
Géopolitique
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La guerre hybride de Vladimir Poutine : la fuite en avant… jusqu’où?
Présidentielle au Brésil : duel Lula-Bolsonaro, avec Washington en embuscade
L’IA peut-elle échapper à tout contrôle?
Quelle recomposition pour le Moyen-Orient déchiré par les guerres?
Quel avenir pour l'Alliance de La Mecque?
France-Algérie : comment sortir du blocage?
Cuba : Trump joue-t-il avec le feu?
L’Europe sous pression russe
La Terre brûle, la diplomatie ferme les yeux ?
IA, la diplomatie au bout du câble
Les ruptures technologiques désormais au cœur des rapports de puissance
Trump, Kim Jong-Un et les alliances américaines: comment la Corée du Nord modifie les rapports de force en Asie
Canicules, guerres et exodes : le visage incertain de 2026
Espagne : climat politique sous forte tension
Vladimir Poutine : vers l'escalade?
Les États fantômes: un monde où exister est un combat de tous les instants
Le discours antidémocratique peut-il encore être combattu?
Géopolitique du tourisme
Trump au Moyen-Orient : un jour sans fin?
Sommet de l'Otan Ankara 2026, l'amour et la colère de Donald Trump
Coupe du Monde 2026 : le nouvel ordre mondial s'invite sur le terrain
Qui s’intéresse encore à la Corée du Nord ?
Nouvelle-Calédonie après les provinciales : quelle politique française dans le Pacifique Sud ?
USA 250 : l'Amérique en tension
Territoires empêchés: quand la recherche se heurte aux frontières
Après le G7, la Russie sous pression?
Moyen-Orient : l'impossible prédilection
Le G7 sert-il encore à quelque chose?
La stratégie comme art de l'anticipation
La guerre des systèmes ou l'ère de l'interdépendance fragile
Le TNP à l’épreuve de la fragmentation mondiale
La Caraïbe face au nouveau contexte géopolitique international
Le Caucase au cœur des tensions mondiales
Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits
La course contre la montre de Vladimir Poutine
Du Golfe à Kaboul, la guerre qui déborde
La diplomatie est-elle morte?
L’Eurovision encore et toujours instrument de soft power?
Mali: la junte pourra-t-elle se maintenir au pouvoir?
Guerre au Moyen-Orient: la Chine en sort-elle gagnante?
Les drones ont-ils révolutionné la guerre?
Tour d'horizon international
Les paradigmes de civilisation à la lumière du Moyen-Orient
Face aux rapports de forces politiques, quelle justice pénale internationale ?
Élections hongroises : un scrutin sur l'avenir de la Hongrie
Les bouleversements du monde analysés par Pierre Haski
Israël / Liban : la guerre jusqu’où ?
Plus de 1300 morts, près de 4000 blessés, 1 million de déplacés : c’est le bilan d’un mois de guerre menée par Israël au Liban… L’escalade a commencé le 2 mars quand le Hezbollah a lancé une attaque sur l’État hébreu pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. La riposte israélienne a été massive : pluie de bombes sur les fiefs du mouvement chiite, assassinats ciblés jusqu’au cœur de Beyrouth, incursion terrestre de quatre divisions, envoi de centaines de drones qui quadrillent en permanence le ciel libanais… Israël a revendiqué hier 3500 frappes depuis le 2 mars sur le Liban. Alors jusqu’où l’État hébreu est-il prêt à aller pour désarmer le Hezbollah ? Veut-il vraiment réoccuper le Sud-Liban, 26 ans après en être parti, chassé par le mouvement chiite soutenu par l’Iran ? L’État hébreu peut-il répéter ce qu’il appelle « le modèle Gaza », c’est-à-dire raser les villages frontaliers pour empêcher le retour de centaines de milliers d’habitants de la région ? L’armée libanaise a-t-elle les moyens de contrer pareil scénario ? Quelle est la stratégie du Hezbollah, accusé par le gouvernement libanais d’avoir entrainé le pays dans la guerre ? Invités : Anthony Samrani, co-rédacteur en chef du journal L’Orient-Le Jour, a publié en 2024 dans la collection Tract de Gallimard « Liban, la fin d’un pays, la fin d’un monde ? » Denis Charbit, politiste et professeur de sciences politiques à l’université ouverte d’Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée paru chez Lattes. Karim Emile Bitar, enseignant à Sciences Po et professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth.
Kurdes d'Iran: angle mort ou point de bascule?
À mesure que la confrontation régionale s'est durcie autour de l'Iran, une vieille périphérie revient brutalement au centre des discussions ; le Kurdistan iranien. Cette bande montagneuse de l'ouest du pays adossé à l'Irak et la Turquie où se mêlent depuis longtemps marginalisation, répression, politisation kurde et présence de partis armés. Et les groupes kurdes d'Iran sont face à un dilemme risqué : pris entre l'affaiblissement relatif du régime sous les frappes, les signaux contradictoires venus de Washington et le risque d'être activés comme levier sans qu'aucune fin politique claire ne leur soit garantie... peuvent-ils devenir un acteur de la guerre ? Ou bien sont-ils la surface de projection d'un imaginaire stratégique extérieur ? Avec - Adel Bakawan, directeur de l'Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord - Myriam Benraad, professeure à l'Université d'Exeter, autrice de Jihad la métamorphose d'une menace, au Cavalier Bleu.
Les détroits : nouveaux centres de gravité de la guerre ?
Des noms minuscules sur les cartes, mais des effets immenses sur la planète. Ormuz, Bab el-Mandeb, Suez ou encore Malacca : ces détroits bien plus que de simples passages maritimes sont des points de compression du commerce mondial, de l'énergie et des stratégies militaires. Dans le contexte de la guerre iranienne, Ormuz apporte la démonstration spectaculaire que, dans le monde contemporain, contrôler un détroit c'est déjà peser sur l'ordre international... Avec - Guillaume Ancel, ancien officier, auteur de Petites leçons sur la guerre, comment défendre la paix sans avoir peur de se battre ?, aux éditions Autrement - Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Énergies nouvelles et directeur de recherche à l’IRIS. Dernier ouvrage : Géopolitique des matières premières, Éditions Eyrolles, 2025 - Nicolas Mazzucchi, docteur en géographie économique, directeur de recherche au Centre d'études stratégiques de la marine.
Argentine : mémoire en danger ?
Il y a cinquante ans, le 24 mars 1976, l’Argentine basculait dans la nuit. Un coup d’État militaire renversait la présidente Isabel Perón et installait une junte dirigée par le général Jorge Rafael Videla. Commençait alors ce que les militaires appelaient le « Processus de réorganisation nationale » : une dictature qui allait durer jusqu’en 1983 et faire près de 30 000 disparus, selon les organisations de défense des droits humains. Arrestations clandestines, torture systématique, exécutions, vols de bébés, disparitions forcées — un système de terreur pensé pour effacer toute trace. Au cœur de ce dispositif répressif, un lieu est devenu symbole : l’Escuela de Mecánica de la Armada, l’ESMA. Officiellement École de mécanique de la Marine, en plein Buenos Aires. Officieusement, l’un des plus grands centres clandestins de détention et de torture du pays. Environ 5 000 personnes y auraient transité. La plupart n’en sont jamais revenues. Aujourd’hui, l’ESMA est un site de mémoire. Un lieu de transmission, d’archives, de pédagogie. Mais cette mémoire est de nouveau contestée. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Javier Milei, les politiques publiques de mémoire sont fragilisées, les financements réduits, et certains discours relativisent, voire nient, l’ampleur des crimes de la dictature. Alors, que représente l’ESMA dans l’histoire argentine ? Comment un lieu de terreur devient-il un lieu de mémoire ? Pourquoi la bataille autour du passé est-elle redevenue si vive aujourd’hui ? Pour en parler, nous recevons deux grandes spécialistes de ces questions, les historiennes et chercheuses Marina Franco et Claudia Feld, qui publient « Crimes contre l'humanité à ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) », Éd. Anamosa. Invitées : Marina Franco, professeure à l'UNSAM et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales en Argentine Claudia Feld, professeure à l'Université de Buenos-Aires et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'études sur la mémoire et directrice de la revue CLEPSIDRA.