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Into The Wind

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S5 Ep 16#69 Bruno Dubois, de la Mini-Transat à la Coupe de l'America - 2e partie

Comment, lorsqu'on est belge, fils d'une coiffeuse et d'un footballeur pro, installés à Genval, au sud de Bruxelles, parvient-on à s'attaquer pour la seconde fois, à 60 ans passés, à la conquête de la Coupe de l'America ? La question résume en une poignée de mots plus de quatre décennies d'une vie trépidante passée à courir la planète et les compétitions de voile : celle de Bruno Dubois, actuel team manager de l'équipe française de SailGP et du défi Orient Express Team, annoncé le 2 février 2023... C'est sur le lac près de chez lui que le jeune Dubois fait ses premières armes et accroche tout de suite à la pratique. Dès 10 ans, il commence les premières régates ; mais au cœur des années 1970 où il grandit, bercées par le flower power, c'est le voyage qui l'attire : après une année de service passée à régater, il prend la route pour le Brésil puis les Antilles. A son retour, en 1983, il n'a plus qu'une idée en tête : participer à la Mini Transat. Il finit premier Muscadet et sait qu'il a trouvé sa voie. Il enchaîne avec Québec Saint-Malo, le Tour de France à la voile, la Course de l'Europe, et se retrouve - à 28 ans - skipper de Rucanor Sport pour la Whitbread 1989 : c'est là qu'il rencontre Peter Blake, Pierre Fehlmann, Grant Dalton... Il entre ensuite chez North Sails à Toronto, au Canada, d'où est originaire son épouse. Il entame au sein de la voilerie américaine une longue carrière d'un quart de siècle - d'abord à l'étranger puis en France -, qui va lui permettre de côtoyer et de naviguer avec l'élite de la course, en France comme à l'étranger, tant en course au large (Imoca, Ultimes, VOR65) qu'en régate (Americas' Cup), tout en développant fortement la marque en Europe. En 2014, il entame une nouvelle phase de son parcours en quittant North Sails et en devenant le team manager de Dongfeng Race Team dans la Volvo Ocean Race, avec Charles Caudrelier à la barre. Il n'a cessé d'enchaîner depuis : il prend les mêmes fonctions chez Groupama Team France avec Franck Cammas pour la Coupe de l'America en 2017, revient chez Dongfeng pour une victoire sur la Volvo en 2018, puis dans l'équipe chinoise de SailGP avant d'être transféré chez les Français en 2020. Et, début 2023, il revient à la Coupe, avec Stéphane Kandler, une vieille connaissance. Un épisode dense et original, où Bruno Dubois nous emmène dans les coulisses, et pas que sur l'eau ! Diffusé le 17 février 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 17, 20231h 46m

S5 Ep 15#69 Bruno Dubois, de la Mini-Transat à la Coupe de l'America - 1ère partie

Comment, lorsqu'on est belge, fils d'une coiffeuse et d'un footballeur pro, installés à Genval, au sud de Bruxelles, parvient-on à s'attaquer pour la seconde fois, à 60 ans passés, à la conquête de la Coupe de l'America ? La question résume en une poignée de mots plus de quatre décennies d'une vie trépidante passée à courir la planète et les compétitions de voile : celle de Bruno Dubois, actuel team manager de l'équipe française de SailGP et du défi Orient Express Team, annoncé le 2 février 2023... C'est sur le lac près de chez lui que le jeune Dubois fait ses premières armes et accroche tout de suite à la pratique. Dès 10 ans, il commence les premières régates ; mais au cœur des années 1970 où il grandit, bercées par le flower power, c'est le voyage qui l'attire : après une année de service passée à régater, il prend la route pour le Brésil puis les Antilles. A son retour, en 1983, il n'a plus qu'une idée en tête : participer à la Mini Transat. Il finit premier Muscadet et sait qu'il a trouvé sa voie. Il enchaîne avec Québec Saint-Malo, le Tour de France à la voile, la Course de l'Europe, et se retrouve - à 28 ans - skipper de Rucanor Sport pour la Whitbread 1989 : c'est là qu'il rencontre Peter Blake, Pierre Fehlmann, Grant Dalton... Il entre ensuite chez North Sails à Toronto, au Canada, d'où est originaire son épouse. Il entame au sein de la voilerie américaine une longue carrière d'un quart de siècle - d'abord à l'étranger puis en France -, qui va lui permettre de côtoyer et de naviguer avec l'élite de la course, en France comme à l'étranger, tant en course au large (Imoca, Ultimes, VOR65) qu'en régate (Americas' Cup), tout en développant fortement la marque en Europe. En 2014, il entame une nouvelle phase de son parcours en quittant North Sails et en devenant le team manager de Dongfeng Race Team dans la Volvo Ocean Race, avec Charles Caudrelier à la barre. Il n'a cessé d'enchaîner depuis : il prend les mêmes fonctions chez Groupama Team France avec Franck Cammas pour la Coupe de l'America en 2017, revient chez Dongfeng pour une victoire sur la Volvo en 2018, puis dans l'équipe chinoise de SailGP avant d'être transféré chez les Français en 2020. Et, début 2023, il revient à la Coupe, avec Stéphane Kandler, une vieille connaissance. Un épisode dense et original, où Bruno Dubois nous emmène dans les coulisses, et pas que sur l'eau ! Diffusé le 10 février 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 10, 20231h 57m

S5 Ep 14#68 Giancarlo Pedote, passion, détermination et engagement à l'italienne

Sa première rencontre avec la mer, elle passe par le planning... en planche en voile. A 14 ans, sur la plage du camping du Golfe de Follonica où il passe ses vacances en famille, Giancarlo Pedote, 47 ans aujourd'hui, découvre l'adrénaline de la glisse mais n'envisage pas encore de prendre le large : "La voile, c'est pour les mecs qui n'ont pas le physique." Et il vit à Florence, dans un milieu modeste : son trop-plein d'énergie passe dans les sports de combat, jusqu'à son bac, où il devient moniteur de planche - enfin libre. Un matin, il doit remplacer au pied levé un collègue qui encadre des dériveurs : passé le fiasco de la première journée, il devient moniteur de voile, et navigue de plus en plus, tout en se lançant dans des études de philosophie. Bientôt ce sont les premiers convoyages, les premiers skippages et les premières régates qui lui permettent d'assouvir son goût du sport et de la compétition. Très vite, au début des années 2000, tout juste diplômé de la fac de philo, il devient équipier professionnel. Au même moment, il découvre la Transat Jacques Vabre et la Mini-Transat gagnée cette année-là par Yannick Bestaven. La Mini devient son objectif. Il lui faudra 7 années avant d'y parvenir, d'abord en série (en 2009) puis en proto (en 2013), sous les couleurs de Prysmian. C'est à ce moment-là qu'il s'installe à Lorient, où il vit encore aujourd'hui. Après sa brillante mais décevante 2e place sur la Mini 2013 en proto, Giancarlo enchaîne les victoires et les titres de Velista dell'Anno. Sa carrière s'accélère, il participe à la Route du Rhum 2014 en Class40, gagne la Transat Jacques Vabre avec Erwan Le Roux en Multi50, goûte à l'Imoca en 2017 et attaque son objectif suivant : le Vendée Globe. Il rachète l'ancien Virbac-Paprec en 2018 et va enchaîner les courses, toujours soutenu par Prysmian jusqu'au dernier Vendée Globe, où il décroche une splendide 8e place. A l'arrivée, il sait déjà qu'il va repartir, avec le même bateau, qu'il va faire évoluer chaque hiver d'ici 2024. Toujours avec la même méthode, faite d'une incroyable détermination, d'une passion sans faille et d'un engagement de tous les instants. A l'image de cet épisode de 2h, où le marin italien s'exprime avec franchise et recul, sans rien cacher des difficultés et des bonheurs que procurent les courses à la voile. Diffusé le 27 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 27, 20232h 8m

S5 Ep 13#67 Franck Cammas, marin insatiable - 2e partie

On l'avait laissé, en mai 2019, à la fin de l'enregistrement de l'épisode 6 d'Into The Wind, sur une petite frustration : celle d'avoir balayé en une poignée de minutes un monument du sport français - la victoire de Groupama dans la Volvo Ocean Race 2011-2012 - et un autre sommet du sport auquel peu de coureurs au large se sont attaqués : la Coupe de l'America. Mais Franck Cammas - à l'époque fraîchement nommé coskipper du Gitana Team - était attendu pour une réunion et nous avions déjà largement dépassé l'horaire prévu... Un peu moins de trois ans plus tard, la carrière de l'Aixois a continué, toujours aussi riche : après trois saisons où il a tout gagné avec Charles Caudrelier à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild, il a repris sa liberté, même s'il est de l'équipage en standby pour une tentative de Trophée Jules Verne. Deux dossiers d'envergure sont sur son bureau : sa collaboration avec le Charal Sailing Team pour la conception et le développement de Charal 2 de Jérémie Beyou, avec qui il participera à la prochaine Transat Jacques Vabre, et son implication dans le défi français pour la 37e Coupe de l'America mené par Stéphane Kandler et Bruno Dubois, qui, si elle n'est pas officielle, est corroborée par de nombreuses sources. Il n'en fallait pas moins pour qu'on lui propose de s'asseoir quelques heures en plein hiver pour creuser les sujets survolés trop vite lors de notre premier enregistrement et s'attarder sur sa nouvelle vie de "freelance" lui qui, pour la première fois depuis deux décennies, n'est plus au centre d'un projet. Et on n'a pas été déçu : 3 heures de discussion denses et détaillées, où l'on plonge avec lui dans les arcanes de la technique, de l'humain et de la gestion de projet au plus haut niveau. Passionnant ! Diffusé le 20 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 20, 20231h 34m

S5 Ep 12#67 Franck Cammas, marin insatiable - 1ère partie

On l'avait laissé, en mai 2019, à la fin de l'enregistrement de l'épisode 6 d'Into The Wind, sur une petite frustration : celle d'avoir balayé en une poignée de minutes un monument du sport français - la victoire de Groupama dans la Volvo Ocean Race 2011-2012 - et un autre sommet du sport auquel peu de coureurs au large se sont attaqués : la Coupe de l'America. Mais Franck Cammas - à l'époque fraîchement nommé coskipper du Gitana Team - était attendu pour une réunion et nous avions déjà largement dépassé l'horaire prévu... Un peu moins de trois ans plus tard, la carrière de l'Aixois a continué, toujours aussi riche : après trois saisons où il a tout gagné avec Charles Caudrelier à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild, il a repris sa liberté, même s'il est de l'équipage en standby pour une tentative de Trophée Jules Verne. Deux dossiers d'envergure sont sur son bureau : sa collaboration avec le Charal Sailing Team pour la conception et le développement de Charal 2 de Jérémie Beyou, avec qui il participera à la prochaine Transat Jacques Vabre, et son implication dans le défi français pour la 37e Coupe de l'America mené par Stéphane Kandler et Bruno Dubois, qui, si elle n'est pas officielle, est corroborée par de nombreuses sources. Il n'en fallait pas moins pour qu'on lui propose de s'asseoir quelques heures en plein hiver pour creuser les sujets survolés trop vite lors de notre premier enregistrement et s'attarder sur sa nouvelle vie de "freelance" lui qui, pour la première fois depuis deux décennies, n'est plus au centre d'un projet. Et on n'a pas été déçu : 3 heures de discussion denses et détaillées, où l'on plonge avec lui dans les arcanes de la technique, de l'humain et de la gestion de projet au plus haut niveau. Passionnant ! Diffusé le 13 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 13, 20231h 21m

[REDIFFUSION] - #49 - Bruno Troublé, la Coupe pour la vie

Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter le deuxième épisode d'Into The Wind le plus suivi de l'année 2022. Votre podcast revient dans son format habituel vendredi prochain, le 13 janvier. D'ici là, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite une très bonne année 2023 ! C'est l'histoire d'une révélation. Celle qu'a connue, à même pas 18 ans, Bruno Troublé, dans les locaux du New York Yacht-Club, en plein Manhattan, en découvrant la Coupe de l'America qui y trônait alors dans une vitrine. Nous sommes en 1963, et le jeune Troublé, dernier rejeton d'une famille versaillaise, promis, comme les trois générations précédentes, à la robe d'avocat, tombe raide dingue de la Cup et se jure d'y participer. Fou de bateau depuis l'enfance, il délaisse rapidement le droit pour se consacrer à la régate qu'il a appris dans le fief familial d'Antibes et sur la Seine. Plutôt doué - vice-champion du monde junior de 505 -, il est sélectionné pour les Jeux de Mexico en 1968 qu'il termine 6e avec Bertrand Chéret en Flying Dutchman. Il candidate auprès de baron Bich - fondateur de Bic - qui monte le premier défi français pour la Coupe de l'America 1970, sans succès, retourne aux JO en 1976 (7e en Soling avec Patrick Haegli) et parvient finalement à embarquer pour la Coupe de 1980 sur France 3 qu'il mène en finale des challengers. Le baron est la "rencontre de sa vie". Une vie, qui va définitivement basculer du côté de la Coupe en 1983, où, toujours barreur du défi français, il parvient à convaincre Henry Racamier, le patron de Louis Vuitton, de financer les sélections des challengers de l'America's Cup. C'est le début d'un long compagnonage qui verra Bruno Troublé devenir au fil des années et des éditions un personnage incontournable et influent de la Coupe - seul français jamais intronisé au Hall of Fame du pichet en argent. Même lorsque Vuitton se retirer de la Coupe, en 2007. A 76 ans, il était encore consultant en Nouvelle Zélande sur la Prada Cup en 2021. Mais la vie de Bruno Troublé ne se résume pas au plus vieux trophée sportif du monde : à côté de cette grande passion, il continuera à régater, vendra des Dufour après avoir été journlaiste à Bateaux dans ses jeunes années, fera de la Windglider la planche des JO de Los Angelès - en s'appuyant sur... les Russes -, fondera une société d'évènementiel (Jour J), organisera le Tour de France à la voile, convertira Lindsay Owen Jones, le patron de L'Oréal, à la voile, s'impliquera dans la voile classique... Six décennies de passion vélique, passée au milieu d'une incroyable galerie de personnages, que cet épisode de 2h10 ne suffit pas à balayer. On attend avec impatience les mémoires de celui qui se surnomme lui-même le "Papy de la Coupe" !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 6, 20232h 9m

[REDIFFUSION] - #50 - Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 1ère partie

Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter l'épisode d'Into The Wind le plus suivi de l'année 2022. Votre podcast revient dans son format habituel le vendredi 13 janvier. D'ici là, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite une très bonne année 2023 ! Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur. L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer ! Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout. Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot. En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur). C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore. Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016. Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012. Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 30, 20221h 50m

S5 Ep 11#66 Fred Le Peutrec, par amour du multicoque - 2e partie

C'est l'histoire d'une passion unique : celle de la vitesse et des sensations qu'elle procure, sur deux ou trois coques - au moins. Fred Le Peutrec a consacré sa vie aux multis et uniquement à eux. Il n'y a guère qu'à ses débuts, sur la grande plage de Houat - paradis des vacances d'été du jeune Parisien qu'il est alors - qu'il fréquente un monocoque, un 485 qu'il découvre en autodidacte. Avec son bateau suivant, un Dart 18, il découvre le cata de sport et s'embarque dans une longue idylle, qui le mène au Tornado, puis en équipe de France et à trois campagnes olympiques, dont l'une aboutit aux JO d'Atlanta en 1996, qu'il termine 6e avec Franck Citeau. Qui dit fréquentation exclusive du multicoque ne veut pas pour autant dire voile légère uniquement. Très tôt, Fred Le Peutrec embarque au large, où sa finesse de barre fait merveille auprès de Bruno Peyron et de Jean Maurel, puis, à partir de 1996, avec Loïck Peyron. Il sera un pilier de Fujicolor II qui domine l'Orma, avant de se lancer dans un nouveau Graal, les tours du monde - toujours en multicoque, bien sûr. Vainqueur de The Race sur Club Med en 2001, il devient skipper de Bayer Cropscience à son retour, passe ensuite chez Gitana avant d'entrer chez Groupama où il participe à toute la mise au point du légendaire Groupama 3, qui décroche le Trophée Jules Verne en 2010. Il passe ensuite chez Banque Populaire où il accroche un nouveau trophée Jules Verne à sa boutonnière. Bloqué à terre dans l'attente d'une greffe de rein - qu'il vivra en 2017 -, il s'investit dans le circuit D35 sur le lac Léman, puis suit la construction des TF35 et du Multi50 Ciela Village, et n'oublie jamais de naviguer, avec le Maserati de Giovanni Solidini, en ce moment. Par amour de la vitesse, des bateaux et du voyage Diffusé le 23 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 23, 20221h 22m

S5 Ep 10#66 Fred Le Peutrec, par amour du multicoque - 1ère partie

C'est l'histoire d'une passion unique : celle de la vitesse et des sensations qu'elle procure, sur deux ou trois coques - au moins. Fred Le Peutrec a consacré sa vie aux multis et uniquement à eux. Il n'y a guère qu'à ses débuts, sur la grande plage de Houat - paradis des vacances d'été du jeune Parisien qu'il est alors - qu'il fréquente un monocoque, un 485 qu'il découvre en autodidacte. Avec son bateau suivant, un Dart 18, il découvre le cata de sport et s'embarque dans une longue idylle, qui le mène au Tornado, puis en équipe de France et à trois campagnes olympiques, dont l'une aboutit aux JO d'Atlanta en 1996, qu'il termine 6e avec Franck Citeau. Qui dit fréquentation exclusive du multicoque ne veut pas pour autant dire voile légère uniquement. Très tôt, Fred Le Peutrec embarque au large, où sa finesse de barre fait merveille auprès de Bruno Peyron et de Jean Maurel, puis, à partir de 1996, avec Loïck Peyron. Il sera un pilier de Fujicolor II qui domine l'Orma, avant de se lancer dans un nouveau Graal, les tours du monde - toujours en multicoque, bien sûr. Vainqueur de The Race sur Club Med en 2001, il devient skipper de Bayer Cropscience à son retour, passe ensuite chez Gitana avant d'entrer chez Groupama où il participe à toute la mise au point du légendaire Groupama 3, qui décroche le Trophée Jules Verne en 2010. Il passe ensuite chez Banque Populaire où il accroche un nouveau trophée Jules Verne à sa boutonnière. Bloqué à terre dans l'attente d'une greffe de rein - qu'il vivra en 2017 -, il s'investit dans le circuit D35 sur le lac Léman, puis suit la construction des TF35 et du Multi50 Ciela Village, et n'oublie jamais de naviguer, avec le Maserati de Giovanni Solidini, en ce moment. Par amour de la vitesse, des bateaux et du voyage Diffusé le 16 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 16, 20221h 44m

[REDIFFUSION] - #40 - Jean-Baptiste Bernaz, Marin de l'année 2022 : le Laser dans la peau !

Cette semaine, Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de réécouter le 40e épisode d’Into The Wind, enregistré en juillet 2021 avec Jean-Baptiste Bernaz. A l'époque, le patron du Laser français s'apprêtait à s'envoler pour les Jeux de Tokyo, avec beaucoup d'ambition. La 6e place qu'il y décroche ne l'a évidemment pas satisfait, et il a très vite décidé de repartir pour une cinquième olympiade. Preuve qu'à 35 ans, le Varois a toujours aussi faim, il est entré dans la légende en devenant le premier Français à remporter le titre mondial en mai au Mexique ! Un exploit unique qui fait de lui le Marin de l'année 2022 ! Ils ne sont pas nombreux, les athlètes français à participer à leurs quatrièmes Jeux Olympiques consécutifs : à 34 ans, Jean-Baptiste Bernaz fait partie de ce club fermé. Depuis près de 15 ans, le Varois règne sur le Laser français, leader indéboulonnable du support. Passé par l’optimist et, très tôt, accro au dériveur en solitaire le plus diffusé au monde, Jean-Baptiste Bernaz commence fort avec des titres mondiaux et européens en jeune. Avant de venir concurrencer rapidement les coureurs en place. A 21 ans, il est sélectionné pour les JO de Pékin, où il se classe 8e, très déçu. Mais il a compris que seuls les Jeux peuvent procurer des émotions aussi fortes – une vraie drogue. Son histoire olympique ne fait donc que commencer : sans concurrence en France, il enchaîne les PO pour Londres 2012 (10e) et Rio 2016, multipliant, en cours de route les titres nationaux en Laser et en match-racing. Pour cette olympiade brésilienne, il change d’entraîneur et monte en puissance : 6e au championnat du monde en 2014, vainqueur du test-event en 2015, il s’entraîne avec Robert Scheidt, la légende brésilienne, décrochant l’argent au Mondial 2016 puis une 5e place aux Jeux. “Frustré de fou“, il prend le temps de réfléchir, navigue sur d’autres supports, mais repart pour une nouvelle campagne avec une envie de revanche à Tokyo. Toujours au sommet – il gagne 6 manches sur 12 au Mondial de Melbourne en 2019 ! – il change d’entraîneur au milieu de la pandémie et se présente au Japon avec des ambitions dorées. Près de 2 heures d’entretien, pendant lesquelles Jean-Baptiste Bernaz raconte avec franchise les coulisses de la vie de coureur olympique, les joies, les doutes, et, surtout la détermination et l’engagement que réclame le plus haut niveau mondial. Diffusé le 16 juillet 2021 Rediffusé le 2 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 2, 20221h 51m

[REDIFFUSION] - #01 - Charles Caudrelier, de la baie de La Forêt à la Volvo

Cette semaine, Tip & Shaft vous propose d'écouter ou de réécouter le tout premier épisode d'Into The Wind, enregistré en septembre 2018, dont l'invité était celui qui, quatre ans plus tard, s'est imposé mercredi en Ultim sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en moins de 7 jours, Charles Caudrelier. Ce dernier, qui n'avait alors pas intégré le Gitana Team, sortait tout juste d'une victoire au bout du suspense sur la Volvo Ocean Race à la tête de l'équipage de Dongfeng Race Team. Depuis, son palmarès s'est étoffé, avec, entre autres, la Brest Atlantiques en 2019, le Fastnet et la Transat Jacques Vabre en 2021, la Finistère Atlantique et le Rhum cette année... Les marins français qui peuvent aligner deux victoires dans la Volvo Ocean Race sur leur CV ne sont pas légion ; ceux qui peuvent prétendre être montés sur le podium lors des trois dernières éditions encore moins ; et un seul d'entre eux peut se targuer d'ajouter une Solitaire du Figaro et plusieurs Transat Jacques Vabre à son palmarès : il s'appelle Charles Caudrelier. A 44 ans, le skipper de Dongfeng Race Team vient de consacrer une décennie à courir l'exigeante Volvo Ocean Race, couronnée par une incroyable victoire sur le fil en juin dernier à la barre du bateau chinois. Pour ce premier numéro d'Into The Wind, il revient longuement sur son parcours, depuis ses premiers bords en baie de la Forêt, jusqu'à l'option victorieuse au large des côtes du Danemark, cet été. Un entretien plein d'anecdotes et de révélations, où Charles Caudrelier, désormais star en Chine, ne fait pas mystère de son envie de retourner au solitaire. Diffusé le 18 septembre 2018 Rediffusé le 18 novembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 18, 20221h 22m

S5 Ep 9#65 Jean Le Cam, une vie pour la course - 2e partie

Faut-il vraiment présenter Jean Le Cam ? Faut-il tenter de résumer une carrière débutée en 1978... et toujours en cours, 44 ans plus tard ? Devenu une véritable rock star adulée du grand public sur le tard, le Roi Jean, qui a fini par admettre son surnom, est une légende, tout simplement. Quel marin peut se targuer d'avoir gagné trois fois la Solitaire, navigué sur Pen Duick VI avec Tabarly, avoir été sauvé par Vincent Riou puis sauvé Kevin Escoffier, et préparer une sixième participation consécutive au Vendée Globe ? A l'âge où le Français moyen profite de la retraite, lui envisage tranquillement d'aller virer une énième fois un cap Horn, dont il a fait son jardin, ou presque. De la course au large à la française, Le Cam a tout vécu - à l'exception de la Mini Transat. Après une première participation à la Solitaire du Figaro en 1978 - l'année où le regretté Mike Birch gagne la mythique première édition du Rhum -, puis une Whitbread sur Euromarché avec Tabarly, le jeune Finistérien est un pilier de la saga Jet Services, puis du circuit Formule 40, à la fin des années 1980. Quelques années plus tôt, il a créé CDK avec Gaétan Gouérou et Hubert Desjoyeaux, son ami d'enfance, qui a donné son nom au bateau avec lequel il a brillé lors du dernier Vendée Globe. Puis ce sont les années 1990 dédiées au Figaro, une décennie pendant laquelle il va bâtir les fondamentaux de sa légende : trois victoires dans la Solitaire, une autre dans la transat AG2R, en six saisons. Le Roi Jean règne sur le figarisme, il est temps de passer à l'Orma. Des trois saisons qu'il passe sur son multicoque de 60 pieds Bonduelle, Jean Le Cam dit tout simplement : "Ce sont des bateaux de fous". En basculant, en 2008 dans la classe Imoca, le Quimpérois va retrouver le plaisir et entamer une relation fusionnelle avec une course qu'il va faire sienne : le Vendée Globe. Cinq éditions où se mêlent podiums, chavirage, sauvetages, régate au couteau mais aussi répliques mythiques et fulgurances stylistiques. Pour son sixième tour, Le Cam part avec un projet neuf et innovant - un scow sans foils - et, changement important, un budget quasi bouclé deux ans avant le départ. Une nouveauté pour un marin qui continue, saisons après saisons, d'avoir la course dans la peau - tout simplement. Diffusé le 4 novembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 4, 20221h 17m

S5 Ep 8#65 Jean Le Cam, une vie pour la course - 1ère partie

Faut-il vraiment présenter Jean Le Cam ? Faut-il tenter de résumer une carrière débutée en 1978... et toujours en cours, 44 ans plus tard ? Devenu une véritable rock star adulée du grand public sur le tard, le Roi Jean, qui a fini par admettre son surnom, est une légende, tout simplement. Quel marin peut se targuer d'avoir gagné trois fois la Solitaire, navigué sur Pen Duick VI avec Tabarly, avoir été sauvé par Vincent Riou puis sauvé Kevin Escoffier, et préparer une sixième participation consécutive au Vendée Globe ? A l'âge où le Français moyen profite de la retraite, lui envisage tranquillement d'aller virer une énième fois un cap Horn, dont il a fait son jardin, ou presque. De la course au large à la française, Le Cam a tout vécu - à l'exception de la Mini Transat. Après une première participation à la Solitaire du Figaro en 1978 - l'année où le regretté Mike Birch gagne la mythique première édition du Rhum -, puis une Whitbread sur Euromarché avec Tabarly, le jeune Finistérien est un pilier de la saga Jet Services, puis du circuit Formule 40, à la fin des années 1980. Quelques années plus tôt, il a créé CDK avec Gaétan Gouérou et Hubert Desjoyeaux, son ami d'enfance, qui a donné son nom au bateau avec lequel il a brillé lors du dernier Vendée Globe. Puis ce sont les années 1990 dédiées au Figaro, une décennie pendant laquelle il va bâtir les fondamentaux de sa légende : trois victoires dans la Solitaire, une autre dans la transat AG2R, en six saisons. Le Roi Jean règne sur le figarisme, il est temps de passer à l'Orma. Des trois saisons qu'il passe sur son multicoque de 60 pieds Bonduelle, Jean Le Cam dit tout simplement : "Ce sont des bateaux de fous". En basculant, en 2008 dans la classe Imoca, le Quimpérois va retrouver le plaisir et entamer une relation fusionnelle avec une course qu'il va faire sienne : le Vendée Globe. Cinq éditions où se mêlent podiums, chavirage, sauvetages, régate au couteau mais aussi répliques mythiques et fulgurances stylistiques. Pour son sixième tour, Le Cam part avec un projet neuf et innovant - un scow sans foils - et, changement important, un budget quasi bouclé deux ans avant le départ. Une nouveauté pour un marin qui continue, saisons après saisons, d'avoir la course dans la peau - tout simplement. Diffusé le 28 octobre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 28, 20221h 15m

S5 Ep 7#64 Erwan Le Roux, le fils de chaudronnier devenu cador du multicoque - 2e partie

C'est l'histoire d'un fils de chaudronnier attiré par la mer dès son plus jeune âge, mais qui attendra le lycée pour goûter l'eau salée en régate. 30 ans plus tard, Erwan Le Roux affiche un palmarès impressionnant, avec, notamment, une Route du Rhum et trois Transat Jacques Vabre victorieuses en Multi50 au compteur. C'est par Les Glénans, à vingt ans, à l'île d'Arz, qu'il découvre la régate : un Brevet d'Etat plus tard, il est au cœur du bouillon de culture de la baie de Quiberon, traînant sur les pontons trinitains où il multiplie les embarquements, mais il comprend vite que la course, c'est son truc. A ses débuts, c'est le Figaro qui l'attire, puis le Mini 6.50 - il est préparateur d'Armel Tripon, qui court sa première Mini Transat en 2001, puis devient un spécialiste de l'Open 7.50. Technicien-navigateur, il est repéré par Marc Guillemot qui l'embauche à bord de La Trinitaine, il le suit chez Gitana, tout en se lançant dans le Mini, caressant l'espoir de se lancer sur la Mini Transat. Après une première Jacques Vabre en 2005 sur Gitana X, il passe deux ans plus tard en Class40 avec Damien Grimont et monte sur le podium de la transat en double, puis embarque avec Daniel Souben dans le projet Courrier Dunkerque sur le Tour de France à la voile : une collaboration fructueuse, qui le mènera trois fois sur la plus haute marche du podium du TFV. 2009 est une année charnière : Franck-Yves Escoffier et son sponsor lui proposent de construire le nouveau Crêpes Whaou 3 et de courir la Transat Jacques Vabre à bord, qu'il gagnera. C'est le début d'une passion - toujours vivace - pour les multicoques de 50 pieds. Un an plus tard, il est enfin à la tête de son propre projet, il récupère l'ancien Multi50 de Franck-Yves Escoffier en 2012, avec à la clé deux nouvelles victoires sur la Jacques Vabre, en 2013 et 2015, et une sur le Rhum en 2014 ! Président de la classe Multi50, il enchaîne les saisons jusqu'en 2018... tout en ayant des envies de tour du monde : "J'ai envie de voir le Horn". A l'arrivée de la Route du Rhum 2018, il ne fait pas mystère de ses envies de Vendée Globe. Il prend un peu de recul avec le Multi50 à la fin de son partenariat avec FenêtréA, accompagne Armel Le Cléac'h sur l'AG2R - qui n'aura pas lieu pour cause de Covid - puis Clarisse Crémer sur le Vendée Globe chez Banque Populaire... tout en se lançant dans un diplôme d'accompagnateur de performance ! Pendant ce temps, les Multi50 deviennent Ocean Fifty et se dotent d'un circuit dédié, le Pro Sailing Tour : toujours président de la classe, Erwan Le Roux replonge en 2021, avec un nouveau sponsor et un bateau neuf. Et s'aligne à 48 ans pour une nouvelle Route du Rhum. Toujours pas rassasié ! Diffusé le 21 octobre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 21, 20221h 33m

S5 Ep 6#64 Erwan Le Roux, le fils de chaudronnier devenu cador du multicoque - 1ère partie

C'est l'histoire d'un fils de chaudronnier attiré par la mer dès son plus jeune âge, mais qui attendra le lycée pour goûter l'eau salée en régate. 30 ans plus tard, Erwan Le Roux affiche un palmarès impressionnant, avec, notamment, une Route du Rhum et trois Transat Jacques Vabre victorieuses en Multi50 au compteur. C'est par Les Glénans, à vingt ans, à l'île d'Arz, qu'il découvre la régate : un Brevet d'Etat plus tard, il est au cœur du bouillon de culture de la baie de Quiberon, traînant sur les pontons trinitains où il multiplie les embarquements, mais il comprend vite que la course, c'est son truc. A ses débuts, c'est le Figaro qui l'attire, puis le Mini 6.50 - il est préparateur d'Armel Tripon, qui court sa première Mini Transat en 2001, puis devient un spécialiste de l'Open 7.50. Technicien-navigateur, il est repéré par Marc Guillemot qui l'embauche à bord de La Trinitaine, il le suit chez Gitana, tout en se lançant dans le Mini, caressant l'espoir de se lancer sur la Mini Transat. Après une première Jacques Vabre en 2005 sur Gitana X, il passe deux ans plus tard en Class40 avec Damien Grimont et monte sur le podium de la transat en double, puis embarque avec Daniel Souben dans le projet Courrier Dunkerque sur le Tour de France à la voile : une collaboration fructueuse, qui le mènera trois fois sur la plus haute marche du podium du TFV. 2009 est une année charnière : Franck-Yves Escoffier et son sponsor lui proposent de construire le nouveau Crêpes Whaou 3 et de courir la Transat Jacques Vabre à bord, qu'il gagnera. C'est le début d'une passion - toujours vivace - pour les multicoques de 50 pieds. Un an plus tard, il est enfin à la tête de son propre projet, il récupère l'ancien Multi50 de Franck-Yves Escoffier en 2012, avec à la clé deux nouvelles victoires sur la Jacques Vabre, en 2013 et 2015, et une sur le Rhum en 2014 ! Président de la classe Multi50, il enchaîne les saisons jusqu'en 2018... tout en ayant des envies de tour du monde : "J'ai envie de voir le Horn". A l'arrivée de la Route du Rhum 2018, il ne fait pas mystère de ses envies de Vendée Globe. Il prend un peu de recul avec le Multi50 à la fin de son partenariat avec FenêtréA, accompagne Armel Le Cléac'h sur l'AG2R - qui n'aura pas lieu pour cause de Covid - puis Clarisse Crémer sur le Vendée Globe chez Banque Populaire... tout en se lançant dans un diplôme d'accompagnateur de performance ! Pendant ce temps, les Multi50 deviennent Ocean Fifty et se dotent d'un circuit dédié, le Pro Sailing Tour : toujours président de la classe, Erwan Le Roux replonge en 2021, avec un nouveau sponsor et un bateau neuf. Et s'aligne à 48 ans pour une nouvelle Route du Rhum. Toujours pas rassasié ! Diffusé le 14 octobre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 14, 20221h 39m

S5 Ep 5#63 Fred Duthil, le planchiste devenu figariste et entrepreneur - 2e partie

Fils d'un marin d'Etat membre de la musique des équipages de la flotte, il aurait dû devenir musicien, comme deux de ses frères et sœurs - il a pratiqué de longues années le trombone à coulisses. Mais la passion de la mer va l'emporter. Et Fred Duthil, bientôt 49 ans, continue à arpenter les plans d'eau en course... pour le plaisir et pour le travail. Comme beaucoup, il débute par l'Optimist et les croisières familiales et, très vite découvre la planche à voile. Ce sera le funboard, d'abord, qui vit son âge d'or dans les années 1980, puis la planche olympique : après quelques mois de pratique, il entre en équipe de France. Aujourd'hui encore, il a les yeux qui brillent quand il raconte les années passées à tenter de décrocher une sélection pour les Jeux olympiques - les potes, les voyages, la régate... Le graal se refusera à lui par deux fois pour les JO de 1996 puis 2000. A côté de la planche, il n'hésite pas à courir en habitable, sur le Tour de France à la voile, notamment. Dans un coin de sa tête, la Solitaire du Figaro le fait rêver. Mais il faut faire bouillir la marmite et l'ex planchiste devient expert en assurance. Paul Coirre, son patron, est un passionné de régate qui fait travailler nombre de voileux et les emmène naviguer sur son Open 7.50. L'ex planchou n'a pas abandonné ses rêves de large et teste le circuit Mini en 2001 et, emballé, se lance dans un projet Mini Transat. Comme beaucoup, il enchaîne semaines de boulot et week-ends en chantier ou en régate - avec succès. Ce sera sa signature : performer sans jamais être professionnel à temps plein. Après deux saisons en haut de l'affiche, sa Mini Transat s'arrête le lendemain du départ de la seconde étape, où il démâte. Retour au bureau, retour à zéro, déprime... Il ne faut pas longtemps, cependant pour rebondir : l'année suivante, il se lance enfin sur le circuit Figaro, dont il va devenir un taulier, avec 10 participations consécutives entre 2004 et 2010. Avec une trilogie - 2007-2008-2009 - au cours de laquelle il ne descendra pas du podium. Tout au long de ces années, il continue à travailler, gardant la fraîcheur et l'envie. Après avoir lâché le circuit Figaro, il est recruté en 2016 comme directeur commercial de Technique Voile et reprend la voilerie de La Trinité, il est devenu chef d'entreprise... Cette fois, il faut naviguer, mais pour le boulot ! Au menu, entre autres, deux Transats Jacques Vabre avec l'ami fidèle Thibaut Vauchel-Camus, une incroyable Solitaire 2020,finie en 2e position derrière Armel Le Cléac'h... et une treizième participation au Figaro cet été, où il remporte la première étape (il est reclassé 3e après un bris de plombage) et doit abandonner la dernière. Une fin qui lui laisse un petit goût amer ; alors, s'il a laissé entendre que, cette fois, c'était la dernière, la promesse ne semble pas très solide... Diffusé le 7 octobre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 7, 20221h 28m

S5 Ep 4#63 Fred Duthil, le planchiste devenu figariste et entrepreneur - 1ère partie

Fils d'un marin d'Etat membre de la musique des équipages de la flotte, il aurait dû devenir musicien, comme deux de ses frères et sœurs - il a pratiqué de longues années le trombone à coulisses. Mais la passion de la mer va l'emporter. Et Fred Duthil, bientôt 49 ans, continue à arpenter les plans d'eau en course... pour le plaisir et pour le travail. Comme beaucoup, il débute par l'Optimist et les croisières familiales et, très vite découvre la planche à voile. Ce sera le funboard, d'abord, qui vit son âge d'or dans les années 1980, puis la planche olympique : après quelques mois de pratique, il entre en équipe de France. Aujourd'hui encore, il a les yeux qui brillent quand il raconte les années passées à tenter de décrocher une sélection pour les Jeux olympiques - les potes, les voyages, la régate... Le graal se refusera à lui par deux fois pour les JO de 1996 puis 2000. A côté de la planche, il n'hésite pas à courir en habitable, sur le Tour de France à la voile, notamment. Dans un coin de sa tête, la Solitaire du Figaro le fait rêver. Mais il faut faire bouillir la marmite et l'ex planchiste devient expert en assurance. Paul Coirre, son patron, est un passionné de régate qui fait travailler nombre de voileux et les emmène naviguer sur son Open 7.50. L'ex planchou n'a pas abandonné ses rêves de large et teste le circuit Mini en 2001 et, emballé, se lance dans un projet Mini Transat. Comme beaucoup, il enchaîne semaines de boulot et week-ends en chantier ou en régate - avec succès. Ce sera sa signature : performer sans jamais être professionnel à temps plein. Après deux saisons en haut de l'affiche, sa Mini Transat s'arrête le lendemain du départ de la seconde étape, où il démâte. Retour au bureau, retour à zéro, déprime... Il ne faut pas longtemps, cependant pour rebondir : l'année suivante, il se lance enfin sur le circuit Figaro, dont il va devenir un taulier, avec 10 participations consécutives entre 2004 et 2010. Avec une trilogie - 2007-2008-2009 - au cours de laquelle il ne descendra pas du podium. Tout au long de ces années, il continue à travailler, gardant la fraîcheur et l'envie. Après avoir lâché le circuit Figaro, il est recruté en 2016 comme directeur commercial de Technique Voile et reprend la voilerie de La Trinité, il est devenu chef d'entreprise... Cette fois, il faut naviguer, mais pour le boulot ! Au menu, entre autres, deux Transats Jacques Vabre avec l'ami fidèle Thibaut Vauchel-Camus, une incroyable Solitaire 2020,finie en 2e position derrière Armel Le Cléac'h... et une treizième participation au Figaro cet été, où il remporte la première étape (il est reclassé 3e après un bris de plombage) et doit abandonner la dernière. Une fin qui lui laisse un petit goût amer ; alors, s'il a laissé entendre que, cette fois, c'était la dernière, la promesse ne semble pas très solide... Diffusé le 30 septembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 30, 20221h 39m

S5 Ep 3#62 Sébastien Audigane, par amour de la mer

Ce qui frappe d'abord, c'est sa stature - haute - et ses mains - immenses et calleuses. Et son regard aussi, qu'on dirait parfois lavé par les 450 000 milles qu'il est réputé avoir couru en course en trois décennies de carrière. Mais plus qu'un coureur, Sébastien Audigane, 54 ans, est avant tout un marin, un marin passionné par la mer - ils ne le sont pas tous, loin de là. Une passion née de son enfance de petit Brestois, passée autour de la rade, entre la ville du Ponant, Le Fret et Camaret. Et d'un grand-père capitaine de renflouement en mer d'Iroise qui lui offre un Corsaire retapé pour ses 14 ans. Moniteur de voile à 15 ans, il découvre le Laser bien plus tard et se lance dans la voile olympique, tout en multipliant les embarquements et en rêvant de Solitaire du Figaro. Il le sait déjà : sa vie sera sur l'eau. Cette certitude le guidera toute sa vie : Sébastien Audigane va naviguer, beaucoup, sur tous les supports, en solo et dans de nombreux équipages. Une préparation olympique en Soling pour les JO de 1996, 4 Transats AG2R, 7 Solitaires du Figaro et puis, sa grande spécialité, les records en équipage, particulièrement en multicoque. En 2000, il embarque avec Kersauson sur Geronimo ; en 2005, il est à bord d'Orange 2 avec Bruno Peyron ; en 2007, Franck Cammas l'appelle sur Groupama 3 ; en 2009, il passe par Banque Populaire V avec Pascal Bidégorry ; en 2015, on le retrouve sur Spindrift avec Yann Guichard ; en 2017, il est de la tentative victorieuse de Trophée Jules Verne de Francis Joyon sur Idec Sport ; un an plus tard, il décroche le record de la Route du Thé (Hongkong-Londres) avec Giovanni Soldini... Aujourd'hui encore, il détient quatre des principaux records océaniques. Entre-temps, il goûte à l'Imoca (Transat Jacques Vabre, Barcelona World Race,...), au Class40, est appelé pour naviguer en Méditerranée sur des maxis, se passionne pour la voile classique... Son dernier job est à terre, puisqu'il officie comme boat captain de Guirec Soudée, qui se prépare au prochain Vendée Globe. Comme beaucoup de marins de sa génération, Sébastien Audigane ressent le besoin de transmettre son immense expérience. Sans pour autant mettre son sac à terre - pas sûr qu'il n'y parvienne un jour... Diffusé le 16 septembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 16, 20221h 55m

S5 Ep 2#61 Boris Herrmann, marin allemand et couteau suisse - 2e partie

C'est à la fin des trois heures d'enregistrement de ce podcast qu'on se rend compte de la chose : Boris Herrmann a tout juste dépassé les 40 ans, mais il promène déjà un sacré vécu de marin, loin des voies toutes tracées. Et il raconte son parcours éclectique - dans un français parfait - avec une forme de tranquillité qui tranche avec l'engagement qu'il met dans sa pratique de la mer. Fils d'un prof passionné de voile qui l'emmène très tôt en croisière, il grandit dans le nord de l'Allemagne, près de Brême, et découvre très tard la régate - longtemps, la compétition sera loin de ses ambitions. Mais une fois le doigt mis dans l'engrenage, il se lance en 2001 dans la Mini Transat ; il a 19 ans, apprend tout, se classe 11e en bateau de série... et retourne en Allemagne étudier. Etudiant en économie, il se lance en 505, enchaînant les titres. Il s'y fait aussi son réseau, découvre le fonctionnement professionnel et se dit qu'on peut faire carrière dans la voile. Quand la Class40 se met en place, il y voit le bon support pour avancer vers son objectif, fixé à l'adolescence : le Vendée Globe. Il trouve un sponsor, s'engage dans The Transat en 2008, se classant 2e puis enchaîne avec la Portimão Global Ocean Race, un tour du monde en Class40 en double, qu'il gagne. A son retour, son sponsor lui promet le Vendée Globe 2012 avec un Imoca neuf... mais fait faillite quelques mois plus tard. Au printemps 2010, l'organisateur de la Barcelona World Race l'appelle pour l'embarquer sur le tour du monde en double avec l'Américain Ryan Breymaier : les deux marins s'entendent comme larrons en foire et se classent 5e. Désormais équipier recherché, Boris Herrmann multiplie les expériences, les plus variées : avec Giovanni Soldini sur Maserati, avec Jochen Schümann, en TP52, avec Francis Joyon, sur une tentative de Trophée Jules Verne en 2016. S'il n'est pas de la tentative victorieuse d'Idec Sport en 2017, c'est qu'entre-temps son projet de Vendée Globe a enfin abouti. Quatre ans plus tôt, il a fait connaissance de Pierre Casiraghi. Avec le fils de la princesse Caroline de Monaco, il se lance en GC32 puis en Imoca en rachetant le plan VPLP-Verdier de Gitana devenu Malizia. Avec peu de moyens, il enchaîne Transat Jacques Vabre en 2017 et Route du Rhum en 2018. La transat médiatisée de Greta Thunberg, à l'été 2019, permet au projet de décrocher enfin des sponsors et au skipper de se présenter au départ du Vendée Globe. Il va y faire sensation, avec une incroyable remontée de l'Atlantique qui le positionne sur le podium, juste avant qu'il n'entre en collision avec un bateau de pêche, à quelques heures de l'arrivée. Finalement 5e, Boris Herrmann, premier Allemand à boucler le Vendée Globe, devient une star dans son pays et se lance immédiatement dans le montage d'une nouvelle campagne, avec à la clé la construction d'un Imoca sur plans VPLP chez Multiplast. Malizia III est mis à l'eau en juillet à Lorient, Boris Herrmann n'a pas fini d'arpenter la mer... ---- Diffusé le 2 septembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sep 2, 20221h 32m

S5 Ep 1#61 Boris Herrmann, marin allemand et couteau suisse - 1ère partie

C'est à la fin des trois heures d'enregistrement de ce podcast qu'on se rend compte de la chose : Boris Herrmann a tout juste dépassé les 40 ans, mais il promène déjà un sacré vécu de marin, loin des voies toutes tracées. Et il raconte son parcours éclectique - dans un français parfait - avec une forme de tranquillité qui tranche avec l'engagement qu'il met dans sa pratique de la mer. Fils d'un prof passionné de voile qui l'emmène très tôt en croisière, il grandit dans le nord de l'Allemagne, près de Brême, et découvre très tard la régate - longtemps, la compétition sera loin de ses ambitions. Mais une fois le doigt mis dans l'engrenage, il se lance en 2001 dans la Mini Transat ; il a 19 ans, apprend tout, se classe 11e en bateau de série... et retourne en Allemagne étudier. Etudiant en économie, il se lance en 505, enchaînant les titres. Il s'y fait aussi son réseau, découvre le fonctionnement professionnel et se dit qu'on peut faire carrière dans la voile. Quand la Class40 se met en place, il y voit le bon support pour avancer vers son objectif, fixé à l'adolescence : le Vendée Globe. Il trouve un sponsor, s'engage dans The Transat en 2008, se classant 2e puis enchaîne avec la Portimão Global Ocean Race, un tour du monde en Class40 en double, qu'il gagne. A son retour, son sponsor lui promet le Vendée Globe 2012 avec un Imoca neuf... mais fait faillite quelques mois plus tard. Au printemps 2010, l'organisateur de la Barcelona World Race l'appelle pour l'embarquer sur le tour du monde en double avec l'Américain Ryan Breymaier : les deux marins s'entendent comme larrons en foire et se classent 5e. Désormais équipier recherché, Boris Herrmann multiplie les expériences, les plus variées : avec Giovanni Soldini sur Maserati, avec Jochen Schümann, en TP52, avec Francis Joyon, sur une tentative de Trophée Jules Verne en 2016. S'il n'est pas de la tentative victorieuse d'Idec Sport en 2017, c'est qu'entre-temps son projet de Vendée Globe a enfin abouti. Quatre ans plus tôt, il a fait connaissance de Pierre Casiraghi. Avec le fils de la princesse Caroline de Monaco, il se lance en GC32 puis en Imoca en rachetant le plan VPLP-Verdier de Gitana devenu Malizia. Avec peu de moyens, il enchaîne Transat Jacques Vabre en 2017 et Route du Rhum en 2018. La transat médiatisée de Greta Thunberg, à l'été 2019, permet au projet de décrocher enfin des sponsors et au skipper de se présenter au départ du Vendée Globe. Il va y faire sensation, avec une incroyable remontée de l'Atlantique qui le positionne sur le podium, juste avant qu'il n'entre en collision avec un bateau de pêche, à quelques heures de l'arrivée. Finalement 5e, Boris Herrmann, premier Allemand à boucler le Vendée Globe, devient une star dans son pays et se lance immédiatement dans le montage d'une nouvelle campagne, avec à la clé la construction d'un Imoca sur plans VPLP chez Multiplast. Malizia III est mis à l'eau en juillet à Lorient, Boris Herrmann n'a pas fini d'arpenter la mer... ---- Diffusé le 26 août 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 26, 20221h 28m

S4 Ep 34[REDIFFUSION] - Un été de navigatrices #4 : Isabelle Joschke

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage.Et si nous avons choisi de mettre les femmes en avant cet été, c'est que Tip & Shaft lance fin septembre un nouveau podcast dédié aux femmes en course. Baptisé "Navigantes", il sera animé par Hélène Cougoule. Il y a les marins qui suivent des routes toutes tracées et puis il y a ceux qui naviguent au gré du vent et dessinent d'aussi belles trajectoires. Isabelle Joschke, 44 ans, fait partie de cette seconde catégorie. Rien ne prédestinait cette navigatrice, née à Munich d'un père allemand et d'une mère française, à prendre la mer. Rien, si ce n'est, peut-être, une grand-mère autrichienne et le lac en bas de la maison où elle passait des vacances, qui distillèrent les prémices de la passion. Ce n'est qu'en devenant étudiante à la Sorbonne qu'Isabelle se décide à souffler sur les braises de ses rêves de petite fille en partant en stage aux Glénans. La fameuse école lui ouvre les yeux sur son destin et elle finit ses études de lettres modernes pour devenir skipper et enchaîner les convoyages en Méditerrannée et aux Antilles. En 2003, à Lorient, elle rencontre des ministes préparant la Transat 6.50 : un an plus tard, elle investit ses économies dans un proto et la voilà découvrant la course et le solitaire - se découvrant, au passage, compétitrice. C'est le début d'un long sillage, toujours en cours. Deux Mini-Transats en 2005 et 2007, auxquelles vont succéder huit rudes années en Figaro, puis deux courtes saisons en Class40 avant qu'elle ne fasse son entrée sur le circuit Imoca, en 2017, à la barre de l'ancien Safran, pour approcher ce qui est devenu son rêve : le Vendée Globe. Un rêve qui se mérite, car la campagne vers cette édition 2020 est mal pavée avec des abandons sur le Rhum 2018 et la Transat Jacques Vabre 2019. L'abandon au Brésil sur le Vendée Globe n'a cependant pas le même goût d'amertume : Isabelle repart et termine, profitant de la fin du parcours pour trouver la sérénité en bouclant la boucle malgré tout. Et ensuite ? Il ne devait y avoir qu'un seul Vendée Globe, mais, comme Isabelle le rappelle, "il est des propositions qu'on ne refuse pas". Et on la retrouvera sur la ligne de départ en 2024. Première diffusion le 15 octobre 2021 Rediffusé le 19 août 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Photo : Vincent Curutchet/ImocaHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 19, 20222h 1m

S4 Ep 33[REDIFFUSION] - Un été de navigatrices #3 : Justine Mettraux

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage. Et si nous avons choisi de mettre les femmes en avant cet été, c’est que Tip & Shaft lance fin septembre un nouveau podcast dédié aux femmes en course. Baptisé “Navigantes”, il sera animé par Hélène Cougoule et donnera la parole à toutes celles qui régatent, au large ou entre trois bouées, en solitaire ou en équipage. Troisième invitée d’Un été de navigatrices, la Suissesse Justine Mettraux, avec un épisode d’Into The Wind (le numéro 27) enregistré début 2021 à Larmor-Plage. Depuis, celle qui termina deuxième de la Mini Transat 2013 en série, avant d’enchaîner une Volvo Ocean Race avec Team SCA et plusieurs participations au circuit Figaro Beneteau, a pris de l’expérience en Imoca, notamment au sein de l’équipe 11th Hour Racing Team, disputant The Ocean Race Europe en juin 2021 puis la Transat Jacques Vabre l’automne suivant, malheureusement interrompue sur démâtage. Fin juillet 2022, le partenaire de ses débuts en course au large, Teamwork, a annoncé qu’il se lançait à ses côtés pour une première campagne de Vendée Globe, rachetant Charal 1, l’ex Imoca de Jérémie Beyou, dont l’équipe, BeYou Racing, va accompagner la skipper helvète vers ce premier tour du monde en solitaire. __ C'est l'histoire d'une jeune Suissesse dont les parents se destinaient à l'agriculture dans la campagne fribourgeoise… et qui est devenue l'une des femmes marins les plus capées de sa génération. À 34 ans, Justine Mettraux, dont les quatre frères et sœurs ont été eux aussi happés par la passion de la course, compte déjà une solide expérience, des Surprises du lac Léman de sa jeunesse à la Volvo Ocean Race. Formée au sein de l'incontournable Centre d'Entraînement à la Régate de Genève, elle a cumulé les saisons en Surprise, en Farr30, en D35, en Mini, en Figaro et en Volvo 65, sans oublier quelques piges en Class40. Deuxième de la Mini-Transat en 2013 en bateau de série, elle enchaîne immédiatement par une participation à la Volvo Ocean Race au sein de l'équipage féminin de Team SCA avant de se lancer dans 4 saisons de Figaro (7e de la Solitaire en 2017), entrecoupées d'une Transat Jacques Vabre (4e en Class40 en 2017) Aussi à l'aise en solitaire qu'en équipage, Justine Mettraux fait partie des rares femmes capables d'intégrer un team sur The Ocean Race, dont elle a fait son prochain objectif. Avant, un jour, de s'aligner sur le Vendée Globe. Première diffusion le 8 janvier 2021 Rediffusé le 12 août 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 12, 20221h 28m

S4 Ep 32[REDIFFUSION] - Un été de navigatrices #2 : Marie Riou

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage. Et si nous avons choisi de mettre les femmes en avant cet été, c'est que Tip & Shaft lance fin septembre un nouveau podcast dédié aux femmes en course. Baptisé "Navigantes", il sera animé par Hélène Cougoule et donnera la parole à toutes celles qui régatent, au large ou entre trois bouées, en solitaire ou en équipage. Deuxième invitée d'Un été de navigatrices, une certaine Marie Riou, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 22) enregistré chez elle en presqu'île de Crozon, à l'automne 2020. Depuis, celle qui fut, entre autres, vainqueure inoubliable de la Volvo Ocean Race 2017-2018 à bord de Dongfend Race Team, a poursuivi sa route, goûtant à l'Imoca à bord de Corum pour The Ocean Race Europe en 2021, au Class40 avec Amélie Grassi sur La Boulangère Bio lors de la dernière Transat Jacques Vabre. Et même, en juin dernier, à un titre de champion du monde militaire avec Jean-Baptiste Bernaz en J80 alors qu'elle attendait un heureux évènement... Un épisode à retrouver sur notre site et sur toutes les plateformes d'écoute. __ Les femmes qui ont gagné quatre titres de champions du monde en voile légère tout en comptant une victoire dans la Volvo Ocean Race ne sont pas légion sur la planète voile. La Française Marie Riou, 39 ans, appartient à ce cercle très fermé. La native de Plougastel, au bord de la rade de Brest, tombée dans la voile toute petite dans le sillage d'un père et de deux frères passionnés, a connu un début de carrière fulgurant, devenant championne du monde et d'Europe de 420 en 1999 (avec Anne-Claire Le Berre). L'enchaînement s'avère ensuite plus difficile mais après quelques années de recul, la voilà de retour par le match-racing où les titres s'accumulent et l'emmènent aux JO de Londres en 2012 en compagnie de Claire Leroy, qui règne alors sur la discipline. Puis c'est la rencontre - les retrouvailles à - avec Billy Besson et l'enchaînement incroyable de quatre titres de champions du monde de Nacra 17 en 4 ans - ainsi qu'un titre de marins de l'année en 2015 - qui font d'eux les grandissimes favoris des jeux de Rio 2016. Après la blessure de Billy et l'échec de Rio, la voilà qui rebondit et embarque en 2017 sur Dongfeng pour une inoubliable campagne qui voit le projet franco-chinois remporter la Volvo Ocean Race. Et Marie Riou d'être désignée Rolex Sailor of The Year en 2018. Puis c'est l'aventure SailGP - seule femme de la flotte sur ces catas à foils qui se baladent à 50 noeuds -, du Diam24, une nouvelle campagne olympique avec Benjamin Schartz vers Paris 2024... Au fil de deux heures de discussion, on découvre la trajectoire d'une femme directe et authentique, naviguant au gré des rencontres. Tranquillement, discrètement, Marie Riou se bâtit brique par brique un palmarès incroyable sur tous les supports. Un parcours éclectique doré sur tranche, sans doute loin d'être fini. Première diffusion le 23 octobre 2020 Rediffusé le 5 août 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Photo : Martin Kéruzoré/Volvo Ocean Race Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aug 5, 20222h 3m

S4 Ep 31[REDIFFUSION] - Un été de navigatrices #1 : Sam Davies

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage.Et si nous avons choisi de mettre les femmes en avant cet été, c'est que Tip & Shaft lance fin septembre un nouveau podcast dédié aux femmes en course. Baptisé "Navigantes", il sera animé par Hélène Cougoule. Première invitée, Sam Davies, évidemment, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 5), enregistré en juillet 2019, alors qu'elle vient tout juste de remporter la Sardinha Cup avec Yann Eliès et qu'elle prépare la Transat Jacques Vabre 2019 avec Paul Meilhat, qu'elle terminera 7e. Depuis, Sam Davies s'est aligné au départ du dernier Vendée Globe qu'elle a abandonné au large de l'Afrique du Sud après une violente collision avec un ofni. Mais Madame Davies a mis un point d'honneur à boucler la boucle hors course pour revenir aux Sables d'Olonne après avoir réparé. Après une nouvelle Transat Jacques Vabre bouclée en 5e position avec Nicolas Lunven l’an dernier, elle prépare le prochain Vendée Globe, toujours sous les couleurs d’Initiatives Coeur, avec un bateau neuf sur plan Sam Manuard, qu’elle engagera cet automne sur la Route du Rhum.. Un épisode à retrouver sur notre site et sur toutes les plateformes d'écoute. __ La dernière ligne de son palmarès en dit long : mi-avril, Sam Davies a remporté avec Yann Eliès, la Sardinha Cup*, première épreuve officielle du nouveau Figaro 3. Les cadors de la voile française l’ont bien compris : à 44 ans, l’Anglaise joue dans la cour des grands. Fille de marins, ingénieure diplômée de Cambridge, Samantha Davies affiche un riche et long parcours : Mini-Transat, Solitaire du Figaro, Transat AG2R, Transat Jacques Vabre, Vendée Globe (elle se classe 3e de son premier en 2009), elle skippe un équipage entièrement féminin lors de la Volvo Ocean Race 2014-2015 et change de dimension. En 2017, elle succède à Tanguy de Lamotte à la barre de l’Imoca Initiatives Coeur. Et vise désormais le prochain Vendée Globe, pour lequel elle peut prétendre à une place sur le podium. Pour Into The Wind, elle revient longuement sur son parcours de chaque côté de la Manche, confortablement installée dans le carré de la goélette familiale. *podcast enregistré avant cette course. Première diffusion le 15 avril 2019 Rediffusé le 29 juillet 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Photo : Initiatives CœurHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jul 29, 20221h 34m

S4 Ep 30#60 Yannick Bestaven, ne rien lâcher pendant deux décennies et gagner le Vendée Globe à 48 ans

Il a l'air cool, comme ça, avec son sourire avenant, son sens de l'humour et sa pointe d'accent des Landes. Et pourtant, Yannick Bestaven, 50 ans à la fin de l'année, est l'incarnation même du marin-qui-ne-lâche-rien. Et de la ténacité, du travail - deux traits marquants de son caractère -, il en faut pour remporter le dernier Vendée Globe. Pourtant, aucun atavisme familial chez les Bestaven, installés à Biganos, au fond du bassin d'Arcachon. Et le jeune Yannick est avant tout un planchiste passionné - qui pratique aussi beaucoup le kayak -, embarqué dans la voile par les copains du bassin. Car en ce début des années 1990, autour d'Yves Parlier, le Sud-Ouest rassemble une concentration incroyable de talents, de Pascal Bidégrorry à Philippe Presti, en passant par Arnaud Boissières, Romaric Neyhousser, Jean-Marie Dauris et bien d'autres. Moniteur au Cercle de la Voile d'Arcachon, Yannick Bestaven commence son apprentissage par le Class8 et régate beaucoup. Ingénieur de l'École nationale des travaux publics de l'État, il achète un mini alors qu'il est en poste à Paris pour son premier job, où il construit... des écluses. Sa première Mini-Transat, en 1999, une rude édition, le convainc qu'il est fait pour ça : "Plus c'est dur, plus ça m'éclate", et il finit à l'hôpital aux Antilles... A son retour, il se lance en duo avec Arnaud Boissières dans la construction de deux protos, Diabolo et Satanas, avec la Mini-Transat 2001 dans le viseur. Ils ne trouveront un sponsor que quelques semaines avant le départ de la course, qu'ils finissent 1er et 3e, Seul vainqueur de la Mini à remporter les deux étapes en proto, il se met en disponibilité de la Fonction publique et se lance dans la carrière, enchaînant les embarquements et sillonnant le circuit Figaro de nombreuses saisons. Le Vendée Globe l'attire : en 2008, il s'aligne au départ sur l'ex Aquitaine Innovations, l'ancien bateau de son mentor Yves Parlier, avec un sponsor qui le lâche au dernier moment. Et il démâte au bout de quelques heures de course. Le coup est dur, Yannick Bestaven entame une courte traversée du désert, pendant laquelle il créé, avec Mathieu Michou, l'entreprise d'hydro-générateurs Watt & Sea. Il se relance avec un projet de Class40 pendant cinq saisons, qui le voit remporter - entre autres - la Transat Jacques Vabre en 2011 et en 2015. Mais le Vendée Globe n'a jamais quitté son esprit : en 2017, il acquiert l'ancien Initiatives-Coeur, puis, deux ans plus tard, signe avec Maître Coq, ce qui lui permet de racheter un foiler, l'ex-Safran 2. Discrètement, loin de Lorient et de Port-la-Forêt, Yannick Bestaven entame une longue préparation au Vendée Globe, axée sur la fiabilité et l'accumulation de milles. Quand il en prend le départ, en novembre 2020, il ne fait pas partie des favoris, mais tous ses concurrents savent que le skipper de Maître CoQ est un marin solide et expérimenté. Quand la flotte entre dans le Sud, on comprend que Yannick Bestaven est un vrai candidat à la victoire. Il vire le Horn en tête et le reste appartient à l'histoire... L'Arcachonnais basé à La Rochelle aurait pu se retirer au sommet : c'était mal le connaître. Le plus vieux vainqueur du Vendée Globe remettra son titre en jeu lors de la prochaine édition, en 2024, avec un nouvel Imoca dont il attend impatiemment la mise à l'eau prochaine. ---- Diffusé le 8 juillet 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jul 8, 20222h 17m

S4 Ep 29#59 Lalou Roucayrol, le multi et le Médoc dans la peau ! - 2e partie

Ce matin-là de printemps, le ciel charrie de lourds grains pluvieux sur l'estuaire de la Gironde tandis que le bac qui relie Royan au Verdon-sur-Mer entame sa manœuvre d'approche. Le temps rappelle les ambiances finistériennes ou morbihannaises qui servent souvent de décors aux enregistrements d'Into The Wind. Mais rien qu'à l'odeur de la forêt et du sable mouillé des dunes qui façonnent l'arrière-plan de la pointe du Médoc, on sent que les repères habituels de nos histoires de marins ont changé. Et pourtant, Lalou Roucayrol, que l'on vient visiter dans son fief - et qu'il ne manque pas de nous faire longuement visiter avant de s'asseoir devant le micro - connaît bien la Sailing Valley, dont il fut même - qui s'en souvient ? - l'un des pionniers. Mais à bientôt 58 ans, le Médocain reste plus que jamais attaché à ses racines, installé à quelques kilomètres de la plage où il a appris la voile. Fils de marin, il grandit au bord de la Gironde et apprend la voile au début des années 1970 dans le club de voile du Verdon-sur-Mer, où il est toujours licencié. Son père lui construit son premier Optimist et il participe à son premier championnat de France à... 7 ans. Il enchaîne en 420 avec sa sœur, passe à l'Europe (un dériveur solitaire) et s'en va à Marseille, à 14 ans, faire marine marchande en lycée professionnel. Il achète un quarter-tonner et navigue sans compter, embarque à la pêche, met de l'argent de côté et, comme beaucoup, se lance dans la Mini-Transat en 1985, à 21 ans, multipliant les métiers pour financer sa course, découvrant au passage le composite. Une expérience "juste incroyable", qui le lance dans le grand bain. Adieu les cargos, il veut faire de la voile son métier : il rentre chez CDK construire Poulain, le premier bateau du chantier, puis devient skipper de Lejaby-Rasurel, un cata de 60 pieds. Cette fois, c'est parti, "un foiler récent et moderne : le rêve absolu", en pleine époque dorée des multicoques. Il va, ensuite, enchaîner les courses, en multicoque toujours, prao, F28, 60 pieds, se classant 4e de la Transat Jacques Vabre en 1995. Lalou Roucayrol rejoint alors le team Banque Populaire, devenant équipier de Francis Joyon, skipper en titre à l'époque. Il lui succède en 1999, vivant, lui aussi, la grande épopée des trimarans Orma, et montant sur le podium de l'épique Route du Rhum 2002, où ils ne sont que trois à terminer en multicoque de 60 pieds. Il est débarqué deux ans plus tard. Un moment difficile : "Tu perds ton métier, tes amis, mais je ne m'en sors pas trop mal, même s'il a fallu batailler." Il redevient free lance, pour Ellen MacArthur, Yves Parlier, retourne chez CDK, travaille à une mission autour de La Base de Lorient. Et finit, en 2007, par lancer son propre projet en Multi50, construisant son propre 50 pieds dans le Médoc, chez lui. "Je voulais être maître de mon destin en armant mon propre bateau." Et ça marche : 4e de la Transat Jacques Vabre en 2007, 3e en 2009, 2e sur le Rhum en 2010, il chavire lors du convoyage retour et doit abandonner son bateau. Trois ans plus tard, il signe avec Arkema après avoir construit son nouveau trimaran, avec lequel il gagne la Route des Princes, se classe 2e du Rhum 2014, 3e de la Jacques Vabre 2015, 1er de la Québec Saint-Malo et 2e de The Transat en 2016, avant de remporter la Transat Jacques Vabre en 2017 avec Alex Pella. L'année suivante, il annonce la construction d'un troisième Multi50 aux couleurs d'Arkema, mis à l'eau 2 ans plus tard, après un chavirage rocambolesque dans le Rhum 2018. Parallèlement, sa structure Lalou Multi construit un Mini, un Class40 recyclable, et Lalou s'engage dans la formation de jeunes marins, comme Quentin Vlamynck d'abord, Keni Piperol, ensuite. A l'issue de la Transat Jacques Vabre 2021, Lalou Roucayrol annonce se retraite du multicoque, mais pas de la course : son objectif est désormais de participer au prochain tour du monde en Class40, The Race Around. Un parcours incroyable à travers plus de trois décennies de course au large, qui demande bien un épisode de 5 heures en deux parties ! ---- Diffusé le 1er juillet 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Jul 1, 20223h 3m

S4 Ep 28#59 Lalou Roucayrol, le multi et le Médoc dans la peau ! - 1ère partie

Ce matin-là de printemps, le ciel charrie de lourds grains pluvieux sur l'estuaire de la Gironde tandis que le bac qui relie Royan au Verdon-sur-Mer entame sa manœuvre d'approche. Le temps rappelle les ambiances finistériennes ou morbihannaises qui servent souvent de décors aux enregistrements d'Into The Wind. Mais rien qu'à l'odeur de la forêt et du sable mouillé des dunes qui façonnent l'arrière-plan de la pointe du Médoc, on sent que les repères habituels de nos histoires de marins ont changé. Et pourtant, Lalou Roucayrol, que l'on vient visiter dans son fief - et qu'il ne manque pas de nous faire longuement visiter avant de s'asseoir devant le micro - connaît bien la Sailing Valley, dont il fut même - qui s'en souvient ? - l'un des pionniers. Mais à bientôt 58 ans, le Médocain reste plus que jamais attaché à ses racines, installé à quelques kilomètres de la plage où il a appris la voile. Fils de marin, il grandit au bord de la Gironde et apprend la voile au début des années 1970 dans le club de voile du Verdon-sur-Mer, où il est toujours licencié. Son père lui construit son premier Optimist et il participe à son premier championnat de France à... 7 ans. Il enchaîne en 420 avec sa sœur, passe à l'Europe (un dériveur solitaire) et s'en va à Marseille, à 14 ans, faire marine marchande en lycée professionnel. Il achète un quarter-tonner et navigue sans compter, embarque à la pêche, met de l'argent de côté et, comme beaucoup, se lance dans la Mini-Transat en 1985, à 21 ans, multipliant les métiers pour financer sa course, découvrant au passage le composite. Une expérience "juste incroyable", qui le lance dans le grand bain. Adieu les cargos, il veut faire de la voile son métier : il rentre chez CDK construire Poulain, le premier bateau du chantier, puis devient skipper de Lejaby-Rasurel, un cata de 60 pieds. Cette fois, c'est parti, "un foiler récent et moderne : le rêve absolu", en pleine époque dorée des multicoques. Il va, ensuite, enchaîner les courses, en multicoque toujours, prao, F28, 60 pieds, se classant 4e de la Transat Jacques Vabre en 1995. Lalou Roucayrol rejoint alors le team Banque Populaire, devenant équipier de Francis Joyon, skipper en titre à l'époque. Il lui succède en 1999, vivant, lui aussi, la grande épopée des trimarans Orma, et montant sur le podium de l'épique Route du Rhum 2002, où ils ne sont que trois à terminer en multicoque de 60 pieds. Il est débarqué deux ans plus tard. Un moment difficile : "Tu perds ton métier, tes amis, mais je ne m'en sors pas trop mal, même s'il a fallu batailler." Il redevient free lance, pour Ellen MacArthur, Yves Parlier, retourne chez CDK, travaille à une mission autour de La Base de Lorient. Et finit, en 2007, par lancer son propre projet en Multi50, construisant son propre 50 pieds dans le Médoc, chez lui. "Je voulais être maître de mon destin en armant mon propre bateau." Et ça marche : 4e de la Transat Jacques Vabre en 2007, 3e en 2009, 2e sur le Rhum en 2010, il chavire lors du convoyage retour et doit abandonner son bateau. Trois ans plus tard, il signe avec Arkema après avoir construit son nouveau trimaran, avec lequel il gagne la Route des Princes, se classe 2e du Rhum 2014, 3e de la Jacques Vabre 2015, 1er de la Québec Saint-Malo et 2e de The Transat en 2016, avant de remporter la Transat Jacques Vabre en 2017 avec Alex Pella. L'année suivante, il annonce la construction d'un troisième Multi50 aux couleurs d'Arkema, mis à l'eau 2 ans plus tard, après un chavirage rocambolesque dans le Rhum 2018. Parallèlement, sa structure Lalou Multi construit un Mini, un Class40 recyclable, et Lalou s'engage dans la formation de jeunes marins, comme Quentin Vlamynck d'abord, Keni Piperol, ensuite. A l'issue de la Transat Jacques Vabre 2021, Lalou Roucayrol annonce se retraite du multicoque, mais pas de la course : son objectif est désormais de participer au prochain tour du monde en Class40, The Race Around. Un parcours incroyable à travers plus de trois décennies de course au large, qui demande bien un épisode de 5 heures en deux parties ! ---- Diffusé le 24 juin 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Jun 24, 20222h 13m

S4 Ep 27#58 Isabelle Autissier, la grande dame et la mer

Il est des noms pas comme les autres ; des noms qui vous rappellent que la voile de course s'écrit parfois à coups de légende ; des noms qui parlent à bien d'autres publics qu'aux seuls voileux ; des noms qui vous incitent à bien relire une dernière fois la petite fiche que vous avez préparée avant de lancer l'enregistrement... Le nom d'Isabelle Autissier est de ceux-là. A 65 ans, celle qui reste "la-première-femme-à-avoir-fait-le-tour-du-monde-à-la-voile" - et qui s'amuse de cette étiquette - parle toujours aussi directement de ses multiples vies. Née dans une famille de la bourgeoisie moyenne de la banlieue parisienne, elle découvre la voile grâce à un père qui achète ses bateaux... au BHV. Bercée par les livres de Moitessier et de la saga des Damien, elle acquiert vite la conviction que sa vie sera liée à la mer. Diplômée de l'Agro Rennes, elle s'installe à La Rochelle et travaille pour l'Ifremer. Elle retape un bateau, boucle un tour de l'Atlantique qu'elle termine en solo. Elle a 30 ans, n'a jamais fait de compétition, mais le solitaire l'attire : elle s'engage dans la Mini Transat en 1987, qu'elle termine 3e. Elle adore ; sa liberté à elle sera de courir la mer en course. Une Solitaire du Figaro deux ans plus tard pour apprendre, et une évidence : la terre est ronde et boucler le tour du monde - en solitaire, toujours - est la prochaine étape. A l'issue du BOC Challenge 1991, elle devient donc la première femme à réaliser la giration planétaire. Cette fois, il s'agit d'arrêter de bricoler et devenir pro, et profiter de cette liberté à plein temps : Isabelle Autissier se lance dans la construction d'un Imoca (association qu'elle fonde en 1991 avec Christophe Auguin), le premier à quille pendulaire. Elle s'aligne dans le BOC Challenge suivant, et vit une odyssée : démâtage dans le Sud, remâtage aux Kerguélen, chavirage dans le Sud de l'Australie sous gréement de fortune puis hélitreuillage entre Noël et le jour de l'An... Quelques mois plus tard, elle signe avec PRB pour un bateau neuf et s'aligne dans le Vendée Globe 1996-1997. Une édition épique et tragique : elle perd un safran et doit s'arrêter au Cap, mais repart - "évidemment, j'étais venue faire le tour du monde". Dans le Grand Sud, elle est prise dans une tempête homérique et part à la recherche de Gerry Roufs qui ne répond plus. Elle ne retrouvera pas et doit reprendre sa route, livrant quelques jours plus tard un texte pour Libération qui restera dans les mémoires. Elle termine 24 heurs après le vainqueur, Christophe Auguin ; qu'elle le veuille ou non, la légende Autissier est née. Un dernier BOC Challenge - devenu Around Alone - en 1999, où elle chavire, secourue par Giovanni Soldini, une dernière AG2R, en 2000, avec Sidney Gavignet, et Isabelle Autissier se retire de la compétition. Place, désormais, à l'écriture, au voyage et à l'engagement. Un premier ouvrage chez Grasset en 2006 (Kerguelen, le voyageur au pays de l'ombre) et le marin entame sa mue pour devenir écrivain ; un peu moins d'une décennie plus tard, elle se retrouve sur la première liste du Goncourt avec Soudain, seuls. En parallèle, elle décide de mettre sa "petite part de notoriété" au service de la cause environnementale, présidant le WWF France pendant une dizaine d'années, sillonnant la France et les conférences internationales pour alerter, avec la franchise habituelle qui est la sienne, sur l'urgence de la situation. "Au Pakistan, il a fait 50 degrés ; à 55 degrés l'homme cuit", rappelle-t-elle. Elle continue bien sûr à prendre la mer, chaque été, pendant deux mois. Après l'Antarctique, elle sillonne l'Arctique depuis l'Islande où est basé son bateau. Inutile de chercher à la joindre, le téléphone satellite ne sert que pour recevoir les fichiers météo. La liberté sur la mer, encore et toujours. ---- Diffusé le 10 juin 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Jun 10, 20222h 3m

S4 Ep 26#57 Marc Guillemot, quatre décennies en course - 2e partie

Ils ne sont pas nombreux à pouvoir afficher autant de milles au compteur : Marc Guillemot a commencé sa carrière de coureur en 1979, en participant à la Twostar, et se prépare en ce printemps, plus de quatre décennies plus tard, à bientôt 63 ans, à courir... la prochaine Route du Rhum à bord d'un catamaran de course-croisière de 52 pieds ! Une vie entière consacrée à la voile de compétition. Natif de Quimper, élevé près de Sainte-Marine par des parents qui naviguent et marqué par La Longue Route de Moitessier, il découvre la régate avec son cousin Bertrand de Broc, avec qui il court sa première transat en double sur le même parcours que la transat anglaise. Il fait la rencontre de Patrick Morvan, qui l'embarque dans l'épopée des Jet Services : constructions, courses, records à la pelle, mais aussi des drames, notamment un chavirage dans les derniers jours de 1985, qui voit Jean Castenet disparaître et Marc Guillemot être sérieusement amoché - il lui faudra deux années pour s'en remettre. S'ensuivent des Solitaires du Figaro - avec plusieurs places dans les 10 -, une Mini-Transat, des étapes de la Whitbread, des AG2R... en ces années du début de la professionnalisation, Marco, comme beaucoup l'appellent, navigue en boulimique. Equipier recherché en multicoque, il navigue avec Loïck Peyron et Mike Birch, dont il prend, en 1997, la succession à la barre du trimaran Orma La Trinitaine. Guillemot va connaître la grande époque de l'Orma, en particulier ses grands prix, mais aussi les Transat Jacques Vabre, les Québec Saint-Malo et sa première Route du Rhum, la course qui l'a tant fait rêver 20 ans plus tôt. Il y aura des podiums - beaucoup - des abandons, aussi, et un drame encore : la disparition de Nicolas Florin, équipier sur la Course de l'Europe en 1999. Après un passage chez Gitana en 2004, il est choisi par Safran pour courir le Vendée Globe. A 45 ans, c'est une nouvelle page de sa carrière qui s'ouvre, avec la conception d'un Imoca sur plan VPLP-Verdier qui va révolutionner la catégorie ; une troisième place dans un Vendée Globe de légende - édition 2008-2009 - fini sans quille après avoir escorté Yann Eliès gravement blessé ; une victoire dans la Transat Jacques Vabre en 2009 avec Charles Caudrelier ; un second Vendée Globe terminé quelques heures après le départ quand sa quille disparaît au fond de la mer ; un record de l'Atlantique en solo... Après une dernière Route du Rhum en 2014 - et un nouveau podium - il conçoit Safran 2, premier Imoca à foils, avec son équipe et doit passer la main au nouveau skipper choisi par le sponsor, Morgan Lagravière. Une fin de contrat difficile pour Marc Guillemot, qui doit licencier une bonne partie de son équipe. Il rebondit en organisant le Trophée des Multicoques, en lançant une équipe mixte sur la Solitaire, en naviguant en Class40... et en montant un nouveau projet de Route du Rhum pour 2022. Jamais rassasié. ---- Diffusé le 3 juin 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 3, 20221h 55m

S4 Ep 25#57 Marc Guillemot, quatre décennies en course - 1ère partie

Ils ne sont pas nombreux à pouvoir afficher autant de milles au compteur : Marc Guillemot a commencé sa carrière de coureur en 1979, en participant à la Twostar, et se prépare en ce printemps, plus de quatre décennies plus tard, à bientôt 63 ans, à courir... la prochaine Route du Rhum à bord d'un catamaran de course-croisière de 52 pieds ! Une vie entière consacrée à la voile de compétition. Natif de Quimper, élevé près de Sainte-Marine par des parents qui naviguent et marqué par La Longue Route de Moitessier, il découvre la régate avec son cousin Bertrand de Broc, avec qui il court sa première transat en double sur le même parcours que la transat anglaise. Il fait la rencontre de Patrick Morvan, qui l'embarque dans l'épopée des Jet Services : constructions, courses, records à la pelle, mais aussi des drames, notamment un chavirage dans les derniers jours de 1985, qui voit Jean Castenet disparaître et Marc Guillemot être sérieusement amoché - il lui faudra deux années pour s'en remettre. S'ensuivent des Solitaires du Figaro - avec plusieurs places dans les 10 -, une Mini-Transat, des étapes de la Whitbread, des AG2R... en ces années du début de la professionnalisation, Marco, comme beaucoup l'appellent, navigue en boulimique. Equipier recherché en multicoque, il navigue avec Loïck Peyron et Mike Birch, dont il prend, en 1997, la succession à la barre du trimaran Orma La Trinitaine. Guillemot va connaître la grande époque de l'Orma, en particulier ses grands prix, mais aussi les Transat Jacques Vabre, les Québec Saint-Malo et sa première Route du Rhum, la course qui l'a tant fait rêver 20 ans plus tôt. Il y aura des podiums - beaucoup - des abandons, aussi, et un drame encore : la disparition de Nicolas Florin, équipier sur la Course de l'Europe en 1999. Après un passage chez Gitana en 2004, il est choisi par Safran pour courir le Vendée Globe. A 45 ans, c'est une nouvelle page de sa carrière qui s'ouvre, avec la conception d'un Imoca sur plan VPLP-Verdier qui va révolutionner la catégorie ; une troisième place dans un Vendée Globe de légende - édition 2008-2009 - fini sans quille après avoir escorté Yann Eliès gravement blessé ; une victoire dans la Transat Jacques Vabre en 2009 avec Charles Caudrelier ; un second Vendée Globe terminé quelques heures après le départ quand sa quille disparaît au fond de la mer ; un record de l'Atlantique en solo... Après une dernière Route du Rhum en 2014 - et un nouveau podium - il conçoit Safran 2, premier Imoca à foils, avec son équipe et doit passer la main au nouveau skipper choisi par le sponsor, Morgan Lagravière. Une fin de contrat difficile pour Marc Guillemot, qui doit licencier une bonne partie de son équipe. Il rebondit en organisant le Trophée des Multicoques, en lançant une équipe mixte sur la Solitaire, en naviguant en Class40... et en montant un nouveau projet de Route du Rhum pour 2022. Jamais rassasié. ---- Diffusé le 27 mai 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 27, 20221h 48m

S4 Ep 24#56 Thomas Rouxel, l'équipier discret mais recherché

Il s'est mis au bateau... pour pouvoir faire de la planche à voile ! Trois décennies plus tard, Thomas Rouxel, 40 ans fin novembre, peut se targuer d'une carrière discrète mais brillante d'équipier recherché, lui qui est désormais le co-skipper de Thomas Coville à bord de Sodebo Ultim 3. Des parents restaurateurs à Erquy qui casent les deux frères à l'école de voile pour l'été et c'est parti : Optimist puis Equipe avec son aîné, il enchaîne avec le 420 et c'est le déclic "du jour au lendemain", avec les résultats qui arrivent et emmènent les frères Rouxel au championnat du monde. Pour autant, la vraie passion du jeune Thomas reste... le funboard : "Si on m'avait laissé choisir, je n'aurais fait que de la planche". Ils enchaînent avec le 470, s'installent à Brest pour leurs études en fac de sport, deviennent sportifs de haut niveau. Leur avenir olympique est un peu bouché, à cause d'un gabarit "pas idéal du tout", alors le jeune Rouxel glisse presque naturellement vers l'habitable, découvert en parallèle : First Class 8, match racing, Tours de France à la voile, Melges 24... Presque par hasard, il découvre en 2003 le Figaro via le Challenge Crédit Agricole, embarque ensuite avec Benoît Petit et se retrouve en 2006 au départ de sa première Solitaire du Figaro. Cinq saisons de Figaro 2 vont faire de lui un figariste qui joue dans le haut du tableau, avec trois places dans les 10 sur la Solitaire, une deuxième place sur le Trophée BPE Belle-ïle Marie-Galante et une victoire, après le déclassement de Nicolas Lunven, sur la Transat Bénodet-Martinique, sans parler d'une cinquième place avec Nicolas Troussel lors de l'AG2R 2010 - "une rencontre qui a beaucoup compté pour moi". Pas mal pour un marin qui, lors de sa première transat, en 2006, avait conclu à son arrivée : "Plus jamais ça !" Il est ensuite recruté par Sébastien Josse pour naviguer sur le MOD70 Gitana, et c'est un nouveau déclic : la navigation en multicoque comble le planchiste - et le touche-à-tout - qu'il est toujours. En 2014, c'est au tour de Charles Caudrelier de l'appeler pour embarquer dans l'aventure incroyable du projet Dongfeng, où un petit groupe de marins français se rend en Chine sélectionner des navigants avant de partir autour du monde sur la Volvo Ocean Race - la seule course qui le faisait rêver, ado - pour décrocher une incroyable troisième place. Une tentative de trophée Jules Verne en 2015 sur Spindrift et c'est à nouveau Sébastien Josse qui le rappelle pour embarquer sur le tout nouveau Gitana 17 : l'occasion pour "Tom Roux", comme beaucoup le surnomme, d'entrer dans le club très fermé des barreurs d'Ultime. Il signe chez Sodebo quand Gitana se sépare de Sébastien Josse en 2019 et développe sa capacité à voler au large, tout en continuant les piges en Figaro ou en IRC, convaincu, comme nombre de marins, que varier les supports, "c'est bon pour la performance". Sans cacher, désormais, ses envies d'un projet à lui en Ocean Fifty... et sans en faire, non plus "une fin en soi" en équipier "épanoui" qu'il est. ---- Diffusé le 13 mai 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 13, 20222h 15m

S4 Ep 23#55 Jeanne Grégoire, Mme la directrice

C'est l'un des jobs les plus en vue du monde de la voile de compétition : la direction du Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, l'usine à champions où sont passés - entre autres - Michel Desjoyeaux, Franck Cammas et nombre de vainqueurs de la Solitaire du Figaro, de la Route du Rhum et du Vendée Globe. Une "institution", selon ses propres dires, dont la patronne est Jeanne Grégoire, 45 ans, qui a succédé en juin 2021 à Christian Le Pape, cofondateur du pôle, à sa tête durant trois décennies. Rien ne prédestinait, pourtant, la petite Jeanne, née à Paris, élevée dans l'Aisne, à se tourner vers la mer. Mais un stage aux Glénans, à 18 ans, chamboule sa prépa Sciences Po en cours - "une révélation". De stagiaire elle devient bénévole puis monitrice et enchaîne les diplômes (Brevet d'Etat, BPPV). Dans la foulée, son chemin croise celui de la Mini Transat en 1999 et elle se jette dans le grand bain, terminant 8e de l'édition 2001 - "une confirmation, j'étais à ma place". Quelques semaines plus tard, début 2002, la ministe est admise à Porlaf, comme on appelle déjà le Pôle Finistère course au large, et se lance dans le Figaro. Douze saisons denses s'annoncent - interrompues par la naissance de sa fille en 2009 -, qui vont transformer la voileuse en athlète de haut niveau : Jeanne Grégoire va enchaîner les podiums sur la Transat AG2R avec Gérald Véniard, décrochant également en 2008 une 5e place sur la Solitaire, ce qui reste, à ce jour, la meilleure performance pour une femme dans l'épreuve. Skipper du Figaro Banque Populaire de 2005 à 2012, elle rêvait de s'aligner sur le Vendée Globe, mais la banque de la voile lui préféra Armel Le Céac'h - "Je suis arrivée trop tôt", résume-t-elle sans amertume. Au mitan des années 2010, elle commence ses premières piges de coach, et y prend vite goût. Dès 2015, Christian Le Pape lui demande d'accompagner les figaristes de Porlaf : son regard, son expérience et sa légitimité font mouche. Elle s'impose dans le paysage du pôle, d'autant qu'elle a complété sa formation à l'Ecole nationale de voile, et c'est en 2019, au départ de la Transat Jacques Vabre, qu'un coureur pose franchement la question de l'avenir à Christian Le Pape, qui bute sur la recherche de son successeur. Dix-huit mois plus tard, le boss du pôle part en vacances avant de prendre sa retraite et de laisser officiellement les rênes du pôle à Jeanne Grégoire. Et alors, madame la directrice, ces premiers mois ? La réponse fuse, toute simple : "Je me régale !" ---- Diffusé le 22 avril 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 22, 20222h 10m

S4 Ep 22#54 Tanguy Leglatin, le coach qui fait grandir les coureurs

[NB : nous avons eu un souci de micro au début de cet épisode, qui s'est résolu à la 19e minute] Il se définit comme un "professionnel de l'incompétence", qui "voit beaucoup de choses", mais n'est "expert en rien". Un drôle d'autoportrait pour celui qui est devenu, en presque deux décennies de pratique, un coach que nombre de coureurs, des débutants aux plus capés, s'arrachent. A 43 ans, le teint buriné été comme hiver, le Lorientais Tanguy Leglatin passe près de 250 jours par an sur l'eau à décortiquer le comportement des bateaux et des marins. Une observation attentive qu'il transforme en conseils lors de longs débriefings qu'absorbent ses ouailles qui s'en vont ensuite conquérir les podiums dans toutes les séries de la course au large. Rien ne le prédestinait à pareil destin. Un père photographe et une mère institutrice, moyennement portés sur la voile, un frère versé dans la planche à voile et un dériveur à retaper offert à son entrée en 6e dessinent l'essentiel du décor de ses débuts. C'est la rencontre avec Michel Beaudouin, président de la Société nautique de Larmor-Plage et passionné de Snipe - un vieux dériveur américain -, qui va le lancer dans le monde de la régate. Il enchaîne avec le First Class8 mené par une bande de copains lorientais, puis s'éloigne du bateau en suivant une licence de Staps - option... escalade ! - à Brest. Quelques remplacements comme prof de sport le convainquent que l'Education nationale n'est pas faite pour lui, mais une nouvelle rencontre avec Laurent Moisson, ex entraîneur au Centre Nautique de Lorient, et les difficultés pour s'entraîner sur son nouveau projet en Melges 24, l'embarquent dans la création d'An Oriant Sail (AOS), un centre d'entraînement privé qui accueille à partir de l'hiver 2004 ses premiers pensionnaires. A l'époque, Tanguy Leglatin passe l'essentiel de son temps à faire de la logistique et s'il va sur l'eau entraîner les clients... c'est qu'AOS ne trouve pas grand monde pour le faire ! Il a 25 ans et la première promo d'AOS truste immédiatement tous les podiums du circuit Mini, Peter Laureyssens, l'un des tout premiers clients, remporte même la Mini Transat en bateaux de série. "Le coach", comme on l'appelle vite, va apprendre en même temps que les coureurs qui affluent à l'ancienne base des sous-marins, qui n'est pas encore le haut lieu de la course qu'elle est devenue. "J'appends d'eux autant que je leur apprends", résume-t-il joliment. En 2007, il prend son indépendance en devenant free-lance. Anne Liardet puis Sam Davies l'embarquent en Imoca, puis c'est au tour des figaristes et de Sébastien Josse, alors chez Gitana, de faire appel à ses services. Sa "carrière" est lancée : il accueille des coureurs comme Thomas Ruyant, Ian Lipinski, Justine Mettraux, Clarisse Crémer, Erwan Le Draoulec et bien d'autres selon un schéma bien rodé. Détectés en Mini 6.50, ils conservent le coach qui les a révélés quand ils attaquent Figaro, Class40 ou Imoca. Car depuis ses débuts, Tanguy Leglatin a toujours gardé la même ligne de conduite : travailler avec les pros, mais aussi continuer à entraîner les débutants et les faire grandir, en prenant en compte l'ensemble des paramètres d'un projet. Le secret d'un coach qui, désormais, ne cache plus son envie d'aller appliquer lui-même en course ce qu'il enseigne depuis près de vingt ans... ---- Diffusé le 8 avril 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 8, 20222h 14m

S4 Ep 21#53 Arnaud Boissières, le Vendée Globe, jusqu'à plus soif - 2e partie

Qui a dit qu'il fallait être breton pour tracer sa route dans la course au large ? Arnaud "Cali" Boissières est d'Arcachon... et il est le seul marin à avoir bouclé quatre Vendée Globe consécutifs depuis 2008, record en cours ! Elevé à Bordeaux, il débute au Cercle de la voile d'Arcachon et fait la rencontre à l'adolescence d'un certain Yannick Bestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe - plus de trois décennies après, les deux hommes restent des amis très proches. Sur les bords du bassin, les pionniers d'alors sont Titouan Lamazou et Yves Parlier, stars des premiers Vendée Globe. Ce dernier prend les deux jeunes gens sous son aile et, ensemble, après avoir sillonné de nombreuses régates en habitable, ils se lancent dans la Mini Transat par deux fois, finissant 1er (Bestaven) et 3e (Boissières) en 2001 après avoir construit leurs protos. Une double transat et une expérience fondatrice. Cali se lance ensuite dans le Figaro pour trois saisons et va faire ensuite une rencontre marquante : celle d'un propriétaire, Jean-Philippe Chomette, dont il skippe le bateau en course, et qu'il parvient à embarquer sur la Transat Jacques Vabre en 2007 après avoir racheté l'ex VMI et signé Akena Vérandas comme sponsor. Depuis, comme un métronome, Cali est de tous les Vendée Globe : 7e en 2009, 8e en 2013, 10e en 2017, 15e en 2021. Une constance qui n'est pas de tout repos : à chaque fois, il monte un nouveau projet, trouve des sponsors, achète un nouvel Imoca... Et prend des risques : à une époque où certains skippers deviennent des pilotes de teams dirigés par des managers, Arnaud Boissières est l'armateur de ses bateaux, à la fois skipper, entrepreneur et employeur. Rien qui ne l'effraie vraiment, tant Cali vit sa vie comme un privilège rare, celui d'écrire sa propre histoire, autour du monde. La preuve : il vient d'acquérir un nouveau bateau et a convaincu ses sponsors de repartir pour un tour, un cinquième Vendée Globe. Son dernier ? Rien n'est moins sûr ! ---- Diffusé le 25 mars 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio Juno Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 25, 20221h 37m

S4 Ep 20#53 Arnaud Boissières, le Vendée Globe, jusqu'à plus soif - 1ere partie

Qui a dit qu'il fallait être breton pour tracer sa route dans la course au large ? Arnaud "Cali" Boissières est d'Arcachon... et il est le seul marin à avoir bouclé quatre Vendée Globe consécutifs depuis 2008, record en cours ! Elevé à Bordeaux, il débute au Cercle de la voile d'Arcachon et fait la rencontre à l'adolescence d'un certain Yannick Bestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe - plus de trois décennies après, les deux hommes restent des amis très proches. Sur les bords du bassin, les pionniers d'alors sont Titouan Lamazou et Yves Parlier, stars des premiers Vendée Globe. Ce dernier prend les deux jeunes gens sous son aile et, ensemble, après avoir sillonné de nombreuses régates en habitable, ils se lancent dans la Mini Transat par deux fois, finissant 1er (Bestaven) et 3e (Boissières) en 2001 après avoir construit leurs protos. Une double transat et une expérience fondatrice. Cali se lance ensuite dans le Figaro pour trois saisons et va faire ensuite une rencontre marquante : celle d'un propriétaire, Jean-Philippe Chomette, dont il skippe le bateau en course, et qu'il parvient à embarquer sur la Transat Jacques Vabre en 2007 après avoir racheté l'ex VMI et signé Akena Vérandas comme sponsor. Depuis, comme un métronome, Cali est de tous les Vendée Globe : 7e en 2009, 8e en 2013, 10e en 2017, 15e en 2021. Une constance qui n'est pas de tout repos : à chaque fois, il monte un nouveau projet, trouve des sponsors, achète un nouvel Imoca... Et prend des risques : à une époque où certains skippers deviennent des pilotes de teams dirigés par des managers, Arnaud Boissières est l'armateur de ses bateaux, à la fois skipper, entrepreneur et employeur. Rien qui ne l'effraie vraiment, tant Cali vit sa vie comme un privilège rare, celui d'écrire sa propre histoire, autour du monde. La preuve : il vient d'acquérir un nouveau bateau et a convaincu ses sponsors de repartir pour un tour, un cinquième Vendée Globe. Son dernier ? Rien n'est moins sûr ! ---- Diffusé le 18 mars 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio Juno Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 18, 20221h 16m

S4 Ep 19#52 Marcus Hutchinson, l'Irlandais qui savait tout faire

Même lui a du mal à définir son rôle actuel au sein de TR Racing, l'écurie de Thomas Ruyant, dont il a été team manager ! Il faut dire que Marcus Hutchinson, 60 ans, est un drôle de numéro... Irlandais né de parents anglais et francophiles - qui l'emmenaient passer des vacances en Dordogne bien avant la mode outre-Manche et lui faisaient écouter France Inter dès l'enfance - il découvre la voile à Dublin, où son père pilote travaille pour la compagnie nationale Aer Lingus. Une passion si dévorante qu'il veut en faire son métier : après des études à Southampton, il devient architecte naval au début des années 1980 et entre chez Rob Humphries Yacht Design. C'est la grande époque des tonners et il va la vivre à fond, écumant toutes les régates et tous les championnats, dans les îles britanniques puis partout en Europe. Cinq ans plus tard, alors que Lawrie Smith lui propose d'embarquer sur Rothmans pour la Whitbread, il devient rédacteur en chef de Seahorse, la bible de l'écosystème anglo-saxon de la voile de course, pour qui il pigeait régulièrement. Il y reste 4 ans avant de lancer une autre revue sur les super yachts depuis le Sud la France, qui fait long feu. Mais Marcus Hutchinson, anglo-saxon maîtrisant parfaitement le français, a fait entre-temps la connaissance de Bruno Troublé, qui l'emmène vivre l'aventure de la Coupe de l'America : journaliste pointu en technique, à l'aise dans les relations humaines, il prend en charge la communication de la Louis Vuitton Cup puis de la Coupe elle-même pendant 5 éditions, jusqu'à Valence en 2007 - non sans un détour par les Jeux Olympiques d'Atlanta 1996, où il gère le centre de presse des épreuves de voile. Il sera aussi dircom de Team Origin, de l'Audi Med Cup et de la Volvo Ocean Race 2008-2009, avant de se lancer dans une nouvelle carrière, sa quatrième vie professionnelle : team manager. Il commence avec l'Artemis Offshore Academy, destinée à former de jeunes marins anglais au solitaire - d'où sortira, entre autres, Sam Goodchild -, puis passe à l'Imoca, en dirigeant le projet SMA de Paul Meilhat pour Mer Agitée, puis celui de LinkedOut pour Thomas Ruyant sur le dernier Vendée Globe. Le tout, sans jamais oublier de naviguer : en plus de milliers de milles en équipage, Marcus Hutchinson, qui a gagné le Tour de Bretagne avec Michel Desjoyeaux, compte deux Solitaires du Figaro à son compteur et une Transat Jacques Vabre. Ce qui fait de lui l'un des plus fins connaisseurs anglo-saxons de la voile française. ---- Diffusé le 4 mars 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Julien Badoil/Studio JunoHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 4, 20222h 4m

S4 Ep 18#51 Anne-Claire Le Berre, de l'olympisme à la Mini Transat

Certains ont l'eau salée qui leur coule dans les veines. D'autres ont la compétition dans le sang. Anne-Claire Le Berre, elle, semble avoir les deux ! Et elle n'a guère eu le choix - c'est elle qui le dit. Avec deux frères aînés qui régataient, Anne-Claire Le Berre a passé ses vacances familiales sur les parkings des compétitions de voile légère. Et, inéluctablement, la native de Plouguerneau, montée à Brest, et désormais installé à Lorient, s'est mise à la régate dès son plus jeune âge. C'est à 17 ans, en 420, qu'elle explose, en compagnie d'une certaine Marie Riou : en 1999, elles enchaînent les titres nationaux, européens et mondiaux ! Le 470 les attend et pour Anne-Claire Le Berre, douze années de quête olympiques, trois PO qui n'aboutiront pas. En 470, d'abord, pour Athènes 2004 ; en Yngling, ensuite, pour Pékin 2008 ; en match-racing, enfin, pour Londres 2012. Jamais les Jeux ne s'ouvriront à elle, mais, les yeux brillants, elle confesse encore une passion pour ce monde si particulier. Diplôme d'ingénieur de l'Insa en poche, elle décide de compléter son cursus par une formation en architecture navale en même temps qu'elle attend son premier garçon. Elle a un peu plus de 30 ans et découvre alors une autre planète, en collaborant d'abord avec le cabinet Finot-Conq puis en intégrant en 2015 le bureau d'études du team Initiatives Coeur, dont le bateau est alors skippé par Tanguy de Lamotte. La course au large est une révélation, tant elle ne s'en était pas approchée, concentrée exclusivement de longues années sur la voile olympiques. Au service d'un autre marin, elle plonge dans les cycles quadriennaux - qu'elle connaît bien - des Vendée Globe, avec Tanguy de Lamotte puis Sam Davies. Ingénieure BE, puis responsable du bureau d'études, elle est désormais directrice technique d'une équipe qui vient tout juste d'accueillir un bateau neuf pour le prochain tour du monde - et la seule femme à occuper un tel poste dans ce club fermé de la course high-tech. Mais l'histoire d'Anne-Claire Le Berre ne serait pas complète sans une autre révélation : celle de la Mini Transat, qu'elle a courue en 2021. Jonglant entre job, enfants, recherche de sponsors et entraînements, elle décroche une 5e place en série. En dessous de son objectif initial de podium, mais quel plaisir : "Je comprends qu’ils y retournent, et qu’ils y retournent, et qu’ils y re-retournent", explique-t-elle à l'arrivée. Elle aura 40 ans dans quelques semaines. Deux tables basses ornent son salon : sur la première est encore écrit au Tippex "Mini Transat 2021", histoire que les objectifs soient bien partagés avec ses deux garçons. Sur la seconde, ils ont écrit ensemble : "Route du Rhum 2026".Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 18, 20222h 8m

S4 Ep 17#50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 3e partie

Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur. L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer ! Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout. Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot. En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur). C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore. Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016. Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012. Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 4, 20222h 1m

S4 Ep 16#50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 2e partie

Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur. L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer ! Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout. Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot. En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur). C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore. Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016. Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012. Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 28, 20222h 12m

S4 Ep 15#50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 1ere partie

Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur. L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer ! Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout. Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot. En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur). C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore. Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016. Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012. Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 21, 20221h 50m

S4 Ep 14#49 Bruno Troublé, la Coupe pour la vie

C'est l'histoire d'une révélation. Celle qu'a connue, à même pas 18 ans, Bruno Troublé, dans les locaux du New York Yacht-Club, en plein Manhattan, en découvrant la Coupe de l'America qui y trônait alors dans une vitrine. Nous sommes en 1963, et le jeune Troublé, dernier rejeton d'une famille versaillaise, promis, comme les trois générations précédentes, à la robe d'avocat, tombe raide dingue de la Cup et se jure d'y participer. Fou de bateau depuis l'enfance, il délaisse rapidement le droit pour se consacrer à la régate qu'il a appris dans le fief familial d'Antibes et sur la Seine. Plutôt doué - vice-champion du monde junior de 505 -, il est sélectionné pour les Jeux de Mexico en 1968 qu'il termine 6e avec Bertrand Chéret en Flying Dutchman. Il candidate auprès de baron Bich - fondateur de Bic - qui monte le premier défi français pour la Coupe de l'America 1970, sans succès, retourne aux JO en 1976 (7e en Soling avec Patrick Haegli) et parvient finalement à embarquer pour la Coupe de 1980 sur France 3 qu'il mène en finale des challengers. Le baron est la "rencontre de sa vie". Une vie, qui va définitivement basculer du côté de la Coupe en 1983, où, toujours barreur du défi français, il parvient à convaincre Henry Racamier, le patron de Louis Vuitton, de financer les sélections des challengers de l'America's Cup. C'est le début d'un long compagnonage qui verra Bruno Troublé devenir au fil des années et des éditions un personnage incontournable et influent de la Coupe - seul français jamais intronisé au Hall of Fame du pichet en argent. Même lorsque Vuitton se retirer de la Coupe, en 2007. A 76 ans, il était encore consultant en Nouvelle Zélande sur la Prada Cup en 2021. Mais la vie de Bruno Troublé ne se résume pas au plus vieux trophée sportif du monde : à côté de cette grande passion, il continuera à régater, vendra des Dufour après avoir été journlaiste à Bateaux dans ses jeunes années, fera de la Windglider la planche des JO de Los Angelès - en s'appuyant sur... les Russes -, fondera une société d'évènementiel (Jour J), organisera le Tour de France à la voile, convertira Lindsay Owen Jones, le patron de L'Oréal, à la voile, s'impliquera dans la voile classique... Six décennies de passion vélique, passée au milieu d'une incroyable galerie de personnages, que cet épisode de 2h10 ne suffit pas à balayer. On attend avec impatience les mémoires de celui qui se surnomme lui-même le "Papy de la Coupe" !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 7, 20222h 9m

S4 Ep 13[REDIFFUSION] - Les épisodes les plus écoutés en 2021 2/2 : Charlie Dalin

Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d'Into The Wind les plus écoutés en 2021. Seconde rediffusion cette semaine avec l'épisode #30 de Charlie Dalin, le deuxième plus écouté cette année, enregistré fin février, un mois après son arrivée en première position dans un Vendée Globe où il sera finalement classé 2e par le jeu des réparations. --- Première diffusion le 23 mai 2021 Il a fini le Vendée Globe voilà un mois et il vous reçoit tranquillement dans sa cuisine, à peine entamé par 80 jours de course autour des trois caps. A peine fatigué, non plus, de répéter quelques pans de la course avant d’entrer dans les détails de son parcours. Ainsi va Charlie Dalin, 2e du Vendée Globe – mais premier sur la ligne – tout entier dévoré par la passion de la mer, des bateaux et de la course, piqué depuis un stage d’Optimist à 6 ans en presqu’île de Crozon. A 36 ans, le skipper d’Apivia dévoile dans une conversation tranquille le parcours d’un jeune homme que pas grand-chose ne prédestinait à tutoyer le très haut niveau de la course au large. Mais l’on sent bien, tout au long de cet épisode de 2 heures, la détermination d’un garçon qui décide, dès l’adolescence, que sa vie se ferait sur l’eau. Après quelques années en voile légère, il part étudier l’architecture navale à Southampton puis se jette dans le bouillon de culture de la Mini, terminant 2e de la Mini Transat en 2009. Deux ans plus tard, il s’attaque au circuit Figaro et au bout de 3 saisons, il s’installe sur le podium de la Solitaire pour ne plus le quitter – exploit unique – jusqu’en… 2018. Ministe devenu figariste, il enchaîne en Imoca, bien entouré par des parrains comme Yann Eliès, François Gabart, Pascal Bidégorry, avec toujours une obsession : apprendre, encore et toujours. Un apprentissage accéléré qui le mène à la victoire sur la Transat Jacques Vabre 2019 puis à ce Vendée Globe hors norme qui semble d’ores et déjà digéré. Charlie Dalin est déjà passé au coup d’après : la Jacques Vabre 2021, la Route du Rhum 2022… et le Vendée Globe 2024. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 31, 20212h 12m

S4 Ep 12[REDIFFUSION] - Les épisodes les plus écoutés en 2021 1/2 : Kevin Escoffier

Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d'Into The Wind les plus écoutés en 2021. Première rediffusion cette semaine avec l'épisode #36 de Kevin Escoffier, le plus écouté cette année, enregistré fin mai, quelques semaines après son naufrage et son sauvetage dans par Jean Le Cam dans le Vendée Globe. --- Première diffusion le 23 mai 2021 Il fut d’abord joueur de rugby, déjà attiré par la mer. Mais quand on est malouin, bercé par les départs de Route du Rhum, avec un père – Franck-Yves Escoffier – marin-pêcheur-coureur, on est tôt ou tard rattrapé par la patrouille… A 41 ans, Kevin Escoffier est un cas rare : celui d’un ingénieur passionné, passé des bureaux d’études pointus, où il a participé à la conception de machines hors normes, aux courses au large les plus engagées. Après ses études, il est lancé dans le grand bain par Michel Desjoyeaux qui le recrute chez Mer Agitée, où il participe à la conception du Multi50 de son père – avec qui il gagne la Transat Jacques Vabre 2005 – et du PRB sur plan Farr de Vincent Riou pour le Vendée Globe 2008. Avant de rentrer chez Banque Populaire, pour la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course du monde… Il a beau être passionné, l’envie de naviguer ne cesse de grandir. Avec Pascal Bidégorry, skipper Banque Populaire à l’époque, il gagne sa place à bord et devient un naviguant indispensable, établissant nombre de records, dont le Jules Verne. Quand le Basque, débarqué du team Banque Pop, s’engage auprès de Charles Caudrelier sur Dongfeng dans la Volvo Ocean Race 2014-15, les deux hommes font appel à Kevin Escoffier. Le Malouin s’éclate et reviendra dans l’édition suivante pour gagner avec eux. L’ingénieur fera des allers-retours entre le BE de Banque Populaire et ses engagements en équipage, jusqu’à ce que Vincent Riou l’appelle pour lui succéder chez PRB. Sans jamais avoir participé à la Solitaire du Figaro, il s’aligne au départ du dernier Vendée Globe, le préparant en quelques mois où l’on comprend vite qu’il sera à l’aise après nombre de podiums en 2019 avec Nicolas Lunven. Il est dans le paquet de tête quand son Imoca s’ouvre en deux sous ses pieds, le 30 novembre. On connaît l’histoire : sauvé par Jean Le Cam, avec qui il traverse l’Indien, Kevin Escoffier est rapatrié par la Marine nationale à La Réunion. Rien qui ne le décourage de repartir pour le Vendée Globe 2024, avec le soutien de son sponsor. En attendant, Kevin Escoffier est retourné, une fois de plus, chez Banque Populaire, non plus au bureau d’études, mais comme équipier d’Armel Le Cléac’h sur le nouvel Ultim pour la prochaine Transat Jacques Vabre. Un parcours, dense et original, que le skipper de PRB raconte pendant 2h30 avec passion et franchise, et ce ton toujours clair, précis, direct. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 24, 20212h 28m

S4 Ep 11#48 Jean-Baptiste Epron, l'équipier qui habillait les bateaux

C'est l'histoire d'un môme transi. Transi par la passion des bateaux à voile, qu'il crobarde dès sa plus tendre enfance. Et qui va devoir attendre longtemps avant de pouvoir laisser libre cours à cette attraction irrépressible plus longuement que lors des vacances d'été à Granville et des croisières familiales. La passion est là, et l'obsession de la course aussi, bridées par une jeunesse passée à Paris, bercée par les exploits de Tabarly et consorts. Il lui faudra longtemps pour dépasser cet état et enfin se rapprocher de la mer, par la grâce d'un stage chez Bruno Troublé, alors pape de la Coupe de l'America. Il devient grouillot de bord, éponge les fonds, joue au cuistot, commence piano et, au fil du temps enchaîne les régates et découvre le Tour de France à la voile. Il navigue de longues années avec Jimmy Pahun et fait son trou petit à petit, montant en grade, sur des bateaux du haut du tableau, découvrant aussi la voile de propriétaire. À la fin des années 1990, il se lance dans la Soitaire du Figaro, apprécie, mais comprend qu'il préfère être équipier sur des bons bateaux que skipper sur des machines moins performantes. C'est ainsi qu'il candidate auprès de Bruno Peyron pour embarquer sur Orange et décroche son premier Trophée Jules Verne, en 2002. Tandis que Jean-Baptiste Epron multiplie les embarquements en JOD35 puis en Figaro, il commence à dessiner les décorations de bateaux - le Whirlpool de Catherine Chabaud, Orange, PRB, ... Une discipline embryonnaire à l'époque. Quand le circuit Orma décolle, il en est, chez Gitana, sur Géant. Il redouble aussi son Trophée Jules Verne en 2005, toujours avec Peyron sur Orange 2. Progressivement, son activité de graphiste prend le pas sur son job d'équipier recherché. Les grosses écuries comme Groupama, Gitana ou Banque Populaire apprécient sa capacité à intégrer leurs contraintes. Avec la professionnalisation, la demande grandit, mais sa passion demeure, toujours artisanale. Une passion qui l'amène, aujourd'hui, à habiller les plus beaux Imoca, les Ultimes, le défi français pour la Coupe en 2017, mais aussi des Minis, des Class40, des Multi50. Devenu en deux décennies une référence dans ce métier pratiqué par une poignée d'artistes, JB garde à l'esprit son mantra : "Un kiff, ça ne doit pas trop s'organiser". Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 10, 20212h 0m

S4 Ep 10#47 Miranda Merron, l'infatigable globe-trotteuse

On peut être fille d'expatriés déménageant aux quatre coins du monde, étudier à la prestigieuse université de Cambridge, mener une carrière dans la pub à Paris, Londres, Sydney et Tokyo... et participer au Vendée Globe ! Voilà la trajectoire hors norme, en résumé, de la britannique Miranda Merron, 22e de l'édition 2020-2021 du tour du monde en solitaire. Grâce à un père passionné qui l'emmène naviguer très tôt en course et lui fait traverser l'Atlantique dès son plus jeune âge. Même si elle a adoré bosser dans la pub, l'appel du large est le plus fort et elle plaque tout pour naviguer, d'abord en sollicitant des embarquements sur les pontons, puis comme équipière et boat-captain recherchée. A 29 ans, son destin change de trace : Miranda Merron embarque à bord de Royal & Sun Alliance, le catamaran engagé dans le Trophée Jules Verne par Tracy Edwards. La tentative s'arrête brutalement avec un démâtage au point Némo, mais la carrière de Miranda - et de plusieurs équipières du bord, telle Sam Davies - est lancée. Transat Jacques Vabre (trois fois), Volvo Ocean Race (sur Amer Sports 2), Route du Rhum... elle enchaîne les courses et les embarquements pendant une dizaine d'années, devenant une référence de la voile anglo-saxonne qui voit une génération de femmes prendre le large. A la fin des années 2000, elle plonge dans le bain de la Class40, dont elle va devenir un pilier pendant plus d'une décennie, enchaînant les transats en double et en équipage - avec celui qui est devenu son compagnon, Halvard Mabire - mais aussi en solitaire, décrochant notamment une très belle 6e place en 2014. En 2019, à 50 ans, elle change de catégorie et se lance avec Halvard dans un incroyable projet de Vendée Globe, mené à bien avec un budget plus que modeste. Une course que Miranda Merron résume mieux que personne : "Courir le Vendée Globe est un privilège". Un privilège qu'elle souhaite revivre à nouveau en 2024. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 26, 20211h 34m

S4 Ep 9#46 Halvard Mabire, l’homme qui a couru - et court encore - sur tout ce qui flotte - 2e partie

Quarante-cinq années de carrière : depuis 1977 et la première édition de la Mini Transat jusqu’à la prochaine Route du Rhum en 2022, Halvard Mabire a participé à toutes les courses, toutes les aventures, sur tous les supports, en solo, en double, en équipage. Légende de la voile, Mabire-Le-Viking, normand jusqu’au bout des ongles, embrasse la voile, jeune, à Barneville-Carteret, d’abord en voile légère, puis en habitable, sillonnant la Manche. A 21 ans, il se lance dans la première édition de la Mini Transat, en 1977, sur un bateau construit par ses soins : c’est le début d’une carrière de coureur au large et de constructeur, toujours en cours. Sur les premières lignes de son CV : la Solitaire du Figaro, dès 1978, puis des Ton Cup, le Triangle de l’Atlantique, l’Admiral’s Cup, la TwoStar, La Baule-Dakar… Il embrasse le multicoque qui connaît un premier âge d’or dès les années 1980, naviguant avec Daniel Gilard, Marc Pajot, Eric Tabarly, et s’initie également à la construction aux Etats-Unis. Mabire participe à la Whitbread sur Mor Bihan, Côte d’Or, Belmont of Finland, La Poste. Il court l’Ostar en 1988, sa première Route du Rhum en 1990… Le premier Vendée Globe, en 1989, ne lui a pas échappé : 3 ans plus tard, il se lance dans la conception et la construction d’un Imoca, Ville de Cherbourg, qui va gagner toutes les courses auxquelles il participe. Le bateau casse sa quille dans la Route du Rhum 1994, Mabire perd tout ; à moins de 40 ans, ruiné, il repart de zéro. Il sera de la Coupe de l’America en 1995, naviguera en Orma, participera à l’aventure des Maxi One Design et de The Race, comme chef de projet de Team Adventure. Il enchaîne avec Foncia, Mari Cha IV, Delta Dore - devenu un chef de projet recherché - s’impliquant, au passage, dans la première campagne d’Orange 2 en 2004. En 2008, une nouvelle tranche de vie commence quand il découvre la Class40. Avec sa compagne Miranda Merron, ils vont s’y impliquer pendant plus d’une décennie - Halvard Mabire en étant toujours le président. Québec-Saint-Malo (double vainqueur), Fastnet, Normandy Channel Race, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, il sillonne le circuit de longues années avec fidélité. En 2019, changement de classe, il se met au service de Miranda qui vise le Vendée Globe, qu’elle boucle en 22e position. Objectif atteint, même si, éreinté par cette campagne, Halvard assure qu’il ne sera pas de la prochaine. Sa prochaine campagne à lui, une transat supplémentaire, à ajouter à son CV nautique long comme un jour sans vent : le Rhum 2022. A 65 ans, Mabire n’a toujours pas prévu de prendre sa retraite. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 19, 20211h 58m

S4 Ep 8#46 Halvard Mabire, l’homme qui a couru - et court encore - sur tout ce qui flotte - 1ère partie

Quarante-cinq années de carrière : depuis 1977 et la première édition de la Mini Transat jusqu’à la prochaine Route du Rhum en 2022, Halvard Mabire a participé à toutes les courses, toutes les aventures, sur tous les supports, en solo, en double, en équipage. Légende de la voile, Mabire-Le-Viking, normand jusqu’au bout des ongles, embrasse la voile, jeune, à Barneville-Carteret, d’abord en voile légère, puis en habitable, sillonnant la Manche. A 21 ans, il se lance dans la première édition de la Mini Transat, en 1977, sur un bateau construit par ses soins : c’est le début d’une carrière de coureur au large et de constructeur, toujours en cours. Sur les premières lignes de son CV : la Solitaire du Figaro, dès 1978, puis des Ton Cup, le Triangle de l’Atlantique, l’Admiral’s Cup, la TwoStar, La Baule-Dakar… Il embrasse le multicoque qui connaît un premier âge d’or dès les années 1980, naviguant avec Daniel Gilard, Marc Pajot, Eric Tabarly, et s’initie également à la construction aux Etats-Unis. Mabire participe à la Whitbread sur Mor Bihan, Côte d’Or, Belmont of Finland, La Poste. Il court l’Ostar en 1988, sa première Route du Rhum en 1990… Le premier Vendée Globe, en 1989, ne lui a pas échappé : 3 ans plus tard, il se lance dans la conception et la construction d’un Imoca, Ville de Cherbourg, qui va gagner toutes les courses auxquelles il participe. Le bateau casse sa quille dans la Route du Rhum 1994, Mabire perd tout ; à moins de 40 ans, ruiné, il repart de zéro. Il sera de la Coupe de l’America en 1995, naviguera en Orma, participera à l’aventure des Maxi One Design et de The Race, comme chef de projet de Team Adventure. Il enchaîne avec Foncia, Mari Cha IV, Delta Dore - devenu un chef de projet recherché - s’impliquant, au passage, dans la première campagne d’Orange 2 en 2004. En 2008, une nouvelle tranche de vie commence quand il découvre la Class40. Avec sa compagne Miranda Merron, ils vont s’y impliquer pendant plus d’une décennie - Halvard Mabire en étant toujours le président. Québec-Saint-Malo (double vainqueur), Fastnet, Normandy Channel Race, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, il sillonne le circuit de longues années avec fidélité. En 2019, changement de classe, il se met au service de Miranda qui vise le Vendée Globe, qu’elle boucle en 22e position. Objectif atteint, même si, éreinté par cette campagne, Halvard assure qu’il ne sera pas de la prochaine. Sa prochaine campagne à lui, une transat supplémentaire, à ajouter à son CV nautique long comme un jour sans vent : le Rhum 2022. A 65 ans, Mabire n’a toujours pas prévu de prendre sa retraite. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 12, 20211h 50m

S4 Ep 7#45 Yann Guichard, la passion exclusive du multicoque

Il le dit lui-même : depuis le 420, Yann Guichard, 47 ans, n'a jamais navigué sur un monocoque, ou presque. Voilà plus d'un quart de siècle, que le skipper de Sails of Change (le nouveau nom du maxi trimaran Spindrift) pratique exclusivement le multicoque. D'abord en Tornado, dont il aura été un spécialiste assidu durant trois olympiades, échouant au pied du podium à Sydney, en 2000, avec Pierre Pennec. Mais aussi sur les trimarans Orma, dont il est un équipier recherché durant la décennie 2000, en Grand Prix comme en transat, enchaînant 4 Transat Jacques Vabre consécutives avec Marc Guillemot, Fred Le Peutrec et Lionel Lemonchois. A la fin des années 2000, il devient skipper du Gitana Team, goûtant une première fois au solo sur une rude Route du Rhum. Mais c'est en 2011 que sa carrière prend un virage quand il rencontre Dona Bertarelli. Avec la sœur d'Ernesto Bertarelli, il fonde Spindrift et se lance dans l'aventure Mod70, avant de racheter le Maxi Trimaran Banque Populaire, géant de 40 mètres, pour partir à la conquête du Trophée Jules Verne. Tour en multipliant les supports, comme il l'a toujours fait tout au long de sa carrière (M2, D35, TF35 aujourd'hui), il commence par l'engager... en solo sur la Route du Rhum 2014, se classant 2e derrière Loïck Peyron ! Un an plus tard, il est responsable d'un grave accident au départ de la Volvo Ocean Race à Lorient ; condamné par la justice il ne fait pas appel, tissant une relation particulière avec la victime. Yann Guichard, court, depuis, à la poursuite du record du tour du monde, avec quatre tentatives depuis l'hiver 2015. La cinquième s'annonce pour cet hiver 2020-2021, avec les 40 jours et 23 heures de Francis Joyon dans le viseur. Histoire de retourner, une fois de plus, voir les paysages du Horn qu'il chérit tant... Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 29, 20212h 0m

S4 Ep 6#44 Isabelle Joschke, tracer sa route, pas après pas

Il y a les marins qui suivent des routes toutes tracées et puis il y a ceux qui naviguent au gré du vent et dessinent d'aussi belles trajectoires. Isabelle Joschke, 44 ans, fait partie de cette seconde catégorie. Rien ne prédestinait cette navigatrice, née à Munich d'un père allemand et d'une mère française, à prendre la mer. Rien, si ce n'est, peut-être, une grand-mère autrichienne et le lac en bas de la maison où elle passait des vacances, qui distillèrent les prémices de la passion. Ce n'est qu'en devenant étudiante à la Sorbonne qu'Isabelle se décide à souffler sur les braises de ses rêves de petite fille en partant en stage aux Glénans. La fameuse école lui ouvre les yeux sur son destin et elle finit ses études de lettres modernes pour devenir skipper et enchaîner les convoyages en Méditerrannée et aux Antilles. En 2003, à Lorient, elle rencontre des ministes préparant la Transat 6.50 : un an plus tard, elle investit ses économies dans un proto et la voilà découvrant la course et le solitaire - se découvrant, au passage, compétitrice. C'est le début d'un long sillage, toujours en cours. Deux Mini-Transats en 2005 et 2007, auxquelles vont succéder huit rudes années en Figaro, puis deux courtes saisons en Class40 avant qu'elle ne fasse son entrée sur le circuit Imoca, en 2017, à la barre de l'ancien Safran, pour approcher ce qui est devenu son rêve : le Vendée Globe. Un rêve qui se mérite, car la campagne vers cette édition 2020 est mal pavée avec des abandons sur le Rhum 2018 et la Transat Jacques Vabre 2019. L'abandon au Brésil sur le Vendée Globe n'a cependant pas le même goût d'amertume : Isabelle repart et termine, profitant de la fin du parcours pour trouver la sérénité en bouclant la boucle malgré tout. Et ensuite ? Il ne devait y avoir qu'un seul Vendée Globe, mais, comme Isabelle le rappelle, "il est des propositions qu'on ne refuse pas". Et on la retrouvera sur la ligne de départ en 2024. Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 15, 20212h 2m

S4 Ep 5#43 Alexia Barrier, tenir les promesses de sa jeunesse... et bien plus

C'est l'histoire d'une promesse. Celle que se fait à elle-même une petite fille, le jour de ses 10 ans, un certain 26 novembre 1989, au départ du premier Vendée Globe : elle aussi, elle participera un jour à cette folle aventure autour du monde. Une promesse qu'elle mettra 31 ans à tenir, ce qui en dit long sur l'énergie qu'il faut déployer et sur la ténacité qui l'a animée pour y parvenir : la petite fille en question s'appelle Alexia Barrier, 24e du Vendée Globe 2020-2021. Née à Paris, elle déménage à Nice à 3 ans et découvre la voile avec ses parents plaisanciers novices. Fan de cheval et de basket, elle devient monitrice de voile à 15 ans, tâte du Laser mais se lance rapidement, avec succès dans le match racing féminin, où elle évolue au niveau mondial. Bientôt c'est la Mini Transat (en 2005) qui l'attend, puis la transat AG2R, du Class40, de l'Imoca et, très vite les grands yachts en Médterranée, où elle devient marin professionnel, éclusant les circuits maxi et classiques. En 2014, elle décroche une 3e place sur l'AG2R, enchaîne sur le Tour de France à la voile, court la Solitaire du Figaro en 2017, sans jamais oublier son étoile polaire : le Vendée Globe. En 2018, elle franchit le pas et achète le Pingouin, solide et rustique Imoca sur plan Lombard que Catherine Chabaud et Tanguy de Lamotte ont emmené autour du monde. Jusqu'au bout, elle se bat pour conquérir son budget, euro par euro. Et prend, quelques jours avant ses 40 ans, le départ du Vendée Globe. Avant même de toucher terre, Alexia Barrier sait qu'elle veut repartir pour une nouvelle giration planétaire et se lance dans la course pour le Vendée Globe 2024. Histoire d'aller toujours plus loin que son rêve de petite fille... Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis TisserandHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 1, 20211h 44m