
C dans l'air
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Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br><br>- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique <br>- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" <br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" <br>- Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House <br>- Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l’OTAN</p>

Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?</strong></h2><p>Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". <br><br>"Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l’Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l’Europe". <br><br>Le message d’apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. <br><br>Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d’élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s’affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. <br><br>Symbole des tensions diplomatiques entre l’Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l’île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s’inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d’expansionnisme à ce sujet. <br><br>L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?<br><br><strong>Nos experts :</strong><br><br>- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique <br>- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" <br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" <br>- Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House <br>- Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l’OTAN</p>

Alain Cirou - Sophie Ardenot: la tête dans l'espace
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 13 février 2026 avec Alain Cirou, directeur de la Rédaction du magazine Ciel & Espace.</strong></h2><p>Ce vendredi à 11h16 précisément, l'astronaute Sophie Adenot s'est envolée pour la Station spatiale internationale à bord de la capsule Crew Dragon de Space X, lancée par une fusée Falcon9. À 47 ans, elle est la deuxième française à aller dans l'espace après Claudie Haigneré, en 2001. Le rêve d'une vie, concrétisée par la mission Epsilon. Objectif : mener plusieurs types d'experiences dans divers domaines tels la médecine, la biologie, la physique des matériaux ou encore afin de préparer des futures explorations habitées vers la Lune ou Mars. S'y ajouteront environ 2h de sport quotidien, les repas, le ménage et d'autres travaux d'entretien...<br><br>Sophie Adenot s'est élancée à destination de l'ISS avec deux Américains et un Russe. Cela démontre que la Station spatiale internationale reste un lieu unique de collaboration pacifique. La fin de l'exploitation de ce laboratoire hors-norme est toutefois prévue pour 2030.<br><br>Alain Cirou reviendra sur le décollage pour la Station spatiale internationale de la française Sophie Adenot à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX.</p>

Tempête Nils : la France trop vulnérable ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 13 février 2026 - Tempête Nils : la France trop vulnérable ? </strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- François GEMENNE - Professeur à HEC, président du conseil scientifique - Fondation pour la nature et l’homme<br>- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - <em>Le Parisien - Aujourd’hui en France </em><br>- Marine LAMOUREUX - Grand reporter - <em>La Croix L’Hebdo </em><br>- Esther CRAUSER-DELBOURG - Économiste de l’eau - Fondatrice de Water Wiser<br>- Éric BROCARDI (Duplex au Dévoluy dans les Hautes-Alpes) - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France</p>

Tempête Nils : la France trop vulnérable ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 13 février 2026 - Tempête Nils : la France trop vulnérable ? </strong></h2><p>La tempête Nils, qui a balayé une grande partie du pays d’ouest en est, a fait au moins deux morts et causé des dégâts considérables. Garonne en crue, routes submergées, arbres déracinés, poteaux arrachés et centaines de milliers de foyers sans électricité… Les conséquences se font toujours ressentir après son passage et la vigilance rouge crues est maintenue en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. Vingt et un autres départements demeurent en vigilance orange.<br>« On est sur un phénomène qui est d’une ampleur exceptionnelle, tant par sa localisation géographique, puisque c’est quasi l’ensemble du territoire qui est concerné, que par sa durée », a déclaré ce vendredi matin Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, dans les locaux de Météo-France, en appelant « à la plus grande vigilance ».<br><br>D’autant que le répit sera de très courte durée. Dès ce vendredi, une nouvelle tempête « à fort impact », nommée Oriana, va arriver d’Espagne, amener pluies et vents sur le Languedoc, qui se propageront par la suite vers toute la région PACA et la Corse. L’Aude et les Pyrénées-Orientales se préparent à subir des rafales oscillant entre 110 et 130 km/h. Météo-France a d’ailleurs placé neuf départements, dont ces deux-là, en vigilance jaune vent pour samedi.<br><br>Harry, Kristin, Leonardo, Nils… et désormais Oriana. Cette nouvelle perturbation est déjà la quinzième tempête recensée en Europe depuis octobre. Pourquoi subit-on une telle série cet hiver ? Cette succession de tempêtes correspond à un « rail de dépressions » tout à fait normal en hiver. Ce qui l’est moins, c’est leur force et leur intensité. Les météorologues pointent les effets du réchauffement climatique.<br><br>Un sujet qui préoccupe 87 % des élus municipaux, selon une étude réalisée par le Shift Project. Plus de 99 % des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion créé par Jean-Marc Jancovici, auprès de maires et d’élus municipaux ou d’intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.<br><br>« Pour eux, les enjeux environnementaux, ce sont des choses assez concrètes. Ce sont des sujets d’adaptation au changement climatique, parce qu’ils ont des inondations, des canicules », a expliqué Jean-Marc Jancovici au micro de #cdanslair. « Il faut révéler les effets positifs des mesures qu’on cherche à faire passer, parce que personne n’achète de la peine (…) Aujourd’hui, la politique que Donald Trump mène révèle une forme de conscience du fait que le monde est fini. Il n’y aura pas assez de terrain pour tout le monde, donc je vais m’emparer du Groenland. Trump est dans une espèce de politique de l’accaparement qui révèle une forme de lucidité, paradoxalement. L’Europe est considérablement plus naïve. Nous, on est sur un continent complètement dépourvu de ressources, donc notre intérêt, c’est de viser un fonctionnement de l’économie qui puisse faire avec beaucoup moins de ressources que ce qu’on a aujourd’hui », a affirmé le président du Shift Project, dans une interview à retrouver en intégralité dans l’émission du jour.<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- François GEMENNE - Professeur à HEC, président du conseil scientifique - Fondation pour la nature et l’homme<br>- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - <em>Le Parisien - Aujourd’hui en France </em><br>- Marine LAMOUREUX - Grand reporter - <em>La Croix L’Hebdo </em><br>- Esther CRAUSER-DELBOURG - Économiste de l’eau - Fondatrice de Water Wiser<br>- Éric BROCARDI (Duplex au Dévoluy dans les Hautes-Alpes) - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France</p>

Patrice Duhamel - Nominations: pourquoi Macron est critiqué
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 12 février 2026 avec Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste. Il a notamment publié "<em>La photo Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document qui aurait pu bousculer la Ve République</em>", aux éditions de l'Observatoire.</strong></h2><p>La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des Comptes, à la suite de Pierre Moscovici. Une nomination applaudie par les macronistes, et dénoncée par les oppositions. Le député LFI Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a ainsi demandé «solennellement» au chef de l’État, sur le réseau social X, de ne pas nommer Amélie de Montchalin, et ce, afin de «garantir le minimum de neutralité et d’indépendance» indispensable à l’institution. «Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l’architecte ?», a abondé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier sur X, tandis que du côté du Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu évoque «un scandale». «C’est la République des copains ! (...) Quelle folie de mettre l’actuelle ministre des Comptes publics pour juger de l’action gouvernementale en matière de gestion des caisses de l’État. On ne peut pas être juge et partie !», s’offusque-t-il sur X.<br><br>Cette nomination intervient après celles de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ou encore d'Emmanuelle Wargon comme présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Plusieurs nominations sont également attendues dans les prochaines semaines ou prochains mois, notamment à la tête de la Banque de France, après l'annonce par François Villeroy de Galhau de son départ anticipé du poste de gouverneur de la Banque de France.<br><br>Comment les présidents de la République ont-ils fait usage de leur pourvoir de nomination, une prérogative assez méconnue ? La pratique de ce pouvoir par Emmanuel Macron est-elle différente de ses prédécesseurs ? Cherche-t-il à "verrouiller" les institutions avant 2027 ? Patrice Duhamel, répondra à toutes ces questions.</p>

Otan: le big bang a commencé! - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN<br>- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille, auteur de, <em>Dans la forge du monde</em>, publié chez fayard<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au<em> Figaro, </em>autrice de <em>Les fantômes de Munich, </em>publié aux éditions de l’Observatoire<br>- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense</p>

Otan: le big bang a commencé! - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!</strong></h2><h2>À partir de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.<br><br>Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.<br><br>Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L’alliance transatlantique vient de lancer sa mission d’« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l’île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l’une des crises les plus graves de l’histoire de l’Alliance atlantique.<br><br>« Si quelqu’un pense ici que l’Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l’Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d’une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X. <br>La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s’entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion. <br><br>Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d’une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN<br>- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille, auteur de, <em>Dans la forge du monde</em>, publié chez fayard<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au<em> Figaro, </em>autrice de <em>Les fantômes de Munich, </em>publié aux éditions de l’Observatoire<br>- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense</h2>

Amiral Nicolas Vaujour - Menaces Russes: en mer aussi!
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 11 février 2026 avec l'amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la marine, auteur de l'ouvrage intitulé "Les Guerres des mers, la Marine française au coeur des nouveaux enjeux du monde", aux éditions Tallandier.</strong></h2>

Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay... - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions<br>- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France<br>- Richard WERLY - Éditorialiste international – <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a> <br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV<br>- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de <em>La guerre des Amériques</em>. </p>

Affaire Epstein : Scandale au Quai d'Orsay... - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...</strong></h2><p>Les secousses de l’affaire Epstein continuent en Europe, et notamment en France, où la justice est saisie après la mise en cause d’un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de très nombreux mails avec le multimillionnaire entre 2010 et 2017. Son nom figure dans 200 documents récemment diffusés par les autorités américaines. Selon Mediapart et Radio France, il aurait fait bénéficier Jeffrey Epstein « d’informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l’international ».<br><br>Objet, en 2013, d’une enquête du FBI et d’une procédure disciplinaire interne de l’ONU pour des soupçons de consultation de sites pédopornographiques, le diplomate avait alors dû quitter son poste à l’ONU et les États-Unis. Il était auparavant placé sous l’autorité d’un autre diplomate, le Norvégien Terje Rød-Larsen. Ce dernier est également visé par une enquête en Norvège pour « complicité de corruption aggravée », dans le cadre de ses liens avec Epstein.<br><br>Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s’est dit ce matin effaré et indigné. « Quand j’ai pris connaissance de ces informations, j’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place » en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative et une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre, assurant qu’il n’avait découvert la situation que mardi.<br><br>Une plainte pour des viols présumés remontant à 1990 a également été déposée auprès du parquet de Paris, hier, par une ancienne mannequin suédoise, aujourd’hui âgée de 56 ans, contre Damien Siad, dont le nom apparaît près de 2 000 fois parmi les trois millions de nouveaux fichiers déclassifiés par la justice américaine. Selon les informations de « L’Œil du 20 Heures » et de « Complément d’enquête », cet homme, chasseur de mannequins à l’époque, aurait présenté plusieurs femmes à Jeffrey Epstein, dont au moins quatre Françaises, dessinant les contours d’un volet parisien de l’affaire Epstein, lieu de vie privilégié du financier américain. « Toute la lumière doit être faite », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui encourage « les femmes qui auraient été victimes » à parler et à « se tourner vers la justice ».<br><br>Aux États-Unis, point de départ de l’enquête, l’affaire Epstein continue également de provoquer des remous. L’ancien président Bill Clinton est assigné, avec son épouse, à comparaître devant le Congrès pour s’expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Aucun acte répréhensible n’est recensé pour le moment, mais il est établi que les deux hommes étaient très proches. Bill Clinton devrait comparaître le 27 février, à condition que cette audition de la Chambre des représentants soit publique afin d’éviter toute récupération politique. <br><br>Parallèlement, des élus du Congrès ont pu examiner, lundi, des documents non caviardés du dossier. Ils évoquent six noms occultés, sans explication de la part du ministère américain de la Justice, et menacent de dévoiler l’identité de ces personnalités influentes, dont l’une serait un homme haut placé dans un gouvernement étranger. Sous la pression, le ministère de la Justice américain a finalement révélé le nom du PDG. Il s’agit de Leslie Wexner, ex-patron de l’entreprise de lingerie Victoria’s Secret.<br> ?<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions<br>- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France<br>- Richard WERLY - Éditorialiste international – <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a> <br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV<br>- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de <em>La guerre des Amériques</em>. </p>

Vincent Crouzet - Epstein: une affaire d'espion?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 10 février 2026 avec Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE. Il publie "Le jour où je suis devenu espion", aux éditions de l'Observatoire. Livre dans lequel il raconte 20 ans d'espionnage pour la France.</strong></h2><p>Il raconte comment il est passé de jeune sportif grenoblois à espion professionnel, dévoile les qualités recherchées et la formation des agents secrets, évoque ses missions en Afrique auprès de criminels de guerre comme Jonas Savimbi, et explique comment il a géré le mensonge permanent vis-à-vis de sa famille. Il aborde également l'évolution du métier d'espion et compare la réalité aux séries télévisées.<br><br>Vincent Crouzet est ancien espion de la DGSE. Devenu écrivain et expert en renseignement, il analysera également le rôle actuel de la DGSE face aux nouvelles menaces. </p>

Le chômage remonte, l’Europe décroche - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Dominique SEUX - Éditorialiste - <em>Les Echos</em> et France Inter <br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur <br>- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE<br>- Sophie FAY - Journaliste au service économie – <em>Le Monde</em> </p>

Le chômage remonte, l’Europe décroche - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche</strong></h2><p>Alors que le chef de l’État visait le plein emploi au cours de ses campagnes présidentielles, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années. Selon les chiffres de l’Insee publiés ce mardi 10 février, le taux de chômage en France, hors Mayotte, a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 pour atteindre 7,9 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. Le nombre de demandeurs d’emploi au sens du Bureau international du travail atteint ainsi 2,5 millions de personnes, en hausse de 56 000 par rapport au trimestre précédent.<br><br>Depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d’entreprises est en hausse, et la CGT sonne la sonnette d’alarme sur la situation de l’industrie française. La Confédération générale du travail a publié ce mardi sa liste noire des plans sociaux. Elle compte ainsi, à ce jour, 483 plans de licenciement.<br><br>Dans ce contexte, Emmanuel Macron a mis en garde ce matin contre les menaces américaines et chinoises. À quelques jours d’une réunion informelle des dirigeants européens à Bruxelles, jeudi, le président de la République appelle, dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, à instaurer une « préférence européenne » dans plusieurs secteurs, notamment les technologies vertes et le numérique, mais aussi la défense et la sécurité. Face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis, le sort industriel des Européens pourrait être scellé en « 3 à 5 ans », estime le chef de l’État, relançant l’idée d’un endettement commun européen.<br><br>Face à la Chine, l’industrie française est en « danger de mort », a assuré de son côté Clément Beaune hier sur TF1. Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, qui a présenté lundi les grandes lignes de son rapport intitulé « L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois », propose la mise en place d’un « bouclier commercial massif ».<br><br>Alors, quel est l’état de l’industrie française ? L’Europe est-elle en train de décrocher ? Que peut faire l’UE face à la Chine et aux États-Unis ? Comment l’Empire du Milieu fait-il main basse sur l’industrie de la Hongrie ? Derrière les bons résultats économiques, quelle est la réalité italienne ?<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Dominique SEUX - Éditorialiste - <em>Les Echos</em> et France Inter <br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur <br>- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE<br>- Sophie FAY - Journaliste au service économie – <em>Le Monde</em> </p>

Raphaëlle Bacqué - Faut-il avoir peur des géants de la tech?
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 9 février 2026 avec Raphaëlle Bacqué, grand reporter au <em>Monde</em>. Elle publie, avec Damien Leloup et Alexandre Piquard, "Nos nouveaux Maîtres", aux éditions Albin Michel.</strong></h2><p>Les "seigneurs de la tech", Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Sam Altman..., sont-ils devenus plus puissants que les États ? Ils détiennent nos données, sont les maîtres des réseaux sociaux, et ne semblent pas s'inquiéter de la désinformation...Tant que leurs algorithmes captent notre attention. Ces milliardaires ont désormais un pouvoir gigantesque, choisissent de financer les politiques qui servent leurs intérêts, et cherchent à éviter d'être freinés par les règlementations et les Etats. Ils investissent même dans la santé, pour repousser les limites de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.<br><br>Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard ont enquêté pendant plusieurs mois au sein de la Silicon Valley pour mieux connaître ces "nouveaux maîtres"... que rien ne semble pouvoir arrêter. </p>

Scandale Epstein : démissions en série... - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à<em> La Tribune Dimanche </em><br>- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au <em>Daily Telegraph <br>- </em>Marion SOLLETTY - Grand reporter à <em>Politico</em><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société </p>

Scandale Epstein : démissions en série... - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...</strong></h2><p>Alors que Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein actuellement en prison, a refusé ce lundi de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants américaine, les répliques de l’affaire Epstein continuent de se faire sentir en Europe, avec notamment en France la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), l’institution culturelle et diplomatique qu’il pilotait depuis treize ans. L’ancien ministre socialiste de la Culture était, depuis une semaine, cerné par des appels à quitter la présidence de l’institution et sommé de s'expliquer dimanche auprès du ministre des Affaires étrangères sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Les documents et mails rendus publics par la justice américaine ont révélé les petits et grands services qu’Epstein et Lang se sont rendus entre le milieu des années 2000 et 2019, ainsi que le partenariat financier conclu par sa fille, Caroline, avec le businessman américain. Jack Lang répète qu’il ne savait rien des crimes sexuels de l’homme d’affaires américain. Mais le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire vendredi pour « blanchiment illégal aggravé » à propos de la création d’une société offshore par Jeffrey Epstein et Caroline Lang, basée dans les îles Vierges américaines, un paradis fiscal.<br><br>Outre-Manche, le gouvernement travailliste est plongé dans une crise sans précédent depuis les dernières révélations concernant les liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein, et certains, jusque dans son propre camp, appellent au départ de Keir Starmer. Celui-ci avait nommé l’ex-ministre et commissaire européen à ce poste en décembre 2024, puis l’avait démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents dans le dossier Epstein. Selon les derniers documents publiés par le ministère de la Justice des États-Unis, Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown entre 2008 et 2010. La police britannique a ouvert une enquête et mené des perquisitions. À Downing Street, Morgan McSweeney, considéré comme le stratège du pouvoir travailliste, véritable bras droit et éminence grise de Keir Starmer, a démissionné, ainsi que son directeur de la communication, Tim Allan. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a affirmé regretter d’avoir nommé Peter Mandelson. Il s’est excusé auprès des victimes de Jeffrey Epstein, mais a assuré qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ses liens avec le pédocriminel et a écarté l’hypothèse d’un départ.<br>Parallèlement, la police britannique a indiqué ce lundi « examiner » des informations selon lesquelles l’ex-prince Andrew pourrait avoir transmis au pédocriminel Jeffrey Epstein des informations confidentielles.<br><br>Le séisme de l’affaire Epstein n’a pas fini de susciter des répliques. Plus de six ans après la mort du criminel sexuel, retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison new-yorkaise, la récente publication de trois millions de pages supplémentaires a mis au jour l’incroyable réseau planétaire tissé par le pédophile. Des millions de documents, dont un grand nombre ont été caviardés par l’administration Trump, qui nourrissent autant l'information que les pires théories complotistes.<br><br>Alors que révèlent réellement les documents du dossier Epstein ? Comment la complosphère s'en empare-t-elle ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à<em> La Tribune Dimanche </em><br>- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au <em>Daily Telegraph <br>- </em>Marion SOLLETTY - Grand reporter à <em>Politico</em><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société </p>

Cyrille Amoursky - Ukraine: un reporter au cœur de la guerre
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 7 février 2026 avec Cyrille Amoursky, reporter de guerre et auteur de "Ukraïna. Un peuple en guerre", aux éditions du Cerf.</strong></h2><p>Le processus de négociation pour la paix en Ukraine suit son cours - des discussions entre les délégations russes et ukrainiennes sont prévues la semaine prochaine aux Etats-Unis et Volodymyr Zelensky rencontre ses partenaires européens ce samedi - mais l'offensive russe se poursuit.<br><br>Alors que l'hiver bat son plein et que les températures descendent jusqu'à -20°C, des coupures de courant ont une nouvelle fois eu lieu dans une grande partie du pays en raison d'une importante attaque russe ce matin contre le réseau énergétique ukrainien. Pour autant, l'heure n'est pas aux concessions : "L'Ukraine ne soutiendra pas d'accords la concernant sans qu'elle soit impliquée" dans les discussions, a déclaré M. Zelensky, en référence aux questions territoriales, point d'achoppement des pourparlers.<br><br>Dans son livre, Cyrille Amoursky témoigne d'ailleurs de la résilience des Ukrainiens, qui résistent et combattent depuis maintenant près de quatre ans. "Les Américains proposent aux parties de mettre fin à la guerre d’ici au début de l’été et exerceront probablement des pressions sur elles pour qu’elles respectent précisément ce calendrier", a toutefois précisé vendredi le président ukrainien, pour qui Poutine n'a "peur que de Trump". L’Union européenne a de son côté proposé hier de nouvelles sanctions contre la Russie, qui doivent toutefois être approuvées par les Vingt-Sept avant de pouvoir entrer en vigueur.</p>

Trump et son armada dans le piège des mollahs - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs</strong></h2><p>Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.<br><br>Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".<br><br>De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.<br><br>Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.<br><br>Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.<br><br>Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?</p><p><strong>Nos experts : <br>- </strong>Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran<br>- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux<br>- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"<br>- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)<br>- Stéphanie PEREZ - Grand reporter <em>France Télévisions</em></p>

Trump et son armada dans le piège des mollahs - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs</strong></h2><p>Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.<br><br>Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".<br><br>De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.<br><br>Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.<br><br>Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.<br><br>Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?</p><p><strong>Nos experts : <br>- </strong>Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran<br>- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux<br>- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"<br>- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)<br>- Stéphanie PEREZ - Grand reporter <em>France Télévisions</em></p>

Laurent Valdiguié - touchée mais pas coulée?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 6 février 2026 avec Laurent Valdiguié, grand reporter à <em>Marianne</em>.</strong></h2><p>Mardi 3 février, le parquet général a requis en appel quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate, à l'encontre de Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.<br><br>Un réquisitoire sévère, bien que l'exécution provisoire n'ait pas été requise contrairement au jugement de première instance. Il n'en reste pas moins que la candidature à la présidentielle 2027 de la cheffe de file groupe RN à l'Assemblée reste fortement compromise, ouvrant ainsi la voie à son dauphin Jordan Bardella.<br><br>« Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée [de concourir à la présidentielle] » a réagi Marine Le Pen à l'issue du réquisitoire. Elle avait d'ores et déjà annoncé qu’elle prendrait sa décision de candidater une fois l’arrêt d’appel rendu, sans attendre que la Cour de cassation ne tranche.<br><br>Pour son procès en appel, la députée du Pas-de-Calais a changé de stratégie, admettant bien vouloir entendre qu'un délit avait été commis si tel avait été le cas. Elle a également semblé plus calme, ce qui n'est pas sans contraster avec les réactions virulentes à l'issue du verdict en première instance. Peut-être est-ce également lié au fait qu'elle "croi[t] toujours aux miracles"...</p>

Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de «<em> Notre homme à Washington </em>»<br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”<br>- Marie JÉGO - Journaliste - <em>Le Monde</em>, ancienne correspondante à Moscou<br>- Dominique SEUX- Éditorialiste - <em>Les Echos</em> et France Inter</p>

Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron</strong></h2><p>La France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d’être à l’origine d’une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.<br><br>Cette campagne s’appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l’identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu’Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.<br><br>Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.<br><br>Les noms d’Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l’accès à l’île caribéenne d’Epstein par hélicoptère.<br>Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l’ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d’influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.<br><br>Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n’ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l’ouverture d’une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l’affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.<br><br>Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l’opération d’ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l’interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d’informations à une puissance étrangère » et d’atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de «<em> Notre homme à Washington </em>»<br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”<br>- Marie JÉGO - Journaliste - <em>Le Monde</em>, ancienne correspondante à Moscou<br>- Dominique SEUX- Éditorialiste - <em>Les Echos</em> et France Inter</p>

Catherine Nave-Bekhti - Prof poignardée: la peur et la colère?
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 5 février 2026 avec Catherine Nave-Bekhti, enseignante en sciences économiques et sociales dans l’Académie de Créteil, secrétaire générale de la CFDT Education-Formation-Recherche publique.</strong></h2><p><br>Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var, ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant. L'élève de 3e mis en cause a été déféré dans la matinée en vue de sa probable mise en examen à l'issue de sa garde à vue, le parquet ayant réclamé son placement en détention provisoire. <br><br>La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu trois coups de couteau est dans "un état stationnaire", a indiqué de son côté le préfet du Var, Simon Babre, en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. Jeudi matin, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé l'Académie de Nice. L'accueil s'est fait de manière échelonnée par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès hier pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera "le temps nécessaire".<br><br>Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. Catherine Nave-Bekhti nous décrira l'état d'esprit de la communauté éducative après ces affaires d'agressions dans les établissements scolaires.</p>

Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? </strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - <em>L’Express</em>, autrice de <em>Le piège Nord Stream</em><br>- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions<br>- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de <em>Au cœur de la Russie en guerre</em> </p>

Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? </strong></h2><p>Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l’échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.<br><br>Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l’armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu’en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.<br><br>« Vladimir Poutine joue la montre, mais l’Ukraine aussi encore, en espérant qu’une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l’air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.<br><br>C’est dans ce contexte que l’UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d’achats d’armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d’euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l’État.<br><br>Parallèlement, la Pologne a décidé d’ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d’indices, d’informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d’un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l’exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d’Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu’ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd’hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.<br><br>Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l’Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu’est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d’Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - <em>L’Express</em>, autrice de <em>Le piège Nord Stream</em><br>- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions<br>- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de <em>Au cœur de la Russie en guerre</em> </p>

Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et <em>Le Figaro</em>. Il est l'auteur de "<em>Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes</em>", aux éditions Grasset.</strong></h2><p><br>Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.<br><br>Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. <br>La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.<br><br>L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.</p>

Affaire Epstein: l'onde de choc en France et en Europe - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 4 février 2026 - </strong></h2><p>Jusqu’où ira le scandale ? Les secousses de l’affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l’enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d’un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.<br><br>Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n’épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L’ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l’AFP assumer « pleinement les liens » qu’il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu’il pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d’une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d’être nommée.<br><br>Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d’un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l’ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l’ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d’orchestre Frédéric Chaslin.<br><br>La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l’Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’affaire Epstein.<br><br>La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l’ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.</p><p><strong>Nos experts :</strong><br><br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - <em>Franc-Tireur </em><br>- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête <em>Les derniers mystères de l’Affaire Epstein</em><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société<br>- Richard WERLY - Éditorialiste international - <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a>, auteur de <em>Cette Amérique qui nous déteste</em><br>- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL</p>

Affaire Epstein: l'onde de choc en France et en Europe - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 4 février 2026 - </strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br><br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - <em>Franc-Tireur </em><br>- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête <em>Les derniers mystères de l’Affaire Epstein</em><br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société<br>- Richard WERLY - Éditorialiste international - <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a>, auteur de <em>Cette Amérique qui nous déteste</em><br>- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL</p>

Annette Wieviorka - "Nuremberg": procès historique, film évènement.
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 3 février 2026 avec Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah, et autrice de "<em>Le Procès de Nuremberg</em>", aux éditions Liana Levi.</strong></h2><p><br>Il y a 80 ans a eu lieu le procès de Nuremberg. Ce premier procès international, qui a permis de juger les criminels nazis, et de définir la signification et la spécificité du génocide des juifs, a été très largement documenté par l'historienne Annette Wieviorka. Quelle est la portée de ce procès ? Quel a été son impact dans la reconnaissance de l'Holocauste ? Nuremberg, c'est la genèse de la justice pénale internationale après la Seconde Guerre mondiale, notamment l'apparition de la notion de crime contre l'humanité.<br><br>La semaine dernières est sorti le film "Nuremberg", de James Vanderbilt, qui aborde notamment la psyché de Goering, à travers la relation ambiguë nouée entre le criminel nazi, figure centrale du 3ème Reich, et le psychiatre de l'armée américaine chargé de suivre et de surveiller la santé mentale des accusés. Il décortique aussi la mécanique qui a conduit les dirigeants nazis à imaginer et mettre en oeuvre la "solution finale".<br><br>Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah, et auteure de "Le Procès de Nuremberg", aux éditions Liana Levi, est notre invitée. Elle reviendra avec nous sur la portée du procès de Nuremberg, et sur l'importance historique qu'il a encore aujourd'hui. </p>

Municipales: les Français reprennent la parole - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 3 février 2026 - Budget adopté, qui va payer ?</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF<br>- FANNY GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info<br>- MATHILDE SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - <em>Le Point </em><br>- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de <em>Métamorphoses françaises</em></p>

Municipales: les Français reprennent la parole - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 3 février 2026 - Budget adopté, qui va payer ?</strong></h2><p>Fin du marathon budgétaire. Après l’échec, hier, des ultimes motions de censure déposées par la gauche, à l’exception des socialistes, et par l’extrême droite, la loi de finances pour 2026 est considérée comme définitivement adoptée. En dépit de sa promesse d’y renoncer, Sébastien Lecornu aura dégainé trois 49.3 (sur la partie recettes, la partie dépenses, puis le texte définitif) pour faire passer sans vote le texte, négocié avec le socle commun et les socialistes, sur lequel les députés ne sont pas parvenus à s’accorder. Encore quelques jours, le temps que le Conseil constitutionnel l’analyse et en retire les articles non conformes à la Constitution, et il sera promulgué. Le budget 2026 devrait entrer en vigueur autour du 10 février.<br><br>Ainsi s’achève une longue séquence entamée dès le 15 juillet 2025, lorsque le Premier ministre d’alors, François Bayrou, avait avancé de premières pistes. Plus de deux cents jours de discussions, de débats électriques et de tractations ont suivi. Alors, quel est le contenu du budget 2026 ? La copie initiale envisageait de réduire le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, contre 5,4 % du PIB en 2025. Il prévoit finalement un déficit public de 5 %, à hauteur de 131,9 milliards d’euros. Impôts, taxes, économies… Quelles sont les principales mesures ? Qui sont les gagnants et les perdants ?<br><br>La séquence politique autour du vote du budget 2026 laisse des traces sur la cote de popularité des principales formations politiques et de leurs représentants. Alors que la campagne des municipales débute, un sujet s’impose. Sur le terrain, les candidats vont à la rencontre des Français et un thème est au cœur des préoccupations : le logement. Il s’agit du poste de dépense qui pèse le plus sur leur pouvoir d’achat et qui a le plus augmenté ces dix à quinze dernières années.<br><br>« Tous les signaux sont au rouge », alerte ces derniers jours la Fondation pour le logement, qui dépeint, dans son dernier rapport, 2025 comme une année noire, avec près d’un million de personnes sans logement personnel en France. Parmi elles, environ 350 000 sont sans domicile ou hébergées en structures d’urgence, dont 40 000 vivent à la rue, tandis que 600 000 personnes sont contraintes d’être hébergées chez des tiers. Plus de 900 décès de personnes sans-abri ont été recensés en 2025. Au total, 4,2 millions de personnes sont aujourd’hui sans logement ou mal logées en France. À ce chiffre s’ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement : ménages en impayés de loyers, victimes de la précarité énergétique, situations de surpeuplement ou logements inadaptés au handicap.<br><br>« On n’avait jamais connu de telles tensions sur le front du mal-logement et de la pauvreté », a déclaré Christophe Robert, délégué général de la Fondation, dénonçant une réponse politique « très en deçà des besoins ». Selon lui, l’année 2025 s’est achevée « comme elle avait commencé : sans budget, dans l’instabilité politique et l’illisibilité de l’action gouvernementale ». La Fondation appelle également à la mobilisation des élus locaux pour enrayer une « spirale inquiétante ».<br>Les situations varient selon les territoires, mais aucun n’est épargné. À Paris, l’habitat prend déjà une place centrale dans la campagne, avec des propositions très opposées, à gauche comme à droite.</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF<br>- FANNY GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info<br>- MATHILDE SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - <em>Le Point </em><br>- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de <em>Métamorphoses françaises</em></p>

Jérôme Fourquet - Municipales: les 5 enjeux d'un scrutin
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 2 février 2026 avec Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP.</strong></h2><p>Les Français se rendront aux urnes les 15 et 22 mars prochains pour les élections municipales. Quelques 49 millions d’électeurs sont appelés à voter, pour reconduire ou non les 34.874 maires que compte le pays, selon le dernier recensement du Répertoire national des élus du ministère de l’Intérieur réalisé en décembre 2025. Si les têtes de liste labourent le terrain depuis des mois, la campagne débutera officiellement le 2 mars, deux semaines avant le premier tour. <br><br>Ces élections sont primordiales pour les forces politiques, à un an de la présidentielle et à six mois des élections sénatoriales. Pour Renaissance, l’enjeu sera de parvenir à s’ancrer à l’échelon local. Le parti dirigé par Gabriel Attal a choisi de soutenir des candidats plutôt que de multiplier les têtes de liste. Les Républicains souhaitent conserver leur forte implantation locale. Ce scrutin sera en effet primordial en vue des élections sénatoriales qui auront lieu en septembre 2026. L’élection sera de la plus haute importance pour Edouard Philippe, candidat déclaré de longue date à la présidentielle. Une défaite à la mairie du Havre ne serait pas sans conséquences dans sa course à l’Elysée. Quant au RN, il compte développer son maillage territorial.<br><br>Du côté de la gauche, le Parti socialiste entend démontrer que l’union avec Les Ecologistes et le Parti communiste est le seul moyen de conserver son ancrage local. Dirigeant un tiers des 42 communes de plus de 100 000 habitants, le PS aura fort à faire pour conserver ses grandes villes. <br><br>Second tour reporté de trois mois en raison de la crise du Covid-19, taux d’abstention record (58,4% au second tour, soit 20 points de plus qu'en 2014)... Le scrutin de 2020 avait vu une vague verte conquérir de nombreuses grandes villes : Lyon, Bordeaux, Poitiers, Besançon ou encore Strasbourg. Le Parti socialiste avait réussi à conserver la plupart de ses grandes villes, à l’instar de Paris, où Anne Hidalgo, soutenue par Les Verts, s’était imposée avec près de 49% des voix. La France insoumise s'était faite plus discrète, en l'absence d'implantation locale. Les Républicains étaient restés le parti le plus représenté dans les mairies françaises. Le Rassemblement national avait quant à lui enregistré son seul succès dans une commune de plus de 100 000 habitants lors de ce scrutin avec la victoire de Louis Aliot à Perpignan.<br><br>Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP, et auteur de <em>Métamorphoses françaises</em>, aux éditions du Seuil, nous présentera les cinq enjeux de ce scrutin des municipales 2026. </p>

Affaire Epstein, le poison lent - Vos questions lent -
<h2><strong>C dans l’air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lent</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24<br>- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - <em>The Daily Telegraph </em><br>- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « <em>L’art de trumper</em> »<br>- Vincent JOLLY - Grand Reporter - <em>Le Figaro Magazine </em><br>- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24</p>

Affaire Epstein, le poison lent - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lent</strong></h2><p>Trois millions de pages supplémentaires du dossier, dont plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. C’est la dernière réplique du séisme Jeffrey Epstein, qui secoue les États-Unis et fragilise Donald Trump. Le nom du président des États-Unis apparaît plus de 3 000 fois dans la dernière salve de documents publiée vendredi dernier par le ministère de la Justice américaine, notamment dans une plainte pour viol sur une mineure de 13 ans.<br><br>Le FBI a pris ses distances avec ces révélations, indiquant que tous les éléments du dossier Epstein doivent être rendus publics, qu’ils soient vérifiés ou non. Dans un communiqué repris par nos confrères de CNN, la Maison-Blanche a expliqué que « ce dossier peut contenir des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère […] Certains documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l’élection de 2020 ».<br><br>Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a également réaffirmé dimanche sur CNN n’avoir trouvé « aucun élément susceptible d’engager des poursuites », même si les documents renferment des contenus jugés « troublants ». Les nombreuses mentions du président Donald Trump relèveraient pour l’essentiel de « signalements anonymes » ou « invérifiables », insuffisants au regard des standards judiciaires. « Le monde entier peut regarder et voir si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré.<br><br>Sur les plateaux de télévision et dans les rédactions, les journalistes tentent de démêler le vrai du faux dans la dernière salve de documents du dossier du prédateur sexuel, mort en prison en 2019. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et de l’économie.<br><br>Outre le président américain Donald Trump, sont cités Melania Trump, le ministre du Commerce américain Howard Lutnick, mais aussi Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, le prince déchu Andrew, frère du roi Charles III, Casey Wasserman, président du comité des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la famille Lang ou encore l’ancien président Bill Clinton.<br><br>Des millions de documents ont été révélés, et l’administration Trump, sous le feu des critiques, est accusée de ralentir la divulgation de documents pourtant votée par le Congrès et de caviarder de nombreuses pièces.<br><br>Ro Khanna, l’élu démocrate de Californie à l’initiative de la loi obligeant le ministère de la Justice à publier l’intégralité du dossier Epstein, a déclaré dimanche sur NBC News que la dernière livraison n’était toujours « pas suffisante ». « Si nous n’obtenons pas les dossiers restants, alors Thomas Massie [élu républicain du Kentucky] et moi-même sommes prêts à entamer une procédure de destitution ou d’outrage » contre la procureure générale Pam Bondi, a-t-il menacé. Par ailleurs, a-t-il insisté, les hommes dont les noms figurent dans les dossiers devraient a minima faire l’objet d’un « examen approfondi », à défaut de poursuites.<br><br>Alors, que nous apprennent les nouveaux documents publiés du dossier Epstein ? Cette affaire peut-elle faire vaciller Donald Trump à dix mois des midterms ? Pourquoi le couple Clinton est-il accusé d’« entrave » au Congrès américain ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24<br>- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - <em>The Daily Telegraph </em><br>- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « <em>L’art de trumper</em> »<br>- Vincent JOLLY - Grand Reporter - <em>Le Figaro Magazine </em><br>- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24</p>

Philippe Collin - L'histoire secrète de la statue de la liberté
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 31 janvier 2026 avec Philippe Collin, animateur de radio et producteur du podcast "L’épopée de Lady Liberty" sur France inter</strong></h2><p>140 ans après son inauguration et 250 ans après la naissance des Etats-Unis, cette série documentaire est également l'occasion de discuter de ce symbole de l'Amérique né d'une idée française, qui catalyse aujourd'hui les crispations autour de la notion de liberté, ravivées sous la présidence Trump.<br><br>Du "Gilded Aged" à aujourd'hui, en passant par les deux guerres mondiales, le krakh de 1929, la politique du New deal, la Guerre froide, celle du Vietnam, ou encore le 11 septembre, "Lady Liberty" a traversé les époques. Elle eut aussi été un temps une figure de protection pour les migrants. D'ailleurs le poème d'Emma Lazarus apposé en 1903 sur son piédestal proclame : ". "Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !"<br><br>Philippe Collin reviendra également sur la naissance de ce colosse, pensé par l'intellectuel français Edouard de Laboulaye et le sculpteur Auguste Bartholdi, rejoints par le célèbre architecte Gustave Eiffel. Ce cadeau français au peuple américain ne fut pas une mince affaire à financer : d'ingénieuses et novatrices campagnes marketing furent mises en œuvre pour faire appel aux dons.</p>

Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales<br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l’Observatoire)<br>- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)<br>- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l’Institut Montaigne</p>

Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein</strong></h2><p>C'est un feuilleton qui n'a pas fini de passionner les États-Unis. Le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche, a annoncé vendredi la publication de « plus de 3 millions de pages » supplémentaires « du dossier Epstein », dont « plus de 2 000 vidéos et 180 000 images ». La publication s'inscrit dans une loi votée par le Congrès qui force le gouvernement à publier le dossier, malgré la réticence de Donald Trump, ancien ami du sulfureux homme d'affaire newyorkais, décédé en prison. Ces derniers mois, le président américain, qui avait promis de faire la lumière sur le scandale, n'a cessé de changer de position. D'abord favorable à la publication, il s'est ensuite rétracté, allant jusqu'à menacer sa ministre de la justice Pam Bondi, qui prenait le dossier un peu trop à cœur.<br><br>Sur le plan International, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran après la répression sanglante des manifestations contre le régime islamique. Le président américain applique sa méthode préférée : mettre la pression sur son adversaire pour le pousser à la négociation. Après avoir annoncé cette semaine l'envoi d'une "énorme armada" dans le Golfe persique, le locataire de la Maison Blanche a assuré vendredi que l’Iran « veut conclure un accord » avec les Etats-Unis. Washington veut notamment pousser Téhéran à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium, un sujet hautement sensible.<br><br>Autre inquiétude pour Donald Trump, l'inflation qui stagne à 2,7 %, bien au-dessus de la cible des 2 % fixée par la Réserve fédérale américaine. Son président, Jerome Powell, est d'ailleurs régulièrement ciblé par la Maison Blanche qui lui reproche de ne pas faire baisser les taux directeurs. Malgré trois baisses d’un quart de point fin 2025, les prix de l'énergie se sont envolés sur les douze derniers mois : + 6,7 % pour l'électricité et 10,8 % pour le gaz. En plus de cette hausse des prix, Donald Trump doit gérer les émeutes contre ICE à Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents de police ces dernières semaines. Plusieurs milliers d'Américains ont manifesté hier, à Minneapolis, pour protester contre la violence des opérations.<br><br>Que contiennent les nouveaux documents publiés par la Maison Blanche sur l'affaire Epstein ? Pourquoi l'inflation américaine est devenue une inquiétude majeure pour Donald Trump ? Et le président peut-il faire céder l'Iran ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales<br>- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l’Observatoire)<br>- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)<br>- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l’Institut Montaigne</p>

Melissa Bell - Minneapolis: Trump a-t-il vraiment reculé?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 30 janvier 2026 avec Melissa Bell, journaliste anglo-américaine, correspondante à Paris pour CNN.</strong></h2><p>Les conséquences politiques des morts de Renee Nicole Good et d'Alex Pretti, deux Américains abattus par la police anti-immigration à Minneapolis les 7 et 24 janvier derniers, ne cessent de se faire sentir. Sous la pression de l'opinion et de certains élus républicains, Donald Trump semble jouer la carte de l'apaisement.<br><br>Selon un sondage Reuters/Ipsos publié lundi, seuls 39 % des Américains approuvent désormais sa gestion de l’immigration, le taux le plus bas depuis son investiture. Et un électeur républicain sur cinq considère que l’ICE est allée "trop loin".<br><br>Le président américain a donc pris la décision de rappeler le chef de la police des frontières, Gregory Bovino, symbole de la brutalité de l’ICE, et a dépêché à Minneapolis son "tsar des frontières", Tom Homan, conseiller à l'immigration de la Maison-Blanche, dans l'objectiif de "marquer un nouveau départ dans les relations avec l'Etat du Minnesota".<br><br>Donald Trump a malgré tout pris le temps d'assister à l'avant-première du film documentaire de sa femme Melania. L'occassion pour lui de saluer son "excellent travail" et de souligner combien elle est "mesurée, très très mesurée." Et d'ajouter : Parfois, quand je ne suis pas autant mesuré, elle le fait pour moi !"<br><br>Par ailleurs, les doutes sur son état de santé persistent. Dans une interview accordée au New York Magazine, il a oublié le nom de la maladie dont souffrait son père, décédé à l'âge de 93 ans d'Alzheimer.</p>

Trump : Melania au secours de Donald - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 30 janvier 2026 - Trump : Melania au secours de Donald</strong></h2><p></p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste "Franceinfo TV" - spécialiste des questions internationales <br>- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure du livre "Les juges contre l’Amérique" (Editions Stock)<br>- Cole STANGLER - Journaliste indépendant, "New York Times" et "The Nation", auteur du livre "Le miroir américain" (Les Arènes)<br>- Alban MIKOCZY - Grand Reporter à "France Télévisions"<br>- Claire MEYNIAL - Correspondante aux États-Unis pour "Le Point"</p>

Trump : Melania au secours de Donald - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 30 janvier 2026 - Trump : Melania au secours de Donald</strong></h2><p>Une nouvelle situation de crise aux États-Unis ? Dans le contexte des opérations de la police de l'immigration (ICE) à Minneapolis, épicentre des contestations, les Démocrates américains ont refusé d'adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS. Ces derniers ont réclamé au gouvernement de Donald Trump l’adoption de réformes pour l'ICE, jugée hors de contrôle.<br><br>Confronté à des critiques, y compris de son camp, sur la ligne dure adoptée dans cette ville du nord, Donald Trump a dépêché sur place Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives de migrants menée par le gouvernement. Celui-ci rendra « directement compte » au chef de l'Etat et dirigera désormais les opérations de la police de l'immigration (ICE) sur place en remplacement du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, devenu le symbole de la lutte acharnée menée par Donald Trump contre les migrants clandestins.<br><br>De plus, des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis ont déjà commencé à quitter la ville cette semaine, a assuré la municipalité, alors que Donald Trump joue l'apaisement face à la vague d'indignation suscitée par la mort d'un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans. Le président américain serait-il en train de faire marche arrière ?<br><br>Dans le camp Trump, l’actualité passe également par sa femme Melania. Un documentaire consacré à la Première dame sort en salles ce vendredi aux États-Unis. Selon les médias américains, Amazon aurait investi 75 millions de dollars dans le projet, dont 28 millions rien que pour Melania.<br><br>Sur les réseaux sociaux, le documentaire et la publicité qui l'entoure ont été tournés en ridicule, certains internautes publiant des captures d'écran de sites de salles de cinéma américaines n'affichant aucun ticket acheté. Les professionnels, eux, anticipent des recettes limitées.<br><br>Un contrat en or qui fait polémique. Le groupe français Capgemini a signé avec l'ICE, la police de l’immigration, un contrat de plus de 365 millions de dollars pour localiser des sans-papiers afin de les arrêter et de les expulser. Des révélations qui ont fait réagir jusqu'au ministère de l'Économie. La direction de l'entreprise renvoie, elle, vers sa filiale américaine. Les syndicats, remontés par la signature de ce contrat, exigent, de leur côté, des mesures fermes.<br><br>Dans un contexte tendu à Minneapolis, Donald Trump serait-il en train de rétropédaler face à la contestation croissante ? Pourquoi le documentaire consacré à Melania Trump suscite-t-il la polémique ? Qu’en est-il du contrat controversé signé entre le groupe français Capgemini et l’ICE ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste "Franceinfo TV" - spécialiste des questions internationales <br>- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure du livre "Les juges contre l’Amérique" (Editions Stock)<br>- Cole STANGLER - Journaliste indépendant, "New York Times" et "The Nation", auteur du livre "Le miroir américain" (Les Arènes)<br>- Alban MIKOCZY - Grand Reporter à "France Télévisions"<br>- Claire MEYNIAL - Correspondante aux États-Unis pour "Le Point"</p>

Trump/ Iran : "le temps est compté" - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales <br>- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).<br>- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques<br>- Lucas MENGET - Grand Reporter</p>

Trump/ Iran : "le temps est compté" - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"</strong></h2><p>Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu’en juin dernier faute d’accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu’il s’agissait d’« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l’important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l’option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".<br><br>Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd’hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l’Iran. L’Union européenne prévoit d’émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d’avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l’ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).<br><br>Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d’Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l’inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l’Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?<br><br>Alors que la diplomatie américaine s’est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n’est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l’île «est un appel au réveil stratégique pour toute l’Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d’inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d’internautes la reprennent depuis en boucle.</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales <br>- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).<br>- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques<br>- Lucas MENGET - Grand Reporter</p>

Dominique Seux - Budget: le coût des compromis
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 29 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux<em> Echos</em>, et à France Inter, auteur avec Thomas Porcher de "Les débats de l'éco", aux éditions Plon.</strong></h2><p> L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.<br><br>Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".<br><br>Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.<br><br>Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.<br>Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.<br><br>Dominique Seux décryptera avec nous qui sont les gagnants et les perdants de ce budget.</p>

Mitra Hejazipour - Iran: elle a défié le régime
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 28 janvier 2026 avec Mitra Hejazipour franco-iranienne, grand maître féminin d’échecs, championne d’Asie en 2015, championne de France en 2023.</strong></h2><p> Elle publie « <em>La joueuse d’échecs</em> », aux éditions Albin Michel. Un livre qui relate notamment ce moment où, en 2019, lors d’un championnat du monde où elle concourait pour l’Iran, elle a décidé de retirer son voile. Un geste interdit qui a changé à jamais sa vie. Elle est aujourd’hui citoyenne française.<br><br>"Ce soir-là, j'avais décidé que je ne porterais pas le voile", écrit-elle, à propos de son geste de non-retour. "J'ai fixé la caméra qui zoomait sur moi. Et j'ai souri de ma victoire. Consciente que cette image circulerait partout dans mon pays", ajoute-t-elle. Dans son livre, elle revient aussi sur son enfance de joueuse d'échecs prodige, voilée très tôt, comme les petites filles de son âge en Iran, mais pour qui la passion du jeu a été "un baume apaisant - son - chagrin."<br><br>Mitra Hejazipour nous racontera son incroyable destin. Elle partagera également avec nous son regard sur la situation actuelle en Iran, où plusieurs sources font état d'environ 30.000 morts dans la répression des récentes manifestations.</p>

Crans-Montana : qu'est-ce qui a provoqué le drame ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colère</strong></h2><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - <em>Le Parisien-Aujourd’hui en France</em><br>- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris<br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société<br>- Emilie TORGEMEN - Reporter - <em>Le Parisien- Aujourd’hui en France<br>-</em> Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisse </p>

Crans-Montana : les révélations et la colère - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colère</strong></h2><p>Près d’un mois après l’incendie du bar Le Constellation, dans la station suisse de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés, de 14 nationalités différentes, le soir du Nouvel An, le drame continue de provoquer une onde de choc bien au-delà des frontières helvétiques et a pris, ces dernières heures, des airs de crise diplomatique entre la Suisse et l’Italie.<br><br>Rome a décidé lundi de rappeler son ambassadeur pour protester contre la libération sous caution du propriétaire français du bar, Jacques Moretti. Le gérant et son épouse sont au cœur des interrogations. En tant que propriétaires de l’établissement, les deux Français sont soupçonnés d’« homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence » par les autorités suisses. Ceux-ci nient leur responsabilité dans l’incendie.<br><br>Alors que six jeunes Italiens ont trouvé la mort dans l’incendie et plus d'une dizaine ont été grièvement blessés, l’Italie a fait savoir qu’elle subordonnerait désormais le retour de son ambassadeur dans le pays à la mise en place d’une enquête conjointe. La presse suisse a dénoncé une « instrumentalisation » politique de l’affaire par le gouvernement de Giorgia Meloni pour mieux faire passer sa réforme très controversée de la justice. L’Office fédéral de la justice de la Suisse a, de son côté, fait un premier geste ce mercredi : il a indiqué que la procureure du Valais, chargée de l’enquête, « donnerait suite à la demande italienne d’ici la fin de la semaine ».<br><br>Parallèlement, une nouvelle vidéo tournée deux semaines avant le drame à Crans-Montana, dévoilée par la RTS ce mardi, ravive la colère des familles de victimes et les interrogations sur la sécurité de l’établissement. En France, en réaction au drame, le ministère de l’Intérieur a demandé un renforcement des contrôles de sécurité dans les établissements de nuit partout dans le pays.<br><br>Près d’un mois après le drame, où en est l’enquête ? Quelles sont les dernières révélations ? La commune suisse de Crans-Montana a reconnu ne pas avoir contrôlé le bar où s’est produit l’incendie mortel pendant cinq ans. En France, comment les bars et les discothèques sont-ils surveillés ? Enfin, 70 personnes demeurent hospitalisées dans plusieurs hôpitaux européens, gravement brûlées pour certaines. Comment sont-elles prises en charge ?</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - <em>Le Parisien-Aujourd’hui en France</em><br>- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris<br>- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société<br>- Emilie TORGEMEN - Reporter - <em>Le Parisien- Aujourd’hui en France<br>-</em> Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisse </p>

Alain Bauer - Trump: fou stratège?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 27 janvier 2026 avec Alain Bauer, essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Il publie "Trump, le pouvoir des mots", aux éditions First.</strong></h2><p>Dans ce livre, il étudie le langage de Donald Trump, et son évolution, de son premier mandat à aujourd'hui. Et si son personnage était le fruit d'une redoutable stratégie, conçue pour séduire un électorat lassé du langage des élites ? "America first", "woke", dumb", evil", "drill baby drill!"...les mots et les slogans du président américain, analysés par Alain Bauer, au regard de l'actualité.</p>

Iran : le carnage et l’« armada » de Trump - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l’« armada » de Trump</strong></h2><p></p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux<br>- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em>, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique<br>- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales </p>

Iran : Si Trump attaque... - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l’« armada » de Trump</strong></h2><p>« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans la République islamique d’Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d’Internet dans le pays a dissimulé l’ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d’Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l’arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d’agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d’août 2024, elle estime également que le nombre d’exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.<br><br>Dans ce contexte, l’arrivée dans la zone d’une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l’Iran ? Alors qu’une intervention militaire semblait s’être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l’on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu’au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d’État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?<br><br>L’Iran « ne permettra pas qu’une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l’action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu’ils n’autoriseraient pas l’usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.<br><br>Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l’ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s’est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d’une « réunion très violente entre les seuls chefs d’État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l’ordre américain d’inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l’armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».</p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux<br>- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em>, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique<br>- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales </p>