’enjeu est clair : offrir une solution transparente, en marque blanche, où LexiPaie agit comme le pôle social externalisé du cabinet prescripteur."Le client final sait qu’on est là. On joue la transparence, sans jamais déposséder le cabinet de sa relation."Lexipaie a récemment migré de SILAE vers OpenPaie pour gagner en agilité, en lien avec sa stratégie de croissance maîtrisée. Résultat : 1 M€ de CA, 10–15 % de marge nette, et 30 % de chiffre en missions exceptionnelles à forte valeur ajoutée.Une stratégie claire pour 2030Les deux structures avancent en parallèle avec des objectifs précis :LexiPaie : tripler les effectifs (30 personnes), renforcer les partenariats (CJEC, Objectif DEC), et structurer davantage l'offreKlay Conseil : développer un pôle restructuring fort et acquérir des bureaux propres"Notre vision reste artisanale dans l’exécution, mais ambitieuse dans le cap."Ce que vous allez retenir :Un duo cabinet / service externalisé pensé pour les experts-comptablesUne logique de rentabilité forte sans compromis sur la qualitéUne approche transparente, alignée avec les cabinets partenairesUne trajectoire claire, soutenue par la spécialisation et la différenciation Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 34Charles Toublet & Thierry Legrand – Exponens « Plus fort que les 34 associés : la collégialité »
Exponens : croissance, collégialité et vision long termeDans cet épisode exceptionnel, Valentin Tonti-Bernard reçoit non pas un, mais deux invités :Charles Toublet, expert-comptable associé en charge des sociétés de croissanceThierry Legrand, directeur général du cabinet ExponensFondé autour d’une vision ambitieuse et collective, Exponens, c’est aujourd’hui :450 collaborateurs34 associés60 M€ de chiffre d'affaires prévu en 2025Une spécialisation sectorielle forte (CHR, associatif, foncière, start-up, etc.)Une organisation par pôles métiers et par sites en Île-de-FranceCe que vous allez découvrir dans cet épisode :Un cabinet structuré autour des expertises ET des secteursExponens revendique une approche sectorielle poussée : chaque associé se spécialise pour mieux comprendre, accompagner et anticiper les enjeux de ses clients. Société de croissance ? CHR ? Immobilier ? Le client est orienté vers le sachant.Une culture de l'association uniqueCharles et Thierry reviennent sur leur propre parcours d’associé. L’entrée au capital se fait via une holding, avec un projet clair à porter (développement d’un site, d’un secteur ou d’un pôle). Le tout dans une logique de collégialité forte, où l’entraide entre associés fait partie de l’ADN du cabinet.Une croissance par rapprochements réussis… et parfois ratésThierry partage sans détour les acquisitions qui ont permis à Exponens de doubler de taille, mais aussi celles qui ont échoué. L’important ? Savoir rebondir, tirer les leçons, et préserver la culture interne.L’anticipation de la facture électronique et de l’IAAvec une dématérialisation déjà bien avancée, Exponens prépare la facture électronique comme une opportunité : recentrer les collaborateurs sur la relation client, le contrôle de la donnée, et la création de valeur.Côté IA, des tests internes sont en cours, avec un impératif : protéger les données confidentielles.La vision 2030Pas de financiarisation. Pas d’adossement. L’indépendance reste une valeur cardinale. L’enjeu est désormais de :Consolider les expertises métiersDévelopper de nouvelles verticales (RSE, IA, restructuring)Et pourquoi pas, amorcer une implantation nationale.Un épisode à écouter absolument si vous êtes :Un expert-comptable en quête de structuration ou de croissanceUn cabinet intéressé par une logique de spécialisation sectorielleUn jeune diplômé qui se projette dans un cabinet indépendant et ambitieuxSi l’épisode vous a plu, pensez à lui mettre 5 étoiles sur Apple Podcasts et à le partager à vos confrères sur LinkedIn.Bonne écoute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 33Jérôme Casteuble « On n’est plus dans un métier de chiffres »
Dans cet épisode d’Exco by Libéral Conseil, Valentin Tonti-Bernard reçoit Jérôme Casteuble, cofondateur du cabinet Concorde, pour un échange riche et sans langue de bois sur la création d’un cabinet orienté haut de gamme, structuré autour de quatre associés, et profondément ancré dans les besoins concrets des dirigeants d’entreprise.Un parcours d’exigence, de Price à l’entrepreneuriatJérôme revient sur ses premières années chez Advance, Price, Exelmans, puis BCRH. Ces expériences l’ont formé à une approche rigoureuse, client-centric, et à une vision exigeante du métier. Après un refus d’association, il décide de créer Concorde avec trois confrères rencontrés au fil de son parcours.Un cabinet multi-métiers, pensé pour les dirigeantsConcorde propose trois lignes de services :– Expertise comptable automatisée, structurée et orientée pilotage– Commissariat aux comptes avec une logique de spécialisation sectorielle– Conseil à forte valeur ajoutée : audit d’acquisition (TS), DAF part-time, évaluation, restructuringLe tout dans une logique collective : « On travaille en meute. » Une organisation rare, où les associés se répondent en temps réel, pour apporter de la valeur dès le premier échange.Croissance maîtrisée, ambition claireConcorde réalise près de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 4 associés, 12 collaborateurs et 3 à 4 stagiaires. Mais l’ambition est posée : doubler ce chiffre dans les prochaines années, tout en maintenant des conditions de travail optimales pour les équipes.Le développement est autofinancé par les associés, avec une volonté de rester maîtres de leur trajectoire.Recruter sans cabinet externe ? C’est possible.La stratégie RH repose sur la cooptation, l’alternance et la fidélisation des talents. Les collaborateurs deviennent les premiers recruteurs du cabinet, en partageant leur expérience et en attirant leur réseau. Une dynamique naturelle, structurée et valorisée financièrement.IA, transformation du métier, avenir des cabinetsJérôme partage une vision nuancée de l’IA : outil puissant, mais potentiellement dangereux si l’on sacrifie la qualité d’analyse à la vitesse d’exécution.Il alerte sur les mutations profondes du métier : automatisation, fin de la saisie, data comme cœur du pilotage… et nécessité de repenser l’offre et les compétences internes.Une anecdote révélatriceUn fonds, recommandé par un partenaire, leur confie un audit d’acquisition. Puis une mission de structuration post-deal. Puis les nomme commissaire aux comptes.« On a généré trois missions en une. »Un exemple emblématique de leur capacité à bâtir une relation de confiance et à répondre à des besoins stratégiques sur toute la ligne.Un cabinet d’experts, pas de producteursConcorde s’adresse aux dirigeants, PME, petites ETI et scale-ups avec une promesse claire : fiabiliser les données, structurer la trajectoire, créer de la valeur.« On est la pièce centrale du dirigeant. »Un épisode concret, engagé, éclairant sur un cabinet qui a fait le choix du conseil, de la spécialisation, et d’une organisation cohérente avec ses ambitions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 32Ugo Lopez : “Former pour transformer la profession comptable”
Transformer un CFA en grande école. Réinventer la formation comptable. Préparer les cabinets à leur propre mutation.Dans cet épisode, Valentin Tonti-Bernard reçoit Ugo Lopez, directeur de Sup’Expertise, pour un échange passionnant sur l’avenir de la profession.Ancien haut fonctionnaire, passé par la direction du cabinet du président de l’Ordre des experts-comptables, Ugo pilote aujourd’hui un projet atypique : faire de Sup’Expertise la première grande école dédiée à l’expertise comptable et à l’audit.Une école pensée comme un levier stratégique pour accompagner les grandes mutations du secteur :montée en puissance du conseil et de la data,reconversion des collaborateurs grâce au programme Profession Comptable 2030,transformation de la posture managériale des dirigeants de cabinets,refonte des cursus (DCG, DSCG) avec des modules en IA, RSE, gestion de patrimoine,et un vrai pari sur l’expérience étudiante, l’alumni, l’ouverture internationale.« La profession ne pourra rester attractive que si elle change de posture — et ça commence par l’école. »Un épisode incontournable pour tous ceux qui veulent comprendre ce qui est en train de se jouer dans les coulisses de la profession. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 31Thomas Palmieri "Chez Strattt, on transforme la data en stratégie pour le dirigeant"
Dans ce nouvel épisode du podcast Exco by Liberall Conseil, Valentin Tonti‑Bernard reçoit Thomas Palmieri, co‑fondateur de Strattt. En quatre ans, ce cabinet d’expertise comptable à Lille est passé de 2 associés à 23 collaborateurs et 2 M€ de chiffre d’affaires, en misant sur la data, la tech et une vision entrepreneuriale forte.Une vision entrepreneuriale et stratégiqueCréé en 2021, Strattt combine expertise humaine et outils digitaux comme pennylane pour offrir des données comptables en temps réel.Objectif : sortir du bilan pour aller vers l’analyse stratégique, l’optimisation de la rémunération et le pilotage par les KPI.Des offres adaptées aux besoins des dirigeantsAssurantielle : compta classique, deadlines sécurisées.Business : accompagnement dirigeant (rémunération, fiscalité).Premium : conseil stratégique à forte valeur ajoutée.Services complémentaires : juridique, patrimoine, social (externalisé).Modèle au forfait transparent, sans surprise pour les clients.Une croissance forte et structurée+20 % de croissance annuelle.Acquisition via bouche-à-oreille, stratégie digitale, partenariat avec Penny Lane.Équipe Sales en place avec une approche collaborative des primes.Formation continue via la Strattt School et documentation des process sur Notion.Cap sur 2030 : IA, data et expansionRecrutement d’un expert IA pour automatiser, fiabiliser et accélérer les services.Extraction de données publiques (BODACC, zones fiscales) pour anticiper les besoins clients.Ouverture d’agences hors Hauts-de-France, sans rachat de cabinets pour préserver l’ADN. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 30Vincent Barbry : « L’IA ne remplace pas l’humain, elle démultiplie ses capacités »
Dans cet épisode du podcast "Exco by Libéral Conseil", Valentin Tonti-Bernard reçoit Vincent Barbry, fondateur du cabinet BPA Experts et membre actif du groupement Excel. Ensemble, ils explorent les coulisses d'une stratégie entrepreneuriale audacieuse dans le monde de l'expertise comptable : croissance organique, vision humaine, déploiement d’outils technologiques et accompagnement client en mode 360°.Un cabinet à visage humain : 22 ans d'histoire entrepreneurialeVincent Barbry crée BPA Experts en 2001 avec son associé Benoît Pro. Parti de 120 m² avec quelques stagiaires et beaucoup de volonté, le cabinet s'est développé sans rachat externe. Aujourd'hui, BPA Experts regroupe 56 collaborateurs répartis sur 6 sites : Paris, Le Mans, la Bretagne, Bordeaux, Montpellier et Aix-en-Provence."Pourquoi se priver d'une perle ?" dit Vincent Barbry en expliquant sa stratégie d'ouverture d'antennes en fonction des parcours de vie de ses collaborateurs.Une croissance organique guidée par la cooptationBPA Experts mise sur la rencontre humaine. Chaque implantation régionale est le fruit d'une opportunité humaine : un collaborateur qui déménage, un ancien qui revient, ou un expert-comptable en quête de projet. Ce modèle permet de garder les talents et de construire des équipes soudées.Une vision 360° de l’expertise comptableAvec un chiffre d'affaires de 6,2 millions d'euros et 8 experts-comptables, BPA Experts se distingue par une approche multidisciplinaire : expertise comptable, conseil patrimonial, juridique, social, fiscal et stratégique.L'approche conseil avant toutVincent insiste : ses clients ne cherchent pas juste de la compta, mais du résultat. BPA Experts les accompagne sur la stratégie globale de leur entreprise : économies fiscales, structuration juridique, optimisation sociale... Avec souvent des gains très concrets à la clé.Le rôle clé de l'humain et de la formationBPA Experts s'engage à former ses collaborateurs, du stage à l’association. L'objectif : créer un parcours de progression et garder les talents. 80 % des apprentis sont recrutés à l'issue de leur formation. L'encadrement par des experts-comptables seniors permet une montée en compétences rapide et qualitative.Le groupement Excel : mutualiser sans perdre son indépendanceAvec 150 cabinets membres, Excel est le premier groupement d'experts-comptables indépendants. Il offre à ses membres entraide, outils communs, commissions thématiques et une plateforme d’achat groupé. Vincent y occupe un rôle actif et insiste sur la richesse humaine de cette communauté.L'intégration de l'IA : un levier d'efficacité et de conseilBPA Experts mise sur l'IA pour démultiplier l'impact du cabinet : tri automatique des mails, analyse de fichiers FEC, rapports automatiques enrichis de commentaires stratégiques, outils RH. L’IA ne remplace pas le professionnel, elle le démultiplie.Vers 2030 : une expertise centrée sur la stratégie et la RSELe futur du cabinet selon Vincent ? Moins de temps sur la saisie, plus sur l'accompagnement stratégique. BPA Experts a co-créé un label RSE (Hosmony) pour outiller les experts-comptables dans le suivi de la gouvernance, du bien-être au travail, et de la performance écologique de leurs clients."Un salarié démotivé coûte 14 000 €, un départ 28 000 €."Vincent Barbry incarne une nouvelle génération d’experts-comptables : stratèges, humains, connectés et engagés. Son modèle BPA Experts, ancré dans le réel mais tourné vers l'avenir, trace une voie inspirante pour la profession. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 29Julien Tokarz – "Aujourd’hui, je préfère perdre un client que perdre un bon collaborateur"
Dans cet épisode d’Exco by Libéral Conseil, Valentin Tonti-Bernard reçoit Julien Tokarz, cofondateur du cabinet Emargence, pour un échange dense, sans filtre, sur la croissance maîtrisée d’un cabinet structuré autour de 4 associés fondateurs et de pôles métiers spécialisés.Des débuts entre copains à 120 collaborateursJulien nous raconte la naissance d’Emargence au début des années 2000 avec ses amis de promo. En 20 ans, le cabinet a connu une croissance organique forte, puis des rachats stratégiques qui l’ont porté à plus de 13 millions d’euros de chiffre d’affaires, tout en restant un monosite parisien.Un modèle agile et structuréLe cabinet est organisé en filiales métiers : audit, social, régie SI, culture & médias, gestion de patrimoine… Chaque pôle a ses propres associés, avec un double pilotage métier / fondateur. Julien partage leur modèle d'association progressive, leur vision patrimoniale de l’organisation, et la manière dont ils préparent les transitions futures.Technologie, conseil et automatisationComptexpert, Dext, Pennylane… Le cabinet investit tôt dans les outils pour automatiser la production, dégager du temps pour le conseil à valeur ajoutée, et segmenter sa clientèle entre TPE (automatisées) et PME/ETI (accompagnement sur mesure).Culture interne, management et fidélisationJulien insiste sur la place centrale du management des équipes : séminaires à l’étranger, formations soft skills, mobilité interne entre pôles, alternance comme filière de recrutement privilégiée, coaching des managers… Objectif : un cabinet humain, ambitieux, et fidèle à ses collaborateurs.Vision 2030Emargence ambitionne de devenir un cabinet haut de gamme, expert, humain, avec un vrai poids dans la place parisienne. Le tout sans renier sa culture ni sa structure, en misant sur le conseil, la croissance externe ciblée et la montée en gamme de ses clients.« On veut être un cabinet qui crée de la valeur, pas un cabinet de production. »Un épisode complet, inspirant, concret. À écouter absolument si vous êtes associé, en réflexion sur votre organisation, ou simplement curieux de voir à quoi ressemble un cabinet bien géré et tourné vers l’avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 28Laurent Bénoudiz – “On ne fait pas les courses lorsqu'on a le frigo plein.”
Dans cet épisode du podcast Exco by Libéral Conseil, on part à la rencontre de Laurent Bénoudiz, expert-comptable, entrepreneur, vice-président de l’Ordre des experts-comptables Paris Île-de-France… et dirigeant du cabinet BeWiz.7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5 associés, près de 50 collaborateurs… mais surtout une vision bien à lui : un cabinet qui grandit sans renier sa liberté ni sa culture d’entreprise. Transmission sans rachat de parts, congés illimités, autonomie totale des équipes, culture projet, croissance par le conseil patrimonial… et convictions fortes sur le futur du métier.Au programme :Son échec entrepreneurial initial (Experts SA) et le retour au cabinet familial avec une autre visionSa structuration originale de l’association : attribution gratuite d’actions, réduction de capital, et pas de rachat entre associésLa spécialisation sur le conseil patrimonial, portée par une équipe dédiéeUn modèle de management fondé sur la liberté et la responsabilité, avec des collaborateurs “boostés à l’IA”Une gouvernance projet et un fonctionnement par pôles métiersSon double regard (institutionnel et entrepreneurial) sur l’intelligence artificielle et la transformation de la professionUn épisode dense, sincère, stratégique… à écouter absolument pour toutes celles et ceux qui réfléchissent à l’évolution de leur cabinet, à l’association, au rôle de l’IA, ou tout simplement à une autre façon de pratiquer ce métier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 27Clément Vercoutere "J'aide à vendre des cabinets d'expertise comptable"
Dans cet épisode, nous recevons l’un des fondateurs d’Arc Capital, une banque d’affaires spécialisée dans les professions réglementées. Avec franchise et précision, il revient sur son parcours, les dessous de la cession de cabinets d’expertise comptable, et les mutations profondes du marché. Un regard de l’intérieur sur un métier en transformation, entre stratégie, transmission et croissance.De 10 m² à 60 deals par an : l’ascension d’Arc CapitalCréé en 2021 dans un petit bureau parisien, Arc Capital est devenu un acteur central des opérations de cession dans l’expertise comptable. En quatre ans, la structure est passée à 15 collaborateurs, 150 m² de locaux, et plus de 50 opérations par an dans trois verticales : expertise-comptable, assurance et immobilier.« On accompagne entre 50 et 60 opérations chaque année, dont une trentaine rien que pour les experts-comptables. »Une transformation profonde du marchéInitialement centré sur les départs à la retraite, le marché évolue : burn-out, besoin de structuration, volonté d’adossement… Le rachat devient un levier de développement, d’alignement ou de délestage.« Aujourd’hui, on voit de plus en plus de dirigeants de 45–55 ans qui se disent : je ne veux plus piloter seul une structure de 40 collaborateurs. »Valoriser un cabinet : les vraies questions à se poserPour vendre, il ne suffit pas d’avoir du chiffre d’affaires. Ce que les acquéreurs recherchent, ce sont des équipes stables, une organisation pérenne, des clients bien positionnés… et du temps humain disponible.« Le chiffre d’affaires seul ne vaut rien. Ce que les acheteurs veulent, ce sont des collaborateurs motivés, une vision, un cabinet structuré. »Le métier d’intermédiaire, entre écoute, cadrage et efficacitéLoin du simple rôle d’agent, Arc Capital réalise un travail de fond sur chaque opération : préparation des dossiers, cadrage stratégique, sélection des acquéreurs, création de mémorandums, valorisation, etc.« On ne vend pas un bien. On vend un projet humain. Notre métier, c’est d’être des facilitateurs. »Une banque d’affaires au service des cédantsChez Arc Capital, on n’accompagne pas les acheteurs, mais les vendeurs. Un choix stratégique fort qui permet un positionnement clair et un lien de confiance sur le long terme.« On est du côté des cédants. On ne prend pas de mandat à l’achat, parce que notre métier, c’est d’accompagner un projet de transmission dans toutes ses dimensions. »Le cabinet intervient très en amont, dès la phase d’introspection, pour cadrer les options, identifier les bonnes fenêtres de tir, préparer les documents, sécuriser les relations et piloter le process sur 9 à 12 mois.Une vision claire du rôle du conseilArc Capital n’intervient pas sur la structuration patrimoniale post-cession, mais collabore avec des partenaires reconnus : avocats fiscalistes, CGP, auditeurs…« Notre job s’arrête à la signature, mais on est là pour recommander les bons experts. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 26Arnaud Girod et Grégoire de Vaumas "De 0 à 15 millions de ÇA en 25 ans"
Dans cet épisode, Valentin Tonti-Bernard échange avec Grégoire et Arnaud, les associés du cabinet Experts Entreprendre. Deux profils hybrides, à la croisée du conseil, de l'entrepreneuriat et de la comptabilité, qui revendiquent une autre manière de faire ce métier.“Notre métier, ce n’est pas de sortir un bilan, c’est d’aider les dirigeants à prendre des décisions.”Une posture radicalement entrepreneurialeGrégoire et Arnaud ne se définissent pas comme des experts-comptables classiques. Ils pensent leur rôle comme celui de copilotes du dirigeant, pas de simples techniciens de la conformité.“Si le dirigeant sort d’un rendez-vous sans avoir avancé, c’est qu’on a raté notre mission.”Une organisation conçue pour le conseilChez Experts Entreprendre, chaque process est pensé pour dégager du temps d’écoute et d’analyse, pas pour faire tourner la machine à produire.“On refuse des clients. Si on n’a pas la bande passante pour bien les accompagner, on ne les prend pas.”Fini les tableaux Excel à rallonge : les outils sont épurés, les indicateurs centrés sur l’essentiel. Ce qui compte, c’est l’action du dirigeant.Une croissance choisiePas d’hyper-croissance ici, mais une volonté forte de croître sans perdre le sens. Cela implique de dire non, d’arbitrer, et de construire une croissance à impact – pour les clients comme pour les collaborateursUne vision claire de l’avenir du métierExperts Entreprendre assume une conviction : le cabinet de demain sera avant tout relationnel, stratégique et humain. Ce qui ne peut pas être automatisé, c’est la capacité à écouter, à traduire un besoin, à formuler une recommandation.“Ce qu’on vend, c’est une relation. Le reste, c’est du support.” Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 25Maxime Renon “Aujourd’hui, on peut faire du reporting en temps réel, c’est une révolution.”
Dans cet épisode, nous recevons Maxime Renon, expert-comptable et commissaire aux comptes chez Audit Synthèse. À travers son témoignage sincère et passionnant, il nous plonge dans les coulisses de son parcours atypique, son quotidien professionnel et les transformations majeures du métier. Entre rachat de cabinet avorté, intégration dans un groupe et virage technologique, découvrez l'histoire d’un professionnel engagé, pragmatique et visionnaire.De la finance au cabinet : un parcours non conventionnelMaxime Renon n’a pas emprunté la voie professionnelle classique. Initialement attiré par le contrôle de gestion et la finance, c’est presque par curiosité qu’il pousse les portes d’un cabinet d’expertise comptable après son DSCG. Ce choix, il ne le regrettera jamais : “Quand on commence, on se rend compte qu’on ne sait rien.” Une humilité qui en dit long sur son approche de la profession.Audit Synthèse : une aventure humaine et professionnelleEntré en 2015 dans le cabinet Audit Synthèse, Maxime y découvre une structure fondée en 1990 avec une clientèle prestigieuse et équilibrée entre audit et expertise. L’ancien dirigeant, Thibaud de Lambille, a su faire croître le cabinet tout en formant 35 experts-comptables en 30 ans. Une “école” où Maxime apprend tout, du débit-crédit au management stratégique.“C’est un métier de patience et de crédibilité. Il faut maîtriser avant de proposer.”Les défis de la reprise et les réalités du marchéEn 2022, Maxime et deux associés projettent de racheter le cabinet. Mais faute de financement bancaire, le projet échoue. Le cabinet est finalement cédé au Groupe Oris, en pleine stratégie de consolidation.“Les banques ne financent pas le risque, il aurait fallu aller voir des fonds.”Une déception qui se transforme en expérience précieuse : comprendre les logiques d’investissement, prendre de la hauteur stratégique, changer de posture face aux clients.Expertise, audit, digitalisation : les mutations du métierMaxime continue d’exercer à la fois l’audit et l’expertise, tout en prenant part à la transformation digitale du cabinet. Avec des outils comme Fintesis, il pousse la mission d’expertise vers un modèle de DAF externalisée.“Aujourd’hui, on peut faire du reporting en temps réel, c’est une révolution.”Cette modernisation s’accompagne d’un positionnement distinct : peu de tenue, beaucoup d’analyse, une équipe très qualifiée avec la moitié en stage d’expertise.Vision, transmission et avenir de la professionMaxime incarne une nouvelle génération d’experts-comptables : curieux, technophiles, proches de leurs clients et conscients des enjeux. Il milite pour un métier tourné vers le conseil, la data et la stratégie. L’intégration à Oris devient alors une opportunité de déploiement plus large de ses idées.“Ce que je souhaite pour les 5 prochaines années ? Participer activement aux enjeux stratégiques de la profession.” Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 24François Saunier "ce qui m’intéresse, c’est le pilotage stratégique des entreprises"
Dans cet épisode du podcast Exco by Liberall Conseil, François Saunier nous raconte son parcours et la création de Raly Conseils, cabinet fondé avec son associé Cédric. Depuis Aix-en-Provence, il accompagne les entreprises avec un modèle original mêlant expertise comptable, DAF externalisé et management de transition. À travers une vision claire et un mode de travail 100 % télétravail, François partage une aventure entrepreneuriale ambitieuse, humaine… et performante.De KPMG à l’entrepreneuriat : un parcours orienté gestion et techAvant de co-fonder Raly Conseils en 2021, François Saunier a fait ses armes chez KPMG puis Sefico Nexia, en menant des missions à fort enjeu : déploiement d’ERP, management de transition, création de reporting. Très tôt, il allie comptabilité et appétence technologique, notamment sur Talencia Finance, un outil qu’il contribue à développer. Cette double compétence structure la suite : faire du conseil à valeur ajoutée.“Je voulais créer un cabinet qui ne fasse pas que des déclarations de TVA. Ce qui m’intéresse, c’est le pilotage stratégique des entreprises.”Pourquoi “Raly” ? L’ADN copiloteLe nom Raly Conseils n’est pas anodin. Inspiré du sport automobile, il reflète la posture du cabinet : être le copilote du dirigeant, le conseiller dans la durée, au-delà des chiffres.Le positionnement :🔹 Conseil stratégique à forte valeur🔹 Expertise comptable sur-mesure🔹 DAF externalisé & office management🔹 Missions ponctuelles de transitionUn modèle hybride, structuré et rentableLe cabinet repose sur trois pôles d’activité :Expertise comptable (20 % du CA)DAF externalisé (suivi budgétaire, indicateurs, prévisionnel…)Management de transition (type ESN)“On ne croit pas au modèle où une même personne fait de la saisie et du conseil de haut niveau. On a des équipes distinctes selon les métiers.”Croissance maîtrisée et vision ambitieuseEn 4 ans, Raly est passé de 0 à 22 collaborateurs et a atteint 1,9 million € de chiffre d’affaires en 2024. Objectif à 5 ans : 10 millions €, en s’appuyant sur :La qualité de serviceUne stratégie multi-canaux d’acquisitionDes recrutements structurés, souvent en télétravailUne culture d’entreprise forteUne culture du pilotage… appliquée à soi-mêmeRaly suit ses marges par client, ses temps passés et la rentabilité de chaque mission avec un suivi précis. Le coût d’acquisition n’est pas central, mais la rentabilité par portefeuille client est analysée pour réajuster les offres.“Chaque année, on fait le ménage. On revalorise ou on coupe les dossiers qui ne sont plus viables.”L’IA : déjà intégrée dans l’ADN RalyL’intelligence artificielle est un outil quotidien :GPT personnalisé “Pitwall” pour répondre aux questions internesLicences ChatGPT pour tousAccompagnement des équipes à l’utilisation de l’IA“C’est un gain de productivité énorme. Et si tes collaborateurs ne l’utilisent pas aujourd’hui, tu es déjà en retard.” Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 23Raphael Mani «Je voulais créer mon entreprise, avec ma vision, mes règles, mes valeurs»
Dans cet épisode du podcast Exco by Liberall Conseil, animé par Valentin TONTI BERNARD, nous accueillons Raphaël Mani, expert-comptable et fondateur du cabinet Propulsa Finances. Calme, humble et doté d’une vision 360° du conseil, Raphaël revient sur :La création de son cabinet après plusieurs expériences réussies (Grant Thornton, Cogep, Secob)Les secrets de sa croissance fulguranteSon positionnement « premium » pour accompagner ses clients au-delà de la seule comptabilitéLes méthodes et outils qui lui ont permis de structurer et digitaliser son offreDécouvrez comment un jeune entrepreneur a su transformer un portefeuille initial en une organisation agile et humaine, où proximité client et innovation font toute la différence.Un parcours classique… jusqu’à l’envie d’entreprendreAprès avoir gravi les échelons chez Grant Thornton, Cogep et Scob, Raphaël Mani dirige déjà une équipe de dix collaborateurs à seulement 27 ans. En novembre 2022, Raphaël fonde Propulsa Finances en rachetant une partie du portefeuille clients de son ancien cabinet, dans le respect et la transparence. Une offre différenciante : le conseil avant toutPlutôt que de se définir comme un « simple » cabinet d’expertise comptable, Raphaël préfère parler d’une entreprise de conseil 360 premium. Son ambition :Accompagner les entrepreneurs au quotidien, bien au-delà du bilan.Proposer des outils adaptés : facturation, suivi client, gestion des marges et des stocks.Favoriser la disponibilité et la proximité : un « sparring-partner » que les dirigeants peuvent appeler à tout moment.« Je me vois comme un associé. Les dirigeants doivent pouvoir nous appeler à tout moment. »Services proposésMise en place d’outils de facturation et suivi en temps réelGestion des encaissements, marges, stocksOptimisation des process pour un pilotage plus finAccompagnement stratégique et disponibilité quotidienneUne croissance rapide, mais structuréeEn l’espace de deux ans, Propulsa a doublé son chiffre d’affaires chaque année, passant de 200 000 € à un objectif de 600 000 € fin 2025, pour environ 150 clients actifs.Un système innovant de rétribution des collaborateursRaphaël innove avec un intéressement inédit :Ses collaborateurs perçoivent un pourcentage du chiffre d’affaires des clients qu’ils apportent, chaque année, tant que ces derniers restent au cabinet.Un cercle vertueux qui fidélise l’équipe et encourage l’implication commerciale.« C’est un levier d’engagement fort et une manière de reconnaître leur rôle dans le développement. »D’ici 5 ans, Raphaël souhaite :Spécialiser davantage ses offres par secteurs ou métiers,Maintenir un niveau de service haut de gamme,Faire évoluer son cabinet sans renier son ADN : l’humain, la proximité et le conseil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 22Sabrina Mocquet : miser sur l’humain, l’innovation et la valeur ajoutée avec Concorde
Devenir expert-comptable n’était pas une évidence pour Sabrina Mocquet. Pourtant, au fil des rencontres, des choix audacieux et d’une détermination sans faille, elle s’est hissée parmi les figures montantes de la profession. Dans cet épisode du podcast Exco by Liberall Conseil, elle dévoile son parcours atypique, revient sur la croissance fulgurante du cabinet Concorde et partage ses convictions : miser sur l’humain, l’innovation et la valeur ajoutée pour transformer en profondeur le métier d’expert-comptable.De salariée à entrepreneure : l’appel de l’indépendanceÀ peine diplômée, Sabrina est déjà maman de deux enfants et directrice de mission. Malgré tout, le déclic se produit rapidement :« Je n’avais plus la flamme. » Elle quitte alors son poste pour créer son propre cabinet. Une première mission de direction financière la conforte dans sa volonté d’entreprendre.Concorde : un cabinet pluridisciplinaire taillé pour la croissanceAvec ses trois associés, chacun expert dans son domaine (expertise, audit, transaction services, restructuring), Sabrina structure un modèle où chaque client profite d’une expertise ciblée :Quatre associés partageant le même bureau pour favoriser l’échange.Collaboration transversale : un client est celui de l’ensemble du cabinet.Spécialisation assumée : audit légal, conseil financier, expertise comptable, gestion de crise, etc.Cette approche collective s’avère cruciale pour accompagner des entreprises résolument tournées vers la croissance.Un développement éclair : de 250 000 à 2 millions d’euros de CAEn cinq ans, Concorde passe de 250 000 € à 2 M€ de chiffre d’affaires.Réinventer l’image de la professionPour Sabrina, l’expert-comptable ne se limite pas à la “tenue de comptes” :« On fait un métier utile à l’économie. Plus notre image est belle, plus notre valeur est forte. »Son ambition :Faire émerger des cabinets capables de gérer la routine et l’exceptionnel.Insuffler une culture d’innovation, de conseil et de proximité.Valoriser la profession dans son ensemble pour attirer les meilleurs talents et affirmer l’utilité sociale de l’expertise comptable.Perspectives : l’horizon à 4 millions d’eurosConcorde vise désormais 4 M€ de CA et une équipe d’une trentaine de collaborateurs. Pour y parvenir :Structurer l’offre pour répondre à des besoins plus spécifiques.Sélectionner les clients entrants selon leur potentiel de croissance.Renforcer la stratégie digitale (LinkedIn, Instagram, futur podcast “Concorde”).Le tout, sans jamais perdre de vue l’ADN du cabinet : rester proche de ses clients et privilégier la qualité de service.Conclusion : l’expertise comptable version “business partner”Le témoignage de Sabrina Mocquet incarne la profonde évolution d’une profession en quête de sens et de performance. Au cabinet Concorde, elle participe à construire un nouveau modèle, où l’expert-comptable devient un allié stratégique, plaçant l’humain et l’innovation au cœur de son action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 21Julien Younes, entre synergies et croissance : une offre 360° pour les dirigeants avec Audun Partners
Fonder un cabinet de conseil en Fusions-Acquisitions, évaluation d’entreprise et transactions financières à seulement 31 ans, après avoir exploré les Big Four, des cabinets innovants et l’univers des start-up Fintech : c’est le défi relevé par Julien Younes, créateur d’Audun Partners. Dans ce nouvel épisode, il partage son itinéraire singulier, de ses premières expériences chez PwC à la genèse d’Audun Partners, en passant par la digitalisation chez Pennylane et la présidence d’Auris Advisory.De PwC à Pennylane : l’envie d’entreprendreAprès avoir suivi un cursus en école de commerce, Julien choisit un Master CCA (Comptabilité, Contrôle, Audit) pour s’assurer de solides débouchés professionnels. Il débute ensuite chez PwC, dans la branche Expertise Comptable spécialisée dans l’immobilier. Cette expérience lui transmet la rigueur et la méthodologie propres aux Big Four, jetant ainsi les fondations d’une expertise financière solide.Très vite, il se sent limité par un format de conseil déconnecté de l’entrepreneuriat et rejoint alors une structure naissante, où il découvre la digitalisation et l’univers des start-up. Lorsqu’il intègre Pennylane, solution SaaS destinée aux experts-comptables et aux entreprises, il contribue à l’expansion d’une Fintech en plein essor, d’abord en qualité de manager sur la partie expertise, puis au sein de l’équipe commerciale dédiée aux cabinets comptables.La vision M&A de Julien : accompagner vendeurs et acquéreursContrairement à certains cabinets focalisés sur un seul pan, Audun Partners fait le choix d’accompagner à la fois les vendeurs et les acquéreurs :Côté vendeur : organiser la cession, structurer le process, détecter les repreneurs potentiels (industriels ou financiers), négocier et sécuriser le prix.Côté acquéreur : identifier des entreprises ciblées, assurer la due diligence pour prévenir les mauvaises surprises et définir un financement adapté.Cette double approche s’appuie sur un vécu auprès de structures variées : de la start-up générant quelques centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires jusqu’à la PME valorisée à plusieurs dizaines de millions.Stratégie et perspectives d’avenirJulien ambitionne de constituer une équipe d’une quarantaine de collaborateurs d’ici cinq ans, répartis en pôles spécialisés (évaluation, audit, M&A). Il souhaite également poursuivre les partenariats (avocats, fiscalistes, CGP, notaires) afin de proposer une offre globale, en particulier pour la structuration patrimoniale et le réemploi des capitaux.Synergies et croissanceLe parcours de Julien Younes illustre la pluralité des trajectoires dans le conseil financier : de la rigueur des Big Four à l’effervescence Fintech, en passant par la création d’un cabinet dédié au haut de bilan. Audun Partners représente ainsi une nouvelle génération de cabinets à taille humaine, conciliant maîtrise technique et vision stratégique, au service d’entrepreneurs à la recherche de valeur ajoutée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 203M€ de CA en 4 ans et un cabinet d'ampleur internationale : la méthode de Benjamin Pik et Expand CPA
Dans cet épisode, nous recevons Benjamin Pik, cofondateur et associé chez Expand CPA. Découvrez son parcours atypique, depuis ses études au Canada et aux États-Unis jusqu’à la création d’un cabinet à forte dimension internationale. Il partage avec nous les défis rencontrés, les stratégies mises en place pour accompagner ses clients étrangers et la manière dont il a structuré son équipe pour atteindre une croissance exponentielle.Un parcours international avant toutAprès un parcours académique entre le Canada et les États-Unis, Benjamin Pik obtient le diplôme d’expertise comptable américain. À son retour en France, il travaille près de dix ans dans un grand cabinet avant de prendre son envol en 2020. Son objectif ? Mettre à profit son expérience internationale pour créer un cabinet résolument tourné vers l’étranger.« J’avais envie de faire quelque chose de différent, en m’appuyant sur mon diplôme américain et mon expérience à l’étranger. »Lancement d’un cabinet en pleine crise sanitaireEn mars 2020, quelques jours avant le premier confinement, Benjamin Pik décide de lancer son propre cabinet d’expertise comptable. Malgré la conjoncture difficile, il développe rapidement un portefeuille de clients (principalement des particuliers américains et des entreprises étrangères souhaitant s’implanter en France). Pour sécuriser ses débuts, il collabore également avec d’autres cabinets, en sous-traitance, afin de maintenir une trésorerie stable.« Les premiers mois ont été compliqués, mais j’ai pu compter sur des missions de sous-traitance pour assurer les fins de mois. »L’association avec deux amis d’enfanceConscient de la diversité des métiers de l’expertise comptable et de la nécessité de proposer un service complet (paie, RH, expertise comptable, audit, fiscalité internationale), Benjamin Pik s’associe à deux amis d’enfance, Samuel et Samuel, aux compétences très complémentaires.L’un est expert en paie et en RH,L’autre est spécialiste en audit et en expertise comptable traditionnelle.Leur association donne naissance à Expand CPA, un cabinet structuré pour répondre à des problématiques variées, notamment dans le domaine international.Dans ce podcast, Benjamin Pik partage son aventure entrepreneuriale, ses stratégies de croissance, et livre de précieux conseils pour tous les cabinets souhaitant se lancer sur le marché international. Il aborde également la question du pricing, les enjeux du recrutement et l’importance de trouver sa niche pour se différencier sur un marché de l’expertise comptable en pleine mutation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 19Hors-série : bousculer le secteur de l'expertise-comptable, avec Clément Bernard, cofondateur de Liberall Conseil
L’expertise comptable est en pleine mutation, notamment avec l’arrivée de l’intelligence artificielle et de la facturation électronique. Dans ce podcast, Valentin Tonti Bernard s’entretient avec Clément Bernard, son frère et cofondateur de Liberall Conseil. Ensemble, ils décryptent les enjeux actuels du secteur et partagent leur vision de l’avenir de la profession comptable.La genèse de Libérall ConseilClément Bernard, bien que non expert-comptable, a toujours évolué dans le conseil. En 2020, alors que le cabinet d’avocats familial était en difficulté en raison de la crise sanitaire, Clément a mis en place des solutions digitales et de gestion pour optimiser la visibilité et la productivité du cabinet. Ces efforts ont porté leurs fruits, permettant une augmentation significative du chiffre d'affaires.Après plusieurs années d’expérience dans le conseil en stratégie et en marketing, il a souhaité s’impliquer plus directement dans la gestion d’une entreprise. C’est ainsi qu’est née Liberall Conseil, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des professions libérales.Les grands enjeux de la profession comptableL’impact de l’intelligence artificielleL’IA transforme profondément le secteur comptable. De nombreuses tâches chronophages, auparavant effectuées manuellement, peuvent désormais être automatisées. Cette évolution impacte directement le modèle économique des cabinets qui facturent souvent leurs services à l’heure. Il devient essentiel de repenser la valeur des prestations comptables pour s’adapter à cette nouvelle donne.La question du recrutementLe secteur fait face à une pénurie de talents. Pour attirer les nouvelles générations, les cabinets doivent moderniser leur image et leur marque employeur. Cela passe par une présence active sur les réseaux sociaux, des partenariats avec des écoles et des offres d’évolution de carrière attractives.La dépendance au dirigeantBeaucoup de cabinets reposent sur leur dirigeant, qui cumule plusieurs fonctions (opérationnel, management, commercial, recrutement). Cette hyper-centralisation peut devenir un frein à la croissance. La solution ? Déléguer, structurer des processus clairs et responsabiliser les équipes pour assurer la continuité de l’activité.Croissance organique vs croissance externeDe nombreux experts-comptables envisagent aujourd’hui la croissance externe via le rachat de cabinets. Mais avant de se lancer dans cette stratégie, Clément Bernard recommande d’optimiser d’abord la croissance organique. Cela implique de développer une stratégie marketing efficace, d’automatiser certaines tâches et d’améliorer la gestion des ressources humaines.Les cabinets sous-estiment le digitalBeaucoup de cabinets misent uniquement sur le bouche-à-oreille sans exploiter le potentiel du digital. Pourtant, un site bien référencé et une stratégie de contenu ciblée peuvent générer un flux régulier de nouveaux clients.ConclusionLa profession comptable doit s’adapter aux changements en cours en repensant son modèle économique, en attirant de nouveaux talents et en intégrant des outils innovants. Libérall Conseil, porté par Clément et Valentin Bernard, accompagne les experts-comptables dans cette transformation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 18De collaborateur à CEO : Samuel Ronflé (Baker Tilly) partage son parcours et sa vision de l'expertise comptable
Dans cet épisode d'Exco by Liberall, présenté par Valentin Tonti-Bernard, nous avons le plaisir d'accueillir Samuel Ronflé, CEO de Baker Tilly France. Il nous partage son parcours inspirant, de son arrivée en 1994 à sa nomination à la présidence en 2024, offrant un regard unique sur l'évolution du secteur et les défis de l'expertise comptable.De stagiaire à CEO : un parcours exemplaireComment Samuel Ronflé a gravi les échelons en trois décennies chez Baker Tilly.L'importance du travail, du respect des équipes et de la transmission des valeurs.Son accession à la présidence en 2024."Il faut savoir rester humble, respecter ses collaborateurs, parce que ce sont les mêmes personnes que l’on retrouve quand on descend."Baker Tilly : une croissance impressionnanteEn 1994, le cabinet comptait 250 collaborateurs ; aujourd’hui, il en rassemble plus de 2 200 répartis sur plus de 60 bureaux en France.Une offre de services élargie : expertise comptable, conseil en RSE, transformation digitale, gestion sociale, etc.Un positionnement fort face aux grands acteurs du marché (KPMG, Deloitte, PwC), grâce à une approche de proximité et à la diversification des prestations.Les enjeux actuels de l'expertise comptableL'impact de l'intelligence artificielleAutomatisation des tâches et gain de temps pour un conseil à plus forte valeur ajoutée.Adaptation des outils et formation des équipes pour maintenir la compétitivité.L'attractivité et la rétention des talentsModerniser l'image des cabinets comptables pour attirer les jeunes talents.Miser sur la spécialisation et l'implication des collaborateurs dans la relation client.La spécialisation sectorielleDévelopper une expertise métier ciblée (retail, industrie, professions libérales, etc.).Proposer des accompagnements sur-mesure et des benchmarks adaptés à chaque domaine d'activité.Transformation digitale et transition RSEBaker Tilly accompagne ses clients sur le digital et la RSE :Création de Baker Tilly Digital pour optimiser la transformation digitale (choix de logiciels, cybersécurité, audit des systèmes d’information).Intégration de Goodwill Management pour renforcer l'accompagnement en RSE (bilan carbone, économie circulaire, mesure d’impact).Rôle de chef d'orchestre de la stratégie RSE des entreprises.Conclusion – Écoutez l'épisode maintenant !Plongez dans l’univers de Baker Tilly et découvrez comment la passion, la persévérance et l’innovation permettent d’accéder aux plus hautes responsabilités. Dans un secteur en perpétuel mouvement, Baker Tilly prouve que proximité client, transformation digitale et engagement sociétal sont les clés du succès.Écoutez maintenant et explorez les coulisses de l'expertise comptable chez Baker Tilly ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 17Laura de Faveri : une histoire de confiance dans l'expertise comptable
Dans cet épisode du podcast Exco by Liberall Conseil, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Laura de Faveri, expert-comptable associée au sein du cabinet A2C en Normandie. Elle nous raconte son évolution professionnelle, les défis qu’elle a relevés et sa vision du métier d’expert-comptable. Un témoignage enrichissant pour ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux de cette profession en mutation.Une installation en Normandie par amourOriginaire d’Orléans, Laura de Faveri ne se destinait pas à la Normandie. C’est sa vie personnelle qui l’y a conduite. Une fois sur place, elle a envoyé son CV aux cabinets d’expertise comptable de la région et a intégré A2C Expertise, où elle a rapidement évolué."Je n’avais que trois ans d’expérience quand je suis arrivée chez A2C. J’étais en fin de stage d’expertise comptable et j’ai voulu repartir des bases pour bien assimiler les procédures du cabinet."Devenir associée, une opportunité inattendueBien qu’elle ne cherchait pas à devenir associée, Laura s’est vue offrir cette opportunité par Franck et Isabelle Villalard, fondateurs du cabinet."Je ne visais pas l’association, mais mon collègue souhaitait le devenir. Nos mentors ont pris le pari de nous intégrer ensemble."Elle a d’abord acquis 10 % des parts du cabinet, puis 5 % supplémentaires deux ans plus tard, signe de la confiance accordée par ses associés.Une stratégie de croissance maîtriséeAujourd’hui, le cabinet A2C regroupe 52 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 4,3 millions d’euros. Plutôt que de chercher une croissance rapide, les associés ont choisi de privilégier la qualité des services et le bien-être des équipes."Nous avons décidé de limiter l’entrée de nouveaux clients afin de mieux nous concentrer sur nos clients existants et garantir un service de qualité."L’avenir du métier d’expert-comptableAvec l’essor de l’intelligence artificielle et l’automatisation, la profession évolue. A2C mise sur des missions à forte valeur ajoutée, comme le droit social et le conseil fiscal."L’expertise comptable doit s’adapter. La tenue comptable est de plus en plus automatisée, notre vrai rôle est désormais le conseil et l’accompagnement stratégique."Le cabinet a ainsi développé des services juridiques pointus, allant jusqu’à la structuration de groupes et l’optimisation fiscale des entreprises.Un management centré sur l’humainLaura met un point d’honneur à favoriser l’épanouissement des collaborateurs à travers diverses initiatives :Un programme "Vi ma vie" pour mieux comprendre les différents rôles au sein du cabinetDes référents internes sur des sujets clés (cotisations TNS, fiscalité, etc.)Une reconnaissance "Great Place to Work" obtenue grâce à un engagement fort envers les employés"Nous valorisons nos équipes, car ce sont elles qui font la force du cabinet."Une aventure humaineLe parcours de Laura de Faveri montre qu’évoluer au sein d’un cabinet d’expertise comptable est possible et enrichissant. Son approche humaine et innovante fait d’A2C un cabinet exemplaire dans un secteur en pleine transformation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 16Mindset Finance : quand l'expertise comptable se transforme en conseil entrepreneurial avec Anthony Guez
Dans une conversation inspirante, Anthony Guez, fondateur de Mindset Finance, partage sa vision audacieuse d’une expertise comptable modernisée. Avec une approche centrée sur l’innovation, le conseil stratégique et l’humain, son cabinet redéfinit les contours d’une profession en pleine mutation.Réinventer l’expertise comptable grâce à l’innovationDès la création de Mindset Finance, Anthony Guez a misé sur l’innovation et la différenciation. Son objectif ? Construire un cabinet autour d’une identité forte et d’outils performants, en mettant l’accent sur l’accompagnement des dirigeants.« Dès le départ, j’ai voulu créer une marque impactante et investir dans des solutions technologiques pour améliorer nos services. »Une organisation sur-mesure pour les dirigeantsAujourd’hui, Mindset Finance, fort de 10 collaborateurs et d’une clientèle de 30 entreprises récurrentes, offre des solutions adaptées aux besoins des entreprises :Reporting financier et prévisions de trésorerieDigitalisation des processus financiersAccompagnement stratégique dans les moments clés (levées de fonds, acquisitions, etc.)Avec un modèle basé sur des forfaits transparents, le cabinet garantit des prestations alignées sur la valeur apportée, plutôt que sur le temps passé.« Nous avons quitté la logique de facturation horaire pour privilégier une approche centrée sur la valeur réelle pour nos clients. »La DAF externalisée : une réponse aux besoins des entreprisesAu cœur de l’offre de Mindset Finance se trouve le conseil en direction financière externalisée (DAF). Cette solution permet aux entreprises de bénéficier d’un accompagnement sur mesure pour piloter leur activité et prendre des décisions éclairées.« Notre rôle est de structurer la fonction finance de nos clients pour les aider à franchir chaque étape critique de leur développement. »Une ambition forte pour Mindset FinanceAvec un objectif de 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2025, Mindset Finance vise à accélérer son développement en :Renforçant son activité de conseil en DAF externalisée.Accompagnant ses clients dans des opérations capitalistiques.Continuant à innover pour offrir des solutions toujours plus adaptées.« Nous avons un immense potentiel de croissance. Notre ambition est d’accompagner toujours plus d’entreprises avec des solutions sur mesure. »Une expertise au service des entrepreneursEn conclusion, Anthony Guez rappelle que l’expertise comptable va bien au-delà des chiffres :« L’expert-comptable est un entrepreneur au service des entrepreneurs. Notre mission est d’apporter de la valeur, d’améliorer l’expérience client et de devenir un partenaire stratégique incontournable. »Avec sa vision moderne et proactive, Mindset Finance s’impose comme un modèle de transformation dans le secteur de l’expertise comptable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 15Geoffrey Laurendeau « La comptabilité deviendra un produit d’appel. Notre vraie valeur résidera dans le conseil et l’accompagnement. »
Dans un épisode captivant du podcast Exco by Liberall, Geoffrey Laurendeau, fondateur de Bright Conseil, partage son parcours atypique et sa vision audacieuse de l’expertise comptable. Ce cabinet bouscule les codes traditionnels pour répondre aux besoins modernes des entreprises et des dirigeants.Un parcours inspiré par la passion et la logiqueInitialement attiré par le marketing, Geoffrey découvre sa vocation pour la comptabilité grâce à une rencontre marquante avec une professeure. Rapidement, il voit cette discipline comme un terrain logique et stimulant, mais il se définit avant tout comme un entrepreneur.« Je vois l’expertise comptable comme un modèle économique, pas comme une simple profession. »Bright Conseil : un cabinet qui réinvente les codesCréé en 2012 avant même son diplôme d’expertise comptable, Geoffrey Laurendeau a fondé Bright Conseil avec une ambition claire : innover. En intégrant des outils technologiques dès le départ, il a conçu un cabinet tourné vers l’humain et l’entrepreneuriat.Chez Bright Conseil, il n’y a pas de « comptables » : l’équipe est composée de business coaches et de directeurs financiers, incarnant une nouvelle approche de l’accompagnement client.« On n’a pas de comptables chez nous, mais des business coaches. »Vers un modèle économique renouveléGeoffrey est convaincu que la profession est en pleine mutation. Avec l’automatisation croissante, la comptabilité traditionnelle laisse place à des missions à forte valeur ajoutée.Chez Bright Conseil, cela se traduit par des offres modulées selon les besoins des dirigeants, avec une transparence tarifaire affichée dès le départ.« La comptabilité deviendra un produit d’appel. Notre vraie valeur résidera dans le conseil et l’accompagnement. »Innover pour mieux accompagner les dirigeantsLe cabinet va au-delà des missions traditionnelles en proposant des solutions inédites, comme l’accompagnement en communication pour aider les dirigeants à renforcer leur présence en ligne.« Beaucoup de dirigeants savent qu’ils doivent être sur les réseaux sociaux, mais ne savent pas par où commencer. On leur propose un accompagnement clé en main. »Une gestion transparente et humaineBright Conseil repose sur des valeurs fortes : bien-être des équipes, communication ouverte et process clairs. Geoffrey fait de la qualité de vie au travail une priorité.« Je veux que mes collaborateurs se sentent bien. On investit dans des bureaux agréables, du matériel performant, et on limite les périodes de stress. »Anticiper pour transformer la professionGeoffrey conclut avec un appel aux experts-comptables : se préparer aux évolutions en cours. Il encourage à repenser le cabinet comme une véritable entreprise, avec une vision stratégique et une structuration claire.« La profession doit arrêter de penser comme un cabinet comptable et commencer à fonctionner comme une vraie entreprise. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 14Eliane Lévêque-Griffanti : une expert-comptable engagée
Eliane Lévêque-Griffanti : une expert-comptable engagéeEliane Lévêque-Griffanti est une experte-comptable pas comme les autres. Entre vocation précoce, passage dans le monde de l’entreprise, et transformation numérique de son cabinet, son parcours reflète une vision moderne et humaine de la profession.Une vocation d’experte-comptable dès l’adolescenceEliane confie qu’elle a su dès l’âge de 13 ans qu’elle voulait devenir experte-comptable, sans pouvoir expliquer pourquoi. À 27 ans, après huit années d’études et un parcours semé d’embûches, elle obtient son diplôme. Cependant, elle décide de quitter le cabinet dans lequel elle évoluait pour explorer un autre horizon professionnel : la direction administrative et financière (DAF) d’une entreprise industrielle de 30 salariés.Ce passage en entreprise lui permet de comprendre les réalités quotidiennes des dirigeants : gestion des ressources humaines, problématiques de trésorerie, et interactions avec l’inspection du travail. Une expérience précieuse qu’elle valorisera plus tard dans son cabinet.Retour en cabinet et ascension fulguranteAprès cinq années dans l’industrie, Eliane décide de renouer avec l’expertise comptable pour valoriser ses études et son diplôme. Elle rencontre Michel Schmith, fondateur d’un cabinet, qui lui propose de travailler à ses côtés avant de s’associer progressivement.Cette collaboration repose sur une confiance mutuelle et une grande autonomie laissée à Eliane. Résultat : en quelques années, le chiffre d’affaires du cabinet double, grâce à une stratégie commerciale proactive et une attention constante aux besoins des clients.Une reprise d’indépendance pour transformer la professionFace à des divergences stratégiques, Eliane reprend la majorité de son cabinet. Elle s’engage alors dans une profonde transformation numérique. Ce virage vise à automatiser les tâches répétitives et à se concentrer sur un accompagnement plus personnalisé des clients.Cette transition ne se fait pas sans heurts. Un changement rapide de logiciel provoque des incompréhensions, et une partie de l’équipe quitte le cabinet. Malgré ces défis, Eliane restructure son organisation avec l’aide de son mari, qui rejoint l’entreprise pour gérer les aspects humains et opérationnels.Elle introduit également une approche innovante en favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle pour ses collaborateurs. Finies les heures supplémentaires systématiques : son cabinet adopte des horaires flexibles et des processus optimisés grâce à la digitalisation.Vers une nouvelle approche de l’expertise-comptableEliane met un point d’honneur à redéfinir la valeur ajoutée de son cabinet. Elle constate que les attentes des clients ont évolué, notamment depuis la pandémie. Ces derniers souhaitent désormais un suivi régulier de leur trésorerie, des conseils en gestion RH et des éclairages stratégiques.Une vision inspirante pour l’avenirEliane Lévêque-Griffanti incarne une nouvelle génération d’experts-comptables, alliant innovation, humanité et pragmatisme. En misant sur le numérique, la personnalisation et le conseil, elle redéfinit les contours d’un métier en pleine mutation.Ce podcast est une véritable source d’inspiration pour les professionnels du chiffre et tous ceux qui aspirent à innover dans leur domaine.Retrouver le résumé de l'épisode sur notre page média. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 13Lionel Canesi : un chef d'entreprise au service des chefs d'entreprises
Lionel Canesi : un chef d'entreprise au service des chefs d'entreprises« Être expert-comptable, c’est avant tout se positionner comme un chef d’entreprise au service des chefs d’entreprise. »Originaire d’Ajaccio et ancien footballeur à l’Olympique de Marseille, Lionel Canesi s’éloigne de l’image traditionnelle que l’on se fait d’un expert-comptable. Président du Conseil national de l’Ordre des Experts-Comptables pendant la période critique du Covid, il est parvenu à transformer un petit cabinet de 5 collaborateurs en une structure de 300 personnes. Dans ce podcast, il revient sur son parcours hors norme, évoque sa vision de la profession et partage ses nouveaux projets. Entre détermination et envie de faire évoluer le métier, vous découvrirez un professionnel passionné qui soutient les entreprises dans leurs enjeux quotidiens.D’Ajaccio à la présidence du Conseil nationalTout commence par un contrôle fiscal mal géré dans un magasin de chaussures familial, événement déclencheur pour Lionel Canesi.En parallèle de ses études, il se lance dans le football et rejoint même l’OM. Rapidement, son sens des affaires et son engagement le mènent à devenir associé d’un cabinet, qu’il développe jusqu’à atteindre 300 collaborateurs.Actif au plus fort de la crise du CovidPendant la pandémie, la profession d’expert-comptable se révèle cruciale. Lionel Canesi s’investit pleinement : il décrypte les nouvelles mesures et soutient moralement les chefs d’entreprise.Élu président du Conseil national en 2020, il saisit l’occasion de défendre et valoriser ce métier auprès des pouvoirs publics et des médias.Miser sur l’indépendance numériqueLa transformation digitale est l’un des piliers de son action. Lionel Canesi milite pour que les experts-comptables conservent la maîtrise de leurs outils, évitant ainsi toute « ubérisation » par les éditeurs de logiciels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.