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Destination Canada – Forum mobilité 2026 : Votre nouvelle vie commence ici !
Season 2 · Episode 25

Destination Canada – Forum mobilité 2026 : Votre nouvelle vie commence ici !

Février 2026

Français dans le Monde (FDLM) · Podcasts inspirants pour une nouvelle vie à l'international

February 19, 202654m 30s

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Show Notes

Destination Canada - Forum mobilité 2026 : Votre nouvelle vie commence ici !

Pour la 3éme année consécutive, La radio des Français dans le monde s’installe à Paris (le 14 février 2026) pour le salon Destination Canada – Forum mobilité organisé par le gouvernement du Canada.

L’animateur du podcast, Gauthier Seys, s’entretient avec Steve Chassé, gestionnaire de l’immigration française à l’ambassade du Canada. Ensemble, ils explorent le phénomène croissant de l‘immigration francophone vers le Canada, qui a vu un incroyable total de 230 000 demandes de participation aux événements de mobilité internationale. Cette statistique impressionnante témoigne de l’attrait indéniable que le Canada exerce sur les talents francophones et bilingues.

Le Canada, pays d’accueil pour les Francophones, propose des opportunités d’immigration qui vont bien au-delà des frontières du Québec. Dans un contexte où les secteurs de la santé, de l’éducation, du tourisme et de l’aérospatial présentent une forte demande de main-d’œuvre, cet épisode est une véritable mine d’informations pour tous ceux qui envisagent une nouvelle vie au Canada.

Plusieurs invités partagent leurs expériences et leurs projets d’immigration au Canada. Leurs récits mettent en lumière la diversité des parcours et des motivations qui poussent chacun à envisager cette aventure. Que vous soyez étudiant, professionnel en reconversion ou simplement en quête de nouvelles opportunités, cet épisode vous offre des perspectives précieuses sur la mobilité internationale et sur la façon dont le Canada se positionne comme une destination de choix pour les francophones.

Invités du podcast spécial :

  • Steve Chassé, Gestionnaire de l’immigration francophone à l’Ambassade du Canada en France
  • 6’50 : Chantal Bilodeau, Conseillère en employabilité et en développement économique pour le Réseau de développement économique et d’employabilité du Canada
  • 12’00 : Ronald Labrecque, Directeur général à l’Assemblée communautaire fransaskoise
  • 18’00 : Muriel Berdat, Ancienne participante de Destination Canada Forum Mobilité et spécialiste en recrutement du personnel de santé francophone pour le Réseau de Vie Confort (Nouveau-Brunswick)
  • 22’35 : Rémy Perrier, Gestionnaire Immigration économique pour Horizon Terre-Neuve et Labrador
  • 26’50 :  Aurélie Billon, ancienne participante de Destination Canada Forum Mobilité, recruteuse dans le secteur de la petite enfance au Yukon
  • 30’50 : Christian Ntolo Bakadisula, Coordonnateur au rayonnement national et international pour Connexions Francophones
  • 35’00 : Laurence, participante de Destination Canada Forum Mobilité ayant un projet de mobilité au Canada
  • 40’00 : Julien Capraro, spécialiste de l’engagement pour le gouvernement de la Colombie-Britannique,
  • 45’50 : Caroline, participante de Destination Canada Forum Mobilité ayant un projet de mobilité au Canada
  • 50’00 : Francis Essebou, Directeur général au Carrefour Nunavut
  • 55’56 : Conclusion

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Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale
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Transcription IA du podcast :

Français dans le monde, le média de la mobilité internationale présente Destination Canada, Forum Mobilité 2026, le podcast. Enregistré depuis le salon à Paris, organisé par le gouvernement du Canada et animé par Gauthier Seyss, informer, inspirer, découvrir. Bienvenue sur la radio des Français dans le Monde.
La radio des Français dans le Monde quitte son studio Lillois pour s’installer à Paris aujourd’hui, la capitale où il y a beaucoup de monde sur ce salon. Destination Canada Forum Mobilité, c’est la 21e édition aujourd’hui. Avec moi au micro, Steve Chassé, gestionnaire de l’immigration française à l’ambassade du Canada. Steve, rebonjour! Salut, ça va?
Très bien, on se connaît très bien désormais. Ça fait déjà quelques fois qu’on a l’occasion de se rencontrer, oui, effectivement. Voilà, c’est la troisième fois que la radio vient s’installer ici, sur ce salon. Descans, comme on dit chez vous. Oui, c’est un peu le diminutif du Salon Destination Canada Forum Mobilité, 21e édition, comme tu l’as mentionné.
Alors aujourd’hui, on a beaucoup de monde. On peut voir que la salle est très, très bien remplie. Donc, nous sommes très, très contents. En tout cas, il y a toujours eu une passion entre la France et le Canada. Il y a toujours eu un engouement pour venir découvrir ce beau pays.
Mais cette année, quand même 230 000 demandes en ligne pour participer aux trois événements à Tunis, en ligne et à Paris. Exact, c’est un record. En fait, 230 000 demandes de participation. Alors sur la route avec Claire qui travaille dans ton équipe et avec qui j’ai préparé cette émission spéciale me dit je te préviens il y a beaucoup de monde en effet devant tous les stands on attend passer son tour est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi il y a toujours cet engouement de l’Europe pour aller vivre une expérience au Canada selon toi? Le Canada a toujours été ouvert, c’est un pays d’accueil, un pays d’immigration et l’une des priorités du gouvernement du Canada, c’est d’attirer des talents francophones et bilingues, bien entendu, mais principalement des gens qui parlent le français.
parce que le Canada, c’est un pays où on parle les deux langues, donc l’anglais et le français. Un peu moins en français, mais chose qui est un peu méconnue, c’est qu’on parle le français partout au Canada. Ce n’est pas seulement au Québec, on parle le français dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada. L’une des raisons pour lesquelles nous faisons des événements comme celui-ci aujourd’hui, c’est justement pour faire connaître les possibilités, les opportunités, bien préparer les gens pour qu’ils puissent s’informer sur leur projet de mobilité au Canada, projet d’expatriation, que ce soit permanente ou temporaire, mais que, effectivement, c’est possible de pouvoir immigrer au Canada en étant francophone et, bien entendu, à l’extérieur de la province du Québec. Alors il faut quand même expliquer que structurellement au sein du gouvernement, il y a une volonté de mettre des chiffres, des quotas pour qu’il y ait un nombre de francophones.
Donc on n’est pas là par hasard non plus. Ce n’est pas une mécanique qu’on connaît en France par exemple. Là vraiment vous avez envie de maintenir la présence de la langue française dans le pays. Exactement. Donc à chaque année depuis la création de la loi sur l’immigration, il y a toujours eu un pourcentage d’accordé aux nouveaux résidents permanents francophones pour s’établir au Canada.
Donc ça a toujours été le cas. Les cibles ont toujours augmenté d’année en année. En fait, il était établi il y a quelques années à 4,1%. Mais depuis quelques années, ça a augmenté de manière significative. Par exemple, en 2025, l’année passée, c’était établi à 8,5 de toute la population de nouveaux résidents permanents au Canada.
Donc, les francophones, c’est un objectif qui est fixé à 8,5 %. En fait, on n’a pas atteint la cible, nous l’avons dépassée à 8,9. Donc, ça montre qu’il y a cet intérêt de la part du gouvernement du Canada. Il y a toujours aussi, bien entendu, l’intérêt des francophones de venir s’établir chez nous. Cette année, la cible pour 2026, elle est établie à 9 %.
Donc vous voyez que c’est quelque chose qui est quand même considérable compte tenu du nombre de nouveaux résidents permanents. Je n’ai pas le chiffre exact, mais si on calcule en termes de chiffres pour le nombre de francophones, ça se situe aux alentours de 30 000 nouveaux résidents permanents de langue qui parlent le français qui viennent s’établir au Canada à l’extérieur du Québec. Steve, un peu de géographie. On est dans le Nord-Américain.
C’est un grand territoire composé de dix provinces et de trois territoires. Aujourd’hui, une cinquantaine de kiosques sont présents pour parler justement du dynamisme économique de ces provinces et territoires, à part Québec qui, elle, vit sa vie francophone déjà très bien. Oui.
Le Québec, en fait, ce n’est pas parce qu’on veut l’exclure, c’est que le Québec a sa politique d’immigration. Donc, il y a un accord entre le fédéral et la province du Québec pour choisir ses immigrants. Donc, les gens qui sont intéressés par l’immigration au Québec, c’est une possibilité, mais il faut d’abord entrer en contact avec les autorités québécoises. Pour ce qui est des opportunités, que ce soit du côté des territoires du Grand Nord, donc en parlant du Yukon, les territoires du Nord-Ouest ainsi que le Nunavut, donc ce sont des très très vastes territoires où les populations sont moins… Le nombre de personnes est beaucoup moins élevé que les provinces plus vers le sud, mais il existe des possibilités dans différents domaines, que ce soit par exemple dans le domaine du tourisme, le domaine gouvernemental ou que ce soit dans les mines aussi.
Alors qu’il y a une variété, la plupart des secteurs sont représentés. Si on se déplace du côté pacifique, on a la province de la Colombie-Britannique, Donc un endroit où ils recherchent des gens dans tous les secteurs, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation. Au risque de me répéter, ce serait un petit peu le même portrait pour chacune des provinces et des territoires. Donc nous recherchons dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la petite enfance, dans le domaine du transport. La construction aussi, et j’en passe, j’oublie sûrement.
Il y a le domaine du tourisme et de l’hôtellerie qui est très important dans certaines provinces comme par exemple dans l’Ouest ou encore même dans les Prairies. Mais je dirais que tous les secteurs sont en grande demande. Il y a aussi des secteurs en expansion, en développement, tout ce qui est aérospatial, aéronautique. Donc c’est quelque chose aussi que le gouvernement du Canada vise à prioriser dans les années à venir.
Eh bien, écoutez la radio des Français dans le Monde, le podcast spécial Destination Canada Forum Mobilité 2026, puisqu’on va répondre à un certain nombre de ces points et de ces questions que vous vous posez. Steve, merci pour l’accueil. Merci Courtier. Et c’est parti pour
nos invités. Excellent. Passez un bon salon. Pour tout savoir sur la
mobilité internationale des francophones, installez l’application mobile gratuite Français dans le Monde. Radio, podcast et actu, partout avec vous. Sur une radio française, on parle d’une interview.
Sur une radio canadienne, on dit une entrevue. La magie de l’interculturel. Et j’ai le plaisir d’accueillir au micro de la radio des Français dans le Monde, Chantal Bilodeau, conseillère en employabilité et développement économique dans la délégation du R&D Canada. Bonjour Chantal, c’est un sacré nom.
RD Canada. RD veut dire Réseau de Développement Économique et d’Employabilité. Employabilité, c’est quand même quelque chose. Tu travailles notamment sur la Clinique CV qui permet de venir avec son CV pour voir comment on l’a fait.
Déjà, si un Français arrive avec un CV français, ça ne va pas bien se passer. Il y a des différences entre le CV français et le CV canadien. On pense que c’est similaire, on parle la même langue, mais au bout du compte, il y a beaucoup de différences, surtout dans la présentation des CV et également les termes, le jargon qui est utilisé, les types d’emplois qui sont utilisées, c’est super différent entre la France et le Canada. Donc, on est ici pour ça, justement, donner des conseils, faire la révision des CV, mentionner ce qui fonctionne, ce qu’il faut enlever, ce qui ne fonctionne pas.
Donc, lorsque les gens ont terminé de nous rencontrer, ils repartent et ils ont une meilleure idée de présenter un produit de qualité à nos employeurs canadiens. Et alors nous en France, quand on fait ce genre de travail, on dit qu’on a un feedback, on nous dit rétroaction. En l’occurrence, parlons un peu de ces communautés françaises. Donc on va se promener dans tout le Canada.
La langue française est importante, elle est maintenue. Il y a par exemple au Manitoba, le quartier de Saint-Boniface, qui est vraiment un quartier francophone. Ça, c’est vraiment une volonté de maintenir cette langue. Tout à fait, et nos membres, parce que Laurier des Canadas est un réseau national.
Nous retrouvons des membres dans toutes les provinces et territoires du Canada, à l’exception du Québec. Ils ne sont encore pas en situation minoritaire. Donc nous, Laurier des Canadas, ce qu’on veut, c’est de miser sur le développement économique des communautés francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec. Donc, on travaille auprès des communautés et nous avons trois axes principaux, dont le développement économique, l’employabilité, donc la raison pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, et l’entreprenariat également. Donc, quelqu’un qui veut s’installer dans une communauté francophone hors Québec, c’est tout à fait possible.
On les retrouve partout au Canada, donc il faut les trouver. C’est des belles communautés, elles ont une belle vitalité. On peut vivre en français un peu partout au Canada, sauf que ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque vient le temps d’aller travailler, souvent les employeurs vont exiger la maîtrise de l’anglais, parce que le Canada c’est un pays quand même majoritairement anglophone, mais on peut quand même envoyer les enfants à l’école en français, on peut aller faire notre épicerie en français, avoir des services en français, puis la majorité des gens vont aller travailler en anglais. On manie, du coup, au travail plutôt l’anglais, dans son quotidien le français.
Oui! Et puis on fait la fête ensemble, on fait les magasins, on fait des restaurants, on va à l’école. Oui, oui, il y a des activités culturelles. Comme vous mentionnez tantôt, à Saint-Boniface, au Manitoba, tout près de Winnipeg, il y a toute une vie culturelle.
C’est impressionnant de voir tout ce qui se passe là-bas. La même chose à Edmonton, en Alberta. Il y a tout un quartier francophone! Donc, puis il y a un centre culturel pour ces gens-là. Ah non, on serait surpris de voir tout ce qui se passe au Canada en français.
On associe le français au Québec, mais il faut pas, il faut vraiment sortir de là, puis on peut s’installer partout au Canada. Il y a des belles communautés francophones. Chaque jour de la semaine, à minuit, 6h, midi et 18h Paris Time, écoutez la seule émission qui relie les expats.
Retrouvez l’actu de la mobilité internationale et découvrez le podcast du jour. Merci de m’accueillir sur cette antenne. Moi, j’aime beaucoup la radio des Français dans le Monde.
Une interview de 10 minutes à retrouver sur fdlm.fr. Informer, partager, divertir sur le média de la mobilité internationale, Français dans le Monde.
Les français parlent au français, parrainé par Agora Expat. Votre santé partout. Contactez les équipes de notre part sur agoraexpat.com Sur la radio des Français dans le Monde, mon nouvel invité est Ronald Labreck, qui est directeur général à l’Assemblée communautaire fransaskoise et de la province de la Saskatchewan. Alors on rigole avec ce nom de province, parce qu’évidemment pour un Français c’est très difficile. Lorsque tu fais des présentations sur des scènes, tu invites le public à répéter après toi, on
m’a dit. Absolument, pour inculquer un peu ce nom-là dans la tête des gens. Saskatchewan.
Et c’est un nom autochtone, un mot autochtone, qui veut dire « rivière qui coule vite ». Alors justement, chaque année, au micro de la radio des Français dans le Monde, dans le cadre du Salon Destination Canada, on découvre de nouvelles provinces. Nous voilà donc en Saskatchewan. Décris-moi un peu le décor, le climat, ce qu’on y mange,
le plaisir d’y vivre. Alors premièrement, quand on regarde la carte du Canada, on voit que la Saskatchewan, nous on dit qu’on est au cœur du Canada. Alors on est très centralisé. Et la province également, c’est la province, à se rappeler, c’est la plus facile, c’est la plus difficile à prononcer, mais la plus facile à dessiner. Alors c’est tout simplement un rectangle qui se retrouve droit
au milieu du Canada. Et les frontières sont vraiment droites comme ça, comme on voit sur la carte? Oui, carrément.
C’est quoi le décor, les grandes prairies? Je pense qu’il y a beaucoup d’agriculture. La Saskatchewan c’est les grandes prairies, c’est le bassin agricole et agroalimentaire du Canada. Alors dans tout le secteur, puis vraiment c’est un peu méconnu, mais au niveau de la Saskatchewan, la moitié de la province, tout le nord, c’est pratiquement pas habité du tout.
Alors c’est des grandes forêts et des rochers, des rivières, des lacs et toute la partie prairie, agricole, c’est vraiment à moitié et en descendant jusqu’aux États-Unis. Et avec un sol avec beaucoup de charbon. Oui, on a plusieurs.
Au niveau de l’énergie, on a quand même le secteur pétrolier où est-ce qu’on fait l’extraction de l’huile. On a du charbon, on a un grand secteur minier. On a justement dans la région nord où est-ce qu’on arrive par vol, on a 62% des réserves mondiales de l’uranium. alors qui se vend partout dans le monde, ça vient de chez nous.
Quelles sont les grandes villes que l’on va trouver? Les grandes villes, alors la plus grande ville, la capitale économique si on peut dire, c’est Saskatoon. Encore des mots souvent autochtones. Saskatoon, c’est la plus grande ville à 300 000 habitants.
Et ensuite, Regina, qui est la capitale, alors plus administratif, on retrouve à peu près 280 000 habitants. et la communauté française? Alors, la communauté francophone, c’est petit. Sur une population de 1,3 million, il y a à peu près 60 000 personnes qui parlent le français.
Un peu moins que 5 %, qui ne sont pas non plus regroupées, qui sont éparpillées partout sur le territoire. Alors qui fait ça encore plus difficile pour la survivance de la communauté francophone chez nous. Et Ronald, si on veut venir travailler, quels sont les domaines aujourd’hui où vous recrutez?
Alors dans le recrutement, présentement c’est vraiment très vaste. J’ai regardé aujourd’hui dans notre babillard d’affichage, il y avait plus de 9600 postes affichés aujourd’hui dans toutes sortes de secteurs, que ce soit santé, agriculture, transport et logistique, informatique. Les manufacturiers, il y a un peu de tout, là, vraiment. On est une province très diversifiée, centralisée, où il y a beaucoup de transports et d’exportations. Et maintenant, on est en train de mettre beaucoup d’énergie sur tous les projets dérivés ou les aliments dérivés pour remplir les…
Au lieu d’être une province exportatrice de produits bruts, on essaie maintenant d’avoir le plus de value et créer plus de projets à l’intérieur. Eh bien voilà, on en sait plus sur le Saskatchewan et si on veut vraiment entrer en contact avec vous pour établir et commencer une nouvelle vie, on te contacte. Si il y a une dernière chose que je pourrais dire, peut-être qu’il y a eu juste très dernièrement au mois de janvier un sondage pancanadien.
Et puis, la place qui est ressortie où il fait mieux vivre au Canada, c’est la Saskatchewan. Et deuxièmement, c’est l’endroit, le meilleur endroit pour faire avancer votre carrière. Alors, on a les deux. Il est fort, Ronald, il est fort. Il a très bien parlé de sa province, le Saskatchewan, sur la radio des Français dans le monde.
Au plaisir de te retrouver. Oui, merci bien, Gauthier. Le médien de la mobilité internationale.
sur la radio des français dans le monde on aime vous raconter de belles histoires et bien voici une belle histoire c’est une nice oise qui vient en 2015 à destination canada et que l’on retrouve en 2026 en train d’embaucher de futurs francophones qui iront vivre l’aventure canadienne avec muriel berda muriel bienvenue merci La boucle est bouclée, te voilà maintenant à la place de celle qui va recruter de nouveaux francophones. Qu’est-ce qui s’est passé en 2015 quand t’es venue sur ce salon Destination Canada? C’était une découverte. Le projet d’aller au Canada, il était venu une année avant mais c’était compliqué parce que mon mari et moi on était quand même des gens assez âgés, entre guillemets.
Moi j’avais 40… 2015 j’avais 45 ans, mon mari était un petit peu plus âgé donc il fallait Comprendre comment on pouvait faire pour immigrer, puisque au Canada, il y a quand même des règles. Peu importe où tu ailles, tu as des règles à suivre. N’importe qui ne peut pas immigrer. Je suis retournée à l’école pour me chercher une licence.
J’ai été me chercher un BTS. Ça a pris quand même un petit peu de temps pour arriver à accumuler tout ce qu’on me demandait pour être en mesure de pouvoir présenter une demande d’immigration et de le faire dans de bonnes conditions. Tu n’imaginais pas qu’il y aurait cette étape aussi longue pour te préparer?
Non, mais on était prêts à le faire parce que finalement, on a toujours été des entrepreneurs avec mon mari, donc on sait très bien que si tu fais rien, t’as rien. Donc tu veux quelque chose, tu vas le chercher. Et là, on a été le chercher puisque lui est retourné chercher un diplôme dont il n’avait absolument pas besoin. Moi, j’avais besoin de rien en France. Mais on a été le faire parce que c’était un prérequis pour être à même
de présenter un dossier d’immigration. Et c’était forcément le Canada? Ça aurait pu être si tu étais allée à un autre salon australien en Australie? Non ça aurait pas pu être ailleurs.
Pourquoi? Parce que moi j’ai fait une partie de mes études aux Etats-Unis. Je suis née entre guillemets italienne donc j’ai toujours manié 3-4 langues. Le Canada c’était le côté très confortable parce que moi j’avais deux enfants qui étaient bilingues, enfin trilingues mais qui parlaient bien l’anglais et puis j’en avais une. qui, tu sais, toujours celle qui refuse.
Tu lui parles en anglais, elle te répond en français. Donc, elle a très bien compris ce que tu as dit, mais elle refusait. Et une immigration en famille, c’est quand même pour que tout le monde soit bien. Tu ne peux pas prédire que tout le monde va rester. Mais il faut que chacun soit capable de s’exprimer dans sa langue.
Donc, si je les avais emmenés en Australie, comme tu dis, il y aurait eu un petit souci, puisqu’il y en a une qui aurait fait franchement la tête, puisque l’anglais, ce n’était pas sa tasse de thé. En attendant, aujourd’hui, tu es là sur ce salon pour recruter pour des foyers de soins francophones. Tu travailles au sein d’un organisme communautaire à but non lucratif. C’est un réseau un peu d’EHPAD,
comme on dit en France. C’est un réseau d’EHPAD, en effet. C’est vrai que je travaille pour eux depuis 7 ans. Donc je fais du recrutement pour ces foyers de soins, je cherche des aides-soignants, je cherche des infirmiers. Francophone, parce que chez nous on travaille en français.
On est quand même en Acadie. Je sais que ça parle, à chaque fois que je lis le mot Acadie, on voit Fuguin avec « Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes ». Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes, vont s’offrir, vont danser sur le violon.
100 Américains et 100 Américaines.
Mais on vit en Acadie, donc il y a quand même une grosse population francophone. On travaille et on vit en français. Et Muriel, si mes informations sont bonnes, la maison de Nice est vendue.
Oui. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que ce sera Canada at Vicam? À vie, maintenant je suis canadienne.
Je suis très fière d’être à la fois française et canadienne. Je suis très, très fière d’être canadienne. Et quand tu reviens comme là, en France, ça te fait quoi? Qu’est-ce que ça me fait?
La France, elle va rester dans mon cœur parce que tu peux pas oublier 45 ans, ce que la France m’a donné, l’éducation qu’elle m’a donné, la façon de penser. Je fais passer une Marseillaise et je me mets à pleurer parce que pour moi, ça veut dire quelque chose. Mais j’ai tourné la page et puis c’est plus chez moi. Sincèrement, c’est plus chez moi. Ma famille y est, mais c’est pas mon…
Comme on dit au Canada, c’est plus notre chez-nous. D’accord. En tout cas, merci d’être venue au micro de la radio. J’espère que tu trouveras de bons profils pour repartir avec de
nouveaux francophones avec toi sous le bras. Je suis sûre. Merci en tout cas de m’avoir reçu. Destination Canada Forum Mobilité 2026, le podcast. Mon invité est Rémi Perrier, il a un nom bien à la française, pourtant il n’y est pas resté longtemps.
Très vite, il y a eu l’Angleterre, le Canada, un petit coup de Bretagne, le Bénin, le Yukon et aujourd’hui Terre-Neuve et Labrador. Rémi, bienvenue. Bonjour, merci.
Toi, tu vis sur les terres découvertes par les vikings. Oui, les vikings, on suppose qu’ils ont suivi un peu les côtes de l’Islande, du Groenland, pour se retrouver jusque au nord du Canada. Les vikings sont arrivés, il y a un site historique de Hans Omedo chez nous, et en fait, on a trouvé quelques traces qui datent du 11e siècle. Donc ça serait les premiers Européens à avoir
posé les pieds sur le continent américain. Et c’est quoi, c’est l’équivalent d’une Bretagne un peu au Canada? Donc on a un gros caillou, bercé par le vent, les embruns, le brouillard, donc effectivement il y a quand même une petite proximité avec la Bretagne, d’autant plus que la population est d’origine irlandaise, écossaise, donc on a un fort côté celtique.
Alors Terre-Neuve est une île, on y pratique beaucoup la pêche, la pêche est la morue, Labrador sur les terres, on trouve des mines. Aujourd’hui, il y a une communauté française sur place. Alors historiquement parlant, il y a une petite communauté francophone sur la côte ouest de l’île de Terre-Neuve. notamment dans la région de Port-au-Port.
Ce sont quasiment tous des pêcheurs mélangés avec des Premières Nations. C’est-à-dire que les premiers pêcheurs européens sont venus, les Français notamment. On fait des campements d’été pour faire sécher les poissons, les morues. avant de revenir, et il y a quelques Français qui sont restés, qui se sont mélangés avec la population. Comme c’est un endroit un peu reculé, les Anglais, dans leur conquête, leur esprit de conquête, ont laissé tranquille cette population un peu particulière.
Pour le Labrador, c’est une autre réalité, poussée par le développement des mines dans les années 70-80, il y a des familles québécoises qui sont passées du nord du Québec jusqu’au Labrador. Aujourd’hui tu es sur ce salon en tant que gestionnaire en immigration économique, c’est un peu comme un Tinder du job, tu mets l’entremetteur, tu mets en relation les entreprises qui recrutent et les francophones qui veulent s’y établir. C’est un peu ça.
En fait, on a besoin de maintenir le fait français et de l’accroître. Pour cela, on a besoin d’une main d’œuvre bilingue parce que la vie professionnelle se fait en anglais, mais la vie personnelle se fait en français. Donc le Tinder, c’est un peu à la blague, mais effectivement, il faut faire la rencontre. Je fais la rencontre entre l’offre et la demande et plus d’affinités.
Et aujourd’hui tu es au micro de la radio des français dans le monde mais parler dans un micro tu connais? Tu as travaillé à Radio-Canada non? Oui effectivement, je travaillais pour Radio-Canada mais c’était la télévision et je m’occupais du site web. D’accord, donc moins
habitué. Et ça c’était au siècle dernier. Ouais t’as eu plusieurs vies Rémi. Complètement
et je pense que c’est pas fini. Et c’est-à-dire, ça veut dire quoi? T’as d’autres envies dans le futur? J’ai envie de croquer la vie à pleines
dents comme si j’avais encore 20 ans. Et ce sera où dans le monde? Ce sera certainement au Canada. D’accord,
il y a un coup de cœur? Le terrain de jeu est assez grand. J’ai habité au Yukon, j’ai habité au Québec, j’ai habité un peu en Ontario. Maintenant, je suis à Terre-Neuve. Je pense qu’il y a encore de la place à conquérir au territoire du Nord-Ouest, Nunavut
ou les provinces, je ne sais pas. Tu viendras nous le raconter.
Avec plaisir. À bientôt. Merci. En écoutant simplement la radio, partez dans un voyage immobile.
Tout est extrêmement grand, extrêmement large aux États-Unis. Je suis super content d’être à Madrid et d’avoir découvert cette capitale. En écoutant la radio des Français
dans le Monde, commencez votre nouvelle vie. Il y avait un beau coucher de soleil tout ora