
Pépites
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S2 Ep 34Olympe de G : passionnément
Olympe de G. est réalisatrice de films porno féministes, et est à l’origine des podcasts érotiques Voxxx et Coxxx. Dans cet épisode du Book Club, Olympe de G. partage une lecture de jeunesse, Passion simple, un roman autobiographique d’Annie Ernaux. “C’est un livre qui décrit la passion charnelle, déraisonnée, complètement obsessionnelle de cette femme d’une intelligence rare pour un homme marié qu’elle connait à peine, mais qui remplit toute sa tête et tout son corps.” Annie Ernaux exprime son état d’attente perpétuelle pour cet homme qui a colonisé son esprit jusqu’à devenir son unique objet de désir. “Ce qui compte en fait là, c’est ce qui se passe entre elle et elle-même. Cet emballement du cerveau, du coeur, du sexe, pour cet objet.” Passion simple explore donc l’intimité d’une femme de façon “crue, analytique, sans jugement” ce qui “laisse justement toute la latitude pour s’identifier”. “Je me suis rendue compte de la vertu que ça avait de travailler avec son intime”. Ce livre fondateur pour Olympe de G. fait écho à son amour pour le désir, autant qu’à ses récents questionnements sur l’hétéronormativité. “Au-delà de l’histoire passionnelle, sentimentale et sexuelle, elle raconte aussi la disponibilité féminine face à l'indisponibilité masculine”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Olympe de G. répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 33Agnès Hurstel : Copier coller
Agnès Hurstel est comédienne et humoriste. Elle est la créatrice de la série Jeune et Golri visible actuellement sur OCS. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande un livre qui, à sa lecture, a résonné comme un véritable écho à sa vie.Il s’agit du roman autobiographique Le coût de la vie de Deborah Levy : “ C’est trop bien quand tu lis un livre et tout d’un coup on est dans ton cerveau et c’est toi qui parle. C’est pas possible quoi, l’auteure elle a eu accès à ton intimité.”Le coût de la vie raconte l’histoire de l’autrice britannique Deborah Levy qui, à 50 ans, va vivre un divorce difficile. Elle change de vie et passe d’une grande maison Victorienne à un petit appartement au sixième étage dans le nord de Londres, seule avec ses deux filles : “ Elle va s’acheter un vélo électrique et réfléchir à la liberté, l’écriture, la féminité, ce que c’est que d’être auteure, ce que c’est l’auto-fiction et comment on fait quand on change de vie”. Une ode à la solitude choisie, qui a inspiré Agnès Hurstel dans son écriture, mais qui l’a aussi encouragée à embrasser la liberté : “ C’est vraiment hyper intéressant sur ce que ça raconte de ce qu’est être une femme aujourd’hui et sur la quête d’une vie à soi quand tu es dans un endroit qui ne t’appartient plus. “Dans Le coût de la vie, Deborah Levy questionne la féminité et le rapport à la maternité. Des réflexions émancipatrices que partage Agnès Hurstel : “ Elle dit un truc incroyable sur les mères, elle dit que sa mère a été super libre et dans le livre je trouve que par pointillés Deborah Levy nous indique ce qu’est être une mère qui est avant tout une femme, pas juste une mère. J’adore ce qu’elle dit sur la féminité ”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Agnès Hurstel répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 32Marion Séclin : faire sa loi
Marion Séclin est comédienne, réalisatrice et militante féministe. Elle est également fondatrice de l’association Faiseuse, pour laquelle elle a signé le podcast La Théorie et la Pratique, une fiction épistaudio sur le couple libre, disponible depuis juin 2021.Dans ce dernier épisode du Book Club avant l'été, Marion Séclin marque une pause dans son visionnage de la série Hercule Poirot pour partager son attachement à Agatha Christie: “Ce qui me frappe chez Agatha Christie c’est l’intelligence avec laquelle elle est capable de te faire rester jusqu’au bout, sans te vendre une enquête. Elle te donne juste ce qu’il faut. Elle est vraiment comme une vilaine charmeuse”. Elle a d’ailleurs choisi de parler d’un de ses best-sellers, Ils étaient dix. Dans ce roman policier, dix personnes invitées sur une île mystérieuse sont assassinées les unes après les autres suivant les couplets d’une inquiétante comptine...Une histoire qui a effrayé Marion Séclin enfant et dont la relecture adulte a fait remonter de nombreuses questions sur la justice et la vengeance : “Quand je me suis retrouvée dans une phase de cyberharcèlement où j’avais l’impression que personne ne ferait jamais justice pour moi, je me suis dit que j’allais aller la faire moi-même”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Marion Séclin répond aux questions de la journaliste Florence Epandi qui a également fait le montage de cet épisode.Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 31Agnès Martin-Lugand : conte d'été
Agnès Martin-Lugand est autrice. Son dernier roman, La Datcha, est paru en mars 2021 chez Michel Lafon. Dans cet épisode du Book Club, Agnès Martin-Lugand recommande Gabrielle, le premier tome de la série Le goût du bonheur, signé par Marie Laberge : “Ce roman est la synthèse de ce que je recherche en tant que lectrice et de ce à quoi j’aspire en tant qu’auteure”. Il raconte l’histoire de l’émancipation de Gabrielle, une femme dans les années 30 au Québec : “Elle est le point de bascule entre deux époques et c’est ça qui me fascine”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Agnès Martin-Lugand répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 30Alexandra Lapierre : mon héroïne
Alexandra Lapierre est autrice. Obsédée par les portraits de femmes, elle est l’une des seules romancières françaises à suivre ses personnages sur le terrain pour faire revivre leurs histoires oubliées ou méconnues. Son dernier ouvrage, Belle Greene, est paru en janvier 2021 aux Editions Flammarion. Il raconte le destin de cette afro-américaine qui, dans les années 1900, décida de cacher ses origines et devint l’une des femmes les plus puissantes de son continent. Dans cet épisode du Book Club, Alexandra Lapierre partage son amour pour Anna Karénine, l’héroïne qui donne son nom au roman de Léon Tolstoï. Alors qu’elle était mariée, elle a sacrifié sa vie de femme et de mère pour son amant : “C’est tout ce que j’aime. C’est-à-dire un portrait psychologique d’une richesse sans égale et la résurrection d’un monde”. Pour elle, la force de ce portrait réside dans sa complexité. Il dépeint une femme avec toutes ses contradictions, qui lui fait penser à sa propre héroïne, Belle Greene : “Ce sont des femmes libres qui sont totalement enchainées par les lois de la société. En ce sens, elles se ressemblent et ma dette à l’égard d’Anna Karénine est sans égale”.À travers le portrait d’Anna Karénine, Léon Tolstoï met en avant l’hypocrisie de la haute société russe. Une critique qui a poussé Alexandra Lapierre à se lancer dans le plus grand voyage initiatique de son existence : “Anna Karénine, dans mon travail, a des répercussions absolument gigantesques puisque j’ai voyagé sur ses traces à une époque où c’était quand même le rideau de fer”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Alexandra Lapierre répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 29Emma Becker : sous les jupes des femmes
Emma Becker est autrice. Pour écrire son dernier livre La Maison, elle s’est prostituée pendant deux ans dans des bordels de Berlin. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande le livre qui lui a donné accès à la lecture pour la première fois, qu’elle a découvert très jeune et surtout en cachette. Il s’agit du roman érotique Le point d’orgue signé par Nicholson Baker : “Depuis que j’ai 8 ans, j’ai du livre ce livre une bonne cinquantaine de fois”.Le point d’orgue raconte l’histoire d’un homme qui décide de se servir de son pouvoir d’arrêter le temps pour assouvir ses fantasmes sexuels : “Pour moi le charme de ce livre est bien au-delà de son résumé”. Nicholson Baker offre ainsi une vision des femmes qui a inspiré Emma Becker dans ses choix de carrière : “Je me suis dit que j’avais envie d’écrire et de faire ressentir aux gens qui me lisent ce que je ressens en lisant Nicholson Baker”. En plus d’avoir ouvert les portes du désir à Emma Becker, ce livre l’a aussi amusée à travers ses scènes de sexe burlesques : “J’ai toujours pensé que le sexe pouvait être quelque chose qui vous transfigure, mais ce n’est pas obligé que ce soit décevant ou triste. Ça peut toujours devenir une histoire drôle”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Emma Becker répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic . Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 28Ovidie : à bout de souffle
Ovidie est journaliste, réalisatrice et autrice. Elle signe en août 2020 le livre Baiser après #Metoo : lettres à nos amants foireux, illustré par Diglee ainsi que la série audio (Sur)vivre sans sexe, en collaboration avec Tancrède Ramonet pour l’émission LSD sur France Culture.Dans cet épisode du Book Club, Ovidie rend hommage à l’autrice québécoise Nelly Arcan en recommandant son premier roman Putain. Un récit dans lequel elle raconte l’histoire d’une étudiante en lettres qui se prostitue, en s’inspirant de sa propre expérience : “C’est un texte de la suffocation. C’est-à-dire que si on devait lire Putain à haute voix, on manquerait de souffle”. Pour Ovidie, cette œuvre est annonciatrice : “Ce qui est intéressant, c’est que Nelly Arcan est morte asphyxiée. En septembre 2009, elle s’est suicidée”.“Ce livre est d’une grande violence, pas vis-à-vis du travail du sexe, mais de son rapport en tant que femme à l’ensemble de la société”. Un texte cru et engagé où Nelly Arcan décrit les maltraitances qu’elle inflige à son corps pour plaire aux hommes et concurrencer les femmes : “La façon dont elle a été médiatisée n’était pas en tant que révélation littéraire. C’était en tant que la pute qui écrit”. Une stigmatisation à laquelle Ovidie s’identifie : “Au moment de sa mort, je me dis : ‘Nelly Arcan c’est peut-être moi. C’est peut-être moi la prochaine. C’est peut-être moi qu’on va retrouver pendue’”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Ovidie répond aux questions de la journaliste Camille Loiseau. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 27Yelle : ici et maintenant
Yelle est chanteuse et membre du groupe du même nom. Après six ans d’absence, elle a sorti en septembre 2020 son quatrième album L’Ère du Verseau : “C’est un album de 2020 qui a été composé en 2019. Il sonnera certainement dans quelques années comme un album des années 2020 et ça ne me dérange pas du tout”. C’est justement de cette notion d’époque révolue et de progrès à travers le temps dont elle va nous parler dans cet épisode du Book Club. Yelle recommande le roman autobiographique Les années signé par Annie Ernaux. Il rassemble, à la manière d’un album photo, des années de souvenirs, de l'après-guerre à aujourd’hui : “C’est vraiment ça, une épopée simple. Pour moi il y a quelque chose de l’ordre de l’épopée dans le fait de traverser la vie et puis en même temps, c’est la vie de tout le monde”. Pour Yelle, ce livre permet de se questionner sur le temps qui passe et l’importance de vivre l’instant : “J’ai appris à être dans le moment présent en lisant”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Yelle répond aux questions de la journaliste Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 97Susie Morgenstern : le jardin des délices
Le Book Club reçoit cette semaine l’autrice franco-américaine Susie Morgenstern. Elle a signé plus de cent cinquante romans de jeunesse dont les best-sellers La sixième ou encore Lettres d’amour de 0 à 10. Elle vient également de publier son autobiographie Mes 18 exils aux éditions de l’Iconoclaste. Dans cet épisode, Susie Morgenstern présente les “234 pages de bonheur” du roman D’or et d’oreillers, signé par Flore Vesco. Il invite ses jeunes lecteurices à découvrir ce que font “les jeunes filles en secret la nuit, sous l’oreiller” : “Si vous êtes un adulte qui ne s’est jamais aventuré dans les livres de jeunesse, vous verrez que c’est ce qui se fait de mieux dans la littérature actuelle”.Pour Susie Morgenstern, les fictions qui abordent l’érotisme manquent souvent de subtilité. Ce qui l’enthousiasme, c’est que justement dans cet ouvrage, la sexualité n’est pas taboue, ni un mal nécessaire ; elle est enchanteresse : “Flore Vesco n’a pas écrit spécifiquement pour une collection chaude, mais qui effleure le désir et le sexe avec une plume trempée dans le miel aux mille parfums”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Susie Morgenstern répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 25Colombe Schneck : comme à la maison
Colombe Schneck est journaliste, réalisatrice de documentaires et autrice. Elle a publié son dernier roman, Deux petites bourgeoises, il y a moins d'un mois. Dans cet épisode du Book Club, Colombe Schneck présente le roman Portnoy et son complexe, de Philip Roth, auteur à qui elle voue une réelle obsession : “Une fois qu’on a lu Philip Roth, et ce livre en particulier, ce n’est pas facile de trouver aussi bien”. C’est ainsi qu’adolescente et avec un plaisir non-coupable, elle a scruté à travers les pages Portnoy et son complexe, la sexualité d’Alex, un jeune homme juif américain dont la parole s’échappe du cabinet de son psychanalyste : “Il n’y a aucun maquillage, aucun travestissement. Il y a toutes ces choses qu’on ne peut pas raconter, toutes ces choses honteuses”. “ Et puis il parlait d’un autre sujet dont on ne parlait jamais dans la littérature, il parlait de transit”. Une sincérité brute, presque familière qui passionne Colombe Schneck : “Je ne suis aucunement choquée et au contraire, j’en veux davantage”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Colombe Schneck répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 24Le Book Club des libraires : Géraldine Delauney - De la fiction pour ouvrir les esprits
Géraldine Delauney est libraire à Morlaix. Une vocation qui s’est présentée comme une évidence après sa lecture du livre de John Irving : Le Monde selon Garp, dont elle nous parle dans cet épisode du Book Club : “Je me suis dit que je voulais travailler dans les livres. C’est magique. C’est un univers qui est merveilleux, qu’il faut partager absolument”.Le Monde selon Garp raconte l’histoire abracadabrante de S.T. Garp, le fils que réussit à avoir Jenny, une femme qui voulait d’un enfant, mais surtout pas d’un homme : “À dix-neuf ans, c’était vraiment un univers tellement différent de ce que j’avais pu lire avant, qu’il m’avait ouvert des portes et fait découvrir plein de choses”. Un roman que Géraldine Delauney a compris d’une autre manière en le relisant, près de dix ans plus tard : “Quand je l’ai relu, j’avais trois enfants, et évidemment il y a d’autres aspects du livre qui m’ont touchée différemment". Elle s’est aussi rendue compte de sa notion avant-gardiste : “Il parlait de sujets qui sont dans l’air du temps aujourd’hui”.Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture, alors ces dernières semaines, vos épisodes du Book Club ont donné la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Géraldine Delauney dirige la librairie Dialogues, à Morlaix. Elle répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage.Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 23Le Book Club des libraires : Hélène Woodhouse - la mémoire d’une nuit
C’est par hasard que “le syndrôme du libraire est entré dans les veines” d’Hélène Woodhouse : “Il y avait de la lumière sous la porte et j’ai frappé”. Une heureuse coïncidence qui l’a poussée à tout arrêter pour s’y consacrer : “ J’étais bien. J’étais peut-être enfin à ma place, à une place où je n’avais plus rien à prouver”. Dans cet épisode du Book Club, Hélène Woodhouse nous parle du roman sous forme de récit choral : Le livre que je ne voulais pas écrire, de son ami Erwan Larher : “Je ne l’ai pas découvert. C’était plus une attente, une sorte de soulagement”. Survivant du Bataclan, il raconte l’horreur de cette nuit du 13 novembre 2015 : “Je l’ai lu d’une traite même si, de temps en temps, il fallait que je le repose”. Une lecture éprouvante pour Hélène Woodhouse, mais surtout salvatrice et aussi surprenante : “Il y a vraiment des passages d’anthologies où je me demandais comment je pouvais être en train de rire alors que l’on parle de ça”. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture, alors ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Hélène Woodhouse dirige La Chouette librairie à Lille. Elle répond aux questions de la journaliste Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 22Le Book Club des libraires : Fabienne Boidot Forget - Le plaisir de la transmission
Fabienne Boidot Forget dirige la librairie Gibier à Pithivier. Dans cet épisode du Book Club, elle s’enregistre en note vocale chez elle, un lundi matin où les oiseaux chantent : “J’avais envie de parler d’un livre qui, pour moi, était extrêmement important dans ma nouvelle vie de libraire”.Fabienne Boidot Forget nous présente le premier roman de l’autrice Alexandra Koszelyk, qu’elle a choisi de mettre en avant pendant la rentrée littéraire 2019 : À crier dans les ruines. : “Quand j’ai refermé le livre, je me suis dit que c’est ce que je cherchais. C’était ma signature, la signature de ma librairie”. Cet ouvrage raconte l’histoire d’amour de deux adolescents, à l’aube de l’incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl : “J’ai vraiment ce sentiment que j’ai vécu l’histoire”. Et son amour pour ce livre est devenu celui de ses clients : “On avait vraiment très bien vendu le livre. En fait, c’était notre best seller. Et on pouvait être très fièr.e.s de nous”. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Fabienne Boidot Forget : “Lire, pour moi, c’est aussi important que respirer. C’est aussi important que boire. C’est une vraie nécessité”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Fabienne Boidot Forget répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 21November Ultra : la lecture émotionnelle
November Ultra est musicienne et que vous avez pu entendre sur le récent jingle de Louie Media. Elle a composé son premier album solo dont certains titres sont déjà disponibles comme soft & tender. Dans ce clip, elle est d’ailleurs en pleine lecture de Novecento : Pianiste d’Alessandro Baricco, l'œuvre qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club.Novecento : Pianiste est un monologue écrit pour le théâtre. Il raconte un voyage en bateau, celui d’un homme, né en mer sans jamais avoir foulé la terre, qui joue au piano la musique de l’Océan : “En fermant le livre, j’aurais pu jurer que je l’avais entendu jouer”. En plus de transporter par son histoire, Novecento : Pianiste n’arrête pas de naviguer de main en main : “C’est un livre qui non seulement est important dans le fond, mais en plus dans la façon dont il a vécu”. Déjà important avant sa lecture, puisque c’est un ami de November Ultra qui lui a offert lors de son dernier concert avec son groupe, elle-même aime à l’offrir à son tour : “Pour moi, les objets sont des petits talismans d’amour”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. November Ultra répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 20Caroline De Haas : l'excitation brûlante de l’attente
Caroline De Haas est une militante féministe et autrice. Elle publie En finir avec les violences sexistes et sexuelles : Manuel d'action aux éditions Robert Laffont. Dans cet épisode intimiste du Book Club, Caroline De Haas présente le roman d’amour qui l’a fait “pleurer du début à la fin” : Les vaisseaux du cœur, signé par Benoîte Groult. Un ouvrage autobiographique qui raconte une histoire amoureuse et sexuelle extra-conjugale : “Ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’il parle de sexe de manière hyper crue et vraie”. Mais pour elle, cette impudeur n’apparaît pourtant pas comme transgressive, bien au contraire, elle révèle une femme libre : “Le sentiment est tellement fort et passionné que je ne vois pas comment il pourrait y avoir le moindre sentiment de malaise”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Caroline De Haas répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 19Catherine Blondeau : quand la couleur colle à la peau
Catherine Blondeau est autrice et directrice du théâtre Le Grand T à Nantes. Elle publie Blanche aux Éditions Mémoire d’encrier. Un livre où elle s’interroge sur sa propre blanchité, inspiré de Peaux noires, masques blancs, l’ouvrage qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club : “Avec Blanche, j’ai voulu à mon tour partager cette expérience à la fois très intime et très politique de la prise de conscience”.Peaux noires, masques blancs est signé en 1952 par Frantz Fanon. Cet essai raconte l’histoire de ce jeune psychiatre antillais confronté au racisme en métropole. Il découvre pour la première fois qu’il est noir dans le regard des autres. Figure majeure de l’anticolonialisme, il a changé la vie de Catherine Blondeau, qui s’est paradoxalement identifiée à lui, lors de son voyage en Afrique du Sud : “J’ai vécu un peu à l’envers la même révélation que Fanon (...). Je me suis demandée ce que voyaient les gens dans les blanc.he.s”. Pour elle, ce livre, toujours aussi moderne, résonne aussi dans l’actualité : “Quand en France les voix des minorités raciales réclament leur place dans le combat politique et social, ce sont les descendants de Frantz Fanon qui s’expriment”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Catherine Blondeau répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 18La Chica : la magie du réel
La Chica est une musicienne franco-vénézuélienne. Elle a sorti en décembre dernier son album La Loba (La Louve), inspiré d’une légende hispanophone, en hommage à son petit frère décédé quelques mois plus tôt : “Symboliquement c’est très puissant. Ça raconte qu’on va renaître, qu’on peut renaître". C’est d’ailleurs lui qui lui a parlé, lors d’un voyage au Mexique, du livre 1Q84 de Haruki Murakami, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. Ce roman paru en trois tomes raconte l’histoire de deux âmes sœurs au destin lié qui n’évoluent pas dans la même réalité : “C’est un réalisme qui résonne avec ma culture latino-américaine”. Il s’agit aussi d’une critique de la société capitaliste, constrastée par des scènes poétiques et brutales : “J’ai l’impression que ma vie est comme ça, comme un enchaînement de choses belles et douces et d’épreuves très violentes”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. La Chica répond aux questions de Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 17Noémie de Lattre : déconstruction, mode d’emploi
Noémie de Lattre est autrice, comédienne et metteuse en scène. Elle a publié l’essai Un Homme sur deux est une femme et a créé son seul en scène Féministe pour Homme. Deux œuvres qui ont été en partie inspirées du livre Généalogie de la morale, écrit par Nietzsche en 1887, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. Généalogie de la morale est un essai philosophique qui cherche à retracer l’origine des conceptions morales, notamment dans la religion. Cependant, ce n’est pas son fond qui intéresse Noémie de Lattre : “L’idée majeure que je retiens de cette lecture, c’est la déconstruction”. Une idée qui a été le point de départ de sa nouvelle vie et lui a permis de créer sa propre pensée, indépendante des injonctions qui nous contraignent : “Je me suis mise à faire un tas de théories marrantes sur le couple”. En partant du principe que “le couple, est la religion moderne”, elle a décidé de tout remettre en question : “Je pense que j’ai eu le courage de prendre des décisions sur ma vie sentimentale et sur ma maternité que je n’aurais pas pu prendre sans Nietzsche”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Noémie de Lattre répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 16Capucine Johannin : les racines de la violence
Capucine Johannin est autrice et photographe. Elle a écrit à quatre mains avec son mari Simon Johannin, Nino dans la nuit. Un portrait de ces jeunes qui galèrent à trouver leur place dans une société qui ne veut pas d’eux. Dans cet épisode du Book Club, Capucine Johannin présente un livre d’horreur, le tout premier roman de Stephen King, Carrie : “Cet attrait pour la peur est très féminin. J’ai l’impression que c’est parce que quand on naît femme, on est très vite au courant que la vie est dangereuse pour nous”. C’est l’histoire d’une jeune fille, victime de harcèlement à l’école et du fantasme religieux de sa mère, qui va retourner sa haine contre les autres : “Je trouve que c’est intéressant de se pencher sur l’origine de la violence. Pour soigner quelque chose ou l’empêcher, il faut réussir à le comprendre”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Capucine Johannin répond aux questions d’Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 15Lisette Lombé : la révolution de l’apprentissage [Live au Brussels Podcast Festival]
Lisette Lombé est une autrice, poétesse et slameuse belgo-congolaise. En 2020, elle a reçu un Golden Afro Artistic Awards pour son roman Vénus Poética et le Prix Grenades/RTBF pour son recueil Brûler, brûler, brûler, dont elle interprète deux passages dans cet épisode spécial. De son rapport aux mots, elle dit : “Ce que l’on sent, c’est que mon écriture vient de quelque chose qui bouillonne dans mon ventre, souvent d’une injustice”.Dans cet entretien réalisé en direct à l’occasion du Brussels Podcast Festival, Lisette Lombé parle du livre de la féministe américaine bell hooks : Apprendre à transgresser . Un essai qui raconte son expérience de l’enseignement comme acte politique, en tant que femme noire aux Etats-Unis. Un témoignage qui fait écho au parcours de Lisette Lombé qui a longtemps été elle-même enseignante : “J’étais bouleversée, dans le sens bouleversée quand tu as les larmes et que ça met une vibration terrible en toi, que tu sais que tu vas changer durablement”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 14Mirion Malle : un air glaçant de déjà-vu
Mirion Malle est autrice et dessinatrice de bande dessinée. Elle s’est fait connaître en 2011 grâce à son blog/BD féministe Commando Culotte. Dans cet épisode, Mirion Malle nous présente La Cloche de détresse de Sylvia Plath. C’est le livre qui l’a accompagnée quand elle était en train d’écrire C’est comme ça que je disparais, une bande dessinée qui raconte les mécanismes de la dépression : “C’est difficile de mettre des mots sur ça et la cloche de verre est la métaphore parfaite”. Un livre qu’elle a mis longtemps à lire, et tout autant à s’en remettre : “J’ai vraiment eu besoin d’un moment pour récupérer. Je me sentais vidée, un peu sonnée, puis essoufflée". Cette autobiographie évoque “avec justesse” la dépression et la condition des femmes aux Etats-Unis dans les années 50. Un récit toujours aussi moderne, qui a permis à Mirion Malle de retrouver son plaisir de lire : “Il y a vraiment, pour moi, eu un avant et un après avoir lu ce livre. Il y a eu une envie très forte de renouer avec la lecture. J’avais une urgence de lire”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Mirion Malle répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 13Barbara Carlotti : le rythme de la langue
Barbara Carlotti est une autrice, compositrice, interprète et musicienne. Dans son dernier album, Corse, île d’amour, elle rend hommage à ses racines en les revisitant avec des accents pop et ensoleillés. Dans cet épisode du Book Club, Barbara Carlotti s'enregistre, dans son appartement parisien, entourée de ses instruments et de ses livres. : “Il y a un lien très fort entre la littérature et la musique”. Elle nous présente le récit biographique et musical d’Ingrid Caven signé par Jean-Jacques Schuhl. C’est l’histoire romanesque de cette femme, sa femme, devenue star de cabaret et icône du cinéma d’auteur allemand d’après-guerre : “Il en parle comme d’une œuvre d’art, pas comme d’un objet, mais d’une personnalité mouvante”. Et au-delà d’un témoignage, c’est aussi un roman sonore : “Il y a quelque chose qui se rapproche, dans l’écriture de Jean-Jacques Schuhl, des chansons”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Barbara Carlotti. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site louiemedia.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 11Maïa Mazaurette : “C’est une drama queen Marguerite Duras” [REDIFFUSION]
Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller sur les traces de l’enfance de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 4Tamara Al Saadi: lire mon arabité
Tamara Al Saadi est une autrice, comédienne et metteuse en scène. Née à Bagdad, en Irak, elle vit un exil en France à l’âge de cinq ans. Presque trente ans plus tard, elle décide de mettre la lumière sur la dualité identitaire qui l’a traversée dans sa pièce Place. Une création récompensée par le Prix du Jury et par le Prix des Lycéens du Festival Impatience 2018. “Par son écriture, cette femme m’a rendu mon pays d’origine”. Dans cet épisode du Book Club, Tamara Al Saadi se confie sur son rapport à sa famille et nous présente le cadeau de sa sœur pour ses trente ans; le roman Dispersés de l’écrivaine et journaliste Inaam Kachachi. Un livre qui va bouleverser sa vie en mettant le doigt sur sa carence d’irakité. “La clé était là. La littérature donne accès à un endroit, des cultures qui est très intime”. Ce roman nous invite à suivre une femme, Wardiya, prestigieuse gynécologue réfugiée à Paris. Une histoire qui pose la question du déracinement et dépeint la douleur de l’exil. “J’ai réussi à le lire en entier et heureusement parce que clairement, il y a eu un avant et un après pour moi...”. Le prochain spectacle de Tamara Al Saadi s’appelle Brûlé.e.s et “dénonce les stigmatisations dans les banlieues en confrontant le public à ses propres projections.” Il sera présenté au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Théâtre, danse, musique, arts visuels et cirque se mêlent autour d’un thème commun: le portrait et l’autoportrait. Et pour cette nouvelle édition, le programme prend une couleur plus que jamais féminine. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Et plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé le questionnaire à Tamara Al Saadi. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard en ont composé la musique. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. Le Book Club est une production de Louie Media. La transcription de l’épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 3Chloé Moglia : invitation dans le monde des lignes
Chloé Moglia est danseuse, trapéziste et directrice artistique de la compagnie Rhizome. Dans cet épisode du Book Club, la performeuse s’enregistre à une heure du matin dans sa campagne bretonne. Cette nuit-là, elle se confie sur le livre : Une brève histoire des lignes de l'anthropologue anglais Tim Ingold. Un ouvrage qui lui a permis d’explorer sa pratique de la suspension et progresser sur son fil d’une manière différente dans ses spectacles aériens : “C’est un livre qui m’a mis dans des états de joie complètement dingue. Tim Ingold se donne la liberté de rassembler des choses que je n’avais vu personne rassembler”.Cette “promenade” propose une réflexion sur les lignes qu’on ne voit pas, et qui sont omniprésentes dans notre quotidien. Elle démêle les relations entre des actions banales comme marcher, chanter ou encore écrire, et considère que tout ce qu’on fait s’apparente à faire des lignes : “C'est un peu bizarre comme ça. Mais ça ouvre au fait que, quand on se balade dans la forêt ou qu'on fait un trajet dans une ville, le trajet est une ligne. On dessine une ligne”.Une ouverture sur le monde qui permet de penser la vie comme un ensemble d’éléments homogènes et inséparables qui constituent un tout : “Il met ensemble des orages et des limaces, ça m’a fait rire ! (...) C’est comme ci ça remettait le monde ensemble. Ça tisse des liens. Ça relie. Ça fait une religion de lignes”. Le dernier spectacle de Chloé Moglia cosigné avec Marielle Chatain s’appelle L’Oiseau Lignes. Cette œuvre joue avec ce principe de continuité dans l’espace : “A l'époque, quand je faisais du trapèze, il y avait les figures, et tout ce qui se trouvait entre les figures était très embêtant. Finalement, ce que j'appelle désormais la suspension, ce n'est fait maintenant que de ce qui était entre les figures”. Elle sera présentée au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Maud Ventura a envoyé le questionnaire de cette interview à Chloé Moglia. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs réalisé le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard ont composé la musique du podcast. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. Le Book Club est une production de Louie Media.La retranscription de cet épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 2Lisa Guez : Les vertiges des contes
Lisa Guez est metteuse en scène, dramaturge et enseignante-chercheuse. Son dernier spectacle Les femmes de Barbe Bleue est présenté au CENTQUATRE-PARIS. Il est lauréat du prix du jury et du prix des lycéens au Festival Impatience 2019: “On a repris le conte de Perrault et on a essayé de voir, à l’intérieur de ce conte, ce qui nous parlait encore aujourd’hui et comment on pourrait tisser des trajectoires de femmes de Barbe Bleue d’aujourd’hui”Dans cet épisode du Book Club, elle s’enregistre en note vocale dans deux lieux différents: allongée sur le grand lit d’un appart hôtel à Bordeaux et dans un appartement parisien pendant que sa machine à laver tourne. Elle nous raconte Conte de celui qui s’en alla pour connaître la peur des frères Grimm. Un conte “extrêmement étrange, très très foisonnant. Je pense que, du coup, cette dimension foisonnante et cette étrangeté fait qu’il marque moins l’esprit enfantin que des contes plus classiques”. L’histoire d’un homme qui part découvrir le monde dans le seul but de ressentir le frisson: “On peut comparer ça à quelqu’un qui décide de devenir, par exemple, artiste”. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Lisa Guez : “Le Covid est arrivé et pour le moment on fait très peu de notre tournée. Donc le festival Les Singulie.re.s, on l’attend un peu comme le Messie parce qu’on a extrêmement envie de reprendre notre tournée au CENTQUATRE-Paris. On a beaucoup beaucoup beaucoup de désirs et on a beaucoup beaucoup d’espoirs sur les dates qu’on va pouvoir jouer enfin”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Lisa Guez. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard ont composé la nouvelle musique du générique du Book Club.Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale.Le Book Club est une production de Louie Media. La retranscription de l’épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S2 Ep 1Juliette Navis : des désirs et un livre
La metteuse en scène et comédienne Juliette Navis a un jour décidé de regarder en face ses propres désirs. Un livre lui a tendu la main: L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence. “Ce livre est lié à un moment charnière de ma vie de femme. Je l’ai lu à un moment où j’ai dû faire un choix qui m’a énormément coûté et qui a été décisif sur le reste de ma vie”. Ce roman est le récit d’un amour passionnel et charnel dans lequel l’héroïne découvre son corps, sa sensualité et la force d’une sexualité dont elle méconnaissait la puissance: “Ce livre m’a dit qu’il n’y avait pas de honte à avoir envie de chercher mon plaisir. Il m’a dit aussi que le plaisir était un chemin intime, noble et puissant et qu’il me permettrait de me retrouver”Le dernier spectacle de Juliette Navis s’appelle J.C. Il sera présenté au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Théâtre, danse, musique, arts visuels et cirque se mêlent autour d’un thème commun: le portrait et l’autoportrait. Et pour cette nouvelle édition, le programme prend une couleur plus que jamais féminine. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Juliette Navis dans cet épisode: “Je pense que le spectacle vivant est nécessaire à l’équilibre d’une société [...] Je pense qu’on a besoin de partager des idées dans un même temps, ensemble. Dans un même lieu et dans un même temps”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé le questionnaire de cette interview à Juliette Navis. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode. Les talentueux.ses Mélodie Lauret et Antoine Graugnard en ont composé la nouvelle musique du générique du Book Club.Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale.Le Book Club est une production de Louie Media. La retranscription de cet épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 46Marion Montaigne : “Est-ce que je pourrais vivre en me roulant dans des frites?”
Marion Montaigne est illustratrice et autrice de bandes dessinées ainsi que blogueuse. Elle tient le blog humoristique de vulgarisation scientifique Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même), qu’elle a par la suite adapté en BD. Munie de sa plume et de son encre de chine, elle s’est donné pour mission de rendre les sciences accessibles à tous.tes.Marion Montaigne n’est ni chercheuse, ni physicienne. Elle n’a pas de diplôme dans le domaine, et d’ailleurs elle ne cherche pas à en avoir. “Je veux juste comprendre ce qu’on fait et avoir un avis”. Plus un sujet lui paraît ardu, plus elle a envie “de le décortiquer”. Telle une détective lancée sur une enquête, elle se documente, collecte l’information, la recoupe, puis la retranscrit à sa manière. Marion Montaigne veut montrer qu’il n’y a pas besoin d’être un grand scientifique pour s’intéresser à la science.Pour cet épisode du Book Club, Marion Montaigne nous présente le livre Milieu animal et milieu humain du biologiste allemand Jakob Von Uexkull, un ouvrage qui lui a “un peu retourné la tête”. C’est à travers cette lecture qu’elle découvre les différences de perceptions du monde par les animaux, entre eux, mais aussi entre les humains et les animaux. “Il m’a fait comprendre qu’on ne peut pas saisir le monde étranger d’un animal sans comprendre son Umwelt, son monde”. Marion Montaigne est à la fois admirative et perplexe devant cette altérité du monde animal, qu’elle aimerait comprendre. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Marion Montaigne. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a fait le montage de cet épisode avec Clémence Lecart. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 45La littérature pour éclairer l’actualité
Faire ressentir le monde, c’est ce que nous essayons de faire, dans nos productions, chez Louie Media. L’un de nos biais pour le faire, est de réfléchir grâce à la littérature. Dans cet épisode, Agathe le Taillandier est allée interviewer Magali Lafourcade. Elle est magistrate, docteure en droit spécialisée des droits humains et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme.Pour éclairer l’actualité, la magistrate se réfère à quatre œuvres littéraires pour nourrir notre réflexion sur les libertés, les violences systémiques et sur nos droits. Elle a choisi de nous parler de: Dernière sommation de David Dufresne, 1984 de George Orwell, King Kong Théorie de Virginie Despentes et Le Massacre des innocents, les oubliés de la République de Michèle Créoff et Françoise Laborde. Dans cet épisode, plus que jamais, la littérature nous aide à penser le monde dans lequel nous vivons. Agathe le Taillandier présente le Book Club et a interviewé Magali Lafourcade. Maud Benakcha qui est à l’édition et à la coordination du podcast a réalisé le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 44Dima Abdallah : “Le geste créatif est profondément révolté”
Dima Abdallah est autrice. Née au Liban à la fin des années 1970, alors que le pays est en proie à la guerre civile, elle s’installe en France avec une partie de sa famille à l’âge de douze ans. En août 2020, cette archéologue de formation publie son premier roman, Mauvaises Herbes. Pour cette publication elle obtient la mention spéciale du jury du Prix de la littérature arabe 2020. Dima Abdallah y fait le récit d’une petite fille libanaise. Contrainte de quitter Beyrouth pendant la guerre pour venir en France, elle trouve refuge dans son amour pour la nature. L‘ouvrage que Dima Abdallah a choisi pour cet épisode du Book Club fait partie des classiques de la littérature. Elle nous présente la pièce de théâtre Les Justes d’Albert Camus. L’histoire de ce groupe d’activistes russes qui planifie l’assassinat d’un despote résonne en elle et la renvoie à son passé pendant la guerre: “on peut perdre de son humanité en croyant défendre une cause qui nous semble primordiale”. La violence peut-elle être justifiée par une cause juste? Et puis, “qu’est-ce qui est juste finalement?” Dima Abdallah trouve dans cette pièce de théâtre des pistes de réflexions à ces questions universelles et tellement d’actualité. Dans cet épisode, Dima Abdallah aborde aussi comment exprimer la violence à travers les livres. L’autrice, tout comme Albert Camus qu’elle admire tant, est convaincue que la littérature peut être un vecteur efficace pour en parler, la dénoncer, et surtout “lutter contre son absurdité”. Dima Abdallah recommande également la lecture d’Un jour ce sera vide, premier roman d’Hugo Hindenberg, sorti en septembre 2020. Vous pouvez retrouver l’interview de l’auteur par Charlotte Pudlowski, dans notre podcast Fracas.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Ventura a envoyé les questions de cette interview à Dima Abdallah. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du podcast.Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 43Uèle Lamore : “J’adore me perdre dans des mondes imaginaires”
Uèle Lamore est cheffe d’orchestre. C'est elle qui dirige l’Orchestre Orage, un orchestre français de musiques actuelles. Uèle Lamore est aussi compositrice et arrangeuse pour d’autres artistes et pour le cinéma. Pour chacune de ses créations, elle cherche à raconter "une histoire”. Dans son premier EP Tracks, sorti en septembre 2020, la musicienne retranscrit en mélodie sa propre histoire, au travers de deux villes qu’elle aime particulièrement: Kyoto au Japon et Vitry-sur-Seine en banlieue parisienne. Dans cet épisode du Book Club, Uèle Lamore nous parle d’un chef-d'œuvre de la littérature fantastique, et de la littérature britannique: Le Hobbit, de J. R. R. Tolkien. Enfant, c’est grâce à ce livre qu’elle apprend à lire et à écrire en anglais, avec l’aide de son père. Sur le moment, l'apprentissage est rude. Ce n’est que quelques années après, en le relisant, qu'elle est transportée par le monde que l'écrivain a inventé. “Il va vraiment de A à Z avec son univers”. Uèle Lamore est fascinée par la minutie avec laquelle J. R. R Tolkien construit ce monde parallèle, dans Le Hobbit d’abord, puis dans sa suite, la trilogie du Seigneur des Anneaux. “Tout est expliqué et explicable”. L'œuvre de J. R. R. Tolkien permet aussi à Uèle Lamore d’échapper à son quotidien. Durant son enfance et son adolescence, elle est beaucoup moquée pour être une “geek”, une de ces personnes “cheloues qui traînaient entre {elles} et qui faisaient des trucs bizarres avec des cartes”. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est même devenu plutôt “cool” d’avoir des références comme Le Hobbit en poche. Et la cheffe d’orchestre ne peut que s’en réjouir. Si vous souhaitez en savoir plus sur le métier de cheffe d’orchestre et sur la place des femmes dans ce domaine professionnel encore très masculin, nous vous conseillons de vous rendre sur les sites de l'Association française des orchestres et le Fevis.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Uèle Lamore. Maud Benakcha a fait le montage de cet épisode. Elle est également à l’édition et à la coordination du podcast. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 42Bérengère Krief : “Je me suis toujours laissée guider”
Bérengère Krief est comédienne et humoriste. Depuis janvier 2020 (et on l’espère de nouveau bientôt), elle est à l’affiche d’Amour, son One woman show dans lequel elle revient sur quelques-unes de ses histoires de coeur.Ce sont notamment d’histoires d’amour compliquées dont Bérengère Krief nous parle dans son épisode. Elle se souvient d’une rupture, fin 2017. “Je suis complètement dans mon truc de comédie romantique qui s’écroule”. La comédienne ressent alors le besoin de voyager seule. Elle décide de partir pour l’Australie. Mais malgré “le guide de la parfaite touriste” qu’elle avait pris soin de préparer avant son départ, rien à faire, Bérengère Krief s’ennuie. “Je voyais bien que je n’avais pas d’émotions, de joie”. Jusqu’à ce qu’une amie lui parle du Livre des coïncidences, du docteur Deepak Chopra, que Bérengère Krief nous présente dans cet épisode du Book Club. Cet essai de développement personnel marque un avant et un après dans son périple australien et plus généralement dans sa vie. “Mon voyage avant de télécharger Le livre des coïncidences, ce n’était qu’une débâcle de moi-même”. Exit les programmes de visites trop chargés, ce livre pousse Bérengère Krief à apprécier la liberté de son voyage.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Bérengère Krief. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 41Adélaïde Bon : “De la joie s'il vous plaît, de la joie !”
Adélaïde Bon est comédienne, autrice et lectrice à voix haute. En mars 2018, elle publie son premier roman, La Petite fille sur la banquise, dans lequel elle raconte le viol dont elle a été victime à l’âge de neuf ans. Elle y décrit la difficulté de parler avec justesse de ce qu’elle a subi. “La violence sexuelle nous prive de mots”. Pendant des années, elle a le sentiment que les mots lui font défaut, qu’ils mentent, et elle ne parvient plus à communiquer avec le monde qui l’entoure. C’est en partie grâce à la littérature qu’Adélaïde Bon réussit à se reconstruire. Elle se réfugie dans les “mondes imaginaires et fictifs”. Elle devient alors une “lectrice dévorante”. Mais Adélaïde Bon ne parvient pas à se détacher de cette méfiance qu’elle a envers les mots. Il lui manquait un livre “qui dirait les mots à l’endroit”. Ce livre, elle est finalement tombée dessus par hasard il y a quelques années. C’est le roman L’art de la joie de Goliarda Sapienza, et elle a choisi de nous le présenter dans cet épisode. Il retrace la vie de Modesta, née en Italie au début du XXème siècle. Dans ce livre, il est aussi question de viol, d’inceste, de rapports de domination. Adélaïde Bon se sent alors rassurée de savoir qu’il est possible de “dire les choses, les vraies choses, celles qui sont tues”. Et puis il y a ce titre: L’art de la joie. C’est la première chose qui a attiré l’attention d’Adélaïde Bon quand elle a acheté ce livre. “La joie ça a été ma bouée de sauvetage pendant des années”. Adélaïde Bon voit à travers le portrait de cette femme la possibilité de se libérer de son passé, et de reprendre le contrôle de son récit. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Adélaïde Bon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 40Daria Marx : “J’aimerais lire quelque chose de léger qui parle de grosses sans parler de poids”
Daria Marx est autrice, militante et blogueuse. Que ce soit à travers les réseaux sociaux, en tant que cofondatrice et membre du collectif Gras Politique, ou encore grâce à son livre Gros n’est pas un gros mot, paru en 2018, la jeune femme s’engage dans la lutte contre la grossophobie. Daria Marx signe aussi le documentaire Ma vie en gros, diffusé sur France 2 en juillet 2020. Elle y raconte les difficultés qu’elle rencontre au quotidien en tant que grosse, dans une société où l’on rejette encore les corps dits “hors-normes”. Daria Marx adore lire la nuit, “je trouve qu’il y a un silence qui s’y prête”. Depuis son canapé, elle nous parle de sa bibliothèque remplie de “quatre ou cinq-cent livres bien tassés”, dans laquelle elle prend soin de séparer les romans, les livres sur le féminisme et ses livres de religion. Il y a aussi une boule de divination, le Choixpeau d’Harry Potter, et c’est finalement grâce à ce mélange de littérature et de “souvenirs” qu’elle se sent vraiment chez elle. Daria Marx entretient une relation particulière avec le roman qu’elle a choisi pour cet épisode. “Je l’adore et je le déteste”. Elle nous parle de Big, de Valérie Tong Cuong, qui raconte l’histoire de Marianne, une femme grosse.. Lorsqu’elle le lit pour la première fois à la fin des années 1990, elle est très enthousiaste car Marianne, c’est “la première grosse de la littérature qu’{elle} rencontre”, Daria Marx s’identifie à l’héroïne. “Mon poids prenait beaucoup beaucoup de place, et dans ma tête et dans ma vie”. Mais aujourd’hui, en 2020, elle nuance sa lecture.Ce livre l’amène à réfléchir à l’image des femmes dans la société. Car si Big a été écrit par une femme qui n’est pas en surpoids, l’autrice arrive quand même à décrire avec justesse la “douleur d’être dans un corps différent”. Quelques clichés persistent, mais pour Daria Marx, une deuxième lecture de ce roman est possible: celle qui interroge les standards de beauté féminine inatteignables que projette la société sur les femmes. Daria Marx recommande aussi la lecture du roman Vie amoureuse de Zeruya Shalev, qui reprend le récit de la spirale incestueuse. Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez aussi écouter la deuxième saison de notre podcast Injustices, Ou peut-être une nuit.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Daria Marx. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 39Alice et moi : “Toute sa vie, elle se jette dans l’inconnu”
Alice et moi est chanteuse. Après le succès à l’automne 2018 de son titre “J’veux sortir avec un rappeur », elle vient de finir l’écriture de son premier album, qui sortira début 2021. Le prénom Alice et moi, c’est tout simplement parce qu’ “il y a Alice, et puis il y a moi”. Un côté hypersensible,“dans sa bulle”, et puis il y a l’autre Alice, “celle qui fonce” et qui n’écoute pas ses peurs. Une dualité qu’Alice et moi retrouve dans le livre qu’elle a choisi pour cet épisode. La chanteuse nous présente L’histoire d’Helen Keller, un roman de Lorena A. Hickok qu’elle a lu pour la première fois à l’âge de dix ans. Le livre raconte la jeunesse d’Helen, une petite fille sourde, muette, et aveugle, accompagnée de son éducatrice. Alors qu’elle commence à peine à appréhender le monde qui l’entoure, son handicap l’enferme dans son corps et l’empêche, dans un premier temps, de s’exprimer et de se faire comprendre des autres. Alice et moi ne prétend pas comparer son expérience avec celle d’Helen, mais la chanteuse reste touchée par la sensibilité de l’enfant, à laquelle elle s’identifie beaucoup. “Même si d’extérieur j’étais enjouée et sociable, au fond j’étais très coupée du monde”. Elle voit ce personnage évoluer et sortir de cette introversion forcée, pour finalement faire “de ses faiblesses sa force”. Et cette image accompagne encore aujourd’hui Alice et moi dans sa carrière d’artiste, surtout lorsque “ses émotions de petite fille réservée” refont surface. Alice et moi retient aussi le bonheur qu’Helen Keller ressent grâce à l’apprentissage de nouvelles choses. “Toute sa vie, elle se jette dans l’inconnu avec une joie incroyable et pour moi ça c’est hyper inspirant”. Alors même si parfois elle a peur, Alice et moi repense à cette petite fille, et elle se rappelle de toujours rester optimiste. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Ventura a envoyé les questions de cette interview à Alice et moi. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 38Marcia Burnier : “Les groupes de meufs peuvent constituer une famille choisie”
Marcia Burnier est autrice. Son premier roman, Les Orageuses, raconte l’histoire de deux femmes, toutes deux victimes de viol. Entourées par cinq autres amies, elles prennent un jour la décision de reprendre un pouvoir que l’on a essayé de leur ôter par la violence, en se faisant justice elles-mêmes. Ce livre, Marcia Burnier l’a écrit en premier “pour ses copines”. L’écrivaine a voulu redonner de la valeur à la parole des femmes autour d’elle, sa “famille choisie” comme elle l’appelle. Elle en est persuadée: “d’autres types de liens familiaux doivent pouvoir exister” au-delà des parents et du couple. D’où l’importance de valoriser la sororité. La solidarité entre femmes est un thème que Marcia Burnier voudrait voir se développer dans la littérature. “Il faut qu’on arrive à accepter que des romans peuvent être très bons avec pratiquement que des personnages féminins”. D’ailleurs, le livre qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode est une histoire “d’entraide entre femmes”. Il s’agit du recueil d’essais autobiographiques Peau, à propos de sexe, de classe et de littérature de Dorothy Allison. Dans cet ouvrage, l’autrice américaine revient sur sa propre histoire. Elle analyse son rapport à la sexualité, à l’inceste qu’elle a subi dans son enfance. Mais à travers toute cette violence, elle valorise aussi le collectif, “les groupes de meufs”, et met en avant l’importance du soutien qu’elle a pu recevoir de la part d’autres femmes. L’histoire de Dorothy Allison résonne en Marcia Burnier. Si la première fois qu’elle la lit, c’est principalement parce qu’elle veut en savoir plus sur son identité de femme lesbienne, elle y attache rapidement une nouvelle signification. “Peau c’est un livre qui m’a fait me sentir autrice”. Lorsqu’elle écrit son premier roman, il lui apprend à donner de la valeur à ce qu’elle veut raconter. Et surtout, à se laisser le temps pour l’écrire. “Se dire autrice c’est aussi accepter de donner du temps à la littérature”. À travers Peau, Marcia Burnier se laisser aller à la rêverie et espère qu’un jour, elle pourra devenir écrivaine à temps plein. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Marcia Burnier. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 37Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”
Agnès Desarthe est autrice et traductrice. Elle a publié à cette rentrée littéraire 2020 C’était mieux après, un roman jeunesse dans lequel elle raconte l’histoire de Vladimir, un petit garçon fraîchement arrivé dans une nouvelle école. Il doit alors s’adapter et surmonter sa timidité pour y trouver sa place. Agnès Desarthe travaille en ce moment à l’écriture de son prochain roman. En parallèle, elle traduit des articles de l’autrice Virginia Woolf pour le magazine britannique le Literary Times Supplement. Écrire ou traduire, traduire et écrire, elle a “toujours exercé ces deux activités en même temps, parfois dans la même journée”. Agnès Desarthe ne saurait dire laquelle de ces deux casquettes elle préfère tant elles sont complémentaires. “L’un repose de l’autre”. Mais dans tous les cas, c’est la lecture qui est au coeur de son travail. Dans cet épisode, Agnès Desarthe nous présente le roman Laura Willowes, de l’autrice américaine Sylvia Townsend Warner. Dans ce livre “étrange” où se mêlent naturel et surnaturel, Laura Willowes, une jeune femme plutôt réservée et docile décide de tout plaquer pour partir s’installer dans la campagne reculée anglaise. Ce livre a beaucoup marqué Agnès Desarthe parce qu’il fait écho à son histoire familiale, à son enfance, à sa grand-mère paternelle. “J’ai toujours eu l’impression que le naturel et surnaturel étaient main dans la main dans mon quotidien”. Laura Willowes, c’est finalement une “ode à la liberté, à l’autonomie, et à la possibilité d’être soi”. On sent paraître le désir d’être proche de la nature, une “nature sauvage” qui pousse le personnage principal à s’affranchir des conventions sociétales imposées à aux femmes. Agnès Desarthe recommande également le roman Martin Eden de Jack London, que la comédienne Lison Daniel nous avez déjà présenté dans un précédent épisode du Book Club. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Agnès Desarthe. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible ici. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 36Nina Meurisse : “La caméra prend des choses que personne ne voit”
Nina Meurisse est actrice. Dans le biopic Camille sorti en 2019, elle rend hommage à Camille Lepage, jeune photo-reporter française tuée en Centrafrique en mai 2014. Pour interpréter avec justesse ce rôle qui lui a valu d’être nominée pour le César du Meilleur Espoir féminin, l’actrice s’est méticuleusement préparée. Elle est allée jusqu’à apprendre les rouages du métier avec des photographes de l’agence de presse AFP. Nina Meurisse possède beaucoup de livres de photographies. Ils sont disséminés un peu partout chez elle. Sur les rayonnages d’une bibliothèque, sur la table basse du salon, “j’ai presque peut-être plus de livres de photos que de romans”. Lorsqu’elle entreprend un rôle, elle s’en sert souvent comme référence afin de mieux comprendre son personnage. Pour son prochain projet; une série qui sera diffusée sur la plateforme de streaming d’Amazon, l’actrice s’est penchée sur des clichés des années 1960. Elle analyse tout dans le détail, des habits à la posture des gens selon l’époque, en passant par la moindre petite “mimique”. “Cette idée de trouver ce personnage par le corps je trouve ça toujours assez intéressant”. Dans cet épisode Nina Meurisse se confie à nous depuis sa loge, à Saint Jean d’Angély en Charentes-Maritime. Entre deux changements de costumes, l’actrice nous invite à contempler un instant la beauté du septième art, au travers de la littérature. Elle présente l’essai Notes sur le cinématographe, dans lequel le réalisateur Robert Bresson a rassemblé, à la manière de notes dans un journal, presque vingt-cinq ans de réflexions autour de son métier, et du cinéma plus largement. “C’est le seul livre que j’ai toujours avec moi, que je relie”. Il rappelle à Nina Meurisse que l’acteur.ice doit prendre le contrôle de son rôle, en poussant toujours plus loin l’analyse de son personnage. “Où il va? D’où il vient? Qu’est-ce qu’il veut dire par-dessus tout ça? Qu’est-ce qu’il a traversé? Qu’est ce qui le meut?” Et puis, une fois qu’iel a toutes ses clés en main, lâcher prise et laisser vivre ses émotions. Nina Meurisse nous parle aussi des silences. Ces silences qui en disent déjà beaucoup. Robert Bresson écrit: “Sois sûr d’avoir épuisé tout ce qui se communique par l’immobilité et le silence”. C’est l’idée que le métier d’acteur.ice est d’abord physique, qu’il faut engager le corps tout entier, pour raconter une histoire au-delà de la parole. “Avant même que j’ai énoncé une phrase de dialogue, que va raconter le costume, la posture, la manière de respirer, la main qui se resserre?”. Une fois que l’acteur.ice a pris conscience de ces éléments, la caméra fera le reste. C’est là que réside toute la beauté du cinéma, que Nina Meurisse ne cesse de redécouvrir en nous lisant des passages de Notes sur le cinématographe. Moteur. Silence. Ça tourne. Action ! Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Nina Meurisse. Maud Benakcha a fait le montage de cet épisode. Elle est aussi à l’édition et à la coordination de ce podcast. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 35Emily Loizeau : “Je m’efforce d’avoir une parole absolument libre”
Emily Loizeau est autrice, chanteuse et compositrice. Son dernier disque Run Run Run, est une reprise d’une performance qu’elle a imaginé en hommage à Lou Reed, chanteur du groupe de rock américain The Velvet Underground. Un concert mêlant piano, guitare et lectures d’interviews du chanteur américain. Emily Loizeau est une artiste engagée. Au quotidien, comme à travers sa musique, elle milite pour les droits des migrants: “Ça doit être vital ou alors il vaut mieux se taire”. En 2017 elle sort son EP Origami, bande originale du documentaire “Les enfants de la Jungle”, qui dresse le portrait de mineur.e.s isolé.e.s dans le camp de réfugié.e.s de Calais. Ce n’est donc pas un hasard si elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club, le roman Eldorado, de Laurent Gaudé. Dans cette “épopée d’aujourd’hui” sur l’immigration clandestine, l’écrivain retrace les destins de quatre personnes, un garde-côte italien, une femme rescapée de la noyade et deux frères soudanais qui fuient leur pays pour rejoindre l’Europe. Il est alors question de la rencontre entre “nos peurs qui sont dressées comme des étendards”, et “le désespoir de ceux qui n’ont pas d’autres choix”. Ce roman a mis Emily Loizeau dans une profonde colère. Mais il l’a aussi émue, car c’est finalement l’histoire “d’une quête de l’espoir” vers “un pays où l’on pourrait se sentir en sécurité et où la main serait tendue”. Elle en est presque certaine: Eldorado “peut changer petit à petit la vibration de chacun et peut-être un peu de ce monde”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Emily Loizeau. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 34Faïza Guène : “La lecture permet ce que la pauvreté empêche”
Faïza Guène est autrice. En 2004, alors âgée de 19 ans, la jeune franco-algérienne crée la surprise avec la sortie de son premier roman Kiffe Kiffe demain. Sous forme de journal intime, Doria, une adolescente franco-marocaine qui vit seule avec sa mère, raconte son quotidien dans une cité de Seine-Saint-Denis. Le succès de ce roman est immédiat, à tel point que le livre est aujourd’hui traduit dans 26 langues. Cet automne elle revient avec la publication de son sixième roman, La Discrétion, dans lequel elle dresse le portrait d’une famille algérienne ayant fui la guerre d’indépendance pour s’installer à Aubervilliers, au Nord de Paris. Des thèmes similaires, mais auxquels il ne faudrait pas restreindre l’écrivaine. “Je refuse maintenant, strictement, tout rôle que je ne choisis pas, à commencer par celui de porte-parole”. Avec Faïza Guène, les banlieues ne sont pas sujets d’écriture, simplement des lieux propices à la littérature et aux histoires. Faïza Guène développe très tôt un appétit pour la littérature, grâce à l’école et à sa bibliothèque municipale. Elle apprécie particulièrement l’intimité des romans. “J’ai l’impression d’être en mouvement avec l’histoire, avec les personnages.” À travers les livres elle trouve aussi le moyen de s’évader de son quotidien et “d’accéder à un autre monde que le sien”. C’est cette expérience que Faïza Guène souhaite partager dans cet épisode du Book Club, à travers l’essai La prochaine fois le feu, de l’écrivain James Baldwin. A l’aide d'une plume “trempée dans l’encre du réel de l’époque”, l’auteur afro-américain dénonce le racisme de la société américaine des années 1960, et la domination d’une majorité blanche sur une minorité noire. Presque soixante ans plus tard, Faïza Guène est frappée par l’intemporalité et l’universalité de ce texte. “C’est comme si son message s’adressait à moi, directement, en particulier, et aussi à l’humanité toute entière”. Le livre la replonge dans son enfance “de fille d’Algérien pauvre qui a grandi en banlieue”, mais il lui fait surtout prendre conscience que sa condition n’est pas une fatalité. “Il m’a aidé à comprendre à quel point c’était nécessaire d’empêcher qu’on colonise mon territoire imaginaire”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Faïza Guène. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 33Fatima Daas : “J’ai mis du temps à parler, et à aimer parler”
Nous sommes très heureuses de vous présenter Fracas, notre tout nouveau podcast produit en partenariat avec Radio Nova. Créé et présenté par Charlotte Pudlowski, il explore notre rapport à la parole. Dans le premier épisode, elle reçoit l’autrice Fatima Daas. Et comme son premier roman, La petite dernière, fait partie des romans de la rentrée littéraire, il nous a paru pertinent de partager cet entretien avec vous, les auditeur.ices du Book Club. Fatima Daas est en réalité un pseudonyme. C’est aussi le nom de l’héroïne de son roman, avec laquelle l’écrivaine partage de nombreuses similitudes. Toutes les deux ont grandi à Clichy-sous-Bois en région parisienne, dans des familles originaires d’Algérie. Toutes les deux sont musulmanes pratiquantes et aussi lesbiennes. Et toutes les deux travaillent au quotidien pour jongler entre ces deux identités, et bien d’autres encore. Son roman, l’autrice le résume ainsi: “c’est juste, comment tu te construis en étant plusieurs choses, en ayant plusieurs facettes et parfois des éléments qui te semblent contradictoires”. Il aura fallu plusieurs années à Fatima Daas pour concilier sa foi et son homosexualité. Aujourd’hui l’autrice l’affiche fièrement, mais elle a conscience que son livre aborde des sujets qui justement, suscitent encore des débats. “Plus j’allais vers la fin du roman et plus je me questionnais sur ce que ça pouvait faire à des personnes qui pouvaient se reconnaître”. Alors si elle a choisi de publier son travail sous un pseudonyme, c’est aussi pour protéger ses proches, pour ne pas “les exposer à des gens, à des mondes qui ne les concernent pas”. Fatima Daas a grandi dans une famille où “les non-dits” faisaient partie intégrantes des conversations. C’est finalement grâce à l’écriture qu’elle a trouvé sa voix. “Ça t’oblige à te regarder, à regarder les autres, à regarder le monde et après t’en parles”. Aujourd’hui, il n’est plus question pour elle de se taire. “Une fois qu’on est dans la parole, on a envie de garder cette parole et de le montrer, parce qu’on a tenu trop longtemps dans le silence”.Fracas est un podcast créé et présenté par Charlotte Pudlowski. Il est produit par Louie Media et Radio Nova. Cet épisode a été réalisé par Anna Buy, et le mix est de Jean-Baptiste Aubonnet.Chaque interview est diffusée dans une version courte dans la matinale de Radio Nova, Un Nova jour se lève, le jeudi matin à 8h10.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est en charge de l’édition et de la coordination. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 32Emmanuelle Richard : “Pour qu’une chose fonctionne sur le lecteur, il faut passer par le ressenti”
Emmanuelle Richard est autrice. Dans son dernier livre, Les corps abstinents, elle a écrit ce qu'elle n'avait pas trouvé : “C’est un livre que j’ai cherché beaucoup à un moment donné dans ma vie personnelle où j’en avais besoin”. Depuis quelques mois, Emmanuelle Richard est en plein déménagement. Alors pour le moment, elle a été contrainte de mettre sa bibliothèque de côté. Cela ne l’empêche pas de nous décrire sa collection “éclectique” de livres. “Je peux lire autant de la BD, que du manga, que de la littérature dite de jeunesse”. Parmi ses lectures, la romancière nous recommande le livre Nino dans la nuit, que la journaliste Rebecca Manzoni nous avait déjà conseillé lors d’un précédent épisode du Book Club.Dans cet épisode, Emmanuelle Richard nous présente le roman Sa Majesté des Mouches de l’écrivain britannique William Golding, un livre qui l’a “profondément plongée dans le trouble”. Souvent présenté comme une allégorie glaçante des sociétés humaines, l’histoire débute à la suite d’un crash d’avion. Un groupe de jeunes garçons issus de la bourgeoisie anglaise se retrouve livré à lui-même sur une île déserte. Tous doivent alors réapprendre à vivre ensemble, révélant petit à petit les instincts prédateurs et la “cruauté de l’âme humaine”. C’est au collège qu’Emmanuelle Richard découvre ce roman, à une période de sa vie où elle se sent particulièrement “vulnérable”. Il la rassure, la bouleverse, elle le trouve juste. Exactement ce qu’elle recherche dans la littérature: “il faut que ça suscite des événements à l’intérieur du lecteur, qui soient de l’ordre de la sensation, de l’émotion”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Emmanuelle Richard. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 31Nina Bouraoui : “Je suis née dans une famille où les livres mangeaient l’appartement”
Nina Bouraoui est autrice. Comme dans beaucoup de ses livres, son dernier roman Otages, apporte une réflexion sur la place des femmes dans la société, et sur les violences qu’elles subissent. Il raconte l’histoire de Sylvie Meyer, une quinquagénaire en apparence sans soucis, qui est employée dans une usine de caoutchouc. Après une énième demande de son patron, elle décide de le séquestrer, révélant ainsi de profondes blessures refoulées depuis longtemps.Dans cet épisode, Nina Bouraoui nous accueille dans son salon, devant sa bibliothèque qui fait office de “matrice du lieu”. Elle nous parle de son amour pour la Méditerranée, de sa jeunesse en Algérie. La romancière se confie aussi sur ses craintes de retourner un jour là-bas. “J’ai écrit une sorte de légende autour de ce pays, et cette fiction j’aurais peur qu’elle s'éteigne, qu’elle soit déçue”. Alors entre temps, elle lit. Beaucoup. Parmi ses auteur.ices algérien.nes favori.te.s, on trouve Albert Camus, qu’elle considère comme “un père algérien, qui a décrit l’Algérie comme [elle a] pu envisager de la décrire”. Elle nous présente Le Mausolée des Amants, le journal intime posthume de l’écrivain et photographe Hervé Guibert. Cet ouvrage retrace la vie de cet homme, tiraillé entre sa passion pour l’écriture, son combat pour faire accepter l’homosexualité, et sa maladie, le Sida. Des passages très crus parfois, mais que Nina Bouraoui relit sans cesse, tant elle est admirative du travail d’Hervé Guibert. “Il a cette façon d’écrire qui fait dire que finalement lorsqu’on a en soi cette dimension poétique, cette dimension esthétique de l’écriture, et bien je crois que l’on peut tout écrire”. Figure très présente dans la vie d’Hervé Guibert, c’est aussi grâce au Mausolée des Amants que Nina Bouraoui a découvert l’écrivain Thomas Bernhard, que nous recommandait Julia Kerninon dans l’épisode précédent du Book Club.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Nina Bouraoui. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 30Julia Kerninon : “La ligne directrice de ma vie, c’est l’écriture”
Julia Kerninon est autrice. Dans Liv Maria, son dernier roman, elle peint le portrait d’une jeune femme profondément amoureuse de la liberté. C’est aussi le portrait d’une mère nostalgique de son passé, qui tente de s’adapter à ce nouveau rôle.Liv Maria est passionnée de lecture, tout comme Julia Kerninon, chez qui la bibliothèque occupe une place centrale. Elle aime la regarder, et “penser à tous les bons moments qu’ [elle a eu] avec ces livres”. Lectrice assidue depuis son enfance, la transition vers l’écriture s’est faite très tôt, et plutôt naturellement. “Ma mère m’a donné sa machine à écrire quand j’avais 5 ans et demi, et puis je me suis mise à écrire, et puis je n’ai jamais arrêté”. Dans cet épisode elle nous présente La Cave, un roman autobiographique de l’écrivain et dramaturge autrichien Thomas Bernhard. Il revient sur ce jour où il décida d’arrêter l’école au profit d’un emploi d’apprenti dans sa ville natale de Salzbourg. Outre le style “étrange” et le franc-parler de Thomas Bernhard, c’est l’audace du personnage qui séduit Julia Kerninon. La rupture brutale avec le système scolaire du jeune homme remue en elle le désir de se mettre au travail, pour réaliser ses rêves d’écriture. “A l'époque je pense que je ne comprenais pas à quel point moi aussi je voulais partir à l'opposé de ce qui était prévu. Je pense que je ne comprenais pas ce que j'étais prête à faire pour devenir écrivain”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Julia Kerninon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast avec l’aide de Maureen Wilson, responsable éditoriale. Marion Girard est responsable de productions. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 30Lison Daniel : “On passe beaucoup de temps à se regarder passer à côté de sa carrière”
Lison Daniel est scénariste et comédienne. En ce moment elle participe à l’écriture d’une série pour Netflix sous la direction de Fanny Herrero, la créatrice de la série Dix pour Cent. Elle tient aussi le compte instagram les.caractères, où elle incarne avec humour une galerie de personnages du quotidien, plus ou moins caricaturaux. On y rencontre Aurélie, esthéticienne à Marseille, Isabelle, une quadra qui a très mal vécu son confinement sur la côte d’Emeraude, ou encore Yvan, psychanalyste à la mine renfrognée. Les ami.e.s de Lison Daniel le lui disent volontiers en découvrant sa collection de romans et de pièces de théâtre: elle “n’est pas fâchée avec la lecture”. La comédienne aime flâner pendant des heures dans la librairie en bas de chez elle, à la recherche de nouveaux ouvrages. “Je parcours les rayonnages et je laisse faire parce qu'il y a toujours un livre ou deux qui m'interpelle. Le titre, l'auteur, la quatrième, il y a toujours quelque chose qui m'intrigue”. Dans cet épisode elle nous présente le livre Martin Eden, de l’écrivain américain Jack London. Ce roman d’aventures suit le jeune matelot Martin Eden près de San Francisco dans les années 1920. De condition très pauvre, il se lance pour défi de se cultiver, afin de séduire Ruth, une jeune femme issue de la bourgeoise dont il est éperdument amoureux. Cette soif de connaissances fait naître en lui le désir de devenir écrivain. Il s’efforcera alors de réaliser son rêve, envers et contre tout. Lison Daniel découvre ce roman pour la première fois il y a trois ans. “Quand je le lis, je suis dans une espèce de brouillard professionnel horrible. Je veux être comédienne, je veux être scénariste, mais en fait, je suis surtout serveuse parce qu’aucun agent ne veut de moi, parce qu’aucune boîte de production ne veut travailler avec moi”. La “ténacité incroyable du personnage” frappe la jeune femme, qui tire de cet ouvrage la force de persévérer dans le milieu artistique. La même année, elle lance le compte les.caractères avec sa cousine Laura. “J'ai décidé de ne pas attendre qu'on vienne me chercher et de faire mes choses de mon côté”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marine Revol a envoyé les questions de cette interview à Lison Daniel. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast, avec l’aide de Lucile Rousseau-Garcia.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 28Fatoumata Kébé : “La Lune est le roman de ma vie”
Fatoumata Kébé est astrophysicienne et autrice. Son travail porte sur les débris spatiaux. Mais, dans l’espace, c’est avant tout la Lune qui la captive depuis toujours. Elle y a consacré un livre, La lune est un roman, dans lequel elle revient sur l’ensemble des croyances et des certitudes que nous avons sur cet astre céleste. Dans cet épisode, elle nous parle de la place de la Lune dans sa vie, mais aussi de ses origines maliennes, et de la chance de pouvoir appréhender son histoire personnelle à travers les témoignages d’autres.Fatoumata Kébé explique avoir découvert sa passion pour l’espace, alors qu’elle était enfant, en lisant un livre. Depuis, elle a conservé un lien privilégié avec la lecture. “Le fait que ma passion pour l’espace a commencé avec un bouquin est peut être la raison pour laquelle j’ai toujours gardé la lecture comme loisir parce que ça me permettait de voyager”. Pour l’astrophysicienne, lire c’est “voyager tout en restant là où [l’on est]” et apprendre continuellement sur l’univers et sur l’humain.Fatoumata Kébé a choisi de nous parler d’Amkoullel, l'enfant Peul, la première partie de l’autobiographie d’Amadou Hampâté Bâ. L’auteur malien, à travers le récit de ses rencontres, recueille l’histoire orale de son pays, à l’époque colonisé par la France. “Amadou Hampâté Bâ raconte de manière assez précise comment fonctionnait le Mali sous emprise coloniale, mais également comment les moeurs, les coutumes, les traditions étaient maintenues”. Cette lecture a permis à Fatoumata Kébé d’avoir une meilleure connaissance de l’histoire du pays dont sa famille est originaire. Elle s’est aussi rendue compte de la chance que cela représente de “pouvoir connaître de manière plus précise [ses] origines, [ses] racines, [son] histoire”.Que ce soit dans cette quête de ses origines ou dans son parcours personnel, la Lune est pour Fatoumata Kébé un phare auquel elle se raccroche continuellement. “Avec le temps, j’ai toujours pu la contempler. A l’opposé, si elle me contemple, elle voit que j’évolue, que j’obtiens mes diplômes”. Cette Lune, qu’elle regarde et qui la regarde, est comme “un miroir de l’évolution de [sa] vie”. Ce magnétisme qui lie l'astrophysicienne à la Lune est tel qu’elle espère pouvoir, un jour, fouler son sol poussiéreux et ainsi rencontrer cet objet céleste qui la fascine tant. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Fatoumata Kébé. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 27Laëtitia Eïdo : “Cette bibliothèque c’est mon ventre”
Laëtitia Eïdo est actrice, chanteuse, elle dessine et écrit. Elle joue dans la série Netflix Fauda, et sera à l’affiche du prochain film de Terrence Malick, The Last Planet. En parallèle de sa carrière au cinéma, elle pratique d’autres formes d’art. Cette expression plurielle est au coeur même de sa construction artistique. “Depuis que je suis petite je me suis toujours autorisée à tout pratiquer”. “Je ne comprends pas pourquoi il faudrait avoir honte ou avoir de la difficulté à assumer le fait qu’on ait plusieurs casquettes, à multiplier les talents. Je pense que faire un choix c’est réduire qui l’on est”. Si elle assume aujourd’hui ne pas vouloir se restreindre, elle nous confie combien les regards extérieurs sont parfois difficiles à vivre. Dans cet épisode, Laëtitia Eïdo nous présente un livre qui l’a “aidée à assumer ce désir de création multiple”: Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke. Dans cette correspondance épistolaire avec un jeune artiste, Franz Xaver Kappus, l’écrivain explore ce que renferme la création et délivre ses conseils sur l’ensemble du processus qui l’y conduit. Un texte qui lui a semblé être “une évidence”, tant il correspond à sa vision du chemin artistique. La principale leçon que Laëtitia Eïdo en retire est “de ne pas se soucier du regard des autres quand on crée”. Il y a “cette idée que notre intuition vient de l’innocence, et que moins on sait, plus on sait, mais pas la même chose”. Se libérer du poids des connaissances permettrait, d’après elle, de laisser la place à notre élan artistique de s’exprimer pleinement. Dans cette oeuvre, Laëtitia Eïdo a aussi été marquée par la réflexion proposée par Rainer Maria Rilke sur l’importance de la patience dans le processus artistique. “La création, comme une bonne recette de cuisine, ça prend du temps”, si bien que pour l’écrivain “patience est tout”. Si elle trouve d’un côté “rassurant de se dire qu’on a le temps”, elle confie la pression qu’elle ressent en tant que comédienne par rapport au temps qui passe et qui fait évoluer son image. Mais elle se répète l’adage de Rainer Maria Rilke pour cultiver un rapport sain au temps, ce temps qui lui est si précieux puisqu’il lui permet de créer. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Laëtitia Eïdo. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 26Samantha Bailly : “Je pense que le rapport à chez soi change quand on écrit”
Samantha Bailly est autrice et scénariste. Dans ses livres, elle traite, par le biais de la fiction, des sujets qui touchent les nouvelles générations. Son dernier roman, C'est pas ma faute, raconte une histoire de disparition à l’ère des réseaux sociaux et la nature des liens qui peuvent se tisser à travers les écrans. Dans cet épisode, elle nous invite dans l’intimité de son bureau, son “petit endroit de repli magique”, pour nous parler d’un livre qui souligne l’importance d’avoir un espace à soi. Samantha Bailly nous décrit sa bibliothèque où chaque exemplaire a été si consciencieusement choisi qu’elle est uniquement composée de ses “livres chouchous”. Le dernier ouvrage qu’elle en a sorti de cette bibliothèque est Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés - par ailleurs recommandé par Flèche Love dans un épisode précédent du Book Club. Ce livre, qui propose “une réflexion sur tout un tas de récits de femmes”, trône régulièrement sur sa table de chevet tant il la nourrit.Dans cet épisode, elle a choisi de se raconter à travers sa lecture de Chez Soi de Mona Chollet. “Où est-ce que je trouve refuge? Où est-ce que je suis chez moi?”: ces questions que posent cet essai ont immédiatement résonné chez l’autrice, tiraillée entre son côté casanier et ses envies d’ailleurs. Cet ouvrage “d’une très grande exigence intellectuelle mais plein de sensibilité” lui a fait changer son rapport à son espace intérieur. Elle l’identifie désormais comme un lieu d’ancrage indispensable, auprès duquel elle peut se ressourcer. Samantha Bailly ne s’est par contre pas retrouvée dans la peur du voyage dont témoigne Mona Chollet. En contraste, cette lecture l’a décidée à réaliser le périple autour du monde dont elle rêvait. Pendant ces trois mois de nomadisme, elle a reconsidéré son rapport à sa maison : “je me suis rendue compte que, d’abord, chez moi c’est avec l’homme que j’aime”. Une période hors de chez elle qui lui a aussi permis de constater “qu’il n’y a rien de plus doux que de rentrer chez soi quand on s’y sent bien”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Samantha Bailly a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 25Soko : “Les seuls livres que je lis c’est les livres que je lis à mon fils”
Soko est musicienne, compositrice et actrice. Dans son nouvel album Feel Feelings, elle dévoile les émois qui la traversent et témoigne de l’importance de dire ses émotions. Dans cet épisode, elle nous parle de la nécessité qu’elle éprouve de dire son amour à son fils, Indigo. Elle raconte sa vision de l’amour maternel, son rapport aux livres pour enfants, et ce qu’elle chante pour endormir son bébé. Puisqu’elle ne lit en ce moment que la bibliothèque de son fils par manque de temps, Soko a choisi de nous confier sa tendresse pour le livre pour enfants Love You Forever de Robert Munsch, illustré par Sheila McGraw. Également disponible en version française. Cette “histoire d’amour entre une maman et son bébé” au fil des âges a particulièrement émue Soko. Elle l’a lue pour la première fois le soir où elle est rentrée de la clinique avec son fils après son accouchement. “J’ai été dévastée par ce livre, c’est à dire que je pleurais comme une folle à chaque page”. C’est toujours avec autant d’émotions, qu’elle continue de lui lire et de lui chanter, un an plus tard, les doux mots contenus entre ces pages. Cette histoire résonne avec la conception de la maternité de l’artiste en plaçant au cœur du récit le caractère inconditionnel de cet amour. Un principe d’autant plus important pour Soko qu’elle confie avoir grandi pensant que l’amour de ses parents était conditionné à sa bonne conduite. Leurs preuves d’affection lui ont “vraiment manqué en étant petite”. Aujourd’hui, elle a décidé de cultiver une toute autre relation avec son fils, Indigo, et lui répète l’amour qu’elle lui porte, et l’invariabilité de celui-ci. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Soko a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

S1 Ep 24Marianne Chaillan : "Cette nouvelle a joué un rôle crucial dans ma vie"
Marianne Chaillan est autrice et professeure de philosophie. Dans sa salle de classe comme dans ses livres, elle veille à rendre accessible la philosophie en proposant des analyses de références de la pop culture. Dans son dernier livre Ainsi philosophait Amélie Nothomb, elle propose une rencontre entre la célèbre romancière et d’éminents philosophes. Dans cet épisode, elle nous accueille dans son bureau aux allures de “joyeux chaos”. Marianne Chaillan explique séparer dans deux bibliothèques distinctes les livres qu’elle possède. Dans son bureau sont rangés les ouvrages de philosophie, et dans sa chambre “tout ce qui est littérature”. Si elle différencie ainsi ses bibliothèques, c’est à cause de ce que dégagent la présence même des livres. “Je n’ai jamais pu avoir des livres de philosophie dans ma chambre par exemple, parce que j’ai toujours pensé que cela m’empêcherait de dormir, cela me mettrait des pensées peu propices à la quiétude et au sommeil”.Marianne Chaillan nous parle de la nouvelle “La femme adultère” tirée du recueil L’Exil et le Royaume d’Albert Camus, découverte alors qu’elle avait 16 ans, en cours de français. Dans cette nouvelle, Albert Camus raconte le parcours d’une femme, Janine, qui “a fait le choix de l’existence confortable”, et qui, lors d’un voyage où elle aperçoit le désert, va réaliser l’étendue du champ des possibles auxquels elle a renoncé au fil du temps. Face à l’infinie succession des dunes de sable, elle saisit “pour la première fois à quel point elle s’est emmurée dans sa propre vie”, privilégiant la sécurité au prix de ses libertés. La lecture de cette nouvelle a marqué Marianne Chaillan “au fer rouge”. Elle a immédiatement été saisie d’une angoisse: “Mon idée fixe a été: comment ne pas devenir cette femme, comment ne pas un jour me retourner sur ma propre vie à 50 ans et me dire “Quoi? C’était ça ma vie?””. Terrorisée par l’idée d’un jour faire face à cette même réalisation, le personnage de Janine a accompagné Marianne Chaillan dans tous les choix auxquels elle a dû faire face au cours de sa vie. “Cette nouvelle m’a aidée, vraiment, mais de manière diffuse, latente, à chaque carrefour, à chaque fois que s’est posé pour moi entre la facilité de la route commune et la crainte que peuvent inspirer les chemins de traverse”. Aujourd’hui encore, cette histoire la guide, lui intimant “d'affronter le risque d’exister” et d’oser s’aventurer dans le désert. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marianne Chaillan a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à [email protected] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.