
Choses à Savoir TECH VERTE
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BYD : 1350 km d’autonomie pour l’hybride rechargeable ?
Chez BYD, les évolutions de gamme se succèdent à un rythme soutenu, surtout en Chine, où le constructeur dispose d’un catalogue plus vaste qu’en France. En tête de liste, la berline haut de gamme Han, également disponible sur le marché français, reçoit aujourd'hui une série de mises à jour notables.D’un premier coup d’œil, les modifications semblent discrètes. La face avant conserve son allure, à l'exception d'une bande désormais sombre reliant les phares, à la place du chrome. Côté dimensions, la Han reste inchangée avec ses 5 mètres de long, 1,91 mètre de large et 1,50 mètre de haut, pour un empattement de 2,92 mètres. Le changement le plus marquant reste la baisse significative de son prix, environ 14 % de moins que le modèle précédent, avec un tarif de départ fixé à 179 800 yuans, soit environ 23 080 euros.Sur le plan technique, pas de révolution depuis les nouveautés annoncées en février 2024. L’autonomie du modèle électrique de base atteint 506 kilomètres selon le cycle CLTC, ce qui correspond à environ 430 kilomètres en norme WLTP. La version haut de gamme « Eye of God » démarre à 249 800 yuans (32 066 euros), avec une autonomie de 610 km CLTC (518 km WLTP). Ce modèle, propulsé par des moteurs de 201 à 510 chevaux, double quasiment son tarif en France, avec un prix d’entrée de 70 800 euros. La grande nouveauté réside dans l’ajout d’une version hybride rechargeable, la BYD Han DM-i, qui promet une autonomie combinée de 1 350 km. Avec un moteur thermique et une batterie de 18,316 kWh, cette version hybride assure des performances solides et un prix compétitif de 21 110 euros en Chine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des AirsTags révèlent un gros scandale sur le recyclage ?
Brandy Deason, environnementaliste texane, était convaincue de bien faire en triant ses déchets. Mais l’arrivée d’un nouveau programme de « recyclage chimique » à Houston a semé le doute. Ce programme promettait de recycler des plastiques difficiles comme le polystyrène, une promesse qui a éveillé les soupçons de Deason. Pour en avoir le cœur net, elle a mené une expérience insolite : glisser des AirTags, des dispositifs de géolocalisation d'Apple, dans ses poubelles pour suivre leur parcours.Ses découvertes l'ont laissée perplexe. La majorité des déchets qu’elle a tracés se retrouvaient dans une entreprise de gestion de déchets, Wright Waste Management, à 32 kilomètres de Houston. Bien que l’entreprise ait demandé l’autorisation de recycler du plastique, elle ne l’a jamais obtenue. Lors d'une enquête menée avec CBS et Inside Climate News, Deason s’est rendue sur place. Elle y a découvert des piles de plastique non traitées atteignant trois mètres de haut. Les responsables locaux ont rapidement réagi, affirmant que ces déchets étaient mieux là que dans une décharge. Pourtant, l’entreprise, proche d'un quartier résidentiel, a échoué à plusieurs inspections de sécurité incendie, soulevant des inquiétudes sur les risques environnementaux et les incendies.Le programme de recyclage chimique de Houston, en partenariat avec ExxonMobil, promet de transformer ces plastiques en nouveaux matériaux, mais il peine à convaincre. « L’aluminium et le verre sont bien mieux recyclés que le plastique, qui ne dépasse jamais les 10 % », déplore Deason dans *Newsweek*. Elle pointe du doigt la complexité du tri des plastiques. Pendant ce temps, la production mondiale de plastique continue d’exploser, avec 460 millions de tonnes produites chaque année et des prévisions alarmantes pour 2060. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Australie construit la plus grande centrale solaire du monde ?
Le projet SunCable, approuvé le 21 août par le gouvernement australien, ambitionne de propulser l'Australie en tête de la transition énergétique mondiale. Ce plan colossal prévoit la construction d'une ferme solaire de 12 000 hectares dans le nord de l'Australie, qui deviendra la plus grande zone solaire au monde, selon la ministre de l’Environnement Tanya Plibersek.Le site devrait commencer à produire de l'énergie d'ici 2030, avec un objectif ambitieux : alimenter trois millions de foyers australiens et exporter de l'électricité vers Singapour via un câble sous-marin. Ce câble fournira deux gigawatts par heure, soit environ 15% des besoins énergétiques de Singapour, tandis que quatre gigawatts par heure seront dédiés à la consommation locale. En outre, des batteries seront capables de stocker jusqu'à 40 gigawatts d'énergie.Estimé à près de 21 milliards d'euros, SunCable bénéficie du soutien du milliardaire et militant écologiste Mike Cannon-Brookes. Toutefois, le projet doit encore recevoir l'approbation de divers acteurs avant sa réalisation, avec une décision finale attendue pour 2027. Le projet devrait créer 14 300 emplois et représente une étape clé vers la transition énergétique de l'Australie, qui s'est engagée à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Actuellement, les énergies renouvelables constituent 32% de la production électrique du pays, tandis que le charbon, dont l'Australie est l'un des principaux exportateurs mondiaux, représente 47%. Malgré ces avancées, le gouvernement a également prévu de multiplier les forages de gaz naturel, une source d'énergie fossile controversée dans le contexte du changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les climatosceptiques détournent des études scientifiques ?
Le 14 août dernier, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique a publié une étude sur le refroidissement observé dans certaines zones de l'océan Atlantique. Bien que le rapport ait reçu un écho notable dans la presse anglo-saxonne et francophone, son interprétation par les climatosceptiques a suscité une vive controverse. François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine, et Florian Philippot, fondateur du mouvement Les Patriotes, se sont emparés de l'étude pour critiquer le consensus sur le réchauffement climatique. Leur réaction rapide est alimentée par une mauvaise compréhension des conclusions de l’étude.Contrairement à ce que les titres sensationnalistes pourraient suggérer, l'étude ne remet pas en cause le réchauffement climatique. La confusion provient notamment d'un titre d'article du New Scientist, repris par le Courrier international, qui parlait d’un refroidissement "record" de l’Atlantique. Cependant, l’étude se concentre uniquement sur la surface de l'océan Atlantique équatorial, le long des côtes africaines, une région qui connaît régulièrement un refroidissement saisonnier après des températures élevées au printemps. Cette année, le refroidissement s’est produit plus rapidement que d’habitude, avec une baisse de 0,5 à 1 degré Celsius. Les scientifiques ne comprennent pas encore les raisons exactes de ce phénomène, mais il pourrait indiquer le développement d’un événement climatique appelé "La Niña", qui est l’opposé de "El Niño", un phénomène de réchauffement.Il est crucial de noter que ce refroidissement localisé n'affecte pas les données globales sur le réchauffement climatique, ni les températures records battues à l’échelle mondiale. Selon Franz Philip Tuchen, l’auteur du rapport, cet épisode doit être considéré comme une variation à court terme dans le cadre de la tendance générale au réchauffement. Les scientifiques continuent d’explorer les impacts du réchauffement climatique sur des phénomènes comme El Niño et La Niña, mais il est clair que les dérèglements climatiques influencent également les océans.Courrier international : https://www.courrierinternational.com/article/climat-l-ocean-atlantique-se-refroidit-a-une-vitesse-record-et-personne-ne-comprend-pourquoi_221344Étude originale : https://www.climate.gov/news-features/event-tracker/atlantic-nina-verge-developing-heres-why-we-should-pay-attention Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Chine : ¼ de la production d’énergie provient du renouvelable ?
La Chine a franchi une étape significative dans sa transition énergétique, avec plus d'un quart de l'énergie consommée provenant désormais de sources décarbonées, selon un rapport publié jeudi par le gouvernement. Ce progrès intervient alors que le pays, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, s'efforce de réduire son empreinte carbone. Avec ses 1,4 milliard d'habitants et son statut de grande puissance manufacturière, la Chine est sous pression pour stabiliser ses émissions d'ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d'ici 2060.Ces dernières années, la Chine a considérablement renforcé ses capacités en énergies renouvelables. La part des énergies décarbonées, comprenant les sources renouvelables et le nucléaire, a grimpé de 15,5 % à 26,4 % en une décennie. La capacité éolienne et solaire du pays a également été multipliée par onze. Le Livre blanc, document officiel diffusé par le gouvernement, souligne les "avancées historiques" de la Chine dans le développement des énergies vertes et à bas carbone.Notamment, le pays a atteint avec six ans d'avance un objectif fixé par le président Xi Jinping en matière d'énergie solaire et éolienne. Actuellement, la Chine construit 339 gigawatts (GW) supplémentaires d'énergie solaire et éolienne, représentant 64 % de la capacité en construction à l'échelle mondiale, selon le Global Energy Monitor (GEM). Cependant, la Chine continue de dépendre fortement du charbon pour répondre à la demande croissante d'électricité, et peine à acheminer l'énergie renouvelable des régions éloignées vers les centres économiques de l'Est. Malgré ces défis, Song Wen, responsable de l'Administration nationale de l'énergie, reste optimiste quant à la capacité du pays à faire baisser ses émissions de carbone d'ici 2030, bien que des "facteurs imprévisibles" pourraient compliquer la tâche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on capturer 20 milliards de tonnes de CO2 par an ?
Pour limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, le GIEC estime qu'il faudrait stocker chaque année au moins 20 milliards de tonnes de carbone. Si la capture de carbone dans l'atmosphère est aujourd'hui possible, le véritable défi réside dans son stockage durable, sans risque de fuite ou de dommages environnementaux.Différentes méthodes existent pour absorber l'excès de carbone, mais aucune n'est sans faille. Les végétaux, par exemple, absorbent le carbone et le séquestrent dans le sol via leurs racines. En augmentant les surfaces végétalisées – prairies, forêts, savanes – nous pourrions en effet capter davantage de carbone. Toutefois, toute perturbation du sol, comme l'agriculture ou la déforestation, pourrait libérer ce carbone stocké, modifiant ainsi la composition chimique du sol de manière non naturelle.Les océans, eux, agissent comme un puits de carbone naturel, capturant du CO2 à environ 1 000 mètres de profondeur. Cependant, l'introduction massive de carbone dans les océans pourrait nuire aux écosystèmes marins. De plus, selon le MIT, il faut des siècles pour que les océans absorbent le carbone et des millénaires pour que leur composition chimique se stabilise.La transformation des industries offre une autre piste : capturer le carbone directement à la source, dans les usines, pour le stocker en profondeur. Cependant, ce processus, énergivore, présente ses propres défis environnementaux, notamment en ce qui concerne la vapeur d'eau, un autre gaz à effet de serre.Pour le WWF, miser uniquement sur la capture du CO2 est risqué. Réduire nos émissions reste crucial, d'autant plus que les solutions de capture sont coûteuses et complexes. Un compromis entre réduction des émissions et stockage naturel du carbone semble être la voie la plus prometteuse, mais les défis restent immenses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hydraloop : un recyclage des eaux usées super efficace en France ?
Depuis la présentation en mars 2023 du plan Eau par Emmanuel Macron, visant à préserver une ressource en eau de plus en plus précieuse, des initiatives commencent à se concrétiser. Le président avait alors souligné l'importance de la réutilisation des eaux usées après traitement, s'inspirant de pays comme l'Espagne et l'Italie, bien plus avancés en la matière. En France, moins de 1 % de ces eaux, dites grises, sont actuellement recyclées, mais l'objectif est d'atteindre 10 % d'ici 2030. Pour ce faire, le plan prévoit de lever certains freins réglementaires et de développer 1 000 projets d'ici à 2027.Parmi les solutions émergentes, Hydraloop se distingue. Ce système compact, autonome et sans produits chimiques permet de recycler jusqu'à 45 % de l'eau utilisée. Proposé en deux modèles – le H300 pour les habitations et le H600 pour les hôtels, campings et résidences collectives – Hydraloop traite les eaux des douches, bains et machines à laver via un processus en cinq étapes, incluant un bioréacteur éliminant les bactéries. L'eau ainsi purifiée peut ensuite être réutilisée pour les toilettes, l'irrigation des jardins ou les piscines.Conçu par une entreprise néerlandaise et distribué en France par H2O Care, basée près de Toulouse, Hydraloop permet d'économiser des centaines de litres d'eau par foyer. Cette innovation a été récompensée par deux prix au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas en 2020 et 2023, et figure parmi les « 50 initiatives qui pourraient changer la France » selon la fondation Solar Impulse, présidée par l'explorateur suisse Bertrand Piccard. Avec ces avancées, la France semble résolument engagée vers une gestion plus durable de ses ressources en eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le « clou d’or », témoin d’une Terre de glace ?
Il y a environ 700 millions d'années, la Terre a traversé l'une des glaciations les plus extrêmes de son histoire. Durant 60 millions d'années, les températures ont chuté de manière drastique, transformant notre planète en une immense boule de glace, un épisode connu sous le nom de glaciation sturtienne. Cet événement fait partie des deux épisodes de « Terre Boule de Neige » survenus au cours du Cryogénien. Selon certaines études, ces conditions extrêmes auraient stimulé l'évolution, favorisant l'émergence des organismes multicellulaires que l'on observe à la fin de cette période glaciaire. Les fluctuations climatiques rapides et intenses du Cryogénien auraient agi comme un puissant agent de sélection naturelle, obligeant les organismes à s'adapter à des conditions de vie radicalement différentes.Plusieurs sites géologiques à travers le monde témoignent de cette période, mais la plupart ne permettent d'observer qu'une partie de cet épisode glaciaire. La formation de Port Askaig, située en Irlande et en Écosse, se distingue. Cette formation, épaisse de 1,1 kilomètre, pourrait avoir conservé l'intégralité de cette glaciation, offrant ainsi des informations précieuses sur son début et sa fin. Des chercheurs ont récemment daté avec précision les roches de cette formation, révélant que les sédiments glaciaires se sont déposés entre 720 et 662 millions d'années, couvrant toute la durée de la glaciation.Ce qui rend cette formation unique, c'est la possibilité d'observer la transition progressive d'un environnement tropical, où prospéraient des cyanobactéries, vers un monde glacé. Cette transition, exceptionnellement bien conservée, pourrait faire du site de Garvellachs en Écosse un Point Stratotypique Mondial, ou « clou d'or », un repère désigné par la Commission internationale de stratigraphie pour marquer la transition entre deux étages géologiques. Un tel statut pourrait attirer de nombreux visiteurs curieux de découvrir un chapitre fascinant de l'histoire de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mexique : quelles sont les « zones sacrifiées » où les cancers explosent ?
Sur les rives d’un réservoir contaminé, suspecté de provoquer une hausse des cancers dans la région, Yury Uribe, habitante de Tepetitlán, près du barrage Endhó dans l'État d'Hidalgo, lutte depuis des années contre un véritable désastre environnemental. Ce barrage, situé au nord de Mexico, reçoit les eaux usées de la capitale et de sa banlieue, ainsi que des résidus industriels. Les eaux troubles du réservoir, où flottent moustiques, déchets et parfois même des cadavres humains, témoignent de l'ampleur du problème.Depuis deux décennies, Yury et les 10 830 habitants de Tepetitlán se battent pour stopper la pollution des puits. Membre du Mouvement social de la Terre, une ONG créée en 2004, Yury s'efforce de faire connaître cette tragédie qui frappe une zone de 25 000 hectares, qualifiée de "zone sacrificielle" par le gouvernement en 2019. "Ces zones sont sacrifiées pour que Mexico puisse bien fonctionner", dénonce la militante.La lutte n'a pas été vaine. Grâce à une enquête approfondie de la chaîne N+, récompensée par le prix de journalisme Breach-Valdez 2024, la réalité alarmante de cette pollution a été mise en lumière. Selon cette enquête, les décès par cancer ont augmenté de 189 % dans la région de Tula entre 2010 et 2020, contre 30 % dans le reste du Mexique. Cette mobilisation a conduit, en juin dernier, à une première victoire : les autorités ont annoncé leur intention de déclarer la région du barrage Endhó "zone de restauration écologique", un "acte de justice sociale" selon le ministère de l'Environnement.Pour les habitants, la pollution est sans conteste liée aux cancers et aux maladies gastro-intestinales qui ravagent la communauté. Les autorités ont promis d’enquêter sur ce lien, tandis que les eaux du barrage continuent d’irriguer les cultures de la vallée du Mezquital, fournissant des aliments de base comme le maïs et le piment aux marchés de Mexico et d’autres États. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des radeaux de plastique et d'algues destructeurs en Antarctique ?
L'océan est de plus en plus envahi par des déchets plastiques, mais quel est le risque que ces fragments atteignent l'Antarctique, le dernier continent encore largement préservé ? Des chercheurs australiens et néo-zélandais se sont penchés sur cette question en utilisant des simulations informatiques. Leur étude, publiée dans *Global Change Biology* le 22 août 2024, a exploré les courants marins et les vagues entre 1997 et 2015 pour déterminer d'où proviennent les débris qui pourraient finir par s'échouer sur le continent blanc.Leurs conclusions sont préoccupantes : les débris plastiques, les algues et le bois mort peuvent voyager sans effort depuis les îles subantarctiques comme les Kerguelen, mais aussi depuis des régions beaucoup plus éloignées comme l'Australie, l'Afrique et l'Amérique du Sud. « Le continent blanc subit un bombardement constant de tout ce qui flotte, qu'il s'agisse d’algues ou de bouteilles en plastique », explique le Dr Adele Morrison de l'Université nationale australienne.Ces débris transportent avec eux des organismes marins, souvent des espèces invasives, qui menacent l'écosystème fragile de l'Antarctique. « L'augmentation des plastiques et autres débris d'origine humaine dans les océans multiplie les opportunités pour ces organismes d'atteindre l'Antarctique », souligne le Dr Hannah Dawson, de l'Université de Tasmanie. Jusqu'à présent, la glace de mer a agi comme une barrière naturelle, empêchant ces organismes de coloniser le continent. Mais cette glace est en recul, notamment en raison du changement climatique, ce qui pourrait faciliter leur installation. Si cette tendance se poursuit, les chercheurs avertissent que les écosystèmes de l'Antarctique pourraient être gravement affectés. Les microplastiques retrouvés dans la neige antarctique en 2019 avaient déjà mis fin au mythe d'un continent vierge, isolé du reste du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tesla coupe 500 000 arbres pour sa nouvelle usine en Allemagne ?
La construction d'une nouvelle usine Tesla en Allemagne suscite des interrogations : a-t-elle vraiment nécessité l’abattage de 500 000 arbres ? C'est ce que semblent indiquer des images satellites. Tesla, leader des énergies propres, a choisi une zone rurale près de Berlin pour installer une immense usine dédiée à la production de voitures électriques. Cette installation, qui s'étend sur 329 hectares auparavant boisés, a vu son paysage transformé de manière radicale entre mars 2020 et mai 2023. Selon l'agence environnementale Kayros, environ 500 000 arbres auraient été abattus, éliminant ainsi une capacité de stockage de 13 000 tonnes de CO2 par an, l'équivalent des émissions de 2 800 voitures américaines.Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Tesla prévoit d’agrandir son usine, une annonce qui a provoqué la colère des associations écologistes. Ces dernières dénoncent également plusieurs incidents environnementaux depuis le début des activités, notamment des fuites de diesel, de peinture et d'aluminium dans les sols environnants. De son côté, l'administration locale a précisé que les arbres abattus étaient destinés à la production de bois et auraient été coupés de toute façon. Tesla a par ailleurs annoncé avoir planté un million d’arbres à proximité pour compenser ceux qui ont été abattus.La controverse reste vive, opposant les besoins industriels et les préoccupations écologiques, dans un contexte où Tesla cherche à renforcer sa présence en Europe tout en répondant aux critiques sur son impact environnemental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

UE : quelles taxes pour les véhicules électriques chinois ?
Fin août, la Commission européenne a annoncé des contre-mesures à l'égard de l'industrie automobile électrique chinoise, qu'elle juge excessivement subventionnée. Pour rétablir ce qu'elle considère comme une concurrence plus équitable, Bruxelles a décidé d'augmenter significativement le prix des véhicules électriques assemblés en Chine lorsqu'ils sont importés au sein de l'Union européenne.Ces nouvelles mesures se traduiront par l'imposition de lourds droits de douane sur ces véhicules. Cependant, la surtaxe ne touchera pas tous les constructeurs de la même manière. Par exemple, Tesla, qui ne bénéficie pas de subventions étatiques, se verra appliquer un taux de surtaxe relativement modéré de 9 %, en plus des 10 % de droits de douane habituels. En revanche, les constructeurs ayant coopéré avec Bruxelles subiront une surtaxe de 21,3 %, tandis que ceux qui n'ont pas coopéré, seront frappés par une surtaxe de 36 %.Certaines marques chinoises ont réussi à obtenir des taux moins élevés. Geely, par exemple, s'en sort avec une surtaxe de 19 %, tandis que BYD, concurrent sérieux de Tesla, se voit appliquer un taux de 17 %. Ce chiffre pourrait s'expliquer par les grandes ambitions de BYD en Europe, où Bruxelles cherche à encourager l'installation d'usines sur le territoire de l'Union européenne. BYD a déjà commencé la construction de sa première usine européenne en Hongrie, prévue pour démarrer en 2025. Cependant, la marque chinoise ne se limite pas à l'Europe : elle a aussi annoncé la future construction d'une usine en Turquie, dont la production, destinée au marché européen, ne sera pas soumise aux mêmes taux douaniers élevés que ceux appliqués aux véhicules importés de Chine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

350 lavages avec un seul sachet de lessive ?
Ops Clean, c’est le nom d’un nouveau sachet de lessive qui pourrait bien révolutionner nos habitudes de lavage. Sa particularité ? Il n’utilise qu’un seul ingrédient : le magnésium. Ce minéral transforme l’eau en une solution alcaline douce, capable de nettoyer efficacement le linge sans avoir recours aux ingrédients controversés souvent présents dans les lessives traditionnelles, qui peuvent être nocifs pour la peau et l’environnement.Le magnésium, naturellement présent dans l’eau potable, les rivières et l’eau de mer, ne nécessite pas de traitement spécifique après usage. Une famille française utilise en moyenne 26 litres de lessive liquide ou 40 kilos de lessive en poudre par an pour effectuer environ 220 lavages. L’impact environnemental de cette consommation est loin d’être négligeable, et Ops Clean propose une alternative plus respectueuse.Comment ça marche ? En contact avec l’eau, le magnésium libère de l’hydroxyde de magnésium et du dihydrogène, ce qui alcalinise l’eau et élève son pH à 10, proche du savon (pH 9) et de la Javel (pH 11). Cette réaction permet de neutraliser la majorité des bactéries, virus, germes et odeurs sur le linge. Des tests menés par un laboratoire indépendant montrent que Ops Clean est dix fois plus efficace qu’un simple lavage à l’eau pour éliminer les bactéries, et 85 fois plus efficace contre les organismes fongiques. Comptez 39,90 euros pour un sachet, qui devrait donc permettre de réaliser environ 350 lavages. Pour garantir son efficacité, Ops Clean recommande de peser le sachet tous les six mois. Si son poids descend en dessous de 80 grammes, c’est le signal qu’il est temps de le remplacer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH part en vacances !
Cet été, Choses à Savoir TECH VERTE prend un peu de vacances et reviendra pour une nouvelle saison dès le lundi 26 août !Merci encore pour votre soutient et à très vite ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En Irlande, les data centers dévorent 20% de l’électricité du pays ?
En Europe, tous les géants américains du numérique ont élu domicile en Irlande. Depuis une quinzaine d'années, ce pays a attiré des noms tels que Google, Meta et Microsoft grâce à une fiscalité particulièrement avantageuse. Malgré une légère augmentation de cette fiscalité, l'attractivité de l'Irlande ne faiblit pas. Cependant, cette réussite économique met sous pression les infrastructures du pays.Avec autant de géants de la tech, les data centers prolifèrent en Irlande. Ces infrastructures cruciales pour les entreprises consomment énormément d'énergie. La consommation électrique des data centers a explosé en huit ans. En 2015, ils représentaient 5% de la consommation électrique nationale. En 2022, ce chiffre a grimpé à 18%, puis à 21% l'année suivante.Ce chiffre est stupéfiant lorsqu'on considère que tous les foyers urbains irlandais consommaient ensemble 18% de l'électricité du pays en 2023. La tendance à la hausse devrait se poursuivre, selon l'opérateur public du réseau, EirGrid. L'entreprise prévoit une croissance de la demande d'énergie, principalement tirée par les grands utilisateurs et les centres de données. Ces « défis d'approvisionnement en électricité » seront exacerbés par le développement intensif de l'intelligence artificielle, une technologie particulièrement énergivore. D'après l'Agence internationale de l'énergie, la consommation des data centers pourrait dépasser celle de tous les foyers irlandais d'ici 2028, atteignant 30% de la consommation nationale. Face à cette situation, la question se pose : où l'Irlande trouvera-t-elle l'électricité nécessaire pour répondre à cette demande croissante ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La plus grande fuite de méthane de l’histoire identifiée au Kazakhstan ?
Les émissions de méthane (CH4) constituent un impact environnemental souvent méconnu de l'extraction de gaz fossile et de pétrole. Pourtant, les scientifiques y accordent une grande attention. En effet, le méthane est un gaz à effet de serre puissant, bien que sa durée de vie dans l'atmosphère soit plus courte que celle du dioxyde de carbone (CO2). Ainsi, réduire les émissions de méthane peut rapidement avoir des effets bénéfiques sur le climat.Pour réduire ces émissions, il est essentiel de pouvoir les détecter. Une équipe internationale dirigée par l'Université polytechnique de Valence en Espagne travaille sur ce sujet. Dans un article publié dans les Environmental Science & Technology Letters, ces chercheurs révèlent avoir détecté, grâce à plusieurs satellites, la plus grande fuite de méthane jamais enregistrée sur un puits de pétrole. Cet incident a eu lieu dans le champ de Karaturun Est, au Kazakhstan. La fuite a provoqué une flamme de 10 mètres de haut et la formation d'un cratère de 15 mètres de diamètre.Les chercheurs expliquent que la fuite a débuté le 9 juin 2023 et n'a pu être maîtrisée que le 25 décembre de la même année. Pendant ces six mois, 131 000 tonnes de méthane se sont échappées dans l'atmosphère. Pour sceller le puits, des milliers de tonnes d'eau et des boues de forage ont dû être injectées. Cette découverte souligne l'importance de la surveillance et de la détection des fuites de méthane pour mieux gérer et réduire les émissions de ce gaz à effet de serre. La technologie satellitaire joue ici un rôle crucial dans la protection de notre environnement en permettant une intervention rapide et efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les forêts australiennes rejettent plus de CO2 qu'elles n'en absorbent ?
Partout dans le monde, des ingénieurs perfectionnent des techniques pour éliminer le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère. Cependant, une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, fondée sur des données de terrain, confirme que nos forêts restent une arme puissante contre les émissions de CO2. Entre 1990 et 2019, les forêts mondiales ont absorbé en moyenne 3,5 milliards de tonnes de CO2 par an, soit près de la moitié de nos émissions."Nous avons été surpris par la persistance du puits de carbone forestier mondial, malgré l'augmentation des feux de forêt, des sécheresses, de l'exploitation forestière et d'autres facteurs de stress," soulignent les chercheurs. "L'augmentation des émissions dans certaines régions a été compensée par une accumulation croissante dans d'autres, principalement grâce à la repousse des forêts tropicales et au reboisement des forêts tempérées. Ces résultats confirment le potentiel d'amélioration de la protection et de la gestion des forêts en tant que solutions naturelles efficaces contre le changement climatique."Cependant, la situation en Australie est préoccupante. Là-bas, la déforestation à des fins agricoles est un facteur majeur d'émissions de carbone. Depuis les années 2000, les sécheresses intensifiées et les feux de forêt ont encore accru les émissions. Bien que des mesures législatives aient ralenti le défrichement ces dernières années, le problème persiste. Les forêts de repousse ne compensent pas les pertes causées par l'exploitation des forêts indigènes à haute densité de carbone. L'étude souligne l'urgence d'adopter des politiques efficaces de gestion des terres et des forêts. Réduire la déforestation, restaurer les forêts sur des sols non utilisés pour l'agriculture et améliorer les pratiques de récolte du bois sont essentiels pour lutter contre le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des éoliennes résistantes aux ouragans ?
La Chine marque une avancée spectaculaire dans le domaine des éoliennes offshore avec l'inauguration de l'OceanX, la plus grande plateforme éolienne flottante au monde. Conçue par Mingyang Smart Energy, cette structure imposante est installée au large de Canton. L'OceanX, en forme de V, est équipée de deux turbines gigantesques cumulant une puissance de 16,6 MW. Cette prouesse technologique pourrait produire jusqu'à 54 millions de kWh par an, suffisamment pour alimenter environ 30 000 foyers chinois, selon New Atlas.Au-delà de sa capacité de production, l'OceanX impressionne par sa robustesse. La plateforme a été conçue pour garantir une stabilité et une sécurité maximales, même dans les conditions climatiques les plus extrêmes. Fabriquée en béton ultra-haute performance, dense et extrêmement résistant, l'OceanX utilise une combinaison unique d'ancrages et de haubans pré-tendus, la rendant à la fois légère et stable. Mingyang Smart Energy affirme que cette structure peut résister à des vents dépassant 260 km/h et à des vagues de 30 mètres de haut, équivalentes à un ouragan de catégorie 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson. L'année dernière, Mingyang Smart Energy a franchi une nouvelle étape en présentant un modèle encore plus puissant d'éolienne offshore, capable de générer 22 MW. La production de cette nouvelle éolienne est prévue pour 2025. Cette avancée technologique place la Chine en position de leader dans le développement des énergies renouvelables et souligne son engagement envers la transition énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Du papier recyclé en guise de papier toilette ?
Dans la série "petits gestes, gros impacts", la marque Popee entend révolutionner l'industrie du papier toilette. Aucun arbre n'est abattu pour sa fabrication, puisque les feuilles sont produites à partir de papiers recyclés provenant de corbeilles de bureaux d'entreprises ou de matières alternatives comme l'amidon de maïs. Depuis sa création en 2019, Popee a élargi sa gamme avec des mouchoirs et des essuie-tout, garantissant que tous ses produits sont exempts de matières controversées et de composants toxiques.L'impact est considérable : selon Popee, une tonne de papier recyclé sauve 17 arbres, réduit de 300 kilos les émissions de CO2, consomme deux fois moins d'énergie et utilise 20 fois moins d'eau. À l'échelle mondiale, le WorldWatch Institute estime que 27 000 arbres sont abattus chaque jour pour satisfaire la demande de papier toilette, soit 10 millions par an. Le Planetoscope ajoute qu'une dizaine de rouleaux de papier toilette à usage unique génèrent 2,5 kilos de CO2. Sans oublier les litres d'eau nécessaires à leur fabrication, ainsi que les parfums synthétiques et colorants artificiels. En moyenne, chaque Français utilise entre 90 et 110 rouleaux de papier toilette par an, rendant impératif le changement.Le papier toilette, apparu en Chine au VIe siècle, a connu de nombreuses évolutions. Aristophane décrivait l'utilisation de cailloux pour se nettoyer : "Trois pierres peuvent suffire si elles sont raboteuses. Polies, il en faut quatre." D'autres techniques incluaient des bouts de bois, des coquillages, du foin ou des écorces de maïs, avant que le papier ne s'impose. Ce n'est qu'en 1857 que l'Américain Joseph Gayetti commercialise les premières feuilles de papier toilette. Aujourd'hui, l'initiative de Popee pourrait marquer un tournant décisif, contribuant à une utilisation plus durable et respectueuse de l'environnement pour ce produit d'hygiène quotidienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le renouvelable plus fort que le charbon en 2025 ?
La demande mondiale d'électricité connaît un bond significatif, révélant le rôle croissant de l'électricité dans nos économies et l'impact des canicules sévères, selon Keisuke Sadamori, directeur Marchés et sécurité énergétiques de l'AIE. Il souligne que l'essor des modes de production décarbonées n'est pas encore suffisant. Les énergies renouvelables, telles que l'hydroélectricité, le solaire et l'éolien, devraient fournir 35% de l'électricité en 2025, contre 30% en 2023. Le photovoltaïque devrait à lui seul couvrir la moitié de la croissance de la demande, avec le solaire et l'éolien représentant ensemble 75% de cette augmentation.Cependant, la production électrique issue des centrales à charbon ne devrait pas décliner dès 2024, principalement en raison de la forte hausse des besoins en Chine et en Inde. L'AIE ajoute que les capacités hydrauliques chinoises pourraient créer la surprise et réduire la part du charbon dès cette année, entraînant une baisse des émissions de CO2 du secteur électrique. L'AIE observe un retour à une croissance annuelle de la demande électrique à des niveaux inédits depuis 2007, hors rebond post-Covid. La demande mondiale d'électricité devrait croître de 4% en 2024 et en 2025, contre 2,3% en 2023, poussée par l'activité économique et l'électrification des équipements.Aux États-Unis, la demande devrait croître de 3% cette année, en raison de l'activité économique, des besoins en climatisation et de l'essor des data centers liés à l'intelligence artificielle. En Inde, la demande devrait bondir de 8%, et en Chine, elle est attendue à +6%. En Europe, après deux ans de repli lié à la crise énergétique et à la flambée des prix, la demande électrique devrait croître de 1,7%. "Il est encourageant de voir la part des énergies propres grandir, mais cela doit se produire plus rapidement", commente Keisuke Sadamori, appelant à renforcer les réseaux et à améliorer les normes d'efficacité énergétique pour réduire les impacts d'une demande de climatisation croissante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Stocker le CO2 six fois plus vite, est-ce possible ?
L'excès de dioxyde de carbone (CO2) dans notre atmosphère fait grimper les températures, exacerbant le changement climatique. Pour éviter une catastrophe, nous devons non seulement réduire drastiquement nos émissions, mais aussi capturer et stocker une partie du CO2 déjà présent dans l'air. Des chercheurs de l'Université du Texas (États-Unis) ont peut-être trouvé une méthode beaucoup plus rapide et moins nocive que celles actuellement en usage.Traditionnellement, le CO2 est stocké dans des réservoirs souterrains, mais cette méthode présente des risques, notamment des fuites, la contamination des eaux et des tremblements de terre liés à l'injection. Les scientifiques cherchent donc des alternatives, comme le stockage du CO2 sous forme d'hydrates, des matériaux semblables à de la glace qui se forment en captant le CO2.Dans la revue ACS Sustainable Chemistry & Engineering, les chercheurs texans expliquent leur nouvelle méthode. Ils ont découvert que l'utilisation de magnésium comme catalyseur dans l'eau de mer permet de multiplier par six la vitesse de formation des hydrates. Cette approche fonctionne sans nécessiter de coûteux dessalements et pourrait stocker le CO2 au fond des océans, où les conditions sont suffisamment stables pour éviter la décomposition.Les implications de cette découverte vont au-delà de la simple séquestration du CO2. La formation ultrarapide d'hydrates pourrait également être utilisée dans le dessalement de l’eau de mer, la séparation des gaz et le stockage du gaz, offrant ainsi de nouvelles solutions pour diverses industries. Deux demandes de brevets ont déjà été déposées, et l'équipe envisage de créer une start-up pour commercialiser cette technologie innovante. Cette avancée représente une lueur d'espoir dans la lutte contre le changement climatique, en fournissant une méthode plus efficace et durable pour gérer l'excès de CO2 dans notre atmosphère. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Destinus transforme un moteur avion à kérosène en hydrogène ?
Destinus, fondée en 2021 à Payerne (canton de Vaud), connaît une ascension spectaculaire dans le secteur aéronautique. En quelques années, elle a construit le site de test de moteurs à hydrogène Destinus H2 Park, réalisé plusieurs vols réussis de prototypes subsoniques, et se concentre actuellement sur le développement du Destinus S, un futur avion supersonique à hydrogène liquide destiné aux voyages d'affaires, prévu pour 2030.En avril et juin 2024, Destinus a franchi une étape cruciale en convertissant un turboréacteur conventionnel, conçu pour le kérosène, en un moteur fonctionnant à l'hydrogène gazeux. Les premiers tests ont révélé une stabilité impressionnante, avec des allumages réguliers et précis, conformes aux prévisions des modèles internes. En juin 2024, l'équipe a poussé le moteur à 45 % de sa puissance maximale, tout en maintenant une stabilité parfaite. Ces essais ont confirmé la fiabilité des technologies de Destinus et ont fourni des données précieuses sur l'alimentation et la combustion à l'hydrogène.Destinus a déjà conçu plusieurs aéronefs innovants, dont le Destinus-3, premier démonstrateur supersonique à hydrogène, présenté au salon du Bourget 2023. Développé en seulement un an, ce prototype de 10 mètres, au fuselage élancé, intègre un système de pilotage automatique entièrement conçu par Destinus, et est le premier avion de ce type à fonctionner sans pilote. La répétabilité des résultats est essentielle pour Destinus, non seulement pour valider les technologies actuelles, mais aussi pour garantir la fiabilité et la sécurité de ses futurs aéronefs. Avec ces avancées, Destinus se positionne comme un leader innovant dans l'aviation à hydrogène, ouvrant la voie à une nouvelle ère de voyages aériens plus écologiques et efficaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

JO de Paris et hydrogène, fausse bonne idée ?
Dans le cadre des JO, Toyota, le géant automobile japonais, a annoncé le déploiement de plus de 500 véhicules à hydrogène. Présentée comme une avancée écologique, cette initiative est désormais au cœur d'une controverse. Une lettre ouverte, signée par 120 scientifiques, dont David Cebon de l'Université de Cambridge, interpelle le Comité International Olympique et Anne Hidalgo sur la pertinence environnementale de ce choix. Selon ces experts, l'hydrogène pourrait paradoxalement augmenter le bilan carbone de l'événement.Les chercheurs s'appuient sur les conclusions du GIEC, affirmant que « les véhicules électriques à batterie sont le moyen le plus efficace de décarboner le transport de passagers ». Ils soulignent l'inefficacité énergétique des véhicules à hydrogène, nécessitant trois fois plus d'électricité renouvelable que leurs homologues électriques. « L'utilisation de l'hydrogène pour le transport routier détourne l'attention des solutions réelles disponibles aujourd'hui, retardant leur mise en œuvre », déclarent-ils. Toyota défend son projet en précisant que l'hydrogène utilisé sera d'origine renouvelable, fourni par Air Liquide. Les scientifiques, toutefois, maintiennent leur position : même avec de l'hydrogène « vert », l'impact environnemental et financier serait supérieur. Ils citent l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui indique que l'hydrogène à faibles émissions représente seulement 0,6 % de la demande totale.Les tentatives antérieures d'utilisation de l'hydrogène, notamment lors des JO de Tokyo 2020, ont échoué. Les chercheurs rappellent les difficultés rencontrées par plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni, face aux coûts élevés et à la disponibilité limitée de l'infrastructure hydrogène. Toyota elle-même admet la faible popularité de sa Toyota Mirai et ne prévoit pas de transition significative vers l'hydrogène d'ici la fin de la décennie. David Cebon accuse Toyota de retarder la transition vers les véhicules électriques, qualifiant leur stratégie de « dilatoire et cynique ». Les chercheurs exhortent le CIO à imposer à Toyota de remplacer toute la flotte des Jeux par des véhicules électriques à batterie. Une demande ambitieuse, à moins de deux semaines du début des JO. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bientôt la fin de la pollution de l’industrie textile ?
La mode figure parmi les industries les plus polluantes au monde. Selon la Fondation Ellen MacArthur, une organisation britannique dédiée à l’économie circulaire, 92 millions de tonnes de vêtements sont jetées chaque année, dont seulement un huitième est recyclé. Les vêtements composés de multiples fibres – coton, nylon, élasthanne – sont particulièrement difficiles à recycler car il faut séparer ces matières avant de pouvoir les transformer.Pour répondre à ce défi, des chercheurs de l'Université du Delaware, aux États-Unis, ont mis au point une méthode de recyclage chimique. En combinant des solvants et des ondes, ils peuvent dissocier les fibres synthétiques, permettant ainsi de récupérer des fibres de coton non altérées. Les matériaux obtenus peuvent ensuite être utilisés pour créer de nouveaux vêtements ou être transformés en produits électroniques ou chimiques, rapporte le Washington Post.Actuellement, seulement 1 % des vêtements recyclés sont transformés en nouveaux vêtements, selon la Fondation Ellen MacArthur. La majorité est déchiquetée et convertie en matériaux moins précieux, comme des isolants thermiques, via un procédé appelé décyclage. Les vêtements non recyclables finissent souvent incinérés ou abandonnés dans de vastes décharges à ciel ouvert, contribuant à la pollution de l’air et de l’eau.Diverses méthodes existent pour réduire la pollution textile : favoriser les vêtements de seconde main, utiliser des matières durables et moins polluantes, et éviter le mélange de fibres pour faciliter le recyclage. Toutefois, ces pratiques peinent à concurrencer la production de masse de la fast fashion. Bien que prometteuse en laboratoire, la méthode de recyclage chimique développée par l'Université du Delaware ne sera probablement pas utilisable à grande échelle avant une à deux décennies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Chine, champion du solaire et de l’éolien ?
La Chine renforce sa position de leader mondial des énergies renouvelables, construisant actuellement deux fois plus de capacités éoliennes et solaires que le reste du monde, selon une étude publiée à la mi-juillet. Ce géant asiatique, fort de ses 1,4 milliard d'habitants et de son statut de première nation manufacturière, est aussi le principal émetteur de gaz à effet de serre, accélérant ainsi le changement climatique. Face à cette réalité, la Chine s'est engagée à stabiliser ses émissions d'ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone d'ici 2060.Actuellement, le pays développe 180 gigawatts (GW) d'énergie solaire et 159 GW d'énergie éolienne, selon l'étude de Global Energy Monitor (GEM). Ces 339 GW représentent 64 % des énergies renouvelables en construction dans le monde, soit près du double de la capacité combinée des autres pays. Les États-Unis (40 GW), le Brésil (13 GW), le Royaume-Uni (10 GW) et l'Espagne (9 GW) suivent la Chine dans ce domaine. Ces 339 GW chinois représentent un tiers du total des nouvelles capacités solaires et éoliennes mondiales, un chiffre qui dépasse largement la moyenne mondiale de 7 %, démontrant l'approche proactive de la Chine en matière de renouvelables.Malgré cet engagement, la Chine dépend encore fortement du charbon pour répondre à sa demande croissante d'électricité. Les défis persistent également pour acheminer l'énergie renouvelable des régions éloignées vers les centres économiques de l'est densément peuplés. Cependant, la capacité combinée éolienne et solaire devrait surpasser celle du charbon en Chine cette année, selon le GEM. Cette croissance rapide pourrait permettre à la Chine d'atteindre son pic d'émissions plus tôt que prévu. De plus, le Centre for Research on Energy and Clean Air (Crea) rapporte que la Chine n'a délivré aucun nouveau permis pour des aciéries fonctionnant au charbon au premier semestre 2024, une première depuis septembre 2020. Les scientifiques soulignent que le réchauffement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes. Cet été, la Chine a connu des vagues de chaleur dans le nord et des pluies torrentielles dans le sud, entraînant inondations et glissements de terrain meurtriers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les batteries lithium-ion, sources de polluants éternels ?
Les PFAS, ces produits chimiques surnommés « éternels » en raison de leur extrême persistance, sont à nouveau au cœur de l'actualité. Ces substances, impliquées dans divers problèmes de santé, s'accumulent dans notre environnement. Cette fois, ce sont les batteries lithium-ion de nos smartphones et voitures électriques qui sont pointées du doigt. Une étude de l'université Texas Tech (États-Unis) révèle que ces batteries libèrent des quantités significatives de PFAS.Les chercheurs expliquent que certaines batteries lithium-ion utilisent des composés appelés bis-perfluoroalkylsulfonimides, ou bis-FASI. Ces substances, appartenant à la classe des per- et polyfluoroalkylées (PFAS), améliorent l'efficacité et la sécurité des batteries en les rendant moins inflammables. Toutefois, ils mettent en garde : « Réduire nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) grâce à des innovations comme les voitures électriques est crucial, mais cela ne doit pas se faire au détriment d'une augmentation de la pollution par les PFAS ».Dans leur étude, publiée dans la revue Nature Communications, les chercheurs ont détecté des niveaux de bis-FASI émanant des batteries, de l'ordre de la partie par milliard (ppb). Bien que ce chiffre puisse sembler minime, il dépasse largement les limites fixées par les autorités américaines pour l'eau potable. Les chercheurs se sont concentrés sur des zones proches des sites de fabrication de batteries ou de leurs composants, ce qui pourrait expliquer ces taux élevés. Ils suggèrent également que ces PFAS pourraient voyager dans l'air, contaminant des régions éloignées des usines ou des décharges où la plupart des batteries lithium-ion sont jetées. Les résultats de cette étude soulèvent des questions cruciales sur l'impact environnemental des technologies de batteries actuelles, appelant à un équilibre entre innovation et protection de l'environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une « zéro plastique » impossible pour les JO de Paris ?
Les Jeux olympiques de Paris 2024 se veulent écologiques, avec moins de constructions, une réduction des dépenses énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre. La politique zéro déchet est également au cœur de l'événement, visant une « trajectoire zéro déchet et zéro plastique à usage unique ». Cependant, selon France Nature Environnement (FNE), cette ambition est compromise. L'association indique que le Comité des Jeux Olympiques prévoit que sur les 18 millions de boissons distribuées par Coca-Cola pendant les Jeux, plus de la moitié seront conditionnées dans des bouteilles en plastique, contredisant l'objectif de Jeux zéro déchet.La première controverse concerne le partenariat avec Coca-Cola, qui a été désigné champion mondial de la pollution plastique début 2024. Coca-Cola sera le distributeur exclusif des boissons durant les JO, ce qui suscite des critiques. La deuxième controverse porte sur la quantité de plastique utilisée. Selon FNE, sur les 9 millions de boissons vendues au public, 6,4 millions seront dans des bouteilles en plastique. Bien qu'il soit prévu que trois quarts de ces bouteilles soient des « écocup » consignées, la FNE révèle que le comité des JO 2024 a obtenu une dérogation pour utiliser 4 millions de bouteilles en plastique à usage unique, invoquant des raisons de santé publique et de contrôle du dopage. En résumé, malgré les promesses d’un événement écologique, les décisions concernant l'utilisation de plastique par le Comité des Jeux Olympiques soulèvent des questions sur la véritable portée de leurs engagements environnementaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un système de refroidissement plus froid que l'espace ?
Alors que les ordinateurs quantiques promettent de surpasser les capacités des machines actuelles, leur développement s'accompagne de défis techniques inédits. L'un des plus cruciaux est le refroidissement des puces quantiques, qui doivent être maintenues à des températures extrêmement basses pour fonctionner correctement. Les qubits, ou bits quantiques, sont extrêmement sensibles aux perturbations thermiques. La moindre vibration thermique peut altérer leur état, provoquant des erreurs de calcul. Pour garantir un fonctionnement fiable, ces ordinateurs doivent être maintenus à des températures proches du zéro absolu, soit -273,15 degrés Celsius.Une équipe de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a relevé ce défi en développant un nouveau système de refroidissement innovant. Leur dispositif capture la chaleur produite par les composants du processeur quantique et la convertit en électricité. Cette approche ingénieuse permet de refroidir le processeur de manière très efficace tout en récupérant de l'énergie. De plus, le système est basé sur des composants existants, facilitant ainsi sa réplication. Il est aussi efficace que les systèmes de refroidissement des ordinateurs traditionnels.Grâce à cette solution, les chercheurs ont atteint la température exceptionnelle de 0,1 kelvin, soit environ -273 degrés Celsius. En comparaison, l'espace apparaît plus chaud, baignant dans un rayonnement cosmologique de 2,7 kelvins (-270,45 degrés Celsius). « Nous sommes les premiers à créer un dispositif dont l'efficacité de conversion correspond à celle des technologies actuelles, mais qui fonctionne à des champs magnétiques faibles et à des températures très basses, ce qui est nécessaire pour les systèmes quantiques. Ce travail constitue une véritable avancée », a déclaré le chercheur Gabriele Pasquale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les toits blancs : remparts contre les fortes chaleurs ?
L'été 2018 a apporté une chaleur intense à Londres. Ces températures ont servi de base à une étude menée par des chercheurs de l'University College London (Royaume-Uni), visant à tester divers systèmes de gestion de la chaleur dans le Grand Londres à travers un modèle climatique urbain tridimensionnel. Les solutions testées incluaient des panneaux solaires sur les toits, des toitures végétalisées ou couvertes d'un revêtement réfléchissant, de la végétation urbaine et l'utilisation de la climatisation. Les chercheurs ont modélisé ces solutions comme si elles avaient été adoptées à grande échelle dans toute la zone urbaine, rapportent-ils dans les Geophysical Research Letters.Les résultats montrent que recouvrir les toits d'un revêtement réfléchissant est la méthode la plus efficace pour réduire la température à Londres, avec une baisse d'environ 1,2 °C, et jusqu'à 2 °C dans certaines zones. En revanche, végétaliser les rues, bien que bénéfique à d'autres égards, n'a réduit les températures que de 0,3 °C en moyenne. Pire encore, la climatisation des bâtiments a contribué à augmenter la température extérieure en ville de 0,15 °C.Les chercheurs ont également observé des effets contrastés pour les toits végétalisés. Pendant la journée, ils réduisent la température de 0,5 °C en moyenne, mais une fois la nuit tombée, ils retiennent la chaleur, augmentant légèrement les températures nocturnes. Les arbres urbains, quant à eux, améliorent le confort nocturne en réduisant la chaleur, mais augmentent l'humidité de l'air, ce qui peut être inconfortable. Avec ces précieuses informations en main, nous pourrions trouver des moyens plus efficaces d'adapter nos villes au réchauffement climatique. En attendant, il est crucial de continuer à chercher des solutions pour freiner cette tendance alarmante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Antarctique : un « point de bascule » bientôt franchi ?
Les scientifiques alertent sur un nouveau "point de bascule" imminent : l'Antarctique pourrait entrer dans une phase de "fonte incontrôlée" de ses calottes glaciaires. Cette mise en garde provient d'une étude publiée mardi 25 juin dans la revue Nature Geoscience. Les vastes calottes de l'Antarctique, reposant sur un socle rocheux et s'étendant au-delà des côtes pour flotter sur l'océan, sont de plus en plus vulnérables à l'infiltration de l'eau de mer réchauffée par le changement climatique.Des recherches antérieures avaient déjà montré que l'eau de mer, chauffée par les activités humaines, pouvait s'infiltrer à la jonction terre-mer, progressant sous la glace et provoquant une fonte accélérée. L'étude récente confirme cette hypothèse et la quantifie à travers des modèles. L'eau de mer réchauffée pénètre sous la glace, accélérant la fonte sur des distances allant de 100 mètres à plusieurs dizaines de kilomètres. "Cela pourrait déclencher un point de bascule, au-delà duquel l'infiltration de l'eau océanique sous la calotte glaciaire deviendrait illimitée, entraînant une fonte incontrôlée", explique Alexander Bradley, auteur principal de l'étude. Une telle situation pourrait provoquer une élévation significative du niveau de la mer, surpassant la formation de nouvelle glace, et menaçant les populations côtières mondiales.Les modèles actuels du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) n'ont pas intégré ce phénomène crucial, sous-estimant systématiquement la perte de glace observée jusqu'à présent. L'étude insiste sur la nécessité de mettre à jour ces modèles. En mai, la température moyenne des océans a atteint un record de 20,93°C pour le 14e mois consécutif, selon le réseau européen Copernicus. "Chaque dixième de degré supplémentaire rapproche ces points de bascule, les rendant de plus en plus probables", prévient Bradley. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La pollution de l’air a-t-elle limitée le réchauffement climatique ?
En janvier dernier, l'Organisation météorologique mondiale a annoncé que 2023 avait été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Une des causes principales : la réduction de la pollution atmosphérique. En effet, la combustion de combustibles fossiles dans les centrales électriques et les moteurs émet non seulement des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, mais aussi des aérosols refroidissants, tels que les oxydes de soufre (SOx). Ces particules réfléchissent une partie des rayons solaires et favorisent la formation de nuages, qui agissent comme des miroirs.Des progrès significatifs ont été réalisés récemment pour réduire la pollution de l'air. L'Organisation maritime internationale a instauré des restrictions en 2020 sur la quantité de soufre autorisée dans les carburants maritimes, réduisant les émissions de dioxyde de soufre (SO2) de 80 %. La Chine a également diminué ses émissions soufrées de plus de 70 % depuis 2005, grâce à des technologies avancées et des filtres dans les centrales à combustibles fossiles, évitant ainsi plus de 200 000 décès prématurés.Malgré ces avancées, aucun scientifique ne recommande d'arrêter les efforts de dépollution des aérosols, car la pollution atmosphérique cause un nombre de décès trop élevé. En 2021, plus de huit millions de personnes sont décédées en raison de la pollution de l'air, qui est devenue le deuxième facteur de risque de décès chez les enfants de moins de cinq ans, selon l'Unicef. Les experts estiment que la solution réside dans une combinaison de mesures : continuer à lutter contre la pollution de l'air tout en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles. Cela permettrait de diminuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à la fois à la santé publique et à la lutte contre le réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

CO2 : la pollution de Google double en 5 ans à cause de l’IA ?
En 2019, Google s'était fixé un objectif ambitieux : éliminer autant de CO2 qu'elle en émet d'ici 2030. Cependant, l'essor de l'IA générative, popularisée par ChatGPT, a bouleversé la donne. Depuis plus d'un an, Google investit massivement dans cette technologie pour l'intégrer à presque tous ses produits. Le problème réside dans les énormes capacités de calcul nécessaires pour entraîner et faire fonctionner ces modèles d'intelligence artificielle. Par exemple, générer une seule image par IA consomme autant d'énergie que la recharge d'un smartphone, selon des chercheurs de la start-up française Hugging Face. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que les centres de données pourraient consommer dix fois plus d'électricité en 2026 qu'en 2022, une hausse due en partie à l'émergence de l'IA.Les principales causes de l'augmentation des émissions de Google sont la consommation d'électricité des centres de données et les émissions issues de la chaîne d'approvisionnement. En 2023, les émissions de Google ont augmenté de 13 % par rapport à l'année précédente, atteignant 14,3 millions de tonnes métriques. Google se montre désormais moins confiant quant à sa capacité à respecter ses engagements environnementaux, déplorant « l'incertitude concernant l'impact environnemental futur de l'IA, complexe et difficile à prédire ». Microsoft, également engagé dans l'IA, a observé une augmentation de ses émissions de gaz à effet de serre de près de 30 % depuis 2020, en raison de l'expansion de ses centres de données.L'activité accrue des centres de données impacte également la consommation d'eau, utilisée pour refroidir les infrastructures. En 2023, les datacenters de Google ont consommé 17 % d'eau en plus par rapport à 2022, soit 6,1 milliards de litres, suffisamment pour irriguer environ 41 terrains de golf par an dans le sud-ouest des États-Unis. Face à un dérèglement climatique qui s'intensifie, Google continue d'investir dans ses infrastructures techniques. « Intégrer l'IA dans nos produits pourrait rendre difficile la réduction des émissions, en raison de la demande énergétique croissante liée à nos investissements », déclare la firme, laissant présager des défis environnementaux persistants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Occasion : les voitures électriques moins chères que le diesel ?
Jusqu'à récemment, acheter une voiture électrique d'occasion coûtait plus cher qu'un véhicule diesel du même âge. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Selon le dernier rapport de La Centrale, relayé par La Tribune, les véhicules électriques récents sont désormais plus abordables que leurs homologues diesel.Le rapport trimestriel de La Centrale révèle une donnée historique : les véhicules électriques d'occasion âgés de 2 à 4 ans coûtent en moyenne 20 000 euros, contre 24 000 euros pour les diesels de même catégorie. Mais qu'est-ce qui explique ce retournement de situation ? D'abord, la loi de l'offre et de la demande joue un rôle crucial. En 2023, le nombre de véhicules électriques d'occasion a bondi de 181%, selon La Centrale. L'arrivée massive de voitures neuves chinoises, notamment celles du constructeur BYD, a fait chuter les prix, impactant même les tarifs des concurrents comme Tesla. De plus, le bonus écologique, bien que désormais non disponible pour les véhicules d'occasion depuis le 14 février dernier, a contribué à réduire les prix des voitures neuves, influençant ainsi le marché de l'occasion.Le marché des véhicules électriques bénéficie aussi des pratiques des loueurs de courte durée et des entreprises sous leasing, qui alimentent régulièrement le marché de l'occasion. Malgré ces facteurs favorables, il convient de rester prudent. La situation économique et réglementaire pourrait encore évoluer, rendant le marché fragile. Cette tendance vers des voitures électriques d'occasion plus abordables pourrait être une opportunité pour les consommateurs d'opter pour une solution plus écologique. Cependant, il est important de surveiller les développements futurs pour voir si cette accessibilité perdure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Deux fois plus de CO2, c’est 14 °C en plus ?
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont largement reconnues comme la cause principale du réchauffement climatique. Cependant, des chercheurs de l'Institut royal néerlandais de recherche sur la mer (Nioz) et des universités d'Utrecht et de Bristol estiment que l'impact du CO2 a peut-être été sous-estimé.Dans une étude publiée dans Nature Communications, les scientifiques révèlent leurs découvertes après avoir analysé une carotte de forage extraite du Pacifique. Leur méthode repose sur l'étude des membranes des archées, des micro-organismes marins. « Les archées optimisent la composition chimique de leur membrane selon la température de l'eau. Ces substances peuvent être retrouvées sous forme de fossiles moléculaires dans les sédiments océaniques », explique Jaap Sinninghe Damsté, géochimiste.Pour estimer la teneur historique en CO2 atmosphérique, les chercheurs ont analysé la composition chimique de la chlorophylle et du cholestérol présents dans les algues. Ces organismes absorbent le CO2 de l'eau pour réaliser la photosynthèse. Lorsque la concentration en CO2 est basse, les algues absorbent plus de carbone « lourd ». Les proportions de ces deux formes de carbone permettent de déduire les niveaux de CO2 dans l'océan et, par extension, dans l'atmosphère.Les résultats sont alarmants : un doublement du CO2 atmosphérique pourrait entraîner une hausse de la température moyenne terrestre entre 7 et 14 °C. À titre de comparaison, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait précédemment estimé cette augmentation entre 2,3 et 4,5 °C. « L'avertissement est clair, concluent les chercheurs. Nous devons impérativement réduire nos émissions de CO2 et mettre en œuvre des technologies pour les compenser. » Cette étude souligne l'urgence d'actions concrètes pour limiter l'impact du changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La géoingénérie, une technique meurtière pour la planète ?
La géoingénierie, l'idée de manipuler le climat pour contrer le réchauffement climatique, soulève des questions cruciales. Elle repose sur notre capacité à comprendre les mécanismes atmosphériques et leurs interactions avec la terre et l'océan, pour, par exemple, faire pleuvoir dans les régions arides, réduire le réchauffement par l'injection d'aérosols, ou fertiliser l’océan pour augmenter l’absorption de CO2.Cependant, nos connaissances sont-elles suffisantes pour de telles manipulations ? La réponse semble négative. Une nouvelle étude publiée dans Nature Climate Change met en lumière les dangers de ces interventions. Parmi les diverses solutions proposées, l'éclaircissement des nuages suscite un intérêt particulier. L'idée est de réduire l'irradiation au sol en créant de gros nuages blancs capables de réfléchir une grande partie de l'énergie solaire. L'effet escompté serait une baisse significative de la température au sol. Pour ce faire, il suffirait de projeter de l'eau de mer dans la basse atmosphère, les cristaux de sel favorisant la formation de nuages. Plusieurs équipes scientifiques dans le monde explorent cette voie prometteuse.Mais les sciences naturelles ne sont jamais simples. Une équipe de chercheurs a simulé les effets de cette technique en créant artificiellement des stratocumulus au-dessus du Pacifique Nord pendant neuf mois par an sur une période de 30 ans. Les résultats montrent une réduction initiale des températures au sol dans l'ouest des États-Unis, avec une baisse du risque de canicule en Californie de 55 %. Cependant, cette efficacité diminuerait avec le temps à cause des réactions des courants océaniques au réchauffement global non maîtrisé. Pire, cette intervention pourrait entraîner une hausse des températures sur l'ouest américain, une baisse des précipitations ailleurs et une augmentation des vagues de chaleur en Europe.Cette étude souligne les risques de jouer aux apprentis sorciers sans maîtriser toutes les variables. C'est comme chercher à maigrir avec des médicaments sans changer son alimentation : des résultats initiaux positifs, mais des dommages à long terme pour les reins, le foie ou le cœur. Manipuler le climat pourrait aggraver la situation plutôt que l'améliorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un programme Apple pour vous inciter à réparer vos iPhones ?
Toutes les marques tech cherchent à démontrer leur engagement envers des pratiques durables et la réduction de leur impact environnemental, et Apple n'est pas en reste. Bien que le fameux clip mettant en scène Mère Nature ait suscité des critiques pour du greenwashing, la marque a mis en place des initiatives concrètes. Parmi celles-ci, le programme Apple Self Service Repair permet aux propriétaires d’iPhone de réparer eux-mêmes leurs appareils. Apple fournit des manuels de réparation, des pièces détachées, ainsi que des outils à louer ou à acheter via un magasin dédié.Ce programme donne aux utilisateurs les mêmes capacités de diagnostic que les fournisseurs de services agréés Apple et les réparateurs indépendants. Ils peuvent ainsi tester leurs produits pour s'assurer de la fonctionnalité et des performances optimales des pièces, et identifier celles nécessitant une réparation. Désormais, Apple Diagnostics for Self Service Repair prend en charge les modèles d'iPhone, de Mac et de Studio Display dans 33 pays et 24 langues.Le programme s'étend à 32 pays, dont la France, avec l'outil Apple Diagnostics for Self Service Repair. Cet outil logiciel permet aux utilisateurs de résoudre leurs problèmes en diagnostiquant l’état et les performances de leurs appareils. Lancé aux États-Unis en 2023, il est désormais disponible plus largement. Les clients qui souhaitent utiliser ce programme peuvent accéder à cet outil pour vérifier si leur appareil a besoin d'être réparé. Après avoir lancé la session et suivi les instructions à l'écran, ils sauront si une réparation est nécessaire. Toutefois, il est important de noter qu’un autre appareil est requis pour lancer le diagnostic du produit potentiellement défectueux. Apple continue donc de renforcer son programme de réparation en libre-service, visant à réduire son empreinte écologique tout en offrant aux utilisateurs plus de contrôle sur leurs appareils. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Entre 2000 et 3000 km d’autonomie pour les avions électriques ?
La décarbonation de l'aviation est cruciale pour lutter contre le réchauffement climatique. Bien que la technologie progresse rapidement, elle peine encore à rivaliser avec le kérosène en termes d'autonomie. Cependant, de nombreuses entreprises explorent le concept d'un avion 100 % électrique. Le géant chinois des batteries, CATL, est sur le point de lancer sa technologie de batterie destinée à ces avions. Le China Daily rapporte cette avancée, dévoilant des détails supplémentaires sur cette innovation introduite en 2023.Actuellement, des vols d’essai sont menés avec des avions civils de 4 tonnes équipés de prototypes de la batterie "condensed" de CATL, conçue spécifiquement pour les avions électriques. Sur X (anciennement Twitter), CATL a précisé que les premiers avions électriques équipés de cette batterie pourront peser jusqu’à 8,8 tonnes et comporter quatre places. Il reste à confirmer si ce chiffre inclut l’équipage. Pour les avions court-courriers, qui pèsent environ 10 tonnes, il faudra encore patienter avant de voir une décarbonation complète de l’aviation. CATL prévoit que cette batterie sera commercialement déployée dans les premiers avions d'ici 2027 ou 2028.Côté autonomie, le PDG de CATL annonce une portée entre 2 000 et 3 000 kilomètres, suffisante pour les jets privés et les vols court-courriers. La densité énergétique de ces batteries atteindra 500 Wh/kg, presque deux fois plus que les batteries des voitures électriques actuelles. Cette avancée marque une étape significative vers la décarbonation de l'aviation, offrant un aperçu prometteur des futurs avions électriques. Si la technologie continue de progresser à ce rythme, l'aviation pourrait bientôt s'aligner sur les objectifs de réduction des émissions de carbone, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que signifient les prix négatifs de l’électricité en France ?
La France produit trop d'électricité certains jours aux heures de faible demande. Conséquence, le prix de l'électricité peut parfois devenir négatif. La semaine dernière, le tarif du mégawattheure tombait à – 5,76 euros, le plus bas atteint depuis quatre ans, comme le rapporte le média Bloomberg. Dans le même temps et pour un contrat équivalent, le mégawattheure était facturé 7,64 euros en Allemagne. EDF, premier producteur et fournisseur d'électricité national, a même demandé la suspension de la production de plusieurs centrales nucléaires.Après la crise de l'énergie rencontrée avec la guerre en Ukraine et les difficultés à s'approvisionner en gaz, cumulée à des problèmes de corrosion dans certaines centrales nucléaires, la France s'est vite relevée. Son parc nucléaire représente 2/3 de la production en électricité, et la part des énergies renouvelables ne cesse de croître, d’où les épisodes de prix négatif qui sont de plus en plus nombreux en France. Ils se produisent essentiellement durant les week-ends, mais aussi en heures creuses pendant la semaine. Cela signifie surtout que les producteurs doivent payer pour faire absorber leur électricité par le réseau, mais pas que nos factures d'électricité deviennent moins salées à court-terme, même si le prix de l'électricité en France pour 2025 devrait baisser de 28 %, selon les données de la Bourse européenne de l'énergie.Mais alors, les consommateurs vont-ils payer leur électricité moins chère ? Pas forcément. Ce n'est pas parce que votre fournisseur d'énergie paye un prix plus faible, qu'il va répercuter cette baisse à ses clients. Tout dépendra évidemment de votre contrat, mais aussi des stratégies adoptées par les acteurs du marché. Une possibilité évoquée est de rendre les heures creuses encore plus intéressantes financièrement ou de les étendre pour tenter de déplacer une partie de la consommation aux heures de la journée où la demande est plus faible que l'offre. Il ne faut en tout cas pas s'attendre à une forte réduction du montant de votre facture d'électricité grâce aux conditions de votre distributeur, même si le gouvernement a promis une baisse de 10 % à 15 % du prix de l'électricité pour tous les Français à partir de février 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les satellites menacent la protection de la Terre face aux UV ?
En 1987, le protocole de Montréal est venu règlementer l'usage des substances nocives pour la couche d’ozone, les fameux chlorofluorocarbures (CFC), ce qui a effectivement permis de colmater une partie du trou observé au-dessus de l'Antarctique. Mais une autre substance pourrait venir anéantir tous nos efforts en la matière, alertent aujourd'hui des chercheurs de l'université de Californie du Sud aux États-Unis.Ces substances, ce sont les oxydes d'aluminium, qui n'avaient pas tant attiré l'attention à l'époque. Pourtant, les scientifiques savent qu'ils déclenchent des réactions chimiques qui détruisent l'ozone. D'autant plus que les oxydes d'aluminium ne sont pas consommés dans l'opération. Ils peuvent donc poursuivre leur travail de destruction pendant des décennies. Toutefois, comme ils sont notamment émis par des satellites en fin de vie qui retombent et brûlent dans l'atmosphère de la Terre, le problème ne semblait pas de la plus grande importance. Mais ça, c'était en 1987. Depuis, les satellites en orbite se sont multipliés, et les chercheurs estiment aujourd'hui, dans les Geophysical Research Letters, que les taux d'oxydes d'aluminium ont déjà été multipliés par huit entre 2016 et 2022. Leurs modélisations montrent qu'un satellite de 250 kilos, composé à 30 % d'aluminium, générera environ 30 kilos de nanoparticules d'oxydes d'aluminium lorsqu'il rentrera dans notre atmosphère. Des particules qui pourront mettre 30 ans pour atteindre la stratosphère où se trouve 90 % de l'ozone.Or, des lancements de satellites sont programmés par milliers pour les années à venir. Des « mégaconstellations » qu'il faudra sans cesse renouveler pour maintenir les services fournis au-delà de leur durée de vie d'environ cinq ans. Résultat, les chercheurs avancent qu'au moment où les constellations de satellites actuellement prévues seront terminées, pas moins de 910 tonnes d'aluminium tomberont sur Terre chaque année ! De quoi libérer 360 tonnes d'oxydes d'aluminium par an, ce qui correspond à une augmentation de 646 % par rapport aux niveaux naturels ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Polestar veut concurrencer BYD et Tesla en France ?
Polestar est la marque de véhicules électriques de luxe de Volvo, et devrait entrer sur le marché français en 2025, malgré des litiges passés avec Citroën. En effet, la France, deuxième plus grand marché européen pour les véhicules zéro émission, n’a pas encore vu les modèles Polestar vendu sur son territoire en raison de conflits judiciaires. Ces derniers portaient sur la similarité des logos des deux marques, entraînant une interdiction de commercialisation pour Polestar. Un accord a finalement été trouvé en 2022, mais Polestar n’a fait son annonce officielle que récemment.Pour l’historique, Polestar c’est initialement un préparateur indépendant et une division sportive de Volvo, qui est rapidement devenue autonome après l’acquisition de Volvo par le groupe chinois Geely. La marque propose aujourd'hui sa propre gamme de véhicules électriques, notamment la Polestar 2 en Europe, qui est une berline concurrente de la Tesla Model 3. Cette voiture peut parcourir jusqu'à 655 km avec une batterie de 82 kWh et 546 km avec une batterie de 69 kWh. Le prix de départ en Belgique est de 44 990 euros, mais reste à savoir s’il s’agira des mêmes tarifs en France. A noter que la Polestar 2 devra rivaliser avec la BYD Seal, une berline électrique chinoise offrant une autonomie de 570 km et un prix de 46 990 euros, sans mentionner les Tesla.A son arrivée en France, Polestar lancera deux nouveaux modèles : la Polestar 3 et la Polestar 4. La Polestar 3, un SUV de luxe avec une batterie de 111 kWh proposera une autonomie de 631 km, pour 86 800 euros (toujours selon les prix en Belgique). Le Polestar 4, un hybride entre SUV et berline sans vitre arrière, sera doté d’une batterie de 100 kWh pour une autonomie de 620 km, au prix de 64 800 euros. Avec plus de 50 000 ventes mondiales en 2023, Polestar vise entre 150 000 et 200 000 livraisons d’ici 2025. Cependant, la marque doit stabiliser sa situation financière, l'action ayant récemment chuté de plus de 5 %, à 0,65 dollar. En plus de la France, Polestar prévoit de s'étendre à six autres pays en 2025 : République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Thaïlande et Brésil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que la connectivité verte ?
L’INR et l'Alliance Green IT lancent le baromètre green IT 2024 pour promouvoir un numérique responsable. Le secteur numérique, responsable de 4 % des émissions de gaz à effet de serre, pourrait atteindre 7 % en 2025. La production des terminaux représente 70 % de cet impact. La consommation de données, croissant de 40 % par an, pourrait dépasser 180 zettaoctets d’ici 2025.Les causes sont multiples : Internet des objets, réseaux sociaux, streaming vidéo, cloud computing... La connectivité verte est un levier clé pour réduire les émissions et la consommation énergétique. Green WiFi® soutient cette notion, en accord avec la loi REEN, qui vise à réduire de 15 % la consommation d’énergie des acteurs numériques et de 40 % l'impact environnemental des bâtiments d’ici 2030. « La connectivité verte, c’est se poser régulièrement les bonnes questions pour réduire sa consommation d’énergie globale », explique Antoine Huber, responsable marketing de Green WiFi®. L’Ademe promeut l’économie de la fonctionnalité, centrant la réflexion sur l’usage pour favoriser une consommation respectueuse de l’environnement tout en garantissant une connectivité performante.L'efficience énergétique est cruciale. Privilégier le WiFi plutôt que la 4G peut réduire la consommation d’énergie par 23, selon une étude de l’université de Columbia. Simplifier les architectures et utiliser des systèmes plus efficaces, comme la fibre optique, qui consomme quatre fois moins que le cuivre, est essentiel. La loi REEN encourage aussi l’écoconception et une meilleure gestion du cycle de vie du matériel numérique. Recyclage, réemploi et réparations spécifiques sont des solutions déjà disponibles. L’écoconception peut économiser jusqu’à 50 % de composants. « Le produit le plus écologique est celui qui n’a pas à être remplacé », souligne Antoine Huber. Maximiser l’utilisation des équipements et prolonger leur durée de vie réduit les déchets électroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des algues pour refroidir le climat ?
Les Pelagophyceae, microalgues marines, pourraient jouer un rôle crucial dans la régulation du climat. Une équipe de chercheurs a découvert qu'elles produisent du diméthylsulfoniopropionate (DMSP), un composé organosulfuré. Le DMSP, consommé par d'autres micro-organismes océaniques comme les bactéries, est essentiel pour les écosystèmes marins. Mais son importance ne s'arrête pas là.Lorsque le DMSP est dégradé par les organismes marins, il génère deux nouveaux composés soufrés : le méthanethiol et le sulfure de diméthyle (DMS). Le DMS est responsable de l'odeur caractéristique de la mer. Les embruns marins permettent à ce composé de se volatiliser dans l'atmosphère, où il se transforme en dioxyde de soufre et en acide sulfurique. Ce dernier agit comme noyau de condensation, facilitant la formation de nuages. Ces nuages créent une couverture qui empêche les rayons du Soleil de réchauffer la surface terrestre, contribuant ainsi à une baisse des températures.Des études antérieures avaient suggéré que les variations naturelles de la quantité de DMS émise par l'océan influencent le climat terrestre. Jusqu'à présent, la production de DMSP était principalement attribuée au plancton. Cependant, une nouvelle étude publiée dans Nature Microbiology révèle que la production de DMSP, et donc de DMS, pourrait être beaucoup plus significative grâce aux Pelagophyceae. Ces microalgues n'étaient pas reconnues comme de grandes productrices de DMSP jusqu'à cette découverte. Cette révélation change notre compréhension de l'impact des micro-organismes marins sur le climat. Elle souligne l'importance des Pelagophyceae dans la production de DMSP et leur potentiel rôle dans la régulation climatique, particulièrement pertinent dans le contexte actuel de changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Plastique : une nouvelle technique de recyclage prometteuse ?
Alors que trois projets français de recyclage chimique du polystyrène portés par Michelin, Inéos et TotalEnergies ont échoué, une méthode innovante proposée par des scientifiques de l'Université de Bath au Royaume-Uni et de l'Institut polytechnique de Worcester aux États-Unis suscite espoir et vigilance. Publiés dans le Chemical Engineering Journal, leurs travaux démontrent théoriquement la possibilité de recycler le polystyrène avec un rendement de 60 %. Concrètement, à partir d'un kilogramme de polystyrène usagé, on obtiendrait 600 grammes de monomères de styrène pour produire du nouveau polystyrène. De plus, le procédé nécessiterait moins de 10 mégajoules d'énergie par kilogramme de matériau recyclé, équivalent à l'utilisation d'un micro-ondes pendant environ 30 minutes. Le coût est estimé à 1,50 dollar US par tonne de CO2 évitée, bien inférieur à de nombreux autres processus de recyclage.Le processus repose sur trois éléments : un réacteur de pyrolyse chauffant le polystyrène à plus de 450 °C sans oxygène, un échangeur de chaleur, et des colonnes de distillation séparant les monomères de styrène des autres sous-produits. "Les techniques de recyclage chimique sont au cœur des préoccupations du génie chimique. Il est urgent de trouver des moyens rentables et économes en énergie pour décomposer les plastiques", explique le Dr Bernardo Castro-Dominguez de l'université de Bath, superviseur de la recherche.Cependant, ce procédé n'est qu'au stade de la modélisation informatique. Aucun calendrier pour des tests concrets n'a été annoncé. Pendant ce temps, le polystyrène continue de s'accumuler dans l'environnement. En France, 14 milliards de pots de yaourts sont jetés chaque année. Charlotte Soulary, de l'ONG Zero Waste France, critique : "En 2021, le gouvernement savait que le recyclage du polystyrène était une impasse. Pourtant, des centaines de millions d’euros ont été investis. C’est un véritable gaspillage d'argent public, alors qu'une politique forte en faveur du réemploi des emballages se fait attendre." Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un supercondensateur en ciment pour rendre les maisons autosuffisantes en énergie ?
L'un des plus gros enjeux des énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien, c’est de stocker cette énergie pour pouvoir en disposer lorsque le vent ne souffle pas ou lorsqu'il fait nuit. Ce problème que l’on soulève régulièrement dans ce podcast a été pris à bras le corps par des chercheurs du MIT aux Etats-Unis, qui ont réussi à créer un supercondensateur qui pourrait transformer les maisons en batteries, comme en témoigne leur étude publiée dans la revue PNAS.D’après cette étude dont le lien est dans la description de cet épisode, les chercheurs ont combiné deux des matériaux les plus répandus sur Terre, le ciment et le noir de carbone. Mélangé à de l'eau, cela crée un supercondensateur grâce à la conductivité du noir de carbone. L'eau réagit avec le ciment, laissant un réseau de passages dans lequel migre le noir de carbone, créant ainsi des fils dans des structures. Cela donne alors une grande surface de contact entre le noir de carbone et le ciment. Je ne rentrerai pas davantage dans le détail de l’invention étant donné que je ne suis pas spécialiste, mais vous avez les bases du dispositif.Selon les chercheurs, la densité énergétique de leur supercondensateur est de 300 wattheures par mètre cube, de quoi alimenter une ampoule pendant une journée mais pas beaucoup plus. Toutefois, avec 45 mètres cubes de ce matériau intégré dans les fondations, une maison pourrait stocker 10 kWh d'énergie, de quoi couvrir la consommation quotidienne pour de nombreux foyers. Les chercheurs ont pour l'instant créé ce qu’ils appellent des « piles bouton » d'un centimètre de diamètre et un millimètre d'épaisseur, capable de fournir un volt. En plus de pouvoir alimenter des bâtiments, les chercheurs indiquent que cette technologie pourrait être intégrée dans les routes afin de charger les voitures électriques pendant qu'elles roulent. https://news.mit.edu/2023/mit-engineers-create-supercapacitor-ancient-materials-0731 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les causes de l’empreinte carbone des stades et enceintes sportives ?
Créé en 2010, The Shift Project, présidé par Jean-Marc Jancovici, se distingue par ses propositions concrètes pour une économie libérée des énergies fossiles. À l’approche des Jeux olympiques de Paris 2024, leur nouveau rapport met en lumière les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les événements sportifs. Intitulé "Décarbonons les stades", ce rapport émerge d'un constat des professionnels du secteur. "Beaucoup de choses se passaient sur les questions environnementales, mais il était difficile d'évaluer la pertinence de certains projets sans référentiel", explique Alan Lemoine, chargé de projet sport au Shift Project. Ce rapport vise à créer une base pour les questions climatiques et énergétiques dans le secteur sportif.Pour l’instant, le rapport intermédiaire se concentre sur le football et le rugby, les plus grandes fédérations sportives françaises. L’objectif est d'établir des modèles et une méthodologie applicable à l’ensemble du secteur sportif. Les résultats montrent que les émissions par personne ne varient pas en fonction de la capacité du stade. Cependant, les événements internationaux entraînent une augmentation significative des émissions, principalement en raison des déplacements des spectateurs. Alan Lemoine souligne que "le parallèle avec les Jeux olympiques est intéressant, bien que notre rapport se concentre sur des événements européens. Les flux seront similaires : des spectateurs venant du monde entier, des stades énergivores, et des besoins alimentaires élevés". Un nouveau rapport est attendu en juillet, abordant les leviers de décarbonation pour les transports, l’énergie, l’alimentation et les infrastructures. Il prendra également en compte les sports amateurs, en évaluant les émissions générées par les pratiquants hebdomadaires et mensuels. Avec cette analyse, le Shift Project espère influencer les politiques et pratiques pour des événements sportifs plus durables et respectueux de l’environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dissolution de l’assemblée : quelles lois sur l’environnement sont en pause ?
La récente dissolution de l'Assemblée nationale a stoppé net plusieurs initiatives législatives importantes, notamment dans le domaine écologique. Trois projets de loi majeurs sont particulièrement affectés : la loi d'orientation pour la souveraineté agricole, la proposition d'interdiction des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), et le troisième plan national d'adaptation au changement climatique.La première loi suspendue est la loi d'orientation pour la souveraineté agricole, visant à répondre aux défis du renouvellement des générations agricoles et du changement climatique. Ce texte, critiqué par les partis de gauche, entendait protéger l'agriculture et la définir comme un intérêt majeur. Bien qu'adopté en première lecture fin mai, il devait être examiné au Sénat le 24 juin.Les PFAS, surnommés "produits chimiques éternels" pour leur persistance environnementale, sont présents dans de nombreux produits industriels et domestiques, et sont liés à divers problèmes de santé. La proposition écologiste visant à restreindre leur fabrication et leur vente est désormais en suspens, alors qu'elle devait être votée en seconde lecture à l'Assemblée.Le troisième plan national d'adaptation au changement climatique, une feuille de route essentielle pour préparer la France aux impacts climatiques, est également en pause. Ce plan incluait des mesures comme la refonte du Code du travail pour s'adapter aux pics de chaleur et de nouvelles normes de construction. La mise en consultation de ce plan est repoussée, au mieux, après les élections.La suspension de ces mesures législatives souligne l'importance d'une stabilité politique pour faire avancer les initiatives écologiques. La dissolution de l'Assemblée crée une période d'incertitude où des décisions cruciales pour l'environnement sont mises en attente. Le retard dans l'interdiction des PFAS expose la population à des risques sanitaires persistants. De plus, le report du troisième plan national d'adaptation pourrait affaiblir la résilience de la France face aux impacts croissants du changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les antibiotiques détruisent l’environnement ?
Le département de la biodiversité des Nations Unies a publié un rapport alarmant sur les effets dévastateurs des antibiotiques sur l'environnement. Ces médicaments, essentiels pour notre santé, se retrouvent dans les eaux usées après leur consommation, mais aussi dans l'agriculture et l'élevage. Environ deux tiers des antibiotiques ingérés finissent dans les eaux usées, et 70 % de ces médicaments sont destinés aux animaux d'élevage, seulement 30 % aux humains. De plus, 75 % des antibiotiques utilisés en aquaculture se dispersent immédiatement dans l'eau, contaminant l'environnement.Les antibiotiques appartiennent à une catégorie plus large d'antimicrobiens, incluant aussi les antiviraux, antifongiques et antiparasitaires. Ces substances se retrouvent dans de nombreux produits de consommation courante : désinfectants, antiseptiques, produits d'hygiène et de beauté. Leur présence omniprésente pose un grave problème écologique. Les conséquences de cette contamination sont multiples. Les antimicrobiens détruisent des microorganismes essentiels à la vie, particulièrement dans les sols. Dans l'eau, bien qu'ils soient plus dilués, leur impact reste significatif. Un danger majeur réside dans l'émergence de super-microbes, des bactéries résistantes à plusieurs, voire à tous les types d'antimicrobiens. Ces super-microbes, devenus indestructibles, infectent aussi bien les humains que la biodiversité.L'ONU estime qu'environ 700 000 personnes meurent chaque année d'infections résistantes aux antibiotiques, soit une personne par minute, sans compter les innombrables animaux affectés. Pire encore, les projections indiquent une augmentation de 67 % de l'utilisation des antibiotiques pour le bétail entre 2020 et 2030. Ce rapport souligne l'urgence de repenser l'utilisation massive des antibiotiques pour préserver notre santé et l'environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que DestinE, pour lutter contre le changement climatique ?
Debut juin, l'Union européenne a marqué un tournant significatif dans la compréhension de notre planète en activant le système initial de l'initiative « Destination Earth » (DestinE), grâce à un financement de plus de 315 millions d'euros. Lancée il y a deux ans en partenariat avec des entités telles que l'Agence spatiale européenne (ESA), cette initiative vise à créer un modèle numérique précis de la Terre à l'échelle mondiale pour mieux appréhender les liens entre les activités humaines et les phénomènes naturels, notamment pour contrer les effets dévastateurs du changement climatique.Les supercalculateurs européens (EuroHPC) ont désormais pour mission de simuler les effets des phénomènes météorologiques extrêmes et du changement climatique. Equipé d'une puissance de modélisation sans précédent, le système DestinE est désormais opérationnel dans sa première version, avec des développements prévus jusqu'en 2027 pour offrir davantage de services, notamment en intégrant l'intelligence artificielle et en collaborant avec d'autres jumeaux numériques.À terme, d'ici 2030, DestinE ambitionne de fournir une représentation numérique complète de la Terre. Les caractéristiques de son système initial comprennent une plateforme de services centrale permettant un accès sécurisé aux outils et applications d'aide à la décision, ainsi que deux jumeaux numériques dédiés respectivement à l'adaptation au changement climatique et aux conditions météorologiques extrêmes, fournissant des données en haute résolution. Le programme d'observation de la Terre Copernicus profitera également des données de DestinE, qui seront hébergées dans un lac de données partagées avec la communauté d'utilisateurs experts de DestinE. Cette avancée majeure dans la modélisation terrestre est une étape cruciale vers un monde plus durable et plus conscient de son impact environnemental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des mini-réacteurs nucléaires écolo sans eau ?
Depuis sa fondation en 2020, Naarea, une entreprise pionnière dans le domaine de l'énergie, dévoile une avancée technologique sans précédent : les mini-réacteurs nucléaires de quatrième génération. D'une capacité à produire une chaleur extrême de 700°C et de l'électricité à la demande, ces réacteurs révolutionnaires ont le potentiel de changer la donne dans le secteur énergétique mondial.Ces réacteurs, fonctionnant à base de sels fondus et dépourvus d'eau, offrent une sécurité accrue, éliminant ainsi tout risque d'explosion. De plus, leur taille ultra-compacte, équivalente à un semi-remorque, permet de les installer au plus près des besoins industriels, offrant une flexibilité sans précédent. Mesurant seulement 12 mètres de long sur 3 mètres de large, ces mini-réacteurs peuvent être implantés dans n'importe quel environnement, que ce soit en extérieur, en intérieur ou même en souterrain. Ne nécessitant qu’un périmètre de sécurité de seulement 100 mètres sur 100 mètres, ces installations répondent aux normes les plus strictes en matière de sécurité nucléaire.L'une des caractéristiques les plus remarquables de ces mini-réacteurs est leur capacité à fonctionner sans eau, ce qui constitue un avantage écologique majeur. Naarea a développé un système d'échange thermique avec l'air pour évacuer la puissance résiduelle, rendu possible par la petite taille des réacteurs. Avec une capacité de 80 mégawatts thermiques ou 40 mégawatts électriques, ces mini-réacteurs peuvent alimenter une ville de 250 000 habitants, comme Bordeaux, en électricité. En termes d'autonomie, une charge devrait durer environ 5 ans en moyenne, tandis que les conteneurs ont été conçus pour une durée de vie de 100 ans, avec 50 ans de fonctionnement effectif. Naarea prévoit de lancer un premier prototype en 2027, suivi d'un prototype nucléaire en 2028, et enfin, d'un prototype commercial en 2029-2030. Avec cette innovation révolutionnaire, Naarea se positionne comme un acteur majeur dans la transition vers une énergie nucléaire sûre, propre et durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une mini-machine solaire pour transformer l’air en eau potable ?
Avez-vous déjà imaginé pouvoir obtenir de l'eau potable à partir de l'air que nous respirons ? C'est l'incroyable promesse de la société DrinkingMaker, dont le projet ambitieux a été révélé via une campagne sur Indiegogo, relayée par New Atlas le 7 juin dernier. L'idée est aussi simple qu'innovante : au lieu de laisser l'eau extraite de l'air par les déshumidificateurs finir dans les égouts, DrinkingMaker propose un dispositif révolutionnaire pour la rendre potable. Le "distributeur d’eau atmosphérique 3 en 1 de nouvelle génération", de la taille d'une machine à expresso et fonctionnant à l'énergie solaire, filtre l'humidité de l'air à travers un système ingénieux. Composé de charbon actif, de coton et de fibres, ce système élimine les contaminants, tandis qu'une lumière ultraviolette détruit les microbes restants. Cerise sur le gâteau : un filtre à air intégré assure également la purification de l'air ambiant.Selon les fabricants, ce dispositif garantit un taux de purification de 99,9 % et peut produire jusqu'à 19 litres d'eau potable par jour. Mais ce n'est pas tout ! En option, des cartouches filtrantes enrichies en minéraux permettront aux utilisateurs de personnaliser leur eau, tandis qu'un système de refroidissement rapide fournira de l'eau glacée à la demande. Grâce à une technologie avancée de graphène, DrinkingMaker affirme que son dispositif fonctionnera même dans les régions les plus arides, offrant ainsi un accès illimité à une source d'eau potable, même dans les zones de conflit. Les prix annoncés pour la première édition s'élèvent à 329 $, tandis que l'édition Pro est disponible pour 339 $ sur Indiegogo, avec une livraison prévue dès septembre prochain.Bien que novateur, ce dispositif n'est pas sans précédent. D'autres distributeurs air-eau, comme le Kara Pure de Kara Water, sont déjà sur le marché, rappelle Interesting Engineering. Avec DrinkingMaker, l'avenir de la production d'eau potable semble prometteur et accessible à tous, où que vous soyez sur Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.