
Le monde devant soi
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S3 Ep 115Guerre en Ukraine: les mensonges de Marine Le Pen, la timidité d'Emmanuel Macron
«Ma solidarité avec le peuple ukrainien est totale et l'agression russe inqualifiable», déclarait Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux-tours mercredi 20 avril. Si vous avez fait partie des 15,6 millions de Français à suivre le débat, vous avez dû, comme nous, hausser un sourcil à ce moment-là.Quelques instants après cette déclaration, la candidate frontiste a montré un de ses tweets imprimé sur une feuille, disant: «Je soutiens une Ukraine libre, qui ne soit soumise ni aux États-Unis, ni à l'UE, ni à la Russie.» Un tweet opportunément déterré qui tranche avec ses sorties plus récentes sur le réseau social et les plateaux télévisés (quand elle affirmait par exemple que la Crimée était russe), ou celles de ses lieutenants, dont le cœur penche souvent plus du côté de Moscou que de Bruxelles.Si Marine Le Pen salue la position d'Emmanuel Macron, sur le terrain, des critiques se font toutefois entendre à l'égard de ce dernier. Interviewé par BFMTV, Volodymyr Zelensky a salué ses excellentes relations avec le président français tout en regrettant la relative inefficacité de ses interventions face à Vladimir Poutine et la timidité de ses mesures.Pour ce dernier épisode avant le second tour de l'élection présidentielle, Le monde devant soi revient sur l'attitude des deux candidats dans ce conflit. D'un côté, Marine Le Pen est loin d'être claire dans ses prises de position aux tendances mensongères. De l'autre, le président candidat, après avoir adopté des points de vue fermes à l'encontre de Moscou, semble désormais très, voire trop prudent.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation, prise de son et montage: Benjamin Saeptem HoursSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 114Élection présidentielle française: les leçons d'un scrutin qui sidère l'Europe
La France a voté ce dimanche 11 avril. Les résultats de ce premier tour de l'élection présidentielle sont un tiercé de tête conforme, dans l'ordre, à ce que prédisaient les sondages de différents instituts, dans la répartition des suffrages pour les trois premières places.En revanche, on n'a pas vu venir l'intensité de ce qu'on appelle la tripartition du corps électoral français. Avec des scores respectifs de 28, 23 et 22%, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se positionnent loin, très loin du quatrième, Éric Zemmour, dont la candidature n'a su attirer que 7% des suffrages. Derrière lui, les candidats de partis jusqu'alors majeurs dans le paysage politique français n'atteignent même pas la barre fatidique des 5%.Une recomposition entre forces politiques, mais une recomposition qui est aussi géographique, avec une percée historique de Jean-Luc Mélenchon dans les grandes villes. En cause: une campagne inédite, perturbée par un éditorialiste d'extrême droite qui donna le la thématique dans les premiers mois, une guerre aux portes de l'Europe qui bouleversa un temps les agendas. À noter également l'apparition d'un vote dit «utile», qui poussa de nombreux électeurs à ne pas traduire dans les urnes leur choix de cœur.Finalement, l'extrême droite se retrouve encore au second tour de l'élection présidentielle avec, cette fois, de sérieuses chances de l'emporter si l'on en croit les premières enquêtes d'opinion.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et cette semaine, Olivier Biffaud, journaliste politique à Slate.fr.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 113Frexiteurs cachés, souverainistes internationalistes ou libéraux mondialistes, les candidats français face au reste du monde
À quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle française, cette campagne inédite est marquée par un sujet peu abordé par les candidats: l'international. Si l'appartenance à l'Union européenne a pu faire débat chez quelques Frexiteurs en 2017, la place de la France dans le monde est cette fois discutée, dans un contexte de guerre menée par la Russie en Ukraine.Une France récemment malmenée par des alliés historiques, le Royaume-Uni et les États-Unis, en écho à l'Aukus, traité avec l'Australie ayant abouti à la perte d'un important marché concernant la vente de sous-marins.Relations historiques, OTAN, Europe... Cette semaine, Le monde devant soi passe en revue les positions des candidats à la présidentielle, alors que l'invasion russe de l'Ukraine exacerbe les lignes de clivages.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 112La stratégie de Vladimir Poutine fragilisée par des rapports tendus avec son état-major?
Sommes-nous à un tournant dans la guerre que Moscou livre à Kiev depuis maintenant trente-sept jours, avec l'annonce du recentrage des forces russes sur le Donbass, les promesses de cessez-le-feu pour faciliter l'évacuation de Marioupol et le départ des Russes de Tchernobyl? Doit-on s'attendre à un revirement donc, vers une guerre plus localisée et plus longue sur l'est du pays?Une nouvelle stratégie russe semble se dessiner, mais est-elle subie ou choisie par Vladimir Poutine qu'on dit en froid avec son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, et son chef d'état-major, Valéri Guérassimov?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 111L'emploi d'armes chimiques par la Russie, une ligne rouge qui mobiliserait l'OTAN
Le 24 février, l'armée russe envahissait l'Ukraine. Un mois de guerre a provoqué la destruction presque totale de villes comme Kharkiv ou Marioupol, le déplacement de six millions de personnes et de la moitié des enfants ukrainiens. Côté militaire, le bilan est difficile à dresser. Les chiffres les plus sérieux évoquent la mort de 10.000 soldats russes.Cette attaque que le Kremlin aurait souhaitée éclair se transforme en une guerre de positions interminable, aucun des deux camps ne voulant se résigner à capituler. Cette stase relative inquiète, car Vladimir Poutine, devant la résistance de son adversaire, pourrait vouloir passer à la vitesse supérieure. Des missiles hypersoniques ont été utilisés comme des bombes à sous-munitions.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse quant à lui la Russie d'utiliser des bombes au phosphore. L'Occident, réuni en Europe à l'occasion du sommet de l'OTAN, met en garde Poutine: s'il franchit la terrible ligne rouge des armes chimiques, l'organisation interviendra. Joe Biden a promis une réponse, sans toutefois en préciser la nature.Après avoir été volontaires et offensifs avec les sanctions prises contre le régime russe dans les premiers jours du conflit, Europe et États-Unis semblent désormais ne plus trop savoir comment s'y prendre, comment maintenir la pression sur Moscou sans devenir cobelligérants. Sommes-nous rendus à un point de bascule majeur dans cette guerre?Avec la participation exceptionnelle de Robin Tutenges, photojournaliste indépendant, de retour de Kiev. Retrouvez ses reportages en Ukraine sur sa fiche biographique.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 110Vladimir Poutine sera-t-il jugé pour crimes de guerre?
Pour la première fois depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Joe Biden a qualifié son homologue russe de «criminel de guerre», de «dictateur meurtrier» ou encore de «pur voyou». Les mots sont durs, à la hauteur de la violence des combats sur le sol ukrainien. Les guerres ne sont jamais propres, mais elles sont régies par des règles qui semblent foulées au pied par l'armée russe: hôpitaux bombardés, civils visés, maires de Melitopol et de Dnieproroudne enlevés, rien ne sera épargné à l'Ukraine.Début mars, la Cour pénale internationale a annoncé l'ouverture d'une enquête visant à établir juridiquement la réalité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dont est soupçonné le régime russe. En parallèle, le Conseil de l'Europe a exclu officiellement la Russie le 16 mars dernier. Mais Vladimir Poutine sera-t-il jugé? Passera-t-il un jour devant la Cour pénale internationale pour répondre des exactions commises en Ukraine? Et ce conflit signe-t-il le retour de l'influence américaine en Europe?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 109Guerre en Ukraine: l'embarras de la Chine et de la Turquie
Au seizième jour de guerre aux portes de l'Europe, les bombardements se multiplient sans aucune précaution pour les populations civiles. Si Kiev continue de résister, l'étau russe se resserre sur la capitale ukrainienne. L'armée de Vladimir Poutine continue sa lente progression sur les différents fronts ouverts: Odessa est désormais dans le viseur des Russes et les multiples négociations entre Kiev et Moscou, dont les diplomaties viennent de se rencontrer en Turquie, ne parviennent à aucun accord stable.Au niveau international, la pression continue sur la Russie, particulièrement au niveau économique. Cette semaine, Le monde devant soi se penche sur les pays dont le rôle dans cette crise peut avoir un poids déterminant, comme la Turquie et la Chine. Jusqu'à maintenant, elle joue un numéro d'équilibriste, amie de la Russie et liée à l'Occident par de nombreux intérêts commerciaux.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 109Hors-série: «Serviteur du peuple», les débuts fictionnels d'un président devenu bien réel, Volodymyr Zelensky
Exceptionnellement, Le monde devant soi vous propose cette semaine un épisode hors-série, réalisé par nos consœurs du podcast de Slate.fr consacré aux séries, Peak TV. Un épisode qui revient sur Serviteur du peuple, la série ukrainienne qui a rendu célèbre le président Volodymyr Zelensky et raconte à sa manière le destin d'un homme que jamais, on aurait imaginé président.Serviteur du peuple aborde de nombreux thèmes évoqués ces dernières semaines, d'une manière quasi-prophétique, ou du moins très troublante. Et puis, il y a la question de Zelensky lui-même, passé d'acteur comique à président avant de devenir un chef de guerre charismatique, qui a ému et impressionné toute la planète.Par Anaïs Bordages et Marie Telling.Avec Cyrille Bret, maître de conférence à Sciences Po Paris et chercheur associé à l’Institut Jacques-Delors.Peak TV est un podcast de Marie Telling et Anaïs Bordages, produit par Slate.fr sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesMusique: «Arpy (Saeptem PeakTV Megamix)», Dan HenigSuivez Slate Podcasts sur Instagram et Facebook. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 108Quels scénarios pour la suite du conflit après la publication du plan de Poutine en Ukraine?
Mercredi 2 mars, à 20 heures, le président Emmanuel Macron a pris la parole pour s'adresser aux Français. Le lendemain, jeudi 3 mars, après une conversation téléphonique d'une heure trente avec Vladimir Poutine, à l'initiative même du président russe, l'Élysée l'a confirmé: «Le pire reste à venir» en Ukraine.Au cours de l'échange entre les deux chefs d'État, Vladimir Poutine a affirmé «sa très grande détermination» à poursuivre l'offensive avec un but en tête: «Prendre le contrôle» de tout le pays. Ce même jour, ce fut au tour du président russe de s'adresser à la télévision pour faire le point sur la situation en cours: «Nous combattons des néonazis» en Ukraine, a-t-il expliqué. Et s'il avance que tout se passe selon le plan prévu, il a pour la première fois évoqué les pertes de l'armée russe. Des soldats tombés, selon son narratif, pour défendre des millions d'Ukrainiens pris en otage par des nationalistes qui n'hésitent pas à se servir de civils comme de boucliers humains. Poutine se pose en sauveur, «les Ukrainiens et les Russes ne forment qu'un seul peuple».Pendant ce temps, sur le terrain, les combats s'intensifient, les Russes avancent. Ils viennent de s'emparer de la ville de Kherson, au sud du pays, encerclent la ville stratégique de Marioupol, au bord de la mer d'Azov, et se sont emparés de la centrale nucléaire de Zaporijia, toujours dans le sud.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 107La guerre de Vladimir Poutine en Ukraine révèle un nouvel ordre mondial
Mardi 1er mars, sixième jour de la guerre déclenchée en Ukraine par le régime russe. L'offensive a profondément bouleversé l'ordre du monde et relancé une logique de bloc jamais vue depuis la Guerre froide. Même s'il n'est toujours que 23 heures, 58 minutes et 20 secondes à l'horloge de la fin du monde, cette horloge conceptuelle créée en 1947 par des scientifiques pour évaluer la menace nucléaire, jamais depuis 1962 et la crise des missiles de Cuba la situation n'avait été aussi tendue.La fermeté des réponses occidentales à l'invasion russe de l'Ukraine ne freine pour le moment pas Vladimir Poutine, qui semble toujours dans une logique d'escalade. À l'heure où l'on enregistre cet épisode du monde devant soi, l'étau russe se resserre sur Kiev, désormais encerclée, pendant que les bombes pleuvent sur Kharkiv, la deuxième ville du pays et que Marioupol, ville au bord de la mer d'Azov et cible privilégiée de Moscou, tente de résister après que l'armée russe l'a privée d'électricité.Nul ne peut encore prédire l'issue de ce conflit voulu par Vladimir Poutine. Pourtant, on entend et on lit un peu partout que le président russe a perdu une manche, celle de la communication, et a déclassé la Russie sur la scène internationale. C'est ce que disent notamment l'ancien président de la République, François Hollande, et le ministre des Affaires étrangères actuel, Jean-Yves Le Drian. Le directeur de l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, va même plus loin et explique sur Le Grand Continent que Poutine a déjà perdu cette guerre.Que penser de cette analyse? Comment se comporte l'opinion russe, qui semble soutenir la guerre menée par son président? Comment se réorganisent les relations internationales après l'invasion de l'Ukraine? Et comment comprendre le positionnement de la Chine?Des questions auxquelles répondent Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr et Alain Frachon, éditorialiste au Monde.Dans sa deuxième partie, Le monde devant soi part à la frontière polonaise pour retrouver Robin Tutenges, photojournaliste indépendant et collaborateur de Slate.fr, parti à la rencontre des réfugiés ukrainiens.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 106Invasion de l'Ukraine: à l'aube d'une troisième guerre mondiale?
Dans la nuit du 23 au 24 février, Vladimir Poutine annonce déclencher une opération militaire en Ukraine. Un scénario catastrophe pour les Occidentaux. Dans sa prise de parole, le chef du Kremlin appelle les soldats ukrainiens «à déposer les armes». Au même moment, le Conseil de sécurité de l'ONU est en pleine réunion d'urgence. Une situation surréaliste: la guerre éclate en plein débat censé permettre de l'éviter.Ce 25 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait état de 137 morts, 316 blessés, de dizaines de milliers de déplacés et des dizaines d'installations militaires détruites. Un bilan dû à la progression extrêmement rapide des forces armées russes.Pouvions-nous prévoir une invasion si massive? Comment Vladimir Poutine réécrit-il l'histoire pour justifier cette action militaire? Jusqu'où ira-t-il?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 105Vladimir Poutine, fin stratège ou tête brûlée?
Que se passe-t-il exactement à la frontière russo-ukrainienne? Alors que Moscou assure avoir amorcé le retrait de ses troupes après la fin des manœuvres dans la région, Washington s'inquiète toujours d'une possible invasion de l'Ukraine dans les jours qui viennent. Malgré la mise en scène du retour des soldats russes dans leurs garnisons, Kiev indique que la présence militaire de son voisin reste massive.Tandis qu'au niveau diplomatique, le dialogue continue, sur le terrain, les heurts se multiplient entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses, comme en témoignent par exemple les bombardements dans la zone de la ville de Stanytsia Luhanska qui ont partiellement détruit une école. S'achemine-t-on enfin vers une sortie de crise? À quoi joue Vladimir Poutine, dont on se demande s'il avance en fin stratège ou en tête brûlée.Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 104Ukraine: Emmanuel Macron a-t-il vraiment «atteint» son objectif?
Cinq heures de tête-à-tête de part et d'autre d'une table de près de 4 mètres pour tenter de se rapprocher: lundi 7 février, Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou pour essayer de convaincre son homologue russe de faire baisser la pression à la frontière ukrainienne.Une longue discussion conclue par une conférence de presse des deux présidents, lors de laquelle Vladimir Poutine a égrainé ses griefs à l'encontre de l'Occident: l'OTAN ne l'écoute pas, les pays baltes sont russophobes, l'Union a laissé faire Euromaïdan, un coup d'État selon lui.Emmanuel Macron, de son côté, a proposé un plan de sortie de crise. Un seul objectif en vue: la désescalade. Un but atteint selon l'Élysée, où l'on assurait que le Français avait obtenu du Kremlin l'assurance d'un retrait des troupes russes de Biélorussie après les manœuvres prévues ce mois-ci, et l'arrêt des manœuvres russes à proximité de l'Ukraine.Une déclaration presque aussitôt démentie par Moscou, qui expliquait que la France n'est qu'un simple membre de l'OTAN et de l'Union européenne. Elle n'aurait donc aucune légitimité à passer un accord.Alors cette rencontre entre Macron et Poutine a-t-elle permis de faire baisser la tension? Ce dernier va-t-il se pencher sur les propositions du président français? Ces efforts diplomatiques européens sont-ils vains?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 103Ukraine, Mali, Chine... Que pèse vraiment Emmanuel Macron sur la scène internationale?
À près de deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, le sortant Emmanuel Macron tarde à présenter sa candidature. Le chef de l'État français, chargé aussi de la présidence de l'Union européenne, est trop occupé à gérer les affaires du monde, comme il le déclarait mercredi 2 février à La Voix du Nord dans le cadre d'un déplacement à Tourcoing: «Je ne peux pas raisonnablement expliquer aux Français que je vais m'adonner à ce temps démocratique important, alors que je leur ai dit que je serai président jusqu'au bout.»Ainsi, le multi-président s'est donné pour mission d'enclencher la désescalade des tensions entre l'Ukraine et son voisin russe: après une série de coups de téléphone avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron se rendra en personne à Moscou, puis à Kiev. Un activisme diplomatique qui rappelle celui d'un autre multi-président, Nicolas Sarkozy, qui avait tenté une médiation entre Russie et Géorgie en 2008, encore une fois dans le cadre de la présidence française de l'Union.Et pendant que l'Élysée tente une réconciliation sur le front de l'Est, entre Paris et Bamako, la situation se tend considérablement: après une condamnation de la junte au pouvoir au Mali, qualifiée d'«illégitime» par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, l'ambassadeur français a été prié de faire ses bagages par les autorités locales.Enfin, diplomatie toujours, si la France ne boycotte pas officiellement les Jeux olympiques d'hiver, elle évite soigneusement la cérémonie d'ouverture: la ministre des Sports française a préféré ce jour-là un déplacement dans la Creuse à un voyage à Pékin –Pékin où elle se rendra néanmoins dans la semaine pour soutenir les athlètes tricolores.Tout cela nous donne l'occasion de dresser un bilan de la diplomatie de ce quinquennat. Comment qualifier la doctrine Macron? Le bilan international de la présidence est-il positif? Pèsera-t-il vraiment dans la crise ukrainienne? Le président n'aurait-il pas négligé l'Afrique, zone d'influence historique de la France?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 102Crise ukrainienne: les États-Unis en font-ils trop?
Tension extrême entre la Russie et les États-Unis: cette semaine, Moscou a lancé une nouvelle série de manœuvres militaires à sa frontière ukrainienne et en Crimée. De son côté, Washington a mis en état d'alerte 8.500 militaires et a rapatrié les familles des diplomates.La guerre des nerfs, elle, dure depuis plusieurs mois déjà, comme on vous en parlait dans Le monde devant soi début décembre. La Russie est accusée par les Occidentaux d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à proximité de l'Ukraine, en vue d'une offensive. Poutine, lui, exige des garanties pour la sécurité de son pays, notamment le non-élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie.Ce mercredi, la Maison-Blanche a répondu par écrit à ces demandes: non, l'OTAN ne fermera pas sa porte à l'Ukraine; mais oui, la voie diplomatique est toujours possible si la Russie le souhaite. En parallèle, la vice-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman a fait ce commentaire guère rassurant: «Tout indique» que Vladimir Poutine «va faire usage de la force militaire à un moment donné, peut-être entre maintenant et mi-février». La mise en état d'alerte des troupes américaines a semblé prendre de court certains dirigeants européens. Un entretien téléphonique Macron-Poutine a eu lieu ce vendredi matin. Et Paris plaide pour un dialogue direct entre l'UE et la Russie –en vain pour l'instant.Pourquoi cette différence de ton et surtout d'appréciation de la situation entre les États-Unis et l'Union européenne? Vladimir Poutine a-t-il encore le contrôle de la situation?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté, cette semaine, par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 101L'échec de la réforme électorale de Biden offre un boulevard aux Républicains (et à Trump)
Un an que Joe Biden a été investi président des États-Unis. Cette première année de mandat donne lieu à un bilan plutôt mitigé pour celui que l'ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, qualifie de «Jacques Chirac de la politique américaine» dans le dernier épisode de notre podcast New Deal. Biden était pourtant très attendu, d'autant qu'il est arrivé avec une volonté marquée de transformer le pays avec son plan «Build Back Better»: un programme ambitieux déployé dans les domaines de l'économie, des infrastructures, du social et du climat.Mais c'est d'une autre réforme dont nous parlons dans ce 101e épisode, celle du système électoral américain. Les élections sont un sujet tendu actuellement aux États-Unis à cause, entre autres, de la petite musique complotiste jouée par Donald Trump et ses partisans, toujours persuadés que la victoire lui a été volée. Sans bien évidemment souscrire à ces thèses démenties par les faits, il est vrai que ce système électoral américain est complexe et donne lieu à certaines aberrations.Souvenez-vous qu'en 2016, Donald Trump avait remporté la Maison-Blanche malgré son retard de 3 millions de voix sur sa concurrente démocrate, Hillary Clinton. Si le projet de Joe Biden n'allait pas révolutionner le modèle en modifiant le système des grands électeurs, il visait à protéger l'accès aux urnes des minorités, souvent entravées par des mesures prises localement par des États républicains. Ensuite (et c'est technique), il devait limiter les blocages du système parlementaire dus au filibuster.Malheureusement, le projet a été enterré par le Sénat, signant un échec pour Joe Biden. Ce dernier a toutefois déclaré lors de sa conférence de presse célébrant sa première année à la Maison-Blanche «ne pas avoir épuisé toutes les options». Pourquoi le président démocrate voulait-il cette réforme? À quel point les minorités sont-elles exclues du processus électoral? Quelles conséquences pour la démocratie américaine?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 100Un jour, un scandale: Boris Johnson peut-il rester Premier ministre?
Mai 2020, comme beaucoup d'autres pays avant elle, toute la Grande-Bretagne est strictement confinée. Toute? Non, un groupe d'irréductibles fêtards a décidé que, malgré les règles en vigueur, ils continueraient à se retrouver pour trinquer au 10, Downing Street. Des fêtards qui ont répondu à l'invitation du secrétaire privé d'un certain Boris Johnson pour une party réunissant près d'une quarantaine de personnes, selon les témoignages publiés par les médias britanniques.Une fête de plus pour BoJo, à qui il était déjà reproché pareilles sauteries organisées en décembre de la même année. Un scandale de plus, aussi. Le Premier ministre les enchaîne: on lui reproche entre autres d'avoir négocié des travaux dans son appartement de fonction auprès d'un donateur du Parti conservateur en échange d'un appui politique ou encore le sauvetage d'un ami député empêtré dans une affaire de lobbying.Ces affaires abîment la popularité d'un Premier ministre en chute dans les sondages, en difficulté lors de récentes élections partielles, prisonnier d'un Brexit raté et comptable d'un très mauvais bilan en matière de gestion du Covid –la pandémie ayant causé la mort de 150.000 personnes au Royaume Uni, un record en Europe.Bilan, les appels à la démission se multiplient, une majorité de Britanniques souhaite sa démission et il est contesté jusque dans ses rangs. Mais tout cela peut-il vraiment compromettre l'avenir de cet étonnant homme politique à la chance insolente?Également au sommaire de cette édition, une question: le scandale sexuel impliquant le prince Andrew peut-il causer durablement du tort à la monarchie? Le Royaume-Uni pourrait-il devenir bientôt une république ?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et Marion Van Renterghem, journaliste et autrice de C’était Merkel (Les Arènes).Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 99Vladimir Poutine, Xi Jinping, Éric Zemmour: réécrire le passé pour manipuler le présent
Bienvenue en 2022, une année qui commence fort avec une vague de Covid-19 sans précédent, une démocratie américaine toujours aussi fragile un an après l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump, des bruits de bottes russes à la frontière ukrainienne, une pression chinoise toujours plus forte sur Hong Kong et Taïwan, une crise majeure au Kazakhstan, et une extrême droitisation très marquée du débat politique français. Des événements au présent, qui dans 50 ou 100 ans, seront pour certains des soubresauts de l'histoire enseignée (ou non) dans les manuels scolaires.Mais comment sera raconté et surtout interprété ce qui, d'actualité, deviendra histoire? Quel récit fera-t-on de ce réel que nous vivons? Un réel parfois difficile à appréhender dans cette ère de la post-vérité, mal du siècle qui contamine le présent, mais aussi le passé. Car on va le voir dans cet épisode du monde devant soi, des voix ont décidé de ne plus s'embarrasser des faits quand il s'agit de revisiter les romans nationaux: de Vladimir Poutine à Xi Jinping en passant, plus près de nous, par un certain Éric Zemmour.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 98Iran, Chine, Russie, trois dossiers explosifs pour un Joe Biden affaibli
Fin d'année compliquée pour Joe Biden. Près d'un an après son élection, sa cote de popularité est au plus bas et le variant Omicron relance l'épidémie de Covid-19 aux États-Unis. En tension sur le plan intérieur, il doit aussi faire face à une situation plus que compliquée sur le plan international.Le 46e président, qui voulait remettre son pays au centre du jeu géopolitique et en faire le porte-drapeau des valeurs démocratiques et des droits humains, se trouve confronté à une forte résistance des régimes autoritaires avec, en premier lieu, Pékin et Moscou. Deux pays dont les visées impérialistes mettent en péril la stabilité des relations internationales, avec la menace russe sur l'Ukraine d'un côté et, de l'autre, la menace chinoise sur Taïwan.Deux pays, unis face à l'Occident, comme en témoigne le sommet virtuel très amical entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, le 15 décembre. Une rencontre au cours de laquelle le président chinois a déclaré que «certaines forces internationales, sous couvert de démocratie et de droits de l'homme, interfèrent dans les affaires intérieures de la Chine et de la Russie, piétinant le droit international et les normes reconnues des relations internationales».Une référence directe donc, aux alliances stratégiques comme l'OTAN et l'Aukus, ou aux prises de positions symboliques comme le boycott diplomatique des prochains JO d'hiver à Pékin. Et pour compléter le tableau, notons le réveil des tensions entre Iran et Israël alors que reprennent à Vienne les discussions sur le nucléaire iranien.Joe Biden a fort à faire, tout en étant affaibli sur le plan intérieur, mais aussi extérieur, après le psychodrame de l'affaire des sous-marins et le retrait d'Afghanistan, qui a précipité le pays aux mains des talibans.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Référence:«Comment Xi Jinping réécrit l'histoire du Parti communiste chinois pour asseoir son pouvoir», Le monde devant soi, 12/11/21Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 97Pourquoi l'armée russe se déploie aux portes de l'Europe
Des bruits de bottes se sont fait entendre aux portes de l'Europe début décembre. Ce ne sont malheureusement pas ceux des pas de Saint Nicolas, mais ceux des talons des soldats russes qui se massent à la frontière ukrainienne. Les tensions entre les deux pays restent vives depuis l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014. Selon une note du renseignement américain citée par le Washington Post, Moscou préparerait une offensive pour l'année prochaine mobilisant jusqu'à 175.000 hommes.L'armée russe concentrerait ainsi ses forces sur quatre points stratégiques, avec une cinquantaine de groupes tactiques de combat. Les services ukrainiens se préparent aussi et craignent une «escalade d'envergure» des forces russes fin janvier. Le ministre de la Défense ukrainien Oleksii Reznikov a affirmé devant le Parlement de son pays que son voisin avait entamé des «exercices militaires» et «testait ses moyens de communication».Face à cette démonstration de force, la réponse occidentale a été ferme: le 7 décembre, Joe Biden a fait savoir à Vladimir Poutine lors d'un sommet virtuel qu'il s'exposait à de «fortes sanctions, entre autres économiques». Le président russe a répondu en s'inquiétant d'une éventuelle expansion de l'OTAN à l'Est de l'Europe, quand le conseiller diplomatique du Kremlin rappelait, en substance, que l'armée russe avait bien le droit de faire ce qu'elle voulait sur son territoire.Si l'Union européenne n'a pas été conviée, le président des États-Unis s'est entretenu avec quatre chefs d'États européens –français, allemand, italien et britannique– pour affirmer l'engagement de ces pays à «agir pour maintenir la paix et la sécurité en Europe», qui ont fait part de leur détermination à faire en sorte que la souveraineté de l'Ukraine soit respectée.On a encore une fois le sentiment de se retrouver à la veille d'une troisième guerre mondiale, comme souvent avec la Russie. Mais a-t-on affaire à un énième coup de pression de Vladimir Poutine pour contenir l'OTAN et pour essayer d'exister sur la scène internationale? Ou y a-t-il de vraies raisons de s'inquiéter?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 96Merkel/Scholz, un «changement dans la continuité» qui devrait inspirer la classe politique française
Après seize années, l'Allemagne tourne la page Angela Merkel. Et elle la tourne en musique, sur un air de Nina Hagen, chanteuse punk est-allemande. Jouée pour l'occasion par la Bundeswehr, «Du Hast den Farbfilm vergessen», [«Tu as oublié la pellicule couleur»], est un hit des années 1970 de RDA, où Nina Hagen adresse moult reproches à son Micha mais aussi, une critique métaphorique du régime d'alors.Ce départ n'en est pas tout à fait un, puisque Merkel reste encore chancelière jusqu'à l'élection de son successeur social-démocrate Olaf Scholz par le Bundestag, mais il amorce définitivement une transition que la sortante veut apaisée. Pour ses adieux, après 5.860 jours au pouvoir (elle rate le record de Helmut Kohl de neuf jours) Merkel a eu ces mots, destinés à l'Allemagne mais qui résonnent ici en France: «Notre démocratie vit de la capacité à débattre, à corriger ses erreurs. […] Elle vit de la solidarité et de la confiance, en particulier de la confiance dans les faits, et de la contradiction qu'il convient d'apporter haut et fort quand les connaissances scientifiques sont niées, que les théories du complot sont propagées et que les discours de haine prolifèrent.»Puis, elle a évidemment souhaité le meilleur à son successeur. Mais n'allez pas croire que ces vœux de réussite relevaient simplement d'une politesse protocolaire: la proximité entre la démocrate-chrétienne et le social-démocrate est réelle et, aussi étonnant que cela puisse paraître vu de Paris, c'est l'homme de centre gauche qui semble être le successeur naturel de la femme de centre droite. Avec Olaf Scholz, l'Allemagne amorce-t-elle un changement dans la continuité? Faut-il au contraire s'attendre à une révolution par cette coalition entre sociaux-démocrates, libéraux et écologistes?Quels sont les premiers dossiers brûlants pour ce gouvernement? J'imagine que la gestion de cette nouvelle vague de Covid, qui frappe durement l'Allemagne, est la priorité... Avec un programme de 180 pages qui peut se résumer grossièrement en quelques thèmes –climat, cannabis, augmentation du salaire minimum, rigueur budgétaire, vote à 16 ans et renforcement de l'Europe– est-on dans un équilibre quasi parfait entre les différentes composantes de la coalition?Et pourquoi, quand en France, la question de l'immigration enflamme le débat, de l'autre côté du Rhin, il se mène de manière dépassionnée malgré une présence plus importante d'immigrés –selon l'OCDE, l'Allemagne compte 16% d'immigrés, soit une hausse de 30% entre 2010 et 2020, quand la France en compte 13%, soit une hausse de 16% sur la même période.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 95Le jeu dangereux de Boris Johnson
Mercredi 24 novembre, le naufrage d'un bateau dans la Manche a entrainé la mort de vingt-sept personnes. Dix-sept hommes, sept femmes et trois jeunes qui tentaient de rallier les côtes britanniques dans l'espoir d'une vie meilleure. Si Boris Johnson s'est dit «choqué, révolté et profondément attristé» par ce drame, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour reprendre ses réflexes populistes en adressant au président Macron une lettre jugée «indigente et déplacée» par le gouvernement français. Le premier ministre britannique y enjoint la France de «mettre en place un accord bilatéral de réadmission pour permettre le retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche». En clair, reprenez vos migrants.Pour appuyer sa demande, Johnson rappelle que «l'UE a conclu des accords de réadmission avec des pays comme le Bélarus et la Fédération de Russie», osant ainsi un parallèle douteux entre les flux poussés volontairement par Minsk aux frontières polonaises et biélorusses et les départs de France vers la Grande-Bretagne. Rappelons au passage que c'est ce même Boris Johnson qui imaginait installer des machines à vagues sur ses côtés pour éloigner les bateaux.Voilà qui tend un peu plus les relations entre les deux pays, relations qui ne cessent de se dégrader, signalons qu'en réponse à la lettre, Gérald Darmanin a annulé l'invitation de son homologue Priti Patel à la rencontre interministérielle réunissant la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Commission européenne.Nous avions déjà évoqué dans un épisode précédent le différend franco-britannique à propos de la gestion des flux migratoires. Nous y expliquions que les arrivées en Grande-Bretagne étaient de plus en plus nombreuses. Au 20 novembre, on compte trois fois plus d'arrivées qu'en 2020, et 14 fois plus qu'en 2019. Visiblement, Paris est débordée et Londres, et surtout Boris Johnson, en profite.Pourquoi les migrants choisissent l'Angleterre plus que la France? Cette fermeté du premier ministre britannique sur le sujet des migrants, est-elle une manière de reprendre la main dans un contexte politique intérieur mouvementé? Johnson a-t-il toujours le soutien de ses camarades du parti conservateur?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesRéférences:«Pourquoi les États-Unis préfèrent-ils le Royaume-Uni à la France?», New Deal, Slate Audio Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 94Le sinistre coup de poker du dictateur biélorusse
Ils sont plusieurs milliers de migrants, entre 3.000 et 4.000 selon les estimations, à se masser à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie par des températures glaciales. Bloqués par Varsovie, encouragés par Minsk, ces hommes, ces femmes et ces enfants, en majorité originaires du Proche-Orient, semblent être les pions d'une crise migratoire orchestrée par le président Loukachenko.Le régime biélorusse aurait provoqué l'arrivée en masse de ces exilés en facilitant l'obtention de visas, en organisant les voyages et, surtout, en les empêchant de rebrousser chemin. Si la Pologne est en première ligne, c'est bien l'Union européenne (UE) qui est visée par le dictateur, car les frontières de l'une sont aussi les frontières de l'autre. «Une attaque migratoire», selon le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, en réponse aux sanctions de l'UE contre Minsk, décidées après le détournement d'un avion de ligne en mai dernier (dont on vous parlait dans un précédent épisode du monde devant soi) et contre la répression de l'opposition par un régime violent.Bilan, après de multiples rebondissements et les menaces biélorusses de couper le gaz à l'Europe, Minsk est sous le coup d'un nouveau train de sanctions… et plusieurs milliers de vies sont en jeu. Retour sur un sinistre coup de poker.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 93Comment Xi Jinping réécrit l'histoire du Parti communiste chinois pour asseoir son pouvoir
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, même quand on est le président chinois. Lors de la dernière grande réunion plénière du Parti communiste, le plenum, Xi Jinping a décidé de renforcer sa place dans la mythologie communiste chinoise en adoptant une résolution sur l'histoire du parti. C'est l'un des rares présidents à s'y essayer. Il est le troisième, après Mao Zedong en 1945 et Deng Xiaoping en 1981. Comme il a été le troisième, toujours après Mao Zedong et Deng Xiaoping, à laisser son empreinte sur l'idéologie socialiste chinoise en inscrivant sa «pensée» dans la constitution en 2017.Xi Jinping cherche ainsi à asseoir son pouvoir dans le pays et au sein du PCC en vue des prochaines élections lors du vingtième Congrès. Car oui, il y a des élections en Chine. À quoi va-t-il se présenter lui qui cumule actuellement trois rôles: secrétaire du Parti communiste chinois, président de la Chine et président de la commission militaire centrale.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 92Quelle place dans le monde pour une France malade de son national-populisme?
Dans six mois, la France votera pour élire celui ou celle qui sera à la tête de l'État. Si l'on en croit les sondages, en tout cas en les prenant pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire la photographie de l'opinion publique à un instant T, le pays se clive en deux grandes tendances: un social-libéralisme, plus ou moins social ou libéral, et un national-populisme incarné par le Rassemblement national et par, vous le savez, un candidat non-déclaré dont tout le monde parle beaucoup trop. Deux visions de la France, mais aussi deux visions du monde et de la politique étrangère, que ce soit en matière d'immigration, d'alliances, de souveraineté ou d'appartenance à l'Union européenne.Comment le décentrage à droite toute du discours et de l'opinion peut-il influer sur les prises de décisions d'Emmanuel Macron en matière de diplomatie et, surtout, quelle image cela donne-t-il de la France à l'étranger? C'est le sujet de cet épisode du monde devant soi.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 91Crise polonaise: l'idéal européen résistera-t-il au populisme?
Début octobre, la Cour constitutionnelle polonaise défiait l'Union européenne en rendant une décision entérinant la supériorité du droit polonais sur le droit européen. Cette position inédite va à l'encontre des fondements juridiques de l'UE et s'inclut dans une longue bataille entre Varsovie et Bruxelles au sujet de réformes judiciaires menées par le PiS, le Parti conservateur et nationaliste. Parmi les points de crispation, la mise en place d'un nouveau système disciplinaire pour les juges qui mettrait en péril l'indépendance du pouvoir judiciaire en Pologne.Depuis ce «polexit juridique», l'ambiance est tendue entre Varsovie et l'Union, défendue avec beaucoup de fermeté par la présidente de la commission Ursula von der Leyen. Et cela ne devrait pas s'arranger avec le dernier rebondissement en date, survenu ce mercredi 27 octobre: la Pologne a été condamnée à payer à l'Union européenne une astreinte d'un million d'euros par jour pour ne pas avoir mis fin aux activités de la chambre disciplinaire de la Cour suprême, une institution clé de cette réforme controversée.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 90Le missile chinois qui inquiète Washington
La Chine a-t-elle tiré un missile hypersonique à capacité nucléaire? C'est ce qu'affirme le Financial Times dans son édition du 16 octobre. Selon le quotidien britannique, Pékin aurait procédé à un un tir d'essai en août. Lancé via une fusée classique, ce type de missile serait capable de faire plusieurs fois le tour de la Terre au-delà de la vitesse du son et de modifier sa trajectoire. Si l'engin a raté sa cible à 32 kilomètres près, il n'en reste pas moins que cette nouvelle tentative révèle les très grands progrès techniques de la Chine. Car il y a trois ans, un même type d'armes avait été testé, mais sans que le vol ne dure longtemps –quelques minutes seulement. À Washington, on panique: cette nouvelle technologie remettrait en cause tout le système de défense américain.Les États-Unis ont-ils raison de paniquer? Ces armes sont-elles faites pour être utilisées ou ont-elles une simple fonction de dissuasion? Est-ce que cela peut relancer une nouvelle course à l'armement et signer le début d'une nouvelle Guerre froide?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 89Entre Paris et Londres, «les relations n'ont jamais été aussi mauvaises»
C'est notre meilleure ennemie, cette voisine avec qui les relations sont tantôt excellentes, tantôt exécrables. Depuis le Brexit, les sujets de tensions s'accumulent entre Londres et Paris, avec un Boris Johnson qui ne manque jamais de souffler sur les braises. Parmi les dossiers épineux en cours: la pêche, le contrôle des frontières, l'Irlande et bien sûr, l'affaire des sous-marins australiens.La pêche, parce que Londres n'a pas tenu son engagement d'octroi de permis aux Français; les frontières, parce qu'elle accuse Paris de ne pas réguler les flots de migrants qui traversent la Manche; l'Irlande dans le cadre du Brexit, et l'affaire des sous-marins pour le coup de Trafalgar que fut la participation de nos voisins à l'accord Aukus dont nous vous avons beaucoup parlé dans ce podcast.Peter Ricketts, ex-ambassadeur britannique en France entre 2012 et 2016, a dit au Guardian que, selon lui, les relations France-UK n'avaient «jamais été aussi mauvaises» et que «les Français ont totalement perdu confiance dans le Royaume-Uni en tant qu'allié». Toujours dans le Guardian, l'ex-ambassadrice de France au Royaume-Uni, Sylvie Bermann, avance qu'«à Paris, on estime que la Grande-Bretagne ne respecte plus les accords qu'elle signe».Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 89Pourquoi le dialogue France-Algérie est si difficile
La rencontre du président Emmanuel Macron et de dix-huit jeunes Français d'origine algérienne, organisée à l'Élysée le 30 septembre dernier, devait, je cite, «apaiser la blessure mémorielle» qu'est la guerre d'Algérie. Mais au lieu de panser la plaie, il semble que cela l'ait ravivée. En cause, cette charge du président français contre les autorités d'Alger, un «système politico-militaire» qu'il accuse de promouvoir une «histoire officielle» de l'Algérie, non pas basée sur des vérités mais sur une «haine de la France», qui tire profit d'une «rente mémorielle» aux dépens de Paris.Les réactions algériennes ont été vives: aussitôt les déclarations rendues publiques par le journal Le Monde, l'Algérie a rappelé son ambassadeur en France pour consultation. Ajoutons que cet épisode intervient dans un contexte tendu par la décision française de réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants de plusieurs pays du Maghreb dont l'Algérie. Bref, le président surprend. Car quand il était candidat, en février 2017, lors d'un déplacement à Alger, il avait qualifié la colonisation de crime contre l'humanité. C'est lui, aussi, qui a commandé à l'historien Benjamin Stora un rapport pour dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie. Analyse et commentaire de cette nouvelle crise diplomatique dans cet épisode du Monde devant soi.Pour approfondir, écoutez notre podcast 52-62, mon enfance en Algérie dans lequel la journaliste Nina Pareja recueille les souvenirs de son père, Français né en Algérie.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Si vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSuivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 87Quelles leçons la France doit-elle tirer des élections législatives allemandes?
On votait la semaine dernière en Allemagne. En jeu, le choix des 735 membres du Bundestag, et donc de la personne qui succédera à Angela Merkel au poste de chancelier.Les résultats définitifs placent le Parti social-démocrate, le SPD, en tête avec près de 26% des suffrages, soit 206 sièges, suivi du CDU, le parti démocrate chrétien de Merkel qui totalise 24% des voix, ce qui lui donne 196 sièges. Les Verts, eux, ont recueilli 15% et envoient 118 député·es, quand les libéraux totalisent 11,5% pour 92 sièges. Enfin, pour en terminer avec les chiffres, signalons le recul de l'extrême droite incarnée par l'AfD, qui ne fait que 10% et perd 11 sièges par rapport à la mandature précédente –ils auront cette fois 83 élu·es.L'heure est maintenant aux négociations: qui fera coalition pour désigner le chancelier, qui du social-démocrate Olaf Scholz ou du conservateur Armin Laschet prendra la place de Merkel? Avec qui s'allieront les Verts et les libéraux? L'approche constructive du système électoral allemand est-elle un exemple pour la France?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 86La crise des sous-marins, une chance pour la France?
Mercredi 22 septembre, les présidents français et américain se sont parlés lors d'une conversation téléphonique. Cet échange intervient après une semaine de fortes tensions diplomatiques consécutives à la rupture du contrat portant sur la livraison de sous-marins à l'Australie par la France et à la création par Canberra, Londres et Washington d'une alliance stratégique dans la zone indo pacifique, l'Aukus. On a évoqué dans ce podcast la colère française, qui s'est traduite, entre autres, par le rappel pour consultation de nos ambassadeurs aux États Unis et en Australie. Un geste diplomatique très fort.Le coup de fil franco-américain semble avoir apaisé la relation, puisque l'ambassadeur français va rentrer à Washington et que Joe Biden semble avoir fait amende honorable en reconnaissant la responsabilité américaine dans la crise et en s'engageant à ne pas recommencer ce genre de «trahison». L'Américain a par ailleurs appelé à un renforcement de la défense européenne, qu'il verrait jouer un rôle de complément sur la scène internationale en complément de l'Otan.Tout est bien qui finit bien donc? Quelles leçons tirer de cette crise? Sommes-nous les «alliés oubliés d'un empire en déclin» comme l'écrit Jacques Attali? Est-ce l'opportunité tant attendu pour mettre en place une autonomie stratégique au niveau européen? Et quel impact sur la politique intérieure française?Le monde devant soi, est podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ Freedem Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 85Ce que la crise des sous-marins australiens dit de la relation franco-américaine (et de Joe Biden)
Une claque pour la France. Mercredi 15 septembre, l'Australie a rompu un contrat à plusieurs milliards d'euros qui prévoyait la livraison d'une douzaine de sous-marins français à Canberra. Ce n'est pas une histoire d'argent, encore que, mais un revirement stratégique de la part du lointain pays, qui a décidé de s'associer avec les États-Unis et le Royaume-Uni pour protéger ses intérêts dans la zone indo-pacifique face à la Chine. Les trois pays ont passé un pacte, dit Aukus prévoyant la construction de sous-marins nucléaires de technologie américaine, plus perfectionnés, sur le papier, que ceux à propulsion conventionnelle achetés à la France.Ce choix a considérablement agacé Paris, qui a réagi par la voix de son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Le ministre évoque un «coup dans le dos» de la part de l'Australie et dénonce le choix américain, qui «conduit à écarter un allié et un partenaire européen comme la France, d'un partenariat structurant avec l'Australie, au moment où nous faisons face à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique». La colère est d'autant plus forte que le gouvernement français n'aurait pas été officiellement prévenu de ce changement de cap avant que celui-ci ne soit annoncé à la presse. Mauvaise ambiance entre des alliés historiques : une soirée de gala prévue jeudi 16 septembre à Washington pour célébrer l'entente entre les États-Unis et la France a été annulée à la dernière minute. Ça n'a l'air de rien, comme ça, mais en langage diplomatique, ça signifie qu'on est très fâché.Le monde devant soi, est podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ Freedem Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S3 Ep 84Afghanistan: Joe Biden a-t-il trahi ses engagements internationaux
Le monde devant soi revient sur l'événement géopolitique de cet été et, peut-être, la première grosse erreur stratégique et politique du président Joe Biden: le retrait américain d'Afghanistan. Serpent de mer dans les débats aux États-Unis, il est le fruit d'un processus entamé de longue date, sous Barack Obama, puis accéléré par Donald Trump. Un retrait effectif un jour avant la date prévue et quatre jours après l'attentat à l'aéroport de Kaboul, qui a tué 182 personnes dont 13 militaires américains. Ainsi, le 30 août, l'Amérique de Joe Biden mettait fin à vingt ans de présence sur le sol afghan.Depuis cet été, les critiques pleuvent à l'encontre du président. Comment Biden défend-il son choix géopolitique? Le président interventionniste est-il devenu isolationniste? La force militaire américaine est-elle aussi dissuasive qu'il y a vingt ans?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ Freedem Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 83Charia, terrorisme, nouveaux équilibres géopolitiques... Les conséquences du retour des talibans à Kaboul
Les conflits et la géopolitique n'attendent pas, Le Monde devant soi non plus. Qui aurait imaginé que les talibans reprendraient le contrôle de l'Afghanistan si vite après le retrait des États-Unis? Il y avait bien des signaux plus ou moins faibles depuis quelques semaines, mais la rapidité avec laquelle le mouvement fondamentaliste a fait tomber Kaboul a pris tout le monde de court, à commencer par Washington.En quatre jours seulement, les talibans se sont emparés du palais présidentiel et depuis, les populations locales veulent fuir la terreur: les Occidentaux, évacués par leurs gouvernements respectifs, et les Afghans, prêts à tout pour partir, comme on a pu le voir sur ces images déchirantes d'habitants accrochés au train d'atterrissage d'un avion en train de décoller...Alors qui sont les talibans de 2021? Qui était exactement Ashraf Ghani, le président qui a fui? Biden a-t-il manqué de flair en retirant les troupes américaines aussi vite? Les talibans ont-ils des soutiens à l'international?Réponses dans Le Monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Invité de cet épisode du monde devant soi: Marc Hecker, directeur de la recherche et de la valorisation à l'Institut français des relations internationales, et coauteur avec Élie Tenenbaum de La Guerre de vingt ans – Djihadisme et contre-terrorisme au XXIe siècle aux Éditions Robert Laffont.Réalisation: Victor Benhamou / Montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 82Emmanuel Macron est-il condamné à exister dans l'ombre de Joe Biden?
Pour ce dernier épisode de la saison 2, Le Monde devant soi revient sur la diplomatie d'Emmanuel Macron. Tant que Donald Trump était à la Maison-blanche, le président français semblait avoir un boulevard pour s'imposer sur la scène internationale comme héraut de la démocratie libérale et défenseur du monde libre. L'arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis a quelque peu changé la donne et, on l'a vu lors du dernier G7, Macron semble réduit à jouer le second rôle.Quel est le positionnement de Macron dans sa relation avec le Démocrate Joe Biden? Comment exister dans l'opposition Chine-États-Unis? Et quelle place pour le président français en Europe?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 81Euro 2021, jeu de ballon, enjeux d'influence
Rarement compétition n'a été aussi politique que cet Euro 2021. Polémiques franco-françaises sur le cas Benzema à l'occasion de son retour en bleu, débat sur un geste symbolique contre le racisme, irruption d'un militant écologiste avant le coup d'envoi de France-Allemagne et passe d'armes autour de l'illumination du stade de Munich aux couleurs du rainbow flag, symbole LGBT+.Un développement important par sa résonance au niveau européen: Munich a voulu marquer le coup lors du match opposant l'Allemagne à la Hongrie, pour dénoncer une loi votée à Budapest interdisant «la promotion chez les moins de 18 ans de l'homosexualité, le changement de sexe ou une alternative au sexe de naissance». Ce texte, inspiré de celui en vigueur en Russie, amalgame homosexualité et pédophilie. L'UEFA a interdit à l'Allemagne de pavoiser son stade aux couleurs LGBT+ et s'en est expliquée dans un communiqué difficilement compréhensible évoquant la neutralité politique de l'organisation. Et le 24 juin, en marge d'un Conseil européen, dix-sept chefs d'État de l'UE ont pris la parole dans une lettre pour rappeler leur attachement aux droits des LGBT+ et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré user de tous les moyens à sa disposition pour faire plier Viktor Orbán.Sans la mise en lumière de cette question lors du match Allemagne-Hongrie, l'Union européenne aurait-elle été si prompte à réagir? Pourquoi l'UEFA est-elle si frileuse sur les questions politiques? Existe-t-il ce qu'on pourrait appeler une diplomatie du football? Quels sont les matchs sur lesquels il y a un enjeu géopolitique majeur? Comment faut-il analyser la multiplication des investissements du Qatar et de la Chine dans les clubs européens? Donne-t-on trop peu la parole aux joueurs et trop aux politiques?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 80Joe Biden-Vladimir Poutine, une normalisation des relations pour limiter l'influence chinoise
Semaine chargée pour Joe Biden, marquée par une grande tournée diplomatique en Europe avec, au programme, cinq jours de sommets. D'abord, le G7 à Carbis Bay, en Grande-Bretagne, puis le sommet de l'OTAN à Bruxelles, suivi d'une réunion entre l'Union européenne et les États-Unis le 15 juin, et enfin la rencontre avec Vladimir Poutine, le mercredi 16 à Genève. Un tête-à-tête de plus de deux heures où les deux présidents devaient aborder les sujets qui fâchent et aplanir les relations parfois compliquées entre les deux pays.Et si la rencontre a pu sembler parfois assez froide, on peut dénombrer certaines bonnes nouvelles: le retour des ambassadeurs russes et américains respectivement à Washington et Moscou, la reprise des négociations sur le nucléaire et l'engagement russe à ne pas militariser l'Arctique. Mais des points de frictions demeurent: la question des cyberattaques, ou l'arrestation de Navalny, cet opposant politique de Vladimir Poutine qui reste la pierre d'achoppement entre les deux leaders. Rappelons que Biden a évoqué des conséquences «dévastatrices» pour la Russie si Alexeï Navalny, emprisonné, venait à mourir.Qui sort vainqueur de cette rencontre? Joe Biden, qui a réaffirmé son attachement à la question des droits humains, ou Vladimir Poutine, qui se voit conforté comme une pièce essentielle des relations internationales? Pourquoi la Chine est le fil rouge de ces échanges? Comment se recomposent les équilibres internationaux dans une géopolitique marquée par une nouvelle multipolarité? Et quelle place pour la France d'Emmanuel Macron dans le concert actuel des nations?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 79Cyberguerre: des conflits invisibles aux conséquences bien réelles
Aucun coup n'est tiré, mais les dégâts peuvent être considérables et les conséquences, dramatiques. Souvent silencieuses, parfois spectaculaires, les cyberattaques se multiplient –qu'elles soient le fait de simples criminels, d'États souverains ou d'une collaboration des deux. Dernier exemple en date, cette offensive contre le Colonial Pipeline, un oléoduc américain, mené par un gang de cybercriminels nommé DarkSide. Citons aussi l'affaire SolarWinds, du nom de cet outil informatique utilisé par de nombreuses administrations américaines, vérolé par un logiciel espion –une attaque attribuée à la Russie, découverte en décembre 2020. On compte encore l'offensive contre l'Agence européenne du médicament; le hacking, encore par les Russes, du réseau électrique ukrainien en décembre 2015; l'intrusion dans les mails de responsables démocrates en 2015.Côté français, on a dénombré près de 192 cyberattaques l'an dernier. Évoquons à titre d'exemples celles menées contre l'hôpital de Dax, dans les Landes, en pleine crise du Covid, contre le CNED, ou contre le quotidien Ouest-France.Il semble clairement que le nombre d’attaques numériques soit en croissance exponentielle, et ce dans le monde entier. Comment remonter aux auteurs des cyberattaques? Quels sont les États impliqués? Comment réguler ces conflits invisibles?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, rejoints cette semaine par Nicolas Mazzuchi, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique.Si vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 78L'inquiétante soumission du Parti républicain à la théorie du grand mensonge de Donald Trump
Souvenez-vous du 6 janvier 2021. Vous étiez peut-être devant votre télé en train de regarder, incrédule, l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump. Des partisans bien résolus à empêcher la certification des résultats de l'élection présidentielle, plaçant Joe Biden à la Maison-Blanche. Un assaut qui résultait de l'intoxication des esprits par le milliardaire vaincu, qui répétait à loisir que l'élection lui avait été volée.On aurait pu se dire qu'avec le temps, cette frange extrême se serait calmée et que cet événement, dans l'histoire de la démocratie américaine, n'était qu'un accident de parcours dans un contexte un brin chaotique. Mais il n'en est rien. Trump et son discours comptent encore de nombreux soutiens, et on ne parle pas là d'une minorité de militants extrémistes. Car même au sein du Parti républicain, et parmi ses membres les plus influents, il se trouve quantité d'élus pour protéger l'ancien président.Ainsi le 28 mai, une majorité d'élus du GOP se sont opposés à l'ouverture d'une enquête bipartisane sur l'assaut du Capitole. Qu'est ce qu'une enquête bipartisane et pourquoi en mener une sur cet événement ? Que dit du Parti républicain ce refus de se prononcer en faveur d'une enquête? Quelle est l'influence réelle de Trump sur le mouvement? Comment et pourquoi séduit-il?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 77Alexandre Loukachenko, le dictateur qui embarrasse Poutine et agresse l'Europe
Ce dimanche 23 mai, le vol Athène-Vilnius de la compagnie aérienne Ryanair a été intercepté par un Mig 29 biélorusses alors qu'il survolait le pays. Après un atterrissage dit pudiquement «d'urgence», le journaliste et opposant Roman Protassevitch a été arrêté par les services de sécurité.Cette interception d'un vol civil est une première, justifiée, officiellement, par «une alerte à la bombe». Bombe dont il a évidemment été trouvé aucune trace. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a affirmé cette semaine avoir agi «légalement» et a rejeté l'accusation d'avoir détourné le Boeing en question pour arrêter l’opposant.L'Union européenne, elle, a pris immédiatement des sanctions: depuis le lundi 24 mai, son espace aérien est fermé à la Biélorussie et plus aucun avion européen ne survole le pays. Quant à la communauté internationale, elle condamne globalement Minsk. Les membres européens du conseil de sécurité de l'ONU et Washington ont demandé la libération immédiate de Protassevitch ainsi qu'une enquête de l'organisation de l'aviation civile internationale (OACI).Si l'acte en lui-même est inédit, il n'est pas franchement surprenant dans la mesure où le régime de Loukachenko semble se raidir ces dernières semaines.Quelle est la situation actuelle à Minsk? Qu'est-ce qui est reproché exactement à Roman Protassevitch? Y a-t-il un espace possible pour l'opposition à Lokachenko? Faut-il voir la main de la Russie derrière Loukachenko? Et que peut vraiment faire l'Europe?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 76Israël-Palestine, après 11 jours de conflit, la victoire des extrémistes des deux camps
Si le calme semble être revenu après le cessez-le-feu accepté par Israël et le Hamas, la trêve reste fragile. Si fragile qu'il est bien possible qu'il ait été rompu quand vous écouterez cet épisode du Monde devant soi. Cette trêve intervient après onze jours d'un conflit lourdement armé entre Tsahal et le mouvement islamiste palestinien, qui se solde pour l'instant par la mort de 232 personnes côté palestinien et 12 côtés israélien.Ce conflit, on ne l'avait pas vraiment vu venir. La situation semblait s'être relativement stabilisée et la cause palestinienne paraissait ne plus être une priorité des relations diplomatiques de la région. Et pourtant, le 10 mai, le Hamas a ouvert les hostilités en tirant des salves de roquettes vers Israël, en «solidarité», avec les Palestiniens blessés lors d'affrontements avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, le 7 mai. Un retour de la violence qui fait aussi suite aux tensions dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, où des familles palestiniennes ont été menacées d'expulsion par des colons juifs.Comment ces deux événements ont-ils entraîné un regain des violences entre les deux parties? Pourquoi des tensions inédites sont-elles apparues entre les arabes et les juifs au sein même de Jérusalem? Comment l'extrême droitisation de la politique israélienne a-t-elle envenimé la situation? Et comment le Hamas est-il perçu par la population palestinienne?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 75Quel est l'héritage géopolitique de François Mitterrand, atlantiste de cœur et européen convaincu?
Il y a quarante ans, le 10 mai 1981, la gauche arrivait au pouvoir pour la première fois sous la Ve République avec l'élection de François Mitterrand à sa présidence. Jeunes trentenaires et journalistes à l'époque, Jean-Marie Colombani et Alain Frachon reviennent sur les années Mitterrand, l'union de la gauche et les rapports du président socialiste avec les dirigeants du reste du monde.Pour écouter le denier discours de François Mitterrand, cité dans cet épisode, rendez-vous sur le site de l'INA.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 74L'incapacité d'Israël à se doter d'un gouvernement sonne-t-elle la fin de l'ère Netanyahou?
Le 23 mars dernier, Israël votait pour élire les 120 membres de la Knesset. Une élection qui a placé le parti de Benyamin Netanyahou en tête avec 25% des voix, suivi des centristes du Yesh Atid, des ultra-religieux du Shas, des centristes de Benny Ganz, de la droite et des travaillistes. Une victoire très relative du Premier ministre, puisque son parti perd cinq points et six sièges.Le scénario post-élections de 2021 ressemble furieusement à celui de 2020. Encore une fois, il est extrêmement difficile de former un gouvernement, tâche dont Netanyahou a été chargé par le président israélien Rivlin avant d'échouer. C'est désormais au tour du leader du Yesh Atid, Yaïr Lapid, de s'y atteler, en intégrant peut-être l'extrême droite pour éviter de nouvelles élections.Cet échec marque-t-il la fin de la carrière de Netanyahou? Comment expliquer sa longévité à la tête du gouvernement israélien? Et pourquoi le pays vote-t-il aussi souvent?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 73Covid-19: comment l'Inde a perdu le contrôle de l'épidémie
Trois mille six cents morts pour la journée du 28 avril, 205.000 au total, plus de 18 millions de cas pour une population de près d'1,3 millions d'habitants et des courbes toujours en hausse.L'épidémie, devenue incontrôlable, serait aggravée par un variant que l'on soupçonne d'être particulièrement contagieux. Le tout dans un contexte politique tendu, d'élection au Bengale-Occidental, une région qui résiste pour l'instant à l'ascension du BJP, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi.Comment le pays en est-il arrivé là? Que révèle la crise de l'État de l'Inde? Dans quelle mesure le gouvernement Modi a-t-il failli?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales et Robin Tutenges, photojournaliste, en direct de Calcutta.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 72Le Royaume-Uni va-t-il imploser?
Le 6 mai, le Royaume-Uni va voter en masse et c'est tout le paysage politique qui pourrait en être changé. Ces élections locales doivent renouveler 145 conseils locaux en Angleterre, élire treize maires dont celui de Londres, ainsi que les parlements gallois et écossais et feront aussi office de test pour le premier ministre Boris Johnson, qui est parvenu à redonner un peu d'air aux Britanniques.Après un emballement spectaculaire de l'épidémie de Covid due au variant anglais et à une stratégie hésitante du gouvernement, le pays semble avoir maîtrisé la situation, et les 1.000 morts par jour du mois de janvier paraissent n'être désormais qu'un mauvais souvenir. Boris Johnson peut-il tirer profit de sa gestion de la crise sanitaire? La victoire annoncée des indépendantistes écossais va-t-elle pousser Nicola Sturgeon à demander un nouveau référendum? Le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, qui ont connu de nouvelles tensions communautaires, vont-ils eux aussi avoir des envies d'autonomie?Une situation explosive que nous analysons dans cet épisode, au cours duquel nous reviendrons aussi sur la mobilisation du peuple footballistique anglais contre la Super League et sur la phase délicate que traverse actuellement la monarchie.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales?Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 71L'Europe se montre-t-elle trop faible face à la Turquie d'Erdoğan?
C'est une image qui a fait le tour de l'Europe: celle du président turc Erdoğan et du président du Conseil européen Charles Michel prendre place en majesté sur deux fauteuils dans l'une des salles du palais présidentiel turc et la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen reléguée sur un canapé, à quelques mètres des deux dirigeants et au même niveau que le ministre turc des Affaires étrangères.De vives réactions dues à ce geste ont éclipsé le contenu même de la rencontre. Que devait-il vraiment s'y jouer? L'Union ne se montre-t-elle pas trop faible face à un Erdoğan bien seul sur le plan géopolitique? Et qu'est-ce que le #sofagate dit de la place des femmes dans le pays?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, rejoints cette semaine par Ariane Bonzon, journaliste et autrice de Turquie, l'heure de vérité.Réalisation et montage: Nina ParejaSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 70De «Sleepy Joe» à «Speedy Joe», comment Biden va réformer les États-Unis en profondeur
2.000 milliards, c'est le montant des investissements prévus par Joe Biden dans les infrastructures pour reconstruire les États-Unis. Ces investissements, prévus sur huit ans, seront financés par des hausses d'impôts, et s'ajouteront aux 1.900 milliards déjà débloqués pour le plan de relance post-Covid définitivement validé par le Sénat début mars. Des montants impressionnants au pays de Reagan, qui nous avait plutôt habitués à un désengagement de l'État depuis les années 1980, et un volontarisme politique de la part de Joe Biden.À quoi va servir tout cet argent? Comment Joe Biden va-t-il financer ce colossal plan de relance? Pourra-t-il le faire adopter par le Sénat et la Chambre des représentants, où il dispose d'une courte majorité? L'Europe, qui s'est pour l'instant contentée d'un plan de 750 milliards d'euros, peut-elle faire la même chose?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et Éric Le Boucher, éditorialiste aux Échos et à Slate, spécialiste des questions économiques.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 69Doit-on s'inquiéter du sentiment de toute-puissance de la Chine?
Pour ses dirigeants, la Chine fait désormais plus que jeu égal avec la première puissance mondiale, les États-Unis: elle la supplante. Un sentiment perceptible dans l'assurance de la Chine sur le plan intérieur, avec une répression décomplexée de celles et ceux qui n'entrent pas dans le narratif national, mais aussi sur le plan international avec un ton toujours plus ferme voire agressif. Menaçant envers ses voisins directs, de moins en moins diplomate avec l'Occident, comme on l'a vu récemment en France, le pays inquiète et braque l'Ouest, de plus en plus méfiant.La Chine est-elle en passe de prendre le leadership international? Faut-il craindre son rapprochement avec la Russie? Pékin va-t-il envahir Taïwan, comme le redoute un haut gradé américain? Si oui, quelles en seraient les conséquences sur le plan international?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 68Joe Biden-Vladimir Poutine: derrière la guerre des mots, le retour des tensions
«C'est celui qui le dit qui l'est!» Voilà la réponse de Vladimir Poutine à son homologue américain Joe Biden, qui l'a qualifié de «tueur» lors d'une interview accordée à ABC. Au-delà de cet échange par médias interposés, où en est la relation russo-américaine?Après l'ambiguïté des années Trump, Joe Biden a fait le choix de la fermeté face à un Poutine de plus en plus déterminé à défendre les intérêts de la Russie. Et si l'Américain affirme son attachement à la défense des droits humains, le Russe, lui, serre toujours plus la vis: fragilisé dans l'opinion, inquiet des oppositions naissantes à l’approche des législatives, Vlamidir Poutine attaque toujours plus les principes démocratiques. Que craint l'homme du Kremlin? Quel tour vont prendre les relations entre les deux superpuissances? Quelle place, dans ce duopole, pour une Europe contrainte de vivre dans la crainte des volontés impérialistes de Moscou?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.
S2 Ep 67Le pape François en Irak, une visite historique dans un pays en crise
Vendredi 5 mars, l'avion du pape François s'est posé à Bagdad pour une visite de trois jours. C'est le premier déplacement à l'étranger de François depuis le début de la crise sanitaire. Un voyage historique: il est le premier pape à se rendre dans le pays d'Abraham, où il a rencontré l'ayatollah Ali al-Sistani.Le souverain pontife a parcouru le pays comme aucun chef d'État étranger ne l'a fait depuis des années. Un pays particulièrement instable, secoué par les affrontements entre milices chiite et sunnite et en proie, comme le reste du monde, à la crise sanitaire. Dans quel état se trouve l'Irak dix-huit ans après l'invasion américaine de 2003? Quel peut être l'impact de la rencontre entre le chef de l'Église catholique et l'ayatollah al-Sistani? Quelle est la situation des chrétiens aujourd'hui en Irak?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.