
Choses à Savoir ÉCONOMIE
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Fabriquer des billets est-il dommageable pour l'environnement ?
Si l'on en croit un récent rapport de la Banque centrale européenne (BCE), l'impact environnemental de la fabrication des billets en euros serait très faible. Elle serait l'équivalent d'un modeste trajet en voiture de huit kilomètres.Autre équivalence annoncée, qui rend bien compte, elle aussi, de l'incidence écologique limitée de cette fabrication de billets : elle correspondrait à 0,01 % de l'impact qu'a la consommation d'un Européen sur la nature.Pour mesurer cette empreinte environnementale, les auteurs du rapport ont pris en compte aussi bien l'empreinte carbone de cette activité que la consommation en eau qu'elle engendre.Cette étude rappelle que cette atteinte de l'environnement est surtout due aux transports de billets et à l'énergie dépensée par les distributeurs de coupures. La fabrication du papier et les diverses activités de traitement ont, à cet égard, un rôle plus modeste....Limité encore par une série de mesuresLa Banque centrale européenne souligne également les efforts faits pour limiter encore l'impact de la fabrication de billets sur l'environnement. Elle insiste notamment sur son choix d'un coton durable pour la fabrication des billets. Autrement dit, un coton dont la culture a demandé beaucoup moins de pesticides et d'eau.Par ailleurs, les billets usagés ne sont plus versés dans des décharges. Des mesures d'élimination des déchets plus respectueuses de l'environnement sont à l'étude, ainsi qu'un meilleur recyclage des billets usagés. On a également réussi à diminuer de 35 %, entre 2004 et 2019, l'incidence des distributeurs automatiques de billets sur l'environnement.La Banque annonce aussi la poursuite de programmes de recherches destinés à réduire encore l'impact de la fabrication des billets, et ce à tous les stades du processus. Une politique qui permet à la BCE de respecter ses engagements en matière d'environnement.Cette incidence s'amenuise d'ailleurs de manière mécanique, par la limitation de la circulation des billets de banque et des pièces. En effet, s'ils demeurent encore le principal mode de paiement, en Europe, leur part tend à se réduire. De fait, les paiements en espèces sont passés de 72 % en 2018 à 59 % l'année suivante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de Mistral AI ?
De nombreuses entreprises font désormais appel à l'intelligence artificielle. Les outils qui s'en inspirent leur permettent notamment de repérer les défauts de production et, en simplifiant l'information, d'aider à la prise de décision.Aussi les entreprises spécialisées dans l'IA ont-elles le vent en poupe. C'est notamment le cas d'une startup dont on parle beaucoup, Mistral AI. Fondée en mai 2023, elle rivalise déjà avec ChatGPT, le leader français de l'IA générative.En effet, Mistral AI s'est spécialisée dans ce secteur de l'IA, qui peut, à partir de certaines données, créer de nouveaux contenus, qu'il s'agisse de récits, de conversations, d'images ou de musiques.Mistral AI a donc développé un modèle de langage spécifique, qui semble intéresser de plus en plus les entreprises. il s'agit d'un modèle en "open source", donc alimenté par des données publiques.Une "licorne" françaiseDirigée par un polytechnicien, qui s'est formé, durant plusieurs années, dans un centre de recherche américain spécialisé dans l'intelligence artificielle, Mistral AI a déjà embauché 22 salariés, tous experts en matière d'IA.Le haut niveau de compétence de ce personnel et le nouveau modèle de langage proposé par la startup ont déjà assuré son succès. Peu après sa fondation, en juin dernier, elle a déjà recueilli 105 millions d'euros. Et elle vient d'obtenir 285 millions d'euros supplémentaires.Les principaux bailleurs de fonds de Mistral AI sont des grands noms de la tech américaine, comme l'éditeur de logiciels Salesforce, ou la firme Nvidia, leader mondial en matière de puces électroniques.Du fait de ces financements, la valeur de la jeune entreprise est estimée à environ 2 milliards d'euros. Ce qui en fait ce que les spécialistes du secteur appellent une "licorne". Autrement dit une entreprise de ce secteur innovant dont la valeur dépasse un milliard de dollars.L'engouement pour Mistral AI est tel que la presse d'outre-Atlantique la voit déjà comme un rival d'OpenAI, la grande entreprise américaine à l'origine de ChatGPT. Mais, en plus de celui des milieux d'affaires américains, la startup suscite l'intérêt des industriels et des pouvoirs publics français. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le prix de l'eau du robinet va-t-il bondir ?
Après les augmentations de tarifs du gaz et de l'électricité, c'est au tour de la facture d'eau de s'alourdir. En effet, le prix de l'eau du robinet devrait subir une hausse moyenne de 10 %. Un chiffre qui cache des disparités, l'augmentation pouvant aller de 7 à 13 % dans certaines communes.Ce qui devrait porter le coût du m3 d'eau à un peu plus de 4,10 euros. Malgré ces hausses, l'eau, en France, reste l'une des moins chères d'Europe. Elle coûterait environ 1,80 euro par jour à une famille parisienne de quatre personnes. Et les Français n'y consacreraient, en moyenne, qu'un peu moins de 1 % de leur budget.De nombreuses causesSi le prix de l'eau tend à augmenter, c'est que les ressources en la matière diminuent. En effet, les sécheresses récurrentes, liées en partie au réchauffement climatique, tarissent les nappes phréatiques et ralentissent le débit des cours d'eau.Or, la quantité d'eau potable nécessaire à l'approvisionnement de la population est considérable. Plus de 5 milliards de m3 d'eau sont ainsi prélevés à cette fin chaque année, ce qui représentait environ 220 litres par jour et par habitant en 2021.L'eau devenant plus rare, il faut donc aller la chercher plus profondément dans le sol. Or, de tels forages coûtent cher. Dans l'ensemble, les investissements liée à cette recherche de nouveaux points d'eau coûte environ 100 millions d'euros par an. Des dépenses qui devraient encore s'accroître dans les années à venir.À ces coûts, il faut encore ajouter l'augmentation du prix de l'énergie, les dépenses à cet égard passant de 3 à 7 millions d'euros entre 2022 et 2023. Certains équipements, comme les pompes utilisées pour traiter l'eau, sont en effet très gourmandes en électricité.Enfin, les prix des produits chimiques employés pour le traitement de l'eau, comme le chlore, ont eux-mêmes subi une hausse notable, de l'ordre de 10 à 30 %, selon les cas. Ce qui représente un coût supplémentaire d'environ un million d'euros.De nombreuses communes demandent une aide des pouvoirs publics, pour amortir les effets de cette nouvelle augmentation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ?
Pour écouter le nouveau podcast "Franc-parler":Apple: https://podcasts.apple.com/us/podcast/franc-parler/id1719737952Spotify: https://open.spotify.com/show/4ebaP6J0tjC8QTJaYHiUbuDeezer: https://deezer.com/show/1000488492 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Spotify va supprimer un emploi sur six ?
La firme suédoise Spotify est sans conteste, aujourd'hui, la première des plateformes audio. En effet, elle comptait 226 millions d'abonnés payants dans le monde en septembre 2023, une catégorie d'utilisateurs en hausse de 16 %.En y ajoutant les utilisateurs de la version gratuite, on comptabilise ainsi 574 millions de personnes faisant appel, en 2023, aux services de la plateforme. Soit une progression de 26 %, qui la place loin devant ses concurrents. Des chiffres encourageants, qui dépassent même de 50 % les attentes des dirigeants de la société.Spotify peut aussi s'enorgueillir, pour le 3ème trimestre de l'année 2023, d'un bénéfice net de 65 millions d'euros. De graves problèmes se cachent pourtant derrière ces succès apparents....Qui cachent des problèmes récurrentsEn effet, l'entreprise a perdu environ 425 millions d'euros lors des neuf premiers mois de cette année. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir investi dans de nouvelles acquisitions ou dans certains procédés.Elle a en effet dépensé, ces dernières années, plus de 400 millions de dollars pour racheter des studios ou un groupe média. Et elle a même consacré un milliard d'euros au secteur du podcast. Et elle a proposé davantage de contenus exclusifs à ses utilisateurs.Mais rien n'y fait. Du fait notamment d'une augmentation significative des coûts de production, les résultats sont en berne. Et la firme semble toujours courir après la rentabilité. Pour se refaire une santé, elle vient donc d'annoncer un nouveau plan de licenciements. 1.500 personnes, en effet, devraient être remerciées, soit environ 17 % des effectifs de l'entreprise.Cette annonce vient après d'autres vagues de licenciements. 600 salariés avaient déjà dû quitter l'entreprise en janvier 2023, suivis par 200 autres en juin. Pour le patron de Spotify, le retour à la rentabilité ne peut passer que par la réduction d'effectifs jugés pléthoriques.On peut rappeler, à cet égard, que le personnel de l'entreprise est passé de 3.000 personnes en 2017 à près de 10.000 à la fin de 2022. Cette cure d'amaigrissement pourra-t-elle permettre à la société de retrouver ce que son responsable appelle la "bonne taille" ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi des Tesla accidentées se retrouvent en Ukraine ?
De nombreuses voitures américaines usagées ou accidentées connaissent une nouvelle vie, mais souvent dans un autre pays. Depuis 2021, trois pays accueillaient ces véhicules d'occasion : le Nigéria, les Émirats arabes unis et l'Ukraine.Les voitures de la marque Tesla, accidentées aux États-Unis, mais aussi au Canada, sont particulièrement nombreuses dans ce dernier pays. On y trouve en effet des mécaniciens assez habiles pour les remettre en état.C'est en raison de la présence de ces Tesla réparées qu'on vend de plus en plus de voitures électriques en Ukraine. Elles représentent désormais 9 % des ventes, soit environ le double du chiffre enregistré dans des pays voisins comme la Pologne ou la République tchèque. On le voit, la guerre ne paralyse pas tous les secteurs de l'économie.Une spécialité du paysSi les Tesla accidentées sont expédiées en Ukraine, c'est que les ferrailleurs américains n'en tirent pas de grands profits dans le pays même. En effet, ces véhicules sont souvent considérés comme peu réparables. Quant aux pièces détachées, elles sont difficiles à rentabiliser.En revanche, de nombreux mécaniciens ukrainiens se sont fait une spécialité de la réparation de ces véhicules électriques en mauvais état. Il leur faut en moyenne cinq mois pour venir d'Amérique.Une fois sur place, ces voitures sont prises en charges par des garagistes pleins de ressources. Certains en répareraient jusqu'à une centaine par mois. Pour remettre en état une voiture Tesla, ils en utiliseraient parfois deux.Ils se servent aussi des réseaux sociaux pour trouver les pièces de rechange nécessaires.Si ces Tesla remises à neuf s'écoulent aussi facilement dans le pays, c'est que les véhicules électriques ont le vent en poupe. En effet, la guerre a fait grimper le prix de l'essence, alors que celui de l'électricité reste modéré en comparaison;Par ailleurs, le pays est assez bien équipé en bornes de recharge et le gouvernement a pris des mesures pour inciter les Ukrainiens à acheter ce type de véhicules. Ainsi, ils sont exonérés de taxes et ne paient pas, du moins en principe, de droits de douane. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Bercy veut relancer le marché immobilier ?
Le marché immobilier se porte mal. En effet, la hausse des taux d'intérêt, qui sont passés de 1 à 4 % en moins de deux ans, a découragé de nombreux acheteurs potentiels. Aussi, avec une baisse des ventes d'environ 20 % sur un an, 2023 a-t-il enregistré un record en la matière.Le ministre de l'Économie, associé à la Banque de France, a donc décidé de prendre des mesures pour favoriser la reprise du secteur. Il a ainsi allongé de deux ans la durée d'emprunt maximale, qui passe de 25 à 27 ans.Mais cette mesure ne s'appliquera qu'aux acheteurs ayant prévu de rénover leur logement, ces travaux de rénovation devant entrer pour plus de 10 % dans le montant total du crédit. Pour ceux qui pourront en profiter, ce plus grand étalement des mensualités permettra d'en réduire le montant.D'autres mesures en faveur des emprunteursUne autre mesure concerne le prêt relais. Celui-ci permet à un propriétaire venant de vendre son logement de financer l'achat d'un nouveau bien immobilier en attendant que l'ancien soit vendu.Désormais, les intérêts de ce prêt relais ne seront pas pris en compte dans le calcul du taux d'effort, qui représente le taux de remboursement maximal qu'un acheteur peut consacrer à un crédit immobilier. Ceci étant, cette mesure ne sera prise que si le montant du prêt relais ne dépasse pas 80 % de la valeur du bien venduLe ministre de l'Économie a donc décidé de maintenir ce taux d'effort à 35 %. Ce qui, malgré cette restriction, devrait permettre l'acceptation de dossiers de crédit qui, sans cette mesure, auraient été rejetés.Enfin, les banques pourront accepter davantage de dossiers ne correspondant pas aux règles d'octroi des crédits. Mais elles ne pourront aller au-delà de ce quota d'exceptions, fixé à 20 % des dossiers, que si ce dépassement, sur un trimestre, est compensé par une plus grande rigueur, dans l'octroi des crédits, sur le reste de l'année.Enfin, il est envisagé de procéder, dans certains cas, à un nouvel examen des dossiers de crédit refusés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le cours de l'or bat-il des records ?
Le métal jaune se porte de mieux en mieux en cette fin d'année 2023. En effet, son cours a atteint, dans la nuit du 3 au 4 décembre, un nouveau record. Il a franchi le cap des 2.100 dollars, se fixant précisément à 2.152 dollars l'once.Cette progression est plus sensible depuis la fin de l'année. En effet, le cours de l'or a augmenté de près de 300 dollars depuis septembre, soit une hausse de 14 %.Et un tel cycle ne semble pas près de s'arrêter. Ainsi, la banque suisse UBS voit le cours de l'or grimper à 2.200 dollars fin 2024 et même à 2.250 dollars au début de l'année suivante.Une anticipation à la baisse des taux d'intérêtPlusieurs raisons peuvent être invoquées pour expliquer cette hausse continuelle du cours de l'or. La première est à rechercher dans une possible baisse des taux d'intérêt, qui ont beaucoup augmenté en un an.Pour le patron de la banque centrale américaine, ces taux ont atteint un niveau tel qu'il est désormais possible d'envisager une baisse. Or, des taux élevés sont peu favorables à l'or.En effet, ils favorisent l'investissement et entraînent en principe une appréciation du dollar, vers lequel se tournent les investisseurs. Ces derniers ont par ailleurs tendance, dans ce cas, à délaisser l'or, qui ne fournit pas de dividendes, au profit d'autres actifs.Cette attente d'une baisse supposée des taux d'intérêt favorise donc la hausse du cours de l'or. Par ailleurs, l'or joue son rôle de valeur refuge quand la situation internationale se dégrade.Ainsi, la poursuite de la guerre en Ukraine et le conflit au Proche-Orient, entre Israël et le Hamas, poussent les investisseurs à se tourner vers le métal jaune.La bonne santé économique des pays émergents, qui sont les plus gros acheteurs d'or, contribue aussi à l'augmentation de son cours. Enfin, beaucoup d'investisseurs ne comptent pas sur un véritable rebond de l'économie américaine, que certains voient même en récession l'année prochaine. Ce qui les conduit à miser davantage sur l'or. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi aucun avion ne volera à Paris le 26 juillet 2024 ?
Les autorités concernées sont déjà à pied d'œuvre pour préparer les prochains Jeux olympiques, qui doivent se tenir l'été prochain à Paris. C'est ainsi qu'il a été décidé de vider de tout avion le ciel de la capitale durant toute la cérémonie d'ouverture.Le 26 juillet 2024, date de cet événement inaugural, toute circulation aérienne sera donc interdite, de 19 heures à minuit, dans un rayon de 150 kilomètres autour de Paris. Par ailleurs, aucune limite d'altitude ne sera prise en compte. Durant le temps prévu, aucun avion ne pourra donc ni décoller, ni atterrir ni survoler la zone considérée.Un coup dur pour les aéroports parisiens qui, en pleine période de vacances d'été, où affluent d'ordinaire les passagers, devront cesser toute activité durant cette soirée. Le manque à gagner, et la gêne pour les usagers, seront d'autant plus importants que cette interdiction tombe au début d'un week-end.D'autres mesures devraient suivreLes compagnies aériennes et les voyageurs sont d'ores et déjà invités à prendre leurs dispositions. Il est notamment conseillé aux passagers d'organiser leurs déplacements en fonction de cette interdiction de vol. Si certains ont déjà réservé des billets pour cette date, ils seront remboursés.Quelques appareils seront néanmoins autorisés à voler le soir du 26 juillet 20214. Il s'agit notamment des avions assurant un service d'urgence, ou de secours, ou de ceux qui pourraient se prévaloir d'une autorisation exceptionnelle.D'autres mesures concernant l'activité aérienne devraient être prises dans le cadre de la préparation des JO. Elles devraient être annoncées dès le printemps de l'année prochaine.Elles devraient être prises, indiquent les responsables, dans le double souci de ne pas trop perturber l'activité aérienne et d'assurer la sécurité des passagers comme des spectateurs.Si l'interdiction de vol ne devrait s'appliquer qu'à partir de 19 heures, l'organisation du trafic aérien subira certaines modifications dès 17 heures.L'armée de l'air sera chargée de faire respecter l'interdiction. Elle dispose en effet des moyens nécessaires pour contrôler, repérer et, si besoin est, intercepter, les appareils qui ne s'y conformeraient pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel prix va doubler pendant les JO 2024 ?
Les Jeux olympiques qui doivent se tenir à Paris l'été prochain sont un véritable défi pour la région Île-de-France. Et d'abord du point de vue des transports. En effet, pour faire face à l'afflux de passagers auquel on peut s'attendre, la région prévoit d'accroître de 15 % son offre de transport.Pour financer cet effort, elle a pris la décision, qui reste à confirmer, d'augmenter les tarifs. Une hausse valable durant toute la durée des Jeux, olympiques et paralympiques, soit du 20 juillet au 8 septembre 2024.Ainsi, un pass hebdomadaire de 16 euros par jour, et de 70 euros pour la semaine, sera proposé aux usagers. Il leur en coûtera 30 euros pour 2 jours et 42 euros pour 3 jours. Ce titre de transport permettra de circuler sur l'ensemble du réseau de transport de la région, y compris certains trains TER et les lignes de bus desservant les aéroports.Des tickets de métro plus chersMais ce qui retiendra sans doute l'attention des Franciliens, c'est l'augmentation du prix du billet de métro. À l'unité, il devrait coûter 4 euros durant cette période, contre 2,10 euros aujourd'hui. Soit un quasi doublement du prix.De son côté, le carnet de 10 tickets de métro devrait passer de 19,10 euros à 32 euros en plein tarif, et de 9,55 euros à 16 euros à tarif réduit.Cette augmentation tarifaire devrait également concerner les billets de RER et de TER. Durant les JO, un passager devra débourser 6 euros pour acheter un billet de RER. Au total, ces hausses de tarifs devraient faire entrer 200 millions d'euros supplémentaires dans les caisses.Par ailleurs, certains titres de transport, comme le pass Navigo actuel, ne seront pas vendus pendant ces Jeux olympiques. Enfin, les passagers détenant certains abonnements ne sont pas concernés par cette hausse de tarifs.Les Franciliens désireux d'échapper à cette augmentation peuvent faire, tant qu'il en est temps, une réserve de tickets ou profiter de certaines offres, comme le forfait Liberté+, qui propose le ticket de métro à 1,73 euro. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'apport moyen pour acheter un bien immobilier ?
Il devient beaucoup plus difficile d'acquérir un bien immobilier. En effet, le contexte actuel n'est pas favorable à ce type de transactions. De fait, les taux d'intérêt, qui sont passés de 1 à 4 % en l'espace de 18 mois, ne cessent d'augmenter.Les ressources nécessaires pour espérer obtenir un crédit sont donc toujours plus élevées. Et les exigences des banques ne s'arrêtent pas là. Pour accepter un dossier de crédit, en effet, elles demandent à leurs clients un apport personnel de plus en plus important.Selon un réseau immobilier français bien connu, l'apport moyen exigé par les banques était, en juin 2023, de plus de 89.400 euros, ce qui représente environ 35 % du prix d'achat moyen d'un bien immobilier.Avec un tel chiffre, on est face à une augmentation de plus de 60 % par rapport à 2022, et même de près de 260 % si on se réfère à l'année 2020 !Des projets revusEncore ne s'agit-il là que d'une moyenne. En effet, l'apport personnel nécessaire à l'obtention d'un crédit immobilier est encore plus élevé dans certaines régions. Ainsi, selon certaines sources, il dépasserait 270.000 euros en Île-de-France.Quant aux habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ils devraient fournir à la banque un apport supérieur à 90.000 euros, en moyenne, pour espérer décrocher un crédit.Si le montant de l'apport personnel a connu une telle augmentation, c'est donc d'abord en raison des exigences des banques. Mais ce n'est pas la seule explication. En effet, les acheteurs, confrontés à la hausse des taux d'intérêt, tendent à emprunter des sommes plus faibles, pour limiter le montant des remboursements.C'est pourquoi ils préfèrent avoir davantage recours à leur épargne. Il n'en est pas moins vrai que certaines personnes, incapables de mobiliser de telles sommes, préfèrent abandonner, du moins pour l'instant, leurs projets d'achat immobilier.Ils attendront une baisse des taux, et du montant de l'apport personnel, avant de se lancer dans une nouvelle transaction immobilière. D'autres acheteurs révisent leur projet à la baisse, et jettent leur dévolu sur des logements plus petits. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le travail tue-t-il ?
On vante souvent les bienfaits que le travail aurait sur notre santé. En effet, il renforce les liens sociaux et peut assurer, notamment chez les seniors, le maintien des facultés intellectuelles.Mais il existe aussi un côté sombre du travail. En effet, selon un récent rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), environ 3 millions de personnes meurent chaque année en exerçant leur métier. Un chiffre qui a augmenté de plus de 5 % entre 2015 et 2019.La grande majorité de ces décès, soit environ 2,6 millions de personnes, est due à des maladies professionnelles. Les autres décès, soit environ 330.000, sont liés à des accidents du travail.En France, on enregistre environ 700 décès dus au travail. Avec plus de 900 morts par an, l'Italie enregistre le taux de décès au travail le plus important, la Bulgarie se classant dernière dans ce classement européen.Au niveau mondial, c'est dans l'ensemble Asie-Pacifique qu'on constate le plus grand nombre de décès liés au travail. Il concentre en effet plus de 60 % du total.Des métiers plus dangereux que d'autresLes différences ne sont pas seulement géographiques. En effet, Selon ce rapport, les hommes meurent davantage au travail que les femmes. De fait, la mortalité professionnelle, pour les premiers, est de 108,3 pour 100.000 habitants, alors qu'elle se situe, pour les femmes, à 48,4 pour 100.000 habitants.Par ailleurs, certaines professions se révèlent plus dangereuses que d'autres. Ainsi, en France, les deux tiers des accidents du travail mortels concernent des ouvriers, qui représentaient moins de 20 % de la population active en 2019.L'agriculture présente également des risques notables. Ainsi, selon l'ONU, environ le tiers des accidents mortels du travail se produisant dans le monde touchent des personnes travaillant dans le secteur agricole.La pêche, le secteur de la construction et certaines branches de l'industrie sont aussi le théâtre de nombreux accidents mortels.D'après l'OIT, près de 400 millions de personnes auraient également été blessées dans des accidents du travail qui, s'ils ne sont pas mortels, peuvent gravement impacter la santé de ceux qui les subissent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien la SNCF nous coûte-t-elle ?
La SNCF coûte assez cher au contribuable français, même s'il ne prend pas le train. En effet, l'État comme les régions financent en partie l'entretien des trains et du réseau ferré. Et ce coût ne cesse d'augmenter.Selon un récent rapport, qui prend aussi en compte le coût du régime spécial de Sécurité sociale des cheminots, ce financement s'est monté à 18,5 milliards d'euros en 2021, ce qui représente 276 euros par habitant. C'est près de 11 % de plus qu'en 2020, où chaque Français devait débourser, sans le savoir, 249 euros pour financer la SNCF. Et il n'en payait que 215 en 2018.La facture est plus élevée pour certaines régions. Ainsi, l'Île-de-France, au travers de l'organisme public chargé des transports franciliens, a dépensé, en 2021, près de 7 milliards d'euros.Une contribution qui permet aux habitants de la région de ne payer que 20 % de la valeur réelle de leurs billets de train.Un investissement retardé dans certains réseauxPar le biais de ses impôts, le contribuable contribue donc au paiement d'une partie des frais de fonctionnement de la SNCF. C'est lui qui endosse aussi les aides que versent l'État et les régions, au titre de la subvention d'équilibre et comme participation aux investissements de la société publique.Les auteurs du rapport attirent l'attention sur le fait que cette contribution à l'entretien de la SNCF est largement prise en charge par les personnes de prenant pas le train.En effet, la part des usagers n'est, à cet égard, que de 57 %. Si la SNCF coûte de plus en plus cher au contribuable français, c'est, selon les auteurs du rapport, en raison du report des travaux devant assurer la maintenance de certains réseaux, comme celui des TER ou les réseaux de transport franciliens.On a eu tendance, en effet, à privilégier les TGV. Or, ce retard dans l'entretien de ces réseaux oblige l'État et les collectivités territoriales à investir beaucoup plus d'argent dans leur maintenance. D'où un coût de la SNCF toujours plus lourd pour le contribuable français. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faut-il être riche pour louer un coffre-fort à la banque ?
Si vous possédez des lingots d'or, des bijoux ou des tableaux de maître, il n'est pas prudent de les conserver chez vous. Ils seront plus à l'abri dans le coffre-fort d'une banque, encore plus sécurisé que celui que vous pourriez installer chez vous.Pour louer un coffre, il vous faudra fournir un justificatif d'identité. Si vous désirez déposer de l'argent, des objets précieux ou des documents dans une banque qui n'est pas la vôtre, il faudra peut-être y ouvrir un compte.En effet, certaines banques réservent cette possibilité à leurs clients. D'autres peuvent vous demander le versement d'un dépôt de garantie.Un coût moyen assez modéréLe client désireux de louer un coffre-fort à sa banque peut s'interroger sur le coût d'une telle opération. En fait il n'est pas très élevé.En effet, il faut compter entre 90 et 120 euros par an pour louer un coffre-fort standard de 30 dm3 (le décimètre cube, qui équivaut à 1.000 centimètres cubes, est l'unité de mesure utilisée pour calculer le volume d'un coffre-fort). Et la location d'un coffre-fort d'un volume de 30 à 35 dm3 reviendra à environ 140 euros à l'année, un prix qui inclut une assurance spécifique.Ce prix dépend de certains éléments. Il est d'abord fonction de la taille du coffre-fort. Son volume peut aller, en moyenne, de 20 à 60 dm3. Mais certaines banques proposent la location de très grands coffres-forts, de 130 à 200 dm3, qui peut coûter plus de 1.500 euros par an.Le second facteur à prendre en considération, pour apprécier le coût de la location, est le niveau de garantie proposé par l'assurance.En cas de sinistre subi par la banque, un vol ou une inondation, l'assurance ne remboursera le locataire du coffre-fort qu'à la hauteur de cette garantie. La garantie moyenne est de l'ordre de 30.000 euros, mais elle peut s'élever, en fonction des besoins, à des sommes beaucoup plus importantes.Enfin, le coût de la location dépend de sa durée. En effet, certaines banques proposent des locations temporaires de coffres-forts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Etat possède-t-il trop de biens immobiliers ?
L'État est un propriétaire immobilier bien pourvu. Il possède en effet, avec les organismes publics, quelque 192.000 bâtiments et 30.000 terrains, ce qui représente, au total, une superficie d'environ 94,5 millions de m2.La moitié de ces propriétés profitent aux armées et à l'Éducation nationale. Or les pouvoirs publics veulent faire une cure d'amaigrissement. Il est en effet question de se défaire d'environ un quart de ces biens immobiliers. Et cette austérité devrait toucher tous les ministères. Les pouvoirs publics indiquent en effet qu'il n'y aura pas d'exceptions.Plus de 20 millions de m2 concernésCette réduction du parc immobilier public devrait donc générer des recettes supplémentaires. L'État veut se séparer de biens représentant au total environ 22 millions de m2, soit l'équivalent de 3.000 stades de football ! Seulement une partie de ces biens sera vendue.Et elle le sera, assure la puissance publique, à des prix correspondant à ceux du marché. Certains, en effet, se demandent si, dans un contexte de baisse des prix de l'immobilier, ces biens publics ne seront pas bradés.D'autres biens seront loués, non à des agents publics, mais à d'autres particuliers. Enfin, le bail de certains biens publics loués ne sera pas reconduit.Pourquoi l'État réduit-il son parc immobilier ?Si l'État veut se séparer de certains de ses biens, c'est donc d'abord pour augmenter ses revenus. Mais il le fait aussi pour mettre en rapport la surface de ces biens publics et ses besoins réels.Avec le développement du télétravail, en effet, l'État et les organismes publics n'ont pas besoin d'autant de bâtiments. En effet, à l'heure actuelle, ils en possèdent trop.Cette opération a un autre but : réduire l'empreinte carbone liée à ces biens publics. En effet, les fonctionnaires qui y logent disposent d'appartements d'une superficie moyenne de 24 m2, très supérieure à celle des logements dans le parc privé.Cette réduction du parc immobilier public aurait ainsi pour résultat de ramener cette surface à 16 m2 par logement. La dépense énergétique serait donc moindre pour chauffer ces appartements plus petits. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la culture du présentéisme ?
Les longues journées de travail sont encore considérées, par de nombreux salariés, comme la meilleure mesure de leur motivation. Selon un récent sondage, en effet, près de 30 % des salariés interrogés seraient gênés d'arriver les derniers sur leur lieu de travail.Et la même proportion hésite à quitter le bureau avant 18 heures, de peur d'être mal jugé par la direction. Enfin, 26 % des sondés restent dans leur entreprise, à certaines heures, non pour terminer un travail, mais seulement pour être bien vus de leurs supérieurs.Une telle attitude au travail, qui porte le nom de "présentéisme", est plus répandue en France que dans d'autres pays européens, comme le Danemark ou l'Allemagne. Elle peut même inciter certains salariés à simuler un travail ou à faire croire, par divers stratagèmes, à leur présence au bureau, alors qu'ils ne s'y trouvent pas.Dans le même ordre d'idées, ce présentéisme peut se traduire par le fait de travailler même durant une partie de ses vacances ou dans le cadre d'un arrêt maladie.Une flexibilité du travail qui gagne du terrainPourtant, la notion de flexibilité du travail gagne du terrain en France. L'une de ses meilleures illustrations est le recours au télétravail, qui déconnecte le travail lui-même de la présence en entreprise et permet une gestion plus souple des horaires.Ainsi, selon un récent sondage, près de 30 % des salariés du privé pratiquent le télétravail. Et 8 sur 10 se déclarent satisfaits ou très satisfaits de cette nouvelle manière de travailler.Ce qui n'empêche pas d'autres salariés de rester fidèles au présentéisme. En effet, pour 16 % d'entre eux, il faut être vu sur son lieu de travail. Et pourtant, près de 20 % des travailleurs sondés avouent être parfois inoccupés et devoir, dans ce cas, s'adonner à une tâche personnelle pour passer le temps.De même, 27 % seraient plus motivés et plus efficaces si on leur donnait plus souvent l'occasion de travailler à distance. Et 26 % seraient des employés plus performants si on leur proposait des horaires plus flexibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les français sont-ils plus heureux une fois à la retraite ?
Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087Spotify:https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZEDeezer:https://deezer.com/show/1000376661--------------------------------------Les remous suscités par la récente réforme des retraites, entrée en application depuis septembre dernier, ont montré que de nombreux Français ne tenaient pas à prolonger leur activité professionnelle trop longtemps.Mais, une fois à la retraite, sont-ils plus heureux pour autant ? Une récente étude, menée en 2021, auprès de 5.500 retraités, a voulu s'en assurer.Or, le constat s'avère nuancé. En effet, si 36 % des personnes interrogées se disent plus satisfaites de leur nouvelle vie, près de 30 % d'entre elles s'estiment moins heureuses. Et, de fait, 21 % de ces nouveaux retraités avouent regretter ne pas être partis plus tard en retraite.Enfin, 36 % des sondés font état d'une sorte de statu quo : ils ne se sentent ni plus ni moins heureux que durant leur vie active.Si certains retraités pensent avoir quitté leur emploi trop tôt, c'est surtout en raison du faible montant de leur pension. En effet, ce sont d'abord les retraités modestes et souvent les femmes qui expriment ce regret.En revanche, les ouvriers, dont le niveau de satisfaction, durant la vie active, était déjà faible, ne regrettent pas, dans l'ensemble, un départ trop précoce à la retraite, malgré le niveau assez peu élevé de leurs pensions.Et si nombre de salariés n'ont pas reporté leur départ, c'est qu'ils pensaient toucher une pension suffisante. Ils en ont donc mal estimé le montant. D'après cette étude, en effet, plus de la moitié des Français éprouvent des difficultés à évaluer avec précision le montant de leur future pension de retraite.Près de 30 % des personnes interrogées ignoraient même quel serait le niveau de leur retraite. 20 % d'entre elles ont eu tendance à surestimer ce montant et 7 % à le croire plus faible qu'il ne l'était en réalité.Là encore, et toujours selon cette étude, ces difficultés à estimer le montant de la pension sont plus le fait des femmes ou des personnes modestes que des cadres, par exemple, qui se font une idée plus précise du niveau de leur future retraite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le marché aéronautique connait-il la crise ?
Rudement touché par la crise sanitaire consécutive à la pandémie de Covid, le marché aéronautique semble reprendre du poil de la bête. Au point de connaître une véritable embellie.C'est ce dont témoigne le salon aéronautique de Dubaï, qui se tient tous les deux ans. Comme les salons du Bourget ou de Londres, il représente une véritable vitrine pour les leaders du secteur.En effet, ce salon a été l'occasion de grosses commandes de la part des compagnies aériennes. Ainsi, deux d'entre elles, dont Emirates, ont commandé 135 avions à Boeing, pour un montant de près de 60 milliards de dollars.Une forte progression de la demandeD'autres avions fabriqués par Boeing ont été retenus par des compagnies comme Royal Air Maroc et Royal Jordanien. Quant à la nouvelle compagnie saoudienne, Air Riyad, c'est encore Boeing, plutôt qu'Airbus, qui devrait lui livrer les appareils dont elle aura besoin.Le secteur aéronautique semble donc avoir surmonté les effets de la crise sanitaire. Et les résultats de certaines compagnies, comme Air India, Ryanair ou Indigo, une autre compagnie low cost, n'ont même jamais été aussi florissants.Le moteur de cette reprise, la demande, a été plus forte que prévu. En effet, les compagnies devraient transporter environ 4,3 milliards de passagers durant cette année 2023. Soit un chiffre proche du record de 2019.Le budget consacré aux voyages ne semble pas sensiblement impacté par l'inflation. Aussi l'aéronautique devient-elle l'un des secteurs où l'on recrute le plus de main-d'œuvre.Elle recherche d'ailleurs surtout des personnes au fait des dernières technologies, comme des experts en intelligence artificielle. L'innovation et la digitalisation, au niveau du processus de fabrication par exemple, comptent en effet parmi les défis que ce secteur doit relever.Mais il en est d'autres. En effet, faute de main-d'œuvre et de pièces détachées, la production peine à suivre le rythme des commandes. Aussi les délais s'allongent, alors même que de nouvelles commandes sont faites. D'une certaine manière, l'aéronautique, qui voit les mauvais jours derrière elle, est victime de son succès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les passoires thermiques ont-elles du succès ?
Les "passoires thermiques" sont dans le viseur du gouvernement. En effet, ces logements très mal isolés, dotés souvent d'un simple vitrage, entraînent un véritable gaspillage énergétique, aussi nocif pour la planète que pour le portefeuille de leurs occupants.Aussi ces logements obtiennent-ils les notes les plus basses, F ou G, sur le Diagnostic de performance énergétique (DPE), qui mesure la consommation d'énergie d'un appartement et le rejet de gaz à effet de serre qu'elle occasionne.Aussi la location de ces passoires thermiques devrait-elle être définitivement interdite en 2025. Et selon certaines sources, les pouvoirs publics réfléchiraient à la possibilité d'interdire la vente de ces logements très mal isolés.Des passoires thermiques qui se vendent très bienMalgré ces restrictions, qui pourraient les en écarter, les Français ne boudent pas les passoires thermiques. Bien au contraire. Elles semblent même n'avoir jamais eu autant de succès.D'après des sources d'origine notariale, les ventes de logements classés F ou G par le DPE seraient passées de 11 % du total des ventes au 2e trimestre 2021 à 18 % au 2e trimestre 2023.Pas moins d'un logement sur cinq vendu en France serait donc, aujourd'hui, une passoire thermique. Ce qui leur donne, dans les transactions immobilières actuelles, une place plus importante que leur part réelle. En effet, ces logements ne représentent que 17 % du parc immobilier.Des prix plus basCet engouement pour les passoires thermiques s'explique par un coût relativement peu élevé. Compte tenu des travaux de rénovation énergétique que leurs nouveaux propriétaires devront sans doute entreprendre, elles se négocient à des pris assez bas.Dans le contexte difficile que connaît aujourd'hui le marché immobilier, c'est une aubaine pour les acheteurs. Avec, en octobre, une hausse des taux d'environ 4 % sur un an, le prix d'un bien immobilier ne cesse d'augmenter.Dans un tel contexte, les prix plus faibles des passoires thermiques rendent ces logements intéressants, et ce malgré le coût des travaux de rénovation. C'est l'occasion de faire une bonne affaire, dans un moment où une telle opportunité est de plus en plus rare. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où en est l'inflation alimentaire en France ?
L'inflation semble marquer le pas, mais d'une manière encore assez timide. En effet, elle repasse au-dessous des 10 % et les prix augmentent moins vite, en 2023, qu'au cours de l'année précédente.Mais si la France, avec 12 % d'inflation moyenne en janvier 2023, faisait figure de bon élève, parmi les 7 pays d'Europe occidentale étudiés, ce n'est plus le cas aujourd'hui. En effet, l'inflation cumulée depuis janvier 2022 était proche de 18 % en août 2023, un des plus mauvais résultats enregistrés dans cette étude.C'est d'ailleurs bien le sentiment des consommateurs, qui ont l'impression qu'à la caisse la facture est toujours aussi lourde.Ce sentiment vient notamment de ce que les tous les prix ne sont pas concernés par la baisse. Certains, en effet, comme ceux de l'huile ou des pâtes, ont bien amorcé un repli. Mais d'autres prix, comme ceux du sucre ou de la moutarde, connaissent toujours des hausses assez marquées.Si l'on en croit les spécialistes, les Français auraient vu les prix des produits de grande consommation augmenter de plus de 20 % sur deux ans.Les raisons d'une certaine persistance de l'inflationPlusieurs raisons expliquent la hausse des prix continue de certains produits alimentaires. Elle est notamment due à l'augmentation du prix de certaines matières premières.Mais la hausse du coût des transports et de l'énergie se répercute aussi sur les prix alimentaires. Les spécialistes avancent encore une autre explication. Ils rappellent que, ces dernières années, la concurrence a été féroce entre les marques de la grande distribution.Cette rivalité a entraîné une baisse sensible des prix des produits alimentaires. Ainsi, les prix de produits de même marque auraient connu, de 2017 à 2022, une baisse moyenne de 15 %.Il y aurait donc, depuis un an et demi environ, un phénomène de rattrapage, tendant à compenser cette déflation. Le rythme des négociations commerciales avec les professionnels du secteur, moins élevé que dans les autres pays européens, peut aussi expliquer l'existence d'un certain décalage en France, l'inflation apparaissant et disparaissant, de ce fait, plus tard qu'ailleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que signifie le nouveau label « préparé sur place » ?
Les pouvoirs publics ont mis au point, de manière progressive, une politique de labels qui vise à la fois à mieux reconnaître le travail des restaurateurs et à apporter une information plus précise aux consommateurs.C'était notamment l'objectif du label "fait maison", créé en 2014. Il permettait d'identifier les établissements où les plats étaient élaborés à partir de produits crus.Mais la mise en place de ce label n'a pas convaincu. D'abord parce que les restaurants qui peuvent vraiment s'en réclamer sont peu nombreux. Ils ne représenteraient guère plus de 5 % du total.Par ailleurs, l'octroi du label est assorti de telles exceptions que l'information donnée au consommateur en perd de sa clarté.C'est pour compenser les insuffisances du "fait maison" que la ministre déléguée aux PME a annoncé la création d'un nouveau label : "préparé sur place".À vrai dire, cette notion de "cuisine élaborée sur place" était déjà présente dans le label "fait maison". Mais, là encore, il comprenait, dans ce domaine, certaines exceptions, comme les buffets organisés par un traiteur, qui pouvaient eux aussi recevoir le label "fait maison".Ce nouveau label doit donc réintroduire de la clarté dans une notion aux contours trop flous. La ministre n'a pas l'intention d'imposer aux professionnels un nouveau label entièrement conçu par ses services.Elle entend plutôt les associer à son élaboration et entamer, à cette occasion, un travail de réflexion collectif, qui devrait prendre quelques mois. Pour l'instant, le nouveau label devrait cohabiter avec le label "fait maison". Le temps que le nouveau concept soit vraiment au point.En attendant, il pourrait être expérimenté dans une région, comme l'Île-de-France par exemple. Le label "préparé sur place" pourrait y être testé à l'occasion d'un événement phare, comme les Jeux olympiques qui se tiendront à Paris à l'été 2024.De leur côté, les professionnels, qui ne semblent pas opposés à l'introduction de ce nouveau label, rappellent la nécessité de revoir les éléments qui pourraient y donner droit. À terme, un autre objectif de la ministre est de signaler, sur la carte, tout plat non "fait maison". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le Japon n'est-il plus la 3e puissance mondiale ?
L'économie japonaise ne semble plus avoir le vent en poupe. Pourtant, la remarquable expansion économique du Japon d'après-guerre lui avait permis, dès la fin des années 1960, de devenir la deuxième puissance économique mondiale. On avait même parlé, à propos de cette progression spectaculaire de la croissance, de "miracle japonais".Mais cette époque semble bien révolue. En effet, le Japon, qui a déjà cédé cette seconde place à la Chine, en 2010, vient encore de reculer d'un rang, cette fois au profit de l'Allemagne.Le pays du soleil levant n'est plus désormais que la 4e puissance mondiale. Et le recul de son PIB ne paraît pas près d'être arrêté. Au point que celui de l'Inde pourrait le dépasser dès 2026.Déclin démographique et manque de réactivitéLes raisons de ce déclin sont diverses. Il faut d'abord incriminer une baisse très nette de la natalité. En 2022, en effet, le taux de natalité n'était que d'un peu plus de 6,5 naissances pour 1000 habitants en 2022, contre 10,6 pour la France.En 2021, le Japon a ainsi enregistré le plus faible nombre de naissances depuis 1899. Le pays perd désormais des habitants, environ 800.000 par an. Ce qui se traduit, dans de nombreux domaines, par une pénurie chronique de main-d'œuvre et la baisse régulière du nombre de consommateurs.Autant de facteurs qui ne peuvent que réduire la production et la croissance économique. Et telle évolution n'est pas favorable à la création d'emplois, sauf dans le domaine des services.Par ailleurs, le Japon doit faire face à la rivalité de concurrents beaucoup plus entreprenants. Il s'agit surtout de la Chine et de ce qu'il est convenu de nommer les "dragons asiatiques", à savoir Taïwan, la Corée du Sud, Hong kong et Singapour. Ils prennent en effet de nombreux marchés au Japon.Enfin, les entreprises nipponnes n'ont pas su prendre la tête de certaines innovations technologiques majeures. Ainsi, dans des secteurs aussi porteurs que le numérique, les véhicules électriques ou l'industrie du smartphone, elles se sont laissé devancer par leurs concurrents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mes recommandations pour ce week-end
Pourquoi personne ne veut ouvrir le tombeau du premier empereur de Chine ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-personne-ne-veut-ouvrir-le-tombeau-de/id1408994486?i=1000634900232Spotify:https://open.spotify.com/episode/2QIUnTg0w0CflKAtgLP8Bc?si=462465986b2641a7Le "vrai" Dracula pleurait-il des larmes de sang ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-vrai-dracula-pleurait-il-des-larmes-de-sang/id1408994486?i=1000634526824Spotify:https://open.spotify.com/episode/0F4qOyUJIFXC7UEldOivFs?si=f87a0fe606f143efPourquoi Pythagore n'a t-il pas vraiment inventé son théorème ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pythagore-a-t-il-vraiment-invent%C3%A9-son-th%C3%A9or%C3%A8me/id1408994486?i=1000634128487Spotify:https://open.spotify.com/episode/0Hndh7igp4wHaH8i0urmUD?si=95294bbd50124f8ePourquoi le corps supporte un sauna à 90°C mais pas une fièvre à seulement 41°C ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-corps-supporte-un-sauna-%C3%A0-90-c-et-pas/id1062748833?i=1000635037514Spotify:https://open.spotify.com/episode/53TJdKWwBk76ecr2W6mElF?si=248f7a8d12fb42e8Pourquoi les femmes ont souvent plus froid que les hommes ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-les-femmes-ont-elles-souvent-plus-froid-que/id1057845085?i=1000634624335Spotify:https://open.spotify.com/episode/3Iaw7aujfcYVpSNjUd2DFw?si=e7c96bdd21c744f3Est-il vrai que la mémoire du poisson rouge est très limitée ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-m%C3%A9moire-du-poisson-rouge-est-elle-vraiment-tr%C3%A8s-limit%C3%A9e/id1057845085?i=1000634526651Spotify:https://open.spotify.com/episode/0HIZvUTagTnCN4TMSbYOqc?si=c6907613fa464112Nos compteurs Linky nous espionnent-ils ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nos-compteurs-linky-nous-espionnent-ils/id1634132713?i=1000633992910Spotify:https://open.spotify.com/episode/1QzIjMl9QTF2hLaYUPrq0o?si=f247f6907fcb47cfDes tatouages pour enfants imbibés de LSD ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/des-tatouages-pour-enfants-imbib%C3%A9s-de-lsd/id1634132713?i=1000634764140Spotify:https://open.spotify.com/episode/6gQ6KZM9kYP87hSl8sDnOv?si=3661e7ddf8704534Podcast "Actu":Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco?si=780d1c9d9e604603 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle sera la nouvelle bombe nucléaire des Etats Unis ?
Dans le contexte international très tendu du moment, marqué notamment par la guerre en Ukraine et le conflit au Proche-Orient, la dissuasion nucléaire semble plus d'actualité que jamais.Les deux puissances nucléaires que sont la Russie et les États-Unis essaient ainsi de s'impressionner mutuellement. En effet, les Russes viennent de mettre au point un nouveau missile nucléaire intercontinental, capable de rayer de la carte un territoire de la taille de la France.Mais les Américains ne sont pas en reste. Ils sont en train de développer une nouvelle bombe nucléaire, la B61-13, qui devrait remplacer, d'ici 2040, la version précédente, la B61-12, qui équipe les bombardiers américains.Une bombe beaucoup plus puissante que la bombe d'HiroshimaCette nouvelle bombe, toujours larguée par avion, aurait une puissance 25 fois supérieure à celle lancée contre Hiroshima. Elle serait dotée de dispositifs de guidage très sophistiqués, qui permettraient un ciblage plus précis des objectifs.L'adoption de cette nouvelle arme nucléaire, qui a encore besoin de l'approbation du Congrès, pourrait remplacer une autre bombe encore plus meurtrière, la B83-1, trois fois plus puissante que la nouvelle bombe mise en chantier. La mise au point de la bombe B83-1 est en effet l'objet, depuis des années, d'une vive controverse entre républicains et démocrates.La puissance et le mode de largage de cette nouvelle arme nucléaire offriraient, selon le Département de la Défense américain, davantage d'options tactiques aux militaires. Certaines cibles seraient ainsi plus facilement atteintes.La mise au point de la bombe B61-13 s'inscrit ainsi dans le cadre d'une dissuasion nucléaire marquée notamment par la course aux armements menée par des pays comme la Russie et la Chine. Les autorités américaines précisent cependant que la mise en service de cette nouvelle bombe n'aurait pas pour résultat d'accroître l'arsenal nucléaire du pays.Dans la mesure, en effet, où elle remplacerait des armes anciennes, comma la bombe B83-1, l'arrivée de cette bombe B61-13 n'augmenterait pas le nombre des armes nucléaires dont disposent les États-Unis, qui pourraient toujours compter sur un peu plus de 3.700 missiles et autres projectiles nucléaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'impact des catastrophes naturelles sur l'assurance ?
De la sécheresse aux pluies diluviennes, la France n'a pas été épargnée, ces dernières années, par les catastrophes naturelles. Et le réchauffement climatique les rendra sans doute encore plus présentes.Dans un tel contexte, la Caisse centrale de réassurance, qui représente en quelque sorte l'assurance des assureurs, a voulu évaluer le coût de ces événements climatiques pour les compagnies d'assurance.La facture pourrait s'élever à plus de 140 milliards d'euros pour les 30 prochaines années, alors qu'elle n'était que de 74 milliards d'euros pour les 30 dernières, de 1989 à 2019 plus précisément.Ainsi, les fissures provoquées dans de nombreuses maisons par l'alternance de pluies torrentielles et de fortes sécheresses, avec notamment l'épisode exceptionnel de 2022, a coûté quelque 3,5 milliards d'euros aux assurances.Tous les coûts augmententLes conséquences de certains événements climatiques pèsent plus que d'autres dans le budget des compagnies d'assurance. Ainsi, si le coût lié à l'indemnisation des inondations reste pour l'instant à peu près stable, il n'en va pas de même pour les épisodes de sécheresse.D'après la Caisse centrale de réassurance, ce coût a progressé d'environ 23 % depuis l'an 2000. Depuis 1989, la sécheresse coûterait un peu plus de 610 millions d'euros par an aux assureurs.Preuve que ces phénomènes ont des conséquences plus graves, la sécheresse fera sans doute disparaître 900 millions de leurs caisses en 2023, alors que ce n'a pas été une année particulièrement sèche, surtout si on la compare à l'année précédente.D'ici 2050, et même dans l'hypothèse, assez optimiste, d'une hausse des températures limitée à 2°C, le coût moyen annuel de ces catastrophes pourrait se monter à 2,54 milliards d'euros, en hausse de plus de 25 % par rapport à aujourd'hui.Si l'on entre un peu dans les détails, on constate ainsi que le coût moyen des inondations passerait de près de 980 millions aujourd'hui à près d'1,5 milliard d'euros à l'horizon 2050.Quant à l'indemnisation des submersions marines, son coût s'envolerait de plus de 110 % dans la même période, passant de près de 70 millions d'euros à 145 millions d'euros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat ?
L'Aide médicale d'État (AME) est un dispositif ouvert aux étrangers vivant en France depuis plus de trois mois et dont la situation n'est pas encore régularisée. Pour bénéficier de cette aide, les intéressés doivent faire une demande. Pour ce faire, il leur faut remplir un formulaire spécifique.Après instruction de cette demande, l'aide peut être attribuée pour une période d'un an. Dans ce cas, le bénéficiaire est invité à venir retirer sa carte d'admission auprès des services compétents.Toutefois, cette aide ne sera octroyée que si le demandeur satisfait à des conditions de ressources. En effet, elle n'est accordée que si le solliciteur n'a pas eu de ressources supérieures, sur la dernière année, à 9.719 euros, soit environ 810 euros par mois.L'AME donne droit à une prise en charge intégrale des soins de santé, dans la limite, cependant, des tarifs de la Sécurité sociale. Selon la dernière enquête parue sur ce sujet, en 2019, environ un étranger en situation irrégulière sur deux bénéficiait de ce système d'aide médicale.Son renouvellement doit être demandé chaque année. En cas de refus de la demande, la personne intéressée peut introduire un recours auprès du tribunal administratif du lieu de résidence ou de la Caisse primaire d'Assurance maladie (CPAM)Un projet de réforme de l'AMEMais l'AME est contestée par l'opposition de droite, qui y voit une incitation, pour les étrangers, à venir s'installer en France. En effet, en mars dernier, lors de l'examen du projet de loi sur l'immigration par la Commission des Lois, les sénateurs de cette tendance, majoritaires dans la Haute Assemblée, ont proposé de réformer le dispositif.Il ne prendrait plus en charge l'ensemble des soins, de façon courante, mais deviendrait une Aide médicale d'urgence (AMU). Elle ne concernerait plus que le traitement des douleurs aiguës, le suivi de la grossesse, certaines vaccinations et quelques autres soins.De nombreux médecins et associations se sont inquiétés d'une modification de l'aide médicale qui, selon eux, ne pourrait qu'entraîner une détérioration de l'état de santé des immigrés en situation irrégulière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien un agent immobilier gagne-t-il ?
Un agent immobilier agit comme un intermédiaire entre le vendeur et l'acheteur d'un bien, ou entre le propriétaire d'un bien et un locataire.Le montant de sa rémunération dépend de plusieurs paramètres. Elle est ainsi fonction de la durée de ses études et des diplômes qu'il a obtenus. Elle n'est pas non plus la même selon la région où il travaille, certaines zones connaissant davantage de transactions immobilières que d'autres.Mais le salaire de l'agent immobilier dépend aussi de son statut. En effet, certains de ces agents sont indépendants, alors que d'autres travaillent, comme salariés, dans une agence.Commissions ou salaire fixeLe salaire d'un agent immobilier indépendant est constitué des commissions qu'il touche. Le barème de ces commissions est fixé par la loi Hoguet, votée en 1970.Ces commissions représentent, en moyenne, entre 3 et 7 % du montant des transactions conclues. Ainsi, la rémunération de l'agent immobilier indépendant dépend du nombre d'affaires qu'il réalise et peut sensiblement varier d'un mois à l'autre.Selon la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), le salaire moyen d'un agent immobilier indépendant est de 3.750 euros nets par mois.La rémunération d'un agent travaillant dans une agence immobilière ne repose pas sur les mêmes bases. En effet, il perçoit un salaire fixe, auquel peut s'ajouter une commission.D'une manière générale, cet agent salarié perçoit entre 7 et 30 % de ce que touche l'agence sur la vente du bien. Il a donc tout intérêt, avant d'intégrer une agence immobilière, à se renseigner sur le pourcentage qu'elle lui accordera sur les honoraires perçus.D'après la FCGA, les écarts de revenus seraient très importants dans cette profession, allant de 865 à 10.826 euros bruts par mois. Ce qui représenterait, pour les agents immobiliers, aussi bien indépendants que salariés, un salaire moyen de 4.263 euros bruts. Au fil de sa carrière, l'agent a bien sûr des perspectives de promotion.Il faut rappeler que, pour exercer ses fonctions, et prétendre à cette rémunération, un agent immobilier doit posséder une carte professionnelle, appelée carte T, ainsi qu'une garantie financière auprès d'une banque ou d'un organisme professionnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la fortune de Lionel Messi ?
On sait que certains sportifs professionnels sont à la tête de fortunes considérables. C'est le cas du footballeur Lionel Messi, qui vient de recevoir un nouveau Ballon d'or. En 2023, il serait, si l'on en croit le magazine "Forbes", le deuxième sportif le mieux payé du monde, devant Cristiano Ronaldo, mais derrière Kylian Mbappé.Certaines sources estiment la fortune de Lionel Messi à environ 600 millions de dollars. Elle est d'abord constituée d'un salaire dont le montant dépasse les normes habituelles en la matière.En 2017, au terme de près de 10 ans de carrière, le salaire fixe du joueur argentin était déjà d'environ 50 millions d'euros par an. Et, selon certaines sources, il toucherait 500.000 euros par match.Une fortune aux origines très diversesMais les sportifs professionnels ne sont pas riches de leur seul salaire, déjà considérable. Ils perçoivent aussi de nombreuses primes, pour un but marqué, une passe décisive ou d'autres occasions.Quant aux revenus publicitaires, ils sont eux aussi très élevés. De nombreux sponsors, en effet, sont conscients de l'impact qu'un joueur comme Messi peut avoir sur un public composé d'autant de consommateurs en puissance.D'après le magazine "Forbes", les revenus extra-sportifs de Lionel Messi seraient même supérieurs à ses gains de footballeur. En effet, les premiers auraient fait entrer, en 2023, 70 millions d'euros dans ses caisses, contre 65 millions d'euros gagnés sur le terrain.En cette seule année 2023, qui n'est pas terminée, Lionel Messi aurait engrangé 135 millions de dollars, soit environ 127 millions d'euros.Les ressources du footballeur proviennent aussi de sa participation à un documentaire que lui consacre un service de streaming, dépendant d'Apple, à l'occasion de son arrivée au club Inter de Miami.Lionel Messi est d'ailleurs lié financièrement à cette plateforme, puisqu'il touche un pourcentage sur les nouveaux abonnements. Ce qui lui procure encore des revenus supplémentaires.Les revenus de Lionel Messi sont d'autant plus importants qu'il sait les faire fructifier. Déjà propriétaire d'une chaîne d'hôtels, il a créé, l'année dernière, une société d'investissement qui pourrait lui rapporter de gros bénéfices. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Sanofi se sépare de son pôle santé grand public ?
L'annonce que vient de faire le groupe pharmaceutique Sanofi a provoqué des remous sur les marchés financiers et chez les syndicats. Il a en effet décidé de se séparer de sa division Santé grand public.Ce pôle produisait des médicaments très connus, et vendus sans ordonnance, comme Mucosolvan, prescrit contre la toux, et le très populaire Doliprane.En fait, cette division Santé grand public devrait être cotée en bourse et devenir une entité autonome, au sein du groupe. Cette nouvelle architecture de l'entreprise pharmaceutique devrait être effective à la fin de l'année prochaine.Se recentrer sur l'innovationCette annonce de Sanofi a donc provoqué une réaction du marché boursier. L'action du groupe a perdu plus de 15 % à la Bourse de Paris, sa plus forte baisse depuis 1997.De leur côté, les syndicats se sont vivement opposés à cette décision. Ils craignent en effet ses répercussions sur l'emploi et rappellent, à cet égard, que, depuis 2008, 16 usines et centres de recherche du groupe ont fermé leurs portes. Ils sont d'autant plus inquiets qu'environ 11.000 personnes travaillent dans ce secteur Santé grand public, dont le chiffre d'affaires a d'ailleurs progressé d'un peu plus de 4,5 %.Sanofi se défend en invoquant sa volonté de se concentrer davantage sur l'innovation et la recherche de nouveaux médicaments. En effet, les laboratoires pharmaceutiques, qui se font une vive concurrence, s'efforcent de trouver de nouveaux traitements, notamment contre les maladies cardiovasculaires ou le diabète.Sanofi, qui a déjà accru ses dépenses de recherche-développement de plus d'un milliard d'euros par an, depuis 2019, cherche donc à rester dans la course. La séparation d'avec son pôle Santé grand public fait, à cet égard, partie de sa stratégie.Il faut rappeler également que ces médicaments, accessibles sans ordonnance, sont vendus à des prix assez bas, qui ne permettent pas au groupe pharmaceutique de dégager des marges intéressantes.Ils ne représentaient d'ailleurs qu'un peu plus de 10 % du chiffre d'affaires de Sanofi, qui soupçonne les pouvoirs publics de vouloir encore abaisser le prix de ces médicaments. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Meta va-t-il proposer des abonnements payants ?
Le groupe Meta, qui contrôle les réseaux sociaux Facebook et Instagram, a annoncé la mise en place d'abonnements payants, destinés aux utilisateurs européens. Ils seront de 9,99 euros par mois pour une utilisation de ces réseaux sur ordinateur et de 12,99 euros par mois si le consommateur se sert d'une application sur son smartphone.Cette offre, qui s'appliquera dès le mois de novembre 2023, est valable jusqu'au 1er mars de l'année prochaine. Après cette date, des frais supplémentaires seront facturés aux usagers.Le groupe a choisi cette solution pour se conformer à la législation européenne qui, depuis des années, lutte contre l'utilisation des données personnelles des usagers par les réseaux sociaux. Dernière en date de ces règles, la Directive sur les marchés numériques, adoptée cet été.En effet, ceux qui choisissent ces formules payantes reçoivent l'assurance que Meta ne vendra plus leurs données personnelles à des organismes qui vont ensuite leur proposer une publicité ciblée. Ils pourront donc consulter leurs comptes sans subir de messages publicitaires.Par ailleurs, ces abonnements payants représentent une manne financière non négligeable pour Facebook et Instagram.Deux solutions pour les usagersMais ces abonnements payants ne sont pas obligatoires. Les utilisateurs qui le souhaitent profiteront toujours d'une formule gratuite. Mais, en échange, des messages publicitaires choisis en fonction de leurs goûts continueront de s'afficher sur leurs écrans.Pour respecter les règles européennes en la matière, Meta devra s'assurer que les usagers consentent bien à cette publicité.Les réseaux sociaux, et Meta en est l'exemple emblématique, s'orientent donc vers des offres "à deux vitesses". On peut penser, dès lors, que les plus aisés choisiront les formules payantes, alors que les autres, au budget plus limité, devront accepter la publicité.Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, que le prix devienne le seul critère de choix pour tous les utilisateurs. En effet, certains, dont les moyens ne sont pas particulièrement restreints, ont une si grande habitude des messages publicitaires qu'ils ont fini par y prendre goût ou que, du moins, ils ne sont plus gênés par leur permanente inscription sur l'écran. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les chocolats seront-ils plus chers à Noel ?
À Noël, le chocolat a une place d'honneur, autant que le sapin et les cadeaux. Et pourtant, il sera peut-être un peu moins présent sur les tables de fête. En effet, son prix ne cesse d'augmenter.Sa progression est de 14 % sur un an. En cause, l'enchérissement du cacao, son principal composant. Fin octobre 2023, la tonne de cacao a vu son prix bondir d'environ 60 % sur un an. Le cours, qui a presque atteint les 3.900 dollars la tonne, a donc largement battu son record historique de 2008.Les spécialistes incriminent le phénomène météorologique "El Nino", qui tend à réduire les précipitations. Faute de pluies suffisantes, les principales régions productrices, situées en Afrique de l'Ouest, vont fournir moins de cacao. La perte pourrait être de l'ordre de 10 %.En effet, la récolte qui a débuté en octobre, devrait être déficitaire. Tout comme les deux récoltes précédentes. Les consommateurs continuant d'acheter du chocolat, ce déséquilibre entre l'offre et la demande ne peut que se traduire par la hausse des prix. Un phénomène qui devrait encore s'accentuer avec les achats de Noël.Des coûts de production en hausseMais l'augmentation du prix du chocolat a encore d'autres causes. Ainsi, l'envolée des prix du sucre, un autre ingrédient essentiel, y contribue. Il a en effet bondi de plus de 50 %. Les problèmes rencontrés, dans ce cas, sont aussi liés à la sécheresse qui a sévi en Asie, la principale zone de production du sucre.Quant au prix du beurre de cacao, qui a progressé de 20 % en un an, il a suivi l'évolution du cours du cacao. Et l'inflation actuelle, qui s'est généralisée à l'ensemble du monde, a entraîné une augmentation des coûts de production.En effet, tout ce qui participe à la fabrication et à la distribution du produit, qu'il s'agisse de l'énergie, du conditionnement ou du transport, a vu les prix s'envoler. Pour éviter la baisse des ventes, certains distributeurs ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'augmenteraient pas leurs prix. De quoi rassurer les consommateurs à l'approche des fêtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les conditions pour toucher le RSA ?
Un citoyen français peut toucher le revenu de solidarité active (RSA) s'il est âgé d'au moins 25 ans et qu'il réside habituellement sur le territoire national. Les étudiants ou les stagiaires non rémunérés, pas plus que les personnes bénéficiant d'un congé parental ou d'un congé sans solde ne peuvent toucher le RSA.D'autres conditions, concernant notamment la détention d'une carte de séjour et la durée de travail en France, sont exigées des personnes de nationalité étrangère. Elles ne sont pas les mêmes selon qu'il s'agit d'un ressortissant de l'Union européenne ou d'une personne venant d'un autre pays.Par ailleurs, l'octroi du RSA est soumis à des conditions de ressources. À cet égard, le plafond à ne pas dépasser dépend de la composition du foyer. Enfin, la perception du RSA peut s'ajouter, sous certaines conditions, à celle des allocations chômage.Une réforme du RSADéputés et sénateurs viennent de s'entendre sur un texte commun au sujet du projet de loi Plein emploi. Il comporte notamment une réforme de Pôle Emploi, qui devrait désormais s'appeler France Travail, et du RSA.Concernant cette allocation, l'une des principales mesures concerne l'obligation, pour les bénéficiaires, de consacrer au moins 15 heures par semaine à des activités. Elles seraient encadrées par la signature d'un "contrat d'engagement".Ces activités ne se présentent pas précisément sous la forme d'un travail, mais plutôt d'un accompagnement devant favoriser le retour à l'emploi. Les allocataires pourront ainsi participer à un stage, une formation ou à des ateliers leur permettant de faire le point sur leur situation.Le texte a été durci par rapport à la version adoptée par les députés. En effet, il n'est plus question, dans le texte commun, d'imposer aux allocataires 15 heures d'activités au maximum, mais une durée de travail d'au moins 15 heures.Cependant, des dérogations sont prévues. En effet, la situation personnelle de chaque bénéficiaire sera prise en compte. L'état de santé, une situation d'invalidité ou encore l'absence de solutions de garde des enfants pour un parent isolé pourront ainsi donner droit à une diminution de ce temps d'activités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien rapporterait un impôt sur les milliardaires ?
Depuis 2020, les 1 % de personnes les plus riches ont capté près des deux tiers des richesses mondiales. Les quelque 2.700 milliardaires vivant aujourd'hui dans le monde font bien sûr partie de ces privilégiés.Or, d'après un récent rapport de l'Observatoire européen de la fiscalité, ils ne paieraient que 0 à 0,5 % d'impôts. Ce qui représente environ 6 milliards de dollars. Des efforts ont certes été faits pour limiter l'évasion fiscale des plus riches.Grâce à des réformes décisives, comme l'échange automatique d'informations bancaires, les plus fortunés ne placeraient plus qu'un quart de leur patrimoine dans les paradis fiscaux, alors qu'en 2013, c'est la plus grande parie de leurs revenus qui échappaient à l'impôt grâce à ce procédé.Un impôt mondial sur les plus richesMais, pour l'Observatoire de la fiscalité, et une partie de l'opinion publique, ces progrès ne sont pas suffisants. Ils sont en effet contredits par d'autres mesures, comme cet accord conclu sous l'égide de l'OCDE, en 2021, qui permet aux entreprises de réduire leur revenu imposable.C'est pourquoi l''Observatoire européen de la fiscalité propose de mettre en place un impôt mondial sur les milliardaires. Fixé à 2 %, il rapporterait plus de 42 milliards de dollars, soit environ 40 milliards d'euros.D'autres propositions vont d'ailleurs dans ce sens. Ainsi, des députés communistes ont proposé de taxer les Européens les plus fortunés. Le prélèvement, au titre de cet impôt, s'élèverait à 10 % des revenus des 10 % d'Européens les plus riches. Cette taxe provisoire, étalée sur 30 ans, pourrait rapporter 150 milliards d'euros.De son côté, le gouvernement annonce son intention de créer un groupe de réflexion sur la question, tout en rappelant qu'une décision en la matière ne pourrait être prise qu'au niveau européen ou international.Quant aux principaux concernés, ils ne sont pas tous hostiles à l'idée de payer plus d'impôts. C'est ce que réclame depuis des années l'un des hommes les plus riches du monde, Warren Buffet. Quant aux "patriotic millionaires", ils demandent, eux aussi, à mieux participer à l'effort commun. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les pourboires vont rester exonérés d'impôts ?
Bonne nouvelle pour les personnels travaillant dans le secteur de l'hôtellerie-restauration : leurs pourboires continueront à être exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.La mesure, en effet, n'est pas nouvelle, puisqu'elle date du 1er janvier 2022. Elle a donc été reconduite pour 2024, pour soutenir un secteur durement touché par les conséquences de l'épidémie de Covid.Les pourboires en question sont les gratifications données directement par les clients, mais aussi celles qui sont incluses dans l'addition, au titre du service. Les pourboires en espèces ne sont pas les seuls concernés. Ils sont aussi inclus dans la mesure s'ils sont versés au moyen de la carte bancaire.Une limite est tout de même apportée à cet avantage fiscal. En effet, les pourboires qui y donnent droit ne peuvent dépasser 20 % du salaire annuel brut du salarié. Ceci pour éviter que ces pourboires ne finissent par prendre la place, du moins en partie, de son salaire.Une mesure reconduite en fonction de son efficacitéCette reconduction de la défiscalisation des pourboires a été bien accueillie dans les milieux concernés, qui la jugent toujours nécessaire. En effet, si le secteur de l'hôtellerie-restauration a pu surmonter en parie les effets de la crise sanitaire, elle se trouve aujourd'hui menacée, comme d'autres d'ailleurs, par la reprise de l'inflation.Toutefois, les professionnels relativisent la portée de cette mesure. En effet, même si le pourboire est toujours considéré comme l'un des avantages du métier, son usage est moins courant.De fait, la plupart des clients réglant leur note par carte bancaire, ils n'ont pas toujours des pièces de monnaie à laisser en pourboire. D'où cette demande, faite par la profession, de pouvoir inclure le pourboire dans l'addition.La reconduite de la mesure au-delà de 2024 est pour l'instant incertaine. Elle dépend du contenu du rapport qui doit être remis au Parlement avant le 1er octobre 2024.Il doit en effet apprécier l'efficacité de la mesure. Elle ne sera pas jugée telle, notamment, si les pourboires se raréfient ou si, au contraire, ils tendent à se substituer en partie aux salaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Après la shrinkflation, qu'est-ce que la « funflation » ?
- Choses à Savoir Histoire:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8- Choses à Savoir Sciences:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-tech/id1057845085Spotify:https://open.spotify.com/show/7MrYjx3GXUafhHGhgiocej- Choses à Savoir Santé:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-sante/id1062748833Spotify:https://open.spotify.com/show/726fvUQjirlVlD1AhOxetd------------------------On pourrait penser que, dans le contexte inflationniste actuel, les consommateurs tendent à réduire leurs dépenses. De son côté, la grande distribution essaie de freiner, ou même de dissimuler, l'augmentation des prix, en diminuant la taille ou le contenu d'un produit. C'est ce que les spécialistes appellent la "shrinkflation".Mais plus question, aujourd'hui, de se serrer la ceinture. En effet, les consommateurs ont envie de se distraire. En 2023, les Américains devraient dépenser environ 95 milliards de dollars pour acheter des billets de théâtre, de concerts ou d'autres spectacles.Ce qui représente une sensible augmentation de 23 % par rapport à l'année dernière. Et la hausse est même de plus de 12 % par rapport à 2019, l'année précédant le déclenchement d'une crise sanitaire marquée par la mise en place de confinements et la fermeture de salles de spectacle.Cette ruée sur les spectacles entraîne bien sûr l'augmentation du prix des billets. Le phénomène a été baptisé depuis peu. On l'appelle la "funflation". Ainsi, le prix des billets pour assister à certains matchs de basket aurait augmenté de 60 % en un an. Et, lors de la récente tournée cde la chanteuse Taylor Swift, des places à 1.000 dollars se sont vendues sans problème.Voir des spectacles "en direct"Si les consommateurs américains sont pris d'une frénésie de loisirs, c'est qu'ils en ont été privés durant l'épidémie de Covid. Aussi ont-ils peur de "manquer". Cette crainte de voir des événements semblables se reproduire les pousserait à fréquenter les salles de concert et les stades pendant qu'il en est encore temps.Cette tendance se manifeste encore plus chez les jeunes. Ils veulent non seulement se distraire, mais ils veulent le faire "en direct" si l'on peut dire. Aussi délaissent-ils en parie smartphones, tablettes et écrans de télévision au profit des lieux de spectacle.Selon un récent sondage, réalisé aux États-Unis, 57 % des personnes interrogées auraient même fait des sacrifices pour pouvoir assister à un spectacle. Pratique désormais habituelle outre-Atlantique, la "funflation" se manifeste de manière beaucoup moins nette en Europe, et notamment en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le film Barbie a-t-il dopé les ventes de poupées ?
Le film "Barbie", de Greta Gerwig, est, comme on dit, un véritable "carton" au box-office. Avec près de 4 millions d'entrées en France, et des recettes se chiffrant à plus d'un milliard de dollars, c'est un succès incontesté pour Mattel films, la société de production filiale du groupe de jouets.Quel impact cet engouement a-t-il eu sur les ventes de la poupée qui a inspiré le personnage interprété par Margot Robbie au cinéma ? Un effet très positif si l'on en croit les chiffres.En effet, dans la semaine qui a suivi la sortie du film, les ventes de la célèbre poupée ont bondi de 20 %. Et ces nouveaux clients ne sont pas seulement des enfants. Beaucoup d'adultes, auxquels le film a sans doute appelé des souvenirs d'enfance, se sont laissé tenter par cet achat.La poupée Barbie serait désormais le deuxième personnage vendu en France, avec les Pokémon.Un groupe décidé à surfer sur son succèsLe succès du film est tombé à point nommé pour le groupe Mattel. En effet, durant le premier semestre 2023, les ventes avaient baissé de plus de 20 %. Selon les responsables du groupe, ce fléchissement s'explique en partie par un report de campagnes de promotion suspendues jusqu'à la sortie du film.Si le film a redonné du ressort à la poupée Barbie, elle occupait, même avant sa sortie, une place à part dans le monde du jouet. Avec près de 60 millions d'exemplaires vendus, en 2022, dans 12 pays, dont les États-Unis, la France ou le Brésil, Barbie était déjà la poupée préférée des petits et des grands, chez nous comme dans le reste du monde.En tous cas, Mattel films a l'intention de poursuivre sur sa lancée. Ainsi, une suite de "Barbie" serait déjà dans les cartons, comme aussi un film consacré au personnage de Ken, l'alter ego de Barbie.Des projets pourraient être également centrés sur d'autres personnages ou produits tirés du riche catalogue de l'entreprise. Des longs-métrages sur Barney le dinosaure, les voitures Hot Wheels ou le jeu de cartes Uno pourraient ainsi voir le jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi va servir l'euro numérique ?
Pour l'ensemble de leurs transactions, nos contemporains délaissent de plus en plus les billets et les pièces, leur préférant largement le paiement par carte ou au moyen du téléphone. Même pour les achat en boutique, les espèces n'étaient plus utilisées que par la moitié des consommateurs français en 2022, contre près de 70 % en 2016. L'épidémie de Covid et ses confinements ont beaucoup accru les modes de règlement dématérialisés. C'est pourquoi la Commission européenne a pris des dispositions pour mieux encadrer le lancement prochain d'un euro numérique.Après la mise en place d'un projet pilote, en 2021, l'euro numérique pourrait voir le jour à l'horizon 2028. Il s'inscrit dans la catégorie des "monnaies digitales de banque centrale", ce que les Anglo-Saxons traduisent par l'acronyme CBDC.Il s'agit d'une forme numérique de monnaie fiduciaire, émise et contrôlée par une Banque centrale. L'euro numérique dépendra donc de la Banque centrale européenne.Les mêmes usagesL'euro numérique est donc la version digitale et dématérialisée de nos pièces et monnaies de 10 ou 20 euros par exemple. Elle a donc la même valeur que les euros physiques.Et aussi le même usage. De fait, on pourra l'utiliser de la même façon. Pour faire ses courses ou un transfert d'argent, même à l'étranger. En effet, quand cette monnaie numérique sera opérationnelle, les commerçants seront tenus de l'accepter comme moyen de paiement. Ils devront donc s'équiper en conséquence.Cette devise virtuelle peut faire penser aux cryptomonnaies. Mais ce qui l'en distingue, c'est son origine. L'euro numérique sera en effet une monnaie émise et garantie par la BCE. Ce qui en assure la stabilité.Elle devrait donc devenir, à terme, un moyen de paiement commode et sécurisé, à la portée de tous les citoyens de l'Union européenne.L'euro numérique, qui ne remplacera pas tout de suite les espèces, pourrait être accessible par le biais d'une application dépendant de l'Eurosystème, un organe regroupant la Banque centrale européenne et les Banques centrales nationales. Leurs réserves pourraient donc être constituées, à terme, de devises numériques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Nice fait la chasse aux boites à clés ?
Le marché locatif est aujourd'hui de plus en plus tendu. En effet, l'offre de logements à louer a encore baissé en 2022, alors que la demande continue d'augmenter.Dans un tel contexte, le nombre croissant de logements vacants ou loués seulement à la saison ne peut qu'aggraver la situation. Certaines villes sont plus touchées que d'autres par ce phénomène.C'est notamment le cas de Nice, qui est la seconde ville après Paris en matière de locations saisonnières. Environ 12.500 logements relèveraient de cette catégorie. Aussi la municipalité a-t-elle décidé d'adopter, dans ce domaine, une politique plus ferme.C'est ainsi qu'en 2022, 750 demandes de location saisonnière sur 1.338 ont été refusées. 56 % des dossiers ont donc été rejetés, alors qu'en 2020 seulement 20 demandes n'avaient pas abouti.Des boîtes à clefs indésirablesUne autre mesure vient d'être prise pour enrayer l'essor de ces locations saisonnières. Elle porte sur les dispositifs mis au point par les propriétaires de ces logements pour donner aux locataires un accès indépendant à l'appartement loué.En effet, ces derniers reçoivent souvent les coordonnées d'une boîte dans laquelle ils trouveront les clefs du logement. Un code, qui leur a été donné au préalable, leur permet d'ouvrir la boîte.Ainsi, le propriétaire n'est pas obligé de se déplacer pour accueillir les locataires. Certaines boîtes sont fixées sur la porte du logement, ou de l'immeuble, mais d'autres sont installées dans la rue, souvent sur le mobilier urbain.Ces boîtes, dont l'installation est d'ailleurs illégale, sont très nombreuses à Nice. La Mairie a donc décidé de les faire enlever. Dans un premier temps, un agent municipal apposera un autocollant sur la boîte, demandant leur retrait immédiat au propriétaire.Si le dispositif n'est pas retiré, les boîtes seront enlevées dans les 15 jours et transportées au service des objets trouvés. Par ailleurs, les syndics des immeubles contenant des logements concernés par ces boîtiers, sont avertis par un courrier.Cette mesure est l'une de celles qui, avec le renforcement des contrôles, devrait permettre de réduire le nombre de ces logements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le salaire de Thomas Pesquet ?
Thomas Pesquet est sans conteste l'astronaute français le plus connu du public. Après deux séjours dans la Station spatiale internationale (ISS), il en est même devenu le commandant. Une fonction qu'aucun spationaute français n'avait exercée jusque là.Les revenus de Thomas Pesquet sont-ils à la hauteur des missions qu'on lui confie ? Pas vraiment, si l'on en croit l'intéressé. Dans une récente interview, il précise dans quelle fourchette de revenus se situe son salaire.D'après ses dires, il est compris entre 8.886 et 9.778 euros nets par mois. Une rémunération encadrée par une grille indiciaire spécifique. Elle dépend du grade atteint, ainsi que des formations suivies et des missions accomplies, notamment dans l'espace.Le salaire de Thomas Pesquet peut paraître relativement modeste à l'aune de ses compétences et de ses responsabilités. S'y ajoutent cependant des primes en cas de missions spéciales ou de travail durant le week-end. Par contre, n'ayant pas d'enfants, le cosmonaute français ne touche pas les primes prévues dans ce cas.Des ressources limitées au salaireDans cet entretien accordé à la presse, qui fait d'ailleurs suite à la publication de son autobiographie, Thomas Pesquet confie qu'il aurait mieux gagné sa vie s'il était resté pilote de ligne.C'était en effet le métier qu'exerçait cet ingénieur aéronautique avant de devenir astronaute. le problème, pour Thomas Pesquet, c'est qu'il ne peut percevoir aucune sorte de rémunération en dehors de son salaire. Il lui est versé par l'Agence spatiale européenne (ESA), pour laquelle il travaille.Il ne peut donc pas toucher les revenus que lui vaudraient une conférence ou un spot publicitaire par exemple. En effet, il n'a pas le droit de conclure des contrats extérieurs. Et il doit même refuser les cadeaux d'une valeur supérieure à 90 euros.Pour toucher les droits du livre qu'il vient d'écrire, il a même dû prendre un congé sans solde. Il n'était pas question de cumuler son travail de cosmonaute et une autre activité rémunérée. On le voit, ce n'est donc pas l'argent qui est la principale motivation des astronautes ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où en est le marché de l'immobilier en France ?
Le podcast Choses à Savoir Histoire est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/58035---------------------------Le marché de l'immobilier semble être dans une passe difficile. En effet, le nombre de transactions ne cesse de diminuer, de plus de 20 % pour le réseau immobilier Orpi et de 15 % pour Laforêt. De leur côté, les réservations de logements, dans le neuf, auraient décru de 40 %.Du fait de cette évolution, les logements invendus sont de plus en plus nombreux. Aussi leur prix ne peut-il que baisser. Ainsi, selon le réseau immobilier Century 21, les prix des appartements auraient fléchi, sur la période juillet-septembre, d'un peu plus de 4 % sur un an. Le recul serait de 2 % pour les maisons.De son côté, le site "La finance pour tous" évalue cette diminution des prix à 1 %, en moyenne, depuis le début de l'année. Cependant, ce phénomène ne concerne pas toute la France. En effet, les prix ont continué de progresser, depuis le début de l'année, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Mais c'est l'exception qui confirme la règle.La hausse des taux d'intérêtCette situation est due en grande partie à l'augmentation des taux d'intérêt. En effet, les taux des crédits immobiliers sur 20 ans ont atteint, et même parfois dépassé, les 4 % en ce début du 3e trimestre 2023. Ils sont encore plus élevés pour les prêts sur 25 ans.Cet enchérissement du crédit pénalise plus encore les personnes achetant un bien immobilier pour la première fois. Il défavorise aussi les clients sans apport personnel suffisant, d'autant que les conditions d'octroi du crédit ont tendance à se durcir.En revanche, les personnes déjà propriétaires d'un logement peuvent le revendre et financer en partie, avec un apport personnel important, l'achat d'un bien plus coûteux.Les professionnels de l'immobilier ne voient pas l'avenir avec optimisme. Selon toute probabilité, en effet, les taux devraient continuer à augmenter. Quant aux ressources des ménages, elles ne devraient pas, du fait de l'inflation, progresser de manière très sensible.Il est donc probable que cette tendance à la baisse, aussi bien pour les prix que pour les transactions, se poursuive l'année prochaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faudra-t-il encore baisser son chauffage à 19 degrés cet hiver ?
La poursuite de la guerre en Ukraine, qui s'est notamment traduite par une très nette diminution des livraisons de gaz russe, faisait craindre un hiver 2022-2023 très difficile.Aussi, dès le mois d'octobre 2022, le gouvernement avait-il pris les devants, en présentant un plan de "sobriété énergétique". Son objectif était de faire baisser la consommation d'énergie de 10 % d'ici la fin de l'année 2024.Mais il est déjà atteint, et même au-delà. En effet, les résultats dépassent les espérances. De fait, la consommation de gaz a baissé de 14,3 % entre le 1er août 2022 et le 31 juillet 2023, par rapport à la même période de 2018-2019, prise comme référence.Pour l'électricité, la baisse est de plus de 7 %, par rapport, cette fois-ci, à la période de référence 2014-2019.Un effort à poursuivreOn serait tenté, dans un premier temps, de voir dans cette chute inattendue de la consommation d'énergie l'effet d'un hiver très doux. Mais les chiffres avancés par le gouvernement tiennent compte de ce paramètre.Ce fléchissement de la consommation serait donc bien dû aux efforts des Français et aussi à l'efficacité de la campagne d'information lancée par les pouvoirs publics.Reste à savoir si les bonnes dispositions des consommateurs vont se maintenir pour l'hiver à venir. Ils sont incités à se comporter de la même façon par la ministre de la Transition écologique, qui rappelle que la sobriété énergétique doit devenir une "habitude".Elle n'impose donc pas aux Français de contraintes particulières. Mais elle leur conseille, de manière implicite, de poursuivre dans la même direction, en éteignant la lumière dans les pièces inoccupées ou en ne montant pas le chauffage au-delà des 19°C évoqués l'année dernière par le gouvernement.Les services concernés précisent d'ailleurs que le respect de ces nombreux gestes d'économie n'est pas encore ancré dans les habitudes quotidiennes de la majorité des Français.Et les pouvoirs publics craignent un relâchement des efforts encore plus marqué. Ce relatif laxisme pourrait suivre l'annonce d'un hiver 2023-2024 moins difficile que le précédent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Bernard Arnault a-t-il perdu 60 milliards en 90 jours ?
Le patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, est toujours très riche, mais sa fortune s'est un peu émoussée. À la fin de l'année dernière, il était pourtant à la tête de la première fortune mondiale. En juillet 2022, elle était en effet estimée à plus de 210 milliards de dollars.Bernard Arnault était alors plus riche que les milliardaires Warren Buffet et Bill Gates réunis. Depuis le début de l'année 2023, les choses se sont un peu gâtées pour ce patron emblématique.Il en a en effet perdu 60 milliards de dollars en trois mois. Dans le classement 2023 des dix plus grosses fortunes mondiales, c'est le seul à voir son patrimoine amoindri. Ce qui le fait passer de la première à la seconde place, derrière Jeff Bezos, le patron d'Amazon.Selon d'autres sources, il devrait même se contenter de la troisième marche du podium, laissant la seconde au dirigeant de Tesla, Elon Musk.Le recul des ventesCes pertes de revenus sont dues aux médiocres performances des entreprises du groupe LVMH. En effet, les ventes ont reculé en cette fin d'année, faisant baisser la valeur des actions, dont Bernard Arnault tire une notable partie de ses confortables ressources.Les ventes du groupe n'ont progressé que de 9 %, sur un an, au troisième trimestre 2023, alors qu'elles avaient augmenté de 17 %, soit près du double, durant les mois précédents.L'ensemble des activités semblent touchés par cette évolution. Les consommateurs semblent bouder les articles de maroquinerie, pourtant l'un des fleurons du groupe, avec Louis Vuitton. Le secteur, en effet, n'enregistre qu'une timide hausse de 9 %.Du côté des vins fins et des spiritueux, c'est encore pire. Le secteur accuse en effet une baisse de 14 % sur les ventes du troisième trimestre 2023, dont 21 % pour les cognacs.Pour ne rien arranger, le groupe fait aussi moins d'affaires sur les marchés extérieurs. C'est ainsi que les ventes sur le marché asiatique, pourtant très porteur, n'ont progressé que de 11 % au troisième trimestre, contre 34 % au second. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le Portugal n'est plus un paradis fiscal pour retraités ?
Le podcast Choses à Savoir Culture Générale est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298------------------------------Le Portugal était devenu un véritable eldorado pour les étrangers, et notamment pour les retraités. Pour peu qu'ils vivent la moitié de l'année dans le pays, ils bénéficiaient, en effet, d'une totale exonération fiscale, valable durant 10 ans.Prise en 2009, la mesure était effectivement appliquée depuis 2012. Les personnes concernées ont pu en bénéficier jusqu'en 2020, date à laquelle cette exemption fiscale a été transformée en une imposition limitée à 10 %.Ces mesures étaient destinées à soutenir, par un afflux de capitaux étrangers, une économie frappée de plein fouet par la crise. Mais le gouvernement socialiste, au pouvoir à Lisbonne, a changé d'avis.En effet, ces cadeaux fiscaux, véritable aubaine pour les étrangers, seront supprimés dès 2024. Environ 10.000 personnes, des retraités pour la plupart, anglais, français ou italiens, en auront profité.Enrayer la crise du logementPourquoi ce changement de pied de la part des autorités portugaises ? Elles ont d'abord estimé que le traitement de faveur réservé aux étrangers pouvait être perçu comme une véritable injustice.Ces retraités, souvent aisés, sont également accusés d'avoir contribué, par leurs achats, à la hausse des prix de l'immobilier. On peut même parler, à cet égard, d'une véritable flambée des prix, puisqu'ils ont progressé de près de 80 % entre 2012 et 2021, contre 35 % dans l'ensemble de l'Union européenne.Pour juguler cette crise du logement, qui se traduit aussi par une hausse sensible des loyers, le gouvernement a d'ailleurs décidé de mettre fin à d'autres dispositifs favorables aux ressortissants étrangers, comme les "visas dorés".Pour l'achat d'un bien immobilier de 500.000 euros, ils donnaient le droit de vivre et de travailler dans le pays, avec la perspective d'obtenir assez rapidement la nationalité portugaise. Et l'obligation de résidence était très limitée.L'objectif, là encore, était d'attirer un maximum de capitaux étrangers. D'autres mesures sont encore prises par le gouvernement, comme l'obligation de louer des logements trop longtemps vacants.Ces dispositions, et notamment la fin des privilèges fiscaux pour les résidents étrangers, seront-elles suffisantes pour calmer l'inquiétude des Portugais, récemment descendus dans la rue pour réclamer des mesures plus énergiques ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le GPL est-il moins cher que l'essence et le diesel?
Le prix des carburants, qu'il s'agisse du diesel ou de l'essence, ne cesse d'augmenter. Le prix du litre a déjà atteint, et même dépassé, les deux litres. Et la récente attaque du Hamas contre Israël devrait encore entraîner la hausse des cours du pétrole.C'est pourquoi de nombreux automobilistes se tournent vers le gaz de pétrole liquéfié (GPL). En 2022, 3 % des conducteurs ont opté pour ce carburant, issu d'un mélange d'hydrocarbures légers, comme le butane et le propane. Mais, en un an, les ventes ont progressé de près de 70 %.L'une des raisons de cet engouement doit être recherchée dans la nature plus écologique du GPL. En raison de sa composition et de son mode de fabrication, il permet aux voitures qui en sont alimentées d'émettre 80 % de gaz à effet de serre en moins que des véhicules roulant à l'essence ou au diesel....Et nettement moins cherMais le principal attrait du GPL, c'est soin prix. En effet, il coûte, en moyenne, deux fois moins cher que l'essence ou le diesel. Là où les seconds flirtent avec les deux euros le litre, le premier se maintient au-dessous d'un euro.De fait, le GPL a oscillé, ces derniers mois, entre 93 et 99 centimes le litre en moyenne. Comment expliquer un tel écart de prix ? Ce qui fait la différence, ce n'est pas le coût du carburant lui-même, mais le montant des taxes prélevées par l'État.En effet, l'une des principales taxes, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est de 70 centimes par litres pour l'essence, contre environ 10 centimes pour le GPL.Le budget consacré à la voiture peut être encore réduit par l'obtention d'une carte grise à prix réduit, ou même gratuite, que certaines régions accordent aux possesseurs de véhicules roulant au GPL.L'intérêt du GPL est cependant limité par la relative rareté des stations qui en distribuent. Seulement une sur sept en proposerait. Par ailleurs, tous les constructeurs ne prévoient pas de véhicules équipés pour rouler au GPL. Enfin, la consommation au litre est un peu plus élevée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le prix des livres achetés en ligne va-t-il augmenter de 3 euros ?
À compter de ce mois d'octobre 2023, la livraison d'un livre commandé en ligne vous coûtera plus cher. En effet, les frais de port augmentent de trois euros. Du moins pour toutes les commandes inférieures à 35 euros. Même les clients disposant d'abonnements spécifiques n'échapperont pas à la mesure.Celle-ci vise surtout les grandes plateformes de vente sur Internet, qui captent déjà environ 10 % du marché français. L'un des leaders du secteur, Amazon, n'a pas manqué de critiquer cette mesure.Pour le géant du commerce en ligne, en effet, cette augmentation significative du prix des livres, et notamment des livres de poche, ne fera pas pour autant revenir les lecteurs vers les librairies. L'entreprise rappelle également que ses services seraient très utiles aux habitants des zones dépourvues de librairies, ce qui représenterait 90 % du territoire.Amazon a donc décidé de déposer un recours devant le Conseil d'État, ce qui, en attendant la décision de cet organisme, n'empêchera pas cette hausse de s'appliquer.Une concurrence déloyale ?Le but de cette hausse des frais de port est de protéger les librairies indépendantes contre ce qu'elles considèrent comme une concurrence déloyale.Les libraires considèrent en effet que les plateformes de vente en ligne peuvent proposer à leurs clients des frais de livraison très minimes, voire nuls. En effet, même s'ils perdent alors de l'argent, ils peuvent se rattraper sur d'autres produits.Ce que ne peuvent faire les libraires, qui n'ont pas vocation à diversifier leur offre de manière aussi large. Par ailleurs, ils réfutent l'argument d'Amazon, selon lequel les plateformes seraient le seul recours des lecteurs n'ayant aucune librairie à leur disposition.Ils rappellent en effet que, dans la majorité des cas, les libraires procèdent eux aussi à la livraison des livres à domicile.Il n'est cependant pas sûr que la mesure profite vraiment aux libraires indépendants. En effet, les Français qui ne commandent pas leurs livres en ligne les achètent plutôt dans des chaînes spécialisées, comme la Fnac, ou dans les rayons livres des grands magasins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'augmentation du prix des cigarettes est-elle efficace ?
Depuis plusieurs années, le prix du paquet de cigarettes n'a cessé d'augmenter. Il est en effet passé, en moyenne, de 4 euros en 2003 à 8 euros en 2018, avant de franchir le cap des 10 euros deux ans plus tard.Une nouvelle hausse, en mai 2023, porte de nombreuses marques à 11 euros. Et le gouvernement avait décidé la poursuite de cette évolution pour 2024. Mais la Première ministre en a décidé autrement.Elle a cependant annoncé d'autres mesures pour freiner le tabagisme des jeunes, comme l'interdiction des cigarettes électroniques jetables.Un moyen efficaceLa communauté médicale déplore ce changement de pied. Elle considère que l'augmentation du prix des cigarettes est le meilleur moyen de faire baisser le nombre de fumeurs. Cet enchérissement des cigarettes empêcherait aussi les jeunes d'acheter leur premier paquet.D'après les addictologues, la baisse du nombre de fumeurs suivrait très vite la hausse du prix du tabac. En effet, une augmentation de ce prix de 20 % entraînerait très rapidement une diminution de 10 % du nombre de fumeurs. Pour 40 % d'entre eux, elle serait d'ailleurs la principale cause d'un éventuel sevrage.Et, de fait, cette baisse du nombre de fumeurs semble accompagner la hausse du prix du tabac. En effet, on a compté 2 millions de fumeurs en moins entre 2016 et 2019.On ne s'étonne d'ailleurs pas de l'effet dissuasif d'une telle mesure quand on garde présent à l'esprit qu'un fumeur régulier dépense plus de 300 euros par mois pour ses cigarettes, soit près de 4.000 euros par an.Ceci étant, le prix n'est pas le seul outil à la disposition du gouvernement dans sa lutte contre le tabagisme. Le succès de la cigarette électronique, critiquée cependant par de nombreux médecins, l'interdiction de fumer dans les lieux publics ou le remboursement des substituts nicotiniques y ont aussi contribué.Si l'on en croit certains addictologues, la hausse des prix du tabac ne sera vraiment efficace que si elle est importante et régulière. Autrement dit, il faudrait augmenter le prix des cigarettes chaque année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le salaire minimum en Angleterre ?
Émules de Margaret Thatcher et fervents défenseurs du libéralisme économique, les conservateurs anglais, actuellement au pouvoir, se sont longtemps montrés hostiles à l'idée même de salaire minimum. Ils pensaient en effet qu'il pouvait inciter les employeurs à ne pas recruter les travailleurs les moins productifs. Dans ce sens, le salaire minimum pouvait donc nuire à l'emploi.Mais ils ont fini par changer d'avis. Ils ont non seulement accepté l'instauration du "national living wage", comme on appelle le salaire minimum outre-manche, mais ils n'ont cessé de l'augmenter.En effet, le salaire minimum anglais a progressé d'un tiers entre 2015 et 2020. Il a même dépassé, dès cette époque, le niveau du smic français....Et qui augmente encoreLe gouvernement britannique a décidé d'augmenter à nouveau le salaire minimum. Il se montait jusqu'à présent à 10,42 livres sterling de l'heure, ce qui représente environ 12 euros. C'est déjà un niveau plus élevé que le smic, qui s'élevait à 11,52 euros bruts de l'heure en mai 2023.Le salaire minimum anglais devrait donc être à nouveau relevé en avril 2024. Il devrait alors passer à au moins 11 livres de l'heure, soit 12,67 euros. Cette revalorisation devrait concerner environ deux millions de personnes.Pour tenter de gommer l'image un peu élitiste qui reste attachée aux tories britanniques, le gouvernement de Rishi Sunak veut faire de l'augmentation des salaires bas l'un de ses objectifs majeurs. Ainsi, le salaire minimum devrait-il atteindre les deux tiers du salaire médian.Si le Premier ministre adopte une telle politique, qui bouscule un peu les idées économiques de son parti, c'est en vue des élections législatives de janvier 2025, que les conservateurs pourraient perdre si l'on en croit les sondages actuels.La revalorisation du salaire minimum les effraie d'ailleurs moins. Pragmatiques, les tories constatent en effet que, pour l'instant, elle n'a pas d'effet notable sur l'emploi.Cette mesure est annoncée en même temps qu'une modification du système d'aides sociales, dont le but est d'inciter les gens à revenir sur un marché du travail qu'ils ont quitté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les vélos électriques sont-ils si chers ?
Les Français se mettent décidément au vélo et apprécient même de plus en plus ce mode de transport écologique. Environ un ménage sur deux en posséderait un. Mais pas n'importe lequel.Beaucoup d'entre eux, en effet, préfèrent le vélo à assistance électrique, ou VAE. Comme son nom l'indique, il est équipé d'un petit moteur électrique, qui fonctionne sur batterie. Il permet de faire de plus longues distances sans se fatiguer.Mais ces vélos ne sont pas bon marché, certains coûtant même très cher. Il est vrai que certains modèles d'entrée de gamme sont disponibles à partir de 500 euros en magasin.Mais il faut compter à peu près le double, en moyenne, pour avoir un bon vélo. Certains modèles sont bien plus dispendieux. Des vélos légers, dépassant les 45 km/h, se négocient à partir de 3.000 euros.Mais certains vélos haut de gamme coûtent plus de 10.000, voir plus de 14.000 euros, soit autant que certaines voitures.Les raisons d'un tel surcoûtOn peut se demander pourquoi ces vélos électriques coûtent aussi cher. L'explication tient surtout à la progression, parfois très forte, de certains coûts.C'est le cas des transports. En effet, la majorité des éléments entrant dans la fabrication de ces vélos, qu'il s'agisse des cadres ou des pneus, viennent d'Asie. Or, les prix du transport des marchandises par containers a explosé.Les coûts de production ont eux-mêmes augmenté. Même si la main-d'œuvre chinoise ou taïwanaise est nettement moins payée qu'en Europe, ce n'est pas forcément le cas dans certains secteurs de précision.La fabrication des vélos électriques demande en effet l'intervention de techniciens qualifiés, dont il faut rétribuer l'expertise.Enfin, il va de soi que les fabricants font des bénéfices sur la vente de ces vélos. Il est difficile de connaître le montant de ces marges, même si l'on sait qu'il est sans doute plus élevé pour les produits haut de gamme.Tous ces éléments sont finalement répercutés, peu ou prou, sur le prix de vente des vélos électriques. Deviendront-ils demain des produits de luxe, réservés à une élite fortunée ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien coûte un traitement contre les punaises de lit ?
Selon un rapport officiel, 11 % des foyers français auraient été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022. Le problème n'est donc pas négligeable et il prend même de l'ampleur.D'autant que ces insectes fréquentent les domiciles des particuliers, mais aussi les lieux publics. On les transporte souvent dans ses bagages ou dans les vêtements ou les meubles d'occasion qu'on vient d'acheter.Ces insectes nocturnes, qui se nourrissent du sang des dormeurs, sont difficiles à repérer. Ils ne transmettent pas de maladies mais leurs piqûres sont irritantes.On peut essayer de s'en débarrasser par soi-même. On peut alors utiliser certains insecticides, en aérosol ou par fumigation. Leur coût moyen varie entre 10 et 30 euros. Mais ils ne pourront, au mieux, que freiner la propagation des insectes et ils peuvent se révéler toxiques.Un coût variableC'est pourquoi il vaut mieux s'adresser à des professionnels. Ils seront seuls en mesure de vous débarrasser vraiment des punaises de lit qui ont envahi votre logement.Le traitement proposé commence par la détection de ces insectes, qui n'est pas toujours aisée. Leurs excréments, ou de petites taches de sang, quand ils sont écrasés par le dormeur, peuvent laisser de menues traces.Pour mieux les déloger, et repérer jusqu'à leurs nids, les professionnels utilisent parfois des chiens spécialement entraînés, dont le flair est capable de dépister les insectes.Le professionnel pulvérise ensuite, dans tout le logement, un produit conçu à la fois pour son efficacité et son absence de toxicité pour les humains. Il peut aussi recourir à un traitement thermique, à base de vapeur sèche, afin de déshydrater les insectes.Le coût du traitement dépendra de la méthode utilisée, de la surface à traiter et du nombre de passages jugé nécessaire. Les spécialistes conseillent souvent deux interventions, afin de tuer à la fois les punaises de lit adultes et les œufs.C'est ainsi que, pour un logement de 30 m2, comportant deux chambres, le traitement contre les punaises de lit coûtera, en moyenne, entre 400 et 600 euros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les jeunes jouent-ils en bourse ?
Même si les Français montrent encore une certaine prudence en la matière, l'investissement sur les marchés boursiers fait chaque jour de nouveaux émules. Environ un Français sur cinq se dit prêt à y placer une partie de son argent. Et 10 % d'entre eux le font effectivement.Et ce type d'investissement intéresse de plus en plus les jeunes. C'est le principal enseignement d'une récente enquête, parue en 2022. Elle révèle en effet que 10 % des détenteurs d'actions ont moins de 25 ans.5 % de cette classe d'âge en posséderaient désormais, contre près de 2,5 % en 2019. Par ailleurs, environ 600.000 investisseurs de moins de 35 ans ont fait leur entrée sur les marchés boursiers depuis 2019.Avec le temps, l'engouement ne se dément pas. Au premier trimestre de 2023, en effet, près de 39 % des nouveaux détenteurs d'actions avaient moins de 35 ans, contre 28 % en 2020. Et 14 % de ces nouveaux investisseurs avaient même moins de 25 ans.Les raisons d'un succèsMais comment expliquer un tel succès ? Les spécialistes invoquent l'apparition de nouveaux modes d'investissement en ligne. Plus ludiques, et d'un maniement plus intuitif, ils conviennent mieux à un public plus jeune.Par ailleurs, une nouvelle génération de courtiers, souvent appelés "néo-brokers", proposent des transactions boursières propres à attirer les jeunes. Elles sont en effet annoncées comme étant sans frais, ce qui peut séduire un public qui n'a pas toujours des revenus très élevés.Cet engouement peut aussi s'expliquer par une certaine appétence au risque. Selon une récente enquête, publiée en 2022, 37 % de ces jeunes investisseurs seraient dans cet état d'esprit.Selon le même sondage, plus de 40 % d'entre eux pensaient, en 2022, que l'évolution de la situation économique devrait être favorable. Autant de dispositions ne pouvant que les inciter à investir en bourse.Reste à savoir quelle serait leur attitude si la conjoncture économique s'aggravait. Dans ce cas, les jeunes investisseurs garderont-ils leurs actions ? Et que feront-ils en arrivant dans la vie active ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.