
Show overview
la Voix des Mots : écriture, créativité et émotions ! has been publishing since 2021, and across the 5 years since has built a catalogue of 105 episodes, alongside 1 trailer or bonus episode. That works out to roughly 40 hours of audio in total. Releases follow a monthly cadence.
Episodes typically run ten to twenty minutes — most land between 13 min and 25 min — though episode length varies meaningfully from one episode to the next. None of the episodes are flagged explicit by the publisher. It is catalogued as a FR-language Arts show.
The show is actively publishing — the most recent episode landed 2 weeks ago, with 3 episodes already out so far this year. The busiest year was 2022, with 27 episodes published. Published by Mahuna Vigam.
From the publisher
La Voix des Mots est un podcast et une newsletter dans lesquels je vous partage mes réflexions, mon quotidien, et mes romans. Je suis Mahuna Vigam (alias Mahuna Poésie), poétesse, romancière, podcasteuse et animatrice d’ateliers d’écriture créatifs et émotionnels. Ici on parlera donc écriture, lecture, bien-être et édition car je vous partagerai aussi ma vie d’autrice. Bienvenue ! mahunapoesie.substack.com
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View all 105 episodes110 - Update projets, guide diversité, liste livres jeunesse

105 - Ecrire et signer trois romans en un an...
Ça faisait longtemps que vous n'aviez pas entendu parler de moi côté podcast. On est en avril, et j'ai passé les trois premiers mois de l'année à terminer les corrections de Comète. Mais avant d'aller plus loin, j'ai trois nouvelles à vous annoncer, parce que je sais que certain·e·s d'entre vous ne vont pas tout lire jusqu'au bout, et je suis quand même sympa.Sonate et Plumes sont sous contrat d’édition !Oui. Les deux.Sonate a disparu de Wattpad il y a quelques semaines. C’était annoncé : je ne pouvais le partager que parce qu’il n’était pas encore sous contrat. Et maintenant il l’est. Plumes aussi. Ce qui veut dire que j’ai écrit et signé trois romans en un an.Je pose ça là, pour la Mahuna du futur qui doutera et qui se dira que les choses sont compliquées.Pour celles et ceux qui arrivent : Comète est le tome central. Sonate est le préquel, ce qui se passe avant. Plumes est la suite. On peut les lire dans n’importe quel ordre, mais ils sortiront ainsi : Comète en novembre 2026, Sonate en 2027, Plumes en 2028. Je ne vous dis pas encore chez qui ils sont signés, sinon ce ne serait pas drôle. Mais si ça vous intéresse que je partage les trois moodboards ensemble, dites-le moi.Je serai au Festival du Livre de Paris !Troisième nouvelle : je serai au Salon du Livre de Paris, pas en tant que lectrice, pas encore en tant qu’autrice de Comète puisqu’il n’est pas sorti, mais en tant qu’autrice tout de même, avec mes deux recueils de poésie.Et surtout, je ferai partie d’une table ronde autour de la question « Quelles places pour les autrices noires ? » Je co-animerai cette table ronde avec Jamila, la co-autrice de Wash Day (dont j’ai fait une chronique sur Instagram, je vous la partage). Et j’ai embarqué avec moi Déli d’Overbookées pour modérer, parce que je ne voyais personne de plus qualifiée compte tenu du sujet et de l’expérience de Déli, et parce que je savais que je serais en confiance.Je trouve que se poser cette question-là, à travers mon expérience côté français et celle de Jamila côté américain, c’est déjà quelque chose. Peut-être le début de quelque chose.Rendez-vous le samedi 18 avril à 18h au Grand Palais. Toutes les infos sont sur mon Instagram et sur le site du Festival du Livre de Paris. Et si vous venez, j’aurai quelques exemplaires de mes recueils avec moi.Comment Comète est arrivé à une V6On m’a posé la question, donc je réponds : non, ça n’a pas dénaturé mon travail. Voilà comment on arrive à six versions.J’ai commencé à écrire Comète en février-mars 2024, avec des alpha-lecteurices qui lisaient les chapitres au fur et à mesure. Ensuite j’ai laissé reposer, je suis revenue dessus : V2. Après les retours des bêta-lecteurices : V3. Puis j’ai rencontré mon agence littéraire, qui m’a donné des retours pour optimiser le manuscrit avant les envois : V4.Ensuite j’ai rencontré Capucine, mon éditrice. Elle m’a demandé de choisir : Young Adult pour aller chez Solleyre, ou adulte pour aller chez Eyrolles roman. J’ai choisi le Young Adult, j’ai fait une V5, et je lui ai envoyée. Elle a travaillé sur les 50 premières pages, et ces 50 pages ont révélé qu’on devait d’abord se mettre d’accord sur la vision du roman, sur ce que je voulais dire, avant d’aller plus loin. Ça n’avait aucun sens de corriger la suite sans avoir réglé ça.Donc V6.Ce que cette V6 m’a demandéC’est la partie compliquée à expliquer sans vous révéler l’intrigue, alors je vais faire de mon mieux.Réécrire cette V6, ça m’a demandé de jouer en partie ma propre sensitivity reader. De me questionner sur mes biais, de faire un pas de côté, en sachant que je ne les ai probablement pas tous les identifiés. Ça m’a demandé de travailler sur les imaginaires qu’on attribue aux personnages racisés, sur leurs émotions, leur profession, leur position dans l’histoire, pour que mon intention soit lisible sans que j’aie besoin d’être là pour l’expliquer.Parce que c’est ça, la différence avec un essai : dans un roman, pas de notes de bas de page. Le lecteur ou la lectrice reçoit le texte seul·e, dans son propre contexte, et ce contexte influence tout. J’essaie quand même de négocier une note d’attention au début ou à la fin du roman, mais dans les faits, il faut que les choix parlent d’eux-mêmes.C’était angoissant. Ça ressemblait à refaire un premier jet, avec tout ce que ça implique quand les choses ne sont pas encore claires. J’ai procrastiné, j’y allais à reculons. Et en même temps, ça m’a appris quelque chose sur la manière de transmettre aussi clairement que possible mes intentions, en tenant compte du fait que je ne serai pas là quand quelqu’un ouvrira ce roman.Ce que ça a fait à ma santé mentaleJe pensais à ce roman la nuit. Pas que Comète crée les insomnies, j’ai tendance à en faire de toute façon, mais il s’y invitait. La peur de graver quelque chose d’immuable, de me dire dans quelques années « mais pourquoi t’as écrit ça comme ça ? », ça m’a paralysée un moment.Et puis à un moment je me suis dit : tant que j’essaye de faire du mieux que je peux au mome

104 - Le cadre de Sonate
Bonne année 🥳Qu’elle vous soit douce, belle dans la santé et l’amour !Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. Hâte de savoir si tu l’as aimé. Si vous pouvez créer un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m’aide beaucoup à faire connaître le roman sur la plateforme à plus de personnes. Et dans l’optique de le signer en maison d’édition aussi :)La formation LICARES ouvre à nouveau ses portes. C’est la formation qui m’a permis de terminer et de signer mon roman Comète. Si tu veux en savoir plus et profitez de mon code promo, clique ici. Je t’y explique tout ce qu’il y a à savoir dessus 😉1 - Le cadre de SonateÀ la base, mon roman Comète (disponible en 2026) devait être un one-shot, un seul tome. Quand j’ai décidé d’écrire un contemporain, je voulais quelque chose de plus accessible et de “faisable”, parce que quand j’ai commencé la formation LICAR, j’avais plusieurs idées en tête, dont certaines avaient déjà l’air de pouvoir devenir des sagas — et moi, je n’étais pas prête pour ça. Je voulais juste réussir à terminer un roman, pas porter une saga, que ce soit en contemporain ou en afro-solarpunk (puisque j’ai aussi ce projet-là en tête).Sauf que quand mes bêta-lecteur·ices ont lu Comète, iels ont ressenti une forme de frustration : certain·es personnages les laissaient sur leur faim, et iels auraient voulu en savoir plus. C’est à ce moment-là que l’idée m’est venue d’écrire un préquel (un tome avant Comet) et un sequel (un tome après). Et donc, Sonate, c’est le préquel. On y suit des personnages présents dans Comet, mais je ne dis pas lesquels parce que je ne veux pas spoiler — ni celles et ceux qui n’ont pas encore commencé Sonate, ni ce qu’il se passe dans Comet. Je précise juste qu’on retrouve des personnages d’un tome à l’autre.Sonate se déroule dans un environnement particulier : la classe prépa. Et si j’ai choisi ce cadre, c’est parce que moi-même j’ai fait une prépa, et j’en garde des souvenirs mitigés. Je sais que certaines personnes ont vécu la prépa de manière très positive et en gardent un excellent souvenir, mais moi ce n’est pas le cas. Et je rappelle aussi que, comme beaucoup d’écrivain·es, mes romans s’inspirent en partie de moi, et mes personnages aussi, en partie, de mon vécu.Pour moi la prépa n’est pas une école.C’est un dispositif.Un point armé du capitalisme. Une machine à fabriquer des soldats du “CApital”. On n’y apprend pas seulement à travailler, on y apprend à encaisser. À se taire. À se dissocier de soi. À faire passer l’épuisement pour une preuve. On y cumule les “-ismes”. Sexisme discret ou frontal, corps triés, paroles coupées, légitimités volées. Classisme déguisé en exigence. Misérabilisme en costume : l’humiliation comme méthode pédagogique. Et au-dessus de tout : l’élite. La promesse d’élévation. Mais l’élévation n’est pas gratuite : elle demande que tu acceptes la hiérarchie. Que tu crois que certain·es méritent plus.La prépa fabrique une “voix royale”. Une voix qui juge, qui classe, qui tranche. Une voix qui se croit neutre parce qu’elle est du côté du pouvoir. Moi je le dis : ce n’est pas juste dur. C’est politique.Et pourtant, je veux nuancer.Parce que la prépa, aussi violente soit-elle, a participé à me façonner. Elle a mis en exergue certains aspects de ma personnalité — à outrance. Elle m’a donné une endurance. Une capacité à faire plusieurs choses en même temps. Elle m’a appris à définir un objectif et à me donner les moyens de l’atteindre. Le paradoxe, c’est que cette institution m’a appris, bien plus tard, à la remettre en question. À comprendre ses mécanismes. À en tirer des avantages. À survivre, puis à m’en affranchir.J’y ai aussi développé une capacité d’effacement. Une manière de me faire petite pour avancer. Et en tant qu’observatrice, j’ai appris à identifier les comportements sociaux : les codes, les rites, les postures. J’ai intégré des langages qui m’ont permis de “fondre” dans n’importe quel milieu. Même si, pendant un temps, j’ai cru devoir y adhérer pour exister.Mais aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs : déplacer ces outils. Réorienter cette discipline, cette lucidité, cette puissance de travail, vers quelque chose de plus juste. Plus efficient pour la société. Vers le vivant. Vers l’idée de faire corps avec soi-même et avec les autres — et pas seulement avec un système.Et c’est précisément tout cet esprit-là — les avantages comme les inconvénients — qui constitue le cadre de Sonate. Je n’en dis pas plus pour éviter de spoiler, mais je suggère que si on lit Sonate avec tout ça en tête, on comprend mieux ce que j’ai voulu faire, et pourquoi la prépa me semblait être le cadre idéal pour l’histoire que j’avais envie de raconter.2 - Comment j’essaie de trouver ma voixOn m’a posé deux questions : comment j’ai réussi à trouver ma voix sur Instagram en parlant à la fois de mon écriture et de mes valeurs sans me disperser, et quels conseils je donnerais à une autrice qui a un univers riche m

Ep 102103 - Mon année 2025
Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. Hâte de savoir si tu l’as aimé. Si vous pouvez créer un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m’aide beaucoup à faire connaître le roman sur la plateforme à plus de personnes. Et dans l’optique de le signer en maison d’édition aussi :)Prendre le temps de faire le pointJ’espère que vous allez bien depuis le dernier épisode.J’espère que les fêtes de fin d’année se passent bien pour vous, que vous soyez seul·e ou accompagné·e. J’espère surtout que vous vous sentez aimé·e et que vous prenez soin de vous, à votre manière, avec vos moyens, votre énergie du moment.Avant toute chose, j’ai envie de dire merci.Merci aux personnes qui sont toujours là malgré mon absence depuis le mois de septembre. Merci aussi aux nouvelles personnes qui nous ont rejoints ces derniers jours. Vous êtes quasiment 400 de plus, et ça me touche énormément. Merci d’avoir choisi de vous joindre à cette aventure avec moi.Je vais prendre quelques minutes pour me représenter, parce qu’il y a des nouvelles personnes ici.Je suis Mauna Vigam, poétesse, romancière, animatrice d’ateliers d’écriture émotionnelle et podcasteuse. J’ai auto-édité deux recueils de poésie, Au-delà de nos maux et Tant que j’aimerai, qui se sont vendus à un peu plus de 2500 exemplaires depuis 2021. Et je précise souvent ce chiffre parce que la poésie reste un genre de niche : en général, on parle de tirages annuels à 100 ou 200 exemplaires. Donc oui, c’est beaucoup, et oui, j’en suis fière.J’anime des ateliers d’écriture émotionnelle pour libérer les émotions, que ce soit lors de retraites, en groupe, dans des camps de lecture, en individuel, lors de retraites de yoga, et même parfois en entreprise. Ça m’est déjà arrivé.Ici, on parle d’écriture, de lecture, de bien-être et d’édition. Et mon roman contemporain Young Adult, Comète, publié en maison d’édition, sera en librairies en 2026.Pourquoi cet épisode existeCet épisode se scinde en deux parties.La première est un bilan de l’année écoulée. La seconde est consacrée aux questions que vous m’avez posées en story. J’ai envie de faire ça plus souvent : vous poser des questions avant d’enregistrer, prendre le temps de m’arrêter, de réfléchir, plutôt que d’être toujours dans l’accélération et dans la course aux objectifs que je me fixe.Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de m’écrire. Vos questions sont vraiment intéressantes, et j’y réponds plus loin.Comme d’habitude, l’épisode est aussi disponible au format écrit dans cette newsletter. Il suffit de vous abonner à Substack pour y avoir accès. Et j’en profite pour rappeler que, depuis Noël, je donne accès gratuitement à mon roman Sonate sur Wattpad. Si vous voulez le retrouver facilement, l’abonnement à Substack reste le plus simple. Et si vous pouvez créer un compte Wattpad pour commenter et voter, ça m’aide énormément : ça donne de la visibilité au texte, surtout dans un contexte où les personnes racisées sont encore largement invisibilisées.Une année dédiée à l’écritureCette année, je me suis donné un objectif clair : prendre une année entière pour la dédier à l’écriture de ma trilogie contemporaine.Je dis trilogie parce que Comète est le roman principal, Sonate est le préquel, et Plume le séquel. Les trois tomes sont indépendants, on peut les lire dans le désordre, même s’il est évidemment préférable de commencer par Comète. On retrouve certains personnages d’un tome à l’autre, mais chaque livre peut se lire seul.Mon objectif minimum était de terminer Comète, de trouver une agence littéraire, d’envoyer le manuscrit en maison d’édition et, avec un peu de chance, d’avoir des retours.Mon objectif “au-dessus”, c’était d’écrire aussi les deux tomes compagnons.Et l’objectif encore au-dessus, presque un rêve, c’était de commencer un quatrième projet qui n’a rien à voir avec cette trilogie et qui dort dans mes tiroirs depuis 2022.J’ai atteint le deuxième objectif, et j’en suis extrêmement fière.🙌🏾J’ai terminé Comète en janvier-février 2024. Je l’ai envoyé en agence littéraire en février. Après plusieurs échanges, le contrat a été signé début avril. Et j’ai rencontré mon éditrice quasiment dans la foulée. C’est un concours de circonstances assez incroyable, parce que normalement, on envoie des dossiers de soumission et on peut attendre des années sans réponse. Là, l’univers a mis sur mon chemin des personnes alignées avec mes valeurs, et je m’estime vraiment chanceuse.Cette année a aussi été dédiée à Sonate et Plume. J’ai terminé Sonate et écrit une grande partie de Plume avant de partir trois semaines à Taïwan en novembre. Si vous me suivez sur Instagram, vous avez vu les bons moments comme les moins bons — notamment cet épisode où une touriste m’a touché les cheveux sans ma permission 😱. Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons.Le travail invisible de l’éditionAvant de partir, j’avais un objectif très précis : finir la seconde réécriture de Sonate pour po

101 - Mon avis sur la formation LICARES
Aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener dans les coulisses d’un outil qui a été décisif dans mon parcours : la formation LICARES.C’est un épisode spécial. Comme je vous l’avais déjà dit, si j’ai quelque chose d’important à partager avec vous, je prends le temps de le faire, même si ça bouscule un peu le rythme habituel de la newsletter et du podcast. Et croyez-moi, ce que j’ai à vous dire aujourd’hui mérite largement cette petite parenthèse.Installez-vous bien, prenez un thé ou un café… c’est parti !Pourquoi je vous parle de LICARES aujourd’huiEn 2026, mon roman contemporain Young Adult, Comète, sortira en librairie. Rien que d’écrire cette phrase, ça me donne encore des frissons. Et si je peux vous annoncer ça aujourd’hui, c’est aussi grâce à un outil qui a largement contribué à ce que je signe ce contrat d’édition : la formation LICARES.Je l’ai suivie sur deux modules :* Devenir écrivain (qui existe depuis plusieurs années, connue dans le milieu de l’édition),* et Devenir écrivain auto-édité, une formation plus récente, créée en novembre 2023.J’ai suivi les deux, en commençant par « Devenir écrivain » en mai 2023 (promo NYX ), puis « Devenir écrivain auto-édité » (promo Comète – oui, le même nom que mon roman, comme un signe du destin).Pourquoi deux formations ? Parce que j’étais tellement satisfaite de la première que j’ai eu envie d’aller plus loin. Et puis, je me suis dit : si jamais je n’arrivais pas à signer de contrat pour Comète, au moins j’aurais toutes les clés en main pour l’auto-éditer correctement.Parce qu’on ne promeut pas un roman comme on promeut un recueil de poésie. Les enjeux, les coûts financiers, les stratégies… tout est différent. Je voulais être prête, quelle que soit l’issue.Se professionnaliser : ma motivation premièreLa vérité, c’est que j’avais besoin de me professionnaliser. J’avais besoin de reprendre confiance.J’avais écrit un roman ado quand j’étais plus jeune, une soixantaine de pages, avant d’abandonner… à cause d’une remarque d’une prof de français. Cette blessure m’a longtemps paralysée.Mais après mes deux recueils de poésie en auto-édition, après vos retours, après avoir appris de mes erreurs et pris goût à l’indépendance, j’ai eu envie de retenter le roman. Et cette fois, pas question de foncer tête baissée.👉 Je voulais apprendre à écrire un roman de qualité professionnelle,👉 comprendre les attentes des maisons d’édition,👉 savoir pitcher, présenter un dossier de soumission complet,👉 bref, ne pas donner de raison à quiconque d’écarter mon manuscrit pour autre chose que sa qualité littéraire.Parce que oui, il y avait aussi en toile de fond cette charge mentale et raciale que je ressens en tant que femme noire : ce besoin constant de ne donner aucune excuse pour qu’on me rejette. Ça a toujours été ma manière d’avancer : connaître les règles, les respecter, maîtriser mon sujet.Et dans le milieu de l’édition, je voulais exactement la même chose.Une formation complète : 7 modules sur 10 semainesLa formation Devenir écrivain (LICARES), c’est 7 modules répartis sur 10 semaines. C’est long, et c’est ce qui m’a plu. On prend le temps d’entrer dans les détails, d’aborder les blocages, les méthodes, les réalités du marché.Chaque semaine, il y a des lives avec des professionnels du livre (enregistrés pour qu’on puisse les revoir), des exercices corrigés individuellement, et surtout une approche très structurée.Je vais vous faire un retour module par module, pour que vous compreniez à quel point ça m’a aidée.Module 1 : Introduction & brainstormingOn commence doucement : introduction, fonctionnement de la formation, puis brainstorming.Même si on arrive avec une idée de roman en tête, on repart avec une boîte à outils pour en générer d’autres.Dans mon cas, j’avais plein de bribes d’idées mais rien de concret. Comet est en fait né de cinq idées différentes qui se sont rencontrées. C’est après la formation que j’ai réussi à en tirer une seule histoire solide.Module 2 : La méthode LICARESC’est le cœur de la formation. Comment passer de l’idée à une structure solide : squelette du roman, rebondissements, découpages, intrigues secondaires…C’est là que j’ai compris la différence entre écrivain « jardinier » (qui écrit au fil de l’eau) et « architecte » (qui fait un plan détaillé avant). Moi, je suis hybride. Pour Comet, j’ai eu besoin d’un cadre. Pour mon troisième roman, Plume, j’ai commencé avec un plan… avant de me laisser porter à nouveau.La méthode LICAR m’a donné une base rassurante à laquelle revenir chaque fois que je me sentais bloquée.Module 3 : Surmonter les blocages de l’écrivainSyndrome de l’imposteur, perfectionnisme, peur de l’échec, syndrome de l’objet brillant (vous savez, quand on a une idée géniale… puis une autre… et on ne finit jamais rien)… tout est passé en revue.Rien que mettre des mots sur ces blocages, ça a été libérateur. J’ai appris à reconnaître mes travers, à dompter ma tendance à courir après la nouvelle idée brillante, et à accepter que la procrastination

S3 Ep 100100 - Écrire pour exister : Comète et moi contre l'invisibilisation dans l'édition
Hello, j’espère que tu vas bien, que tu as passé un bel été, et que la rentrée se déroule en douceur. Ça faisait un petit moment que tu n’avais pas entendu ma voix ou lu mes mots : le dernier épisode datait du début du mois d’août. J’ai pris le temps de réfléchir, de poser mes intentions pour ce podcast et pour tout ce que j’ai envie de partager avec toi. J’en suis arrivée à la conclusion que, pour l’instant, un rythme d’un épisode par mois est ce qui me convient le mieux.Je préfère miser sur la régularité et l’engagement plutôt que de me disperser. Bien sûr, si une actualité brûlante surgit ou si un sujet me touche particulièrement, je pourrai toujours faire un épisode bonus. Mais en ce moment, avec la fin d’année qui s’annonce bien chargée, je préfère rester réaliste et tenir la cadence.Et aujourd’hui, j’ai envie de te raconter ce qui a bougé ces dernières semaines, ce qui a traversé ma tête et mon cœur, ce qui m’a révoltée aussi… Parce qu’on va parler de visibilité, de place en librairie, de commentaires parfois violents, mais aussi de mon parcours d’autrice, depuis mes premiers mots d’enfant jusqu’à la signature de mon roman Comète en maison d’édition.Le déclic : chercher des livres qui ressemblent à ComèteTout a commencé par une scène toute simple, presque banale : en juin, j’étais à Paris et j’ai eu envie d’aller fouiller en librairie. Pas pour acheter au hasard, mais pour répondre à une question très précise : où sont rangés les romans contemporains écrits par des personnes noires françaises, avec des personnages noirs ? Pas francophones venus d’ailleurs, pas des traductions, mais bien des voix d’ici, en France.Je suis allée dans trois FNAC et trois grandes librairies. Et j’ai fait chou blanc. Personne n’a pu m’orienter. Je ne trouvais pas ce que je cherchais. Bien sûr, je sais que ces livres existent, mais leur invisibilité m’a sauté au visage. Et immédiatement, une question m’a frappée : le jour où Comète sortira en librairie, où sera-t-il rangé ?Parce que soyons honnêtes : si un roman est rangé par la tranche dans un rayon anonyme, il est invisible. S’il n’est pas mis en avant avec d’autres livres similaires, comment le lecteur ou la lectrice lambda pourra-t-il tomber dessus ? Et si, au contraire, il est tout seul, isolé, est-ce qu’il ne deviendra pas “trop” ? Trop ostentatoire, trop intrigant ?Je me suis perdue dans ces questions, pas toujours rationnelles peut-être, mais profondément liées à une réalité : je n’ai pas trouvé de romans qui ressemblent au mien.Oui, il y a des exceptions, comme Léonora Miano. Mais si on ajoute le critère du Young Adult, alors là… c’est encore plus vide. Et si en plus on cherche un roman contemporain qui ne parle pas uniquement de racisme ou d’esclavage mais aussi d’identité, de trauma, d’amitié, d’amour… on touche au désert.L’invisibilisation : un sujet qu’on ne peut pas taireAu départ, je me suis dit : “ok, c’est ta réflexion perso, pas besoin d’en parler.” Je me suis convaincue que le sujet était déjà “vu, connu, revu”. Mais c’était sans compter sur une vidéo d’une influenceuse littéraire, moisreadingbooks, qui a dénoncé l’absence de personnages noirs sur les couvertures des romances à la FNAC.Sa vidéo, les commentaires, les débats… tout ça m’a rappelé que non, ce n’est pas un sujet clos. L’invisibilisation est toujours là, bien vivace. Et mon expérience dans les rayons parisiens le confirmait.Alors j’ai décidé d’en parler moi aussi. J’ai posté des vidéos, partagé mes réflexions. Et évidemment, les commentaires haineux n’ont pas tardé. J’étais préparée à la critique, mais je ne m’attendais pas à une telle déferlante. Certaines personnes laissent tomber la haine comme on jette un déchet : sans lire, sans chercher à comprendre qui est en face.Parmi ces messages, il y en a un qui m’a particulièrement marquée – au point de m’avoir fait rire tant il était violent. Quelqu’un a écrit que si ces livres n’existaient pas, c’était parce que “les personnes noires ne savent pas écrire”. Oui, tu as bien lu. Je l’ai vu sur TikTok, sur Instagram, sous plusieurs formes, mais toujours avec la même idée.Bien sûr, je sais que ces gens ne représentent pas tout le monde. Mais quand les messages se multiplient, quand ce n’est jamais la même personne et que pourtant les propos se ressemblent, alors oui, ça reflète une manière de penser encore présente en France. Et ça, il faut le dénoncer.Ma réponse : documenter, inspirer, rassemblerPlutôt que de me taire, j’ai décidé de documenter ma vie d’autrice. De montrer les coulisses, les difficultés, les petites victoires aussi. Parce que si je partage, peut-être que d’autres personnes noires oseront le faire aussi. Peut-être qu’on pourra s’allier, se donner des conseils, trouver des moyens d’améliorer notre visibilité en librairie.Parce que soyons clairs : le seul vrai critère devrait être la qualité d’un roman. Pas la couleur de peau de son autrice. Pas le fait que les personnages soient noirs ou pas. Si une histoire est originale, bien écrite,

99 - 📣 La grande annonce : Comète entre en maison d’édition !
Hello hello,J’espère que tu vas bien, et que ton été se passe bien ? Moi, ça y est, je reviens te parler dans La Voix des Mots, après quelques semaines bien chargées, remplies de chaleur (humaine, surtout) et de belles nouvelles. Cet épisode — le 99e, déjà ! — est un petit moment suspendu. Une bulle douce pour t’annoncer une grande, grande joie : j’ai signé mon roman Comète. Voilà, c’est dit. Et je suis encore un peu sonnée.Je t’emmène dans les coulisses ? Allez, viens.☀️ Juillet, entre respiration et correctionsLe mois de juillet, je l’ai pris comme une pause active. J’ai été bénévole au camp de lecture The Bookmates. J’y ai animé des ateliers d’écriture thérapeutique, des moments d’éveil du corps, des apéros lecture… et j’y ai surtout rencontré des personnes lumineuses. Certaines que j’avais déjà croisées l’année passée, d’autres avec qui j’ai pu créer des liens.Et puis j’ai aussi poursuivi mes ateliers d’écriture à la librairie Majo, notamment dans le cycle autour de nos corps. Un thème qui me tient à cœur, tu le sais si tu me suis depuis quelque temps : parler du corps et de son rapport à nos émotions, du rapport qu’on entretient avec lui, de la façon dont on l’aime — ou pas —, c’est aussi prendre soin de soi.Mais revenons à cette nouvelle qui me fait encore frissonner.💫 Comète a trouvé sa maisonComète, c’est ce roman dont je parle depuis avril 2024 (même si l’idée a commencé à germer bien avant). Un roman contemporain Young Adult, qui explore les quêtes identitaires, les traumas transgénérationnels, les histoires de famille, la vengeance, et un peu — juste un peu — de romance. Tout un programme, n’est-ce pas ?J’ai commencé à écrire les premières vraies lignes de Comète en mars 2024. C’est là que toutes les idées éparses que j’avais en tête depuis mai 2023 se sont alignées pour former quelque chose de cohérent. J’ai réécrit, j’ai fait lire, j’ai douté, j’ai retravaillé. Et puis, en janvier 2025, j’ai mis le point final. Et en juin 2025, j’ai signé le contrat d’édition. 🎉C’est allé vite, très vite. En février, j’ai trouvé mon agence littéraire puis signé avec elle en avril. Mais la maison d’édition qui publiera Comète ? C’est elle qui est venue me chercher. Oui, oui. Sur Instagram. Comme quoi, poster sur les réseaux, ça peut vraiment ouvrir des portes. Elle m’a demandé à lire Comète, je lui ai envoyé, et en 48h, elle me faisait un retour. Ensuite, tout s’est enchaîné.Avec mon agence, on avait aussi envoyé le manuscrit à d’autres maisons pour avoir plusieurs options. Mais au final, j’ai choisi celle avec laquelle j’ai eu le plus de feeling, de compréhension mutuelle, d’envie partagée de faire grandir ce projet. Et je ne regrette rien. Pour l’instant, je garde le nom de la maison secret (un peu de mystère, c’est toujours bien), mais la sortie est prévue pour 2026. Ça laisse le temps d’en faire un livre que tu auras forcément envie de lire (enfin j’espère !)🛠️ Entre version adulte et young adultÀ l’origine, Comète aurait pu sortir en littérature générale. Certaines maisons l’auraient pris en tant que roman adulte. Mais avec mon éditrice, on a fait un autre choix : celui de l’ancrer dans le young adult. Ce qui a impliqué des ajustements, pas mal de réécriture, et même quelques sacrifices (en plus des 30 000 mots que m’avait déjà fait retiré mon agence…). J’ai revu certains métiers des personnages, une sous-intrigue, le contexte général, pour coller davantage à la tranche d’âge.J’ai aussi retravaillé le réalisme de certaines scènes. J’avoue, je me suis un peu laissée porter par mon amour des K-dramas, parfois au détriment de la vraisemblance. Avec mon éditrice, on a fait ce travail de peaufinage fin juin, et j’attends maintenant ses retours pour la suite. Pas de stress : on a le temps.✨ Et maintenant ?Honnêtement, j’ai mis du temps à réaliser. J’ai souvent entendu que le parcours vers l’édition était long, fastidieux, parsemé de lettres de refus. J’avais même intégré que je mettrais peut-être un ou deux ans à signer quelque chose. Alors avoir une agence littéraire ET une maison d’édition en quelques mois ? C’est surréaliste.Je crois que c’est aussi lié à l’alignement intérieur. Cette année, je l’ai consacrée à l’écriture. Par choix, mais aussi par nécessité. Mon licenciement — injustifié, je le dis sans détour — m’a poussée à ralentir. À prendre du recul. Et à me consacrer pleinement à mes projets d’autrice. Et ça a payé. Bon, en septembre, il faudra que je commence à chercher du travail pour janvier. Parce que la réalité, c’est que je ne vis pas encore de mes écrits. Et mes factures (et mes projets immobiliers) ne vont pas se payer tout seuls. Mais je sais que je repartirai dans le salariat avec cette lumière les jours de ténèbres. Ce contrat. Ce livre. Cette aventure.🖋️ Sonate et Plume : les compagnons de routeMe repose ? C’est mal me connaître…En août, je me suis donné pour objectif de terminer la réécriture de Sonate , le premier tome compagnon de Comète. C’est un roman en vers libres. J’ai atteint le

98 - 🎬Une lecture émotionnelle du film Sinners...
Hello vous,J’espère que vous allez bien. Que ce mois de juin vous laisse un peu de temps pour souffler, ressentir, peut-être créer. Aujourd’hui, je vous retrouve avec une newsletter un peu particulière, à la frontière entre le journal intime, la réflexion spirituelle, et le partage de cœur à cœur.J’ai vu un film. Et ce film m’a bouleversée.C’est pour ça que j’ai eu envie de vous proposer une lecture émotionnelle — pas une critique technique, pas une analyse de scénario, non. Juste une prise de parole à hauteur d’âme. Une tentative de mettre des mots sur ce que ce film a réveillé, soulevé, dérangé, apaisé aussi, en moi.Ce film, c’est Sinners.🎬 Quand la musique te serre la gorge (et que tu y retournes quand même)Dès les premières notes, j’ai compris que je n’étais pas prête.La bande originale de Sinners, c’est pas juste de la musique de fond. C’est un personnage à part entière, une vibration continue, un souffle ancestral.Certaines chansons m’ont littéralement serré la gorge. Pas juste de la tristesse. Plutôt une sorte de mal-être addictif, un frisson désagréable… mais que je cherchais à retrouver. Parce qu’au fond, ça guérissait aussi.J’écoute souvent de la musique triste quand j’écris. Mais là, c’était autre chose. Une élévation de l’âme. Une sensation physique, presque mystique. Comme si la musique remuait la boue au fond de moi, pour faire place à autre chose.Des artistes comme Miles Caton, Rod Wane, et ce refrain qui revient :“Set my people free.”Ça venait me chercher, dans mes tripes, dans mon histoire, dans la mémoire de mon sang.🧬 Lignage, ancêtres, spiritualité : ce que ça a réveilléCe film a fait résonner en moi le lien avec mes ancêtres.Je l’ai déjà ressenti dans des événements communautaires — par exemple une soirée organisée autour du R&B, où voir d’autres corps noirs danser, célébrer, m’a littéralement nettoyée de l’intérieur.Cette musique, cette ambiance, cette énergie… c’est notre médecine.Et dans Sinners, c’est exactement ce que j’ai ressenti : une forme de spiritualité incarnée, un souffle sacré qui vient de loin et qui réveille.Je suis chrétienne catholique, mais aussi profondément liée à mes racines africaines, à ma culture, à ce que mes parents, ma famille, mes ancêtres portent.Et ce film m’a mis face à cette dualité : la foi chrétienne et le vaudou.🧙🏾♀️ Déconstruire l’image du vaudou : un chemin nécessaireIl y a une scène dans Sinners où l’un des personnages confectionne un talisman de protection, avec des intentions pures, ancrées dans le houdou (fusion de vaudou et autres traditions). Et là, j’ai compris à quel point on m’avait déformé l’image de cette spiritualité.J’ai lu Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé, Beloved de Toni Morrison, La Prophétie des Sœurs Serpents d’Isis Labeau-Caberia.Tous ces textes m’aident à déconstruire cette image négative du vaudou qu’on nous a inculquée.Et Sinners vient ajouter une pierre à cet édifice : celle d’un vaudou de lumière, de protection, de transmission.Ça m’a fait réaliser que j’ai besoin de continuer à chercher, comprendre, m’approprier cette mémoire spirituelle, non pas en opposition à ma foi chrétienne, mais en tissant un pont entre les deux.Et tout ça… je l’intègre aussi dans Comète, mon roman, et encore plus dans ma saga afro-futuriste à venir.Parce que je sais aujourd’hui que le vaudou peut être un outil de guérison collective.💫 Intention, magie, écriture : créer avec sa charge magnétiqueQuand Annie (un des personnages) fabrique ce talisman, j’ai pensé à ce que j’essaie de faire avec mes mots.Je mets de l’intention dans mes textes. Une charge émotionnelle dans ma poésie, dans mes personnages, dans chaque phrase que j’écris.Et Sinners m’a rappelé l’importance de ça : créer en conscience, avec intention, avec vibration.Même quand la routine nous emporte, même quand la fatigue prend le dessus, il est vital de se souvenir pourquoi on crée.🏡 Respect, protection et héritage : réentendre nos parentsUne autre scène m’a touchée : celle où les vampires ne peuvent pas entrer dans le bar sans y être invités.Et là, je me suis souvenue de toutes ces fois où mes parents me disaient :« Mets du sel à l’entrée. »« Ne laisse pas n’importe qui entrer. »Des rituels, des réflexes de protection… que je trouvais gênants, voire ridicules.Mais aujourd’hui, je comprends.Et Sinners m’a ramenée à ce respect-là, à l’importance d’écouter nos anciens, même si parfois, on se sent trop moderne, trop occidentalisée pour ça.C’est pas que de la superstition. C’est de la mémoire. C’est de l’amour déguisé en précaution.🔥 Lutte, fierté, fatigue : un miroir de nos réalitésIl y a un moment, dans le film, où les vampires proposent aux personnages noirs une autre vie. Une vie sans oppression, sans douleur, sans discriminations.Et j’avoue : j’ai été tentée.Je me suis vue hésiter, comme eux.Parce que oui, la fatigue militante est réelle.Depuis George Floyd, depuis des années, on porte ce fardeau invisible de la charge raciale (comme le dit si bien Douce Dibondo dans son livre L

97 - 🌀 Mes romans avancent, mes peurs aussi
Hello vous,J’espère que vous allez bien. Merci aux nouvelles personnes qui se sont abonnées et qui ont rejoint l’aventure !J’espère que mai s’est bien terminé pour vous, et que ce mois de juin débute avec un peu de douceur, de lumière… ou juste la possibilité de souffler. Ici, je vous écris depuis ce 2 juin où l’air sent déjà l’été (vous entendrez même les oiseaux dans la version audio de la newsletter) — et où mon cœur, lui, est encore un peu entre attente, remise en question, et fierté timide. Bref, un vrai cocktail de fin de printemps.Vous commencez à me connaître : dans cette newsletter, je ne vous vends pas de rêve, je vous raconte. Je vous parle de ce que je vis, de mes romans, de mes réflexions d’autrice, de mes émotions, de mes doutes et de mes petites joies. Ce mois-ci ne fait pas exception. Comme toujours, je me demande si cela vous est utile… mais bon, je me dis que si ce n’est pas le cas, vous quitterez l’aventure et ce sera ok. On se recroisera peut-être à d’autres moments de nos vies.☀️ Juin, mon mois préféré (et ce n’est pas que pour l’été)On va pas se mentir : je suis biaisée. Juin, c’est mon mois préféré. Pas seulement parce qu’il y a l’été qui arrive, les jours qui s’étirent, les glaces qui fondent trop vite… mais aussi parce que c’est le mois de mon anniversaire. Voilà, c’est dit. Je suis une enfant de juin, donc forcément, j’ai un petit crush sur cette période.Mais si je suis honnête, ce mois est aussi celui où je me sens souvent… entre deux. Comme en transition. Il y a l’impatience, l’envie de changement, les projets qui murissent et parfois, le silence aussi. Celui des réponses qui ne viennent pas. Ce qui m’a conduit à me poser une question.🧠 Pourquoi on écrit des livres ?Ces dernières semaines, une question m’a beaucoup occupée :Pourquoi écrit-on un livre ?Et, surtout : Pourquoi quelqu’un devrait lire le mien ?Pas facile, hein ? Pourtant, c’est une question centrale. Dans toutes les formations d’écriture qu’on peut suivre, on nous la pose. Quelle est ton intention ? Quel est le message que tu veux transmettre ? Quelle émotion veux-tu susciter ? Et là, je me suis retrouvée à cogiter, surtout en retravaillant mes deux projets actuels : Comète et Sonate.📘 Comète : réécriture, transformation et satisfaction timideComète, vous le savez peut-être, c’est le premier roman de l’univers que je développe. Je l’ai retravaillé ces cinq derniers jours de mai, pour l’adapter pleinement au format young adult, afin qu’il puisse intégrer une collection dédiée, un jour 🤞🏾.Avant, il était un peu entre deux — pas vraiment ado, pas vraiment adulte. Mais là, j’ai pris le temps de faire ce qu’il fallait. Et même si j’ai changé depuis la dernière réécriture (en janvier), même si je suis toujours tentée de me dire « j’aurais pu faire mieux », je sens que le livre porte encore ce que je voulais dire.Oui, il est perfectible. Oui, il y aura encore un travail éditorial si une maison le prend. Mais il a une âme. Un message. Une vibration. Et ça, ça me suffit (pour l’instant) à me dire : « Tu peux être fière. »🎼 Sonate : un premier jet hésitant, mais une direction claire (enfin j’espère)Le mois de mai a aussi été celui de Sonate. Et… pfiou. Éprouvant. C’est le mot. J’ai terminé le premier jet, mais il m’a épuisée. Et il m’a ramenée à cette grande question :Pourquoi quelqu’un lirait ce livre ?Qu’est-ce que je veux que la lectrice, le lecteur, ressente ? Retienne ? Comprenne ? Quelle émotion je veux qu’il ou elle emporte avec iel en refermant le livre ? C’est ça qui me guide aujourd’hui dans la réécriture — et ça change tout.Je vais donc passer les 10 prochains jours à retravailler le plan, en m’appuyant sur le long synopsis (8000 mots quand même ! faut savoir qu’un synopsis envoyé en ME fait 1000 mots) que j’avais rédigé. L’idée : voir ce qui manque, ce qui est en trop, ce qui peut être recentré. Puis, je laisserai reposer le tout pendant un mois avant d’entamer la réécriture. Et cette fois-ci, en vers libres intégralement - I wish.📝 Écrire en vers libres : galère ou libération ?Ah, le vers libre. Je vous en parle depuis un moment. C’est à la fois ce que je veux faire profondément… et ce qui me fait douter. Est-ce que j’ai un style ? Est-ce que j’ai « le droit » d’écrire comme ça ? Est-ce que ça se lit ? Est-ce que ça se vend ? (oui, j’ai aussi ces pensées-là, soyons honnêtes).J’en ai parlé avec une partenaire d’écriture récemment. Elle m’a envoyé un post sur la manière de trouver son style, et je lui ai répondu un peu à moitié en blaguant :Mon style en vers libres, c’est de ne pas avoir de style.Et pourtant, en y repensant… c’est peut-être ça, mon style. Un truc un peu fou, un peu brut, un peu moi. Ça ne ressemblera peut-être à rien d’autre, mais ce sera sincère. Et ce sera moi.📚 Lire pour se rassurer (et pour rêver aussi)En parallèle de ce travail de réécriture, je veux me replonger dans la poésie. Lire, beaucoup. Écrire, un peu plus souvent. Parce que ça me manque. Parce que je sais que pour écrire Sonate e

96 - ✉️ Avril en vrac, en vrai, en vibrant
Hello vous,J’espère que vous allez bien, que le mois d’avril vous a apporté un peu de lumière, ou au moins quelques moments pour souffler, respirer, écrire ou rêver. De mon côté, ce mois a été… riche. Riche et mouvementé. Et comme chaque mois, je prends le temps ici de vous faire un petit bilan, une sorte de journal de bord partagé, avec ses émotions, ses hésitations, ses lectures, ses joies et ses doutes aussi.J’ai cru que cette newsletter ne sortirait JA-MAIS. Mais c’est ma faute. J’ai traîné les pieds 😅 et je vous explique pourquoi.Deux options, soit vous n’avez pas beaucoup de temps et vous préférez survoler tout ça, auquel cas, vous pouvez lire le résumé plus bas. Soit vous voulez tous les détails croustillants, auquel cas, vous pouvez m’écouter en cliquant sur le bouton audio plus haut 👆🏾Mais avant de vous décider, sachez que je vais lancer un cycle de trois ateliers d’écriture en juin, juillet et août. Ils seront en physique et en ligne. Pour vous inscrire, c’est par ici 👇🏾Si vous avez des requêtes particulières, indiquez-les en commentaires ou en répondant à ce mail.Allez, c’est parti. Que vous choisissiez de m’écouter ou de me lire : je vous emmène avec moi dans mon mois d’avril. 🌸 Un début de mois… surprenantJe ne peux pas encore vous en dire beaucoup (je sais, je suis énigmatique là), mais début avril, il s’est passé quelque chose d’inespéré. Un de ces trucs où tu te dis : « Ça ne peut pas m’arriver à moi. » Et pourtant… L’univers m’a clairement tendu une autoroute. Littéralement. Et comme toujours avec ce genre de cadeau, le syndrome de l’imposteur s’est invité à la fête.Vous voyez le tableau : une occasion magnifique, une belle opportunité… et une petite voix dans la tête qui répète : « C’est pas pour toi. Tu t’es trompée de salle. » Bref, j’ai bien failli passer à côté. Mais j’y suis allée. Et j’ai hâte de vous en parler davantage quand ce sera concret.✍️ Carnet d’écriture et intuitionDepuis janvier, je tiens un carnet d’écriture. Un carnet où je note les moments forts de mon année dédiée à l’écriture. Et depuis mi-mars, j’y ai ajouté des exercices d’écriture intuitive. Pas facile pour moi, l’intuition. C’est flou, ça ne s’attrape pas, et pourtant, j’ai senti que j’en avais besoin.Grâce à une femme que je suis sur les réseaux, j’ai commencé à explorer des petits rituels, des pistes pour me reconnecter à cette voix intérieure que j’ai trop souvent étouffée. Et franchement, ça m’aide. Pas de révolution encore, mais de petits déplacements intérieurs. Et ça, c’est déjà beaucoup.📚 Lectures marquantes : émotions et frissonsCe mois-ci, j’ai lu plusieurs livres, mais il y en a un qui m’a laissée sans voix : A(ni)mal de Cécile Alix. J’en ai parlé dans le podcast, mais je ne peux pas ne pas le remettre ici. Ce livre m’a remuée. Frissons, larmes, et cette sensation de lire quelque chose de profondément nécessaire.J’ai aussi commencé le livre Faire la paix avec ses émotions (merci à ma collaboration passée avec les éditions LeDuc !). C’est un livre sur l’auto-hypnose, les émotions, la régulation émotionnelle… pile ce qu’il me fallait. Je vous en reparlerai quand je l’aurai terminé, mais il est déjà dans ma trousse à outils de l’autrice/la femme en quête d’équilibre. Si vous voulez mon avis dessus, n’hésitez pas à me le dire.J’ai fait quelques chroniques sur instagram d’ailleurs :🧠 Mémoire floue, trous noirs et besoin de guérirJe suis retournée dans le sud, à Toulouse. J’ai revu mon ancienne école de commerce. J’espérais, comme dans les films, qu’en passant devant certains lieux, ma mémoire me reviendrait. Parce que j’ai des trous. Énormes. Comme si mon cerveau avait fait un reset sur cette période, et sur d’autres rattachées à des traumas.Et c’est douloureux. Parce que cette mémoire, j’en ai besoin pour écrire. Pour Comète, pour Sonate, pour d’autres textes que je porte depuis longtemps. Et ne pas pouvoir me souvenir, c’est comme écrire avec une main attachée.J’ai même envisagé l’auto-hypnose. Toute seule. Spoiler : ne faites pas ça. Heureusement, une hypnothérapeute que j’avais rencontrée lors d’une retraite m’a remise sur les rails. On ne joue pas avec ses traumas sans accompagnement. Je le savais. Mais parfois, le besoin de comprendre, de débloquer, est si fort…📚 Le Festival du Livre de Paris : une première foisJe n’étais pas allée au Salon du Livre de Montreuil, mais cette fois, j’ai bravé ma peur, mes hésitations, et j’ai mis les pieds au Festival du Livre de Paris. Une seule journée (le vendredi, parce que moins de monde), mais quel moment !J’ai pu voir de l’autre côté de la table des autrices que je suis depuis longtemps. Observer leur façon d’échanger avec leur lectorat, voir les stands, les stratégies de communication (mon petit côté marketeuse, toujours là). Et surtout, constater qu’en termes de représentativité, il y a encore du chemin. Peu d’auteurs et autrices racisé·es visibles… C’est une réalité. Peut-être qu’ils étaient là, mais pas mis en avant. Peut-être qu’il y en a plus qu’on

94 - Un roman poétique pour pleurer d’empathie - A(ni)mal de Cécile Alix
Hello, J’espère que vous allez bien ?Dans cet audio, je vous parle de mon dernier coup de coeur livresque, A(ni)mal de Cécile Alix. Voici l’extrait que je vous lis en début d’épisodeJe n'ai pas souhaité ce voyage. Je voulais rester avec ma mère, me blottir contre elle et attendre que ça cesse. Qu'un obus explose et nous avec lui. Je suis un intrus. Personne ne m'attend. Personne n'espère me revoir ni ne compte sur moi. Je les envie. J'en crève de jalousie. Ma mère me manque, et mon père, et mes frères. Le manque peut-il devenir une source ? Du manque peut-il naître un élan ? Est-ce cela qui m'entraîne, l'espoir d'être aimée de nouveau, attendu un jour par quelqu'un ?On voyage avec Miran qui quitte tout pour survivre à la guerre, à un voyage depuis sa terre natale, jusqu’à la terre promise, la France.Un récit qui m'a mis les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Et ce n'est que parce que j'ai fait la majorité de ma lecture dans les transports en commun que j'ai gardé ces larmes bien au chaud derrière mes paupières. Pourtant j'aurais dû m'attendre à en prendre plein le cœur. Après tout, j'avais déjà lu "Guerrière" de Cécile Alix qui m'avait laissé la rage au cœur et l'amour au ventre pendant plusieurs jours. C'était fort, immersif et profondément réaliste. La poésie est omniprésente. Depuis la description des paysages, aux émotions du protagoniste, en passant par les contes et autres récits incrustés dans l'intrigue. Les émotions sont au cœur, à - chaque - page. Si ce n'est à chaque ligne. En tant qu'autrice je suis plus qu'impressionnée par la richesse du style, l'alternance de la narration, le rythme qu'on ressent grâce à la ponctuation maîtrisée avec justesse. En tant que lectrice, j'ai été transportée. Comme si j'étais à côté de Miran à chaque étape de son périple. Comme si j'avais partagé sa peur, ses espoirs, sa solitude, sa souffrance et son deuil.Les romans de Cécile Alix sont toujours engagés, mais loin des clichés. Tout est dit avec justesse, tout en conservant une certaine pudeur et distance... en apparence. On voyage avec Miran qui quitte tout pour survivre à la guerre, à un voyage depuis sa terre natale, jusqu’à la terre promise, la France.Bien plus que de transmettre le récit d’un migrant et de nous confronter à la réalité de ce monde, Cécile Alix écrit une ode à la résilience et à la force de vivre. On ne verse pas dans les scènes vues et revues des conséquences de la guerre, ni dans l’injonction d’accueillir toutes les personnes qui risquent leur vie pour la promesse d’un ailleurs qui est parfois bien plus dur que la terre fuie. On assiste « juste » à la force de l’amour sous toutes ses formes, du don de soi, des liens qui se créent parce qu’on est avant tout des êtres humains.J’ai particulièrement apprécié le côté onirique du deuil et des liens qu’on créée, chérit et tente de raviver, par la mémoire, avec les êtres partis. La convocation des ancêtres, c’est quelque chose de très ancré dans les cultures africaines et afrodescendantes qui est sublimé dans ce récit et ajoute une touche de surréalisme et cadence l’intrigue. Et d’une certaine manière, je pense que le cœur du récit est là, bien au-delà du sujet de l’immigration, même s’il a une importance capitale.Et puis ce twist, cette fin... J’avais la bouche ouverte, et les yeux remplis de larmes. Je l’avais pourtant sentie venir. Mais j’avais écarté cette possibilité. Parce que si elle avait été vraie, il y aurait eu tellement de raisons supplémentaires de pleurer, bien avant de lire cette fin, que toutes celles que j’ai déjà eu. Je me suis contentée de reprendre certains passages pour mieux saisir la force de la plume et l’ingéniosité de l’autrice à garder le mystère aussi longtemps que possible.J’avais tellement de choses à dire sur ce roman que j’en ai fait donc fait un épisode audio. Ce livre... vraiment. Hâte de lire « Enragée » de Cécile Alix, le dernier sorti il y a quelques jours...Dites-moi si ce type de chronique vous plaî :)Bonne écoute !Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

93 - Je sais que je ne sais pas ✨
Bonjour bonjour ! Comme vous l’entendrez à ma voix, je suis en pleine réflexion. Et comme promis, je vous partage aussi ces moments de remise en question. Peut-être qu’ils feront écho en vous…Au programme :* mes réflexions sur le « pourquoi », le vrai celui qui vient challenger notre authenticité et notre rapport à soi et à nos désirs. Et dans mon cas, le pourquoi vouloir publier un roman en maison d’édition* un update sur l’avancée de mes romans Comète💫, Sonate🎵 et le retour détaillé d’une éditrice concernant Comète💫* un bilan des évènements de mars et ce que j’en ai appris* en BONUS : la lecture de mon texte sur la joie que j’ai déclamé au Palais de Tokyo devant une centaine de personnesLe prochain atelier d’écriture aura lieu le 19 avril à la librairie Majo. Si vous ne pouvez pas vous rendre sur Paris, mais que vous avez envie de participer à un de mes ateliers en ligne, faites-le-moi savoir pour que j’organise ça 😁Merci pour le temps que vous prenez pour suivre mes aventures.Prenez soin de vous, puisse avril vous être favorables 🫰🏾Mahuna, This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

92 - 📖 Écriture, polyamour et santé mentale : entre doutes et révélations
Au programme dans la newsletter :* Bilan de février et expériences marquantes (00:02-02 - 00:12:22)* Projets d’écriture : avancées sur Comète et Sonate (00:12:22 - 00:20:57)* Le pouvoir de la poésie et du journaling (00:20:57 - 00:25:30)* Rencontres et lectures inspirantes (00:25:30 - 00:33:04)* Les événements à venir en mars et chroniques littéraires (00:33:04 - fin)Agenda de Mars :Je serai au salon du livre de Paris le 14 mars prochain à 17h au 48 rue Veille du Temple 75004 Paris.Si vous avez des questions concernant l’atelier d’écriture du 22 mars prochain dans la librairie Majo, à 11h à Paris, il suffit de répondre à cet email :) Et pour l’évènement du 6 mars prochain au Palais de Tokyo, c’est par ici pour vous inscrireChroniques de févrierLes livres dont je vous parle dans l’épisode du jour :* La Passe-miroir, tome 1, les fiancées de l’hiver de Christelle Davos // d’ailleurs, il y a une master class à venir animée par Christelle Davos le 4 mars à 20h, toutes les infos sont ici* La Femme de ménage, tome 1 de Freida McFadden* Les aventures de la foufoune de Léonora Miano* Les Astres brilleront toujours, de Pauline Bilisari* Sombre solstice, tome 1 - le lac tempête de Lizzie Felton et Johanna MarinesJe ne vous en ai pas parlé dans l’épisode, mais j’ai fait aussi quelques sorties culturelles. Il y a celles à Amsterdam, et puis il y avait aussi celle-ci à Paris, à la Hoop Galerie : TigritudeDes images que je garde précieusement pour cette saga afrofuturiste qui verra le jour un jour ou l’autre…Passez un excellent mois de Mars et à très vite !Prenez soin de vous,Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

Ep 9191 - Trouver sa place et sa légitimité dans l'édition en tant que femme et noire
Hello,Je suis de retour, car j’ai de nouveau des choses à vous partager ! On est entré dans le second mois de mon année dédiée à l’écriture. Il s’en est passé des choses… voici un aperçu des sujets du jour. Bonne écoute :) Quelle est la valeur d’une plume ? (Introduction)Y a-t-il de meilleures plumes que d’autres ? Peut-être… Mais selon moi, chaque plume a sa place, car il y a un lecteur pour chaque auteur, qu’importe son style. Cinquième réécriture de mon roman Comète (00:02:36 - 00:13:01) J’ai pu bénéficier du retour d’une personne du monde de l’édition. J’ai ainsi dû réduire mon roman de 120 000 à 97 000 mots. Cela n’a pas du tout été facile et je vous explique pourquoi et comment j’y suis parvenue. Cette réécriture a contribué à nourrir mes questions sur la qualité de mon style et la pertinence de mon intrigue. Mais ce travail va me servir pour mon second roman, Sonate, le premier tome compagnon de Comète. Les enjeux de l’édition et de l’autoédition : la place des auteur.ices racisé.e.s (00:13:01 - 00:23:10)Je m’interroge depuis des mois sur la manière de partager mes livres et leurs thématiques engagées dans un monde qui ne laisse pas réellement de place à la diversité. Ces réflexions viennent renforcer mes croyances limitantes. Mais je pense avoir trouvé un début d’outil pour les faire sauter… ou apprendre à vivre avec. Le cours que j’ai donné sur comment intégrer la diversité ethnique dans l’écriture en fait partie.Journaling, retour à la poésie et lire pour s’inspirer et résister (00:23:10 - fin)S’il y a bien une chose que ces premières semaines m’ont apprise, c’est que je n’irai pas loin sans me planifier des plages pour prendre soin de ma santé mentale. Je compte sur la poésie, ma PAL remplie en majorité d’auteur.ices racisé.e.s, et sur mon carnet de la joie pour y parvenir. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

90 - Soumissions de manuscrit, maisons d'édition, K-dramas et chaos créatif 🌟🎬✍️
Hello, helloSi tu n’as pas le temps de m’écouter ou de lire la version longue, voici la version courte. Dans cet épisode, tu apprendras :* les étapes essentielles pour soumettre un manuscrit à une maison d’édition* comment le concept de Misogi Challenge peut être appliqué à la création, tout en gérant la pression qu’il peut engendrer* pourquoi et comment les K-dramas peuvent nourrir l’imaginaire et l’écriture grâce ) leurs ambiances et leurs drames psychologiquesIl fait froiiiiiiiid 🥶 ! L’été me semble si loin, je suis à deux doigts d’hiberner pour de bon. Bref, pardon pour l’ambiance tanière dans la vidéo, mais ce n’est qu’en fin de journée que j’ai trouvé le temps d’enregistrer cet épisode. Ce qui m’amène d’ailleurs à vous dire que je fais sauter la régularité du podcast. Dans un souci de prioriser l’écriture et de vous partager des choses intéressantes (et peut-être même utiles), je posterai un peu moins régulièrement 🙏Autre sujet que j’aborde en introduction de l’épisode : je ne vais malheureusement pas pouvoir vous présenter les personnages de mon premier roman Comète, ni vous lire le prologue pour le moment. Je vous laisse écouter pour comprendre pourquoi. Mais ce n’est qu’une affaire de quelques mois (ou plus si une maison d’édition accepte de signer un contrat avec moi !)Dans l’épisode du jour, je continue à vous parler de mon défi d’écriture pour 2025 et de son impact sur ma santé mentale.Les débuts de l’année et le concept du Misogi ChallengeJe commence l’épisode par une question qui me taraude : comment s’investir pleinement dans une activité qui nous fait du bien sans en être consumé ? Inspirée par le Misogi Challenge — ce défi annuel extrême qui marque chaque jour de l’année — j’ai décidé que 2025 serait dédiée à l’écriture. Un choix passionnant, mais non sans ses pièges. Très vite, je remarque que je brûle la chandelle par les deux bouts, oscillant entre euphorie créative et épuisement. Je vous confie mes doutes et mes stratégies pour trouver un équilibre, tout en espérant que ces réflexions pourront aussi éclairer votre chemin.Comète 💫 et la soumission de manuscrit : un processus exigeantJe reviens sur mon premier roman, Comète, et sur les défis liés à sa soumission aux maisons d’édition. Préparer un dossier de candidature n’a rien d’anodin. Entre le synopsis détaillé, le pitch accrocheur et le respect des lignes éditoriales, chaque détail compte. À travers cet épisode, je décris mes tâtonnements, mes hésitations, mais aussi mes apprentissages. Si vous êtes vous-même écrivain·e ou curieux·se de découvrir l’envers du décor, je vous dévoile les coulisses d’un processus aussi stimulant qu’éprouvant.D’ailleurs : si la formation Licares vous intéresse (que ce soit pour la celle pour écrire de roman que la formation pour se lancer en autoédition), n’hésitez pas à m’envoyer un message sur Instagram, j’ai des codes promos 🌞. Et vous pouvez retrouver mes autres formations ici.Sonate 🎵 : le souffle d’un nouveau projetEn parallèle, je vous parle de Sonate, mon nouveau projet de roman. Plus limpide dans sa structure et sa thématique, ce projet se veut une romance young adult en vers libres. À travers Sonate, je retrouve un souffle créatif et une simplicité qui me fait du bien. Je vous partage mes méthodes de travail, depuis la collecte d’idées (souvent en marchant !) jusqu’à leur organisation sur des outils comme Notion. Je vous parle aussi de ces idées parfois laissées de côté, mais qui, un jour, trouvent leur place dans un projet.L’inspiration et les K-dramas : une source d’émotionsEnfin, je vous dévoile une de mes sources d’inspiration : les K-dramas. Ces séries, riches en drames et en émotions, m’aident à affiner mon approche narrative. Je réfléchis à la manière de transposer cette intensité dans mes romans, grâce aux mots et aux ambiances. Je vous invite à explorer, vous aussi, cette richesse créative, tout en découvrant pourquoi je suis irrémédiablement attirée par les récits qui confrontent leurs personnages à leurs ombres.ConclusionCet épisode, c’est une exploration des méandres de la création, des défis que je me lance, et des leçons que j’en retire. Si vous êtes curieux·se de découvrir mon quotidien d’autrice, mes projets pour 2025, et mes astuces pour nourrir votre propre créativité, je vous invite à plonger dans cet épisode.Bonne écoute, Prenez soin de vousPS : un like multiple par dix la visibilité de mon travail. Qui sait, des éditeurs ou éditrices pourraient tomber sur mes posts mis en avant grâce à vos nombreux likes… This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

89 - ✨ Peut-on vivre sans passion ?
Eh oui, comme vous pouvez le constater, maintenant, vous pouvez me voir !Je teste un nouveau format vidéo pour ce podcast, grâce à Substack, qui permet aussi d’enregistrer les épisodes en vidéo. Je ne sais pas encore si je vais continuer, mais j’avais envie d’essayer. 2025, c’est aussi l’année où je sors des carcans et des idées préconçues. On teste, on voit si ça nous plaît, et si ce n’est pas le cas, on arrête 🫡Bonjour à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de La Voix des Mots. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui m’a longtemps interrogée : la passion. Vous savez, cette fameuse question qu’on nous pose souvent : « Et toi, c’est quoi ta passion ? ». Pendant des années, je me suis demandé si je savais vraiment y répondre. Et peut-être que, vous aussi,, vous vous êtes déjà senti un peu perdu face à cette question.Ce que j’ai réalisé, c’est que parfois, cette quête de passion peut devenir une pression. Comme si, sans passion clairement définie, on n’avait pas de véritable valeur. Alors, j’ai décidé d’arrêter de chercher « la » passion parfaite et de simplement me concentrer sur ce qui m’anime, ce qui m’apporte de la joie et me donne envie de me lever le matin. Et la question à un million est : est-ce vraiment l’écriture ? Pour y répondre, j’ai listé 10 choses que j’ai apprises en écrivant mon premier roman et 10 choses que je vais tenter de mettre en place en 2025 pour savoir si l’écriture est ma passion. Vous avez la liste plus bas et tous les détails dans l’épisode audio.En parlant de mon premier roman, je suis heureuse de partager avec vous une grande étape : j’ai terminé la troisième réécriture de Comète 💫 ! Cela veut dire que je vais maintenant pouvoir l’envoyer en maison d’édition ! C’était un véritable marathon, mais aussi une expérience incroyablement enrichissante. Ce projet m’a appris que j’étais capable d’écrire un roman de 120 000 mots, mais aussi que l’écriture est un processus d’apprentissage constant. J’ai beaucoup appris grâce aux retours de mes bêta-lecteurs et aux lectures à voix haute. Cela m’a permis de clarifier mon intrigue, d’ajuster mes personnages et de supprimer tout ce qui n’apportait rien à l’histoire.Pour 2025, j’ai décidé de me concentrer pleinement sur l’écriture. J’ai plusieurs projets en tête : les tomes compagnons de Comète et ma saga afrofuturiste en toile de fond, qui me passionne depuis longtemps. Mais cette fois, je veux écrire avec intention, sans me laisser emporter par la dispersion. J’ai aussi envie de me recentrer sur mes lectures, de plonger dans les livres que j’ai accumulés, et de retrouver cette simplicité dans le fait de lire juste pour le plaisir.Dans cet épisode, je vous invite aussi à réfléchir à votre propre rapport à la passion. Peut-on vivre sans passion ? Et si la réponse était que la passion peut prendre mille formes différentes, à condition de lui laisser la place d’exister ? Tester, essayer, échouer, recommencer : tout cela fait partie du voyage. L’important, c’est de trouver ce qui vous fait vibrer, peu importe à quel point c’est petit ou grand.Je conclurai en disant qu’on n’a pas besoin de tout avoir résolu ou de tout savoir pour avancer. Merci de m’avoir écoutée, et à très bientôt pour un nouvel épisode où je vous ferai découvrir les personnages principaux de Comète et son prologue.Merci de m’avoir lu, écouté ou même regardé 🫣Prenez soin de vous,Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

88 - ✨ 2025, l’année où tout change : écriture, équilibre et authenticité
Je vous souhaite une excellente année 2025, pour vous et vos proches !Comme beaucoup de gens, je débute l’année en prenant le temps de revenir sur les leçons tirées de 2024. J’ai fait une pause de deux semaines, voire d’un mois des réseaux, de pas mal de distractions pour me donner le temps d’amorcer tout ça. Je vous parle de cette détox et de ce qu’elle m’a poussé à prendre comme décision pour 2025. Une décision au demeurant très simple, mais qui pour moi sera un vrai challenge. L’un des plus gros de mon existence.Dans le début de cet enregistrement audio (00:00-05:00), je commence par vous parler de ce besoin de ralentir que j’avais depuis plusieurs semaines. Sans réellement comprendre ses sources et à quel point il était viscéral. Car j’ai beau vous en avoir parlé dans le podcast, j’ai lutté contre moi-même et tenté de m’y soustraire. Ce n’est pas seulement 2024 qui m’a éloignée de mes priorités, c’est toute ma vie.Prendre du recul sur 2024 m’a permis d’identifier des schémas répétitifs, comme celui de vouloir tout faire à la fois. Ou encore celui de prendre soin des autres, de réprimer mes émotions, au détriment de ma santé mentale. En 2025, je vais aussi devoir apprendre à dire non à la dispersion, et apprendre à dire non sans culpabilité (05:01-12:00).Ce que j’ai décidé de suivre comme unique intention en 2025 aura un impact direct sur mes projets d’écriture. À commencer par mon roman Comète, qui est bientôt prêt à être envoyé en maison d’édition pour tenter d’être publié. 2025 sera aussi l’année de l’acceptation. Celle de devoir reporter certains projets ou de prendre le temps nécessaire pour leur donner vie malgré le sentiment d’être en retard.Déconstruire le mythe de la femme forte ne sera pas une partie de plaisir. Je ne sais pas encore comment je vais parvenir à changer l’image que j’ai de moi-même, car c’est quelque chose que je traîne depuis l’enfance. Mais j’ai déjà posé les jalons pour m’atteler à la tâche. Ce sera une grande et belle aventure, qui ira au-delà de 2025 !Pour résumer, voici ce que vous apprendrez dans cet épisode :* comment reconnaître et sortir des schémas d’épuisement personnel en identifiant vos véritables priorités* l’importance d’identifier la manière dont vous percevez votre valeurJ’espère que vous prendrez plaisir à m’écouter, et que cet épisode vous donnera envie de suivre mes aventures une année de plus.Prenez soin de vous,Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

87 - 🌟 Atelier d'écriture - Se préparer à 2025 avec un bocal de résilience
Hello !Bienvenue dans un atelier d'introspection 🧘♀️ Au programme dans la newsletter du jour :#1 - Ma non-expérience au salon du livre jeunesse de Montreuil#2 - Atelier d’écriture pour prendre soin de soi en 2025---#1 - Ma non expérience au Salon de MontreuilDans cet épisode, je vous raconte pourquoi je n’ai finalement pas participé au Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil cette année. Une décision que j’ai prise à la dernière minute pour préserver ma santé mentale et qui a été dure. Vous savez, le Salon de Montreuil est un événement incontournable dans le monde de l’édition jeunesse. J’avais imaginé y aller pour découvrir cet univers de l’intérieur, pitcher mon roman Comète (même si j’ai réalisé depuis qu’il ne correspond pas vraiment au genre young adult), et explorer des opportunités de stage dans une maison d’édition en 2025. Sans compter le fait d’aller voir des copines autrices, d’échanger et de discuter pour faire de nouvelles rencontres (en admettant que mon côté introvertie et mes angoisses dans un espace avec beaucoup de monde ne m’en empêchent)Mais derrière ces envies se cachaient des peurs plus profondes : celle de ne pas me sentir à ma place dans cet espace, celle de constater le manque de diversité dans la littérature française, ou encore celle d’être envahie par ce sentiment d’être "en retard" dans ma vie d’autrice. Pour finir, j’ai choisi d’écouter ces petites voix intérieures qui me disaient que cette expérience, cette année, n’était pas forcément alignée avec ce que je veux réellement. Ou plutôt avec ce dont j’ai besoin, si je veux parvenir à emprunter la voie que j’ai choisie pour 2025. Je crois que c’était la bonne décision. Et je vous dis pourquoi dans cet épisode !---#2 - Bien préparer 2025 pour la vivre au mieuxDans la deuxième partie de l’épisode, je vous propose un nouvel atelier d’écriture introspectif; Il n’y en avait pas eu depuis longtemps ! J’ai pensé cet atelier pour clore 2024 en douceur et entrer dans 2025 avec plus de sérénité. Voici trois choses qu’il vous permettra de faire, si vous vous laissez tenter à essayer :* Reconnaître vos émotions et mettre des mots dessus : Grâce à des thématiques clés comme la famille, le travail, ou encore la santé, vous apprendrez à vous parler avec bienveillance et à poser des mots sur vos expériences.* Créer un outil de résilience pour l’année à venir : En transformant vos réflexions en petits mantras ou souvenirs, vous aurez un "bocal de soutien" (cf. photo plus bas) à ouvrir lors des moments difficiles en 2025. Ou tout simplement, vous aurez une intention pour débuter ou finir votre journée.* Renforcer votre connexion avec vous-même : Cet atelier vous aidera à vous recentrer sur vos valeurs, vos réussites, et les leçons que vous souhaitez tirer de 2024 pour aller de l’avant.C’est une invitation à vous accorder du temps, à vous célébrer, et à vous préparer avec conscience pour l’année qui vient. Si cela raisonne en vous, installez-vous, prenez de quoi écrire et c’est parti !Si le mot mantra ne vous parle pas, remplacez-le par le mot intention. Quelles intentions aviez-vous pour 2024 ? Quelles intentions souhaitez-vous pour 2025 ? J’ai essayé d’être le plus claire possible, mais je reste faillible. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire, j’y répondrai :)Déroulé de l’atelier d’écriture :* exercice de respiration d’ouverture* quelques minutes de méditation* temps d’écriture : un peu plus long que d’habitude cette fois* exercice de respiration de clôtureMatériel nécessaire pour l’atelier d’écriture :* le support d’écriture de votre choix* de la musique si vous en avez envie ou nonVoici un aperçu du résultat que vous pourriez obtenir une fois les petits papiers découpés et remplis. Lorsque j’utilisais cette méthode de mantras, j’écrivais les matras le matin sur des papiers vierges (vase jaune) et ensuite je les déposais dans la jarre de mon pot-pourri (vase transparent). Mais grâce à l’atelier que je vous propose, vous aurez déjà défini vos mantras, et les piocherez au fil de l’année. Cela pourrait être intéressant de réitérer l’exercice tous les mois ou une fois par trimestre : pour avoir encore plus de mantras à piocher au gré de l’évolution de vos envies et besoin tout au long de l’année 2025.Si vous avez raté les précédents ateliers écriture et émotions, les voici : Liste des ateliers d’écritureVous pouvez écouter le podcast ici, sur Substack, ou sur la plateforme de podcast de votre choix. Si cet atelier vous a plu, vous pouvez le dire en likant cette newsletter, ça aide le podcast à se faire connaître. :) Prenez soin de vous,Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

86 - 🎬 Marmaille : un film qui danse avec les émotions
Hey !Ça y est, on rentre dans la dernière ligne droite de l’année. Je reviens vers vous rapidement avec l’atelier d’écriture pour vous aider à faire cette transition à votre manière :)J’avais prévu de vous faire un épisode bilan de mon mois de novembre, et puis… en regardant ce que j’avais fait au cours de ce mois, j’ai eu envie de vous parler d’autre chose.Dans l’épisode du jour, je vous parle de Marmaille, un film de Grégory Lucilly, qui ne m’a pas laissé indifférente. Grâce à une invitation à visionner le fil avant sa sortie, j’ai pu plonger dans l’histoire de Thomas et Audrey, deux adolescents réunionnais livrés à eux-mêmes après l’abandon de leur mère. Ce film m’a permis de réfléchir sur des thèmes forts : les liens familiaux, l’abandon, et le pouvoir de la danse comme exutoire et outil de reconstruction. Ce film a été tourné à la Réunion et arrive en Métropole, ce qui est assez rare pour être souligné. Sans parler du fait que les personnages s’expriment dans la langue locale, ajoutant aussi de la poésie et de l’authenticité.Comme toujours, je mêle mes réflexions personnelles à mon ressenti.Voici les temps forts :Les limites de la « consommation culturelle » (00:02:00-00:05:30)Mes réflexions sur notre tendance à consommer films, livres ou activités sans vraiment en savourer l’essence. Et si on essayait de faire une pause après chaque expérience culturelle pour en retirer du sens, des émotions et… des choses que nous n’avions pas prévues ?Au cœur de Marmaille (00:07-25-00:09:50)Malgré un synopsis attrayant, mes premières impressions n’étaient pas totalement positives. Je vous explique pourquoi et comment elles ont évolué.Thèmes principaux et richesse du film (00:09:55-00:12:15)Je décris les thématiques fortes abordées par le film, je parle aussi de la poésie qui s’y mêle et s’exprime à travers la danse, la musique et les couleurs de La Réunion.Résonance et créativité dans ma vie (00:12:20-00:14:30)Prendre du recul à travers les personnages du film pour mieux dessiner le bon et le méchant parfait dans mes prochains romans :)Alors pourquoi aller voir Marmaille ? (00:14:35-00:18:00)Allez découvrir ce film, parce qu’on a besoin de s’ouvrir à la richesse émotionnelle et artistique que l’art nous propose. Qu’importe sa forme et l’appréhension qu’on peut ressentir face à ce qui est différent. Je raconte l’histoire de ce lien fraternel qui peut nous unir tous, dans notre langue locale, le créole réunionnais, pour bâtir un pont entre nos deux mondes, finalement pas si éloignés. - Grégory Lucilly.Marmaille est une ode et un héritage. Un mélange brut et minutieusement pensé pour sublimer la musique, la danse et la reconstruction. C’est une expérience cinématographique riche et touchante que je vous encourage à vivre… et ressentir. Allez soutenir un cinéma authentique et humain !Prenez soin de vous,Mahuna This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

85 - 🌀 "Je ne sais pas qui je suis"
Dans cet épisode, je vous emmène dans mes réflexions du moment. Alors que 2024 touche à sa fin, je me pose cette question, peut-être un peu vertigineuse : "Qui suis-je vraiment ?". Pas seulement ce que je fais, ni ce que les autres pensent de moi, mais plutôt, au fond, ce que je veux être. Et je me demande si je suis la seule à ressentir ça...Je vous parle aussi de mes projets d’écriture, comme Projet Comet, et de ce que ce roman m’a appris sur moi-même. Spoiler : c’est bien plus qu’une simple histoire sur papier. Écrire m’amène à faire face à mes contradictions, mes envies, et mes propres limites.Et puis, en regardant vers 2025, je vous invite à faire une pause, à poser les bonnes questions : Qu’est-ce qui vous anime vraiment ? Quels sont vos rêves enfouis ? Et comment faire des choix qui vous ressemblent ? Pas de recette magique, mais une simple permission : celle d’essayer, de vous autoriser à avancer à votre rythme. Alors, on y va ?Le texte ci-après est tiré de mon premier recueil au-delà de nos maux. Comme vous pouvez le voir, et pourrez l’entendre à l’écoute du podcast, le temps passe, mais les questions demeurent…Prenez soin de vous,MahunaPS : J’avais fait un très gros tri dans ma newsletter avant de la lancer sur substack, en février dernier. Vous étiez 180, aujourd’hui bientôt 250 :) Merci d’être là. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com