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Procrastination, pour procrastiner utile sur son écriture

Procrastination, pour procrastiner utile sur son écriture

Le 1er et le 15 de chaque mois, Lionel Davoust, E…

Elbakin.net

198 episodesFR

Show overview

Procrastination, pour procrastiner utile sur son écriture has been publishing since 2016, and across the 10 years since has built a catalogue of 198 episodes. That works out to roughly 50 hours of audio in total. Releases follow a monthly cadence.

Episodes typically run ten to twenty minutes — most land between 15 min and 17 min — and the run-time is fairly consistent across the catalogue. None of the episodes are flagged explicit by the publisher. It is catalogued as a FR-language Arts show.

The show is actively publishing — the most recent episode landed 4 days ago, with 11 episodes already out so far this year. Published by Elbakin.net.

Episodes
198
Running
2016–2026 · 10y
Median length
16 min
Cadence
Monthly

From the publisher

Le 1er et le 15 de chaque mois, Lionel Davoust, Estelle Faye et Mélanie Fazi discutent de l’art et de la technique de la narration, partagent leur expérience, et s’aventurent aussi, à l’occasion, dans les domaines de l’édition et du marché du livre. Il est produit par Lionel Davoust et hébergé / promu par le site de référence Elbakin.net. Remerciements chaleureux à Laurent Genefort pour sa participation aux trois premières saisons du podcast !

Latest Episodes

View all 198 episodes

s10e18 - Négocier ses contrats

Jun 1, 202619 min

s10e17 - Les scènes de respiration et de répit

May 15, 202615 min

s10e16 - Faut-il être connu pour être publié

May 1, 202617 min

s10e15 Choix du mobilier de sa station de travail, avec Karima Amarouche

Apr 15, 202613 min

s10e14 - Les personnages de contraste (foils)

Les « foils » (personnages de contraste) sont une notion fondamentale en narratologie anglophone et semblent pourtant absents de la narratologie francophone. Il s’agit de personnages dont le comportement et la façon d’être permet opportunément à un autre de briller, ce qui ajoute un moteur de narration et de caractérisation supplémentaire à travers leurs interactions. Lionel (qui s’excuse pour la qualité déplorable de sa prise de son sur cet épisode) développe la notion en détail, exemples à l’appui, avec les intérêts narratifs d’une telle dynamique, ainsi que ses pièges. Estelle développe le concept comme école d’efficacité narrative par le contraste, souligne l’importance de donner une identité propre aux personnages ayant cette fonction, et expose l’intérêt et le plaisir qu’on aura à faire évoluer une telle dynamique. Mélanie, la plus sage d’entre nous, caresse son chat. Références citées - Doctor Who, série créée par Sydney Newman, Donald Wilson et C. E. Webber - Star Wars, saga créée par George Lucas - Sherlock Holmes, série de romans par Arthur Conan Doyle - The X-files, série créée par Chris Carter - Le Seigneur des Anneaux, J. R. R. Tolkien - The X-Men, personnages créés par Stan Lee et Jack Kirby - Jerry Bruckheimer - Arabesque, série créée par Peter S. Fischer, Richard Levinson et William Link - Lucifer, série créée par Tom Kapinos - Bones, série créer par Hart Hanson d’après les romans de Kathy Reichs - Sherlock, série créée par Mark Gatiss et Steven Moffat - Sherlock Holmes, série de films par Guy Ritchie

Apr 1, 202619 min

s10e13 - La structure en trois actes

La structure en trois actes est la plus classique des architectures narratives, mais comme tout modèle, il convient d’en étudier les atouts et d’en délimiter les faiblesses. Estelle l’expose en détail, avant de bien rappeler que c’est un outil mieux adapté à certains types de récits plutôt que d’autres – ce qui lui donne une utilité secrète : importer les forces de certains types de récits dans d’autres. Lionel trouve que pour un outil fondamental, la structure n’aide en réalité pas vraiment à architecturer une histoire, mais qu’elle apporte la conscience fondamentale du rythme et de la cohérence d’une histoire et ce à tous les échelons. Mélanie ne l’applique pas consciemment, et rappelle qu’on peut tout à fait absorber une conscience intuitive de ce genre de structure par l’exposition répétée à des histoires sous toutes leurs formes. Références citées - Pretty Woman, film de Garry Marshall

Mar 15, 202618 min

s10e12 - Les contraintes de taille

Du haiku à la trilogie en cinq volumes, comment aborder la question gérer les envergurs de différents récts ? Peut-on changer la taille d’un projet pour la faire rentrer dans une autre catégorie, de la nouvelle au roman – ou inversement ? Mélanie a une approche intuitive, mais son format de prédilection étant la nouvelle, elle sent quand une histoire déborde du cadre. Il lui est toujours assez facile de couper, mais pas rallonger. Lionel est l’inverse : il écrit toujours au plus court, ce qui démontre la gravité de son cas, et trouve toujours des couches de profondeur additionnelles à une histoire (ce qui cause la gravité de son cas). Estelle avance que les jeunes auteur·ices tendent souvent à sous-estimer la longueur de ses récits ; elle donne quelques pistes pour apprendre sa propre approche, et encourage l’expérimentation riche d’enseignements. Reférences citées - Les éditions Critic - Josef Capek, Un Gâteau 100 fois bon

Mar 1, 202616 min

s10e11 - Manies et traits mémorables des personnages

Les traits, les manies, les particularités des personnages peuvent leur donner de la couleur et aider à les caractériser d’une façon unique et parfois même éloquente : conversation à bâtons rompus autour de la conception et de l’usage de ce levier narratif cette quinzaine. Pour Mélanie, pour qui les personnages viennent entièrement formés pour vivre, ce genre de détail est fourni par l’inconscient. Estelle réfléchit beaucoup au process de description, s’efforce de sortir de la fiche signalétique, et donc les détails ont un rôle intéressant et potentiellement éloquent. Lionel loue le rôle de l’inconscient, propose de se fier aux éléments qui n’ont pas de sens conscient mais s’élucident au fil de la création dès lors qu’ils semblent justes. Références citées - Star Wars, saga de George Lucas - Mad Max: Fury Road, film de George Miller - The X-Files, série de Chris Carter - Peter Pan, pièce et roman de J. M. Barrie - Morgan of Glencoe - Madame Bovary, roman de Gustave Flaubert - Desperate Housewives, série de Marc Cherry - Twin Peaks, série de Mark Frost et David Lynch - Down by Law, film de Jim Jarmusch - Mad Max 2, film de George Miller - La Pointe de l’épée, roman d’Ellen Kushner

Feb 15, 202616 min

s10e10 Recommandations pour la position de travail sur ordinateur, avec Karima Amarouche

Pour sa dixième saison, le podcast Procrastination est enchanté et honoré de s’entretenir avec Karima Amarouche, ergonome à France Travail, membre du département ergonomie et analyse des activités et spécialiste de la prévention des risques professionnels, afin de créer le meilleur – et le plus durable – environnement d’écriture possible ! Troisième volet de cette conversation au long cours, cette fois sur la position de travail à l’ordinateur, notamment portable : un peu de matériel supplémentaire peut faire une nette différence en termes de confort. Il est question aussi de positions étranges… et pas forcément toujours mauvaises ! Références citées - L’INRS, https://www.inrs.fr

Feb 1, 202614 min

s10e09 - Les alpha-lecteurs

Pour reprendre la terminologie informatique, les alpha-lecteurs s’opposent aux beta-lecteurs en ce qu’ils viennent avant la finalisation du texte ; au lieu de traquer maladresses et chercher à élever une œuvre finalisée par l’auteur·ice, leur intervention arrive tôt, au cours même de l’élaboration de la forme du récit. Estelle pratique cette approche depuis toujours : elle expose en détail les bénéfices qu’elle retire d’un travail avec un cercle d’écriture et comment cela a toujours fait partie de son processus. Lionel ne pratique pas, mais avance l’importance de la communauté et de l’échange dans la création, tout en présentant l’état d’esprit qui doit, en principe, tenir éloigné·e de l’alpha lecture. Enfin, Mélanie explique en quoi cette approche ne lui convient pas : pour elle, l’histoire est indissociable de sa forme finale, ce qui exige de fixer le travail avant de le soumettre aux regards extérieurs. Références citées - Stephen King, Écriture

Jan 15, 202613 min

s10e08 - Sortir de son genre

L’imaginaire est identifié par ses genres, et attire ceux et celles qui les aiment et veulent les explorer. Ce qui peut conduire, avec le temps, à s’y trouver identifié·e. Mais: si l’on veut sortir de ce cadre ? Peut-on le faire, comment, est-ce même une bonne idée ? Lionel décrit succinctement le monde anglophone où ces explorations doivent correspondre à autant de noms de plume différents, et avance que la francophonie accepte beaucoup plus les expérimentations. Il donne aussi l’exemple de sa propre stratégie avec Évanégyre pour se donner sa propre liberté d’écriture. Estelle explique que, quand on travaille dans plusieurs courants, on se retrouve classé·e dans celui qui est le moins considéré. Mais elle se préoccupe avant tout du genre qui appelle l’histoire qu’elle veut raconter ; lesquels forment autant des boîtes à outils que des cultures. Elle rappelle aussi que ces classifications sont de toute façon toujours mouvantes. Mélanie parle de son parcours en changeant de format, et son observation du monde du livre l’amène à formuler que changer de genre est davantage un problème de milieu éditorial que de public. Références citées - Iain (M.) Banks - Les éd. Goater - Floriane Soulas - Francis Berthelot, « Le Rêve du démiurge », Bibliothèque de l’entre-mondes - Les éd. Dystopia - Emily St. John Mandell, Station Eleven - Les éd. Gallimard et leur collection blanche - Tristan Garcia, 7 - Jean-Baptiste Del Amo, La Nuit ravagée - Ken Grimwood, Replay - Les éd. La Volte - Les éd. Aux Forges de Vulcain

Jan 2, 202621 min

s10e07 - Les limites du worldbuilding

La question est fréquente : à partir de quand puis-je me lancer dans mon projet ? Mon monde est-il suffisamment développé ? Mais y a-t-il un risque inverse : trop développer son monde, au point que cela devienne contreproductif ? Où trouver le dosage ? Pour Lionel, l’horizon reste l’écriture de l’histoire, et donc créer un monde sans fin représente un problème. Il trace un parallèle fort entre la création des personnages, où l’on ne peut pas tout connaître, mais en avoir une connaissance suffisamment solide permet d’improviser quand c’est nécessaire. Estelle invite à penser aux grandes lois, aux grands systèmes, au degré de réalisme et surtout à prendre des décisions fortes et cohérentes. Le point de vue est un outil important pour faire jouer ignorance et découverte d’un monde imaginaire ; la documentation permet aussi de sortir des sentiers battus ! Mélanie parle de son expérience de traduction d’œuvres parmi les plus touffues en termes de worldbuilding, et met en garde les jeunes auteur·ices contre la tentation de vouloir absolument tout mettre dans son histoire, ce qui risque d’enliser la narration. Références citées - Brandon Sanderson, « Les Archives de Roshar » - Joe Michael Straczynski, Becoming a Writer, Staying a Writer

Dec 15, 202517 min

s10e06 Organiser sa pièce de travail, avec Karima Amarouche

Pour sa dixième saison, le podcast Procrastination est enchanté et honoré de s’entretenir avec Karima Amarouche, ergonome à France Travail, membre du département ergonomie et analyse des activités et spécialiste de la prévention des risques professionnels, afin de créer le meilleur – et le plus durable – environnement d’écriture possible ! Deuxième volet de cette conversation au long cours, plus en détail sur l’organisation de sa pièce (ou de son espace) pour travailler. Quelles recommandations en particulier pour l’éclairage et l’organisation, d’un point de vue tant physique que psychologique ? Avec beaucoup de premières recommandations quant aux méfaits (et bienfaits précis) du travail à l’ordinateur portable. Références citées - L’INRS, https://www.inrs.fr

Dec 1, 202517 min

s10e05 - Le sensitivity reading partie 2

Suite et fin de la conversation sur le sensitivity reading ou relecture concernée, sur ses enjeux, son importance et sa pratique dans l’écriture de fiction. Estelle rappelle qu’il ne devrait pas y avoir de prime à bien faire son travail, et que toute réflexion est un travail en cours, y compris de la part des personnes concernées, où le consensus n’existe d’ailleurs pas forcément. Elle pose aussi les questions vitales de la rémunération des lectures concernées par les maisons d’édition et celle de la diversité dans leurs hiérarchies décisionnaires. Lionel insiste sur le fait que la perfection formelle quant à des questions nécessitant des relectures concernées est un faux objectif, surtout dans la création artistique, mais qu’il convient de garder toujours justice et justesse au cœur. Il rappelle aussi que l’idéal kafkaien du livre « fendant la mer gelée en nous » est plus que nourri par les relectures concernées et la diversité. Mélanie aborde la question de l’accessibilité dans les événements littéraires et son évolution récente. Références citées - Franz Kafka - Moby Dick, Hermann Melville

Nov 15, 202512 min

s10e04 - Le sensitivity reading partie 1

Le « sensitivity reading », relecture par une personne concernée par une problématique donnée, a cristallisé un certain nombre d’idées reçues voire de paniques morales ; dans ce double épisode, Procrastination définit la question, son importance et sa pratique dans l’écriture de fiction. Lionel rappelle d’abord qu’il s’agit, dans le fond, de faire appel à un·e expert·e, ce qui ne devrait choquer personne, et sur des sujets potentiellement porteurs d’impacts psychologiques ou traumatiques, ce qui exige d’autant plus de soin. Estelle insiste sur l’importance du vécu et de l’expérience personnelle, quotidienne, des personnes concernées, et rappelle qu’on a toujours interrogé le vécu des gens dans la littérature. Mélanie voit dans le monde que l’on écrit celui que l’on reflète et qu’on espère, à son échelle, contribuer à créer. Elle relate son expérience de la pratique du sensitivity reading à travers l’un de ses récents textes. Références citées - Différente, film de Lola Doillon - Grady Hendrix, Witchcraft for Wayward Girls

Nov 1, 202517 min

s10e03 - Les thèmes dans la fiction

Les thèmes sont censément les clés de voûte de la littérature, mais il existe pourtant des pans entiers de la fiction où ils ne sont pas spécialement centraux. Quelle place dans l’écriture à proprement parler : faut-il les décider à l’avance, ou bien les laisser se présenter si c’est le cas ? Lionel pense que qu’il est inévitable d’en avoir, ne serait-ce qu’à travers les préoccupations personnelles des personnages. Dès lors, autant les conscientiser pour s’en emparer au lieu d’en devenir esclave, voire risquer les biais inconscients. Il met en avant l’importance de l’inconscient dans leur émergence. Pour Mélanie, les thèmes incarnent le liant dans son travail de fiction ; ne pas les avoir cernés suffisamment entraîne souvent des blocages dans son processus. Estelle expose trois niveaux de lecture des thèmes : à la création, à la réception publique et à l’exégèse. Elle met en avant un équilibre à trouver entre l’importance de l’inconscient, l’incapacité fondamentale de tout contrôler dans la création, et la conscience nécessaire qu’il faut avoir de son travail et des courants sous-jacents dans l’œuvre des autres, surtout quand vient s’insérer le recul historique. Références citées - Bring her back, film de Danny et Michael Philippou - Au cœur des ténèbres (Heart of Darkness), roman de Joseph Conrad - Amok, roman de Stefan Zweig - Moby Dick, roman d’Herman Melville - Dracula, film de Luc Besson, inspiré du roman de Bram Stoker - Adrien Party - Pour saluer Melville, essai de jean Giono

Oct 15, 202519 min

s10e02 - Dix ans de podcast, nos apprentissages les plus importants

Dix saisons de podcast et de pratique de l’écriture en parallèle : le moment paraît symbolique pour revenir sur les apprentissages les plus importants, acquis à titre personnel, dans ce laps de temps. Pour Estelle, c’est l’importance crucial de trouver sa propre voie. De ne pas se conformer aux trajets ni aux injonctions des autres qui, pour intéressants qu’ils peuvent sembler, correspondent rarement à la personne ; et donc, trouver et tracer celle-ci. Pour Mélanie, c’est apprendre à connaître son fonctionnement et à respecter son rythme personnel, ce qui a occasionné chez elle une leçon profonde d’acceptation de soi et du parcours qui a résulté. Pour Lionel, c’est les strates toujours plus profondes de l’adage « show, don’t tell », avec la dramatisation érigée comme vecteur idéal de narration.

Oct 1, 202516 min

s10e01 - Considérations générales sur l'ergonomie du poste de travail, avec Karima Amarouche

Passer ses journées, ses semaines, ses années devant un clavier projeté dans son imaginaire peut entraîner des conséquences très tangibles sur la personne de l’auteur·ice et notamment son corps : mal de dos, de main, d’épaule… Pour sa dixième saison, le podcast Procrastination est enchanté et honoré de s’entretenir avec Karima Amarouche, ergonome à France Travail, membre du département ergonomie et analyse des activités et spécialiste de la prévention des risques professionnels, afin de créer le meilleur – et le plus durable – environnement d’écriture possible ! Pour ce premier volet de cette conversation au long cours, il sera question d’introduire la science de l’ergonomie et ses recommandations générales. S’agit-il seulement d’une science du corps ? Quels risques court-on si l’on néglige sa santé au travail ? Quels sont les signaux d’alarme à surveiller, physiques mais aussi cognitifs ? Quelles recommandations globales peut-on faire à tout un chacun ? Références citées - L’INRS, https://www.inrs.fr Karima Amarouche recommande également ce site de ressources sur la santé au travail et l’ergonomie : https://www.ekas-box.ch/fr/#!/home/trailer

Sep 15, 202519 min

s09e20 - Les projets abandonnés

Une vie créative verra très certainement des projets abandonnés par la nécessité des circonstances ; ce n’est pas forcément une décision évidente, comment naviguer et qu’en apprendre ? Lionel avance que cette situation est un fait de la vie, de l’évolution personnelle ; c’est aussi l’occasion d’ouvrir la place pour d’autre chose de peut-être plus enthousiasmant, ce n’est ni un échec ni une fatalité. Quand Mélanie a dû prendre cette décision, c’était souvent en lien avec un ressenti du projet indiquant une conception manquée de celui-ci. Il convient alors de laisser reposer, mais ce peut-être aussi l’occasion de récupérer des éléments pour les injecter dans un contexte nouveau. Estelle affirme que les projets ont en général un moment propice pour se réaliser, et il peut arriver qu’on cherche à les faire trop tôt. Elle parle de l’impact qu’un abandon peut avoir sur une carrière – mais aussi des problèmes causés par les projets réalisés dans des conditions adverses. Références citées - Elizabeth Gilbert, Big Magic (« Comme par magie »)

Jul 1, 202516 min

s09e19 - Introduire les personnages

Introduire les personnages est une étape cruciale de la narration, et potentiellement délicate, car les présenter pour susciter l’intérêt de la lecture peut aller à l’encontre du rythme de la narration. Comment naviguer ce paradoxe, s’il existe vraiment ? Lionel place l’importance sur le fait de connaître en profondeur ses personnages, se concentrer sur l’histoire et la dramatisation, et compter sur des situations intéressantes pour voir émerger l’ensemble. Estelle signale que les jeunes auteur·ices tendent à se focaliser un peu trop sur la description physique, qui n’est même pas forcément nécessaire ; elle propose de montrer plutôt les personnages en action et interaction, avec quantité d’exemples à étudier. Mélanie rappelle qu’en amont même de la narration, la place du personnage dans l’intrigue, la forme choisie pour le point de vue vont aussi dicter la manière de s’y prendre, et met en relief les différences d’approche entre roman et nouvelle. Références citées - James Bond, personnage créé par Ian Fleming - Martin Eden, Jack London - Madame Bovary, Gustave Flaubert - Lestat le vampire, Anne Rice - The Marvelous Mrs Maisel, série d’Amy Sherman-Palladino - Joe Michael Straczynski - Anton Tchekhov - Le Prince cruel, Holly Black - Vernon Subutex, Virginie Despentes - I. G. H., J. G. Ballard - Nous avons toujours vécu au château, Shirley Jackson - Rebecca, Daphné du Maurier

Jun 15, 202518 min
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