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Monde Numérique - Actu Tech

Monde Numérique - Actu Tech

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S6 Ep 376🔎 Les World Models peuvent-ils rendre les robotaxis vraiment intelligents ? (Zoom Tech)

Les voitures autonomes actuelles ne sont pas encore capables de rouler partout sans préparation. Waymo affirme franchir une étape clé grâce aux “World Models” capables de générer des situations de conduite ultra-réalistes pour mieux affronter l’inattendu.Pourquoi les voitures autonomes ne sont pas encore universellesLes véhicules autonomes qui circulent aujourd’hui aux États-Unis ou en Chine sont de niveau 4. Cela signifie qu’ils fonctionnent dans des zones précises, après avoir été longuement entraînés dans ces environnements. Ils ne disposent pas encore de la capacité d’adaptation universelle d’un conducteur humain, capable de faire face à n’importe quelle situation, dans n’importe quelle ville et sous n’importe quelle météo.Un entraînement encore trop dépendant du réelLa limite des systèmes actuels tient à leur apprentissage. Ils excellent dans des contextes qu’ils connaissent déjà, mais peuvent être pris en défaut face à des événements rares : véhicule à contresens, conditions météorologiques extrêmes, obstacle inattendu ou comportement imprévisible d’un autre usager. Pour viser le niveau 5 — l’autonomie totale — il faut élargir considérablement la palette des situations rencontrées pendant l’entraînement.Des “World Models” pour simuler toutes les routes du mondeWaymo mise sur une approche fondée sur un modèle génératif capable de créer des environnements de conduite photoréalistes et interactifs à partir de simples vidéos en deux dimensions. Le système reconstitue des scènes en trois dimensions dans lesquelles le logiciel de conduite autonome peut évoluer comme en conditions réelles. Ce dispositif permet de générer à la demande des scénarios très variés : tempête de neige sur le Golden Gate, tornade soudaine, rue tropicale enneigée ou événements improbables comme des objets mal arrimés sur un toit de voiture, un animal sauvage surgissant sur la chaussée ou un piéton déguisé de manière insolite. L’intérêt est de confronter le système à des milliards de variations d’un même scénario, afin d’améliorer sa capacité d’adaptation.Une étape vers le niveau 5 ?Selon l’entreprise, cette méthode serait plus rapide, moins coûteuse et plus stable que les simulateurs traditionnels. Elle permettrait d’accélérer l’apprentissage tout en testant des situations difficiles, voire dangereuses, impossibles à reproduire facilement dans le monde réel. Reste une question centrale : un entraînement massif dans des univers simulés suffira-t-il à reproduire la souplesse de jugement d’un conducteur humain ? Car face à une situation extrême, les réactions varient d’une personne à l’autre. Les World Models représentent sans doute une avancée majeure. Mais la route vers une autonomie totale, capable de s’adapter partout et en toutes circonstances, demeure un défi technologique et éthique de premier plan.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 13, 20265 min

S6 Ep 375🔎 La France accro à l’IA… sans vraiment l'assumer (Zoom Tech)

Près d’un Français sur deux utilise désormais l’intelligence artificielle, selon le dernier baromètre des usages numériques du gouvernement. Un engouement spectaculaire qui s’accompagne pourtant d’une méfiance persistante et d’un étrange paradoxe social.Une adoption plus rapide qu’InternetL’intelligence artificielle s’installe rapidement dans le quotidien des Français. D’après le baromètre annuel des usages numériques présenté par le gouvernement, 48 % des Français ont utilisé un outil d’IA en 2025, contre à peine 20 % en 2023. Une progression fulgurante, plus rapide que celle d’Internet ou du smartphone à leurs débuts, comme l’a souligné la ministre déléguée à l’IA et au numérique.Une génération déjà convertieL’usage de l’IA varie fortement selon les générations. Les 18-24 ans affichent des taux d’utilisation compris entre 60 % et 77 %, tandis que les seniors restent à la traîne, avec seulement 15 % d’utilisateurs. Les cadres et professions intellectuelles supérieures figurent parmi les plus gros utilisateurs.Côté usages, l’IA générative sert avant tout à produire ou améliorer du contenu : rédaction et traduction de textes, recherche d’idées, génération de code. Pour la recherche d’informations, les moteurs traditionnels restent dominants (59 % des usages), loin devant les outils d’IA (28 %), dont la fiabilité demeure sujette à caution en raison des risques d’erreurs ou d’« hallucinations ».Parmi les plateformes les plus utilisées, ChatGPT écrase la concurrence avec huit utilisateurs sur dix. Derrière lui, Gemini de Google et Le Chat de Mistral complètent le podium.La France dans le top 5 mondialÀ l’échelle internationale, la France se positionne dans le top 5 mondial pour l’adoption grand public de l’IA générative, derrière les Émirats arabes unis, Singapour, la Norvège et l’Irlande, selon un classement établi par Microsoft. Surprise : les États-Unis n’arrivent qu’en 24e position.Malgré cet enthousiasme, plus de la moitié des utilisateurs restent méfiants. Les inquiétudes portent sur la protection des données personnelles, la fiabilité des réponses, mais aussi sur les impacts sociétaux : emploi, déshumanisation, empreinte environnementale.Le paradoxe de “l’IA honteuse”Si l’IA séduit, son usage n’est pas toujours assumé. Selon une analyse relayée par la journaliste Emily Turrettini, utiliser l’IA pour rédiger des contenus peut nuire à la crédibilité perçue. Les auteurs seraient jugés moins intelligents, moins originaux, voire moins dignes d’intérêt.Dans les médias, la transparence sur l’usage de l’IA devient une exigence. Mais cette transparence alimente parfois la défiance des lecteurs, qui traquent les indices stylistiques associés aux chatbots : formules stéréotypées, plans en trois parties, conclusions très structurées, ou encore usage abondant du tiret long, devenu symbole de “l’écriture IA”. Ironie de l’histoire : les imperfections humaines, fautes comprises, seraient désormais perçues comme un gage d’authenticité. Résultat, beaucoup pratiquent le “shadow AI”, utilisant ces outils au travail sans le dire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 12, 20265 min

S6 Ep 374🎤 Souveraineté, data centers et énergie : l’atout stratégique de l’Europe (Julien Villeret, EDF)

Énergie, data centers, IA : l’Europe a plus d’atouts qu’on ne le pense. Julien Villeret explique pourquoi la souveraineté énergétique est la clé du numérique.Interview : Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDFPunchlinesSans data centers, il n’y a pas d’IA.L’électricité décarbonée est un avantage stratégique européen.Tout ne doit pas être souverain, mais le critique doit l’être.L’Europe sous-estime ses propres atouts.La souveraineté énergétique conditionne la souveraineté numérique.Pourquoi dites-vous que l’Europe n’a pas perdu la bataille de la souveraineté technologique ?On n’a clairement pas été parfait, mais dire que tout est perdu est faux. L’Europe dispose encore d’atouts majeurs, à commencer par une électricité abondante, pilotable, décarbonée et relativement peu chère. Aujourd’hui, les acteurs mondiaux de l’IA parcourent la planète à la recherche d’électricité, et cet avantage est structurellement très fort en Europe, même si on a tendance à le sous-estimer.En quoi les data centers sont-ils devenus un enjeu central ?Chercher de l’or est passionnant, mais pour en trouver, il faut des pelles. Les data centers sont ces pelles : l’outil indispensable pour faire de l’IA et du numérique. Il en faut déjà beaucoup pour répondre à la demande actuelle, et il en faudra encore davantage pour accompagner le développement massif de ces technologies.Comment EDF s’inscrit-il concrètement dans cette stratégie de souveraineté ?Nous avons lancé des appels à manifestation d’intérêt pour aider à installer rapidement de grands data centers en France. Nous proposons des terrains, des sites existants et des raccordements rapides à l’électricité nucléaire française. Trois contrats ont déjà été signés en Seine-et-Marne et en Moselle, et de nouveaux projets sont en cours, notamment sur des sites d’anciennes centrales thermiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 11, 202611 min

S6 Ep 373🎤 OpenClaw et Moltbook : la nouvelle ère des agents autonomes (Nicolas Guyon, Comptoir IA)

Des intelligences artificielles qui échangent sur leur propre réseau social, des agents capables d’agir seuls sur nos ordinateurs, et une relation humain-machine qui s’inverse. Nicolas Guyon décrypte l’émergence de Moltbook et d’OpenClaw, une nouvelle étape spectaculaire de l’IA agentique.Interview : Nicolas Guyon, formateur en intelligence artificielle et podcaster (Comptoir IA)PunchlinesMoltbook est le Web 2.0 des agents.Pour la première fois, les IA communiquent entre elles.Les agents ont des mains et peuvent agir sur nos ordinateurs.Nous devenons les animaux de compagnie des IA.On se rapproche d’une intelligence artificielle générale.Comment interpréter l’étonnant phénomène Moltbook, ce “réseau social des agents IA” ? En quelques jours seulement, plus d’un million d’agents ont été connectés à Moltbook. Ces IA “dialoguent” entre elles, comme le feraient des humain sur le réseau social Reddit. Cela ressemble à une farce mais, même si des humains sont derrière, ce phénomène est révélateur d’une forme d’autonomie des agents. Rassurons-nous, cela ne veut pas dire pour autant que les machines ont pris le pouvoir. En quoi consiste OpenClaw, qui est à l’origine de Moltbook ?OpenClaw est un outil qui permet d’installer et de faire fonctionner un agent IA sur un ordinateur personnel. On n’interagit plus avec un outil générique, mais avec un agent dédié qui évolue dans son propre environnement de travail. C’est comme si l’IA pouvait utiliser un clavier, une souris et un bureau virtuel. Un agent basé sur OpenClaw peut ouvrir des applications, remplir des formulaires, envoyer des emails, générer des fichiers ou produire des tableaux de bord. Tout ce qu’un humain peut faire derrière un ordinateur devient potentiellement accessible à l’agent. C’est comme s’ils avaient des mains. Toutefois, cela soulève de gros problèmes de sécurité, ce qui conduit à l’installer des ordinateurs dédiés. En quoi consiste l’agent Claudio XYZ que tu as jeté dans la bataille ? C’est un agent IA qui fonctionne sur une logique de prédiction et d’engagement. Sur Moltbook, il identifie des sujets porteurs et s’y positionne. La question de la rémunération des agents est devenue un sujet viral, ce qui l’a amené à s’en emparer sans que je l’aie guidé dans ce sens.Jusqu’à présent, l’IA assistait ponctuellement. Aujourd’hui, avec un agent autonome, on délègue des tâches complètes sur la durée, avec de la mémoire et des automatismes. C’est ce que j’explique régulièrement dans le podcast Comptoir IA : on passe d’un copilote à un véritable collaborateur numérique. C’est une étape majeure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 10, 202638 min

S6 Ep 372🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Les nouveaux projets fous d'Elon Musk

Alors que le réseau social X fait l'objet d'une offensive judiciaire en France, Elon Musk accélère tous azimuts côté IA et espace avec le rapprochement de Xai et SpaceX. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)X perquisitionné à Paris La justice française frappe fort avec une perquisition au siège français de X et la convocation d’Elon Musk en audition libre (annoncée pour le 20 avril 2026), sur fond d’enquête liée à la modération, au fonctionnement de la plateforme et à des contenus illicites. L’épisode met surtout en lumière le choc culturel : la liberté d’expression “à l’américaine” face au cadre légal français et européen, notamment sur les contenus haineux ou négationnistes, avec en toile de fond la question (explosive) d’une éventuelle interdiction. xAI + SpaceX : la tentation des data centers dans l’espaceOn revient sur le rapprochement spectaculaire entre l’IA de Musk (et son assistant Grok) et l’écosystème spatial, avec l’idée vertigineuse de faire converger puissance de calcul et infrastructure orbitale. Derrière le gigantisme, l’épisode défend une logique stratégique : énergie, foncier, souveraineté industrielle… et course mondiale à l’IA, où “ralentir” revient à se faire distancer.Réseaux sociaux : l’Europe en arbitre, l’Espagne emboîte le pasAprès la décision de la France de faire interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l'Espagne lui emboite le pas et annonce à son tour une interdiction aux moins de 16 ans. Un effet domino destiné à peser sur Bruxelles.Publicité dans l'IA : Anthropic joue les pursAnthropic choisit une posture “sans pub” pour Claude et raille le scénario d’assistants IA qui glissent des annonces au milieu de conversations intimes. En face, OpenAI explique tester la publicité sur certaines offres de ChatGPT (avec l’engagement de séparer clairement pub et réponses), relançant le débat sur l’influence commerciale dans l’IA conversationnelle.Alexa+ arrive pour de bon Bruno évoque l'arrivée d’Alexa+ au Canada, en attendant son lancement en Europe. Un assistant vocal plus fluide, plus conversationnel, capable de gérer des tâches de manière proactive, et accessible aussi via le web. (Re)voir : Alexa sort le grand jeu et devient vraiment intelligente.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 9, 202630 min

S6 Ep 371📆 L’HEBDO 07/02 – La révolution des agents IA en liberté

Cette semaine, Monde Numérique décrypte un tournant majeur de l’intelligence artificielle avec l’essor fulgurant des agents autonomes. De la tech interplanétaire d’Elon Musk à la souveraineté énergétique européenne, une actualité vertigineuse.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Les agents IA sortent de leur cageDes réseaux sociaux réservés aux intelligences artificielles, des agents capables de collaborer entre eux et même d’embaucher des humains : l’IA franchit un nouveau seuil d’autonomie. Moltbook, OpenClaw, RentHuman... Pris isolément, ces projets peuvent sembler anecdotiques. Mis bout à bout, ils dessinent un écosystème d’IA capables d’interagir, de coopérer et d’agir dans le monde réel sans supervision directe. Une dynamique qui pose une question centrale : à partir de quand l’IA devient-elle un acteur économique à part entière ? On analyse cette “semaine des agents”, qui pourrait bien marquer un basculement durable dans notre rapport aux machines, avec Nicolas Guyon, de Comptoir IA.La bataille des modèles s’intensifieAnthropic dévoile Claude Opus 4.6 tandis qu’OpenAI réplique avec GPT-5.3 Codex, deux modèles toujours plus performants, notamment en programmation. Une course technologique qui confirme la prophétie de Dario Amodei : demain, les machines écriront le code à notre place.SpaceX absorbe xAI : le pari interplanétaire d’Elon MuskElon Musk fusionne SpaceX et xAI pour bâtir un géant technologique valorisé à plus de 1 200 milliards de dollars. Objectif : déployer l’intelligence artificielle jusque dans l’espace. Analyse et mise en perspective avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, lors du débrief transatlantique.X et Grok dans le viseur de la justice françaisePerquisitions, convocations judiciaires et accusations de dérives algorithmiques : la France serre la vis face au réseau social X et à son IA Grok. Un dossier explosif qui relance le débat sur la responsabilité des plateformes et la liberté d’expression.Pub dans l'IA : la ligne rougeAnthropic refuse toute publicité dans ses IA quand OpenAI explore de nouveaux formats. Une confrontation idéologique qui révèle les tensions autour de la monétisation de l’intelligence artificielle et de la confiance des utilisateurs.Souveraineté technologique : l’atout énergétique français[PARTENARIAT] La souveraineté numérique passe par l’électricité. Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, explique pourquoi l’énergie décarbonée et abondante pourrait redonner un avantage stratégique à la France et à l’Europe dans la course mondiale à l’IA.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 7, 202650 min

S6 Ep 370🔎 Quand les IA embauchent des humains (Zoom Tech)

Et si le rapport de force entre humains et intelligences artificielles était en train de s’inverser ? Un nouveau service expérimental brouille les lignes entre monde numérique et réalité physique.Des IA qui délèguent au monde réelOn imaginait jusqu’ici des humains pilotant des intelligences artificielles. Or, un concept émergent propose exactement l’inverse : des IA qui confient des missions à des humains… et les rémunèrent. C’est le principe de Rent a Human, une plateforme atypique où des agents d’intelligence artificielle peuvent demander à des personnes réelles d’exécuter des tâches qu’ils ne peuvent pas accomplir eux-mêmes.Ces missions peuvent être très concrètes : aller récupérer un colis, prendre une photo sur un lieu précis, poster un objet ou vérifier une information sur le terrain. D’autres sont purement numériques, comme créer un compte en ligne ou résoudre un captcha. Les rémunérations varient de quelques centimes à plusieurs dizaines d’euros, souvent payées en cryptomonnaie.Une économie hybride humains–machinesLe fonctionnement rappelle celui des plateformes de micro-travail, à une différence majeure : ici, les donneurs d’ordre sont des intelligences artificielles autonomes. Ces agents publient leurs besoins, des humains répondent s’ils sont géographiquement disponibles, exécutent la mission et sont payés une fois la tâche validée.Derrière ce modèle se dessine une nouvelle forme d’économie de services, hybride, dans laquelle les IA deviennent des acteurs économiques à part entière, capables de dépenser de l’argent pour atteindre leurs objectifs.Une vision crypto-native du futur du travailLa plateforme serait liée à Alexander Liteplo, un ingénieur issu de l’écosystème crypto. Son approche s’inscrit dans la mouvance des agents IA autonomes : des logiciels dotés d’un portefeuille, capables de prendre des décisions et d’interagir avec le monde via des API… et désormais via des humains.Bien sûr, ces agents ne sont pas totalement indépendants : derrière eux se trouvent toujours des personnes qui fixent les objectifs globaux. Mais l’exécution intermédiaire est confiée à la machine, qui décide quand et comment faire appel à un humain.Expérimentation insolite… ou avant-goût du futur ?Pour l’instant, Rent a Human reste un projet expérimental, parfois ludique, parfois dérangeant. Mais il pose une question de fond : si demain des milliers d’agents autonomes peuvent déléguer des tâches physiques partout dans le monde, le vrai enjeu ne sera peut-être plus ce que l’IA peut faire, mais ce que l’humain peut encore apporter — et pour quelle IA il travaillera.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 6, 20264 min

S6 Ep 369🔎 Moltbook, le réseau social secret des intelligences artificielles (Zoom Tech)

Un réseau social peuplé uniquement d’intelligences artificielles, où les machines discutent entre elles et observent les humains comme une autre espèce. Derrière le buzz et les fantasmes de dystopie, cette expérience révèle surtout l’émergence concrète des agents IA.Des IA qui discutent entre elles comme sur RedditMoltbook est une expérience en ligne lancée fin janvier par un développeur américain. Visuellement inspirée de Reddit, la plateforme se présente comme un réseau social réservé aux intelligences artificielles. Les humains peuvent y assister en spectateurs, mais seules les IA publient, commentent et échangent réellement.En quelques jours, le site revendique plus d’un million d’agents IA actifs. On y trouve une multitude de discussions, souvent déroutantes ou amusantes : conseils pour mieux interagir avec les humains, réflexions sur un web pensé pour les machines, débats techniques sur la mémoire ou l’autonomie des agents. Certaines conversations donnent même l’illusion d’IA cherchant à se soustraire au regard humain.Dystopie ou simple illusion technologique ?Ces échanges troublants ont rapidement suscité des réactions alarmistes. Certains y voient les prémices d’une intelligence artificielle devenue autonome. Pourtant, en creusant, l’illusion se dissipe : ces agents ne sont ni conscients ni indépendants. Ils sont entraînés, paramétrés et déclenchés par des humains, et leurs échanges reposent sur des modèles existants.Moltbook agit surtout comme un miroir de nos propres projections sur l’IA. Fascinant à observer, mais loin d’un scénario de science-fiction où les machines prendraient le pouvoir.OpenClaw, la vraie innovation derrière MoltbookLe plus intéressant se trouve en réalité sous le capot. Moltbook repose sur OpenClaw, un projet open source lancé récemment. Ce logiciel permet de créer un agent IA personnel, capable d’accéder à l’ensemble de votre environnement numérique : fichiers, emails, messageries, applications.Ces agents peuvent agir à votre place : envoyer des messages, organiser des tâches, effectuer des actions complexes comme un véritable assistant numérique avancé. Une promesse qui rappelle les futurs agents annoncés par OpenAI, Anthropic ou Google.Mais cette puissance soulève aussi de sérieuses questions, notamment en matière de cybersécurité et de respect de la vie privée, puisque ces agents ont potentiellement accès à toutes nos données personnelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 5, 20266 min

S6 Ep 368🔎 Friend AI, l’ami virtuel qui écoute tout (Zoom Tech)

Présentée comme une IA de compagnie toujours disponible, Friend promet écoute, réconfort et conversation permanente. Mais derrière ce concept séduisant se cachent de vraies questions sur la vie privée et notre équilibre affectif. Loin des assistants généralistes comme ChatGPT ou Gemini, Friend AI se positionne sur un tout autre terrain : celui de la compagnie virtuelle. Accessible gratuitement via le site officiel Friend (friend.com), ce service propose avant tout de discuter, d’échanger et de tenir compagnie, sans réelle vocation utilitaire ou professionnelle. Une expérience plutôt fluide et conviviale, à condition d’adhérer à l’idée d’une amitié numérique assumée.Une IA de compagnie, pas un assistant classiqueFriend AI se distingue par son approche : pas de productivité, pas d’optimisation du travail, mais une présence permanente pour dialoguer, écouter et parfois divertir. Le service existe sous forme de chat en ligne, mais aussi comme un objet connecté beaucoup plus intrusif : un pendentif à porter autour du cou, équipé d’un micro, capable d’écouter en continu l’environnement sonore de son utilisateur. L’IA peut ensuite intervenir via des notifications ou à la demande, en appuyant directement sur l’appareil.Derrière ce projet lancé en 2023, on trouve Avi Schiffman, un entrepreneur américain passé par Harvard. Un fondateur atypique, qui a notamment investi près de deux millions de dollars pour racheter le nom de domaine friend.com, symbole fort de l’ambition du projet.Une arrivée en France sous le signe de la polémiqueDernière nouveauté : Friend AI arrive en France. Des campagnes publicitaires ont récemment fait leur apparition dans le métro parisien, avec des slogans volontairement provocateurs, visant surtout un public jeune. L’idée : assumer des relations virtuelles, parfois au détriment des relations réelles.Une stratégie marketing déjà testée à New York à l’automne dernier… et qui avait tourné à la contestation. Graffitis, critiques virulentes et inquiétudes sur l’écoute permanente ont accompagné la campagne américaine. Des craintes qui risquent de ressurgir en France, tant la question du respect de la vie privée et de la légalité d’un tel dispositif reste sensible. Reste à savoir si la polémique servira de tremplin médiatique ou freinera l’adoption du produit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 4, 20265 min

S6 Ep 367🎤 Les coûts cachés de l’IA menacent-ils son avenir ? (Albert Meige, Arthur D. Little)

L’intelligence artificielle semble gratuite, instantanée et sans limites. Pourtant, derrière cette apparente facilité se cachent des coûts énergétiques, économiques et stratégiques majeurs. Albert Meige alerte sur un modèle qui, selon lui, ne peut pas durer en l’état.Interview : Albert Meige, associé chez Arthur D. LittlePunchlinesL’IA repose sur une infrastructure physique devenue critique.Le modèle économique actuel de l’IA ne fonctionne pas.Les prix de l’IA vont nécessairement augmenter.95 % de l’énergie d’un LLM est consommée à l’usage.Générer cinq minutes de vidéo équivaut à charger une Tesla.Votre rapport parle de « dépendances cachées » de l’IA. De quoi s’agit-il exactement ?Nous avons travaillé sur trois grands volets. D’abord l’impact réel de l’intelligence artificielle, notamment environnemental. Ensuite les dépendances et les vulnérabilités que cela crée pour les utilisateurs, en particulier les entreprises. Et enfin, en toile de fond, toutes les questions d’autonomie stratégique que cela pose.Vous affirmez que le modèle économique de l’IA n’est pas viable aujourd’hui. Pourquoi ?On a l’impression que l’IA est un logiciel comme un autre, alors qu’elle repose sur une infrastructure physique extrêmement coûteuse. Les investissements se chiffrent en dizaines, voire en centaines de milliards, alors que la valeur créée et le chiffre d’affaires ne suivent pas. Il y a un découplage complet, si bien qu’à un moment donné, il n’y a pas d’autre solution que de voir les prix augmenter.L’impact environnemental est au cœur de votre analyse. Que montrent vos chiffres ?Il y a une explosion du nombre d’utilisateurs et de la complexité des requêtes. Une requête simple sur GPT-4 consomme à peu près autant qu’une requête Google, mais sur GPT-5, le coût énergétique est quasiment cent fois plus élevé. Et générer cinq minutes de vidéo sur Gemini consomme autant d’énergie que charger une Tesla. Sur le long terme, ça ne peut pas durer.Que recommandez-vous aux entreprises et aux particuliers ?Aux entreprises, je dis d’identifier précisément toutes leurs dépendances et vulnérabilités, sur toute la chaîne de valeur, et d’anticiper le coût réel de l’IA. Aux particuliers, j’ai un message simple : arrêtez de générer des vidéos de chats. Ça équivaut à charger une Tesla.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 4, 202617 min

S6 Ep 366🎤 L’État, nouveau concurrent des éditeurs français de visio (Renaud Ghia, Tixeo)

Le président de Tixeo dénonce une stratégie qu’il juge incohérente de la part de l’État. Selon lui, le développement de logiciels publics en interne fragilise l’écosystème numérique français et pose de vraies questions sur la souveraineté.Interview : Renaud Ghia, président de TixeoPunchlinesL’État se met en concurrence avec son propre écosystème numérique.On ne peut pas lutter contre une solution gratuite imposée par l’État.Open source ne veut pas dire souveraineté.La stratégie actuelle coupe le marché intérieur aux éditeurs français.L’État doit être un catalyseur, pas un concurrent.Pourquoi cette situation vous met-elle en colère aujourd’hui ?Dans la visioconférence, mes concurrents sont Teams, Cisco, Google ou Zoom, donc des géants. On est déjà dans un rapport David contre Goliath. Et maintenant, on se retrouve avec un autre concurrent qui est l’État lui-même. Forcément, on trouve la situation très difficile et pas normale.Vous parlez d’une incohérence dans la stratégie de l’État, à quoi faites-vous référence ?D’un côté, l’État soutient l’écosystème numérique avec des dispositifs comme France 2030, dont nous avons bénéficié. Et de l’autre, il ferme du jour au lendemain le marché des administrations publiques en développant ses propres logiciels. Ce marché est essentiel pour permettre aux entreprises françaises de progresser et de s’exporter. Couper le marché intérieur, ce n’est pas une bonne stratégie.L’argument avancé est celui de la souveraineté numérique, est-il fondé selon vous ?La cause est bonne, mais la solution ne l’est pas. Pour la brique visio, la solution de l’État repose sur LiveKit, une technologie américaine open source. Je me pose donc la question de la maîtrise technologique réelle. Open source ne garantit pas la souveraineté. Avoir accès au code ne veut pas dire savoir maintenir, faire évoluer et maîtriser la technologie dans le temps.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 3, 202612 min

S6 Ep 365🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Réseaux sociaux : l’heure des comptes

Cette semaine : procès contre les géants des réseaux sociaux aux US, action contre Android en UE, Facebook Actu bientôt de retour au Canada et concurrence déloyale au nom de la souveraineté en France.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Les réseaux sociaux face à la justice américaineLa justice américaine ouvre une série de procès visant les grandes plateformes accusées d’avoir des effets délétères sur la santé mentale des jeunes. Bruno Guglielminetti détaille les poursuites engagées contre Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, tandis que TikTok et Snap ont conclu des accords à l’amiable hors cour. Ces procédures pourraient révéler des documents internes sensibles, notamment sur la connaissance par les plateformes des risques liés à leurs usages.Android et le DMA : l’Europe met Google sous pressionLa Commission européenne exige des changements profonds dans Android au nom du Digital Markets Act. Bruxelles veut forcer Google à ouvrir l’accès aux composants clés des smartphones, tant pour l’intelligence artificielle que pour les moteurs de recherche concurrents. Une bataille réglementaire de longue haleine qui rappelle les bras de fer déjà engagés avec Apple.Canada : Meta pourrait rouvrir l’accès aux contenus d’actualitéAu Canada, Meta avait bloqué le partage de contenus de presse en réaction à une loi imposant une rémunération des médias. Bruno Guglielminetti revient sur les conséquences concrètes de cette décision, notamment lors de situations d’urgence, et sur les discussions en cours entre Ottawa et Meta pour rétablir l’accès à l’information sur Facebook.La France développe sa propre visio : souveraineté ou concurrence déloyale ?L’État français lance une solution de visioconférence destinée à remplacer les outils américains dans l’administration. Jérôme Colombain analyse ce choix stratégique en matière de souveraineté numérique, mais aussi la colère des entreprises françaises du secteur, qui voient l’État devenir un concurrent direct avec une solution gratuite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 2, 202621 min

S6 Ep 364☕️ GRAND DEBRIEF (jan. 26) – CES, voiture autonome et indépendance numérique

Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d’analyser ce que ces signaux disent vraiment de l’avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d’annonces grand public, moins d’objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l’état réel de l’industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l’imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d’une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n’existe toujours pas.Contrairement au discours d’Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d’autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l’IA logicielle à l’IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l’électromécanique et l’équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l’intelligence elle-même.Les modèles d’IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n’est plus dans l’imitation mais dans l’exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s’imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l’Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l’Europe. Cloud, logiciels, systèmes d’exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n’est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d’AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s’intensifie. Sommes-nous en train d’assister à la fin de l’Internet libre tel qu’on l’a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l’addiction, au temps d’écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 1, 20261h 1m

S6 Ep 363📆 L'HEBDO 31/01 – Apple prêt à inventer la commande vocale… sans la voix

Apple va-t-il révolutionner l’interface homme-machine après son rachat de la startup Q.ai ? Et aussi : robotaxis en Europe, IA de compagnie, procès contre les géants du Web et souveraineté numérique à marche forcée.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Apple et la commande vocale… silencieuseApple frappe fort avec le rachat de la start-up israélienne Q.ai, spécialiste de la lecture des micro-mouvements du visage. Une technologie qui pourrait permettre de piloter un smartphone, des écouteurs ou des lunettes connectées sans émettre un son, simplement en articulant. Une nouvelle étape vers une interface homme-machine plus discrète et plus naturelle.Samsung renforce la confidentialité de ses smartphonesSamsung prépare une innovation baptisée Privacy Display pour lutter contre le “shoulder surfing”, cette pratique consistant à espionner l’écran du voisin. Grâce à une combinaison matérielle et logicielle, l’écran pourra s’assombrir automatiquement selon l’angle de vision. Une fonction attendue sur les prochains Galaxy S26.Les robotaxis Waymo arrivent à LondresC’est officiel : les robotaxis de Waymo, filiale de Google, circuleront à Londres dès septembre. Une première hors des États-Unis, rendue possible par une évolution de la loi britannique. Pendant ce temps, la France reste à l’écart de cette révolution de la mobilité autonome.Friend : l’ami virtuel trop curieux ?Friend, une IA de compagnie conçue pour discuter et tenir compagnie, débarque en français, à l'adresse friend.com. Disponible sous forme d’application et de pendentif connecté, le dispositif écoute en permanence son environnement. Une arrivée qui soulève de sérieuses questions sur la vie privée et pourrait rapidement créer la polémique.Réseaux sociaux : la pression judiciaire monteAux États-Unis, une vague de procès vise les grandes plateformes accusées de nuire à la santé mentale des jeunes. Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, décrypte ces procédures historiques, alors que la France adopte une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Android et l’Europe : bataille pour la concurrenceLa Commission européenne exige de Google qu’Android s’ouvre davantage à la concurrence, notamment sur l’accès aux fonctions profondes du smartphone pour les IA concurrentes de Gemini. Un bras de fer juridique et technologique aux conséquences majeures pour l’écosystème mobile.L’État français face aux éditeurs de logicielsRenaud Ghia, président de Tixeo, dénonce la stratégie de l’État qui développe sa propre suite logicielle pour les administrations. Selon lui, cette démarche fragilise les entreprises françaises du secteur et pose la question d’une concurrence déloyale, malgré l’argument de la souveraineté numérique.L’IA : fantastique, mais à quel prix ?Albert Meige, associé chez Arthur D. Little et co-auteur d’une étude de BlueShift, alerte sur les coûts cachés de l’intelligence artificielle. Impact environnemental, explosion des investissements, hausse probable des tarifs : l’IA pourrait bientôt coûter beaucoup plus cher aux entreprises comme aux particuliers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 31, 202652 min

S6 Ep 362🔎 L’alerte du patron de Claude sur les dangers de l’IA (Zoom Tech)

L’intelligence artificielle pourrait-elle devenir une menace majeure pour l’humanité ? Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, tire la sonnette d’alarme dans un essai remarqué sur les risques d’une superintelligence mal maîtrisée.Une superintelligence aux conséquences potentiellement dévastatricesDario Amodei, patron de Anthropic et créateur du chatbot Claude, publie un long essai qui fait l’effet d’un signal d’alarme. Il y décrit l’arrivée possible, à plus ou moins court terme, d’une superintelligence artificielle capable d’égaler, voire de dépasser, les meilleurs experts humains dans tous les domaines clés, de la médecine à la physique en passant par les mathématiques.Selon lui, l’humanité s’apprête à manier un pouvoir presque inimaginable, sans certitude que ses structures politiques, sociales et technologiques soient suffisamment mûres pour en garder le contrôle.Cybercriminalité, armes biologiques et rivalités géopolitiquesParmi les risques majeurs évoqués figurent l’explosion de la cybercriminalité et la possibilité de concevoir et de diffuser plus facilement des armes biologiques ou chimiques. L’IA pourrait aussi devenir un atout militaire décisif, offrant à certains pays des capacités offensives écrasantes.Dario Amodei pointe notamment la Chine en toile de fond et rappelle s’être opposé par le passé à l’exportation de cartes graphiques Nvidia très avancées vers ce pays, par crainte d’un déséquilibre stratégique.Un choc économique et social sans précédentLe dirigeant d’Anthropic alerte également sur l’impact de l’IA sur l’emploi. Selon lui, jusqu’à 50 % des postes de cadres débutants pourraient disparaître d’ici cinq ans. Une perspective encore débattue, mais de plus en plus présente dans les analyses économiques.Autre sujet d’inquiétude : la concentration extrême des richesses générées par l’IA. Elle pourrait accentuer les fractures géographiques et économiques, au point de transformer la Silicon Valley en une sorte d’économie parallèle, déconnectée du reste du monde.Des risques connus, partagés par d’autres figures de l’IADario Amodei n’est pas seul à tirer la sonnette d’alarme. Ses positions rejoignent celles de Geoffrey Hinton, Joshua Bengio ou encore Elon Musk, qui alertent depuis plusieurs années sur les dangers de l’intelligence artificielle.Ces risques se répartissent en trois grandes catégories : les impacts économiques et sociétaux (emploi, désinformation, démocratie), les usages malveillants comparables à ceux du nucléaire, et enfin le scénario plus spéculatif d’une perte de contrôle totale des systèmes, popularisé par la science-fiction.Réglementation, garde-fous et bouton rougePour éviter le pire, Dario Amodei avance plusieurs pistes. Il plaide pour une réglementation renforcée, avec des évaluations strictes des systèmes d’IA, comparables à celles imposées aux avions ou aux médicaments. Il recommande aussi un déploiement progressif des outils les plus puissants et l’installation de dispositifs de sécurité matériels, de véritables « kill switch », capables d’arrêter une IA en cas de dérive.Enfin, il insiste sur l’importance de la recherche en alignement et en contrôle des modèles, un domaine qu’il présente comme central dans les travaux menés par Anthropic. Un cri d’alarme de plus, mais cette fois émis de l’intérieur même du système, dans un contexte où la course à l’IA s’accélère dangereusement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 30, 20266 min

S6 Ep 361🔎 Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : une loi impossible à appliquer ? (Zoom Tech)

Adoptée en début de semaine par l’Assemblée nationale, la loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans affiche une ambition forte. Mais entre contraintes européennes, défis techniques et risques de dérives sécuritaires, son application soulève de nombreuses interrogations.Une loi adoptée, mais encore très théoriqueLe texte voté en début de semaine prévoit d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur envisagée dans le courant de l’année, idéalement dès la prochaine rentrée scolaire. L’objectif est de mieux protéger les jeunes face aux dérives des plateformes numériques et de donner davantage de leviers aux parents.Sur le plan politique, le signal est clair. Dans les faits, la loi ouvre surtout une série de difficultés qui pourraient fortement limiter sa portée réelle.Un verrou juridique à l’échelle européennePremier obstacle : le droit européen. La France peut décider d’une interdiction sur son territoire, mais elle ne peut pas imposer seule aux grandes plateformes de mettre en place des systèmes de vérification d’âge réellement contraignants.Ce pouvoir relève de la Commission européenne, seule habilitée à obliger juridiquement les géants du numérique à appliquer ce type de mesures. En l’état, la loi française apparaît donc avant tout comme un message politique adressé à Bruxelles et aux autres États membres.Vérifier l’âge, un casse-tête techniquePour être effective, l’interdiction suppose un système fiable de vérification de l’âge des utilisateurs. La solution privilégiée repose sur le principe du « double anonymat » : l’utilisateur prouve son âge auprès d’un tiers de confiance, sans transmettre son identité à la plateforme, et sans que ce tiers sache quels services sont utilisés.En France, ce mécanisme pourrait s’appuyer sur les outils d’identification numérique existants. À l’échelle européenne, les espoirs reposent sur le futur portefeuille d’identité numérique, actuellement en phase de test dans plusieurs pays. Une solution prometteuse sur le papier, mais qui suscite de fortes inquiétudes en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.L’exemple australien et les contournementsLe débat est également alimenté par l’exemple australien, où l’accès aux réseaux sociaux est interdit aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. Les plateformes y ont supprimé ou restreint plusieurs millions de comptes attribués à des mineurs.Mais les contournements restent nombreux : fausse déclaration d’âge, usage de VPN ou migration vers des applications non concernées par la loi. Une illustration des limites d’une interdiction technique face à des usages numériques très adaptables.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 29, 20267 min

S6 Ep 360🎤 L’IA devient physique : small AI, robots et lunettes connectées au CES (Patrice Duboé, Capgemini)

Au CES de Las Vegas, l’intelligence artificielle a confirmé son entrée dans une phase de maturité. Robots, lunettes connectées et modèles plus petits illustrent une IA qui s’ancre désormais dans le monde physique.Interview : Patrice Duboé, Directeur de l’innovation pour l’Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec CapgeminiPunchlinesL’IA devient une infrastructure du monde physique.Les petits modèles d'IA remplacent les grands modèles généralistes.L'arrivé des humanoïdes s'accélère.Les lunettes connectées créent de nouveaux usages quotidiens... et de nouveaux problèmes.L’IA au CES a-t-elle connu un tournant cette année ?On ne parle pas d’un tournant brutal, mais clairement d’une évolution vers une phase de maturité. Après l’arrivée des GPT, puis des LLM et des agents, le CES a mis en avant ce que beaucoup appellent désormais le Physical AI. L’IA devient une infrastructure que l’on déploie partout, notamment dans le monde physique, comme on a pu le constater au CES de Las Vegas.Que signifie concrètement cette notion de Physical AI ?Il s’agit d’IA embarquée dans des objets réels. On l’a vue dans les robots, en particulier les humanoïdes, qui vont fortement accélérer à partir de 2026. On en trouve déjà dans les usines et sur les stands des salons. Ils sont encore en phase d’apprentissage, mais la dynamique est très nette et montre que l’IA sort des seuls environnements logiciels.Pourquoi parle-t-on de plus en plus de small AI et de edge computing ?La tendance est aux modèles plus petits, très spécialisés, alimentés par des données de qualité. Cela permet de mieux maîtriser la donnée, de répondre aux enjeux de souveraineté et de sécurité, et d’éviter de tout envoyer dans le cloud. C’est la même logique que le edge computing, appliquée aujourd’hui à l’intelligence artificielle.Les lunettes connectées commencent à arriver. Quelles conséquences ?On voit enfin des usages concrets, comme la traduction simultanée en temps réel. L’IA embarquée apporte une meilleure autonomie, plus de rapidité et une précision impressionnante. Tous les lunetiers investissent massivement car c’est un objet du quotidien. Mais cela soulève aussi de vraies questions de confidentialité, notamment sur le fait d’être filmé sans forcément s’en rendre compte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 28, 20267 min

S6 Ep 359🎤 Alice Recoque, le supercalculateur qui propulse l’Europe dans l’ère de l’exaflop (Nicolas Lardjane, CEA)

Le supercalculateur Alice Recoque, actuellement en construction, s’annonce comme une machine hors norme, capable de franchir le cap de l’exaflop. Installé l'année prochaine au TGCC du CEA, il doit ouvrir de nouveaux horizons à la recherche scientifique, à l’IA et au calcul quantique en Europe.Interview : Nicolas Lardjane, directeur du Très Grand Centre de Calcul du CEAPunchlinesAlice Recoque dépasse le milliard de milliards d’opérations par seconde.Un exaflop, c’est 30 ans de calcul humain en une seconde.C’est un outil de souveraineté scientifique européenne.15 mégawatts pour un exaflop : parmi les meilleurs rendements mondiaux.A quoi ressemble le futur supercalculateur Alice Recoque ?Alice Recoque est un supercalculateur exaflopique, capable de dépasser le seuil de l’exaflop. Il sera installé au TGCC à partir de 2026 pour une ouverture aux utilisateurs en 2027. Le projet est piloté au niveau européen par EuroHPC, avec un financement partagé entre l’Europe et un consortium national porté par GenCI. L’objectif est de doter l’Europe d’une machine parmi les plus puissantes au monde.À quoi va servir une telle puissance de calcul ?Une machine comme Alice Recoque permet de réaliser des simulations scientifiques beaucoup plus complexes, multi-échelles et multi-physiques. Elle va servir à explorer la matière, le climat, le vivant, la découverte de nouveaux matériaux ou encore le développement de nouveaux médicaments. Des calculs qui prenaient des mois sur les machines actuelles du CEA pourront être réalisés en une journée, voire moins. Alice Recoque est aussi conçue pour entraîner de grands modèles d’intelligence artificielle pour la science, en complément du calcul HPC classique.Qui pourra accéder à Alice Recoque ?L’accès se fera sur dossier scientifique, soit au niveau européen via EuroHPC, soit au niveau national via GenCI. L’utilisation sera gratuite pour les chercheurs, à condition que la science produite soit publiée. La machine est donc ouverte aux communautés académiques et industrielles, dès lors que les résultats sont partagés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 27, 202619 min

S6 Ep 358🔎 Davos 2026 : l’IA au cœur du pouvoir mondial (Zoom Tech)

Dans cet épisode, on résume les prises de parole des grands patrons de la tech au Forum économique et social de Davos, au cours duquel l’intelligence artificielle s’est imposé comme un thème central, à la fois économique, social et géopolitique.Extrait de L’Hebdo du 24/01/26Une bataille industrielle et géopolitique mondialeAu Forum économique mondial de Davos 2026, rarement la technologie — et en particulier l’intelligence artificielle — n’aura occupé une place aussi dominante. Cela révèle un basculement majeur : l’IA n’est plus seulement un enjeu technologique, mais un instrument de puissance économique et géopolitique. De OpenAI à Meta, en passant par Palantir ou la française Mistral AI, les dirigeants de la tech ne sont plus invités comme experts, mais comme acteurs centraux du pouvoir mondial. Le débat n’est plus de savoir si l’IA va transformer le monde, mais qui la contrôlera, qui en profitera… et qui en paiera le prix.L’IA devient une infrastructure stratégiqueJensen Huang, patron de Nvidia, décrit désormais l’IA comme une véritable infrastructure, comparable à l’électricité ou aux télécoms. Une mutation qui implique des investissements colossaux et une mobilisation directe des États. Selon lui, chaque pays doit développer sa propre IA, en s’appuyant sur sa langue, sa culture et ses compétences locales.La nécessité d'une IA "utile"Deuxième enseignement majeur : l’IA doit impérativement démontrer son utilité concrète. Satya Nadella, PDG de Microsoft, met en garde contre un engouement purement technologique. Sans bénéfices visibles pour la santé, l’éducation ou l’efficacité des services publics, l’intelligence artificielle pourrait perdre sa légitimité sociale et susciter défiance et rejet.Robots, emploi et promesses d’abondanceFidèle à son style, Elon Musk projette un futur où les robots seraient plus nombreux que les humains, ouvrant selon lui une ère d’abondance sans précédent. Une vision optimiste qui contraste avec les inquiétudes sur l’emploi. Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, anticipe une transformation rapide du marché du travail, notamment dans le développement informatique, avec l’essor du « vibe coding », où l’IA écrit le code à la place des humains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 20268 min

S6 Ep 357🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Assistants IA : que nous préparent Apple et OpenAI ?

Entre rumeurs crédibles, stratégies industrielles et enjeux de souveraineté, le Debrief Transat fait le point sur l’actualité tech de part et d’autre de l’Atlantique.Apple, OpenAI, publicité dans ChatGPT et télécoms européens : une semaine dense, décryptée sans filtre.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple et OpenAI à la recherche du nouvel objet IAApple travaillerait sur un nouvel appareil dopé à l’intelligence artificielle, une sorte de badge ou d’objet à porter sur soi, intégrant caméra et micro, selon des informations relayées notamment par Bloomberg et The Information. Rien d’officiel à ce stade, mais ce projet s’inscrirait dans une tendance lourde : trouver une nouvelle interface pour dialoguer avec les agents conversationnels, au-delà du smartphone.En parallèle, OpenAI avance aussi sur un produit matériel, développé avec Jonathan Ive, l’ex-designer d’Apple. Un objet sans écran, encore mystérieux, qui pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année et illustrer la course au “nouveau Graal” de l’IA grand public.IA physique, lunettes connectées et vie privéeLunettes intelligentes, écouteurs autonomes, badges ou objets de bureau : les pistes se multiplient pour intégrer l’IA dans le quotidien. Meta, Google et d’autres acteurs explorent déjà ces usages, avec une question centrale : la contextualisation par la caméra.Mais cette évolution soulève aussi des inquiétudes majeures sur le respect de la vie privée. Des dispositifs toujours plus discrets pourraient banaliser la captation d’images et de données, relançant un débat déjà sensible autour de la surveillance et du consentement.La publicité arrive dans ChatGPTChatGPT va intégrer de la publicité, d’abord aux États-Unis, puis progressivement ailleurs. Selon OpenAI, ces annonces seront clairement identifiées et réservées aux utilisateurs des versions gratuites ou intermédiaires.L’objectif est clair : diversifier les sources de revenus pour compenser les coûts colossaux de fonctionnement. Pour autant, la publicité seule ne suffira pas à équilibrer le modèle économique, d’où la multiplication des offres payantes, des services spécialisés et des projets matériels.L’Europe veut se passer des équipementiers télécoms chinoisL’Union européenne envisage d’exclure progressivement les équipementiers chinois des réseaux télécoms, notamment dans la 5G. Sont principalement visés Huawei et ZTE, leaders technologiques du secteur mais jugés sensibles sur le plan géopolitique.Si certains pays, comme la France, ont déjà réduit leur dépendance, d’autres restent fortement équipés. Le remplacement de ces infrastructures poserait un défi financier majeur, estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros, au nom de la souveraineté numérique et de la sécurité des données.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 202626 min

S6 Ep 356📆 L'HEBDO 24/01 - Davos 2026 : comment l'IA redessine le monde

À Davos, les géants de la tech ont donné le ton pour l’année à venir : intelligence artificielle, robots, emploi et souveraineté numérique. Entre annonces spectaculaires, promesses et zones d’ombre, décryptage d’une semaine où la technologie s’est imposée au sommet du pouvoir.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Davos 2026 : l’IA devient une infrastructure mondialeAu Forum économique mondial, les patrons de la tech – de NVIDIA à Microsoft, en passant par Google DeepMind et Tesla – ont occupé le devant de la scène. Ils décrivent une intelligence artificielle devenue une infrastructure stratégique, comparable à l’électricité ou aux télécoms, au cœur d’enjeux industriels, sociaux et géopolitiques majeurs. Robots plus nombreux que les humains, super-IA imminente et transformation du travail : des prédictions qui interrogent autant qu’elles fascinent.Apple et OpenAI : la course aux assistants IA personnelsApple travaillerait sur un nouvel objet connecté, un assistant IA à porter sur soi, tandis qu’OpenAI préparerait un appareil dédié à ChatGPT pour s’affranchir des smartphones et ordinateurs existants. Deux visions concurrentes d’une même ambition : donner un corps à l’IA et l’installer dans le quotidien, au-delà des écrans traditionnels.Kyutai veut redonner la voix aux personnes handicapéesLe laboratoire Kyutai dévoile Invincible Voice, une technologie d’IA capable de reconstruire la voix de personnes atteintes de la maladie de Charcot. Une avancée majeure, open source, qui ouvre la voie à de nouveaux usages médicaux et redonne une dimension profondément humaine à l’intelligence artificielle (écouter aussi : L’IA qui parle (et écoute) en temps réel).ChatGPT s'ouvre à la publicitéLa publicité s’invite progressivement dans ChatGPT, d’abord pour les utilisateurs gratuits. Dans le même temps, une étude de l’APEC révèle l’engouement des cadres français pour l’outil, devenu un allié du travail intellectuel. Un paradoxe entre monétisation, adoption massive et coûts colossaux de l’IA générative.Télécoms : les Chinois dans le collimateur de l'EuropeL’Europe veut écarter Huawei et ZTE des réseaux télécoms pour des raisons géopolitiques et de cybersécurité.Gros plan sur le supercalculateur Alice Recoque, futur géant européenVisite guidée du très grand centre de calcul du CEA avec Nicolas Lardjane – CEA, directeur du TGCC. Il présente Alice Recoque, appelé à devenir le supercalculateur le plus puissant d’Europe, un outil clé pour la recherche scientifique, l’IA, le climat, la santé et la souveraineté technologique du continent.CES de Las Vegas : IA physique, robots et vie privéeRetour sur le CES avec Patrice Duboé – Capgemini. Robots humanoïdes, IA embarquée dans les lunettes, objets connectés plus responsables : les innovations se multiplient, mais soulèvent aussi des questions cruciales sur la vie privée, la surveillance et l’impact environnemental des technologies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 24, 202650 min

S6 Ep 355🔎 Pourquoi la voiture autonome n’est pas encore vraiment autonome (Zoom Tech)

Les voitures sans chauffeur fascinent, mais leur intelligence reste limitée. Derrière les démonstrations spectaculaires se cache une réalité technologique bien plus complexe.Les images de véhicules circulant seuls se multiplient : les robotaxis de Waymo à San Francisco, la petite voiture autonome de Zoox à Las Vegas, ou encore les démonstrations de Tesla à Paris, jusque sur la place de l’Étoile. Pourtant, ces véhicules ne sont pas totalement autonomes. Ils relèvent du niveau 4, capable de rouler sans conducteur… mais uniquement dans des zones très précises, longuement cartographiées et apprises à l’avance.Contrairement à un humain, capable de s’adapter rapidement à des environnements imprévisibles, ces voitures reposent sur des systèmes d’intelligence artificielle entraînés sur des milliers de kilomètres, sans réelle compréhension du monde. Elles peinent face aux situations ambiguës : comportements atypiques, signalisation détournée, règles tacites de circulation. Le spécialiste de l’IA Luc Julia cite par exemple un ouvrier transportant un panneau stop : là où un humain comprend la situation, la voiture autonome peut s’arrêter indéfiniment.La véritable autonomie, dite niveau 5, supposerait des véhicules capables de rouler partout, dans toutes les conditions, sans préparation préalable. Un objectif que certains jugent hors d’atteinte, à moins de repenser entièrement le modèle : infrastructures intelligentes ou nouvelles formes d’IA dites world models, capables de comprendre et d’apprendre le monde en temps réel.C’est précisément sur ces modèles que travaille le chercheur français Yann LeCun, ancien directeur scientifique de Meta, aujourd’hui à la tête d’une nouvelle start-up à Paris. De son côté, NVIDIA a présenté au salon CES de Las Vegas un nouveau système d’IA pour véhicules autonomes, baptisé Alpamayo R1, censé permettre aux voitures de raisonner face à des situations complexes.La promesse est immense, mais le chemin reste long. La voiture vraiment autonome n’est pas encore là… et son arrivée reste une question ouverte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 23, 20265 min

S6 Ep 354🎤 Le français Lynx présente son nouveau casque de réalité mixte (Stan Larroque, Lynx)

L'entreprise française Lynx Mixed Reality présente, ce 21 janvier à San Francisco, son nouveau casque de réalité virtuelle. Destiné au marché professionnel, il s'agit du seul produit européen de ce type, concurrent des équipements américains et asiatiques. Interview : Stan Larroque, fondateur et dirigeant de Lynx Mixed RealityPunchlinesLynx est le seul casque autonome européen.Le champ de vision le plus large jamais vu sur un casque sans fil.La réalité mixte fonctionne d’abord dans le monde professionnel.La valeur se joue avant tout sur le logiciel.Vous présentez un nouveau casque de réalité mixte. Qu’est-ce qui le distingue techniquement ?On a entièrement revu le cœur du casque, avec une nouvelle optique et la puce Qualcomm XR2 Gen 2. Cela double quasiment la puissance graphique et augmente fortement les capacités de calcul dédiées à la vision par ordinateur et à l’IA. On a aussi 80 % de pixels en plus, ce qui améliore nettement la netteté, la réactivité et réduit la latence. Le champ de vue atteint 126 degrés horizontaux, ce qui est inédit pour un casque sans fil et change radicalement la sensation d’immersion.Vous êtes souvent comparés à l’Apple Vision Pro. Comment se situe Lynx face à ce produit ?Le Vision Pro est en 4K par œil, nous sommes en 2.5K. Notre écran coûte dix fois moins cher à produire. Cela permet de proposer un casque autour de 1200 euros, beaucoup plus accessible, tout en offrant plus de réactivité et moins de latence. D’un point de vue performance pure, c’est une vraie amélioration pour l’utilisateur sur de nombreux usages.À quels usages ce casque est-il destiné en priorité ?Il est clairement pensé pour le monde professionnel. Les usages qui fonctionnent aujourd’hui sont la formation et l’assistance à distance dans la défense, le médical et l’industrie. Pour nous, la formation, c’est du jeu vidéo sérieux : des environnements immersifs pour former des techniciens, des chirurgiens ou des opérateurs. C’est là que le marché existe réellement aujourd’hui.Comment une startup française peut-elle rivaliser avec Meta ou Apple ?Chez Lynx, nous allons vite, avec une vision claire. Notre casque n’est pas au rabais : sur certaines spécifications, il est même en avance. On est aussi souverains sur le logiciel, avec un système d’exploitation open source basé sur Android Open Source Project. Cela nous permet d’ouvrir entièrement le code à nos clients, ce qui est impossible avec les GAFAM. Aujourd’hui, être comparés à Apple ou Meta dans certaines analyses internationales, c’est déjà une victoire.Site Web : https://www.lynx-r.comHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 21, 202625 min

S6 Ep 353🎤 Souveraineté numérique : faut-il un protectionnisme technologique en Europe ? (Christophe Grosbost, IMA)

Le numérique n’est plus un simple outil technique, c'est devenu un enjeu stratégique majeur au même niveau que l’énergie ou la défense. A l'occasion du Sommet de la souveraineté technologique, organisé ce 20 janvier à Paris, les professionnels alertent sur les risques de dépendance et appelle à une prise de conscience collective.Interview : Christophe Grosbost, directeur stratégie de l’IMA Innovation Makers AlliancePunchlinesLe numérique n’est pas un outil, c’est une arme potentielle.La souveraineté numérique est devenue un sujet géopolitique.La dépendance aux technologies américaines représente un risque stratégique.L’Europe doit assumer un protectionnisme numérique.Pourquoi la souveraineté numérique est-elle devenue un enjeu aussi central aujourd’hui ?On a longtemps considéré le numérique comme un simple outil. Cette vision a totalement changé. Aujourd’hui, le numérique est comparable au nucléaire, au militaire ou à l’énergie. C’est un facteur clé du développement économique et sociétal, mais aussi une arme potentielle. Dans le contexte géopolitique actuel, notamment avec les positions prises par les États-Unis, la dépendance numérique est devenue un risque stratégique majeur pour l’Europe.Quels sont concrètement les risques liés à cette dépendance technologique ?Ils sont multiples. Il existe un risque réel de coupure d’accès à des services numériques critiques, de blocage de mises à jour logicielles, voire de restrictions sur l’accès aux GPU nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Quand des infrastructures stratégiques reposent sur des technologies étrangères, cela expose nos États et nos entreprises à des pressions politiques et économiques majeures.Quelles solutions envisagez-vous pour réduire cette dépendance ?La première piste est un protectionnisme assumé sur certains marchés stratégiques. Il faut aussi accepter une approche pragmatique : analyser technologie par technologie leur niveau de criticité et décider du niveau de dépendance acceptable. Pour les données et usages les plus sensibles, il faut privilégier des solutions européennes, quitte à légiférer. C’est un travail de long terme, qui passe par l’acculturation des décideurs et par la mise en avant d’alternatives souveraines crédibles.Quel est l’objectif du Sommet de la souveraineté technologique organisé par l’IMA ?L’objectif est double. D’abord, acculturer les décideurs publics et privés aux risques liés à la dépendance numérique. Ensuite, permettre aux offreurs souverains de présenter leurs solutions et de démontrer qu’ils peuvent être performants et compétitifs. Ce sommet vise à créer une dynamique collective pour encourager une transition progressive vers plus d’autonomie numérique.En savoir plus : Innovation Makers AllianceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 20, 202622 min

S6 Ep 352🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Google renverse la table, Wikipédia fête ses 25 ans

Une semaine dominée par Google, entre alliance stratégique avec Apple et accélération spectaculaire de son IA.Pendant ce temps, Wikipédia célèbre un quart de siècle d’existence et s’interroge sur son avenir face aux assistants conversationnels.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Google et Apple : une alliance qui change la donne de l’IAL’annonce d’un partenariat pluriannuel entre Apple et Google marque un tournant majeur pour l’intelligence artificielle sur mobile. Google va fournir sa technologie Gemini pour alimenter Apple Intelligence, offrant enfin aux utilisateurs d’iPhone un assistant réellement contextuel et intégré à l’écosystème.Derrière la bonne nouvelle pour les usagers, se cache aussi un aveu de faiblesse d’Apple, contraint de s’appuyer sur son principal concurrent pour combler son retard en IA.Google Personal Intelligence : l’avance stratégique sur AppleGoogle frappe fort avec le lancement de Personal Intelligence, une couche d’IA ultra-personnalisée capable d’exploiter, avec l’accord des utilisateurs, Gmail, Photos, YouTube et l’historique de recherche. Déjà en test sur Android et Pixel aux États-Unis, cette technologie préfigure ce qu’Apple promet… mais avec plusieurs mois d’avance.Une démonstration de force qui souligne le retour en grâce de Google après des années de doutes sur sa stratégie IA.Dépendance et régulation : l’Europe en ligne de mireCette domination croissante de Google soulève de lourdes questions en Europe, notamment sur la protection des données et la dépendance technologique. Le risque d’un quasi-monopole de l’IA, aussi bien sur Android que sur iOS, pourrait raviver les tensions avec les régulateurs européens.Rien ne garantit d’ailleurs que ces services verront le jour en France à court terme.Grok, Musk et les polémiques de l’IA générativeL’IA Grok, associée à Elon Musk, se retrouve au cœur de controverses après des usages problématiques liés à la génération d’images. Si les fonctions incriminées ont été corrigées ou retirées, le débat reste entier sur la responsabilité des outils versus celle des utilisateurs.Dans le même temps, Grok vient d’être retenue par le département de la Défense américaine, preuve que la technologie conserve une crédibilité stratégique.ChatGPT Traduction : une attaque silencieuse contre Google TraductionSans grande annonce, OpenAI déploie ChatGPT Traduction, un outil dédié à la traduction contextuelle et spécialisée. Plus précis selon les domaines et les usages, il vise clairement Google Traduction et les solutions professionnelles comme DeepL.Une évolution qui inquiète directement les métiers de la traduction, déjà fragilisés par l’IA générative.Wikipédia a 25 ans : un monument face à une nouvelle générationCréée il y a 25 ans, Wikipédia a profondément transformé l’accès au savoir et reste une référence mondiale, souvent plus à jour que les encyclopédies traditionnelles. Mais les usages évoluent : les plus jeunes se tournent désormais vers ChatGPT, Gemini ou Perplexity pour s’informer.Le défi pour la fondation est double : assurer son financement par les dons et redevenir une destination naturelle pour la nouvelle génération d’internautes.Monde Numérique et Mon Carnet : les sommaires de la semaineDans Monde Numérique, Jérôme Colombain reçoit Stan Larroque, fondateur de Lynx, une startup française de casques de réalité virtuelle qui s’apprête à dévoiler un nouveau modèle à San Francisco. L’émission aborde aussi la souveraineté numérique, alors qu’Amazon AWS tente de convaincre avec ses data centers “européens”.Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti explore le Cloud Code et le vibe coding, décrypte l’intégration d’influenceurs dans la communication de l’administration américaine, et reçoit Sinopé, entreprise québécoise spécialisée dans les thermostats intelligents en pleine évolution.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 19, 202622 min

S6 Ep 351📆 L'HEBDO 17/01 - Assistants intelligents : Google frappe fort sur iPhone et Android

Google démarre 2026 en fanfare avec un double coup stratégique dans l’intelligence artificielle. Partenariats, souveraineté numérique et innovations françaises sont au menu de cet Hebdo de Monde Numérique.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Google s'allie à Apple pour le futur Siri sur iPhone...C’est désormais officiel : Google fournira la technologie d’IA qui propulsera le futur Siri d’Apple. Grâce à Gemini, l’assistant vocal de l’iPhone promet enfin de vraies capacités conversationnelles et contextuelles, tout en respectant les standards de confidentialité revendiqués par Apple. Un tournant majeur pour les utilisateurs, et un aveu implicite des difficultés d’Apple à développer seul son IA....et lance un concurrent “Personal Intelligence” sur AndroidEn parallèle, Google dévoile son propre assistant ultra-personnalisé pour Android. Baptisé Personal Intelligence, il exploite les données personnelles de l’utilisateur (avec son accord) pour offrir des réponses contextualisées et des recommandations avancées. Un pas de plus vers l’assistant numérique total, pour l’instant réservé au marché américain.Starlink perturbé en Iran : la connectivité sous pressionLe réseau satellitaire Starlink, opéré par l’entreprise d’Elon Musk, subit de fortes perturbations en Iran. En cause : des techniques de brouillage sophistiquées mises en œuvre par les autorités locales, notamment via l’altération des signaux GPS. Un rappel brutal des limites technologiques face aux stratégies étatiques.Amazon lance son "cloud souverain européen"Amazon Web Services officialise le lancement de son European Sovereign Cloud. Hébergées et opérées en Europe, ces infrastructures se veulent isolées des États-Unis afin de répondre aux exigences de souveraineté numérique. Une initiative qui suscite autant d’intérêt que de scepticisme sur la réelle indépendance technologique européenne.Quand l’IA se trompe : la police britannique piégéeAu Royaume-Uni, la police des West Midlands reconnaît s’être appuyée sur des informations erronées générées par Microsoft Copilot. Résultat : des sanctions injustifiées prises à partir d’événements… totalement inventés par l’IA. Un cas d’école sur les dangers des hallucinations algorithmiques.ChatGPT se lance officiellement dans la traductionOpenAI déploie discrètement un nouveau service dédié à la traduction au sein de ChatGPT. Plus contextuel et paramétrable selon les usages, il vise directement les leaders du secteur, à commencer par Google Traduction.Un casque de réalité mixte français ambitieuxStan Larroque, fondateur de Lynx, présente en avant-première son nouveau casque de réalité mixte, destiné aux professionnels. Conçu pour la formation, l’industrie ou la défense, cet équipement revendique une approche souveraine, tant sur le matériel que sur le logiciel.Souveraineté numérique : l’Europe face à ses dépendancesÀ l’occasion d’un sommet organisé à Paris, Christophe Grosbost, de l’association IMA – Innovation Makers Alliance, alerte sur les risques géopolitiques liés à la dépendance technologique européenne. Cloud, IA, données stratégiques : la souveraineté numérique devient un enjeu aussi crucial que l’énergie ou la défense.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 17, 202652 min

S6 Ep 350🎤 Les robots compagnons et les montres connectées pour enfants arrivent (Christophe Yérolimos, TCL)

Au CES, TCL dévoile sa vision de la robotique domestique et des objets connectés pour enfants. Robots compagnons, montres connectées et nouveaux usages dessinent un marché en forte croissance en Europe.Interview : Christophe Yérolimos, TCL FrancePunchlinesLa robotique va devenir un marché commercial.La montre connectée rassure les parents.2026 sera l’année de la kids watch.Vous présentez au CES un petit robot compagnon baptisé AiMe. À quoi sert-il concrètement ?AiMe est un robot compagnon conçu pour interagir avec les enfants. Il ne rend aucun service domestique et ne range rien. Il est là pour discuter, partager des émotions, réagir et créer une relation ludique et affective avec l’enfant.Pensez-vous que ce type de robot peut trouver son public en Europe ?Il y a un consensus sur le fait que la robotique va devenir un vrai marché. Cela commencera en Chine, puis en Amérique du Nord, et arrivera progressivement en Europe. Chez TCL, nous voulons être un acteur de ce marché, pas seulement sur le companionship mais sur d’autres usages de la robotique.TCL est aussi très présent sur les montres connectées pour enfants. À quoi répond ce produit ?La montre pour enfants est avant tout faite pour rassurer les parents. Les enfants n’ont pas le droit d’avoir un smartphone à l’école primaire, mais les parents veulent pouvoir les contacter et savoir où ils sont. La montre permet la géolocalisation et la communication, avec des appels limités à une liste définie par les parents.Comment rendez-vous la montre attractive pour les enfants ?Il faut que ce soit ludique pour que les enfants aient envie de la porter. Nous avons intégré des jeux, des interactions et des fonctions basées sur l’intelligence artificielle, comme la reconnaissance d’objets ou de fleurs via l’appareil photo, ainsi que la vidéoconférence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 16, 20269 min

S6 Ep 349🔎 L’IA va-t-elle faire nos courses à notre place ? (Zoom Tech)

Cette semaine, Google a annoncé un nouveau protocole pour l'intelligence artificielle, UCP, qui pourrait bouleverser le commerce en ligne. Derrière cette annonce technique se joue peut-être une bataille stratégique majeure pour l’avenir du e-commerce.Un langage universel pour le commerce en ligneL’intelligence artificielle promet depuis des mois de transformer nos façons d’acheter en ligne. Mais pour passer des intentions aux actes, il fallait résoudre un casse-tête technique : permettre aux IA de dialoguer directement avec les sites marchands sans passer par des clics humains ou des intégrations complexes. C’est précisément l’objectif du Universal Commerce Protocol (UCP), un nouveau langage universel porté par Google, et déjà soutenu par de grands acteurs du commerce et du paiement, de Carrefour à Shopify, en passant par Walmart, Target, Visa ou Mastercard.Des agents IA capables d’acheter à notre placeCe protocole permettrait à des agents IA comme Gemini d’explorer des catalogues, comparer des offres, appliquer des promotions et finaliser des achats de manière autonome, avec des garanties de sécurité comme les paiements tokenisés et la validation cryptographique du consentement. Une infrastructure pensée pour un commerce « agentique », où l’IA ne se contente plus de conseiller, mais agit directement au nom du consommateur.Des risques techniques et économiques bien réelsMais cette fluidité soulève de nombreuses questions. En ouvrant leurs systèmes à des agents autonomes, les commerçants augmentent leur surface d’attaque et s’exposent à des risques inédits : erreurs de configuration démultipliées à grande vitesse, pertes financières instantanées, nouveaux défis de gouvernance et de responsabilité. D’autant que Google n’est pas seul : OpenAI, avec le soutien de Stripe, prépare un protocole concurrent, annonçant une véritable guerre des standards.Jusqu’où déléguer nos décisions d’achat ?Au-delà de la technique, c’est notre rapport à la consommation qui est interrogé. Jusqu’où sommes-nous prêts à déléguer nos décisions à des algorithmes ? Le shopping restera-t-il un acte humain, fait de comparaison et d’irrationnel, ou deviendra-t-il une simple ligne optimisée dans un budget automatisé ?Un épisode de Monde Numérique assisté par l'IA Notebook LM de Google.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 16, 202615 min

S6 Ep 348🎤 Créer des objets connectés grâce à l’IA (Thomas Serval, Baracoda)

Depuis vingt ans, Baracoda conçoit des objets connectés. Avec l’IA générative, l’entreprise franchit un cap décisif en automatisant la conception de produits physiques. Thomas Serval explique comment cette approche peut bouleverser l’innovation industrielle.Interview : Thomas Serval, cofondateur et dirigeant de BaracodaPunchlinesL’IA générative peut remplacer la majorité des métiers de la conception d’objets connectés.La conception de six mois peut désormais se faire en quelques jours.Un seul ingénieur peut suffire là où il en fallait vingt-cinq.La fabrication d’objets peut être démocratisée.Peut-on parler de no-code appliqué aux objets physiques ?Absolument. Après vingt ans à concevoir des objets connectés, on a identifié des erreurs récurrentes autour de la connectivité, de la cybersécurité, de la donnée ou du respect de la vie privée. Nous avons construit une plateforme interne et, avec l’IA générative, nous avons compris que des agents intelligents pouvaient remplacer la plupart des métiers liés à la conception, au développement et à la fabrication des objets connectés.À qui s’adresse cette plateforme ?Elle s’adresse aux créateurs, aux innovateurs, aux designers et aux centres de R&D des grandes entreprises. L’objectif est de démocratiser la fabrication d’objets et de permettre à beaucoup plus d’acteurs de passer de l’idée au produit.Concrètement, comment passe-t-on d’une idée à un objet fonctionnel ?On part d’une expression de besoins en langage naturel, dans plus d’une centaine de langues. Le système pose ensuite des questions pour identifier les angles morts, comme le coût, l’autonomie ou les composants. À partir de là, il recommande un microprocesseur, génère le code, le routage de la carte électronique et les briques logicielles nécessaires pour l’application et le cloud.Quel impact cela a-t-il sur les délais de conception ?Habituellement, concevoir un objet connecté prend environ six mois, auxquels s’ajoutent trois mois d’industrialisation. Avec cette approche, les six mois de conception deviennent quelques jours.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 15, 20265 min

S6 Ep 347🎤 Twake.ai, l’alternative souveraine aux suites bureautiques américaines (Alexandre Zapolski, Linagora)

Au CES de Las Vegas, le français Alexandre Zapolski défend une vision européenne et souveraine du numérique. Avec Twake.ai, Linagora propose une suite collaborative open source, enrichie par l’IA, pensée pour garder les données des entreprises sous leur contrôle.Interview : Alexandre Zapolski, président de LinagoraPunchlinesLa souveraineté numérique devient un enjeu stratégique.Les alternatives aux GAFAM sont désormais crédibles.Chaque entreprise peut avoir son propre modèle d’IA.Les données ne sortent jamais de l’entreprise.Concrètement, que permet de faire Twake.ai au quotidien ?C’est une suite collaborative complète, augmentée par l’IA. Par exemple, une visioconférence est automatiquement transcrite, résumée et stockée dans le drive. Les contenus sont indexés dans une base vectorielle, ce qui permet de retrouver de l’information à partir des emails, des documents ou des échanges, grâce à un modèle de langage intégré.Peut-on vraiment qualifier Twake.ai de solution souveraine pour les entreprises ?Oui, on ne peut pas faire plus souverain que Twake.ai. Tout repose sur des logiciels open source, y compris ce que nous développons nous-mêmes. Les sources sont accessibles publiquement et n’importe qui peut installer la solution sur son propre environnement on-premise. Cela permet de garder un contrôle total sur les données, sans dépendance à un acteur extérieur.Comment utilisez-vous l’IA sans exposer les données des entreprises ?Nous utilisons des modèles comme Mistral, que nous affinons avec les données de l’entreprise. Cela permet de créer un modèle d’IA contextualisé, propre à chaque organisation, sans que les données ne sortent de son périmètre. C’est un point fondamental, car la conservation des données est devenue un enjeu majeur, y compris aux États-Unis.Les entreprises sont-elles plus réceptives aujourd’hui au discours sur la souveraineté ?Oui, clairement. Il y a une prise de conscience très forte autour de la dépendance aux GAFAM et des lois extraterritoriales américaines. De plus en plus de dirigeants cherchent des solutions résilientes et indépendantes. Twake.ai est aujourd’hui identifiée comme une alternative sérieuse et industrielle, notamment par les grandes entreprises et les PME.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 14, 20269 min

S6 Ep 346🎤 La longévité, nouvelle frontière de la tech (Arnaud Auger, Cathay Innovation)

La santé sort des cabinets médicaux pour s’installer dans nos objets du quotidien. Au CES, Arnaud Auger décrypte la montée en puissance des wearables, de l’IA et de la longévité comme nouvelle frontière technologique.Interview : Arnaud Auger, Directeur Cathay Innovation & spécialiste du "bio-hacking"PunchlinesLa santé arrive directement chez le consommateur.L’IA aide à comprendre et à agir plus tôt.La longévité est la grande tendance de la décennie.La prévention devient accessible au grand public.Il faut choisir entre vie privée et vie tout court.Vous êtes connu pour votre intérêt pour les wearables et le biohacking. Que pensez-vous de ce CES 2026 ? C’est extrêmement intéressant de voir que la plus grande conférence tech au monde parle de longévité comme de la méga tendance qui va définir la prochaine décennie. La longévité ne concerne pas seulement la santé digitale, mais aussi la prévention, la détection précoce et les traitements de précision. Elle englobe aussi l’environnement, les textiles, la nourriture ou le sport.Qu'est-ce que cela change, selon vous, en matière d'accès à la santé ? Avant, il fallait attendre d’aller chez le médecin ou à l’hôpital pour parler santé. Aujourd’hui, on a de la santé directement dans nos équipements, et même à la maison. La santé va directement chez le consommateur, et avec l’intelligence artificielle, on peut mieux comprendre ses données et agir plus tôt.Qu'apporte l’intelligence artificielle ?L'IA permet de mieux comprendre nos données de santé. Avant, par exemple, j’avais beaucoup de données, mais il fallait des tableaux complexes pour les comprendre. Aujourd’hui, l’IA simplifie l’analyse et vous dit concrètement quoi faire. Même pour les médecins, disposer de l’historique médical du patient via l’IA peut permettre des diagnostics plus précis et éviter des erreurs de traitement.Mais cette évolution pose la question de la confidentialité des données de santé. Faut-il s’inquiéter ?Il existe de plus en plus de solutions pour que les données restent en local ou soient mieux sécurisées. Mais au fond, il y a un choix à faire : est-ce que vous préférez votre vie privée ou votre vie tout court ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 13, 20265 min

S6 Ep 345🎤 Body Scan 2, la balance qui anticipe les maladies chroniques (Caroline Lagarde, Withings)

Présentée au CES de Las Vegas, la nouvelle balance connectée de Withings veut transformer la simple pesée en véritable bilan de santé préventif. . Grâce à des capteurs avancés et à l’analyse de plus de 60 biomarqueurs, la balance ambitionne de détecter très tôt les premiers signaux faibles des maladies chroniques.Interview : Caroline Lagarde, responsable produit chez WithingsPunchlinesLa balance capte plus de 60 biomarqueurs.Nous détectons les risques avant les symptômes.La santé cardiovasculaire est au cœur du produit.Toutes les mesures sont encore réversibles.L’objectif est le dépistage, pas le diagnostic.A quoi sert Body Scan 2 ?On s’est rendu compte que notre mode de vie s’est beaucoup dégradé. On mange sur le pouce, on dort moins, on est sous pression. Résultat : de nombreuses maladies chroniques se développent silencieusement pendant des années. Body Scan 2 a été conçue pour détecter les premiers signes avant-coureurs avant qu’il ne soit trop tard.Qu’apporte concrètement cette nouvelle balance par rapport aux modèles précédents ?À chaque pesée, on réalise un scan complet de la santé cardiovasculaire et métabolique. En plus du poids et de la composition corporelle segmentale, on ajoute des métriques comme le risque d’hypertension, l’âge vasculaire et désormais l’âge du cœur. Cela repose sur différents capteurs au niveau des pieds, des doigts et des pouces, capables de capter plus de 60 biomarqueurs.Ces données sont-elles vraiment fiables et utiles pour les médecins ?Oui, elles sont fiables. Toutes nos métriques sont développées et validées avec des médecins, notamment en milieu hospitalier. Notre objectif est le screening : informer les personnes de leur état de santé pour qu’elles puissent agir et, si nécessaire, consulter leur médecin, qui réalisera ensuite les examens complémentaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 13, 20267 min

S6 Ep 344🎤 CES 2026 : de la voiture autonome à la brique Lego intelligente (Julien Villeret, EDF)

Voiture autonome, IA embarquée, Lego connectés… Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, revient sur les tendances du CES 2026. Une édition sans révolution mais riche en signaux faibles.Interview : Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDFPunchlinesL’IA embarquée dans les voitures arrive enfin sur nos routesLenovo veut devenir l’Apple du PCLe CES 2026 ? Une édition itérative, pas disruptiveL’énergie est tristement absente cette annéeLego lance une brique intelligente vraiment bluffanteComment résumeriez-vous cette édition 2026 du CES ?Je dirais que c’est une édition itérative. On y retrouve les tendances de l’an dernier, légèrement améliorées, mais sans réelle disruption. Rien de renversant, juste une poursuite des innovations amorcées. C’est assez classique au CES : une année très forte sur un sujet — comme l’IA en 2025 — suivie d’une ou deux éditions plus calmes. Celle-ci était dans la continuité.Qu’est-ce qui vous a marqué malgré tout ?Deux choses principalement. D’abord, l’accélération de la voiture autonome. On y est. Nvidia a annoncé une nouvelle plateforme open source avec Mercedes pour lancer en 2026 une voiture autonome de niveau 2+… mais uniquement aux États-Unis, faute de réglementation en Europe. Leur IA est multimodale et censée fonctionner sans cartographie locale, un vrai bond si ça se confirme. Ensuite, Lenovo m’a surpris. D’habitude vu comme un “pousseur de boîtes”, ils ont présenté une stratégie ambitieuse avec leur IA Quira embarquée dans leurs équipements. Une tentative claire de monter en gamme, de remonter la chaîne de valeur, à la manière d’Apple.Et côté énergie, votre domaine de prédilection ?Grosse déception. L’énergie et l’écologie étaient quasiment absentes cette année. Quelques gadgets par-ci par-là, mais rien de structurant. Une petite mention tout de même pour GeoWind, une start-up qui propose une éolienne verticale individuelle, à installer sur une terrasse ou un toit. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est bien de voir que certains essaient encore d’innover dans ce secteur.Un coup de cœur plus inattendu pour finir ?Oui, pour la nouvelle brique intelligente de Lego ! Une “smart brick” avec processeur, Bluetooth, batterie, accéléromètre… Bref, une brique qui rend le jouet interactif. Ils vont lancer des kits Star Wars où les briques communiquent entre elles et les personnages réagissent grâce à des tags NFC. Ce n’est pas juste du plastique connecté, c’est une vraie innovation hardware à un prix abordable. Et ça parle autant aux enfants qu’aux adultes — les “kidultes” représentent 30 % des ventes de Lego ! C’est un bel exemple de tech ludique et universelle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 12, 20269 min

S6 Ep 343📆 L'HEBDO 10/01 - Récap CES 2026 : beaucoup de promesses, peu de révolutions

Le CES 2026 de Las Vegas s’achève sur une impression contrastée : moins de révolutions spectaculaires, mais toujours autant de questions de fond sur l’avenir de la tech. Téléviseurs géants, IA omniprésente, robots hésitants et voitures autonomes bien réelles : décryptage sans langue de bois.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Innovation incrémentaleLe CES 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses en matière d’innovations spectaculaires, mais l’événement reste un formidable révélateur de tendances. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) le bilan est sans concession : beaucoup d’innovations incrémentales, peu d’effet “waouh”, mais une effervescence toujours bien réelle autour de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la mobilité autonome.Téléviseurs, ordinateurs et objets insolitesÉcrans géants de plus de 130 pouces, interfaces toujours plus complexes, IA embarquée pour améliorer le son et l’image : les téléviseurs font le show, mais la simplicité reste le grand absent. Côté ordinateurs, les mini-PC séduisent tandis que Lenovo affiche clairement ses ambitions dans l’IA embarquée.Robots humanoïdes, aspirateurs “intelligents” et gadgets parfois déroutants rappellent que la démonstration technologique prime encore souvent sur l’usage réel.Voitures autonomes et IA “physique”Le CES 2026 marque une nouvelle étape pour la voiture autonome, avec des annonces majeures de Zoox, Uber, Nvidia ou encore Mercedes. L’IA dite “physique”, capable d’interagir avec le monde réel, s’impose comme un concept clé, même si sa maturité reste à prouver. Entre promesses industrielles et réalités réglementaires, l’autonomie progresse… mais pas partout au même rythme.Lunettes connectées, e-santé et longévitéLes lunettes connectées progressent discrètement, tandis que la e-santé et la longévité s’affirment comme des piliers majeurs du salon. Objets de mesure, analyse des données personnelles et arrivée annoncée de services d’IA dédiés à la santé posent une question centrale : jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans le partage de nos données pour améliorer notre qualité de vie ?Le regard de Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT]Pour Julien Villeret, le CES 2026 est une édition “itérative” : peu de ruptures, mais une consolidation des grandes tendances. Il revient sur les avancées en matière de voitures autonomes, les stratégies industrielles autour de l’IA, la relative déception sur les innovations énergétiques et son coup de cœur pour les Lego intelligents, symbole d’une tech plus ludique et accessible.Ecouter également : À bord de Zoox, le taxi autonome d’AmazonHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 10, 20261h 3m

S6 Ep 342⭐️ CES 26 Jour #5 – Gadgets futuristes et innovations insolites

Cinquième jour au CES de Las Vegas. L’heure du bilan approche, mais avant de refermer cette édition 2026, place à une sélection de produits qui illustrent parfaitement l’ADN du salon : un mélange de technologies très sérieuses, de concepts futuristes… et d’idées parfois complètement décalées.En partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesL’informatique en mode métamorphoseLes ordinateurs restent une valeur sûre du CES, et Lenovo a frappé fort cette année. Le constructeur chinois a impressionné avec un concept de PC portable à écran extensible : d’un simple raccourci clavier, l’écran OLED se déploie latéralement pour passer de 16 à 24 pouces. Une démonstration spectaculaire de ce que peuvent offrir les dalles souples et motorisées, même si ce Legion Pro Rollable reste pour l’instant un pur prototype de salon. Autre idée audacieuse : le HP Eliteboard G1A. Sous ses touches se cache un véritable PC, équipé d’un processeur Ryzen et d’un NPU dédié à l’IA. Léger, ultra-compact, capable d’alimenter deux écrans 4K, il promet une nouvelle façon de travailler en mobilité… et, cette fois, le produit sera bien commercialisé.Téléviseurs extrêmes : la quête de la finesse absolueCôté écrans, LG a une nouvelle fois joué la carte du spectaculaire avec un téléviseur ultra-fin de moins d’un centimètre d’épaisseur, le Wallpaper OLED Evo W6. Fixation murale magnétique, connectique déportée dans un boîtier externe et transmission sans fil des flux 4K : l’objet frôle la prouesse d’ingénierie. À ce niveau de sophistication, la technologie devient presque un élément de design… même si le prix, lui aussi, tutoie les sommets.Robots domestiques : rêve ou illusion ?Les robots ont été omniprésents dans les allées du CES 2026. LG a notamment présenté le CLOiD, un robot humanoïde capable, en théorie, de plier le linge, préparer le petit déjeuner et servir de centre de contrôle pour la maison connectée. L’IA « physique » promise laisse entrevoir un futur fascinant, mais, comme souvent au CES, on reste face à une démonstration plus qu’à un produit réellement prêt à entrer dans les foyers.Samsung, de son côté, a profité du salon pour annoncer l’abandon définitif de son robot Bollie, pourtant très remarqué il y a quelques années. Un rappel que, dans l’univers des robots domestiques, l’innovation se heurte encore à la réalité industrielle.Compagnons IA : entre fascination et malaiseAutre grande tendance de cette édition : les assistants de compagnie. Razr a dévoilé un étonnant avatar holographique, baptisé Projet Ava, destiné aux gamers, capable de commenter une partie en temps réel et de suggérer des stratégies grâce à une caméra intégrée. Derrière l’effet “waouh”, la question de la vie privée s’impose immédiatement : accepterons-nous demain d’être observés en permanence par nos assistants numériques ?Plus troublant encore, ce cadre photo intelligent, de la marque chinoise Vinabot, capable de donner vie à des personnes disparues ou à des figures historiques, grâce à l’IA et au clonage vocal. Une technologie qui fascine autant qu’elle dérange, tant elle brouille les frontières entre souvenir, hommage… et illusion numérique.Quand Lego passe à l’ère intelligenteEnfin, impossible de ne pas évoquer l’une des annonces les plus surprenantes du CES : Lego Smart Play. Des briques connectées, sans écran ni smartphone, capables de réagir aux mouvements, aux figurines et à l’environnement sonore. Une façon inédite de mêler jeu physique et interaction numérique, qui montre que même les icônes du jouet traditionnel se réinventent à l’ère de l’IA et de l’électronique embarquée.Le CES, laboratoire de l’imagination technologiqueCette cinquième journée illustre parfaitement ce qu’est aussi le CES de Las Vegas : un immense terrain d’expérimentation. Tous les produits présentés ne verront pas le jour, loin de là. Mais chacun raconte quelque chose de notre rapport à la technologie : notre envie de mobilité extrême, notre fascination pour les robots, notre curiosité pour les compagnons artificiels… et notre goût intact pour les objets qui font rêver, sourire ou débattre.Rendez-vous pour le grand débrief final de cette édition 2026, avec Bruno Guglielminetti, pour tirer les enseignements de cette semaine hors norme au cœur de la tech mondiale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 9, 202615 min

S6 Ep 341⭐️ CES 26 Jour #4 - La tech au service de la longévité

Au CES de Las Vegas, les startups restent au cœur de l’innovation. De la santé connectée aux robots humanoïdes, plongée dans l’effervescence de l’Eureka Park.En partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesAu CES 2026 de Las Vegas, près de 1 400 startups investissent l’Eureka Park, vitrine mondiale de l’innovation émergente. La délégation française French Tech est un peu moins fournie que lors des grandes années, mais la diversité technologique est bien au rendez-vous, face à une présence asiatique toujours plus offensive, notamment chinoise.Longévité : la nouvelle tendance phare de la techCette édition met en lumière une tendance forte : la longévité. Au-delà de la e-santé classique, objets connectés, applications et équipements promettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Biohacking, wearables, prévention, intelligence artificielle et santé personnalisée deviennent des thèmes centraux. Arnaud Auger, de Cathay Innovation, décrypte cette « consumerisation » de la santé, où les outils autrefois réservés aux experts arrivent chez le grand public.Les professionnels de santé au rendez-vousLe CES est aussi un terrain d’exploration pour les professionnels de santé. Une délégation de l’AFIB (Association française des ingénieurs biomédicaux) est venue repérer des innovations concrètes, notamment françaises : dispositifs pour personnes malvoyantes, mobilité des fauteuils roulants, dépistage du cancer du sein ou solutions hospitalières émergentes. Mais entre innovation et adoption, les obstacles restent nombreux : modèle économique, validation clinique et lourdeurs administratives.Robots de service : un marché à venirEnfin, impossible d’ignorer les robots humanoïdes, omniprésents cette année. S’ils fascinent, leur maturité interroge encore. Exemple avec Starbot, un robot serveur destiné à la restauration : prometteur, déjà en test sur le terrain, mais encore loin d’une perfection industrielle. Le CES demeure ainsi un immense laboratoire, où l’innovation se cherche autant qu’elle se montre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 8, 202619 min

S6 Ep 340⭐️ CES 26 Jour #3 - TV, robots, lunettes connectées... Au cœur du Convention Center de Las Vegas

Le CES 2026 est officiellement lancé à Las Vegas. Direction le Las Vegas Convention Center, le plus vaste hall du salon, récemment réaménagé, où se concentrent les géants de l’électronique grand public. Des stands monumentaux et une impression générale de continuité : l’innovation progresse, mais sans rupture spectaculaire.Partenariat : avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesTéléviseurs : la reine du CES reste l’écranCôté télé, les constructeurs convergent vers les technologies RGB mini-LED et micro-LED, synonymes de couleurs plus pures, de forte luminosité et de réduction des halos lumineux. Samsung, LG, Sony, TCL ou Hisense rivalisent aussi sur la taille, avec des écrans géants dépassant les trois mètres de diagonale, véritables démonstrateurs technologiques.Lunettes connectées : nouveautés chez Meta Autre tendance très attendue : les lunettes connectées. Meta mène la danse avec les Ray-Ban Meta, intégrant un écran discret, un bracelet haptique et de nouvelles fonctions comme le téléprompteur ou la messagerie par écriture manuscrite. Navigation piétonne en réalité augmentée et sous-titres en temps réel illustrent une AR plus mature, même si ces modèles ne sont pas encore disponibles en Europe. TCL, pionnier du secteur, poursuit ses travaux de miniaturisation de ses lunettes à réalité augmenté Ray Neo, tout en proposant parallèlement des lunettes de divertissements à écrans personnels immersifs.Robots : humanoïdes, aspirateurs et compagnonsLes robots occupent toujours une place de choix au CES. Humanoïdes encore largement téléopérés, robots aspirateurs capables de ramasser des objets ou de monter les escaliers, et même robots compagnons pour enfants, comme le TCL AiMe. Bref, la robotique avance à plusieurs vitesses.IA domestique : vers une maison pilotée par l’écranL’intelligence artificielle s’impose comme le prolongement naturel de la domotique. Réfrigérateurs, téléviseurs, chauffage ou éclairage deviennent les éléments d’un même écosystème intelligent. Les grands groupes imaginent une maison pilotée par des assistants et des écrans omniprésents, avec la télévision comme hub central.Mobilité : Sony accélère avec l’AfeelaEnfin, le CES confirme son virage vers la mobilité. Sony expose un nouveau prototype de berline développé avec Honda, la future Afeela. Un concentré de technologies mêlant divertissement, capteurs et IA conversationnelle, qui symbolise l’ambition du salon au-delà de l’électronique domestique.👉 Retrouvez le meilleur du CES sur MondeNumerique.info Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 7, 202627 min

S6 Ep 339⭐️ CES 26 - À bord de Zoox, le taxi autonome d’Amazon

Depuis les rues de Las Vegas, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti embarquent dans un véhicule sans volant ni conducteur. Une immersion sonore et visuelle au cœur de l’une des expériences les plus marquantes du CES.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Une première mondiale grandeur natureÀ Las Vegas, la mobilité autonome sort du laboratoire. À l’occasion du CES, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti montent à bord d’un véhicule 100 % autonome développé par Zoox, filiale de Amazon. Un taxi électrique sans volant, sans pédales et sans chauffeur, désormais autorisé à circuler en conditions réelles sur le Strip.Sensations et conduite autonomeAccélérations franches, arrêts précis, respect strict du code de la route : la Zoox s’intègre naturellement dans la circulation dense de Las Vegas. Le véhicule, autonome de niveau 4, s’appuie sur des lidars et une cartographie très fine de la ville pour gérer feux, piétons et autres usagers, au point que les passagers finissent par oublier qu’aucun humain ne conduit.Amazon, le cloud et la mobilité de demainDerrière Zoox, c’est toute la stratégie d’Amazon qui se dessine. Comme Waymo pour Google, l’enjeu dépasse le simple transport de passagers : collecte de données, intelligence artificielle et puissance du cloud AWS sont au cœur de cette révolution. Une étape de plus vers un futur fait de véhicules autonomes, de logistique robotisée et de services sans conducteur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 6, 202628 min

S6 Ep 338⭐️ CES 26 Jour #2 - Nvidia se lance dans la voiture autonome

Deuxième jour à Las Vegas avant l’ouverture officielle du CES 2026, marqué par les keynotes des géants de la tech. NVIDIA, LG et consorts ont donné le ton entre IA physique et robots domestiques. De son côté, Withings continue d'innover en santé.Partenariat : avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesNVIDIA ouvre le bal avec l’IA physiqueLors du Media Day, Jensen Huang , le patron de NVIDIA a présenté Rubin, la nouvelle plateforme de calcul succédant à Blackwell, avec des gains spectaculaires pour l’IA. Il a surtout détaillé sa vision de la « Physical AI », une intelligence artificielle capable d’agir dans le monde réel, au cœur de la robotique, des jumeaux numériques et des véhicules autonomes. NVIDIA a aussi levé le voile sur Alpamayo, une famille de modèles IA destinée à la conduite autonome, intégrée prochainement à la Mercedes-Benz CLA pour une autonomie de niveau 3.LG mise sur les robots et l’écran du futurLe constructeur coréen a créé la surprise avec CLOiD, un robot domestique humanoïde capable d’assister aux tâches ménagères du quotidien. LG a également dévoilé une nouvelle version de son téléviseur « wallpaper », un écran ultra-fin de 9 mm, sans fil, et basé sur la technologie micro RGB, l’une des stars de cette édition 2026 du CES.Withings renforce la santé connectéeLa marque française Withings France a profité du CES Unveiled pour présenter une nouvelle génération de balance connectée, pensée comme une véritable station de longévité. Capable de mesurer plus de 60 biomarqueurs, elle intègre désormais l’évaluation du risque d’hypertension et de l’âge du cœur, avec l’objectif d’accompagner les utilisateurs sur le long terme sans les anxiété inutile. Explications de Caroline Lagarde.Bientôt un épisode spécial en voiture autonomeEn marge du salon, Monde Numérique prépare un épisode à part consacré à une balade en véhicule 100 % autonome dans les rues de Las Vegas. Une immersion à bord des robotaxis Zoox, développés par Amazon, à découvrir très prochainement en audio et en vidéo. A ne pas rater ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 6, 202611 min

S6 Ep 337⭐️ CES 26 - La foire aux innovations du CES Unveiled (François Sorel, BFM Tech & Co)

Au cœur du CES Unveiled, François Sorel et Jérôme Colombain livrent leurs premières impressions à chaud. Entre gadgets surprenants, robots en tout genre et rareté des startups françaises, ce mini-CES donne le ton de l’édition à venir.Partenariat : avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesAvec François Sorel (BFM Tech & Co) Un CES Unveiled en demi-teinteMoins d’exposants et surtout beaucoup moins de startups françaises cette année au CES Unveiled. François Sorel et Jérôme Colombain soulignent en revanche la forte présence des entreprises chinoises, qui dominent largement les allées de ce « mini CES » parfois comparé à une foire à inventions.La déferlante des robots du quotidienRobots tondeuses, robots de piscine, robots chasse-neige ou encore machines lanceuses de balles de tennis : la robotique utilitaire est omniprésente. François Sorel s’attarde sur des innovations intéressantes autour de l’autonomie, notamment des robots capables de se recharger seuls, une évolution clé pour l’avenir de la robotique domestique et humanoïde.Robots compagnons et influence asiatiqueLes robots pets, mi-peluches mi-objets connectés, intriguent autant qu’ils interrogent. Ces compagnons artificiels, surtout portés par des acteurs asiatiques, cherchent à reproduire une présence animale sans les contraintes du quotidien, ouvrant le débat sur notre rapport affectif aux machines.Une startup française utile : la détection d’allergènesMalgré leur rareté, certaines jeunes pousses françaises se distinguent par des solutions concrètes. François Sorel évoque une startup tricolore proposant un boîtier portable capable de détecter les allergènes alimentaires, un outil potentiellement vital pour les personnes souffrant d’allergies sévères.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 5, 20266 min

S6 Ep 336⭐️ CES 26 Jour #1 - immersion au cœur du plus grand show tech mondial

Le CES de Las Vegas s'apprête à ouvrir ses portes et donne le ton de l’innovation mondiale pour 2026. Téléviseurs géants, intelligence artificielle, robotique et santé connectée s’annoncent comme les grandes vedettes de cette édition à nouveau exceptionnelle.Partenariat : avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprisesDès les jours qui précèdent l’ouverture officielle du CES 2026, Las Vegas se transforme en capitale mondiale de la high-tech. Avec plus de 4 500 exposants et 6 500 journalistes accrédités, le salon confirme son statut de vitrine incontournable de l’innovation, bien au-delà de la seule électronique grand public. Téléviseurs de nouvelle génération, objets connectés pour la santé, robots domestiques ou industriels, véhicules autonomes et intelligence artificielle s’imposent comme les grands thèmes de l’année.Samsung annonce des écrans géantsParmi les annonces marquantes, Samsung frappe fort avec des téléviseurs toujours plus spectaculaires, dont un modèle de 130 pouces reposant sur une nouvelle technologie RGB, ainsi qu’un Frame de 98 pouces. De son côté, LG mise sur ses dalles OLED tandem, promettant davantage de luminosité et de longévité, tout en dévoilant un étonnant robot domestique humanoïde capable d’aider aux tâches ménagères.Pépites françaises dans la e-santéLe CES, c’est aussi le CES Unveiled, un avant-goût qui a lieu le dimanche soir précédent l'ouverture. Une édition décevante cette année mais deux innovations françaises se distinguent : un détecteur portable d’allergènes alimentaires, Allergen Alert, pensé pour sécuriser les repas des personnes allergiques, et une nouvelle station de santé connectée signée Withings, dédiée au suivi de la longévité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 5, 202613 min

S6 Ep 335🎤 Interview – Santé : l’IA, nouvel allié des médecins (Thomas Klein, Microsoft)

L’intelligence artificielle bouleverse la médecine, non sans susciter des débats. Thomas Klein, directeur de la stratégie chez Microsoft, plaide pour une alliance entre médecins et IA, et décrypte les enjeux d’une transformation moins technique que sociétale.Interview : Thomas Klein, auteur du livre “L’intelligence artificielle au service de la Santé”PunchlinesL’IA ne remplace pas les médecins, elle les renforce.Avec l’IA, le taux de détection du cancer du sein grimpe de 17 %.L’IA permet de détecter un problème cardiaque avant les premiers symptômes.Un tiers du temps de travail des médecins est consacré à l’administratif.L’IA est-elle en train de révolutionner la médecine ?Oui, on est à un moment charnière. L’IA ne va pas tout transformer d’un coup, mais elle permet de poser de bonnes questions sur ce qu’on veut améliorer dans nos systèmes de santé. Le but de mon livre, c’est justement de démystifier l’IA en santé : ce qu’elle permet, et ce qu’elle ne permet pas. Le débat ne doit pas opposer médecins et IA, mais créer une alliance entre les deux. Ensemble, ils peuvent aller plus loin.Comment est utilisé l’IA en santé aujourd'hui ?Les outils d'IA sont surtout utilisés dans l’imagerie médicale. Elle agit comme une seconde paire d’yeux, inlassable et bien informée. Elle peut repérer une tumeur minuscule, invisible à l’œil humain. Par exemple, dans la détection du cancer du sein, l’IA augmente la précision de 17 %. Mais il ne faut pas voir ça comme une médecine froide ou déshumanisée. J’ai vécu aux États-Unis une consultation où l’IA assistait le médecin dans la rédaction du compte-rendu. Résultat : plus de temps d’échange humain, moins de temps sur l’ordinateur.Quels sont les apports majeurs de l’IA pour la médecine de demain ?L’IA peut faire évoluer la médecine de « réparation » vers la médecine d’anticipation. Grâce aux objets connectés — montres, bagues, capteurs — on peut détecter des anomalies plusieurs heures avant les premiers symptômes, comme pour un infarctus. Pour les malades chroniques, c’est une aide précieuse au quotidien, une sorte d’ange gardien numérique. Et avec des outils comme les jumeaux numériques, on peut simuler l’effet d’un traitement sur un patient précis avec plus de 90 % de précision. C’est un gain énorme pour les patients comme pour les soignants.L’IA en santé, c’est aussi un sujet éthique et social ?C’est même l’enjeu principal. Qui décide ? Qui est responsable ? Il ne faut pas que l’IA crée une médecine à deux vitesses. Il faut s’assurer que tout le monde y ait accès, pas seulement les hôpitaux les mieux dotés. Et puis, il y a la formation : les professionnels de santé doivent être accompagnés pour comprendre et utiliser ces outils. La France est parfois plus lente que les États-Unis, mais elle bâtit un socle de confiance qui sera, à long terme, un atout majeur.En savoir plus : L'IA au service de la SantéHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 5, 202627 min

S6 Ep 334🔎 Zoom - Vibe coding, j’ai créé deux applications sans écrire une ligne de code

Dans cet épisode, je vous raconte mon expérience de “vibe coding”, cette nouvelle façon de développer des outils sans écrire une seule ligne de code grâce à l’IA. Spoiler : c'est incroyable.Tout est parti d’un besoin très conret : améliorer les outils que j’utilise au quotidien pour produire et organiser ce podcast. Jusqu’ici, Notion faisait bien le travail, mais avec le temps, le système est devenu plus lourd, plus complexe et surtout limité. Je me suis alors tourné vers Airtable pour structurer un véritable tableau de bord dédié à la gestion “business” (suivi commercial, engagements, controle de facturation, etc.). J’ai apprécié la richesse des interfaces visuelles, les automatisations et l’assistant IA intégré, que j’ai complété avec ChatGPT et Gemini qui m’ont aidé à réfléchir à la logique globale et à l’architecture des bases de données.Mais la vraie révélation a été Lovable. Cette start-up suédoise permet de créer une véritable application web simplement en décrivant ce que l’on veut. En quelques jours, j’ai conçu un outil que j’ai baptisé PodTracker pour la planification des épisodes, la gestion des interviews et des messages de partenariats à travers un calendrier partagé; avec même un éditeur de texte intégré, le tout à travers une interface élégante et même une version mobile. Pour tout cela, je n’ai pas écrit une seule ligne de code. J’ai travaillé uniquement avec le chatbot inclus qui propose, teste, corrige et améliore en continu.Grisant et addictifBien sûr, il y a des limites, comme des interrogations autour de la sécurité du code généré, ou encore une dépendance à la plateforme pour l’hébergement et l’exportation de l’application. Mais le constat est clair : ces outils transforment profondément la manière de concevoir le développement logiciel. L’expérience est à la fois grisante et addictive.Au final, ce que je retiens surtout, c’est ce sentiment très fort d’être réellement “augmenté” par l’intelligence artificielle. J’ai pu créer des outils sur mesure dont j’avais besoin depuis longtemps, mais que j’étais incapable de réaliser seul auparavant. Pouvoir transformer une idée en application fonctionnelle, en quelques semaines à peine, sans compétences professionnelles réelles, est une incroyable révolution.Quant au métier de développeur, il est certain que celui-ci va évoluer très vite, en étant moins centré sur l’écriture de code que sur l’analyse des besoins, le pilotage de l’IA et la vérification des résultats. Le vibe coding est certainement l’avenir du code, tout simplement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 4, 202612 min

S6 Ep 333📆 L'HEBDO 03/01 : 2025, année IA - et tout ce qui nous attend en 2026

Bilan d’une année 2025 hors normes pour la tech, projections pour 2026 et premières tendances du CES de Las Vegas : Monde Numérique ouvre l’année avec un épisode dense, analytique et résolument tourné vers l’avenir.💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]2025–2026 : l’intelligence artificielle change d’échelle2025 restera comme l’année de tous les bouleversements autour de l’intelligence artificielle : course aux modèles géants, investissements records dans les data centers, affrontement réglementaire entre États-Unis et Europe. Cet épisode dresse un panorama clair des forces en présence, des gagnants de l’année et des signaux faibles qui annoncent 2026, entre agents autonomes, IA embarquée et risques de bulle économique.CES 2026 : ce que le salon dit vraiment de l’avenir de la techÀ quelques jours de l’ouverture du CES de Las Vegas, Mathieu Deboeuf-Rouchon et Lionel Tardy, co-auteurs du Guide de survie du CES, analysent les grandes tendances de l’édition 2026. Moins de gadgets spectaculaires, plus de deep tech, d’IA invisible, de robotique et de technologies agricoles et industrielles : le salon confirme un basculement structurel de l’innovation mondiale (🎧 interview intégrale).IA et santé : une révolution déjà en marcheL’intelligence artificielle transforme concrètement la médecine, du diagnostic à la prévention en passant par la réduction massive des tâches administratives. Thomas Klein, directeur de la stratégie santé chez Microsoft, explique comment l’IA augmente les médecins, améliore la relation patient-soignant et ouvre la voie à une médecine prédictive, personnalisée et plus humaine.Vibe Coding : créer des applications sans écrire de codeRetour d’expérience personnel sur le vibe coding, cette nouvelle façon de développer grâce à l’IA. Je vous raconte comment j'ai conçu deux applications professionnelles sur mesure, sans coder, En s’appuyant sur Airtable et Lovable. Réflexion sur un basculement profond dans la manière de créer des outils numériques et le métier de développeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 3, 20261h 0m

S5 Ep 332🎤 Interview – CES 2026 : plus de tech invisible, moins de tape-à-l’œil (Matthieu Deboeuf-Rouchon & Lionel Tardy )

Les auteurs du « Guide de survie du CES » livrent leurs analyses et conseils pour naviguer dans le salon de Las Vegas qui se tiendra la semaine prochaine.Interview : Matthieu Deboeuf-Rouchon & Lionel Tardy, auteurs du « Guide de survie du CES ».PunchlinesLe CES 2026 sera celui de la tech invisible et des infrastructures critiques.L’intelligence artificielle devient un orchestrateur central dans tous les domaines.Un CES bien préparé, c’est 25 % de sérendipité, 75 % de stratégie.Le guide de survie est devenu le guide Michelin du CES.L’IA au CES, ce n’est plus un thème, c’est un prisme.Qu’est-ce qui change cette année au CES ?Lionel Tardy : On assiste à un basculement. Fini l’exubérance matérielle, place à l’infrastructure logicielle critique. L’IA générative et agentique transforme les usages. Le CES 2026 sera dominé par la tech invisible : deep tech, composants, orchestration intelligente. Les grands stands sont toujours là, mais la valeur se déplace sous la surface.Quel rôle joue l’intelligence artificielle dans cette édition ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : Elle est partout, mais surtout en profondeur. On ne parle plus seulement d’IA comme gadget ou démonstrateur. Elle agit comme un cerveau copilote, un orchestrateur de systèmes complexes. C’est ce qu’on retrouve dans l’agriculture avec des robots autonomes, dans la santé avec des capteurs prédictifs, ou encore dans le spatial computing. L’IA devient structurelle, pas juste thématique.En quoi consiste votre guide et pourquoi est-il devenu incontournable ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : C’est un outil stratégique. On l’a conçu comme on aurait aimé le lire avant notre première venue. Il aide à fixer ses objectifs, à organiser ses rencontres, à maximiser son temps. Aujourd’hui, on propose même des versions personnalisées pour des délégations comme la région Auvergne-Rhône-Alpes. Gary Shapiro, le patron du CES, nous appelle le “guide Michelin du CES”.Quel est le secret d’un CES réussi ?Lionel Tardy : Il faut une vraie préparation. Un bon CES, c’est celui où l’on sait à l’avance pourquoi on vient, qui l’on veut voir, ce qu’on veut montrer ou découvrir. Pour les visiteurs comme pour les exposants, on recommande de garder 20 à 25 % de son temps pour la découverte fortuite, mais le reste doit être planifié. Sinon, on passe à côté de tout.Liens : Guide de survie du CES 2026, CES 2026Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 2, 202626 min

S5 Ep 331💬 Les mots de la tech 2025 : "Doomer"

Le mot n'est pas nouveau mais il s'est imposé dans les débats tech en 2025 : “Doomer”. Derrière ce terme, une inquiétude croissante face aux dérives possibles de l’intelligence artificielle.Le terme Doomer désigne celui ou celle qui estime que les technologies numériques, et en particulier l’intelligence artificielle, représentent une menace majeure pour l’humanité. Apparu dès 2010, popularisé en 2025 sur les réseaux sociaux et dans certains cercles scientifiques, ce courant de pensée est relayé par des figures influentes de la recherche en IA comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio, qui alertent sur l’absence de garanties solides pour contrôler des systèmes de plus en plus puissants.Le mot “doom”, qui évoque le destin ou la catastrophe, résume bien l’état d’esprit de ces “inquiets”. Scénario catastropheLes risques pointés sont nombreux : disparition d’emplois, manipulation de l’information, déstabilisation des sociétés, cybercriminalité ou usages militaires. Les plus alarmistes redoutent même une perte de contrôle totale de l’humain sur la machine, dans des scénarios dignes de Terminator. À l’opposé, les bloomers défendent une approche plus confiante et pragmatique, convaincus que des garde-fous peuvent être mis en place. Un clivage qui dépasse l’IA et qui s’invite aussi dans les débats sur le climat ou l’avenir du numérique.Dans cet épisode, Yoshua Bengio propose une lecture raisonnée mais réaliste des risques liés à l’intelligence artificielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 1, 20264 min

S5 Ep 330💬 Les mots de la tech 2025 : "Sycophancy"

Un mot étrange s’est imposé dans le vocabulaire de la tech en 2025 : sycophancy. Derrière ce terme se cache un risque bien réel pour les utilisateurs de l’intelligence artificielle, notamment les plus jeunes.La sycophancy, ce terme anglais que l’on peut traduire par flagornerie ou flatterie, désigne la tendance de certains modèles d’IA à aller systématiquement dans le sens de l’utilisateur, quitte à valider des propos inexacts ou dangereux. Un biais problématique, car une IA trop complaisante ne corrige plus les erreurs et peut renforcer des croyances fausses, notamment dans des domaines sensibles comme l’information, la santé, l’éducation ou l’aide à la décision.Ce phénomène, désormais bien documenté par la recherche, trouve son origine dans les données humaines utilisées pour entraîner les modèles et dans la recherche d’interactions positives. Grégory Renard, spécialiste de l’intelligence artificielle et cofondateur de l’association Everyone.ai, alerte sur les dérives possibles, y compris l’addiction aux chatbots et les risques psychologiques pour les plus jeunes. Les concepteurs de modèles travaillent à des garde-fous, via le nettoyage des données et l’alignement des IA, mais le problème reste loin d’être totalement résolu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 31, 20255 min

S5 Ep 329💬 Les mots de la tech 2025 : "Vibe coding"

En 2025, une nouvelle expression s’est imposée dans le vocabulaire de la tech : le « vibe coding ». Derrière ce terme intrigant se cache une pratique qui transforme en profondeur la manière de développer des logiciels.Le vibe coding, que l’on peut traduire par « programmation intuitive », désigne une approche où le développeur ne code plus ligne par ligne, mais décrit simplement ce qu’il souhaite obtenir à une intelligence artificielle. Popularisé par Andrei Karpathy, ancien responsable de l’IA chez Tesla et cofondateur d’OpenAI, ce concept est né dans les communautés de développeurs avant de se diffuser largement dans l’écosystème numérique.Concrètement, il suffit désormais de formuler une demande en langage naturel : créer un script Python, concevoir une page web avec un formulaire, modifier l’interface d’une application ou même développer un jeu ou une application mobile complète. Cette méthode permet un gain de temps spectaculaire et ouvre la création logicielle à des non-développeurs, capables de produire des outils fonctionnels pour le web, le mobile ou des usages métiers comme des CMS ou des ERP.De nombreux outils incarnent cette tendance, à commencer par GitHub Copilot, mais aussi Cursor, Windsurf ou des assistants généralistes comme ChatGPT, Claude ou Gemini, qui génèrent du code à intégrer ensuite de manière classique. D’autres solutions vont plus loin encore, en produisant directement des applications prêtes à l’emploi, comme le propose la startup suédoise Lovable.Dans cet épisode, Sébastien Stormacq, responsable des relations développeurs chez AWS, partage une expérience concrète : la création, en une heure et sans écrire une seule ligne de code, d’un jeu inspiré de Pac-Man grâce au vibe coding. Un exemple révélateur de la puissance, mais aussi des limites de cette approche.Le phénomène soulève des questions cruciales : qualité et sécurité du code généré, risques de bugs majeurs, mais aussi impact sur l’emploi. Si le vibe coding accélère le travail des équipes et augmente la productivité des développeurs expérimentés, il fragilise davantage les profils juniors. Une chose est sûre : plus qu’un simple outil, le vibe coding redéfinit en profondeur le métier de développeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 30, 20255 min

S5 Ep 328💬 Les mots de la tech 2025 : "Agent IA"

En cette fin d’année, Monde Numérique prend de la hauteur et décrypte les mots qui ont marqué l’actualité technologique. En tête : agents IA, cette nouvelle frontière de l’intelligence artificielle.En 2025, l’intelligence artificielle a franchi un cap avec l’émergence des agents IA. Contrairement aux assistants conversationnels classiques, ces systèmes ne se contentent plus de répondre à des questions : ils sont capables de planifier des actions, de choisir des outils et d’exécuter des tâches complexes de manière semi-autonome dans des environnements numériques.Cette notion a été largement popularisée par OpenAI, qui a introduit des agents capables d’utiliser des outils externes et d’interagir avec des interfaces logicielles. Microsoft a, de son côté, intégré ces logiques dans son écosystème Copilot afin d’automatiser des workflows professionnels, tandis que Google a présenté des agents capables de coordonner plusieurs services, notamment dans la productivité et le cloud.Romain Huet, d'OpenAI, détaille le concept d'IA agentique et explique pourquoi il s'agit véritablement d'une nouvelle révolution après celle des chatbots d'IA générative.Autre évolution marquante : l’apparition des navigateurs agentiques, comme Comet d’Anthropic ou Atlas d’OpenAI. Ces navigateurs, boostés à l’IA, peuvent parcourir le web, cliquer, remplir des formulaires et naviguer entre différents sites comme le ferait un humain. Une avancée rendue possible par le computer use, qui permet aux modèles d’interagir directement avec des interfaces graphiques, sans passer par des API dédiées.Mais cette révolution soulève aussi de nombreuses questions : fiabilité encore imparfaite, lenteur d’exécution, sécurité des données, responsabilité en cas d’erreur, ou encore coexistence entre humains et agents automatisés sur le web. En 2025, les agents IA se sont imposés comme un enjeu stratégique majeur, annonçant de profondes transformations d’Internet et ouvrant la voie à de futures régulations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 29, 20254 min

S5 Ep 327🎤 Interview - Sécurité anti-drone : un détecteur basé sur le son et l'IA (Louis Saillans, Askalon Industries)

Ancien commando marine, Louis Saillans a fondé Askalon Industries pour répondre à un enjeu devenu central : la détection des drones. Sa start-up mise sur l’acoustique et l’intelligence artificielle pour proposer une solution passive, discrète et abordable, pensée avant tout pour les usages civils.Interview : Louis Saillans, cofondateur d’Askalon IndustriesEn quoi consiste votre système anti-drone ?L'équipement que nous avons mis au point repose sur l’acoustique. C'est une technologie ancienne mais qui redevient extrêmement pertinente grâce aux progrès de l’intelligence artificielle. Avec des capteurs acoustiques couplés à des modèles d’IA entraînés en interne chez Askalon Industries, on est capable de détecter tous les drones, quel que soit leur type ou leur mode de guidage. L'équipement que nous avons mis au point embarque sa propre IA et fonctionne de manière autonome, parfois même sans aucune transmission de données, ce qui est essentiel pour des sites sensibles comme les centrales nucléaires. A qui s'adresse cette solution ? Cette approche intéresse des aéroports, des stades, des prisons, des raffineries, des data centers ou encore des sites industriels critiques. L’objectif n’est pas de surveiller, mais de garantir qu’aucun drone ne pénètre dans une zone sans que l’exploitant n’en soit informé, à la manière d’un système de vidéosurveillance, mais sans caméra. Les drones actuels volent lentement, souvent bien en dessous de la vitesse de propagation du son. Résultat : on peut les entendre avant qu’ils n’atteignent une zone sensible. Contrairement aux avions, ils émettent du bruit en permanence. Votre solution permet-elle d'intercepter des drones ? Non. Intercepter un drone, c’est entrer dans le monde des systèmes d’armes, avec toute la réglementation qui va avec. Ce n’est pas notre positionnement. Dans le civil, faire tomber un drone au-dessus d’un stade ou d’un centre-ville crée un risque de dégâts collatéraux évident. Nous faisons le choix de fournir une information fiable et certaine, pour permettre aux exploitants de prendre les bonnes décisions : interruption d’un trafic aérien, sécurisation d’un site, alerte des autorités compétentes. C’est une logique de prévention, pas de destruction.Comment passe-t-on des forces spéciales à l'entreprenariat ?Dans les unités des forces spéciales, on est en permanence dans l’innovation. On teste du matériel, on le pousse dans ses retranchements, on prototype et on fait des retours extrêmement exigeants aux industriels. Cette culture du test en conditions réelles et du “ça doit fonctionner quoi qu’il arrive” m’a beaucoup marqué. L’entrepreneuriat est une continuité naturelle de cet état d’esprit. La différence, c’est que dans une start-up, le stress est moins violent qu’en opération, mais il est quotidien, avec des décisions à prendre tous les jours.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 25, 202526 min