
Choses à Savoir SCIENCES
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Pourquoi les « bips » des hôpitaux sont-ils nuisibles ?
Rediffusion L'hôpital n'est pas un lieu calme. Des portes s'ouvrent et se ferment sans cesse, des pas se font entendre dans les couloirs et des médicaments ou des repas sont portés sur des chariots dont les roulettes font aussi du bruit.Mais d'autres sons sont tout aussi insistants, voire davantage. Ils viennent de tous les "bips" produits par ces machines qui surveillent notre santé.Il peut s'agir des "moniteurs", ces appareils qui contrôlent en permanence l'état des patients, des machines utilisés lors des dialyses ou encore des pompes à perfusion.Tous ces sons accumulés finissent par produire un bruit de fon gênant, aussi bien pour les patients que pour le personnel soignant. Et cet environnement sonore envahissant se révèlerait finalement improductif.En effet, le personnel entendrait trop d'alarmes pour y faire vraiment attention. Environ un millier se déclencherait chaque jour sur leur lieu de travail.Cette insensibilité progressive aux alarmes serait fatale à de nombreux patients. Selon une récente étude, une telle inattention aurait provoqué le décès de 566 personnes aux États-Unis, de 2005 à 2010.Par ailleurs, ces "bips" incessants et répétitifs seraient une réelle cause de fatigue pour les personnels soignants. Un constat d'autant plus préoccupant que seulement 15 % de ces signaux sonores auraient une réelle importance.Des chercheurs se sont penchés sur cette question, essayant de découvrir des sons moins invasifs. Une étude a été menée en ce sens, avec une quarantaine de participants. Ils ont fini par identifier des sons qui, tout en étant aisément perceptibles, n'occasionnaient pas de fatigue particulière.C'était notamment le cas du son produit par le contact de deux verres. À condition d'adopter une tonalité assez basse, il s'agissait là d'un son à la fois audible et peu invasif. Il semblerait donc tout indiqué pour remplacer les "bips" des hôpitaux.Certains chercheurs montrent cependant un certain scepticisme. Pour eux, tout son, pour peu qu'il soit répété sans cesse, finit par induire une fatigue et même une certaine forme de stress. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle conséquence aurait la disparition de la Lune ?
Rediffusion La Lune s'est mise à tourner autour de la Terre voilà 4,5 milliards d'années. L'une ne peut donc se concevoir sans l'autre. Rien n'empêche, pourtant, de se demander ce qui se passerait si notre satellite disparaissait.La principale influence de la Lune sur notre planète est celle qu'elle exerce sur les océans. Elle est en grande partie responsable des marées. Or, sans la Lune, ces marées seraient beaucoup plus faibles. Les seuls mouvements observés, à cet égard, seraient ceux produits par l'attraction du Soleil, beaucoup plus éloigné.Or, la température des océans et les courants qui les traversent dépendent en partie des marées. Si ces phénomènes sont modifiés, c'est tout le climat de notre planète qui en est changé.Selon les spécialistes, la disparition de la Lune pourrait avoir un autre effet. Notre satellite joue aussi un rôle dans la position de l'axe de rotation de la Terre. De fait, il contribuerait à sa stabilisation.Sans la Lune, ce axe pourrait changer et notre planète se mettre à basculer, un peu comme ce qui se passe sur Mars. Or, l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre influence grandement la physionomie de nos saisons.Si elle était plus prononcée, cela aurait des conséquences sur la régularité des saisons terrestres. Plus l'obliquité serait accentuée, plus le contraste entre les saisons serait marqué. Selon le degré d'inclinaison de la Terre, l'une de ses faces serait en proie à des températures glaciales, tandis que l'autre serait soumise à une chaleur torride.Une telle modification, cependant, serait très progressive, s'étalant sur des centaines de millions d'années.Ces changements climatiques seraient de nature à perturber certaines espèces animales. Le raccourcissement des journées, notamment, leur offrirait moins de protection contre les prédateurs.Enfin, la disparition de la Lune nous priverait de précieux renseignements sur la formation de la Terre et du système solaire. Heureusement, rien n'indique que la Lune soit victime d'une destruction imminente. Aucune collision avec un objet de grande taille n'est en effet prévue par les astronomes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les enfants font-ils davantage confiance aux robots ou aux humains ?
Rediffusion Une revue scientifique vient de faire une curieuse révélation : les enfants de 3 à 6 ans auraient plus confiance dans les robots que dans les humains qui les entourent. C'est sans doute pourquoi les jeunes enfants sont plus indulgents pour leurs erreurs que pour celles de leurs parents.L'étude a été menée sur plus de 110 enfants allemands et australiens. On leur a notamment demandé de visionner des vidéos montrant des robots et des humains en train d'étiqueter des objets.Dans l'ensemble, les enfants ont eu tendance à croire plus véridiques les étiquettes apposées par les robots.Et ce n'est pas seulement pour cela que les enfants font davantage confiance aux machines. S'il s'agit de choisir un ami ou de confier un secret, ils se tournent d'abord vers les robots.Si l'on en croit les spécialistes, cette attitude serait due, en grande partie, à la manière dont les jeunes enfants perçoivent les adultes et les robots. Si les premiers se trompent, à leurs yeux, c'est qu'ils le font souvent exprès.De leur côté, les robots n'ont pas toujours la bonne réponse. S'ils ne peuvent pas la donner, c'est qu'ils ne la connaissent pas. Persuadés qu'ils ne mentent pas, les enfants leur font donc davantage confiance.Plus étonnante encore, cette étude néerlandaise, menée sur des enfants mais aussi des adultes, qui montre que les caresses prodiguées par un robot auraient le même effet positif que celles venant d'un humain.Ceci étant, le constat doit être nuancé. En effet, il s'applique plutôt aux enfants les plus jeunes. De leur côté, les plus âgés se fient davantage aux humains, surtout lorsqu'ils s'aperçoivent que les réponses des adultes sont plus satisfaisantes.Les raisons rendant les robots plus fiables aux yeux des enfants sont encore largement inconnues. On comprendrait peut-être mieux leur réaction si on étudiait leur comportement dans la vie réelle.De fait, cette confiance accordée aux robots ne signifie pas forcément que les enfants voudraient en faire des partenaires dans leur vie quotidienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avoir un petit pénis pousse-t-il à posséder une arme à feu ?
Rediffusion Certaines idées reçues ont la vie dure. Une rumeur bien ancrée dans les esprits voudrait ainsi que les hommes possédant un petit pénis, ou rencontrant des problèmes d'érection, cherchent à compenser la frustration qui en résulterait par la détention d'armes à feu.Or, une récente étude américaine fait justice d'une telle assertion. D'après ses conclusions, les hommes ayant un petit pénis ne seraient pas davantage tentés par la possession d'un revolver ou d'un fusil.Ce serait même le contraire. En effet, plus les volontaires interrogés sont insatisfaits de la taille de leur membre viril, moins ils sont susceptibles de posséder une arme à feu.Ce travail est formel sur ce point : ils auraient donc moins d'armes à feu que les autres. Si leurs attributs masculins les déçoivent, ils n'essaient pas de compenser cette faiblesse en s'entourant d'armes.Contrairement à ce que l'on entend souvent dire, les hommes comblés par la taille de leur pénis sont donc les plus tentés de posséder des armes à feu. Cependant, les chercheurs nuancent cette assertion.En effet, la satisfaction quant à la taille du pénis ne serait que l'un des facteurs qui pourraient pousser un homme à acheter des armes à feu. D'autres éléments, comme le taux de testostérone, le surpoids, l'âge ou encore le cadre de vie, sont également à prendre en compte. Comme aussi l'identification avec une représentation d'un certain idéal masculin.Cette étude, pionnière en la matière, est fondée sur les déclarations faites par plus de 2 000 volontaires, âgés de plus de 18 ans. On leur a d'abord demandé ce qu'ils pensaient de la taille de leur pénis en érection.On a ensuite cherché à savoir s'ils possédaient des armes à feu et, en cas de réponse positive, de quelle arme il s'agissait.Cette étude a également montré qu'il n'existait pas de différences notables, en matière de détention d'armes à feu, entre les hommes qui ont tenté d'agrandir leur pénis et ceux qui n'avaient pas essayé de le faire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi voit-on à travers une vitre ?
Rediffusion Certaines questions sont plus simples que les réponses qu'on peut leur donner. Vous êtes-vous demandé, par exemple, pourquoi on peut voir à travers une vitre ?Pour comprendre cette transparence, il faut d'abord rappeler que le verre est fait de sable, de calcaire et de soude. Comme tout ce qui existe sur Terre, ces matériaux sont constitués d'atomes.Ils se composent d'un noyau et d'un champ d'électrons, qui occupent, à cette échelle microscopique, beaucoup plus d'espace.Si la vitre est transparente, c'est que la lumière, composée de photons, parvient à la traverser, contrairement au mur, qui l'arrêterait. Comment expliquer ce phénomène ?Pour le comprendre, il faut savoir que les atomes des matériaux composant la vitre possèdent des électrons qui ont différents niveaux d'énergie. D'autres électrons permettent la liaison entre les atomes.Par ailleurs, les électrons qui tournent autour du noyau observent des orbites différentes. Mais ils peuvent changer de niveau s'ils sont soumis à une quantité d'énergie suffisante.Dans le cas de la vitre, les électrons des atomes concernés se trouvent à des niveaux très distants les uns des autres. Et les photons n'ont pas assez d'énergie pour provoquer des changements de niveau. Par conséquent, les électrons ne peuvent pas être "excités", comme disent les physiciens.C'est ce qui explique que les photons composant la lumière ne provoquent aucune interaction avec les atomes du verre et passent donc sans encombre au travers de la vitre.Cette faculté de voir à travers la vitre s'explique aussi par la longueur d'onde de la lumière. En effet, si le verre laisse passer la lumière visible, c'est en raison d'une longueur d'onde assez élevée.Par contre, certains rayonnements ont une longueur d'onde trop basse pour pouvoir traverser une vitre. C'est le cas des rayons ultraviolets, qui sont bloqués par le verre.Si vous voulez bronzer, il ne sert donc à rien de vous installer sur une chaise longue placée à côté d'une fenêtre fermée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quand remonte le premier traitement contre le cancer ?
Rediffusion Plusieurs millénaires avant notre ère, la médecine égyptienne était déjà élaborée. Les chercheurs ont en effet à leur disposition de nombreux papyrus, qui détaillent les pratiques médicales des praticiens égyptiens.On sait ainsi qu'ils savaient poser des prothèses ou des plombages dentaires. Mais les médecins s'intéressaient aussi au cancer. Bien qu'elle manque de précision, la description de lésions "mangeuses" fait penser à des tumeurs cancéreuses. La mention d'une "masse gonflée", dans le sein d'une patiente, évoque également une telle possibilité.Mais les documents écrits ne sont pas les seuls à nous renseigner sur ce point. La découverte de crânes appartenant à des individus dont l'un vivait voilà plus de 4 000 ans nous en apprend davantage.Pour les scientifiques, les traces de lésions retrouvées sur le crâne le plus ancien pourraient être d'origine cancéreuse. La plus importante lésion correspondrait à la tumeur principale et les autres, plus petites, à des métastases.Ce qui a surtout intéressé les chercheurs, ce sont des marques d'incision, retrouvées autour des lésions. Elles montrent que les médecins ont peut-être tenté d'opérer le malade et de retirer ses tumeurs cancéreuses.Mais il est également possible que ces traces de coupure métallique proviennent d'une autopsie pratiquée sur ce patient d'une trentaine d'années. Le but aurait été de savoir de quoi il était mort.Un second crâne, plus récent, a également attiré l'attention des scientifiques. Il appartenait à une femme d'environ 50 ans et portait les stigmates d'un cancer osseux.Ces découvertes ont un double intérêt pour les chercheurs. En premier lieu, elles confirment que le cancer, souvent considéré comme une maladie moderne, existait dès la plus haute Antiquité.Par ailleurs, cette pathologie, que les thérapeutiques actuelles ne soignent qu'en partie, faisait déjà l'objet, dans l'Égypte ancienne, de traitements dont on ne connaît pas l'efficacité.Cela remet en question les convictions des spécialistes. Jusque là, en effet, ils mettaient en avant les conclusions des médecins égyptiens qui, dans un papyrus datant de plus de 3 500 ans, précisaient qu'"aucun traitement" ne pouvait guérir ce que nous nommons aujourd'hui le cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les guerres modifient-elles la migration des oiseaux ?
Rediffusion Comme tout conflit, la guerre en Ukraine a des conséquences désastreuses pour les hommes. Mais elle n'est pas non plus sans effet sur les animaux.Des chercheurs britanniques ont ainsi remarqué que la guerre perturbe la migration de certains oiseaux. C'est notamment le cas de l'aigle criard, un rapace migrateur qui passe l'hiver dans le sud-est de l'Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique.Puis il regagne des contrées plus septentrionales à partir de février ou mars. Quant à la période de reproduction, elle a lieu entre avril et août.Pour atteindre les zones de reproduction, qui se situent, pour la plupart, dans le sud de la Biélorussie, ces aigles passent au-dessus de l'Ukraine. Or, depuis le début du conflit, en février 2022, les oiseaux ont modifié leur itinéraire.Ils sont en effet contraints d'éviter ces zones dangereuses, où, du fait d'une altitude de vol assez basse, des projectiles peuvent les atteindre à tout moment. Les aigles criards empruntent donc un autre trajet, beaucoup plus long. En effet, ils doivent parcourir 85 kilomètres de plus pour contourner les lieux du conflit. Ce qui représente de nombreuses heures de vol supplémentaires.Si, malgré tout, ils sont amenés à survoler les zones en guerre, certains oiseaux réduisent leurs temps d'arrêt et de repos. Mais la plupart des aigles ne marquent plus de pause dans ces zones de repos, qui se trouvent surtout en Ukraine.Ainsi, les chercheurs ont constaté que, entre mars et avril 2022, seuls 19 aigles avaient traversé l'Ukraine pour rallier leurs zones de reproduction en Biélorussie.Les aigles criards volent donc plus longtemps et se reposent moins et, de ce fait, prennent moins le temps de se nourrir. Les experts craignent que ces oiseaux plus fatigués, et moins bien nourris, aient plus de mal à se reproduire.En effet, leur cycle de reproduction pourrait être reporté à une période où, faute de proies suffisantes, il sera plus difficile de nourrir les oisillons.Ce qui ne pourrait qu'avoir de graves conséquences sur la survie de ces rapaces, les aigles migrateurs faisant déjà partie des espèces considérées comme vulnérables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la différence entre pesanteur et gravité ?
Rediffusion Il n'est pas toujours facile de faire le distinguo entre la gravité et la pesanteur, des phénomènes parfois confondus. Ils ont, de fait, des rapports étroits, l'un étant même la conséquence de l'autre.La théorie de la gravité est due à Newton, qui l'a élaborée à la fin du XVIIIe siècle. Elle stipule que, sur Terre, un objet est attiré par un autre objet plus massif. Ainsi, la pomme tombant sur la tête de Newton, dont la légende prétend qu'elle lui donna l'idée de sa théorie, est attirée par la Terre. Et non l'inverse.Cette gravité est partout la même sur notre planète. Newton a étendu sa théorie pour l'appliquer aux mouvements des planètes, mettant ainsi au point ce qu'on appelle depuis la gravitation universelle.Dans sa fameuse théorie de la relativité générale, Einstein décrit la gravitation, non plus comme une force, qui attire un corps vers un autre, mais comme l'action de corps massifs déformant l'espace-temps.La pesanteur est le phénomène par lequel tout corps doté d'une masse tombe à la verticale. Cette chute est liée à la gravité. La pesanteur est donc en partie l'effet de la gravité.Si l'on veut être plus complet, la pesanteur est bien le résultat de la gravitation, mais aussi celui des forces qui s'exercent quand le corps est en mouvement.La force verticale qui entraîne l'objet vers le bas peut être assimilée au poids de cet objet. Tous les objets tombent à la même vitesse, quelle que soit leur masse.Contrairement à la gravité, la pesanteur n'est pas toujours la même sur Terre. En effet, elle est légèrement plus élevée à l'équateur et aux pôles. En ces deux endroits, l'effet de la rotation de la Terre explique ces légères différences.La gravité et la pesanteur ne sont pas seulement présentes sur Terre. Elles existent aussi sur la Lune, où elles sont toutefois beaucoup plus faibles. Dans l'espace, les cosmonautes sont même en apesanteur, mais toujours soumis aux effets de la gravité terrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on d'un « événement Miyake » ?
RediffusionOn sait que la Terre est régulièrement frappée par des tempêtes solaires qui se manifestent par l'expulsion de particules se propageant dans l'espace à des vitesses impressionnantes.Mais notre planète a été touchée, dans un passé lointain, par des tempêtes cosmiques beaucoup plus puissantes. On les appelle des "événements Miyake", du nom de l'astronome japonais qui les a découvertes.Six tempêtes de ce type se seraient abattues sur notre planète au cours des derniers milliers d'années. D'après les scientifiques, un "événement Miyake" pourrait se produire chaque millénaire.Des tempêtes cosmiques d'une grande intensité auraient ainsi touché la Terre en 775 et 994 après J.-C. De fait, les scientifiques en ont trouvé les traces dans les glaces de l'Antarctique, mais aussi dans les cernes de croissance des arbres.Mais comment se forment ces "événements Miyake" ? Selon les scientifiques, les particules cosmiques émises lors de ces tempêtes pénètrent dans l'atmosphère terrestre et y rencontrent les nombreux atomes d'azote qui sont l'un de ses composants.Cette interaction entraîne la transformation de chacun de ces atomes en isotope du carbone, appelé radiocarbone ou carbone 14 (C 14). Rappelons que l'isotope d'un élément chimique, ici le carbone, est un atome contenant autant de protons mais un nombre différent de neutrons.Cette collision a lieu dans la haute atmosphère. Le carbone 14 se diffuse ensuite dans l'air et se dépose dans les océans et sur les plantes. Il se fixe également en plus grande quantité sur les arbres, et se retrouve dans les cernes, le carbone 14 servant alors de marqueur pour la datation de ces tempêtes.Pour l'heure, les scientifiques ignorent les causes exactes de ces tempêtes. Beaucoup pensaient que leur origine était à rechercher dans les éruptions solaires. Mais il semble que leur source soit beaucoup plus lointaine.Si ces tempêtes se produisaient aujourd'hui, elles auraient des conséquences catastrophiques. Elles pourraient en effet gravement endommager les câbles Internet et sous-marins, les lignes électriques à longue distance et d'autres systèmes de communication. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la théorie du satellite Chevalier noir ?
Rediffusion Les chercheurs de soucoupes volantes passent une partie de leur temps à scruter le ciel, à la recherche de vaisseaux ou d'objets célestes d'origine extraterrestre.Ils ont cru en trouver un dans la photographie d'un curieux objet, en orbite autour de la Terre. Pour les ufologues, aucun doute n'était permis : ce "black knight" ou "chevalier noir", comme ils nomment cet objet céleste, ne pouvait venir que des "aliens". Certains ont même réussi à le dater : cet objet, témoin de l'avance technologique des extraterrestres, aurait environ 13 000 ans.Ils sont d'ailleurs persuadés que certaines personnes ont reçu des messages de ce "black knight". À commencer par l'inventeur Nikola Tesla, qui prétendait avoir reçu de curieuses communications en provenance de Mars. Les scientifiques expliquent aujourd'hui qu'il s'agissait sans doute d'un pulsar ou d'ondes émises par un objet en orbite.À la fin des années 1920, un ingénieur norvégien, Jorgen Hals, recevait une sorte d'écho immédiat après avoir envoyé des messages radio. Pour certains ufologues, là encore, l'origine de cet écho était toute trouvée : il provenait du "chevalier noir".Les amateurs de soucoupes volantes rappellent également la découverte faite par un des premiers chasseurs d'ovnis, en 1954, qui prétendait que l'US Air Force avait repéré des satellites en orbite autour de la Terre, alors qu'aucun pays n'en avait encore lancé. L'un d'entre eux n'était-il pas, déjà, le mystérieux "chevalier noir" ?En fait, la réponse apportée par l'agence spatiale américaine est plus prosaïque. Ce mystérieux objet serait une banale couverture thermique. Elle devait être installée sur la navette Endeavour, lors d'une mission de la Nasa, en 1998.La couverture devait être mise en place pendant une sortie du vaisseau. Mais l'astronaute qui la tenait l'a laissé échapper. Ses collègues ont voulu garder une trace de cet objet avant qu'il ne se consume en entrant dans l'atmosphère terrestre.Ils ont donc pris cette couverture thermique en photo. Un cliché qui continue d'entretenir les fantasmes des ufologues. Considéré comme un débris spatial, l'objet a depuis été classé dans une base de données spécifique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi rêvons-nous davantage au printemps ?
Rediffusion Les auteurs d'une récente étude se sont aperçus que les internautes faisaient davantage de recherches sur le sens de leurs rêves au printemps. Ils se demandent notamment ce que peut vouloir dire la perte d'une dent, l'échec à un examen ou encore une arrivée en retard.Pour les chercheurs, il n'y a rien d'étonnant à cela. Si les gens se préoccupent plus volontiers du sens de leurs rêves, c'est d'abord en raison de l'importance qu'ils leur prêtent. Une enquête récente montre ainsi que, pour près de 45 % des Britanniques, les rêves ont une véritable signification.Une autre explication tient au moment durant lequel ces recherches sont effectuées. Les spécialistes rappellent en effet qu'elles sont plus nombreuses au printemps parce que les rêves apparaissent plus souvent durant cette saison.Les songes seraient en effet plus fréquents au printemps. Les spécialistes l'expliquent surtout par les effets du changement de saison.Avec le rallongement des jours, en effet, nous produisons moins de mélatonine. Or, cette hormone joue un rôle crucial dans la survenue et la qualité du sommeil. La mélatonine est liée à la présence de lumière. Plus la lumière est abondante, plus elle diminue. Or, avec l'allongement des jours qui le caractérise, le printemps est une période moins favorable à sa production.La mélatonine étant moins abondante, les couchers sont plus tardifs et les réveils nocturnes plus fréquents. D'une manière générale, le temps de sommeil a tendance à diminuer. Or, ces nuits plus brèves et plus hachées seraient propices à l'apparition de rêves plus fréquents.Durant les nuits d'hiver, plus calmes et plus longues, cette production onirique serait moins intense. Elles sont en effet plus favorables au sommeil profond, moins propice aux rêves élaborés.Mais on n'est pas obligé d'attendre l'arrivée de cette saison pour rêver du printemps. Si vous voyez en songe des prairies fleuries, et si vous entendez le pépiement des oiseaux, un tel rêve aurait une dimension positive.Pour les spécialistes de l'interprétation des songes, il signifierait un renouveau ou un nouvel élan dans votre vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les « feux zombies » ?
Rediffusion En 2023, le Canada a dû faire face à des feux de forêt d'une intensité exceptionnelle, attisés par une sécheresse extrême et des températures anormalement élevées. L'an dernier, 18 millions d'hectares sont ainsi partis en fumée.Mais, de ce point de vue, 2024 s'annonce déjà comme une année tout aussi difficile. En effet, de nouveaux incendies pourraient se déclarer très tôt. Leur déclenchement précoce pourrait être activé par les "feux zombies" qui se multiplient sur le territoire canadien.Malgré les chutes de neige abondantes et le froid glacial qui, durant l'hiver, règne sur une partie du pays, ces feux, restes d'anciens foyers, continuent de couver. Ils se comportent comme les zombies, qu'on croyait morts et qui reviennent pourtant à la vie.Malgré ces rudes conditions climatiques, les feux zombies continuent à s'alimenter grâce à la tourbe, qui recouvre une partie du nord du Canada. Il s'agit d'un sol organique, composé notamment de débris de végétaux. C'est donc un composé facilement inflammable. Nourri de ce sol particulier, le feu zombie couve dans la terre et peut repartir à tout instant.Un autre élément favorise encore l'entretien de ces feux : la neige. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, en effet, l'épaisse couche de neige qui recouvre ces contrées se comporte comme une couche isolante. Elle protège alors ces feux, qui continuent à brûler lentement.D'ordinaire, ces feux zombies donnent naissance à 5 ou 6 incendies d'hiver. Mais, cette année, le nombre de ces feux a explosé. On en compte ainsi plus de 100 dans la seule province de Colombie-Britannique.On dénombre aussi un nombre inhabituel de feux zombies actifs dans la province de l'Alberta. Ils auraient déclenché, au début de février, pas moins de 57 incendies.Activés par les effets du réchauffement climatique, ce type de feux devrait être beaucoup plus fréquent à l'avenir. Cachés dans la neige, ces feux zombies sont difficiles à repérer et à éteindre. Pour l'instant, en effet, seulement un petit nombre d'entre eux sont signalés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un pulsar ?
RediffusionLe premier pulsar a été découvert en 1967, dans une constellation située à quelque 2 000 années-lumière du Soleil. En fait, les astronomes connaissaient ces objets célestes bien avant cette date, mais sans le savoir.En effet, les pulsars appartiennent à la catégorie des étoiles "à neutrons". Or ces dernières ont été décrites dès la fin des années 1930.Ces astres sont en quelque sorte les restes de l'effondrement gravitationnel de certaines étoiles très massives. Arrivées en fin de vie, elles explosent et deviennent des "supernovas".Sous l'effet de la gravitation, leur noyau, composé de neutrons, se comprime jusqu'à former un cœur extrêmement dense. Ces étoiles à neutrons sont donc, en quelque sorte, les cadavres d'étoiles mortes.Certaines de ces étoiles à neutrons deviennent des pulsars. Dans ce cas, le noyau très dense, auquel elles sont réduites, se met à tourner très vite. Et, tout en tournant, le pulsar diffuse dans l'espace des rayons radio et X.Il s'agit de brèves impulsions, émises de façon régulière. L'intervalle entre chaque rayonnement est très bref, mais peut varier, selon l'étoile concernée, de quelques millisecondes à plusieurs secondes.Le nom même qui a été choisi pour cet objet céleste exprime bien cette idée de pulsation. Il s'agit en fait d'une fausse impression, puisque ces pulsars brillent d'une manière continue. C'est la manière dont ces radiations sont émises qui donne le sentiment d'un rayonnement saccadé.Il existe cependant plusieurs sortes de pulsars. Certains tournent à une vitesse inimaginable, faisant parfois 1 000 tours par seconde. Ces pulsars sont souvent associés à une autre étoile que, du fait de leur intense attraction gravitationnelle, ils finissent par ralentir.De leur côté, les "magnétars" ou "magnétoiles", se distinguent, comme leur nom le laisse supposer, par l'intensité d'un champ magnétique surpuissant.Ce champ magnétique, qui se traduit par la diffusion d'ondes électromagnétiques, mobilise la plus grande partie de l'énergie de ces pulsars. Aussi tournent-ils beaucoup plus lentement, n'effectuant parfois qu'un tour toutes les 5 secondes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les objets abandonnés sur la Lune ?
Rediffusion Entre 1969 et 1972, douze hommes ont marché sur la Lune. Après avoir accompli leur mission, ils ont laissé un certain nombre d'objets sur le sol lunaire. Le but était de ne pas alourdir le voyage de retour en emportant des objets sans grande utilité. La NASA en a même dressé la liste.On y trouve surtout des appareils ayant servi aux astronautes. On notera ainsi la présence de caméras, avec leurs batteries, d'instruments de géologie ou encore de magnétomètres, qui permettent de mesurer la puissance et la direction d'un champ magnétique.Les astronautes ont également abandonné sur place plusieurs rétro-réflecteurs, des appareils permettant de mesurer avec précision la distance de la Terre à la Lune.Mais bien d'autres choses dorment sur la Lune. En fait, les astronautes y ont laissé un véritable bric-à-brac. La NASA a en effet répertorié pas moins de 809 objets laissés sur le sol lunaire, ce qui représente environ 180 tonnes.Parmi eux, on trouve de tout. Si un voyageur venu de l'espace venait à visiter notre satellite, il pourrait ramasser, en plus de divers instruments, une épingle à cravate, des coupe-ongles ou encore une Bible.Les prochains astronautes à marcher sur le sol lunaire pourront également voir le portrait de famille d'un de leurs devanciers. Comme aucun vent ne souffle à la surface de la Lune, cette photographie est restée là où on l'a posée, de même qu'une plume, dont on s'est servi pour faire une expérience. On le voit, un véritable inventaire à la Prévert !On pourrait y ajouter d'autres objets non moins insolites. On peut notamment citer des balles de golf, une spatule, des drapeaux ou encore des hamacs. Sans compter les poches d'urine et près de 100 sacs remplis d'excréments, laissés sur la Lune par les astronautes ayant participé aux six vols habités.Par ailleurs, les débris de modules spatiaux lancés par diverses agences spatiales sont toujours éparpillés sur le sol de la Lune. Ces objets gardent encore une utilité, les scientifiques songeant à étudier la manière dont se comportent les matériaux qui les composent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les aurores boréales réduisent la consommation d'énergie ?
Rediffusion Les aurores boréales produisent dans le ciel des voiles lumineux, dont l'aspect coloré et chatoyant réjouit le regard. Elles proviennent de la collision entre des particules émises par le Soleil, chargées de protons et d'électrons, et les gaz composant l'atmosphère terrestre.Ce vent solaire, comme l'appellent les scientifiques, est guidé par le champ magnétique terrestre vers les deux pôles, où se produisent ces phénomènes. On les nomme donc aurores "boréales" si elles se manifestent vers le pôle Nord, et aurores "australes" si elles se forment dans l'hémisphère Sud. On peut aussi les désigner du terme générique d'"aurores polaires".Mais les aurores boréales ne sont pas seulement un spectacle pour ceux qui ont le privilège de les voir. Elles sont aussi très utiles.Grâce aux aurores boréales, en effet, les habitants des contrées les plus septentrionales de l'Europe verraient leur facture énergétique baisser.C'est notamment le cas des Finlandais, qui n'habitent pas si loin du cercle polaire. D'après les calculs d'un chercheur finlandais, les aurores boréales permettraient aux habitants de réduire de près de 15 % leur note d'électricité. Une aubaine en ces temps où, dans ces pays comme dans les autres, les prix de l'énergie ne cessent de grimper.Selon ce scientifique, les aurores boréales ornant le ciel de Finlande permettraient d'économiser environ 600 gigawattheures, soit ce que consomment, chaque mois, 330 000 ménages finlandais pour se chauffer.De fait, elles réchauffent l'atmosphère. L'apparition des aurores boréales se traduit en effet par la production d'oxydes nitriques, qui détruisent l'ozone de la haute atmosphère.Or ce gaz joue un rôle essentiel dans la régulation de la température. En effet, la destruction d'une quantité suffisante d'ozone renforce l'action du vortex polaire, un vent qui maintient l'air froid en altitude. Il s'ensuit alors un notable réchauffement des pays concernés.En permettant de mieux comprendre les modalités d'apparition des aurores boréales, et leur rôle dans la régulation des températures, les travaux de ce chercheur, et d'autres équipes de scientifiques, pourraient inciter à une meilleure planification de la production et de la consommation d'énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les ressources exploitables sur la Lune ?
Rediffusion La Lune est pour l'instant un lieu d'observation pour les astronomes. Ils y puisent de précieuses informations, notamment sur la formation de la Terre et de son satellite.Mais elle pourrait devenir, dans un proche avenir, une véritable zone d'exploitation. Plusieurs pays ont en effet adopté des lois permettant aux sociétés privées d'exploiter les ressources lunaires. Car notre satellite n'en manque pas et elles commencent à intéresser sérieusement les entreprises.La première d'entre elles est l'hélium-3, un gaz léger que les vents solaires y ont amassés. Du fait de son champ magnétique, qui la protège de ces interférences, l'hélium -3 est très peu présent sur Terre.Les spécialistes estiment qu'environ 100.000 tonnes de ce gaz dormiraient à la surface de notre satellite. Or il est indispensable pour faire fonctionner les réacteurs à fusion nucléaire.Pour recueillir l'hélium-3, il faudrait cependant faire chauffer la roche lunaire et récupérer le gaz qui s'en échapperait alors. Une manne pour les industriels, peu désireux d'acheter un gaz qui, en raison de sa rareté sur Terre, vaut environ 16 millions de dollars le kilo.Mais la Lune abrite d'autres ressources, à commencer par l'eau. Plus d'un milliard de tonnes d'eau se seraient amassées, sous forme de glace, dans les secteurs les plus sombres, et donc les plus froids, de notre satellite.Les industriels n'ont pas l'intention d'utiliser cette eau telle quelle. Après avoir fait fondre la glace, et purifié l'eau obtenue, ils veulent fabriquer de l'hydrogène liquide et du peroxyde d'hydrogène, des carburants utilisés pour les fusées.Ce carburant serait stocké dans des stations en orbite, où les vaisseaux viendraient se ravitailler. Ainsi, ils ne seraient plus obligés, au départ de la Terre, d'embarquer tout le carburant nécessaire à la mission.Ces réserves d'eau pourront aussi alimenter de futures bases lunaires. Ce qui représente une économie notable si l'on se souvient qu'un litre d'eau envoyé sur la Lune depuis la Terre coûte, du fait de l'énergie nécessaire à son transport, environ 10 000 euros.Quant à savoir comment sera réglée l'attribution de ces ressources lunaires, c'est une autre question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les animaux peuvent-ils se soigner ?
Rediffusion Les éthologues, spécialistes de l'étude du comportement animal, ont souvent noté, chez les animaux, des attitudes qui les rapprochent de l'homme. Ainsi, ils semblent capables de se soigner.Les exemples d'une telle aptitude ne manquent pas. À Sumatra, des zoologues, qui observaient des orangs-outans, ont remarqué que l'un d'entre eux était blessé au visage. Une vilaine plaie, située au-dessous de l'œil.Les scientifiques s'intéressent alors au manège de l'animal. En effet, il ne laisse pas la blessure s'envenimer, mais, au contraire entreprend de se soigner. Ce qui suppose, de sa part, une certaine prise de conscience : il savait qu'il était blessé et qu'il devait faire quelque chose pour que la blessure ne s'aggrave pas.Sous les yeux étonnés des zoologues, l'orang-outan commence d'abord par mâcher les feuilles d'une liane. Il faut donc en déduire que ces animaux connaissent les vertus curatives de certaines plantes.Ayant bien malaxé les feuilles, il en applique la pulpe sur la plaie, comme un cataplasme. Au bout de 5 jours, les scientifiques qui suivent l'animal s'aperçoivent que la plaie s'est refermée. Après deux semaines supplémentaires, la blessure ne se voyait quasiment plus.Cette liane fait partie des plantes utilisées par les habitants pour soigner certains maux. Mais c'est la première fois qu'on voit un animal sauvage s'en servir à des fins curatives.Il se peut que cet orang-outan ait découvert, par accident, les vertus de cette plante. Il s'agirait alors d'une découverte "individuelle", dont on ne sait si elle pourra profiter un jour à toute l'espèce.Ce cas d'automédication n'est cependant pas le premier à être relaté dans le monde animal. Dès les années 1960, la célèbre primatologue Jane Goodall avait constaté que des chimpanzés mangeaient certaines feuilles pour éliminer des parasites.Ce qui suppose, encore une fois, une véritable connaissance des bienfaits de ces plantes, un savoir qui serait transmis par les femelles. Quant aux orangs-outans, ils ne soignent pas seulement les plaies de leurs visages, ils frottent leurs membres endoloris avec des plantes réputées pour leur action contre les douleurs articulaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les lignes électriques peuvent-elles faire du bruit ?
Rediffusion Les personnes habitant à proximité d'une ligne électrique perçoivent parfois un bruit, qui ressemble à un grésillement. Ce crépitement est lié aux décharges électriques qui se produisent dans le champ électrique entourant les câbles à haute tension.Si le champ électrique est assez puissant, l'air environnant se trouve ionisé. Autrement dit, les atomes qui le composent se voient enlever ou ajouter des charges. Ils deviennent donc des ions, neutres d'un point de vue électrique.Cet air ambiant devient alors un milieu porteur, au sein duquel se produit ce que les spécialistes appellent l'"effet couronne". Il se traduit par le déclenchement d'une charge électrique partielle, qui émet une sorte de crépitement.Ces bruits sont renforcés par la présence de certaines irrégularités sur les fils électriques, comme des poussières, des débris végétaux ou même des insectes. En provoquant une surtension locale de la ligne, chacune de ces irrégularités tend à accroître la charge électrique, et donc le bruit qui l'accompagne.Les bruits se manifestant au voisinage des lignes électriques peuvent encore avoir d'autres causes. L'humidité peut aussi renforcer ces effets sonores. Elle entraîne en effet la formation de gouttes d'eau qui, par le même "effet couronne", produisent des bruits caractéristiques.Ainsi, par temps de brouillard, des sons de 40 à 55 décibels peuvent se faire entendre. Cette émission sonore varie également en fonction de la puissance électrique de la ligne. Sur une ligne aérienne de 400 000 volts, le bruit perçu sera plus fort que sur une ligne de 25 000 volts.Si le temps est à la pluie, les lignes électriques émettent des grésillements encore plus audibles. Et le vent joue aussi de ces lignes comme des cordes d'un immense instrument de musique.Il est à noter que l'"effet couronne" ne se traduit pas seulement par des bruits. Dans certains cas, on peut aussi le voir. Par temps d'orage, en effet, il provoque une sorte de halo lumineux connu sous le nom de "feux de Saint-Elme", bien connus aussi des navigateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'une planète errante ?
Rediffusion L'organisation de l'univers et, en premier lieu, de notre système solaire, nous a habitués au lien existant entre une planète et son étoile. Ainsi, la Terre, et les autres planètes du système solaire, tournent autour de l'astre qui en est le centre.Mais ce modèle n'est pas le seul. En effet, depuis les années 1990, les astronomes ont repéré des planètes différentes. De fait, elles ne semblent pas dépendre d'une étoile.D'où les noms divers qu'on leur a donnés. Les scientifiques les appellent des planètes "errantes" ou "vagabondes". Certaines de ces planètes flottantes semblent plus volumineuses que Jupiter.Et elles paraissent très nombreuses. Ainsi, les astronomes en auraient repéré quelque 400 milliards dans la seule Voie lactée.Ces planètes errantes ne doivent pas être confondues avec les naines brunes. En effet, ces "étoiles avortées", comme on les appelle aussi, ne sont donc pas vraiment des astres, mais ce ne sont pas des planètes non plus.Cependant, la distinction n'est pas toujours facile à faire entre une naine brune et une planète errante. Aussi, certains objets célestes, qualifiés d'abord de naines brunes, ont ensuite été baptisés planètes errantes, et vice versa.Ces confusions s'expliquent par les difficultés d'observation de ces planètes orphelines. Seule la faible augmentation de la luminosité d'une étoile, due au passage, entre elle et la Terre, d'une ces planètes errantes, permet d'en déceler la présence.Les astronomes se sont demandé comment ces planètes avaient pu apparaître. Pour certains, elles seraient nées, comme les étoiles, de l'agrégation d'un nuage de gaz et de poussière.Leur masse trop faible n'entraîne cependant pas les réactions en chaîne qui conduisent à la formation d'une étoile. Ces objets célestes deviennent alors des planètes errantes. Il se peut aussi qu'elles aient été éjectées de leur système planétaire par les mouvements des planètes qui le composent.Quoi qu'il en soit, ces planètes errantes, qui ne sont pas réchauffées par la chaleur d'une étoile, semblent des milieux peu propices à l'apparition de la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment expliquer l'énorme trou ouvert en Antarctique ?
Rediffusion Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'Antarctique n'est pas entièrement recouvert par la glace. En effet, de larges trous s'y forment, que les scientifiques nomment des "polynies".Il s'agit d'espaces d'eaux libres, cernés par la glace. Ils jouent un rôle essentiel dans l'équilibre naturel de la région. En effet, ils représentent un milieu de vie très apprécié de certaines espèces d'oiseaux ou de mammifères marins.La présence de ces trous d'eau peut aussi influencer le climat, non seulement de l'Antarctique, mais encore du reste de la planète.Les scientifiques ont beau connaître ce phénomène, ils n'ont pas manqué d'être intrigué par la découverte d'un trou d'eau particulier. En effet, si ce trou, nommé "polynie de Maud Rise", a attiré leur attention, c'est en raison de sa taille exceptionnelle.Située dans la mer de Weddell, cette polynie est passée tout d'un coup d'une superficie de 9.500 km2 à plus de 80.000 km2. Soit plus de deux fois la taille de la Belgique ! D'où pouvait venir une croissance aussi subite, et d'une telle ampleur ?Le phénomène peut s'expliquer de plusieurs manières. En premier lieu, des courants marins, présents dans la mer de Weddell, amènent une remontée d'eau chaude, ce qui provoque une fonte des glaces. Le renforcement de ces courants est un premier facteur d'explication.La formation de ce gigantesque trou est également liée à l'action des vents. Dans cette région, en effet, ils forment ce que les spécialistes appellent la "spirale d'Ekman". Ces vents entraînent des tourbillons, qui font remonter vers la surface les couches d'eau profondes, plus salées.Le sel s'amasse alors sur les bords du trou, empêchant l'eau de geler. De sorte que le trou ne peut pas se refermer. La découverte de cette polynie ne semble rien augurer de bon pour l'avenir.En effet, d'après les spécialistes, les vents soufflant sur l'Antarctique pourraient se renforcer de manière notable. Leur action pourrait ainsi contribuer à la formation de nombreux trous dans une glace de plus en plus fragilisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les poules rougissent-elles ?
Rediffusion On le sait, les humains ne sont pas les seuls à ressentir des émotions. Les animaux y semblent aussi sensibles que nous.Pour mieux comprendre comment ils réagissent à des stimuli externes, des chercheurs ont confronté des groupes de poules à certaines situations. Et ils se sont rendu compte que, dans certaines circonstances, ces volatiles avaient tendance à rougir, comme les humains.Cette rougeur, peut-être causée par un afflux de sang, apparaît à des endroits précis, comme les joues ou les oreillons, des parties charnues situées sous les plumes de l'oreille.Les chercheurs ont étudié des milliers de photos, prises sur un groupe de poules. Ils ont alors remarqué, sur certains clichés, que les joues des poules ne rougissent pas quand elles sont calmes. Tout comme les humains, là encore.En revanche, ces rougeurs apparaissent quand elles sont placées dans des circonstances plaisantes, comme la distribution de vers, une friandise que ces gallinacés apprécient beaucoup.Mais ces poules rougissent encore plus quand elles sont placées dans des conditions difficiles, comme une capture par le fermier par exemple.Il s'agit d'un phénomène très rapide, la rougeur ne se manifestant que durant quelques secondes. Les spécialistes n'en connaissent pas la raison exacte, même s'ils pensent que, comme chez l'homme, cette subite rougeur pourrait être provoquée par un afflux sanguin.Par ailleurs, la face d'une poule sera plus claire si elle se trouve dans un environnement rassurant, en présence de personnes qui lui sont familières. De telles différences de coloration pourraient donner d'utiles renseignements sur l'état émotionnel de ces volatiles.Un indicateur pertinent, qui pourrait aider à améliorer leur cadre de vie. Une bonne nouvelle pour les défenseurs du bien-être animal.Il reste aux scientifiques à mieux appréhender le fonctionnement de ce mécanisme. Ainsi, ils cherchent à comprendre le sens de ces rougissements quand les poules sont entre elles.Il s'agit aussi, pour les chercheurs, de relier ces rougeurs fugaces à d'autres comportements des poules, comme les mouvements dont elles agitent les plumes de leur tête. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'a subi la Terre il y a 41000 ans ?
Rediffusion On sait que la Terre est constamment bombardée par des rayons cosmiques. Ces minuscules particules subatomiques, surtout des protons et des noyaux d'atomes, nous viennent de l'espace.En temps ordinaire, notre planète est préservée de ces rayons, dont les effets peuvent être néfastes, par le champ magnétique terrestre.Mais, au cours de la longue histoire de la Terre, ce bouclier a souvent été affaibli. C'est notamment ce qui se produit dans les périodes d'inversion magnétique, quand le Nord magnétique se retrouve à la place du pôle Sud géographique.Dans ce cas, le champ magnétique terrestre est annulé. La dernière inversion de ce type a eu lieu voilà 780.000 ans.Mais il arrive aussi que le champ magnétique se comporte comme s'il allait s'inverser. Mais, en fait, il s'effondre avant de retrouver sa position normale.C'est d'un de ces événements, survenu il y a 41.000 ans, que les chercheurs ont retrouvé la trace. En étudiant des échantillons prélevés dans des sédiments océaniques, ils ont retrouvé un élément qui est produit par le choc entre des particules cosmiques et des atomes d'oxygène ou d'azote.La présence de cet élément, le béryllium 10, est donc bien la preuve du bombardement, par des rayons cosmiques, d'une planète qui n'était plus protégée par son bouclier magnétique.L'importance de cette découverte ne tient pas seulement à ce qu'elle révèle du passé de notre planète. Elle pourrait aussi contenir des informations sur son avenir et celui de l'humanité.En effet, les chercheurs voient des similitudes entre cet effondrement du champ magnétique terrestre, qui s'est produit voilà plus de 40.000 ans, et l'affaiblissement actuel de ce bouclier. Il a en effet déjà perdu, depuis 3.000 ans, près d'un tiers de sa puissance.Et il se pourrait bien que cet affaiblissement se traduise finalement, dans deux millénaires environ, par une annulation de ce champ magnétique. Avec de graves conséquences sur la nature et les êtres humains.Même si leur survie, en tant qu'espèce, n'est pas menacée, ces rayons cosmiques provoquent tout de même des mutations cellulaires pouvant affecter leur santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi une voile va-t-elle être envoyée dans l'espace ?
Rediffusion Les agences spatiales réfléchissent à la manière de mouvoir les engins qu'elles déploient dans l'espace. C'est ainsi que la NASA vient de lancer un nouveau satellite.Il devrait lui permettre de tester un nouveau mode de propulsion. En effet, ce satellite devrait déployer dans l'espace une voile de 80 m2, conçue dans des matériaux très légers.Le satellite, de la taille d'un four micro-ondes, selon les indications de la NASA, doit être placé en orbite, à environ 1.000 kilomètres au-dessus de la Terre, avant de déployer la voile en question.Mais quel est le but de cette voile ? Elle doit tester un nouveau mode de propulsion. En effet, la lumière du Soleil, ou, pour être plus précis, les photons qui la composent, atteignent la voile et la mettent alors en mouvement.Cette propulsion photonique, comme on l'a baptisée, se comporte un peu comme le vent qui gonfle les voiles des bateaux et les pousse en avant.Une telle énergie comporte de notables avantages. Elle est inépuisable et la voile qui l'utilise coûte moins cher que d'autres technologies. Enfin, d'un point de vue environnemental, elle sans reproche.Cette voile solaire n'est pas la première à avoir été lancée dans l'espace. En 2010, en effet, l'Agence spatiale japonaise (JAXA) y a envoyé une voile d'une superficie de plus de 173 m2.Et des projets encore plus ambitieux sont à l'étude. En effet, une société américaine a mis au point, pour le compte de la NASA, une voile de plus de 410 m2. Elle est fabriquée avec un matériau encore plus fin qu'un cheveu.Mais l'agence spatiale américaine voit encore plus grand. Elle a en effet prévu de déployer une voile solaire de 1650 m2, ce qui représente la superficie de plusieurs terrains de football.La propulsion photonique pourrait propulser des vaisseaux dotés de cette voile vers des régions très lointaines, au-delà du système solaire, là où les modes de propulsion habituels sont incapables de les amener. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faut-il pas pleurer dans l'espace ?
Rediffusion On sait que, dans l'espace, le corps humain ne se comporte pas comme sur terre. C'est d'ailleurs pour les habituer à ces nouvelles conditions que les astronautes sont soumis à un entraînement complet avant de partir en mission.Les cosmonautes doivent donc adapter leurs comportement à leur nouvel habitat. Ainsi doivent-ils s'abstenir de pleurer. Sur terre, une telle action, si elle exprime de la tristesse, n'a rien de gênant ou de dangereux.En effet, quand un terrien pleure, les larmes qui se forment alors sont attirées, comme toute chose, par la gravité terrestre et coulent donc le long des joues.Mais dans l'espace, il n'en va pas de même. Là, en effet, la pesanteur liée à la gravité terrestre ne joue pas. En état d'apesanteur, la larme qui se forme dans l'œil de l'astronaute ne s'écoule pas vers le bas, comme sur terre.L'eau, qui ne peut plus s'échapper de cette manière, va s'accumuler autour des yeux. Au bout d'un certain temps, des picotements apparaissent. Et, si rien n'est fait, une sensation de brûlure peut se manifester.Peu à peu, une véritable poche d'eau se forme sous les yeux, ce qui n'est guère agréable pour le cosmonaute. Et si cette boule grossit assez, elle finit par se détacher et flotter dans l'espace. C'est ainsi qu'il est possible de voir ses larmes danser autour de soi.Si l'astronaute est dans le vaisseau spatial, il lui suffit de prendre un mouchoir et d'essuyer ce trop-plein d'eau. Mais il ne peut le faire s'il en est sorti. Dans ce cas, en effet, il a dû mettre son casque.C'est la mésaventure qui est arrivée, en 2001, au cosmonaute Andrew Feustel. Il a en effet reçu du liquide antibuée dans l'œil. Le casque sur la tête, il ne pouvait s'essuyer les yeux. Il en a donc été réduit à se frotter le visage contre la mousse qui tapissait l'intérieur de son casque.Si un cosmonaute se sent un peu déprimé, il a donc tout intérêt à ne pas sortir de son vaisseau ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi peut servir la plus fine feuille d'or du monde ?
Rediffusion Depuis longtemps, les scientifiques cherchent à créer des matériaux bidimensionnels. Composés d'une seule couche d'atomes, ces matériaux ont en effet des propriétés semi-conductrices qui les rendent très utiles.C'est ainsi que les chercheurs avaient réussi à isoler le graphène, composé d'une seule couche de graphite. Leur ambition a ensuite été de créer, sur le même modèle, la feuille d'or la plus fine qu'on ait jamais vue.Une équipe de scientifiques vient d'y parvenir. Pour mettre au point cette feuille d'or, de l'épaisseur d'un seul atome, ils se sont inspirés des techniques traditionnelles des forgerons japonais.Pour créer cette feuille d'or ultrafine, les scientifiques ont utilisé un matériau en trois dimensions, comprenant notamment du carbone, du titane et du silicium. Ils ont alors versé sur ce matériau une mince couche d'or.L'or s'est alors progressivement infiltré dans ses diverses couches. Ceci fait, il fallait retirer les autres composants, pour ne plus laisser que l'or.Pour y parvenir, les chercheurs ont utilisé le "réactif de Murakami", une technique ancienne, mise au point par les forgerons japonais. Elle fait partie des procédés d'"attaque métallographique", qui permettent de révéler certaines caractéristiques d'un métal.Cette méthode permet notamment d'isoler certains composants du métal. Ils ont ensuite ajouté une substance permettant d'éviter le regroupement des atomes d'or. La plus fine feuille d'or jamais créée venait ainsi de naître.Quant à ses applications potentielles, elles sont nombreuses. En effet, cette feuille d'or pourrait contribuer à la production de carburants comme l'éthanol.Elle pourrait aussi faciliter la production d'hydrogène à partir de l'eau. Ce qui n'est pas sans importance, l'hydrogène servant notamment à valoriser les déchets industriels ou à décarboner l'industrie.Cette feuille d'or pourrait également permettre de détecter certains gaz ou de dépolluer l'eau. Grâce à elle, il serait aussi plus facile de mettre au point certains dispositifs miniaturisés.Du point de vue de la recherche fondamentale, cette découverte offre enfin de nouvelles perspectives à la science. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel français avait un siècle d'avance sur Darwin ?
Rediffusion Membre de l'Académie française, le comte de Buffon est l'un des esprits les plus brillants du siècle des Lumières. S'intéressant aux sciences dès sa jeunesse, il fait la connaissance de Voltaire et traduit un des ouvrages de Newton.Mais il se passionne plus spécialement pour la nature et les animaux. C'est ainsi que, sous le règne de Louis XV, il est nommé intendant du jardin du Roi, puis responsable du jardin des Plantes à Paris.L'administration de cet endroit dédié à l'étude de la nature a beaucoup fait pour assurer, jusqu'à nos jours, la renommée de Buffon. Il agrandit beaucoup les lieux, s'entoure de brillants esprits et fait de ce jardin un lieu d'expérimentation, où il observe la nature et vérifie la pertinence de ses hypothèses.En plus de la création du cabinet d'histoire naturelle du Roi, noyau des futures collections du Muséum d'histoire naturelle, Buffon rédige un ouvrage majeur, l'"Histoire naturelle".Cette véritable somme, dont 36 volumes paraissent du vivant de Buffon, est considérée comme une œuvre capitale dans le domaine des sciences de la nature. On estime parfois que, par certaines des thèses qui y sont développées, Buffon apparaît comme un véritable précurseur de Charles Darwin.Avec un siècle d'avance, il émet l'idée, alors iconoclaste, que les espèces ne sont pas immuables et qu'elles peuvent changer au cours du temps. Certes, il ne parle pas d'"évolution", mais il a eu, dans ce domaine, la même intuition que Darwin.Il a aussi suggéré que des espèces pouvaient s'éteindre, ce qui, à une époque où le rôle de la religion dans la création et le fonctionnement du monde était prépondérant, ne paraissait pas cohérent avec le projet divin. Dieu, en effet, n'avait aucune raison de faire disparaître une espèce qu'il avait créée.Il a aussi souligné les similitudes existant entre le singe et l'homme. Buffon aurait même réfléchi à la présence, chez tout homme, d'un mécanisme interne permettant d'expliquer le développement de l'organisme humain. Ce qui n'est pas sans rapport avec le concept d'ADN. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'azote liquide est-il si froid ?
Rediffusion On sait que l'azote existe d'abord à l'état gazeux. En effet, ce gaz représente près de 80 % de l'air que nous respirons. On le trouve aussi dans les bouteilles des plongeurs. Il est même indispensable à la vie. Sans l'azote, en effet, il n'y aurait ni ADN ni protéines.Mais l'azote existe aussi sous forme liquide. Cependant, pour obtenir de l'azote sous cette forme, il faut beaucoup le refroidir. De fait, il faut le porter précisément à la température de -195,79°C.Celle-ci représente le point d'ébullition de l'azote, autrement dit la température marquant le passage de l'état gazeux à l'état liquide.Si l'on continue à refroidir l'azote, la température ne descend pas davantage, mais le gaz passe à l'état liquide. C'est le même mécanisme qui est à l'œuvre, mais en sens inverse, quand on chauffe de l'eau.Portée à plus de 100°C, elle continue à bouillir, mais, au lieu de chauffer davantage l'eau, cette augmentation de la température entraîne, là aussi, un changement d'état : le liquide se transforme en gaz.L'azote gazeux passe donc à l'état de liquide, d'où s'échappent des vapeurs blanches. On ne s'étonnera pas que, ramené à une telle température, il soit alors aussi froid. Et il ne restera à l'état liquide que s'il est maintenu à cette température très froide. S'il se réchauffe, il redevient un gaz, ce qui est son état normal.L'azote liquide, très froid, est conservé dans des récipients spécifiques, appelés "vases Dewar". Comprenant une double paroi, entre lesquelles on a fait le vide, ils sont conçus pour conserver le froid dans les meilleures conditions.Placé dans ces vases, en effet, l'azote liquide est isolé de l'extérieur, et donc insensible aux transferts thermiques qui pourraient à nouveau le transformer en gaz.Les applications de l'azote liquide sont nombreuses, notamment en cuisine, où l'on s'en sert pour obtenir la congélation rapide des aliments. Il est également utilisé dans de nombreux secteurs, comme la construction ou l'informatique, où il permet de refroidir les processeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les politiciens de droite sont-ils les plus beaux ?
Rediffusion - Plusieurs études récentes semblent montrer que, pour choisir un candidat, les électeurs ne se fondent pas seulement sur son programme. Son physique jouerait aussi un rôle notable dans le vote.Ainsi a-t-il été demandé à plus de 680 volontaires suisses de deviner quels ont été les vainqueurs des élections législatives françaises de 2002. Sans connaître ces candidats, ils ont pourtant désigné les vainqueurs dans plus de 70 % des cas.Ils se sont fondés, pour ce faire, sur leur seul physique. Ils ont alors sélectionné les candidats qui leur paraissaient dégager une impression d'autorité et de leadership, largement reliée, elle-même, à la conformité aux canons de beauté en vigueur.Une étude finlandaise, concernant plus de 2.500 non Finlandais, amenés à mesurer la beauté de candidats à diverses élections, apporte des enseignements supplémentaires. En effet, si l'on en croit les résultats, non seulement les candidats classés à droite (ce que les participants ignoraient) ont été jugés plus séduisants, mais leur physique leur aurait valu davantage de suffrages.Le sentiment que l'apparence physique des candidats compte dans l'appréciation portée par les électeurs est souvent prise en compte par les hommes politiques. Ils sont conscients, en effet, que leur "image" auprès du public en dépend dans une large mesure.Aussi beaucoup d'entre eux essaient de perdre quelques kilos, sont attentifs à leur manière de s'habiller ou se plient volontiers aux contraintes du maquillage avant d'apparaître en public.Mais, pour certains observateurs, ce diktat du physique ne s'impose pas tant aux candidats en fonction de leur appartenance politique qu'en fonction de leur genre. Si, selon l'étude finlandaise déjà citée, les candidats de droite sont jugés plus séduisants, les femmes seraient encore plus dépendantes de leur physique.Et si un physique avantageux peut être un atout chez un candidat, il peut nuire à une candidate. Des qualités particulières seront associées à la beauté physique chez un homme. Mais le physique avantageux d'une femme pourra l'assimiler à une courtisane, qui se sert de ses charmes pour conquérir le pouvoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le neige est-elle potable ?
Rediffusion - Mettre de la neige dans la bouche et attendre qu’elle fonde pour la boire semble être un geste naturel quand on a soif au ski. Après tout la neige n’est que de l’eau solide. Mais cela permet-il de se déhydrater ? Et au-delà, est-ce sans risque ?Pour devenir de la neige, l’eau a dû modifier certaines de ses propriétés chimiques. En consommer en grande quantité ou trop régulièrement peut être néfaste pour le corps humain.La première de ses modifications est sa température. A l’état de neige elle est à zéro degré. Dès lors, croquer dedans peut entrainer un choc thermique. Notre organisme à 37 degrés va rapidement perdre de la chaleur et des diarrhées aiguës peuvent survenir. Si vous souhaitez boire il vaut donc mieux la faire fondre (dans la main ou dans la bouche) avant de l’avaler.Ensuite la seconde modification subie par l’eau est sa déminéralisation. Contrairement à l’eau que nous buvons d’habitude, elle est moins désaltérante car dépourvue de minéraux. En soi cela n’est pas dommageable mais la bouche, en particulier les capteurs qui se trouvent sur la langue, ne détectant pas de minéraux ne comprendra pas qu’elle est en train d’être hydratée. Conséquence, on a tendance à en boire davantage.De plus selon l’OMS, la consommation d’eau déminéralisée affecte l’homéostasie de l’organisme, c’est à dire le contrôle de l’équilibre dans un milieu, ici notre corps. Boire de l’eau sans minéraux n’aide pas le corps à maintenir la température corporelle et la constance du débit sanguin. L’eau douce que nous consommons en temps normal apporte en revanche du calcium et du magnésium, qui sont essentiels pour notre corps. On peut en être carencé avec l’eau de la neige.Ainsi boire de la neige fondue, de temps à autre n’a pas d’effet sur le corps. Mais si vous êtes contraint d’en boire régulièrement le mieux est de la saler ou encore mieux de s’en servir uniquement pour la mélanger à des soupes.Enfin il est à noter que si bien entendu la neige est constituée principalement d’eau, elle peut renfermer bien d’autres choses en fonction de l’endroit d’où elle vient. Bien que ce soit à des niveaux qui soient pas directement toxiques pour l’homme, il peut s’agir de sulfates, de nitrates, ou du mercure. Ceci car en tombant du ciel, les flocons capturent des polluants présents dans l’atmosphère. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment font les oiseaux migrateurs pour dormir au dessus des océans ?
Rediffusion On sait que les oiseaux migrateurs se déplacent sur des distances impressionnantes. Certains sont ainsi capables de franchir des milliers de kilomètres sans cesser de voler pendant des mois.Dès lors, certaines questions se posent. Ainsi, comment ces oiseaux s'y prennent-ils pour dormir pendant ces marathons aériens ?Une équipe de chercheurs allemands a voulu en avoir le cœur net. Ils se sont donc rendus sur les îles Galapagos, où se réfugient volontiers les frégates du Pacifique, une espèce d'oiseaux migrateurs.Les scientifiques ont alors fixé sur quelques-uns de ces oiseaux des capteurs capables d'enregistrer leur activité cérébrale. En examinant les données recueillies, les chercheurs ont constaté que ces oiseaux faisaient, tout en volant, de très courtes siestes.Dans ce cas, l'un de leurs hémisphères cérébraux restait en éveil. Il s'agit donc plus d'une somnolence que d'un véritable sommeil. Mais les résultats montrent que les frégates dorment parfois complètement, volant dès lors à l'aveugle, les deux yeux fermés.D'autres recherches ont été consacrées aux modalités de repos des oiseaux migrateurs. Ainsi, une récente étude a montré l'importance des courants de vent, notamment ascendants.En effet, certaines espèces d'oiseaux migrateurs choisissent leur route en fonction de ces courants, qui les élèvent de manière durable au-dessus des flots et leur permettent de planer de longues heures, sans avoir à battre des ailes.Ils peuvent ainsi économiser de l'énergie et prendre du repos. Mais, pour se remettre de leurs fatigues, ou même pour dormir, les oiseaux migrateurs ont trouvé une autre solution.En effet, ils utilisent les bateaux comme haltes. Ainsi, des chercheurs ont remarqué que, durant une traversée de 25 jours, des oiseaux appartenant à 13 espèces s'étaient arrêtés sur leur bateau.Ils ont même estimé la durée moyenne de cette halte, propice au repos, à 42 minutes. On considère que près de 4 millions d'oiseaux migrateurs pourraient faire des pauses régulières sur des navires sillonnant la Méditerranée.Ce qui montre la faculté d'adaptation de ces volatiles et l'influence des activités humaines sur leur comportement migratoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la ville engloutie d'Hélikè est-elle célèbre ?
Rediffusion Le mythe de l'Atlantide, cette île engloutie par les flots, à la suite d'un cataclysme déclenché par Zeus, a toujours enflammé les imaginations.Mais une catastrophe comme celle qui a donné naissance à cette légende ne relève pas seulement du mythe. En effet, il existe bel et bien une cité qu'un séisme, suivi d'un tsunami, envoya au fond de la mer.Cette cité se nommait Hélikè. Elle était située en Achaïe, une région du nord-ouest du Péloponnèse. Dédiée à Poséidon, le dieu de la mer, comme l'Atlantide, la ville était un véritable carrefour d'échanges.Mais son rôle politique n'en était pas moins éminent. Elle était en effet à la tête de la Ligue achéenne, qui comprenait 12 cités et contrôlait presque tout le Péloponnèse.De par sa situation, le lieu où est érigé la cité connaît des séismes réguliers. Mais aucun tremblement de terre ne s'était manifesté avec la violence de celui qui ébranle la ville en 373 avant J.-C.La secousse est si forte qu'elle détruit la plupart des bâtiments de la ville. Il est même probable que, sous le coup de ce séisme hors normes, une partie de la ville se soit retrouvée sous l'eau.Mais une autre conséquence du séisme va effacer Hélikè de la surface de la terre. Le tremblement de terre provoque en effet un tsunami. L'eau en furie aurait d'abord déferlé sur la rive opposée du golfe de Corinthe, puis serait revenue, avec une puissance décuplée, s'écraser contre la ville à demi submergée.Cette catastrophe lui porte le coup fatal et entraîne la ville et ses habitants au fond de la Méditerranée.Ce tragique destin suscite nombre de légendes. Pour certains, cette cité engloutie ne peut être que la mythique Atlantide. Il aura fallu, pour dissiper la légende, attendre qu'une archéologue grecque et un astrophysicien américain lancent, en 1988, un ambitieux projet de recherche.Et, en 2001, ces fouilles ont finalement abouti à la redécouverte de l'antique cité Elle était enfouie dans une ancienne lagune, située près d'un village d'Achaïe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment une éclipse a sauvé la vie de Christophe Colomb ?
Rediffusion On sait qu'en débarquant sur une île des Bahamas, en 1492, Christophe Colomb venait, sans le savoir, de découvrir un nouveau continent. Mais le navigateur organisera trois nouveaux voyages vers ces terres dont il ne doutera jamais qu'elles appartenaient à l'Asie.Sa dernière expédition, entre 1502 et 1504, est la moins bien connue. Elle l'amènera à aborder au Honduras, à la Jamaïque et au Panama actuels. Mais la maladie de nombreux membres de l'équipage, lui-même étant atteint de la malaria, et un temps souvent exécrable compromettent le succès de ce voyage.À la fin de l'année 1503, la situation de Christophe Colomb, dont les deux derniers bateaux s'étaient échoués sur les rivages de la Jamaïque, devient critique.Quand, fin juin 1503, les caravelles étaient arrivées en vue des côtes de la Jamaïque, tout s'était d'abord bien passé. En effet, les habitants se montrent accueillants envers l'équipage et lui apportent des vivres.Mais Colomb a besoin de temps pour réparer les navires, rongés par l'humidité et les vers marins. Et, peu à peu, la population commence à rechigner, trouvant que l'approvisionnement de ces étrangers lui coûte trop cher. Les vivres commencent donc à manquer.Alors Christophe Colomb a recours à un stratagème. Parmi ses livres de bord, il possède un almanach, écrit par l'astronome espagnol Abraham Zacuto. Cette publication, très courante à l'époque, indique notamment les phases de la Lune.Et le navigateur remarque qu'elle prévoit, pour le 1er mars 1504, une éclipse lunaire totale, visible dans toute l'Amérique du Sud. Convoquant les habitants, il leur dit alors que son dieu, très courroucé par leur attitude, va montrer un signe de sa colère.Et ce courroux se manifestera par un changement d'aspect de la Lune. Christophe Colomb connaît en effet ce phénomène dit de la "Lune de sang", qui voit notre satellite prendre une teinte cuivrée pendant la durée de l'éclipse.Le moment venu, tout se passe comme l'avait annoncé le navigateur. Effrayés par ce qu'ils prennent pour une manifestation de la colère divine, les autochtones reprennent aussitôt le ravitaillement interrompu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le supplice de « l’incaprettamento » ?
Rediffusion En matière de cruauté, les hommes ont déployé très tôt une imagination sans bornes. Une découverte archéologique datant d'une vingtaine d'années en fournit une nouvelle preuve.Il s'agit de la mise à jour, dans les années 1980, de trois squelettes de femmes datant d'environ 5.500 ans. Une équipe de scientifiques français les avait trouvés, à l'époque, dans une fosse aux murs recouverts de paille, près de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme.Les chercheurs avaient été intrigués par la position de ces corps, dont l'un était placé au centre et les deux autres près des parois.En effet, il semblait, à l'examen, que les chevilles avaient été ligotées et reliées par une corde à leurs cous. L'une de ces femmes était sur le dos, l'autre sur le ventre. On avait placé une pierre sur le dos de cette dernière, sans doute pour l'empêcher de bouger.Des archéologues ont décidé d'étudier de plus près les dépouilles découvertes par leurs prédécesseurs. Pour eux, pas de doute : ces femmes ont subi des sévices. Elles auraient même été victimes d'une torture que la mafia italienne pratiquait couramment, l'"incaprettamento".Infligé à la victime, cet horrible supplice la conduisait à s'étrangler elle-même. En effet, la fatigue provoque peu à peu la détente de la corde, la victime finissant par s'étrangler.Pour les archéologues, il se serait agit d'un rituel sacrificiel. Un sacrifice particulièrement cruel, qui n'impliquait aucune intervention extérieure. La victime se tuait elle-même, sans même que le sang soit versé.Le rituel serait en lien avec l'agriculture et le cycle des saisons. En effet, l'endroit où ont été retrouvés les squelettes était orienté d'une manière particulière et ressemblait aux silos où étaient engrangées des denrées alimentaires.Et de telles pratiques ne seraient pas isolées. En effet, une vingtaine de corps, placés dans la même position, ont été retrouvés en Europe. Si d'autres sites similaires étaient découverts dans les années à venir, la preuve serait ainsi faite du caractère courant de ces rituels. Selon les chercheurs, ils se seraient perpétrés durant au moins 2.000 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les mouches sont-elles si difficiles à attraper ?
RediffusionQuand les mouches se mettent à bourdonner autour de nous, en été, on a envie de s'en débarrasser. Alors, on s'empare d'une savate et, voyant que l'un de ces insectes s'est immobilisé, on dirige contre lui un coup qui semble imparable.Mais, au moment précis où la savate va l'écraser, voilà que la mouche s'envole brusquement ! Mais comment a-t-elle fait pour repérer notre geste ?La première raison de cette exceptionnelle vélocité doit être recherchée dans les yeux des mouches. Dotés de milliers de récepteurs sensibles à la lumière, ils procurent à la mouche une vision à 360 degrés.Ce qui lui permet de voir ce nous faisons, même si elle a l'air de regarder ailleurs ! Et elle ne perçoit pas non plus le monde comme nous. Percevant environ 200 images par seconde, au lieu de 24 pour l'homme, elle voit les choses beaucoup plus lentement.Mais cet insecte a encore d'autres atouts pour lui. En effet, cette façon de voir le monde au ralenti, qui serait d'ailleurs l'apanage des petits animaux, ne constitue pas, en soi, une protection suffisante.Encore faut-il que cet insecte soit capable de réagir avec la célérité nécessaire. Or c'est le cas. En effet, son cerveau est capable d'interpréter les signaux d'alerte et d'enclencher des réactions de défense avec une rapidité foudroyante.De fait, moins de 100 millisecondes après l'esquisse de notre geste, la mouche a déjà décollé ! Rappelons qu'une milliseconde équivaut à un millième de seconde.Enfin, si cet insecte a des réactions aussi rapides, il le doit encore à ses ailes. Elles sont ainsi conçues qu'elles permettent à la mouche de pousser l'air d'une manière particulière.Ce qui lui permet notamment de modifier sa direction de façon instantanée. Mais elle peut aussi, grâce à cette particularité, décoller à la verticale, comme une fusée, ou même s'envoler en marche arrière !On n'est donc pas étonné, dans ces conditions, que les mouches échappent le plus souvent à nos tentatives de les attraper. Nous avons beau faire, elles soint toujours en avance sur nous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'effet surprenant de l'accouchement sur les femmes ?
Rediffusion Une récente étude, menée par des chercheurs américains et philippins, souligne une effet particulier de l'accouchement sur les femmes.Pour les besoins de cette étude, les chercheurs ont sollicité la collaboration de plus de 800 femmes philippines âgées de 20 à 22 ans. Plus de 500 d'entre elles n'avaient jamais accouché, alors que les autres avaient eu entre un et cinq enfants.Si l'on en croit les résultats de ce travail, l'accouchement accélérerait le vieillissement des cellules. Et celui-ci serait proportionnel au nombre de grossesses.Une conclusion qui serait en phase avec la théorie de l'évolution. En effet, le processus de reproduction mobiliserait des ressources qui ne pourraient plus contribuer au bon fonctionnement de l'organisme maternel. La mère vieillirait donc d'autant plus vite qu'elle aurait plus d'enfants.Une autre étude vient cependant nuancer les résultats obtenus par les chercheurs américains et philippins. Elle n'en prend pas le contrepied, car elle reconnaît d'emblée le lien entre la grossesse et le vieillissement cellulaire. Elle en précise plutôt les conclusions.En effet, si elle reconnaît que l'âge biologique de la femme peut augmenter du fait de ses accouchements successifs, elle affirme qu'une telle évolution n'est pas irréversible. Autrement dit, cet âge biologique pourrait s'inverser et, de ce point de vue, la femme pourrait rajeunir.L'étude se base sur l'examen d'échantillons sanguins prélevés sur 119 femmes à divers moments de leur grossesse, et, pour 68 d'entre elles, trois mois après l'accouchement.Si l'on en croit les résultats de l'étude, l'âge biologique de ces femmes aurait eu tendance à augmenter, une progression cependant arrêtée pour certaines des femmes qui ont subi une prise de sang après l'accouchement. Celles-ci auraient donc "rajeuni".Pour les scientifiques, le poids durant la grossesse et après l'accouchement, pourrait avoir une incidence sur ce phénomène. Tout comme l'allaitement. En effet, les femmes allaitant leur enfant auraient un âge biologique inférieur d'un an à celles qui leur donnent le biberon.Cette étude, fondée sur un échantillon très faible, laisse les scientifiques assez perplexes et soulève encore de nombreuses questions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Chine veut-elle devenir la championne de la métrologie ?
La métrologie, c’est la science de la mesure. Dit comme ça, cela paraît abstrait, voire anodin. Pourtant, sans elle, rien ne fonctionne : ni l’industrie, ni le commerce, ni la médecine, ni même le numérique. C’est elle qui garantit que le temps, le poids, la température, la tension électrique ou encore les doses de médicaments sont mesurés de manière fiable, reproductible… et surtout comparable d’un pays à l’autre.Mais pourquoi est-elle stratégique ? Parce qu’elle est à la base de toute technologie avancée. Prenons l’exemple des semi-conducteurs : graver des circuits de quelques nanomètres sur une puce exige des instruments de mesure d’une précision extrême. Même chose pour les satellites, les vaccins à ARN, les lasers industriels ou les réseaux électriques intelligents. Celui qui maîtrise la métrologie… maîtrise la technologie.Et cela, la Chine l’a bien compris. En mai 2025, Pékin a dévoilé un plan d’action ambitieux pour révolutionner sa métrologie d’ici 2030. Objectif : devenir leader mondial dans ce domaine discret mais fondamental. Baptisé « Plan pour une métrologie moderne et autonome », il vise à réduire la dépendance technologique vis-à-vis des standards occidentaux — en particulier européens et américains — et à imposer ses propres standards dans les échanges mondiaux.La Chine veut notamment :– renforcer ses laboratoires nationaux de métrologie ;– développer des instruments de mesure de nouvelle génération, basés sur la photonique ou la quantique ;– imposer ses références industrielles dans les secteurs clés : batteries, hydrogène, 5G, médecine de précision, IA embarquée…Mais au-delà de la souveraineté technologique, il y a un enjeu géopolitique. Aujourd’hui, les standards de mesure internationaux — ceux utilisés dans les échanges commerciaux ou dans les normes ISO — sont encore largement pilotés par des institutions occidentales, comme le Bureau international des poids et mesures (BIPM). En développant ses propres références, la Chine cherche à influencer ces règles… et donc à peser davantage dans le commerce mondial.C’est aussi une réponse à la fragmentation croissante du monde. À mesure que les blocs technologiques s’autonomisent, chaque puissance veut ses propres chaînes de valeur — et cela commence par ses propres instruments de mesure.La métrologie n’est donc plus une affaire de laboratoires poussiéreux. Elle est devenue une arme de précision dans la grande bataille pour la domination technologique du XXIe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment faire rouler une balle contre un mur vers le haut ?
Imaginez une balle posée contre un mur vertical. À l’arrêt, elle tombe. Classique. Mais maintenant, imaginez qu’elle commence à grimper toute seule, lentement mais sûrement, sans moteur, sans aimant, sans trucage. Ça semble impossible ? Et pourtant, c’est ce qu’ont réussi des chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada. Leur expérience repose sur un principe de physique méconnu mais fascinant : l’asymétrie des frottements dans un système vibré.Le dispositifLe mur n’est pas totalement passif : il est vibré verticalement à haute fréquence. En d'autres termes, il oscille de haut en bas, des dizaines de fois par seconde. C’est ce mouvement qui alimente le système en énergie.La balle, quant à elle, est souple, élastique et adhérente. Elle est légèrement comprimée contre le mur, ce qui crée un contact ferme. Ce point est crucial : le comportement de la balle dépend de sa forme et de sa capacité à se déformer au contact.Le cœur du phénomène : briser la symétrie temporelleQuand un objet est soumis à des vibrations périodiques, on pourrait penser que le mouvement est symétrique : autant d’énergie vers le haut que vers le bas, donc aucun déplacement net. Mais ici, les chercheurs exploitent une rupture de symétrie temporelle induite par la nature du contact entre la balle et le mur.Lors des phases descendantes des vibrations, la balle a tendance à rester collée au mur (par adhérence et inertie). Mais quand le mur remonte rapidement, la balle, plus lente à réagir, est légèrement décollée, comprimée puis relâchée, ce qui provoque un mini bond vers le haut. Ce déséquilibre dans la dynamique des contacts produit une force moyenne dirigée vers le haut.Un moteur sans moteurCe type de mouvement est un cas particulier de ce qu’on appelle un moteur brownien ratchet, ou "cliquet brownien". C’est un système dans lequel une source d’énergie non dirigée (ici : les vibrations) peut être transformée en mouvement dirigé, grâce à une asymétrie structurale ou matérielle.La combinaison :d’une base vibrante,d’une balle souple avec un comportement non linéaire,et d’un frottement directionnel variable selon les phases du cycle,…permet à la balle de grimper sans aucune commande externe.Une prouesse fondamentaleCette expérience n’est pas juste une curiosité : elle ouvre des pistes en robotique douce, en nanotechnologie, ou pour le transport passif de matériaux dans des environnements où l’énergie est diffusée de façon globale et non ciblée. Ce genre de système pourrait inspirer des machines capables de se déplacer ou de grimper sans moteur, alimentées uniquement par des vibrations ambiantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les orties piquent-elles ?
Tout le monde ou presque en a fait l’expérience : une balade en forêt, un frottement léger contre une plante anodine… et soudain, une brûlure, des démangeaisons, parfois des petits boutons rouges. Pas de doute : vous venez de croiser une ortie. Mais pourquoi cette plante, a priori inoffensive, déclenche-t-elle une telle réaction ? La réponse est à chercher du côté de la chimie… et de la micro-anatomie.L’ortie (notamment Urtica dioica, l’ortie dioïque) est une plante qui a développé un mécanisme de défense chimique et mécanique très sophistiqué. Sur ses tiges et ses feuilles, on trouve de minuscules poils appelés poils urticants. À l’œil nu, ils ressemblent à un léger duvet. Mais vus au microscope, ce sont de véritables seringues miniatures.Ces poils sont formés d’une base en silice (le même matériau que le verre) et d’une pointe extrêmement fine et cassante. Lorsque votre peau entre en contact avec eux, la pointe se brise — comme l’aiguille d’une seringue — et le poil pénètre dans la peau. Mais le plus douloureux reste à venir : ce petit dard injecte un cocktail chimique irritant.Ce cocktail contient plusieurs substances actives, dont de l’acide formique (le même que celui que libèrent les fourmis), de l’histamine, de l’acétylcholine, et de la sérotonine. Chacune de ces molécules joue un rôle précis :– L’histamine provoque une réaction inflammatoire, avec rougeur et démangeaison.– L’acide formique donne une sensation de brûlure.– L’acétylcholine agit comme neurotransmetteur, amplifiant la douleur.– La sérotonine contribue à entretenir cette sensation désagréable dans le temps.Autrement dit, l’ortie vous injecte un venin végétal. Il n’est pas dangereux, mais il est très efficace pour décourager les herbivores, qu’il s’agisse d’animaux ou… d’humains. C’est une stratégie de défense passive, très répandue dans le règne végétal, mais rarement aussi ingénieuse.Bonne nouvelle : ce “piquant” est temporaire. Les effets disparaissent en général en quelques heures. Certaines plantes, comme le plantain, sont d’ailleurs connues en herboristerie pour calmer les piqûres d’ortie.Fait intéressant : les jeunes orties, une fois cuites ou séchées, perdent leur pouvoir urticant. Elles deviennent même comestibles et nutritives. L’ortie est ainsi une des rares plantes qui passe de l’ennemie piquante… à l’amie dans l’assiette.Alors la prochaine fois que vous croisez une ortie, pensez-y : elle n’est pas méchante. Juste bien armée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que l’Alcarelle, l’alcool sans gueule de bois ?
Imaginez un verre qui vous détend, vous désinhibe, vous rend sociable — sans provoquer de maux de tête le lendemain, ni endommager votre foie à long terme. Une sorte d’alcool… sans les effets secondaires. Cette idée, un peu folle à première vue, est pourtant en train de devenir réalité. Son nom : Alcarelle.Alcarelle est une molécule de synthèse développée par le neuropsychopharmacologue David Nutt, ancien conseiller du gouvernement britannique sur les drogues. Ce scientifique s’est fait une spécialité : comprendre comment l’alcool agit sur le cerveau, et comment reproduire ses effets… sans les dangers.Pour cela, il s’est penché sur le principal mode d’action de l’éthanol (l’alcool que l’on boit) : il agit sur les récepteurs GABA-A du cerveau. Ces récepteurs freinent l’activité neuronale, ce qui explique les effets apaisants et désinhibiteurs de l’alcool. Mais l’éthanol est une molécule “sale” : il agit sur de nombreux autres récepteurs, ce qui entraîne ivresse, dépendance, dommages au foie, troubles du sommeil… et bien sûr, la célèbre gueule de bois.L’idée derrière Alcarelle est simple mais ambitieuse : créer une molécule plus propre, qui cible uniquement les bons récepteurs, ceux responsables de l’euphorie douce et de la relaxation, sans toucher aux circuits de l’addiction ou aux organes internes. Mieux encore, ses effets seraient réversibles : il suffirait de prendre un “antidote” pour redevenir sobre, comme on coupe un interrupteur.Actuellement, Alcarelle n’est pas encore commercialisé. Son développement est encore en cours, et les essais toxicologiques sont menés avec prudence. La société à l’origine du projet, également nommée Alcarelle, espère contourner la classification classique d’un alcool en tant que drogue, en le faisant approuver comme ingrédient dans des boissons “bien-être”.Les promesses sont grandes : pas de gueule de bois, pas de dépendance, pas de dommages au foie. Mais les défis le sont aussi. Les autorités sanitaires devront être convaincues de son innocuité sur le long terme, et l’acceptation sociale pourrait prendre du temps. Boire un produit de synthèse pour “simuler” l’alcool ne séduira pas tout le monde d’emblée.Et pourtant, si cela fonctionne, Alcarelle pourrait révolutionner nos rapports à l’alcool. Un tournant historique, comparable à l’arrivée des édulcorants dans l’industrie du sucre.Alors, dans quelques années, lèvera-t-on notre verre… d’Alcarelle ? La science, en tout cas, semble prête à relever le défi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment fonctionne un détecteur de fumée ?
On les trouve dans presque tous les foyers modernes : accrochés au plafond, discrets mais cruciaux. Les détecteurs de fumée sauvent des vies. Mais comment fonctionnent-ils exactement ? En réalité, il existe deux types principaux de détecteurs de fumée : les détecteurs ioniques et les détecteurs optiques (ou photoélectriques). Chacun repose sur une technologie différente.Le détecteur ionique utilise une petite quantité d’un élément radioactif, généralement l’américium-241. Ce matériau émet des particules alpha qui ionisent l’air dans une petite chambre. Cela signifie qu’elles arrachent des électrons aux molécules d’air, créant ainsi un courant électrique stable entre deux électrodes. Lorsque de la fumée pénètre dans cette chambre, elle perturbe le flux des particules ionisées. Le courant diminue alors brusquement — ce changement est détecté par l’appareil, qui déclenche l’alarme.Ce type de détecteur est particulièrement sensible aux feux rapides, ceux qui produisent peu de fumée visible mais beaucoup de particules très fines, comme les feux de graisse ou de papier.Le détecteur optique, lui, fonctionne sur un principe totalement différent. À l’intérieur, un faisceau lumineux (souvent infrarouge ou laser) traverse une chambre de détection. En l'absence de fumée, la lumière ne touche pas le capteur. Mais si des particules de fumée entrent dans la chambre, elles diffusent la lumière : celle-ci est alors déviée et atteint un capteur photoélectrique, qui déclenche à son tour l’alarme. Ce système est excellent pour détecter les feux couvants, comme ceux causés par une cigarette mal éteinte sur un canapé.Les modèles les plus performants combinent ces deux technologies, pour une couverture plus complète.Mais comment éviter les fausses alertes ? Les détecteurs sont conçus pour ignorer la poussière ou la vapeur d’eau en petite quantité. Cependant, placer un détecteur trop près d’une salle de bain ou d’une cuisine sans hotte peut entraîner des déclenchements inutiles. Mieux vaut les installer dans les couloirs ou les zones de passage.Enfin, un détecteur n’est utile que s’il fonctionne ! Il est donc essentiel de tester son alarme une fois par mois et de changer les piles chaque année — sauf pour les modèles avec batterie scellée de 10 ans. Et au bout de 10 ans, il faut le remplacer : les capteurs perdent en efficacité avec le temps.Un objet simple en apparence, mais basé sur des principes physiques pointus. Et surtout : un outil qui peut faire la différence entre la vie et la mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on voir le Mont Blanc depuis la Tour Eiffel ?
Du haut de ses 4.810 mètres, le mont Blanc est le plus haut sommet de l'Hexagone. Il doit donc se voir de très loin. Et, de fait, on peut parfois l'apercevoir depuis la Suisse ou même l'Alsace.Certains prétendent même qu'un visiteur parvenu au sommet de la Tour Eiffel pourrait distinguer cette montagne.Il est vrai que l'œil humain est capable de discerner des objets très éloignés. Et il les verra d'autant mieux qu'ils sont plus hauts et que l'observateur est lui-même plus grand.Ainsi, si une personne d'1,80 m peut distinguer un homme à une distance de près de 4,80 km, il pourra apercevoir la flèche de la cathédrale de Chartres, qui s'élève à plus de 110 m du sol, même s'il se trouve à 38 km de là.Une planète sphériqueAlors, est-il possible de voir le mont Blanc depuis la Tour Eiffel ? Sans répondre encore à cette question, il faut rappeler que certaines conditions doivent être réunies pour qu'un observateur distingue un objet lointain.Il faut d'abord qu'aucun obstacle n'obstrue le champ de vision de l'observateur. Par ailleurs, il verra plus loin s'il gagne en hauteur. À cet égard, la Tour Eiffel est donc un bon point d'observation.Notre planète étant sphérique, les objets que l'observateur s'efforce de voir vont finir par disparaître sous la ligne d'horizon. Pour calculer cette distance, à partir de laquelle les objets ne sont plus visibles, il faut recourir au célèbre théorème de Pythagore.Il nous enseigne que le mont Blanc est visible à 247,5 km à la ronde, alors que la Tour Eiffel, haute de 324 m peut être encore aperçue par un observateur situé à 64,2 km. Or, comme la distance de Paris au mont Blanc est d'un peu plus de 475 km, il est donc impossible de percevoir la montagne du haut du célèbre monument parisien.En altitude, enfin, la lumière ne se diffuse pas tout à fait en ligne droite, ce qui limite la perception des objets lointains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'année 1582 a-t-elle subi une amputation temporelle ?
Si vous vous amusez à faire défiler le calendrier de votre smartphone jusqu’en octobre 1582, un détail vous sautera aux yeux : le 4 octobre est immédiatement suivi… du 15 octobre. Onze jours qui semblent avoir disparu. Mais ce n’est ni un bug informatique, ni une plaisanterie de développeur. C’est l’héritage d’une véritable amputation temporelle, décidée en pleine Renaissance par le pape Grégoire XIII.Pour comprendre ce saut dans le temps, il faut revenir au calendrier utilisé en Europe depuis l’Empire romain : le calendrier julien, instauré par Jules César en 46 av. J.-C. Ce calendrier prévoyait une année de 365,25 jours, avec un jour bissextile tous les quatre ans. Problème : l’année solaire réelle — c’est-à-dire le temps que met la Terre à faire un tour complet autour du Soleil — dure en réalité 365,2422 jours. Une petite différence, mais qui, au fil des siècles, finit par décaler le calendrier par rapport aux saisons.Résultat : au 16e siècle, l’équinoxe de printemps, censé tomber le 21 mars, se produisait désormais autour du 11 mars. Ce glissement avait des conséquences concrètes, notamment sur la fixation de la date de Pâques, essentielle dans le calendrier chrétien.Pour y remédier, le pape Grégoire XIII convoqua des astronomes et des mathématiciens, dont le célèbre Luigi Lilio. Leur solution : instaurer un nouveau calendrier, plus précis, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de calendrier grégorien. Ce nouveau système corrigeait le décalage en ajustant la règle des années bissextiles : désormais, les années séculaires (comme 1700, 1800, 1900) ne seraient bissextiles que si elles sont divisibles par 400.Mais il restait un problème immédiat : comment rattraper les dix jours déjà accumulés ? La solution fut radicale : supprimer purement et simplement 10 jours du calendrier. Le pape promulgua donc la bulle Inter gravissimas, qui imposait qu’après le jeudi 4 octobre 1582, on passerait directement au vendredi 15 octobre.Ce changement fut d’abord adopté par les pays catholiques — Espagne, Portugal, États pontificaux, Pologne. Les pays protestants ou orthodoxes mirent parfois plusieurs siècles à suivre. En Russie, par exemple, le calendrier julien resta en vigueur jusqu’en… 1918.En résumé : l’amputation du mois d’octobre 1582 est le fruit d’une grande réforme temporelle, destinée à réaligner notre calendrier sur les rythmes célestes. Un saut temporel qui rappelle que même le temps que nous croyons si rigide… peut être redéfini par décision humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la couleur des arbres permet-elle de prévoir une éruption volcanique ?
Peut-on prévoir une éruption volcanique… en observant la couleur des arbres ? Cela peut sembler étonnant, mais c’est une piste que les scientifiques explorent de plus en plus sérieusement. Une équipe internationale a récemment démontré qu’avant certaines éruptions, les forêts autour des volcans deviennent visiblement plus vertes — un changement subtil, mais détectable depuis l’espace.Le mécanisme derrière ce phénomène est lié aux gaz volcaniques. Bien avant qu’un volcan n’entre en éruption, son activité interne augmente. Des fissures apparaissent, laissant s’échapper des gaz invisibles, notamment du dioxyde de carbone (CO₂). Ce gaz lourd s’infiltre dans le sol, où il se dissout partiellement dans l’eau souterraine, modifiant ainsi la chimie locale.Pour les arbres, cet excès de CO₂ dans le sol agit comme un fertilisant naturel. En effet, le dioxyde de carbone est l’un des éléments clés de la photosynthèse. Lorsqu’il devient plus abondant, les arbres accélèrent leur production de biomasse : leurs feuilles deviennent plus denses, leur taux de chlorophylle augmente, et la canopée prend une teinte plus intense de vert.Ce changement n’est pas toujours visible à l’œil nu, mais les satellites équipés de capteurs multispectraux ou hyperspectraux peuvent le détecter. Ces instruments mesurent précisément la réflexion de la lumière par la végétation, notamment dans les longueurs d’onde associées à la chlorophylle.Des études récentes, notamment sur le volcan Taal aux Philippines et le Mount Etna en Italie, ont montré que ces "signatures vertes" peuvent apparaître plusieurs semaines à plusieurs mois avant une éruption. Ce signal, couplé à d’autres indicateurs — comme les séismes, la déformation du sol ou l’émission de gaz — permet d’affiner les modèles de prévision.Ce qui rend cette approche si précieuse, c’est qu’elle offre une vue d’ensemble : grâce aux satellites, on peut surveiller en continu des zones entières, même inaccessibles ou dangereuses. Cela permet de repérer des anomalies précoces et de déclencher des alertes.Bien sûr, le verdissement des forêts n’est qu’un indice parmi d’autres. Un changement de couleur ne signifie pas à lui seul qu’une éruption est imminente. Mais intégré à un système global de surveillance, il devient un signal d’alerte précieux, surtout dans les régions densément peuplées autour des volcans.En résumé : en devenant plus verts sous l’effet du CO₂ volcanique, les arbres jouent, à leur manière, le rôle de sentinelles naturelles. Grâce aux satellites, les scientifiques peuvent aujourd’hui écouter ces signaux silencieux… et peut-être sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la TTV permet-elle de repérer des planètes indétectables ?
La TTV, pour Transit Timing Variation — ou en français, "variation du moment du transit" — est une technique de pointe qui permet de détecter des exoplanètes jusque-là invisibles aux méthodes classiques.Pour bien comprendre, rappelons d’abord la méthode dite du transit : quand une planète passe devant son étoile (vue depuis la Terre), elle bloque une petite partie de la lumière de cette étoile. En mesurant cette baisse de luminosité, les astronomes peuvent repérer la planète et déduire des informations comme sa taille et son orbite. C’est ainsi qu’ont été détectées des milliers d’exoplanètes.Mais certaines planètes échappent à cette méthode : elles ne passent pas exactement devant leur étoile, ou leur signal est trop faible. C’est là que la TTV entre en jeu.Voici le principe : dans un système avec plusieurs planètes, celles-ci s’influencent mutuellement par leur gravité. Résultat : la planète dont on observe le transit ne passe pas toujours devant son étoile au même moment précis à chaque orbite. Il peut y avoir de légères variations — par exemple, quelques secondes ou quelques minutes d’avance ou de retard par rapport au calendrier prévu.Ces infimes décalages révèlent la présence d’une ou plusieurs autres planètes dans le système, même si elles ne transitent pas elles-mêmes !En étudiant soigneusement ces variations de timing, les chercheurs peuvent déduire l’existence, la masse et même la position de ces planètes cachées.C’est précisément ce qu’a réussi une équipe de l’Académie chinoise des sciences en 2024. En utilisant la TTV, ils ont découvert une nouvelle exoplanète située dans la zone habitable d’une étoile semblable au Soleil — c’est-à-dire à une distance où l’eau liquide pourrait exister. Cette planète, sans la TTV, aurait été indétectable par les moyens classiques.Pourquoi cette méthode révolutionne-t-elle l’astronomie ? Parce qu’elle permet :de révéler des planètes non transitées, donc invisibles à la méthode du transit ;de mesurer leur masse, ce que le simple transit ne permet pas de faire directement ;de sonder des systèmes complexes, avec plusieurs planètes en interaction.En résumé, la TTV est un outil ultra-précieux pour explorer des mondes lointains et comprendre la dynamique des systèmes planétaires. Elle ouvre une nouvelle fenêtre sur des planètes jusque-là invisibles — et peut-être, un jour, sur des mondes habitables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les gauchers sont-ils meilleurs en sport ?
La croyance populaire veut que les gauchers soient "meilleurs" en sport. La réalité scientifique est plus nuancée. Voici ce que disent les études :1. Les gauchers sont surreprésentés dans certains sportsUne méta-analyse de 2019 publiée dans Psychological Research (Loffing & Hagemann, 2019) montre que les gauchers sont bien plus nombreux que dans la population générale dans certains sports d’opposition où le temps de réaction est limité — par exemple en boxe, escrime, tennis de table ou baseball.Dans la population générale, les gauchers représentent environ 10 %.Dans ces sports-là, leur proportion grimpe parfois à 30-50 % chez les meilleurs niveaux.2. Pourquoi cet avantage ?Ce n’est pas que les gauchers sont plus "forts", mais qu’ils créent une asymétrie inattendue :La majorité des sportifs sont droitiers, donc s’entraînent surtout contre des droitiers.Quand ils affrontent un gaucher, ils sont moins préparés → effet de surprise.Le gaucher, lui, affronte en permanence des droitiers : il a donc développé des stratégies adaptées.Cela s'appelle l'avantage de fréquence négative : un avantage qui diminue si le nombre de gauchers augmente.3. Pas d’avantage physiologique globalAttention : aucune étude solide ne montre que les gauchers ont de meilleurs temps de réaction ou des capacités motrices supérieures en moyenne.Par exemple, une étude de 2021 dans Brain and Cognition (Peters et al.) montre que la latéralité manuelle n’influence pas de manière générale :la vitesse d’exécution,la précision,la coordination motrice.C’est donc bien un avantage contextuel, pas biologique.ConclusionScientifiquement, on ne peut pas dire que les gauchers sont "meilleurs en sport" de manière générale.Mais dans les sports d’opposition à fort enjeu temporel (boxe, escrime, tennis, baseball, tennis de table...), leur rareté leur procure un véritable avantage tactique — ce que les études confirment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certains métaux peuvent-ils avoir une barbe ?
Dans le monde de la science des matériaux, il existe un phénomène aussi fascinant que redouté : la "barbe métallique", ou "whisker" en anglais. Imaginez de minuscules filaments, semblables à des poils d’acier, qui se mettent à pousser spontanément à la surface de certains métaux ou alliages. Un phénomène discret, encore mal compris, mais qui peut provoquer des dégâts considérables dans l’industrie électronique.Ces fameuses barbes apparaissent principalement sur des métaux comme l’étain, le zinc, le cadmium, ou encore l’argent. Leur formation résulte d’un phénomène cristallographique complexe. Sous certaines conditions, le métal va littéralement faire pousser des filaments ultra-fins et longs, qui peuvent atteindre plusieurs millimètres, voire davantage.Mais comment cela se produit-il ? C’est là que le mystère commence. Les scientifiques pensent que ces barbes naissent d’un phénomène de contrainte interne dans le matériau. Lorsque le métal subit un stress mécanique, thermique ou chimique — par exemple après un dépôt de couche mince, un vieillissement ou une oxydation partielle — des déséquilibres se créent dans son réseau cristallin. Pour soulager ces contraintes, les atomes du métal migrent peu à peu vers la surface et s’assemblent en filaments, comme si le métal cherchait à "évacuer" son trop-plein d’énergie.Ce phénomène reste encore partiellement inexpliqué. On sait que l’humidité de l’air, les impuretés du métal ou les traitements de surface peuvent influencer la croissance des barbes, mais il n’existe pas encore de modèle prédictif universel. C’est un véritable casse-tête pour les ingénieurs en fiabilité des composants électroniques.Car si ces barbes métalliques peuvent paraître anecdotiques à l’œil nu, leurs conséquences sont bien réelles. Dans un circuit imprimé, par exemple, un filament d’étain peut traverser l’espace entre deux pistes conductrices et provoquer un court-circuit brutal. Des cas célèbres de défaillances de satellites, de systèmes militaires ou de télécommunications ont été attribués à ces minuscules barbes invisibles.Le problème s’est accentué depuis les restrictions sur l’utilisation du plomb dans les alliages électroniques. Autrefois, le plomb ajoutait une certaine souplesse et limitait la formation de whiskers dans les soudures à l’étain. Aujourd’hui, avec les alliages sans plomb, les ingénieurs redoublent de vigilance face à ce phénomène.En résumé, la "barbe métallique" est un exemple parfait de ces phénomènes discrets mais redoutables qui émergent dans le monde des matériaux. Une simple pousse de quelques microns… qui peut suffire à faire tomber un satellite en panne. La recherche continue pour mieux comprendre et contrôler cette étrange pilosité des métaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le 15 juin 1785 est la date du premier accident aérien de l’Histoire ?
Ce jour-là, le ciel est clair au-dessus de Boulogne-sur-Mer, sur la côte nord de la France. Deux hommes se tiennent prêts à s’élever dans les airs, portés par un engin encore inconnu du grand public : un ballon hybride, à la fois rempli d’hydrogène et chauffé à l’air chaud. À bord, Jean-François Pilâtre de Rozier et son compagnon, Pierre Romain. Leur objectif ? Traverser la Manche par les airs, et rejoindre l’Angleterre. Un exploit jamais tenté dans ce sens.Pilâtre de Rozier n’est pas un inconnu. Deux ans plus tôt, il est devenu une légende vivante. En novembre 1783, il est le premier homme à s’élever dans les airs à bord d’une montgolfière, au-dessus de Paris. Ce jour-là, il avait prouvé que l’homme pouvait quitter le sol et flotter dans le ciel. Mais aujourd’hui, son rêve est plus grand encore : traverser la mer, montrer que l’aviation peut relier les nations.Pour cette tentative, il a conçu un ballon révolutionnaire : un "aéro-montgolfière", un engin aux deux sources de portance. En haut, une enveloppe gonflée d’hydrogène, un gaz très léger. En bas, une chambre chauffée à la manière d’une montgolfière classique. Une combinaison audacieuse… mais terriblement risquée. Car l’hydrogène est hautement inflammable, et le feu qui réchauffe le ballon n’est jamais bien loin.Le 15 juin, ils s’envolent. Lentement, le ballon s’élève, salué par la foule. Mais à peine une trentaine de minutes plus tard, alors qu’ils survolent encore la terre ferme, tout bascule. Le ballon vacille. Une fuite ? Une étincelle ? Nul ne sait précisément. Mais une chose est sûre : une explosion retentit. Le feu entre en contact avec l’hydrogène. L’enveloppe se déchire. Le ballon chute. Les deux hommes s’écrasent au sol. Il n’y a aucun survivant.Ainsi s’achève l’ultime vol de Pilâtre de Rozier. À 31 ans, il devient, avec Pierre Romain, la première victime d’un accident aérien de l’Histoire. Ce drame choque profondément l’Europe. Le rêve du vol humain vient d’entrer brutalement dans la réalité : celle du danger, du risque, de la limite humaine face à la technologie.Mais cet échec n’effacera pas sa légende. Pilâtre de Rozier restera à jamais l’un des pionniers du ciel. Il a prouvé que voler était possible. Et il est mort en poursuivant ce rêve. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment de la glace peut-elle se former dans le noyau très chaud des planètes ?
L’idée paraît contre-intuitive : comment imaginer de la glace au cœur brûlant d’une planète géante comme Jupiter ou Neptune, où les températures atteignent plusieurs milliers de degrés ? Et pourtant, les scientifiques ont découvert qu’une forme particulière de glace pourrait bel et bien exister dans ces profondeurs extrêmes.Voyons pourquoi.Tout repose sur la physique de l’eau et sur un concept clé : le rôle de la pression.Nous avons l’habitude de penser que la glace se forme quand la température descend en dessous de 0 °C. Mais c’est vrai uniquement à pression atmosphérique normale. Dès que la pression augmente, le comportement de l’eau change radicalement.Dans l’intérieur des planètes géantes, la pression est colossale : plusieurs millions, voire des centaines de millions de fois la pression terrestre. Par exemple, dans le manteau de Neptune ou dans les couches profondes d’Uranus, on atteint facilement des pressions de l’ordre de 500 GPa (gigapascals), soit plus de 5 millions d’atmosphères.Or, à ces pressions, l’eau adopte des phases exotiques de glace, appelées glace VII, glace X, ou même des phases dites "superioniques", qui n’ont rien à voir avec la glace que nous connaissons.Prenons la glace superionique, récemment étudiée par des équipes comme celle du laboratoire Livermore en Californie :Dans cette phase, les atomes d’oxygène forment une structure cristalline fixe, rigide comme un solide. Mais les protons d’hydrogène, eux, restent mobiles, circulant à l’intérieur de ce réseau.Résultat : une "glace" qui est à la fois solide dans sa structure et partiellement fluide dans son comportement électrique — un état totalement inédit !Cette glace peut exister à des températures de plusieurs milliers de degrés Kelvin (jusqu’à 5 000 K), tant que la pression est suffisante.C’est ce qui explique pourquoi, même sous une chaleur intense, l’eau compressée en profondeur dans une planète peut rester sous forme de glace.Ces phases de glace ont des implications majeures :Elles pourraient influencer le champ magnétique des planètes.Elles jouent un rôle dans la convection interne.Elles expliquent partiellement les anomalies de densité observées par les sondes spatiales.Ainsi, dans l’univers des planètes géantes, la glace n’est pas forcément froide : elle est le produit d’un équilibre entre température et pression extrêmes.Un merveilleux exemple de la diversité des états de la matière dans le cosmos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un poulet a-t-il survécu 18 mois sans tête ?
C’est une histoire qui semble sortie d’un conte absurde, et pourtant elle est bien réelle. En 1945, dans le Colorado, un jeune poulet baptisé Mike est devenu une curiosité scientifique : il a survécu 18 mois après sa décapitation.Le 10 septembre 1945, Lloyd Olsen, un fermier de Fruita, s’apprête à préparer un poulet pour le dîner. Il choisit un coq de 5 mois. Mais en portant son coup de hache, il vise légèrement trop haut. Résultat : une grande partie de la tête de Mike est tranchée, mais la base du crâne et surtout le tronc cérébral restent intacts.Et c’est là que réside toute l’explication scientifique de cette incroyable survie.Chez les oiseaux, le tronc cérébral — la partie inférieure du cerveau — contrôle de nombreuses fonctions automatiques vitales : la respiration, la fréquence cardiaque, la motricité réflexe.Dans le cas de Mike, ce tronc cérébral n’a pas été sectionné. Mieux encore : une partie de son cerveau moteur responsable des réflexes de base et de l’équilibre était également préservée.Résultat : bien que décapité, Mike pouvait tenir debout, marcher maladroitement, picorer, et même tenter de se lisser les plumes. Le sang ne s’étant pas écoulé massivement (une partie de l’artère carotide ayant été épargnée), il n’a pas succombé à une hémorragie.Constatant que le poulet refusait de mourir, le fermier décida de le nourrir en déposant un mélange de lait et d’eau directement dans son œsophage à l’aide d’une pipette. Il le nettoyait également régulièrement pour éviter les infections.La rumeur s’est répandue. Mike fut surnommé "Mike the Headless Chicken", et devint une véritable star des foires aux États-Unis. Des scientifiques fascinés se penchèrent sur son cas. Ils confirmèrent que la survie s’expliquait par :la préservation du tronc cérébral,une circulation sanguine suffisante,et l’instinct de survie puissant d’un animal à la physiologie très rudimentaire.Chez les poules, le cerveau est proportionnellement petit, et beaucoup de comportements de base sont contrôlés directement par la moelle épinière et le tronc cérébral, expliquant pourquoi Mike a pu continuer à vivre, se mouvoir… et même grossir !Mike vécut ainsi pendant 18 mois, avant de mourir accidentellement en 1947, probablement par étouffement dû à un mucus bloquant ses voies respiratoires.Cette histoire est aujourd’hui un cas d’école en neurosciences : elle illustre à quel point, chez certains animaux, les fonctions de survie sont décentralisées, et comment une partie infime du cerveau suffit à maintenir un organisme en vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Chine construit-elle un superordinateur dans l’espace ?
Le 14 mai 2025, la Chine a lancé depuis le centre spatial de Jiuquan les 12 premiers satellites d’un projet ambitieux : la création du premier superordinateur spatial au monde. Baptisée « Three-Body Computing Constellation », cette initiative vise à déployer une constellation de 2 800 satellites capables de traiter des données en orbite grâce à l’intelligence artificielle, sans dépendre des infrastructures terrestres. Une puissance de calcul inédite en orbiteChaque satellite est équipé d’un modèle d’IA de 8 milliards de paramètres, capable de réaliser jusqu’à 744 tera-opérations par seconde (TOPS). Ensemble, les 12 premiers satellites atteignent une capacité combinée de 5 péta-opérations par seconde (POPS), avec l’objectif d’atteindre 1 000 POPS une fois la constellation complète. Ces satellites communiquent entre eux via des liaisons laser à haut débit (jusqu’à 100 Gbps) et partagent 30 téraoctets de stockage. Ils sont également équipés de capteurs scientifiques, comme un polarimètre à rayons X pour détecter des phénomènes cosmiques tels que les sursauts gamma.Réduire la dépendance aux infrastructures terrestresTraditionnellement, les satellites collectent des données qu’ils transmettent ensuite aux stations au sol pour traitement. Cependant, cette méthode présente des limitations, notamment en termes de bande passante et de disponibilité des stations. En traitant les données directement en orbite, la constellation chinoise vise à surmonter ces obstacles, permettant une analyse en temps réel et réduisant la charge sur les infrastructures terrestres. Avantages énergétiques et environnementauxL’environnement spatial offre des conditions idéales pour les centres de données : une énergie solaire abondante et un vide spatial permettant une dissipation efficace de la chaleur. Cela pourrait réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone associées aux centres de données terrestres, qui sont de plus en plus sollicités par les applications d’IA. Une avancée stratégique majeureCe projet positionne la Chine à l’avant-garde de l’informatique spatiale, un domaine encore émergent. Alors que les États-Unis et l’Europe explorent également des solutions de calcul en orbite, la Chine semble prendre une longueur d’avance avec cette initiative à grande échelle. Cette avancée pourrait avoir des implications significatives dans les domaines économique, scientifique et militaire. En résumé, la Chine investit massivement dans l’informatique spatiale pour renforcer son autonomie technologique, accélérer le traitement des données et réduire son impact environnemental. Ce superordinateur orbital pourrait bien redéfinir les standards de l’informatique mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.