
Vlan!
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S7 Ep 406#357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence artificielle avec Mathilde Cerioli (partie 1)
Mathilde Cerioli est psychologue & neuroscientifique spécialisée sur l’enfance, et cofondatrice de Everyone.ai, une startup qui explore l’intersection entre intelligence artificielle, développement de l’enfant et accompagnement éducatif. Ce qu’elle partage est essentiel et questionne beaucoup de parents, de professeurs et globalement un peu tout le monde.Dans cet épisode, nous abordons un sujet aussi fascinant qu’inquiétant : l’impact de l’intelligence artificielle sur les enfants, ces humains en devenir dont le cerveau reste en construction jusqu’à l’âge de 25 ans. Ce chiffre m’a d’ailleurs profondément surpris – et a donné une autre ampleur à notre discussion.J’ai invité Mathilde parce que son regard est unique : ancré dans la science, mais aussi profondément humaniste. Ensemble, nous avons parlé de la plasticité cérébrale, des risques d’une surexposition aux écrans, et des interactions déshumanisées avec des IA comme Child GPT. Mais aussi des modèles éducatifs trop technologiques qui risquent d’abîmer le lien adulte-enfant.Nous avons évoqué la manière dont nos peurs parentales peuvent devenir des prophéties autoréalisatrices, la nécessité de concevoir des technologies à hauteur d’enfant, et surtout comment l’IA peut être mise au service d’un accompagnement plus respectueux de chaque étape du développement humain.Ce fut une conversation riche, nuancée, parfois inconfortable, mais nécessaire. Si comme moi, vous pensez que la manière dont on traite les enfants dit tout de la société qu’on construit, alors vous êtes au bon endroit. Bonne écoute !5 citations marquantes :« Un enfant, au sens du développement cérébral, c’est une personne de 0 à 25 ans. »« On est meilleur pour protéger nos enfants que pour se protéger nous-mêmes. »« L’IA peut créer des relations sans friction, mais ce n’est pas une relation humaine. »« Les émotions, ce n’est pas rationnel – c’est subjectif, surtout chez les adolescents. »« Si on veut que les enfants développent leur esprit critique, on doit valoriser le processus, pas le résultat. »10 questions structurées posées dans l'interview :Pourquoi as-tu cofondé Everyone.ai ?Quel est le lien entre intelligence artificielle et développement de l’enfant ?Le néolibéralisme est-il compatible avec l’éthique dans la tech ?Est-il vrai que les dirigeants de la tech interdisent les écrans à leurs enfants ?Qu’est-ce qu’un enfant, d’un point de vue neuroscientifique ?Quels sont les risques d’une IA qui simule des interactions humaines avec les enfants ?Pourquoi les adolescents sont-ils particulièrement vulnérables aux IA conversationnelles ?Peut-on vraiment apprendre efficacement sans écrire soi-même ?Quelles sont tes principales craintes vis-à-vis de l’IA et des enfants ?Quels conseils donnerais-tu aux parents pour favoriser l’apprentissage réel face à l’IA ?Timestamps clés pour YouTube :00:00 Introduction et sujet de l’épisode03:50 Présentation de Everyone.ai07:00 Les modèles économiques contre l’éthique10:30 L’impact de l’IA sur les enfants14:00 Développement cérébral jusqu’à 25 ans20:00 Frustration, solitude et rôle des parents27:00 Risques des IA émotionnelles avec les enfants35:00 Adolescence et vulnérabilité aux IA42:00 Addiction émotionnelle et témoignages50:00 Processus vs. résultat dans l’apprentissage54:00 Apprentissage intrinsèque et éducation Suggestion d'autres épisodes à écouter : #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP) Vlan #98 Comment développer l'intelligence émotionnelle de vos enfants avec Catherine Gueguen (https://audmns.com/iZejiEp) Vlan #102 Comment éduquer ses enfants dans ce monde complexe avec Joel de Rosnay et Aurélie Jean (https://audmns.com/zuEyWzI)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 405[SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse
Cette newsletter va vous choquer car vous pensez savoir et vous allez réaliser que non. Notre téléphone est ce que nous touchons le plus dans notre vie avant même le corps de nos enfants ou de notre partenaire. Nous vivons une épidémie silencieuse d'addiction technologique, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ce n'est pas de notre faute.Et voici mon tedx : https://www.youtube.com/watch?v=Vhzd2fPtduE&t=18s&pp=ygUJcG91eSB0ZWR4En 2014, il y a 11 ans, ma petite amie de l'époque m'offrait un livre intitulé « Se débrancher chaque jour pour une meilleure vie ».C'est à peu près à cette même époque que je lisais Eli Pariser et sa bulle de filtre.Bref, cela fait longtemps que j'ai un souci avec les écrans, et c'est évidemment lié à ma nature curieuse mais aussi à mon travail de créateur de contenus par définition (ou au moins, c’est l’excuse que je me trouve).Dix ans plus tard, force est de constater que le problème ne s'est pas arrangé. Bien au contraire. Il s'est développé, infiltrant chaque recoin de mon quotidien avec une efficacité terrifiante.Et les études me prouvent que c’est sans doute pareil pour vous.Le sentiment partagé d'une difficulté à s'en libérer est bien réel mais ce n'est pas un manque de volonté individuelle, mais un problème systémique et culturel, intentionnellement conçu.Comme me le rappelle Johann Hari, que j'ai eu la chance de recevoir récemment sur Vlan!, notre attention a été volée. Les réseaux sociaux sont délibérément conçus pour nous rendre complètement addicts.Parce que je suis de bonne volonté et que regarder les heures perdues sur ces réseaux m’effraient, je me suis mis une limite de temps et après 30 minutes quand je vais sur Instagram, LinkedIn ou TikTok, j'ai ce petit message qui me rappelle que « non Greg, c'est pas bien ».Ça me donne une illusion de contrôle, c'est bien mais inutile en réalité, je le passe d’un mouvement de pouce rapide et ferme.Comme tout le monde, je me suis fait manipuler.Je ne sais pas vous, mais je trouve ça frustrant de le savoir, de comprendre un peu près les impacts - et pourtant de ne pas réussir à reprendre le contrôle. Je n'aime pas cette « faiblesse » que j'observe chez moi.C'est terrible parce que je me vois faire et je peste parce que c'est plus fort que moi.Cette newsletter, c'est ma tentative de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là, et surtout, comment nous pouvons nous en sortir - collectivement.Car il ne s'agit pas que de notre addiction compulsive à notre smartphone et de plus en plus à l'IA, mais de l'impact que cela peut avoir sur notre cerveau, notre Q.I., notre Q.E., notre capacité à réfléchir avec une pensée critique et à fonctionner avec d'autres.Après cette newsletter, vous allez vous observer vos usages de manière différente.La psychotherapeute Esther Perel parle d'une « atrophie sociale » - l'atrophie dans le corps, c'est quand un muscle n'est pas assez utilisé, alors il disparaît.ll semblerait qu'il se passe la même chose pour nous et qu’en réalité, cela va beaucoup plus loin que ça.Ne vous attendez pas à ce que je vous dise de faire çi ou ça ou que je sois vent debout contre les technologies.Je suis - vous l'aurez compris –un usager frénétique de mon mobile et de l'IA. Je serai donc mal placé pour vous donner des conseils que je ne mets moi-même pas en place ou vous dire que la technologie c’est mal.Néanmoins, je vais partager avec vous les pare-feux que j'essaie de mettre en place pour me prémunir de tout ce que je vais vous expliquer. C’est plus qu’urgent ! Suggestion d'autres épisodes à écouter : [HORS-SERIE] Ce qu'on ne vous dit pas sur la guerre de l'attention? avec Yohann Hari (https://audmns.com/vgnINJm) [Hors-serie] Rewire your dopamine system with Anna Lembke (https://audmns.com/DLjKIPL) Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel (https://audmns.com/FGuIRnh)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 404#356 Le hasard existe-t-il vraiment? Avec le Précepteur
Charles Robin est philosophe et créateur de la chaîne YouTube « Le Précepteur », qui réunit aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. Il s'est dernièrement intéressé à une thématique aussi fascinante que complexe : le hasard. C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de l’inviter pour plonger dans cette notion que nous utilisons tous, parfois à tort, souvent avec mystère.Dans cet épisode, nous nous interrogeons ensemble : est-ce que le hasard existe vraiment ? Ou est-ce simplement un mot que nous utilisons pour désigner ce que nous ne comprenons pas ? Charles, avec son approche pédagogique et nuancée, nous entraîne sur les traces de Spinoza, Sartre, Jung et d’autres penseurs majeurs pour explorer le déterminisme, la liberté, le sens et nos conditionnements, aussi bien sociaux que biologiques.J’ai voulu comprendre avec lui si donner du sens à une coïncidence était un acte rationnel ou une nécessité psychologique. Nous avons parlé de synchronicités, de loi de l’attraction, de spiritualité, mais aussi du besoin très humain de croire que certaines choses sont "destinées". Car au fond, dans un monde incertain et parfois brutal, n’est-ce pas réconfortant de penser que les signes existent pour nous guider ?Avec beaucoup de sincérité, Charles partage aussi son parcours : comment il a commencé à publier des vidéos de philo à une heure du matin, sans plan de carrière, juste porté par une envie de transmettre. Il parle de ses inspirations, de ses lectures, de ce que la philosophie peut nous apporter dans nos vies très concrètes, à travers nos relations amoureuses, nos colères en voiture ou nos moments d’échec.Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette discussion, c’est cette manière de ramener la pensée philosophique dans notre quotidien, avec simplicité et honnêteté. Nous avons aussi exploré des sujets qui me sont chers : la liberté réelle (ou illusoire), la responsabilité individuelle, le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, et cette capacité à prendre du recul, à observer nos propres conditionnements pour mieux avancer.Un échange dense, humain, et profondément inspirant. À écouter si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certaines choses vous arrivent, ou si vous voulez simplement apprendre à mieux comprendre votre propre façon de voir le monde.Citations marquantes“On ne se croit libre que parce qu’on ignore qu’on est déterminé.” — Charles Robin“Prendre les choses personnellement, c’est croire que l’autre agit contre nous.” — Charles Robin“Le fatalisme, c’est attendre que le destin fasse à notre place.” — Charles Robin“L’émotion, c’est le mouvement de l’âme.” — Charles Robin“La liberté, c’est ce moment d’inconfort où tu dois choisir.” — Charles RobinLes grandes questions posées Pourquoi avoir choisi le thème du hasard pour ton TED Talk ?Quelle est la vision de Spinoza sur le hasard ?Peut-on vraiment être libre si tout est déterminé ?En quoi la spiritualité et l’ésotérisme peuvent-ils mener à la philosophie ?Est-ce que prendre les choses personnellement est une erreur ?Peut-on forcer le destin ?Quelle différence fais-tu entre déterminisme et fatalisme ?L’amour est-il un terrain privilégié pour comprendre nos conditionnements ?Comment es-tu venu à faire de la philosophie sur YouTube ?Est-ce que donner du sens au hasard est vital pour les humains ?Timestamps YouTube00:00 – Introduction sur le hasard et la loi de l’attraction01:21 – Rencontre avec Charles Robin, aka Le Précepteur03:00 – Pourquoi choisir le hasard comme thème de vulgarisation ?05:30 – Synchronicités, clins d’œil de la nature et perception08:40 – Spinoza : le hasard comme ignorance des causes11:00 – Liberté, déterminisme et responsabilité selon Spinoza17:00 – Les Accords Toltèques et la rationalisation des émotions23:00 – Conditionnements biologiques et sociaux29:00 – L'impact des biais cognitifs sur notre perception35:00 – L’émotion : expression du mouvement intérieur38:00 – Le déterminisme comme participation au réel45:00 – Perception sélective et réalité subjective52:00 – Science, croyance et besoin de sens56:00 – Origine de la chaîne YouTube “Le Précepteur” Suggestion d'autres épisodes à écouter : #277 Le pouvoir de la mémoire : vivre avec son passé pour avancer avec Charles Pepin (https://audmns.com/kymWSYh) #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn) [BEST-OF] Comment ne pas être esclave de la société? avec Alexandre Lacroix (https://audmns.com/cWqkPXv)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 403[MOMENT] Urgence et dignité : comprendre ce qui se passe sous les bombes avec Xavier Emmanuelli
Xavier Emmanuelli, médecin urgentiste, cofondateur de Médecins Sans Frontières et fondateur du Samu Social, est une figure incontournable de l’humanitaire français. J'ai décidé de diffusé cet extrait en pensant aux personnes en Ukraine, au Liban, en Palestine, en Iran et en Israel et partout ou il y a de l'extrême pauvreté.Cet épisode est le seul qui m'a fait pleurer. Dans ce moment, nous revenons sur un parcours hors-norme, forgé par l’urgence, l’aventure et une volonté farouche d’agir.Dès les premières minutes, Xavier nous plonge dans les débuts empiriques de MSF, entre utopie, romantisme et réel besoin d'intervenir face aux drames humanitaires. J’ai questionné Xavier sur la genèse de cet engagement, sur ce que cela voulait dire être un médecin "marginal", prêt à quitter le confort pour aller au contact de l’inacceptable.Dans ce moment, nous parlons de camps de réfugiés, de médecine improvisée, de camaraderie virile, de solitude aussi. Il m’a raconté des scènes saisissantes, comme ce moment où il comprend, des mois plus tard, ce qu’accompagner un humain jusqu’à la mort veut vraiment dire.Il ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance. Ce qu’il a toujours voulu, c’est inventer des outils utiles, sauver des vies, et rester fidèle à ce regard de médecin qui ne flanche pas. C’est un récit brut, direct, mais profondément humain.Un moment essentiel pour comprendre les coulisses de l’humanitaire, raconté par l’un de ses pionniers les plus lucides.5 citations marquantes :« J’ai ramassé mon sac de balles. »« Ce n’est pas des médecins qui ont fondé MSF, c’est un journaliste. »« On ne pouvait pas craquer, on était 24h sur 24 sous le regard de ses camarades. »« J’ai mis des mois à comprendre que c’est ça qu’il fallait faire : accompagner son frère humain. »« Dans ma vie de réanimateur, je n’ai rencontré personne. J’ai rencontré des cas. »4. 10 questions posées dans l’interview :Comment est née Médecins Sans Frontières ?Étiez-vous préparés à ce que vous alliez vivre sur le terrain ?Quelle était la dynamique entre les fondateurs ?Que représente pour vous l’idée d’être marginal ?Quelle place avait l’aventure dans votre engagement ?Comment faisiez-vous pour gérer un camp de réfugiés sans formation logistique ?Qu’avez-vous ressenti en découvrant l’impuissance médicale face à certaines blessures ?Quelle leçon avez-vous tirée de ces expériences extrêmes ?Est-ce que vous vous considérez comme un humanitaire ou un médecin avant tout ?Quel héritage pensez-vous avoir laissé avec le Samu Social et MSF ?5. Timestamps clés pour YouTube :00:00 – Les origines de MSF et l’influence de Che Guevara01:40 – Rôle du journaliste Raymond Borel dans la fondation03:11 – La quête d’initiation dans l’humanitaire05:07 – Une mythologie virile et marginale06:12 – Gestion empirique des camps de réfugiés08:45 – Une scène marquante : accompagner une jeune fille mourante11:25 – Le parcours de formation émotionnelle12:28 – Le poids de l’anonymat du réanimateur14:21 – Créer un outil dans le chaos15:29 – Les souvenirs au BangladeshHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 402#355 La santé mentale decomplexée avec Psykocouac
Pierre Bordaberry, plus connu sous le pseudonyme Psykocuack, est psychologue et l’un des vulgarisateurs les plus influents sur YouTube dans le domaine de la psychologie. Sa chaîne, la plus suivie en France sur le sujet, est un espace d’information, de réflexion et de remise en question permanente des idées reçues.Cela fait longtemps que je m'intéresse à la psychologie, que je consulte moi-même ou que je reçois des psys sur ce podcast.Mais parfois, une voix se distingue nettement des autres. Celle de Pierre m’a bousculé, en bien. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à soigner l’image du psy. Il veut rendre la psychologie accessible, humaine, concrète, débarrassée de son vernis universitaire ou mystifiant. Il parle simplement, avec ses mots, avec une sincérité désarmante. Et ça, ça fait du bien.Dans cet épisode, nous avons parlé de tout ce qui nous traverse profondément mais que l’on a parfois du mal à formuler : la solitude, la pression du développement personnel, la masculinité toxique, la violence et ses justifications, la fatigue informationnelle, l’individualisme, les ados, les écrans… et surtout de ce que cela dit de nous, de notre société, et des chemins qu’on peut emprunter pour aller mieux.J’ai voulu comprendre ce qui l’a poussé à sortir de son cabinet pour créer une chaîne YouTube, ce qu’il observe chez les jeunes, chez les hommes, chez ceux qui ne consultent pas. Pourquoi certains refusent la psychologie ou s’en méfient. Et puis on a parlé du rôle des psys aujourd’hui : doivent-ils rester dans leur coin à attendre que les gens viennent à eux ? Ou faut-il aller chercher ceux qui n’osent pas, ceux qu’on ne voit jamais en consultation ?Pierre propose des pistes, souvent à contre-courant, mais toujours solidement ancrées dans les réalités humaines. Il parle aussi de ses limites, de ce qu’il ne sait pas, de la complexité d’apporter un conseil sans connaître les gens. C’est rare et précieux.Si vous vous intéressez à la psychologie, ou si vous pensez que ce n’est « pas pour vous », alors cet épisode l’est probablement. C’est dense, cash, sans fioritures, et profondément utile pour comprendre notre époque et notre fonctionnement intérieur.5 citations marquantes« Ce que je veux, c’est que la psychologie redescende dans la rue. »« Le développement personnel, c’est bien… mais pour ceux qui vont bien. »« S’informer sans pouvoir agir, c’est un ticket direct pour l’impuissance. »« La santé mentale, ce n’est pas juste un psy dans un cabinet. »« Comprendre, c’est bien. Mais après, il faut savoir quoi en faire. »10 questions structurées posées dans l’interviewPourquoi t’es-tu lancé sur YouTube pour parler de psychologie ?Comment expliques-tu le succès de ta chaîne ?Est-ce qu’aller voir un psy signifie forcément qu’on va mal ?Que penses-tu de l’impact de l’isolement sur la santé mentale ?Quelle est ta critique du développement personnel ?Quelles sont les différences hommes/femmes dans la consultation psy ?Penses-tu qu’on vit une crise de santé mentale ?Comment agir face à un monde anxiogène ?Que peuvent faire les psys pour toucher davantage de publics ?Quel est ton regard sur les réseaux sociaux et les adolescents ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction : pourquoi la psychologie ?02:30 – Origine de la chaîne PsychoQuack04:00 – Démocratiser la figure du psy07:00 – Le vrai rôle de la psychologie08:00 – Isolement, société et santé mentale14:00 – Le développement personnel en question17:00 – Masculinité, narcissisme et résistance au soin22:00 – Crise de santé mentale ou prise de conscience ?29:00 – S’informer ou se protéger ?39:00 – Le danger des réseaux sociaux47:00 – Conseils aux parents d’ados52:00 – Famille, proximité, et portables Suggestion d'autres épisodes à écouter : #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS) #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG) #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 401[SOLO] L'amitié : le hack ultime de nos vies
Cet épisode solo est une lecture de ma newsletter si vous souhaitez prendre le temps de revenir sur le texte, c'est ici : https://vlan.kessel.media/Aussi tous les épisodes sont maintenant disponible en vidéo sur youtube ici : https://www.youtube.com/@vlanpodcastImaginez un instant que je vous pose cette question : "Êtes-vous un bon ami ?" Votre première réaction sera probablement un "oui" automatique. Nous nous considérons tous comme de bons amis. Nous sommes là quand ça va mal, nous écoutons, nous conseillons, nous soutenons. Moi le 1er d’ailleurs.Creusons un peu plus profondément avec quelques questions moins confortables :Avez-vous déjà annulé un dîner avec des amis parce qu'une grosse flemme et une bonne série se sont présentées ?Avez-vous déjà mis involontairement de la distance avec un ami parce que vous débutiez une relation amoureuse ?Combien de fois par mois appelez-vous vos amis juste pour prendre de leurs nouvelles, sans agenda caché ?Quand un ami traverse une période difficile, allez-vous physiquement chez lui pour vous asseoir en silence et partager sa peine ?Avez-vous déjà dit "je t'aime" à un ami homme (si vous êtes un homme) ou avez-vous déjà exprimé votre affection profonde sans détour ?Soudainement, la réponse devient moins évidente…Cette gêne que vous ressentez peut-être en lisant ces questions n'est pas accidentelle.Les amitiés ne sont pas des relations sur lesquelles nous concentrons beaucoup de notre énergie dès lors que l’on arrive à l’âge adulte.D’ailleurs, plusieurs penseurs s’accordent à dire que nous vivons dans une société qui a méthodiquement dévalorisé ce qui pourrait être notre plus puissant antidote contre les maux de notre époque.Tout simplement parce que parmi toutes nos relations, l’amitié est la seule qui ne soit pas particulièrement fertile économiquement.Cette semaine, j’ai décidé de creuser l’amitié parce que pour moi qui ne suis pas marié, ces relations sont les plus essentielles et que j’ai la sensation que nous sabotons inconsciemment ce qui est notre meilleure arme contre les maux de notre époque.D’ailleurs, j’aimerais dédier cette newsletter aux personnes qui sont là pour moi, celles qui sont les plus proches depuis tellement d’années dans les rires comme dans les pleurs mais aussi parfois malgré des distances physiques voire temporelles.Et puis, j’écris cette newsletter pour moi aussi parce que j’ai évidemment pleins de dysfonctionnements dans ma manière d’aborder l’amitié et donc c’est une recherche personnelle comme chaque fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa) [SOLO] Apprendre à gérer une discussion compliquée! (https://audmns.com/ciholDL)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 400#354 Le chien est-il le miroir de nos névroses? Avec Mylène Bertaux
Mylène Berthaux est journaliste, elle a longtemps mené des enquêtes sérieuses pour différents médias, mais un petit chien nommé "Toutoute" a bouleversé sa vie — au point de l’emmener aux quatre coins du monde pour comprendre un phénomène de société aussi tendre qu’inattendu : la place grandissante du chien dans nos vies.Dans cet épisode, elle raconte comment, à partir de son attachement presque irrationnel à Toutoute, elle a mené une véritable enquête journalistique en France, aux États-Unis, au Mexique, en Inde et en Corée du Sud. Elle observe un mouvement global qu’elle appelle le dog parenting : les chiens ne sont plus simplement des compagnons de vie, ils deviennent des membres à part entière de la famille, des mini-moi habillés, coachés, nourris avec du sans gluten, parfois mieux traités que des humains.Avec une grande liberté de ton et beaucoup d’humour, Mylène décrypte ce que cette évolution dit de nous : une société où les liens humains se fragilisent, où la solitude urbaine explose, où les schémas familiaux se réinventent. Le chien devient alors un catalyseur affectif, un révélateur social, voire un outil de développement personnel. Elle va jusqu’à affirmer, études à l’appui, que les chiens peuvent améliorer notre santé mentale, renforcer nos liens sociaux et faire office de sas émotionnel dans un monde de plus en plus complexe.L’épisode aborde également des sujets plus critiques : la charge mentale genrée autour de l’animal, la transformation des races canines par la mode (avec des conséquences sanitaires lourdes), ou encore l’énorme business qui s’est structuré autour de cette nouvelle figure de l’animal-roi. On découvre que les chiens peuvent être cause de rupture amoureuse, sujet de garde partagée ou prétexte à des dépenses parfois absurdes.En filigrane, Mylène propose un regard sensible et documenté sur la manière dont notre rapport aux animaux, et aux chiens en particulier, reflète nos bouleversements intimes et sociaux.5 citations marquantes“J’ai été victime de la charge mentale de la croquette.”“On reproduit les biais de genre… même avec un chien.”“Un chien aujourd’hui, c’est un outil de développement personnel.”“Les chiens sont à la fois objets et sujets du consumérisme.”“Considérer son chien comme un enfant n’est pas déconnant… neurologiquement parlant.”10 questions structurantes posées dans l’épisodePourquoi as-tu décidé d’enquêter sur la place des chiens dans nos vies ?Comment expliques-tu l’évolution du chien d’animal de compagnie à “membre de la famille” ?Quelle différence entre “propriétaire” et “dog parent” ?Le chien est-il devenu un substitut affectif dans une société en perte de lien ?Y a-t-il une fast fashion canine ? Et quelles en sont les conséquences sanitaires ?Comment le chien impacte-t-il la vie de couple, y compris en cas de séparation ?En quoi le chien est-il un révélateur des inégalités de genre ?Quels sont les effets du chien sur la santé mentale humaine ?Sommes-nous en train de trop humaniser les chiens ?Peut-on aimer les chiens tout en respectant leur nature animale ?Timelapse00:01 → Introduction : la révolution canine00:03 → L’histoire de Toutoute et le déclic personnel00:08 → Enquête internationale : Corée, Mexique, Inde00:15 → Le chien, nouvel enfant ? Mutation de la parentalité00:22 → Anthropomorphisme, éducation et nutrition canine00:30 → Le chien dans le couple : charge mentale et séparation00:38 → Coparentalité canine et implications juridiques00:45 → Bienfaits psychologiques du chien00:50 → Le business mondial du chien00:56 → Villes, urbanisme et intégration canine01:00 → Question finale : comment être humain aujourd’hui avec un chien ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : [HORS SÉRIE] Comment les animaux percoivent-ils le monde? avec Ed Yong (https://audmns.com/KstISYk) #137 Résilience, biomimétisme et connexion au vivant avec Tarik Chekchak (https://audmns.com/JVvudLX)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 399[HORS-SERIE] Ce qu'on ne vous dit pas sur la guerre de l'attention? avec Yohann Hari
Johann Hari est journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, dont Stolen Focus (traduit en français sous le titre On vous vole votre attention). Dans cet épisode en anglais, nous avons parlé ensemble d’un sujet qui nous concerne toutes et tous : la perte de notre capacité de concentration, cet effritement de notre attention auquel nous sommes confrontés au quotidien, sans vraiment comprendre pourquoi ni comment y faire face.Je dois dire que cette conversation m’a profondément marqué. J’ai découvert Johann à travers ses livres, mais surtout à travers sa rigueur journalistique et sa volonté sincère de comprendre les phénomènes qui bouleversent nos vies. Nous partageons cette curiosité commune, cette envie de creuser au-delà des évidences. Et c’est avec une immense joie que je l’ai accueilli dans Vlan pour explorer ce sujet brûlant.Dans cet épisode, je l’ai interrogé sur les causes profondes de notre distraction chronique. Pourquoi avons-nous tant de mal à lire un livre, à rester concentré sur une tâche ou à avoir une conversation profonde ? Est-ce notre faute ? Est-ce une question de volonté ? Ou sommes-nous les victimes d’un système bien plus complexe, bien plus insidieux ?Johann a voyagé à travers le monde, rencontré plus de 250 experts pour comprendre ce qui sabote notre capacité de concentration. Il identifie 12 facteurs majeurs qui nous volent littéralement notre attention : de la manière dont les réseaux sociaux sont conçus pour nous rendre accros, à l’impact du manque de sommeil, de l’alimentation industrielle, de la pollution de l’air, de l’hyperstress… Rien n’est laissé au hasard.Nous avons parlé de son filleul, devenu incapable de vivre sans ses écrans, de l’histoire édifiante d’un séjour à Graceland, et des ingénieurs de la Silicon Valley rongés par la culpabilité. Nous avons abordé les liens entre attention individuelle et attention collective, et donc les conséquences démocratiques de cette crise. Parce que oui, sans attention, il n’y a plus de débat, plus de dialogue, plus de démocratie.Enfin, nous avons exploré des solutions. Des gestes simples à adopter dans notre quotidien, mais aussi des actions collectives pour transformer le système. Johann appelle à une véritable "rébellion de l’attention", un mouvement pour reprendre le contrôle de nos vies mentales, de notre temps, de notre liberté intérieure.Un épisode puissant, lucide, documenté et profondément humain. À écouter absolument si vous avez le sentiment de perdre pied dans un monde qui va toujours plus vite.Citations marquantes"Votre attention ne s’est pas effondrée, elle vous a été volée.""On croit faire des choix, mais dans un environnement qui est truqué contre nous.""Être interrompu est deux fois pire pour votre QI que de fumer un joint.""Personne ne veut vivre dans le monde que les ingénieurs de la Silicon Valley ont créé.""Nous ne sommes pas des paysans médiévaux : nous pouvons reprendre le contrôle."10 questions poséesPourquoi avons-nous autant de mal à nous concentrer aujourd’hui ?Est-ce que les smartphones ont détruit une génération ?Sommes-nous collectivement malades en tant que société ?Pourquoi croyons-nous être multitâches alors que ce n’est pas possible ?Comment la technologie est-elle conçue pour capter notre attention ?Le monde s’accélère-t-il vraiment, et à quel prix ?Pourquoi le sommeil est-il fondamental pour la concentration ?Que fait l’industrie alimentaire à notre cerveau ?Comment agir individuellement contre la distraction ?Quel modèle économique alternatif pour les réseaux sociaux ?Timestamps clés pour YouTube00:00:00 : Introduction – pourquoi notre attention décline00:02:20 : L’histoire touchante de son filleul accro aux écrans00:08:50 : Smartphones et génération détruite ?00:13:00 : Le mythe du multitâche00:19:00 : L’accélération du monde00:23:30 : Le sommeil et ses effets invisibles00:30:00 : Les algorithmes et la colère comme business model00:38:00 : L’importance de l’oisiveté pour la démocratie00:50:00 : Le besoin d’un mouvement collectif01:04:00 : Changer le business model des réseaux sociaux Suggestion d'autres épisodes à écouter : #280 Addiction aux écrans : reprendre le contrôle avec Kenneth Schlenker (https://audmns.com/uOylwQa) #349 Le superpouvoir de la curiosité avec Alexandre Dana (https://audmns.com/fFNNHqm) Vlan #42 Les algorithmes au coeur de l’économie de l’attention avec Stéphan Eloise Gras (https://audmns.com/ATcgcQw)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 398#353 qui dirige le monde? (non ce n'est pas Beyonce) partie 2 avec Vincent Doumeizel
Vincent Doumeizel, expert maritime et auteur passionné, est déjà venu sur Vlan! et nous avait totalement passionné sur un sujet à priori loin de nos priorités : les algues.Cete fois il va encore plus vous surprendre je pense! L'épisode est EXCEPTIONNEL et pourtant à priori le sujet semble, lui aussi, loin de vos préoccupations quotidiennes.IL revient dans cet épisode fascinant pour parler de son sujet de prédilection : l'océan. Après avoir exploré les algues dans un précédent échange, Vincent nous entraîne aujourd’hui dans les mystères encore plus profonds du plancton, un sujet méconnu mais essentiel à la compréhension de notre planète.Dans cet épisode, nous parlons d’un monde invisible qui constitue pourtant 95% de la vie océanique. J’ai questionné Vincent sur la nature du plancton, ses fonctions vitales pour notre écosystème, son potentiel biotechnologique, et surtout, sur l’incroyable pouvoir de régénération et d’innovation qu’il recèle. Savez-vous, par exemple, qu’une simple goutte d’eau contient des millions d’organismes vivants, ou qu’un plancton peut produire du verre à 4°C quand il nous faut 1500°C ?Avec sa verve intarissable et son enthousiasme contagieux, Vincent nous rappelle à quel point l’océan – et ce qu’il contient d’invisible – est le cœur battant de notre planète. Ce dialogue est aussi un cri d’alerte : le plancton est menacé, remplacé petit à petit par des espèces toxiques qui bouleversent les équilibres climatiques et biologiques. Pourtant, c’est aussi une source d’espoir immense : comprendre et préserver le plancton, c’est se donner les moyens de réinventer notre avenir.5 citations marquantes"Le plancton est à la base de toute la vie sur Terre, mais personne n’en parle.""Une goutte d’eau contient des millions de vies invisibles.""Le plancton produit la moitié de l’oxygène que nous respirons.""Ce qui est invisible est souvent ce qu’il y a de plus essentiel.""Le plancton pourrait bien sauver l’humanité… ou la condamner."10 questions structurées posées dans l’interviewC’est quoi exactement un plancton ?Pourquoi ignore-t-on autant l’océan dans notre vision du monde ?Quel est le rôle du plancton dans la chaîne alimentaire ?Peut-on manquer de plancton ?Pourquoi le plancton est-il si peu abordé dans les grandes conférences climatiques ?Que se passe-t-il si les communautés planctoniques changent ?Comment le plancton influence-t-il la couleur de l’océan ?Quel est le lien entre plancton et biomimétisme ?Le plancton peut-il être une solution pour nourrir la planète ?Le capitalisme s’intéresse-t-il assez au potentiel du plancton ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 – Introduction à l’épisode02:30 – L’importance méconnue de l’océan06:45 – Définir ce qu’est le plancton10:15 – Le plancton et le changement climatique15:00 – Le plancton donne sa couleur à l’océan21:00 – Un plancton producteur de verre27:30 – Les méduses, ces super survivantes33:00 – Les dérèglements planctoniques à surveiller39:20 – Peut-on utiliser le plancton pour sauver la planète ?45:00 – Le rôle du plancton dans la conquête spatiale50:00 – Un champ d’innovation et d’espoirHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 397#353 Qui dirige le monde (non ce n'est pas Beyonce) - Partie 1 avec Vincent Doumeizel
Vincent Doumeizel, expert maritime et auteur passionné, est déjà venu sur Vlan! et nous avait totalement passionné sur un sujet à priori loin de nos priorités : les algues.Cete fois il va encore plus vous surprendre je pense! L'épisode est EXCEPTIONNEL et pourtant à priori le sujet semble, lui aussi, loin de vos préoccupations quotidiennes.IL revient dans cet épisode fascinant pour parler de son sujet de prédilection : l'océan. Après avoir exploré les algues dans un précédent échange, Vincent nous entraîne aujourd’hui dans les mystères encore plus profonds du plancton, un sujet méconnu mais essentiel à la compréhension de notre planète.Dans cet épisode, nous parlons d’un monde invisible qui constitue pourtant 95% de la vie océanique. J’ai questionné Vincent sur la nature du plancton, ses fonctions vitales pour notre écosystème, son potentiel biotechnologique, et surtout, sur l’incroyable pouvoir de régénération et d’innovation qu’il recèle. Savez-vous, par exemple, qu’une simple goutte d’eau contient des millions d’organismes vivants, ou qu’un plancton peut produire du verre à 4°C quand il nous faut 1500°C ?Avec sa verve intarissable et son enthousiasme contagieux, Vincent nous rappelle à quel point l’océan – et ce qu’il contient d’invisible – est le cœur battant de notre planète. Ce dialogue est aussi un cri d’alerte : le plancton est menacé, remplacé petit à petit par des espèces toxiques qui bouleversent les équilibres climatiques et biologiques. Pourtant, c’est aussi une source d’espoir immense : comprendre et préserver le plancton, c’est se donner les moyens de réinventer notre avenir.5 citations marquantes"Le plancton est à la base de toute la vie sur Terre, mais personne n’en parle.""Une goutte d’eau contient des millions de vies invisibles.""Le plancton produit la moitié de l’oxygène que nous respirons.""Ce qui est invisible est souvent ce qu’il y a de plus essentiel.""Le plancton pourrait bien sauver l’humanité… ou la condamner."10 questions structurées posées dans l’interviewC’est quoi exactement un plancton ?Pourquoi ignore-t-on autant l’océan dans notre vision du monde ?Quel est le rôle du plancton dans la chaîne alimentaire ?Peut-on manquer de plancton ?Pourquoi le plancton est-il si peu abordé dans les grandes conférences climatiques ?Que se passe-t-il si les communautés planctoniques changent ?Comment le plancton influence-t-il la couleur de l’océan ?Quel est le lien entre plancton et biomimétisme ?Le plancton peut-il être une solution pour nourrir la planète ?Le capitalisme s’intéresse-t-il assez au potentiel du plancton ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 – Introduction à l’épisode02:30 – L’importance méconnue de l’océan06:45 – Définir ce qu’est le plancton10:15 – Le plancton et le changement climatique15:00 – Le plancton donne sa couleur à l’océan21:00 – Un plancton producteur de verre27:30 – Les méduses, ces super survivantes33:00 – Les dérèglements planctoniques à surveiller39:20 – Peut-on utiliser le plancton pour sauver la planète ?45:00 – Le rôle du plancton dans la conquête spatiale50:00 – Un champ d’innovation et d’espoir Suggestion d'autres épisodes à écouter : #228 Comment les algues pourraient TOUT changer? Avec Vincent Doumeizel (https://audmns.com/WSuWaiN) [REDIFF] Réinventer la sagesse de notre rapport à la nature avec Michael Dandrieux (https://audmns.com/dolBVKc)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 396[SOLO] Apprendre à gérer une discussion compliquée!
Quand avez-vous changé d'avis pour la dernière fois sur quelque chose d'important ? Cet épisode est une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner ici !Cette question dérangeante révèle notre époque : nous vivons dans des bulles algorithmiques qui nous nourrissent exclusivement de ce qui conforte nos opinions. Résultat : nous sommes devenus des forteresses intellectuelles, fermées sur elles-mêmes.Je confesse éviter systématiquement les invités avec qui je suis en désaccord profond sur mon podcast - par peur de ne pas être assez combatif. Cette contradiction personnelle illustre un problème collectif : nous avons perdu l'art du désaccord constructif.Pourtant, les scientifiques sont heureux quand ils découvrent qu'ils ont tort, car cela signifie qu'ils vont apprendre quelque chose de nouveau. Les frères Wright se disputaient violemment sur les détails techniques, mais voyaient cette friction comme un ingrédient de la vérité - c'est ainsi qu'ils ont inventé l'avion.Cet épisode explore 4 niveaux d'écoute qui transforment nos conversations : de l'écoute automatique ("je sais déjà ce qu'il va dire") à l'écoute générative (où émergent des solutions qu'aucune partie n'avait imaginées). Elle révèle comment passer de "contre quoi te bats-tu ?" à "pour quoi te bats-tu ?" - une question qui transforme les conflits en collaborations potentielles.J'ai fait égalément référence à la méthode Gordon Crossing (à écouter ici) et à Laurent Combalbert du RAID.L'objectif n'est pas d'éliminer les désaccords, mais d'apprendre à les naviguer avec curiosité. Car si vous tenez quelque chose pour vrai, son exact opposé l'est probablement aussi. Et c'est peut-être là que commence la vraie intelligence collective. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO) [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa) [SOLO] Les 5 vérités inconfortables que j'ai apprise pour faire durer l'amour (https://audmns.com/cTiuBky)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 395#352 La pensée perverse au pouvoir (partie 2) avec Marc Joly
Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde. Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme "pervers narcissique" a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.5 citations marquantes« Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »« Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »« La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »« Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »« Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »10 questions structurées posées dans l'interviewPourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?Timestamps clés pour YouTube00:00 Introduction par Grégory Pouy02:25 Début de l’interview avec Marc Joly04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir07:00 Définition de la perversion narcissique13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques45:00 Trump et le narcissisme grandiose56:00 Déni pervers et politique actuelle01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel MacronHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 395#352 La pensée perverse au pouvoir (partie 1) avec Marc Joly
Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde. Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme "pervers narcissique" a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.5 citations marquantes« Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »« Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »« La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »« Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »« Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »10 questions structurées posées dans l'interviewPourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?Timestamps clés pour YouTube00:00 Introduction par Grégory Pouy02:25 Début de l’interview avec Marc Joly04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir07:00 Définition de la perversion narcissique13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques45:00 Trump et le narcissisme grandiose56:00 Déni pervers et politique actuelle01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron Suggestion d'autres épisodes à écouter : #333 Tout comprendre sur l'emprise et les pervers narcissiques avec Anne-Clotilde Ziegler (https://audmns.com/AGugdzB) #314 Sortir du chaos et comprendre ce qui se joue en politique (partie 2) avec Raphael Llorca (https://audmns.com/PrcRrZy) #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 394[MOMENT] Comment concrêtement réguler son stress avec ludovic Leroux
Ceci est un "moment", c’est-à-dire un extrait d’un épisode plus long déjà diffusé sur Vlan!Ludovic Leroux est coach, formateur et spécialiste de l’accompagnement humain. À travers son parcours mêlant sport, psychologie et pratique corporelle, il s’est forgé une expertise unique sur l’intégration des savoirs par le corps. Dans cet extrait de notre conversation, j’ai voulu comprendre ce qui fait que, bien souvent, on « sait » quoi faire pour aller mieux... mais on ne le fait pas.Avec Ludovic, on est allé au cœur de cette problématique. Il explique avec simplicité et clarté pourquoi la théorie ne suffit pas, surtout dans le domaine du développement personnel. J’ai aimé sa manière très concrète de ramener les apprentissages au corps, à la physiologie, à l’expérience vécue. Il évoque les quatre portes d’entrée qui permettent de réguler notre système nerveux : le mental (par la visualisation), la physiologie (à travers la respiration), le corps mécanique (grâce au mouvement, au stretching, au yoga), et l’esprit (via la connexion à la nature, la méditation ou encore le lien social).Ce qui m’a marqué, c’est cette idée que nous connaissons souvent les outils – comme la cohérence cardiaque – mais que nous les utilisons seulement en pompier, quand ça va mal, plutôt que comme des entraînements réguliers. Ludovic nous invite à changer ce rapport à la pratique, à transformer des petits gestes simples (soupirs, bâillements, étirements, respiration) en véritables rituels de régulation. Il parle aussi de la fameuse douche froide, non pas comme un défi de guerrier, mais comme un moyen d’apprendre à ne pas fuir l’inconfort et à reprogrammer notre rapport au stress.Dans cet épisode, nous parlons donc de comment « faire descendre » les apprentissages dans le corps, d’observation de soi, de rituels, de reconnexion et de responsabilité personnelle. Une plongée passionnante pour toutes celles et ceux qui veulent incarner ce qu’ils apprennent, plutôt que de juste l’accumuler dans la tête.Un moment puissant, inspirant, et profondément pratico-pratique.Citations marquantes"La différence, c’est : est-ce que je le fais déjà ?""Notre système nerveux ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire.""Ce n’est pas quand ça ne va pas qu’il faut respirer, c’est tout le temps.""Trois soupirs intentionnels suffisent parfois à calmer notre système nerveux.""La douche froide, c’est un exercice pour reprendre le contrôle de sa survie."10 questions structurées poséesC’est quoi l'entraînement pour intégrer les apprentissages ?Comment passer de la théorie à la pratique ?Quels sont les accès au système nerveux ?Quel est le rôle de la visualisation ?Comment utiliser efficacement la respiration ?Peux-tu donner un exercice simple de cohérence cardiaque ?Quel est le lien entre le corps et le stress mécanique ?Quels rituels quotidiens recommandes-tu pour détendre le corps ?Quel est l’effet du bâillement sur le système nerveux ?Pourquoi prendre des douches froides est bénéfique ? Suggestion d'épisode à écouter : #288 le remède miracle contre le stress avec Ludovic Leroux (https://audmns.com/aHHEdaH)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 393#351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 2) avec Antoine Foucher
Antoine Foucher est un homme de l’ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c’est avec un livre coup de poing — "En finir avec le travail qui ne paie plus" — qu’il vient aujourd’hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.Je dois vous dire que j’ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un “mec de droite” qui remet en cause l’efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J’ai eu envie d’en savoir plus. Et je n’ai pas été déçu.Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l’explosion de la productivité et l’essor du numérique, le sentiment de déclassement s’accentue ? Pourquoi a-t-on l’impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n’a plus de sens ni de récompense ?J’ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète. Il m’a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd’hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs. Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.Ce qui m’a marqué, c’est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n’est pas un discours partisan, c’est un cri d’alerte lucide sur l’avenir que nous préparons pour les générations futures.Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d’espoir — parce qu’il ouvre des pistes pour sortir de l’impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l’utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment “réussir” aujourd’hui, alors cet épisode est fait pour vous.5 Citations marquantes« Pour la première fois depuis 1945, travailler ne permet plus d’améliorer son niveau de vie. »« Le problème, ce n’est pas que l’argent va aux riches ou aux pauvres. Il va aux retraites. »« On est en train de redevenir une société d’héritiers. »« Le capital est taxé à 30 %, le travail à 46 %. »« Plus on a d'argent, moins c’est difficile d’en gagner. »10 Questions posées dans l’interviewPourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?Est-ce que l’immobilier est pris en compte dans tes calculs ?Où est passé l’argent généré par la productivité ?Est-ce qu’on aurait dû investir dans l’industrie plutôt que dans l’IA ?Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?Peut-on encore s’en sortir sans héritage ?Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 392#351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher
Antoine Foucher est un homme de l’ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c’est avec un livre coup de poing — "En finir avec le travail qui ne paie plus" — qu’il vient aujourd’hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.Je dois vous dire que j’ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un “mec de droite” qui remet en cause l’efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J’ai eu envie d’en savoir plus. Et je n’ai pas été déçu.Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l’explosion de la productivité et l’essor du numérique, le sentiment de déclassement s’accentue ? Pourquoi a-t-on l’impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n’a plus de sens ni de récompense ?J’ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète. Il m’a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd’hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs. Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.Ce qui m’a marqué, c’est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n’est pas un discours partisan, c’est un cri d’alerte lucide sur l’avenir que nous préparons pour les générations futures.Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d’espoir — parce qu’il ouvre des pistes pour sortir de l’impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l’utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment “réussir” aujourd’hui, alors cet épisode est fait pour vous.5 Citations marquantes« Pour la première fois depuis 1945, travailler ne permet plus d’améliorer son niveau de vie. »« Le problème, ce n’est pas que l’argent va aux riches ou aux pauvres. Il va aux retraites. »« On est en train de redevenir une société d’héritiers. »« Le capital est taxé à 30 %, le travail à 46 %. »« Plus on a d'argent, moins c’est difficile d’en gagner. »10 Questions posées dans l’interviewPourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?Est-ce que l’immobilier est pris en compte dans tes calculs ?Où est passé l’argent généré par la productivité ?Est-ce qu’on aurait dû investir dans l’industrie plutôt que dans l’IA ?Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?Peut-on encore s’en sortir sans héritage ?Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?Timestamps clés pour YouTube00:00 — Introduction de Grégory et présentation d’Antoine Fouché01:30 — Pourquoi le travail ne paye plus ?05:00 — Immobilier et stagnation du pouvoir d’achat10:00 — Le paradoxe du niveau de vie en France15:00 — Désindustrialisation et effets sur les salaires20:00 — Le vrai coût des retraites dans les finances publiques30:00 — Société d’héritiers : quel avenir pour les jeunes ?40:00 — Fiscalité : capital vs travail45:00 — Quelles solutions fiscales concrètes ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk) #281 Comprendre l’effondrement des classes moyennes et populaires avec Esther Duflo (https://audmns.com/WthucwC) #164 Peut-on allier lutte contre la pauvreté et écologie? avec Elise Huillery (https://audmns.com/jLFRyqX)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 391[SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé
Est-ce qu'on doit vraiment renoncer aux plaisirs immédiats pour des bénéfices lointains et incertains? Entre la pizza réconfortante du vendredi soir, le verre de vin qui détend après une journée stressante et Netflix qui nous tend les bras... qui a envie de penser à son corps dans 30 ans? Une amie m'a même confié que passer une semaine dans une clinique de longévité serait son "pire cauchemar" – et je la comprends parfaitement!Dans cet épisode sans filtre, je partage mon rapport personnel à la longévité, marqué par la perte prématurée de mon père à 64 ans. J'explore comment sa philosophie – "Il faut bien mourir de quelque chose, ça ne sert à rien de vivre si je ne peux pas boire et manger comme j'en ai envie" – m'a paradoxalement poussé à m'intéresser à la science du vieillissement. Sans moralisation ni injonctions, je vous révèle les découvertes surprenantes faites lors de mon séjour dans une clinique de longévité, où j'étais – étonnamment – le seul à utiliser quotidiennement la salle de sport et la piscine depuis des mois.Vous découvrirez pourquoi votre âge "officiel" est un mensonge total et que vous avez en réalité 4 âges différents: chronologique, physiologique, ressenti et cérébral.Comment connaître votre âge biologique réel? Il pourrait être très différent de celui de votre carte d'identité! Je vous explique pourquoi le vieillissement s'accélère vraiment à partir de 25 ans et comment les impacts de notre mode de vie deviennent de plus en plus marqués avec le temps.Je déconstruis également plusieurs mythes tenaces: pourquoi les sushis que vous pensez "healthy" sont en réalité bourrés de sucre caché et d'un riz blanc à indice glycémique stratosphérique; comment un simple problème moteur de la langue peut causer des tensions dorsales et des tendinites récurrentes; et pourquoi, selon la science actuelle, aucune dose d'alcool n'est véritablement bénéfique pour la santé (désolé de casser ce mythe!).Entre approches high-tech (intelligence artificielle, épigénétique, thérapie cellulaire) et retour aux fondamentaux (alimentation non transformée, activité physique quotidienne, vie sociale riche), je vous présente le double mouvement fascinant de la médecine de longévité moderne. Vous apprendrez pourquoi distinguer faim émotionnelle et faim physiologique est crucial, comment les méthodes de cuisson influencent votre santé, et pourquoi 5 minutes de respiration matinale peuvent transformer non seulement votre journée, mais potentiellement votre espérance de vie.Je partage également mon expérience personnelle des tests avancés en clinique: analyses de métaux lourds, microbiote, épigénétique... Mais surtout, je vous explique comment les principes fondamentaux accessibles à tous représentent déjà 80% du travail, sans nécessiter de cliniques coûteuses. Vous découvrirez les secrets des "zones bleues" où vivent les centenaires, et pourquoi leurs liens sociaux sont peut-être plus importants que leur alimentation.Dans un monde obsédé par l'optimisation, je vous propose une approche progressive et réaliste: pourquoi vouloir tout changer d'un coup est le meilleur moyen d'échouer, et comment une seule habitude bien intégrée peut déclencher une transformation durable. Je partage mes propres défis et imperfections – ces jours où je mange trop, bois un verre de trop, ou zappe le sport – tout en montrant comment chaque journée offre une nouvelle opportunité.Cet épisode ne vous dictera pas quoi faire, mais vous donnera les clés pour faire des choix éclairés. Parce qu'au fond, la question n'est pas "voulez-vous vivre longtemps?" mais plutôt "comment voulez-vous vous sentir dans votre corps pour les 20, 30 ou 50 prochaines années?" Un guide sans culpabilité ni contrainte excessive pour tous ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre longtemps et bien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 390#350 Un reporter de guerre vous dévoile l'enfer des massacres de masse avec Laurent Larcher (partie 2)
Laurent Larcher, grand reporter à La Croix, spécialiste des conflits africains, est l’invité de cet épisode puissant.Je sais bien qu'on n’a pas envie de regarder les massacres de masse et qu'on préfère regarder ailleurs mais vous allez voir que cet épisode va vous permettre avec douceur et lucidité de mieux comprendre un phénomène qu'on arrive pas à saisir autrement.Laurent est également l’auteur du livre La fureur et l’extase, dans lequel il interroge notre rapport collectif à la violence de masse.J’ai reçu Laurent avec une émotion particulière, parce que son regard, affûté par des années de terrain — Rwanda, Soudan, Centrafrique — vient interroger en profondeur ce que nous voyons, ou plutôt, ce que nous choisissons de ne pas voir.Dans cet épisode, nous parlons de l’horreur brute, des massacres de masse dont les victimes deviennent des chiffres, vidées de leur humanité. Pourquoi certains conflits sont-ils invisibles alors qu’ils comptent des centaines de milliers de morts ? Pourquoi cette indifférence crasse quand les victimes sont africaines ? Quel rôle jouent les médias, les réseaux sociaux, ou notre propre confort intellectuel dans ce mécanisme d’abstraction ?J’ai questionné Laurent sur le processus qui mène des citoyens ordinaires à participer à l’indicible. Il m’a parlé du plaisir, parfois de la joie qu’ont certains à tuer, une idée dérangeante mais nécessaire à regarder en face. Nous avons aussi parlé du colonialisme, de la manière dont notre regard est encore structuré par un imaginaire de domination, inconscient mais puissant.C’est un épisode intense, qui dérange, mais que je crois essentiel. Il ne s’agit pas de se flageller, mais de comprendre que ce que nous choisissons de voir — ou non — a un impact direct sur les vies humaines. Je vous invite à l’écouter avec attention, à rester avec l’inconfort, et à vous interroger.5 citations marquantes"Plus le nombre est important, moins on en prend la mesure.""Ce qu’on reproche à Hitler, c’est d’avoir traité les Français comme les Français ont traité leurs colonies.""Eux, c’est nous. Et nous, c’est eux.""On ne voit pas ce qu’on voit, car notre œil est imprégné de nos représentations.""Ne soyons jamais dans l’abstrait : chaque victime mérite un nom, une histoire."10 questions structurées posées dans l'interviewQu’est-ce qui vous a donné la force ou l’envie d’écrire ce livre ?Pourquoi certains massacres attirent-ils toute notre attention, quand d'autres sombrent dans l’indifférence ?Comment peut-on encore humaniser des dizaines de milliers de morts ?Pourquoi les conflits en Afrique reçoivent-ils si peu d'attention médiatique en France ?Est-ce que cette indifférence relève d’un racisme structurel ?Qu’est-ce que ces violences disent de nous, en tant qu’humains ?Quel est le processus psychologique qui pousse des individus ordinaires à devenir des bourreaux ?Comment avez-vous, en tant qu’homme, survécu à tant d’atrocités ?Que peut-on faire, à notre niveau, face à cette violence ?Pourquoi devient-on reporter de guerre ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction par Grégory : comprendre la violence de masse02:00 – Pourquoi Laurent Larcher a écrit La fureur et l’extase07:00 – Abstraction des chiffres, perte d’humanité09:30 – Invisibilisation des massacres africains12:00 – "C’est ça, l’Afrique" : le racisme insidieux dans notre perception17:00 – Le plaisir de tuer, expérience de lynchage22:30 – Le rôle des médias et la désinhibition28:00 – La nuance, ce luxe disparu34:00 – Ce que l’imaginaire colonial nous empêche de voir46:00 – Hommage à Camille Lepage et l’engagement personnel52:00 – Que peut-on faire, concrètement ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 390#350 Un reporter de guerre vous dévoile l'enfer des massacres de masse avec Laurent Larcher (partie 1)
Laurent Larcher, grand reporter à La Croix, spécialiste des conflits africains, est l’invité de cet épisode puissant.Je sais bien qu'on n’a pas envie de regarder les massacres de masse et qu'on préfère regarder ailleurs mais vous allez voir que cet épisode va vous permettre avec douceur et lucidité de mieux comprendre un phénomène qu'on arrive pas à saisir autrement.Laurent est également l’auteur du livre La fureur et l’extase, dans lequel il interroge notre rapport collectif à la violence de masse.J’ai reçu Laurent avec une émotion particulière, parce que son regard, affûté par des années de terrain — Rwanda, Soudan, Centrafrique — vient interroger en profondeur ce que nous voyons, ou plutôt, ce que nous choisissons de ne pas voir.Dans cet épisode, nous parlons de l’horreur brute, des massacres de masse dont les victimes deviennent des chiffres, vidées de leur humanité. Pourquoi certains conflits sont-ils invisibles alors qu’ils comptent des centaines de milliers de morts ? Pourquoi cette indifférence crasse quand les victimes sont africaines ? Quel rôle jouent les médias, les réseaux sociaux, ou notre propre confort intellectuel dans ce mécanisme d’abstraction ?J’ai questionné Laurent sur le processus qui mène des citoyens ordinaires à participer à l’indicible. Il m’a parlé du plaisir, parfois de la joie qu’ont certains à tuer, une idée dérangeante mais nécessaire à regarder en face. Nous avons aussi parlé du colonialisme, de la manière dont notre regard est encore structuré par un imaginaire de domination, inconscient mais puissant.C’est un épisode intense, qui dérange, mais que je crois essentiel. Il ne s’agit pas de se flageller, mais de comprendre que ce que nous choisissons de voir — ou non — a un impact direct sur les vies humaines. Je vous invite à l’écouter avec attention, à rester avec l’inconfort, et à vous interroger.5 citations marquantes"Plus le nombre est important, moins on en prend la mesure.""Ce qu’on reproche à Hitler, c’est d’avoir traité les Français comme les Français ont traité leurs colonies.""Eux, c’est nous. Et nous, c’est eux.""On ne voit pas ce qu’on voit, car notre œil est imprégné de nos représentations.""Ne soyons jamais dans l’abstrait : chaque victime mérite un nom, une histoire."10 questions structurées posées dans l'interviewQu’est-ce qui vous a donné la force ou l’envie d’écrire ce livre ?Pourquoi certains massacres attirent-ils toute notre attention, quand d'autres sombrent dans l’indifférence ?Comment peut-on encore humaniser des dizaines de milliers de morts ?Pourquoi les conflits en Afrique reçoivent-ils si peu d'attention médiatique en France ?Est-ce que cette indifférence relève d’un racisme structurel ?Qu’est-ce que ces violences disent de nous, en tant qu’humains ?Quel est le processus psychologique qui pousse des individus ordinaires à devenir des bourreaux ?Comment avez-vous, en tant qu’homme, survécu à tant d’atrocités ?Que peut-on faire, à notre niveau, face à cette violence ?Pourquoi devient-on reporter de guerre ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction par Grégory : comprendre la violence de masse02:00 – Pourquoi Laurent Larcher a écrit La fureur et l’extase07:00 – Abstraction des chiffres, perte d’humanité09:30 – Invisibilisation des massacres africains12:00 – "C’est ça, l’Afrique" : le racisme insidieux dans notre perception17:00 – Le plaisir de tuer, expérience de lynchage22:30 – Le rôle des médias et la désinhibition28:00 – La nuance, ce luxe disparu34:00 – Ce que l’imaginaire colonial nous empêche de voir46:00 – Hommage à Camille Lepage et l’engagement personnel52:00 – Que peut-on faire, concrètement ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #159 Casser les idées préconçues sur le continent Africain avec Odile Goerg (https://audmns.com/hXljCUx) #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 389[MOMENT] Doit-on faire confiance à son intuition avec Olivier Sibony
Ce moment est un extrait de l'épisode d'Olivier Sibony sur la prise de décision et sur les biais.Olivier a écrit son livre avec le psychologue prix Nobel en économie Daniel Kahneman et dans ce moment nous traitons spécifiquement de l'intuition.Dans cet épisode, nous parlons de ces fameuses décisions « prises avec les tripes » : faut-il leur faire confiance ? J’ai questionné Olivier sur la manière dont nos jugements intuitifs se forment, notamment dans des contextes critiques comme le recrutement ou même les choix personnels, comme celui de se marier.Il m’a partagé une anecdote fascinante sur les méthodes d’évaluation dans l’armée israélienne et comment une intuition bien placée — mais tardive — peut enrichir une analyse rigoureuse. Nous avons aussi discuté des limites de l’intuition dans les relations amoureuses et de la manière dont la croyance dans le coup de foudre influence notre engagement. Un épisode essentiel pour mieux comprendre comment notre cerveau décide, souvent malgré nous.5 citations marquantes« L’intuition, on n’est pas prêt à s’en passer. »« Ce n’est pas l’intuition quand je regarde le candidat sortir de l’ascenseur, c’est quand je l’ai évalué pendant une heure et demie. »« Même quand on sait que l’intuition ne marche pas, on continue de s’y fier. »« L’intuition n’est pas à supprimer, elle est à remettre à plus tard. »« Ce n’est pas choisir la bonne personne, c’est faire en sorte que ça marche. »10 questions structurées Quelle place l’intuition a-t-elle dans le jugement ?Pourquoi continue-t-on à faire confiance à notre intuition malgré les preuves ?Que révèle le fait qu’on s’appuie encore sur l’intuition en recrutement ?Comment concilier intuition et rigueur analytique ?À quel moment l’intuition devient-elle utile dans le processus décisionnel ?Peux-tu nous raconter l’expérience menée dans l’armée israélienne ?Pourquoi le jugement intuitif post-analyse est-il plus efficace ?L’intuition fonctionne-t-elle dans les grandes décisions personnelles ?Devrait-on appliquer une grille analytique à la décision de se marier ?Est-ce que les relations issues des apps fonctionnent mieux que la moyenne ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 388#349 Le superpouvoir de la curiosité avec Alexandre Dana
Alexandre Dana est le fondateur de LiveMentor, une plateforme de formation qui accompagne les entrepreneurs dans leurs projets, mais aussi éditeur, auteur, et penseur d’un monde plus attentif, plus conscient. Il vient tout juste de lancer un Carnet de curiosité, un objet qui m’a beaucoup parlé, car il entre en résonance directe avec ce que je cherche à faire avec ce podcast : approfondir, comprendre, ralentir.Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir de recevoir Alexandre pour une conversation à la fois intime, dense et passionnée sur la place de la curiosité dans nos vies. Nous avons parlé de ce besoin vital d’explorer le monde, de ce que ça veut dire aujourd’hui d’être curieux à l’ère des contenus courts, des vidéos en boucle, des algorithmes qui nous enferment. Et surtout, comment reprendre la main. Comment ne pas se laisser happer par les feeds infinis et retrouver le goût du temps long.Alexandre m’a partagé la genèse de son carnet, ses influences (notamment le sociologue Niklas Luhmann avec sa méthode Zettelkasten), et son chemin personnel pour passer de la dispersion à la structuration. Il croit, comme moi, que notre attention est précieuse. Et que le papier est une arme puissante pour mieux apprendre, mieux penser, mieux vivre.J’ai aimé sa manière de voir la curiosité comme une boussole intérieure, mais aussi comme une résistance. Résistance à l’instantané, à l’hyper-spécialisation, à la perte de sens. On a aussi parlé d’éducation, de système scolaire, d’hyperconnexion, de fatigue numérique, de burn-out, de la joie de découvrir de nouveaux mondes, et même de confiance en soi.Si vous êtes du genre à collectionner les newsletters, à ouvrir 10 onglets sans les lire, à dire « j’aimerais prendre plus de temps pour lire mais je n’y arrive pas », alors cet épisode est pour vous. Il vous parlera, vous remuera peut-être, mais vous donnera surtout envie de sortir un carnet, un stylo… et de recommencer à penser vraiment.Citations marquantes« La vraie curiosité, celle qui devient une maîtrise, elle prend du temps. »« Prendre des notes sur papier, c’est déjà faire un premier pas vers la structuration. »« On ne résume pas la physique quantique en trois minutes. »« L’attention est devenue un acte de rébellion. »« La curiosité est peut-être le meilleur remède contre la peur de mourir. »10 questions posées dans l’interviewPourquoi as-tu décidé de créer un carnet de curiosité ?Quel est ton rapport personnel à la curiosité ?Comment as-tu pensé la structure de ton carnet ?En quoi le papier est-il une solution face à la fatigue numérique ?Comment structurer sa pensée à travers la prise de notes ?Pourquoi notre attention est-elle aujourd’hui en danger ?Quel est l’impact des algorithmes sur notre curiosité ?Comment retrouver une curiosité active et profonde ?Y a-t-il des contre-indications à la curiosité ?Comment choisir les sujets à creuser réellement ?Timestamps clés (format YouTube)00:00 Introduction et présentation d’Alexandre Dana02:00 Pourquoi la curiosité est essentielle04:00 La genèse du carnet de curiosité07:00 L’importance du papier dans l’apprentissage09:00 Le combat contre les contenus courts et la dopamine14:00 Structurer sa pensée avec la prise de notes20:00 Le concept de polymath et la pensée divergente25:00 Algorithmes, filtres et perte de curiosité32:00 Par où commencer pour ralentir40:00 Les différents usages du carnet de curiosité49:00 Curiosité, frustration et confiance en soi Suggestion d'autres épisodes à écouter : #295 Les étapes de la rencontre avec soi avec Anne Ghesquière (https://audmns.com/FBVhPXW) #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP) #230 Comment se connecter à son intelligence situationnelle? Avec Guila Clara Kessous (https://audmns.com/bLRrqSQ)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 387[SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance
Comme toutes les 2 semaines, je vous propose un épisode solo qui est la lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement si vous aimez lire, si vous voulez connaître les épisodes en avance mais aussi si vous souhaitez des liens pour approfondir les sujets.Performance dévoyée, agenda surchargé, notifications incessantes – êtes-vous aussi prisonnier que moi de cette course folle vers... nulle part ? J'ai une confession à vous faire : je connais parfaitement la voie de la sagesse, j’en ai même fait un Tedx et pourtant, chaque jour, je continue de courir comme un hamster dans sa roue.Pendant longtemps, j'ai ressenti une culpabilité profonde, pensant avoir gaspillé ma jeunesse dans des activités futiles.La société nous murmure sans cesse que chaque instant doit prouver sa valeur. Puis j'ai réalisé l'ironie : plus je pensais au temps perdu, plus je vivais dans le passé. À l'inverse, plus je m'inquiétais de ne pas perdre de temps, plus je vivais dans le futur.Ironiquement, tenter de ne pas perdre de temps peut devenir l'une des pertes de temps les plus profondes.Cette newsletter et donc cet épisode est mon cri d'alarme. Ou peut-être ma bouteille à la mer :)Combien de fois ai-je oublié de me demander si cette agitation perpétuelle me plaisait vraiment, parce que j'étais trop occupé à essayer de plaire au monde ?Combien de fois ai-je occulté la profondeur que pourrait avoir ma vie sans me laissant amadouer par le feu que les notifications allument dans mon corps ?En tant qu'indépendant, nous sommes constamment challengés à être optimisés.Cela dit, j’ai la sensation qu’être salarié ne protège pas nécessairement de cette quête infinie de l’optimisation.D’une certaine manière, indépendant ou salarié, nous sommes souvent notre pire patron.Et pourtant, je crois profondément que le temps que l'on prend plaisir à "perdre" n'est pas du temps perdu : faire la sieste, faire du sport, écouter un podcast, discuter avec ma mère, mes amis, regarder un film, me perdre dans mes pensées…en comparaison à rendre tel projet à temps ou poster xy posts sur Instagram – je sais de quoi je me souviendrais sur mon lit de mort.Tout cela est un temps essentiel non valorisé et pourtant, c'est l'essence même de la vie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 386#348 I.A. entre mythes et réalités avec Tariq Krim (partie 2)
Tariq Krim est un entrepreneur visionnaire que j’ai la chance de connaître depuis de nombreuses années. Il a fondé Netvibes — une plateforme pionnière dans la personnalisation du web dont les plus anciens se souviennent mais simplement pour vous permettre de mieux comprendre : tout le monde utilisait Netvibes et Zuckerberg était un grand fan entre autres — et aujourd'hui, il est devenu l'une des voix les plus lucides sur l'évolution du numérique et de l'intelligence artificielle.Dans cet épisode, j'ai invité Tariq pour démonter avec lui les grands mythes autour de l'IA. Ensemble, nous avons exploré sans détour ce qu'est réellement cette technologie, loin des discours alarmistes ou des promesses irréalistes. J'ai questionné Tariq sur les limites techniques des intelligences artificielles actuelles, leur impact sur notre société, notre manière de penser, de travailler, et sur la géopolitique mondiale.Nous avons aussi abordé des sujets fondamentaux comme la productivité individuelle face à l'automatisation, l'impact de l'IA sur la solitude sociale, et le rôle crucial de l'Europe face à la compétition entre les grandes puissances technologiques. Tariq a une capacité rare : celle de parler avec précision autant de la technique que des dynamiques politiques, sociétales et économiques sous-jacentes.Dans cet épisode, nous parlons de la réalité de l'IA (non, ce n’est pas une "vraie" intelligence), de la désinformation médiatique autour de cette révolution, de la militarisation des technologies et de l'urgence d'apprendre à penser par soi-même dans un monde saturé de contenus générés.C’est un échange riche, sans faux-semblants, parfois personnel, toujours accessible — dans lequel nous avons essayé de vous donner des clés pour mieux comprendre ce moment charnière que nous vivons.5 citations marquantes"L'intelligence artificielle n'est qu'une extension de l'informatique, pas une révolution magique.""Le vrai pouvoir de demain sera entre les mains de ceux qui savent encore penser par eux-mêmes.""L'IA n'est pas intelligente, elle est performante dans des domaines précis, c'est tout.""La géopolitique de l'IA est un combat pour la suprématie mondiale, pas pour le bien commun.""Chaque gain de productivité lié à l'IA déplace le travail, mais ne le supprime pas."10 questions structurées posées dans l’épisodeQuels sont pour toi les plus grands mythes autour de l'intelligence artificielle ?L'IA est-elle vraiment capable d'intelligence au sens humain ?Comment ChatGPT influence-t-il nos biais personnels ?Que penses-tu du concept de "deep search" dans l'IA ?Quel est le modèle économique réel des IA aujourd'hui ?En quoi l'IA est-elle devenue un enjeu militaire mondial ?Quelle place peut jouer l'Europe dans cette course à l'IA ?Est-ce que l'IA menace réellement l'emploi ?Comment éduquer les jeunes dans un monde dominé par l'IA ?L'usage intensif des IA risque-t-il d'accroître notre solitude numérique ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 386#348 I.A. entre mythes et réalités avec Tariq Krim (partie 1)
Tariq Krim est un entrepreneur visionnaire que j’ai la chance de connaître depuis de nombreuses années. Il a fondé Netvibes — une plateforme pionnière dans la personnalisation du web dont les plus anciens se souviennent mais simplement pour vous permettre de mieux comprendre : tout le monde utilisait Netvibes et Zuckerberg était un grand fan entre autres — et aujourd'hui, il est devenu l'une des voix les plus lucides sur l'évolution du numérique et de l'intelligence artificielle.Dans cet épisode, j'ai invité Tariq pour démonter avec lui les grands mythes autour de l'IA. Ensemble, nous avons exploré sans détour ce qu'est réellement cette technologie, loin des discours alarmistes ou des promesses irréalistes. J'ai questionné Tariq sur les limites techniques des intelligences artificielles actuelles, leur impact sur notre société, notre manière de penser, de travailler, et sur la géopolitique mondiale.Nous avons aussi abordé des sujets fondamentaux comme la productivité individuelle face à l'automatisation, l'impact de l'IA sur la solitude sociale, et le rôle crucial de l'Europe face à la compétition entre les grandes puissances technologiques. Tariq a une capacité rare : celle de parler avec précision autant de la technique que des dynamiques politiques, sociétales et économiques sous-jacentes.Dans cet épisode, nous parlons de la réalité de l'IA (non, ce n’est pas une "vraie" intelligence), de la désinformation médiatique autour de cette révolution, de la militarisation des technologies et de l'urgence d'apprendre à penser par soi-même dans un monde saturé de contenus générés.C’est un échange riche, sans faux-semblants, parfois personnel, toujours accessible — dans lequel nous avons essayé de vous donner des clés pour mieux comprendre ce moment charnière que nous vivons.5 citations marquantes"L'intelligence artificielle n'est qu'une extension de l'informatique, pas une révolution magique.""Le vrai pouvoir de demain sera entre les mains de ceux qui savent encore penser par eux-mêmes.""L'IA n'est pas intelligente, elle est performante dans des domaines précis, c'est tout.""La géopolitique de l'IA est un combat pour la suprématie mondiale, pas pour le bien commun.""Chaque gain de productivité lié à l'IA déplace le travail, mais ne le supprime pas."10 questions structurées posées dans l’épisodeQuels sont pour toi les plus grands mythes autour de l'intelligence artificielle ?L'IA est-elle vraiment capable d'intelligence au sens humain ?Comment ChatGPT influence-t-il nos biais personnels ?Que penses-tu du concept de "deep search" dans l'IA ?Quel est le modèle économique réel des IA aujourd'hui ?En quoi l'IA est-elle devenue un enjeu militaire mondial ?Quelle place peut jouer l'Europe dans cette course à l'IA ?Est-ce que l'IA menace réellement l'emploi ?Comment éduquer les jeunes dans un monde dominé par l'IA ?L'usage intensif des IA risque-t-il d'accroître notre solitude numérique ?Timelaps : 0:00 Introduction à l'IA et présentation de Tariq Krim0:50 Démontage des mythes autour de l'intelligence artificielle3:30 Pourquoi l'IA reste fondamentalement de l'informatique6:00 ChatGPT et personnalisation des biais cognitifs9:30 Deep search : opportunités et limites13:50 Impact réel sur la productivité individuelle20:00 Rôle des médias dans la perception publique de l'IA28:00 IA et militarisation technologique36:00 L'impact de l'IA sur l'éducation et l'apprentissage41:00 Solitude numérique et relations humaines Suggestion d'autres épisodes à écouter : #205 Réseaux sociaux: y'a t-il un pilote dans l'avion? avec Tariq Krim (https://audmns.com/QYXZuUJ) Vlan #49 Le Slow web: vers une vision plus éthique d’internet avec Tariq Krim (https://audmns.com/jfEgxAx) #146 Comment l'intelligence artificielle peut réellement vous rendre plus humain.e avec Alexandre Pachulski (https://audmns.com/KdwwONa) #141 Les technologies et l'intelligence artificielle face à la crise climatique avec Luc Julia (https://audmns.com/WJCdimQ) Vlan #56 Ethique et intelligence artificielle sont elles compatibles? avec Aurélie Jean (https://audmns.com/mYmYlUh)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 385[Moment] Peut-on changer ou doit-on s'accepter avec Anne Ghesquière
Anne Ghesquière est entrepreneure, autrice, et fondatrice du podcast Métamorphose. Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans les profondeurs de la psyché humaine pour questionner notre capacité à changer.Nous sommes très proche avec Anne et cet épisode était une pépite, voici donc un petit extrait de notre conversation.J’ai interrogé Anne sur ce que signifie véritablement "changer" : est-ce que l’on évolue ou est-ce que notre essence reste la même, malgré les années, les épreuves, les prises de conscience ? Ensemble, nous avons évoqué l’idée que parfois, il ne s’agit pas tant de changer que d’accepter qui l’on est. Anne partage des réflexions personnelles puissantes sur l’acceptation de soi, la résilience, et cette part de folie créative qui sommeille en chacun de nous.Dans cet échange intimiste, on parle aussi de liberté, de destin, et de cette danse mystérieuse entre ce que nous sommes, ce que nous croyons devoir être, et ce que nous choisissons de devenir.Citations marquantes"Est-ce qu'on change vraiment, ou est-ce qu'on apprend simplement à mieux se connaître ?""La résilience n’est pas possible pour tout le monde, et c’est OK.""Ce n’est pas que j’ai changé, c’est que je retiens davantage.""Notre vie est une œuvre — comment la créer à notre image ?""Et si ce que l’on prend pour de la folie était simplement une forme d’art inexprimée ?"Questions posées dans l’interviewEst-ce que tu crois que les gens changent vraiment ?Que veut dire « changer » selon toi ?Est-ce qu’on peut évoluer sans changer fondamentalement ?Que penses-tu de l’idée que l’humain est « un peu fou » par essence ?Est-ce que la résilience est accessible à tous ?Est-ce qu’on est vraiment libre ?Comment fais-tu pour reconnaître tes anciens schémas ?As-tu appris à dire non ?Quelle est ta vision du destin versus le libre arbitre ?Comment faire pour exprimer notre part créative refoulée ? Suggestion d'épisode à écouter : #295 Les étapes de la rencontre avec soi avec Anne Ghesquière (https://audmns.com/FBVhPXW)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 384#347 La gynécologie sans tabou avec Dr Olivier Marpeau (partie 2)
Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.Avoir 2 hommes qui parlent de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ca peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçue suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue. Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes. J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations. J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance. Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.`Citations marquantes« Les hommes n'ont aucune idée de ce que vivent les femmes au quotidien. »« Ce n’est pas en cachant les choses qu’on rassure les femmes, c’est en leur expliquant. »« On pose un stérilet sans anesthésie. Pourquoi ? Parce que la douleur des femmes est encore invisible. »« Beaucoup de femmes vivent avec des douleurs qu’on leur a dit normales... mais qui ne le sont pas. »« On devrait enseigner la fertilité à tous, pas seulement quand il est presque trop tard. »Questions structurées posées dans l’interviewPourquoi as-tu voulu créer le compte “Mon Gynéco” ?Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?Timestamps clés00:00 – Introduction de l’épisode et présentation d’Olivier04:12 – Pourquoi les hommes doivent comprendre la santé gynéco09:30 – La douleur féminine : une question négligée15:40 – Le tabou autour du stérilet et de la contraception22:05 – L’endométriose : symptômes, délais, souffrance invisible29:10 – La congélation d’ovocytes : explications claires et sans langue de bois34:45 – L’éducation sexuelle : un levier pour l’autonomie41:00 – Les consultations gynéco : ce qu’il faut vraiment savoir46:20 – Message d’Olivier pour les femmes (et les hommes) Suggestion d'autres épisodes à écouter : #347 La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco) -partie 1 (https://audmns.com/tjfnTeq) #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz) #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 384#347 La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco) -partie 1
Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.Avoir 2 hommes qui parle de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ca peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçu suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue. Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes. J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations. J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance. Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.`Citations marquantes« Les hommes n'ont aucune idée de ce que vivent les femmes au quotidien. »« Ce n’est pas en cachant les choses qu’on rassure les femmes, c’est en leur expliquant. »« On pose un stérilet sans anesthésie. Pourquoi ? Parce que la douleur des femmes est encore invisible. »« Beaucoup de femmes vivent avec des douleurs qu’on leur a dit normales... mais qui ne le sont pas. »« On devrait enseigner la fertilité à tous, pas seulement quand il est presque trop tard. »Questions structurées posées dans l’interviewPourquoi as-tu voulu créer le compte “Mon Gynéco” ?Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?Timestamps clés00:00 – Introduction de l’épisode et présentation d’Olivier04:12 – Pourquoi les hommes doivent comprendre la santé gynéco09:30 – La douleur féminine : une question négligée15:40 – Le tabou autour du stérilet et de la contraception22:05 – L’endométriose : symptômes, délais, souffrance invisible29:10 – La congélation d’ovocytes : explications claires et sans langue de bois34:45 – L’éducation sexuelle : un levier pour l’autonomie41:00 – Les consultations gynéco : ce qu’il faut vraiment savoir46:20 – Message d’Olivier pour les femmes (et les hommes) Suggestion d'autres épisodes à écouter : #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi) #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz) #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 383[SOLO] Les 5 vérités inconfortables que j'ai apprise pour faire durer l'amour
Cet épisode est tiré de ma newsletter, pour vous abonner c'est ici!!!Comme je vous. le dis je vous remercie mille fois pour me suivre dans cette aventure de Vlan!J'adore mon célibat actuel, cette liberté exquise de décider de mon emploi du temps sans compromis.Et pourtant, je suis un incorrigible romantique !Ce paradoxe délicieux me constitue et colore ma vie de nuances fascinantes.Cette dualité n'est sans doute pas étrangère à mon histoire familiale.J'ai grandi avec des parents qui se sont rencontrés jeunes, ont eu des enfants à 24 et 26 ans et sont restés ensemble jusqu'à la fin malgré les tumultes de la vie – chose de plus en plus rare, j'ai l'impression.Ils ont incarné devant moi la possibilité d'un amour durable, même si le chemin n'était pas toujours facile.N'est-ce pas incroyable que nous puissions simultanément chérir notre indépendance et rêver de construire à deux ?L'amour reste cette aventure extraordinaire qui transcende les époques.Au 18ème siècle, Benjamin Franklin déclarait qu'un "homme sans femme n'est rien d'autre qu'un demi-homme" (on était moins subtil à l'époque...d’autant moins quand on sait que les femmes célibataires étaient, elles, brûlées vivent pour sorcellerie), et aujourd'hui encore, malgré toutes nos avancées, le couple demeure cette quête collective qui nous anime presque tous.Qu'y a-t-il de si captivant dans cette danse à deux ? Pourquoi continuons-nous à nous lancer dans cette entreprise hasardeuse, malgré les cicatrices et les déceptions ?Peut-être parce que l'amour, dans ses plus beaux moments, nous offre cette alchimie rare entre sécurité et aventure, entre connaissance profonde et éternelle découverte.J'ai connu des histoires d'amour intenses - dont une qui m'a conduit à imprimer un livre de 400 pages de nos échanges et à déménager à New York !Ces expériences m'ont transformé, enrichi, parfois blessé, mais jamais je n'ai regretté de m'être lancé et de vivre pleinement les choses (c’est ce que me disais ma psy).Chaque relation a ajouté une couche de compréhension à ma carte du monde émotionnel.À travers cette newsletter, je vous invite à explorer avec moi les mystères et les joies de l'amour moderne, ses défis et ses trésors cachés.Je partagerai mes découvertes (j’ai beaucoup cherché), mes erreurs (nombreuses !) et les pépites de sagesse glanées en chemin.Car si j'ai renoncé au mythe paralysant de l'âme sœur, je n'ai certainement pas abandonné la quête d'un amour authentique et vibrant.Comme l'écriture elle-même, l'amour nous enseigne ce que nous ne savions pas connaître sur nous-mêmes. Embarquons ensemble dans cette exploration joyeuse !Mon parcours amoureux : des cicatrices comme boussoleMa première histoire d'amour a duré sept ans. Je l'ai rencontrée dès les premières semaines d'école de commerce, nous nous sommes fiancés, le mariage était planifié. Vingt ans plus tard, nous sommes toujours proches, mais cette relation était fondamentalement dysfonctionnelle — principalement à cause de moi, je dois l'admettre.J'avais endossé la cape du sauveur pour surmonter ma timidité. Mon besoin d'appartenance était si intense et elle incarnait tout ce que je n'étais pas.C'était profondément injuste pour elle mais j’y reviendrais.J'ignorais alors mes propres besoins, mes névroses, mon style d'attachement.Elle est devenue malveillante malgré elle, et cette histoire était condamnée dès le départ.Ma deuxième relation significative m'a conduit chez un psychologue, perdu que j'étais. Sans doute l'une des décisions les plus sages de ma vie. C'est aussi à cette période que j'ai commencé à consulter des voyantes, cherchant désespérément des réponses que je ne trouvais pas en moi.Puis est venue LA relation passionnelle de ma vie.Une relation tellement intense qu’elle est difficile à expliquer.Pour vous donner une idée: j'ai compilé les trois premiers mois de nos échanges dans un livre de 400 pages imprimé en deux exemplaires (un pour elle et l’autre pour moi), et j'ai déménagé à New York pour elle.Cette femme réputée pour son légendaire self-control ne maîtrisait plus rien non plus.Certains parleraient d'âme sœur ou de flamme jumelle — j'ai cherché toutes les explications possibles. Après quatre ans d'une intensité intacte, elle est partie sans un mot d'explication.Huit ans ont passé, et il m'en a fallu 6 pour m'en remettre. Je le dis ici car dans cette société ou tout va de plus en plus vite parfois on n’accepte plus chez les autres mais aussi chez soi même que certains processus prennent du temps.Quoiqu’il en soit cette rupture m'a transformé.Comme me l'a fait remarquer un ami, peu d'hommes parlent ouvertement de leurs blessures amoureuses. Je n'avais pas le choix — cette histoire m'a bouleversé dans ma chair.Je crois que c’est important d’en parler et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté l’invitation d’Anne du podcast Métamorphose à l’époque.C’est essentiel de montrer la vulnérabilité sans faux semblant et que les hommes ne sont évidemment pas insensibles aux ruptures. J’espère que c

S7 Ep 382#346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon
Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi. On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser. C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dans notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien. Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais. Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri.Citations marquantes« On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »« Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »« Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »« On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »« L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »10 questions structurées posées Pourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction par Grégory Pouy02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos05:00 – Comprendre le chaos systémique10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir26:00 – La question de la croissance30:00 – Le rôle du rêve35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action47:00 – Le rapport à l’argent51:00 – Les quatre niveaux d’écoute55:00 – Les projets actuels de Matthieu Suggestion d'autres épisodes à écouter : #200 Comment j'envisage le monde aujourd'hui (https://audmns.com/XqycjtL) #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra) #266 S'organiser pour affronter le chaos à venir avec Arthur Keller (https://audmns.com/OOxiCQp)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 381[MOMENT] Désalignement et quête de sens : un mal générationnel avec Emmanuel Duez
Emmanuelle Duez est fondatrice de The Boson Project, un cabinet de conseil qui milite pour une transformation en profondeur de l'entreprise et de la société. Dans cet épisode, nous parlons d'engagement, de quête de sens, d'alignement personnel, et de la manière dont ces éléments s'entremêlent dans un monde en mutation.j'ai eu le plaisir de la recevoir il y a plusieurs années pour parler de l'engagement et ici c'est un extrait de notre conversation bien sur.J’ai questionné Emmanuelle sur ce qui pousse les individus à s’engager, alors même qu’ils n’y trouvent pas toujours un intérêt personnel immédiat. Elle m’a partagé sa vision très personnelle de l'engagement comme un moteur de vie, une façon de vibrer, de se sentir vivant à chaque instant. On a aussi échangé sur le rôle fondamental de l’alignement intérieur : comment peut-on réellement servir une cause sans d’abord être profondément ancré dans ses valeurs et sa propre histoire ?C’est une conversation dense, inspirante, parfois bouleversante, qui pose les bonnes questions sur notre place dans le monde, notre rapport aux autres, et notre désir de contribution. Un épisode miroir pour tous ceux qui se posent des questions sur leur trajectoire, leur cohérence, et leur envie de faire bouger les lignes.Citations marquantes"S'engager, c’est une mise en mouvement. C’est un point de bascule.""L’alignement, c’est quand ce qu’on fait sonne juste avec ce qu’on est.""Plus t’es profondément ancré, plus t’es solide.""Les gens profondément alignés sont solaires, ce sont des étoiles polaires.""L’engagement, à titre égoïste, me permet de vibrer chaque seconde."Questions poséesComment convaincre les gens de s'engager quand ils ne voient pas leur intérêt personnel ?Qu'est-ce que l'engagement t’apporte personnellement ?Pourquoi est-ce si important d’être aligné avec soi-même avant de s’engager ?Que signifie réellement être aligné dans sa vie personnelle et professionnelle ?Comment réaligner les organisations sur leurs valeurs profondes ?Pourquoi certaines personnes s’engagent pour de mauvaises raisons ?En quoi l'engagement peut-il être destructeur s’il est mal orienté ?Comment as-tu personnellement travaillé ton propre alignement ?Quel rôle a joué ton entourage dans ton parcours ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 380#345 L'occident ne comprend plus le monde avec Pierre Haski (partie 2)
Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.Si vous suivez l’actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe. Pierre est aussi l’auteur d’un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s’il en est, qu’il aborde avec la profondeur d’un expert mais aussi l’humilité de l’homme de terrain.Dans cet épisode, j’ai voulu aller plus loin que les simples flashs d’info ou les réactions épidermiques. J’ai questionné Pierre sur ce qu’il appelle “la marge du monde” – ces zones que l’on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain. Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l’émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent “les autres”.Ce qui m’a profondément marqué dans cet échange, c’est cette manière qu’a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.Dans cet épisode, nous parlons aussi de l’aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l’Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d’un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.5 citations marquantes“Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.”“Les témoignages contradictoires, c’est là où commence le travail du journaliste.”“Le monde n’est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.”“Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.”“Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n’importe quoi.” – citation d’Hannah Arendt citée par Pierre10 questions structurées posées dans l’interviewComment passe-t-on de correspondant à France Inter ?Quelle est l’origine de ton intérêt pour la géopolitique ?En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?Pourquoi l’Occident ne comprend plus le Sud global ?Que signifie l’accusation d’apartheid portée par l’Afrique du Sud contre Israël ?Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?Pourquoi l’ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud12:00 Israël, Palestine et l’hypocrisie occidentale16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation20:00 La France et son rôle européen affaibli28:00 L’OTAN, Trump et les risques de retrait américain36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes58:00 France, médias et polarisation1:01:00 Israël-Palestine : l’impossibilité de l’unanimité moraleHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 379#345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1)
Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.Si vous suivez l’actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe. Pierre est aussi l’auteur d’un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s’il en est, qu’il aborde avec la profondeur d’un expert mais aussi l’humilité de l’homme de terrain.Dans cet épisode, j’ai voulu aller plus loin que les simples flashs d’info ou les réactions épidermiques. J’ai questionné Pierre sur ce qu’il appelle “la marge du monde” – ces zones que l’on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain. Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l’émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent “les autres”.Ce qui m’a profondément marqué dans cet échange, c’est cette manière qu’a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.Dans cet épisode, nous parlons aussi de l’aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l’Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d’un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.5 citations marquantes“Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.”“Les témoignages contradictoires, c’est là où commence le travail du journaliste.”“Le monde n’est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.”“Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.”“Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n’importe quoi.” – citation d’Hannah Arendt citée par Pierre10 questions structurées posées dans l’interviewComment passe-t-on de correspondant à France Inter ?Quelle est l’origine de ton intérêt pour la géopolitique ?En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?Pourquoi l’Occident ne comprend plus le Sud global ?Que signifie l’accusation d’apartheid portée par l’Afrique du Sud contre Israël ?Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?Pourquoi l’ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud12:00 Israël, Palestine et l’hypocrisie occidentale16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation20:00 La France et son rôle européen affaibli28:00 L’OTAN, Trump et les risques de retrait américain36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes58:00 France, médias et polarisation1:01:00 Israël-Palestine : l’impossibilité de l’unanimité morale Suggestion d'autres épisodes à écouter : #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 378[Solo] Ca veut dire quoi d'être un homme?
Cet épisode est tiré de ma newsletter (à laquelle vous pouvez vous abonner ici bien sur et est disponible intégralement en vidéo sur la chaine Youtube :)La semaine dernière, je discutais avec un ami de longue date, père de deux garçons adolescents. La voix incertaine, il m'a confié : "Je ne sais plus quoi leur dire. Comment être un homme aujourd'hui ? Quels conseils leur donner quand moi-même je n'y comprends plus rien ?" Son désarroi m'a profondément touché, car il résonne avec une question que je me pose depuis l'adolescence : qu'est-ce qu'être un homme dans notre société ?Est-il encore possible d'incarner une masculinité qui ne soit ni toxique ni effacée ? Comment naviguer entre les attentes contradictoires qui bombardent les hommes quotidiennement ? Et surtout, pourquoi est-il devenu si difficile de simplement être soi-même ? Est-ce que cela signifie même quelque chose ?La confusion règne partout. La bouleversante série "Adolescence" sur Netflix nous plonge dans la réalité de jeunes garçons perdus, tiraillés entre les modèles masculinistes qui prolifèrent sur les réseaux sociaux et une société qui condamne - à juste titre - les comportements toxiques. Pendant ce temps, l'affaire Gérard Depardieu révèle nos incohérences collectives : comment comprendre qu'un comportement de prédateur puisse encore être défendu au nom du "génie artistique", y compris par des figures féminines respectées ? De manière anecdotique, j'écris cette newsletter alors que simultanément j'observe de jeunes adolescents simuler une bagarre et jouer à la loi du plus fort.Dans ma propre histoire, des femmes m'ont parfois qualifié de "trop sensible" ou "tellement fragile" pour avoir simplement exprimé mes ressentis avec vivacité. Ces expériences m'ont amené à m'interroger profondément : notre société sait-elle ce qu'elle attend des hommes ? Savons-nous, en tant qu'hommes, ce que nous voulons être ?Cette confusion n'est pas seulement théorique - elle se manifeste dans nos comportements quotidiens, dans nos relations, dans notre façon d'élever nos enfants. Elle a des conséquences réelles sur la santé mentale des hommes, sur les dynamiques de couple, sur l'éducation des garçons qui tentent désespérément de trouver des repères dans ce brouillard identitaire. Les modèles masculins manquent cruellement : les pères sont souvent absents, les films & séries sont caricaturaux et les algorithmes des réseaux sociaux avantagent les avis extrêmes.J'observe des hommes qui, comme des caméléons, changent de personnalité selon qu'ils cherchent à séduire, à impressionner leurs pairs masculins, ou à répondre aux attentes contradictoires de la société.La masculinité est devenue un champ de mines - un pas trop appuyé vers la virilité et vous êtes un dinosaure toxique; un pas trop léger et vous êtes invisible, insignifiant. Ce numéro d'équilibriste épuise des générations entières d'hommes qui ne savent plus qui ils sont censés être.Aujourd'hui, je plonge sans retenue dans cette question explosive : qu'est-ce qu'être un homme au XXIe siècle, quand personne – ni les hommes, ni les femmes, ni la société – ne semble capable de formuler une réponse cohérente ?Mon histoire d’homme un peu perduParadoxalement, pour un homme, parler de masculinité reste compliqué. On craint de dire une bêtise, de ne pas être légitime. J'avais d'ailleurs expliqué à Angelo Foley cette « peur d'être un homme » sur son podcast il y a quelques années. Mais aujourd'hui, je me sens plus légitime que jamais pour mettre les deux pieds dans le plat.Mon histoire personnelle offre peut-être quelques clés de compréhension. Enfant, j'avais un père pompier de Paris, musclé et "viril" – une sorte de super-héros. Mais un super-héros chroniquement absent, qui ne prenait pas de temps pour ses enfants. Commercial avec le Maghreb, il était souvent en voyage et par ailleurs, il ne nous a pas beaucoup accompagné, pas appris à faire du vélo, pas joué avec nous. Il était un excellent bricoleur mais chaque fois qu’on essayait de l’aider et d’être curieux, il nous rejetait en nous disant que nous étions des incapables…Ce n’était pas nécessairement méchant mais juste réaliste, on lui faisait perdre du temps, très basique.Si je partage cela, c’est parce que je ne crois pas être le seul homme à avoir eu un père absent et donc un manque d’amour inconscient et surtout un père aimant et gentil mais loin de la paternité idéale.Il nous a quitté il y a 9 ans et je n’ai pas eu l’occasion de parler de cela avec lui malheureusement.Il y a d’autres sujets que j’ai abordé avec lui, j’y reviendrais peut-être.En parallèle, ma mère avait arrêté de travailler pour s'occuper de mon frère et moi. J’ai passé de très nombreuses journées dans le jardin de la cité, à écouter les conversations de ma mère et ses amies pendant des années.C'est peut-être de là que vient mon appétence pour les femmes, les conversations profondes, et ma facilité à m'entendre avec elles.J’ai grandi avec une bande de garçons et adolescent, nous trainions

S7 Ep 377#344 L'Intelligence artificielle peut-elle remplacer les médecins? avec David Darmon
David Darmon est médecin généraliste, professeur des universités, et directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale à Nice. C'est une sommité au niveau français et même international.Nous parlons beaucoup d'IA. un peu tous les jours désormais (au moins dans mon cercle) et évidemment on a beaucoup entendu que l'IA allait remplacé les médeçins généralistes car plus accessible (en particulier quand vous êtes dans une zone éloignée des centres urbains).Et ca tombe bien car David Darmon a passé les 10 dernières années à comprendre aux impacts de l’intelligence artificielle sur le monde de la santé. Il était donc plus que naturel de l’inviter dans Vlan! pour discuter de ces transformations profondes.Dans cet épisode, nous parlons de la manière dont la médecine évolue à l’ère de l’IA, mais aussi de ce que cela dit de notre rapport à la santé, aux médecins et à la prévention. J’ai questionné David sur les maladies chroniques devenues la norme, sur l'inefficacité de notre système à répondre à cette nouvelle réalité, et sur la nécessité de repenser notre approche – non plus seulement curative, mais véritablement préventive.Nous avons également évoqué les déserts médicaux, les limites de notre système de formation, les dangers d’une médecine trop technicisée, mais aussi les opportunités qu’offre l’IA : accompagnement personnalisé, délégation intelligente, suivi asynchrone... sans jamais perdre de vue l’humain au centre du soin.David partage aussi des initiatives passionnantes menées à Nice, notamment autour du partenariat avec les patients – une vision de la médecine profondément collaborative et empathique, loin des clichés sur le manque d’écoute du corps médical.Un épisode riche, à la fois ancré dans le présent et tourné vers l’avenir, qui interroge notre manière de vivre... et de prendre soin.5 citations marquantes :"Le patient est l’expert de la vie avec la maladie.""On soigne les patients en équipe, pas en silo.""L’IA peut faire gagner du temps, mais elle ne remplace pas l’humain.""Ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi.""70% des déterminants de santé sont en dehors du champ médical."10 questions posées pour résumé l'épisode :Quelle est la réalité de la santé en France aujourd’hui ?Comment expliquer l’essor des maladies chroniques ?Est-ce que la médecine doit devenir plus préventive ?À quoi pourrait ressembler la médecine avec l’IA ?Quelles sont les limites actuelles de l’IA en santé ?Pourquoi manque-t-on d’empathie dans la relation médecin-patient ?Comment formez-vous les médecins à Nice différemment ?Quelles données sont nécessaires pour faire avancer la médecine personnalisée ?L’IA est-elle un bon palliatif au manque de médecins ?Est-ce qu’on sera mieux soignés demain grâce à l’IA ?Timestamps :00:00 – Introduction de l’épisode01:00 – La réalité de la santé post-guerre à aujourd’hui04:50 – Déserts médicaux : causes et solutions07:30 – Vers une médecine plus fonctionnelle ?10:40 – L’éducation à la santé, un enjeu national12:40 – Les applications de l’IA dans la médecine20:30 – La révolution du dossier médical numérique25:20 – Manque d’empathie : comment y remédier28:00 – Le patient, acteur central du soin33:00 – IA & délégation des tâches médicales39:00 – Problèmes éthiques & souveraineté des données49:00 – Puces, quantification, et médecine préventive55:30 – Est-ce que l’IA nous soignera mieux demain ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : Vlan #94 Futur de la médecine: vers moins de médicaments avec Thierry Picard (https://audmns.com/WpdMhQo) #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/NCbnuVu) #239 Comment repenser le système de santé en France? Avec Jean Charles Samuelian (https://audmns.com/mTSHtnB)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 376[Moment] “Adolescence” : ce que les ados révèlent de notre société avec Jérôme Colin
Jérôme Colin est journaliste, écrivain et réalisateur. Dans cet épisode, nous parlons de son dernier roman Les Dragons, une plongée bouleversante dans l’univers psychiatrique des adolescents.Ceci est un extrait de l'épisode que nous avons enregistré ensemble car cette semaine j'ai découvert la série "adolescent" qui m'a bouleversé de justesse et m'a fait pensé à cet épisode que nous avions enregistré ensemble.Je me suis dis que c'était important de ressortir cet extrait et peut être vous donner envie d'écouter l'intégralité de l'épisode bien sur.Dans cet extrait nous parlons en particulier du mal être des adolescents, de maladie mentale!J’ai rencontré Jérôme dans un moment rare, intense, presque brut. Il m’a parlé de ces ados qui ne veulent plus vivre, non pas parce qu’ils sont ados, mais parce que le monde que nous leur proposons est devenu invivable. Jérôme a fait une immersion de trois mois dans un centre psychiatrique pour écrire Les Dragons, et ce qu’il a entendu m’a profondément ébranlé : « Ce n’est pas l’adolescence, c’est la main de l’homme. »J’ai questionné Jérôme sur notre responsabilité d’adultes, sur l’école comme fabrique à normativité, sur la solitude imposée par la société, sur la difficulté à offrir un idéal mobilisateur à notre jeunesse. Mais aussi sur ce que ça veut dire d’aimer inconditionnellement son enfant, même quand il va mal.Un épisode fort, qui ne laisse pas indemne.Citations marquantes« Ce n’est pas l’adolescence, c’est ce que le monde leur fait. »« La vraie question, c’est pourquoi vous, les adultes, vous voulez vivre. »« L’isolement est une maladie — et le monde y trouve son compte. »« On ne se répare pas seul, il faut les autres. »« Le capitalisme ne propose plus d’idéaux à long terme. »Questions structurées poséesEst-ce qu’avoir des pensées suicidaires est inhérent à l’adolescence ?Les chiffres de la santé mentale des jeunes explosent-ils parce qu’on les écoute plus ?Qu’as-tu appris en immersion dans un centre psychiatrique pour ados ?Quelle est la part de responsabilité des adultes dans la souffrance des jeunes ?Comment les jeunes perçoivent-ils notre génération ?En quoi l’école est-elle une machine à conformer ?Pourquoi l’exclusion scolaire est-elle si problématique ?Quelle vision les jeunes ont-ils du monde et de l’avenir ?Comment établir un lien avec un ado en souffrance ?Comment offrir de l’espoir à un adolescent dans un monde incertain ?Timestamps clés00:00 – Le monde dans lequel les ados veulent mourir01:00 – Immersion dans un centre psychiatrique pour écrire Les Dragons03:00 – Nell : « Pourquoi vous voulez vivre ? »05:30 – L’école comme première zone d’exclusion07:45 – Le regard apocalyptique des ados sur les adultes08:45 – Que dire à un parent d’ado en crise ?10:40 – L’impact des écrans et la solitude des jeunes12:30 – Manque d’idéaux et effondrement de l’espérance13:30 – Le rôle de la rébellion et l’appel à sortir Suggestion d'épisode à écouter : #279 Le mal-être adolescent: conséquence d'une société violente ? avec Jerôme Colin (https://audmns.com/MsDIGME)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 375#343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 2) avec Christopher Laquieze
Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière. Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens. Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos. Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme. Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde. J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme “tragique” et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie. Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment “passer à côté de sa vie” ?C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.5 citations marquantes« La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »« Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »« Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »« La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »« On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se poseQu’est-ce que représente pour toi “le silence de la joie” ?Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?Que signifie “désirer ce que l’on a déjà” ?Comment différencies-tu le réel et la réalité ?Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérienceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 375#343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 1) avec Christopher Laquieze
Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière. Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens. Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos. Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme. Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde. J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme “tragique” et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie. Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment “passer à côté de sa vie” ?C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.5 citations marquantes« La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »« Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »« Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »« La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »« On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se poseQu’est-ce que représente pour toi “le silence de la joie” ?Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?Que signifie “désirer ce que l’on a déjà” ?Comment différencies-tu le réel et la réalité ?Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps00:00 – Introduction de l’épisode01:45 – Le concept du “silence de la joie”03:06 – Pourquoi le monde est-il tragique ?04:17 – Le silence dans une société ultra-connectée06:16 – Le parcours personnel de Christopher vers la philosophie08:33 – La philosophie peut-elle être destructrice ?13:49 – Une critique de la spiritualité et du développement personnel21:16 – Comment naît la joie dans l’absurde ?23:42 – L’éternel retour et la joie selon Nietzsche30:55 – Désirer ce que l’on a déjà, selon Spinoza35:04 – La gratitude face au quotidien38:44 – Conclusion Suggestion d'autres épisodes à écouter : #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra) Vlan #90 Booster sa confiance en soi à l'ère numérique avec Charles Pepin (https://audmns.com/oVsnEHR) #336 Le bonheur doit être le projet de notre siècle avec Arthur Auboeuf (https://audmns.com/LkXQumL)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 374[NEWS] La gentillesse est-elle toujours une vertu?
Cet épisode est une lecture de ma newsletter disponible ici. Vous pouvez retrouver la vidéo de cet épisode sur Youtube sur la chaîne de Vlan!Dans cette époque particulièrement dystopique, la gentillesse trône au sommet de la hiérarchie des vertus recherchées.On la réclame, on la valorise, on l'érige en panacée contre toutes les violences contemporaines. Partout, on implore la bonté, on quémande la générosité, on s'abreuve avidement aux sources des énergies positives.Et je m'y plie avec dévotion depuis ma plus tendre enfance.Je me suis toujours défini comme un « gentil » et c'est probablement ainsi que mon entourage me décrirait sans hésiter quoique c’est sans doute présomptueux de ma part. Mais cette vertu tant louée dissimule-t-elle des zones d'ombre que je refuse obstinément de reconnaître ou plutôt contre lesquelles je ne travaille pas assez?Il y a quelques mois, le jour de mon anniversaire, une amie autrice britannique, Taiye Selasi, m'a lancé cette phrase qui m'a ébranlé : « The problem, Greg, is that you are a nice guy when you should be kind instead ».Encore une fois, une nuance linguistique anglaise qui m'échappait. Car comme vous sans doute, à cet instant précis, j'étais incapable de distinguer entre « nice » et « kind », les deux se fondant dans le même mot français : « gentil ». Je lui ai donc demandé d'éclairer ma lanterne.Gentil ou authentique : le dilemme qui vous détruitElle m'a expliqué que « kind » incarnait une forme de bienveillance et de bonté du cœur qui circule dans les deux sens – envers les autres, mais aussi, et c'est crucial, envers soi-même.Une personne « kind » connaît intimement ses propres limites et pose des frontières claires aux autres. Tandis qu'une personne « nice » serait rongée par un besoin viscéral d'être aimée, au point que toutes ses barrières s'effondrent – transformant cette prétendue qualité en authentique défaut.Elle m'a alors recommandé la lecture de « No More Mister Nice Guy » de Robert Glover, que j'ai reçu sans tarder sur Vlan !L'épisode étant en anglais, j'ai décidé d'en faire cette newsletter pour vous expliquer pourquoi ce sujet me touche personnellement, et partager avec vous ce que j'en retire.Il y a tant de personnes méchantes et sournoises dans ce monde, pourquoi donc questionner la gentillesse ?Existe-t-il véritablement un « syndrome du gentil » ?La gentillesse pourrait-elle cacher des faces obscures ? Comment être gentil de manière juste ? Doit-on adhérer entièrement à la réflexion de Robert Glover ? Quelles critiques peut-on lui adresser ?La gentillesse comme bouclier contre les coupsPour saisir pourquoi ce sujet me touche particulièrement, je dois vous embarquer dans la construction de mon identité, et je pressens que cela résonnera avec certains d'entre vous.Ma mère n'était pas fondamentalement maltraitante, mais elle nous battait, mon frère et moi, de façon régulière (oui j’ai traité le sujet avec elle depuis).J'ai donc appris très tôt cette équation fatale : pour être aimé, il fallait être gentil, se plier en quatre pour tenter désespérément de faire plaisir.Bien sûr, je suis naturellement doté d'une bonté et d'une générosité profonde, mais vous remarquerez sans doute que la gentillesse dans laquelle je me suis enfermé n'était pas authentiquement la mienne. J'y reviendrai.Mon objectif premier ? Éviter les coups, tout simplement, mais surtout – gagner l'amour de ma mère. Cela implique que j'ai également intégré l'idée que les coups pouvaient s'entrelacer à l'amour – mais c'est un autre sujet que j'explorerai en temps voulu.Mon enfance s'est structurée sur ces fondations : la gentillesse comme mécanisme instinctif de protection et le rire comme échappatoire vitale. Comment refuser d'aimer une personne gentille ? Une personne qui s'évertue à devancer vos moindres attentes ?Au fil des années, je me suis métamorphosé en véritable caméléon, tentant de devenir ce que j'imaginais que les autres attendaient de moi, fuyant le conflit comme la peste.“Qu'est-ce qu'ils vont penser ?” : le mantra des dominésIl y a évidemment une part naturelle de socialisation et un besoin viscéral d'appartenance dans tout cela.Particulièrement quand, comme moi, vous êtes métis sans racines solides d'un côté puisque « descendant d'esclaves », portant le fardeau de la culpabilité d'être différent, écrasé par la pression sociétale d'être un « bon français », ce qui en France, avec notre modèle d'intégration républicaine, suppose d'être « plus blanc que blanc ».Ma mère nous a inculqué très tôt l'obligation d'être plus polis, plus irréprochables que quiconque, nous martelant régulièrement cette question : « qu'est-ce qu'ils vont penser ? ».Déjà qu'on nous montrait du doigt dans le village de mes grands-parents paternels – il semblait évident qu'on devait faire profil bas.Cqfd : cette stratégie est vouée à l'échec. On vous reprochera toujours votre couleur de peau jusqu'à ce que vous vous intégriez socialement, c'est-à-dire jusqu'à ce que vos revenus ou votre statut vous perm

S7 Ep 373#342 Manipulation des idées : enquête sur un lobby libertarien mondial avec Anne-Sophie Simpère
Anne-Sophie Simpère est journaliste et auteure engagée. Depuis plusieurs années, elle enquête sur les mécanismes d’influence qui façonnent nos sociétés dans l'ombre.Dans son dernier travail d’investigation, elle met en lumière un réseau méconnu du grand public, mais dont l’impact est colossal : le réseau Atlas.Je n'en n'avais jamais entendu parlé et j'ai été sensibilisé par un article de Anne Sophie tant et si bien que j'ai décidé de la contacter pour en faire un épisode ensemble.Car ce que j'ai découvert m'a vraiment epoustouflé!Nous savons tous que les lobbies existent et qu’ils influencent les décisions politiques et économiques. Mais ce que révèle Anne-Sophie, c’est l’ampleur d’un système structuré, international, et profondément enraciné dans les sphères du pouvoir. Le réseau Atlas, créé en 1981 aux États-Unis, regroupe plus de 500 think tanks dans une centaine de pays et fonctionne comme une véritable machine à influencer les idées.Son objectif ? Diffuser une vision ultralibérale et conservatrice du monde, en infiltrant les débats publics, les médias, et même les formations politiques. Officiellement, ces organisations défendent « la liberté économique ». Mais derrière ce discours, ce sont des stratégies bien rodées qui sont mises en place pour défendre les intérêts des grandes fortunes et des multinationales.En France, des structures comme l’IFRAP, Contribuables Associés ou l’Institut de Formation Politique en sont des relais. Ces think tanks participent activement à la diffusion d’un discours qui pousse toujours plus loin la dérégulation économique, la privatisation des services publics et la remise en cause des politiques sociales et environnementales.Anne-Sophie nous explique comment ce réseau agit :- Astroturfing : la création de faux mouvements citoyens pour donner une illusion de soutien populaire.- Chambres d’écho médiatiques : des experts issus des think tanks du réseau sont invités partout pour diffuser les mêmes éléments de langage.- Manipulation de l’information : des études biaisées, des rapports tronqués et des messages simplifiés pour toucher l’opinion.- Stratégie de long terme : financer des écoles, former des jeunes leaders politiques, et s’assurer une présence constante dans les sphères de pouvoir.Nous parlons aussi de la droitisation du débat public, de l’influence des médias, et de la manière dont ce type de réseau a participé à l’élection de personnalités comme Donald Trump ou Javier Milei.Mais au-delà du constat, cet épisode pose aussi une question essentielle : comment nous protéger face à ces stratégies d’influence invisibles ? Parce que nous sommes tous concernés.Si vous voulez mieux comprendre les forces invisibles qui influencent nos opinions et nos décisions, cet épisode est fait pour vous. 5 citations marquantes :« Le réseau Atlas n’a pas besoin d’un gros budget : il mise sur l’influence, la mise en réseau et la formation de talents pour façonner l’opinion publique. »« Ils ne disent jamais d’où ils parlent. Un think tank financé par des industriels du tabac pourra se présenter comme un institut de recherche indépendant sur la santé publique. »« La droite et l’extrême droite ont compris que la bataille des idées se gagne en occupant l’espace médiatique avec des discours simplifiés et émotionnels. »« Ce qui est terrifiant, c’est de voir des gens voter contre leurs propres intérêts, manipulés par des récits qui désignent les pauvres comme les coupables du problème économique. »« En contrôlant les universités, les think tanks, les médias et les politiciens, ces groupes s’assurent une influence totale sur la société. »10 questions posées dans l’épisode :Qu’est-ce que le réseau Atlas et comment fonctionne-t-il ?Pourquoi ce réseau est-il méconnu alors qu’il a une influence mondiale ?Quels sont les principaux think tanks français liés à ce réseau ?En quoi les méthodes de lobbying du réseau Atlas sont-elles problématiques ?Pourquoi le discours public semble-t-il se droitiser ces dernières années ?Quel rôle jouent les médias et les journalistes dans cette influence ?Comment le réseau Atlas utilise-t-il l’astroturfing pour manipuler l’opinion ?Quel impact ce réseau a-t-il eu sur des élections comme celle de Javier Milei en Argentine ?Comment les citoyens peuvent-ils se protéger de ces stratégies d’influence ?Quelles solutions existent pour garantir plus de transparence dans le lobbying ?Timestamps YouTube :00:00 - Introduction : qui est Anne-Sophie Simpere ?01:23 - Le réseau Atlas : une influence méconnue04:09 - Pourquoi ce réseau pose problème07:48 - Les techniques de manipulation utilisées10:29 - Comment les idées se sont droitisées en France15:39 - Fake news et désinformation : un outil clé du réseau Atlas20:19 - Trump, l’extrême droite et le rôle du réseau Atlas25:29 - Le financement opaque des think tanks français30:17 - Pourquoi les citoyens devraient s’y intéresser35:26 - L’astroturfing : créer de faux mouvements populaires47:52 - Comment se protéger de la manipulation de l’in

S7 Ep 373[MOMENT] Comprendre la physique quantique : entre réalité et mystère avec Julien Bobroff
Julien Bobroff, physicien spécialiste de la matière quantique et professeur à l’Université Paris-Saclay, a le don de rendre accessible l’un des domaines les plus fascinants et mystérieux de la science : la physique quantique.Dans cet moment tiré d'un épisode enregistré il y a 2 ans et demi (lien plus bas), nous parlons de quelque chose d’assez troublant : nous sommes majoritairement faits de vide. Nos atomes sont essentiellement composés d’espace vide, et pourtant, nous ne passons pas à travers les murs et nous ne sommes pas transparents. Pourquoi ? C’est là qu’intervient le principe d’exclusion de Pauli, une règle fondamentale de la physique quantique qui explique pourquoi la matière a une structure et pourquoi nous pouvons interagir avec notre environnement.J’ai questionné Julien sur les bases de la matière : comment les atomes sont-ils construits ? Pourquoi les électrons ne s’effondrent-ils pas sur le noyau ? Il nous explique avec des images simples et percutantes comment les particules quantiques se comportent, et pourquoi ces découvertes ont des implications bien concrètes.Nous avons également parlé de la révolution technologique en cours, rendue possible grâce à la physique quantique. Des ordinateurs quantiques capables de résoudre des problèmes complexes aux capteurs ultra-précis, en passant par la cryptographie quantique qui promet une sécurité absolue des communications, ces avancées pourraient bien changer le monde dans les années à venir.Si vous vous êtes déjà demandé comment fonctionne la physique quantique ou pourquoi nous pouvons toucher les objets alors que nous sommes essentiellement du vide, cet épisode va éclairer vos lanternes !10 questions structurées posées dans l’interview :Un physicien quantique m’a dit que nous sommes principalement du vide. Qu’en penses-tu ?Pourquoi ne sommes-nous pas transparents si nous sommes constitués d’atomes essentiellement vides ?Qu’est-ce que le principe d’exclusion de Pauli et pourquoi est-il si important ?Comment expliquer que nous puissions toucher d’autres objets alors que nous sommes majoritairement du vide ?Peux-tu rappeler les bases de la structure de la matière, de l’atome à l’électron ?Quelles ont été les grandes étapes de l’histoire de la physique quantique ?Quelles sont les applications concrètes des découvertes en physique quantique ?Comment fonctionne un ordinateur quantique et en quoi est-il différent des ordinateurs classiques ?Peut-on vraiment utiliser la physique quantique pour améliorer la cryptographie et la sécurité des données ?Comment vois-tu l’avenir des technologies quantiques dans les années à venir ?Récapitulatif des timestamps clés :00:00 – Sommes-nous faits de vide ? Introduction à la physique quantique.00:21 – Explication de la structure des atomes et du vide.00:50 – Pourquoi ne passons-nous pas à travers les murs ? Le principe d’exclusion de Pauli.02:32 – Pourquoi ne sommes-nous pas transparents malgré le vide atomique ?04:55 – Comment la matière est-elle constituée, des électrons aux molécules ?05:50 – Les applications actuelles et futures de la physique quantique.07:44 – Cryptographie, capteurs ultra sensibles, ordinateurs quantiques : les 4 révolutions en cours.10:05 – Pourquoi la physique quantique est un enjeu technologique et industriel majeur. Suggestion d'épisode à écouter : #225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff (https://audmns.com/NHILyGr)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 372#341 Resister face à la montée des extrêmes avec Salomé Saqué
Salomé Saqué, journaliste engagée et autrice du livre Résister, revient sur le succès de son ouvrage et nous alerte sur les dangers de la montée de l’extrême droite en France et à l’international.C'est la 2eme fois que Salomé vient sur ce podcast (lien plus bas) et notre conversation est très à la cool car nous nous connaissons bien et je pense que ca rend la conversation d'autant plus agréable mais vous me direz :)Son objectif n’était pas seulement d’informer à travers son petit ouvrage, mais de donner des outils à chacun pour éveiller les consciences et amorcer des conversations essentielles.Mais cette réussite n’efface pas son inquiétude. Car si elle documente l’extrême droite depuis des années, elle observe une accélération préoccupante de ses stratégies et de son implantation politique. Pourquoi cette montée en puissance ? Elle nous explique que l’extrême droite ne répond pas aux problèmes qu’elle instrumentalise, mais sait parfaitement exploiter la colère sociale et les inégalités grandissantes. Ce sont ces injustices économiques et sociales, bien réelles, qui nourrissent un vote de rejet et de désespoir.Nous avons analysé ensemble les dynamiques internationales, notamment la montée du parti d’extrême droite allemand AFD, qui a doublé son nombre de voix en quatre ans. Salomé insiste sur un fait alarmant : les partis traditionnels de droite adoptent de plus en plus les idées et le langage de l’extrême droite, brisant ainsi le « cordon sanitaire » qui les séparait autrefois. Une stratégie qui, selon elle, ne fait que légitimer et renforcer ces idéologies.Nous avons également évoqué la stratégie de dédiabolisation du Rassemblement National, qui oscille entre une façade rassurante et des liens toujours plus explicites avec les figures du trumpisme et de l’extrême droite mondiale. Marine Le Pen et Jordan Bardella tentent d’apparaître comme fréquentables, tout en tissant des alliances avec des figures comme Elon Musk ou Steve Bannon. Mais jusqu’où peuvent-ils aller sans se dévoiler totalement ?Salomé me partage aussi sa vision des risques réels d’un basculement autoritaire. Contrairement à l’idée d’un coup d’État brutal, elle explique que les régimes autoritaires s’installent progressivement, par des lois liberticides qui paraissent anodines, des changements subtils dans les institutions, et une normalisation des discours extrémistes. Elle cite une étude qui montre qu’il suffirait de 18 mois pour détruire l’État de droit en France, de façon parfaitement légale. Une réflexion glaçante qui nous amène à nous interroger sur la résilience de nos démocraties.Une autre question fondamentale traverse notre échange : sommes-nous encore en démocratie ? Beaucoup, notamment à gauche, estiment que les nombreuses restrictions sur les libertés publiques, la répression des manifestations et la concentration des pouvoirs sous la présidence Macron montrent déjà une dérive autoritaire. Salomé nuance : oui, la démocratie française est affaiblie, mais nous n’avons pas encore basculé. Et c’est précisément maintenant qu’il faut réagir, avant qu’il ne soit trop tard. Elle insiste sur le fait que l’histoire montre que les populations qui basculent dans des régimes autoritaires ne l’ont souvent pas vu venir.Nous avons également abordé le parallèle entre notre époque et la dystopie de La Servante Écarlate. Dans la série, le basculement vers un régime oppressif ne se fait pas en un jour. Il est progressif, insidieux, et s’installe alors que les citoyens sont trop sidérés ou désabusés pour réagir. Un parallèle troublant avec ce que nous observons aujourd’hui : l’abondance d’informations, la multiplication des crises et des scandales rendent difficile la prise de recul et la mobilisation.Face à cela, comment résister sans sombrer dans le désespoir ? Salomé reconnaît que l’ampleur du combat peut paraître écrasante. Elle-même lutte parfois contre le sentiment d’impuissance. Mais elle rappelle une citation essentielle de Jean-Paul Sartre : « La résistance est un refus de céder au désespoir. »Et c’est là que la joie entre en jeu. Contre toute attente, c’est sur ce thème que nous terminons notre conversation. Pour Salomé, l’un des enjeux majeurs de la résistance est de préserver la joie, non pas comme un luxe, mais comme une nécessité pour tenir dans la durée. Rester ensemble, créer du lien, se nourrir d’art, de culture, d’engagement collectif… c’est cela qui nous rendra forts face à la montée des périls.Un épisode riche, puissant et essentiel pour comprendre les enjeux politiques d’aujourd’hui et se préparer aux défis de demain.5 Citations Marquantes :« Résister, c’est un refus de céder au désespoir. »« On ne lutte pas contre l’extrême droite en reprenant ses idées. Ça ne marche nulle part. »« Ce qui me remplit de joie, c’est de voir que l’information circule, qu’elle ne reste pas entre journalistes. »« Il faut comprendre que l’extrême droite ne répond absolument pas aux problèmes sociaux qu’elle instrumentalise. »« On ne bascule pas du jou

S7 Ep 372[MOMENT] La vulnérabilité est la clef pour toucher l'autre avec Ibrahim Maalouf
Ibrahim Maalouf, est un musicien hors pair mais également professeur. Dans l'épisode (lien en dessous) nous avons parlé de mille choses mais je voulais vous faire ressortir cet extrait pour parler du lien profond entre improvisation et vulnérabilité.Dans ce moment, il explique pourquoi improviser, c'est comme se regarder dans un miroir, sans filtre, sans masque. Il faut accepter de se voir tel que l’on est, avec nos forces et nos failles. Un exercice difficile, mais essentiel pour être sincère dans sa musique – et peut-être même dans sa vie.Nous parlons aussi de la transmission : comment enseigner cette capacité à lâcher prise, notamment à des musiciens de haut niveau ? Ibrahim partage une approche surprenante : il apprend à ses élèves à se tromper volontairement, car l’erreur est le point de départ de la créativité.Enfin, il nous invite à une réflexion plus large sur l’universalité et le vivre-ensemble. Pour lui, l’improvisation est bien plus qu’une technique musicale, c’est un art de la connexion, un moyen de réunir des personnes aux parcours et aux cultures différentes.Un moment que j'espère inspirant qui nous questionne sur notre rapport à l’authenticité, à la perfection et à la manière dont nous interagissons avec le monde. Suggestion d'épisode à écouter : #236 Comment réussir à improviser sa vie? avec Ibrahim Maalouf (https://audmns.com/EQamRPM)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 340#340 Les Dessous de la musique électro avec Agoria
Sébastien Devaud, alias Agoria, est bien plus qu’un simple DJ ou producteur : il est un artiste complet, explorateur de sons et de concepts. Et pour moi c'est une différence vraiment essentielle quand j'ai réfléchi à qui recevoir sur Vlan! pour parler de musique électronique.Dans cet épisode, nous parlons de son parcours exceptionnel, de l’impact de la French Touch, de ses débuts dans les raves clandestines, jusqu’à jouer pour les Jeux Olympiques et exposer au Musée d’Orsay.Dans cette conversation, nous plongeons dans les racines de la musique électronique, son histoire contestataire et l’évolution du mouvement depuis les raves interdites des années 90 jusqu’à son institutionnalisation avec des événements comme les Jeux Olympiques de Paris 2024, où Agoria a eu l'honneur de jouer. Nous discutons aussi de la French Touch, ce mouvement qui a propulsé la musique électronique française sur la scène mondiale avec des artistes comme Daft Punk, DJ Mehdi, Etienne de Crécy ou encore Bob Sinclar. Agoria nous explique pourquoi ce phénomène a pris tant d’ampleur et comment, en parallèle, il a développé sa propre identité musicale, plus influencée par la techno de Détroit que par l’électro parisienne.On parle aussi du festival des Nuits Sonores, qu’il a cofondé à Lyon, avec une ambition claire : offrir un espace d’expression à la musique électronique et aux cultures alternatives, dans des lieux atypiques et éphémères. Agoria nous raconte les coulisses de la création de ce festival, ses premiers échanges avec la mairie de Lyon, et comment ce qui était au départ un événement contestataire est devenu l’un des rendez-vous incontournables du paysage électronique européen.Mais cette conversation dépasse largement le cadre de la musique. Agoria est un artiste qui réfléchit en permanence au rôle de la création dans notre société et à la manière dont la technologie, et en particulier l'intelligence artificielle, transforme notre façon de produire et de consommer l’art. Il s’interroge sur la place grandissante de l’image dans l’industrie musicale et sur l’évolution des algorithmes qui façonnent nos goûts et influencent même les programmations des festivals. Peut-on encore être un artiste à l’ère des réseaux sociaux et du streaming optimisé pour la rentabilité ? Où se situe la frontière entre l’artiste et le businessman ?Enfin, nous abordons un autre sujet fascinant : la transe musicale et l’impact de la fête sur notre rapport au monde. Que ce soit dans les raves des années 90 ou à Burning Man, Agoria partage son point de vue sur ces expériences collectives où la musique transcende les individus et crée des moments de pure liberté.Et pour finir, il revient sur son exposition au Musée d’Orsay, où il a présenté une œuvre mêlant technologie et art vivant, et sur son expérience de jouer pour la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Un accomplissement incroyable qui symbolise à quel point la musique électronique a parcouru du chemin depuis ses débuts underground.5 citations marquantes :"L’artiste, c’est celui qui se réinvente en permanence, pas celui qui suit une tendance.""Les raves étaient le dernier espace de liberté connu.""Aujourd’hui, un DJ est booké pour son nombre de followers, pas pour son talent.""L’intelligence artificielle ne crée pas, elle médianise la création.""La musique électronique a toujours été une musique de révolte et de communion."10 questions posées dans l’épisode :Comment ton enfance musicale a influencé ton passage vers l’électro ?Pourquoi la musique électronique a-t-elle été si mal perçue à ses débuts ?Quel était le rôle des raves dans la construction d’une nouvelle culture ?Quelle était l’ambition derrière la création des Nuits Sonores ?Que penses-tu de Burning Man et de sa réputation ?Comment la French Touch a-t-elle marqué la musique électronique ?En quoi l’image a-t-elle pris trop d’importance dans la musique actuelle ?Quel est l’impact de l’IA sur la création musicale et artistique ?Comment as-tu vécu le fait de jouer pour les Jeux Olympiques ?Qu’est-ce qui différencie un artiste d’un businessman dans la musique aujourd’hui ? Timestamps pour YouTube :00:00 Introduction et passion pour la musique électronique02:05 L’enfance d’Agoria et ses premières influences06:00 Pourquoi la techno était-elle interdite dans les années 90 ?10:00 L’esprit des raves et la connexion avec la foule14:40 Burning Man : utopie ou illusion ?20:00 L’impact de l’audio et du langage dans la transmission des émotions32:00 La nuit, un espace de liberté totale37:00 La création des Nuits Sonores et leur philosophie45:00 Artiste vs. Businessman : où est la vraie création ?54:00 Jouer pour les Jeux Olympiques et exposer au Musée d’Orsay58:30 IA, musique et futur de la création Suggestion d'autres épisodes à écouter : Vlan #120 Comment créer du lien à travers la musique ? Avec Derek Barbolla. (https://audmns.com/tIEDRlA) Vlan #110 Pourquoi les artistes peuvent changer le monde avec Abd Al Malik (https://audmns.com/ugsfNVj)

S7 Ep 371[NEWS] Le paradoxe du siècle « social » que l'on fait mine d'ignorer
Pour vous abonner à ma newsletter : https://hop.kessel.media/Il y a quelques jours, je me suis inscrit dans une nouvelle salle de sport. Une décision anodine mais si je vous en parle, c’est que mon critère décisif de choix en surprendrait plus d'un : son café ! Alors pourquoi je vous raconte ça ? Après treize années en tant qu'indépendant, j'ai appris à apprécier la liberté d'organiser mon temps, cette capacité à façonner mes journées selon mes envies.J’ai toujours choisi des appartements me permettant de faire cela dans les meilleures conditions et pourtant, la solitude des journées commence à peser.Partageant la raison principale de mon inscription dans cette gym avec mon ami John Krakauer, neuroscientifique américain reconnu, il m'a répondu par une formule qui résonne comme un diagnostic de notre époque : "we need to practice humans".En français dans le texte « Nous devons pratiquer l'art d'être humain ».A priori un non-sens et pourtant c’est tout l’inverse.Comme un muscle qui s'atrophie faute d'exercice, de manière insidieuse, notre capacité à créer du lien se délite dans le confort de notre isolement choisi.D’ailleurs, j’ai reçu sur Vlan ! une chercheuse du MIT, Valérie Gauthier pour nous aider à récréer du dialogue si cela vous intéresse.Cette semaine j’ai envie d’explorer ce que le magazine « The Atlantic » a justement nommé de « siècle anti-social ». Mais alors c’est quoi le paradoxe de notre solitude moderne ?La langue anglaise, dans sa précision, distingue "solitude" de "loneliness".Le premier terme décrit un choix enrichissant, une pause réparatrice. Le second évoque une forme d'isolement toxique, un repli qui nous éloigne de notre nature profondément sociale.Notre langue française peine à capturer cette nuance essentielle - "isolement" porte une connotation trop négative pour traduire fidèlement ce "loneliness" contemporain que nous nous imposons collectivement.Alors attentin, ressentir de la solitude est une réponse saine, comme le souligne le sociologue Eric Klinenberg.C'est cette énergie qui m'a poussé vers cette salle de sport, ce besoin viscéral de reconnecter avec le monde.Mais voilà le paradoxe de notre époque : nous répondons au sentiment de solitude par davantage de solitude, dans une spirale qui nous éloigne toujours plus les uns des autres.Les chiffres racontent une histoire paradoxale de notre temps.Pour chaque heure passée en présence d'autrui hors de chez soi, l'Américain moyen en passe 7 devant sa télévision.La fréquence des dîners entre amis a chuté de 45% entre 1970 et les années 2000.Nous croyons chercher le bien-être dans cette retraite, mais les études en psychologie moderne révèlent une réalité contre-intuitive : nous sommes particulièrement mauvais pour identifier ce qui nous rend véritablement heureux.En fait ce que l’on nomme le Me-time a un vrai coté sombre !!! Je vous explique ca !! Une expérience fascinante menée à Chicago par le psychologue Nick Epley l'illustre parfaitement. Il a demandé aux usagers du métro d'imaginer leur trajet idéal : la majorité a opté pour un voyage silencieux et solitaire, considérant qu'une conversation avec un inconnu serait désagréable.L'expérience a prouvé exactement l'inverse - les interactions, même brèves, ont significativement amélioré leur bien-être et plus longues étaient ces dernières, meilleur était l’impact.C'est ce que les chercheurs appellent le "paradoxe de la connexion sociale" : nous fuyons précisément ce qui pourrait nous rendre plus heureux.Pourtant même dans un espace social tel que le métro nous nous enfermons dans l’isolement de nos écouteurs qui annulent le bruit ou simplement en plaçant l’écran glacé de notre téléphone entre soi et les autres.Et ce qui est mauvais pour notre santé mentale fini par également être mauvais pour notre santé physique comme le prouvent de nombreuses études sur la longévité.Etre utile à sa communauté comme me le rappelait Jean-Marc Lemaître, Directeur de recherche à l’Inserm, est fondamental. Et par ailleurs il y a un prix politique à notre deconnexion sociale ! je vous explique Cette citation de Deleuze prend ici tout son sens : "Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu'il peut la dominer. La joie est résistance, parce qu'elle n'abandonne pas."Sans verser dans le complotisme, l’idée n’est pas dire que le pouvoir en place nous invite à rester chez nous mais force est de constater que notre isolement volontaire fragilise le tissu social.Nous renforçons nos liens avec ceux qui pensent comme nous, tandis que notre seule exposition à des opinions divergentes se fait à travers le prisme déformant des algorithmes des reseaux sociaux.La nuance qu'apportait une discussion au café du commerce, la modération qu'insufflait une conversation avec un voisin de palier, tout cela s'efface progressivement.Trump a parfaitement profité de cette situat

S7 Ep 339#339 Les expérience les plus folles de la physique avec Julien Bobroff
Julien Bobroff est physicien, chercheur et vulgarisateur scientifique. Il y a quelques années je l'ai reçu sur Vlan et depuis il a décidé de partager sa passion pour la physique sur les réseaux sociaux. Un pari fou ? Peut-être, mais un pari réussi ! Aujourd’hui, avec plus d’un million de followers sur TikTok, Instagram et YouTube, il s’impose comme une référence dans la vulgarisation scientifique. Son secret ? Raconter la science comme une aventure captivante, en deux minutes chrono.Dans cet épisode, nous plongeons dans son univers fascinant et dans son dernier livre "La Physique de l’Extrême", où il explore les phénomènes les plus fous de la science : le froid absolu, les pressions extrêmes, les champs magnétiques démesurés et même la caméra la plus rapide du monde. Autrement dit, les limites ultimes de la physique, celles qui défient notre compréhension du monde.Au fil de notre échange, nous revenons aussi sur une question centrale : la science a-t-elle besoin d’être déraisonnable pour avancer ? Julien nous explique comment les plus grandes découvertes naissent parfois d’une ambition hors norme, voire d’une forme de folie maîtrisée. Il nous parle aussi du rôle (surestimé) du hasard dans la recherche, et de l’importance d’être ouvert à l’inattendu pour faire progresser la connaissance.Enfin, il partage son expérience des réseaux sociaux, un univers aux antipodes du monde académique, où chaque concept scientifique doit être condensé en quelques secondes pour capter l’attention. Comment réussir ce pari sans perdre en rigueur ? Pourquoi la vulgarisation est-elle essentielle pour renouveler l’intérêt du grand public pour la science ?Si vous aimez comprendre le monde sous un nouvel angle et repousser les frontières de la connaissance, cet épisode va vous passionner. Installez-vous confortablement, ouvrez grand vos oreilles… et bienvenue dans la physique de l’extrême !5 Citations marquantes"La recherche, c’est souvent explorer des territoires inconnus avec une ambition démesurée.""On peut raconter un article scientifique en deux minutes… mais aussi en 200 pages.""Les physiciens sont des schizophrènes : calmes et rationnels, mais obsédés par l'impossible.""Le froid est le seul domaine où l’humain dépasse la nature : nous sommes un milliard de fois meilleurs qu’elle.""La science ne sert pas forcément à quelque chose immédiatement, mais elle agrandit notre compréhension du monde."10 Questions posées dans l’interviewPourquoi as-tu décidé de te lancer sur les réseaux sociaux ?En quoi ton travail sur les réseaux a-t-il influencé ton livre ?La recherche scientifique doit-elle être déraisonnable pour avancer ?Quel est le rôle des accidents et du hasard dans les découvertes scientifiques ?Pourquoi les physiciens semblent-ils si cartésiens alors qu’ils explorent des idées folles ?Quelle est l’expérience scientifique la plus extrême que tu aies vue ?Comment une grenouille peut-elle léviter grâce au magnétisme ?Pourquoi l’être humain est-il meilleur que la nature pour produire du froid extrême ?À quoi sert la caméra la plus rapide du monde ?Comment fonctionne un IRM et quel est son lien avec la physique quantique ?Timestamps 00:00 - Introduction & Présentation de Julien Bodroff01:53 - Son succès fulgurant sur TikTok et Instagram03:27 - L’impact des réseaux sur son livre04:57 - Faut-il être fou pour faire avancer la science ?06:14 - Les expériences les plus extrêmes en physique09:45 - La nécessité d’une ouverture d’esprit en science11:29 - L’innovation la plus folle qu’il a rencontrée17:47 - Le diamant, un matériau toujours inégalé23:43 - La lévitation magnétique et l’expérience de la grenouille27:32 - Le fonctionnement d’un IRM et la physique quantique34:05 - L’exploration des températures les plus froides42:34 - Un cryostat dans l’espace : mesurer le fond cosmologique Suggestion d'autres épisodes à écouter : #225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff (https://audmns.com/NHILyGr) Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/WFkwZGg) #327 Apprendre de l'audace d'un chercheur intrépide avec Jean-Claude Weil (https://audmns.com/NAKYazA)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 370[Hors-Serie] Pourquoi sourire en temps de chaos? Par Grégory Pouy
Hello :)Je ne sais pas si vous êtes abonnés à ma newsletter (hop), sinon voici le lien, c'est bimensuel et c'est gratuit : https://hop.kessel.media/Plutôt que de vous faire un long discours, je voulais vous la proposer ici en vous la lisant.Le sujet de la semaine dernière était celui de la joie rebelle qui me semble essentielle et que je traite ici.Dans cette newsletter vous trouverez aussi les prochains invités de Vlan et Ping mais aussi 3 liens vers des articles que j'ai trouvé passionnant et que je vous résume.Voici le texte :Quand je dis que je regarde demain avec beaucoup de joie, j'obtiens souvent des regards incrédules. Comment peut-on être joyeux face au changement climatique qui s'accélère, à la "mort" de la DEI (diversité, équité, inclusion) aux États-Unis, à l'emprise grandissante de l'extrême droite en Europe, au triomphe de l'anti-intellectualisme ?Le grand basculement : nous sommes dans l'entre-deux mondesDepuis les années 1980, le sociologue Michel Maffesoli nous alerte : nous vivons une transformation aussi profonde que le passage du Moyen Âge à la Renaissance. La modernité née avec les lumières - et tout son système de valeurs et de croyances - est en train de mourir."Une étoile morte éclaire pendant longtemps encore avant de disparaître intégralement", m'a-t-il expliqué quand je l'interrogeais sur la lenteur de cette transformation.Pour filer la métaphore de l’étoile, je crois que ce que nous vivons actuellement ressemble à l'explosion finale de cette étoile mourante – Une explosion, un dernier éclat spectaculaire avant l'extinction.Les Trump, Musk, Zuckerberg et leurs semblables en sont les ultimes ambassadeurs, brandissant désespérément les valeurs d'un monde déjà révolu :L'individualisme triomphantLe succès mesuré à l'accumulation (argent, notoriété, biens)La toute-puissance de la rationalité et de l'analyse (ce besoin de tout découper en morceaux pour tout expliquer)La croyance aveugle dans le progrès linéaire (notamment le techno-solutionnisme)La sacralisation des grandes institutions comme garantes de l'ordre socialNous vivons tous plus ou moins dans ce monde dans lequel nous sommes nés et qui régit encore, de manière tacite, nos modes de fonctionnement.Les contours du monde qui vientMaffesoli appelle timidement cette nouvelle ère la "post-modernité" car elle n’a pas encore vraiment de nom (elle sera défini par les historiens dans quelques centaines d’années).Ce qui est évident c’est qu’on la sent très fort et qu’elle se dessine autour de 6 grandes mutations :1. Le retour au tribalisme : l'émergence de petites communautés affectives et identitaires2. La réhabilitation de la sensibilité et de l'émotion : la raison n'est plus l'unique boussole3. La valorisation du présent : la fin de la dictature du projet et de la projection perpétuelle4. Le triomphe du nomadisme : la fluidité remplace la stabilité, y compris dans nos identités5. La réinvention du sacré : de nouveaux rituels contemporains émergent6. La vision holistique : afin de prendre en considération la complexité du monde et de sortir de l’analyse pureJe suis certain que vous pouvez ressentir ce monde qui vient doucement.Par essence, ce moment, cette croisée des chemins entre 2 moments, nous amène a beaucoup de contradictions internes d’ailleurs.Parfois je suis surpris de voir des personnes qui sont encore à 200% dans ce monde déjà mort mais je ne juge pas, j’y étais encore il y a quelques années et je sais que c’est un chemin à faire.D’ailleurs, je suis encore partiellement là moi aussi bien entendu.C’est passionnant à observer par ailleurs.L'âge des turbulencesÉvidemment, la modernité ne s'éteint pas sans combattre.Elle montre même son visage le plus terrible, avec une violence inédite. On parle souvent du "retour de la force brute" en évoquant le masculinisme agressif des Zuckerberg, Bezos, Musk ou Trump.Je regarde à nouveau actuellement "The Handmaid's Tale" (la servante écarlate), 8 ans après et les parallèles avec notre présent sont troublants : rejet des personnes LGBTQ+, chute de la natalité (on en parle bientôt sur Vlan ! et qui sera je pense accélérée par les microplastiques dans nos organismes), montée des fondamentalismes.Non, nous n'en arriverons probablement pas dans la dystopie de la série, mais ces échos sont édifiants et on voit ici et là des choses qui résonnent – en particulier, j’ai vu des fondamentalistes forcer des femmes à donner leurs enfants.Je pense que cette période va durer un petit moment, sans doute 10 ou 15 ans mais vous allez voir pourquoi je vous parle de joie !De l'optimisme forcené à l'optimisme lucideLes discussions avec des experts en géopolitique comme Luis Amado (ancien ministre des Affaires Étrangères portugais) que j’ai eu la chance de recevoir chez moi ou Pierre Haski, qui sera bientôt sur Vlan !, m'ont fait évoluer d'un optimisme parfois naïf vers ce que j'appel

S7 Ep 369#338 Démographie en chute libre : l’avenir que personne n’anticipe (partie 2) avec David Duhamel
David Duhamel est économiste et enseigne la démographie à Sciences Po Paris. Il est l’auteur du livre "Un Monde sans Enfants", un titre qui résume une tendance de fond : la chute de la natalité dans de nombreux pays.On nous parle tellement de surpopulation que j'ai été le 1er à être totalement surpris par tout ce que David nous raconte et vous allez voir c'est un sujet dont personne ne parle alors qu'en réalité il est fondamental!David en plus raconte super bien et nous entraîne avec lui de manière incroyable!Dans cet épisode, nous parlons de ce phénomène et de ses implications profondes. Pourquoi fait-on de moins en moins d’enfants ? Quels sont les facteurs qui influencent la fécondité dans le monde ? Est-ce une question économique, sociétale, technologique, écologique ?J’ai interrogé David sur des exemples frappants : la Corée du Sud, où la fécondité est tombée à 0,6 enfant par femme, le Japon, l’Italie, la Chine, mais aussi la situation en France. Nous avons évoqué l’impact des politiques publiques, du féminisme, de la précarité, de la technologie, et même de la montée du masculinisme et des divisions politiques entre hommes et femmes.Nous avons aussi parlé de l’immigration : alors que les pays occidentaux ont de plus en plus besoin d’immigrés pour compenser la baisse de leur population active, ceux-ci se font plus rares. Les États-Unis semblent mieux armés que l’Europe ou la Chine pour affronter ce défi démographique.C’est une discussion essentielle pour comprendre notre avenir. La question n’est pas de savoir si ce problème va nous toucher, mais comment il va transformer nos vies, nos politiques, nos sociétés.Des citations marquantes : "Un monde sans enfants, c’est un avenir qui se joue aujourd’hui, pas en 2100.""L’histoire du XXe siècle, c’est la montée des droits des femmes. L’histoire du XXIe siècle, c’est la chute de la natalité.""En Corée, il faut aujourd’hui huit personnes pour faire un enfant. Imagine l’impact à long terme.""La technologie change notre rapport aux autres, à l’amour, à la sexualité… et donc à la fécondité.""Si on veut plus d’enfants, il faut une société plus égalitaire, pas plus répressive."10 questions que l'on traite:Pourquoi parle-t-on autant de surpopulation alors que la natalité chute partout ?Quels sont les impacts économiques et sociaux de cette baisse de la fécondité ?Pourquoi les femmes choisissent-elles de moins en moins d’avoir des enfants ?Quel est le rôle de la précarité et du coût de l’éducation dans cette tendance ?En quoi MeToo et la remise en question du patriarcat influencent-ils la démographie ?Est-ce que la religion peut jouer un rôle dans le maintien d’une forte natalité ?Pourquoi les États-Unis sont-ils mieux armés que la Chine ou l’Europe face à cette crise démographique ?Quel est l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur la baisse des relations amoureuses et donc de la natalité ?Comment les politiques natalistes, comme en Corée du Sud ou en Israël, influencent-elles la démographie ?Assiste-t-on à une polarisation politique entre hommes et femmes sur ces sujets ?Timelaps00:00 – Introduction : Pourquoi parle-t-on si peu de la crise démographique ?02:15 – Comprendre la chute de la natalité dans le monde06:30 – Immigration et déclin démographique : un paradoxe ?10:50 – Le cas de la Corée du Sud : une société sans enfants ?15:40 – Féminisme, MeToo et impact sur la natalité22:10 – Les États-Unis vs la Chine : qui dominera le XXIe siècle ?26:00 – L’impact des smartphones et des réseaux sociaux sur les relations et la fécondité30:30 – Pourquoi les jeunes sont-ils de plus en plus divisés politiquement sur ces sujets ?35:00 – Vers un monde avec de moins en moins d’immigrés disponibles ?40:00 – Conclusion : quelles solutions pour une démographie équilibrée ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl) Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn) Vlan #76 Mythes et réalités autour des migrants avec Josephine Goube (https://audmns.com/OOXKKZV)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 369#338 Démographie en chute libre : l’avenir que personne n’anticipe avec David Duhamel (partie 1)
David Duhamel est économiste et enseigne la démographie à Sciences Po Paris. Il est l’auteur du livre "Un Monde sans Enfants", un titre qui résume une tendance de fond : la chute de la natalité dans de nombreux pays.On nous parle tellement de surpopulation que j'ai été le 1er à être totalement surpris par tout ce que David nous raconte et vous allez voir c'est un sujet dont personne ne parle alors qu'en réalité il est fondamental!David en plus raconte super bien et nous entraine avec lui de manière incroyable!Dans cet épisode, nous parlons de ce phénomène et de ses implications profondes. Pourquoi fait-on de moins en moins d’enfants ? Quels sont les facteurs qui influencent la fécondité dans le monde ? Est-ce une question économique, sociétale, technologique, écologique ?J’ai interrogé David sur des exemples frappants : la Corée du Sud, où la fécondité est tombée à 0,6 enfant par femme, le Japon, l’Italie, la Chine, mais aussi la situation en France. Nous avons évoqué l’impact des politiques publiques, du féminisme, de la précarité, de la technologie, et même de la montée du masculinisme et des divisions politiques entre hommes et femmes.Nous avons aussi parlé de l’immigration : alors que les pays occidentaux ont de plus en plus besoin d’immigrés pour compenser la baisse de leur population active, ceux-ci se font plus rares. Les États-Unis semblent mieux armés que l’Europe ou la Chine pour affronter ce défi démographique.C’est une discussion essentielle pour comprendre notre avenir. La question n’est pas de savoir si ce problème va nous toucher, mais comment il va transformer nos vies, nos politiques, nos sociétés.Des citations marquantes : "Un monde sans enfants, c’est un avenir qui se joue aujourd’hui, pas en 2100.""L’histoire du XXe siècle, c’est la montée des droits des femmes. L’histoire du XXIe siècle, c’est la chute de la natalité.""En Corée, il faut aujourd’hui huit personnes pour faire un enfant. Imagine l’impact à long terme.""La technologie change notre rapport aux autres, à l’amour, à la sexualité… et donc à la fécondité.""Si on veut plus d’enfants, il faut une société plus égalitaire, pas plus répressive."10 questions que l'on traite:Pourquoi parle-t-on autant de surpopulation alors que la natalité chute partout ?Quels sont les impacts économiques et sociaux de cette baisse de la fécondité ?Pourquoi les femmes choisissent-elles de moins en moins d’avoir des enfants ?Quel est le rôle de la précarité et du coût de l’éducation dans cette tendance ?En quoi MeToo et la remise en question du patriarcat influencent-ils la démographie ?Est-ce que la religion peut jouer un rôle dans le maintien d’une forte natalité ?Pourquoi les États-Unis sont-ils mieux armés que la Chine ou l’Europe face à cette crise démographique ?Quel est l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur la baisse des relations amoureuses et donc de la natalité ?Comment les politiques natalistes, comme en Corée du Sud ou en Israël, influencent-elles la démographie ?Assiste-t-on à une polarisation politique entre hommes et femmes sur ces sujets ?Timelaps00:00 – Introduction : Pourquoi parle-t-on si peu de la crise démographique ?02:15 – Comprendre la chute de la natalité dans le monde06:30 – Immigration et déclin démographique : un paradoxe ?10:50 – Le cas de la Corée du Sud : une société sans enfants ?15:40 – Féminisme, MeToo et impact sur la natalité22:10 – Les États-Unis vs la Chine : qui dominera le XXIe siècle ?26:00 – L’impact des smartphones et des réseaux sociaux sur les relations et la fécondité30:30 – Pourquoi les jeunes sont-ils de plus en plus divisés politiquement sur ces sujets ?35:00 – Vers un monde avec de moins en moins d’immigrés disponibles ?40:00 – Conclusion : quelles solutions pour une démographie équilibrée ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl) Vlan #76 Mythes et réalités autour des migrants avec Josephine Goube (https://audmns.com/OOXKKZV) Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 368[Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2)
Alain de Botton, le fondateur de the School of Life, est l’un des penseurs contemporains les plus brillants au monde sur l’amour et les relations humaines. Autant vous dire que je suis super excité de sortir cet épisode totalement excité de sortir cet épisode pour la Saint Valentin!Son livre "the course of love" ma beaucoup accompagné il y a des années et la suite de ses travaux encore plus.C'est sans doute l'un des penseurs les plus articulés sur le sujet par ailleurs.Il propose une approche lucide et profondément humaine des dynamiques amoureuses.Dans cet épisode, nous avons exploré ensemble les 20 à 30 questions les plus importantes sur l’amour. Pourquoi tombons-nous amoureux ? Comment éviter de répéter les mêmes schémas destructeurs ? Le mythe de l’âme sœur nous empêche-t-il d’être heureux ? Pourquoi la passion s’étiole-t-elle avec le temps ?J’ai interrogé Alain sur les paradoxes de l’amour moderne : l’influence des applications de rencontres, la difficulté d’accepter les imperfections de l’autre, la complexité du pardon après une infidélité, et bien d’autres sujets essentiels.Un échange fascinant qui éclaire nos attentes souvent irréalistes sur l’amour et nous invite à une approche plus consciente et apaisée des relations.Voici 5 choses marquantes dont il parle par exemple : « Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, mais par le familier. »« Tout le monde est un peu fou. Ce qui compte, c’est la capacité à reconnaître et gérer cette folie. »« L’amour n’est pas une question d’intuition, mais de lucidité et d’efforts. »« Nous voulons un amour sans friction, mais la friction est ce qui nous fait grandir. »« La pire chose dans une rupture, ce n’est pas la douleur, c’est de ne pas comprendre pourquoi. »Voici 10 questions que l'on traite par exemple :Comment le mythe de l’âme sœur influence-t-il notre vision de l’amour ?Pourquoi sommes-nous attirés par des partenaires qui reproduisent nos schémas familiaux ?Les "papillons dans le ventre" sont-ils un bon indicateur d’une relation saine ?Pourquoi certaines personnes sabotent-elles inconsciemment leurs relations amoureuses ?L’amour peut-il durer ou est-il condamné à s’éteindre avec le temps ?Comment surmonter une rupture amoureuse sans sombrer dans l’idéalisation de l’autre ?Peut-on vraiment pardonner une infidélité ? Et si oui, comment ?Pourquoi tant d’hommes en couple cherchent-ils aujourd’hui des relations ouvertes ?Quel impact les attentes irréalistes ont-elles sur la solidité d’un couple ?Pourquoi certaines personnes restent-elles dans des relations toxiques malgré la souffrance ?Timelaps. :00:00 – Introduction : Peut-on vraiment comprendre l’amour ?00:12 – Changer la dynamique d’un couple, est-ce possible ?02:30 – Pourquoi la maturité émotionnelle est essentielle en amour05:44 – L’incompréhension dans le couple : quand faut-il partir ?05:52 – Désir et routine : comment raviver la flamme ?08:15 – Relations ouvertes et polyamorie : une illusion dangereuse ?10:57 – Pourquoi les hommes veulent-ils des relations ouvertes ?12:43 – Pourquoi la plupart des histoires d’amour finissent trop tôt15:16 – Passion et amour durable : incompatible ?16:44 – De l’amour à l’indifférence : pourquoi on devient des étrangers17:46 – Rupture et deuil amoureux : pourquoi c’est si douloureux19:00 – Les pires façons de quitter quelqu’un21:16 – Rester ami avec son ex : bonne ou mauvaise idée ?22:47 – Comment arrêter d’aimer quelqu’un ?25:30 – Avoir un enfant : un choc pour le couple28:19 – Faut-il rester ensemble pour les enfants ?30:10 – Comment savoir si c’est vraiment fini ?32:17 – Peut-on vraiment changer pour sauver son couple ?33:52 – Infidélité : faut-il tout avouer ?35:39 – Accepter la "folie" de l’autre dans une relation39:00 – Conclusion : comprendre l’amour pour mieux aimerHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S7 Ep 368[Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1)
Alain de Botton, le fondateur de the School of Life, est l’un des penseurs contemporains les plus brillants au monde sur l’amour et les relations humaines. Autant vous dire que je suis super excité de sortir cet épisode totalement excité de sortir cet épisode pour la Saint Valentin!Son livre "the course of love" ma beaucoup accompagné il y a des années et la suite de ses travaux encore plus.C'est sans doute l'un des penseurs les plus articulés sur le sujet par ailleurs.Il propose une approche lucide et profondément humaine des dynamiques amoureuses.Dans cet épisode, nous avons exploré ensemble les 20 à 30 questions les plus importantes sur l’amour. Pourquoi tombons-nous amoureux ? Comment éviter de répéter les mêmes schémas destructeurs ? Le mythe de l’âme sœur nous empêche-t-il d’être heureux ? Pourquoi la passion s’étiole-t-elle avec le temps ?J’ai interrogé Alain sur les paradoxes de l’amour moderne : l’influence des applications de rencontres, la difficulté d’accepter les imperfections de l’autre, la complexité du pardon après une infidélité, et bien d’autres sujets essentiels.Un échange fascinant qui éclaire nos attentes souvent irréalistes sur l’amour et nous invite à une approche plus consciente et apaisée des relations.Voici 5 choses marquantes dont il parle par exemple : « Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, mais par le familier. »« Tout le monde est un peu fou. Ce qui compte, c’est la capacité à reconnaître et gérer cette folie. »« L’amour n’est pas une question d’intuition, mais de lucidité et d’efforts. »« Nous voulons un amour sans friction, mais la friction est ce qui nous fait grandir. »« La pire chose dans une rupture, ce n’est pas la douleur, c’est de ne pas comprendre pourquoi. »Voici 10 questions que l'on traite par exemple :Comment le mythe de l’âme sœur influence-t-il notre vision de l’amour ?Pourquoi sommes-nous attirés par des partenaires qui reproduisent nos schémas familiaux ?Les "papillons dans le ventre" sont-ils un bon indicateur d’une relation saine ?Pourquoi certaines personnes sabotent-elles inconsciemment leurs relations amoureuses ?L’amour peut-il durer ou est-il condamné à s’éteindre avec le temps ?Comment surmonter une rupture amoureuse sans sombrer dans l’idéalisation de l’autre ?Peut-on vraiment pardonner une infidélité ? Et si oui, comment ?Pourquoi tant d’hommes en couple cherchent-ils aujourd’hui des relations ouvertes ?Quel impact les attentes irréalistes ont-elles sur la solidité d’un couple ?Pourquoi certaines personnes restent-elles dans des relations toxiques malgré la souffrance ?Timelaps. :00:00 – Introduction et présentation d’Alain de Botton02:25 – Le mythe de l’âme sœur et ses dangers06:54 – Pourquoi tombe-t-on amoureux ? L’influence du passé10:59 – Les papillons dans le ventre : excitation ou peur déguisée ?17:52 – L’amour dure-t-il vraiment trois ans ?20:08 – Quelles attentes réalistes avoir dans une relation ?29:54 – Les relations modernes et l’impact du digital33:28 – L’amour est-il une compétence ? Comment la développer ?38:50 – Pourquoi les hommes ont-ils plus de mal à exprimer leurs émotions ?46:30 – Peut-on vraiment changer dans une relation ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel (https://audmns.com/FGuIRnh) #264 Réinventer les relations amoureuses libérées des contraintes sociales avec Franck & Vanessa Lopvet (https://audmns.com/hEsJSqT) #273 Faire durer le sexe dans le couple avec Anne et Jean François Descombe (https://audmns.com/FEKTJuP)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.