
Le droit pénal doit-il être humaniste ?
La question peut surprendre tant il paraît diffic…
Les podcasts de l'ISP · Prépa ISP
October 15, 202535m 47s
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Show Notes
La question peut surprendre tant il paraît difficile de répondre, en bon républicain, par la négative. Le droit pénal se doit d’être humaniste, c’est-à-dire qu’il doit voir l’homme derrière le délinquant, sa personnalité, ses perspectives de réinsertion et déterminer des mesures de sûreté qui lui permettront de reprendre une place dans la société qui sera ainsi protégée de la récidive. S’y opposer, ce serait se faire le défenseur des châtiments corporels et du bagne.
Pourtant, nous allons le voir, les choses sont sans doute plus nuancées que cela. Un auteur incarne cet humanisme pénal : c’est Marc Ancel, auteur, en 1954, de La défense sociale nouvelle (Un mouvement de politique criminelle humaniste). On comprend alors que le sens de la question, « Le droit pénal doit-il être humaniste ? ». Une question qui se veut volontairement provocatrice, une question est l’occasion de retracer l’évolution des écoles de pensées qui ont contribué à la naissance d’un droit pénal humaniste et de s’interroger sur la pertinence et l’efficacité de celui-ci.
Ce débat va également nous conduire à nous interroger sur la législation pénale récente, sur le droit pénal des mineurs, sur le sens des peines de prisons, sur la pertinence des peines planchers ou peines minimales, etc.
Pour répondre à ces questions, j’ai le plaisir de recevoir Morgane DAURY-FAUVEAU, Professeur de droit privé et j’ai le plaisir de l’annoncer désormais professeur de droit pénal au sein de la Prépa ISP.