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Podcast de Liberall

Podcast de Liberall

Valentin Tonti Bernard

62 episodesFR

Show overview

Podcast de Liberall has been publishing since 2024, and across the 2 years since has built a catalogue of 62 episodes, alongside 1 trailer or bonus episode. That works out to roughly 60 hours of audio in total. Releases follow a fortnightly cadence, with the show now in its 2nd season.

Episodes typically run thirty-five to sixty minutes — most land between 46 min and 1h 4m — and the run-time is fairly consistent across the catalogue. None of the episodes are flagged explicit by the publisher. It is catalogued as a FR-language Business show.

The show is actively publishing — the most recent episode landed 2 weeks ago, with 13 episodes already out so far this year. The busiest year was 2025, with 37 episodes published. Published by Valentin Tonti Bernard.

Episodes
62
Running
2024–2026 · 2y
Median length
57 min
Cadence
Fortnightly

From the publisher

Chez Liberall Conseil, on accompagne les professions libérales dans le développement de leur structure, dans le changement de le processus de travail et dans la croissance de leur entreprise. Dans ce podcast "By Liberall Conseil" vous découvrirez des conversations sans détours avec des professions libérales dans lesquelles on va parler de CA, de marge, de méthodes de développement, de croissance externe, de management, d'utilisation de l'IA, d'outils...Des conversations cash et sans détours sur le développement de leur business.Retrouvez les résumés des épisodes sur notre page média. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Latest Episodes

View all 62 episodes

Jean-François Verstraet " Il faut qu'on passe d'un cabinet à une entreprise structurée"

May 4, 202645 min

Rui Manuel Pereira « Investissez dans votre avenir, ayez confiance dans votre avenir »

Apr 20, 20261h 6m

Jérémie Jeausserand « L'idée, c'est que la star ce soit le cabinet »

Apr 13, 20261h 12m

S2 Ep 17Morgane Boucher « La plus-value de l'avocat, elle est pas que dans la rédaction, pas du tout »

L'invitée : Morgane Boucher, Responsable de l'excellence opérationnelle juridique monde chez Bureau VeritasValentin Tonti-Bernard reçoit Morgane Boucher, ancienne avocate passée par Vatier, Lex Case, Auguste Debouzy et Gide, aujourd'hui en charge de l'excellence opérationnelle pour la fonction juridique monde de Bureau Veritas. Un échange sur le passage de la robe à l'entreprise, la réalité d'une direction juridique dans un groupe de 84 000 personnes, et la transformation des métiers du droit.Dix ans de robe, quatre cabinets, une spécialité Morgane commence chez Vatier sur le contentieux de la responsabilité médicale pour l'ONIAM, parcourt la France entre expertises et tribunaux pendant quatre ans. Elle passe ensuite par Lex Case en responsabilité produit, Auguste Debouzy en contentieux général, puis Gide pendant la période Covid. Un fil rouge : le risque industriel, les trains qui déraillent, les immeubles qui s'effondrent.Quitter la robe : la méthode et le hasard Morgane raconte sans filtre comment elle a préparé sa sortie. Refaire son CV en mode entreprise, appeler des chasseurs de tête qui lui disent qu'elle cherche le mouton à cinq pattes, s'entendre dire d'aller chez un assureur pendant trois ans. Et finalement, trouver son poste sur le site de l'APEC après un déjeuner avec une copine institutrice et un ticket à gratter gagnant.Bureau Veritas : une assignation par jour Bureau Veritas, c'est 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 84 000 collaborateurs, du contrôle technique de construction à la certification ISO en passant par l'inspection maritime. Morgane gère une direction juridique de 30 personnes en France avec une volumétrie de contentieux hors norme : une assignation par jour, des dossiers qui durent 12 ans, un panel d'avocats négocié avec les assureurs.Legal ops, IA et transformation Aujourd'hui au niveau monde, Morgane pilote les outils de contract management, la gestion des 500 entités du groupe, les workflows de litigation. Elle partage sa vision de l'IA juridique : utile pour la recherche, encore limitée sur l'analyse de dossiers techniques complexes. Et pose la question qui fâche : quand l'IA fait le travail, qui forme les juristes de demain ?Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la direction juridique de l'intérieur Cet échange s'adresse aux avocats qui pensent à quitter la robe, aux juristes d'entreprise qui veulent comprendre les enjeux de transformation, et à tous les cabinets qui travaillent avec des directions juridiques de grands groupes et veulent savoir comment rester dans le panel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 20261h 6m

S2 Ep 16Laurent Salanié « C'est le fait de créer, c'est ce que tu retiens »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Laurent Salanié, directeur général France d'Accru Partners, pour un échange sur un modèle de buy and build qui détonne sur le marché français de l'expertise comptable. Ancien de McKinsey, ex-dirigeant de WeekendDesk et artisan du développement international d'Aramis Group, Laurent défend une approche où l'entrepreneur reste aux commandes.Un parcours de bâtisseur avant l'expertise comptable Laurent a commencé chez Michelin, passé quatre ans chez McKinsey, dirigé WeekendDesk pendant huit ans en faisant passer la boîte de 20 à 100 millions d'euros, puis piloté le développement international d'Aramis Group jusqu'à l'introduction en bourse. Il n'est pas expert-comptable. Mais il connaît le M&A, le buy and build et ce que signifie intégrer une entreprise sans casser son ADN.Accru Partners : le modèle suédois qui arrive en France Lancé en 2024 par le fonds danois-suédois Axcel, Accru Partners regroupe déjà 70 cabinets en Suède, au Danemark, en Norvège et au UK. Le groupe fait 225 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 25 % d'EBITDA et 12 % de croissance organique. La France est le prochain marché. Laurent est arrivé le jour de la création de la société française, en octobre 2024.Minoritaire au capital, un tiers des droits de vote Le modèle Accru Partners repose sur un principe : l'entrepreneur garde le contrôle. Le groupe détient 100 % du capital social mais seulement un tiers des droits de vote. Pas de mandataire social imposé, pas de services support obligatoires, pas de plateforme technologique forcée. Les cabinets gardent leur marque, leurs équipes, leur culture. Laurent compare son rôle à celui d'Aimé Jacquet : rassembler les meilleurs, créer les connexions, faciliter sans diriger.Pas d'objectif de volume, une obsession de qualité Le patron d'Axcel a dit à Laurent qu'une seule acquisition de qualité par an suffirait. Les équipes M&A ne sont pas incentivées sur la quantité. La conviction du groupe : la valeur se crée par ce qu'on apporte aux clients et aux collaborateurs, pas par les multiples de revente. Laurent alerte sur les dangers de la course aux acquisitions qu'il observe sur le marché français.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la consolidation autrement Cet échange s'adresse aux experts-comptables et commissaires aux comptes qui reçoivent des sollicitations de rachat, aux dirigeants qui s'interrogent sur l'avenir de leur cabinet face à la financiarisation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un modèle venu du nord de l'Europe prétend faire les choses différemment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202657 min

S2 Ep 15Didier Caplan « J'ai vu un truc que personne n'avait vu »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Caplan, fondateur du groupe Comptacom, pour un échange sur un parcours entrepreneurial hors norme. Apprenti coiffeur à 16 ans, expert-comptable à 28 ans, créateur d'une société de numérisation d'archives, inventeur d'un logiciel de production comptable automatisée et bâtisseur d'un groupe passé de 2 à plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires.De la coiffure à l'expertise comptable Didier Caplan quitte l'école à 16 ans pour un apprentissage de coiffeur dans le salon familial. À 20 ans, il reprend des études, passe par un IUT à Angers, et devient expert-comptable à 28 ans. Il reste probablement le seul de la profession à détenir un double diplôme d'expert-comptable et de coiffeur. Il raconte pourquoi ce parcours atypique a forgé sa vision d'entrepreneur.Archimède : quand un expert-comptable invente la numérisation d'archives En 1992, une conférence de la DATAR sur le télétravail déclenche un déclic. Didier rédige un projet sur l'automatisation de la production comptable par la numérisation. Sa rencontre avec le directeur des archives départementales de la Mayenne l'emmène vers un marché inattendu : la numérisation de plans cadastraux anciens en format A0. Il crée Archimède, une société qui atteindra 25 salariés et 5 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec des marchés en Vendée, en Corse et jusqu'aux archives militaires de Vincennes.Le déclic Comptacom : automatiser la comptabilité avant tout le monde Une rencontre avec Warner Music change tout. Le directeur général lui demande d'automatiser les processus de validation de commandes, de factures et de paiement. Didier met au point un workflow décisionnel inédit dans la profession. Il crée le logiciel Comptacom, dépose le nom de domaine compta.com, et développe en interne un outil de gestion de cabinet, GESCAB, qui deviendra l'ADN du groupe et son principal avantage compétitif pour intégrer de nouveaux cabinets.Bâtir un groupe de 2 à 40 millions d'euros Didier construit le groupe Comptacom par croissance externe, avec une méthode simple : valorisation à coefficient 1 du chiffre d'affaires, intégration par LBO, système d'information unifié. Au moment de son départ, le groupe compte 550 à 600 personnes et dépasse les 40 millions d'euros. Aujourd'hui dirigé par Olivier Moisan, le groupe continue sa croissance dans un contexte de financiarisation de la profession.Un épisode pour ceux qui croient qu'on peut tout construire en partant de rien Cet échange s'adresse aux experts-comptables qui veulent comprendre comment se construit un groupe, aux entrepreneurs qui cherchent l'inspiration dans des parcours atypiques, et à tous ceux qui pensent que l'innovation peut naître n'importe où, y compris dans un petit village de la Mayenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20261h 24m

S2 Ep 14Karl Hepp de Sevelinges « Il faut simplement être courageux et audacieux »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Karl Hepp de Sevelinges, managing partner du cabinet Jeantet à Paris, pour un échange sans filtre sur la transformation d'un cabinet centenaire, la gouvernance des cabinets d'avocats et l'impact de l'intelligence artificielle sur la profession.Relancer un cabinet en cinquième génération Jeantet existe depuis 100 ans. En arrivant il y a 10 ans, Karl, ancien associé de Gide, trouve un cabinet en manque de visibilité sur la place parisienne. Avec Catherine Saint Geniest, il réforme la gouvernance, les services supports, le marketing et le système de rémunération. Aujourd'hui, le cabinet approche les 200 avocats, 47 associés, 65 millions d'euros de chiffre d'affaires et une marge de 50 %.Lockstep vs eat what you kill : le débat tranché Karl défend un modèle de rémunération fondé sur l'apport et la performance. Il explique pourquoi le lockstep pur perd de son attractivité, pourquoi les cabinets américains dominent avec un modèle d'origination, et comment Jeantet a structuré un partner track transparent : quatre ans, un million d'origination propre pendant deux années consécutives.La stratégie de croissance : rapprochements, intégrations et taille cible Le cabinet vise 250 avocats. Karl détaille la méthode d'intégration progressive appliquée au rapprochement avec le cabinet Ginestier : immobilier d'abord, travail commun ensuite, intégration totale peut-être. Il explique pourquoi Jeantet a fermé ses bureaux internationaux pour se concentrer sur Paris avec un rayonnement cross-border.L'IA dans un cabinet d'avocats : ce qui change déjà Legora, Genial, des experts IA intégrés dans chaque équipe. Karl décrit l'impact concret : audits accélérés, drafting automatisé, pricing en baisse, recrutement de juniors en question. Il anticipe un monde où les cabinets devront doubler leur volume de travail pour maintenir leur rentabilité.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre où va la profession Cet échange s'adresse aux avocats qui dirigent ou veulent diriger une structure, aux collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir dans un marché en mutation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un cabinet français se prépare face aux géants américains et à l'intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202657 min

S2 Ep 13Vincent Pavlovsky « Tant qu’on peut s’adapter, il faut continuer. »

Dans cet épisode de notre podcast, Valentin Tonti-Bernard reçoit Vincent Pavlovsky, expert-comptable, cofondateur du cabinet AJC et désormais associé au sein du groupe Numans.Entrepreneur engagé, manager profondément humain, Vincent a construit en 11 ans un cabinet de 38 collaborateurs avant de décider de le rapprocher d’un groupe structurant pour préparer l’avenir de la profession.Mais son parcours est aussi marqué par un combat personnel : une maladie rare et invisible qui a bouleversé sa manière de diriger.Ce que vous allez découvrirDans cet épisode :Pourquoi Vincent a voulu "changer la façon dont on voit l’expert-comptable"Son modèle basé sur la DAF externalisée et la stratégieLa gestion du cash comme premier défi entrepreneurialComment intégrer une acquisition post-M&A comme un projet stratégiquePourquoi il n’y a pas de période fiscale dans son cabinetComment créer une culture sans politique interne et sans turnoverPourquoi il a décidé de communiquer ouvertement sur sa maladieLes coulisses de son rapprochement avec NumansSa vision d’un cabinet "entreprise à mission"Son projet de fonds de dotation pour accompagner les personnes atteintes de maladies invisiblesSoutenez le podcastSi cet épisode vous a inspiré :Laissez 5 étoiles sur Apple Podcasts ou SpotifyPartagez-le à un confrère ou un dirigeantDiffusez-le autour de vousC’est grâce à vous que nous continuons à recevoir des invités inspirants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202656 min

S2 Ep 12Fleur Jourdan « La compliance, c'est le vaccin du droit »

L'invité : Fleur Jourdan, Fondatrice de Fleurus Avocat et Fleurus FormationValentin Tonti-Bernard reçoit Fleur Jourdan, avocate spécialisée en droit public et compliance, pour un échange sur un parcours atypique : magistrate, directrice générale adjointe de la région Île-de-France, puis avocate chez Gide, associée chez IH, et aujourd'hui fondatrice de son propre cabinet.De la haute fonction publique à la robeFleur a été juge administratif puis numéro deux de la région Île-de-France pendant sept ans, avec 50 personnes à manager. À 35 ans, elle décide de tout quitter pour devenir avocate. Elle raconte pourquoi et comment elle a dû tout désapprendre pour réapprendre un monde nouveau.Créer un cabinet sur un positionnement qui n'existait pasEn 2021, Fleur lance Fleurus Avocat avec une conviction : mêler droit public et compliance, deux matières que personne ne traitait ensemble. Pendant deux ans, aucun client public. Elle a failli baisser les bras. Puis les contrôles sont arrivés, et avec eux les clients.La compliance expliquée simplementPeut-on accepter une invitation à Roland-Garros ? À partir de quel montant un cadeau devient-il suspect ? Fleur décrypte la loi Sapin 2 et explique pourquoi chaque entreprise doit définir ses propres règles. Elle raconte les cas concrets, les incohérences, et ce que le régulateur attend vraiment.Fleurus Formation : le nouveau projetCinq ans après Fleurus Avocat, Fleur lance Fleurus Formation, une plateforme de formation dispensée par des avocats identifiés. L'idée : offrir aux entreprises des formations de haut niveau avec de vrais retours d'expérience, et aux avocats une visibilité, une commercialisation et une certification Qualiopi clé en main.Un épisode pour ceux qui veulent entreprendre autrementCet échange s'adresse aux avocats qui s'interrogent sur leur trajectoire, aux dirigeants qui veulent comprendre ce qu'est vraiment la compliance, et à tous ceux qui pensent qu'on peut réinventer les règles du jeu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20261h 3m

S2 Ep 11Sébastien Chauvin « On ne veut pas croître à tout prix »

L'invité : Sébastien Chauvin, Président du réseau Talenz et associé Talenz ArèsValentin Tonti-Bernard reçoit Sébastien Chauvin, président du réseau Talenz et associé du cabinet Talenz Arès, pour un échange sur un modèle de développement qui prend le contre-pied de la financiarisation.Un réseau de six cabinets indépendantsTalenz, c'est six cabinets régionaux qui partagent une marque commune sans être fusionnés : Arès sur l'axe rhodanien, Alteis en Normandie, Toadden en Bretagne, Comexpert dans le Nord, MGA en Alsace, Sofidem en Mayenne et région parisienne. Plus Talenz Audit, structure commune dédiée au commissariat aux comptes et au conseil en durabilité.La cooptation plutôt que le rachatSébastien explique pourquoi Talenz ne rachète pas de cabinets. Le modèle repose sur la cooptation : une joint-venture à 50-50 pendant quatre ans, puis une intégration au capital si l'alignement humain est confirmé. L'objectif n'est pas la plus-value, mais de trouver des associés qui veulent exercer leur métier dans de bonnes conditions.1 400 collaborateurs, 130 millions d'euros de chiffre d'affairesSix cabinets, une centaine d'associés, une cinquantaine de sites. Sébastien détaille la gouvernance d'un réseau où les décisions se prennent à six autour d'une table et redescendent immédiatement dans les territoires. Une agilité que les structures plus intégrées n'ont pas toujours.La stratégie du contre-piedFace à la consolidation du marché, Talenz fait un autre choix : ne pas grossir à tout prix, mais grandir avec des cabinets qui partagent les mêmes valeurs. Sébastien assume ce positionnement et explique pourquoi il croit à l'indépendance capitalistique tout en construisant une marque nationale forte.Un épisode pour ceux qui s'interrogent sur leur modèleCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets qui reçoivent des sollicitations d'acquéreurs, aux associés qui veulent comprendre les alternatives à la financiarisation, et à tous ceux qui pensent qu'on peut construire un groupe puissant sans lever de fonds. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20261h 7m

S2 Ep 10Sébastien Leleu « On ne fait pas de mise en relation, on anime une concurrence »

L'invité : Sébastien Leleu, Associé chez Pax Corporate FinanceValentin Tonti-Bernard reçoit Sébastien Leleu, associé de la banque d'affaires Pax Corporate Finance, pour un échange sur la consolidation des cabinets d'expertise comptable et de gestion de patrimoine.Le métier de banquier d'affaires côté vendeurSébastien explique pourquoi Pax se positionne quasi-exclusivement côté cédant. Animer un processus concurrentiel, gérer la confidentialité, optimiser les conditions de sortie : il détaille ce que signifie vraiment accompagner un dirigeant qui vend l'œuvre d'une vie.30 opérations en 3 ans sur ces deux secteursPax a accompagné une trentaine de transactions dans l'expertise comptable et la gestion de patrimoine ces trois dernières années. Sébastien partage ce que cette expérience lui a appris sur les acquéreurs, leurs stratégies et leurs limites.Les multiples ont changéIl y a quelques années, un cabinet d'expertise comptable se vendait 0,8 à 1 fois le chiffre d'affaires. Aujourd'hui, les plateformes structurées qui ouvrent leur capital à des fonds se valorisent entre 10 et 12 fois l'EBITDA. Sébastien explique ce qui justifie ces écarts et ce qui fait la différence entre les dossiers.Une quinzaine d'acquéreurs, bientôt une vingtaineCogep, In Extenso, Ensemble, les nouveaux entrants comme Numériste ou Archipel : Sébastien décrypte les stratégies des consolidateurs. Certains cherchent la taille, d'autres des expertises sectorielles, d'autres encore une couverture géographique. Tous n'ont pas le même projet pour les dirigeants qui les rejoignent.Un épisode pour ceux qui envisagent une opérationCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets qui sont contactés par des acquéreurs et qui se demandent ce que vaut leur structure, aux associés qui veulent comprendre les mécaniques de valorisation, et à tous ceux qui veulent décoder ce qui se passe vraiment sur ce marché. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20261h 2m

S2 Ep 9Florent Champy « On travaille sérieusement sans se prendre au sérieux »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Florent Champy, counsel au sein du cabinet PGA Associés à Paris, pour un échange sur le parcours d'un avocat fiscaliste en dixième année de barreau.Un parcours construit sur la fidélité et l'apprentissageFlorent a rejoint Archer dès sa sortie du CRFPA, attiré par l'enthousiasme de son boss et un mantra qui est devenu le sien : travailler sérieusement sans se prendre au sérieux. Cinq ans plus tard, il suit son équipe chez PGA. Il insiste sur ce point : dans ce métier, on s'attache aux personnes avant de s'attacher aux structures.Les premières années : se former avant de développerFlorent décrit sans détour les cinq premières années de collaboration : un rythme soutenu, une formation intensive, un pari sur l'avenir. Il explique pourquoi ceux qui tiennent ces années difficiles acquièrent un avantage comparatif qu'ils conservent toute leur carrière.Le déclic du développementÀ la huitième année, le changement de mindset s'opère. La question devient simple : veux-tu te donner à manger tout seul ou rester traitant toute ta vie ? Florent raconte comment le bouche-à-oreille, les confrères et les experts-comptables deviennent ses principaux canaux de développement.Une pratique fiscale au service des entrepreneursSupport fiscal du corporate, audit d'acquisition, structuration de LBO, management packages, apport-cession : Florent détaille une activité variée au service des entrepreneurs du small et mid cap. Il explique pourquoi un dirigeant qui cède à 2 millions a les mêmes problématiques fiscales que celui qui cède à 30 millions.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre le métier d'avocat fiscalisteCet échange s'adresse aux jeunes collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir, aux entrepreneurs qui veulent comprendre ce qu'un fiscaliste peut leur apporter, et à tous ceux qui pensent que les avocats se prennent trop au sérieux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 202638 min

S2 Ep 8Valentin Doligé « On préfère grandir que grossir »

L'invité : Valentin Doligé, Directeur Général d'OrcomValentin Tonti-Bernard reçoit Valentin Doligé, l'un des directeurs généraux d'Orcom, pour un échange sur le modèle singulier de ce cabinet d'expertise comptable de 1 650 collaborateurs et 165 millions d'euros de chiffre d'affaires.Un modèle d'indépendance assuméValentin Doligé défend une vision claire : réinvestir les deux tiers des résultats dans l'entreprise plutôt que de maximiser la distribution. Cette discipline permet à Orcom de financer sa croissance externe, ses innovations et ses spécialisations sans dépendre de fonds extérieurs. Le résultat net dépasse les 10 % et l'entreprise reste maître de ses choix stratégiques.Grandir plutôt que grossirLa croissance externe fait partie de l'ADN d'Orcom depuis 45 ans, mais elle reste choisie. Chaque rapprochement repose d'abord sur l'humain : la volonté de faire entreprise ensemble prime sur les chiffres. Valentin explique pourquoi certaines discussions n'aboutissent pas et comment cette exigence protège la cohérence du groupe.La pluridisciplinarité au service du clientOrcom a structuré des branches complémentaires : le cabinet d'avocats Orva, le cabinet de conseil RH ActiveForce, une offre de recherche de cibles et de levée de fonds. Valentin détaille les conditions de réussite de cette pluridisciplinarité, notamment avec les avocats, et les écueils qu'il observe chez d'autres structures.L'attachement au terrainMalgré ses fonctions de direction générale, Valentin conserve un portefeuille client. Il assume ce choix : rester connecté à la réalité du métier, comprendre les évolutions technologiques et ne pas se déconnecter des équipes. L'action commerciale reste portée par les associés et les directeurs de mission, pas par une force de vente dédiée.Un épisode pour ceux qui veulent construire dans la duréeCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets et de professions réglementées qui s'interrogent sur leur modèle de développement. Valentin Doligé montre qu'il est possible de bâtir une ETI solide sans sacrifier son indépendance ni ses valeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 20261h 10m

S2 Ep 7Romane Bertolus « Le cash dit où tu es. La data dit où tu vas »

L’invité : Romane Bertolus, DAF part-time chez MindsetValentin Tonti-Bernard reçoit Romane Bertolus, DAF part-time chez Mindset, pour un échange sans filtre sur le pilotage financier. Romane part d’une idée simple et pourtant très vraie : beaucoup de dirigeants pilotent encore uniquement en regardant leur compte bancaire. C’est rassurant à court terme, mais dangereux pour toutes les décisions importantes.Piloter par le cash : le faux confortRomane explique pourquoi le cash, malgré son importance, n’est pas un indicateur suffisant. Sans vision long terme, un dirigeant prend des décisions à l’aveugle : recruter un commercial sans modéliser son ramp-up, investir en marketing sans anticiper l’impact réel, ou encore confondre chiffre d’affaires signé et cash réellement encaissé. Le pilotage « à l’épicier » crée l’illusion de la maîtrise, alors qu’il masque les signaux essentiels.Le rôle d’un DAF part-time : structurer, fiabiliser, éclairerRomane décrit avec précision ce qu’apporte un DAF part-time. Elle réalise d’abord un diagnostic complet : business model, marges, outils, process, data. Elle construit ensuite un budget cohérent, un prévisionnel de trésorerie réaliste et des indicateurs alignés sur l’activité. Son rôle ne se limite pas aux chiffres : elle participe aux boards, challenge les décisions, parle aux banques et devient souvent le véritable copilote du dirigeant. Surtout, elle rétablit une donnée fiable pour que chaque choix repose sur une information juste.Des exemples concrets qui parlent à tousRecruter un sales qui mettra trois mois avant d’être rentable, gérer les abonnements en produits constatés d’avance, anticiper les grosses charges sociales de janvier ou encore modéliser les encaissements étalés : Romane montre comment un bon pilotage évite les mauvaises surprises. Elle rappelle que beaucoup d’erreurs viennent moins du manque de compétence que de l’absence de structure et de data maîtrisée.Clubs deals : un terrain stratégique pour les experts-comptablesRomane partage aussi un aperçu de son mémoire consacré aux clubs d’investissement. Elle explique leur intérêt pour les particuliers, les opportunités qu’ils créent pour les experts-comptables et le cadre réglementaire renforcé par l’AMF. Un sujet encore méconnu mais en pleine expansion.Un épisode pour tous les cabinets et professions réglementéesCet échange s’adresse à toutes les professions du droit et du chiffre qui veulent sortir du pilotage au feeling. Romane rappelle qu’un cabinet peut faire plusieurs dizaines de millions d’euros tout en continuant à suivre seulement le chiffre d’affaires signé et le solde bancaire. La bonne nouvelle : il est possible de changer, et le DAF part-time est souvent le premier pas vers un pilotage enfin maîtrisé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 20251h 3m

S2 Ep 6Laura Bellaiche – « Un cabinet doit tourner sans toi : ton temps doit aller à la valeur »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Laura Bellaiche, fondatrice du cabinet Motec et associée du cabinet CK, pour une conversation sans détour sur la technique, la culture d’entreprise, l’automatisation et l’art d’apprendre à faire du business quand on vient de la compta.Dans cet épisode, Laura revient sur son parcours au sein de la Compagnie Fiduciaire, sa progression jusqu’à la direction de site et les coulisses du partner track : développement commercial, autonomie, capacité technique et management. Elle raconte le moment où elle comprend, tableau Excel en main, que créer son cabinet est finalement la voie la plus cohérente pour elle : plus d’indépendance, plus d’impact, plus de liberté dans le positionnement.Lancer Motec : modernité + techniqueElle crée alors Motec, un cabinet qui revendique son ADN : modernité, clarté, automatisation au service de la relation humaine. Laura s’associe avec un profil non expert-comptable, spécialiste de l’automatisation financière, pour accélérer la création de valeur sur les tâches à faible rendement.Apprendre à faire du businessLaura raconte la bascule mentale indispensable lorsqu’on passe de manager à entrepreneur : arrêter de résoudre gratuitement tous les problèmes, apprendre à qualifier, comprendre que le commercial n’est pas un prolongement de la technique, mais un exercice structuré.Elle confronte sa vision à celle de Valentin, qui assume une approche généreuse, long-termiste, presque “judéo-chrétienne” du conseil : donner pour créer une relation durable. Ensemble, ils explorent les limites, les risques et les arbitrages entre court terme et construction d’une réputation.Une spécialisation assumée : la formation, les coachs et les indépendants exigeantsTrès visible sur LinkedIn, Laura attire surtout les déçus des plateformes en ligne. Elle explique pourquoi elle ne joue pas le jeu du “réglé en 30 secondes pour 29 €/mois” : ce n’est pas son métier, ni son ambition.En analysant son portefeuille, elle identifie que sa plus forte croissance provient des organismes de formation, coachs, formateurs et experts du savoir. Elle décide d’en faire une spécialisation assumée : maîtriser Calliope, comprendre leurs cycles, leurs enjeux, leurs contraintes… et contribuer à un secteur qu’elle considère essentiel : l’éducation.L’annonce : Laura rejoint le cabinet CKAlors qu’elle pensait ne jamais se réassocier ailleurs qu’à la Compagnie Fiduciaire, Laura fait une annonce forte : elle devient associée du cabinet CK, un cabinet de 130 collaborateurs où elle retrouve enfin les valeurs, la culture et la vision qui lui manquaient.Un modèle hybride entre puissance d’un grand cabinet et agilité d’un collectif soudé, avec un vrai projet de spécialisation par verticales. Elle pilotera la verticale formation, tout en poursuivant ses travaux autour de l’innovation et des entreprises tech.Laura conclut en rappelant ce en quoi elle croit profondément : la vulgarisation du savoir technique, l’accessibilité des concepts comptables et fiscaux, la transmission, et surtout le fait de s’amuser dans ce métier pourtant réputé rigide.Parce qu’un cabinet performant est un cabinet aligné, moderne, assumé, et capable de parler le langage de ses clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 202542 min

S2 Ep 5Didier Martin « Grandir, oui : mais seulement si la qualité augmente plus vite que la taille »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Martin, senior partner du cabinet Bredin Prat, figure majeure du M&A et du droit boursier en France. Avocat depuis 1977, artisan des grandes offres publiques et compagnon de route de familles et groupes emblématiques, il revient sur près de 50 ans de barreau et 34 ans de construction patiente d’un cabinet… devenu l’un des plus rentables et respectés de la place.Dans cet épisode, on parle facturation, gouvernance, conflits d’intérêts, best friends européens, private equity, intelligence artificielle… mais aussi éthique, clients refusés et transmission aux nouvelles générations d’avocats.« Une bonne profitabilité, ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est d’abord un signe de reconnaissance du marché. »Didier raconte :son arrivée chez Gide à la fin des années 70,les débuts du droit des OPA et les premières grandes réformes boursières,son départ en 1991 pour un Bredin Prat alors quasi boutique,puis la stratégie qui a permis de grandir sans devenir une “usine” : fiscal, social, contentieux, private equity… avec un niveau d’exigence constant sur la qualité des associés.On entre aussi dans la mécanique interne d’un grand cabinet français : comment on gère les conflits d’intérêts, pourquoi Bredin Prat n’a jamais cédé aux sirènes des grands réseaux internationaux, comment fonctionne la rémunération des associés (sans tomber dans le “eat what you kill”), et ce que ça change concrètement pour les collaborateurs qui rêvent de partnership.« Si la relation entre associés n’est qu’une relation financière, les conflits deviennent rapidement irréversibles. »Enfin, Didier partage sa vision très lucide de l’intelligence artificielle dans les cabinets d’avocats : les vrais gains de temps aujourd’hui, ce qui relève encore de l’effet d’annonce, et pourquoi il faut rester extrêmement attentif… sans se précipiter dans des investissements déconnectés de la réalité du métier.Au programme :Les coulisses de la naissance du droit des OPA en France34 ans de construction et de croissance “vertueuse” chez Bredin PratBest friends européens, internationalisation et limites des grands réseauxConflits d’intérêts, gouvernance, répartition des honorairesIA, outils juridiques et avenir du travail des collaborateursLes rares clients (et personnalités) qu’il a choisi de ne pas accompagnerSi vous êtes avocat, futur associé, collaborateur dans un grand cabinet d’affaires ou simplement curieux de comprendre comment se construit un “grand nom” du barreau, cet épisode va beaucoup vous parler.Si l’épisode vous plaît, pensez à :mettre ⭐⭐⭐⭐⭐ sur votre plateforme d’écoute,le partager à un confrère, une consœur ou un associé,et vous abonner pour ne pas rater les prochains invités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 1, 20251h 13m

S2 Ep 4Jérôme Renard « Plus on digitalise, plus l'humain reprend sa place »

Valentin Tonti Bernard reçoit Jérôme Renard, fondateur de Reflex Expertise et président du groupe Excel, Ensemble, ils explorent un modèle de développement atypique : comment faire croître un cabinet d’expertise comptable sans multiplier les effectifs ni perdre sa culture ? Un développement éclair : de 0 à 4 millions d’eurosJérôme Renard ne prédestinait pas à l’expertise comptable. Initialement tourné vers la gestion et le commerce international, il bascule progressivement vers la finance et découvre une appétence pour le droit des sociétés. Après une tentative avortée d’association, il crée son cabinet ex-nihilo en 2012 avec un prêt de 35 000 €, sans client et sans certitude. Résultat : 750 000 € de chiffre d’affaires dès la première année.Aujourd’hui, Reflex Expertise réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 40 collaborateurs et deux associés, dans une logique de spécialisation (notamment en pharmacie) et de digitalisation. L’organisation repose sur une autonomie forte des équipes et une gestion RH axée sur la fidélisation plutôt que la course au recrutement.Digitalisation : oui, mais pas sans humainLe cabinet a entamé très tôt sa transition digitale : plus de placards, des processus dématérialisés, une gestion optimisée. Mais Jérôme Renard insiste : “plus on digitalise, plus l’humain doit reprendre sa place”. Pour lui, les clients attendent de l’analyse, du conseil, de l’échange autour d’un café, pas seulement une automatisation de la saisie comptable.Pour faire face à la pénurie de talents, Reflex Expertise mise sur la fidélisation, l’autonomie et la responsabilisation des collaborateurs. La transmission de la vision, la confiance dans les équipes, et la transparence sur les objectifs font partie intégrante de leur culture d’entreprise.Facturation à l’impact : vers un nouveau paradigmeDepuis ses débuts, Jérôme Renard facture au temps passé, avec un taux horaire moyen global de 80 €. Mais il entame aujourd’hui une transformation profonde vers la facturation à la valeur, avec des projets de facturation au success fees ou à l’impact obtenu, rendue possible par la loi Pacte.L’objectif est de construire des offres packagées en fonction des métiers (pharmacie, restructuring, etc.) et du résultat généré, pas seulement du temps passé. Une approche inspirée des meilleurs avocats d’affaires, et encore rare dans la profession comptable.Le Groupe Excel : fédérer les cabinets indépendantsJérôme Renard préside aujourd’hui le Groupe Excel, un groupement d’environ 150 cabinets représentant 2600 collaborateurs. Sans lien capitalistique, ce réseau fonctionne sur le partage des bonnes pratiques, des réductions mutualisées sur les outils (jusqu’à 30%), et un fort accent sur l’humain.Avec une croissance rapide, le groupement travaille désormais à sa structuration interne, la centralisation de la donnée et l’amélioration de sa communication interne/externe. L’objectif ? Mieux accompagner les membres dans leur mutation vers une comptabilité de service. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 20251h 3m

S2 Ep 3Avi Bitton « Être avocat, c’est défendre… mais aussi entreprendre »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Avi Bitton, avocat en droit social à Paris, qui s’est imposé comme une référence de la négociation de départ des cadres et cadres dirigeants. Un parcours loin d’être linéaire, fait de déclics, de prises de risques… et d’un vrai tournant business.De “bac poubelle” à la Sorbonne et à la LSEArrivé en France à 7 ans, issu d’un milieu modeste, sans avocat dans sa famille, Avi connaît une scolarité chaotique : redoublement, pas de brevet, orientation en BEP/CAP vente. Puis le déclic. Travail acharné, bac STT, entrée à Paris 1, deuxième de promo sur 1200 étudiants, magistère, puis LLM à la London School of Economics financé par un prêt de 30 000 €.Clifford Chance, le “grand cabinet”… puis le saut dans le videAvi commence en droit bancaire et financier chez Clifford Chance, l’un des plus grands cabinets au monde. Très vite, il comprend que ce modèle ne lui convient pas. En 2005, il se lance en libéral, alors qu’il n’a ni réseau, ni fortune personnelle, ni sécurité.Un aîné lui donne la phrase qui le marquera :« Pour s’installer, c’est jamais le bon moment. Le plus tôt tu sautes du nid, le plus vite tu apprends à voler. »Le paradoxe : succès apparent, noyade financièrePendant 15 ans, le cabinet grandit, jusqu’à 8 avocats, de beaux dossiers, de la presse, une image de réussite. Mais en coulisse, c’est la galère : difficultés à payer les salaires, les loyers, un sentiment de “tête sous l’eau”.Le déclic vient d’une vidéo d’un avocat américain qui raconte comment des business coachs ont transformé sa “law firm” en véritable business. Avi décide de faire la même chose : audit, accompagnement, repositionnement avec Libéral Conseil et une nouvelle agence vidéo.Résultat :« J’ai multiplié par 3 mon chiffre d’affaires… et décuplé ma rentabilité. »Se nicher sur les cadres dirigeants… et assumer des honoraires premiumAvi arrête de “tout faire” et se recentre sur son cœur de valeur : la négociation de départ amiable des cadres et cadres dirigeants, en protégeant leur réputation et en évitant les procédures longues et aléatoires.Consultation à 720 € TTC, honoraire de résultat à 24 % TTC, dossiers à très forts enjeux, track record contre de grands groupes… et une vérité parfois dérangeante :« Économiser quelques milliers d’euros d’honoraires pour perdre des centaines de milliers d’indemnités, c’est un très mauvais calcul. »Influence, presse, TikTok… et gestion de la jalousieUltra présent dans les médias et sur les réseaux (TikTok, YouTube…), Avi utilise aussi la dimension réputationnelle comme levier de négociation. Évidemment, cela suscite critiques, signalements, jalousies.« La publicité n’a jamais été interdite pour les avocats. Elle est réglementée. »En parallèle, il chouchoute ses équipes : voyages à New York puis Miami, sixième semaine de congés, vraie reconnaissance du travail accompli.Croire en soi, même quand personne n’y croitÀ ceux qui doutent, jeunes ou moins jeunes, Avi rappelle qu’il a longtemps été considéré comme un “mauvais élève” :« Les limites, c’est vraiment dans la tête. On ne donnait pas cher de mon avenir. »Aujourd’hui, son défi n’est plus de remplir le cabinet… mais de gérer la croissance.Si l’épisode vous plaît, pensez à : ⭐ nous mettre 5 étoiles sur votre plateforme d’écoute 📤 le partager à un confrère ou une consœur à qui cela pourrait parler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 202543 min

S2 Ep 2Delphine Buisson « Dirigeant, c’est un métier : vision, décision, exécution »

Invitée : Delphine Buisson (Eurus & Lumi school)Valentin reçoit Delphine Buisson, secrétaire générale d’Eurus — premier groupement d’entreprises indépendantes de la profession comptable — et fondatrice de Lumi school. Ancienne DAF devenue consultante puis dirigeante, Delphine apporte une vision à la fois stratégique et très opérationnelle de la transformation des cabinets.Structurer ses offres pour gagner en clarté et en margePour Delphine, tout commence par une réécriture de l’offre de services. Clarifier les missions, définir les livrables, repenser le pricing et mieux aligner les postes internes : une étape indispensable pour améliorer la rentabilité et simplifier le pilotage. C’est aussi le point de départ d’une communication plus claire, d’une meilleure expérience client et d’une montée en compétences des équipes.Facture électronique : la porte d’entrée de la transformationLoin d’être une contrainte, la facture électronique peut devenir un levier de performance. En consacrant 2 à 4 heures à la revue de chaque dossier client, les cabinets observent +20 à +30 % de productivité et une forte réduction des frictions. C’est aussi l’occasion de fiabiliser les données, de revoir les workflows et d’impliquer davantage les collaborateurs dans la relation client.Les Tech CSM : un nouveau rôle clé dans les cabinetsDelphine met en avant une fonction émergente : le Tech CSM (Customer Success Manager technique). Ce poste, encore rare, permet d’assurer la qualité de l’onboarding, le suivi des outils et la satisfaction client sur la durée. Son ratio idéal ? 1 Tech CSM pour 20 collaborateurs. Et surtout : une mission à valoriser et facturer.Redonner du sens au métier de dirigeantDans beaucoup de cabinets, les dirigeants sont absorbés par la production. Pour Delphine, il faut redéfinir le rôle du dirigeant : porter la vision, décider, donner les moyens d’agir, suivre l’exécution. Elle évoque la mise en place d’une banque de décisions pour suivre les arbitrages stratégiques et renforcer la gouvernance collective.Croissance organique : le vrai nerf de la guerreSi les opérations de croissance externe attirent souvent l’attention, Delphine rappelle que la croissance organique reste la plus saine et la plus pérenne. Faire grandir ce que l’on a déjà planté, professionnaliser la relation client et mieux piloter les marges : voilà la clé pour un développement durable et maîtrisé.En résuméUn épisode dense, concret et inspirant pour toutes les structures qui veulent :mieux piloter leur rentabilité,renforcer la satisfaction client,et redonner de la clarté au rôle du dirigeant.Une conversation à écouter sans modération pour passer de la vision à l’impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 10, 202558 min

S2 Ep 1Sophie Vermeille « La communication financière commence en slide 1 ; la vérité, parfois, en note de bas de page »

Valentin Tonti-Bernard reçoit Sophie Vermeille, avocate aux frontières du droit boursier, de la finance d’entreprise et de la comptabilité.À la tête d’un cabinet indépendant, elle défend une catégorie d’acteurs rarement représentée : les investisseurs externes, qu’ils soient actionnaires minoritaires ou fonds d’investissement opérant sur la base d’informations publiques.Son credo : rétablir la vérité financière quand les chiffres communiqués par les entreprises s’éloignent de la réalité comptable.Un métier à la croisée du droit, de la finance et de la donnéeDans cet épisode, Sophie dévoile les coulisses d’un travail d’enquête et d’analyse où chaque note de bas de page, chaque agrégat d’EBITDA, chaque communication financière est passée au crible.Elle explique comment un avocat peut, sans jamais franchir la ligne de l’information privilégiée, défendre la transparence du marché et contribuer à corriger les déséquilibres d’information entre dirigeants et investisseurs.Les vendeurs à découvert, mal compris mais utilesSouvent caricaturés, les short sellers jouent pourtant un rôle économique essentiel : révéler les incohérences entre le prix d’un titre et sa valeur réelle. “Un vendeur à découvert n’attaque pas une entreprise : il estime simplement que le prix ne reflète pas le sous-jacent”, rappelle Sophie.De The Big Short à l’affaire Casino, elle raconte ces moments où la lecture attentive des comptes, plus que la rumeur, a permis d’éviter des désastres financiers.Transparence et coût du capital : un enjeu systémiqueSophie défend une idée simple mais puissante : protéger les investisseurs, c’est protéger l’économie.Mieux la gouvernance est encadrée, plus le capital devient accessible et moins cher.Cette vision, héritée de la recherche anglo-saxonne en law & finance, remet en cause la vieille opposition entre “intérêt social” et “intérêt des investisseurs” : la transparence bénéficie à tous.Entre droit, médias et régulateursTravailler sur ces sujets, c’est aussi affronter la complexité des institutions : AMF, BaFin, SEC… autant de cultures juridiques et de sensibilités à comprendre.C’est parfois devoir prendre la parole dans la presse, tout en gardant une rigueur absolue pour éviter les conflits d’intérêts ou les procédures bâillon.Un équilibre fragile, mais nécessaire pour défendre la liberté d’expression économique.L’indépendance, fil rouge du parcoursSophie plaide aussi pour plus de transparence dans le monde académique : que les chercheurs et professeurs de droit puissent exprimer leurs opinions sans dépendance économique cachée.Car dans ce métier où tout repose sur la confiance, l’indépendance est le vrai capital.🎧 Si l’épisode vous a plu, abonnez-vous et laissez ⭐⭐⭐⭐⭐ sur Spotify ou Apple Podcasts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 20251h 14m
Valentin Tonti Bernard