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Vlan!

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S2 Ep 37Vlan #37 Les chamans corporate et le futur du travail avec Fabrice Nadjari

Fabrice Nadjari est un stratège de contenus de marques basé en Californie et à ce titre, il s’intéresse à l’anthropologie culturelle dont la quête de spiritualité et par conséquent les chamans et les rites chamaniques. Fabrice constate que comme dans toutes les périodes à forte croissance technologique, on assiste à un retour du religieux et du spirituel. Mais la spiritualité peut être séculaire donc déconnectée des dogmes religieux. On voit également une tendance de fond autour du bien être qui est composée selon Fabrice de 5 éléments essentiels: le bien être physique, le bien être émotionnel, le bien être social, le bien être professionnel et le bien être spirituel. Enfin, on assiste un peu partout à un retour du fait religieux dans nos sociétés dans un contexte ou on se sent déconnecté de soi même et des autres à cause de la technologie. Les Chief Happiness officer ne sont qu’un début…. Plusieurs indicateurs de la montée de la spiritualité dans nos vies et dans le milieu corporate commencent à être visibles: D'abord la croissance du yoga, de la méditation ou encore du pilates dans les entreprises mais selon Fabrice, ces dernières pratiques sont encore douces et forment une sorte de couche superficielle de savoirs millénaires réadaptés aux besoins du cadre moderne. Toutefois, si on gratte un peu, il y a des choses beaucoup plus profondes qui émergent en Californie. Les plantes comme traitement préventif, comme une manière de se connaître mieux, de se connecter et de faire l’expérience de la transcendance. Le microdosing de LSD ou de champignons hallucinogènes est très tendance dans les plus grandes entreprises de la Silicon Valley. Il s’agit de prendre de manière quotidienne une dose très légère de produits qui permettent d’ouvrir les connecteurs de son cerveau sans aller jusqu’à un trip évidemment. Cela permet d’être plus concentré mais aussi plus créatif et efficace parce que plus en phase avec soi même. Vous ne le croyez pas? Ils en parlent même dans le Financial Time! Autre tendance très forte: l’Ahayuesca (plante sacrée des indiens dAmazonie qui permet de faire une plongée en soi) commence à arriver un peu partout en Europe. Comme le précise Fabrice, elle est de plus en plus utilisé par un certain nombre d’esprits éclairés pour essayer de mieux se connaître et d’avancer dans leur quête de la vie. Finalement, on voit déjà des comités de direction faire des expériences d'ahayuesca ensemble et on peut envisager, selon Fabrice, dans un avenir proche l’arrivée de Corporate Chamans, c’est à dire des personnes capables de comprendre et d’incorporer ces sciences millénaires dans l’entreprise afin que les salariés se sentent plus centrés et donc plus efficaces. Finalement ces plantes permettent de prendre de la perspective par rapport aux problèmes que l’on rencontre. Et, si on revient aux 5 éléments essentiels de bien être auxquels Fabrice faisait référence, le yoga et la méditation aide pour les premiers mais les plantes peuvent permettre d’atteindre les autres points. Le futur du travail intégrera vie personnelle et professionnelle Quand on envisage le futur du travail, il est intéressant de noter que l’on distingue de moins en moins vie perso et vie pro. D'ailleurs, les espaces de co-working comme WeWork en sont l’expression. D’un point de vue technologique, on voit aussi que les tendances vont vers de la low tech mais aussi vers un usage des technologies pour nous aider à nous reconnecter à nous même entre le thérapeutique et le holistique. Comme le conclut Fabrice, un dirigeant qui est plus aligné, plus humain, plus emphatique, qui est clair dans sa vision du monde et de son organisation est simplement un meilleur leader. Les organisations ont donc tout intérêt à faciliter ce chemin d'où l'arrivée probable de chamans dans les structures.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 13, 201821 min

S2 Ep 36Vlan #36 Les 10 Impacts organisationnels du marketing d’influence avec Nicolas Chabot

Nicolas Chabot est le Vice Président Europe de Traackr, une plateforme d’IRM (Influencer relationship management) donc une plateforme qui permet de gérer les relations avec les influenceurs. Ils ont créé un white paper avec l’analyste américain Brian Solis pour expliquer les impacts organisationnels du marketing d’influence. Ils ont réalisé que le marketing d’influence prenait de plus en plus de poids dans les marques et que cela participait ou devait pleinement participer à la transformation « digitale » de ces dernières. Le fait de véritablement intégrer les influenceurs dans les stratégies de marques génèrent de nouveaux challenges bien plus complexes que ceux que l’on pourrait envisager à priori. De plus en plus, les annonceurs reprennent en direct les relations avec les influenceurs même si les agences restent très importantes pour la partie créatives évidemment. Voici les 10 points les impacts du marketing d’influence 1. Enjeux financiers: On ne peut plus organiser en fonction des campagnes mais en construisant un programme sur l’année. Il s’agit donc de créer une nouvelle ligne budgétaire sans que cela soit nécessairement adossé à un lancement produit. 2. Collaboration Le marketing d’influence peut toucher plusieurs départements (RP, Social, Marketing, plusieurs marques d’un même groupe, service clients, les boutiques et la vente) et cela génère des enjeux de collaborations internes car il s’agit de proposer à l’influenceur un point d’entrée unique pour une expérience unifiée. 3. Global & Local Dans les grands groupes, les influenceurs ont toujours été géré au niveau local. Mais à présent, les équipes au global voire des zones (Europe, Asie, Afrique, Amérique) commencent à s’intéresser au sujet et à interjeter. Par conséquent, cela génère des complexifications qu’il faut traiter nécessairement. 4. L’intégration dans les stratégies de communication Nicolas reprend l’exemple de Nissan qui a désormais passer le département influence au marketing et opérationnellement, cela a permis de remonter d’un cran la manière d’utiliser ce levier. Cela implique des budgets différents mais aussi une intégration beaucoup plus complète dans la réalité de la marque. 5. Impact au département achats Le budget influenceurs était avant un élément à la marge d’une stratégie de communication mais désormais cela prend une place de plus en plus prépondérante et par conséquent, le département achats doit mieux comprendre ce business. Il faut donc mieux contractualiser et encadrer pour optimiser les investissements. 6. Au département droit Comment les influenceurs annoncent qu’ils sont payés? comment gérer l’authenticité des influenceurs? Quelle est l’implication des marques dans le fait que les influencers disent bien qu’ils ont été payés? Comment je m’assure aussi que les influenceurs ne prennent pas la parole de manière contraire avec une marque? Et si c’est le cas, comment réagir? Tous ces éléments sont de nouveaux challenges pour les marques évidemment. 7. Quelle positionnement de l’agence d’influence? Comment j’intègre une ou plusieurs agences, les MCN et tous ces prestataires qui gravitent autour du marketing d’influence 8. Impact au niveau des R.H. Quelles sont les compétences qui sont nécessaires pour ces nouveaux postes? De plus en plus on voit apparaitre des « VP of Influence », il faut donc se poser la question de ce que cela veut dire précisément. 9. Les données et les tableaux de bords Il y a un vrai besoin d’être plus clair sur les indicateurs clef de succès (K.P.I.) puisqu’on y investit de plus en plus d’argent. 10. L’impact de la technologie A partir du moment ou le programme commence à devenir stratégique pour les marques, il y a beaucoup d’agences mais aussi de technologies nouvelles qui naissent pour accompagner les marques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 6, 201824 min

S2 Ep 35Vlan #35 L’impact de la Blockchain et des crypto monnaies sur le marketing avec Frédéric Montagnon

Frédéric Montagnon est un entrepreneur, « expert » sur la blockchain et les cryptomonnaies. Il a dernièrement fondé Legolas Exchange, une plateforme d’échange de crypto monnaies professionnelle et transparente. Depuis l’avènement d’Internet, j’ai rarement vu un sujet autant polarisé entre ceux qui expliquent que c’est le futur d’Internet et ceux qui vous disent que tout cela n’est qu’une vaste blague qui retombera comme une crêpe molle. Mon avis est que la Blockchain est la prochaine immense révolution à venir et il s’agit bien de comprendre ce qui est en train de se passer. Internet était la révolution de l’information, la blockchain sera la révolution des transactions et des contrats Finalement si on prend un peu de recul, Internet est une manière de révolutionner l’information puisque l’on est capable en la divisant par petits paquets de la transférer n’importe où très rapidement et sans trop d’échec (aujourd’hui). Par information, on entends: email, paiement, photos, vidéos etc…. La blockchain s’attaque à un autre élément fondateur: les transactions et les contrats. Aujourd’hui un contrat est un document ou une série de documents (tickets de caisse, contrat de garantie, certificat d’authenticité…) mais que l’on perd facilement, que l’on peut falsifier facilement, qu’on ne peut pas vraiment transmettre aisément non plus. La blockchain c’est un base de données où l’on va stocker des informations de contrats avec la garantie d’une date et d’un contenu, le tout en s’assurant que cela soit non falsifiable dans le temps. L’exemple que reprend Frédéric dans le podcast est l’achat de médicaments par exemple et le besoin de vérifier que ce ne sont pas des contrefaçons. Un besoin vital dans de nombreux pays Via la blockchain, je vais pouvoir vérifier que le numéro a bien été donné par un laboratoire, que le produit doit bien se trouver dans la pharmacie dans laquelle je suis actuellement, la date de création et de péremption et qu’il n’a pas été copié par quelqu’un d’autre. Bref, c’est l’assurance d’une représentation numérique d’un objet physique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 27, 201826 min

S2 Ep 34Vlan #34 Innovation en Afrique: mythes et réalités avec Stephan Eloise Gras

Stephan Eloise Gras est docteur en science de l’information et docteur en philosophie mais elle a également crée l’Oreille, un bureau d’innovation sur l’ Afrique. Et puis, elle a crée une conférence, Africa for Tech il y a quelques années (oui elle fait beaucoup de choses et elle est brillante). Je parle souvent du désintérêt pour la Chine mais l’Afrique est également l’un de ces zones que l’on connait mal voire que l'on regarde un peu de haut. Les médias nous en donne une image unique, celle de pays uniformes, ruinés, dépendants, sous le joug d’un dictateur et qui n’arrivent pas à s’aider eux même. La réalité est évidemment bien plus complexe et donc intéressante. Cela peut sembler étrange de parler d’innovation en Afrique sur un podcast marketing mais dans ma conception de notre métier, un marketer doit avoir une bonne compréhension du monde dans lequel il vit afin de faire son métier correctement. L’innovation frugale en Afrique: un modèle à suivre C’est la thèse de Stephane Eloise en tous cas: l’occident doit apprendre des modèles d’innovation africains, moins consommateurs en ressource et en capitaux s’il veut faire face aux challenges qui l’attendent: le réchauffement climatique, les migrations, l’accès à l’eau et l’énergie entre autres. Il y a 3 éléments fondateurs dans l’innovation africaine: 1. Un modèle non individualiste et profondément communautaire 2. Une innovation frugale: faire mieux avec moins 3. Une propriété intellectuelle totalement remise en question Afrique: l’invention d’un autre modèle décentralisé Il y a 54 pays en Afriques avec 3 zones d’innovation majeures: - Afrique de l’est: le Kenya en tête de pont puisque Mpesa y est né en 2007 (1ère monnaie mobile) et ce qui a valu au pays l’installation du centre de R&D mondial d’IBM. Mais aussi, en Afrique de l’Est anglophone on pourra noté également la Tanzanie mais aussi l’Ouganda. - L’Afrique du sud créé un bloc particulier à elle toute seule bien sur. Elle a des liens très forts avec la Chine en particulier - L’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria qui est considéré par la C.I.A. comme le 1er pays du monde d’ici 2050 en terme de dynamisme. L’idée n’est pas d’encenser l’innovation africaine car la situation locale est loin d’être parfaite mais on est obligé de considérer ce qui s’y passe et apprendre d’eux car ils sont parfois plus en avance que nous simplement. Il faut absolument décentrer notre regard de l’occident. Afrique: le réservoir de croissance d’ici quelques années On n'y pense pas nécessairement en ces termes mais avec un continent qui représentera 30% de la population mondiale d’ici 7 ans dont 65% de moins de 25 ans, il est évident, que l’Afrique va être le réservoir de croissance et d’employés d’ici quelques années. D’ailleurs, il est intéressant de noter l’émergence d’une classe moyenne dans de nombreux pays du continent. Il y a une émergence de la décentralisation des réseaux, la blockchain en est l’une des ouvrières les plus déterminées (podcast à venir). Comme le souligne Stephan Eloise, il faut regarder en Afrique pour imaginer le monde de demain, un monde décentralisé, frugal, plus communautaire et responsableHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 20, 201822 min

S2 Ep 33Vlan #33 Youtube dans les yeux d’un Youtuber de 20 ans avec Hugo Travers

Hugo Travers a 20 ans et est Youtuber et avec sa chaîne Youtube « Hugo Decrypte » il partage des news tous les jours pour un public adolescent. Il y totalise un peu plus de 200 000 followers. Hugo n’est pas nouveau dans les médias, il avait créé radio Londres a 15 ans déjà mais a toujours décidé de traiter de sujets sérieux à travers ses supports. Il revient sur l’incompréhension des marques sur les adolescents. Etre inscrit sur Facebook ne veut pas dire l’utiliser Une étude a été publiée aujourd’hui pour la GB qui explique que Snapchat est passé devant Facebook pour les jeunes. Facebook qui voit le nombre de départs de la plateforme grandir dans les pays matures au profit d'instagram (moindre mal) et de Snapchat surtout, toujours privilégié par les jeunes (au moins les vieux n'y sont pas). Vous vous souvenez peut être que l'on avait abordé la problématique de la génération Z dans un épisode précédent de Vlan. Mais même si de nombreux adolescents sont sur la plateforme cela ne veut certainement pas dire qu’ils l’utilisent comme le rappelle Hugo. Les adolescents d’aujourd’hui, cette fameuse génération Z, utilise d’abord Youtube, Instagram ou Snapchat avant de penser à Facebook qu'ils utilisent surtout pour Messenger finalement. Ce qui semble évident c’est qu’il est essentiel d’investir ces « nouveaux » supports pour ce qui concerne la politique ou des informations plus sérieuses car malheureusement les médias traditionnels ont du mal à comprendre leurs modes de fonctionnement et ne respectent pas les codes en vigueur et par conséquent sont un peu marginalisés de ces plateformes. Respecter les codes de Youtube et ne pas faire du jeunisme C’est marrant comme les personnes de 40 ans sont déjà majoritairement trop vieilles pour réellement comprendre l’usage des plateformes par les plus jeunes. Il n’y a rien à faire, on est toujours le vieux con de ses adolescents (je me compte dedans). Comme l’explique Hugo, il utilise principalement Instagram par exemple pour passer 5 informations, c’est à dire pour répercuter avec un format natif ses news de la journée. Il obtient ainsi près de 1 000 commentaires par publication ce qui est assez dingue quand on a que 30 000 abonnés. Alors qu’en observant les usages des médias traditionnels, ce qu’il constate c’est qu’ils utilisent encore la plateforme pour sa raison première: mettre des photos. « Recalé » comme on dirait en classe. Ne pas faire du jeunisme, c’est aussi comprendre qu’on peut parler aux jeunes avec des éléments sérieux, sans faire de blague ou sans avoir un ton supposé « jeune », la solution qui semble la plus pertinente reste de faire confiance et de laisser les manettes à une personne jeune elle même qui va respecter les codes de sa génération à sa manière. Au moins l’assurance de ne pas être à coté de la plaque. Par exemple, Hugo montre sur sa chaîne sa manière de traiter l’informations ce qui évite la défiance qui existe aujourd’hui vis à vis des médias plus traditionnels. Aussi il joue avec les éléments participatifs du web social en demandant à ses followers ce qu’ils souhaitent voir traiter, ce qu’ils pensent des news etc… Aussi, il a lancé son propre chatbot qu’il a conçu avec un ami à lui sans aucun investissement. Enfin, dans la manière dont il parle sur ses vidéos, il fait beaucoup de répétitions, il rappelle les basiques etc… Il considère aussi que le retour des personnes qui le suivent sont constructives même quand elles sont négatives. Il fait donc évoluer sa manière de traiter le contenu en fonction de ces derniers même s’il fait très attention de ne pas avoir de biais trop forts en particulier pour ce qui concerne la politique française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 13, 201824 min

S2 Ep 32Vlan #32 Le machine learning: une clef pour optimiser vos campagnes avec David Bessis

David Bessis est mathématicien et le fondateur de Tiny Clues, une solution de machine learning non supervisé multicouches. Ne partez pas tout de suite, David va vous expliquer de manière simple et intelligible que cette forme de machine learning est pertinente pour votre marque jusqu'à pouvoir vraiment améliorer votre plan marketing annuel en rendant vos données bien plus intelligibles. Intelligence artificielle: on devrait plutôt parler d’intuition artificielle D’abord quelques explications de la part de David « Le machine learning c’est le nom de la discipline qui s’occupe des algorithmes qui apprennent à partir des données », à ne pas confondre avec l'intelligence artificielle dont la définition est plus floue selon lui. Toutefois, il existe une sémantique latente, c’est-à-dire des algorithmes capables de comprendre le sens des choses alors que nous ne l’avons pas fait entrer à l’origine. Par exemple, définir des biais sociaux en fonction du sexe ou du prénom. Pas que la machine ait des biais ici mais plutôt qu’elle reproduit nos modèles sociétaux, les consommations étant différentes dans les faits entre hommes et femmes ou entres les typologies de prénoms. L’algorithme capable de créer une sociologie pertinente par rapport à ce que nous connaissons est, par essence, intelligente. Finalement l’intelligence artificielle reproduit ce qu’intuitivement nous avons déjà envisagé, et ce, dans un niveau de détail totalement bluffant. Simplement, elle le fait de manière indépendante et permet de cibler ensuite les clients automatiquement ou presque.... Le machine learning : la clef pour optimiser vos campagnes marketing D’abord un élément important qu’affirme David, c’est qu’il n’y a pas besoin d’attendre d’avoir une base de données parfaitement propres pour pouvoir opérer du machine learning. Evidemment la base de données est un élément fondamental à quiconque s’intéresse à ces sujets mais cependant, selon lui, essayer d’avoir une base de données totalement propre est un travail d’orfèvre qui ne voit jamais de fin et pourrait décourager plus d’un marketer devant l’immensité de la tâche et le budget lié. Sans aller jusqu’à des extrémités ou la base de données donnerait des éléments faussés ou biaisés, on peut se permettre d’avoir un certain nombre d’inexactitudes dans sa base de données pour la processer.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 6, 201827 min

S2 Ep 31Vlan #31 La micro-influence et le futur de l'engagement avec Thomas Owadenko

Thomas Owadenko est le fondateur d’Octoly, une plateforme technologique spécialisée sur la micro-influence. Avec Thomas, nous revenons sur les différents acteurs du marché, le rôle de l’influence dans une stratégie marketing et plus spécifiquement de la micro influence mais aussi des évolutions du marché en particulier en regardant ce qui se passe en Chine et chez les GAFA. Et donc évidemment de l'engagement. Comprendre le rôle de la micro-influence Il y a différents types d’influenceurs de la « micro-influence » jusqu’à la célébrité et une myriade de prestataires: de la simple liste de personnes connues, aux agences créatives en passant par les plateformes technologiques jusqu’aux outils d’IRM (influencer relationship Management). La micro-influence est un marché relativement nouveau qui consiste à aller toucher une multitude de personnes ayant moins de 10 000 abonnés (plutôt 50 000 aux U.S.) en leur proposant de faire des revues de produits. Pour Thomas, l’engagement est beaucoup plus fort chez les micro-influenceurs parce qu’en réalité, ces personnes sont plus proches des personnes qui les suivent. L’impact de l’influence sur le business Les influenceurs ont fait tomber les barrières des grands médias et donc aujourd’hui tout le monde peut réussir à promouvoir un produit ou un service. Cela représente donc un changement de paradigme majeur dans lequel Amazon s’est engouffré en permettant à tout influenceur de créer sa boutique sur Amazon dans un modèle d’affiliation. Amazon n’invente rien car en Chine, le marché est déjà beaucoup plus mature. Comme Thomas le mentionne, sur Tao-Bao, les influenceurs ont leurs marques, leurs boutiques, vendent en live streaming à travers des systèmes de gamification. D’ailleurs, pour le 11 novembre 2017 prononcé « eleven eleven » (le black Friday Chinois dédié aux célibataires) le volume de transaction a atteint 22 milliards de dollars sur 1 seule journée. Ce qui est notable, c’est que sur les 30 marques beauté/mode, 7 des plus importantes marques étaient celles d’influenceurs. Concrêtement, on voit donc l’impact que peuvent avoir les influenceurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 30, 201820 min

S2 Ep 29Vlan #29 Le marketing manipule-t-il nos désirs? avec Thibaut de Saint-Maurice

Le marketing ne créé pas le désir L’humanité n’est pas très différente des autres especes animales si on raisonne en termes de besoin. Ce qui fait de nous notre différence, c’est bien le désir, nous sommes des êtres désirants et désireux d’être désirés. Le désir permet de s’arracher, d’aller plus loin. Nous ne sommes pas des êtres rationnels, nous fonctionnons à la pulsion de nos désirs. Finalement vivre, c’est désirer que ce soit conscient ou inconscient. Comme le rappelle Thibaut, il est essentiel de distinguer ses désirs et ce à quoi ils nous font aspirer. Distinguer entre désir et besoin mais aussi distinguer entre bonheur et bien être ou encore entre plaisir et bonheur. La société de consommation nous donne des injonctions au confort La société de consommation nous invite à vivre dans le confort matériel donc d’avoir les produits dernier cri. Mais il est vrai qu’on peut se questionner de ce dont on a besoin pour accéder au confort que l’on désire. Finalement si la consommation de produit peut me permettre d’accéder à un bien-être et si je prends du plaisir à cela, ce n’est pas un souci. Ce n’est pas mal de rechercher des sensations agréables après tout. Comme le rappelle Thibaut il y a une quête infinie à la sensation agréable mais y céder un peu ne doit pas être un souci même dans une société judéo-chrétienne qui a toujours eu de la suspicion face au plaisir et aux sensations agréables. Evidemment il est alors essentiel de ne pas confondre bonheur et bien être car l’accumulation de bien ne peut pas rendre heureux. La société de consommation est un système de manipulation de signes C’est Baudrillard qui analyse cela dans son ouvrage « la société de consommation » en 1968. La publicité ne créé pas nécessairement des besoins mais elle a compris que nous étions des êtres désirants et donc elle utilise les codes pour concentrer l’énergie sur tel ou tel objet. C’est l’humain qui désire pas la publicité qui le créé. L’Homme n’a pas besoin de la publicité pour faire face à sa propre condition d’être désirant. La publicité n’est finalement pas un créateur de désir mais un simple révélateur habile. Par contre, les marketers sont des manipulateurs de désirs bien sûr. Toutefois, les consommateurs ne sont pas idiots et apprennent, s’adaptent au fur et à mesure sur les nouveaux formats publicitaire même si c’est plus ou moins rapide en fonction de chacun évidemment. On a envie, si les marques y mettent les formes, qu’elles envoient les bons signaux, les bons systèmes de valeurs, qu’elles nous séduisent car cela veut alors dit que nous sommes séduisants par ces dernières et cela renforce l’image que l’on a de soi. Qui n’a jamais fait l’expérience d’être fier d’être ciblé par Chanel, Dior ou Ferrari pour autre chose qu’un parfum qui, on le sait tous, s’adresse à la masse ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 16, 201821 min

S2 Ep 28Vlan #28 Créer un mouvement communautaire mondial à partir d’un hashtag avec Youmna ChamCham

Youmna ChamCham est la co-fondatrice de Live Love, un mouvement communautaire qui s’est établi dans 25 villes et qui a entrainé des milliers voire des millions de personnes à partir d’un simple hashtag.  Je suis ravi de débuter l’année sur une touche positive et dans ce en quoi je crois le plus profondément, c’est à dire l’engagement social.  Youmna a définitivement un profil atypique puisque du Liban, où elle a passé presque toute son enfance dans une émission TV, elle est arrivée à Los Angeles faire ses études et de là décider de redorer le blason de son pays en lançant le hashtag #livelovebeirut.  L'idée pour elle était de se dire qu’il fallait être fier de son pays mais aussi que c’était essentiel de montrer d’autres aspects beaucoup plus positifs de ce que pouvait être le Liban. Au Liban comme dans de nombreux pays, à force d’avoir des mauvaises nouvelles, à force d’être dans un pays en guerre, il n’y avait beaucoup moins d’espoir, ce hashtag est arrivé comme une bouffée d’air frais pour la jeunesse locale.  Quelques années plus tard, cela a permis de développer de manière significative le tourisme dans le pays, à redonner de la fierté à la jeunesse, mais c'est également devenu la campagne nationale. Et puis, ils ont crée un partenariat avec l’ONU, et surtout ils ont été le moteur de beaucoup d’actions pour le bien de la planète.  Alors comment à partir d’un simple hashtag lancé par une étudiante depuis L.A., peut on réussir à créer un mouvement communautaire mondial?  Il ne faut pas débuter avec un business plan mais avec ses tripes Le premier conseil de Youmna est de ne surtout pas commencer avec un « business plan » mais bien d’écouter ses tripes et voir ce qui a envie de sortir et de s’exprimer. Chez elle, c’était l’amour de son pays, la volonté de créer un bulle d’air à travers une image de vie qui reflète la jeunesse, l’espoir et de trouver des solutions avec la société civile. Les Milenials ont cette volonté de trouver des solutions et cette génération ne compte plus vraiment sur l’état pour le faire mais plutôt sur elle même pour faire avancer les choses.  Revenir dans la vraie vie est également essentiel. Ainsi, associé au hashtag, ils ont rapidement crée un bracelet. Ils ont évidemment commencé à publier des photos en le mettant en scène mais ils ont également distribué le bracelet aux gens cool de Beyrouth en leur demandant simplement 3 choses: 1. Trouver du beau 2. Prendre une photo  3. Partager sur Instagram en montrant le bracelet et en inscrivant le hashtag  Ils ont très rapidement été propulsé dans les festivals, dans les fêtes et tout le monde voulaient posséder le bracelet. La conséquence a été de propulser le hashtag jusqu’à générer 1 million de « likes » en l’espace de 6 mois. Passer du « story telling » au « story doing » De manière assez logique l’idée n’a pas été simplement d’être dans des messages positifs uniquement mais aussi d’agir et d’inviter tout le monde à agir sur 3 verticales clairement définies: aider à préserver la nature, les communautés et la culture. Ils sont donc passés du « social media » aux « social actions ». #Livelove a rapidement généré beaucoup de tourisme (souvent même à l’intérieur du pays) pour développer ce que Youmna appelle du "volonturism". Par exemple, en reportant une photo de plage sale sur Instagram, ils ont réussi à 1 semaine, 300 personnes pour venir nettoyer cette plage. Et depuis lors, ils ont décidé d’avoir au moins 1 action coup de poing par mois - cela peut consister à repeindre des immeubles, nettoyer le fond des océans, à planter une foret, ect…en s’appuyant sur des associations locales et sur les marques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 9, 201821 min

S1 Ep 27Vlan #27 Comprendre le marketing d'influence dans les Emirats avec Coralie Kerbellec

Coralie Kerbellec travaille chez The entertainers, l'application la plus tendance du Moyen Orient ou elle dirige les contenus réseaux sociaux et la relation influenceurs. Avec Coralie nous parlons donc rapidement de Dubai ou elle habite puis de la manière dont les relations les influenceurs au niveau local fonctionneHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 26, 201718 min

S1 Ep 26Vlan #26 Les recettes d'Adobe pour une transformation réussie avec Christophe Maree

Christophe Maree est responsable marketing Europe du Sud pour Adobe. Comme le soulignait Lubomira Rochet, C.D.O. du groupe l’Oréal dans l’épisode 10 de Vlan, la transformation business Adobe est l’une des plus exceptionnelles qui ait été faite ces dernières années. Elle est d’autant plus remarquable que le groupe comptait à l’époque 14 000 salariés (17 000 aujourd’hui) et qu’elle a été parfaitement réussie. Dans la mesure ou je travaille régulièrement avec des grands groupes, j’ai l’habitude d’entendre des personnes que dire « tu sais nous sommes une grosse machine, c’est difficile à faire bouger ». D’ailleurs, beaucoup d’experts ont tendance à penser que les grands groupes n’arriveront pas à être suffisamment agile pour rester debout face à la vague (tsunami?) qu’implique l’évolution nécessaire via le digital. Adobe est la preuve par l’exemple que l’on peut y arriver. La transformation d’Adobe Adobe a l’origine vendait des logiciels sur des Cd-Rom qui permettaient à ceux qui les achetaient de les posséder à « vie ». Evidemment quand on achète un logiciel c’est ce que l’on attend de ce dernier. Mais quel intérêt de posséder un logiciel aussi longtemps s’il n’est pas mis à jour? A une époque ou tout bouge à vitesse grand V, cette proposition de valeur est devenue obslète. Sans compter le piratage des logiciels dont Adobe a beaucoup souffert. Photoshop était sans doute l’un des logiciels les plus piratés au monde. Afin de proposer une meilleure expérience clients, ils sont passés sur un mode « cloud » avec un abonnement au logiciel et donc une mise à jour « permanente » de ces derniers. Cela implique donc de passer d’un mode « B2B2C » (achat à travers des revendeurs) à un mode B2C ou direct to consumer. Cela peut sembler léger comme évolution mais c’est véritablement une transformation en profondeur pour Adobe. D’abord, ce ne sont pas le même métiers et ce ne sont pas les mêmes lignes budgétaires non plus, le business model change et la relation client aussi… Les conseils pour une transformation « digitale » réussie 1. Faire en sorte que ce soit l’ensemble de l’entreprise qui fasse le changement 2. Changer quand tout va encore bien en sachant écouter les signaux faibles 3. Oser avoir une vision audacieuse et l’opérer 4. Résister aux pressions des clients et ne pas réagir trop rapidement 5. Etre transparent avec les analystes financiers et leur donner de la visibilité sur la stratégie même s’il y a une baisse d’activité à prévoir 6. Bien accompagner en interne pour amener le changement au niveau de tous les collaborateurs en cascadant l’information pour que chacun devienne l’acteur du changement 7. Ne pas rester seul, il faut être accompagné des bonnes compétences pour réussir dans les bons délais sans dépenser trop d’argent 8. Acquérir les bonnes compétences au fur et à mesure de l’évolution du marché 9. Il faut avoir une histoire claire à raconter 10. Faire du changement une culture permanenteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 19, 201723 min

S1 Ep 25Vlan #25 Le marketing est-il forcément synonyme de "mensonges"? avec Mai Hua

Mai Hua a de multiple casquettes et si elle a commencé dans le marketing, elle est aujourd’hui à travers son blog dans une quête de vérité. Mais comment associer marketing et quête de vérité? Le marketing est un des métiers les plus détesté en France et un peu partout, souvent synonyme de "bullshit"... C’est une vraie tendance profonde que celle du développement personnel et il est impossible de ne pas se poser la question du nouveau consumérisme. Ou plutôt comment intégrer ces nouveaux consommateurs dans sa réflexion de marketer? L’assomage publicitaire ne semble pas être la meilleure réponse… Dans la mesure ou Mai a surtout évolué dans le milieu de la cosmétique, on reste centré, dans cette conversation, sur ce secteur et entre 2 fous rires, il faut bien dire que l’on dérive un peu sur le féminin/masculin et sur le rapport homme/femme. On parle également énormément de la beauté, de la manière dont les marques doivent l’envisager aujourd’hui. Le marketing, c’est très bien...si c'est bien fait Le marketing c’est de développer et de proposer des produits de qualité à des personnes pour lesquelles cela sera pertinent. Dans cette mesure là, on ne peut pas associé le marketing avec « mensonge », c'est même plutôt chouette. Personnellement, la manière dont je pratique le marketing est très lié à l’amour des gens et donc aux sciences connexes comme la sociologie ou la philosophie mais c’est vrai que la tendance du marché n’est pas forcément celle là et pire encore, on peut être dans cette quête au niveau personnel et endossé un tout autre habit une fois au travail. Mais quoiqu’il en soit, selon Mai, le marketing étant basé sur des études et le niveau de conscience des personnes s’élevant, il va y avoir de moins en moins de place pour du marketing du blabla. Le souci est que la société est basée sur beaucoup de contre vérités en particulier sur la beauté, sur la relation homme-femme, le bonheur, le succès etc… Sujets dont on parle durant ces 20 minutes de podcast. La schizophrénie des marketers Evidemment aucun marketers n’a d’intention d’instrumentaliser les femmes mais par contre, une fois qu’ils mettent leur habit de marketers, en tous cas pour certains d’entre eux, il y a une dissonance qui se créé entre eux et eux même. Cela s’explique car on est dans une période de changement important ou on apprend que beaucoup de choses que l’on a appris sont fausses. Selon Mai, le marketing va devoir se réformer pour coller avec la société et après tout cela reste le rôle du marketing. Par exemple pour la beauté, ce n’est plus tant une questions de molécules et de formulation mais d’une idée de la beauté, des tutoriels aussi. Il n’y a plus « une beauté » que la marque imposerait, on peut avoir mille visages aujourd’hui et les marques doivent suivre cette tendance. C’est sans doute l’une des plus importantes révolution dans le secteur. Car ce sont des questions modernes pour des femmes du 21ème siècle. Cet épisode de podcast est passionnant je trouve même s’il est un peu décousu, il amène énormément d’insight sur cette tendance du développement personnel et surtout sur cette transformation nécessaire du marketing, pas pour plus de digital ou de data mais à l’inverse pour plus d’humains, pour une acceptation de l’évolution de nouvelles vérités, pour de nouvelles histoires à raconter. Toutes les marques n’arrivent pas à faire cette transition de manière authentiques mais celles qui y arriveront (les petites marques indépendantes montrent l’exemple) domineront le marché demain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 12, 201722 min

S1 Ep 24Vlan #24 Les marques de luxe sont en retard en CRM avec Caroline Lacaille

Caroline Lacaille est responsable CRM de Tiffany & Co à New-York. Tiffany & Co est une très belle marque de luxe et d’ailleurs elle fait partie de celles préférées par les plus jeunes. (https://www.luxurydaily.com/tiffany-tops-list-of-millennial-favorite-jewelers/), Caroline a toujours travaillé dans le CRM, chez 1000 mercis puis chez Nurun (où nous nous sommes rencontrés), ensuite chez BDDO et enfin chez Tiffany & Co. Elle a donc un retour intéressant sur son métier car elle n’a pas toujours travaillé pour des marques de luxe et connaît bien l’évolution du marché. On peut s’accorder pour dire que le challenge du marketing demain va se faire autour de la connaissance consommateurs et par conséquent autour de la données et de la capacité d’une marque à le servir. Le CRM n’est pas un concept nouveau cependant, il s’affine de plus en plus. Toutefois, les marques de luxe n’ont pas su prendre le train au moment ou il était important de le faire et en 2017 sont encore majoritairement à la traine. Un peu par peur, un peu par paresse aussi puisque tout le monde veut posséder un produit (écrire le nom de la marque ici) - en tous cas, beaucoup pensent encore de cette manière. Nous rentrons donc dans le détail avec Caroline qui ne fait pas un état des lieux chez Tiffany & co mais plutôt sur ce qu’elle voit de la réalité de l’industrie aujourd’hui. Données: les marques de luxe ne veulent pas partager leur données A la lecture de ce titre, on pourrait se dire que c’est plutôt une bonne chose tant la défiance dans la gestion de nos données est problématique. Toutefois, elles ne veulent généralement pas les partager avec des acteurs du CRM non plus et par conséquent, essaie de développer en interne les compétences pour gérer leur CRM. Il est assez évident qu’entre trouver les bonnes personnes et avoir les investissements financiers pour faire aussi bien que les acteurs à la pointe du marché, c’est une mission impossible. La conséquence est un retard qui devient réellement problématique. IL faut donc accepter de passer par des tiers naturellement. Les marques de luxe sont assises sur une mine d’or mais… Ca peut paraitre paradoxal mais les consommateurs sont ravis de partager leur données avec des marques de luxe qu’ils respectent. Ils ont donc beaucoup de personnes pertinentes qui entrent dans leur base de données. C’est un avantage considérable et cela est d’autant plus vrai que les consommateurs ont envie d’avoir des nouvelles de ces marques et qu’ils y donneront toujours plus d’attention que pour tout autre type d’entreprise. Le CRM a une vraie dimension de rentabilité, d’augmentation du panier moyen, d’optimisation etc…. Pourtant, cette donnée ne vaut rien si on est incapable de la comprendre, de l’appeler quand on en a besoin. Evidemment, Caroline reste très confiante sur le fait que les marques de luxe évoluent et ce qui semblait impossible hier peut être possible demain et très logique. Néanmoins, elle reste convaincue que les marques de luxe doivent absolument rester précautionneuses des données consommateurs pour conserver l’élégance qu’elles ont toujours eu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 5, 201721 min

S1 Ep 23Vlan #23 Il faut repenser le modèle relationnel de la banque avec Ronan le Moal

Ronan le Moal est le C.E.O. de Arkea Crédit Mutuel et l'ex-fondateur de Fortuneo banque. Quand j’ai eu l’occasion de le rencontrer il y a plusieurs mois, nous avons eu une discussion passionnante de l’évolution des métiers de la banque. Assez régulièrement, j’ai de mauvaises expériences et, à en croire mes lectures, je ne suis pas le seul et cela concerne plus ou moins tous les établissements bancaires. Quelque part, il y a une dissonance qui s’est installée, un peu comme si la banque était restée bloquée dans un modèle relationnel vieux de 20 ans tandis que les consommateurs ont eux évolué avec leur temps. Une importante partie de ce podcast est dédié à l’évolution culturelle de la banque mais aussi de son business model. Nous parlons également de Blockchain et de cryptomonnaies et en particulier de Bitcoins. A noter sur ce dernier sujet que le podcast a été enregistré cet été. Un podcast passionnant qui touchera nécessairement toutes les personnes qui ont un compte en banque, c’est à dire beaucoup de personnes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 28, 201725 min

S1 Ep 22Vlan #22 Le futur du commerce #ChinaInside avec Branislav Peric

Branislav Peric est le fondateur d’un nouveau type d’agence, With, et a passé plusieurs années au ecommerce chez l’Oréal Luxe ou il a eu l’occasion de s’intéresser de près à la Chine. La Chine propose un dynamisme extrêmement fort dans l’univers digital. Selon Branislav, la plupart des tendances lourdes viennent de la Chine et le nombriliste des pays historiquement coloniaux fait que nous ne nous intéressons peu à ce pays...à tort. On connait peu son histoire, ses us et coutumes, son économie etc par contre ce qui est certain c’est que la Chine n’est plus du tout un pays émergent mais un pays d’avant garde qui a dépassé les U.S. sur de nombreux plans. La Chine est un pays de commerce culturellement et c’est intéressant d’y observer la manière dont ce dernier évolue justement. Qu’il s’agisse du O2O (offline to online) ou de l’usage du mobile, tout cela sont des réalités en Chine et pas seulement dans les grandes villes mais aussi sur les marchés de fruits et légumes des villes de 2eme ou 3eme niveaux. Ces outils sont totalement rentrés dans les us et coutumes des chinois qui ont accès à un smartphone aujourd’hui. Il semble assez évident pour Branislav que ce que l’on voit en Chine montre la voie de ce qui va se passer en Europe dans les années à venir. La Chine est en train de révolutionner le commerce à plusieurs niveaux mais en particulier avec l’usage des QR codes qui vont connaître une seconde jeunesse dans la mesure où ils vont être nativement reconnus par l’iPhone désormais. Les places de marché sont essentielles Impossible de parler aujourd’hui de commerce sans envisager les places de marché. Ces dernières sont de plus en plus clefs pour les marques et il est essentiel de les intégrer dans une stratégie ecommerce. Pour Branislav, c’est une question de vie ou de mort pour les marques. Il faut avoir une approche holistique, c’est à dire de vendre sur son site, s’intéresser aux places de marché verticales sur votre industrie ainsi qu’aux places de marché plus généralistes. Branislav affime que si le site ecommerce de marque est important dans le parcours d’achat, il ne peut pas suffire. Ainsi, on parle désormais du SXO (search experience optimisation). Pour Branislav, le commerce devient une nouvelle forme de communication mais il est difficile de trouver les bonnes personnes pour le faire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 21, 201721 min

S1 Ep 21Vlan #21 Transformation digitale : la réalité est loin des effets d’annonce ! avec Emmanuel Vivier

Emmanuel Vivier, co-fondateur du Hub Institute et co-auteur du guide de la transformation digitale, revient sur la réalité de l’évolution des entreprises françaises (grands groupes comme PME ou ETI) à l’ère digitale. D’emblée, Emmanuel constate qu’il y a un fort retard. Ainsi, 70% des PME ou ETI ne voient pas le digital comme une urgence. De leur coté, les grands groupes doivent prendre des décisions structurantes sur des sujets qu’ils ne maitrisent pas et cela n’avance pas à la vitesse nécessaire. Conséquence, même si certaines entreprises ont fait un chemin important, la majorité d’entres elles sont dangereusement en retard. Selon Emmanuel, la transformation digitale se passe en 3 étapes : 1. Une pression des clients 2. Une acculturation à tous les niveaux 3. Une évolution et transformation du business Mais, force est de constater que si tout le monde veut le changement, personne ne veut trop changer car les salariés ont peur de perdre au change. Comme nous l’explique Emmanuel, l’immobilisme vient aussi de manière structurelle du fait que les décisionnaires sont à des postes qu’ils pourraient perdre pour avoir pris des mauvaises décisions, par conséquent, ils préfèrent souvent améliorer de manière incrémentale le business plutôt qu’être les architectes d’un véritable changement. C’est sans doute pour cela qu’Emmanuel est très pessimiste pour la moitié voir les 3/4 des grandes entreprises françaises. Par ailleurs, il commence à y avoir un vrai décalage entre celles qui ont fait un gros mouvement et celles qui n’ont pas commencé. Comme le souligne Emmanuel, une transformation digitale prend en moyenne 7 ans donc le retard peut vraiment prendre une tournure grave pour celles qui n’ont pas réellement enclenché le mouvement. Comment s’y prendre pour bien réussir sa transformation digitale ? La structure est précisée dans le guide de la transformation digitale mais en résumé, il y a 6 étapes essentielles : 1. Le leadership 2. La culture de l’organisation 3. La technologie 4. La data 5. L’expérience Client 6. La performanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 14, 201723 min

S1 Ep 20Vlan #20 Comment innover dans un monde qui s’accélère ? avec Cécile Poignant

Cécile Poignant est "Trend Forecaster". Elle donne des conférences dans le monde entier afin d’expliquer ce qu'est l’innovation. Alors que les marketers sont chahutés pour innover, c’est important de se poser afin de se demander comment faire. En particulier dans un monde qui bouge en permanence, je constate que beaucoup de marketers ne savent pas par quel bout aborder l'innovation. Le 1er conseil de Cécile est d'être dans un état de curiosité. Cela parait simple mais c'est plus complexe que ça paraît. Imaginez des enfants de 5 ans et leur incroyable état d’émerveillement et d’ouverture au monde. Cécile nous rappelle que la curiosité vient du mot latin “Cure” et que cela implique donc de prendre soin de soi. Ne soyez pas dupes, la curiosité se travaille, c’est une gymnastique de l’esprit. Malheureusement, notre système scolaire formate énormément et empêche d’être curieux. La pire expression dans ce cadre est : “la curiosité est un vilain défaut” alors qu’elle est en réalité, la seule source possible de créativité. Dès lors, si cela n’est pas naturel chez vous, il est important de faire des exercices simples comme de prendre un chemin différent pour rentrer à la maison, d’accepter de se perdre, de lire des magazines sur des sujets que vous ne connaissez pas. Il a été également prouvé qu’il est essentiel de s’ennuyer afin d’être créatif. Une fois ces petits exercices, vous arriverez ensuite à faire des liens qui permettent d’avoir des idées pour votre industrie et de sortir des silos. A noter qu’évidemment les données et le machine learning vont permettre de faire de la prédiction de manière très précise mais cela n’empêche pas la créativité malgré tout. Finalement apprendre et découvrir, c’est avant tout sortir des sentiers battus, ce n’est plus de la simple curiosité mais c’est se questionner en permanence et de ne rien prendre pour acquis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 6, 201720 min

S1 Ep 19Vlan #19 Troquer le marketing agressif pour l’hospitalité avec Georges Edouard Dias

Georges Edouard Dias est l’ancien directeur digital du groupe l’Oréal, il a ensuite créé Quantstreams, et vient de publier un ouvrage sur l’hospitalité comme évolution nécessaire du marketing. Depuis que je le connais, Georges Edouard a toujours eu des réflexions sur de nombreux sujets et en particulier sur l’amélioration du marketing. Son « Manifeste pour l’hospitalité des marques » explique pourquoi et comment les marques doivent absolument, à l’ère digitale, revenir à cette valeur fondamentale qu’est l’hospitalité. En effet, selon lui, le big data n’a pas livré ses promesses d’un marketing beaucoup plus fin et intelligent et au contraire a fait du marketing une machine à spam. Bien sur, ce n'est pas la faute de la technologie mais des humains l'utilisant (comme toujours). Il est également horrifié de voir que 59% de la donnée collectée en Europe va directement nourrir les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) sans même parler de la perte de valeur associée bien sur (on en parle quand même). Il prône donc tout l’inverse avec un retour de l’humain important dans le marketing. De toutes manières, les entreprises n’ont pas vraiment le choix car la relation marques - consommateurs s’est inversée et c’est plutôt le consommateur qui est le chasseur désormais. Son processus décisionnel a changé avec le web puisqu'il va chercher la réponse précise à son besoin par les moteurs de recherche, faire confiance aux avis consommateurs pour ensuite considérer la marque. Je trouve son approche extrêmement intéressante car le marketing agressif de la majorité des marques, s’il a eu de belles heures, se voit devoir faire face à la défiance des consommateurs, à leurs nouveaux usages (comme mentionné plus haut) mais aussi aux adblockers. Selon lui, il y a 3 valeurs clé pour être une marque hospitalière: 1. La Bienveillance, c’est à dire la capacité de donner avant de recevoir. Il prend à cet égard l’exemple de Khiels dont les vendeurs vous laisseront repartir avec une analyse de votre peau, des échantillons mais sans rien vous vendre (à moins que vous souhaitiez acheter bien sur). En tous cas, c'était le positionnement à l'origine. L’idée est d’apporter de la valeur, de donner de soi même avant de souhaiter générer une transaction financière. 2. L’humanité Georges pense que l’intelligence Artificielle n’a d’intérêt que si elle est le prolongement de l’humain et qu’elle lui permet d’étendre la conversation. Puisque si les marchés sont des conversations alors, la valeur de l’humain est bien de générer du lien 3. Générer de l’intimité L’idée est de se sentir chez soi quand on est reçu par quelqu’un et les marques doivent réussir à reproduire cela. Comme le disait Patricia dans un précédent épisode, ce qui est essentiel et me fera rester fidèle, « c'est que je me sente bien dans les codes de la marque » ou que « les codes de marques me correspondent ». On ne peut pas vivre à une époque ou le développement personnel est si fort et pourtant rester avec des techniques de marketing aussi agressives. Cela implique de repenser le marketing autour de la relation entre les gens, pas de pousser des produits mais bien de servir les gens. Et pourquoi pas aussi d’intégrer les consommateurs avec une logique inclusive des consommateurs dans une forme d'économie collaborative ou en tous cas de co-construction. Enfin, plutôt que de parler des 4P (product, price, place, promotion), il envisage les 4C (conversation, curation, customisation et communion) qui amènent beaucoup plus de valeur pour les consommateurs selon lui. Au cours de ce podcast nous parlons également du retail et de l'évolution nécessaire des magasins et en particulier du rôle des vendeurs pour nourrir cette relation et ce principe d'hospitalité. Ce podcast est particulièrement riche donc, je vous invite à l'écouter mais aussi, si cela vous intéresse, de creuser avec son livre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 31, 201723 min

S1 Ep 18Van #18 Les meilleures stratégies de présence sur Instagram pour une marque avec Julie Pellet

Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram pour l’Europe du Sud (France y compris), partage avec nous les meilleurs conseils pour être présent sur Instagram. Vaste question qui est difficile à aborder en 20 minutes et de manière générique mais néanmoins, Julie joue le jeu et délivre beaucoup de conseils très utiles pour les marques. Instagram en quelques chiffres Même si Instagram ne partage pas de chiffres par pays, il est intéressant de noter qu’il y a aujourd’hui dans le monde 800 millions d’utilisateurs dont 500 millions tous les jours. Et plus étonnant, 250 millions utilisent quotidiennement les stories alors que cela n’a été lancé que depuis 1 an. Cette réponse d’Instagram à l’ampleur pris par Snapchat est remarquable et a su capter une part évidente des usages et donc de l’attention des internautes. Par ailleurs, il est important de noter que 100 millions de personnes utilisent tous les jours l’onglet « explore » afin de découvrir de nouveaux contenus ou de chercher du contenu parmi les personnes qu’ils suivent déjà. Les stories Instagram : essentielles pour les marques Comme nous venons de le souligner, les stories ont pris une part prépondérante de l’usage d’Instagram pour plusieurs raisons : D’abord, il y a beaucoup moins de pression a créer du contenu car c’est du quotidien et du vécu, on s’interroge moins sur la qualité et cela permet à tout à chacun de partager. Ensuite bien sur, il s’agit de contenus beaucoup plus frais mais aussi plus authentiques. On sait combien la vie d’instagram n’est pas la vraie vie. Les stories s’approchent beaucoup plus de cette dernière. A noter que 50% des marques présentent sur Instagram ont publié des stories sur la plateforme et 1/3 des stories les plus vues sont celles publiées par des marques. Elles ne sont donc pas à la traine, pas toutes en tous cas. Plusieurs typologies assez logiques pour les stories de marques : backstages, tutoriels et interviews. Et évidemment il y a des personnes ou des marques qui arrivent à utiliser ce nouveau support de manière très créative. Je pense notamment à l’influenceuse Elsa Muse mais Julie Pellet fait notamment référence à la marque Asos qui a pris des photos à 360° d’une chaussure et invite l’internaute à utiliser le « tap » pour faire tourner le produit comme bon lui semble. Quoiqu’il en soit l’idée est ici aussi d’aller chercher l’interaction. Et évidemment pour ceux qui ont plus de 10 000 followers, une interaction supplémentaire est disponible : inviter au swipe-up pour diriger vers un site externe. D’ailleurs, les nouveaux outils créent par la plateforme appuient beaucoup sur l’interaction entre la personne/marque qui publie et celles qui la suivent. Dernièrement, nous avons pu le voir avec les sondages. Lancés il y a 3 semaines, ils font évidemment un « carton » et permettent de prouver une fois de plus que les utilisateurs cherchent cette interaction. 3 conseils pour bien tenir votre flux de contenu sur Instagram Avant de commencer il est important de noter que la grid est essentielle pour croitre votre communauté. En effet, en général avant qu’une personne décide de vous suivre, elle va regarder en un coup d’oeil votre flux à travers votre profil. Ici, les informations principales doivent ressortir. Avoir une unité de couleurs et un positionnement précis par exemple sont primordiaux. On doit comprendre en quelques secondes le genre de contenu que l’on va trouver si on décide de vous suivre. Au lancement d’un compte, on peut aussi déconstruire une image en plusieurs (à travers une application tiers) afin d’avoir un effet visuel. Afin de construire votre feed, Julie note 3 grandes stratégies différentes : - Créer du contenu de marque - Encourager l’U.G.C - Utiliser un compte statiqueHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 24, 201724 min

S1 Ep 17Vlan #17 Les enjeux du luxe pour 2018 avec Eric Briones

Avec Eric Briones, autrement connu sous le nom de Darkplanneur, nous envisageons les enjeux du secteur du luxe en 2018 et les années à venir. Eric a écrit 3 livres dont 2 sur le luxe: "Génération Y et Luxe" ainsi que "Luxe & Digital", il a eu l'occasion de faire de nombreuses conférences sur le sujet et surtout il est le directeur du planning stratégique chez Publicis et Nous, agence spécialisée sur le luxe. De mon coté, je travaille essentiellement avec des marques de beauté et de luxe donc j’attendais cette conversation avec impatience. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les marques de luxe sont vraiment challengées à l’ère digitale d’autant plus qu’elles ont mis du temps à y aller et qu’elles ont parfois pris le digital pour de simples effets de manche (comprenez effet RP) sans s’occuper des vraies problématiques structurantes comme la base de données, le CRM, les RP et la modification de l'ensemble des métiers, voire de l'offre. Avec Eric nous abordons plusieurs problématiques, le rapport au temps, le rapport aux réseaux sociaux, le rapport des nouvelles générations avec le secteur du luxe. Bonne écoute! "Quality is the new black" pour les marques de luxe Même si le discours ambiant est à dire que le luxe, c’est avant tout l’expérience, Eric affirme qu'il s'agit avant tout d'une question de qualité. De la qualité mais avec un supplément d’âme bien sûr pour qu’elle soit luxueuse. Comme il le souligne justement, le luxe c’est aussi un rapport au temps très différent, et alors que le digital accélère tout et que le style a pris le pas sur la qualité pour de nombreuses maisons, Eric est convaincu que l’on doit revenir à un respect des matières, un respect du travail à la main et que cela doit être expliqué pour être compris par les consommateurs. Les réseaux sociaux et particulièrement Instagram ne permettent pas de montrer parfaitement cette idée de qualité puisqu'à l'inverse, ils sont de plus en plus dans l'instantanéité. Pourtant, selon Eric, il ne faut pas céder aux sirènes du « see now, buy now » qui était surtout un élément de communication dont les marques les plus vindicatives sont largement revenues. S’il y a une tyrannie du « tout tout de suite », le luxe doit résister et éduquer. Néanmoins, le luxe doit pouvoir répondre à cette tension avec une partie des produits ou des expériences bien sur mais il doit surtout apporter de l’humain dans le digital. Finalement même si on reste sur ce principe d'expérience, alors l’attente doit faire partie de l’expérience car l’instantané tue le désir, ors, le luxe c’est avant tout vendre….. du désir. Evidemment les marques de luxe n’ont pas le choix que de vendre de l’expérience et bien sur ces dernières s’y essayent déjà. On le voit en particulier chez LVMH que ce soit sur les vins (MH) ou chez Vuitton avec le voyage. Eric considère que le secteur du luxe a une énergie incroyable et est en pleine réinvention. Evidemment, au cours de ce podcast, on ne parle pas de « digital native » qui est un concept fumeux et ne veut strictement rien dire… Mais, on peut malgré tout envisager les générations et leurs différences. Si les Millennials ont un rapport de fascination aux choses, aux gens, aux marques (à noter que les marques les plus fortes dans le luxe aujourd'hui, comme Gucci, sont les marques qui sont fortes chez les Millennials), les Gen Z ne sont pas du tout dans la même démarche.. Ils sont plus compliqués car ils envisagent l'utile, le bon, le bien. Ils sont presque dans une quête de vérité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 17, 201723 min

S1 Ep 16Vlan #16 Réinventer sa vie à l'heure de l'hyper connexion avec Thibaut de Saint Maurice

Thibaut de Saint Maurice est professeur de philosophie et a également une rubrique sur France Inter. Le sujet du jour : la déconnexion et la sur-connexion ou comment réinventer sa vie à l'heure de l'hyper connexion. Sujet hautement d’actualité puisque le fondateur du « like » chez Facebook a récemment annoncé que lui-même avait peur de ce qu’il avait créé, tant au niveau personnel que méta (politique en l’occurrence). Il a d’ailleurs décidé de supprimer toutes ses applis afin de reprendre le pouvoir. Il existe même une app qui vous donne des points quand vous restez loin de votre téléphone et donc concentré. Bien sûr, ce n’est pas directement lié au marketing comme peuvent l’être d’autres sujets comme l’Intelligence Artificielle ou l’engagement sur les réseaux sociaux, néanmoins, être marketers, c’est vivre son époque. Vivre son époque implique nécessairement de la comprendre, de prendre un pas de recul dessus. Que celui qui ne s’est jamais posé la question de la sur-connexion me jette la première pierre C’est un sujet qui me passionne : pourquoi choisissons-nous volontairement tous les jours, toutes les minutes, de nous connecter à ces engins de fou que sont les smartphones ? Pourquoi cette dépendance excessive aux interactions ? Comment sortir de ce cercle vicieux au point de vue personnel et sociétal ? Qu’est-ce que cela dit de notre génération mais de l’humain en général ? Voilà le genre de questions que je me pose de manière récurrente sur l'hyper connexion et c’est ce que nous abordons aujourd’hui avec Thibaut. Evidemment, la connexion a beaucoup d’avantages mais il y a aussi cette hyper connexion qui est une servitude volontaire. Ce concept est assez ancien puisqu’Etienne de la Boétie écrivait déjà au XVIème siècle un discours sur le sujet. Sommes-nous vraiment libres si nous acceptons une tyrannie politique ? De la même manière, un peu plus tard, Tocqueville parle de la tyrannie douce de la majorité. Mais ce qui est ressenti, c’est le sentiment personnel d’être face à des machines devant lesquelles on n’arrive pas à résister. Et les chiffres ne trompent pas : Selon le cabinet Deloitte, en moyenne en France nous nous ouvrons notre téléphone 26 fois par jour (50 fois pour les 18-24 ans). Les notifications génèrent de la dopamine (du plaisir) mais vous éloignent du bonheur. Si vous parlez bien anglais, vous adorerez cette vidéo qui différencie plaisir et bonheur d’ailleurs. Comment reconstruire une responsabilité à l’égard de sa propre attention ? La hiérarchie a souvent été gérée à l’extérieur de soi, que ce soit par les médias, les amis ou la famille. Désormais, via mon smartphone, tout arrive au même niveau. Le souci n’est pas nécessairement le téléphone mais la hiérarchie de l’information : mon relevé de banque arrive au même niveau que les informations ou un « like » sur une photo. Grace à notre conscience, on peut décider ce à quoi on prête attention et c’est donc un espace à redécouvrir. Cela permet de voir comment remettre à leur place ces technologies. C’est donc une chance finalement d’avoir à inventer la vie avec ces machines désormais. Car l’Homme est libre de faire ce qu’il souhaite et c’est ce qui le différencie en partie de l’animal. La liberté n’est pas tant de faire ce que l’on veut mais d’assumer ses responsabilités dans un champ des possibles. Cette maîtrise fera la différence entre les individus demain selon Thibaut.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 10, 201721 min

S1 Ep 15Vlan #15 The dirty secrets of the Digital industry with Brian Morrissey

Brian Morrissey is the Editor in Chief of the Digiday Media Group. Je crois qu’il s’agit de l’épisode le plus authentique, où des vérités sont dites ! Finalement, c’est un peu comme si vous rejoigniez une conversation entre deux amis que personne n’écoute. Si vous ne connaissez pas Digiday, je vous invite à vous presser vers ce média autour de nos métiers, qui n’hésite jamais à mettre les pieds dans le plat. Il dispose d'un support spécialisé sur la beauté, la mode, les tendances et le luxe qui se nomme Glossy. Evidemment, Brian est américain, c'est pourquoi la conversation est en anglais, mais vous trouverez ici une retranscription complète de notre échange en français. Cette transcription a été réalisée par Caroline Dezutter. La programmatique est construite pour justifier les mensonges Pendant des années, on a assommé les marketers en leur disant qu’il fallait absolument mettre tous leurs budgets publicité en digital et la réalité est qu’ils ne voient pas vraiment les résultats. A l’inverse, tout cela est très flou, d’autant plus à une période où la programmatique rend les choses encore plus opaques. Comme le souligne Brian Morrissey, la programmatique a été construite de telle manière qu’elle justifie les mensonges. Les marques ne savent plus très bien par qui elles se font truander, mais elles savent qu’elles se font truander. Et d’ailleurs, de manière plus générale, il est sain de se demander si la publicité et construire sa « brand equity » sont réellement une stratégie gagnante à l’ère digitale. Il suffit de regarder comment les GAFA fonctionnent, comment les « indies brands » (comprendre « marques natives sur le digital ») fonctionnent pour se rendre compte que la publicité n’est plus centrale tout simplement parce que les usages ont changé. Désormais, les consommateurs n’attendent plus de voir une pub : ils vont chercher sur Google le produit qui correspond précisément à leurs besoins et font davantage confiance aux avis consommateurs, qu’ils soient anonymes ou qu'ils proviennent d’influenceurs. Les GAFA sont les meilleurs ennemis des marques D’abord quand Google a permis de parier sur les noms de marque et donc d’obliger les marques à surenchérir sur leur propre marque, ce qui n’a pas de sens en réalité si ce n’est pour Google. Côté Facebook, clairement, les pages de marques ont été de vrais chevaux de Troie pour Facebook. En jouant sur l’égo des marketers, les marques ont fait beaucoup de pub pour dire « rejoignez-nous sur Facebook » et ont ainsi crédibilisé Facebook, rendu plus populaire aussi pour finalement voir leur edgerank (capacité à toucher leurs fans) tomber à 0 si ce n’est en faisant de la publicité. La réalité virtuelle et les bots seraient-ils les plus gros buzz word du moment ? A mon sens, la VR est vraiment surmédiatisée et même s’il y a incontestablement des usages évidents pour la réalité virtuelle, toutes les marques ne doivent clairement pas plonger dans cette tendance juste pour être cool ou faire des RP. La réalité est que c’est une expérience souvent pénible et il y a des questions simples de logistique de casques quand on est en boutique par exemple. Sans compter que les consommateurs ne veulent probablement pas être immergés dans votre marque. Brian considère que les bots et donc cette première couche d’Intelligence Artificielle sont beaucoup trop tendance. D’abord parce que ça ne fonctionne jamais très bien, mais aussi parce que les consommateurs préfèreront toujours une expérience avec une vraie personne, dans la mesure du possible.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 3, 201723 min

S1 Ep 14Vlan #14 L’avenir des chaînes TV dans un monde numérisé avec Frédéric Bonnard

Frédéric Bonnard est le directeur du numérique de France Télévisions. Il a gentiment accepté de nous parler des challenges du groupe et plus généralement des chaînes TV dans un monde numérisé. La TV a vendu du rêve pendant des années. Aujourd’hui encore, « expert » du digital ou pas, que celui ou celle qui n’est pas fier(e) de passer dans un reportage à large audience me jette la première pierre ! Néanmoins, il est évident qu’avec le déplacement partiel des usages de la télévision vers les autres écrans (ordinateurs, tablettes ou smartphones) mais aussi l’arrivée d’acteurs comme Netflix, les chaînes de télévision sont bousculées comme l’est tout média aujourd’hui. Une chaîne de TV n’a plus une antenne mais des antennes Evidemment, la situation de France Télévisions est particulière puisqu’elle est intégralement financée par la redevance. Leur obligation première n’est pas la rentabilité mais informer et divertir un public le plus large possible. France Télévisions se doit de lutter contre le phénomène désormais connu des « fake news » (fausses informations). En fonction du contenu, il s’agit d’aller là où les gens sont ou de les inviter à venir sur les environnements de France Télévisions. Comme le précise Frédéric, une chaîne de TV n’a plus une antenne mais des antennes : la TV bien sûr mais aussi le site web de la marque et les différents réseaux sociaux. Cependant, il ne s’agit pas simplement de multidiffuser. La narration ainsi que les formats doivent nécessairement être modifiés en fonction de la plateforme. C’est un challenge en soit, financier d’abord puisque créer de nouveaux formats a nécessairement un coût, mais c’est aussi un choix stratégique. Comme le souligne Frédéric Bonnard, il y a une forme de complémentarité entre les canaux mais la cannibalisation est nécessairement présente. Sur Facebook, la moyenne de visionnage des contenus de France TV est de 18 secondes, sur Youtube 3 minutes. Sur les environnements propres à France TV, le temps de visionnage est plutôt aux alentours de la demi-heure. Facebook totalise environ 1/3 des 600 millions de vidéos vues que génère France TV chaque mois sur le numérique. Le challenge est donc important. Même si France TV a moins de pression que d’autres groupes média, il se doit de générer des revenus afin de financer la création. Il semblerait que Facebook envisage de permettre de faire la publicité afin que les éditeurs puissent s’y retrouver puisque sans contenu, Facebook n’existe pas. Autre challenge pour France TV et les chaînes de TV en général : la mesure (part d’audience), qui se fait le lendemain du direct. Or, le digital fonctionne plutôt en longue traine, en permettant aux internautes d’accéder à du contenu qui est plus ou moins daté. L’enjeu de la donnée téléspectateurs pour France Télévisions La suite à l'écoute...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 25, 201722 min

S1 Ep 13Vlan #13 Ce n’est plus possible de ne pas s’intéresser au digital en Chine avec Laure de Carayon

Comme le soulignait Lubomira Rochet dans son podcast, le futur du digital se passe en Chine. Pourtant, je ne peux que constater que les marketers ne s’intéressent pas suffisamment au sujet. Ça tombe bien ! Aujourd’hui, je reçois Laure de Carayon, fondatrice de China Connect Laure est totalement passionnée par la Chine et a créé China Connect. Dans cet épisode de Vlan, elle partage avec générosité ses connaissances sur la Chine. A noter que son prochain événement se tient le 27 septembre de 8h30 à 10h30 chez Lafayette Plug & Play sur le sujet de l’intelligence artificielle. Venez, vous ne serez pas déçus ! La Chine doit être au centre de vos préoccupations Tout le monde en Europe - et plus spécifiquement en France - a les yeux rivés sur la Silicon Valley alors que les Facebook et autres prennent, en partie, leur feuille de route en Chine. Il ne serait donc pas idiot que nous regardions dans la même direction afin d’avoir une longueur d’avance sur les mouvements à envisager. En Chine, les BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) remplacent les GAFA (Google Amazon, Facebook, Apple) mais c’est surtout le duopole Alibaba / Tencent qui est en train de s’imposer. Originellement, Alibaba (avec son patron emblématique Jack Ma) est le champion du commerce en ligne et Tencent (WeChat entre autres) celui du gaming et du social. Mais à la différence de ce que nous connaissons à l’Ouest, ces deux acteurs viennent sur le marché de l’autre. Alibaba s’attaque donc au contenu et Tencent au commerce. Une guerre de Titan ! Ce sont des mastodontes hyper puissants mais pour le moment ils ne s’intéressent pas vraiment à l’Ouest. La feuille de route de Baidu se concentre sur le marché local et sur les marchés en croissance comme le Brésil, l’Afrique, etc. Toutefois, ces trois champions (et bien d'autres acteurs chinois essentiels) d'ores et déjà présents dans la Silicon Valley sont introduits en bourse et font des essais sur le marché occidental. Musical.ly en est un excellent exemple - je suis d’ailleurs curieux de savoir combien d’entre vous savent qu’il s’agit d’un acteur chinois. Pour ceux qui ignorent ce réseau car ils n'ont pas d'ados à la maison, voici une vidéo des jumelles stars de la plateforme qui expliquent ce qu'est Musical.ly et comment faire une vidéo via l'application. Mais, au-delà des BAT, la Chine possède une galaxie d’entreprises passionnantes et déjà très imposantes (en termes d'utilisateurs et de capitalisation). Ce sont des plateformes plus spécifiques qui permettent aux utilisateurs de mieux s’exprimer en fonction de leur code propre. C'est la raison pour laquelle les marques très actives localement s'y intéressent évidemment et y créent des activations. Laure en cite quelques-unes dans le cadre du podcast d’ailleurs. Il y a une inspiration incroyable à aller chercher en Chine, sans oublier qu’ils nous connaissent beaucoup mieux que nous les connaissons. De fait, ils ont déjà une grande longueur d’avance sur nous. Le conseil de Laure, c’est évidemment d’y aller, d’observer les personnes et de rencontrer les entreprises locales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 18, 201722 min

S1 Ep 12Vlan #12 Il y a trop de charlatans sur l’intelligence artificielle avec Frédéric Cavazza

12ème épisode de Vlan et déjà le second sur l’intelligence artificielle mais cette fois on entre directement dans l’opérationnel avec Frédéric Cavazza. Fred est l’un des blogueurs que je respecte le plus en France et il possède une connaissance technique qu'il mêle au marketing d'une manière vraiment unique. Je suis donc ravi de le recevoir pour parler purement opérationnel et s’éviter les écueils de l’intelligence artificielle qui va remplacer les humains demain (give me a break please). A force, c’est fatiguant de voir des titres alarmistes pour appeler au clic. Evidemment, l'IA tout le monde en parle et en met à sa sauce mais « ce n’est pas la dernière technologie à la mode puisque ça fait 20 ans que ca existe » comme le souligne très justement Frédéric. Beaucoup de boites se sont créées autour de cette tendance vendant « le chatbot en 3 clics » mais la réalité est que ca ne peut jamais être aussi simple et surtout cela demande des ressources en interne tant en terme de base de données que de personnel qualifié comme des linguistes, des data scientists et autres marketers etc... C’est pour cette raison que nous revenons avec Frédéric de manière extrêmement simple (vous me pardonnerez mes questions d'ingénu) sur ce qu’est l’IA, sur ce que cela permet en particulier en marketing, ce qu’il faut avoir pour que ca fonctionne, comment cela se met en place… Bref, on se passe des idioties ambiantes et on rentre concrètement dans le sujet pendant 20 minutes passionnantes. Fred rappelle que le marketing, c’est avant tout un métier de données et si cela était évidemment laborieux avant le "digital", aujourd’hui les intelligences artificielles et le machine learning nous permettent d’exploiter des données beaucoup plus large, plus rapidement et donc de prendre des décisions plus rapidement. On peut envisager 3 types de choses avec les intelligences artificielles: 1. De la classification d’une base de données clients sur des classes existantes et prédéfinies par des humains 2. Créer des clusters clients de manière autonome (la machine créée des clusters) mais attention car la logique mathématique n’est pas nécessairement cohérente d’un point de vue marketing 3. De la projection marché en analysant les ventes ou les comportements passés Aujourd’hui les intelligences artificielles, représentent surtout de la capacité de calcul brute et plutôt que de fantasmer en parlant d’intelligence artificielle on devrait plutôt parler d’intelligence augmentée car cela est beaucoup plus proche de la réalité selon Frédéric. Dans la suite du podcast, on envisage ensuite l’open data évidemment et le partage de données entre industriels pour pouvoir contrer Facebook et Google principalement et pourquoi pas Amazon demain. On voit des industriels le faire de plus en plus mais j’y reviendrais plus longuement dans un article spécifique. Ils sont très nombreux les vendeurs de poudre de perlimpinpin mais l’intelligence artificielle est un concept, les algorithmes sont facilement accessibles puisqu'ils proviennent largement de travaux universitaire. Mais ce qui fait vraiment la différence c’est le jeu de données, la qualité de la base de données et la finesse de l’analyse. Bref, ne vous laissez pas avoir ;) J’espère que cet épisode vous aura plu, encore une fois, si vous avez des suggestions, je suis totalement à votre écoute.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 11, 201718 min

S1 Ep 11Vlan #11 Les marques ne savent pas parler aux femmes de 40+ avec Patricia Louisor

Cet épisode de Vlan est un peu particulier puisque je n’ai pas invité un marketer mais une « cliente » et qu'on ne parle pas particulièrement de digital mais de la manière dont la société, et particulièrement les marques, parle aux femmes de 40+. Pourtant, c'est l'un des podcasts que j'ai préféré enregistrer. On dit partout qu’il faut être "centré-client" donc allons-y et écoutons ce qu'ils ont à nous dire! Evidemment, ce n’est pas n’importe quelle femme! Patricia Louisor est admirable à de multiples niveaux tant par son énergie, sa présence, ses combats que par son parcours professionnel. Patricia a, entre autre, créé le salon des dames qui est un mouvement féministe réunissant plus de 150 000 personnes (hommes et femmes). Je travaille beaucoup dans le secteur de la beauté et il est passionnant de regarder la manière dont les marques parlent aux femmes et particulièrement à celle de 40 ans et plus. Souvent on réduit la beauté de la femme à son physique ce qui me choque personnellement mais aussi dès qu’on a passé la quarantaine, les médias ont tendance à vouloir complexer la femme encore plus car comme le souligne Patricia « tu es sur un terrain descendant, t’es plus baisable… »...sic Pourtant les femmes de 40+ sont celles qui ont le plus fort pouvoir d’achat et la possibilité de le dépenser. C’est d’autant plus surprenant qu’au marketing de ces marques on retrouve souvent des femmes. Patricia avance l’idée que défendre ces clichés relèvent de l’inconscient collectif d’une société patriarcale et que les marketers participent à un mouvement d’arrière garde en soutenant ces images. Selon Patricia, les marques auraient tout à gagner à mieux comprendre les aspirations des femmes de 40+ ou de 50+ aujourd’hui, abandonner cette idée de « vieille fille » qui ne correspond plus à rien, de comprendre qu’une femme de cet age est beaucoup plus épanouie que quand elle est plus jeune. Comme le souligne Patricia, « à partir de 40 ans, on perd peut être en fraicheur mais on gagne tellement en maturité, en aplomb que l’on est parfaitement bien dans sa peau et ce n'est pas l'image que les marques vous renvoient". On devrait dire aux femmes: vous avez accumulez tellement d’expérience, vous êtes tellement forte que vous êtes super puissante! Vous êtes sur une nouvelle phase ascendante de votre vie et pas sur une phase descendante comme on vous le laisse supposer. Finalement les femmes de 40+ ont déjà eu cette fraîcheur « physique » et elles sont passées à autre chose désormais. Certaines marques ont des discours plus modernes pour les femmes. Patricia fait, entre autre, référence à une marque de soutiens gorge pour tous les types physiques avec un focus sur l’auto-séduction plutôt que sur la séduction de l’homme. Mais les exemples se comptent encore sur les doigts d'une main. Ce qui est certain c’est que les marques devraient vraiment renouveler leurs discours auprès des femmes souvent nommées « mures » et il semblerait que Patricia soit prête à les y aider.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 5, 201720 min

S1 Ep 10Vlan #10 Tu ne peux pas plaire à tout le monde quand tu fais du digital avec Lubomira Rochet

Pour ce 10ème (déjà) épisode de Vlan, je suis ravi de recevoir Lubomira Rochet, Chief Digital Officer (C.D.O) du groupe l’Oréal. J’aime beaucoup travailler avec le groupe l’Oréal pour lequel j’ai eu l’occasion de faire de nombreuses interventions dans beaucoup de pays. Je me souviens parfaitement qu’à son arrivée, j’ai discuté avec elle de la taille du défi qu’elle venait d'accepter de relever et elle m’avait alors répondu en souriant: « on aime les défis dans le digital ». Au cours de ce podcast nous discutons, 3 ans après, de son expérience au sein du groupe, de la manière dont elle a entamé l’intégration du digital et la mue de l’Oréal. La "transformation digitale", c’est avant tout une transformation culturelle Lubomira m’explique qu'à son arrivée, elle a fixé un chantier avec 3 objectifs principaux: l’accélération de l’ecommerce, l’accélération de la collecte de données et la création de contenus nouveaux. Toutefois, avant cela, il est avant tout question de culture et d'acculturation. Il est évident que le groupe l’Oréal a une culture très forte mais Lubomira Rochet de rebondir « j’ai eu beaucoup de chance d’arriver dans un groupe avec une culture qui est dans la permanente remise en question ce qui est idéal quand il s’agit d’intégrer le digital ». Par conséquent, ils ont capitalisé sur la culture de l’Oréal pour prouver à quel point cela concordait parfaitement avec le digital. Quiconque a travaillé pour un grand groupe sait bien que tout n'est pas aussi simple évidemment car la politique rentre en ligne de compte mais ce qui est intéressant reste l'objectif visé. Ils ont également essayé de mettre en place des méthodes agiles en réunissant tous les acteurs d’une problématique autour de la table afin d’arriver à des solutions rapides. L’acculturation des équipes a eu un rôle clef évidemment et dans ce processus, pour le comité de direction, la visite d’autres pays en particulier la Silicon Valley à San Francisco mais aussi la Chine et en particulier Shanghai. Ecoutez, pour avoir la suite :)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 29, 201726 min

S1 Ep 9Vlan #9 Vous n'avez rien compris à la Generation Z avec Olivier Vigneaux

Pendant l’été, je n’ai pas chômé, j’ai enregistré de nouveaux épisodes de Vlan avec des invités passionnants. Ce projet qui est né en mai va prendre toutes son ampleur dans les mois à venir. Je vais élargir les sujets à ce qui m’inspire et qui me semble primordial, à savoir les sciences humaines (philosophie et sociologie), les consommateurs (en leur donnant la parole) mais aussi à des experts. J’espère que ce contenu vous plaira, autant qu’il m’intéresse car, n’en doutez pas, je suis le 1er client du contenu que je produis. Pour revenir au podcast de cette semaine, le 9ème donc: La Génération Z, autrement dit les ados, ou encore les « Digital Native » sont l’un des principaux sujets d’inquiétudes des entreprises qu’il s’agisse de marketing ou de RH. Comment leur parler? Comment les intégrer? Que font-ils? Comment pensent-ils? Quels sont leurs usages? Comment ne pas avoir l’air d’un vieux crouton? Voyant que BETC Digital avait sorti une étude sur cette génération, j’ai demandé à Olivier Vigneaux, Co président de l’agence de m’en parler afin de comprendre ce qu’ils ont trouvé et compris qui nous échappe tous un peu. Voici ce que vous pouvez retenir de cet épisode (ca ne remplace pas l’écoute bien sur): 1. Ils n’ont pas d’amour de la technologie, le digital n’est même pas un sujet 2. Ajouter du «digital » pour avoir l’air cool est une vraie fausse bonne idée 3. Ce qui intéresse cette génération dans le digital et les réseaux sociaux, c’est le lien avec leurs amis et l’amitié 4. Ils ont des usages avancés des plateformes qu’ils hackent à l’envi 5. Le temps réel (dans les réseaux sociaux) a pris le pas sur tout le reste 6. Pour eux Facebook est un peu comme Linkedin, c’est là où il y a les adultes et par ailleurs le coté protéiforme de la plateforme ne convient pas à leurs usages 7. Dès qu’un influenceur devient une vedette, il perd sa crédibilité 8. Un influenceur est quelqu’un qui résout des problèmes avant tout 9. Vraiment ils n’utilisent pas l’email 10. Ils maîtrisent parfaitement leur vie privée 11. Ils n’ont rien contre les marques ou la publicité mais ils veulent qu’elles soient ciblées et pertinentes J’espère que cet épisode vous a plu, si vous avez des idées, des questions, des désidératas, n’hésitez pas à m’écrire pour que l’ont en discute. Ce podcast se veut sans sales speech (pour ceux qui souhaiteraient venir faire leur com) par contre, je suis à la recherche d’un partenaire média pour ceux que cela pourrait intéresser.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 22, 201719 min

S1 Ep 8Vlan #8 La transformation digitale ne peut pas être qu'une intention avec Claude Chaffiotte

Claude Chaffiotte est le Directeur General d'Accenture Interactive et avec lui nous abordons la transformation digitale dans les entreprises. A peine 1/4 des entreprises ont défini un budget spécifique à leurs "transformations digitale" alors qu'il est positionné comme stratégique pour plus de 80% d'entres elles. On voit bien que derrière l'intention, la réalité opérationnelle est rarement au rdv.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jul 10, 201720 min

S1 Ep 7Vlan #7 Le festival de Cannes, c'est devenu l'école des fans avec Georges Mohammed Cherif

Evidemment, j'ai de nombreuses personnes à inviter sur ce podcast et cela peut sembler étrange de retrouver d'ores et déjà Georges, fondateur de Buzzman puisqu'il a été mon 1er invité. Néanmoins, vous l'aurez compris, mon objectif est d'apporter du contenu pertinent et pétillant et avec Georges, nous sommes forcément servis. J'avais envie de faire un retour sur Cannes car il s'y est passé beaucoup de choses: - L'annonce du groupe Publicis de sortir de l'intégralité des prix pendant 1 an - La domination de Facebook, SnapChat et Google qui avaient les plus grands lieux - Des personnes comme le fondateur de L2 qui remettent complètement en cause le modèle publicitaire. Nous revenons donc avec Georges sur le Cannes 2017 sans langue de bois. A retenir de cet épisode: - L'organisation du festival a subdivisé ses catégories et ce faisant a fait exploser ses marges à 17 millions mais à rendu moins pertinent chacun des Lions - Les prix sont devenus un business à part entière en agence avec de nombreux abus - Nous sommes à la fin d'une ère, ce festival marquait une rupture avec les précédents - La data n'était pas si présente cette année, ne dominait pas en tous cas - La catégorie reine est redevenue le film - Les prix sont surtout utiles pour les juniors afin de voir leur côtes progresser mais est-ce que cela vaut l'investissement que les agences y mettent? Je voulais profiter de cette note pour vous annoncer que l'épisode de la semaine prochaine se fera avec le DG d'Accenture Interactive sur un tout autre sujet. A venir ensuite, la CDO du Groupe l'Oréal, le DG de BETC interactive et encore beaucoup de monde. Je profite également de cette note pour vous annoncer que je ne publierai pas entre le 15 juillet et le 15 aout mais que tout reprendra à cette date de plus belle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jul 4, 201718 min

S1 Ep 6Vlan #6 Les marques de demain ne peuvent plus s'imposer avec Rodolphe Roux

Wiko est une marque devenue 2ème vendeur de téléphones mobiles en France e, 6 ans, sans vraiment créer de brand equity. La stratégie de la marque est donc particulièrement intéressante et chez Wiko, ils ont totalement modifié leur manière d'envisager le business. Dans cet épisode on parle de l'usage du mobile en France, du marketing à l'ère digitale mais aussi du rôle du C.D.O.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 27, 201720 min

S1 Ep 5Vlan #5 Les impacts du rachat de Whole Foods par Amazon avec Aurélia Ammour

C’est quoi Whole Foods: - Curation et vente de produits naturel et bio - 465 magasins dont 4 nouveaux dont le nom est 365 (spécialisé sur les Millennials à bas prix). - 16 milliards de $ de CA - 87 000 employés - 30 millions de clients - 30 000 références A retenir de cette session: Impacts pour les consommateurs: - Va démocratiser le bio - La mort probable de la start-up Instacart (start-up qui livrent chez vous Whole Food). - Plus de personnalisation et un meilleur service Impacts pour les marques: - Les clients d’Amazon cherchent par catégorie mais moins par marque - Favorisation des produits de marques distributeurs (Amazon, 365 by Whole Foods) en particulier par la voix (Alexa) - Développement des marques bio sur Amazon - Perte de crédibilité de toutes les marques qui sont moins responsables Impacts pour les distributeurs - Amazon va augmenter la "customer lifetime Value" en particulier grâce au food qui est un business recurrent - Remise en question des distributeurs à leur capacité à apporter une expérience totalement intégrée - Potentiel développement de Whole Food dans d’autres pays - Rachat d'enseignes spécialistes sur des verticaux (bio ou autre) dans d’autres pays - Une « amazonisation »de la distribution est à prévoir Ce rachat devrait faire bouger toute l’industrie de la distribution et il va falloir suivre de près les mouvements. Comme d’habitude, n’hésitez pas à me donner votre avis et à me préciser s’il y a des sujets ou des personnes que vous aimeriez entendre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 19, 201719 min

S1 Ep 4Vlan #4 L'intelligence artificielle ne remplacera pas le marketing avec Aurélie Jean

Une des choses que je déteste le plus dans le marketing lié au digital, c’est quand des personnes en mal de reconnaissance utilisent la peur pour raconter n’importe quoi. Ainsi, il y beaucoup de « charlatans du digital ». C’est certain, cette dernière fait vendre si elle est bien packagée en particulier sur un sujet aussi anxiogène. Par ailleurs, ce nouveau BuzzWord est utilisé un peu à tort et à travers et les marques ne voulant pas être en retard se jettent à corps perdu dans les bots pour dire qu’elles sont dans de la partie. J’avais donc envie de pouvoir remettre les idées en place sur ce sujet tellement complexe. J’ai donc demandé à mon amie Aurélie Jean, 8 ans de M.I.T. et sénior développer dans un grand groupe financier à NYC de nous parler de ce sujet. Pour ceux qui ont suivi, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs Facebook live avec Aurélie dont un sur ce même sujet d’ailleurs. A retenir de cette session: - Il ne faut pas confondre l’intelligence artificielle « forte » et « faible » - Si l’intelligence artificielle remplacera des jobs, d’autres se créeront - Il vaut mieux parler de stupidité artificielle, ca ferait moins peur - L’intelligence artificielle ne se chargera pas de faire votre stratégie - L’intelligence artificielle nourrira d’autant plus le besoin en intelligence émotionnelle chez l’Homme - L’intelligence artificielle va remettre l’humain au centre - Les personnes qui annoncent que dans 5 ans, la plupart des gens vont se retrouver au chômage faute de mieux sont des menteurs - Au coeur de l’intelligence artificielle, le machine learning et donc la data - plutôt que de faire des bots, regardez où vous en êtes de vos datas. - Les marketers vont devenir des « digitalo analytic marketers »Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 12, 201716 min

S1 Ep 3Vlan #3 Comment réinventer le modèle des agences avec Antoine Pabst

J’ai proposé à mon ancien boss, Antoine Pabst désormais CEO de Sapient Razorfish de parler du futur modèle des agences, de la manière pour les agences de s’en sortir dans cette restructuration de l’écosystème, de la place des indépendants et surtout d’essayer de comprendre comment les annonceurs peuvent faire le tri. A retenir de cette session: - Le modèle des agences est mort, vive le modèle hybride - La situation est particulièrement complexe pour les agences du milieu qui n’ont ni la flexibilité des indépendants ni la puissance des grandes agences - Le modèle « agence » est mort et doit être réinventé pour un modèle hybride - la terminologie des acteurs doit changer - Cet acteur hybride doit être capable de: comprendre le business des clients, comprendre comment le digital va transformer le business des clients, comprendre comment le digital modifie les relations et comprendre le champs technologique associé et enfin de le mettre en musique - L’organisation du travail n’est plus adaptée à l’évolution du métier des agences - L’émergence des indépendants est évidente et complémentaire à l’hybridation des agences - Le choix des annonceurs doit être fonction de leur maturité, décider de faire appel à des experts et d’articuler l’ensemble eux même ou de passer par un acteur hybride capable de gérer cet ensemble pour toiHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 6, 201713 min

S1 Ep 2Vlan! #2 Les conseils pour une bonne transformation à l'ère digitale avec Patrick Hoffstetter

C’est sans doute l’un des sujets les plus complexes que les entreprises doivent gérer aujourd’hui : Comment intégrer la culture digitale Comment faire en sorte que le comité de direction ait des convictions dans un monde digitalisé Comment opérer une transition des activités et se protéger des GAFA ou des start-ups ? Comment embarquer tout le monde dans ce changement ? ... Les questions sont multiples et les réponses complexes mais le sont encore plus dans leurs mises en place opérationnelles et leurs impacts financiers. Aujourd’hui je reçois sur Vlan ! Patrick Hoffstetter qui a été l’un des premiers grand CDO (Chief Digital Officer) d’une entreprise française, à savoir Renault avec une équipe de 250 personnes au niveau global.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 30, 201724 min

S1 Ep 1Vlan #1 Le viral existe-t-il encore en 2017 ? avec Georges Mohammed Cherif

Un podcast avec Georges Mohamed Cherif le fondateur de buzzman. Une discussion sans blabla autour d'une des problématiques fortes des marquesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 22, 201717 min