PLAY PODCASTS
Le monde devant soi

Le monde devant soi

492 episodes — Page 8 of 10

S4 Ep 139BONUS – «New Deal»: Midterms: Joe Biden évite le pire

bonus

Cette semaine exceptionnellement nous vous diffusons un épisode de New Deal, notre podcast consacré à l’actualité politique américaine avec un épisode qui analyse les résultats des midterms, ces élections de mi-mandat organisées le 8 novembre.Tous les mercredis, New Deal décortique l'actualité politique américaine.New Deal est un podcast de Laurence Nardon produit et réalisé par Slate.fr en partenariat avec la newsletter «Time to Sign Off» (TTSO) et l'Institut français des relations internationales (IFRI), sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours.Prise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesMusique: «Cutting It Close», DJ FreedemSuivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 10, 202215 min

S4 Ep 139L'Allemagne fait-elle des choix égoïstes que toute l'Europe pourrait payer?

Le couple franco-allemand est-il en crise, et l'Union européenne avec? Si le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron ont tenté d'afficher leur proximité le 26 octobre dernier lors d'une rencontre à l'Élysée, les points de frictions demeurent. Berlin est accusé de faire cavalier seul en Europe, que ce soit sur le dossier de l'énergie, celui de la défense européenne ou dans ses rapports avec la Chine.Côté énergie, le plan de soutien à l'économie de 200 milliards d'euros décidé par l'Allemagne pour résister à la crise énergétique a suscité de vives critiques en Europe quand, côté géopolitique, la visite de Scholz à Pékin et la prise de participation du géant chinois Cosco dans le port d'Hambourg ont agacé nombre de pays.Alors que l'invasion russe de l'Ukraine semblait avoir considérablement renforcé la cohésion au sein de l'UE, celle-ci semble désormais déstabilisée par le retour des égoïsmes nationaux, celui de l'Allemagne en tête.Pourquoi Berlin la joue-t-il solo? Quel impact sur l'Europe? Pourquoi le couple franco-allemand est-il si important?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 4, 202233 min

S4 Ep 138La crise énergétique et les menaces de Poutine vont-elles fissurer l'unité du camp occidental face à Moscou?

«Une paix est possible, celle-là seule que les Ukrainiens décideront, quand ils le décideront.» Ces mots sont ceux d'Emmanuel Macron, lors d'un discours prononcé au sommet pour la paix organisé par la communauté catholique italienne Sant'Egidio à Rome, le 23 octobre. Une paix est sans doute possible mais, semble-t-il, pas pour tout de suite.À l'Est, après avoir accusé l'Ukraine de préparer une bombe sale sur la base de preuves bien peu crédibles, Moscou joue de nouveau la carte de la menace nucléaire en mettant en scène –à grand renfort de communication– l'entraînement des forces de dissuasion russes.À l'Ouest, le camp occidental commence à s'interroger. L'arrivée de l'hiver, malgré des températures clémentes en France, risque de braquer une population européenne frappée par une crise énergétique inédite, et du côté de Washington, le semblant d'unité derrière l'Ukraine pourrait être remis en question.Car dans le camp du Parti démocrate, des voix dissidentes se font entendre, dont celle de la très à gauche Alexandria Ocasio-Cortez: pour la première fois, des membres du parti demandent au président Biden de négocier un cessez-le-feu rapide avec Poutine, au lieu de continuer à soutenir Kiev militairement et financièrement. Et les midterms, prévues le mardi 8 novembre, pourraient rendre aux Républicains la majorité à la Chambre des représentants. Des Républicains dont, vous l'avez entendu dans notre podcast New Deal, une grande partie est acquise à la cause trumpiste.Le camp occidental va-t-il rester uni derrière l'Ukraine?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Oct 27, 202226 min

S4 Ep 137Le soutien iranien à la Russie peut-il changer le cours du conflit?

Un nouvel acteur entre clairement dans la guerre en Ukraine: l'Iran. Si les liens diplomatiques entre Moscou et Téhéran sont assez clairs depuis le début du conflit, l'utilisation de drones iraniens par l'armée russe et l'accord signé le 8 octobre dernier entre les deux pays pour une prochaine livraison de missiles sol-sol montrent une implication plus grande du pays des mollahs.Dans le même temps, Téhéran doit faire face à un mouvement de contestation qui ne semble pas faiblir après la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini à la suite de son arrestation par la police des mœurs pour port de vêtements inappropriés.Pourquoi cette soudaine implication iranienne sur le terrain ukrainien? Quelles conséquences sur la région? Le régime est-il menacé par la rue? Nous allons tenter de répondre ensemble à ces questions et pour cela, nous accueillons cette semaine Samuel Hauraix, journaliste indépendant, spécialiste du Moyen-Orient en général et de l'Iran en particulier, collaborateur de Slate et de Ouest-France.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Oct 20, 202228 min

S4 Ep 136Vladimir Poutine nomme un partisan de la ligne dure à la tête des opérations en Ukraine et joue la carte de la terreur

Un symbole a été dévoré par les flammes, samedi 6 octobre. Ce symbole, c'est le pont de Crimée, édifié par Moscou en 2018 pour relier à son territoire l'est de la péninsule annexée quatre ans auparavant. Si le trafic, routier et ferroviaire, a repris, l'explosion provoquée –selon les autorités russes– par un camion piégé semble avoir profondément irrité Vladimir Poutine. En témoignent les frappes massives, deux jours après, sur plusieurs villes ukrainiennes: des dizaines de missiles en direction de cibles civiles et stratégiques ont été tirés, touchant entre autres Kiev, Lviv et Dnipro.Ces frappes ayant fait une vingtaine de morts et une centaine de blessés ont été qualifiées de crime de guerre par les capitales occidentales, qui y ont vu une tentative de la part de Moscou de reprendre la main sur le terrain après avoir été fragilisé ces derniers jours. Bref, c'est une démonstration de force militaire pour tenter d'intimider l'Ukraine et l'Occident, et de mettre en acte les menaces maintes fois formulées.La semaine dernière dans Le monde devant soi, nous avancions que la Russie pourrait tenter de suivre une stratégie du nombre, en mobilisant régulièrement des hommes pour les envoyer sur le champ de bataille. Finalement, c'est la stratégie du tapis de bombes qui a été employée en début de semaine, stratégie qu'on imagine en réaction au sabotage du pont.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Oct 13, 202225 min

S4 Ep 135Vladimir Poutine peut-il gagner la guerre sans recourir au nucléaire?

Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia sont désormais légalement rattachées à la fédération de Russie. Légalement selon Moscou où, le mercredi 5 octobre, Vladimir Poutine a signé la loi d'annexion de ces quatre régions prises par la force à l'Ukraine.Quelques jours auparavant, le 30 septembre, le leader russe avait officialisé dans un discours offensif et furieusement anti-Occident les résultats des référendums d'annexion. Un vote organisé par la Russie, un résultat proclamé par la Russie, et un rattachement célébré par la Russie, pendant que le reste du monde assistait consterné à ce simulacre d'autodétermination, les mains liées par la possibilité de veto russe à l'ONU.Car si le Conseil de sécurité a tenté de faire voter une résolution pour condamner l'annexion, Moscou a tout fait capoter. Reste que la dynamique des votes apparaît comme un désaveu, puisque la résolution a recueilli dix voix en sa faveur et quatre abstentions –celles de la Chine, de l'Inde, du Brésil et du Gabon.Pour compléter le tableau, l'Union européenne a pris un huitième paquet de sanctions contre Moscou et sur le terrain, les forces ukrainiennes avancent et continue de malmener une armée russe qui recule sur les fronts sud et nord-est.Le discours du 30 septembre du président Poutine était un discours riche en menaces, finalement moins dirigées contre l'Ukraine en particulier que contre l'Occident en général, qu'il accuse de tous les maux, retournant la situation en se mettant en position d'agressé. Ce discours a évidemment pour cible première le peuple russe, mais il a aussi une portée géopolitique en ce qu'il constitue une manière d'appeler le monde à se positionner entre plusieurs choix de civilisation.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Oct 6, 202226 min

S4 Ep 134La victoire de l'extrême droite met-elle la démocratie italienne en danger?

L'Italie votait ce dimanche 25 septembre pour élire 200 sénateurs et 400 députés. Sans surprise, l'alliance des droites menée par le parti d'extrême droite Fratelli d'Italia –et sa patronne Giorgia Meloni– est arrivée en tête avec 44% des voix. Un score qu'il faut décomposer en trois: 26% pour Fratelli d'Italia, près de 9% pour la Ligue de Matteo Salvini et un peu plus de 8% pour Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi.En face, la coalition de gauche atteint péniblement les 26% (dont 19 pour le Parti démocrate), quand le Mouvement 5 étoiles de Giuseppe Conte assure plus de 15% et que le nouveau mouvement centriste Terzo Polo («troisième pôle») recueille près de 8% des voix. Une victoire écrasante de l'alliance menée par Meloni et une grande inquiétude en Europe face à une Italie qui, une nouvelle fois, se laisse tenter par l'extrême droite, qualifiée par beaucoup de «postfasciste».La droite dure au pouvoir chez nos voisins n'est pas une première: on se souvient de Silvio Berlusconi, qui fut longtemps président du Conseil, et de Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur tellement présent qu'on en arrivait à le confondre avec le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. Et même si Giorgia Meloni a écrasé dans les urnes les partis avec lesquels elle a passé son alliance, elle va devoir composer avec eux pour mettre en place son gouvernement.Ainsi, est-ce que l'extrême droite de Fratelli d'Italia aura les mains libres? Et doit-on s'inquiéter pour la démocratie italienne?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Sep 29, 202228 min

S4 Ep 133Faut-il prendre les menaces de Vladimir Poutine au sérieux?

Le ton monte entre le Kremlin et le reste du monde. Affaibli par la contre-offensive ukrainienne soutenue par l'Europe et les États-Unis, Vladimir Poutine tente de mobiliser son peuple et menace un Occident bien décidé à ne pas se laisser faire.Le Russe affirme «ne pas bluffer», Washington dit le prendre au sérieux, la France en appelle aux non-alignés et Pékin se positionne enfin. Mercredi 21 septembre, quelques heures après l'allocution de Vladimir Poutine, Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a demandé la mise en place d'un «cessez-le-feu à travers le dialogue et la conciliation».Sur le terrain, Moscou tente un coup de force via ses soutiens locaux. Mardi 20 septembre, les dirigeants séparatistes pro-russes des régions de Louhansk et Donetsk et les autorités d'occupation de Kherson et Zaporijia ont annoncé la tenue imminente de référendums d'annexion à la Russie, sur le modèle de celui qui avait finalisé celle de la Crimée en 2014. Des scrutins dont on peut largement douter de la sincérité et dont les résultats ne seront pas reconnus, a prévenu la communauté internationale.Référendums en urgence, menace de recours aux armes nucléaires et mobilisation militaire partielle... Cette fuite en avant du leader russe est vue comme un geste de désarroi par de nombreux pays. L'Allemand Olaf Scholz parle même «d'acte de désespoir». Alors, faut-il prendre les menaces de Vladimir Poutine au sérieux?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesVoix additionnelles: Alexandre Bert et Victor BenhamouSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Sep 22, 202232 min

S4 Ep 132La contre-offensive ukrainienne fragilise-t-elle Vladimir Poutine?

Engagée le 6 septembre dernier, la contre-offensive des forces ukrainiennes a permis à Kiev de reprendre le contrôle de près de 4.000 kilomètres carrés tombés aux mains de l'armée russe.Ce revers militaire fragilise Vladimir Poutine sur le plan intérieur, avec des critiques de plus en plus virulentes de la part non seulement de pacifistes, mais surtout de l'extrême droite ultra-nationaliste.Le président russe a rencontré son homologue chinois pour trouver des appuis dans ce conflit militaire, mais aussi géopolitique et idéologique, comme en témoignent le soutien américain à l'Ukraine et le discours engagé d'Ursula von der Leyen devant le Parlement européen réuni ce mardi à Strasbourg.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son: Mona DelahaisMontage et réalisation: Benjamin Saeptem HoursSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Sep 16, 202230 min

S4 Ep 131Les défis de Charles III, successeur d'une reine Elizabeth II très populaire

Ce jeudi 8 septembre, le palais de Buckingham a annoncé la mort de la reine Elizabeth II, à l'âge de 96 ans. Une disparition qui survient à un moment critique pour le Royaume-Uni, pris dans une crise économique particulièrement dure. Le pays connaît tout à la fois une inflation à deux chiffres, une augmentation inédite du prix de l'énergie pour les ménages, une grogne sociale qui ne faiblit pas et les lourdes conséquences du Brexit.Le rôle politique des rois et reines britanniques est quasi nul, et l'avenir du pays repose désormais sur la nouvelle Première ministre Liz Truss, officiellement nommée par Elizabeth II lors de sa dernière apparition publique. L'arrivée de Charles III sur le trône ne sera, toutefois, sans doute pas sans effets sur le pays et, peut-être, sur l'avenir de la monarchie –même si, selon les récents sondages, les sujets britanniques y semblent toujours attachés.Quel héritage laisse la reine Elizabeth II? Quels défis devra relever Charles III? Et à quel avenir peut s'attendre un pays en pleine tempête sociale et économique?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Sep 9, 202226 min

S4 Ep 130De la Russie libérée de Mikhaïl Gorbatchev à l'autocratie de Vladimir Poutine

​Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, premier et dernier président de l'URSS, est mort à Moscou le 30 août 2022, à l'âge de 91 ans. Vous avez déjà dû entendre ou lire beaucoup de choses sur celui qui, en œuvrant pour le rapprochement Est-Ouest et la réforme de l'Union soviétique, a initié un peu malgré lui la fin par KO d'une Guerre froide de plusieurs décennies et d'une partition bipolaire de la planète.Glasnost, perestroïka, retrait d'Afghanistan, libéralisation économique et politique de l'URSS… Ses faits d'armes politiques et diplomatiques ont suscité de nombreux hommages exaltés en Occident, et des réactions bien plus mesurées à Moscou et à Pékin.À l'heure où l'actuel président russe, Vladimir Poutine, vit dans une nostalgie certaine de l'Union soviétique, et tente de reconstituer une grande Russie par les armes en Ukraine, cette disparition marque un sacré symbole.Retour sur l'ascension et l'héritage de celui qui changea la face du monde à la fin du XXe siècle, et sur l'itinéraire d'un pays qui, libéré du totalitarisme, a sombré dans un nouvel autoritarisme.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Sep 2, 202234 min

S3 Ep 129Hausse du budget de la défense et sobriété énergétique, la France face à la guerre en Ukraine

Après quatre ans passés à l'éviter, Emmanuel Macron a de nouveau accepté de se plier à la traditionnelle interview du 14-Juillet. Un usage des présidents en exercice dont il s'est largement dispensé lors de son premier mandat, au cours duquel il n'en avait donné qu'un seul, au lendemain de son élection.Pour ce second rendez-vous du 14-Juillet, Jupiter s'est changé en Vulcain. Fini le dieu des dieux surplombant la terre des hommes, place au dieu du feu, à la forge dit-il. Un dieu dormais faiseur donc, qui met les mains dans le cambouis, va devoir donner de sa personne, et composer avec une chambre basse dont il n'a plus le contrôle total.Et de sa forge, Emmanuel Macron garde un œil sur les questions internationales, dont l'impact sur la vie quotidienne des Français va se faire de plus en plus important au fil de la guerre. Ainsi, le président a annoncé un plan de sobriété énergétique. Pour le climat, bien sûr, mais surtout parce qu'il va falloir apprendre à se passer du gaz russe, arme dont Vladimir Poutine se sert comme d'«un élément de cette guerre», affirmait le président français. Une guerre qui, toujours selon le chef de l'État, est amenée à durer, et dans laquelle la France continuera à soutenir l'Ukraine. Une guerre, aussi, qui remet les questions de défense à l'ordre du jour.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jul 15, 202231 min

S3 Ep 128Boris Johnson, fin de règne d'un Premier ministre sans convictions et sans solutions

Après le Brexit, le Boxit. Jeudi 7 juillet, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé sa démission. Pressé par les affaires et les départs en cascade de ministres, de secrétaires d'État et de membres de son cabinet (soixante-cinq départs en deux jours), acculé par les appels à la démission par les ministres qui restaient à leur poste, BoJo a donc cédé. Mais il reste pour l'instant Premier ministre jusqu'à ce que, dit-il, le processus de sélection de son successeur par le camp conservateur soit terminé.Les deux ans et demi de Boris Johnson à la tête du gouvernement ont été émaillés de très nombreux scandales: le «Partygate», en référence à ces fêtes organisées au 10 Downing Street pendant le confinement, le soutien à son ami Owen Paterson, lobbyiste à l'éthique douteuse, les 100.000 livres de travaux au 11 Downing Street, ses vacances gratuites sur l'île Moustique, dans les Caraïbes, et enfin la nomination de Chris Pincher au poste de Whip en chef adjoint, c'est-à-dire à la direction des députés conservateurs –le problème étant que Pincher est accusé de nombreuses agressions sexuelles, ce que BoJo n'ignorait pas, malgré ses démentis quand le scandale éclata.Mais les affaires ne sont qu'une partie des causes de la colère des Britanniques, car le pays connaît sa pire crise économique depuis les années 1950, avec une inflation record. Beaucoup semblent regretter ce Brexit dans lequel l'ancien maire de Londres les a entraînés. Un gâchis pour le Parti conservateur, qui avait remporté les élections générales haut la main en décembre 2019. Qu'est-ce qui a précipité la chute de ce Johnson qui semblait résister à tout? Et qui va le remplacer?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jul 8, 202227 min

S3 Ep 127Face à la menace russe, l'OTAN s'étend en Europe

Après l'officialisation des candidatures de l'Ukraine et de la Moldavie à l'entrée dans l'Union européenne par les Vingt-Sept, c'est au tour de l'OTAN d'ouvrir ses portes à deux nouveaux pays.Ce mercredi 29 juin, lors d'un sommet de l'organisation à Madrid, la Turquie a levé son veto à l'adhésion de la Suède et de la Finlande. Le processus est donc lancé pour passer de trente à trente-deux pays dans l'alliance, mais l'adhésion devra toutefois être ratifiée par les parlements des États membres.C'est en réaction à l'attitude agressive de la Russie que ces deux pays, modèles d'une certaine neutralité géopolitique, ont décidé de changer de stratégie. Le pays de Vladimir Poutine fut au centre des discussions de ce sommet, où s'est relancée une alliance dont certains déploraient, en 2021, la «mort cérébrale».Mais Moscou ne fut pas le seul sujet de conversation, comme nous le voyons cette semaine dans Le monde devant soi.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jul 1, 202232 min

S3 Ep 126Pourquoi l'officialisation de la candidature de l'Ukraine va bouleverser le futur de l'Union européenne

«Aujourd'hui, vous avez pris l'une des décisions les plus importantes pour l'Ukraine depuis son indépendance il y a trente ans.» Ces mots sont ceux de Volodymyr Zelensky à l'issue du premier jour du sommet réunissant les chefs d'État et de gouvernement européens, au cours duquel le statut de pays candidat à l'Union européenne a été officiellement accordé à Kiev.Cette décision intervient quatre mois jour pour jour après le début de l'offensive russe –tout un symbole. Mais si l'octroi de ce statut est particulièrement rapide, le chemin pour devenir un membre de l'UE à part entière est encore long. Pour cet ancien pays de l'Union soviétique, les critères à respecter seront nombreux.Ce nouveau pas vers l'élargissement est historique pour l'Ukraine et la Moldavie, qui a également obtenu le statut de pays candidat. Tout cela l'est aussi pour l'Union européenne: cette potentielle adhésion représente un défi, tant elle pourrait bouleverser l'équilibre des forces en son sein et décaler vers l'est son centre de gravité géopolitique.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Mona DelahaisSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jun 24, 202226 min

S3 Ep 125Une majorité relative à l'Assemblée rend-elle vraiment la France «ingouvernable»?

«La gifle», «Ingouvernable», «Le désaveu», «Dans l'étau», «Privé de majorité», «Vote sanction», «Claque cinglante», «L'impasse»… La défaite de la majorité présidentielle faisait la une, ce lundi 20 juin, de la presse quotidienne régionale et nationale.Si le parti d'Emmanuel Macron arrive en tête, en nombre de sièges, de ces élections législatives, il est vrai que le président se retrouve dans une position délicate, très délicate, sans majorité absolue, avec un nombre de députés record pour le Rassemblement national et une gauche qui, si elle n'a pas réalisé la performance qu'elle attendait, a tout de même repris quelques couleurs.Il s'agit d'une situation rare, dans cette Ve République qui nous avait habitués à des parlements en accord avec les présidents fraîchement élus ou réélus. Cette fois, pas de cohabitation ni de majorité et des partis qui ne semblent pas prêts à s'entendre pour gouverner ensemble: Les Républicains, qui se sentent en position de force, ignorent pour l'instant les appels du pied de la majorité présidentielle; à gauche, la toute jeune Nupes connaît déjà ses premières divisions et l'on ne sait combien de temps durera cette alliance de circonstance.Le pays semble donc condamné à rester ingouvernable, même si, sur le plan institutionnel, rien ne l'empêche réellement de fonctionner; c'est d'ailleurs ainsi que marchent beaucoup d'États européens.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et Olivier Biffaud, journaliste politique à Slate.fr.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Mona DelahaisSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jun 21, 202229 min

S3 Ep 127L'arme alimentaire peut-elle donner l'avantage à Vladimir Poutine?

Jeudi 16 juin, le président Emmanuel Macron s'est enfin rendu à Kiev en compagnie du chancelier allemand Olaf Scholz, du chef du gouvernement italien Mario Draghi et du président roumain Klaus Iohannis. Une visite éclair, très attendue par les Ukrainiens et beaucoup d'Européens, durant laquelle le président français a multiplié les gestes de soutien, en écho à ses malheureuses déclarations sur l'humiliation russe.Avant d'annoncer la livraison de douze canons autoporteurs, il a demandé l'octroi «immédiat» à l'Ukraine du statut officiel de candidat pour une adhésion à l'Union européenne. Mais le chef de l'État français a surtout lancé un appel solennel, demandant à Moscou de lever le blocus des ports ukrainiens, où sont bloquées des dizaines de millions de tonnes de céréales, principalement du blé et du maïs. L'Ukraine est un très gros producteur et exportateur de blé, et Odessa un des centres névralgiques des exportations.Depuis le début du conflit, la production a considérablement baissé et les exportations par bateau sont donc suspendues. Une partie du monde commence à s'inquiéter de la crise alimentaire à venir. Cette crise du blé semble faire partie intégrante de la stratégie de Vladimir Poutine, qui explique quant à lui qu'elle est le résultat des sanctions occidentales.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Mona DelahaisSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jun 17, 202223 min

S3 Ep 123Pourquoi Emmanuel Macron a fait une erreur en appelant à «ne pas humilier la Russie»

«Il ne faut pas humilier la Russie», demandait le chef de l'État français samedi 4 juin dans un entretien accordé à la presse quotidienne régionale. Près d'un mois après ses déclarations allant dans le même sens devant le Parlement européen, il renouvelle ainsi son appel à ménager Moscou.Ces propos ont exaspéré en Ukraine et dans une partie de l'Europe de l'Est, tout particulièrement du côté des pays baltes. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a pour sa part estimé que «les appels à éviter d'humilier la Russie ne peuvent qu'humilier la France». L'Ukraine en veut donc à son allié français, se sentant de moins en moins soutenue malgré l'appui logistique de Paris.Quand il parle d'éviter l'humiliation, que souhaite dire Emmanuel Macron? Et pourquoi cela n'est-il pas vraiment une bonne idée sur le plan diplomatique?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Mona DelahaisSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jun 10, 202224 min

S3 Ep 122Le vrai pouvoir de la reine Elizabeth, une influence nationale et internationale

En soixante-dix ans de règne, elle aura connu dix présidents français, de Vincent Auriol à Emmanuel Macron et quatorze Premiers ministres britanniques. Sur le trône depuis le 6 février 1952, la reine Elizabeth II a été couronnée le 2 juin 1953, après la mort de George VI.Depuis 2015, la reine est le souverain britannique à la plus longue longévité. Ce règne se fête avec un événement qui mobilise les médias du monde entier, et particulièrement les Français. Il s'agit de célébrer soixante-dix ans de règne et d'histoires: celle du royaume, mais aussi celle d'une famille dont on connaît les joies et les peines. Si elle n'a pas vraiment de pouvoir politique, la reine détient celui de l'influence, nationale et internationale, un pouvoir partagé par toute sa famille même si elle ne se prononce jamais sur les affaires du pays.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Avec la participation exceptionnelle de Maud Garmy, journaliste, collaboratrice de Paris Match, en duplex de Londres.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemPrise de son, montage et réalisation: Mona DelahaisSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jun 3, 202225 min

S3 Ep 121Les États-Unis sont-ils vraiment légitimes dans la lutte pour les valeurs de la démocratie libérale?

L'élection de Joe Biden à la Maison Blanche a signé le retour en force de la démocratie libérale sur le plan international, après quatre années passées avec un Donald Trump plus proche des autocrates que des démocrates: Washington renouait ainsi avec ses fondamentaux et le monde allait certainement retrouver une cohérence.Depuis le début de son mandat, Joe Biden tient sa ligne: si son sommet pour la démocratie, organisé en décembre 2021, a déçu, il garde un positionnement fort, notamment pour le prochain sommet des Amériques prévu du 6 au 10 juin, où il ne souhaite inviter que des régimes démocratiques respectant les droits humains, et donc ignorer Cuba, le Nicaragua et le Venezuela. Lors de son dernier voyage en Asie, le président américain a également émis la volonté d'unir les démocraties locales contre le régime totalitaire chinois et de contenir les envies d'invasion de Taïwan.Il s'est aussi investi dans le cadre de la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine, dont il a fait un des symboles de l'opposition entre démocratie libérale et autocratie, comme dans un genre de retour à une vision du monde bipolaire rebootée. Une tentative d'organiser la planète en deux blocs, de rejouer les bons contre les méchants. C'est pourtant une tentative risquée, dont l'efficacité est loin d'être assurée, particulièrement dans le cadre de la guerre menée par Moscou à Kiev.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

May 27, 202225 min

S3 Ep 120«Vladimir Poutine n'a pas fait son deuil de prendre Kiev»

Voilà bientôt trois mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Une offensive que Moscou tarde à terminer, et dont les objectifs ont varié face à la résistance ukrainienne qui a pris de court le Kremlin. Si Kiev ne se trouve plus dans le viseur russe, le Donbass est totalement et durablement occupé, et c'est la côte sud qui intéresse une Russie que l'ont voit progresser vers la Transnistrie et la Moldavie.Les objectifs changent donc, mais la guerre continue, sans que l'on sache comment et quand elle pourrait s'arrêter. Si l'Occident soutient toujours matériellement et diplomatiquement l'Ukraine, quelques tensions sont constatées entre Paris et Kiev ces derniers jours, Volodymyr Zelensky reprochant à Emmanuel Macron de vouloir ménager une porte de sortie à Vladimir Poutine.Le président français a eu ces mots devant le Parlement européen réuni à Strasbourg: «Nous aurons demain une paix à bâtir, ne l'oublions jamais. Mais cela ne se fera ni dans la négation, ni dans l'exclusion de l'un ou de l'autre, ni même dans l'humiliation.» Ses propos ont agacé en Ukraine.Cette semaine dans Le monde devant soi, on se demande si le président commet une erreur. Au-delà de Vladimir Poutine, n'y-a-t-il pas une opinion russe à laquelle faire attention?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

May 20, 202231 min

S3 Ep 119Révision des traités, communauté politique… Emmanuel Macron peut-il changer l'Europe?

Lundi 9 mai, jour de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Russie, nous nous demandions quel coup d'éclat nous réservait Vladimir Poutine. Finalement, pas grand-chose. Nulle trace de triomphalisme dans le discours du chef du Kremlin, ni dans le défilé sur la place Rouge, mais seulement la même rengaine répétée –sur les «provocations de l'Occident» et la «guerre contre les nazis».Ce 9 mai, ce n'était pas du côté de Moscou qu'il fallait regarder, mais en direction de Strasbourg, où Emmanuel Macron a prononcé un discours devant le Parlement européen à l'occasion de la Journée de l'Europe et de la Conférence sur l'avenir de l'Europe.À quelques jours de la fin de la présidence française de l'Union européenne, il a exposé sa vision de l'union avec un propos pour le moins volontariste: révision des traités, création d'une communauté politique européenne et construction de nouveaux équilibres de sécurité.Le président français semble mettre au pied du mur ses partenaires européens, mais sera-t-il entendu? Faut-il vraiment changer l'Union? Quelle architecture de sécurité imagine-t-il alors que la Finlande vient de demander son adhésion à l'OTAN?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Benjamin Saeptem HoursSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

May 13, 202227 min

S3 Ep 118Entre menace et propagande, que prépare Vladimir Poutine pour le 9 mai, «Jour de la Victoire»?

Le 9 mai, la Russie célèbrera le «Jour de la Victoire» en commémoration de la fin de la Grande Guerre patriotique, c'est-à-dire la Seconde Guerre mondiale. Une date majeure dans l'histoire et la propagande du Kremlin, tant à l'ère soviétique qu'à celle de Vladimir Poutine.À l'approche de la date fatidique, côté Kremlin, on joue la guerre des images en affichant sa force de frappe, alors que, côté occidental, les hypothèses se multiplient sur les intentions russes. Vladimir Poutine va-t-il déclarer officiellement la guerre à l'Ukraine? Va-t-il la déclarer, comme croit le savoir le secrétaire d'État à la Défense britannique, aux nazis du monde entier?Va-t-il demander à ses troupes de concentrer leurs forces sur la chute de Marioupol pour en faire le symbole de sa victoire? Va-t-il définitivement annexer le Donbass? Ou se contentera-t-il de faire voler son «avion de l'apocalypse», tentant d'effrayer le reste du monde en exhibant ses missiles lors du défilé des troupes sur la place Rouge?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

May 6, 202227 min

S3 Ep 117Guerre en Ukraine: vers une confrontation directe entre la Russie et les États-Unis?

Après deux mois de conflit, la guerre en Ukraine a pris un tournant majeur cette semaine. Dans l'est du pays, on assiste maintenant à une confrontation directe sur le terrain. L'armée ukrainienne fait barrage aux forces russes et tente de les repousser pour libérer la région du Donbass, que la Russie souhaite absolument conquérir pour couper l'accès à la mer d'Azov.Pour ce faire, les troupes ukrainiennes doivent être équipées. Une nécessité à laquelle les pays occidentaux ont répondu, en particulier les États-Unis. Ils livrent désormais des armes lourdes à Kiev. Chars, lance-roquettes, canons ou encore véhicules blindés... La prudence des premières semaines n'est plus de mise.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 29, 202229 min

S3 Ep 116Macron réélu: soulagement en Europe... et aux États-Unis

Dimanche 24 avril, Emmanuel Macron a été réélu président de la France avec 58,54% des voix. C'est incontestablement une victoire, mais une victoire au goût amer car l'extrême droite a réalisé un score historiquement haut. Marine Le Pen a recueilli 41,46% des suffrages, soit le bulletin de vote de 13,2 millions de Français. On est bien loin d'un barrage républicain comme en 2002.En Europe, le soulagement est manifeste après la victoire du président sortant. «L'Europe a désormais un leader incontesté en la personne de Macron», écrit le magazine allemand Der Spiegel. Même réaction aux États-Unis où, dans le contexte de la guerre en Ukraine, l'élection d'une candidate eurosceptique et proche de Vladimir Poutine aurait été catastrophique. Cette semaine, Le monde devant soi analyse les défis qui attendent «Macron l'Européen» pour son deuxième mandat.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 26, 202231 min

S3 Ep 115Guerre en Ukraine: les mensonges de Marine Le Pen, la timidité d'Emmanuel Macron

«Ma solidarité avec le peuple ukrainien est totale et l'agression russe inqualifiable», déclarait Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux-tours mercredi 20 avril. Si vous avez fait partie des 15,6 millions de Français à suivre le débat, vous avez dû, comme nous, hausser un sourcil à ce moment-là.Quelques instants après cette déclaration, la candidate frontiste a montré un de ses tweets imprimé sur une feuille, disant: «Je soutiens une Ukraine libre, qui ne soit soumise ni aux États-Unis, ni à l'UE, ni à la Russie.» Un tweet opportunément déterré qui tranche avec ses sorties plus récentes sur le réseau social et les plateaux télévisés (quand elle affirmait par exemple que la Crimée était russe), ou celles de ses lieutenants, dont le cœur penche souvent plus du côté de Moscou que de Bruxelles.Si Marine Le Pen salue la position d'Emmanuel Macron, sur le terrain, des critiques se font toutefois entendre à l'égard de ce dernier. Interviewé par BFMTV, Volodymyr Zelensky a salué ses excellentes relations avec le président français tout en regrettant la relative inefficacité de ses interventions face à Vladimir Poutine et la timidité de ses mesures.Pour ce dernier épisode avant le second tour de l'élection présidentielle, Le monde devant soi revient sur l'attitude des deux candidats dans ce conflit. D'un côté, Marine Le Pen est loin d'être claire dans ses prises de position aux tendances mensongères. De l'autre, le président candidat, après avoir adopté des points de vue fermes à l'encontre de Moscou, semble désormais très, voire trop prudent.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation, prise de son et montage: Benjamin Saeptem HoursSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 22, 202231 min

S3 Ep 114Élection présidentielle française: les leçons d'un scrutin qui sidère l'Europe

La France a voté ce dimanche 11 avril. Les résultats de ce premier tour de l'élection présidentielle sont un tiercé de tête conforme, dans l'ordre, à ce que prédisaient les sondages de différents instituts, dans la répartition des suffrages pour les trois premières places.En revanche, on n'a pas vu venir l'intensité de ce qu'on appelle la tripartition du corps électoral français. Avec des scores respectifs de 28, 23 et 22%, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se positionnent loin, très loin du quatrième, Éric Zemmour, dont la candidature n'a su attirer que 7% des suffrages. Derrière lui, les candidats de partis jusqu'alors majeurs dans le paysage politique français n'atteignent même pas la barre fatidique des 5%.Une recomposition entre forces politiques, mais une recomposition qui est aussi géographique, avec une percée historique de Jean-Luc Mélenchon dans les grandes villes. En cause: une campagne inédite, perturbée par un éditorialiste d'extrême droite qui donna le la thématique dans les premiers mois, une guerre aux portes de l'Europe qui bouleversa un temps les agendas. À noter également l'apparition d'un vote dit «utile», qui poussa de nombreux électeurs à ne pas traduire dans les urnes leur choix de cœur.Finalement, l'extrême droite se retrouve encore au second tour de l'élection présidentielle avec, cette fois, de sérieuses chances de l'emporter si l'on en croit les premières enquêtes d'opinion.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et cette semaine, Olivier Biffaud, journaliste politique à Slate.fr.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 12, 202228 min

S3 Ep 113Frexiteurs cachés, souverainistes internationalistes ou libéraux mondialistes, les candidats français face au reste du monde

À quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle française, cette campagne inédite est marquée par un sujet peu abordé par les candidats: l'international. Si l'appartenance à l'Union européenne a pu faire débat chez quelques Frexiteurs en 2017, la place de la France dans le monde est cette fois discutée, dans un contexte de guerre menée par la Russie en Ukraine.Une France récemment malmenée par des alliés historiques, le Royaume-Uni et les États-Unis, en écho à l'Aukus, traité avec l'Australie ayant abouti à la perte d'un important marché concernant la vente de sous-marins.Relations historiques, OTAN, Europe... Cette semaine, Le monde devant soi passe en revue les positions des candidats à la présidentielle, alors que l'invasion russe de l'Ukraine exacerbe les lignes de clivages.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 8, 202232 min

S3 Ep 112La stratégie de Vladimir Poutine fragilisée par des rapports tendus avec son état-major?

Sommes-nous à un tournant dans la guerre que Moscou livre à Kiev depuis maintenant trente-sept jours, avec l'annonce du recentrage des forces russes sur le Donbass, les promesses de cessez-le-feu pour faciliter l'évacuation de Marioupol et le départ des Russes de Tchernobyl? Doit-on s'attendre à un revirement donc, vers une guerre plus localisée et plus longue sur l'est du pays?Une nouvelle stratégie russe semble se dessiner, mais est-elle subie ou choisie par Vladimir Poutine qu'on dit en froid avec son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, et son chef d'état-major, Valéri Guérassimov?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Apr 1, 202228 min

S3 Ep 111L'emploi d'armes chimiques par la Russie, une ligne rouge qui mobiliserait l'OTAN

Le 24 février, l'armée russe envahissait l'Ukraine. Un mois de guerre a provoqué la destruction presque totale de villes comme Kharkiv ou Marioupol, le déplacement de six millions de personnes et de la moitié des enfants ukrainiens. Côté militaire, le bilan est difficile à dresser. Les chiffres les plus sérieux évoquent la mort de 10.000 soldats russes.Cette attaque que le Kremlin aurait souhaitée éclair se transforme en une guerre de positions interminable, aucun des deux camps ne voulant se résigner à capituler. Cette stase relative inquiète, car Vladimir Poutine, devant la résistance de son adversaire, pourrait vouloir passer à la vitesse supérieure. Des missiles hypersoniques ont été utilisés comme des bombes à sous-munitions.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse quant à lui la Russie d'utiliser des bombes au phosphore. L'Occident, réuni en Europe à l'occasion du sommet de l'OTAN, met en garde Poutine: s'il franchit la terrible ligne rouge des armes chimiques, l'organisation interviendra. Joe Biden a promis une réponse, sans toutefois en préciser la nature.Après avoir été volontaires et offensifs avec les sanctions prises contre le régime russe dans les premiers jours du conflit, Europe et États-Unis semblent désormais ne plus trop savoir comment s'y prendre, comment maintenir la pression sur Moscou sans devenir cobelligérants. Sommes-nous rendus à un point de bascule majeur dans cette guerre?Avec la participation exceptionnelle de Robin Tutenges, photojournaliste indépendant, de retour de Kiev. Retrouvez ses reportages en Ukraine sur sa fiche biographique.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 25, 202229 min

S3 Ep 110Vladimir Poutine sera-t-il jugé pour crimes de guerre?

Pour la première fois depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Joe Biden a qualifié son homologue russe de «criminel de guerre», de «dictateur meurtrier» ou encore de «pur voyou». Les mots sont durs, à la hauteur de la violence des combats sur le sol ukrainien. Les guerres ne sont jamais propres, mais elles sont régies par des règles qui semblent foulées au pied par l'armée russe: hôpitaux bombardés, civils visés, maires de Melitopol et de Dnieproroudne enlevés, rien ne sera épargné à l'Ukraine.Début mars, la Cour pénale internationale a annoncé l'ouverture d'une enquête visant à établir juridiquement la réalité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dont est soupçonné le régime russe. En parallèle, le Conseil de l'Europe a exclu officiellement la Russie le 16 mars dernier. Mais Vladimir Poutine sera-t-il jugé? Passera-t-il un jour devant la Cour pénale internationale pour répondre des exactions commises en Ukraine? Et ce conflit signe-t-il le retour de l'influence américaine en Europe?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 18, 202227 min

S3 Ep 109Guerre en Ukraine: l'embarras de la Chine et de la Turquie

Au seizième jour de guerre aux portes de l'Europe, les bombardements se multiplient sans aucune précaution pour les populations civiles. Si Kiev continue de résister, l'étau russe se resserre sur la capitale ukrainienne. L'armée de Vladimir Poutine continue sa lente progression sur les différents fronts ouverts: Odessa est désormais dans le viseur des Russes et les multiples négociations entre Kiev et Moscou, dont les diplomaties viennent de se rencontrer en Turquie, ne parviennent à aucun accord stable.Au niveau international, la pression continue sur la Russie, particulièrement au niveau économique. Cette semaine, Le monde devant soi se penche sur les pays dont le rôle dans cette crise peut avoir un poids déterminant, comme la Turquie et la Chine. Jusqu'à maintenant, elle joue un numéro d'équilibriste, amie de la Russie et liée à l'Occident par de nombreux intérêts commerciaux.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 11, 202230 min

S3 Ep 109Hors-série: «Serviteur du peuple», les débuts fictionnels d'un président devenu bien réel, Volodymyr Zelensky

Exceptionnellement, Le monde devant soi vous propose cette semaine un épisode hors-série, réalisé par nos consœurs du podcast de Slate.fr consacré aux séries, Peak TV. Un épisode qui revient sur Serviteur du peuple, la série ukrainienne qui a rendu célèbre le président Volodymyr Zelensky et raconte à sa manière le destin d'un homme que jamais, on aurait imaginé président.Serviteur du peuple aborde de nombreux thèmes évoqués ces dernières semaines, d'une manière quasi-prophétique, ou du moins très troublante. Et puis, il y a la question de Zelensky lui-même, passé d'acteur comique à président avant de devenir un chef de guerre charismatique, qui a ému et impressionné toute la planète.Par Anaïs Bordages et Marie Telling.Avec Cyrille Bret, maître de conférence à Sciences Po Paris et chercheur associé à l’Institut Jacques-Delors.Peak TV est un podcast de Marie Telling et Anaïs Bordages, produit par Slate.fr sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours.Réalisation et montage: Aurélie RodriguesMusique: «Arpy (Saeptem PeakTV Megamix)», Dan HenigSuivez Slate Podcasts sur Instagram et Facebook. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 11, 202233 min

S3 Ep 108Quels scénarios pour la suite du conflit après la publication du plan de Poutine en Ukraine?

Mercredi 2 mars, à 20 heures, le président Emmanuel Macron a pris la parole pour s'adresser aux Français. Le lendemain, jeudi 3 mars, après une conversation téléphonique d'une heure trente avec Vladimir Poutine, à l'initiative même du président russe, l'Élysée l'a confirmé: «Le pire reste à venir» en Ukraine.Au cours de l'échange entre les deux chefs d'État, Vladimir Poutine a affirmé «sa très grande détermination» à poursuivre l'offensive avec un but en tête: «Prendre le contrôle» de tout le pays. Ce même jour, ce fut au tour du président russe de s'adresser à la télévision pour faire le point sur la situation en cours: «Nous combattons des néonazis» en Ukraine, a-t-il expliqué. Et s'il avance que tout se passe selon le plan prévu, il a pour la première fois évoqué les pertes de l'armée russe. Des soldats tombés, selon son narratif, pour défendre des millions d'Ukrainiens pris en otage par des nationalistes qui n'hésitent pas à se servir de civils comme de boucliers humains. Poutine se pose en sauveur, «les Ukrainiens et les Russes ne forment qu'un seul peuple».Pendant ce temps, sur le terrain, les combats s'intensifient, les Russes avancent. Ils viennent de s'emparer de la ville de Kherson, au sud du pays, encerclent la ville stratégique de Marioupol, au bord de la mer d'Azov, et se sont emparés de la centrale nucléaire de Zaporijia, toujours dans le sud.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 4, 202230 min

S3 Ep 107La guerre de Vladimir Poutine en Ukraine révèle un nouvel ordre mondial

Mardi 1er mars, sixième jour de la guerre déclenchée en Ukraine par le régime russe. L'offensive a profondément bouleversé l'ordre du monde et relancé une logique de bloc jamais vue depuis la Guerre froide. Même s'il n'est toujours que 23 heures, 58 minutes et 20 secondes à l'horloge de la fin du monde, cette horloge conceptuelle créée en 1947 par des scientifiques pour évaluer la menace nucléaire, jamais depuis 1962 et la crise des missiles de Cuba la situation n'avait été aussi tendue.La fermeté des réponses occidentales à l'invasion russe de l'Ukraine ne freine pour le moment pas Vladimir Poutine, qui semble toujours dans une logique d'escalade. À l'heure où l'on enregistre cet épisode du monde devant soi, l'étau russe se resserre sur Kiev, désormais encerclée, pendant que les bombes pleuvent sur Kharkiv, la deuxième ville du pays et que Marioupol, ville au bord de la mer d'Azov et cible privilégiée de Moscou, tente de résister après que l'armée russe l'a privée d'électricité.Nul ne peut encore prédire l'issue de ce conflit voulu par Vladimir Poutine. Pourtant, on entend et on lit un peu partout que le président russe a perdu une manche, celle de la communication, et a déclassé la Russie sur la scène internationale. C'est ce que disent notamment l'ancien président de la République, François Hollande, et le ministre des Affaires étrangères actuel, Jean-Yves Le Drian. Le directeur de l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, va même plus loin et explique sur Le Grand Continent que Poutine a déjà perdu cette guerre.Que penser de cette analyse? Comment se comporte l'opinion russe, qui semble soutenir la guerre menée par son président? Comment se réorganisent les relations internationales après l'invasion de l'Ukraine? Et comment comprendre le positionnement de la Chine?Des questions auxquelles répondent Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr et Alain Frachon, éditorialiste au Monde.Dans sa deuxième partie, Le monde devant soi part à la frontière polonaise pour retrouver Robin Tutenges, photojournaliste indépendant et collaborateur de Slate.fr, parti à la rencontre des réfugiés ukrainiens.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Mar 1, 202240 min

S3 Ep 106Invasion de l'Ukraine: à l'aube d'une troisième guerre mondiale?

Dans la nuit du 23 au 24 février, Vladimir Poutine annonce déclencher une opération militaire en Ukraine. Un scénario catastrophe pour les Occidentaux. Dans sa prise de parole, le chef du Kremlin appelle les soldats ukrainiens «à déposer les armes». Au même moment, le Conseil de sécurité de l'ONU est en pleine réunion d'urgence. Une situation surréaliste: la guerre éclate en plein débat censé permettre de l'éviter.Ce 25 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait état de 137 morts, 316 blessés, de dizaines de milliers de déplacés et des dizaines d'installations militaires détruites. Un bilan dû à la progression extrêmement rapide des forces armées russes.Pouvions-nous prévoir une invasion si massive? Comment Vladimir Poutine réécrit-il l'histoire pour justifier cette action militaire? Jusqu'où ira-t-il?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté cette semaine par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Feb 25, 202234 min

S3 Ep 105Vladimir Poutine, fin stratège ou tête brûlée?

Que se passe-t-il exactement à la frontière russo-ukrainienne? Alors que Moscou assure avoir amorcé le retrait de ses troupes après la fin des manœuvres dans la région, Washington s'inquiète toujours d'une possible invasion de l'Ukraine dans les jours qui viennent. Malgré la mise en scène du retour des soldats russes dans leurs garnisons, Kiev indique que la présence militaire de son voisin reste massive.Tandis qu'au niveau diplomatique, le dialogue continue, sur le terrain, les heurts se multiplient entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses, comme en témoignent par exemple les bombardements dans la zone de la ville de Stanytsia Luhanska qui ont partiellement détruit une école. S'achemine-t-on enfin vers une sortie de crise? À quoi joue Vladimir Poutine, dont on se demande s'il avance en fin stratège ou en tête brûlée.Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Feb 18, 202224 min

S3 Ep 104Ukraine: Emmanuel Macron a-t-il vraiment «atteint» son objectif?

Cinq heures de tête-à-tête de part et d'autre d'une table de près de 4 mètres pour tenter de se rapprocher: lundi 7 février, Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou pour essayer de convaincre son homologue russe de faire baisser la pression à la frontière ukrainienne.Une longue discussion conclue par une conférence de presse des deux présidents, lors de laquelle Vladimir Poutine a égrainé ses griefs à l'encontre de l'Occident: l'OTAN ne l'écoute pas, les pays baltes sont russophobes, l'Union a laissé faire Euromaïdan, un coup d'État selon lui.Emmanuel Macron, de son côté, a proposé un plan de sortie de crise. Un seul objectif en vue: la désescalade. Un but atteint selon l'Élysée, où l'on assurait que le Français avait obtenu du Kremlin l'assurance d'un retrait des troupes russes de Biélorussie après les manœuvres prévues ce mois-ci, et l'arrêt des manœuvres russes à proximité de l'Ukraine.Une déclaration presque aussitôt démentie par Moscou, qui expliquait que la France n'est qu'un simple membre de l'OTAN et de l'Union européenne. Elle n'aurait donc aucune légitimité à passer un accord.Alors cette rencontre entre Macron et Poutine a-t-elle permis de faire baisser la tension? Ce dernier va-t-il se pencher sur les propositions du président français? Ces efforts diplomatiques européens sont-ils vains?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Feb 11, 202224 min

S3 Ep 103Ukraine, Mali, Chine... Que pèse vraiment Emmanuel Macron sur la scène internationale?

À près de deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, le sortant Emmanuel Macron tarde à présenter sa candidature. Le chef de l'État français, chargé aussi de la présidence de l'Union européenne, est trop occupé à gérer les affaires du monde, comme il le déclarait mercredi 2 février à La Voix du Nord dans le cadre d'un déplacement à Tourcoing: «Je ne peux pas raisonnablement expliquer aux Français que je vais m'adonner à ce temps démocratique important, alors que je leur ai dit que je serai président jusqu'au bout.»Ainsi, le multi-président s'est donné pour mission d'enclencher la désescalade des tensions entre l'Ukraine et son voisin russe: après une série de coups de téléphone avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron se rendra en personne à Moscou, puis à Kiev. Un activisme diplomatique qui rappelle celui d'un autre multi-président, Nicolas Sarkozy, qui avait tenté une médiation entre Russie et Géorgie en 2008, encore une fois dans le cadre de la présidence française de l'Union.Et pendant que l'Élysée tente une réconciliation sur le front de l'Est, entre Paris et Bamako, la situation se tend considérablement: après une condamnation de la junte au pouvoir au Mali, qualifiée d'«illégitime» par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, l'ambassadeur français a été prié de faire ses bagages par les autorités locales.Enfin, diplomatie toujours, si la France ne boycotte pas officiellement les Jeux olympiques d'hiver, elle évite soigneusement la cérémonie d'ouverture: la ministre des Sports française a préféré ce jour-là un déplacement dans la Creuse à un voyage à Pékin –Pékin où elle se rendra néanmoins dans la semaine pour soutenir les athlètes tricolores.Tout cela nous donne l'occasion de dresser un bilan de la diplomatie de ce quinquennat. Comment qualifier la doctrine Macron? Le bilan international de la présidence est-il positif? Pèsera-t-il vraiment dans la crise ukrainienne? Le président n'aurait-il pas négligé l'Afrique, zone d'influence historique de la France?Réponses dans Le monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Feb 4, 202232 min

S3 Ep 102Crise ukrainienne: les États-Unis en font-ils trop?

Tension extrême entre la Russie et les États-Unis: cette semaine, Moscou a lancé une nouvelle série de manœuvres militaires à sa frontière ukrainienne et en Crimée. De son côté, Washington a mis en état d'alerte 8.500 militaires et a rapatrié les familles des diplomates.La guerre des nerfs, elle, dure depuis plusieurs mois déjà, comme on vous en parlait dans Le monde devant soi début décembre. La Russie est accusée par les Occidentaux d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à proximité de l'Ukraine, en vue d'une offensive. Poutine, lui, exige des garanties pour la sécurité de son pays, notamment le non-élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie.Ce mercredi, la Maison-Blanche a répondu par écrit à ces demandes: non, l'OTAN ne fermera pas sa porte à l'Ukraine; mais oui, la voie diplomatique est toujours possible si la Russie le souhaite. En parallèle, la vice-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman a fait ce commentaire guère rassurant: «Tout indique» que Vladimir Poutine «va faire usage de la force militaire à un moment donné, peut-être entre maintenant et mi-février». La mise en état d'alerte des troupes américaines a semblé prendre de court certains dirigeants européens. Un entretien téléphonique Macron-Poutine a eu lieu ce vendredi matin. Et Paris plaide pour un dialogue direct entre l'UE et la Russie –en vain pour l'instant.Pourquoi cette différence de ton et surtout d'appréciation de la situation entre les États-Unis et l'Union européenne? Vladimir Poutine a-t-il encore le contrôle de la situation?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté, cette semaine, par Hélène Decommer, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jan 28, 202230 min

S3 Ep 101L'échec de la réforme électorale de Biden offre un boulevard aux Républicains (et à Trump)

Un an que Joe Biden a été investi président des États-Unis. Cette première année de mandat donne lieu à un bilan plutôt mitigé pour celui que l'ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, qualifie de «Jacques Chirac de la politique américaine» dans le dernier épisode de notre podcast New Deal. Biden était pourtant très attendu, d'autant qu'il est arrivé avec une volonté marquée de transformer le pays avec son plan «Build Back Better»: un programme ambitieux déployé dans les domaines de l'économie, des infrastructures, du social et du climat.Mais c'est d'une autre réforme dont nous parlons dans ce 101e épisode, celle du système électoral américain. Les élections sont un sujet tendu actuellement aux États-Unis à cause, entre autres, de la petite musique complotiste jouée par Donald Trump et ses partisans, toujours persuadés que la victoire lui a été volée. Sans bien évidemment souscrire à ces thèses démenties par les faits, il est vrai que ce système électoral américain est complexe et donne lieu à certaines aberrations.Souvenez-vous qu'en 2016, Donald Trump avait remporté la Maison-Blanche malgré son retard de 3 millions de voix sur sa concurrente démocrate, Hillary Clinton. Si le projet de Joe Biden n'allait pas révolutionner le modèle en modifiant le système des grands électeurs, il visait à protéger l'accès aux urnes des minorités, souvent entravées par des mesures prises localement par des États républicains. Ensuite (et c'est technique), il devait limiter les blocages du système parlementaire dus au filibuster.Malheureusement, le projet a été enterré par le Sénat, signant un échec pour Joe Biden. Ce dernier a toutefois déclaré lors de sa conférence de presse célébrant sa première année à la Maison-Blanche «ne pas avoir épuisé toutes les options». Pourquoi le président démocrate voulait-il cette réforme? À quel point les minorités sont-elles exclues du processus électoral? Quelles conséquences pour la démocratie américaine?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jan 21, 202224 min

S3 Ep 100Un jour, un scandale: Boris Johnson peut-il rester Premier ministre?

Mai 2020, comme beaucoup d'autres pays avant elle, toute la Grande-Bretagne est strictement confinée. Toute? Non, un groupe d'irréductibles fêtards a décidé que, malgré les règles en vigueur, ils continueraient à se retrouver pour trinquer au 10, Downing Street. Des fêtards qui ont répondu à l'invitation du secrétaire privé d'un certain Boris Johnson pour une party réunissant près d'une quarantaine de personnes, selon les témoignages publiés par les médias britanniques.Une fête de plus pour BoJo, à qui il était déjà reproché pareilles sauteries organisées en décembre de la même année. Un scandale de plus, aussi. Le Premier ministre les enchaîne: on lui reproche entre autres d'avoir négocié des travaux dans son appartement de fonction auprès d'un donateur du Parti conservateur en échange d'un appui politique ou encore le sauvetage d'un ami député empêtré dans une affaire de lobbying.Ces affaires abîment la popularité d'un Premier ministre en chute dans les sondages, en difficulté lors de récentes élections partielles, prisonnier d'un Brexit raté et comptable d'un très mauvais bilan en matière de gestion du Covid –la pandémie ayant causé la mort de 150.000 personnes au Royaume Uni, un record en Europe.Bilan, les appels à la démission se multiplient, une majorité de Britanniques souhaite sa démission et il est contesté jusque dans ses rangs. Mais tout cela peut-il vraiment compromettre l'avenir de cet étonnant homme politique à la chance insolente?Également au sommaire de cette édition, une question: le scandale sexuel impliquant le prince Andrew peut-il causer durablement du tort à la monarchie? Le Royaume-Uni pourrait-il devenir bientôt une république ?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales, et Marion Van Renterghem, journaliste et autrice de C’était Merkel (Les Arènes).Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jan 14, 202232 min

S3 Ep 99Vladimir Poutine, Xi Jinping, Éric Zemmour: réécrire le passé pour manipuler le présent

Bienvenue en 2022, une année qui commence fort avec une vague de Covid-19 sans précédent, une démocratie américaine toujours aussi fragile un an après l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump, des bruits de bottes russes à la frontière ukrainienne, une pression chinoise toujours plus forte sur Hong Kong et Taïwan, une crise majeure au Kazakhstan, et une extrême droitisation très marquée du débat politique français. Des événements au présent, qui dans 50 ou 100 ans, seront pour certains des soubresauts de l'histoire enseignée (ou non) dans les manuels scolaires.Mais comment sera raconté et surtout interprété ce qui, d'actualité, deviendra histoire? Quel récit fera-t-on de ce réel que nous vivons? Un réel parfois difficile à appréhender dans cette ère de la post-vérité, mal du siècle qui contamine le présent, mais aussi le passé. Car on va le voir dans cet épisode du monde devant soi, des voix ont décidé de ne plus s'embarrasser des faits quand il s'agit de revisiter les romans nationaux: de Vladimir Poutine à Xi Jinping en passant, plus près de nous, par un certain Éric Zemmour.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Jan 7, 202226 min

S3 Ep 98Iran, Chine, Russie, trois dossiers explosifs pour un Joe Biden affaibli

Fin d'année compliquée pour Joe Biden. Près d'un an après son élection, sa cote de popularité est au plus bas et le variant Omicron relance l'épidémie de Covid-19 aux États-Unis. En tension sur le plan intérieur, il doit aussi faire face à une situation plus que compliquée sur le plan international.Le 46e président, qui voulait remettre son pays au centre du jeu géopolitique et en faire le porte-drapeau des valeurs démocratiques et des droits humains, se trouve confronté à une forte résistance des régimes autoritaires avec, en premier lieu, Pékin et Moscou. Deux pays dont les visées impérialistes mettent en péril la stabilité des relations internationales, avec la menace russe sur l'Ukraine d'un côté et, de l'autre, la menace chinoise sur Taïwan.Deux pays, unis face à l'Occident, comme en témoigne le sommet virtuel très amical entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, le 15 décembre. Une rencontre au cours de laquelle le président chinois a déclaré que «certaines forces internationales, sous couvert de démocratie et de droits de l'homme, interfèrent dans les affaires intérieures de la Chine et de la Russie, piétinant le droit international et les normes reconnues des relations internationales».Une référence directe donc, aux alliances stratégiques comme l'OTAN et l'Aukus, ou aux prises de positions symboliques comme le boycott diplomatique des prochains JO d'hiver à Pékin. Et pour compléter le tableau, notons le réveil des tensions entre Iran et Israël alors que reprennent à Vienne les discussions sur le nucléaire iranien.Joe Biden a fort à faire, tout en étant affaibli sur le plan intérieur, mais aussi extérieur, après le psychodrame de l'affaire des sous-marins et le retrait d'Afghanistan, qui a précipité le pays aux mains des talibans.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Référence:«Comment Xi Jinping réécrit l'histoire du Parti communiste chinois pour asseoir son pouvoir», Le monde devant soi, 12/11/21Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Dec 17, 202129 min

S3 Ep 97Pourquoi l'armée russe se déploie aux portes de l'Europe

Des bruits de bottes se sont fait entendre aux portes de l'Europe début décembre. Ce ne sont malheureusement pas ceux des pas de Saint Nicolas, mais ceux des talons des soldats russes qui se massent à la frontière ukrainienne. Les tensions entre les deux pays restent vives depuis l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014. Selon une note du renseignement américain citée par le Washington Post, Moscou préparerait une offensive pour l'année prochaine mobilisant jusqu'à 175.000 hommes.L'armée russe concentrerait ainsi ses forces sur quatre points stratégiques, avec une cinquantaine de groupes tactiques de combat. Les services ukrainiens se préparent aussi et craignent une «escalade d'envergure» des forces russes fin janvier. Le ministre de la Défense ukrainien Oleksii Reznikov a affirmé devant le Parlement de son pays que son voisin avait entamé des «exercices militaires» et «testait ses moyens de communication».Face à cette démonstration de force, la réponse occidentale a été ferme: le 7 décembre, Joe Biden a fait savoir à Vladimir Poutine lors d'un sommet virtuel qu'il s'exposait à de «fortes sanctions, entre autres économiques». Le président russe a répondu en s'inquiétant d'une éventuelle expansion de l'OTAN à l'Est de l'Europe, quand le conseiller diplomatique du Kremlin rappelait, en substance, que l'armée russe avait bien le droit de faire ce qu'elle voulait sur son territoire.Si l'Union européenne n'a pas été conviée, le président des États-Unis s'est entretenu avec quatre chefs d'États européens –français, allemand, italien et britannique– pour affirmer l'engagement de ces pays à «agir pour maintenir la paix et la sécurité en Europe», qui ont fait part de leur détermination à faire en sorte que la souveraineté de l'Ukraine soit respectée.On a encore une fois le sentiment de se retrouver à la veille d'une troisième guerre mondiale, comme souvent avec la Russie. Mais a-t-on affaire à un énième coup de pression de Vladimir Poutine pour contenir l'OTAN et pour essayer d'exister sur la scène internationale? Ou y a-t-il de vraies raisons de s'inquiéter?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Dec 10, 202134 min

S3 Ep 96Merkel/Scholz, un «changement dans la continuité» qui devrait inspirer la classe politique française

Après seize années, l'Allemagne tourne la page Angela Merkel. Et elle la tourne en musique, sur un air de Nina Hagen, chanteuse punk est-allemande. Jouée pour l'occasion par la Bundeswehr, «Du Hast den Farbfilm vergessen», [«Tu as oublié la pellicule couleur»], est un hit des années 1970 de RDA, où Nina Hagen adresse moult reproches à son Micha mais aussi, une critique métaphorique du régime d'alors.Ce départ n'en est pas tout à fait un, puisque Merkel reste encore chancelière jusqu'à l'élection de son successeur social-démocrate Olaf Scholz par le Bundestag, mais il amorce définitivement une transition que la sortante veut apaisée. Pour ses adieux, après 5.860 jours au pouvoir (elle rate le record de Helmut Kohl de neuf jours) Merkel a eu ces mots, destinés à l'Allemagne mais qui résonnent ici en France: «Notre démocratie vit de la capacité à débattre, à corriger ses erreurs. […] Elle vit de la solidarité et de la confiance, en particulier de la confiance dans les faits, et de la contradiction qu'il convient d'apporter haut et fort quand les connaissances scientifiques sont niées, que les théories du complot sont propagées et que les discours de haine prolifèrent.»Puis, elle a évidemment souhaité le meilleur à son successeur. Mais n'allez pas croire que ces vœux de réussite relevaient simplement d'une politesse protocolaire: la proximité entre la démocrate-chrétienne et le social-démocrate est réelle et, aussi étonnant que cela puisse paraître vu de Paris, c'est l'homme de centre gauche qui semble être le successeur naturel de la femme de centre droite. Avec Olaf Scholz, l'Allemagne amorce-t-elle un changement dans la continuité? Faut-il au contraire s'attendre à une révolution par cette coalition entre sociaux-démocrates, libéraux et écologistes?Quels sont les premiers dossiers brûlants pour ce gouvernement? J'imagine que la gestion de cette nouvelle vague de Covid, qui frappe durement l'Allemagne, est la priorité... Avec un programme de 180 pages qui peut se résumer grossièrement en quelques thèmes –climat, cannabis, augmentation du salaire minimum, rigueur budgétaire, vote à 16 ans et renforcement de l'Europe– est-on dans un équilibre quasi parfait entre les différentes composantes de la coalition?Et pourquoi, quand en France, la question de l'immigration enflamme le débat, de l'autre côté du Rhin, il se mène de manière dépassionnée malgré une présence plus importante d'immigrés –selon l'OCDE, l'Allemagne compte 16% d'immigrés, soit une hausse de 30% entre 2010 et 2020, quand la France en compte 13%, soit une hausse de 16% sur la même période.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie Rodrigues Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Dec 3, 202131 min

S3 Ep 95Le jeu dangereux de Boris Johnson

Mercredi 24 novembre, le naufrage d'un bateau dans la Manche a entrainé la mort de vingt-sept personnes. Dix-sept hommes, sept femmes et trois jeunes qui tentaient de rallier les côtes britanniques dans l'espoir d'une vie meilleure. Si Boris Johnson s'est dit «choqué, révolté et profondément attristé» par ce drame, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour reprendre ses réflexes populistes en adressant au président Macron une lettre jugée «indigente et déplacée» par le gouvernement français. Le premier ministre britannique y enjoint la France de «mettre en place un accord bilatéral de réadmission pour permettre le retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche». En clair, reprenez vos migrants.Pour appuyer sa demande, Johnson rappelle que «l'UE a conclu des accords de réadmission avec des pays comme le Bélarus et la Fédération de Russie», osant ainsi un parallèle douteux entre les flux poussés volontairement par Minsk aux frontières polonaises et biélorusses et les départs de France vers la Grande-Bretagne. Rappelons au passage que c'est ce même Boris Johnson qui imaginait installer des machines à vagues sur ses côtés pour éloigner les bateaux.Voilà qui tend un peu plus les relations entre les deux pays, relations qui ne cessent de se dégrader, signalons qu'en réponse à la lettre, Gérald Darmanin a annulé l'invitation de son homologue Priti Patel à la rencontre interministérielle réunissant la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Commission européenne.Nous avions déjà évoqué dans un épisode précédent le différend franco-britannique à propos de la gestion des flux migratoires. Nous y expliquions que les arrivées en Grande-Bretagne étaient de plus en plus nombreuses. Au 20 novembre, on compte trois fois plus d'arrivées qu'en 2020, et 14 fois plus qu'en 2019. Visiblement, Paris est débordée et Londres, et surtout Boris Johnson, en profite.Pourquoi les migrants choisissent l'Angleterre plus que la France? Cette fermeté du premier ministre britannique sur le sujet des migrants, est-elle une manière de reprendre la main dans un contexte politique intérieur mouvementé? Johnson a-t-il toujours le soutien de ses camarades du parti conservateur?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesRéférences:«Pourquoi les États-Unis préfèrent-ils le Royaume-Uni à la France?», New Deal, Slate Audio Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 26, 202125 min

S3 Ep 94Le sinistre coup de poker du dictateur biélorusse

Ils sont plusieurs milliers de migrants, entre 3.000 et 4.000 selon les estimations, à se masser à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie par des températures glaciales. Bloqués par Varsovie, encouragés par Minsk, ces hommes, ces femmes et ces enfants, en majorité originaires du Proche-Orient, semblent être les pions d'une crise migratoire orchestrée par le président Loukachenko.Le régime biélorusse aurait provoqué l'arrivée en masse de ces exilés en facilitant l'obtention de visas, en organisant les voyages et, surtout, en les empêchant de rebrousser chemin. Si la Pologne est en première ligne, c'est bien l'Union européenne (UE) qui est visée par le dictateur, car les frontières de l'une sont aussi les frontières de l'autre. «Une attaque migratoire», selon le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, en réponse aux sanctions de l'UE contre Minsk, décidées après le détournement d'un avion de ligne en mai dernier (dont on vous parlait dans un précédent épisode du monde devant soi) et contre la répression de l'opposition par un régime violent.Bilan, après de multiples rebondissements et les menaces biélorusses de couper le gaz à l'Europe, Minsk est sous le coup d'un nouveau train de sanctions… et plusieurs milliers de vies sont en jeu. Retour sur un sinistre coup de poker.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 19, 202127 min

S3 Ep 93Comment Xi Jinping réécrit l'histoire du Parti communiste chinois pour asseoir son pouvoir

On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, même quand on est le président chinois. Lors de la dernière grande réunion plénière du Parti communiste, le plenum, Xi Jinping a décidé de renforcer sa place dans la mythologie communiste chinoise en adoptant une résolution sur l'histoire du parti. C'est l'un des rares présidents à s'y essayer. Il est le troisième, après Mao Zedong en 1945 et Deng Xiaoping en 1981. Comme il a été le troisième, toujours après Mao Zedong et Deng Xiaoping, à laisser son empreinte sur l'idéologie socialiste chinoise en inscrivant sa «pensée» dans la constitution en 2017.Xi Jinping cherche ainsi à asseoir son pouvoir dans le pays et au sein du PCC en vue des prochaines élections lors du vingtième Congrès. Car oui, il y a des élections en Chine. À quoi va-t-il se présenter lui qui cumule actuellement trois rôles: secrétaire du Parti communiste chinois, président de la Chine et président de la commission militaire centrale.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 12, 202126 min

S3 Ep 92Quelle place dans le monde pour une France malade de son national-populisme?

Dans six mois, la France votera pour élire celui ou celle qui sera à la tête de l'État. Si l'on en croit les sondages, en tout cas en les prenant pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire la photographie de l'opinion publique à un instant T, le pays se clive en deux grandes tendances: un social-libéralisme, plus ou moins social ou libéral, et un national-populisme incarné par le Rassemblement national et par, vous le savez, un candidat non-déclaré dont tout le monde parle beaucoup trop. Deux visions de la France, mais aussi deux visions du monde et de la politique étrangère, que ce soit en matière d'immigration, d'alliances, de souveraineté ou d'appartenance à l'Union européenne.Comment le décentrage à droite toute du discours et de l'opinion peut-il influer sur les prises de décisions d'Emmanuel Macron en matière de diplomatie et, surtout, quelle image cela donne-t-il de la France à l'étranger? C'est le sujet de cet épisode du monde devant soi.Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Musique: «True Messiah (LilRod Edit)», DJ FreedemRéalisation et montage: Aurélie RodriguesSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.

Nov 5, 202130 min