
Afrique économie
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En Côte d'Ivoire, la récolte d'anacardes est mauvaise dans le Bounkani
Spiro et ses motos électriques, un modèle en croissance mais gourmand en investissements
Comment les acteurs privés investissent dans l'économie bleue en Afrique
La finance bleue: concilier développement économique et protection de l'océan
Les défis du développement de l'internet satellitaire en Afrique
La stratégie des fabricants d'engrais du continent africain et leurs limites
À Jacqueville, la nuciculture menacée par le jaunissement mortel du cocotier
L’Afrique francophone veut accélérer le financement des start-up
L'inflation s'invite dans les préparatifs de l'Aïd en Tunisie
Face aux crises mondiales, les défis du développement du commerce intra-africain
Au Kenya, le groupe français Olvea, spécialisé dans l'huile d'avocat, s'adapte aux crises mondiales
Après la fin de l'USAID, une augmentation des évènements violents en Afrique
Congo-Brazzaville: le groupe Abu Dhabi Ports s'engage pour un nouveau terminal
En Afrique de l'Ouest: la stratégie des grands moulins
Chine/Afrique: avec zéro droit de douane, les affaires s'accélèrent
En Afrique du Sud, l'heure de la revanche a sonné pour la pistache
L'Union européenne encourage les investissements en Éthiopie, malgré l'insécurité et les conflits
Relation France-Afrique: le tournant business assumé du sommet Africa Forward de Nairobi
Au Ghana, une carte d’identité «portefeuille» pour révolutionner les paiements
En Sierra Leone, des investissements français pour renforcer l'agro-industrie
Au Kenya, le pari d’une énergie verte
Énergies renouvelables en Tunisie: polémique sur l'attribution de concessions
Avec la crise au Moyen-Orient, le secteur touristique malgache s'attend à une saison maussade
Une cartographie mondiale haute résolution du café pour tracer chaque plantation
L'activité économique sierra-léonaise à l'épreuve du conflit au Moyen-Orient
Le Maroc en route vers l'agroécologie
Le Maroc pourrait doubler sa production céréalière par rapport à l'année dernière
La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix alimentaires en Afrique
Gabon: cap sur le gaz naturel liquéfié, un tournant énergétique dès 2028
Des pistes pour financer et repenser l'agriculture en Afrique de l'Ouest
La Banque africaine de développement veut mieux mobiliser l'argent africain
Seychelles: comment l’archipel sauve sa saison touristique malgré le conflit au Moyen-Orient
La RDC face au défi fiscal, la diaspora appelée à contribuer davantage
La Zlecaf œuvre à la construction d'une économie numérique panafricaine commune
Banques africaines: des revenus record à 100 milliards de dollars, mais des écarts persistants
Centrafrique: l'ambition agricole face aux défis des investissements et de la modernisation
«C'est ma seule ressource financière»: à Aweday, le khat fait vivre des milliers d'Éthiopiens
Tunisie: vers un retour de la centrale syndicale UGTT sur le devant de la scène?
En Tanzanie, les véhicules électriques passent à la vitesse supérieure
Crise au Moyen-Orient: l'importation des hydrocarbures, grande vulnérabilité du Maroc
Le Maroc importe directement 88 % de ses besoins en hydrocarbures, pétrole ou gaz, pour une facture qui se situe entre 10 et 13 milliards de dollars. Déjà impacté par la montée des prix des carburants de 25 % à 35 %, Rabat craint une nouvelle poussée inflationniste qui pourrait peser fortement sur le porte-monnaie des ménages. De notre correspondant à Casablanca, Le 1er avril, les prix à la pompe ont augmenté pour la deuxième fois en deux semaines au Maroc. Au total, le gasoil a bondi de près de 35 % et l’essence de 25 %. Une situation difficile à gérer pour Yehia. Ce chauffeur de taxi de 68 ans se rend à la station-service tous les jours. Il témoigne : « Chaque jour 15 litres, le prix s’élèvera à 15 dirhams. Ça va mal aller si ça augmente encore, parce que tous les citoyens vont laisser leur voiture. Ils vont circuler en transports [en commun] car ils n'ont pas les moyens de consommer. » Mais Yehia se rassure, l’État a promis une aide directe pour les chauffeurs de taxi dans les semaines à venir. En revanche, pour ce ressortissant ivoirien, à la tête d’une petite entreprise de livraison en scooter, l’augmentation des prix du carburant affecte directement ses marges. « On est obligé de laisser les mêmes prix de livraison parce que les clients sont déjà habitués. Quand tu veux augmenter, ils disent que tu es trop cher, qu’ils vont aller voir ailleurs », confie-t-il. À lire aussiPrix des carburants: la guerre au Moyen-Orient souligne la vulnérabilité de la RDC Un risque inflationniste Si la guerre se poursuit et que le prix des hydrocarbures reste élevé ou, pire, continue d’augmenter, le Maroc pourrait connaître une poussée inflationniste, selon Mohammed Jadri. « Bien évidemment, on va rentrer dans une vague inflationniste. Il ne faut pas oublier qu’en 2022, on a fait l'année avec un taux d’inflation de 6,6 %. Et en 2023 aussi, on a clôturé l’année avec un taux d’inflation de 6,1 %, explique l’économiste marocain. Donc, une nouvelle vague inflationniste n’est pas loin de l’économie marocaine. Surtout que l’impact des produits pétroliers ici, au Maroc, c’est un impact direct sur le coût de production, sur le coût du fret, des transports et de la logistique. Et puis à la fin, c’est le simple citoyen qui va payer les pots cassés. » Selon Mohammed Jadri, cette crise énergétique pourrait en revanche bénéficier à moyen terme au pays : les pays européens importateurs de pétrole choisiraient les ports de Tanger ou de Nador pour constituer leurs réserves stratégiques. En attendant ces hypothétiques investissements, il y a quelques jours, la ministre de l’Énergie, Leïla Benali, a tenu à rassurer en indiquant que le royaume avait constitué des stocks de 47 jours de gasoil et de 52 jours d’essence. Ce qui est insuffisant, cependant, pour réguler les prix. À lire aussiGaza face aux conséquences de l'explosion des prix et de la pénurie de carburant
La campagne agricole d'Afrique de l'Ouest et des pays du Sahel face aux perturbations au Moyen-Orient
Du 7 au 9 avril s'est tenue à l’OCDE, à Paris, la réunion annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaires (RCPA). Elle a réuni les principaux acteurs gouvernementaux et ONG d’Afrique de l’Ouest et du Sahel dans le domaine. Si le bilan agricole de la dernière campagne a permis de franchir la barre des 80 millions de tonnes de céréales produites, 50 millions de personnes sont néanmoins encore touchées par l’insécurité alimentaire. Le conflit au Moyen-Orient pourrait aggraver la situation. Le conflit au Moyen-Orient – même si un cessez-le-feu a été décrété – risque de faire basculer près de 10,5 millions de personnes en plus dans l'insécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel, selon le PAM. Parmi les pays les plus à risque dans la région, la Gambie. « Si l’on considère la situation, c’est alarmant. D’abord, les prix de l’énergie ont augmenté et, dans le même temps, ce sont aussi les prix des engrais qui ont augmenté. Tout cela va avoir des effets sur la production, surtout sur les petits exploitants. Donc, si la situation ne change pas, cela va avoir de sérieux impacts sur nos moyens de subsistance », s'inquiète Saikou Sanyang, secrétaire général du département gambien de l’Agriculture. Car s'il y a un cessez-le-feu en Iran, la normalisation du trafic maritime est encore loin d'être effective. Le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) – une organisation régionale dédiée notamment à la recherche sur les questions alimentaires – guette les possibles difficultés de production liées au contexte international. Sy Martial Traoré, le coordinateur régional d’appui à la sécurité alimentaire du CILSS : « La majorité des importations sont toujours en cours, donc cela risque vraiment d'affecter la disponibilité d'engrais si la situation n'est pas bientôt réglée. La campagne au niveau de la zone humide a déjà commencé. La grande saison a déjà commencé. Pour la zone du Sahel, on a encore un mois. Donc, on se dit qu'à partir de mai, on sera au début de la saison et les engrais doivent être déjà disponibles. Donc, on se dit qu'il y aura vraiment un impact sur la campagne en termes de disponibilité et de coût pour les engrais. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l’insécurité alimentaire dans le monde pourrait atteindre un nouveau record, avertit l'ONU Anticipation et production locale Un secteur très sensible aux chocs. Le Bénin a lui trouvé la parade. « Actuellement, on parle de la guerre au Moyen-Orient, mais le Bénin n'a pas ce souci-là puisque les intrants, notamment les engrais, sont déjà sécurisés par le Bénin », assure Dominique Dédégbé, en charge des questions de sécurité alimentaire au ministère béninois de l’Agriculture. « Le Bénin a déjà lancé des commandes depuis octobre 2025. On a déjà anticipé sur la commande des engrais qui sont déjà pratiquement là. Depuis des années, le Bénin anticipe sur ces commandes, ce qui fait que même pendant la crise russo-ukrainienne, on n'a pas eu trop de problèmes par rapport à l'approvisionnement en engrais », détaille-t-il. Autre piste de solution : la production d’engrais au niveau local. La disponibilité de l’industrie nigériane de Dangote fait espérer une plus grande indépendance face aux importations extérieures dans la région. À lire aussiNigeria: la raffinerie Dangote répond, en Afrique, aux conséquences pétrolières de la guerre au Moyen-Orient
Corne de l'Afrique: le commerce du bétail paralysé par la crise au Moyen-Orient
Le conflit au Moyen-Orient se répercute sur l'économie africaine. C'est particulièrement le cas en ce mois d'avril sur le marché du bétail, durement touché. Les pays de la Corne exportent pratiquement toute leur production vers les pays du Golfe. Malgré le cessez-le-feu, les animaux sont toujours bloqués au port de Berbera, au Somaliland, principal point d'exportation du bétail. Le marché représente de quatre à cinq millions de têtes par an. La période est cruciale. La fin du ramadan, l'Aïd el-Fitr et la fête du sacrifice, le Hadj fin mai, représentent pour beaucoup d'exportateurs de bétail pratiquement l'intégralité de leur chiffre d'affaires sur l'année. Mais au port de Berbera, au Somaliland, de nombreux animaux restent à quai. « Beaucoup de monde parle uniquement du pétrole, explique Ridwan Ibrahim, directeur des opérations chez l'exportateur de bétail Qabyo Tire. Évidemment, le pétrole, c'est ce qui fait tourner le monde. Mais il y a aussi le bétail, l'alimentation qu'on oublie. Depuis le début de la guerre, nous n'avons pas exporté vers les pays du Golfe, à l'exception de l'Arabie saoudite, car nous pouvons passer par Bab-el-Mandeb. Mais pour des pays comme Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, nous avons eu beaucoup d'annulations et nous n'avons pas pu y exporter à cause de la fermeture du détroit d'Ormuz. » Les prix des transporteurs ont aussi doublé, passant de 100 euros la tonne exportée à 200. Les éleveurs qui ont acheminé les animaux à pied ou en camion restent coincés au port en attendant que les bateaux repartent. Une situation difficile pour de nombreuses communautés de la région qui en dépendent. « Le bétail converge de très loin vers Berbera, c'est-à-dire de l'intérieur des espaces pastoraux de l'Éthiopie, de Somalie, y compris de Somalie du Sud, parfois même du nord du Kenya. affirme Géraldine Pinauldt, chercheure associée au Centre français des études éthiopiennes. Une partie du bétail va être exportée vers le Kenya, pour approvisionner les commerces et les villes en bétail vivant. Il y a une partie de ce bétail qui va également être exportée depuis le Kenya vers les pays du Golfe. » Selon la spécialiste, le marché représente 85% des exportations dans la région séparatiste de Somalie, le Somaliland. Pour la Somalie, c'est plus de la moitié. Pour l'Éthiopie, les exportations représentent officiellement beaucoup moins, mais une grande partie du marché demeure "informelle".Les infrastructures se développent pour abattre les animaux et exporter leur viande. Il existe une dizaine d'abattoirs modernes en Éthiopie tournés vers l'export. Pour Kelifa Hussein, président de l'Association éthiopienne des exportateurs de viande, il faut diversifier le marché : « Ethiopian Airlines dessert plus de 60 villes dans différents pays d'Afrique. Nous essayons donc d'exporter vers plusieurs pays africains pour moins dépendre des pays du Golfe. On a essayé de diversifier même avant le conflit. Nous avons exporté des échantillons vers certains pays pour tester le marché. Nous essayons de vendre en Guinée et au Sénégal. » Principal obstacle : les protocoles sanitaires. Pour obtenir une certification, il faut un accord bilatéral avec le pays destinataire. Un processus long à mettre en place. L'annonce du cessez-le-feu en Iran est une bonne nouvelle pour les acteurs du secteur, même s'ils restent prudents. Mais il faudra de nombreuses semaines avant un retour à la normale, si le détroit d'Ormuz s'ouvre durablement. À lire aussiCessez-le-feu au Moyen-Orient: «Un rapport de force se joue entre Israël et les États-Unis»
Égypte: des obligations citoyennes pour financer la dette publique
Le gouvernement égyptien a récemment lancé « l'obligation citoyenne ». Il s'agit d'un bon du Trésor à destination des particuliers avec un taux avantageux. Accessible dans tous les bureaux de poste du pays, l'initiative est un succès pour un État qui cherche par tous les moyens à réduire son ratio de dette publique par rapport au PIB. Avec notre correspondant au Caire, Diversifier la dette publique à tout prix : c'est l'objectif affiché par Maï Adel, vice-ministre des Finances. Depuis son bureau au 15e étage du ministère, elle confie : « L'Égypte dispose d'une liquidité importante, mais notre principal obstacle sur le marché domestique est la concentration. Cette culture d'investissement direct dans les bons du Trésor, les obligations ou les titres publics n'est pas encore répandue dans le pays. » Pour y remédier, le gouvernement de Moustafa Madbouli a lancé en février une « obligation citoyenne ». Ce titre, d'une durée de 18 mois, offre un rendement annuel de 17,75% à l'ensemble de la population via les bureaux de poste. Ce grand succès a permis d'atteindre les populations sans comptes bancaires et les personnes en dehors de la capitale. La vice-ministre en fait un bilan positif : « Nous avons constaté un fort engouement de la part des clients, et beaucoup de gens ont même commencé à se demander ce qu'était une obligation lors de cette première opération qui n'a duré que trois semaines. Puis, nous avons ouvert et clôturé à la mi-mars. Le montant total s'est élevé à 5,6 milliards de livres égyptiennes. » Un succès toutefois à relativiser La dette publique égyptienne atteint aujourd'hui 84% du PIB, rappelle Mohammed Ramadan. Selon l'économiste au sein d'une ONG locale, il faut relativiser ce succès : « Beaucoup de personnes ont participé, mais le montant total collecté par le gouvernement reste encore très faible. » Pour lui, cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large, la recherche de financement en dehors du secteur bancaire par le gouvernement. « Les bureaux de poste constituent traditionnellement une épargne pour les Égyptiens les plus modestes. La plupart des comptes ou portefeuilles sont de petits montants, 10 000 ou 50 000 livres. L'objectif est simplement de mobiliser cet argent à moindre coût », souligne-t-il. Malgré ces limites, le ministère des Finances entend poursuivre sur cette lancée. Fort du succès de l'opération, il a déjà annoncé une nouvelle émission d'obligations citoyenne à la mi-avril.
Centrafrique: Baoro, un pôle de développement grâce au retour des rapatriés
À Baoro, petite ville de l'ouest de la République centrafricaine, située à environ 200 kilomètres de la frontière camerounaise, la vie reprend progressivement son cours après plusieurs années de crise. Grâce au retour progressif de la paix, de nombreux réfugiés centrafricains ont pu regagner leur terre natale. Aujourd'hui, Baoro s'impose comme l'une des principales localités d'accueil des rapatriés. La ville a été désignée, il y a un an, comme pôle de développement, une zone stratégique choisie pour accueillir et stimuler des projets socio-économiques. Avec notre envoyé spécial à Baoro, Alignés le long des enclos ou éparpillés dans les pâturages, les bœufs broutent paisiblement une herbe verte. À leurs côtés, quelques veaux, encore fragiles et hésitants, restent près des vaches. À leur retour au pays, ces réfugiés ont reçu quelques têtes de bétail. Aujourd'hui, leur troupeau compte une centaine d'animaux au sein du groupement « Mo ba tè », ce qui signifie « Mène ta vie ». Le regard attentif, Simplice Ngaya, chef du secteur de l'élevage à Baoro, accompagne ces réfugiés rapatriés depuis six ans : « L'élevage est très bénéfique pour cette communauté retournée. Il leur permet de subvenir à leurs besoins, notamment lors de la rentrée scolaire, en vendant quelques têtes de bétail pour payer la scolarité de leurs enfants, ou encore de faire face aux dépenses en cas de problème de santé. » La vente d'animaux qui peut rapporter de 20 000 à 100 000 francs CFA. L'élevage, mais surtout l'agriculture, est cœur de cette dynamique. À quelques pas de là, sous un soleil brûlant, une centaine d'hommes et de femmes s'activent sans relâche dans une vaste plantation. Leurs vêtements, marqués par la poussière et la sueur, témoignent de l'effort quotidien. Parmi eux, Doui Dieudonné, 43 ans, réfugié rapatrié après dix années d'exil au Cameroun. « Notre groupement est composé de réfugiés retournés. Nous cultivons le haricot rouge, la courge, l'arachide, la patate douce, le maïs, l'igname ainsi que divers légumes, témoigne-t-il. La crise nous a fait tout perdre : nos maisons, nos proches, nos activités économiques et nos moyens de subsistance. L'agriculture représente pour nous une source de reconstruction économique. » 75 000 Centrafricains réfugiés déjà retournés Au marché de Baoro, les étals réapparaissent progressivement, témoignant d'une reprise de la vie économique. Les petits commerces se diversifient à nouveau : produits alimentaires, articles électroniques, biens ménagers, objets artisanaux et vêtements retrouvent leur place dans les allées du marché. « La plupart de ces commerces sont tenus par des rapatriés revenus s'installer. Mais j'avoue que ce pôle de développement met en place des programmes importants. Je constate la création d'emplois, la réhabilitation des habitations et le développement des infrastructures », assure Marcelin, un habitant de la localité. Depuis le début de la crise, environ 75 000 Centrafricains réfugiés ont déjà regagné leur pays. « C'est le début du développement. Dans cette mission, nous cherchons à savoir quels réfugiés souhaitent retourner au pays, à quel moment et vers quelles localités. Nous faisons de notre mieux pour que, lorsqu'ils rentrent, nous soyons bien préparés à les accueillir. C'est pourquoi nous utilisons le rapatriement comme une opportunité pour développer les zones de retour et les transformer en pôles de développement. L'intégration locale s'appuie sur la formation professionnelle, l'éducation et les activités économiques, afin que les personnes retournées deviennent un atout pour le développement », explique Williams Chemaly, représentant du HCR . Un an après son lancement, les premiers résultats sont jugés encourageants par les observateurs. La vision portée par le gouvernement, en collaboration avec ses partenaires, consiste à mettre en place au moins quatorze pôles de développement répartis dans les différentes régions du pays, afin de faciliter la réinstallation des réfugiés dans leur pays d'origine.
D'Ormuz au Darfour, la guerre au Moyen-Orient complique l'aide humanitaire en Afrique
La guerre au Moyen-Orient complique les opérations humanitaires en Afrique. La perturbation des routes commerciales retarde l'acheminement des médicaments dans les zones de crise, comme au Soudan ou au Mali. Un véritable défi logistique et financier que doit relever l'ONG Alima, basée à Dakar et spécialisée dans la médecine d'urgence dans 13 pays du continent. De notre correspondante à Dakar, Point de passage essentiel pour acheminer les médicaments en Afrique, le détroit d'Ormuz relie Dubaï à Port-Soudan, à l'est du continent. Mais ces dernières semaines, les marchandises doivent être détournées par le cap de Bonne-Espérance. Une fois arrivées sur les côtes ouest-africaines, elles transitent par la route. « Pour les quelques bateaux qui continuent toujours à naviguer, ce contournement a un coût très élevé, explique le docteur Rodrigue Alitanou, directeur des opérations de l'ONG Alima, basée à Dakar. C'est plus de 2 000 euros d'ajout pour chaque conteneur. Donc ça a un impact sur nos retards de livraisons, mais aussi le nombre de bénéficiaires que l'on peut soigner. » Autre source de pression sur les capacités financières de l'ONG : la hausse du prix du carburant, alimentée par les tensions autour du détroit d'Ormuz. « Aujourd'hui, on est à 40% de hausse du prix du litre d'essence sur nos différents pays d'intervention en moyenne », affirme Rodrigue Alitanou. « L'accessibilité est déjà un défi » Résultat, une inflation du coût global des opérations humanitaires, comme au Soudan par exemple. « Aujourd'hui, le coût a presque triplé pour chaque camion qui arrive jusqu'à nous, regrette le docteur Haruna Tarfa, référent médical de l'ONG à Tawila dans le Nord-Darfour, où vivent plus de 630 000 déplacés. Ces prochains jours, nous risquons de manquer de kits maternels et de médicaments généralistes. Cela concerne aussi les enfants malnutris que nous soignons et qui ont besoin d'un traitement. » Le Soudan fait partie des zones de crise où les difficultés logistiques sont décuplées par le contexte international. « Au Nord-Darfour, l'accessibilité est déjà un défi, poursuit Haruna Tarfa. On a des options très limitées en termes d'acheminement des médicaments. Avec les événements en cours, les impacts seront tels qu'il sera très difficile pour nous de nous adapter. » Même crainte exprimée au Mali, où l'ONG a déjà dû ralentir ses activités. Avec l'embargo sur les importations de carburant décrété par les jihadistes du Jnim, « ce sont des dizaines de villages qui n'ont plus accès aux soins parce qu'on arrive plus à se mouvoir », explique Rodrigue Alitanou. Si d'ici trois mois, le contexte international n'évolue pas favorablement, l'ONG prévoit un important recul forcé de ses activités. À lire aussiSoudan du Sud: des centaines de milliers de déplacés entre janvier et fin mars 2026 selon l'ONU
L’industrie sud-africaine de la noix de macadamia en quête de nouveaux débouchés
En Afrique du Sud, la culture du macadamia est une filière agricole de niche, mais très rentable. Le pays est le premier exportateur et producteur au monde de cette noix considérée comme un produit haut de gamme, avec plus de 80 000 tonnes récoltées l’année dernière. Mais si le secteur a connu une belle progression ces dernières années, il doit désormais faire face à plusieurs obstacles. De notre correspondante à Johannesburg, La société Empire, dont les entrepôts sont situés dans une zone industrielle au nord de Johannesburg, commercialise les fruits à coques du pays, dont les macadamias. C’est une culture destinée principalement à l’exportation, puisque plus de 90% de la production du pays part à l’étranger. Les États-Unis sont le plus gros acheteur de macadamias décortiquées. Même si le secteur n’est désormais plus concerné, les barrières tarifaires instaurées par Donald Trump ont perturbé l’industrie. « Presque tout au long de l’année dernière, il y avait une taxe de 30 % appliquée, explique Pieter van der Westhuizen, l’un des propriétaires d'Empire. Heureusement, en décembre, l’administration Trump a réduit ces tarifs sur les macadamias et les agrumes, les remettant à zéro. Mais le problème, c’est que les habitudes d’achat en Amérique du Nord ont beaucoup changé à cause de l’incertitude. » À lire aussiDroits de douane: après la décision de la Cour suprême américaine, l'incertitude prévaut en Afrique du Sud Mieux valoriser la production Autre source d’inquiétude : la Chine, qui importe massivement des noix sud-africaines non décortiquées, a massivement planté des arbres ces dernières années, et voit sa production augmenter. « Les noix sud-africaines y sont achetées pour leur qualité, car traditionnellement, elle est supérieure », raconte Philip Moufarrige, à la tête de AmberMacs, une entreprise qui transforme les noix de macadamia des exploitants agricoles locaux. « Mais ils s’adaptent très rapidement, en plantant des arbres, et ils ont finalement obtenu une qualité compétitive l’année dernière, poursuit-il. Maintenant, les noix en coque sont achetées aux agriculteurs sud-africains pour être transformées en Chine, puis vendues aux clients en Europe et en Amérique, en proposant des prix plus bas. » L’industrie sud-africaine doit donc chercher de nouveaux marchés, et mieux valoriser sa production, à l’image de Philip Moufarrige qui a développé une marque de lait de macadamia. Une autre entreprise a également convaincu la marque Ferrero Rocher d’utiliser ses noix dans des tablettes de chocolat. De quoi réjouir Kerisha Raghunandan, représentante du Samac, le syndicat du secteur. Selon elle, « les partenariats avec des marques internationales haut de gamme sont un indicateur très positif de la réputation de l’Afrique du Sud en tant que fournisseur fiable et de qualité. Cela crée également beaucoup de confiance autour de nos noix de macadamia et c’est très prometteur en termes d’opportunités. » Mais alors que les récoltes pour cette saison se déroulent en ce moment même, la guerre au Moyen-Orient pourrait venir perturber les coûts de production et les exportations. À lire aussiL'Afrique du Sud surveille de près la production de noix de macadamia en Chine
Raffinerie d'or en RDC: les espoirs de formalisation du secteur
Depuis le début du mois de mars, la RDC s’est lancée dans la transformation de ses minerais avec l’installation de sa toute première raffinerie d’or dans la ville de Kalemie, dans la province du Tanganyika. Elle a une capacité de production mensuelle estimée entre 500 et 600 kg d’or. Autant la création de cette raffinerie suscite de l’espoir au niveau local, autant elle soulève des questions sur la chaîne d’approvisionnement. Avec notre correspondante à Lubumbashi, Objectif annoncé : approvisionner la raffinerie avec l’or des exploitations artisanales ainsi que celui de la petite mine semi-industrielle détenue par la société Mining Mineral Resources (MMR). Et contribuer ainsi à la formalisation du secteur. « Il n’y a pas de gros gisement comme c’est le cas dans la Province Orientale ou en Ituri avec [l’entreprise] Kibali Gold Mine », souligne Jules Mulya, le président du patronat à Kalemie. « Au Tanganyika, il y a de l’or partout mais en très faible quantité. Je ne crois pas beaucoup à la production de 500 à 600 kg par mois. Je m’attends peut-être à 100 kg ou 150 kg, même en éliminant complètement la fraude », suggère-t-il. Malgré tout, son vœu est de voir cette usine proposer aux mineurs de meilleures conditions d’achat d’or qui les détourneraient du marché clandestin. « Les orpailleurs ont maintenant un marché. J'espère que la raffinerie aura des prix intéressants, où l’on pourra vendre en toute sécurité et être payé en toute sécurité. On va voir comment tout cela va se développer parce que le paiement est très important. Il ne faut pas qu'il y ait de retard. Il faut par contre un paiement cash », attend Jules Mulya. À lire aussiLa RDC salue la création d’une raffinerie d'or à Kalemie, la société civile demande de la transparence Assainir les chaînes d'approvisionnement Boniface Mbuyi, membre de la société civile locale, lui, appelle les autres entreprises minières à emboîter le pas pour la transformation locale des minerais : « C’est un pas, car ça va permettre à la province du Tanganyika de booster son développement grâce à l’exploitation de ses ressources naturelles. Que les entreprises qui exploitent du lithium implantent aussi leurs usines de raffinerie dans la province du Tanganyika. Cela va permettre la création d’emplois et la circulation de la monnaie. » Raffiner l’or à 99 %, oui, mais la priorité reste l’assainissement de la chaîne d’approvisionnement dans le secteur artisanal, estime Fabien Mayani, le directeur des programmes au Centre Carter en RDC : « Tout en saluant la création de la raffinerie, nous disons quand même qu’il y a des préoccupations liées à la formalisation, à la création des zones d’exploitation artisanale, à la mise en place de bonnes coopératives, aux questions de sécurité et des conditions de travail, mais aussi aux questions de la protection de l’environnement dans les zones d’exploitation de l’or artisanal. » En 2024, la RDC a exporté plus de 27,9 tonnes d'or, dont 1,08 proviennent du secteur artisanal. La production de la province du Tanganyika était de 49 kg, soit 2,8% de la production nationale artisanale, selon le ministère des Mines. Réécoutez notre édition spécialeContrats miniers signés par la RDC: quelle situation et quelles perspectives pour le pays?
Quels revenus pour la Guinée après le premier million de tonnes de fer déjà exportées de Simandou?
Le minerai de fer guinéen de Simandou déferle sur le marché chinois. Depuis l’entrée en production du gisement en novembre dernier, près de 939 000 tonnes ont déjà été exportées. Conakry mise énormément sur ce projet, notamment en termes de retombées économiques. Avec ces premiers chiffres, une tendance commence à se dessiner. Cinq navires transportant le minerai de fer de Simandou ont déjà déchargé en Chine. En trois mois, 939 000 tonnes ont été livrées. Avec un prix mondial autour de 106 dollars la tonne, cela représente un chiffre d’affaires avoisinant les 100 millions de dollars. Mais quelle part revient réellement à la Guinée ? L’économiste Mohamed Camara détaille les mécanismes en jeu : « Pour ce qui revient à la Guinée, ce sont les impositions, les taxes qui sont imposées à ces entreprises-là. Et comme taxes, il y a d'abord une taxe à l'extraction, la taxe à l'exportation, mais aussi la taxe qui est prélevée par l'utilisation du chemin de fer et des ports. » Vers une montée en puissance des exportations ? Dans le même temps, la dynamique s’accélère : 745 000 tonnes supplémentaires sont en transit vers la Chine et plus d’un million de tonnes sont en route vers le port de Morebaya pour être chargées entre mars et avril. Une montée en puissance progressive, d’autant que le quai portuaire de l’un des opérateurs, l’Australien Rio Tinto, n’est pas encore en service. Malgré cette progression, atteindre l’objectif de 10 millions de tonnes exportées dès la première année semble ambitieux. Oumar Barry Totiya, directeur de l’Observatoire guinéen des mines et métaux, appelle à la prudence : « Après trois mois, on est encore à moins de 1 million de tonnes expédiées sur les ports en Chine. Donc, d'ici la fin de l'année, quand même, on sera relativement en dessous de ces prévisions initiales, ce qui est révélateur de la complexité logistique du projet. Mais également, cela peut avoir des impacts sur les revenus attendus de la Guinée pour cette année. La montée progressive de ce projet en capacité s'étalera sur des années. » À écouter dans Grand reportageSimandou: miracle ou mirage pour l'économie guinéenne? Des recettes attendues inscrites dans la loi de finances Le gouvernement, lui, reste discret sur ces premières livraisons. Mais le projet de loi de finances 2026, présenté récemment, évoque déjà les recettes attendues de Simandou : « On peut y lire un montant à peu près de 1 787 milliards de francs guinéens, environ 202 millions de dollars attendus, détaille Mohamed Camara. Ce sont des premières estimations. On peut dire que les recettes minières de l'État progressent de plus de 25%, Simandou étant le principal moteur de ce programme-là. » Reste une zone d’ombre de taille : les termes des contrats et conventions entre l’État guinéen et les sociétés minières n’ont toujours pas été rendus publics. De quoi compliquer toute évaluation précise des retombées économiques réelles du projet. À écouter dans Le grand invité AfriqueLancement de la mine de Simandou: «Un jour historique pour la Guinée», estime Bouna Sylla
Égypte: au Caire, le marché des panneaux publicitaires en pleine progression
Comment expliquer l'essor de la publicité extérieure en Égypte ? Chaque année, le secteur bat record sur record. Le paysage urbain du Caire et des grandes villes du pays est saturé par les panneaux publicitaires et la soif des annonceurs semble insatiable. De notre correspondant au Caire, On les distingue déjà par le hublot de l'avion, avant même d'atterrir à l'aéroport international du Caire. Ces immenses panneaux publicitaires – souvent plus de six mètres sur trois – envahissent la capitale égyptienne. Et cette expansion ne montre aucun signe de ralentissement. « D'année en année, le nombre de panneaux publicitaires augmente. Chaque année, on construit environ 300 à 400 panneaux supplémentaires. Le gouvernement installe des panneaux un peu partout, développe de nouveaux réseaux routiers. Plus le réseau routier s'étend, plus il y a de panneaux publicitaires », raconte Amr El Messidi, directeur commercial chez ADMazad, une entreprise spécialisée dans l'analyse de l'efficacité des campagnes d'affichage. Une expansion de l'affichage qui se traduit aussi par un essor du secteur publicitaire, selon Amr El Messidi. « Fin 2025, les dépenses annuelles en publicité extérieure s'élevaient à 12,7 milliards de livres. C'est environ quatre fois plus qu'en 2022. Le secteur est en plein essor et connaît une croissance d'année en année. L'immobilier a dominé le marché en termes de dépenses. L'année dernière, sur les 12,7 milliards de livres, l'immobilier représentait à lui seul une part de marché de 65% », détaille-t-il. Une source de revenus pour l'État Par « immobilier », il faut entendre « haut de gamme » : résidence fermée dans les quartiers huppés, appartements avec vue sur mer au bord de la Méditerranée ou villa avec piscine. Voilà le genre de projets qui se succèdent, le long des axes routiers du Caire. « C'est un secteur globalement ancré dans une logique de prestige. Le ciblage concerne les propriétaires de voitures particulières en Égypte, qui constituent le public visé pour ce type d'immobilier. Une bulle immobilière plane actuellement au Caire, mais cela ne pose pas vraiment de problème au gouvernement. D'un côté, l'État cherche à vendre davantage de terrains, à les transformer en marchandises, afin de générer des revenus. De l'autre, les promoteurs privés, en particulier les plus importants, soutiennent l'État dans ce projet », explique Mohamed Ramadan, économiste au sein d'une ONG égyptienne de défense des droits humains. Une source de revenus importante pour l'État, à laquelle s'ajoutent les loyers versés par les entreprises exploitant ces panneaux, rarement laissés inoccupés. Des montants qui, eux, restent confidentiels. À lire aussiÉgypte: dans le quartier populaire de Matareya, des milliers de personnes rompent le jeûne ensemble
L'unique champ pétrolier de Madagascar relance son activité à gros potentiel
L'unique champ pétrolier de la Grande-Île a relancé son activité début mars 2026, après dix ans d'interruption. Selon Madagascar Oil, la société exploitante, le site de Tsimororo pourrait fournir du carburant à la Jirama. La société publique de production et de distribution d'eau et d'électricité de Madagascar en a besoin pour alimenter ses centrales thermiques. Le site de Tsimororo n'est resté actif que quelques mois, en 2016, avant que la production ne soit stoppée, officiellement à cause des faibles prix du pétrole, puis de la pandémie de Covid-19. Mais depuis début mars 2026, les 25 puits existants sont remis en service, et jusqu'à 150 puits supplémentaires seront forés d'ici fin 2027 selon Yanto Sianipar, nouvel administrateur général de Madagascar Oil, société exploitante détenue par le groupe américano-indonésien Benchmark. « Ce gisement présente un fort potentiel, avec environ 1,6 milliard de barils enfouis. Nous espérons qu'il permettra de répondre aux besoins nationaux, notamment ceux de la Jirama pour ses centrales électriques. Nous prévoyons de faire passer notre production d'environ 300 barils par jour aujourd'hui à 3 000 barils par jour d'ici deux ans », détaille-t-il. Une production relancée mais encore limitée Un volume de production assez proche, à terme, des besoins en carburant de la société nationale d'eau et d'électricité, estimés à 3 500 barils par jour. Mais Honoré Andriantaolo, directeur général de l'Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS), se montre prudent : « Je pense que la question demande une réflexion très sérieuse et que les trois parties, Madagascar Oil, la Jirama et l'OMNIS, devraient faire des études très pointues sur ce point. Tsimororo pourrait résoudre une partie de notre problème de dépendance extérieure, mais non pas tous les besoins énergétiques de Madagascar. Cela dépend de la compagnie productrice, de sa capacité technique et financière. » Relancer l'exploration pour attirer les investisseurs Pour réduire cette dépendance énergétique, les autorités de transition veulent relancer l'exploration pétrolière. « Le potentiel existe pour les grandes compagnies ici à Madagascar. Pour l'exploitation d'hydrocarbures en amont, nous disposons de 577 blocs offshore et 166 blocs onshore, libres », poursuit Honoré Andriantaolo. Des zones délimitées en mer, dans les eaux territoriales malgaches, et sur terre, où des systèmes pétroliers actifs ont été découverts. Mais la Grande-Île n'est pas encore assez attractive, estime Marcelle Dane, présidente de l'Association professionnelle du secteur pétrolier amont à Madagascar : « L'exploration pétrolière a commencé en 1900. Beaucoup de données existent, on ne part pas de zéro. Le seul problème jusqu'à présent qui a un peu arrêté les investisseurs – c'est pour ça qu'ils sont partis –, c'est la TVA qui est à 20% pour les sous-traitants. » En février, les autorités malgaches ont résilié 21 permis d'exploration. Un assainissement qui doit précéder l'adoption prochaine d'un nouveau code pétrolier. À lire aussiMadagascar: la guerre au Moyen-Orient met l'approvisionnement en carburant sous tension