
C dans l'air
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Trump : l’Amérique se souviendra des « lâches » de l’OTAN - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 20 mars 2026 - Trump : l’Amérique de souviendra des « lâches » de l’OTAN</strong></h2><p>La guerre au Moyen-Orient est-elle en train d’échapper à Donald Trump ? Alors qu’elle va entrer dans sa quatrième semaine demain, le président des États-Unis multiplie les déclarations contradictoires et peine à justifier l’intervention américano-israélienne devant l’opinion américaine. D’autant que, ces dernières heures, la guerre s’est déplacée sur le champ de l’énergie. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz et les dernières frappes israéliennes sur l’immense gisement gazier offshore partagé par l’Iran et le Qatar, ainsi que la riposte iranienne sur des sites énergétiques dans le Golfe, les cours du pétrole et du gaz flambent, alimentant l’inflation.<br><br>À Bruxelles, les 27 demandent un moratoire sur les frappes qui font bondir les prix sur les marchés, et refusent de se laisser entraîner dans ce conflit sur lequel ils n’ont pas été consultés, alors que le président américain Donald Trump a appelé l’OTAN à la rescousse. Agacé par le refus des principaux alliés de Washington, le président des États-Unis fait planer la menace d’un désengagement de Washington. Ce vendredi il a accusé, sur son réseau social Truth social, les pays de l'OTAN d'être des « lâches » après avoir suscité le malaise, jeudi, dans le Bureau ovale, sous les caméras du monde entier.<br><br>En Iran, l’effet de surprise a été réel, le 28 février dernier, mais, après plus de trois semaines de frappes aériennes dévastatrices, il a progressivement été estompé par les incohérences de l’administration américaine et par le cours pris par cette guerre, au point de placer le président des États-Unis sur la défensive et d’être lâché par l’un de ses fidèles. Le départ fracassant de Joe Kent, mardi, de son poste à la tête du Centre national de contre-terrorisme américain, pour marquer son désaccord avec la guerre en Iran, souligne les fissures et tensions qui traversent la mouvance « America First ». Dans sa lettre de démission publiée sur Internet, le dirigeant MAGA de l’administration Trump affirme que « l’Iran n’était pas une menace imminente » et estime que le président a été poussé à la guerre par Israël et son « puissant lobby américain ». D’autres figures médiatiques ou politiques proches du trumpisme, Tucker Carlson, Megyn Kelly ou encore Marjorie Taylor Greene, ont, ces dernières semaines, vivement critiqué l’intervention militaire. Une ligne rouge pour une partie de la base électorale à qui Trump avait promis la fin des conflits interminables au Moyen-Orient.<br><br>Alors Donald Trump va-t-il être lâché par les électeurs américains ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quelle est la stratégie d’Israël et des États-Unis ? En Europe aussi, les conséquences de la crise énergétique liée à la guerre se font sentir, et les dirigeants des pays membres de l’UE ont appelé jeudi à prendre des mesures temporaires pour atténuer la flambée des prix. L’Espagne va réduire la TVA sur les carburants à 10 %, contre 21 % actuellement. L’Italie a annoncé une baisse des taxes sur le carburant de 25 centimes d’euro. Le gouvernement français l’exclut, pour le moment.<br><br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PERRUCHE - Général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.E.<br>- JAMES ANDRÉ - Grand reporter - France 24<br>- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a>, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste”<br>- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient<br>- SONIA DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24 </p>

Cécile Cornudet - Municipales: la tension monte...
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 19 mars avec Cécile Cornudet, éditorialiste politique au journal les Echos. </strong></h2><p>Le second tour des élections municipales se tiendra dans 1.580 communes dimanche. Dans les grandes villes, à Paris, Toulouse, Nantes ou encore Bordeaux, entre autres, le scrutin s'annonce incertain. Signe que la campagne s'accélère et se tend, dans la capitale, le débat télévisé mercredi soir entre les trois candidats au second tour a été électrique et a duré plus de trois heures. Étrillé toute la soirée par ses concurrentes, à droite Rachida Dati (LR et Modem) qui a fusionné avec la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance) d'une part, à gauche Sophia Chikirou (LFI) d'autre part, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a contre-attaqué dès jeudi matin. Après avoir accusé Rachida Dati de "faute morale" car elle ne pourra être élue selon lui "sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale", il a mis directement jeudi en cause Emmanuel Macron dans le désistement de Sarah Knafo, la candidate Reconquête ! qualifiée au second tour. "Mensonge indigne et calomnieux", a préagi l'entourage présidentiel. "Je n'interviens pas du tout dans ces municipales", a lui-même contre-attaqué M. Macron, jugeant, en marge d'un sommet européen à Bruxelles, que de tels propos "déshonorent" son auteur. Quant à Marine Le Pen, elle a appelé jeudi à "faire barrage" à Emmanuel Grégoire.</p>

Iran : après le pétrole... la guerre du gaz - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 19 mars 2026 - Iran : après le pétrole... la guerre du gaz</strong></h2><p></p><p><strong>Nos experts :</strong><br>- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em>, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique<br>- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran<br>- Olivier KEMPF - Directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.<br>- Marc-Antoine EYL-MAZZEGA (en duplex) - Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri</p>

Iran : après le pétrole... la guerre du gaz - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 19 mars 2026 - Iran : après le pétrole... la guerre du gaz</strong></h2><p>C’est une frappe aux répercussions mondiales. Israël a bombardé mercredi South Pars, l’immense gisement gazier offshore partagé par l’Iran et le Qatar, quelques heures après l’annonce de la mort du ministre iranien du Renseignement, Esmaïl Khatib. Cette attaque contre la plus grande réserve de gaz naturel au monde est une nouvelle escalade dans le conflit et un choc mondial : le site représente 30 % des livraisons mondiales de GNL et fournit 70 % du gaz consommé en Iran.<br><br>La réaction a été immédiate dans le Golfe. Le Qatar a dénoncé une démarche « dangereuse et irresponsable », estimant que viser ce type d’infrastructure menace la sécurité énergétique mondiale. Dans la foulée, l’Iran a menacé à son tour les installations énergétiques de plusieurs voisins. Puis des sites clés au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis ont été touchés ou visés, ce qui a étendu la crise à toute la région productrice, et au-delà.<br><br>Flambée immédiate des cours de l’énergie sur les marchés, qui a contraint Donald Trump à s’exprimer. Le président américain a assuré qu’il n’y aurait plus d’attaques israéliennes sur les gisements de gaz iraniens. La Maison-Blanche prétend n’avoir pas été au courant de l’initiative de son allié, mais promet des frappes sans précédent en cas de représailles. L’Arabie saoudite, de son côté, a brandi pour la première fois la menace d’une riposte militaire.<br><br>La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dits « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières », et « nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit », ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint.<br><br>En Europe, les conséquences sont déjà concrètes. Quand le baril grimpe et que le gaz flambe, ce sont les coûts du transport, du chauffage, de l’industrie, des engrais et, à terme, le spectre d’un retour de l’inflation. Renforcé par le conflit au Moyen-Orient, Vladimir Poutine a agité ces dernières semaines la menace d’un arrêt des livraisons de gaz vers les pays européens pour réorienter ses exportations vers des marchés jugés plus prometteurs, sans toutefois avancer de pistes concrètes. Ces déclarations surviennent alors que la Commission européenne doit présenter le 15 avril prochain une proposition législative visant à interdire définitivement les importations de pétrole russe. Mais la question divise en Europe.<br><br>Ce jeudi, la Hongrie, qui bloque le versement d’un prêt européen de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, a affirmé qu’elle ne cédera pas tant que Kiev n’aura pas rétabli l’approvisionnement du pays en pétrole russe via l’oléoduc Droujba (« amitié » en russe), qui traverse l’Ukraine. Ce pipeline a été endommagé par des frappes russes le 27 janvier, et Budapest accuse Kiev de traîner les pieds pour le remettre en service.<br><br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em>, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique<br>- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran<br>- Olivier KEMPF - Directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.<br>- Marc-Antoine EYL-MAZZEGA (en duplex) - Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri</p>

Jean-Louis Bourlanges - Trump dans le piège du détroit d'Ormuz?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 18 mars avec Jean-Louis Bourlanges, ancien député Modem, ex-président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale</strong></h2><p>Les Etats-Unis ont annoncé mardi soir avoir ciblé avec des bombes parmi les plus puissantes de leur arsenal des sites iraniens de missiles près du stratégique détroit d'Ormuz, au moment où Téhéran prépare les funérailles d'Ali Larijani, son puissant chef de la sécurité. <br><br>Cette annonce intervient après que Donald Trump a fait marche arrière plus tôt dans la journée sur sa demande de soutien militaire international pour débloquer le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal près de 20% du brut et près de 20% du gaz naturel liquéfié. « Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN », a-t-il assuré le président américain, en qualifiant "d'« erreur vraiment stupide" la position des alliés de l'Otan qui ont refusé de répondre positivement à sa requête. <br><br>Le Chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé aujourd'hui que Berlin « aurait déconseillé » à Israël et aux Etats-Unis d'attaquer l'Iran. Les Européens, qui appellent à la « désescalade », peuvent-il peser dans le conflit ?</p>

Municipales : des alliances... et des surprises ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 18 mars 2026 - Municipales : des alliances... et des surprises ?</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - <em>Franc-Tireur</em><br>- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - <em>Le Figaro Magazine</em><br>- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - <em>Le Point</em><br>- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Métamorphoses françaises »</p>

Municipales : des alliances... et des surprises ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 18 mars 2026 - Municipales : des alliances... et des surprises ?</strong></h2><p>La campagne des municipales se tend, à l'image des insultes et menaces proférées par le maire sortant d'Arcachon Yves Foulon à son rival écologiste Vital Baude, qui a porté plainte. À quatre jours du second tour, les candidats ont mené mardi d'ultimes tractations avant 18h, heure fatidique pour le dépôt des listes électorales. Contre toute attente, le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi, distancé par Eric Ciotti au premier tour, en dépit de l'accord national qui liait LR et Horizons. L'ancien ministre de l'Intérieur a justifié son choix par "la campagne délétère à Nice", mais il fait aussi payer au maire sortant de vieilles querelles politiques, notamment son manque de soutien à François Fillon lors de la présidentielle 2017. À Toulouse, les socialistes et La France insoumise ont mis leurs égos de côté pour former une liste commune susceptible de battre le maire divers droite Jean-Luc Moudenc. À l'inverse, les socialistes se déchirent à Strasbourg. Arrivée en tête au premier tour, la candidate socialiste Catherine Trautmann a annoncé une alliance avec le candidat d'Horizons pour contrer l’alliance que la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian, a noué avec les Insoumis. De quoi rebattre les cartes pour le second tour, où tout peut arriver. <br><br>C'est le cas à Paris, où le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel (11, 34 %) a fusionné avec la liste de Rachida Dati (25, 46 %), arrivée deuxième du premier tour derrière Emmanuel Grégoire (37, 98 %), tandis que la candidate Reconquête! Sarah Knafo (10, 40 %) a retiré la sienne. Des manœuvres qui pourraient rebattre les cartes pour le second tour. À gauche, Sophia Chikirou (11, 72 %)a maintenu sa candidature, après avoir échoué à fusionner avec la liste socialiste. « Là où la France insoumise arrive en tête [du premier tour], la fusion se fait. Et là où le PS arrive en tête, ils la refusent de façon sectaire et anormale », a-t-elle dénoncé dans les colonnes du Parisien. Ce soir, les trois candidats auront l'occasion de régler leurs comptes, en direct, lors du débat organisé par BFM-TV. Un temps écartée, Sophia Chikirou a finalement été invitée par la chaîne. <br><br>À Marseille aussi, l'heure est à l'incertitude. Le candidat du Rassemblement national Franck Allisio est arrivé deuxième du premier tour (35, 02 %), juste derrière le maire sortant Benoît Payan (36, 70 %). En quatrième position, le candidat LFI Sébastien Delogu (11, 94 %) a préféré jeter l'éponge : « Nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer aux paris inconséquents de Benoît Payan », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, mardi. Dans la deuxième ville de France aussi, le débat de l'entre-deux tours, prévu jeudi soir sur France 2, devrait bouleverser les dynamiques. Troisième du premier tour, la candidate LR Martine Vassal (12, 41 %) devrait participer à un débat à trois, malgré l'hostilité de Franck Allisio qui a jugé qu'elle n’avait « strictement aucune chance » d’être élue. <br><br>Quelles alliances ont été nouées pour le second tour des municipales ? Qui va profiter de la triangulaire à Paris ? Et pourquoi la situation a Marseille est-elle aussi tendue ?<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - <em>Franc-Tireur</em><br>- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - <em>Le Figaro Magazine</em><br>- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - <em>Le Point</em><br>- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Métamorphoses françaises »</p>

Fanny Guinochet - Guerre du pétrole...la facture arrive!
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 17 mars avec Fanny Guinochet, éditorialiste économique à France Info.</strong></h2><p>La guerre au Moyen-Orient va-t-elle faire dérailler l'économie mondiale ? Si l'impact du conflit dépendra de sa durée et de son ampleur, les économistes craignent de plus en plus une augmentation généralisée des prix et un affaiblissement de la croissance. La guerre, entrée dans sa troisième semaine, a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transitent un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde, faisant planer le spectre d'un nouveau choc pétrolier. Les cours du pétrole sont repartis à la hausse mardi, autour des 100 dollars le baril. Des installations énergétiques stratégiques au Moyen-Orient subissent de nouvelles attaques et de grandes économies ont commencé à puiser dans leurs réserves stratégiques.</p>

Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non </strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em> <br>- Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM<br>- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales<br>- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – <em>Le Figaro </em><br>- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24</p>

Détrit d'Ormuz: la France dit non...Trump se braque! - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non </strong></h2><p>Au dix-huitième jour du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, Téhéran subit des frappes intenses tandis que les combats s’étendent au Liban, en Irak et dans le Golfe. Surpris par la riposte iranienne, le président des États-Unis fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu’ils assurent la sécurité de la navigation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. « S’il n’y a pas de réponse [à la requête américaine], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’OTAN », a même menacé lundi Donald Trump dans une interview au <em>Financial Times</em>.<br><br>Il a par ailleurs admis ne pas s’attendre à la réponse iranienne à l’attaque du 28 février, en particulier aux frappes sur les pays du Golfe. « Personne ne s’y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il affirmé. « Les plus grands experts, personne ne pensait qu’ils allaient frapper » dans le Golfe. « C’étaient, je ne dirais pas des pays amis, […] plutôt des pays neutres ».<br><br>Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le président américain espérait notamment l’aide des pays de l’OTAN et d’Asie pour débloquer ce passage stratégique et le sécuriser. Mais en Europe, l’Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l’Alliance atlantique. Emmanuel Macron a rappelé que « la France n’a pas choisi cette guerre, nous n’y prendrons pas part ». Le Japon et l’Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l’envoi de navires de guerre.<br><br>Parallèlement, l’armée israélienne a lancé des « opérations terrestres » contre le Hezbollah dans le sud du Liban et a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime des mollahs avec l’élimination, lundi soir près de Téhéran, d’Ali Larijani, considéré comme l’homme « qui dirigeait de facto l’ensemble du régime iranien ». L’Iran, qui n’a pas confirmé sa mort, a déclenché une nouvelle vague d’attaques contre Israël, lançant notamment des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu’ici rarement utilisé en situation réelle, que signifie l’entrée en scène de ce missile balistique iranien, capable de percer le dôme de fer israélien, de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d’atteindre potentiellement l’Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient ?<br><br>Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines, l’Iran a engagé une riposte balistique d’ampleur. Mais le régime a-t-il l’armement nécessaire pour une guerre qui dure ? Que sait-on de ses capacités militaires ? Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a annoncé ce mardi sa démission en raison de la guerre contre l’Iran, affirmant dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l’Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Quelle est la stratégie de l’administration Trump ? Et que se passe-t-il au Liban ? Retrouvez dans l’émission le reportage de nos journalistes sur place.<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em> <br>- Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM<br>- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales<br>- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – <em>Le Figaro </em><br>- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24</p>

Tara Varma - Détroit d'Ormuz: Trump appelle à l'aide.
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 16 mars Tara Varma, politologue, chercheuse en relations internationales, directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States (GMF).</strong></h2><p>Donald Trump a de nouveau demandé dimanche avec insistance de l'aide pour libérer le détroit d'Ormuz, voie stratégique de transport du pétrole, estimant que l'avenir serait "très mauvais" pour l'Otan en cas de refus d'assistance de ses alliés, et qu'il pourrait reporter sa visite en Chine si Pékin n'obtempère pas. "Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas", a déclaré le président américain dans une interview au Financial Times, rappelant que l'Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole du Golfe, contrairement aux Etats-Unis. Donald Trump a également déclaré dans la soirée que les Etats-Unis discutaient avec "environ sept pays" pour former une coalition qui permettrait de rouvrir à la navigation le détroit d'Ormuz, sans préciser quels sont ces pays.</p>

Municipales : LFI surprend, le RN confirme - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirme</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br> - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF<br>- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA<br>- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - <em>Les Echos</em><br>- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - <em>La Tribune Dimanche</em></p>

Municipales : LFI surprend, le RN confirme - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirme</strong></h2><p>Plus de 50 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour élire leurs maires. Un premier tour des municipales marqué par une très forte abstention, bien plus élevée que ce qu’anticipaient les sondages. Ainsi, entre 41,5 % et 44 % des personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas voté lors de ce scrutin, selon les estimations de plusieurs instituts de sondage. Du jamais-vu, hors crise sanitaire. Lors du dernier scrutin municipal classique, en 2014, le taux d’abstention n’avait pas dépassé 36,6 %.<br><br>Au-delà de cette abstention record lors de ce scrutin, les premiers résultats ont traduit une progression, au niveau local, de l’implantation de l’extrême droite, qui conserve plusieurs mairies comme Hénin-Beaumont et Perpignan, mais progresse aussi en général, notamment à Marseille, souvent au détriment de la droite, à qui le président du RN a « tendu la main » dès 20 h hier soir pour l’emporter au second tour.<br><br>Appelant à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner les candidats LR au second tour des élections municipales, Bruno Retailleau a réitéré sa consigne de vote : aucune voix pour LFI. Le patron de LR, qui s’est lancé dans la course à la présidentielle il y a un mois, a toutefois élargi sa consigne aux « socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l’extrême gauche au premier tour ou qui vont s’allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».<br><br>À gauche, si les socialistes, alliés avec les écologistes et le PCF, ont remporté de nombreuses mairies et sont en position de conserver plusieurs grandes villes, La France insoumise réalise de son côté de fortes poussées. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a remporté dès le premier tour la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, et s’est hissé soit en tête, soit en position de conditionner la victoire de la gauche au second tour dans plusieurs grandes villes, comme à Roubaix, à Limoges, à Toulouse ou à Lille.<br><br>Sur X, Jean-Luc Mélenchon s’est félicité d’une « magnifique percée ». Au siège du mouvement, à Paris, le coordinateur des « insoumis », Manuel Bompard, a tendu la main « aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l’extrême droite menacent, la constitution d’un front antifasciste au second tour de l’élection municipale ».<br>Olivier Faure, le patron du PS, de son côté, a salué « la victoire de 350 maires socialistes réélus » et redit qu’il refuserait tout accord national avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, mais sans fermer la porte à des alliances locales.<br><br>Le sort de certaines villes va dépendre des discussions sur les fusions, qui ont débuté dès hier soir, et les débats d’ici mardi — date du dépôt des listes pour le second tour — promettent d’être très compliqués dans certaines communes. Les yeux se tournent particulièrement ce lundi vers Marseille. La deuxième ville de France illustre plusieurs leçons du vote d’hier et des enjeux de cet entre-deux-tours, avec un maire sortant, Benoît Payan (DVG), directement menacé par la liste RN de Franck Allisio.<br><br>Quelles leçons tirer de ce premier tour des municipales ? Quelles alliances à gauche à un an de la présidentielle ? Quelle porosité entre la droite et l’extrême droite ? Que signifie cette abstention record ?<br><br><br><strong>Nos experts :</strong><br> - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF<br>- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA<br>- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - <em>Les Echos</em><br>- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - <em>La Tribune Dimanche</em></p>

Marina Carrère d’Encausse - Obésité: comment soigner la maladie?
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du samedi 14 mars avec Marina Carrère d’Encausse, médecin et journaliste, aux manettes d’Enquête de santé sur France 5 et de Carnets de santé sur France Culture, membre de l'Académie nationale de médecine.</strong></h2><p>En France, 10 millions de personnes sont en situation d’obésité, c’est un Français sur cinq qui est concerné. Pour les souffrants, le quotidien est difficile à plusieurs niveaux : ils sont contraints dans leurs mouvements, leur espérance de vie est réduite par ce poids en trop - facteur de risques importants d’autres pathologies -, ils doivent subir le regard des autres et vivre ce mal-être en silence. <br><br>Souvent vue comme un manque de volonté, l’obésité est en réalité une maladie chronique et complexe. Alors pour perdre du poids, certains se tournent vers les solutions chirurgicales, comme les opérations de la sleeve ou du bypass, suivies d’une prise alimentaire équilibrée et d’une pratique sportive indispensables aux modifications corporelles effectuées par chirurgie. Mais de nouveaux médicaments anti-obésité par injection, qui ont déjà fait leur preuve à Hollywood, promettent une transformation spectaculaire pour quelques centaines d’euros par mois, non sans risque.</p>

Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aide - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aide</strong></h2><p><br><strong>Nos experts :</strong><br>- <strong>Georges MALBRUNOT</strong> - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - <em>Le Figaro</em> <br>- <strong>Christine OCKRENT</strong> - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « <em>Le Trump de A à Z</em> »<br>- <strong>Agnès LEVALLOIS</strong> - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient <br>- <strong>Richard WERLY</strong> - Éditorialiste international - <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a>, auteur de « <em>Cette Amérique qui nous déteste</em> »<br>- <strong>Général Jean-Paul PALOMÉROS</strong> - Ancien chef d’état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l’OTAN</p>

Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aide - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aide</strong></h2><p>Le spectre d'un choc pétrolier se rapproche. Vendredi, les Etats-Unis ont bombardé l'îlot stratégique de Kharg, principal terminal d’exportation du pétrole brut iranien. Les frappes se sont concentrées sur les installations militaires, mais Donald Trump menace d'y détruire les infrastructures militaires « si l’Iran ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz ». Depuis que le régime islamique a bloqué le détroit et menace de miner le bras de mer, de nombreux pétroliers sont bloqués dans le Golfe arabo persique. Pendant ce temps, l'idée d'une intervention militaire au sol n'est plus exclue par l'état-major américain. Selon les informations du New York Times, Washington étudierait le déploiement de forces spéciales américaines en Iran pour récupérer ou neutraliser un stock d'uranium enrichi toujours enfoui sous la ville d'Ispahan. <br><br>Dans les pays du Golfe, ciblés par l'Iran pour leur proximité avec les Etats-Unis, l'économie, qui dépend encore beaucoup de la production de pétrole, est asphyxiée par les attaques de Téhéran. Goldman Sachs estime que la baisse de la production de pétrole en 2026 serait la plus importante au Qatar, au Koweït et à Bahreïn (-25 %). Et d'autres secteurs sont touchés, à l'instar des compagnies aériennes, dont les avions sont cloués au sol, et du tourisme. Près de 20 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), le conflit dans la région ferait ainsi perdre 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient. Le PIB pourrait donc se contacter de 14 % au Koweït et au Qatar, de 5 % aux Émirats arabes unis et de 3 % en Arabie saoudite, selon les prévisions de Goldman Sachs. <br><br>Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah, allié du régime chiite, ont tué au moins 773 personnes, dont 103 enfants, et causé plus de 800 000 déplacés, selon les autorités libanaises. Jeudi, un double tir de drone contre une voiture a tué 12 personnes. « Même si un chef [du Hezbollah] était là, rien ne peut justifier un tel carnage », s'indigne un chauffeur libanais dans les colonnes du Monde. Quelques jours plus tôt, c'est le père Pierre El-Raï, un curé respecté de la paroisse maronite de Qlayaa, qui était tué dans une frappe israélienne. Mêmes le quartier général de la mission de l’Organisation des Nations unies dans le sud du Liban (Finul) a été touché vendredi. Face à l'insécurité grandissante qui menace le pays, et à l'acharnement du Hezbollah dans la guerre contre Israël, Emmanuel Macron a appelé samedi l'État hébreu à accepter des « discussions directes » avec le Liban et propose de les accueillir à Paris. <br><br>Pourquoi les Etats-Unis réfléchissent-ils à une opération militaire terrestre en Iran ? L'asphyxie économique des monarchies du Golfe peut-elle influer sur le cours de la guerre ? Et jusqu'où ira Israël dans ses frappes sur le Liban ?<br><br><strong>Nos experts :</strong><br>- <strong>Georges MALBRUNOT</strong> - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - <em>Le Figaro</em> <br>- <strong>Christine OCKRENT</strong> - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « <em>Le Trump de A à Z</em> »<br>- <strong>Agnès LEVALLOIS</strong> - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient <br>- <strong>Richard WERLY</strong> - Éditorialiste international - <a href="http://Blick.ch" rel="nofollow">Blick.ch</a>, auteur de « <em>Cette Amérique qui nous déteste</em> »<br>- <strong>Général Jean-Paul PALOMÉROS</strong> - Ancien chef d’état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l’OTAN</p>

Gaëlle Macke - Vers une crise économique mondiale ?
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 13 mars avec Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de <em>Challenges</em>.</strong></h2><p>En pleine période de guerre au Moyen-Orient, la France, qui opte toujours pour la position défensive, subit néanmoins les conséquences des tensions en région pétrolière. Au cœur de ce conflit, le détroit d’Ormuz, très étroit corridor maritime partagé entre Oman et l’Iran, où transite habituellement le quart du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Bloqué depuis le début des frappes sur son sol, l’Iran en a fait sa première arme de guerre en menaçant les bateaux qui veulent s’y aventurer de devenir des cibles. Une situation qui impacte inéluctablement le prix du baril du pétrole, qui stagne à plus de 100 dollars depuis plusieurs jours, alors qu’il était à 70 la veille des frappes américano-israéliennes. Alors en France, le prix à la pompe a bondi, trop fortement, et le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu’ils plafonnent le prix au litre, en plus d’une promesse de baisse. Mais au-delà, se dirige-t-on vers une crise économique mondiale ?</p>

Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, autrice de <em>D’un monde à l’autre</em> publié chez Robert Lafont<br>- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans<br>- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de <em>géopolitique du Sahel</em> publié chez PUF <br>- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël</p>

Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?
<h2><strong>C dans l’air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?</strong></h2><p><br>Il s’appelait Arnaud Frion et appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, dans l’Isère. L'adjudant-chef a été tué jeudi soir dans une attaque de drones contre une base de la coalition internationale dans la région d’Erbil, en Irak. Six autres soldats ont été blessés lors de cette frappe.<br><br>Un groupe armé irakien pro-iranien, nommée Ashab al-Kahf, apparu en 2019, a annoncé vouloir cibler tous les intérêts français en Irak et dans l’ensemble de la région « après l’arrivée du porte-avions français ».<br><br>La présence de l’armée française en Irak n’est pas en lien avec le conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Depuis 2014, l’armée française est engagée dans la coalition internationale formée pour combattre l’organisation djihadiste État islamique. La mission principale des militaires français est la formation des forces irakiennes et des combattants kurdes peshmergas, notamment dans la région d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien.<br><br>« Nos soldats ont été frappés alors qu'ils luttaient contre le terrorisme. La position de la France est purement défensive », a affirmé Emmanuel Macron ce vendredi. En début de semaine son côté, le président de la République avait justifié le déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée par un souci « de protection » de Chypre et de la présence française dans la région, où vivent 400 000 Français et où sont engagés de nombreux militaires. Dénonçant une attaque « inacceptable », le président de la République a rendu hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion, « mort pour la France ». « La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a déclaré le chef de l’État, ajoutant : «La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité ».<br><br>La France est visée directement, alors que l’Iran et ses alliés poursuivent les frappes de drones et de missiles dans la région, au lendemain de l’appel du nouveau Guide suprême iranien à maintenir le détroit d'Ormuz fermé et à étendre le conflit. Selon le gouverneur d’Erbil, le Kurdistan irakien a essuyé depuis hier plus de 30 attaques de drones. Des drones ont frappé le sultanat d’Oman, d’autres ont été interceptés en Arabie saoudite et en Israël.<br><br>Face à la crise énergétique et à la flambée des prix, les États-Unis ont annoncé ce vendredi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires. En France, le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu’ils plafonnent ou baissent de 10 à 30 centimes par le prix au litre. Mais jusqu'à quand ? Deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole flambent.<br><br>Alors pourquoi la France est-elle ciblée ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels conséquences en France ? Se dirige-t-on vers une crise économique et financière mondiale ?<br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br><br>- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, autrice de <em>D’un monde à l’autre</em> publié chez Robert Lafont<br>- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans<br>- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de <em>géopolitique du Sahel</em> publié chez PUF <br>- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël</p>

Valérie Cantié - Affaire Epstein: Enquête sur le "ranch de l'horreur"
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 12 mars avec Valérie Cantié, journaliste à l’agence de vérification de Radio-France, spécialiste des Etats-Unis.<br> </strong></h2><p>Les autorités du Nouveau-Mexique ont perquisitionné le « Zorro Ranch », ancienne propriété de Jeffrey Epstein. Le ranch, une luxueuse propriété au sud-est de Santa Fe, est passé sous les radars, contrairement aux autres résidences de Jeffrey Epstein ou à son île dans les Caraïbes, Little Saint James. Selon le <em>Guardian</em>, le « Zorro Ranch » n’avait jamais été perquisitionné jusque-là, bien que le lieu ait attiré les soupçons : il aurait pu être utilisé par Jeffrey Epstein pour mener son trafic sexuel pendant des années. Après la mort d’Epstein, le ranch a été racheté par Don Huffines, un ancien sénateur texan pro-Trump. </p>

Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin<br>- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de <em>La guerre mondiale n’aura pas lieu </em>aux éditions Odile Jacob<br>- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au <em>Figaro</em>, auteure de « <em>Les fantômes de Munich, </em>publié aux éditions de l’Observatoire.<br>- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l’<em>Express</em>, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de <em>Sommes-nous prêts pour la guerre</em>.</p>

Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei</strong></h2><p><br>Le cours du pétrole repasse les 100 dollars ce jeudi, malgré un déblocage massif de réserves stratégiques. Le déblocage de 400 millions de barils de pétrole, décidé hier par l’Agence internationale de l’énergie, n’a pas suffi à calmer les marchés financiers, alors que l’Iran fait ces dernières heures de plus en plus de dégâts sur les infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe.<br><br>Bases américaines, réserves de carburant, usines de dessalement, mais aussi aéroports et hôtels sont ciblés par les Gardiens de la révolution, qui menacent désormais aussi les géants de la tech implantés dans la région, les infrastructures électriques ainsi que les centres économiques et les banques.<br><br>Le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis sont particulièrement visés. L’inquiétude gagne la région, soucieuse de préserver son image de havre de sécurité, et les autorités locales multiplient les interdictions de diffusion de photos ou de vidéos des frappes ou des dégâts. À Dubaï, 300 personnes ont été arrêtées pour avoir publié « des informations trompeuses ainsi que des rumeurs », a affirmé le ministère de l’Intérieur de ce petit État du Golfe. Elles ont été appréhendées par le service de lutte contre les crimes économiques et cybernétiques du ministère. Des résidents des Émirats arabes unis avaient reçu ces derniers jours des SMS les alertant d’éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d’images sensibles ou de diffusion « d’informations non fiables ».<br><br>La guerre en Iran ébrèche la vitrine de stabilité soigneusement entretenue par les monarchies du Golfe, et plusieurs établissements financiers ont demandé à leur personnel d’évacuer leurs bureaux.<br><br>Parallèlement, la bataille navale s’intensifie. Deux pétroliers ont été attaqués au large de l’Irak, faisant au moins un mort et plusieurs disparus et le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé. Dans le même temps, Israël a annoncé ce jeudi mener des frappes « à grande échelle » sur l’Iran et avoir frappé, près de Téhéran, un site présenté comme lié au développement d’armes nucléaires. <br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin<br>- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de <em>La guerre mondiale n’aura pas lieu </em>aux éditions Odile Jacob<br>- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au <em>Figaro</em>, auteure de « <em>Les fantômes de Munich, </em>publié aux éditions de l’Observatoire.<br>- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l’<em>Express</em>, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de <em>Sommes-nous prêts pour la guerre</em>.</p>

Jérôme Jaffré - Municipales: derniers sondages et grands enjeux
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 11 mars est Jérôme Jaffré, politologue et chercheur associé au Cevipof.</strong></h2><p>Ce dimanche a lieu le premier tour des élections municipales, dans les 34.904 communes françaises. Dans les cinq plus grandes villes de France, les enjeux du scrutin rejoignent le débat national : dispersion des votes, question des alliances à gauche après les multiples polémiques qui ont visé LFI, montée de l'extrême droite. <br><br>A Paris, la succession d'Anne Hidalgo est en jeu. Son ancien premier adjoint, le socialiste Emmanuel Grégoire, allié aux Écologistes et aux communistes, semble faire la course en tête dans plusieurs sondages, devant la prétendante à droite, l'ancienne ministre Rachida Dati (LR). A Marseille, la question du positionnement de La France insoumise s'annonce cruciale : le maire sortant Benoît Payan, qui mène une liste d'union des gauches hors LFI, a demandé le désistement de son candidat, Sébastien Delogu, s'il arrivait derrière lui au premier tour.</p>

Iran : la bataille navale a commencé - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 11 mars 2026 - Iran : la bataille navale a commencé</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM <br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales <br>- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et autrice de "Géopolitique du Sahel" <br>- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient "Le Figaro"</p>

Détroit d'Ormuz: La bataille navale et la guerre du pétrole - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 11 mars 2026 - Iran : la bataille navale a commencé</strong></h2><p><br>Une escalade supplémentaire dans le conflit ? Au moins trois autres navires ont été frappés ce mercredi à proximité du détroit d’Ormuz, un enjeu stratégique majeur de la guerre au Moyen-Orient. Un porte-conteneurs, un cargo et un vraquier ont été touchés par des « projectiles inconnus », selon une agence maritime britannique (UKMTO), qui a répertorié 17 incidents sur des navires depuis l'attaque israélo-américaine sur l'Iran, le 28 février dernier. <br><br>De son côté, l’armée iranienne a qualifié les navires appartenant aux États-Unis, à Israël ou à leurs alliés de « cibles légitimes » lorsqu'ils naviguent à travers le détroit d’Ormuz. Elle a réaffirmé qu'elle ne permettrait pas « l'exportation d'un seul litre de pétrole » via le détroit. Conséquence de la guerre au Moyen-Orient, la crise du pétrole touche l'économie mondiale. Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars, ce lundi 9 mars, flambant de 30% en quelques heures. Et le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des hydrocarbures de la planète, a entraîné une volatilité extrême des marchés depuis le début de la semaine. <br><br>Ce mercredi, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol a annoncé la mise sur le marché de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques. Un surplus qui devrait permettre de faire baisser les cours, et donc les prix à la pompe. Le président américain Donald Trump a également menacé l'Iran de « conséquences militaires sans précédent » s'il minait le détroit d’Ormuz. En attendant, plusieurs pays ont commencé à prendre des mesures de restrictions, de l'Inde au Vietnam, en passant par la Thaïlande et la Grèce, qui a plafonné les marges sur le carburant afin d'éviter la spéculation. <br><br>Les élections municipales en France éclipsées ? Quatre ans après l’invasion russe en Ukraine, l’actualité internationale vient de nouveau percuter un rendez-vous avec les urnes. De leur côté, l’ensemble des partis politiques ont dû se réorganiser face à la couverture médiatique concentrée sur l’embrasement au Moyen-Orient. « D’autant que l’actualité internationale intéresse beaucoup les Français », assure Frédéric Dabi, directeur général de l'institut de sondage l’Ifop. « Chacun comprend bien que ce qui se passe dans le Bureau ovale a une incidence sur sa propre vie quotidienne », ajoute-t-il. <br><br>Quels sont les enjeux politiques et économiques autour du détroit d’Ormuz ? Quelles conséquences de la crise du pétrole actuelle engendrée par la guerre en Iran ? Le conflit au Moyen-Orient a-t-il occulté l'intérêt des Français pour les élections municipales ?<br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM <br>- Anthony BELLANGER - Éditorialiste Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales <br>- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et autrice de "Géopolitique du Sahel" <br>- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient "Le Figaro"</p>

Armin Arefi - "Oeil pour oeil, dent pour dent", la stratégie de l'Iran!
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 10 mars 2026 avec Armin Arefi, grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, auteur de "Un printemps à Téhéran", aux éditions Plon, et coauteur du documentaire "Gardiens de la révolution : les maîtres de l'Iran", diffusé sur Arte.</strong></h2><p>Le président américain a menacé lundi de frapper l’Iran «beaucoup plus fort» si Téhéran bloquait l’acheminement de pétrole dans la région. Le chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Larijani, a mis en garde ce mardi le président américain Donald Trump, l'appelant à faire «attention à ne pas être éliminé», et rejetant ses «menaces vides», au onzième jour de la guerre. Le régime des mollahs est loin de capituler, alors que Mojtaba Khamenei a été choisi pour succéder à son père Ali Khamenei. Mais jusqu'à quand ?</p>

Pétrole : la flambée qui fait peur à Trump - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 10 mars 2026 - Pétrole : la flambée qui fait peur à Trump</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de « D’un monde à l’autre »<br>- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em> <br>- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction – <em>Libération</em>, co-auteure de <em>Les pins de Rechmaya</em> <br>- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24</p>

Pétrole : la flambée qui fait peur à Trump - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 10 mars 2026 - Pétrole : la flambée qui fait peur à Trump</strong></h2><p>La guerre est « quasiment finie », a affirmé Donald Trump hier lors de sa première conférence de presse depuis le début de l’opération américaine-israélienne en Iran. « Une petite incursion », a-t-il dit, et tant pis s’il contredit le Pentagone, qui a écrit sur son compte X que « le combat ne fait que commencer ». « Ils n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air. Leurs missiles sont dispersés. Leurs drones sont détruits de toutes parts, y compris leurs usines de fabrication. Si vous regardez bien, il ne leur reste plus rien. Militairement, il ne leur reste plus rien », a détaillé le président américain.<br><br>Les propos de Donald Trump ont fait instantanément chuter les cours de l'or noir, qui flambaient depuis le matin, et remonter les marchés. Mais pour combien de temps ? Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sur l’Iran, Téhéran a promis que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu'à nouvel ordre ». Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a ajouté le porte-parole des Gardiens de la Révolution. « L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même ! », a écrit Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Le ministre des Affaires étrangères iranien a averti de son côté que Téhéran « déciderait de la fin de la guerre » et que les forces armées iraniennes étaient prêtes « à poursuivre les frappes de missiles (…) aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire ». Plusieurs explosions ont eu lieu aujourd’hui à Doha, au Qatar, à Abou Dhabi ou contre les Kurdes iraniens.<br><br>« Si l'Iran devait arrêter les flux de pétrole du détroit d'Ormuz, il serait attaqué encore vingt fois plus fort », a répliqué dans l’après-midi le secrétaire à la guerre américain Pete Hegseth. L’ONU, de son côté, a dit son inquiétude quant aux conséquences économiques des perturbations du trafic maritime dans cette artère essentielle pour le commerce mondial de l’énergie et mis en garde contre les effets de cette situation sur les marchés internationaux et, en particulier, sur les pays en développement.<br><br>Lundi, depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, posté au large de la Crète, le président de la République avait affirmé que la France se préparait à un conflit au Moyen-Orient susceptible de « durer ». Il avait également annoncé que la France préparait une mission « purement défensive » pour « rouvrir » le détroit d'Ormuz.<br><br>Alors quelle est la stratégie américaine ? Le régime iranien a-t-il vraiment les moyens de bloquer durablement ce passage clé du commerce mondial ? La marine française dans le détroit d’Ormuz ? Que sait-on du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei ? Quelle est la situation au Liban ?<br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de « D’un monde à l’autre »<br>- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales<br>- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - <em>Le Figaro</em> <br>- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction – <em>Libération</em>, co-auteure de <em>Les pins de Rechmaya</em> <br>- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24</p>

Thomas Porcher - Choc pétrolier, crise économique?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 9 mars 2026 avec Thomas Porcher, économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business, auteur de <em>Les débats de l'éco</em>, publié aux éditions Plon, coécrit avec Dominique Seux.</strong></h2><p><br> Le prix du brut s'est envolé. Il a même flambé temporairement de plus de 28%, avant de redescendre après l'annonce d'un recours envisagé aux réserves stratégiques de pétrole par les pays du G7. Depuis le début de la guerre, le gazole a augmenté le plus rapidement, grimpant de plus de 15%. Le carburant routier le plus utilisé en France se vendait vendredi à 2 euros le litre en moyenne, contre autour de 1,72 euro le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, selon les chiffres du gouvernement vendredi. Devant cette situation qui touche les automobilistes directement au portefeuille, le gouvernement a pour l'instant écarté l'idée de nouvelles aides à l'achat de carburant.</p>

Guerre en Iran : le prix du pétrole flambe - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 9 mars 2026 - Guerre en Iran : le prix du pétrole flambe</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- François CHAUVANCY - Ancien officier ayant servi à l’OTAN - rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale<br>- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction du <em>Figaro</em> <br>- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen Orient et vice-présidente de l’IREMMO, l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient<br>- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international de l'AFP à Paris, ancienne correspondante défense à Paris et au Pentagone</p>

Iran : la guerre du pétrole a commencé... - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 9 mars 2026 - Guerre en Iran : le prix du pétrole flambe</strong></h2><p>Le baril de pétrole flambe, propulsé au-dessus des 100 dollars alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement 20 % de la production de pétrole et de gaz naturel, est toujours quasiment paralysé. Ce qui se répercute sur le cours de l’or noir, ainsi que la baisse de production aux Émirats arabes unis, au Koweït et en Irak, visé par des missiles et des drones.<br><br>La République islamique d’Iran continue de répliquer par des attaques dans la région du Golfe, malgré la promesse du président iranien ce week-end que ses voisins ne seraient plus attaqués, et a annoncé s’être choisi un nouveau guide suprême dix jours après la mort d’Ali Khamenei dans une frappe américano-israélienne. Il s’agit de son fils, Mojtaba Khamenei. Les mollahs ont choisi la continuité et Israël a déjà prévenu qu’il serait une cible. Sur le terrain, Tsahal mène ce lundi des « attaques à grande échelle » contre l’Iran après avoir bombardé plusieurs installations pétrolières iraniennes et participe à de violents combats au Liban. Près de 100 000 personnes ont déjà été contraintes de fuir leur foyer.<br><br><br>Emmanuel Macron s’est entretenu séparément dimanche 8 mars avec ses homologues américain Donald Trump et iranien Massoud Pezeshkian, à qui il a demandé de cesser les frappes contre les pays du Golfe. Ce dernier a affirmé lors de cet entretien que toutes les actions de l’Iran s’inscrivent dans le cadre de la légitime défense, selon la présidence iranienne. Il a mis en garde contre toute action d’autres parties, y compris la France, qu’elle soit offensive ou défensive, « visant à soutenir les agresseurs de (son) pays », estimant qu’une telle intervention équivaudrait à une « participation à la guerre ».<br><br>Alors pourquoi le cours du pétrole s’envole-t-il ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Quels sont les accords qui lient la France aux pays du Golfe et à Chypre ? Le pays est-il entraîné dans cette guerre ?<br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- François CHAUVANCY - Ancien officier ayant servi à l’OTAN - rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale<br>- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction du <em>Figaro</em> <br>- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen Orient et vice-présidente de l’IREMMO, l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient<br>- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international de l'AFP à Paris, ancienne correspondante défense à Paris et au Pentagone</p>

Trump : le pari de l'escalade militaire - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 7 mars 2026 - Trump : le pari de l'escalade militaire</strong></h2><p>Au Moyen-Orient, le conflit qui oppose les Etats-Unis et Israël à l'Iran et au Hezbollah se poursuit. La milice chiite a depuis lundi été visée par de nombreuses frappes au Liban. Le ministère libanais de la Santé indique aujourd'hui que les frappes israéliennes avaient fait près de 300 morts depuis que le pays a été entraîné dans la guerre. <br>L'armée israélienne a pour sa part annoncé ce matin avoir lancé une vaste vague d'attaques contre les infrastructures iraniennes à Téhéran et Ispahan. <br>Le président américain Donald Trump a réclamé hier “la reddition inconditionnelle” de l’Iran, où il compte installer de nouveaux dirigeants. En réponse à cette exigence, le président iranien Masoud Pezeshkian affirme aujourd'hui que les ennemis de la république islamique peuvent "emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre". Le président iranien s'est par ailleurs excusé auprès de ses voisins pour les frappes les ayant visées et leur assure que cela n'arrivera plus, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays. <br><br>Donald Trump affirme lui que l'Iran sera "très durement frappé aujourd'hui". La presse américaine s’interroge sur la stratégie exacte du président, dont les objectifs semblent changeants depuis le début de la guerre. <br>Pour l'heure, l’intervention militaire décidée par le locataire de la Maison-Blanche ne convainc pas aux Etats-Unis. Selon plusieurs sondages conduits par CNN, Reuters et le Washington Post au lendemain de l’attaque lancée sur l’Iran, la majorité des Américains désapprouverait les frappes sur la République des mollahs. La population américaine pense même que l’Iran pourrait devenir une menace plus dangereuse pour les États-Unis après l’opération lancée par leur président. Cette intervention de Trump divise jusqu'au sein de ses propres rangs républicains. Ce faible soutien de l’opinion, y compris de sa base, constitue pour Donald Trump un avertissement politique. Le locataire de la Maison-Blanche peut en revanche compter sur le soutien d'un poids lourd de son administration : Pete Hegseth. <br><br>A entendre le chef du Pentagone, la guerre contre l’Iran est en effet dès à présent une incontestable victoire pour Washington. Alors que les Etats-Unis réalisent l'une des plus vastes campagnes de frappes aériennes jamais menées au Moyen-Orient, le secrétaire du département de la Défense, qui fait l’éloge de « l’esprit guerrier », livre des conférences de presse triomphalistes au ton très martial. C dans l'air revient sur le parcours de cet ex-présentateur de télévision devenu le secrétaire du département de la Défense.<br><br>Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Que prépare Donald Trump ? La politique militaire du président américain est-elle soutenue par sa population ? Qui est Pete Hegseth, devenu en 2025 le secrétaire américain à la Défense ?<br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Dominique Trinquand - ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU - auteur de « D’un monde à l’autre »</p><p>- Mariam Pirzadeh - Rédactrice en chef - France 24 - Ancienne correspondante à Téhéran</p><p>- Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « Requiem pour le monde libre »</p><p>- Anthony Bellanger - Éditorialiste - Franceinfo TV - Spécialiste des questions internationales</p><p>- Magali Lacroze - Journaliste à C dans l’air (en duplex d'Israël)</p>

Solène Chalvon-Fioriti - En immersion au pays des talibans
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 7 mars 2026 avec Solène Chalvon-Fioriti, grand reporter, réalisatrice du documentaire « Le pays taliban », réalisée avec Marianne Getti et diffusé ce dimanche 8 mars à 21h05 sur France 5.</strong></h2><p><br>Avec la prise de Kaboul le15 août 2021 les talibans ont acté leur retour au pouvoir en Afghanistan. Le quotidien des citoyens du pays est depuis bouleversé, et particulièrement celui des femmes, qui font face à n'immombrables interdits les privant de leur liberté. <br><br>Ce régime fondamentaliste est largement coupé du monde et asphyxié économiquement, sous l'effet des sanctions notamment. Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti sont allées à quatre reprises en Afghanistan et donnent à voir une réalité complexe où, si la guerre a disparu du paysage, la persécution des opposants fait rage. Et si la charia s'impose, certains dénoncent une déformation de leur religion. </p>

Trump : le pari de l'escalade militaire - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 7 mars 2026 - Trump : le pari de l'escalade militaire</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Général Dominique Trinquand - ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU - auteur de « D’un monde à l’autre »</p><p>- Mariam Pirzadeh - Rédactrice en chef - France 24 - Ancienne correspondante à Téhéran</p><p>- Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « Requiem pour le monde libre »</p><p>- Anthony Bellanger - Éditorialiste - Franceinfo TV - Spécialiste des questions internationales</p><p>- Magali Lacroze - Journaliste à C dans l’air (en duplex d'Israël)</p>

L'amiral Bernard Rogel - Guerre au moyen orient: l'analyse du marin de l'Élysée
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 6 mars 2026 avec l'amiral Bernard Rogel, ancien chef d’état-major particulier des chefs d’État François Hollande et Emmanuel Macron.</strong></h2><p><br>Au 7e jour de guerre au Moyen-Orient, les frappes israélo-américaines continuent de tomber sur l’Iran. Iran qui, de son côté, résiste et poursuit sa riposte en s’en prenant aux autres pays de la région, grâce notamment à sa puissance aérienne. Alors les combats se font aussi sous l’eau : pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale, une corvette iranienne a été coulée par les Etats-Unis au large des mers sri-lankaises.<br><br>La France, qui ne veut pas s’engager clairement dans la guerre, opte pour la défensive : elle tient à maintenir la sécurité de ses bases militaires au Moyen-Orient et se voit contrainte de s’adapter en sortant l’attirail dissuasif. Entre le porte-avions Charles de Gaulle, qui vient d'arriver en Méditerranée avant de poursuivre sa route vers le Moyen-Orient, et le nouveau concept de « dissuasion avancée » présenté par le Président lors de son discours à la base navale de l’île Longue, la France adopte une position prudente, tout en appelant à une non-intervention terrestre. </p>

L'Iran veut-il entraîner l'Europe dans la guerre ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 6 mars 2026 - L'Iran veut-il entraîner l'Europe dans la guerre ?</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Bruno Tertrais - Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et auteur de La question israélienne aux éditions de L'Observatoire.<br>- Bernard Rogel - Amiral, ancien chef de l’état-major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron et ancien chef d’état-major de la Marine, auteur de <em>Un marin à l'Elysée</em>, publié aux éditions Tallandier<br>- Hamdam Mostafavi - franco-iranienne, spécialiste du Moyen-Orient, directrice adjointe de Libération<br>- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales<br>- Magali Lacroze (en duplex d'Israël) - Grand reporter #cdanslair</p>

L'Iran veut-il entraîner l'Europe dans la guerre ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 6 mars 2026 - L'Iran veut-il entraîner l'Europe dans la guerre ?</strong></h2><p>Au septième jour de guerre au Moyen-Orient, les frappes continuent de s’intensifier en Iran et au Liban, où Israël semble vouloir porter un coup fatal au Hezbollah libanais. La capitale Beyrouth, fief de la milice chiite, a été visée par des bombardements cette nuit, après un ordre israélien d’évacuation d’une ampleur inédite hier dans le sud du pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes fuient dans la panique les secteurs pilonnés par Tsahal.<br><br>« On est au bord d'une crise humanitaire d'ampleur », a déploré le président de Médecins du Monde. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a indiqué jeudi discuter d'un « plan » avec les différentes parties prenantes afin « d'empêcher » que le Liban ne soit « à nouveau entraîné dans la guerre », ainsi que de « l'envoi immédiat » d'une aide humanitaire pour les réfugiés. Le président du Liban avait demandé, un peu plus tôt, au locataire de l'Élysée d'apporter son aide « pour parvenir à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais ».<br><br>Le président de la République a également rappelé jeudi soir que la France ne fait « pas la guerre » au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y « engager », alors que le porte-avions Charles-de-Gaulle est arrivé ce vendredi en Méditerranée et qu’Israël a annoncé une « nouvelle phase » dans sa guerre contre l’Iran, visant le « démantèlement du régime » et de ses capacités militaires. « Nous avons encore d'autres surprises en réserve, que je n'ai pas l'intention de dévoiler », a affirmé le chef d'état-major israélien.<br><br>Très tôt ce vendredi matin, une nouvelle vague d’attaques a frappé la capitale iranienne. Tsahal dit viser les infrastructures du pouvoir pour désorganiser les gardiens de la révolution et la succession d’Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran tué samedi dernier. Personne n’a encore été désigné, mais un homme fait désormais figure de favori : le fils de l’ancien ayatollah, Mojtaba Khamenei.<br><br>Alors que son nom circule de plus en plus, Donald Trump a affirmé jeudi qu’il s’agissait d’« un poids plume » et qu’il voulait « être impliqué dans cette nomination ». Le président des États-Unis a en revanche temporisé sur d’éventuelles troupes au sol en Iran. « Ce serait une perte de temps », a-t-il dit à la chaîne ABC, au moment où une majorité d’Américains y est opposée. Un peu plus tard, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Dan Scavino, a diffusé une vidéo sur X d’un groupe de pasteurs évangéliques réunis dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche pour prier avec Donald Trump.<br><br>Alors quelle est la situation au Moyen-Orient ? Où en est le processus de nomination du prochain guide suprême iranien ? Qui dirige actuellement l’Iran ? Enfin, que se passe-t-il à la frontière entre le Liban et Israël ? Benyamin Netanyahou est-il soutenu dans cette guerre contre le régime iranien par la population israélienne à quelques mois des élections législatives ? Nos journalistes se sont rendus dans le nord de l’État hébreu. Retrouvez leur reportage ce soir dans #cdanslair.<br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Bruno Tertrais - Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et auteur de La question israélienne aux éditions de L'Observatoire.<br>- Bernard Rogel - Amiral, ancien chef de l’état-major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron et ancien chef d’état-major de la Marine, auteur de <em>Un marin à l'Elysée</em>, publié aux éditions Tallandier<br>- Hamdam Mostafavi - franco-iranienne, spécialiste du Moyen-Orient, directrice adjointe de Libération<br>- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales<br>- Magali Lacroze (en duplex d'Israël) - Grand reporter #cdanslair</p>

Nathalie Loiseau - Iran/Ukraine: L'Europe cernée par les guerrres?
<h2><strong>C dans l’air l'invitée du 5 mars 2026 avec Nathalie Loiseau, députée européenne Horizons, ancienne ministre des Affaires européennes.</strong></h2><p><br> Méfiante à l'idée de s'impliquer directement dans la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, l'Europe se retrouve néanmoins entraînée dans le conflit à la suite des attaques contre Chypre et les alliés occidentaux dans le Golfe. Plusieurs Etats européens se sont engagés à fournir une aide militaire à Chypre, membre de l'UE, et au Golfe tout en soulignant leurs objectifs "défensifs", alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie et s'étend. Le Royaume-Uni, la Grèce et le Portugal sont allés plus loin en autorisant également l'armée américaine à utiliser des bases, tandis que l'Espagne a exclu cette possibilité et que l'Italie a déclaré n'avoir reçu aucune demande en ce sens.<br><br>Le conflit s'est étendu au Liban, où des habitants de la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, fuient dans la panique cet après-midi, après un appel à évacuer tout le secteur lancé par l'armée israélienne. Des embouteillages monstres se sont formés et des tirs nourris ont éclaté dans cette zone où vivent des centaines de milliers de personnes. </p>

Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br> - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin<br>- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l’Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : <em>Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient,</em> aux éditions Robert Laffont<br>- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de <em>géopolitique du Sahel</em> publié chez PUF<br>- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro</p>

Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?</strong></h2><p>Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l’Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l’océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.<br><br>Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l’Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l’Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».<br><br>Face à ces risques, l’option d’escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l’acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l’UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L’une d’elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.<br><br>Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a vu son périmètre s'élargir considérablement, allant de l'Irak au large du Sri Lanka en passant par la Turquie et l'Azerbaïdjan, jusqu'où le conflit peut-il s'étendre ? Quelle est la stratégie américaine ? Nos journalistes ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.<br><br><strong>Experts :</strong><br><br> - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin<br>- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l’Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : <em>Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient,</em> aux éditions Robert Laffont<br>- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de <em>géopolitique du Sahel</em> publié chez PUF<br>- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro</p>

Gilles Kepel - L'Iran résiste...jusqu'à quand?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 4 mars 2026 avec Gilles Kepel, professeur émérite des universités, spécialiste du Moyen-Orient, et auteur de <em>Antiterrorisme, la traque des jihadistes</em>, paru chez Plon.</strong></h2><h2><br>Depuis cinq jours désormais, Israël et les États-Unis mènent conjointement l'opération "Fureur épique" en Iran. Le conflit est devenu régional avec des tirs de missiles iraniens sur les pays du Golfe. Emmanuel Macron a annoncé mardi des renforts militaires au Moyen-Orient, ainsi que le début de l'évacuation des Français les plus "vulnérables".<br><br>L'attaque contre l'Iran a également des conséquences pour l'Occident en matière de politique de sécurité. Le ministre de l'Intérieur français a écrit aux préfets pour les appeler à une vigilance accrue.</h2>

Iran : la France entrainée dans la guerre ? - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br> - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN<br>- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense<br>- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique<br>- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)</p>

Iran : la France entrainée dans la guerre ? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?</strong></h2><p>Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l’armée israélienne poursuit ses tirs sur l’Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d’Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d’Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.<br>Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l’hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l’Assemblée des experts, chargée notamment d’élire un nouveau guide suprême.<br><br>Alors, jusqu’à quand le régime des mollahs peut-il tenir ? La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu’un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l’OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n’était pas la cible du missile », a précisé en début d’après-midi un responsable turc à l’AFP. « Nous pensons qu’il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu’il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.<br><br>La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l’État mardi soir lors d’une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l’Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l’annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu’il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l’Iran.<br><br>Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? La France est-elle entraînée dans cette guerre ? Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec la France ? Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l’arme nucléaire française.<br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br> - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de <em>D’un monde à l’autre</em><br>- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN<br>- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense<br>- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique<br>- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)</p>

Hubert Védrine - Nucléaire: Pourquoi Macron veut partager la bombe?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 3 mars 2026 avec Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2002, ancien conseiller diplomatique de François Mitterrand. Il publie <em>Après l’Occident</em>, aux éditions Perrin & Robert Laffont, un livre d’entretiens avec l’anthropologue Maurice Godelier.</strong></h2>

Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 3 mars 2026 - </strong></h2><p>« Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l’armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.<br><br>Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d’État américain à la Défense, qui a lancé lors d’un point presse : « Ce n’est pas l’Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l’opinion américaine et du Congrès, qui n’a pas été consulté avant le lancement de l’opération militaire et qui voit les pertes américaines s’alourdir : six soldats américains ont été tués.<br><br>Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».<br><br>En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l’énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.<br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB<br>- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.<br>- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale<br>- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales</p>

Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 3 mars 2026 - </strong></h2><p>« Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l’armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.<br><br>Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d’État américain à la Défense, qui a lancé lors d’un point presse : « Ce n’est pas l’Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l’opinion américaine et du Congrès, qui n’a pas été consulté avant le lancement de l’opération militaire et qui voit les pertes américaines s’alourdir : six soldats américains ont été tués.<br><br>Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».<br><br>En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l’énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.<br><br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB<br>- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.<br>- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale<br>- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales</p>

Jean-Maurice Ripert - Iran: l'Europe entraînée dans la guerre?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 2 mars 2026 avec Jean-Maurice Ripert, ancien ambassadeur de France en Russie et en Chine, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU.</strong></h2><p>La tension est loin de retomber au Moyen-Orient, au troisième jour de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran. Plus de 2.000 sites ont été bombardés en deux jours, selon un responsable de l'administration cité par le « New York Times ». « Les opérations de combat battent leur plein et elles se poursuivront jusqu'à ce que tous nos objectifs soient accomplis », a assuré Donald Trump. <br><br>Les craintes d'une extension du conflit se concrétisent un peu plus ce lundi. Des échanges de tirs ont eu lieu entre Israël et le Liban, Tel-Aviv ripostant à des tirs lancés par le Hezbollah, allié historique du régime des mollahs. L'Europe va renforcer sa présence en mer Rouge avec deux navires français, alors que "près de 400.000 Français résidents ou de passage" sont présents dans la douzaine de pays du Moyen-Orient concernés par les frappes iraniennes en réponse à l'attaque israélo-américaine, a indiqué lundi le ministre des Affaires étrangères.</p>

Guerre en Iran : la dangereuse escalade - Vos questions sms -
<h2><strong>C dans l’air du 2 mars 2026 - Guerre en Iran : la dangereuse escalade</strong></h2><p><br><strong>Experts :</strong><br><br>- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN<br>- ALAIN BAUER - Professeur émérite - CNAM<br>- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO<br>Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient<br>- CHRISTINE OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture</p>

Guerre en Iran: un embrasement hors de contrôle... - L'intégrale -
<h2><strong>C dans l’air du 2 mars 2026 - Guerre en Iran : la dangereuse escalade</strong></h2><p>L’Iran et maintenant le Liban. Au troisième jour de l’opération militaire américano-israélienne contre le régime des mollahs, l’armée israélienne continue de mener, ce lundi, des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et vise également le Hezbollah libanais, qui, pour la première fois dans le conflit, a tiré sur Israël, en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des bombardements ont eu lieu sur la capitale ainsi qu’en périphérie sud, alors que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé ce lundi que le chef du Hezbollah finirait « au fin fond de l’enfer ».<br><br>En Iran, où les attaques de missiles se poursuivent et ont frappé des immeubles d’habitation, le régime des mollahs, même affaibli, riposte : Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Chypre, Bahreïn, Koweït… L'Iran mène des frappes multiples dans la région, et notamment en Israël, où les villes de Tel-Aviv, Jérusalem-Est et Haïfa ont été prises pour cible. La République islamique d’Iran est certes décapitée, mais pas renversée. Le président iranien a promis qu’un nouveau guide serait rapidement désigné. En attendant, le pays est de nouveau coupé du monde, alors que l’embrasement est régional.<br><br>Aux États-Unis, Donald Trump justifie l’intervention militaire et prévient qu’elle va durer. Dans une interview donnée au New York Times, dimanche, le président américain évoque une opération de « quatre à cinq semaines » et prépare les Américains à des pertes. Quatre militaires américains ont été tués depuis le déclenchement de la guerre. « Malheureusement, il y en aura probablement d’autres avant la fin. C’est comme ça », a déclaré le président américain dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, après l’annonce de ces morts. Il a affirmé, dans une courte allocution au ton solennel : « L’Amérique va venger ses morts et porter le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation. »<br>« Les opérations militaires vont continuer à pleine puissance pour le moment et elles se poursuivront jusqu’à ce que tous nos objectifs soient atteints », a-t-il déclaré depuis sa résidence de Mar-a-Lago, tout en restant flou sur ce qu’il envisage pour la suite. Ainsi, tout en disant qu’il reviendrait au peuple iranien de renverser le pouvoir, il a vanté l’opération américaine du début d’année au Venezuela. « Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait, le scénario parfait », a-t-il déclaré.<br><br>Depuis l’île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français, le président de la République a estimé ce lundi que la France doit « renforcer sa dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces » et a annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. « Nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté. Avec la mise en place progressive de ce que j’appellerai une dissuasion avancée » a-t-il également expliqué.<br><br>Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels sont les « objectifs » de Trump et Netanyahu ? Quel futur pour l’Iran et la région ? Quels sont les scénarios envisageables ? La France peut-elle se retrouver, malgré elle, partie prenante du conflit ? <br><br><br><strong>Experts :</strong><br><br>- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN<br>- ALAIN BAUER - Professeur émérite - CNAM<br>- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO<br>Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient<br>- CHRISTINE OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture</p>

Bruno Tertrais - Pourquoi Trump frappe l'Iran?
<h2><strong>C dans l’air l'invité du 28 février 2026 avec Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et auteur de « La question israélienne » aux éditions de L'Observatoire.</strong></h2><p>Ce matin, les armées israélienne et américaine ont frappé l'Iran, actant ainsi l'échec des négociations en cours entre Washington et Téhéran. « Ce régime apprendra bientôt que personne ne doit défier la puissance et la force des forces armées des Etats-Unis (...) Déposez donc les armes. Vous serez traités équitablement avec une immunité totale, ou vous ferez face à une mort certaine » a déclaré Donald Trump dans la matinée au cours d'une allocution sur son réseau Truth social. <br><br>L'Iran n'a pas tardé à répliquer, prenant pour cibles des bases américaines dans la région. L'embrasement au Moyen-Orient suscite de nombreuses réactions à l'international. Emmanuel Macron a réagi longuement sur X pour dénoncer une « escalade (...) dangereuse pour tous » qui « doit cesser ». <br><br>La question reste ouverte quant à la légitimité de cette intervention, qui interroge quant à sa conformité vis-à-vis du droit international. La Norvège affirme que ces frappes ne le respectent pas. La réaction de la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, est quant à elle mesurée.</p>