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L’esprit critique

L’esprit critique

641 episodes — Page 3 of 13

S5 Ep 152INTEGRALE -EP152, autour des expositions "Jacques-Louis David" au Louvre, "Philip Guston. L'ironie de l'histoire" au Musée Picasso et « Echo, Delay, Reverb. Art américain, pensées francophones au Palais de Tokyo

Un monument de la peinture et de l’histoire de France présenté en majesté et presque en intégralité dans son musée ; un peintre passé de l’abstraction new-yorkaise à la satire de l’Amérique de Nixon mais sans jamais perdre son sens de l’ironie et enfin une exposition foisonnante explorant l’influence de la « French Théory » sur l’art aux Etats-Unis…On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » la grande rétrospective que le musée du Louvre consacre au peintre Jacques-Louis David ; l’exposition du Musée Picasso autour du peintre Philip Guston et enfin « Echo, Delay, Reverb » sous-titré « Art américain, pensées francophones », une proposition de la curatrice Naomi Beckwith et du Palais de Tokyo.Avec : • Guslagie Malanda, actrice et curatrice d’exposition indépendante • Magali Lesauvage, rédactrice en cheffe de l’Hebdo, le numéro hebdomadaire spécial enquêtes du Quotidien de l’Art• Rose Vidal, autrice et critiqueHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 30, 202542 min

S5 Ep 151INTEGRALE -EP151, autour des pièces "Musée Duras" de Julien Gosselin ; "The Brotherhood" de Carolina Bianchi et "Honda Romance" de Vimala Pons

Dix heures de Duras en douze textes et onze propositions scéniques, des dizaines d’émotions et d’états d’âme parcourus en moins de deux heures par dix interprètes, et près de quatre heures de spectacle déconseillé aux moins de 18 ans car il y est question frontalement de sexe, de nudité, d’alcool et de viol…« L’esprit critique » essaiera d’être à la hauteur de l’intensité des spectacles dont il sera question aujourd’hui, à savoir le Musée Duras mis en scène par Julien Gosselin aux ateliers Berthier Odéon-Théâtre de l’Europe qu’il dirige par ailleurs ; la nouvelle proposition de la performeuse, actrice, écrivaine et metteuse en scène brésilienne Carolina Bianchi, qui s’intitule The Brotherhood et se donne à la grande Halle de la Villette dans le cadre du Festival d’Automne et enfin Honda Romance, de la grande équilibriste qu’est Vimala Pons qui était donné tout récemment à l’Odéon et Rennes mais et sera bientôt visible de nouveau à Paris, au Centquatre,  et dans de nombreuses villes de France…Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 23, 202540 min

S5 Ep 151EXTRAIT -EP151, autour de la pièce de Carolina Bianchi, "The Brotherhood"

The Brotherhood est le titre de la nouvelle proposition de l’écrivaine, metteuse en scène, performeuse et actrice Carolina Bianchi qui avait déjà présenté l’an dernier une pièce marquante donc nous avions discuté ici, intitulée La Mariée et Bonne nuit Cendrillon où elle s’administrait elle-même du GHB, la drogue dite du violeur, rendant inconscientes et impuissantes celles qui l’ont bue à leur insu.  Toujours à la Villette et de nouveau dans le cadre du Festival d’Automne, Carolina Bianchi et la compagnie Cara de Cavallo proposent ici le deuxième chapitre de la trilogie Cadela Força. Il est déconseillé aux moins de 18 ans car il y est question de sexe, de nudité, de viol au point qu’une table d’accueil et d’écoute est installé à l’entrée de la salle pour les personnes qui auraient été perturbées par ce qu’elles ont vu…Alors que dans Bonne nuit Cendrillon, Carolina Bianchi s’endormait sous l’effet de la drogue et le regard des spectateurs, elle se réveille ici, au début de la pièce, pour tourner son regard vers les hommes, la masculinité et la fraternité des « Boys Club ».Le spectacle est truffé de références, que ce soit au théâtre de Shakespeare ou à celui de Tchekhov, mais aussi à la mythologie, à la peinture, à plusieurs autrices du XXe siècle, en particulier Sarah Kane, mais aussi à des chansons populaires. Et il s’ouvre par une citation de l’écrivain chilien Roberto Bolaño qui en synthétise le projet : « La violence ni la poésie ne se peuvent corriger ».The Brotherhood, de Carolina Bianchi et de la compagnie Cara de Cavallo est visible à la Grande Halle de la Villette dans le cadre du Festival d’Automne jusqu’au 28 novembre prochain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 23, 202513 min

S5 Ep 151EXTRAIT -EP151, autour de la pièce de Vimala Pons, "Honda Romance"

Honda Romance est le titre du nouveau spectacle de Vimala Pons, autrice, actrice, circassienne, musicienne, qui était la cheville ouvrière de deux pièces sidérantes de la dernière décennie : De nos jours du collectif Ivan Mosjoukine et celle intitulée Grande.Ce spectacle-ci est présenté dans le cadre du Festival d’Automne. Il était visible récemment au théâtre de l’Odéon à Paris et au Théâtre national de Bretagne à Rennes et entend donner un aperçu en accéléré des métamorphoses ultra-rapides de nos émotions contemporaines, comme une sorte de collage théâtral ou de « scrolling » physique et sensible.Le titre fait référence à la fois à une marque de moto qui prétend bientôt envoyer des satellites dans l’espace, à l’amour et à la définition d’une « pièce musicale simple », sens originel du terme « romance ».Sur scène, beaucoup de choses : un satellite géant qui paraît être le narrateur de l’histoire, des canons à air extrêmement puissants, de la musique signée notamment Tsirihaka Harrivel et Rebekka Warrior et dix interprètes en mouvement perpétuel et en déséquilibre permanent…Honda Romance sera visible du 4 au 7 décembre au Centquatre-Paris, avant de partir en tournée à Nantes, à Bruxelles, Chambéry, Tours, Strasbourg et Lyon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 23, 20259 min

S5 Ep 151EXTRAIT -EP151, autour du "Musée Duras" signé Julien Gosselin à l'Odéon-Théâtre de l'Europe

Musée Duras est le titre d’un projet monstre de Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe qui met en scène dix heures de spectacle à partir de Marguerite Duras aux ateliers Berthier, dans le nord de Paris. Un projet conçu avec des élèves de la promotion 2025 du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris.On peut y voir onze propositions scéniques distinctes autour de textes de Marguerite Duras, certains très connus et d’autres qui le sont moins, certains extraits de ses romans, d’autres de son cinéma, de son théâtre, voire de ses entretiens. Ils sont interprétés en solo ou en collectif par ces jeunes acteurices pour beaucoup extrêmement doué·esVidéo et musique électro sont, comme souvent, au rendez-vous de cette mise en scène de Julien Gosselin qui retraverse à toute allure une œuvre elle-même composite dans un décor dépouillé, entièrement blanc, où le public, installé dans un dispositif bifrontal, est à la fois le plus souvent très près des interprètes et en dessous d’un écran géant reproduisant sous d’autres angles ce qu’il peut voir sur scène.Au début du spectacle, une voix nous demande de fermer les yeux, pendant que des corps sont allongés par terre, puis de nous couvrir les oreilles. Surgit alors en lettres immenses le mot « Porn »… Le Musée Duras est visible jusqu’au 30 novembre prochain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 23, 202516 min

S5 Ep 150EXTRAIT -EP150, autour de "La nuit au coeur" de Nathacha Appanah

La nuit au cœur est le douzième livre de la romancière Nathacha Appanah, qui vient de recevoir le prix Femina. Il est publié chez Gallimard, entrecroise le destin de trois femmes soumises à une « entreprise d’emprise » de leurs conjoints et qui finirent assassinées pour deux d’entre elle, et épargnée de peu pour la troisième, qui n’est autre que l’écrivaine elle-même.Nathacha Appanah raconte ainsi comment elle fut prise dans les rets d’un homme beaucoup plus âgé que la jeune fille qu’elle était alors, et dont elle pensa qu’il allait lui donner « accès à ce monde codé de la littérature dont il semblait détenir tous les secrets ». Mais qui, en réalité, la coupa de sa famille pour mieux asseoir sa domination physique et psychique sur elle, jusqu’à vouloir la tuer.A partir de cette expérience intime, l’écrivaine enquête sur deux féminicides : celui de sa cousine Emma, écrasée et démantibulée par son mari sur l’île Maurice en 2000, et celui de Chahinez Daoud, brûlée vive par son époux à Mérignac, près de Bordeau en 2021.En mettant en parallèle ces trois destinées de femmes, Nathacha Appanah met aussi en lien les comportements de trois hommes désignés par leurs seules initiales : MB, RD et HC, qu’elle réunit dans une « pièce imaginaire » parce que, explique-t-elle, « il n’y a que dans cet endroit que je peux les réunir, parce qu’il n’y a que dans cet endroit que je peux maîtriser le récit, inverser les rôles, devenir à mon tour un petit bourreau, exercer un pouvoir d’emprise et de fascination, exiger écoute et silence -, dans cette pièce imaginaire, donc, je les laisserai mariner un peu, eux qui pensent qu’ils n’ont rien en commun. »Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 16, 202517 min

S5 Ep 150EXTRAIT -EP150, autour du roman d'Olga tokarczuk, "E.E"

On termine ce podcast avec un titre en forme d’initiale, E.E., traduction récente d’un livre déjà ancien, puisqu’il fut publié il y a trente ans, de l’écrivaine polonaise Olga Tokarczuk, prix Nobel de Littérature en 2018. L’ouvrage sort aux éditions Noir sur Blanc dans une traduction du polonais de Margot Carlier.L’intrigue se déroule en 1908, dans la ville de Breslau, dans une famille bourgeoise de huit enfants, parmi lesquelles se trouve Erna Eltzner, dont la vie est bouleversée lorsqu’elle s’évanouit l’année de ses 15 ans, après qu’un fantôme lui soit apparu et qu’elle ait entendu des voix.Le don de communiquer avec les morts que posséderait la jeune Erna enthousiasme la mère, passionnée d’occultisme, autant qu’il exaspère le père, propriétaire d’une filature et rétif à ces dimensions éloignées du monde matériel et rationnel.Ce don, au cœur des séances de spiritisme organisées alors par la mère, attire aussi un amateur d’ésotérisme, amoureux transi et secret de la mère d’Erna, un étudiant en médecine du nom d’Artur Schatzman qui a fait de E.E. son sujet de thèse, mais encore différentes personnes souhaitant communiquer avec leurs défunts.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 16, 202513 min

S5 Ep 150EXTRAIT -EP150, autour du roman de Séphora Pondi, "Avale"

Avale est le titre du premier roman de Sephora Pondi, pensionnaire de la Comédie française, publié par les éditions Grasset. Il met en scène une femme nommée Lame qui ressemble par plusieurs aspects à l’autrice : apprentie actrice, noire de peau, adoptée et même célébrée par un monde loin de ses origines sociales situé dans la banlieue parisienne.Mais le roman n’est pourtant pas une autofiction et cherche plutôt à confronter, à travers un récit entrecroisé et dans la langue elle-même, le destin de Lame et celui de Tom, un jeune homme isolé qui s’appelait autrefois Romain, et dont l’obsession pour l’actrice rencontre d’inquiétantes pulsions de dévoration.Le livre remonte ainsi l’enfance, l’adolescence et l’entrée dans la vie d’adulte des deux personnages principaux jusqu’à leur fatidique rencontre après des semaines de harcèlement et de messages, obscènes et/ou passionnés envoyés par le premier à la seconde.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 16, 202511 min

S5 Ep 150INTEGRALE -EP150, autour de "La nuit au coeur" de Nathacha Appanah ; "Avale" de Séphora Pondi et "E.E" d'Olga Tokarczuk

Des femmes écrasées sous les roues d’une voiture, brûlées vives à même le trottoir, à moitié dévorées dans un buisson ou dont le corps sert, au mieux, de medium à des forces occultes et de sujet de thèse de médecine…Autant dire que les trois ouvrages dont nous discutons aujourd’hui explorent une vision noire de la condition féminine, qu’elle se déploie sur l’île Maurice, dans les rues de la métropole bordelaise, le jour de la victoire de la France à la coupe du monde de Football en 2018 ou dans la ville polonaise de Breslau au début du XXe siècle.On discute en effet du tout récent prix Femina, La nuit au cœur, de la romancière Nathacha Appanah, publié chez Gallimard, du premier roman de l’actrice Séphora Pondi, intitulé Avale qui paraît chez Grasset et enfin d’un ouvrage de la prix Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk, titré E.E et traduit en français par les éditions Noir sur Blanc.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 16, 202542 min

S5 Ep 149EXTRAIT -EP149, autour du film de Tarik Saleh, "Les Aigles de la République"

Après Le Caire confidentiel et La conspiration du Caire, le cinéaste suédois Tarik Saleh conclut sa trilogie sur l’Égypte, le pays de son père dans lequel il est persona non grata, avec Les Aigles de la République.On y retrouve son acteur fétiche, Farès Farès, jouant une star du cinéma national au point d’être surnommé le « pharaon de l’écran », qui se voit confier le rôle piège d’incarner un autre pharaon, le maréchal al-Sissi, qui règne sur l’Égypte depuis son coup d’État, en 2013, contre le premier président élu après la révolution de 2011, le frère musulman Mohamed Morsi.Produit par l’armée, le film s’intitule La Volonté du peuple et doit honorer le courage du militaire. Contraint d’accepter, Georges Fahmy, se retrouve pris dans un engrenage à la fois cinématographique et politique, où le pion qu’il est devenu est pris dans des jeux de pouvoir qui le dépassent.Les Aigles de la République aborde ainsi frontalement l’histoire récente de l’Égypte, tout en remontant le temps, à travers une scène qui évoque l’assassinat du président Anouar el-Sadate en 1981 lors d’un défilé militaire, mais aussi en convoquant des images et des imaginaires de l’âge d’or du cinéma égyptien, lorsque celui-ci était le plus important du monde arabe et l’un des plus importants de la planète.Les aigles de la république, de Tarik Saleh sera sur les écrans mercredi prochain 12 novembre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 9, 202515 min

S5 Ep 149INTEGRALE -EP149, autour des films "L'Etranger" de François Ozon, "A House of Dynamite" de Kathryn Bigelow et "Les Aigles de la République" de Tarik Saleh

L’Algérie française des années 1930 vue à travers l’adaptation d’un des classiques de la littérature française ; l’Égypte d’al-Sissi captée à partir du tournage d’un biopic élogieux sur le général putschiste et enfin la giga-puissance états-unienne contemporaine saisie à l’aune de ses fragilités depuis les salles de commandement et de décisions de haut niveau mises à l’épreuve par l’apparition d’un missile nucléaire visant Chicago…On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » l’adaptation par François Ozon du roman d’Albert Camus, L’Etranger ; le nouveau long métrage de la réalisatrice Kathryn Bigelow sorti sur la plateforme Netflix et intitulé A house of Dynamite, et enfin le nouveau film du réalisateur suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh titré Les Aigles de la République.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 9, 202546 min

S5 Ep 149EXTRAIT -EP149, autour du film de Kathryn Bigelow, "A House of Dynamite"

La réalisatrice américaine Kathryn Bigelow, première femme à avoir reçu l’Oscar de la meilleure réalisation pour son film Démineurs, n’avait plus tourné depuis près de huit ans et la sortie de son précédent long-métrage, Detroit, consacré aux révoltes urbaines et raciales de la « Motown » dans les années 1960.Avec A House of Dynamite – une maison de dynamite en bon français - Kathryn Bigelow choisit Netflix plutôt que le circuit des salles traditionnelles, tout en poursuivant une filmographie captivée par l’univers militaire, la violence et l’histoire des Etats-Unis.Ici, Kathryn Bigelow réactive un genre ancien, le film d’apocalypse nucléaire, qui a forgé certains classiques du cinéma américain, de Point Limite de Sidney Lumet en 1964 jusqu’à Docteur Folamour de Sidney Kubrick cette même année.Elle le fait avec – il faut le reconnaître - un certain sens du timing politique et géopolitique puisque son long-métrage est sorti sur la plateforme quelques jour seulement avant le duel verbal mais néanmoins atomique entre Poutine et Trump : le premier vantant les mérites de ses missiles et drones sous-marins à capacité nucléaire, le second annonçant la reprise des tests des armes nucléaires.Les spectateurices sont donc immergé·es dans un imaginaire de guerre froide, avec réunions de crise, écrans de contrôle et espaces de décision engageant le sort de toute l’humanité, le tout modernisé à coups de technologies de pointe mais pas nécessairement fiables et d’acronymes aussi exotiques qu’importants. Toutefois, si Bigelow réactive un genre connu, et parfois galvaudé, elle le fait avec un dispositif cinématographique qui en renouvelle le style, avec une caméra virevoltant dans différents lieux de pouvoir et un compte à rebours qui se répète trois fois dans le film tout en ne respectant pas tout à fait la réalité du temps qui s’écoule avant la possible apocalypse…Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 9, 202515 min

S5 Ep 150EXTRAIT -EP149, autour du film de François Ozon, "L'Etranger"

 Le réalisateur français François Ozon continue, au rythme de croisière d’un long-métrage par an, à épaissir une filmographie composée de longs-métrages comme 8 femmes, Grâce à Dieu, Dans la Maison, Jeune et jolie, Sous le sable ou encore, pour remonter aux titres qui l’ont initialement fait connaître, Les amants criminels et Gouttes d’eau sur pierre brûlantes.  François Ozon s’attaque cette fois à l’adaptation d’un des grands classiques de la littérature française, étudié par des générations d’écoliers de France et de Navarre, L’Étranger, publié par le futur prix Nobel de Littérature Albert Camus en 1942. Pour celles et ceux qui auraient oublié leurs études secondaires, je rappelle que l’ouvrage de Camus se déroule dans l’Algérie française des années 1930. Meursault, le personnage principal, incarné ici à l’écran par Benjamin Voisin, est un jeune employé de bureau vivant seul, hermétique à toute empathie, étranger à ses sentiments, indifférent au monde, qui vient de perdre sa mère qu’il avait placée à l’asile.Un jour d’été, il tue un « arabe » sur une plage d’Alger, sans réel motif même si ce dernier avait menacé son ami et voisin, un proxénète ayant lui-même battu la sœur de cet homme…L’étranger, de François Ozon, avec notamment Benjamin Voisin et Rebecca Marder, c’est sur les écrans depuis le 29 octobre dernier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 9, 202514 min

S5 Ep 148EXTRAIT -EP148, autour de l'exposition "Rick Owens. Temple of Mode" au Palais Galliera

Nous avons juste, pour ce second temps de notre podcast, à traverser l’avenue du Président Wilson depuis le Musée d’Art moderne de Paris puisque, pour la première fois en quatre ans d’existence, « L’esprit critique » se rend au Palais Galliera, le musée de la mode.Se tient en effet dans ce luxueux et prestigieux palais parisien une rétrospective du travail de Rick Owens, styliste et créateur né aux Etats-Unis au début des années 1960 et installé depuis quelques années à Paris.Après qu’une veste de cuir noir portée par la top model Kate Moss a attiré l’attention d’un photographe du magazine Vogue au début des années 2000, Rick Owens connaît une carrière fulgurante avec quelques propositions sculpturales sublimes, concevant ses défilés comme de véritables shows, et déclenchant quelques mini-scandales, comme lorsqu’il dévoile des pénis lors de son défilé 2015 ou bien lorsqu’un de ses mannequins fétiches porte, contre son avis, un message anti-Merkel lors de la crise de la dette grecque.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 2, 202518 min

S5 Ep 148EXTRAIT -EP148, autour de l'exposition « Nous Autres » de Donna Gottschalk et Hélène Giannecchini au BAL

On termine le parcours de ce podcast en se rendant au BAL, l’espace d’exposition dédié à l’image-document situé dans le XVIIe arrondissement de Paris près de la place de Clichy.Le BAL propose une exposition intitulé « Nous Autres », de Donna Gottschalk et Hélène Giannecchini avec Carla Williams. Il s’agit du récit, fait par l’autrice et théoricienne de l’art Hélène Giannecchini, de sa rencontre avec la photographe américaine Donna Gottschalk dont les images constituent le coeur du parcours proposé aux spectateurs et spectatrices. En regard est montré une série d’autoportraits de la photographe et historienne de l’art américaine Carla Williams qui s’inscrit dans une filiation assumée avec l’oeuvre de Donna Gottschalk.Cette dernière, née en 1949 à New York, dans le quartier autrefois populaire et aujourd’hui gentrifié d’Alphabet City, a accueilli chez elle et photographié pendant des décennies les personnes avec lesquelles elle a vécu, milité et travaillé. Et notamment les vies, aux marges de la société, des personnes LGBT+, camarades de luttes, amies ou amantes…Le commissariat de l’exposition est assuré par Julie Héraut et Hélène Giannecchini,Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 2, 202513 min

S5 Ep 148INTEGRALE -EP148, autour des expositions "Otobong Nkanga. I dreamt of you in colors" ; "Rick Owens. Temple of Mode" et "Nous autres" de Donna « Nous Autres », de Donna Gottschalk et Hélène Giannecchini

Des couleurs, des tons et du Noir et Blanc. Des pierres, des textiles et des photographies. Un art protéiforme, de la mode et un parcours visuel et écrit. On passe dans « l’esprit critique » de ce jour des sous-sols de l’extraction néo-coloniale à la haute-couture en passant par les trajectoires queer de l’Amérique des années 1970.On évoque en effet d’abord la rétrospective que le Musée d’art moderne de Paris propose de l’artiste nigériane Otobong Nkanga, puis l’écrin qu’offre le Palais Galliera aux créations du styliste Rick Owens et enfin la rencontre entre la photographe américaine Donna Gottschalk et la théoricienne de l’art Hélène Giannechini que propose le BAL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 2, 202547 min

S5 Ep 148EXTRAIT -EP148, autour de l'exposition "Otobong Nkanga. I dreamt of you in colours" au Musée d'Art Moderne de Paris

Le Musée d’Art moderne de Paris consacre une rétrospective qui vient d’ouvrir et sera visible jusqu’en février prochain à l’artiste Otobong Nkanga, née voici un demi-siècle au Nigéria. L’exposition s’intitule I dreamt of you in colours, « j’ai rêvé de vous en couleur » en bon français, et présente une coupe transversale à travers une œuvre protéiforme dans ses motifs comme dans ses matières, à travers un large choix de dessins, installations, peintures, textiles, photographies, sculptures, poèmes, vidéos ou performances…Faisant le choix d’une présentation non chronologique, la rétrospective montre le souci de l’artiste née au Nigéria et aujourd’hui installée en Belgique de donner à voir les strates qui composent notre monde, depuis les exploitations et les extractions violentes qui fracturent les sols et les paysages, jusqu’aux circulations, constellations et réseaux qui y trouvent leurs origines.Le commissariat de cette exposition est assuré par Odile Burluraux à Paris et Nicole Schweizer à Lausanne, ville où cette rétrospective se rendra ensuite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 2, 202515 min

S5 Ep 147EXTRAIT -EP147, autour du roman de Maria Pourchet, "Tressaillir", publié chez Stock

Tressaillir est le titre du nouveau roman de Maria Pourchet, après notamment Toutes les femmes sauf une, Feu ou Western. Il est publié chez Stock et raconte l’histoire d’une « femme rompue », à entendre dans le double sens qu’elle a rompu avec son couple et sa cellule familiale, et qu’elle est épuisé par les implications de cette rupture, tant psychiques que physiques ou matérielles.Autrice de livres illustrées, la narratrice, prénommée Michelle, se retrouve expulsée du domicile conjugal, alternant chambres d’hôtel et recherche d’appartements sordides.Elle découvre les affres de la garde alternée et les antidépresseurs et, poussée par son agente, accepte de retourner dans l’endroit où elle a grandi pour une série d’ateliers en lycée où l’attend un ancien flirt oublié dans les recoins de sa mémoire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 26, 20259 min

S5 Ep 147EXTRAIT -EP147, autour du roman de Dario Ferrari, "La récréation est finie", publié aux éditions du Sous-Sol

La récréation est finie est le titre du roman de l’italien Dario Ferrari, publié par les éditions du Sous-Sol dans une traduction de Vincent Raynaud. C’est aussi la phrase que lance Barrabas, la nouvelle recrue de la « Brigade Ravachol », une bande de jeunes italiens anarchistes et gauchistes de l’Italie des années de plomb des années 1970, pour leur signifier la nécessité « d’arrêter de jouer les révolutionnaires et de passer aux choses sérieuses » en l’occurrence enlever, à mains armée, un juge, au risque de tuer et d’être tué alors que la brigade s’est jusque-là contenté d’actions spectaculaires mais sans mise en danger.Ce groupe nous est restitué à travers l’enquête universitaire mené par un plus tout jeune doctorat, Marcello Gori, qui a décroché par miracle une bourse de thèse, et que le tout puissant et terrifiant professeur Sacrosanti a orienté sur l’une des figures de ce groupe, Tito Sella, écrivain et assassin passé par la case prison.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 26, 202511 min

S5 Ep 147EXTRAIT -EP147, autour du roman de Laurent Mauvignier, "La Maison Vide", publié aux éditions de Minuit

La maison vide est le titre du nouveau livre de Laurent Mauvignier, publié comme les précédents aux éditions de Minuit. Si la maison du titre est vide comme une maison de famille dont il faudrait enlever les meubles après la mort d’un parent, elle est aussi remplie de tout un passé dont Laurent Mauvignier fait l’archéologie, en recourant à toute la puissance du roman. Pour reprendre ce que le narrateur écrit dans les premières pages : « je crois que si ce que j’écris ici est un monde que je découvre en partie en le rêvant, je ne l’invente pas tout à fait : je le reconstruis pièce à pièce, comme une machine d’un autre temps dont on découvre que le mécanisme a pourtant fonctionné un jour, et qu’il suffit de le remonter pour qu’il puisse redémarrer. »La fiction est moins convoquée ici pour meubler des silences comme on meublerait une maison vidée que pour donner une redonner, par l’écriture, une existence de papier mais incarnée à des êtres de chair tombés dans l’oubli de la généalogie lointaine, la poussière des photos sur lesquels on ne reconnaît plus les visages, l’infamie de la collaboration horizontale, les non-dits du suicide ou encore les tranchées de la Grande Guerre.Pour le dire encore comme l’auteur-narrateur de ce livre : « c’est parce que je ne sais rien ou presque rien de mon histoire familiale que j’ai besoin d’en écrire une sur mesure, à partir de faits vérifiés, de gens ayant existé, mais dont les histoires sont tellement lacunaires et impossibles à reconstituer qu’il faut leur créer un monde dans lequel, même fictif, ils auront chacun eu une existence. »Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 26, 202516 min

S5 Ep 147INTEGRALE -EP147, autour des romans, "La maison vide" de Laurent Mauvignier, "Tressailir" de Maria Pourchet et "La récréation est finie" de Dario Ferrari

 « L’esprit critique » continue de frayer son chemin dans quelques-unes des très nombreuses publications de cette rentrée littéraire en vous proposant de voir éclore tout le XXe siècle depuis une maison de famille ; de contempler les effets d’une rupture amoureuse contemporaine sur la psyché d’une femme-biche et enfin de participer à l’écriture d’une thèse sur une brigade anarchiste dans l’Italie des années de plomb.On évoque en effet successivement La maison vide, le nouveau livre de Laurent Mauvignier, publié aux éditions de Minuit ; Tressaillir de Maria Pourchet paru chez Stock et le roman de l’Italien Dario Ferrari, La récréation est finie, traduit aux éditions du Sous-Sol.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 26, 202538 min

S5 Ep 146EXTRAIIT -EP146, autour de la pièce "La Distance" de Tiago Rodrigues

Tout va bien en ce début d’automne pour le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. Il vient de voir son mandat renouvelé pour 4 ans à la direction du Festival d’Avignon, ce qui ne semblait pas gagné d’avance dans la fournaise du mois de juillet dernier.Il montrait récemment aux Bouffes du Nord une de ses premières productions, Le Chœur des Amants, qui sera visible bientôt dans de nombreuses villes de France.Et, surtout, la nouvelle pièce qu’il a créée cet été à Avignon, ou plus précisément à Vedène, intitulée La Distance, commence une ample tournée déjà passée par Malakoff, Anvers et Strasbourg.Cette pièce met en scène deux comédiens, Adama Diop et Alison Deschamps, un père et sa fille, séparées, dans un futur situé en 2077, par 220 millions de kilomètres, puisque la fille a choisi de partir sur Mars, laissant son père désespéré sur une terre qui a déjà connu trois effondrements et en attend de nouveaux.Le père, Ali, médecin de profession dans un hôpital en déliquescence en tenue années 1970, est contraint de communiquer avec sa fille Amina par messages interposés.Cette distance de la Terre à Mars est représentée au théâtre par une scène ronde et tournante, sur laquelle les deux acteurs se tournent le dos, séparés par un tronc, des branches, des feuillages et des rochers.Le rythme de la rotation s’accélère au fur et à mesure qu’à la distance physique s’ajoute la distance irrémédiable liée au fait que la fille a choisi de faire partie des « oubliantes » qui, pour construire un nouveau monde sur Mars, ont choisi d’effacer tous les souvenirs de leur vie sur terre en signant un « protocole d’oubli ».La Distance sera visible dans les prochains mois à Clermont-Ferrand, Grenoble, Châteauroux, Dunkerque, Le Havre, Grasse, Istres et Aix-en-Provence, mais aussi Naples, Lausanne, Barcelone, Athènes et Milan.  Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 19, 202515 min

S5 Ep 146EXTRAIT -EP146, autour de la pièce "Voir clair avec Monique Wittig" d’Adèle Haenel et du collectif DameChevaliers

Adèle Haenel, figure névralgique du mouvement #MeToo - et l’une des rares actrices à mettre sa notoriété au service de causes politiques allant de la lutte contre la réforme des retraites à la solidarité avec Gaza puisqu’elle a récemment participé à l’une des flottilles tentant d’amener de l’aide humanitaire à la bande palestinienne - propose sa première mise en scène.La pièce s’intitule Voir clair avec Monique Wittig, elle est signée de DameChevaliers, un collectif artistique féministe à géométrie variable composé notamment de la musicienne Caro Geryl, qui occupe ici la scène avec Adèle Haenel.L’actrice y raconte, sur un ton de confidence voire de communion avec un public conquis, son expérience de lecture de Monique Wittig (1935-2003), autrice notamment de La pensée straight, Dans l’arène ennemie ou encore Les Guérillères, une œuvre en grande majorité publiée aux éditions de Minuit. Elle s’appuie aussi sur d’autres autrices féministes : Sarah Ahmed, Audre Lorde, Adrienne Rich ou encore Elsa Dorlin.La pièce, présentée dans le cadre du Festival d’Automne, commence comme une réunion secrète. Autour de quelques braises, au milieu d’une forêt profonde peuplé de bruits d’animaux, Adèle Haenel débute sa prise de paroles en chuchotant…Voir clair avec Monique Wittig, signé Adèle Haenel et le collectif DameChevaliers était récemment au Théâtre des Bouffes du Nord dans le cadre du Festival d’Automne, et ce sera ensuite en tournée en novembre au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon, puis au CDN d’Orléans, et ensuite à Mons, en Belgique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 19, 202517 min

S5 Ep 146EXTRAIT -EP146, autour de la pièce "Et jamais nous ne serons séparés" de Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou

Daniel Jeanneteau, directeur du Théâtre de Gennevilliers, y met en scène, avec Mammar Benranou, Et jamais nous ne serons séparés de l’auteur norvégien Jon Fosse, prix Nobel de littérature en 2023 pour « ses pièces de théâtre et sa prose novatrices qui ont donné une voix à l’indicible ». Toutes ses pièces sont publiées en français aux éditions de l’Arche, celle-ci datant de 1994.Sur le plateau, dans un décor d’intérieur froid, avec moquette grise, canapé beige et mobilier blanc, une femme en robe à fleurs, interprétée par Dominique Raymond attend, en soliloquant, le retour d’un homme dont on ne sait s’il est mort, parti pour un moment ou pour toujours, voire dont on pourrait se demander s’il n’a jamais existé que dans l’esprit de la principale protagoniste de la pièce.Dominique Raymond s’accroche aux objets qui l’entourent : un téléphone d’où la voix attendue ne vient pas, des vieux et beaux verres avec lesquels elle attend – ou pas – de pouvoir boire cette bouteille de bon vin, qui laisse imaginer, parmi beaucoup d’autres hypothèses possibles, que cet étrange et dérangeant monologue pourrait être le fruit d’un excès éthylique.L’homme – en tout cas un homme - finit toutefois par apparaître sous les traits de l’acteur Yann Boudaud, en compagnie autre femme, plus jeune, incarnée, elle, par Solène Arbel.Et jamais nous ne serons séparés part en tournée en novembre à Angers, en décembre à Valence, en mars à Annecy, Poitiers et Reims et en avril à Montpellier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 19, 202514 min

S5 Ep 146INTEGRALE -EP146, autour des spectacles "Et jamais nous ne serons séparés" de Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou, "La Distance" de Tiago Rodrigues et "Voir clair avec Monique Wittig" d’Adèle Haenel.

Une femme qui attend un homme, un père qui espère sa fille et une actrice à la recherche d’autres regards et références pour se construire et vivre… Même si elles le font à travers des esthétiques dissemblables, les trois pièces que nous évoquons aujourd’hui partent d’un manque : absence mystérieuse, définitive ou non, d’un mari dans la première ; éloignement définitif d’une enfant dans la seconde ; lacune théorique et politique pour s’orienter dans le monde quand on veut s'émanciper hors du système de l’hétérosexualité.On évoque dans « L’esprit critique » la pièce Et jamais nous ne serons séparés, du dramaturge norvégien Jon Fosse, mise en scène par Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou au Théâtre de Gennevilliers ; La Distance, la nouvelle pièce de portugais Tiago Rodrigues créée à Avignon cet été et qui part en tournée cet automne ; et enfin Voir clair avec Monique Wittig première mise en scène d’Adèle Haenel avec le collectif féministe DameChevaliers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 19, 202547 min

S5 Ep 145EXTRAIT -EP145, autour du film de Jafar Panahi, "Un simple accident" Palme d'or 2025

lors qu’une succession d’accidents spectaculaires de puissantes voitures servait de bouquet final au feu d’artifice du film de Paul Thomas Anderson, c’est « un simple accident » pour en reprendre le titre, qui sert d’embrayeur au nouveau film du cinéaste iranien Jafar Panahi.Sur les hauteurs de Téhéran, une famille est contrainte, après avoir écrasé un chien, d’amener sa voiture au garagiste du coin. C’est alors que l’un des employés du garage, Vahid, croit reconnaître, grâce à la démarche et à la voix du père de famille, le tortionnaire qui l’a torturé maintes fois lorsqu’il se trouvait en prison : celui-ci était en effet surnommé « guibole » à cause d’une jambe de bois ayant remplacé la véritable perdue sur le terrain syrien.Après l’avoir enlevé et trimbalé dans un coin désert pour l’enterrer vivant, il est pris d’un doute lié aux dénégations de l’homme. Il se lance alors à la recherche d’autres victimes de la dictature iranienne et d’autres témoins capables d’identifier formellement leur bourreau : une mariée en robe blanche, une photographe ou un homme paraissant à moitié-fou…Le film de Jafar Panahi a obtenu la Palme d’or au dernier festival de Cannes et la France, où il est-coproduit, a en fait son choix pour la course aux oscars. Il est sur les écrans depuis le 1er mars dernier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 12, 202511 min

S5 Ep 145EXTRAIT -EP145, autour du film de Radu Jude, "Dracula"

Après Dreyer, après Coppola, voici le Dracula signé Radu Jude, né à la fin des années 1970 à Bucarest et déjà auréolé d’un Ours d’or à Berlin en 2021 pour Bad Luck Banging or Loony Porn et d’un prix spécial du jury à Locarno pour N’attendez pas trop de la fin du monde en 2023.Ce cinéaste considéré comme la tête de file de la nouvelle vague du cinéma roumain est partout sur les écrans en ce moment, puisque quelques semaines avant son Dracula qui sera en salles mercredi est sorti Kontinental’25, et qu’après le FID de Marseille en juillet, c’est le Centre Pompidou qui lui consacre actuellement une large rétrospective.Ce Dracula de près de trois heures, rempli d’hémoglobine, de vampires mal déguisés et de sexe, qui part littéralement dans tous les sens, repose néanmoins sur un pitch simple : un scénariste en peignoir et mal d’inspiration sollicite l’Intelligence Artificielle pour l’aider à écrire son film. A chaque proposition verbale du paresseux scénariste, le logiciel s’exécute et envoie un extrait de quelques minutes, que l’on découvre à l’image.Ces extraits tous plus laids et grotesques les uns que les autres sont enchâssées dans des scènes tournées dans la cité médiévale roumaine de Sighisoara, où vécut au XVème siècle Vlad dit l’Empaleur, devenu un parc d’attractions où se produisent notamment un couple vieillissant dans un cabaret / bordel minable promettant aux touristes fascinés accouplement avec un Dracula de pacotille voire une réelle chasse aux faux vampires dans les rues de la ville…Dracula, signé Radu Jude, sera visible sur les écrans mercredi prochain 15 octobre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 12, 202512 min

S5 Ep 145EXTRAIT-EP145, autour du film de Paul Thomas Anderson, "Une bataille après l'autre"

Le cinéaste Paul Thomas Anderson, l’auteur notamment de The Master ou Licorice Pizza, passe en effet à l’action, et à l’action directe, avec Une bataille après l’autre, un long-métrage truculent et turbulent librement inspiré d’un roman déjà assez déjanté de l’américain Thomas Pynchon intitulé Vineland.Le long-métrage met en scène un groupe de révolutionnaires - féministes, antiracistes, anticapitalistes - décidés à oeuvrer à main armée pour un monde meilleur et contre la fascisation de leur société. Ils dévalisent des banques, attaquent des camps de rétention de migrants pour en libérer les détenus, font sauter des bombes au coeur du pouvoir.Après une ellipse et la répression qui s’est abattue sur le groupe, on retrouve le personnage incarné par Leonardo DiCaprio, qui a changé de nom et de lieu de vie pour échapper à la prison, collé au plafond par les vapeurs de la drogue et plaqué au sol par l’évaporation de sa fille.Celle-ci est en effet traquée par le colonel Lockjaw, un militaire incarné par Sean Penn, qui avait déjà mené la charge contre le groupe révolutionnaire French 75, avant de devenir membre d’une coalition de nazis suprémacistes…Une bataille après l’autre, de Paul-Thomas Anderson, avec Leonardo di Caprio, Sean Penn, Teyana Taylor et Chase Infiniti est sorti le 26 septembre et est toujours en salles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 12, 202519 min

S5 Ep 145INTEGRALE -EP145, autour des films, « Une bataille après l’autre », de Paul Thomas Anderson, « Un simple accident » de Jafar Panahi et « Dracula » de Radu Jude.

Une bataille, un accident et un vampire. Un blockbuster à plus de 100 millions de dollars et deux films tournés avec les moyens du bord… Deux films de près de trois heures et un d’environ deux heures. Mais quoi qu’il en soit, trois films qui entendent faire cinématographiquement de la politique et pas simplement du cinéma avec de la politique.On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » Une bataille après l’autre, du cinéaste américain Paul Thomas Anderson, puis la Palme d’or 2025 décerné à l’Iranien Jafar Panahi pour Un simple accident et enfin le Dracula du roumain Radu Jude.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 12, 202543 min

S5 Ep 144EXTRAIT - EP144 autour de l'exposition « Georges de La Tour : Entre ombre et Lumière » au Musée Jacquemart-André

« Georges de La Tour : Entre ombre et Lumière » est le titre relativement convenu de la rare rétrospective que le Musée Jacquemart-André consacre à ce peintre né à la toute fin du 16ème siècle et mort en 1652. Georges de La Tour a vécu l’essentiel de sa vie en Lorraine, qui était alors encore un duché catholique indépendant, situé entre la France et le Saint-Empire. Bien que sa carrière fût couronnée de succès et qu’il travailla pour de grands collectionneurs, dans l’entourage des ducs de Lorraine puis à la cour de France sous le règne de Louis XIII, il tomba dans un oubli presque complet pendant plusieurs siècles avant d’être redécouvert par les historiens de l’art au XXe siècle et d’être aujourd’hui considéré comme un maître du clair-obscur et un peintre attentif à sublimer par la lumière les visages et les gestes des pauvres qu’il peignit autant que les Saints et les Grands de l’époque. Le commissariat de cette exposition qui rassemble une trentaine de tableaux sur les à peine plus de quarante originaux connus de Georges de La Tour est signé de l’historienne de l’art Gail Faigenbaum et de Pierre Curie, conservateur du Musée Jacquemart André. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 5, 202514 min

S5 Ep 144INTEGRALE-EP 144, autour des expositions   « Georges de La Tour : Entre ombre et Lumière » ; « John Singer Sargent. Éblouir Paris » et « Lygia Pape. Tisser l’espace »

Un parcours menant de la Lorraine du XVIIe siècle au Paris de la fin du XIXe jusqu’au Brésil du XXe siècle : c’est ce que vous propose ce jour « L’esprit critique » consacré à trois expositions monographiques qui viennent d’ouvrir leurs portes et seront visibles jusqu’au mois de janvier 2026. On évoque en effet successivement « Georges de La Tour : Entre ombre et Lumière » que présente le Musée Jacquemart-André à Paris ; « John Singer Sargent. Éblouir Paris » rétrospective que le Musée d’Orsay consacre au plus parisien des peintres américains, et enfin « Lygia Pape. Tisser l’espace » présenté à la Bourse du Commerce. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 5, 202547 min

S5 Ep 144EXTRAIT-EP144 autour de l'exposition "John Singer Sargent. Éblouir Paris" au Musée d'Orsay

"John Singer Sargent. Éblouir Paris" est le titre de la nouvelle exposition que propose le Musée d’Orsay depuis la fin du mois de septembre et qui sera visible jusqu’en début d’année prochaine. Cette rétrospective est organisée à l’occasion du centenaire de la mort de Sargent, né en 1856 et mort donc en 1925, et centrée sur les années parisiennes du peintre, où il arrive à 18 ans pour étudier avec Carolus-Duran, portraitiste parmi les plus appréciés de la haute société de la Troisième République, avant de connaître une carrière fulgurante de Salon en Salon. Avec plus de 90 œuvres qui pour beaucoup reviennent en France pour la première fois depuis leur création, l’idée force de l’exposition est de faire découvrir ou redécouvrir un peintre largement oublié de ce côté de l’Atlantique tandis qu’il est célébré, en Angleterre et aux Etats-Unis, comme l’un des artistes charnière du tournant entre le XIXe et le XXe siècle. L’exposition est conçue en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, les commissaires en sont Caroline Borbeau-Parsons et Paul Perrin côté Orsay en collaboration avec Stephanie Herdrich et caroline Elenowitz-Hess du côté du MET. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 5, 202515 min

S5 Ep 144EXTRAIT -EP144, autour de « Lygia Pape. Tisser l’espace » à la Bourse du Commerce

« Lygia Pape. Tisser l’espace » est le titre de la première rétrospective en France que la Bourse du Commerce – Collection Pinault consacre, en cette rentrée et jusqu’au mois de janvier 2026, à cette figure de l’avant-garde brésilienne.Née en 1927 et morte en 2004 à Rio de Janeiro, Lygia Pape a multiplié les pratiques artistiques dans sa vie : gravures abstraites, livres objets, films expérimentaux, performances, installations ou sculptures aussi magnétiques que cinétiques. Lygia Pape a aussi travaillé comme graphiste, elle produit des affiches de film et même aussi l’identité visuelle d’une célèbre marque de biscuits au Brésil. Elle est associée à des courants tel que l’art « néo-concret », la « nouvelle objectivité brésilienne » ou le « tropicalisme ». Le commissariat de cette exposition est assuré par Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault avec Alexandra Bordes, responsable de projets dans cette même collection. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 5, 202515 min

S5 Ep 143EXTRAIT - Ep 143. Autour de "Borda" de Lia Rodrigues

« L’esprit critique » s’ouvre, pour cette nouvelle saison, à des spectacles de danse, pratique que l’on aborde d’habitude assez peu ici, en commençant avec le nouveau spectacle de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues, Borda, déjà présenté en ce mois de septembre au 104 et à Chaillot pour ce qui concerne Paris.Borda vient clore une trilogie débutée avec Furia en 2018, qui s’emparait de la violence dirigée contre les minorités en travaillant avec les favelas de Rio dans lesquelles travaille Lia Rodrigues depuis des décennies, et Encantado en 2021 qui faisait jaillir une lutte libératrice inspirée des traditions spirituelles africaines et amérindiennes.Ici, on peut interpréter de 1000 manières ce spectacle, d’autant que Borda est un terme particulièrement polysémique, qui peut signifier aussi bien « frontières », « limites », « confins », « seuil », que « rêve », « fantasme » ou « broderie ».Le spectacle, que l’on peut regarder comme une alchimie réussie, puisqu’il transforme en trésor chorégraphique ce que l’on prend habituellement comme des déchets, des rebuts - en l’occurrence des bouts de chiffon et de toiles plastiques – a été créé à l’occasion des 35 ans de la compagnie de Lia Rodrigues et utilise de nombreux costumes utilisés pendant les différentes performances de la troupe.Borda sera prochainement visible au théâtre Joliette à Marseille, à la Comédie de Valence puis à la Comédie de Clermont-Ferrand.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 28, 202513 min

S5 Ep 143EXTRAIT -Ep 143 autour de "The Last Supper" du collectif MEXA.

The Last Supper ou le dernier repas en bon français, est la proposition, autour de la fameuse scène de la Cène christique, du collectif brésilien Mexa, dans le cadre de la carte blanche que le Festival d’Automne et la Maison des Métallos ont donné à la Casa do Povo pendant deux semaines de ce mois de septembre.La Casa de Povo a été créée en 1946 à Sao Paulo par une constellation d’associations juives antifasciste et conçue à la fois comme un lieu dédié au souvenir des morts de la Shoah et un centre culturel.Depuis le début des années 2010, cette « maison du peuple » est un lieu occupant une place singulière dans la métropole brésilienne, accueillant des collectifs aussi bien professionnels qu’amateurs qui y développent des activités artistiques, mais aussi sportives ou sociale, tout le monde participant à la gestion et à la programmation du lieu.Parmi les invités de cette carte blanche qui a transformé physiquement la Maison des Métallos notamment par l’installation d’un ring de boxe accessible à toustes dans l’entrée, le collectif Mexa, fondé en 2015 après la montée des violences de genre dans les refuges pour sans-abris de Sao Paulo propose un spectacle à la fois théâtral et culinaire. The Last Supper sera visible au mois d’octobre à Marseille dans le cadre du Festival Actoral.  Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 28, 202513 min

S5 Ep 143INTEGRALE - Ep143 Spectacles, autour des pièces de Laurène Marx ("Portrait de Rita"), du collectif Mexa ("The Last Supper") et Lia Rodrigues ("Borda")

Du Brésil à la Belgique, en passant par Yaoundé, ce sont trois propositions situées à la lisière du théâtre que s’intéresse aujourd’hui « L’esprit critique », avec un « stand up triste », un festin scénique à la fois festif et funèbre ainsi qu’une sublimation chorégraphique de la matière plastique.On évoque aujourd’hui la nouvelle proposition de l’autrice et metteuse en scène Laurène Marx, intitulée Portrait de Rita ; la mise en scène de la Cène pas le collectif trans et brésilien Mexa baptisée The Last Supper et enfin Borda de la danseuse et chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 28, 202545 min

S5 Ep 143EXTRAIT - Ep143 autour de "Portrait de Rita" de Laurène Marx

Portrait de Rita est un seul-en-scène interprété par Bwanga Pilipili, sur un texte et une mise en scène de Laurène Marx, fondé sur des entretiens que l’actrice et la metteuse en scène ont mené avec Rita Nkat Bayang, femme camerounaise arrivée en Belgique.La pièce évoque son histoire et celle de son fils de 9 ans, Mathis, plaqué au sol par la police pour avoir lancé un caillou, une brique ou un parpaing – la version varie entre les policiers, la directrice de l’école et les autres personnes présentes – sur un camarade d’école qui l’injuriait de façon raciste.Bwanga Pilipili, elle-même originaire de la République Démocratique du Congo, raconte donc, seule face au micro et en robe à fleur chatoyante, l’histoire d’une femme de Yaoundé arrivée en Belgique pour rejoindre un homme prénommé Christian, sur un texte écrit par Laurène Marx, artiste blanche et trans soucieuse, comme il est dit dans le dossier de presse, « d’éviter la récupération ».Ce Portrait de Rita est présenté à Théâtre Ouvert à Paris jusqu’au 30 de ce mois en même temps que deux pièces plus anciennes de Laurène Marx, Jag et Johnny et Pour un temps sois peu, avant une conséquente tournée en France puisqu'il sera ensuite visible au Mans, au Théâtre National de Strasbourg, à l’Université de Lille puis au Théâtre National Wallonie Bruxelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 28, 202517 min

S5 Ep 142L'esprit critique n°142 autour de "Kolkhoze", d'Emmanual carrère

« Une admirable fresque familiale » pour Télérama, un « voyage virtuose » pour Libération, un « grand Carrère » pour Le Monde, une « déclaration d’amour absolu » pour Le Figaro… Concernant le nouvel ouvrage d’Emmanuel Carrère, intitulé Kolkhoze et publié comme les précédents aux éditions POL, la lecture des principaux titres de la presse ressemble à ces affiches de film sur lesquelles les services de com’ n’inscrivent que des termes dithyrambiques en les extrayant – parfois à contresens – ici ou là.Pour entendre un autre son de cloche, il faut se tourner vers des publications plus confidentielles mais plus incisives. Ainsi du site Collateral où, dans leur édito de rentrée, Simona Crippa et Johan Faerber atomisent une « paresseuse enquête », une « absence d’écriture », le roman « d’un nepobaby, qui fait de la gloire maternelle une manière de rente médiatique sans vergogne », mais aussi et surtout le « jeu trouble » avec l’extrême droite entretenu tout au long de ce récit consacré à sa famille et à sa mère, l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, famille et figure maternelle ayant d’ailleurs elles-mêmes pu flirter avec les droites radicales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 21, 202514 min

S5 Ep 142L'esprit critique n°142, autour du livre de Laura Vazquez, "Les Forces"

Les Forces est le titre du nouveau livre, publié aux éditions du Sous-Sol, de Laura Vazquez, couronnée du Goncourt de la poésie en 2023, l’année où elle publia une « épopée versifiée » intitulée Le Livre du large et du long.Les Forces constitue le deuxième roman de Laura Vazquez, après La Semaine perpétuelle, mais il s’agit autant d’une narration à la première personne que d’une réflexion philosophique et polyphonique, composée de nombreuses citations.Les Forces est composé comme un roman de formation, débutant avec le départ de la narratrice d’une cellule familiale, froide, blanche et propre, et commence par cette phrase : « Les heures étaient longues dans mon enfance, mais je ne me suis pas tuée ? » Mais il est peut-être moins question pour son personnage principal d’un récit d’apprentissage que de désapprentissage, puisqu’il s’agit de se libérer de tout ce que le monde a de normal, d’habituel et de déjà mort, en se livrant, pour ce faire, aux forces de la poésie et du langage, mais aussi du rire.Pénétrant plus avant dans des univers contaminés par des logiques oniriques permettant de rompre avec un certain réel, la narratrice rencontre au fond d’un bar Claudie, « une vieille lesbienne des temps jadis » qui lui sert de pythie et de conseillère pour l’écriture de poèmes, en lui citant Simone Weil, Plotin ou le mathématicien Alexandre Grothendieck, puis se rend dans une « maison des morts » où toutes les personnes qu’elle croise sont « en train d’essayer de mourir » mais « en utilisant des formes parfaites », ou encore dans un immeuble des « diverses sectes réunies ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 21, 202512 min

S5 Ep 142L'esprit critique n°142, autour des romans d'Emmanuel Carrère ("Kolkhoze"), de Laura Vazquez ("Les Forces") et Rosario Villajos ("L'éducation physique")

« Est-ce que face à l’effondrement de notre civilisation voire l’extinction de notre espèce ce n’est pas être complètement à côté de la plaque d’écrire sur sa petite vie finissante, sur sa petite famille, sur la jeunesse de ses parents ? »La question que pose, de façon à la fois liminaire et rhétorique, Emmanuel Carrère dans son nouveau livre pourrait s’appliquer à beaucoup de romans de cette rentrée littéraire saturée de figures paternelles et, encore plus, maternelles.On n’échappera pas, pour ouvrir cette nouvelle saison de « L’esprit critique » littérature, à ce questionnement, puisqu’on évoque aujourd’hui d’abord Kolkhoze, nouvel opus d’Emmanuel Carrère, et les problèmes politiques et littéraires qu’il devrait soulever mais qui demeurent largement enfouis sous un accueil critique bien trop unanime.Et puisqu’on parle ensuite de deux ouvrages dont les deux narratrices sont également prises dans une gangue familiale, même si l’une parvient à s’échapper grâce à la poésie et à la philosophie, tandis que l’autre est contrainte au retour au bercail en autostop. Le premier s’intitule Les Forces et est signé Laura Vazquez. Le second est titré L’Éducation physique et paraît sous la plume de l’Espagnole Rosario Villajos.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 21, 202539 min

S5 Ep 142L'esprit critique n°142, autour de "L'éducation physique" de Rosario Villajos

L’Éducation physique est le titre du livre publié par les éditions Métailié de l’écrivaine espagnole Rosario Villajos, qui est son premier traduit en français, par Nathalie Serny. II n’est pas sans rapport avec l’ouvrage dont on vient de parler, dans la mesure où il met également en scène une jeune femme, confrontée à un milieu familial étouffant et à un monde social rebutant, même si Rosario Villajos aborde ces thématiques avec moins d’invention poétique que Laura Vazquez.Ici, le roman se déroule sur un soir de l’été 1994, de 18 h 15 à 21 h 45 précisément, lorsque Catalina, âgée de 16 ans, quitte précipitamment la maison de son amie et se retrouve obligée de faire du stop, dans la crainte de faire de mauvaises rencontres, mais aussi dans la peur de ne pas pouvoir respecter le couvre-feu que lui imposent ses parents. Ces derniers aimeraient la voir rester docile dans la vie repliée que la famille mène, au nom de la grave maladie qu’a eue la narratrice quand elle était enfant, mais surtout de tous les dangers qui guettent un corps féminin dès qu’il se trouve dehors.Un livre qui porte donc, comme l’écrit l’autrice, sur « la malédiction d’avoir un corps », dans la mesure où si Catalina « continue à le cacher, elle ne le laisse pas exister ; si elle le montre, elle a l’impression qu’il n’existe qu’à travers le regard des hommes ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 21, 202511 min

S5 Ep 141L'esprit critique n°141, autour du film "Oui", de Nadav Lapid

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Sep 14, 202517 min

S5 Ep 141L'esprit critique n°141, autour du film Sirât, d'Oliver Laxe

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Sep 14, 202515 min

S5 Ep 141L'esprit critique n°141, autour des films d'Oliver Laxe ("Sirât"), Alex Lutz ("Connemara") et Nadav Lapid ("Oui")

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Sep 14, 202548 min

S5 Ep 141L'esprit critique N°141, autour du film Connemara, d'Alex Lutz

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Sep 14, 202514 min

S4 Ep 140L'esprit critique n°140, autour des pièces " Le Canard Sauvage" de Thomas Ostermeier, "Affaires Familiales" d'Emilie Rousset et "MAMI" de Mario Banushi

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Jul 20, 202544 min

S4 Ep 140L'esprit critique n°140 autour de la pièce d'Emilie Rousset, "Affaires familiales"

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Jul 20, 202511 min

S4 Ep 140L'esprit critique n°140, autour de la pièce de Thomas Ostermeier, "Le Canard sauvage"

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Jul 20, 202518 min

S4 Ep 140L'esprit critique n°140, autour de la pièce de Mario Banushi, MAMI

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Jul 20, 202513 min

S4 Ep 139L'esprit critique n°139, autour de "Banlieues Chéries" à la Cité de l'Immigration

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Jun 22, 202515 min