
De vive(s) voix
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«Feu de Dieu» de Mohamed Kacimi : tiraillé entre deux langues
Dans son dernier roman « Feu de dieu », l'auteur Mohamed Kacimi raconte son enfance, son tiraillement entre deux langues, son initiation à la vie et à la littérature. Il remonte le temps et le fil de ses souvenirs, ressurgissent, pêle-mêle, premiers émois et étude des sourates, la voix envoûtante d’Oum Kalthoum et l’école française, l’exode des pieds-noirs et la célébration de l’indépendance, les parfums d’Alger et « Les Mots » de Sartre, le virus de la fugue inoculé par la lecture d’Hector Malot, la passion folle d’une cousine et les rêves de neige… Invité : Mohamed Kacimi, auteur. Il voit le jour en 1955 à la zaouïa d’El-Hamel, haut lieu du soufisme algérien, au sein d’une famille sainte, entièrement dévouée à Dieu et à la langue arabe, sa religion. Il grandit entre les femmes recluses et les hommes en prière. Auteur d’une dizaine de récits ou romans et d’autant de pièces de théâtre dont Congo Jazz Band ou Jours tranquilles à Jérusalem. En plus de sa pratique littéraire, il est également intervenant dans des ateliers d'écriture et des conférences. À lire Feu de dieu, aux éditions Actes Sud. Programmation musicale : Les artistes Stephan Eicher et Zoe Me avec le titre La valse à demi.
Le gascon : une langue en pleine renaissance !
Le gascon est une langue présente principalement parlée dans le sud-ouest de la France ! Bien que le nombre de locuteurs ait diminué, associations, écoles et créateurs de contenu œuvrent pour transmettre et maintenir cette langue, vivante. Faire entendre le gascon en 2026 ! Cette langue, dérivée de l'occitan qui se parle dans le sud de la France est une langue millénaire ! Une langue romane qui remonterait au Moyen-Âge... avant que le français soit imposé. Il y aurait environ 250.000 locuteurs du gascon aujourd'hui. Associations, écoles et créateurs de contenus se battent pour faire revivre cette langue « des troubadours ». Langue des réseaux sociaux Victor Chauvat « Un gascon en trimbalada » sur les réseaux sociaux a découvert cette langue tardivement, alors qu'il était jeune adulte. Il l'a apprise lui-même grâce à un livre puis en suivant des cours dans Calandreta (une école locale). Bien qu'il ne soit pas le seul à œuvrer pour la revitalisation de cette langue, ses publications humoristiques sur les réseaux sociaux ont rencontré un grand succès, atteignant plus d'un million de vues. Selon lui, « beaucoup de monde se pose des questions sur les langues locales. Sur les réseaux sociaux, il y a cet aspect humoristique et au tac au tac ». Une langue de tradition Pour Christian Maizeret, la sauvegarde de cette langue peut aussi passer par les fêtes gasconnes qui permettent de « renouer le lien entre les gens et les langues » mais aussi grâce à l'éducation nationale « Il y a actuellement environ 120 enfants en classes bilangues qui apprennent le gascon ». La musique participe aussi à la sauvegarde de cette langue. Le groupe Nadau célèbre depuis 1973 la langue et la culture gasconnes. Aujourd'hui, des rappeurs comme Kbek produisent également en gascon. Invités : Christian Maizeret, enseignant de gascon et président de l'association « l'Auseron » située à Budos qui œuvre pour la promotion de la langue gasconne. Cette association vient de publier un lexique du vocabulaire gascon de plus de 3 000 mots et recueillis par l'historien Jean Dartigolles et disparu en 2017. Victor Chauvat alias « un gascon en trimbalada » (« un gascon en vadrouille »), un conte humoristique qui prône la langue gasconne et qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux (Instagram, YouTube et TikTok). Avec également une interview de Vincent Claverie, traducteur du tome de Tintin en gascon « Las heìtas de Tintin — Las Jòias de la Castafiòra » (Les aventures de Tintin - Les Bijoux de la Castafiore), une traduction parue en décembre 2025 et qui s'est déjà vendue à plus de 1 000 exemplaires ! Propos recueillis par Cécile Lavolot. Et la chronique Ailleurs nous emmène à La Haye aux Pays-Bas pour parler de la 4è édition de « la Fabrique de la traduction littéraire » qui aura lieu le vendredi 13 mars avec, notamment, des débats autour de l’écriture inclusive. Marion Claudel, l’attachée culturelle de l’Institut Français des Pays-Bas. Programmation musicale : L'artiste Richard Bona avec le titre Kess Kiva Paa, une chanson en français et douala.
«Murmuration» de Sylvie Germain : portrait d'un écrivain au crépuscule
Dans son nouveau roman, l'autrice Sylvie Germain raconte le parcours de Samuel Nart, un écrivain qui a connu le succès avant de sombrer dans l'oubli. Il ne va plus rien écrire durant vingt ans. « Quand on écrit, même si on tourne toujours autour de thèmes assez semblables, il y a des variations dans le mode d'approche ». Pour ce nouveau roman, l'autrice Sylvie Germain a choisi un titre poétique « Murmuration » : ce terme désigne une nuée d'oiseaux en vol. Des milliers d'oiseaux qui se rassemblent en vol ou mouvement permanent et esquissent des chorégraphies... pour déstabiliser leurs prédateurs. Ce phénomène devient également une métaphore de la littérature « Le titre m'est venu vers la fin du récit car comme on voit ces oiseaux bouger, c'est un peu ça aussi pour l'imaginaire. » « Murmuration » retrace la vie de Samuel Nart, un petit roux aux yeux verts qui découvre l'alphabet et les mots sur des boîtes de biscuits. Cette découverte tranche fortement avec la pauvreté langagière de sa famille. Il tombe amoureux des mots puis découvre la poésie à l'école. Il quittera sa famille pour se mettre à écrire avant de s'arrêter car il pense être incompris. Il reprendra la plume vingt ans plus tard. Invitée : Sylvie Germain est une écrivaine française contemporaine, née en 1954 à Châteauroux. Elle est connue pour ses œuvres littéraires qui explorent souvent des thèmes profonds tels que la mémoire, la spiritualité, et l'identité. Son premier roman, « Le Livre des Nuits » a été publié en 1984. Ses premières oeuvres sont considérées comme « telluriques ». Son dernier roman «Murmuration» est publié chez Albin Michel. Le numéro des Cahiers de l'Herne consacré à Sylvie Germain. Programmation musicale : L'artiste François and the Atlas Mountains en duo avec David Numwami, avec le titre Peaux Miroirs.
Mazarine Pingeot : «Les IA peuvent constituer un danger pour le langage et donc pour la démocratie»
Dans son dernier essai, la philosophe Mazarine Pingeot s'interroge sur les dangers de l'Intelligence Artificielle : accusée de détruire les emplois et la création, peut-elle aussi mettre à mal le langage humain ? Depuis le début de la décennie, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans notre quotidien et personne n’ignore ses pouvoirs sans forcément en prendre la mesure pour le monde qui vient. « C'est l'un des grands sujets, c'est majeur. L'IA est partout ». Mais avec cet essai, l'autrice qui n'est pas technophobe, ne tire pas à boulets rouges sur l'IA, mais appelle à la réflexion, à la vigilance. « Je me suis interrogée sur la production nouvelle de langage : à partir du moment où la machine est capable de parler comme l'homme le philosophe peut se poser quelques questions car parler est le propre de l’homme : si la machine parle comme l'humain, que lui reste-t-il ? » La philosophe met l'accent sur la production du langage et insiste sur le fait que ce langage produit par cette machine « sans corps, sans sensibilité » et pense la langue en fonction de ses lieux de production et qu'elle devient une langue marchande, qui ne parle pas, qui communique seulement, qu'il n'y a plus de sujet énonciateur. « Lorsqu'on parle, on s'adresse à quelqu'un, lorsqu'on écrit sur un réseau social, on ne parle à personne, on parle à un "mur". Le langage est désormais formaté par l'informatique, par le canal qui le diffuse ». Elle fait aussi remarquer que la machine ne produit pas de « silences » « Notre humanité est aussi à chercher du côté du vide et de nos manques ». Se pose alors la question de la vérité et de la démocratie : « Maintenant qu'elle produit du langage, la question est centrale: c'est le seul régime politique qui repose sur le langage, sur le débat et l'espace critique ». Invitée : Mazarine Pingeot, romancière et philosophe française née en 1974. Son dernier livre Inappropriable, ce que l'IA fait à l'humain, essai sur l'Intelligence Artificielle est paru aux éditions Flammarion. À écouter aussiEt si nos voix et l'IA nous aidaient à préserver nos langues? Programmation musicale : L'artiste Asfar Shamsi avec le titre 2006.
«Marara» du collectif 15 15: une invitation au voyage
Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026. Marara. C'est le nom d’une île dans l’océan Pacifique, en Polynésie française. Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson. Mais c'est aussi le nom d’un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ». Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île. Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ». Invités : Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens. Programmation musicale : - Fāfaru - Poison - Afa (métissage, mélange) - Uta Marara (le chant du poisson volant).
La méthode FALC («Facile à lire et à comprendre») : un pas de plus vers l’inclusion ?
Né en 2009, le langage FALC est une méthode d’écriture permettant à des personnes ayant des troubles de l'apprentissage de comprendre, comme tout un chacun, langages administratifs et programmes politiques pour être intégrés au mieux dans la société. « Facile à lire et à comprendre » ... ce n’est pas un slogan ! Mais une méthode ou une manière d’écrire pour permettre à chacun d’avoir accès à la lecture. Une façon simplifiée d’écrire Aujourd’hui, ce langage s’est ouvert aux personnes malvoyantes ou maîtrisant mal le français. Certains journaux, comme Le Monde, se mettent au FALC. Et on voit aussi apparaître des classiques de la littérature : Sartre, Molière ou Camus en FALC. Comment fonctionne ce langage ? On pourrait dire que le FALC est la variété du français la plus accessible, du point de vue de la lisibilité, de la perception du code mais aussi sur la compréhension sur le contenu, nous explique Sarah Neelsen. C'est une variété du français comme peut l'être le langage des jeunes ou le langage médical, une variété qui a ses propres règles, ajoute-t-elle. L'histoire du FALC remonterait à 2006 lorsque les Nations unies ont voté pour la Convention des droits des personnes handicapées, convention à laquelle la France a adhéré en 2010 « de même qu'on a réfléchi à l'accessibilité du bâti, on a pensé à l'accessibilité de la langue car celle-ci peut-être un obstacle pour l'intégration ». Avant cela, dans les années 80, le Royaume-Uni et l'Allemagne utilisaient le langage « clair » pour faciliter la compréhension des messages administratifs ou juridiques. Aujourd'hui, ce langage s'ouvre aussi aux projets cultuels et à la littérature. Il y a quatre ans, Cécile Arnoult a fondé la maison d'édition Kilema (qui veut dire « handicap ») qui adapte des livres en FALC. Maman d'une fille porteuse de trisomie 21, elle avait à cœur de faire lire des classiques de la littératures à son enfant. Le catalogue compte une trentaine de titres. Il existe un certain nombre de règles pour écrire en FALC, mais elles ne sont pas figées : espacement des caractères, mots et syntaxes simplifiés, présence de pictogrammes ou d'illustrations, favorisation de la forme passive. Cécile Arnoult parle de « traduction » et non d'adaptation ou de transposition « c'est un véritable exercice de traduction, pas une simplification ». Le texte est travaillé par des traducteurs puis relu par une personne porteuse de trisomie 21 pour s'assurer que c'est bien compréhensible. » Ces initiatives commencent à être soutenus par le CNL, notamment pour les créations. Invitées : Cécile Arnoult, éditrice, créatrice de Kilema, maison d’édition qui édite des livres en FALC. Sarah Neelsen, maitresse de conférences à la Sorbonne-Nouvelle en études germaniques mais aussi spécialisée sur les questions de handicap. Et la chronique « Ailleurs » nous emmène en Belgique avec Elisabeth Ayden de la Maison de la Francité qui nous présente le concours Belgique-Tunisie « Derrière le masque ». Un concours d'écriture ouvert aux Belges et aux Tunisiens, jusqu'au 20 mars 2026. Programmation musicale : L'artiste Gyslain.N avec le titre «Pays idéal».
Antoine Wauters: «Le silence, c'est la condition sans laquelle je ne pourrais pas écrire»
« Haute-Folie », le nouveau roman d'Antoine Wauters, raconte l'histoire de Josef, un enfant devenu orphelin à trois ans et à qui on cache une bonne partie de son histoire. (Rediffusion) Dans cette fiction, l'auteur parle du silence, de ses ambivalences et de ses trous d'ombre. « Le silence secret de famille, le silence pesant, le silence habité et souhaitable. Le silence qui nous fait du tort et celui qui peut libérer », explique Antoine Wauters. L'histoire commence comme une tragédie. Le père de Josef se tue et sa mère assassine celui qu'elle considère comme responsable du suicide de son mari. Puis, elle se donne la mort, laissant le petit Josef, âgé de trois ans, orphelin. Toute la vie de Josef sera faite de fuites et de départs... avec une tentative de s'apaiser, de comprendre, de connaître son identité. Mais « Haute-Folie » est aussi un livre fait pour ne pas laisser gagner le silence, car les choses qui ne sont pas dites « finissent par nous tuer à petit feu ». Invité : Antoine Wauters, écrivain belge francophone, né le 15 janvier 1981. Il écrit de la poésie et des romans. Il se définit comme auteur « hybride ». En 2021, il publie Mahmoud ou la montée des eaux, entièrement écrit en vers libres et qui met en scène un vieux poète syrien en proie à la folie des hommes. En 2023, paraît Le plus court chemin, un texte très personnel où il revient sur son enfance dans la campagne wallonne. Son dernier roman Haute-folie, publié chez Gallimard, a remporté le prix Jean-Giono 2025. Programmation musicale : L'artiste Arthur Ely avec le titre Tous les matins du monde.
«La littérature orale est une forme très élaborée de l'oralité»
La Revue des oralités du monde n°5, consacrée à la transcription des textes de littérature orale vient d'être publiée. (Rediffusion du 7 janvier 2026) Par principe, il y a quelque chose d’éphémère dans la littérature orale de la variabilité, son essence, c’est le présent, s'agit-il donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ? La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer. Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ? Invités : - Ursula Baumgardt, professeure émérite en oralité et littérature africaine à l'Inalco et au Plidam. À lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua - Aliou Mohamadou, professeur émérite de Linguistique peule à l'Inalco et au Plidam. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle, puisque les premiers textes peuls datent des années 1850. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ? Tous les deux sont membres fondateurs de la Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines. Et, comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et, pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais, rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de CM2 de l’école Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté et leur titre Toi et moi.
«Bahari-Bora» : un premier roman pour l'auteur congolais Steve Aganze
L'auteur congolais Steve Aganze publie « Bahari-Bora », un premier roman aux éditions Récamier dans lequel il raconte l'histoire de Bahari-Bora, une jeune fille victime de la guerre. (Rediffusion du 16 septembre 2025) « Bahari-Bora » signifie « bel océan tranquille » en swahili. C'est aussi le nom de l'héroïne du premier roman de l'auteur congolais Steve Aganze, une jeune fille enlevée par un groupe armé et utilisée comme arme de guerre, battue et violée. Recueillie dans un hôpital après sa fuite, on lui apprend qu'elle est enceinte. Mais quel monde offrir à cet enfant ? Bahari-Bora: c'est la somme de toutes les femmes inspirantes, celles qui se sont battues malgré l'adversité Invité : Steve Aganze est né en 1999 à Bukavu, en République Démocratique du Congo. Il part vivre à Kinshasa en 2011, après avoir subi des années de guerre. En 2023, il figure parmi les finalistes du prix Voix d'Afrique. Programmation musicale : L'artiste Zaz avec le titre Sains et saufs, extrait de l'album éponyme à paraître le 19 septembre 2025.
Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde mais pas des gens»
Révélation masculine aux dernières Victoires de la Musique, Sam Sauvage, qui s'est fait connaître grâce à son titre « Les gens qui dansent », vient de sortir son premier album. (Rediffusion du 3 février 2026) En postant sur les réseaux sociaux « Les gens qui dansent », un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés, l'auteur-compositeur-interprète Sam Sauvage est rapidement devenu viral et s'est même distingué, cette année, en raflant le titre de « Révélation masculine » aux Victoires de la Musique 2026. Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 25 ans, sapé en costume-cravate et à la voix grave, aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens. Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour. Invité : le chanteur Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion, né en 2000 dans le Pas-de-Calais, dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe Photomaton. (L'émision a été enregistrée le 3 février 2026, soit dix jours avant l'obtention de son titre de « Révélation masculine » aux Victoires de la Musique 2026.) Programmation musicale : Sam Sauvage - Avis de tempête Sam Sauvage - Les gens qui dansent Sam Sauvage - J'suis pas bô Sam Sauvage - Boulogne Sam Sauvage - Un cri dans le métro