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Le goût de M

Le goût de M

194 episodes — Page 3 of 4

S4 Ep 92#92 Pomme

Paris, le quartier du Marais. Direction 62 rue des archives, dans le troisième arrondissement. Pomme, en tournée dans toute la France pour défendre son dernier album Consolation, nous accueille au musée de la chasse et de la nature à Paris, un lieu dont la première visite l'avait marquée et dans lequel elle avait envie de revenir. « Être au contact d'iconographies d'animaux, c'est un truc rassurant pour moi. »La chanteuse âgée de 26 ans évoque son enfance non loin de Lyon dans une famille imprégnée de catholicisme auprès d'une mère institutrice en prison et d'un père autoentrepreneur, son attrait très jeune pour la musique et les animaux, sa fascination pour la sorcellerie, sa découverte des chansons de Barbara devenue « une sorte d'amie imaginaire », son enthousiasme pour Lady Gaga ou Miley Cyrus, sa recherche d'identité adolescente, l'expérience douloureuse de son premier album qui lui a permis ensuite de reprendre pleinement la main sur son travail, son rapport au succès, au public, à son image, son goût des miniatures, sa curiosité culinaire et son amour pour l'univers de Claude Ponti dans lequel elle se retrouve complètement.Elle revient aussi sur son admiration pour l'écrivaine canadienne Nelly Arcan à qui elle a consacré une chanson de Consolation : « C'était à la fois une littéraire et une travailleuse du sexe. Toute sa très courte vie, elle a été dans une sorte de souffrance du patriarcat. Dans la dénonciation des diktats de beauté et refaite à plein d'endroits. Son écriture me parle beaucoup. Elle utilise des images crues, violentes et sexuelles, et puis, la phrase d’après, elle parle de paysages avec une poésie magnifique. Je me sens bien avec cette ambivalence. » Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 202346 min

S4 Ep 91#91 Elodie Bouchez

Dans le Marais, à Paris. On quitte une rue commerçante, on tourne à gauche. On emprunte un escalier biscornu, on monte au quatrième, on y est. Elodie Bouchez, à l'affiche du nouveau film de Jeanne Herry, Je verrai toujours vos visages, nous reçoit chez elle, un appartement haut de plafond, blanc, feutré. Un « endroit en déconstruction, provisoire » qu'elle devrait prochainement quitter.La comédienne âgée de 50 ans évoque son enfance dans le Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine et plus tard à Choisy-le-Roi, son intérêt très précoce pour la danse et la scène et plus tardif pour le cinéma, sa première expérience de tournage sous la direction de Serge Gainsbourg, le souvenir merveilleux des Roseaux sauvages d'André Téchiné, son rapport au jeu d'actrice, sa fascination pour la ville de Los Angeles, son expérience américaine autour d'Alias, la série d'espionnage de J.J. Abrams, ses rencontres marquantes avec Jeanne Herry et Vanessa Springora qu'elle s'apprête à incarner à l'écran, sa passion pour le spectacle vivant et notamment le travail du chorégraphe Hofesh Shechter, son adoration de Julia Roberts et son horreur de la technologie.Elle revient aussi sur son admiration pour le travail du réalisateur Abdellatif Kechiche avec qui elle a tourné La Faute à Voltaire : « C'est un film que j'adore. Son cinéma, c'est mon goût. Avec Adèle Exarchopoulos avec qui j'ai tourné le film de Jeanne Herry, on sait qu'on a ça en commun toutes les deux. Comme acteur, il y a un endroit qu'on ne peut pas atteindre sans quelqu'un comme Abdel. Il ne se contentera jamais de ce qu'on va pouvoir lui donner sans qu'il puisse nous aider à aller un peu plus loin. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 202344 min

S4 Ep 90#90 Ronan Bouroullec

Paris, bas du 9e arrondissement. On tourne à droite. Une petite rue aux immeubles cossus, on y est. Ronan Bouroullec, dont les dessins sont exposés jusqu’au 29 avril à l’hôtel des Arts de Toulon, nous reçoit dans son atelier, un grand espace « très calme avec une lumière formidable et une vue extraordinaire ». Le designer âgé de 51 ans évoque son enfance solitaire dans un petit hameau de Bretagne occupée notamment par le dessin, sa difficulté avec l'enseignement scolaire et le monde des adultes, sa découverte de l'architecture puis du design dans les magazines, son rapport à la couleur et aux objets, la philosophie derrière ses meubles de bureau conçus pour Vitra, le travail avec son frère Erwan, son obsession pour la vérification avec des maquettes à l'échelle, sa fascination pour Donald Judd, Vico Magistretti ou Shiro Kuramata et sa passion pour la gastronomie du Japon. Ronan Bouroullec revient aussi longuement sur l'importance qu'a pris Instagram dans sa vie et son travail : « Je l'utilise comme un journal. C'est une manière pour moi de montrer l'évolution du travail. On peut montrer le temps nécessaire entre le premier croquis et l'existence d'une chaise de manière suffisamment mystérieuse pour ne pas que ce soit copié. Pour moi, un objet est terminé quand la photographie est bonne. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 202353 min

S4 Ep 89#89 Niels Schneider

Paris, 11e arrondissement. On passe une petite place, on longe les cafés. Première à droite, on y est. Niels Schneider nous reçoit, à l'occasion de la sortie en salle du film Apaches de Romain Quirot, dans l'appartement qu'il partage avec Virginie Efira. Un espace qui lui ressemble, « avec de grandes plantes et des lampes chaudes ».L'acteur né à Meudon (Hauts-de-Seine) en 1987 évoque son enfance à Montréal au Canada auprès d'un père danseur qui a fondé une école de comédiens au Québec et d'une mère mannequin puis mère au foyer de cinq enfants ; sa passion pour les sports extrêmes (snowboard, skate, motocross) ; sa fascination pour Kurt Cobain et les films de Larry Clark, Gus Van Sant ou Catherine Hardwicke ; son engagement comme comédien après le décès dans un accident de son frère aîné qui appartenait à une troupe ; ses rencontres déterminantes avec Xavier Dolan, Arthur Harari et Catherine Corsini ; l'enfermement des acteurs dans certains types de rôle ; son amour pour Guillaume Depardieu, Adam Sandler, Jean-Louis Trintignant ; et son goût pour Glenn Gould, Nina Simone, Leonard Cohen, la pop italienne sirupeuse ou le rock anglais.Il revient aussi sur son admiration pour le cinéma de Woody Allen, avec qui il vient tout juste de tourner : « Xavier Dolan m’a fait découvrir Maris et femmes. On le regardait en boucle avec Monia Chokri avant le tournage des Amours imaginaires. Je suis devenu fan de son cinéma. Même ses films que je n’ai pas aimés la première fois, comme Minuit à Paris, en les revoyant, il y a toujours une profondeur, une intelligence, une légèreté. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202346 min

S4 Ep 88#88 Bertrand Belin

Montreuil, en Seine-Saint-Denis. On se gare en face d'une école en briques rouges. On y est. Bertrand Belin nous reçoit, en marge de la tournée pour son album Tambour Vision, qui passe par l'Olympia à Paris, le 30 mars, dans son studio d'enregistrement-atelier. Un espace qu'il a investi depuis une dizaine d'années rempli de très nombreux instruments de musique, de tableaux, de livres et d'objets. Le chanteur âgé de 52 ans évoque son enfance en Bretagne, son amour de la pêche avec l'espoir du butin qui occupait son esprit des journées entières, sa curiosité précoce pour l'archéologie puis le BMX, ses premiers pas adolescent à la guitare à reprendre des classiques du rock dans les bistrots, son admiration pour la musique de Dire Straits et d'Hubert-Félix Thiéfaine, son arrivée à Paris, sa fascination pour Philippe Katerine, sa vision très stratifiée de la société, la composition de ses premiers albums, sa découverte de la critique musicale, son intérêt pour les écrivains de Samuel Beckett à William Faulkner en passant par Mikhaïl Boulgakov, dont il a lu récemment Le Maître et Marguerite, et sa petite collection de tableaux amateurs.Il revient aussi longuement sur sa vision de la musique : « Ce que j'aime dans mes chansons, c'est faire cohabiter l'éclat de rire avec l'effroi. Mais pas un éclat de rire particulièrement clownesque. Plutôt quelque chose qu'on appelle l'absurde. C'est cette matière que je travaille, un genre d'œuf avec deux polarités. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 202344 min

S4 Ep 87#87 Alexandre Mattiussi

Paris, neuvième arrondissement. On traverse une très belle cour intérieure, on emprunte un escalier tout en bois, direction le dernier étage. On y est. Alexandre Mattiussi nous reçoit chez lui, un espace dont il est tombé amoureux pour sa lumière.Le créateur de mode âgé de 42 ans, à la tête de sa marque AMI, évoque son enfance solitaire en Normandie, sa passion précoce pour la danse et la musique classique, son goût pour les histoires commencé avec les films Disney, sa phase pilote d'avion, sa pratique du dessin, ses études de mode, sa fascination le travail d'Hedi Slimane, de Xavier Dolan ou de Christophe Honoré, ses années Givenchy, sa conception du vêtement, son admiration pour les comédiennes comme Charlotte Rampling qui a participé à son dernier défilé.Il revient aussi sur son amour de la photo, hérité de son père, et notamment sur son admiration pour Juergen Teller, dont il possède chez lui un autoportrait assis, nu, le sexe apparent, rouge aux lèvres : « C’est quelqu’un de très spontané. IL n’a pas besoin de beaucoup de matériel. Il arrive, il a la lumière du jour, son ­appareil photo, ça va vite. Le cadrage n’est pas forcément académique ni le mannequin placé dans cette position qu'on aurait imaginé et j’aime ça. Je fonctionne un peu comme lui. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202347 min

S4 Ep 86#86 Fishbach

Charleville-Mézières dans les Ardennes. Fishbach passe nous prendre à la gare et nous emmène dans la vallée de la Semois, à l'occasion de la tournée qui suit la sortie de son deuxième album, Avec les yeux. Elle nous reçoit chez elle dans une maison qui ressemble à celle où sa famille a grandi, « une vieille masure ardennaise en pierre de schiste, très sombre, avec de toutes petites fenêtres ».La chanteuse de 31 ans évoque son enfance entre la Normandie et les Ardennes auprès d'un père chauffeur routier amateur de foot et de Queen et une mère aide-soignante en gériatrie qui aime se déguiser, sa passion très jeune pour les cabanes, sa fascination pour les univers de Tim Burton et de Christophe, son rapport compliqué à l'autorité, l'arrêt de ses études à 16 ans pour travailler, ses premières compositions à l'ordinateur, son choix de revenir vivre dans les Ardennes, son intérêt pour l'urbanisme, son goût pour Matrix et la fantasy, son obsession récente pour le pop rock australien des années 1990, l'enchantement de la clarinette et sa détestation de la coriandre. Elle revient aussi sur son amour des synthés : « Vers 18-19 ans, je me suis rendu compte qu'il y avait plein de choses qui étaient super dans la chanson française des années 1970/80/90 comme Elli et Jacno. Chez Vladimir Cosma, chez François de Roubaix, il y a aussi beaucoup de synthés. Je trouvais ça sublime. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202340 min

S4 Ep 85#85 Romane Bohringer

Montreuil en Seine-Saint-Denis. On dépasse Robespierre, on tourne à droite, une longue rue en pente, on y est. Romane Bohringer nous accueille, à l'occasion de la sortie en salle du film Petites de Julie Lerat-Gersant, dans son « sépartement » qu'elle a filmé dans son film et sa série L'Amour Flou. Un lieu qui lui ressemble : « lumineux, en foutoir, tentant malgré tout de conserver la magie de Noël au mois de février ».La comédienne et réalisatrice de 49 ans évoque une enfance paradoxale et morcelée, à la fois tourmentée et joyeuse auprès de son père Richard, comédien qui aime la musique, la nuit et l'alcool, les tournages qu'elle fréquente très jeune et où elle rencontre plein de gens atypiques, son admiration pour Charlotte Gainsbourg et L'Effrontée, sa passion pour Jacques Higelin et Annie Ernaux, la soirée qui a changé sa vie, l'expérience déterminante des Nuits Fauves de Cyril Collard qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin, son amour de la troupe et des familles recomposées, sa joie à réaliser, ses achats compulsifs et son goût du gras.   Elle revient aussi sur son besoin de légèreté : « J'aime tellement rire. J'ai fait beaucoup de choses assez graves mais j'aime tellement les gens rigolos, spirituels, qui, même s' ils souffrent parfois, ont de la légèreté en eux. J'ai que des gens comme ça autour de moi. Je ne peux pas imaginer réaliser un film qui soit totalement grave ou sérieux, ce qui n'empêche pas d'avoir de la profondeur. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 202348 min

S4 Ep 84#84 Inga Sempé

Paris, dixième arrondissement. On arrive dans une petite ruelle. Là, un immeuble en brique donne tout de suite la sensation d'être à Londres, peut-être subitement projeté face à l'immeuble biscornu des Aristochats. Inga Sempé nous reçoit chez elle, dans un bel espace avec des fenêtres à guillotines, une rareté à Paris, souligne-t-elle.La designeuse de 55 ans évoque son enfance dans le 6e arrondissement à Paris auprès de parents qui vivaient du dessin et aimaient lire et rire, son intérêt précoce pour les tâches manuelles et notamment la fabrication d'objets usuels, sa passion pour le piano et les biographies de Mozart ou Beethoven, sa découverte des Puces pour s'habiller rétro, ses années de formation auprès de Marc Newson et Andrée Putman puis à la Villa Médicis, son aversion pour le minimalisme, sa manière d'appréhender ses propres créations, son admiration pour le design de Vico Magistretti et son amour du Lolita de Nabokov ainsi que de la cuisine de brasserie.Elle revient aussi longuement sur le rapport très différent de la France et de l'Italie à sa discipline : « Pour un industriel italien, c'est normal de faire appel à un designer pour dessiner des objets qui vont être produits. En France, une entreprise va faire appel à un designer pour un événement particulier, comme les dix ans de la marque, et demander un habillage. L'Italie a un rapport plus affirmé avec les objets du quotidien. Je trouve ça triste que la France soit résumée au monde du luxe. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 202345 min

S4 Ep 83#83 Alain Ducasse

Paris, premier arrondissement. On emprunte la rue de Rivoli, direction le Meurice. Alain Ducasse nous reçoit, quelques semaines après la parution de son livre Une vie de goûts et de passions, dans ce palace dont il a repris le restaurant avec ses équipes il y a plus de dix ans. Un lieu qu'il aime investir pour lui « apporter une touche de modernité ».Le chef âgé de 66 ans évoque son enfance dans les Landes au sein de la ferme de ses parents où il apprit auprès de ses grands-parents l'amour de la gastronomie et de la patience, son insatiable curiosité pour tout ce qu'il ne connaît pas, ses années d'apprentissage en cuisine, son coup de cœur pour la Méditerranée, son goût de la transmission, l'évolution de sa pratique, son obsession pour l'architecture et le design en grand admirateur du travail de Patrick Jouin, Philippe Starck ou Jean Nouvel et sa préférence pour les racines aux feuilles d'endives.Il revient aussi longuement sur ses expérimentations autour de la naturalité. « J'ai voulu prouver que l'on pouvait faire de la très haute gastronomie sans viande. La fonction première de la naturalité, c'est de montrer qu'on peut nourrir le plus grand nombre au meilleur prix. C'est une cuisine précautionneuse de la santé des individus et de la planète. Moins de gras, moins de sel, moins de sucre, moins de protéines animales, c'est ce qui permettra à l'humanité de se nourrir. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 202332 min

S4 Ep 82#82 Julien Dossena

Paris, premier arrondissement. On laisse le Louvre dans notre dos, on prend les quais sur la gauche et on est arrivés. Julien Dossena nous reçoit, à l'approche du défilé Paco Rabanne du 1er mars 2023, chez lui dans un appartement haussmannien, un espace « intime, composé à [s]on goût ».Le styliste âgé de 40 ans évoque son enfance au Pouldu dans le Finistère entre une mère professeure d'équitation discrète et un père propriétaire d'une boîte de nuit, son intérêt précoce pour le dessin puis les vêtements, l'aventure des free parties, l'influence de l'esthétique des magazines britanniques The Face et iD ou des livres de Guillaume Dustan qui ont libéré son homosexualité, sa vision prosaïque de son travail au service des femmes, son amour du design post-moderne et sa fascination profonde pour Barry Lyndon de Stanley Kubrick.  Julien Dossena revient aussi sur sa découverte des grands auteurs du XIXe siècle, qui l'ont mis sur le chemin de la mode. « Je me souviens que la lecture de Zola à l’âge de 12 ans a été pour moi une épiphanie. Germinal, L'Assommoir, Nana. Tout ça a eu beaucoup d’impact chez moi. La littérature m'a appris que le vêtement pouvait être une sensation, un personnage. Ça a été la découverte des matières, de la délicatesse d’une dentelle. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 202349 min

S4 Ep 81#81 Aurélie Saada

Paris, neuvième arrondissement. On passe devant une suite de magasins vintage, on continue un tout petit peu sur la droite. On y est. Aurélie Saada nous reçoit quelques mois après la sortie de son album solo Bomboloni chez elle, un espace chargé qui sent la fleur d'oranger et qui lui ressemble : « Moi, je dis souvent : “Beaucoup, c'est bien, trop, c'est mieux”. »La chanteuse et cinéaste âgée de 44 ans évoque son enfance passée à Paris auprès de parents arrivés de Tunisie dans les années 1950 et 1960, son plaisir du bruit, du monde, de la cuisine, ses premières expériences de chant à 10 ans dans le bar de son oncle, son long cheminement pour trouver sa voie, son goût des vieilles choses, l'aventure Brigitte, les violences qu'elle a su transformer, son admiration pour Françoise Fabian, son amour de l'art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, de l'abondance, de ce qui brille et son rapport à l'honnêteté.Aurélie Saada revient aussi sur le mauvais goût qu'elle aime. « Celui qui est totalement à l'intérieur de nous. C'est là où se promène notre sang, notre vérité. Ce mauvais goût intime, c'est là où il y a le désir, l'érotisme, le moteur profond. C'est là qu'il y a quelque chose qui nous dépasse et qui est vrai. Ce qui nous bouscule chez les uns et chez les autres, c'est la faille. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 202344 min

S4 Ep 80#80 Alexandre Desplat

Paris, sixième arrondissement, on passe devant l'hôtel de la Louisiane, on continue encore une centaine de mètres, sur la droite on y est. Alexandre Desplat nous reçoit dans un studio d'enregistrement, à l'occasion des sorties en salle du film Tirailleurs et de Pinocchio sur Netflix, dont il a signé les musiques. Un lieu aux « espaces restreints mais très chaleureux, avec beaucoup de boiseries », dans lequel « il a passé des nuits et des nuits ».Le compositeur de musiques de film âgé de 61 ans évoque son enfance passée à Paris auprès d'un père rabelaisien collectionneur de disques de jazz et une mère d'origine grecque qui lit beaucoup et enseigne le yoga à écouter Duke Ellington, Louis Armstrong, Billie Holiday, du fado ou de la musique indienne, ses rituels autour du thé japonais, sa passion pour la flûte traversière, sa découverte des ballets russes, de Stravinsky, Ravel, Prokofiev, son goût de l'étranger et du cinéma italien, son admiration pour John Williams, sa détestation pour le XIXe siècle bourgeois, ses longues années d'apprentissage en collaborant à l'émission télé « Nulle part ailleurs », sa rencontre décisive avec Jacques Audiard et le rôle central du metteur en scène...Il revient aussi longuement sur ses méthodes pour composer ses bandes originales : « Je travaille avec le film tourné. Je vais chercher ma musique dans le tréfonds de la psychologie des personnages, ce sont eux qui vont m'emmener. Je passe des heures avec les comédiens dans mon studio à les regarder sur écran. Je vis avec Cate Blanchett, Brad Pitt, Romain Duris. J'ai besoin de lutter avec l'image. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 202341 min

S4 Ep 79#79 Denis Ménochet

La baie d'Audierne, dans le sud du Finistère. Denis Ménochet nous reçoit chez lui en Bretagne, à l'occasion de la sortie du film Les Survivants de Guillaume Renusson, dans une maison en pierre proche de la mer. Un endroit qui l'« apaise » et le préserve de la frustration et du manque d'empathie qui se dégagent des grandes villes.Le comédien âgé de 46 ans évoque son enfance passée à l'étranger, aux Emirats arabes unis notamment auprès d'un père amateur de rock et de dessin et d'une mère qui l'initie très tôt à la lecture, les étés en Bretagne, sa passion pour les animaux, puis adolescent, de retour en France, pour le skateboard, son rejet de l'humour français, le tournant Inglourious Basterds, son intérêt profond pour la philosophie du jeu d'acteur et l'impact de celui-ci sur son corps, la nécessité d'être connecté à soi-même et son dégoût de tous les dogmatismes. Il revient également sur l'importance pour lui de participer à des films qui touchent à des sujets sociétaux importants comme les féminicides, la pédophilie dans l'église ou le sort réservé aux réfugiés : « C'est une fierté quand on peut mettre son art au service d'une chose plus grande que vous et qui est nécessaire. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 12, 202345 min

S4 Ep 78#78 Sandrine Kiberlain

Une rue commerçante du 7e arrondissement de Paris. On franchit une grande porte bleue et on se dirige à gauche au fond de la cour. Sandrine Kiberlain nous reçoit, à l'occasion de la sortie du film Le Parfum vert de de Nicolas Pariser, chez elle, dans un espace « intime » auquel peu de gens accèdent et qui lui ressemble.La comédienne âgée de 54 ans évoque le quatuor formé pendant son enfance avec ses parents et sa sœur à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, ses grands-parents rescapés de la Shoah, les personnages qu'elle s'inventait pour jouer, son amour pour la musique de Françoise Hardy et de Michel Berger, son initiation à la scène grâce à Francis Huster, son adoration pour Ingrid Bergman, Diane Keaton, Meryl Streep ou Isabelle Huppert. l'évolution de ses personnages au fil de sa carrière et ses rôles dans les derniers films d'Emmanuel Mouret ou de Nicolas Pariser.Elle revient également sur ses dégoûts comme la familiarité – « je peux paraître froide au début, j'aime pas quand les gens font semblant de vous connaître alors qu'ils ne vous connaissent pas » – ou l'incompétence – « je ne supporte pas, ça me rend dingue, mais je le dis même pour moi ».Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 22, 202245 min

S4 Ep 77#77 Etienne Daho

Dans le 18e arrondissement de Paris, une petite rue pavée du quartier des Abessses. On s'arrête devant une maison blanche, on sonne. Etienne Daho nous reçoit, à l'occasion de la sortie du livre Etienne Daho, a Secret Book de Sylvie Coma qui retrace sa carrière, chez lui, dans un « ancien atelier d'artiste dans lequel a vécu Buffalo Bill ».Le chanteur âgé de 66 ans évoque son enfance en Algérie, son père qu'il a très peu connu, son premier concert à l'Olympia pour voir Petula Clark, sa fascination pour Nico et Marilyn Monroe, son emballement adolescent pour Pink Floyd et la pop anglaise des années 1960, sa rencontre avec les Stinky Toys, son début de carrière dans la chanson, son travail d'écriture, ses tenues de scène, la célébrité et son amour pour la voix de la chanteuse Norma Tenaga et l'écriture de Jean Genet. Il revient également sur la lutte qu'il faut mener au quotidien pour être soi-même : « On vous enferme beaucoup dans des cases. Moi, je suis un homme de la conquête. J'ai transformé tout ce qui aurait pu être du chaos dans ma vie. Le côté victime, chialeur, c'est tout sauf moi. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 202255 min

S4 Ep 76#76 Monica Sabolo

Paris, 6e arrondissement. Un petit immeuble sur une place. On sonne à la porte. Monica Sabolo nous reçoit, à l'occasion de la sortie de son roman La Vie clandestine chez elle, un espace qui lui « ressemble beaucoup », « un peu défraîchi mais avec plein de trésors, qui gagne à être connu ». L'autrice âgée de 51 ans évoque son enfance à Genève, l'importance très jeune des livres et de son imaginaire, sa détestation de la cuisine et du jazz, sa passion toujours vivace pour la plongée et la mer qui lui ont permis de reprendre chair, la manière dont son enquête sur Action directe l'a menée à se confronter à ses propres secrets de famille, son goût des « vieux machins » et des animaux empaillés, sa fascination récente pour les écrits de Maggie Nelson et l'élégance du cœur. Elle détaille également sa pratique de la photographie : « Je fais des clichés un peu absurdes. A une période, j'ai photographié tout ce qui partait en morceau dans la maison ou des encombrants sur le trottoir. Moi, le petit décalage des catastrophes de la vie transformées en quelque chose de drôle ou de poétique, ça me plait énormément. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 202234 min

S4 Ep 75#75 Pascal Greggory

Dans le 6e arrondissement de Paris, une petite rue pavée à deux pas de la mairie. On pousse une très lourde porte en bois. Pascal Greggory nous reçoit quelques semaines après la sortie d'Un beau matin de Mia Hansen-Love chez lui, un espace dans lequel il vit depuis trente-cinq ans et qui lui ressemble : « secret, isolé, avec une vue sur la ville, une ouverture ».Le comédien âgé de 68 ans évoque son enfance dans le 16e arrondissement à Paris dans une famille bourgeoise protestante, son intérêt très jeune pour les déguisements, ses débuts à 12 ans à l'opéra, son rapport autodidacte à la culture, ses sorties au New Jimmy's, la boîte de Régine boulevard du Montparnasse, puis au Palace, sa peur du vieillissement, sa passion pour la photographie et l'art africain, sa visite surprenante chez Michel Houellebecq... Il revient aussi longuement sur ses rencontres déterminantes avec André Téchiné, Eric Rohmer et Patrice Chéreau et comment elles ont modelé son travail d'acteur : « Rohmer ne nous faisait pas jouer, on était ce qu'on était. Il ne cherchait pas la performance, il fallait lire les mots, il était très vigilant avec ses phrases. Chéreau, lui, m'a appris à être extrêmement libre, à proposer le plus de choses possibles. Tout ce qu'on faisait de mauvais était constructif. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 1, 202247 min

S4 Ep 74#74 Alice Diop

Noisy-le-Sec, à la lisière de Romainville et de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. On tourne tout de suite à droite, après le bar de quartier. On s'arrête au fond de l'allée devant le portail d'une petite maison individuelle. On entre. Alice Diop nous reçoit chez elle à l'occasion de la sortie en salle de son film Saint-Omer, dans un espace« chaud et chaleureux »qui lui ressemble, fait« de bric et de broc, de tissus et de coussins rigolos ».La réalisatrice âgée de 43 ans évoque son enfance à la Cité des 3000 d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) auprès de parents originaires du Sénégal tous les deux décédés avant ses 25 ans, son chien qui était la mascotte du quartier, la littérature comme un refuge où mettre à distance la violence du réel, Nina Simone, l'importance pour elle du langage, le choc de la découverte de l'histoire coloniale, toutes les portes que lui ont ouvert les œuvres d'Annie Ernaux, ce qui l'a attirée dans le faits divers qui a inspiré Saint-Omer, la bague de sa mère qui lui sert de talisman, son admiration pour Lamine Badian Kouyaté, fondateur de la marque Xuly Bët, Simone de Beauvoir et la place qu'elle accorde au doute, à l'universalité et à la singularité : « Les œuvres qui m'intéressent le plus sont celles qui ne prennent le pouvoir sur rien, sur aucun discours, aucune pensée et qui nous laisse une place pour vaciller, changer d'avis, prennent le risque de se perdre. Quand je vais à la rencontre de chasseurs pour mon documentaire Nous, je prends le risque de les aimer. » Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarEnregistrement : Juste BruyatMontage : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 202248 min

S4 Ep 73#73 Manon Fleury

Il est quatorze heures au Perchoir, restaurant haut perché dans le 11e arrondissement à Paris. On prend l'ascenseur direction le sixième étage. Manon Fleury nous reçoit à cette adresse où elle est en résidence jusqu'en décembre, un lieu qui lui ressemble en partie, « très lumineux, avec de l'espace, où l'on se sent à l'aise ». La cheffe âgée de 31 ans évoque son enfance en Bourgogne auprès de parents tous deux employés du trésor public, les confitures et la croûte aux morilles de sa grand-mère, son déclic pour l'escrime, discipline pour laquelle elle intégrera le pôle espoir, ses premières expériences en cuisine auprès de William Ledeuil, Alexandre Couillon et Dan Barber, sa découverte aux Etats-Unis du potentiel des céréales puis du végétal, son envie de valoriser au maximum les bons produits, son admiration pour le cinéma naturaliste d'Abdellatif Kechiche et Eric Rohmer, son goût pour les plats qui cachent des choses plus complexes qu'ils n'y paraissent et sa défense d'une vision politique de son travail jusque dans la manière d'exercer son métier : « Il est possible d'avoir une carrière tout en ayant des vies privées. C'est ce que je veux démontrer en ayant des femmes avec moi en cuisine. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 202249 min

S4 Ep 72#72 Rebecca Zlotowski

Une petite rue pavée un peu hors du temps, à deux pas de la place Monge, dans le cinquième arrondissement à Paris. Rebecca Zlotowski nous reçoit à l'occasion de la sortie fin septembre de son film Les Enfants des autres dans l'appartement qui lui sert de bureau, sa « pièce à soi » dont elle associe l'acquisition à « un moment important de sa vie ».  La réalisatrice âgée de 42 ans évoque son enfance dans le 13e arrondissement à Paris auprès d'un père interprète autodidacte, juif polonais, et d'une mère intellectuelle, originaire du Maroc, son intérêt très jeune pour l'amour et le plaisir, sa quête de modèles féminins au cinéma et dans les magazines, l'importance qu'a eu pour elle la littérature queer, sa fascination pour les actrices d'Annie Girardot à Virginie Efira, son empathie pour Susan Sontag, sa volonté d'ouvrir son travail à plus de corps et d'émotions, son affection pour les bibelots, son attrait pour les tenues portées à l'écran par Diane Keaton ou Lara Flynn Boyle, sa passion pour les questionnements de l'existence et des normes et son goût pour les cultures nobles comme populaires : « Moi, j'ai eu du plaisir dans la culture des agrégés, de l'université, des notes de bas de page et puis j'ai eu du plaisir dans la télé, MTV, Canal Jimmy, les séries qui arrivaient des États-Unis, Seinfeld, Angela, 15 ans. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 10, 202245 min

S4 Ep 71#71 Augustin Trapenard

Sur les quais de Seine à Paris, à deux pas du palais de justice. On pousse une lourde porte en bois, on emprunte un escalier escarpé. Direction le quatrième étage. Augustin Trapenard nous reçoit chez lui, à l'occasion de ses débuts depuis septembre à la présentation de « La Grande Librairie » le mercredi soir sur France 5 en remplacement de François Busnel, dans un espace qui lui ressemble énormément avec « des livres partout, un juke-box et de grands canapés sur lesquels s'allonger ».  L'animateur âgé de 43 ans évoque son enfance entre l'Auvergne et La Celle-Saint-Cloud, son amour de la nature, sa fascination pour la bourgeoisie, son sentiment pendant longtemps d'être un enfant différent du fait de son homosexualité, sa névrose obsessionnelle pour la lecture, sa passion pour le romantisme noir et Les Hauts de Hurlevents d'Emily Brontë, son initiation au monde de la radio auprès de Laure Adler, son admiration pour la musique de James Blake ou le style de Betty Cattroux, sa défense de la culture hip-hop sur France Inter et l'art de l'interview : « Pour moi, il s'agit de délier, de faire surgir une parole. On suit un vrai conducteur qui part d'un point et qui arrive à un autre point et à l'intérieur c'est le bordel. Et il faut que ce soit le bordel. Les pires interviews pour moi, ce sont celles où il ne se passe rien. »  Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 202242 min

S3 Ep 70#70 Noémie Merlant

Paris, 15e arrondissement. On s'avance dans une petite rue très calme. On s'arrête devant un immeuble moderne. Noémie Merlant nous reçoit chez elle, à l'occasion de la sortie cet été de son premier film comme réalisatrice Mi Iubita mon amour, dans un espace qui lui ressemble, « très cosy, très coloré, avec beaucoup de choses, beaucoup d'objets, de petites lumières à droite à gauche ». La comédienne et cinéaste âgée de 33 ans évoque son enfance joyeuse à Rezé, près de Nantes, l'influence de sa grande sœur avec qui elle aimait regarder la télé et des films asiatiques, son goût pour la danse et la chanson, sa fascination pour la voix de Céline Dion, ses expériences de mannequin, la révélation du cours Florent, l'importance du Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma dans sa vie, la question du consentement, sa découverte du monde des invalides, sa passion pour Gabriel de George Sand et pour les sacs à dos : « Déjà petite, je mettais déjà plein de trucs dedans, comme si je n’allais pas avoir à manger à l’école. C’était le kit de survie, et ça l’est toujours. Aujourd'hui, dedans il y a de quoi dessiner, mon ordinateur si je veux écrire un truc, du tricot, des livres. Et puis des trucs à manger. C’est un peu ma maison, ça me rassure. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Emmanuel Baux          Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 23, 202238 min

S3 Ep 69#69 Ibeyi

Le sud de Londres. Une petite allée, on laisse un pub sur la gauche. Lisa-Kaindé et Naomi Díaz du duo Ibeyi nous reçoivent, quelques semaines après la sortie de leur troisième album Spell 31, dans l'appartement de Lisa, « un petit havre de paix rempli d'objets qui ont une âme et qui l'accompagnent ». Les sœurs jumelles âgées de 27 ans évoquent leur enfance à Cuba puis à Paris, l'influence de leur père musicien décédé alors qu'elles étaient encore enfant, leur amour des films de Hayao Miyazaki, leurs premières chansons, leur rencontre avec Richard Russell qui les signe sur son label XL, leur obsession pour l'amour, la transmission, la tradition, leur admiration pour les artistes Belkis Ayón, Asha ou Nina Simone et leur fascination pour Londres : « C'est une ville cosmopolite où les choses vont un peu plus vite qu'à Paris. Il y a beaucoup d'art, beaucoup de personnes qui bossent dans les bars et essaient de faire de la musique. Il y a une énergie extraordinaire. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault            Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 16, 202231 min

S3 Ep 68#68 Léa Drucker

Paris, dans le quartier de Pigalle. On monte au quatrième étage. Léa Drucker nous reçoit, à l'occasion de la sortie du film de Quentin Dupieux Incroyable mais vrai, chez elle, dans un espace qui lui ressemble un peu, ancien atelier de peinture et studio de danse transformé en appartement La comédienne âgée de 50 ans évoque son enfance passée entre Tours et les États-Unis, les grandes figures sophistiquées de l'Hollywood des années 1930/40 comme Jean Harlow qui la faisaient fantasmer, les répétitions de l'émission « Champs-Élysées » auxquelles elle assistait, la séparation de ses parents, sa passion pour le patinage artistique puis le théâtre, ses premières années à Nova aux côtés d'Edouard Baer, son début de carrière de comédienne compliqué avant une reconnaissance tardive, ses collaborations avec Éric Rochant, Xavier Legrand ou Quentin Dupieux, sa fascination pour Prince, son amour de la nuit, son attachement à certains objets et son goût pour un certain cinéma engagé : « Les films qui m'ont le plus marquée ces dix dernières années parlaient de politique ou de social à partir d'une histoire assez simple en apparence. 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Christian Mungiu sur l'avortement me hante encore. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault            Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 9, 202244 min

S3 Ep 67#67 Jonathan Cohen

Au nord de Paris, non loin de Belleville. Dans les locaux d'une boîte de mixage. Jonathan Cohen nous reçoit, à l'occasion de la diffusion de sa série Le Flambeausur Canal+, dans un espace de fabrication du programme dans lequel il passe« ses jours et ses nuits »et dans lequel il se sent bien.L'acteur âgé de 41 ans évoque son enfance à Pantin, sa passion pour la télé et les dessins animés du « Club Dorothée », son envie de se lancer très tôt dans la vie active, les premiers métiers qu'il a exercés avant d'avoir un coup de foudre pour le théâtre, ses premiers rôles puis sa frustration grandissante jusqu'à Serge Le Mytho, sa vision de l'humour et de l'improvisation, son amour du « Saturday Night Live », son goût des lunettes de soleil et des fabriques de qualité, son rapport compulsif aux choses et son besoin d'évoluer en groupe : « On fait des métiers très difficiles dans le sens où il y a zéro garantie de réussite, de succès, de travail. Le chemin est tellement dur en lui-même que c'est toujours plus cool si on est accompagnés. Si je n'avais pas eu tous ces gens autour de moi, ça m'aurait enlevé beaucoup de joie et beaucoup de force surtout. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault            Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 2, 202243 min

S3 Ep 66#66 Marina Hands

Paris, 16e arrondissement, une petite rue calme près du Trocadéro. On approche d'une belle porte ancienne, on sonne, direction le dernier étage au fond du couloir. Marina Hands, à l'affiche du film Hommes au bord de la crise de nerf et bientôt sur le petit écran dans la série Hors-saison, nous reçoit, dans un espace « assez grand, avec pas mal d'animaux, quelque part entre Fenêtre sur cour et Blanche-neige. ».La comédienne âgée de 47 ans évoque son enfance entre Paris et l'Angleterre auprès de parents comédiens qui lui transmettent le goût du spectacle vivant, sa passion pour la danse puis l'équitation, son caractère introverti, sa rencontre déterminante avec Patrice Chéreau, sa gestion compliquée du succès du film Lady Chatterley, son admiration pour les artistes anticonformistes comme Bjork ou Lady Gaga, sa volonté d'incarner des personnages de femmes complexes, sa détestation des choses molles et son attirance pour ceux qui savent magnifier la vie : « Je trouve la vie en général beaucoup trop douloureuse. Je trouve que les gens souffrent trop. Les gens qui trouvent le moyen comme ça d’amener une couleur, d’amener une poésie, d’amener un regard aimant sur notre misère, ça me touche beaucoup. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux        Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 202249 min

S3 Ep 65#65 Vincent Delerm

Paris, 11e arrondissement, du côté de Belleville. Un immeuble en pierre avec une immense cour intérieure. Au fond sur la droite, on monte au quatrième. Vincent Delerm nous reçoit, à l'occasion de ses 20 ans de carrière célébrés par une série de concerts à l'Européen, dans un espace « très calme et très lumineux, addition du paysage mental de deux personnes ».Le chanteur, photographe et réalisateur âgé de 45 ans évoque son enfance en Normandie auprès de parents profs engagés riches d'une pratique artistique, sa découverte du piano vers 15-16 ans, son attachement à l'objet CD, son admiration pour Yves Simon, Franck Monnet, Stéphane Blok ou Jean-Michel Caradec, sa meilleure entente avec les filles, son goût de l'intimisme et des conversations profondes, son amour pour les films modestes de Philippe de Broca ou Bruno Podalydès, son attirance pour l'attitude faussement stricte de certains chanteurs anglais, son rapport au name dropping ou à la nostalgie, son dégoût du fayotage et son approche de la scène : « Je n'ai pas voulu m'habituer à des trucs immenses. J'aime la vie de théâtre. J'ai du plaisir à revenir tous les jours dans la même salle, à laisser mes affaires. J'ai vraiment fantasmé là-dessus. Barbara qui arrivait et comptait le nombre de pas qu'elle avait à faire jusqu'au micro, ça m'a complètement fasciné. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault            Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 12, 202242 min

S3 Ep 64#64 Eva Ionesco

Paris, 6e arrondissement. Non loin de la Seine, à deux pas du boulevard Saint-Germain. Eva Ionesco nous reçoit, quelques mois après la publication de son deuxième roman Les Enfants de la nuit dans l'hôtel La Louisiane, un espace dans lequel elle a aimé vivre quelques mois quand elle avait 17 ans. Cet établissement dans lequel beaucoup d'écrivains et de musiciens de jazz ont aussi vécu est considéré comme le Chelsea Hotel français.La romancière et réalisatrice âgée de 56 ans évoque son enfance complexe auprès d'une mère qui lui a transmis une certaine sophistication et le goût des livres mais qui lui a également fait vivre des choses douloureuses qui ont rejailli plus tard, sa rencontre avec Christian Louboutin et leurs sorties dans Paris, son amour de la danse, ses après-midis passées au cinéma, ses années Palace, son fétichisme du vêtement, sa formation théâtrale aux Amandiers à Nanterre, sa passion pour la nage, la mode des années 1950, Modiano ou Colette : « C'est quelqu'un qui a beaucoup raconté son enchantement, son désenchantement, son âge mûr, son âge jeune, un demi-monde, ses histoires d'amour. C'était impudique, c'était très charnel. Et puis elle écrit tellement bien. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Emmanuel Baux              Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 5, 202241 min

S3 Ep 63#63 Charlotte Gainsbourg

Paris, 7e arrondissement. Un très bel hôtel, à deux pas de la rue de Verneuil. Charlotte Gainsbourg nous reçoit, à l'occasion de la diffusion de la saison 2 d'En thérapie sur Arte et de la sortie à venir du film Les Passagers de la nuit signé Mikhaël Hers, dans un espace qui ne lui ressemble pas mais dans lequel elle adore se rendre.La comédienne et chanteuse âgée de 50 ans évoque son enfance à Paris auprès de sa grande sœur Kate avec qui elle partageait sa chambre, les nombreux films vus sur le projecteur de salon avec Serge Gainsbourg, le goût très anglais de Jane Birkin, son caractère très solitaire nourri d'un riche dialogue intérieur, son attirance pour un monde plus populaire que le sien, les souvenirs enchantés de ses premiers tournages, son amour des hôtels et de la photographie, sa recherche dans son travail des petits accidents, sa participation à la série En thérapie et sa collaboration avec Lars Von Trier qui lui a appris à lâcher prise : « Sur le tournage d'Antichrist, je suis passé d'un moment de ma vie où j'étais obnubilé par ma santé après un accident au cerveau à me demander si ça allait recommencer, si j'allais claquer à j'oublie complètement tout ce qui s'est passé, je suis à poil et je hurle dans les bois. C'était d'une telle excitation. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault               Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 28, 202252 min

S3 Ep 62#62 Pierre Yovanovitch

Paris, 2e arrondissement. On s'avance dans une petite rue en pente du Sentier. On arrive devant un hôtel particulier du XVIIIe siècle. Pierre Yovanovitch nous reçoit, à l'occasion du lancement d'une ligne d'accessoires pour Dior Homme, dans la Maison qui accueille son agence. Un lieu de travail où « il a envie d'être avec ses équipes », un « avant-goût du goût ».L'architecte d'intérieur âgé de 56 ans évoque son enfance à Nice et la résidence secondaire familiale à Valberg à la déco très années 1970 qui lui laissa une forte impression, son goût de la solitude, son obsession pour les poteries de Vallauris, son admiration pour l'homme d'affaires Pierre Cardin ou pour l'architecte Axel Einar Hjorth, son ennui du baroque, le château à Fabrègues qu'il a transformé en vraie maison de famille, sa passion pour la botanique, son insatisfaction permanente et l'importance qu'ont les livres dans sa vie : « Les ouvrages d'architecture, d'arts déco, d'art contemporain ont formé mon goût. J'ai des milliers de livres chez moi. La bibliothèque, le lieu où on se retrouve pour lire, c'est très important pour moi. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Emmanuel Baux                 Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 21, 202240 min

S3 Ep 61#61 Céline Sallette

Paris 19e arrondissement, une rue en pente. On monte au 3e étage sans ascenseur. Céline Sallette nous reçoit chez elle, un espace « lumineux, rangé mais pas trop », à l'occasion de la diffusion sur Canal+ de la série Infiniti.La comédienne âgée de 41 ans évoque son enfance sur le bassin d'Arcachon, sa découverte du théâtre à l'âge de 13 ans, sa période baba cool, sa construction dans le regard des autres, son admiration pour Virginie Despentes ou Sofia Coppola, la lente maturation de sa carrière au cinéma, le travail du comédien, sa fascination pour Niki de Saint Phalle, son obsession pour la transformation, sa conversion au zéro déchet, son coup de cœur pour le film Petite nature, la force de caractère des Ukrainiens ou son goût pour les autobiographies et les histoires vraies : « J'aime savoir comment les gens trouvent des solutions à leurs problèmes, à leurs questions existentielles, ça m'intéresse ce partage. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Emmanuel Baux                 Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 202244 min

S3 Ep 60#60 Déborah Lukumuena

En plein cœur de Paris, à quelques pas du Centre Pompidou. Déborah Lukumuena nous reçoit au sein de la Maison de la poésie, un lieu qu'elle affectionne. « Peut-être que j'ai envie que la poésie me ressemble », glisse l'actrice à l'affiche ces dernières semaines de Robuste de Constance Meyer et d'Entre les vagues d'Anaïs Volpé.La comédienne âgée de 27 ans évoque son enfance à Epinay-sous-Sénart auprès de sa mère et de quatre frères et sœurs, les mercredis et les samedis passés à la bibliothèque à se réfugier dans la lecture, son admiration pour Emile Zola, Edouard Louis, Rabelais ou Tchekov qui l'ont mené à faire des études littéraires à la Sorbonne, sa découverte de la série Les Tudors qui a déclenché son envie de jouer, le tournage de Divines, la persistance des stéréotypes à l'écran, sa relation conflictuelle à la mode, son dégoût du racisme et son rapport à son propre physique : « Mon corps pas normé va servir d'outil de narration universel pour des réalisateurs et des réalisatrices. Il faut l'intégrer et se l'approprier. Toute mon enfance, on m'a dit : "maîtrise-toi", "canalise-toi". Il y a un rapport à la force qu'en tant que comédienne, il a fallu embrasser. » Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Emmanuel Baux                 Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 202243 min

S3 Ep 59#59 Sophie Calle

Paris, 7e arrondissement, à deux pas de la Seine. Sophie Calle nous reçoit au sein même du musée d'Orsay où se tient jusqu'au 12 juin sa toute nouvelle exposition « Les Fantômes d'Orsay ». Ce lieu, elle l'a très bien connu. De la fin des années 1970 au tout début des années 1980, elle a longuement squatté ce qu'il restait du grand hôtel déserté jouxtant l'ancienne gare, qui seront ensuite tous deux transformés en musée. L'artiste âgé de 68 ans évoque son enfance à Paris auprès d'une mère noctambule d'une légèreté profonde qui aimait la littérature et d'un père, plus sérieux, amateur d'art au goût très sûr, sa passion pour la Camargue et la corrida, ses années de voyage, son retour en France et sa découverte du grand hôtel d'Orsay, son attachement aux rituels, aux jeux cadrés qui nourrissent son inspiration, son obsession à vouloir préparer sa mort, son éblouissement pour le théâtre, les animaux naturalisés qui peuplent son intérieur et son attachement aux dernières fois : « C'est émouvant les dernières fois. Les derniers mots de mon père, de ma mère, j'ai eu peur de ne pas les entendre. Moi, je garde tout. Je le fais même quand ce n'est pas pour un travail. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux                    Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 202244 min

S3 Ep 58#58 Jean-Charles de Castelbajac

Paris, une rue animée du 17e arrondissement. On passe devant le primeur, les commerces de bouche. On s'arrête devant la très imposante porte d'un immeuble ancien. Direction le 4e étage. Jean-Charles de Castelbajac nous reçoit chez lui, quelques mois après la sortie de son livre Dessins tout-terrain et à l'occasion d'une exposition-atelier qui se tient dans l'espace Jeune public du Centre Pompidou à Paris, jusqu'au 9 mai. Un appartement « habité de lumière » où se succèdent des « souvenirs et des éléments contemporains qui se complètent avec des choses du quotidien ».Le styliste âgé de 72 ans évoque son enfance au Maroc et une année décisive passée à Nice chez sa grand-mère, son imaginaire qui s'est développé très jeune alors qu'il était en pension en Normandie, ses premiers travaux dans la mode auprès de sa mère qui dessinait des robes, sa passion pour les groupes de rock anglais des années 1960 puis pour le punk, le lancement de sa propre maison en 1978, la manière dont l'art et les collaborations nourrissent sa création, son amour des couleurs, la façon dont il conçoit ses vêtements, son intérêt pour la nouvelle abstraction et son épanouissement actuel : « J'ai longtemps pensé que le succès pouvait dénaturer l'acte de création. Aujourd'hui, je suis moins dans l'idée d'être à contretemps, parce que le temps a rejoint ce que je faisais. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault                   Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 202239 min

S3 Ep 57#57 Sébastien Tellier

Paris, 18e arrondissement, à deux pas des Puces et de la porte de Clignancourt. Au fond d'une impasse, un grand portail noir. Sébastien Tellier nous reçoit dans son appartement, quelques semaines après avoir sorti un nouvel EP, Symphonic. Un espace qu'il trouve adapté pour composer avec un piano, des guitares et de grandes enceintes. Le chanteur âgé de 47 ans évoque son enfance dans une zone pavillonnaire du Val-d'Oise, les dimanches passés à écouter Pink Floyd avec son père, passionné de guitare, et à aller manger chez Wimpy, une chaîne de restauration rapide, son admiration pour Axl Rose, George Michael et les mélodies des années 1980, sa lente transformation en artiste, sa découverte du clip “Sexy Boy" de Air, la composition de « La Ritournelle », sa défiance envers la frime, son obsession du vêtement et sa facilité à écrire des accords touchants : « Si je me mets là au piano, ce qui sort de moi, c'est un truc d'émotion mais pas n'importe quelle émotion : le rêve, la nostalgie, l'envie d'ailleurs, les doutes… C'est ma nature musicale. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault                   Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 202241 min

S3 Ep 56#56 Olivier Saillard

Paris, 2e arrondissement, au cœur du quartier japonais. Un rez-de-chaussée au cœur d'une cour pavée. Olivier Saillard nous reçoit dans son atelier. Un espace assez stable, avec « beaucoup de bois, de blanc » qui accueille un « petit désordre mais bien géré ». L'historien de la mode et directeur artistique de la maison J.M. Weston âgé de 54 ans évoque son enfance dans le Doubs, le grenier dans lequel il aimait se réfugier enfant au milieu de vieux vêtements, son goût des choses populaires, sa rupture avec son milieu familial, sa nostalgie pour le mouvement punk, son homosexualité, l'âge d'or de la mode des années 1980, son travail d'historien, Tilda Swinton et leurs performances, son attachement à l'uniforme qu'il s'est choisi, son dégoût de l'arrogance et sa difficulté à apprécier l'instant présent : « Quand je vois des photos d'avant, je me dis c'était bien mais sur le moment jamais. Je suis incapable de faire ça. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault                   Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 202244 min

S3 Ep 55#55 Christine Nagel

Paris, 8e arrondissement, dans les locaux Hermès. On monte sous les toits, au neuvième étage. Christine Nagel nous reçoit dans son atelier de création. Un endroit « simple et chaleureux », avec une vue époustouflante sur la capitale, dans lequel tout est « harmonieux ». La parfumeuse âgée de 62 ans évoque son enfance en Suisse auprès d'un père à cheval sur les bonnes manières et d'une mère au caractère plus exubérant, son premier stage dans un laboratoire de chimie qui a déterminé sa vocation, ses premiers pas dans le métier passés à identifier au nez les composants de nombreux parfums, sa rencontre avec Alain Delon, sa sensibilité aux textures et aux matières, son coup de cœur pour le cuir doblis ou le patchouli, son goût des objets porteurs d'une histoire, les bonnes et mauvaises odeurs et le rapport qui lie les senteurs à l'amour : « On dit que quand on aime plus quelqu'un, la première chose qui commence à gêner, c'est odeur de l'autre. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation :  Guillaume Girault                   Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 202236 min

S3 Ep 54#54 Mory Sacko

Paris, 14 arrondissement, rue Losserand. Non loin de la gare Montparnasse. On frappe à la porte. Mory Sacko nous reçoit dans son restaurant MoSuke, un espace « simple et chaleureux », avec des murs blancs, des touches de bois clair et des lumières chaudes.Le chef étoilé et animateur de l'émission « Cuisine ouverte » sur France 3, âgé de 29 ans, évoque son enfance en Seine-et-Marne dans une famille encore fortement imprégnée de culture malienne auprès de huit frères et sœurs, sa découverte du monde de l'hôtellerie et de l'univers des mangas à la télévision, le temps passé à jouer au foot et aux jeux vidéo, sa curiosité pour l'histoire et les cultures étrangères, ses années de formation auprès de Hans Zahner et de Thierry Marx, son passage à « Top chef » qui a accéléré sa carrière, sa passion pour le Japon et la mode, l'ouverture de sa propre table ou encore son rejet de la cuisine « fusion », jugée marketing, au profit d'une véritable invitation au voyage : « Pour nous, la conversation, c'est sur la totalité du menu qu'on va la ressentir. Toutes les touches venues d'ailleurs viennent améliorer une recette et non pas la pervertir. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux                    Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 24, 202242 min

S3 Ep 53#53 Géraldine Pailhas

Paris, 14 arrondissement. On se faufile le long d'une allée arborée. C'est par là sur la gauche, on sonne. Géraldine Pailhas nous reçoit chez elle, à l'occasion de la sortie du film Tendre et saignant et de la diffusion de la saison 2 d'OVNI(S)sur Canal+, dans un espace dont elle a décidé « chacun des détails », à la fois« rigoureux et foutraque », baigné de lumière« même quand il n'y en a pas du tout ».La comédienne âgée de 51 ans évoque son enfance à Marseille auprès d'un père qui a développé un goût tardif pour l'art et l'architecture jusqu'à devenir galeriste, la cuisine de sa grand-mère maternelle venue d'Indochine, son obsession pour les carottes, sa passion pour la danse, le choc de la découverte du Dernier Métro de Truffaut et d'A nos amours de Pialat, sa figuration dans le clip Bamboleo des Gipsy King qui a lancé sa carrière, le tournage du Garçu, sa fascination pour Charlotte Perriand, son inclination pour les tenues androgynes, et son amour profond du cinéma : « Je ne peux pas vivre sans. Quand je ne travaille pas, je vois au moins un film par jour. Les plus riches de mes relations passent par cinéma. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux                    Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 202242 min

S3 Ep 52#52 Vincent Dedienne

Paris, 11e arrondissement, non loin de Belleville, au fond d'une cour. Vincent Dedienne nous reçoit dans le premier appartement qui le « rassure » et dans lequel il se sent « bien ». S'y trouvent dans les placards, les jeux de société qui ont égayé sa jeunesse et un flipper qui le « détend énormément ».Le comédien âgé de 35 ans, en tournée avec son seul en scène Un soir de gala, évoque son enfance dans un petit village de Saône-et-Loire auprès de parents adoptifs aimants, son goût pour la couleur jaune et les bonbons Haribo, le choc de la découverte d'un spectacle de Muriel Robin en vidéo à 7/8 ans, sa fascination pour la poésie des chansons d'Alain Souchon ou de Vincent Delerm et pour le lyrisme des films de Xavier Dolan et de Christophe Honoré, son envie de mêler des choses a priori inconciliables, son admiration pour la prose d'Hervé Guibert, son désintérêt croissant pour la mode et sa conversion progressive du sucré au salé. « Maintenant, un crottin de Chavignol peut me faire lever la nuit. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux                    Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 202242 min

S3 Ep 51#51 Matali Crasset

Paris, au cœur du quartier de Belleville. Une maison-atelier située dans une ancienne imprimerie, au fond d'une allée. Matali Crasset nous reçoit dans un « espace qui ressemble beaucoup à ses recherches » avec des « bouts de projets, de livres, d'outils utilisés au quotidien ».La designeuse française âgée de 56 ans évoque son enfance dans un petit village de la Marne auprès d'un père Géo Trouvetou, ses années d'apprentissage auprès de Philippe Starck, le lancement de son propre studio en 1998, son approche de la création autour de scénarios de vie, son souci de recréer du commun, son rejet du canapé ou de la maison cocon, sa volonté de faire de l'hôtel un lieu où l'on vit « quelque chose de très fort qui n'est pas la maison », la nécessité de se tenir à distance des tendances marketing, sa passion pour les couleurs et les connexions entre son travail et l'anthropologie : « Pendant les confinements, je me suis nourrie de sciences sociales et d'art. Il nous faut comprendre comment on s'est tous fourvoyés et comment on peut maintenant déplacer les choses. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : guillaume Girault                  Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 202244 min

S3 Ep 50#50 Nicolas Di Felice

Paris, 19e arrondissement. Une rue en pente, non loin des Buttes-Chaumont. On entre dans un immeuble des années 1950, direction le septième étage. Nicolas Di Felice nous reçoit dans un « espace plein de surprises » qui contient au mur des « morceaux de vie encadrés ».Le directeur artistique de la maison Courrèges évoque son enfance en Belgique, ses premiers fantasmes d'ailleurs lors de trajets en voiture, son goût pour la musique new beat et ces groupes qui exprimaient la possibilité d'être qui tu veux, son apprentissage de la mode, l'influence de Nicolas Ghesquière, son amour pour les blousons en cuir, la nuit, la liberté et son attirance pour les univers riches en contraste. « J'aime l'intensité des extrêmes même si je me plais à me situer au milieu de tout ça. J'ai tatoué sur une jambe ”futurisme” et sur l'autre “passéisme”. J'aime être sur un fil entre ces deux choses là et essayer de trouver mon équilibre. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux                    Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 202231 min

S3 Ep 49#49 Anne-Sophie Pic

Paris, à deux pas du marché Saint-Germain dans le 6e arrondissement. On passe le pas de la porte vitrée pour s'installer chez Jugetsudo, la boutique/salon de thé imaginée par Maruyama Nori. Anne-Sophie Pic nous reçoit dans cet « endroit hors du temps » qu'elle affectionne quand elle est de passage à Paris pour s'occuper d'un de ses restaurants.La cheffe âgée de 52 ans évoque son enfance auprès d'une lignée de cuisiniers, la transmission du goût des épices, de la betterave, la présence régulière d'artistes au restaurant familial à Valence, sa passion pour le thé ou l'amertume, sa découverte de la gastronomie japonaise, l'importance de ses trois étoiles, son processus de création, sa fascination pour la mode et l'importance d'avoir des équipes mixtes : « Dans une cuisine où il y a des femmes, les hommes sont meilleurs », confie-t-elle.Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guilaume Girault                      Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 20, 202238 min

S3 Ep 48#48 Juliette Armanet

Un matin froid d'hiver à Paris, dans le 19e arrondissement, quelque part entre le canal de l'Ourcq et les Buttes-Chaumont. On monte dans l'ascenseur, direction le quatrième étage. Juliette Armanet nous reçoit chez elle dans un appartement où trône un piano blanc laqué sur lequel elle nous jouera quelques notes à l'occasion de la sortie de son deuxième album Brûler le feu.La chanteuse âgée de 37 ans évoque son enfance à Villeneuve-d'Ascq où très jeune déjà elle baigne dans la musique et dans les livres, son admiration pour Shakespeare, Tchekov, Annie Ernaux, Françoise Sagan ou Romain Gary, ses premières compositions à l'adolescence, sa découverte des chansons de Bjork, le poids de ses inhibitions, son obsession pour la question amoureuse et ses nouvelles platform shoes qu'elle ne quitte plus. « Ne soyons pas nous-même, déguisons-nous intérieurement, extérieurement, plaide-t-elle. Les fictions de soi sont la meilleure manière de se connaître. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guilaume Girault                      Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 202248 min

S3 Ep 47#47 Simon Porte Jacquemus

Paris, un hôtel particulier du 8e arrondissement. On grimpe une marche. Simon Porte Jacquemus nous reçoit dans les locaux parisiens de la marque à son nom qu'il a créée il y a plus d'une décennie, un espace « solaire » avec deux terrasses dans lequel il se sent bien.Le styliste âgé de 31 ans évoque son enfance en Provence où l'ennui le pousse très jeune à se montrer créatif, son obsession pour la télévision, sa fascination pour Isabelle Adjani ou Charlotte Gainsbourg, le choc de la découverte du Mépris de Jean-Luc Godard, son admiration pour le travail de Rei Kawakubo et sa volonté de faire une mode accessible : « Je voulais que ma grand-mère comprenne, ne pas mettre de barrière avec le public. Je trouvais qu'il y en avait trop dans la création. » Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guilaume Girault                      Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 6, 202239 min

S3 Ep 46#46 Anne Berest

Paris, un quartier étudiant un peu hors du temps de la rive gauche. On monte les escaliers en bois. Direction le deuxième étage. Anne Berest nous reçoit chez elle, dans son appartement « parisien mais pas haussmannien », « comme une grotte » qui donne sur une cour assez sombre.La romancière de 42 ans, qui a sorti à l'automne son nouveau livre La Carte postale et a co-créé pour Arte la série Mytho, évoque son enfance auprès de parents soixante-huitards très permissifs, sa fascination pour une photo de Marguerite Duras, sa volonté de faire revivre pour sa mère ses grands-parents, son oncle et sa tante déportés, son travail d'écriture et son amour de la gastronomie juive : « Quand j'ai compris que ma mère nous a nourris en bonne ashkénaze, ça m'a bouleversée. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 202138 min

S3 Ep 45#45 Sophie Fontanel

Paris 1er arrondissement. Une belle rue qui donne directement sur le jardin des Tuileries. Direction le dernier étage. Sophie Fontanel nous reçoit chez elle, dans un espace « monacal, fait de bric et de broc » dans lequel on reconnaît le grand miroir devant lequel elle se met en scène régulièrement sur Instagram.La journaliste mode et écrivaine, qui a sorti à l'automne son nouveau livre Capitale de la douceur, évoque son amour de la Côte d'Azur, des crocs et des tongs, sa passion pour l'écriture et les formes narratives, l'agression qu'elle a subi très jeune, son rapport complexe au milieu littéraire, son retour tardif au style de Greta Garbo et Katharine Hepburn et l'allure inspirante des gens qu'elle peut croiser dans la rue. Le tout avec sensibilité et verve : « Le confinement nous a mis des sornettes dans la tête, qu'on pouvait vivre no look. Mais très vite, on est no goût. Le covid nous fait perdre le goût. Voilà. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 9, 202141 min

S3 Ep 44#44 Anaïs Demoustier

Paris 19e. Un appartement près du parc des Buttes-Chaumont dans le même immeuble où vit son frère Stéphane, réalisateur. Direction le troisième étage. Anaïs Demoustier nous reçoit chez elle, dans un espace « tourné vers la nature, lumineux mais pas chichiteux ».La comédienne, à l'affiche de La Pièce rapportée d'Antonin Peretjatko (en salle) et de Chère Léa de Jérôme Bonnell (sortie le 15 décembre), évoque son père passionné de centres commerciaux, sa découverte de Barbara sur le tournage du Temps du loup d'Haneke, son goût des autres et des amours intenses, son coup de cœur pour Annette de Leos Carax et le whisky Caol Ila, son obsession pour les ciels et la délicatesse d'Emmanuelle Devos.Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 2, 202145 min

S3 Ep 43#43 Audrey Diwan

Paris 18e. Un immeuble haussmannien sur une petite place très vivante entourée de cafés. On pousse la très lourde porte, direction le deuxième étage. Audrey Diwan nous reçoit chez elle, dans un appartement « vivant » fait de bric et de broc qui « évolue au gré des rencontres et de ce que les gens ont envie d'y mettre ».La réalisatrice, qui sort son deuxième film L'Événement adapté du livre d'Annie Ernaux, évoque sa passion pour la lecture, l'écriture et la nuit, son admiration pour les cinéastes Ken Loach et Hirokazu Kore-Eda, son sentiment de transfuge de classe, son avortement, son goût profond de la liberté et, sur une note plus légère, sa détestation des poireaux et de la sardine.Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 202135 min