Le balado du CRIDAQ
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Projet de loi C-12 : Amélioration ou sécuritisation du système d’immigration canadien ?
Le gouvernement libéral de Mark Carney a récemment fait adopter en troisième lecture à la Chambre le projet de loi C-12, nommé « Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada ». Actuellement examiné par le Sénat, ce nouveau texte législatif remplace la très contestée loi C-2 que les libéraux avaient été contraints de retirer à l’automne sous la pression de nombreuses oppositions venant de la société civile et de députés conservateurs s’inquiétant de mesures de violation de la vie privée. Comme son prédécesseur, le projet de loi C-12 vise un renforcement de la sécurité à la frontière et reprend la plupart des mesures de C-2 en matière d’asile et d’immigration. En vertu de cette nouvelle loi, les personnes présentes depuis plus d’un an sur le territoire ne seraient plus éligibles à une demande d’asile. Le projet de loi prévoit aussi de restreindre le nombre de dossiers auditionnés par un juge – accroissant ainsi les pouvoirs de l’administration dans la gestion des dossiers. Les autorités publiques pourraient enfin élargir leurs pouvoirs d’annulation ou de suspension de documents d’immigration tels que des permis de travail ou d’étude. C-12 ne se limite toutefois pas à l’immigration et comporte une série de dispositions en matière de renforcement de la sécurité à la frontière. De nombreux travaux ont souligné ces trente dernières années la « sécuritisation » croissante de l’immigration et des frontières, c’est-à-dire, la transformation de ces sujets en enjeux de sécurité nécessitant le recours à des pratiques de contrôle. Toutefois, le Canada étant souvent associé dans l’imaginaire collectif à une forte tradition d’accueil et au multiculturalisme, la sécuritisation de son système d’immigration peut surprendre. Alors, dans quelle mesure le pays suit-il cette tendance ? Le projet de loi C-12 s’inscrit-il dans une telle dynamique de sécuritisation ? Et plus largement, pourquoi observe-t-on à une échelle globale un durcissement des politiques migratoires et qu’est-ce que cela implique pour les droits des personnes ? Pour explorer ces questions, nous avons le plaisir de recevoir Anne Marie D’Aoust. Elle est professeure en science politique à l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance sécuritaire des corps, la mobilité et les frontières. Elle s’intéresse dans ses travaux aux évolutions des dispositifs de contrôle des migrations et à leurs conséquences sur les individus et les corps. Elle s’est notamment intéressée aux politiques de réunification familiale. Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

Loi 94 : une relance du débat sur la laïcité au Québec?
Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec a fait voter à la fin du mois d’octobre la loi 94 « visant à renforcer la laïcité dans le milieu de l’éducation ». Parmi les mesures qui ont le plus retenu l’attention figurent l’interdiction du port de signes religieux pour l’ensemble du personnel présent dans les établissements scolaires y compris dans les CPE (centres de la petite enfance), et l’obligation pour les élèves d’avoir le visage découvert. Portée par le ministre de l’Éducation Bernard Drainville - auteur de la charte des valeurs en 2013 - l’objectif affiché par les pouvoirs publics est de préserver l’école et les élèves de l’influence de la religion. La nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Le Bel, s’est pour sa part félicitée de l’adoption d’une loi qui, selon elle, permettra « d’encadrer de façon beaucoup plus concrète plusieurs principes qui sont chers aux Québécois », parmi lesquels la liberté de conscience et l’égalité entre les femmes et les hommes. De nombreux acteurs tels que la Ligue des droits et libertés et le Conseil national des Musulmans ont plutôt fait part de leurs craintes quant à un nouvel empiètement sur les libertés et droits fondamentaux de la personne que pourrait induire cette loi. Six ans après l’adoption de la loi 21 qui interdit le port de signes religieux pour les fonctionnaires en position d’autorité et les enseignants du secondaire, se trouve donc relancé le débat sur la laïcité, son interprétation et sa mise en œuvre dans une société pluraliste. Ces controverses, à la fois juridique, politique et philosophique, soulèvent des questions fondamentales sur la conception québécoise de la neutralité de l’État, sur la gestion du fait religieux dans l’espace public et, plus largement, sur le rapport entre identité collective et diversité culturelle. Pour éclairer ce sujet, nous recevons Frédéric Dejean, il est professeur au département des sciences de religion de l’UQAM. Dans un texte pour le journal Le Devoir, il souligne l’émergence d’une « nouvelle laïcité » au Québec, qui étend de plus en plus son domaine d’application. Nous aurons également le plaisir de discuter avec David Koussens, juriste et professeur à l’université de Sherbrooke, qui a récemment publié « Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises ». Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

Projet de loi 84: continuité avec l'interculturalisme québécois?
Le ministre de la langue française M. Jean-François Roberge a récemment déposé le projet de loi 84, appelé, « Loi sur l’intégration nationale » qui vise à définir officiellement le modèle d’intégration du Québec. Dans ses récentes sorties médiatiques, le ministre M. Roberge a déclaré à plusieurs reprises que le PL 84 s’inscrivait en continuité avec l’interculturalisme. L’un des objectifs principaux de ce modèle d’intégration est d’assurer la continuité de la culture francophone au Québec et il se distingue en cela du multiculturalisme canadien. Toutefois, et c’est un point important, l’interculturalisme cherche aussi à favoriser les échanges entre le groupe majoritaire et les minorités, et à reconnaître les droits et les aspirations des minorités, dans le respect d’une pensée pluraliste. L’interculturalisme repose donc sur un équilibre fragile entre ces deux objectifs. Or, selon certains, c’est précisément cet équilibre entre continuité de la culture francophone et apports de la diversité qui serait mis en péril avec le PL 84. En insistant notamment sur les exigences relatives à l’intégration des personnes immigrantes et en demandant l’adhésion à un certain nombre de « valeurs », le projet de loi de la CAQ se rapprocherait davantage d’une approche assimilationniste qu’interculturaliste. C’est le point de vue que défendent nos deux invités, François Rocher et David Carpentier, qui ont cosigné avec une trentaine de professeurs et d’anciens ministres une lettre ouverte parue dans Le Devoir au mois de février 2025 dans laquelle ils mettent en garde contre une dérive assimilationniste. Avec eux, nous explorons dans cet épisode les enjeux et les défis que soulève ce projet de loi sur l’intégration nationale, et nous revenons aussi sur l’histoire et les principes phares de l’interculturalisme au Québec. Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

De l’hospitalité aux frontières - Épisode 1
De l’hospitalité aux frontières Alors que la situation migratoire aux frontières se crispe par les pratiques restrictives des acteurs étatiques, le temps est venu de repenser notre relation à la frontière, à la condition migrante et à l’hospitalité. C’est dans cet esprit que le CRIDAQ-Antenne Concordia et le secteur Vivre-ensemble du Centre Justice et Foi (CJF) ont collaboré depuis 2021 à plusieurs activités scientifiques autour de ces questions centrales à une proposition cosmopolitique de la migration. La fin des activités du CJF, le 9 janvier 2025, a quelque peu bouleversé notre relation, mais cette série de balados permettra tout de même d’en faire rayonner les fruits. En effet, cette série propose de poursuivre notre réflexion autour de l’hospitalité et des expressions citoyennes aux frontières. Dans le cadre d’un évènement en ligne que nous avons organisé le 25 novembre 2021, nous avons mis en dialogue des personnes qui ont tissé une autre « dramaturgie de la frontière » mettant en scène des groupes engagés et des personnes du milieu de la recherche qui oeuvrent dans une optique de solidarité et de co-construction des savoirs. Cette première rencontre a mené à la parution du recueil de textes (Dé)passer le régime international des frontières. L’hospitalité en actes, contribution qui propose différents points de vue et des regards croisés de l’institution frontalière et des dynamiques qui s’y déploient. Le premier épisode de la série présente l’histoire du collectif citoyen Bridges not Borders/Créons des ponts, regroupement qui s’est mobilisé pour venir en aide aux migrants traversant au chemin Roxham. Il s’agit d’une conversation mettant en dialogue Frances Ravensbergen, l’une des fondatrices du collectif, et Chedly Belkhodja, professeur à l’Université Concordia et chercheur au CRDIAQ dont les travaux portent sur les questions migratoires et des frontières. La discussion chez Frances, à Hemmingford, est animée par Mouloud Idir et Élodie Ekobena du secteur Vivre-ensemble. Édition, mixage, mastering et musique: Julien Simard, Les sons hybrides

Liberté d’expression, désinformation, réseaux sociaux & retour de Trump: quid de la démocratie?
Liberté d’expression, désinformation, réseaux sociaux... et retour de Donald Trump: qu’en est-il de la démocratie? Donald Trump effectue cette semaine son grand retour à la Maison Blanche et c’est en compagnie d’alliés de poids qu’il entame son nouveau mandat. Des géants de la tech, dont Elon Musk en premier lieu, puis Mark Zuckerberg ont en effet affiché leur soutien au président nouvellement élu (certains plus ouvertement que d'autres). Dans le sillage de la droite libertarienne et du camp trumpien, ces milliardaires de la tech ont fait de la liberté d’expression leur nouveau cheval de bataille. Après Elon Musk, propriétaire de X anciennement Twitter, Mark Zuckerberg a annoncé vouloir supprimer les vérificateurs de faits et d’information des réseaux sociaux du groupe Meta, au nom donc de la liberté d’expression des utilisateurs, et contre la « censure » qu’imposeraient les médias officiels et les institutions gouvernementales. Le fondateur de Facebook parle même d’un « point de bascule culturel vers une nouvelle priorité accordée à la liberté d’expression ». La liberté d’expression est l’un des piliers des régime démocratiques, elle est en effet le point de départ d’un débat démocratique libre et éclairé. Toutefois, cela fait plusieurs années que qu’elle est instrumentalisée par l’Alt Right et par toute une partie de la galaxie trumpienne. Les conservateurs libertariens plaident en effet pour une liberté d’expression totale alors que d’autres voix et instances officielles, à l’instar de de la Commission Européenne, insistent sur la nécessité de réguler les contenus diffusés en lignes et les algorithmes des réseaux sociaux. Ces questions se posent de façon encore plus épineuse avec le développement d’intelligences artificielles génératives capables de produire du contenu de façon autonome. À l’ère de la désinformation, de l’IA et des réseaux sociaux, doit-on redéfinir notre rapport à la liberté d’expression ? Quelle régulation peut-on raisonnablement imposer à la liberté d’expression sans entraver les principes de la démocratie ? Comment encadrer l’usage des nouvelles technologies afin de garantir un débat libre et éclairé ? C’est à ces questions que notre invité, Louis-Philippe Lampron, juriste et professeur à l’Université Laval à Québec, a dernièrement consacré des recherches. Il revient tout juste d’un séjour aux États-Unis au cours duquel il a suivi la campagne présidentielle. Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

Expulsions de masse en République dominicaine: Droits des Haïtien.ne.s menacés
Alors qu’Haïti traverse une grave crise sécuritaire et humanitaire, le gouvernement du pays voisin, la République dominicaine, a annoncé au mois d’octobre dernier un plan d’expulsion de 10 000 immigré.e.s haïtien.ne.s par semaine. En 2023, ce sont plus de 250 000 personnes qui avaient été expulsées par les autorités dominicaines. Ces expulsions sont menées de façon arbitraire et expéditive, dans des conditions éprouvantes, et concernent bien souvent des personnes nées en République dominicaine, n’ayant jamais vécu en Haïti. Ainsi, ces déportations de masse inquiètent quant au non-respect des droits de la personne les plus fondamentaux. Le représentant d’Haïti auprès de l’Organisation des États américains, Gandy Thomas, a qualifié ces expulsions de « nettoyage ethnique » et de « campagne discriminatoire contre les Haïtien.ne.s en raison de leur nationalité et de la couleur de leur peau ». Garry Conille, le premier ministre haïtien, qui depuis, a été démis de ses fonctions, avait dénoncé sur son compte X anciennement Twitter une « violation des principes fondamentaux de la dignité humaine ». Le président dominicain réélu au printemps dernier, Luis Abinader, ne semble pas tenir compte de ces mises en garde, et en réalité, ces évènements récents s’inscrivent dans une longue histoire d’exploitation économique et de marginalisation sociale des immigrant.e.s haïtien.ne.s. Aussi, ces pratiques semblent être en quelque sorte précédées et permises par un processus de criminalisation et de déshumanisation des Haïtien.ne.s. Dans quel contexte politique, social et historique se déroulent ces expulsions de masse ? Quelle est l’histoire des relations entre ces deux pays voisins et comment de telles actions sont-elles rendues possibles ? Pour répondre à ces questions, nous recevons Amín Pérez, professeur en sociologie à l’UQAM et spécialiste des questions d’immigration. Dans un texte publié en mai dernier, il dénonçait ces expulsions massives et forcées, ce mois-ci, il est notre invité pour ce nouvel épisode du Fil d’actualité du balado du CRIDAQ. Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

Genre, sexualités et Église catholique
Quelle est la vision de l’Église catholique sur le genre et la sexualité ? Depuis quand cette notion est-elle perçue comme une menace par le Vatican ? Comment cette préoccupation s’est-elle répandue à travers différents pays, donnant lieu à des mobilisations et des conflits autour de la question du genre ? Cet épisode se penche sur les façons dont l'Église catholique aborde les questions de genre et de sexualités. Dans ce premier épisode de l'année 2024-2025, Olivier Salomon, animateur, a le plaisir d'accueillir Catherine Foisy, professeure au département de sciences des religions de l'UQAM et spécialiste du christianisme et du catholicisme. Animation: Olivier Salomon Réalisation: Olivier Salomon et Loïc Bizeul Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof

Projet de loi 44: Quelles retombées pour la recherche scientifique au Québec?
Le projet de loi 44, adopté le 9 mai 2024 à l'Assemblée nationale, engendre un débat animé au sein de la communauté scientifique et universitaire. Alors que le scientifique en chef Rémi Quirion et les directrices des trois fonds de recherche actuels, défendent le projet arguant qu’il favorisera la recherche intersectorielle et multidisciplinaire, la majorité des voix issues du monde de la recherche réclament des modifications substantielles pour garantir une représentation équitable des intérêts de chaque domaine de recherche ainsi que pour assurer l’indépendance de la recherche au Québec. Pour éclairer ces débats, Loïc Bizeul reçoit aujourd’hui Louis-Philippe Lampron, professeur à la faculté de droit de l’Université Laval, et Madeleine Pastinelli, professeure au département de sociologie de l’Université Laval et également présidente de la Fédération Québécoise des Professeurs et Professeures d’Université (FQPPU).

Parler français, exigence de l'immigration? Regard sur le Plan d'immigration du Québec 24-25
Cet épisode se consacre aux enjeux entourant les nouveaux critères d’immigration mis en place par le Gouvernement du Québec dans son récent Plan d'immigration du Québec et la Planification pluriannuelle de l'immigration pour 2024‑2025. Le Québec a récemment dévoilé de nouvelles orientations en matière d’immigration, faisant de la maîtrise du français un critère désormais incontournable pour les nouveaux et nouvelles arrivant.e.s. Le message est clair: la langue française devient une condition sine qua non pour s’installer de façon permanente au Québec. Ce resserrement des règles aura assurément des impacts importants sur les futur.e.s immigrant.e.s mais aussi sur ceux et celles vivant déjà au Québec. Il marque aussi la consolidation de l’approche prônée par le gouvernement caquiste en matière d’immigration permanente: d’abord assurer la protection du français avant la croissance démographique ou économique liée à l’immigration. À l’avenir, si le Québec devait accueillir plus d’immigrant.e.s, ce sera uniquement en raison de la croissance du nombre d’immigrant.e.s économiques francophones. C’est donc de cette nouvelle approche, qui inclut notamment une réforme du processus de sélection des travailleur.e.s qualifié.e.s, une refonte du programme de l’expérience québécoise, des changements aux conditions du regroupement familial et à celui des travailleur.e.s autonomes que nous nous intéresserons. Pour en discuter, Loïc Bizeul accueille deux invité.e.s: Catherine Xhardez, professeure de science politique à l’Université de Montréal, membre du CRIDAQ et spécialiste des politiques d’immigration, et Daye Diallo, économiste principal à l’Institut du Québec et chargé de cours à HEC Montréal. Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur Musique: Devin Ashton-Beaucage

Le sécularisme en mouvement | Épisode 3/3
Le sécularisme en mouvement, une série de la collection Recherche et événements du Balado du CRIDAQ. Dans ce dernier épisode, Jennifer Selby, Sarah Wilkins-Laflamme et Géraldine Mossière s'intéressent à la persistance de l'attachement culturel au catholicisme au Québec, malgré la diminution de la pratique religieuse. Bonne écoute! Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur Musique: Stéphanie Jobin

Le sécularisme en mouvement | Épisode 2/3
Le sécularisme en mouvement, une série de la collection Recherche et événements du Balado du CRIDAQ. Épisode 2/3 - La régulation de la religion et de la laïcité au Québec Dans ce deuxième épisode, Loïc Bizeul accueille Amélie Barras et Dia Dabby pour discuter des enjeux, débats et effets diffus de la régulation de la religion et de la laïcité au Québec. Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur Musique: Stéphanie Jobin

Conséquences de la loi 23 sur le milieu de l'éducation du Québec
Depuis l'adoption du projet de loi 23, une préoccupation émerge de la part des syndicats, des fédérations du réseau scolaire et de plusieurs professeur.e.s et chercheur.e.s en éducation. Ces groupes s’inquiètent de l'absence de soutien prévu dans les écoles pour atteindre ces objectifs ambitieux et des conséquences de cette réforme sur la liberté professionnelle, l’autonomie et l’autorité des enseignant.e.s et de la recherche scientifique en éducation. Cet épisode explore les détails de la loi 23 et tente d'anticiper ses répercussions sur le paysage éducatif québécois. Comment ces nouvelles directives pourraient-elles façonner l'avenir de l'éducation au Québec et influencer la vie quotidienne des élèves, des enseignant.e.s et de la recherche ? Pour répondre à cette question, Loïc Bizeul accueille Olivier Lemieux, professeur au département des sciences de l'éducation de l’UQAR et membre du CRIDAQ, et Brigitte Bilodeau, première vice-présidente aux dossiers pédagogiques de Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ). Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur Musique: Devin Ashton-Beaucage

Le sécularisme en mouvement | Épisode 1/3
Le sécularisme en mouvement, une série de la collection Recherche et événements du Balado du CRIDAQ. Épisode 1/3 - La genèse, les concepts et les objectifs du projet Dans ce premier épisode, Loïc Bizeul accueille Amélie Barras, Dia Dabby, Géraldine Mossière, Jennifer Selby et Sarah Wilkins-Laflamme pour discuter de la genèse et des objectifs du projet de recherche. Comment définir la laïcité? Fort d'une équipe aux intérêts, terrains et méthodes multiples, le projet Sécularisme en mouvement conçoit la laïcité comme un concept mouvant et transnational. Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur Musique: Stéphanie Jobin

Profilage racial : Au-delà des apparences
Cet épisode plonge dans une question d’importance capitale: le profilage racial à Montréal. Pour en discuter, Loïc Bizeul accueille les auteurs et autrices d’un rapport sur les interpellations policières et le profilage racial qui a été remis en juin 2023 au Service de police de la Ville de Montréal. Ce rapport met en exergue les défis tenaces liés au profilage racial à Montréal et révèle que les taux de profilage racial sont restés restent inchangés, voire ont augmenté, depuis la publication d'un autre rapport il y a quatre ans. Il souligne que les personnes noires, autochtones et arabes sont encore particulièrement exposées aux interpellations par les forces de l'ordre. Quel est le problème? Comment le règle-t-on? Pour répondre à ces ces questions brûlantes, Loïc Bizeul reçoit donc Victor Armony, professeur au département de sociologie de l’UQAM, Alicia Boatswain-Kyte, professeure adjointe au département de travail social de l’Université McGill et Mariam Hassaoui, professeure au Département Sciences humaines, Lettres et Communication de la TÉLUQ.

Haut-Karabakh: Au coeur d'une crise humanitaire et géopolitique
Cet épisode se penchera sur ce que certains ont commencé à qualifier de nettoyage ethnique en cours dans le Haut-Karabakh. En effet, presque toute la population de l’enclave arménienne en Azerbaïdjan a été contrainte de fuir pour éviter de vivre, ou de périr, sous la férule de l’autocrate Ilham Aliyev. Parmi les nombreuses conséquences de cette situation, ces déplacements forcés obligent aujourd’hui l’Arménie à faire face au défi colossal de l’accueil de plus de 100 000 réfugié.e.s. Cette situation crise pousse à s’interroger aux enjeux géopolitiques et humanitaires qui entourent le Haut-Karabakh. Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les acteurs et les intérêts en jeu ? Quelles conséquences cette crise pourrait-elle avoir à l’échelle régionale et internationale ? Loïc Bizeul accueille Magdalena Dembinska, professeure de science politique à l’Université de Montréal, pour répondre à ces questions. Mixage sonore: Camille Brasseur Musique: Devin Ashton-Beaucage

Au-delà des tensions: Hydro-Québec et le gouvernement québécois
« On est hydroquébécois ». Ce slogan d’une campagne promotionnelle datant de 1973 illustre bien le symbole puissant que représente Hydro-Québec dans l’imaginaire collectif québécois. Outre le monopole de production et de distribution d'électricité pour le territoire du Québec depuis sa création en 1944, l’entreprise étatique a été et continue d’être considérée par le gouvernement comme un instrument privilégié de développement économique. Cet épisode sera l’occasion de revenir sur l’histoire d’Hydro-Québec en tant que symbole, notamment afin de mieux éclairer les enjeux entourant le récent conflit entre son ex-PDG, Sophie Brochu, et le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, mais pas seulement. Il sera aussi l’occasion de réfléchir aux liens subtils qui unissent Hydro-Québec à la vie citoyenne dans la province, ainsi qu’à la myriade d’autres acteurs sociaux engageants des bras de fer avec l’entreprise (associations environnementalistes, communautés autochtones…). Pour ce faire, Loïc Bizeul accueille Stéphane Savard, professeur au Département d'histoire de l'UQAM. Mixage sonore: Camille Brasseur Musique: Devin Ashton-Beaucage

Regroupement familial: Compétence à rapatrier pour mieux franciser?
Le regroupement familial est l'objet d’une surveillance accrue depuis l’avènement du néolibéralisme et « le tournant sécuritaire » amorcé au début des années 2000 dans les pays du Nord Global. Il est un « type » d’immigration qui suscite de nombreux débats et paniques morales. Quel sens donner aujourd’hui à ces préoccupations relatives aux migrations de conjoints par le biais du regroupement familial ? Quel en est l’impact sur les politiques d’immigration ? Pour répondre à ces questions, Loïc Bizeul accueille Anne-Marie D'Aoust, professeure au Département de science politique de l'UQAM. Mixage sonore: Camille Brasseur Musique: Devin Ashton-Beaucage

La santé, l'affaire de qui? Partage des reponsabilités entre les provinces, territoires et Ottawa
La contribution fédérale en santé est depuis longtemps un sujet de discorde entre les provinces et les territoires du Canada, et Ottawa. Cette émission sera l’occasion de s’interroger sur les responsabilités que se partagent le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et municipaux en matière de santé, tout comme sur les effets de la variation des investissements publics et les répercussions à long terme de ces politiques sociales sur la santé globale de la population québécoise et canadienne. Pour répondre à ces questions sur le partage de compétences en santé entre le provincial et le fédéral, Loïc Bizeul accueille Alain Noël, professeur titulaire au département de science politique à l'Université de Montréal. Ses recherches portent sur les politiques sociales et sur le fédéralisme en perspective comparée et, plus largement, sur la politique au Canada et au Québec.

La clause dérogatoire en question : sa portée, ses limites et sa légitimité
Depuis quelques temps, l’actualité remet de plus en plus souvent à la une la question de la légitimité du « pouvoir de déroger » inscrit à l’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés. Cette clause « nonobstant » autorise les gouvernements à surseoir à la reconnaissance de certains droits et certaines libertés. Elle permet ainsi à tout premier ministre provincial ou fédéral qui l’invoque de soustraire une loi à tout recours judiciaire fondé sur certains droits inclus dans la Charte, pendant cinq ans renouvelables. Le dernier exemple en date est celui du projet de loi 28 en Ontario. En effet, l’Assemblée législative de cette province a officiellement adopté au début du mois de novembre 2022 le projet de loi 28 du gouvernement Ford qui vise à empêcher les travailleur.euse.s de l’éducation de faire grève, par le recours à la clause dérogatoire. À cet exemple récent en Ontario, vient s’ajouter ceux bien connus au Québec des deux lois adoptées en utilisant la disposition de dérogation, soit la Loi sur la laïcité de l’État et la loi 96 sur la modernisation de la Charte de la langue française. L’objectif était alors d'éviter une contestation par ceux qui feraient valoir que ces lois sont discriminatoires et contraires à la Charte canadienne des droits et libertés, notamment à ses articles 2 et 15 protégeant la liberté de religion et le droit à l'égalité. Dans le contexte actuel où plusieurs gouvernements provinciaux utilisent la clause dérogatoire pour faire adopter des lois en les soustrayant aux exigences des Chartes québécoise ou canadienne, Noura Karazivan et Benoît Pelletier proposent de revenir sur les débats entourant sa portée et ses limites, mais également sa légitimité. Invité.e.s Noura Karazivan, membre du CRIDAQ et professeure de droit public à la Faculté de droit de l'Université de Montréal Benoît Pelletier, professeur à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa et ancien ministre du gouvernement du Québec Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur [[email protected]] Musique et mixage sonore: Devin Ashton-Beaucage

Peuples autochtones et élections québécoises: enjeux de représentation et de participation
Le Québec est la province canadienne où la proportion d’électeurs s’identifiant comme Autochtone se déplaçant pour voter est la plus faible. Cependant, aucune étude exhaustive n’a encore été réalisée sur leur participation aux élections provinciales (la direction générale des élections du Québec [DGEQ] ne compile pas de données séparées pour les Premières Nations). Un portrait existe néanmoins, grâce au recensement des votes par secteur, mais seulement pour le fédéral. Cet épisode sera ainsi l’occasion de mieux saisir, dans toutes ses nuances, la participation des personnes s’identifiant comme Autochtones aux institutions démocratiques québécoises. Au regard de la dernière élection provinciale (octobre 2022), on dressera un portrait de la relation complexe qu’entretiennent les Autochtones à ces institutions afin de s’interroger sur la signification de leur participation et de leur représentation électorale. Invité.e.s: Hélène Boivin, Conseillère aux relations stratégiques et gouvernementales au Bureau de soutien politique de la nation Pekuakamiulnuatsh et présidente de la Commission Tipelimitishun Martin Papillon, membre du CRIDAQ et professeur au Département de science politique de l'Université de Montréal. Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur [[email protected]] Musique et mixage sonore: Devin Ashton-Beaucage

Liberté académique au temps du Projet de loi 32: quels enjeux?
Dans son rapport de décembre 2021, la Commission Cloutier estime qu’il ne fait « aucun doute que le gouvernement québécois doit procéder par voie législative pour qu’il y ait une définition [de la liberté universitaire] qui soit conforme pour tous les établissements universitaires du Québec et qu’il y ait des mécanismes de traitement des litiges qui soient uniformes sur l’ensemble du territoire québécois ». Depuis, la ministre de l'enseignement supérieur, Danielle McCann, a déposé le projet de loi 32 sur la liberté académique dans le milieu universitaire. Les réactions ont été nombreuses et unanimes: mieux vaudrait n'avoir aucune loi plutôt que celle-là. Afin d'y voir plus clair et de comprendre les différents enjeux du débat, nous vous proposons une discussion sur la liberté académique, sa portée et ses limites avec les professeurs Louis-Philippe Lampron (Faculté de droit, Université Laval) et Jean-François Gaudreault-DesBiens (Faculté de droit, Université de Montréal). Animation et réalisation: Loïc Bizeul Montage et musique: Devin Ashton-Beaucage

Chemin Roxham et demandes d'asile: comment comprendre la sécurisation de l'immigration?
L’Entente sur les tiers pays sûrs, signée entre le gouvernement du Canada et celui des États-Unis en décembre 2004, a comme objectif avoué de limiter le nombre de revendicateur.trice.s du statut de réfugié arrivant au Canada. Afin de pouvoir déposer une demande d’asile au Canada, plusieurs demandeur.euse.s d’asile choisissent depuis d’emprunter des routes secondaires, comme le désormais célèbre chemin Roxham au Québec. Situé à la frontière canado-américaine, à Saint-Bernard-de-Lacolle, le chemin Roxham était fermé depuis la fin mars 2020 en raison du contexte pandémique de la COVID-19. Depuis le dimanche 21 novembre 2021, le chemin Roxham est de nouveau ouvert. Dans ce contexte hautement politisé et judiciarisé, cet épisode sera l’occasion de revenir en détail sur l’Entente des tiers pays sûrs et sur les conséquences que cet accord a eu sur les personnes demandant l’asile. Ce podcast permettra également d’apporter un éclairage approfondi sur ce que sont les frontières : qu’impliquent-elles, à quoi servent-elles, quel regard critique poser sur leur existence ? Invitée: Mireille Paquet, membre du CRIDAQ, professeure de science politique et titulaire de la chaire sur les politiques d'immigration de l'Université Concordia Animation et réalisation: Loïc Bizeul Montage et musique: Devin Ashton-Beaucage

L’Église catholique et les pensionnats autochtones: vers des excuses officielles
Pendant plus d’un siècle, plus de 150 000 enfants Métis, Inuits et des Premières Nations ont été placés de force dans des pensionnats autochtones à travers le Canada. Des milliers d’entre eux.elles sont mort.es directement dans ces institutions, ou en conséquence des violences vécues dans le système. En juin 2021, la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un ancien pensionnat autochtone, découverte malheureusement attendue depuis longtemps par la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc en Colombie-Britannique, a ravivé la mémoire traumatique des survivant.es et de leurs descendant.es. Dans ce contexte, les appels aux excuses officielles lancés au Vatican se sont de nouveau fait entendre. Le pape François avait alors exprimé sa « douleur », mais sans présenter d’excuses. Comment expliquer ce refus systématique de reconnaître la responsabilité de l’institution ecclésiale ? Quelle suite donner au processus de réparation et de réconciliation une fois les excuses obtenues de la part de l’Église ? Telles sont, entre autres, les questions que nous aborderons dans cette émission. Invité.e.s Dany Rondeau, membre du CRIDAQ et professeure en éthique à l'Université du Québec à Rimouski Pierre-Simon Cleary, étudiant à la maîtrise au Centre d'études du religieux contemporain à l'Université de Sherbrooke Animation et réalisation: Loïc Bizeul Montage et musique: Devin Ashton-Beaucage

Aux origines de l'attaque Russe en Ukraine avec Magdalena Dembinska
Dans cet épisode, nous vous proposons un entretien avec Magdalena Dembinska, membre du CRIDAQ et spécialiste de politique comparée dont les travaux se concentrent sur les politiques identitaires, les conflits ethniques, la réconciliation et l’intégration interethniques en Europe centrale et en espace postsoviétique. Avec elle, nous revenons sur les origines de l'attaque Russe en Ukraine. Animation: Loïc Bizeul Montage: Devin Ashton-Beaucage

Discussion pratique entre Fanie Pelletier et Dia Dabby - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Introduction du colloque L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Intervention de Natasha Bakht - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Intervention de Julien Doris - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Intervention de Marion Vacheret et Oscar Kistabish - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Intervention de Claude Gélinas - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Intervention de Nathalie Gaucher - L'administration publique des diversités
Les transformations socioculturelles de la société québécoise ne cessent de questionner les conditions du vivre ensemble dans un Québec pluriel, et ce, de façon plus systématique depuis maintenant une quinzaine d’années. On observe que la plupart des débats publics les plus récents touchant à la laïcité, l’identité nationale ou à la citoyenneté commune naissent souvent de « microévénements ». S’ils prennent leur source dans le quotidien, dans de simples interactions ponctuelles, dans des situations ordinaires de loisir ou de travail, ces évènements sont rapidement montés en généralité, pour devenir facteurs de tensions et de désaccords dans la sphère publique. Tenu les 25 et 26 mars 2021, l’objectif principal du colloque était de réunir des chercheuses et des chercheurs, mais également des praticiennes et des praticiens, dont les travaux de recherche et/ou les activités professionnelles portent sur le rôle de l’action publique en train de se faire dans la (re)définition des enjeux de diversité dans l’administration publique au Québec, en étant attentif aux regards canadiens sur ces réalités. Nous vous invitons maintenant à en découvrir quelques extraits. Bonne écoute!

Remarques de clôture de John Borrows
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Questions, panel Les tribunaux et les traditions juridiques autochtones
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Discussion, panel Les tribunaux et les traditions juridiques autochtones
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Introduction, panel Les tribunaux et les traditions juridiques autochtones
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Questions, panel L’approche Borrows et le droit civil
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Discussion, panel L’approche Borrows et le droit civil
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Introduction, panel L’approche Borrows et le droit civil
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Questions, panel Comprendre le droit autochtone
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Discussion, panel Comprendre le droit autochtone
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Introduction, panel Comprendre le droit autochtone
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Questions, panel Les traditions autochtones, la common law et le droit civil au Canada
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Discussion, panel Les traditions autochtones, la common law et le droit civil au Canada
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Introduction, panel Les traditions autochtones, la common law et le droit civil au Canada
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Mots d'ouverture - Colloque John Borrows
Le colloque virtuel John Borrows : La constitution autochtone du Canada, tenu les 8 et 9 avril 2021, a donné lieu à des échanges passionnants que cette série spéciale du Balado du CRIDAQ vous donne l’occasion d’écouter ou de réécouter.

Le maintien de la Loi 21 sur la laïcité de l'État avec L.-P. Lampron et P. Taillon
La Cour supérieure maintient, en grande partie, la Loi sur la laïcité de l’État dans une décision rendue le 20 avril 2021 par le juge Marc-André Blanchard. Cette décision, très attendue, ne marque qu’une première étape judiciaire dans ce qui s’annonce être un débat de longue haleine entre le législateur et les opposants et opposantes de cette loi. D’ailleurs, le ministre de la Justice du Québec a déjà fait savoir qu’il portera la décision à la Cour d'appel du Québec. Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette décision, nous vous proposons aujourd’hui un échanger avec deux membres du CRIDAQ, également membres du CEDAC et du GEDEL, Louis-Philippe Lampron et Patrick Taillon, professeurs à la Faculté de droit de l’Université Laval.

Ghislain Otis - La quête de l’ordre juridique autochtone
Cette communication s’attachera à situer l’approche qui caractérise les recherches de l’école dite de Victoria dans le cadre plus large de la théorie des sources ou des modes de production du droit. Elle abordera la question de savoir quel droit au juste permet de dégager la méthode consistant notamment à extraire un matériau normatif du corpus ethnographique consacré aux récits issus de la tradition orale des peuples autochtones. Nous nous demanderons quel rapport entretient cette démarche avec l’observation des pratiques normatives effectivement à l’œuvre dans le champ social au sein des collectivités concernées. Enfin, nous identifierons les moyens de mobiliser le savoir généré par la méthode de Victoria aux fins de la revitalisation ou de la valorisation des cultures juridiques autochtones dans la gouvernance de demain.

Christine Zuni-Cruz - Shadows and Texts: The Indigenous Legal Tradition and Courts
Les traditions juridiques autochtones existent depuis des temps immémoriaux. Les traditions juridiques autochtones, de même que leurs textes uniques, sont demeurées dans l’ombre des autres traditions juridiques, faute d’une réelle volonté de les décoder. Dans cette communication, nous examinerons les constatations de John Borrows concernant le rôle des tribunaux dans la reconnaissance et la mise en œuvre des traditions juridiques autochtones de même que leur incapacité, de façon générale, de se montrer à la hauteur. En accord avec Borrows, mais critiquant les tribunaux, nous soulignerons la gravité et l’urgence de la tâche en examinant le lien entre les traditions juridiques et les attentes envers des tribunaux. Je suis parvenue à cette conception des tribunaux étatiques après avoir observé pendant des années les systèmes judiciaires tribaux aux États-Unis qui œuvrent dans la tradition juridique de common law de ce pays. Dans le cadre de mon analyse, je me pencherai sur le travail fait par les tribunaux et les enjeux à prévoir, pour les peuples autochtones, si des efforts en faveur du respect des traditions juridiques autochtones ne sont pas déployés.

Nadine Vollant - Droits de l’enfant autochtone, protection de la jeunesse et tribunaux ...
La reconnaissance du droit coutumier autochtone, par le Code civil du Québec, et de la compétence en matière de protection de la jeunesse, par le Parlement fédéral, aux organismes autochtones ouvrent manifestement la voie à la prise en compte des traditions juridiques autochtones par les tribunaux québécois et, plus particulièrement, par les organismes et tribunaux spécialisés chargés de la protection et des droits de l’enfant et de la jeunesse. Parallèlement, cela ouvre la voie, à l’instar de ce qui prévaut aux États-Unis, à la mise sur pied de tribunaux autochtones. À partir d’une approche issue du travail social et de la perspective innue, la communication proposera un état des lieux sur ces initiatives en les mettant en lien avec le principe d’autodétermination au cœur de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Lorne Sossin - Indigenous Peoples and Administrative Justice
La gouvernance autochtone devrait-elle être soumise aux mêmes principes de droit administratif que les autres institutions publiques canadiennes? Les tribunaux établis en vertu des pouvoirs délégués des Premières Nations ou du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones peuvent-ils mettre en application les principes juridiques autochtones (et les personnes soumises à leurs décisions doivent-elles absolument être autochtones)? Les autres tribunaux établis en vertu des lois fédérales, provinciales ou territoriales peuvent-ils appliquer le droit autochtone et, le cas échéant, en vertu de quels pouvoirs, selon quelle interprétation et sous quelle surveillance? En prenant comme point de départ les observations de John Borrows sur le « multijuridisme », nous examinerons ces questions dans le respect des principes du droit public canadien et du droit autochtone. Pour reprendre les termes de Borrows dans La Constitution autochtone, la cohabitation de systèmes juridiques multiples fait partie de la tradition canadienne.