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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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L’Europe 100% dépendante de la Chine pour le graphite ?

Quand d'autres tâtonnent, les Néerlandais innovent. À Rotterdam, la start-up CarbonX a transformé une simple poudre noire de carbone en une solution révolutionnaire pour réduire la dépendance énergétique de l'Europe. Alors que l'UE importe 100 % de son graphite de la Chine, cette innovation pourrait bouleverser les équilibres industriels et géopolitiques.CarbonX a développé un matériau d'anode unique en son genre, issu du noir de carbone – ou noir de fourneau – reconfiguré en une architecture hexagonale complexe. Daniela Sordi, cofondatrice et directrice technique, explique que cette structure crée un réseau poreux où les ions lithium circulent plus librement qu’avec le graphite traditionnel. Résultat : des batteries plus performantes, une recharge accélérée pour les véhicules électriques et une autonomie accrue pour les smartphones.Au-delà de la performance, la technologie de CarbonX consomme nettement moins d'énergie que les procédés classiques, réduisant ainsi considérablement l’empreinte carbone. Un atout essentiel alors que l’Agence internationale de l’énergie prévoit que la demande mondiale en graphite sera multipliée par 20 à 25 d’ici 2040. Mais les enjeux sont aussi stratégiques. La dépendance de l’Europe à la Chine en matière de graphite pose un risque pour sa souveraineté énergétique. Rutger Van Raalten, cofondateur de CarbonX, insiste : une chaîne d’approvisionnement résiliente est cruciale pour l’électrification mondiale. La start-up prévoit d’implanter sa première usine dans le port de Rotterdam, en adaptant les infrastructures existantes de production de noir de carbone. Avec une capacité potentielle de 20 000 tonnes par an, CarbonX discute déjà avec les principaux fabricants mondiaux de batteries. Un premier accord commercial pourrait être signé dès mi-2025. Rotterdam pourrait ainsi devenir le cœur d’une filière européenne durable, reliant technologie, écologie et indépendance énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 17, 20241 min

Stellantis lance sa première centrale géothermique ?

Stellantis fait un pas audacieux vers la transition écologique. Jeudi 12 décembre 2024, le géant automobile a inauguré une installation géothermique inédite sur son site de production de Caen, en Normandie. Un projet d’envergure, financé à hauteur de 7 millions d’euros, qui pourrait transformer le visage énergétique de l’industrie automobile.Après dix mois de travaux, cette centrale géothermique impressionne par son ambition technique. Trois kilomètres de tuyaux, trois pompes à chaleur et douze centrales de traitement d’air : un dispositif qui chauffe l’ensemble des bâtiments du site – soit 80 000 m² – tout en refroidissant les équipements industriels. Résultat : une réduction de 70 % de la consommation de gaz et 15 % de celle d’eau, couvrant 30 % des besoins énergétiques du site en toute autonomie.L’usine, qui emploie 1 300 salariés pour la production de transmissions hybrides et électriques, devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour l’innovation industrielle durable. Ce projet s’inscrit dans la stratégie du groupe, qui vise la neutralité carbone dès 2028 et une autonomie énergétique à 80 % d’ici 2030. Soutenu par l’ADEME et des fonds européens, ce modèle pourrait faire école. Stellantis prévoit déjà des forages supplémentaires pour renforcer l’autonomie énergétique de son site normand. Une initiative qui prouve qu’industrie et transition écologique ne sont pas incompatibles. En Normandie, l’usine de Caen montre la voie, alliant performance environnementale et excellence industrielle. Avec cette installation, Stellantis passe du discours aux actes, espérant inspirer une transformation plus large du secteur automobile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 20241 min

Une nouvelle limite de la Terre dépassée en 2024 ?

C’est officiel : 2024 marquera un tournant dans l’histoire climatique. Selon le service européen Copernicus, cette année sera la première à franchir le seuil symbolique d’un réchauffement global de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Ce niveau, inscrit dans l’Accord de Paris comme la limite à ne pas dépasser à long terme, sera franchi sur l’ensemble de l’année, après un novembre exceptionnellement chaud.Avec une anomalie thermique de +1,62 °C par rapport à l’époque préindustrielle, novembre 2024 s’inscrit dans une série de mois records marqués par des catastrophes naturelles : typhons en Asie, sécheresses en Amazonie et en Afrique australe. Si l’Accord de Paris parle de tendances sur 20 ans pour considérer cette limite comme définitivement atteinte, les signaux sont clairs : le climat se réchauffe, actuellement de +1,3 °C en moyenne, et le GIEC estime que la barre des +1,5 °C sera inévitable d’ici 2030-2035, quel que soit le scénario d’émissions.Pourtant, l’action internationale reste insuffisante. Selon l’ONU Environnement, les politiques actuelles nous conduisent vers un réchauffement de +3,1 °C d’ici la fin du siècle, même si les engagements de réduction des émissions sont partiellement respectés. La COP29, qui s’est conclue récemment à Bakou, n’a pas permis d’accélérer la transition énergétique. Les 300 milliards de dollars promis aux pays en développement pour leur adaptation restent bien en deçà des besoins.Pourquoi 2024 explose-t-elle les records après une année déjà marquée par El Niño ? Les experts expliquent que la chaleur accumulée par ce phénomène climatique persiste et s’étale sur l’année suivante. Mais si la tendance ne s’inverse pas en 2025, le climatologue Robert Vautard avertit qu’il faudra reconsidérer nos modèles. En attendant, le réchauffement s’intensifie, amplifié par la fonte record de la banquise antarctique et des nuages moins réfléchissants. La sonnette d’alarme, déjà tirée, ne cesse de retentir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 20242 min

L’IA pessimiste sur l’avenir du climat ?

Le réchauffement climatique s’accélère, et les chiffres sont alarmants. Entre 2011 et 2020, les températures mondiales ont grimpé de 1,1 °C par rapport à l’ère préindustrielle. En cause : l’émission de 2 400 milliards de tonnes de CO2 depuis 1850, dont près de la moitié au cours des trois dernières décennies. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les politiques actuelles nous mènent tout droit vers un réchauffement de +3 °C d’ici 2100.Mais des chercheurs des universités du Colorado, de Stanford et de l’ETH Zurich ont utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour affiner ces prévisions. Grâce à l’apprentissage par transfert, une méthode qui réutilise des données issues de tâches similaires, ils ont analysé dix modèles climatiques et obtenu des prédictions plus précises à l’échelle régionale. Leurs conclusions, publiées dans la revue Environmental Research Letters, font froid dans le dos. Sur 46 régions étudiées, 34 dépasseront les 1,5 °C de réchauffement dès 2040. Et pour 26 d’entre elles, la barre des 3 °C sera franchie d’ici 2060. Des seuils critiques, atteints plus tôt que ne le prévoyaient les études précédentes.Les chercheurs insistent sur le rôle crucial de l’IA dans la modélisation climatique. Elle permet non seulement d’affiner les prévisions globales, mais aussi de mieux comprendre les impacts régionaux, souvent plus incertains. Ces avancées technologiques offrent ainsi un outil précieux pour éclairer les décisions politiques face à l’urgence climatique. Un message clair : si nous ne redoublons pas d’efforts pour limiter nos émissions, les impacts du réchauffement se feront sentir plus tôt et de manière plus intense que ce que l’on redoutait. Les scientifiques appellent donc à agir vite, pour freiner cette course contre la montre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 20242 min

Les parkings obligé de se couvrir de panneaux solaires ?

Les parkings français pourraient bientôt devenir des centrales solaires à ciel ouvert. C’est l’objectif du décret publié le 13 novembre 2024, qui applique l’article 40 de la loi « Accélération de la production d’énergies renouvelables ». Cette mesure impose aux parkings de plus de 1 500 m² de s’équiper d’ombrières photovoltaïques couvrant au moins 50 % de leur surface. Les délais sont fixés : d’ici juillet 2026 pour les parkings de plus de 10 000 m², et juillet 2028 pour ceux compris entre 1 500 et 10 000 m². Les premières concernées ? Les grandes surfaces, dont les zones de stationnement représentent environ 70 millions de mètres carrés en France. L’objectif est clair : rattraper le retard de la France en matière d’énergies renouvelables. En 2020, notre pays était le seul en Europe à ne pas atteindre les 23 % d’énergie renouvelable exigés par l’Union européenne. Le décret prévoit des sanctions sévères pour les réfractaires : une amende de 50 euros par mètre carré non équipé. Exemple à la clé, un parking de 3 000 m² qui ne respecterait pas la règle pourrait écoper d’une pénalité de 150 000 euros. De quoi faire grincer des dents les grandes surfaces, déjà hostiles à ce décret et qui avaient réclamé — sans succès — un report de deux ans. Au-delà des coûts, les bénéfices sont multiples. Ces ombrières solaires pourraient alimenter des bornes de recharge pour véhicules électriques ou redistribuer localement de l’énergie propre. Elles participeraient aussi à réduire l’empreinte carbone des supermarchés, souvent critiqués pour leur impact énergétique. En transformant des espaces souvent dévalorisés en sources d’énergie, cette mesure pourrait bien devenir un pilier de la transition énergétique en France. Reste à voir si son déploiement tiendra les délais.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 20242 min

Deepmind prédit des événements extrêmes 15 jours à l'avance ?

Google frappe fort dans le domaine de la météorologie. Sa dernière innovation, l’IA GenCast, développée par DeepMind, promet des prévisions météo d’une précision inégalée, jusqu’à 15 jours à l’avance. Un bond technologique qui pourrait jouer un rôle crucial face à la recrudescence des catastrophes climatiques. Publiée dans la prestigieuse revue Nature, cette avancée dépasse les performances du Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), considéré jusqu’alors comme la référence mondiale. Testé sur 1 320 désastres climatiques répertoriés en 2019, GenCast a surpassé l’ECMWF dans 97 % des cas. Mais la véritable révolution réside dans la rapidité d’exécution. Là où les systèmes actuels nécessitent plusieurs heures pour produire des prévisions, GenCast n’a besoin que de huit minutes. Basé sur quatre décennies de données climatiques (de 1979 à 2018), le modèle s’appuie sur des paramètres clés comme la température, la vitesse du vent et la pression atmosphérique. Les conséquences pourraient être majeures : mieux anticiper les vagues de chaleur meurtrières, comme celle qui a tué 21 personnes au Maroc cet été, ou encore les ouragans dévastateurs, à l’image d’Helene, qui a causé 237 décès en Floride en septembre. Les incendies de forêt, comme ceux d’Hawaï ayant fait une centaine de victimes, pourraient également être mieux maîtrisés grâce à des alertes précoces. Google insiste sur les capacités de GenCast à prévoir les extrêmes climatiques : chaleurs records, froids polaires et vents violents. Une avancée technologique qui pourrait révolutionner les dispositifs d’alerte et limiter les pertes humaines. Face à un climat de plus en plus imprévisible, cette IA montre que la science peut encore anticiper, et peut-être, protéger. Une innovation qui rappelle l’urgence d’investir dans des outils capables de répondre aux défis du réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 10, 20242 min

Un diamant radioactif pourrait produire 5 000 ans d’énergie sans CO2 ?

Et si les diamants ne se contentaient pas d’être les meilleurs amis des joailliers, mais devenaient aussi ceux de l’énergie ? Une équipe de l’Université de Bristol a développé un diamant artificiel, chargé en carbone 14, capable de produire de l’électricité pendant... 5 000 ans. Une innovation révolutionnaire, au potentiel immense pour des applications médicales, spatiales ou électroniques. Tout repose sur la désintégration radioactive du carbone 14, un isotope naturellement présent dans l’environnement. Avec une demi-vie de 5 700 ans, il libère des électrons en se désintégrant. Les chercheurs ont enfermé ce radioélément dans une structure en diamant synthétique, qui capte ces électrons pour générer un courant électrique continu, stable et infime. Pourquoi le diamant ? Outre son prestige, sa structure atomique dense agit comme un bouclier protecteur, confinant les particules radioactives et facilitant la conversion en énergie. Résultat : une source autonome, sans recharge ni entretien, et sans risques de fuites radioactives. Les applications potentielles sont fascinantes. Dans le domaine médical, des implants comme les stimulateurs cardiaques ou pompes à insuline pourraient fonctionner toute une vie sans intervention. Dans l’espace, des sondes comme Voyager 1 pourraient transmettre des données pendant des siècles. Et dans l’électronique, cette technologie pourrait éliminer la dépendance aux batteries, offrant des appareils autoalimentés et plus durables. Bien sûr, il reste des défis : produire ces diamants à grande échelle et intégrer cette technologie dans nos systèmes actuels. Mais l’idée est là, et elle pourrait bien transformer notre façon d’utiliser et de penser l’énergie. Une véritable pépite technologique, taillée pour révolutionner notre avenir énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 9, 20241 min

Les métaux lourds sont dangereux… mais pas comme on l’imagine ?

Les métaux lourds, souvent associés à la toxicité, suscitent des débats scientifiques sur leur impact réel. L'ASEF (Association Santé Environnement France) les définit comme des éléments métalliques naturels, d'une densité supérieure à 5 000 kg/m³. Mais pour le Professeur Manish Arora, expert en médecine environnementale, cette définition simplifie une réalité complexe : leur toxicité dépend avant tout de leurs interactions avec notre organisme. Certains métaux, comme le fer, le cuivre ou le zinc, sont vitaux pour des fonctions essentielles, mais leur excès peut causer des troubles graves. À l’inverse, des éléments comme le plomb, l’arsenic ou le mercure n’ont aucune utilité biologique et sont particulièrement nocifs. Par exemple, le plomb affecte le développement neurologique, tandis que le mercure altère les fonctions cognitives. Selon l’OMS, ces substances peuvent provoquer des cancers, des maladies cardiovasculaires ou des déficits intellectuels chez les enfants exposés. Les études récentes ont établi un lien entre l’exposition aux métaux lourds et les troubles du spectre autistique. Une recherche de 2023, menée par l’équipe de Kelly Bakulski, a montré que le cadmium, inhalé pendant la grossesse, augmente le risque d’autisme chez l’enfant. Ces découvertes soulignent la vulnérabilité particulière des jeunes en développement face à ces éléments. Cependant, ces avancées scientifiques ont parfois engendré des dérives. La thérapie par chélation, censée éliminer les métaux lourds, a été promue comme un remède à l’autisme sans preuve scientifique. Pire, cette pratique peut être mortelle, comme en témoigne le décès d’un enfant en 2005. L’industrialisation a largement contribué à la dissémination des métaux lourds dans notre environnement : peinture au plomb, aliments contaminés ou poissons riches en mercure. « Nous baignons dans un cocktail d’expositions », alerte le Professeur Arora. Une vigilance accrue est donc nécessaire pour limiter les impacts de ces substances invisibles, mais omniprésentes.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 20242 min

Les USA surveillent que personne ne contrôle le soleil ?

Le soleil, source inépuisable d’énergie pour la Terre, devrait continuer de briller encore 5 à 7 milliards d’années. Pourtant, les États-Unis, à travers la NASA et la NOAA, se mobilisent pour surveiller toute tentative humaine d’interférer avec ses rayons. Ce projet, financé par le Congrès, n’est pas le fruit d’une paranoïa, mais une réponse aux avancées de la géo-ingénierie solaire. Cette discipline controversée vise à moduler l’impact des rayons solaires sur la planète, notamment pour contrer le réchauffement climatique. Une idée qui fascine autant qu’elle inquiète : jouer avec l’intensité du rayonnement solaire pourrait bouleverser l’agriculture, les écosystèmes et les infrastructures humaines. L’objectif de la NASA et de la NOAA ? Surveiller et prévenir toute initiative imprudente, qu’elle vienne d’États, de groupes privés ou de militants. Concrètement, un ballon-sonde est lancé toutes les deux ou trois semaines depuis Boulder, Colorado. À 27 kilomètres d’altitude, il analyse les aérosols dans l’atmosphère, des particules capables de détourner les rayons solaires et de modifier leur impact. D’autres stations, situées en Alaska, à Hawaï, en Nouvelle-Zélande et ailleurs, participent également à cette surveillance. Le but final est de définir une base de référence mondiale pour la présence d’aérosols. Si des anomalies sont détectées, des avions équipés d’instruments ultra-précis seront prêts à enquêter. Pour l’instant, cette perspective reste théorique : aucun acteur ne manipule encore le climat à grande échelle, malgré les théories de certains complotistes. Avec ce programme de vigilance, la NASA et la NOAA rappellent qu’intervenir sur un phénomène aussi complexe que le rayonnement solaire exige prudence et responsabilité. La protection de notre étoile passe par une surveillance accrue, pour éviter que des apprentis sorciers ne jouent avec des forces dépassant l’entendement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 20242 min

Une méthode de 3775 ans pour contrer le réchauffement climatique ?

Et si la solution contre le réchauffement climatique se trouvait… sous terre ? Une équipe de chercheurs propose une méthode audacieuse pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre : enterrer du bois mort dans des cimetières géants. Cette technique, baptisée "Wood Vaulting", fait l'objet d'une étude publiée dans la revue Science. Le concept repose sur une découverte étonnante au Québec. En 2013, une souche de Genévrier de Virginie, vieille de 3 775 ans, a été retrouvée sous deux mètres d'argile. Son état de conservation remarquable a révélé qu'elle avait conservé la majorité du carbone absorbé durant sa vie. L'argile et le faible taux d'oxygène de son environnement auraient empêché sa décomposition, limitant ainsi le rejet de carbone dans l’atmosphère. Cette méthode pourrait s’avérer prometteuse : en enterrant du bois sous des couches de sol argileux, on empêcherait sa décomposition par des champignons et micro-organismes, responsables de la libération du carbone. Selon Ning Zeng, climatologue à l'Université du Maryland et principal auteur de l’étude, cette approche pourrait compenser jusqu’à un tiers des émissions annuelles de combustibles fossiles. En plus d’être efficace, la technique semble accessible. Les sols argileux sont répandus, et les terrains utilisés pour enterrer le bois pourraient même être réaffectés à l’agriculture. Zeng imagine aussi une extension de cette méthode aux plantes à croissance rapide, renforçant son potentiel à grande échelle. Si elle paraît simple, cette solution soulève des questions pratiques et environnementales. Mais face à l'urgence climatique, cette idée, à la croisée de l’ingéniosité scientifique et de la gestion durable, pourrait bien se frayer un chemin dans le débat mondial.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 20241 min

Batteries électriques : l’Europe veut faire barrage à la Chine ?

C’est un cri d’alarme collectif : la France, l’Allemagne et la Suède pressent l’Union européenne d’agir face à la domination chinoise sur le marché des batteries électriques. Avec 85 % de la production mondiale contrôlée par Pékin, cette dépendance inquiète profondément les pays européens, échaudés par leur expérience avec le gaz russe. La souveraineté énergétique et technologique du Vieux Continent est en jeu, tout comme la réussite de la transition écologique. Mais l’Europe est à la traîne. L’industrie locale des batteries peine à décoller, les investissements restent timides, et des acteurs prometteurs comme Northvolt, autrefois fer de lance du secteur, vacillent dangereusement. En Suède, le gouvernement a refusé de secourir l’entreprise, symbole des ambitions européennes. Face à cette situation critique, Paris, Berlin et Stockholm appellent à un sursaut. Ils réclament une mobilisation massive : allègement des formalités administratives, accélération des autorisations pour les projets stratégiques, et création de nouveaux outils de financement pour soutenir les start-up innovantes. Bruxelles semble entendre le message. La nouvelle Commission européenne s’est engagée à publier une feuille de route dans les 100 jours pour relancer la compétitivité économique tout en répondant aux objectifs climatiques. Parmi les solutions envisagées : diversifier les sources d’approvisionnement en matières premières, avec des partenariats renforcés avec l’Australie, le Canada ou encore des projets de production de lithium sur le sol européen. Mais l’urgence est réelle. La ministre suédoise de l’Industrie, Ebba Busch, avertit : sans une action rapide, la transition écologique risque de se transformer en une "transition chinoise", comme cela a été le cas pour le solaire et l’éolien. Les États membres espèrent qu’un signal clair de Bruxelles redonnera confiance aux investisseurs et ravivera l’industrie européenne des batteries. Une course contre la montre s’engage.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 3, 20242 min

Une poudre jaune pour capturer le CO2 ?

Une poudre capable de capturer autant de carbone qu’un arbre, cela vous paraît utopique ? Pourtant, des chercheurs de l’Université de Berkeley, en Californie, affirment que cette innovation pourrait devenir une arme essentielle contre le changement climatique. D’après une étude publiée dans *Nature* et relayée par *The Guardian*, cette poudre révolutionnaire, d’environ 230 grammes, peut absorber autant de dioxyde de carbone qu’un arbre, avec des perspectives prometteuses pour le stockage ou des applications industrielles, comme les boissons gazeuses. Basée sur des liaisons chimiques puissantes, cette poudre poreuse et durable surpasse les matériaux actuels de captage du carbone. Testée en laboratoire par l’équipe du professeur Omar Yaghi, elle a prouvé son efficacité : elle peut être réutilisée plus de 100 fois en captant le carbone en deux heures, avant d’être chauffée à une température modérée de 50°C pour relâcher le gaz et recommencer le processus. Yaghi imagine un futur où chaque grande ville disposerait d’installations utilisant cette technologie. Avec sa société Atoco, basée en Californie, il espère produire plusieurs tonnes de cette poudre en moins d’un an. Les sites industriels, déjà producteurs de chaleur excédentaire, pourraient intégrer cette solution pour recycler le dioxyde de carbone. Toutefois, des défis subsistent. La faible concentration de CO₂ dans l’air (environ 0,04 %) implique le traitement de grandes quantités d’air, nécessitant une consommation énergétique importante. Shengqian Ma, chimiste à l’Université du Nord du Texas, pointe également le coût élevé des matériaux comme un obstacle à une adoption massive. Malgré ces limites, Omar Yaghi reste optimiste. Après 15 ans de recherche, il considère cette technologie comme une avancée majeure : "Il n’y a plus d’excuse pour ne pas réfléchir sérieusement à la capture du CO₂ dans l’air." Une promesse à surveiller.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 2, 20242 min

Une machine à laver pour humains ?

L’innovation a parfois des racines insoupçonnées. Science Co. ressuscite un concept audacieux : la machine à laver humaine. Inspirée du prototype dévoilé par Sanyo Electric en 1970 lors de l’exposition universelle d’Osaka, cette version revisitée promet de révolutionner l’expérience du bain. Concrètement, cette cabine high-tech intègre une baignoire avec un siège inclinable où l'utilisateur peut s'allonger. Une fois installé, le système ajuste la température et le débit d'eau grâce à des capteurs mesurant le rythme cardiaque et d'autres paramètres biologiques. Objectif : offrir un lavage efficace tout en maximisant le confort. Mais la véritable nouveauté réside dans son approche bien-être. Les capteurs scannent le niveau de stress et de fatigue de l’utilisateur, puis diffusent des images et sons apaisants en phase avec son état. Selon le quotidien japonais *The Mainichi Shimbu*, le lavage se fait avec une technologie à fines bulles, douce mais redoutablement efficace, avant qu’un flux d’air chaud ne sèche la peau avec délicatesse. Au-delà de son aspect futuriste, cette innovation répond à des besoins pratiques. Elle pourrait devenir un outil précieux pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, tout en consommant moins d’eau qu’un bain classique. Une aubaine dans un monde où la durabilité est essentielle. Ce joyau technologique sera présenté lors de l’Exposition universelle d’Osaka Kansai en 2025, où quelques visiteurs privilégiés pourront en tester les bienfaits. Une version domestique est également prévue. Science Co. promet une expérience unique, mêlant relaxation et soin. « Les utilisateurs se sentiront rajeunis, mentalement et physiquement », assure le fabricant. Futur gadget de luxe ou solution inclusive pour le quotidien ? La machine à laver humaine pourrait bien être les deux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 1, 20241 min

Hiver : comment protéger son smartphone du froid ?

Avec l’hiver, vos gadgets électroniques, notamment vos smartphones et vos véhicules électriques, peuvent souffrir des basses températures. Les batteries lithium-ion, omniprésentes dans ces appareils, voient leur autonomie diminuer sous l’effet du froid. Et ce n’est pas tout : les écrans tactiles, particulièrement les LCD, peuvent perdre en réactivité, rendant leur usage moins fluide. Pour éviter ces désagréments, quelques précautions simples s’imposent. Premièrement, équipez votre smartphone d’un étui isolant et étanche conçu pour le protéger des températures extrêmes. Si vous êtes en déplacement, préférez ranger votre téléphone dans une poche intérieure : la chaleur de votre corps aidera à maintenir une température idéale. Vous pouvez également opter pour des écouteurs et des commandes vocales pour limiter les manipulations directes en extérieur. Pour les batteries, veillez à partir avec un appareil bien chargé et, si possible, emportez une batterie externe. En effet, le froid peut accélérer la décharge, rendant l’utilisation prolongée plus compliquée. Attention également aux chocs thermiques ! Ne commencez pas à utiliser votre smartphone immédiatement après être passé d’un environnement glacial à un espace chauffé. Le brusque changement de température peut engendrer de la condensation à l’intérieur de l’appareil, risquant d’endommager ses composants. Quant aux véhicules électriques, adoptez les mêmes réflexes : surveillez le niveau de charge avant chaque trajet et essayez de stationner dans un endroit abrité. En somme, l’hiver met nos appareils à rude épreuve, mais avec ces astuces, vous pourrez continuer à profiter de vos outils technologiques sans encombre. Gardez-les au chaud, et ils vous le rendront bien ! Pour résumer :-Mettez votre appareil dans un étui ou une housse-Rangez-le dans une poche intérieure-Munissez-vous d'écouteurs pour éviter l'utilisation directe du mobile-Chargez bien votre téléphone-Surveillez votre niveau de batterie et équipez-vous d'un chargeur ou d'une batterie externe-N'utilisez pas tout de suite votre téléphone une fois que vous êtes au chaud Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 20242 min

Apple : réparer son MacBook Pro coûte moins cher désormais ?

Apple, souvent critiquée pour les prix élevés de ses produits et réparations, semble vouloir apaiser les esprits. Une récente note interne, révélée par *MacRumors*, annonce une bonne nouvelle pour les propriétaires de MacBook Pro : les réparations des haut-parleurs seront désormais plus abordables. Jusqu’à présent, lorsqu’un haut-parleur de MacBook Pro rencontrait un problème, le remplacement impliquait de changer tout le châssis supérieur, une opération coûteuse. Ce châssis comprend plusieurs composants, notamment la batterie, ce qui alourdissait considérablement la facture. Désormais, Apple autorise ses magasins et réparateurs agréés à remplacer les haut-parleurs individuellement, une mesure bien plus économique. Ce changement concerne principalement les modèles les plus récents : les MacBook Pro 14 pouces et 16 pouces équipés de la puce M4. Cependant, selon une source citée par *MacRumors*, cette possibilité s’étendra également aux MacBook Pro dotés d’un processeur Apple Silicon, produits depuis 2020. Si le coût exact de cette réparation individuelle n’a pas encore été dévoilé par Apple, une baisse significative des frais est attendue. Cela pourrait éviter à de nombreux clients de devoir payer pour des réparations dépassant parfois plusieurs centaines d’euros. Ce geste s’inscrit dans une tendance plus large chez Apple, qui cherche à améliorer la durabilité et la réparabilité de ses produits, en réponse aux critiques des consommateurs et à la pression réglementaire. Une initiative qui pourrait séduire une clientèle soucieuse de maîtriser ses dépenses tout en continuant à profiter de l’écosystème Apple.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 20241 min

Batteries électriques : le leader européen en faillite ?

L'Europe, qui ambitionne de rivaliser avec la Chine dans la course aux véhicules électriques, fait face à un revers majeur. La société suédoise Northvolt, fleuron européen des batteries, vient d’annoncer son placement sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Northvolt, déjà fragilisé après l’abandon de son usine à Skelleftea, affiche aujourd’hui des chiffres préoccupants : une dette colossale de 5,84 milliards de dollars et seulement 30 millions de liquidités, insuffisants pour tenir une semaine d’activité. Cette situation critique a conduit Peter Carlsson, PDG de l’entreprise, à démissionner, tout en précisant qu’il faudrait entre 1 et 1,2 milliard de dollars pour espérer relancer l’activité.Malgré cette crise, Northvolt ne baisse pas les bras. L’entreprise envisage une restructuration d’ici le premier trimestre 2025 et compte examiner des propositions d’investissement pour poursuivre son ambition de bâtir une industrie européenne des batteries. « Cette étape décisive permettra à Northvolt de répondre à la demande croissante en électrification des véhicules, malgré les défis actuels », a déclaré Tom Johnstone, directeur intérimaire du conseil d'administration. Pour l’Europe, cette annonce est un coup dur dans un secteur où la dépendance aux géants chinois, comme CATL et BYD, reste forte. Le Vieux Continent peine à établir une base industrielle solide face à une concurrence chinoise déjà bien implantée et bénéficiant de coûts de production plus bas. Alors que le marché des véhicules électriques explose, ce revers soulève des questions cruciales sur l’autonomie industrielle de l’Europe et sa capacité à tenir tête à ses rivaux asiatiques dans la transition énergétique. Les prochains mois seront décisifs pour Northvolt et, par extension, pour l’avenir de la filière européenne des batteries.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20241 min

Des algues et du rhum comme biocarburant ?

Depuis 2011, les plages idylliques des Caraïbes sont envahies par les sargasses, une algue brune synonyme de désastre écologique et touristique. Pourtant, ces algues malodorantes pourraient bien devenir une ressource précieuse. Une équipe de l’Université des West Indies (UWI) à la Barbade a réussi à produire un biocarburant innovant à partir de ces envahisseurs marins, propulsant une voiture avec succès. L’idée est née grâce à Brittney McKenzie, une étudiante frappée par les efforts massifs pour débarrasser les plages. Sous la direction du Dr Legena Henry, experte en énergies renouvelables, l’équipe a combiné les algues avec des eaux usées issues des distilleries de rhum locales pour créer un biogaz naturel compressé. Ce carburant a été testé sur une Nissan Leaf, avec des résultats prometteurs. Le projet a bénéficié d’un coup de pouce financier : en 2019, il a séduit la Fondation Blue Chip, qui a investi 100 000 dollars. Aujourd’hui, porté par la société Rum and Sargassum Inc., ce biocarburant offre une solution accessible : une voiture peut être adaptée en quatre heures pour environ 2 500 dollars. Les enjeux sont énormes pour les Caraïbes, qui dépendent des importations de carburants fossiles. À la Barbade, un investissement de 7,5 millions de dollars pourrait suffire à alimenter 300 taxis. Mais le potentiel est mondial : les sargasses touchent aussi l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique du Sud et la Floride. L’équipe explore aussi d’autres usages pour ces algues, comme des produits antiparasitaires. Une station de biogaz est en projet pour augmenter la production et prouver la viabilité commerciale. Ce projet illustre comment une nuisance environnementale peut se transformer en opportunité, tout en démontrant le rôle clé des petites nations dans l’innovation climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 20242 min

La « teinture numérique » plus écologique pour les vêtements ?

Et si la révolution de l’industrie textile passait par une goutte d’encre ? La startup britannique Alchemie, implantée à Taïwan, a peut-être trouvé la solution pour réduire l’empreinte écologique d’un secteur connu pour ses excès. Chaque année, la teinture des tissus engloutit 5 000 milliards de litres d’eau et génère 20 % de la pollution industrielle mondiale, selon le World Resources Institute. À cela s’ajoutent 10 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Avec son procédé Endeavour, Alchemie promet une révolution verte : une machine qui teinte les tissus de manière ultra-précise, à l’image des imprimantes à jet d’encre. Grâce à 2 800 têtes d’impression projetant 1,2 milliard de gouttelettes par mètre linéaire, cette technologie réduit la consommation d’eau de 95 % et celle d’énergie de 85 %. Mieux encore, le processus serait trois à cinq fois plus rapide que les méthodes actuelles. Pour le fondateur d’Alchemie, le Dr Alan Hudd, cette innovation répond à un défi de taille : "Placer chaque goutte de colorant exactement où elle doit être, avec une précision millimétrée." Mais tout n’est pas rose. L’adoption massive de cette technologie nécessiterait des centaines de machines pour répondre aux besoins des géants de la mode comme Inditex, propriétaire de Zara. D’autres solutions émergent. Des startups suédoises et chinoises expérimentent la teinture sans chaleur ou la pulvérisation numérique, tandis que des chercheurs explorent l’usage de bactéries productrices de pigments naturels. Pour Kirsi Niinimäki, professeure à l’université Aalto, ces alternatives sont prometteuses : "Réduire l’eau et les produits chimiques, c’est déjà une immense avancée." Mais le défi reste de taille, car ces innovations doivent s’adapter à des climats variés et à une production de masse. Une révolution en marche, mais encore loin d’être portée sur tous les étendards.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 20242 min

Matériaux rares : la France veut exploiter des « mines urbaines » ?

Avec six millions de tonnes exportées en 2021, la France est le plus grand exportateur net de déchets métalliques en Europe. Mais ce potentiel est sous-exploité. Selon un rapport du cabinet Oliver Wyman, des "mines urbaines", comme le recyclage du cuivre, pourraient transformer cette situation en avantage économique et environnemental. Le cuivre, essentiel à la transition énergétique, illustre bien l'enjeu. Chaque année, la France industrielle consomme 257 000 tonnes de ce métal pour des applications clés, comme les câbles électriques. Pourtant, sur les 218 000 tonnes de déchets de cuivre collectés dans le pays, seulement 66 000 tonnes sont recyclées localement. Le reste, soit 206 000 tonnes, est exporté vers des pays comme la Belgique ou l’Allemagne, où des géants comme Umicor et Aurubis en tirent profit. Pour Éric Confais, associé chez Oliver Wyman, il y a là un levier économique majeur. "Doubler le recyclage du cuivre en France pourrait réduire de 3 % le déficit commercial", estime-t-il. Cela nécessiterait cependant des investissements dans des infrastructures comme l’hydrométallurgie pour traiter les alliages et mâchefers. La réglementation pourrait aussi jouer un rôle clé, en imposant des taux minimaux de matières recyclées, comme c’est déjà le cas pour le plastique, ou en limitant les exportations de déchets métalliques. À ce jour, seule l’usine Nexans de Lens (Pas-de-Calais) recycle du cuivre en France. Le site, en partenariat avec Suez, prévoit d’augmenter sa capacité de 50 % d’ici 2026, pour atteindre 80 000 tonnes par an. Une avancée prometteuse, mais encore insuffisante face à l’ampleur des besoins. Au-delà de l’économie, développer ces filières contribuerait aussi à la décarbonation d’un secteur des déchets encore à la traîne. Un défi stratégique pour l’avenir industriel et écologique de la France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 20241 min

Canada : l’IA au secours des insectes ?

Et si l’intelligence artificielle devenait la meilleure alliée des insectes ? À Montréal, des entomologistes, épaulés par des ingénieurs, ont lancé le projet Antenna, une initiative audacieuse qui utilise l’IA pour documenter le déclin alarmant des insectes à travers le monde. Leur objectif : combler le vide colossal de données sur ces espèces essentielles à nos écosystèmes. Le fonctionnement est ingénieux. Des bornes solaires, installées du Grand Nord canadien jusqu’aux forêts tropicales du Panama, capturent une photo toutes les 10 secondes des insectes attirés par une lumière UV. Ces clichés sont analysés par un algorithme capable d’identifier les espèces. En seulement deux à cinq ans, Antenna ambitionne de doubler les données accumulées sur la biodiversité depuis 150 ans.Pourquoi cette initiative est-elle cruciale ? Les insectes représentent la moitié de la biodiversité mondiale. Pollinisateurs, recycleurs naturels ou base de la chaîne alimentaire, ils jouent un rôle vital pour l’équilibre de la planète. Pourtant, 90 % des espèces restent à découvrir, selon le chercheur David Rolnick, qui décrit ce projet comme "la prochaine avancée majeure dans l’observation de la biodiversité". Les premiers résultats sont prometteurs : une station au Panama a déjà permis d’identifier 300 espèces nouvelles en une semaine. À terme, le modèle open source pourra reconnaître davantage d’insectes et même s’étendre à d’autres écosystèmes, comme les grands fonds marins ou les zones agricoles.À Montréal, l’Insectarium utilise déjà cette technologie pour sensibiliser le grand public. Les visiteurs peuvent photographier des papillons et découvrir leur espèce grâce à une application. "L’IA au service de l’écologie, c’est une bonne chose si on l’utilise avec soin", souligne Camille Clément, une touriste émerveillée par l’expérience. Avec Antenna, une nouvelle ère s’ouvre pour la biodiversité, mêlant technologie et écologie pour sauver nos précieux alliés ailés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20242 min

Géothermique : l’autre eldorado des géants de la tech ?

Dans les déserts de l’Utah, une révolution énergétique discrète mais ambitieuse se joue sous terre. Tandis que le solaire et l’éolien dominent la transition énergétique, des foreuses s’enfoncent à des kilomètres de profondeur pour exploiter une source de chaleur aussi ancienne que la Terre : la géothermie. Cette énergie renouvelable, issue de la chaleur interne de notre planète, séduit de plus en plus les géants du numérique. En octobre dernier, Fervo Energy, une start-up texane, a obtenu le feu vert pour une centrale géothermique de 2 000 MW dans le comté de Beaver. C’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires. Si tout se passe comme prévu, cette centrale alimentera les data centers de Google dès 2028. Meta, de son côté, a signé un partenariat avec Sage Geosystems pour garantir 150 MW d’ici 2027. Les avancées techniques bouleversent ce secteur. Le projet Utah FORGE, soutenu par le Département américain de l’Énergie, montre des progrès impressionnants : les coûts de forage ont été réduits de moitié, grâce notamment à des techniques de forage horizontal. La start-up canadienne Eavor innove avec un système sans fracturation, utilisant des boucles souterraines fermées pour collecter la chaleur. Cette approche pourrait rendre la géothermie compétitive face au nucléaire dans l’ouest des États-Unis, comme l’a révélé une étude récente publiée dans Nature Energy.Malgré des coûts initiaux élevés, la géothermie présente un atout majeur : une production stable, idéale pour compléter les énergies intermittentes comme le solaire et l’éolien. Reste à relever un défi clé : adapter la production à la demande sans dégrader les installations. Si ce défi est surmonté, la géothermie pourrait bien devenir un pilier incontournable de notre mix énergétique, répondant aux besoins croissants d’une économie toujours plus numérisée et électrifiée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 20242 min

Bientôt une économie circulaire pour les pneus de voitures ?

Chaque année, des millions de capteurs de pression de pneus (TPMS) arrivent en fin de vie, générant une montagne de déchets électroniques. Le géant allemand Continental a décidé d'agir en profondeur pour répondre à cet enjeu environnemental. Son objectif : transformer ces dispositifs en produits 100 % réutilisables et recyclables d'ici 2030, s’inscrivant ainsi dans une démarche ambitieuse d’économie circulaire. Au cœur de cette initiative se trouve le projet européen **Circ-Uits**, soutenu par l’Union Européenne via le programme Horizon Europe. Doté d’un financement de 6 millions d’euros, le projet vise à développer des procédés industriels permettant de récupérer et réutiliser les composants des TPMS, qu’il s’agisse des capteurs, valves, boîtiers, ou encore des batteries au lithium. Continental prévoit ainsi de recycler chaque année 70 tonnes de batteries et 200 tonnes de matériaux. L’impact pourrait être significatif : en réintégrant ces composants dans la production locale, l’entreprise réduirait non seulement le gaspillage mais aussi la dépendance aux matières premières neuves, une stratégie cruciale face à la crise des semi-conducteurs et aux tensions sur les marchés internationaux. Au-delà des chiffres, cette démarche place Continental parmi les précurseurs de l’éco-conception dans l’industrie automobile. Le défi est de taille, mais l’entreprise espère inspirer d’autres équipementiers à suivre son exemple. Alors que le secteur est contraint d'accélérer sa transition écologique, ce projet pourrait bien redéfinir les standards de fabrication. Si Continental parvient à relever ce défi, la réduction de l’empreinte environnementale des véhicules sera plus qu’une ambition : elle deviendra une réalité, et un modèle à suivre pour toute l’industrie automobile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 20241 min

Une raffinerie de lithium au port du Havre ?

Après des années d’attente, la France amorce enfin la création d’une filière nationale du lithium, essentielle pour sa transition énergétique. Le gouvernement vient d’annoncer l’installation de trois entreprises au Havre, dont une raffinerie de lithium construite par Livista Energy. Opérationnelle d’ici 2028, cette usine devrait raffiner 40 000 tonnes de lithium par an, soit de quoi équiper 750 000 voitures électriques, selon Les Échos. Pourquoi Le Havre ? Outre les subventions et l’accompagnement de l’État, le port en eau profonde offre des infrastructures logistiques idéales pour l’importation des matières premières et l’exportation du lithium raffiné. Par ailleurs, les coûts compétitifs de l’électricité en France ont pesé dans la balance, écartant l’Allemagne, un temps envisagée par Livista. Ce projet représente un véritable rattrapage face à la domination chinoise, qui raffine aujourd’hui plus de 60 % du lithium mondial, selon un rapport australien. Philippe Chalmin, expert en matières premières, souligne : « On aurait peut-être pu agir plus tôt. » Cependant, la filière devra composer avec un marché instable. Après une flambée des prix du lithium en 2022, les cours se sont effondrés cette année, une volatilité que certains attribuent aux manœuvres chinoises pour limiter la concurrence. En réponse, Livista prévoit d’adapter ses produits à l’évolution du marché, notamment face à l’essor des batteries LFP, moins coûteuses mais moins performantes que les batteries NMC. Le projet ne se limite pas au lithium : Le Havre accueillera également un site d’importation d’hydrogène renouvelable par Air Products (1,1 milliard d’euros, 270 emplois) et une unité de production d’hydrogène et de méthanol verts pour le maritime par Qair (500 millions d’euros, 150 emplois). Avec ces initiatives, Le Havre pourrait bien devenir un pilier de la transition énergétique en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 20242 min

Le réchauffement climatique en partie inexplicable ?

Gavin Schmidt, climatologue en chef de la NASA, a admis que 2023 a surpris les experts avec des températures exceptionnellement élevées, parfois impossibles à expliquer. "2023 nous a rendus plus humbles, mais surtout, beaucoup plus inquiets. Cette année a défié toutes nos prévisions," confie-t-il. Selon Schmidt, les températures ont dépassé les estimations de 0,2 °C – un écart considérable dans le domaine climatique. Les causes principales du réchauffement sont bien connues : les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, le phénomène El Niño (actif entre juin 2023 et mai 2024), la pollution émise par les navires, l’augmentation de la vapeur d'eau due à l'éruption du volcan Hunga Tonga, et l’intensification du cycle solaire. Pourtant, selon Schmidt, ces éléments n'expliquent pas entièrement ce pic de réchauffement.Alors que le rôle des émissions humaines reste central, les autres facteurs comme la pollution des navires et l’éruption du volcan Tonga ne contribuent qu’à une faible part du réchauffement observé. Les dernières études montrent même que l’impact refroidissant du volcan aurait surpassé son effet réchauffant. Schmidt souligne que la situation actuelle pourrait s’expliquer par deux hypothèses : soit les scientifiques ont sous-estimé la vitesse du réchauffement climatique, soit un phénomène inconnu agit en parallèle. Une étude récente dans le journal *Science* révèle que l’effet réchauffant d’El Niño a été bien plus intense que prévu, rappelant un bond similaire des températures en 1977.Avec une franchise saisissante, Schmidt reconnaît que l'évolution du climat devient de plus en plus imprévisible. "Les choses sont plus erratiques que ce que nous pensions, et cela signifie que nos prévisions futures pourraient être largement erronées," conclut-il. Une incertitude qui pousse à repenser nos modèles climatiques pour mieux anticiper les défis à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 20242 min

USA : 4 milliards de tonnes de CO2 rejetées d’ici 2030 ?

La réélection de Donald Trump pourrait peser lourd sur le climat mondial. Selon les prévisions de Carbon Brief, les décisions de sa future administration pourraient générer jusqu’à 4 milliards de tonnes de gaz à effet de serre d’ici 2030, un volume équivalent aux émissions annuelles cumulées de l’Europe et du Japon ou encore de 140 pays en développement. Et cette hausse des émissions entraînerait une facture environnementale colossale pour l’économie américaine, atteignant les 900 milliards de dollars, alors que nombreux sont ceux qui ont soutenu Trump pour des raisons économiques, face à une inflation persistante.Les projections montrent cependant que même avec Donald Trump, les émissions des États-Unis continueraient à baisser. Cette baisse serait toutefois bien plus lente que sous un mandat de Kamala Harris, dont la politique climatique aurait permis une réduction de 43 % des émissions d’ici 2030, contre seulement 28 % selon les prévisions pour Trump. Or, les objectifs de l’Accord de Paris exigent une réduction de 50 à 52 % d’ici là.Avec son slogan « Drill, baby, drill » – littéralement, « Fore, bébé, fore ! » – Trump semble prêt à relancer l’exploitation intensive des énergies fossiles, une perspective qui inquiète les écologistes. On se souvient qu’au cours de son premier mandat, il a supprimé de nombreuses régulations environnementales mises en place par son prédécesseur, Barack Obama, et freiné le développement des énergies renouvelables. Une réédition de ce programme pourrait freiner sérieusement les efforts américains pour lutter contre le changement climatique, avec des répercussions mondiales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20241 min

Un microbe pourrait enrayer le changement climatique ?

Lutter contre le CO2, voilà un défi auquel certains répondent avec des arbres, d'autres avec des solutions high-tech. Mais des chercheurs américains et italiens misent sur la vie elle-même. Ils ont identifié une cyanobactérie, découverte près de l’île de Vulcano en Sicile, qui pourrait jouer un rôle majeur dans la réduction du CO2 atmosphérique. Baptisée *Utex 3222*, et surnommée "Chonkus" pour ses performances étonnantes, cette cyanobactérie semble capable de croître rapidement et de capturer d’importantes quantités de carbone.Dans des conditions optimales — chaleur, lumière et CO2 abondant — *Chonkus* forme des colonies et cellules bien plus grandes que les autres souches connues. Et, fait notable, elle s’agglomère en boulettes denses qui coulent, stockant le carbone de manière prolongée au fond de l’eau, ce qui pourrait ouvrir des portes à un usage industriel. Au-delà de la séquestration, ces cyanobactéries ont aussi des applications pratiques : elles pourraient produire, à partir de leurs cellules, des composés comme les oméga-3 et la spiruline, tout en capturant le CO2 environnant. Ce processus de "biofabrication" pourrait être une solution durable pour développer des produits tout en absorbant du carbone.Les chercheurs ont partagé leurs échantillons de *Chonkus* pour encourager des recherches plus larges et poursuivent eux-mêmes leurs explorations dans des environnements naturels riches en CO2 — sources chaudes du Colorado, mers Tyrrhénienne et Rouge, pour ne citer qu'eux. Leur constat ? Au lieu de modifier des bactéries en laboratoire, il est plus efficace de repérer des micro-organismes déjà adaptés aux milieux pertinents. Une piste prometteuse dans la lutte contre le réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 20241 min

Viande : une (toute) petite réduction pour une réduction énorme de la pollution ?

Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, certains écologistes militent pour une réduction drastique de la production de viande. Cette approche, toutefois, divise, notamment dans les pays en développement où l'accès à la viande est limité. Les dernières recherches, publiées aujourd’hui dans les *Proceedings of the National Academy of Sciences*, offrent une alternative : réduire de 13 % la production mondiale de bœuf, mais en se concentrant sur les pays à revenus élevés. Cette réduction, bien que modeste, pourrait éliminer 125 milliards de tonnes de CO₂, soit l’équivalent de trois ans d’émissions fossiles mondiales.Matthew N. Hayek, de l’Université de New York, et son équipe proposent une solution simple : restituer des terres de pâturage à des forêts dans les régions où elles existaient autrefois. Ainsi, les écosystèmes naturels – forêts et sols – pourraient recommencer à absorber le CO₂. Plus ambitieux encore, supprimer les pâturages dans toutes les zones forestières indigènes potentielles permettrait de séquestrer jusqu’à 445 milliards de tonnes de CO₂ d'ici 2100, soit plus de dix ans d'émissions actuelles de combustibles fossiles.Les cartes créées par ces chercheurs montrent les régions prioritaires pour réduire la production de bœuf et accélérer la régénération forestière, maximisant ainsi les bénéfices climatiques. En fin de compte, ce plan pourrait permettre une décarbonation significative sans toucher plus de la moitié de la production mondiale de viande de pâturage. Un compromis, donc, entre transition écologique et réalités économiques, qui pourrait aider à concilier alimentation et lutte contre le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 11, 20242 min

Un satellite en bois pour changer l’avenir des télécommunications ?

Début Novembre, le tout premier satellite en bois, conçu au Japon, a pris son envol à bord d'une fusée SpaceX lors d'une mission de réapprovisionnement pour la Station spatiale internationale (ISS). Baptisé LignoSat, cet étonnant satellite est un cube de bois de seulement 10 centimètres de côté, développé par l'université de Kyoto en partenariat avec Sumitomo Forestry.L'objectif ? Tester la durabilité de ce matériau dans des conditions spatiales extrêmes et, à terme, réduire l'impact environnemental des satellites en fin de vie. Contrairement aux structures métalliques classiques qui, en brûlant dans l’atmosphère, libèrent des particules nocives pouvant nuire aux télécommunications et à l’environnement, le bois de LignoSat devrait se consumer sans générer ces résidus.Après avoir atteint l'ISS dans un conteneur spécialement conçu par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA), LignoSat sera déployé dans l’espace le mois prochain. Les chercheurs analyseront ensuite les données transmises par le satellite pour observer d’éventuelles déformations et vérifier sa capacité à supporter les variations extrêmes de température. « Les satellites construits sans métal pourraient bien se généraliser », déclarait Takao Doi, astronaute et professeur à l'université de Kyoto, en début d'année. Une idée visionnaire qui pourrait transformer l’industrie des satellites et apporter une réponse innovante au problème croissant des débris spatiaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 10, 20241 min

France : quel plan pour la neutralité carbone en 2050 ?

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), véritables boussoles de la politique énergétique française, tracent les grandes lignes de la transition écologique : d’ici 2030, la part des énergies fossiles dans la consommation française doit tomber à 42 %, puis à 30 % en 2035, pour viser zéro en 2050."Notre avenir énergétique repose sur deux piliers : la sobriété et l’efficacité énergétique d’un côté, et la production d’énergie décarbonée de l’autre", a déclaré Olga Givernet, ministre de l’Énergie, en amont de la COP29. La ministre insiste sur un "choix de société" pour un mix équilibré entre nucléaire et énergies renouvelables. Pour y parvenir, la France s’engage sur plusieurs fronts. D'abord, l'électrification massive de la mobilité et de l’industrie : l’objectif est que deux tiers des voitures vendues en 2030 soient électriques, et que le parc actuel atteigne 15 % d'électriques contre 2,2 % début 2024. Dans le secteur du bâtiment, la réduction des émissions vise 35 millions de tonnes d'équivalent CO₂ en 2030, avec la rénovation annuelle de 400 000 maisons et 200 000 logements collectifs. Les chaudières au fioul, principales sources de pollution domestique, seront progressivement remplacées.Le défi est aussi budgétaire. Selon l’Union française de l’électricité (UFE) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’électrification est la clé pour la compétitivité et la souveraineté française. Mais cette transition ne peut réussir qu’en combinant réduction de la demande : l’objectif est de réduire la consommation d’énergie de 30 % d’ici 2030, par rapport à 2012. Enfin, alors que le Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3) anticipe un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, insiste : "Il est urgent d’accélérer la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre". La concertation publique sur ces mesures est ouverte jusqu'au 15 décembre, avant la validation des textes définitifs en 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 20242 min

USA : le refroidissement artificiel du climat va impacter l’Europe ?

La ville d’Alameda, en Californie, pourrait relancer son projet controversé d’éclaircissement des nuages, un procédé visant à refroidir le climat en diffusant de l’eau salée dans l’air. Une étude publiée dans *Nature Climate Change* (21 juin 2024) et relayée par *The Guardian* éclaire ce débat en révélant les effets potentiels de cette technologie. Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego et du Centre national de recherche atmosphérique au Colorado ont utilisé des modèles climatiques pour simuler l’impact d’ensemencements de nuages en deux zones : au large de la Californie et en Alaska.Les résultats sont frappants. Dans les conditions de 2010, ensemencer les nuages en Alaska réduirait de 55 % les risques de vagues de chaleur sur la côte ouest américaine, contre seulement 16 % pour l’opération californienne. Mais dans le climat projeté pour 2050, ces bénéfices s’effondrent. Avec moins de nuages, des températures plus élevées et un ralentissement des courants marins de l’Atlantique (AMOC), l’intervention en Alaska n’aurait plus qu’un effet limité. Plus inquiétant encore, l’ensemencement proche de la Californie risquerait d’amplifier la chaleur, inverse de l’effet recherché.Le problème va au-delà des côtes américaines : dans le contexte actuel, l’Europe pourrait aussi bénéficier d’un refroidissement grâce aux nuages ensemencés dans le Pacifique Nord. Mais d’ici 2050, cette même intervention pourrait entraîner un stress thermique global, notamment en Europe, aggravé par le ralentissement de l’AMOC. Jessica Wan, co-auteure de l’étude, résume : « L’éclaircissement des nuages marins peut être efficace pour la côte ouest des États- Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20242 min

Les volcans comme source d’énergie inépuisable en Islande ?

L'Islande vit un moment historique sur la dorsale médio-atlantique, où la ville de Grindavík subit une série d’éruptions volcaniques sans précédent depuis 800 ans. Tandis que la lave ouvre des failles dans les rues et dévore des maisons, le pays voit là une opportunité énergétique. À Krafla, au nord-est de Grindavík, une équipe d’experts prépare un forage inédit : atteindre le magma pour en extraire une énergie quasi illimitée. Comparable en ambition au télescope spatial James Webb, ce projet explore les profondeurs de notre planète.Dans un reportage immersif de CNN, Klara Halldórsdóttir, une habitante de Grindavík, décrit sa ville déserte, désormais sillonnée de failles et d'édifices engloutis. Cette nouvelle série d’éruptions, commencée en décembre 2023, signe le réveil d’un volcan assoupi depuis l’ère viking. En 80 ans, l'Islande a transformé sa vulnérabilité volcanique en force : la géothermie, qui chauffe 90 % des foyers, a fait du pays autrefois le plus pauvre d’Europe un des plus prospères. Là où certains volcans renferment du lithium, ceux d’Islande fournissent de la chaleur.En 2009, un forage à Krafla percute une chambre magmatique profonde, et aujourd’hui, Bjarni Pálsson et son équipe sont de retour, bien décidés à transformer ce magma à 1 000 °C en une centrale ultra-puissante. Selon leurs calculs, cette chaleur pourrait générer une énergie dix fois plus efficace que la géothermie traditionnelle : deux puits dans le magma remplaceraient 18 puits standards. Ce projet ambitieux, espéré pour 2027, pourrait ouvrir la voie à d’autres régions volcaniques comme la Californie, le Japon ou le Kenya. Si l’Islande réussit, elle pourrait offrir à l'humanité une source d'énergie propre, renouvelable et presque infinie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 20242 min

Explosion du coût de l’électricité à cause des data centers ?

En à peine deux ans, l’intelligence artificielle est passée de technologie émergente à outil commun pour des millions de personnes. Si ses capacités ont fasciné, ses besoins énergétiques, eux, inquiètent déjà, et pour cause : le développement de l’IA dépend de data centers gourmands en électricité, et les effets sur les réseaux s’annoncent lourds. En effet, plusieurs États américains constatent déjà une hausse des prix de l’électricité, qu'ils attribuent en partie à la prolifération de ces infrastructures. Le Washington Post rapporte qu’en Ohio, Pennsylvanie, Virginie ou New Jersey, les factures pourraient grimper de 20 %.Selon Neil Chatterjee, ancien commissaire de la Commission fédérale de régulation de l'énergie, de nombreux responsables qui voyaient ces centres de données comme moteurs économiques se rendent compte que ces installations viennent avec des coûts élevés pour les consommateurs. Et tandis que les géants de la tech minimisent leur impact, la réalité des factures semble difficile à nier.La situation n’est pas sans risque : des services de régulation, comme la State Corporation Commission de Virginie, pointent déjà des tensions sur les réseaux, alertant sur des « problèmes et risques inédits » pour les distributeurs d’électricité et leurs clients. La France, avec son réseau de centrales nucléaires, attire désormais l’intérêt des grands acteurs comme Microsoft, qui s'assure une place dans ce mix énergétique stable mais non infini. Ces premiers retours interrogent : l’IA, moteur d’innovation, pourrait-elle devenir un fardeau énergétique ? Et à quel prix pour les consommateurs et les infrastructures ? Les mois à venir seront décisifs pour savoir si les ambitions de l’IA peuvent réellement rimer avec durabilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 4, 20242 min

Une île artificielle dédiée à l'énergie éolienne en construction ?

Un grand pas vient d’être franchi pour le développement des infrastructures vertes en Europe. Le vendredi 25 octobre, la Banque européenne d’investissement (BEI) a octroyé un financement de 702 millions de dollars à Elia Transmission Belgium (ETB) pour la construction de la première île énergétique artificielle au monde, baptisée Princesse Elisabeth. "Cette île est une pierre angulaire de la transition énergétique belge et européenne", a déclaré Robert de Groot, vice-président de la BEI, soulignant son rôle central dans l’indépendance énergétique des pays de l’Union.Située à 45 km des côtes belges, l’île Princesse Elisabeth sera érigée à partir de cette année, avec un chantier prévu jusqu’en 2027, comme le rapporte Interesting Engineering. Les premières fondations sont d’ores et déjà en cours de réalisation à Flessingue, aux Pays-Bas. Combinant des infrastructures hybrides de courant continu haute tension (CCHT) et de courant alternatif (CVC) pour maximiser l’efficacité de transmission, cette île accueillera 3,5 GW d’énergie éolienne offshore pour alimenter le réseau belge. Ce dispositif permettra d’approvisionner plus de trois millions de foyers, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles, selon les projections d’Elia Transmission Belgium. En plus de renforcer le réseau énergétique national, le projet contribuera aux objectifs climatiques de l’UE en matière de renouvelables et de neutralité carbone, avec des méthodes de construction respectueuses de la biodiversité marine.Par ailleurs, l’île servira de hub pour les échanges d’électricité entre la Belgique et ses pays voisins, notamment le Royaume-Uni. Grâce à des câbles haute tension, elle connectera les parcs éoliens de la mer du Nord aux centres de consommation continentaux, facilitant ainsi l’importation et l’exportation d’énergie renouvelable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 20242 min

IA : des modèles de langage beaucoup moins énergivores arrivent ?

Ce n’est plus un secret pour personne : l'IA est une grande consommatrice d'énergie, un véritable casse-tête pour la planète et pour nous. Pourtant, cela n'empêche pas certains, comme Sam Altman, d'avoir des ambitions démesurées, avec par exemple la construction d’un centre de données pour OpenAI qui consommerait l'équivalent énergétique d'une ville de trois millions de foyers. Face à cette course effrénée à la puissance de calcul, la start-up britannique Oriole Networks a décidé de prendre le contre-pied en proposant une solution radicalement différente. Après deux décennies de recherche, l’entreprise a mis au point une technologie qui utilise la lumière pour former de grands modèles de langage (LLM), réduisant ainsi la consommation énergétique par un facteur de 1 000 grâce à une approche dite photonique.Mais concrètement, comment parviennent-ils à former ces modèles sans tout surchauffer ? La technologie d'Oriole repose sur des réseaux photoniques sophistiqués qui interconnectent les puces IA. Exploitant les propriétés uniques de la lumière, ce procédé permet non seulement d’accélérer le traitement des données, mais aussi de diminuer de façon drastique l’énergie requise. En d’autres termes, cette avancée permettrait d’entraîner les LLM jusqu'à 100 fois plus rapidement tout en consommant une fraction de l’énergie actuelle. Pour mieux comprendre l’ampleur du changement, il faut savoir qu’une seule requête sur un modèle comme ChatGPT consomme dix fois plus d’énergie qu'une recherche sur Google, selon l’Agence internationale de l’énergie. Dans ce contexte, où la demande énergétique des centres de données pourrait tripler d’ici 2035 d’après une étude du Rhodium Group, Oriole Networks se présente comme une alternative verte capable de réduire la pression sur les réseaux électriques.Pour financer cette révolution, Oriole Networks a levé 35 millions de dollars, avec le soutien de fonds spécialisés comme Plural et le Clean Growth Fund. L’objectif ? Accélérer la commercialisation de cette technologie révolutionnaire et mettre en service les premiers systèmes dès 2025. Alors que l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante — comme le rappelait déjà Jacques Chirac en 2002 avec sa célèbre phrase « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs » — cette innovation pourrait bien être une véritable bouffée d'oxygène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 20242 min

À cause de l’IA, l’Europe va-t-elle laisser tomber l’environnement ?

Les grands modèles de langage nécessitent des capacités de calcul colossales. Un seul mètre carré d'un centre de données dédié à l’IA peut consommer jusqu'à 120 kilowatts d'énergie, soit l'équivalent de la consommation énergétique et de la chaleur dégagée par 15 à 25 foyers, selon Andrey Korolenko, directeur des produits et de l'infrastructure chez Nebius, un spécialiste du cloud. L'arrivée de nouveaux processeurs comme le Blackwell GB200 de NVIDIA ne fait qu'intensifier ce phénomène. Pourtant, l'Union européenne (UE) s'est fixé l'objectif ambitieux de réduire sa consommation d'énergie de 11,7 % d'ici 2030.Cette course à la puissance pousse les fournisseurs d'IA à privilégier des systèmes de refroidissement par eau de plus en plus performants. Les géants américains du secteur font ainsi pression sur les opérateurs européens pour faire passer la température de l'eau utilisée de 30-32° C à 20-24° C. Mais cette méthode, en plus d'entraîner une consommation d'eau élevée, exige davantage d'énergie pour maintenir les serveurs à des températures optimales. Michael Winterson, président de l'Association européenne des centres de données (EUDCA), met en garde : « La pression exercée par les fabricants de puces, qui sont engagés dans une véritable course à l’espace, risque de nous ramener à une situation insoutenable, similaire à celle que nous avons connue il y a 25 ans. »En 2018, l'UE anticipait déjà une augmentation de 28 % de la consommation d'énergie des centres de données d'ici 2030. Avec l'essor de l'IA, cette hausse pourrait être multipliée par deux, voire trois, dans certains pays. Les entreprises, quant à elles, s’efforcent de trouver un équilibre entre performance et efficacité énergétique. Les nouveaux centres de données intègrent des technologies de refroidissement liquide plus optimisées, mais la demande croissante en énergie reste un défi majeur, accentué par la concurrence entre les géants technologiques.Les responsables européens tentent d'élaborer des solutions en collaborant avec les acteurs clés, tels que NVIDIA. Cependant, aucune approche concrète n'a encore émergé. Il est important de rappeler que des entreprises comme Microsoft et Google ont vu leurs émissions de CO2 augmenter de manière significative en raison de l’essor de l’IA générative. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20242 min

Amérique du Sud : des centres de données partout malgré la sécheresse ?

Les centres de données, où les géants de la tech stockent des quantités massives d’informations, nécessitent des systèmes de refroidissement souvent très gourmands en eau. À Cerrillos, au sud-est de Santiago, Google projette de construire son plus grand centre de données d’Amérique latine, avec un investissement initial de 200 millions de dollars, où environ 40 % des infrastructures seraient dédiées au refroidissement.Depuis 2015, Google exploite déjà un centre de données au nord de Santiago, qui consomme 50 litres d’eau par seconde, soit près d’un milliard de litres par an – l’équivalent de 285 piscines olympiques. « Avec des milliards de transistors fonctionnant à haute fréquence, beaucoup de chaleur est générée, et ces circuits doivent être maintenus au frais, sous peine de fondre », explique Eduardo Vera, coordinateur au Centre de modélisation mathématique de l’Université du Chili.Face à la sécheresse historique qui touche Santiago, Google a dû revoir ses plans après qu’un tribunal environnemental ait bloqué le projet en janvier. En réponse, la firme a annoncé en septembre qu’elle opterait pour un refroidissement par air, une technologie plus coûteuse mais nettement moins consommatrice d’eau. Les écologistes, opposés au projet depuis le début, ont salué cette décision. « Ils ont dû faire face à notre résistance, mais au final, ils ont changé leur système de refroidissement, établissant ainsi un précédent », a déclaré Tania Rodriguez, du Mouvement socio-environnemental pour l’eau et le territoire.Un scénario similaire s’est produit en Uruguay, où Google avait annoncé en 2019 un projet de centre de données nécessitant 2,7 milliards de litres d’eau par an, l’équivalent de la consommation quotidienne de 55 000 personnes. Confronté à une grave sécheresse en 2023, le pays a dû faire face à des pénuries d’eau potable à Montevideo. Là encore, le projet initial a été revu. « Nous avons réussi à les faire adopter un système de refroidissement principalement basé sur l’air », a confirmé Raul Viñas, du Mouvement pour un Uruguay durable (Movus).Dans un message adressé à l’AFP, Google a souligné que son approche visait à minimiser l’impact climatique et à gérer les ressources naturelles de manière responsable, en fonction des conditions locales et de la disponibilité des énergies décarbonées. Amazon Web Services (AWS), quant à lui, a également deux projets de centres de données à Santiago et vise à rendre ses installations « positives en termes d’eau d’ici 2030 ». Will Hewes, responsable de la durabilité de l’eau chez AWS, a précisé que cela impliquait de « rendre plus d’eau aux communautés locales » en utilisant des outils cloud pour surveiller et optimiser l’utilisation de l’eau.En juin, le Chili a annoncé la construction de 28 nouveaux centres de données, en plus des 22 déjà en service. « Nous avons probablement l’une des meilleures connexions Internet au monde, avec un accès au haut débit à l’échelle nationale », a déclaré la ministre chilienne de la Science et de la Technologie, Aisén Etcheverry. Les nouvelles installations de stockage de données, dont les autorisations sont en cours d’approbation, auront une consommation d’eau quasiment nulle, selon le gouvernement, pour éviter les conflits sociaux liés à la pénurie d’eau. « L’industrie mondiale s’est adaptée », a assuré Mme Etcheverry. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 20242 min

Lithium : les énormes réserves des USA vont-elles bouleverser le monde ?

Dans les profondeurs d’une mer ancienne, enfouie sous le sud de l’Arkansas, se trouve peut-être une clé majeure de la transition énergétique des États-Unis. Une vaste étude menée par des équipes de recherche fédérales et locales a récemment révélé l’existence d’un gisement de lithium de proportions impressionnantes.Pour explorer ce trésor géologique encore insoupçonné, les chercheurs ont mis en œuvre les dernières avancées en intelligence artificielle. Leur modèle d’apprentissage automatique, enrichi de données géologiques, géochimiques et thermiques, a permis d'estimer entre 5,1 et 19 millions de tonnes de lithium dissous dans ces saumures profondes. Un chiffre qui représenterait jusqu’à 136 % des ressources actuellement recensées aux États-Unis, réduisant potentiellement la dépendance du pays vis-à-vis des importations de ce métal stratégique. Actuellement, les États-Unis se fournissent principalement en lithium auprès de la Chine, de l’Australie et du Chili.À la différence des mines à ciel ouvert qui dénaturent les paysages ou des bassins d’évaporation énergivores comme ceux du Salar d’Uyuni en Bolivie, l’Arkansas dispose d’un atout de taille. L’industrie du brome y exploite déjà les saumures grâce à un procédé d’extraction et de réinjection des eaux, et en 2022, cette méthode a permis de récupérer 5 000 tonnes de lithium dissous. L’extraction du lithium pourrait donc s’intégrer dans ce système existant, réduisant théoriquement son impact environnemental. Cependant, Patrick Donnelly, biologiste au Center for Biological Diversity, appelle à la prudence : « Nous soutenons les véhicules électriques et le stockage par batteries, mais il n’existe pas de solution miracle. L’extraction directe du lithium a aussi des répercussions. » Cette découverte survient dans un contexte de demande croissante pour le lithium, stimulée en grande partie par l’industrie automobile. En 2023, l’Agence Internationale de l’Énergie a estimé que 85 % de la consommation mondiale de lithium était destinée aux batteries de véhicules électriques, soit une hausse de 30 % en un an.Si cette découverte ouvre des perspectives prometteuses pour l’industrie américaine du lithium, le chemin vers une exploitation à grande échelle reste semé d’obstacles. Les défis techniques sont considérables : le pompage et le traitement des saumures de Smackover nécessiteront des quantités d’eau et d’énergie énormes, et la gestion des résidus salins liés au processus soulève des questions environnementales complexes. De plus, convertir cette ressource souterraine en une production industrielle demandera des années de développement et des investissements colossaux. Un véritable défi technologique, écologique et financier s’annonce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 28, 20242 min

Google fonce sur le nucléaire pour se verdir ?

Avec l’essor des technologies reposant sur l’intelligence artificielle, la demande énergétique explose, posant un défi majeur pour les entreprises comme Google, désireuses de se montrer exemplaires sur le plan écologique. C’est ici que Kairos Power entre en jeu, avec ses réacteurs nucléaires modulaires refroidis au sel fondu, une technologie encore à l'état expérimental mais porteuse de grandes ambitions. Google prévoit que ces SMR (Small Modular Reactors) pourraient produire jusqu'à 500 MW d'ici 2035, de quoi alimenter une partie de ses infrastructures.Mais ce pari est-il véritablement visionnaire ? Si le nucléaire offre une énergie stable et sans carbone, il reste entouré d'incertitudes. Les SMR sont encore en phase de développement et le premier réacteur ne devrait voir le jour qu’à l’horizon 2030. De plus, leur rentabilité et sécurité à grande échelle restent à démontrer. Alors pourquoi ne pas se tourner davantage vers les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, qui sont déjà éprouvées et largement soutenues par l’opinion publique ? Contrairement à ces énergies, le nucléaire continue de diviser, avec des préoccupations persistantes sur les risques d'accidents et la gestion des déchets.Ce partenariat révèle aussi une autre réalité : la consommation énergétique de Google a bondi de 50 % depuis 2019, principalement à cause de ses datacenters. En adoptant le nucléaire, l’entreprise affiche une volonté de pionnier écologique tout en assurant un approvisionnement énergétique fiable pour ses opérations liées à l’IA. Néanmoins, ne s’agit-il pas aussi d’une manœuvre de communication, alors que des concurrents comme Microsoft et Amazon investissent eux aussi dans des projets nucléaires ? Ce revirement en faveur du nucléaire, autrefois écarté, deviendrait-il le nouvel argument marketing pour afficher une conscience écologique à moindre coût ? Au final, bien que l’engagement de Google en faveur du nucléaire puisse sembler audacieux, il n’échappe pas aux critiques. Les enjeux sont énormes, et seul l’avenir dira si cette technologie saura tenir ses promesses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 20242 min

Bientôt des camions Tesla sur les routes françaises ?

Chez Tesla, l’électrique ne se limite pas aux voitures ! Depuis quelques années déjà, le constructeur américain a développé un camion électrique baptisé *Tesla Semi*, dont les premiers modèles ont été livrés il y a près de deux ans. Si quelques-uns circulent déjà sur les routes américaines, ce n’est qu’un avant-goût de ce que prépare Elon Musk.« Les Tesla Semi seront disponibles partout dans le monde. » C’est l’annonce qu’a faite Elon Musk sur son compte X, laissant entendre que ces camions pourraient bientôt arpenter les autoroutes françaises. Cependant, aucun calendrier précis de déploiement n’a été communiqué pour l’instant. Pour rappel, la production du *Tesla Semi*, initialement prévue pour 2019, avait été retardée de trois ans. Ce n’est qu’à la fin 2022 que l’assemblage a réellement démarré dans la Gigafactory du Nevada.Bien que la production ait démarré à petite échelle, Tesla vise désormais bien plus grand. À proximité de cette première Gigafactory, une seconde usine est en cours de construction, avec l’objectif d’augmenter la cadence dès 2025. La firme ambitionne d’atteindre une production annuelle de 50 000 camions *Tesla Semi*. Un indice supplémentaire sur l’expansion mondiale du projet ? Le tweet d’Elon Musk s’accompagnait d’une vidéo de la Gigafactory de Berlin, où le *Tesla Semi* était présenté. Une façon subtile de suggérer une future production du camion électrique en Europe ? Affaire à suivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 20241 min

Voitures électriques : les bornes de recharges victimes de hack ?

Les attaques contre les API, ces interfaces qui facilitent l’interaction entre différents logiciels, dans l’industrie automobile ont connu une explosion de 380 % selon le dernier rapport Global Automotive Cyber Security. Cette hausse alarmante touche particulièrement les systèmes de recharge des véhicules électriques, devenus une cible privilégiée des cybercriminels. Ces derniers exploitent les failles pour voler des données sensibles ou perturber les services, et le rapport 2024 de Check Point souligne une augmentation de 90 % des attaques par ransomware sur les bornes de recharge au cours de l’année écoulée.Les bornes de recharge rapide, souvent installées dans des lieux très fréquentés, sont particulièrement vulnérables aux attaques de type "Man-in-the-Middle", qui permettent aux pirates de s’interposer entre le véhicule et la borne pour dérober des informations bancaires ou interrompre les sessions de recharge. En 2022, plusieurs réseaux de bornes ont été paralysés par des ransomwares sophistiqués, forçant les opérateurs à payer des rançons pour restaurer leurs systèmes. La technologie Vehicle-to-Grid (V2G), qui permet aux véhicules de renvoyer de l’électricité au réseau, amplifie le risque. Les experts avertissent qu'une cyberattaque réussie pourrait non seulement affecter les véhicules, mais également déstabiliser le réseau électrique, avec des conséquences potentiellement graves, telles que des coupures d’électricité à grande échelle.Pour faire face à ces menaces croissantes, les spécialistes recommandent l’adoption d’une architecture de sécurité Zero Trust, qui impose une authentification stricte pour chaque interaction au sein du réseau. Cette approche s’accompagne d’une surveillance continue pour détecter rapidement tout comportement suspect. De plus, la mise à jour régulière des logiciels via des solutions OTA (Over-The-Air) est essentielle pour corriger rapidement les vulnérabilités. De nombreuses entreprises se tournent également vers des fournisseurs de services de sécurité gérés (MSSP) comme IBM Security et Fortinet, pour garantir une surveillance constante et une réponse rapide aux incidents, tout en respectant les normes de sécurité du secteur, telles que l'ISO 15118. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20242 min

Le pic de consommation de pétrole bientôt atteint ?

Malgré les critiques fréquentes sur le manque d'efforts pour réduire notre dépendance au pétrole et au gaz, il y a des signes positifs. En effet, la part des énergies renouvelables dans notre consommation énergétique continue de croître à un rythme soutenu à travers le monde. Cette tendance profonde a récemment été soulignée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son dernier rapport.Tout n’est donc pas sombre dans la lutte contre le changement climatique. Le rapport annuel de l'AIE révèle que « les énergies propres s'intègrent dans le système énergétique à un rythme sans précédent, avec plus de 560 gigawatts (GW) de nouvelles capacités renouvelables ajoutées en 2023. » Cette montée en puissance des énergies vertes devrait permettre aux sources à faibles émissions de produire plus de la moitié de l'électricité mondiale d'ici 2030. L'énergie nucléaire, souvent décriée, fait d'ailleurs l'objet d'un regain d'intérêt dans plusieurs pays. On constate également l'implication croissante des géants de la tech, qui signent d’importants contrats pour s'assurer une fourniture d'électricité nucléaire afin de répondre à leurs besoins énergétiques croissants tout en respectant leurs engagements environnementaux.Cette dynamique est d'autant plus cruciale que la demande en électricité est en pleine explosion. Selon Fatih Birol, directeur général de l'AIE, « après l'ère du charbon et du pétrole, le monde entre rapidement dans l'ère de l'électricité. » D’ici 2035, cette demande devrait croître six fois plus vite que celle des autres sources d'énergie, alimentée par les véhicules électriques, la climatisation, l’intelligence artificielle et bien d'autres technologies. Cependant, l'AIE insiste sur le fait qu'il reste du chemin à parcourir : malgré des niveaux record d'installation d'énergies propres en 2023, les combustibles fossiles continuent de satisfaire les deux tiers de l’augmentation de la demande mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 20241 min

SpaceX : des vaisseaux récupérables à 100 %, sans perte ?

La semaine dernière, SpaceX a réalisé un exploit spectaculaire en réussissant à ramener son lanceur Super Lourd directement sur son pas de tir dès le premier essai. Ce succès marque une étape clé pour la méga-fusée Starship, qui comprend également un vaisseau spatial. Lors du test, après un vol suborbital d'environ une heure, ce vaisseau a amerri dans l'océan Indien. Mais l'objectif à terme est bien plus ambitieux : faire revenir ce vaisseau sur Terre sans toucher l'eau.Ramener le lanceur Super Lourd sur son site de lancement est une prouesse, mais SpaceX vise désormais à faire de même avec le vaisseau Starship. Et ce n’est pas qu’une idée en l’air. Elon Musk a récemment annoncé sur X (anciennement Twitter) qu'il espère récupérer le vaisseau lui-même dès le début de l'année prochaine. Cependant, avant d'atteindre cet objectif, SpaceX devra procéder à de nombreux tests.Dans le cadre de son projet de fusée entièrement réutilisable, SpaceX va répéter les essais de récupération du lanceur Super Lourd par son système Mechazilla, tandis que le vaisseau continuera d'amerrir pour l’instant. Une fois cette étape maîtrisée, la prochaine grande ambition sera de faire atterrir le vaisseau sur le pas de tir.Si SpaceX parvient à récupérer à la fois le lanceur et le vaisseau Starship directement sur le site de lancement, cela pourrait révolutionner la fréquence des missions spatiales. En effet, la réutilisation complète des deux éléments ne nécessiterait qu’une inspection rapide, un ravitaillement en carburant, et la préparation pour un nouveau décollage. Cette avancée pourrait permettre à SpaceX de multiplier les lancements à un rythme jamais vu auparavant, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère d'exploration spatiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 20241 min

Enfin une solution contre les déchets dans l’espace ?

Le programme Artemis, malgré quelques retards, continue d’avancer avec des missions prévues pour 2025 et 2026. L’objectif de la NASA est ambitieux : non seulement retourner sur la Lune, mais y installer une base permanente où les astronautes se relaieront pour diverses missions. Ce projet à long terme implique de surmonter plusieurs défis technologiques, notamment la gestion des déchets.Pour cela, l'agence spatiale américaine lance un appel aux « inventeurs, entrepreneurs, étudiants et visionnaires » afin de proposer des concepts innovants. L'idée est de concevoir un système capable de traiter les déchets inorganiques, tels que les emballages alimentaires, les vêtements usagés ou le matériel scientifique, et de les transformer en ressources réutilisables pour les activités lunaires. Les astronautes n'auront pas de poubelles ni de ressources illimitées sur la Lune, ce qui rend cette technologie cruciale pour la survie et l’efficacité de la mission.Comme souvent avec les innovations spatiales, ces avancées pourraient aussi bénéficier à la Terre. « Nous cherchons des approches novatrices en matière de gestion des déchets sur la Lune, et nous espérons tirer des enseignements applicables sur Terre », a déclaré Amy Kaminski, responsable des Prix et défis de la NASA. Le LunaRecycle Challenge, lancé par la NASA, s’articule autour de deux grands axes : la conception d’un jumeau numérique d’un système complet de recyclage, et la fabrication d’un prototype fonctionnel. Les participants peuvent choisir de concourir dans une ou les deux catégories, avec un total de 3 millions de dollars en jeu. Les meilleurs projets dans chaque catégorie recevront respectivement 400 000 et 600 000 dollars, avant une seconde phase où des prix plus conséquents seront attribués. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 20, 20241 min

Pause : retour des épisodes le 20 octobre

Pause : retour des épisodes le 20 octobre Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 13, 20240 min

Streaming, TV, smartphones : nos habitudes détruisent la planète ?

Une étude récente de l'Arcom, réalisée en partenariat avec l'Arcep et l'ADEME, révèle que l'audiovisuel représente près d’un tiers de l'empreinte carbone du numérique. Un chiffre surprenant, qui met en lumière l'impact environnemental de notre consommation quotidienne de vidéos. Ce rapport, qui s'appuie sur des recherches approfondies dans le secteur audiovisuel, pointe également du doigt la publicité comme un facteur aggravant, alourdissant significativement cet impact.Que ce soit devant la télévision, sur des plateformes de streaming comme Netflix ou YouTube, l’audiovisuel en France est responsable d’environ 5,6 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions de 4 millions de voitures particulières. La majeure partie de cette empreinte carbone, soit 88 %, provient des terminaux que nous utilisons – téléviseurs, smartphones, ordinateurs – principalement en raison de leur cycle de vie, de leur fabrication à leur mise au rebut. Ces équipements pèsent aussi lourdement sur l’utilisation des ressources minérales. En matière de diffusion, l’étude montre que la télévision linéaire, diffusée via la TNT, est beaucoup plus économe que les réseaux fixes et mobiles, qui génèrent 95 % de l’impact carbone de l'audiovisuel. Ainsi, une heure de visionnage peut émettre jusqu’à 57 g de CO2, équivalant à un trajet de 20 kilomètres en TGV.Les perspectives à l’horizon 2030 laissent entrevoir une croissance rapide de la vidéo à la demande, dont l'impact pourrait grimper de 230 %, alors que la télévision traditionnelle verrait une légère régression. Pour contrer cette hausse des émissions, l’Arcom propose plusieurs scénarios, notamment des approches basées sur l’écoconception et la sobriété. Encourager la seconde main, prolonger la durée de vie des équipements et privilégier la réparation sont autant de pistes pour limiter cet impact.Étude : https://www.arcom.fr/nos-ressources/etudes-et-donnees/mediatheque/etude-de-limpact-environnemental-des-usages-audiovisuels-en-france Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 20241 min

Les voitures Crit’Air 3 interdites en 2025 ?

Les Zones à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m) représentent une des mesures phares pour lutter contre la pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations françaises. Soutenues par l’État, ces zones visent à réduire les émissions de polluants en limitant la circulation des véhicules les plus polluants. En Europe, plus de 230 ZFE sont déjà en place, et la France n'est pas en reste. Depuis la loi d'août 2021, toutes les villes de plus de 150 000 habitants devront mettre en place une ZFE avant le 31 décembre 2024.Le dispositif repose sur les fameuses vignettes Crit’Air, attribuées à chaque véhicule en fonction de ses émissions polluantes. Il existe six catégories, allant de la vignette 0 (réservée aux véhicules électriques et à hydrogène) à la 5, qui classe les véhicules selon leur norme Euro et leur date de mise en circulation. Les véhicules les plus anciens, qui ne répondent pas aux normes Euro 2, ne sont tout simplement pas éligibles.Dès janvier 2025, plusieurs grandes villes françaises, comme Paris, Lyon et Strasbourg, renforceront leurs restrictions. Les véhicules Crit’Air 3 – soit les diesels immatriculés avant 2011 et les essences datant d’avant 2006 – seront bannis de ces ZFE. D’après AutoPlus, cela représente environ 14,3 millions de véhicules encore en circulation en France. À Lyon et Strasbourg, ces restrictions s'appliqueront 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, contrairement à Paris où des règles plus souples sont en vigueur. Et ce n'est pas tout : outre les contrôles routiers classiques, des radars spécifiques seront bientôt déployés pour scanner automatiquement les plaques d’immatriculation et vérifier la vignette Crit’Air associée. Un dispositif qui marque un tournant dans la gestion des mobilités urbaines et la lutte contre la pollution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 8, 20241 min

Encore plus de taxes pour les voitures électriques chinoises ?

Le marché automobile européen est en pleine mutation, et Bruxelles entend bien ne pas laisser les constructeurs chinois envahir ce secteur stratégique. L'Union européenne a obtenu l'accord des États membres pour instaurer une nouvelle surtaxe sur les véhicules électriques en provenance de Chine. À partir de la fin octobre, ces voitures pourraient être frappées d'une taxe pouvant aller jusqu'à 35 %, en plus des 10 % déjà en vigueur. Une décision qui vise à protéger les emplois européens, mais qui s'accompagne de nombreux risques, notamment celui de ralentir la transition écologique et de déclencher des représailles de la part de la Chine.Le vote de vendredi dernier a révélé des fractures au sein de l'UE. La France, l'Italie et la Pologne, défendant les 14 millions d'emplois du secteur automobile européen, ont mené le camp protectionniste, rejoints par dix autres pays. À l'inverse, l'Allemagne, dont l’industrie est profondément liée au marché chinois, a voté contre, craignant une guerre commerciale. D’autres pays, comme l’Espagne, ont affiché des positions hésitantes. Pedro Sanchez, après avoir soutenu des mesures protectionnistes, a soudain appelé à la prudence après une visite chinoise, évoquant des promesses d’investissements en coulisses.La nouvelle taxe sera appliquée de manière différenciée selon les constructeurs. SAIC, par exemple, se verra imposer une surtaxe de 35,3 %, tandis que le géant BYD sera frappé à hauteur de 17 %. Cette stratégie cible les entreprises les moins coopératives avec l’enquête européenne. En réponse, la Chine a déjà lancé des enquêtes antidumping sur des produits européens, tels que le porc ou les produits laitiers, laissant présager une escalade commerciale. Ce conflit automobile pourrait n’être que la première salve d’une guerre économique plus large, touchant des secteurs comme les éoliennes, les panneaux solaires et les batteries. Bruxelles a jeté le gant, mais l’Europe parviendra-t-elle à tenir tête face à la Chine dans cette longue bataille commerciale ? Seul l'avenir nous le dira. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 7, 20242 min

Une musique qui fait pousser les champignons ?

Et si les plantes répondaient à la musique ? Une équipe de chercheurs australiens a découvert qu’un simple son monotone pouvait stimuler l’activité d’un champignon microscopique du sol, connu pour favoriser la croissance des végétaux. Face aux enjeux de l’érosion, de la pollution, et de la surexploitation agricole, cette découverte pourrait apporter un outil supplémentaire pour la restauration des sols, essentielle à la préservation de la biodiversité et à une agriculture durable.Dans une étude publiée dans *Biology Letters* de la British Royal Society, les chercheurs de l'Université de Flinders, en Australie, ont voulu explorer un domaine encore peu étudié : l’effet de la stimulation sonore sur le développement des micro-organismes. Le champignon en question, *Trichoderma harzianum*, est utilisé en agriculture biologique pour protéger les plantes et améliorer leur absorption des nutriments. Les chercheurs ont soumis ce champignon à des ondes sonores de 8 kHz, diffusées à 80 décibels pendant 30 minutes chaque jour, dans des chambres stériles.Le résultat ? Au bout de cinq jours, les champignons exposés à ce "paysage sonore" ont montré une croissance et une production de spores plus élevées que ceux cultivés en silence. Selon les scientifiques, ces effets pourraient être dus à des mécanismes tels que l’effet piézoélectrique, où la pression mécanique des ondes acoustiques est convertie en charge électrique, influençant les processus cellulaires. Une autre hypothèse pointe vers les mécanorécepteurs présents dans les membranes des champignons, similaires à ceux de la peau humaine, qui réagissent aux vibrations et pourraient activer des gènes liés à la croissance. « Pouvons-nous accélérer la restauration des sols avec des paysages sonores ? Quel impact sur la faune du sol ? » s’interroge Jake Robinson, co-auteur de l’étude. Une piste fascinante qui ouvre la voie à des recherches prometteuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 6, 20242 min

Des chercheurs créent des batteries micronucléaires ?

Une avancée technologique pourrait bien révolutionner le travail des scientifiques et des entreprises opérant dans des environnements extrêmes. Des chercheurs viennent en effet de dévoiler un prototype de batterie nucléaire au potentiel prometteur. Les résultats, publiés dans la revue *Nature*, surpassent largement ceux des modèles précédents.Contrairement aux batteries chimiques classiques, limitées par des réactions électrochimiques, la batterie nucléaire – ou micronucléaire – exploite l'énergie libérée par la désintégration des isotopes radioactifs. Ce procédé permet à ces batteries d’avoir une durée de vie exceptionnelle, potentiellement de plusieurs décennies, ce qui en fait une solution idéale pour des appareils à faible consommation d'énergie, comme les capteurs sous-marins ou les équipements spatiaux, où le remplacement des batteries est quasi impossible.Le prototype chinois récemment dévoilé repose sur un cristal luminescent d'américium 243, une substance qui ressemble presque à la kryptonite avec son éclat vert. Ce cristal capte l’énergie dégagée par la désintégration radioactive et la transforme en lumière. Cette lumière est ensuite convertie en électricité grâce à une cellule photovoltaïque ultra-fine, le tout étant encapsulé dans du quartz pour contenir la radiation.Cette nouvelle génération de batterie affiche une efficacité énergétique impressionnante de 0,889 %, soit 8 000 fois supérieure aux anciens modèles, avec une production de 139 microwatts par curie. Certes, cette puissance est modeste, mais suffisante pour alimenter des dispositifs comme des balises de localisation ou des capteurs environnementaux, et surtout, elle peut fonctionner de manière continue pendant des décennies. Après des centaines d'heures de tests, ce prototype promet des applications révolutionnaires dans des environnements difficiles comme les fonds marins ou l’espace, où les batteries classiques ne suffisent plus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 3, 20242 min

Des cellules solaires dotées de leurs propres batteries ?

Les panneaux solaires sont souvent au maximum de leur production lorsque le soleil est au plus haut, mais cela ne coïncide pas toujours avec les besoins énergétiques des utilisateurs. Ce que l'on sait moins, c'est que ces panneaux perdent en efficacité à mesure que la température augmente, notamment lors des vagues de chaleur. Une équipe de chercheurs de l'Université polytechnique de Catalogne, en Espagne, et de l'Université de technologie Chalmers, en Suède, propose une solution innovante pour pallier ce problème.Dans un article publié dans la revue *Joule*, ces scientifiques présentent une batterie révolutionnaire qui non seulement protège les cellules photovoltaïques de la chaleur, mais permet également de stocker l’énergie solaire pour une utilisation ultérieure. Baptisée batterie *Most* (systèmes de stockage moléculaire de l'énergie solaire thermique), cette technologie utilise des molécules organiques qui, sous l’effet de la lumière bleue et ultraviolette, captent et stockent l’énergie sous forme chimique. Placée directement sur les cellules solaires, la batterie agit comme un filtre optique qui réduit la température sans bloquer la production d’électricité.Lors des essais, cette technologie a permis de baisser la température des panneaux de 8°C, tout en augmentant leur rendement global à 14,9 %, soit une amélioration notable par rapport à leur fonctionnement individuel. De plus, cette batterie se distingue par sa composition écologique, utilisant des éléments tels que le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et l'azote, évitant ainsi les matériaux rares et polluants comme le lithium, le cobalt ou le nickel. Capable de supporter plus de 1 000 cycles de charge-décharge, cette technologie pourrait encore être optimisée, avec un potentiel théorique de rendement atteignant 25 %. Une avancée prometteuse pour l’avenir de l’énergie solaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 2, 20241 min