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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

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Comment la laine de moutons pourrait-elle sauver nos dents ?

Et si l’avenir de la dentisterie se trouvait dans un simple brin de laine de mouton ? Cela peut sembler absurde, presque digne d’un conte, et pourtant c’est le résultat très sérieux de recherches menées au King’s College de Londres. Des scientifiques y ont fait une découverte surprenante : la laine, une matière que l’on associe d’ordinaire aux pulls ou aux couvertures, pourrait bientôt servir à réparer nos dents.Un problème mondial : l’émail qui ne repousse pasPour comprendre l’importance de cette découverte, il faut rappeler que nos dents sont recouvertes d’un bouclier naturel, l’émail. C’est la substance la plus dure du corps humain, mais elle a un défaut majeur : une fois abîmée, elle ne se régénère pas. L’acidité des aliments, les bactéries de la plaque dentaire et une hygiène insuffisante peuvent le fragiliser. Résultat : la carie, un problème de santé publique colossal. On estime qu’elle touche près de 2 milliards de personnes dans le monde, ce qui en fait l’une des affections les plus répandues.De la laine à l’émailC’est là que la laine de mouton entre en scène. Elle contient une protéine bien connue : la kératine. En laboratoire, les chercheurs ont réussi à transformer cette kératine en peptides, c’est-à-dire en petites chaînes de protéines. Ces peptides possèdent une propriété fascinante : ils sont capables d’imiter le processus biologique naturel qui construit l’émail. En pratique, lorsqu’on applique ce matériau sur une dent endommagée, il attire les minéraux environnants et déclenche la reconstruction d’une couche protectrice très proche de l’émail d’origine.Une alternative aux résines plastiquesAujourd’hui, pour réparer une dent, les dentistes utilisent des amalgames ou des résines plastiques. Si elles remplissent leur rôle, elles ont néanmoins des limites : certaines peuvent contenir des substances controversées, et leur rendu esthétique reste imparfait, car elles ne reproduisent ni la transparence ni la dureté de l’émail naturel. Le biomatériau issu de la laine, lui, se distingue par son innocuité et son aspect visuel. Les chercheurs affirment qu’une dent réparée ainsi ressemblerait beaucoup plus à une dent “neuve”.Une arrivée imminenteLa bonne nouvelle, c’est que cette technologie n’appartient pas à un futur lointain. Selon l’équipe du King’s College, elle pourrait être disponible dans les cabinets dentaires d’ici deux à trois ans. Si les essais cliniques confirment les résultats observés au laboratoire, les dentistes disposeront d’un outil inédit : non plus combler, mais véritablement régénérer.Un espoir pour l’avenirIl serait exagéré de dire que la carie va disparaître. L’hygiène bucco-dentaire restera indispensable, avec le brossage et le fil dentaire. Mais ce traitement pourrait réduire considérablement le recours aux résines plastiques, prolonger la durée de vie de nos dents et améliorer le confort des patients.Ainsi, une ressource aussi humble que la laine de mouton pourrait bien inaugurer une nouvelle ère en dentisterie : celle où l’on ne répare plus seulement nos dents, mais où on les reconstruit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 14, 20252 min

Comment le deuil modifie-t-il le cerveau ?

Le deuil est souvent décrit comme une douleur psychologique, mais il s’agit en réalité aussi d’un bouleversement biologique. La Dre Lisa M. Shulman, neurologue à la faculté de médecine de l’Université du Maryland, l’explique clairement : notre cerveau perçoit une perte traumatique – comme celle d’un être cher – non pas comme une simple émotion, mais comme une véritable menace pour notre survie... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 20252 min

Comment la mission LISA veut “voir” l’espace-temps se déformer ?

Imaginer que l’espace-temps — ce tissu invisible qui structure l’univers — puisse onduler comme une mer agitée, c’est déjà vertigineux. Mais tenter de « voir » ces ondulations à des milliards de kilomètres, c’est l’objectif extraordinaire de la mission LISA (Laser Interferometer Space Antenna), un projet spatial ambitieux de l’Agence spatiale européenne (ESA), en collaboration avec la NASA, prévu pour un lancement vers 2035.Mais que cherche-t-on à observer exactement ? Et pourquoi parle-t-on d’un pari scientifique presque insensé ?Pour le comprendre, il faut revenir à Albert Einstein. En 1916, dans sa théorie de la relativité générale, il prédit que des événements cosmiques extrêmement violents — comme la fusion de trous noirs ou l’explosion d’étoiles massives — provoquent des ondes gravitationnelles. Ces ondes sont des déformations de l’espace-temps, voyageant à la vitesse de la lumière, un peu comme des rides sur l’eau.Ces ondes ont été détectées pour la première fois en 2015 par les détecteurs LIGO et Virgo, installés sur Terre. Mais leur sensibilité reste limitée. Elles captent surtout des signaux « courts » et très puissants. Pour aller plus loin, pour capter les ondes gravitationnelles les plus basses fréquences, les plus longues et les plus anciennes — celles qui pourraient révéler la formation des galaxies ou les premiers instants de l’univers — il faut sortir de la Terre. D’où LISA.La mission LISA sera composée de trois satellites positionnés en triangle, séparés de 2,5 millions de kilomètres, qui flotteront dans l’espace en suivant l’orbite terrestre autour du Soleil. Ces satellites seront reliés par des faisceaux laser ultra-précis, capables de mesurer des variations de distance de l’ordre du milliardième de millimètre. Si une onde gravitationnelle traverse ce triangle, elle déformera très légèrement l’espace entre les satellites. Cette infime variation sera détectée grâce aux interférences des lasers.C’est là que le pari devient vertigineux : LISA ne « voit » rien au sens classique, elle mesure des distorsions minuscules dans un vide spatial, provoquées par des événements cosmiques survenus parfois il y a des milliards d’années. Un exploit technologique et scientifique, qui demande une stabilité extrême, une précision au-delà de tout ce que l’humanité a construit jusque-là dans l’espace.LISA, c’est donc bien plus qu’un télescope : c’est une oreille cosmique, tendue dans le silence spatial pour écouter les battements les plus profonds de l’univers. Et si elle réussit, elle nous offrira une nouvelle façon de faire de l’astronomie, non plus en observant la lumière, mais en sentant les vibrations de l’espace-temps lui-même. Une révolution silencieuse… mais bouleversante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 10, 20252 min

Que pensez-vous de ma nouvelle vidéo ?

Pour regarder la vidéo et me donner votre avis:https://youtu.be/OuZtEbMl9_M?si=fkljzQLMrFOsNstsMerci ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 10, 20250 min

Pourquoi la théorie de l’expansion terrestre a-t-elle été abandonnée ?

Avant que la tectonique des plaques ne s’impose comme le modèle dominant de la dynamique terrestre, une autre hypothèse, aujourd’hui presque tombée dans l’oubli, a passionné des générations de géologues : celle de l’expansion terrestre. Selon cette théorie, notre planète ne conserverait pas une taille constante, mais gonflerait lentement, comme un ballon, au fil des millions d’années.L’idée peut sembler farfelue à première vue, mais elle a pourtant été sérieusement débattue jusqu’au milieu du XXe siècle. Tout part d’un constat troublant : les continents semblent s’emboîter comme les pièces d’un puzzle. L’Afrique et l’Amérique du Sud, par exemple, présentent des côtes étonnamment complémentaires. Avant que la dérive des continents ne soit expliquée par les mouvements des plaques tectoniques, certains scientifiques ont proposé une autre solution : et si les continents s’étaient éloignés parce que la Terre elle-même avait grossi ?L’un des défenseurs les plus emblématiques de cette hypothèse fut l’Australien Samuel Warren Carey. Dans les années 1950, il propose que la surface terrestre se soit formée à partir d’un supercontinent unique qui aurait éclaté, non pas parce que les plaques glissaient, mais parce que le rayon de la Terre augmentait, entraînant une fissuration progressive de la croûte. Les océans ne seraient donc pas apparus par subduction ou collision, mais comme des zones de dilatation entre des continents poussés vers l’extérieur par la croissance de la planète.Mais qu’est-ce qui ferait gonfler la Terre ? Les partisans de cette théorie évoquaient divers mécanismes : accumulation d’énergie interne, transformation de la matière dans le noyau, voire production de nouvelle matière – autant de processus restés très spéculatifs.Ce modèle a été largement abandonné à partir des années 1960, avec l’avènement de la tectonique des plaques, appuyée par de nouvelles données géophysiques et océanographiques. La découverte des dorsales océaniques, des zones de subduction, et des courants de convection dans le manteau terrestre ont permis de modéliser les mouvements des continents sans faire appel à une variation de la taille de la planète.Cependant, la théorie de l’expansion terrestre n’a jamais complètement disparu. Certains chercheurs indépendants ou amateurs la défendent encore, pointant les incertitudes sur la structure profonde de la Terre et l’origine des continents. Si la majorité de la communauté scientifique rejette aujourd’hui cette hypothèse, elle reste un témoignage fascinant de l’évolution des idées scientifiques, et de la manière dont nos représentations du monde se transforment avec le temps — parfois en gonflant un peu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 9, 20252 min

Pourquoi les nouvelles puces chinoises sont-elles révolutionnaires ?

L’univers de la microélectronique vit peut-être un tournant historique. La Chine a récemment annoncé le lancement de la production de masse des premières puces non binaires hybrides, une technologie inédite qui pourrait redessiner le paysage mondial de l’intelligence artificielle. Encore méconnue du grand public, cette avancée pourrait pourtant bouleverser des domaines entiers : de la robotique à l’aéronautique, en passant par les systèmes de recommandation, les véhicules autonomes ou la cybersécurité.Que signifie “non binaire” ?Les puces électroniques classiques, celles qui font fonctionner nos ordinateurs et smartphones, reposent sur un principe fondamental : le binaire. Chaque bit d’information ne peut être qu’un 0 ou un 1. Cette logique a permis des décennies d’innovation, mais elle atteint aujourd’hui certaines limites en matière d’efficacité énergétique et de traitement massif des données.Les puces non binaires, elles, reposent sur une logique multivalente : au lieu de deux états possibles, elles peuvent en gérer plusieurs (par exemple, 0, 1, 2, 3…). Cela permet d’augmenter drastiquement la densité d’information, tout en réduisant les cycles de calcul et la consommation énergétique.Une première mondiale chinoiseL’entreprise Tianjin Saidi Technology, en lien avec des institutions de recherche gouvernementales chinoises, est à l’origine de cette prouesse. Ses puces hybrides non binaires analogico-numériques sont conçues pour mimer le fonctionnement du cerveau humain, où l’information n’est pas transmise en tout ou rien, mais sous forme de signaux gradués. En combinant analogique et numérique, ces composants pourraient offrir des performances bien supérieures aux puces actuelles pour les tâches d’intelligence artificielle.Un enjeu géopolitiqueCette annonce intervient alors que la Chine fait face à des restrictions sévères sur l’accès aux technologies avancées venues des États-Unis. Incapable d’importer certaines puces NVIDIA ou AMD de dernière génération, Pékin parie donc sur l’innovation de rupture pour reprendre l’avantage.Si ces puces non binaires tiennent leurs promesses, elles pourraient réduire la dépendance de la Chine aux semi-conducteurs occidentaux, tout en ouvrant un nouveau chapitre technologique — un peu comme les transistors ont succédé aux tubes électroniques dans les années 1950.Ce que cela pourrait changerPlus rapides, plus sobres et plus proches du raisonnement biologique, ces puces pourraient révolutionner la conception des IA. Finie l’approche brute-force fondée sur la puissance de calcul brute : place à des machines plus intelligentes, plus économes, et potentiellement… plus proches de l’humain.Le futur de l’IA ne sera peut-être pas binaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 20252 min

Un relevé bancaire peut-il prédire la maladie d'Alzheimer ?

C’est une idée qui semble tirée d’un roman d’anticipation, et pourtant : vos relevés bancaires pourraient bientôt devenir un outil de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer. C’est ce que révèle une étonnante étude publiée dans la revue JAMA Network Open. Selon les chercheurs, les tout premiers signes de déclin cognitif pourraient être visibles dans vos habitudes de dépenses… jusqu’à 10 ans avant qu’un diagnostic formel ne soit posé.Mais comment est-ce possible ?L’équipe de chercheurs s’est appuyée sur les données anonymisées de plus de 80 000 comptes bancaires de personnes âgées aux États-Unis, dont certaines avaient par la suite reçu un diagnostic de démence ou de maladie d’Alzheimer. En croisant ces données avec les dossiers médicaux, ils ont identifié des modifications subtiles mais constantes dans les comportements financiers des futurs patients, bien avant l’apparition des symptômes cliniques.Parmi ces signaux faibles : Une baisse de 9,6 points dans les dépenses liées aux voyages, cinq ans avant la mise sous procuration.Moins de dépenses en loisirs comme le jardinage.Moins de connexions aux comptes bancaires en ligne.Davantage de réinitialisations de code PIN, de cartes perdues ou de plaintes pour fraude.En parallèle, une augmentation des dépenses domestiques (factures, alimentation…) trahit un repli progressif de la personne sur son environnement immédiat.Ces signes ne sont pas forcément spectaculaires, mais c’est justement leur régularité sur plusieurs années qui attire l’attention.Ce qui rend cette découverte si prometteuse, c’est qu’elle s’appuie sur des données déjà disponibles. Contrairement aux tests médicaux lourds ou coûteux, comme l’imagerie cérébrale ou les analyses biologiques, le suivi des habitudes financières pourrait offrir un outil de détection précoce non invasif, discret et potentiellement automatisable.Bien sûr, les chercheurs insistent : il ne s’agit pas de poser un diagnostic à partir d’un simple relevé bancaire. Mais combiné à d’autres indicateurs — comme des tests de mémoire, des antécédents familiaux ou des changements de comportement — cet outil pourrait alerter bien plus tôt les médecins, les proches… et les patients eux-mêmes.Dans un monde où la population vieillit rapidement et où chaque année gagnée dans la détection de la maladie peut faire une énorme différence sur la qualité de vie, cette approche ouvre des perspectives inédites. Elle interroge aussi : sommes-nous prêts à ce que notre santé mentale soit surveillée… à travers notre carte bleue ?Une chose est sûre : cette découverte pourrait marquer une nouvelle ère dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Et si, un jour, votre banque devenait votre premier allié en santé ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 20252 min

Le cerveau a-t-il un genre ?

Pendant longtemps, les neurosciences ont cherché à répondre à une question à la fois biologique et culturelle : le cerveau des hommes est-il différent de celui des femmes ? Des siècles de stéréotypes ont alimenté l’idée que le genre déterminait des aptitudes naturelles distinctes — logique pour les uns, intuition pour les autres, langage d’un côté, orientation spatiale de l’autre. Mais que dit la science aujourd’hui ? Le cerveau a-t-il un genre ?Des différences anatomiques… en moyenneOui, des différences existent entre les cerveaux masculins et féminins, mais elles sont statistiques et non déterminantes. En moyenne, le cerveau des hommes est environ 10 % plus volumineux, ce qui s’explique par leur corpulence plus importante. Certaines régions peuvent aussi différer légèrement : l’amygdale (impliquée dans la gestion des émotions) ou l’hippocampe (mémoire) présentent des variations de taille selon le sexe. Mais ces écarts ne suffisent pas à prédire les comportements ou les aptitudes. La plupart de ces différences sont faibles, avec de grandes variations individuelles.L’étude fondatrice : pas de “cerveau masculin” ou “féminin”Une avancée majeure vient de l’étude de Daphna Joel, neuroscientifique à l’Université de Tel-Aviv, publiée en 2015 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). En analysant les IRM de plus de 1 400 cerveaux, elle a montré que la grande majorité des cerveaux humains sont des “mosaïques”. Autrement dit, chaque cerveau présente des caractéristiques tantôt plus fréquentes chez les femmes, tantôt chez les hommes, sans configuration typiquement masculine ou féminine.Biologie et culture : un cerveau plastiqueLe cerveau est hautement plastique : il se modifie tout au long de la vie en fonction des expériences, de l’éducation, de la langue, des métiers exercés… Ce que l’on observe comme différences cérébrales pourrait donc être en partie le résultat de l’environnement social, et non l’inverse.Par exemple, l’activation plus fréquente de certaines zones lors d’activités linguistiques chez les femmes a longtemps été interprétée comme une différence innée. Or, des études plus récentes montrent que l’exposition précoce au langage, les attentes éducatives ou les modèles familiaux influencent la spécialisation cérébrale.En résuméLe cerveau humain n’a pas de genre binaire. Il existe des différences moyennes entre les sexes, mais elles sont faibles, non exclusives, et fortement modulées par l’expérience. La recherche actuelle privilégie donc l’idée d’un continuum cérébral, où chaque individu développe un profil unique, largement façonné par l’interaction entre biologie et environnement.Autrement dit : le genre n’est pas câblé dans le cerveau — il est vécu, appris, et transformé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 4, 20252 min

Pourquoi le bruit est-il néfaste à la concentration ?

La concentration repose sur une capacité fondamentale de notre cerveau : filtrer les informations. À chaque instant, nos sens reçoivent des centaines de signaux – sons, images, odeurs… Mais pour rester attentif à une tâche, le cerveau doit opérer un tri sélectif entre ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas. C’est justement ce mécanisme qu’explique une étude de 2015 menée par des chercheurs de l’Institut de neurosciences de l’université de New York, qui ont identifié un acteur clé : le noyau réticulé thalamique, ou NRT.Le NRT est une structure en forme d’anneau située autour du thalamus, lui-même au centre du cerveau. Il agit comme un commutateur attentionnel. Concrètement, lorsque nous dirigeons notre attention vers un stimulus (par exemple un texte à lire), les neurones du NRT réduisent l’intensité des signaux sensoriels concurrents – comme les bruits ambiants, les mouvements visuels ou même les sensations tactiles. C’est ce qu’on appelle la sélection attentionnelle.L’étude, publiée dans Nature Neuroscience, a montré que ces neurones inhibiteurs du NRT peuvent désactiver temporairement certaines voies sensorielles au profit d’autres. Ainsi, lorsque vous vous concentrez sur la lecture, le NRT limite le traitement des sons ou des images parasites. Mais ce filtrage a ses limites. Si un bruit soudain ou inhabituel surgit – comme une voix forte ou une porte qui claque – le NRT réoriente l’attention vers cette nouvelle source, même si elle est sans intérêt. C’est un mécanisme de vigilance automatique, hérité de l’évolution, destiné à détecter les dangers.Autrement dit, le bruit capte l’attention non pas parce qu’il est pertinent, mais parce qu’il rompt l’équilibre sensoriel imposé par le NRT. Plus le bruit est irrégulier, imprévisible ou porteur d’information (comme une conversation), plus il sollicite le système attentionnel… au détriment de la tâche en cours.Cette redirection constante de l’attention a un coût : chaque interruption impose au cerveau un "temps de réinitialisation" de plusieurs secondes, durant lequel la performance cognitive chute. Ce phénomène s’appelle le coût de rebasculage attentionnel.En résumé, le bruit est néfaste à la concentration car il court-circuite le système de filtrage du cerveau, piloté par le noyau réticulé thalamique. Il force le cerveau à jongler entre les sources sensorielles, réduisant ainsi notre efficacité, notre mémoire de travail, et notre capacité à accomplir des tâches complexes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 3, 20252 min

Pourquoi le Pentagone a-t-il inventé des ovnis ?

C’est une histoire digne d’un scénario de science-fiction… sauf qu’elle est vraie. Le 6 juin 2025, le Wall Street Journal a levé le voile sur un pan méconnu de l’histoire militaire américaine : l'utilisation délibérée du mythe des ovnis par le Pentagone pour dissimuler ses programmes d’armement ultra-secrets.L’un des cas les plus révélateurs remonte à 1967, dans le Montana. Ce soir-là, un capitaine de l’US Air Force affirme avoir vu une lumière étrange survoler un silo de missiles balistiques intercontinentaux. Puis, sans explication, les systèmes électriques et les ogives sont désactivés. À l’époque, l’événement est classé top secret. Officiellement, on parle d’un « phénomène inexpliqué ». Officieusement, il s’agissait d’un test militaire utilisant une impulsion électromagnétique (IEM), destinée à perturber les installations électroniques ennemies. L’effet secondaire ? Une lueur artificielle dans le ciel, facilement assimilable à un « ovni ».Mais l’intox ne s’arrête pas là.Dans les années 1980, alors que les États-Unis testent des technologies furtives encore jamais vues, comme le F-117 Nighthawk, un étrange personnage se rend dans un bar du Nevada. Il y laisse des photos de “soucoupes volantes”, accompagnées d’un discours confus sur les extraterrestres. Intrigués, les services de renseignement identifient l’homme : un colonel à la retraite, agissant sur ordre de ses supérieurs, dans le cadre d’une opération de désinformation. Objectif ? Détourner l’attention des vrais essais menés dans la région, notamment à proximité de la célèbre Zone 51, et semer le doute auprès des éventuels espions soviétiques.Car la Zone 51 est bien réelle, et elle a servi de site de test pour des appareils révolutionnaires, comme le SR-71 Blackbird ou le drone U-2, conçus pour des missions de surveillance en haute altitude pendant la Guerre froide. Les formes inhabituelles de ces engins, leur comportement silencieux et leurs trajectoires non conventionnelles ont alimenté, sans effort, la légende des « objets volants non identifiés ».Selon des experts interrogés par National Geographic, le Pentagone a volontairement entretenu cette confusion. Non pas pour valider l’idée d’extraterrestres, mais pour créer un écran de fumée utile à la sécurité nationale. En brouillant les pistes, les autorités empêchaient non seulement le public d’en apprendre trop… mais aussi les services secrets ennemis.Aujourd’hui, l’AARO, un bureau fondé en 2022 pour enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés, reconnaît que certaines de ces “observations” étaient liées à des projets militaires confidentiels. La question extraterrestre reste ouverte, mais une chose est sûre : les ovnis ont été, au moins en partie, un outil stratégique du Pentagone. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 2, 20252 min

Pourquoi faudrait-il mettre ses bagages dans les baignoires des hôtels ?

Vous venez d’ouvrir la porte de votre chambre d’hôtel ; avant de jeter votre sac sur le lit, faites un détour par la salle de bain : placez vos bagages dans la baignoire. Ce geste, recommandé par de nombreux entomologistes, vise à déjouer Cimex lectularius, la punaise de lit, championne du voyage clandestin.Les punaises se déplacent mal sur surfaces lissesLes punaises de lit ne sautent ni ne volent ; elles progressent en rampant grâce à de minuscules griffes adaptées aux textiles rugueux ou au bois. Des études d’observation montrent qu’elles peinent à conserver leur adhérence dès que la rugosité du support tombe sous deux micromètres : le verre poli, le métal chromé ou la céramique vitrifiée agissent comme des patinoires. Une paroi de baignoire, lisse et bombée, constitue donc une barrière mécanique efficace : même si un insecte s’y aventure, il aura du mal à franchir le rebord pour atteindre votre valise.La salle de bain : zone « à faible densité » de punaisesLes punaises sont thigmotactiques : elles recherchent des crevasses proches de leur source de nourriture (le dormeur). Dans une chambre, elles se concentrent à moins de deux mètres du matelas : coutures de sommier, tête de lit, plinthes, moquette. Les salles de bain offrent peu de cachettes (carrelage, joints silicones lisses) et sont nettoyées plus vigoureusement par le personnel ; l’incidence d’infestation y est donc minimale.Le bagage, principal vecteur d’exportLes données de traçabilité d’infestations montrent que 70 % des introductions domestiques commencent par une valise posée sur un lit ou un porte-bagage textile dans un hôtel infesté. Les punaises profitent d’une sieste diurne dans la doublure ou glissent entre les vêtements, puis rentrent chez vous. En isolant immédiatement la valise dans la baignoire – ou dans un sac plastique clair – on réduit drastiquement cette « porte d’embarquement ».Un protocole simple en trois étapesÀ l’arrivée, valise dans la baignoire fermée et inspection rapide : coutures, poches, poignées.Inspection du lit : soulevez les draps, examinez les coutures du matelas et l’arrière de la tête de lit. Signe d’alarme : points noirs (déjections) ou exuvies brunâtres.En partant, aspirez ou brossez la valise, puis placez les vêtements à 60 °C (lessive) ou 30 minutes au sèche-linge chaleur élevée.Limites et complémentsLe porcelaine n’est pas une muraille absolue ; une punaise affamée peut parfois franchir une surface lisse après plusieurs heures. Mais la baignoire vous laisse le temps de détecter un intrus : une silhouette brun rouge contre un fond blanc. Pour plus de sécurité, certains voyageurs combinent baignoire et housse anti-punaises pour bagage, ou utilisent des pièges collants sous les pieds du lit.ConclusionDéplacer votre valise de deux mètres vers la salle de bain peut vous épargner des semaines de lutte chimique et des centaines d’euros de traitement. L’astuce n’est pas folklorique : elle s’appuie sur la biologie locomotrice de l’insecte, son écologie d’abri et l’analyse statistique des voies d’infestation. La prochaine fois que vous arriverez à l’hôtel, laissez la baignoire devenir… votre première ligne de défense Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 1, 20252 min

Selon la science, combien de temps met-on pour oublier un ex ?

C’est une question universelle, souvent posée après une rupture : combien de temps faut-il pour vraiment oublier un ex ? Une équipe de chercheurs dirigée par Grace Larson (Northwestern University) et David Sbarra (University of Arizona) a tenté d’y répondre scientifiquement. Leur étude, publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science, révèle un chiffre bien plus élevé que ce que l’on imagine souvent : il faut en moyenne 4,18 années pour se remettre pleinement d’une relation amoureuse marquante.Les chercheurs ont suivi des adultes ayant vécu une séparation récente et ont analysé plusieurs dimensions : le niveau d’attachement émotionnel, la détresse psychologique, l’évolution de l’estime de soi, et surtout la manière dont les participants reconstruisent leur identité personnelle.Car selon l’approche de Larson et Sbarra, l’oubli d’un ex ne dépend pas seulement du temps ou de la douleur ressentie, mais surtout d’un phénomène bien plus profond : la redéfinition du “soi”. Quand on est en couple, notre identité se lie progressivement à celle de l’autre. Après la rupture, il ne s’agit pas simplement de “passer à autre chose” : il faut reconstruire qui l’on est sans l’autre. C’est ce que les chercheurs appellent la “réintégration de soi”.L’étude montre que plus la relation a été intense et fusionnelle, plus ce processus est long. Le cerveau, lui aussi, joue un rôle dans ce délai. L’imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle) montre que les zones activées par la douleur amoureuse (notamment le cortex cingulaire antérieur) sont les mêmes que celles activées en cas de douleur physique. En d’autres termes, une rupture amoureuse fait “physiquement” mal. Ce n’est pas une métaphore.Ajoutons à cela des facteurs aggravants : le rejet brutal, le manque de clôture, l’absence de soutien social ou encore la persistance d’un lien numérique avec l’ex (réseaux sociaux, messages non effacés) ralentissent tous le processus. À l’inverse, les personnes qui parviennent à recontextualiser la rupture, à en tirer un sens ou une leçon, récupèrent plus vite.Les chercheurs insistent toutefois sur un point : le chiffre de 4,18 ans est une moyenne. Certains se remettent en quelques mois, d’autres ont besoin de beaucoup plus. Il ne s’agit pas d’un compte à rebours figé, mais d’un chemin personnel, influencé par notre histoire, nos attachements, et notre capacité à réinventer notre vie.En conclusion, la science nous rappelle que “oublier un ex” ne veut pas dire effacer le souvenir, mais guérir l’attachement. Et ce processus prend du temps. Beaucoup plus qu’un simple “verre entre amis” ne le laisserait croire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 31, 20252 min

Toutes les personnes aux yeux bleus ont-elles un ancêtre commun ?

Rediffusion On le sait, la couleur des yeux n'est souvent pas la même d'un individu à l'autre. Des scientifiques ont voulu connaître les raisons de ces modifications. Ils se sont notamment intéressés aux personnes ayant des yeux bleus. Leur étude a été menée à partir d'un groupe de 800 participants ayant cette particularité.Un examen génétique a montré que, dans la quasi totalité des cas, la couleur des yeux de ces personnes était due à une mutation génétique de l'iris, qui est en quelque sorte la partie colorée de l'œil.Et cette mutation génétique serait très ancienne, puisqu'elle remonterait à l'ère mésolithique. Cette période de la Préhistoire, comprise entre le paléolithique et le néolithique, s'étend environ entre 10.000 ans et 6.000 ans avant J.-C. Pour certains spécialistes, cependant, cette mutation serait beaucoup plus ancienne.À cette époque, d'après les scientifiques, tous les hommes avaient des yeux marron. Cette coloration dominante était due à la présence naturelle de mélanine brune dans l'œil, responsable de cette teinte majoritaire des yeux.Mais, à l'époque considérée, un homme aurait subi une mutation génétique de l'iris. Cette mutation aurait empêché la production de mélanine. Si les yeux de cet homme préhistorique étaient bleus et non marron, c'est d'abord du fait de cette mutation génétique, mais aussi en raison de la manière dont la lumière était dispersée dans l'iris.Aussi peut-on supposer que cet homme est l'ancêtre commun de toutes les personnes qui ont aujourd'hui les yeux bleus. Les scientifiques ont pu arriver à cette conclusion en constatant que les personnes ayant des yeux bleus possédaient le même "interrupteur" de mélanine, placé exactement de la même façon dans leur ADN.Une telle ressemblance génétique ne pouvait provenir que d'un héritage commun, celui légué par ce lointain ancêtre.Si les chercheurs ont bien identifié cette mutation génétique, ils n'en connaissent pas la cause. Ils se veulent en tous cas rassurants sur un point : un tel changement ne produit bien qu'une modification de la couleur des yeux, il n'a aucun impact sur la santé ni sur l'espérance de vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 20251 min

Quelle maladie le jeu Mario soignerait-il ?

Rediffusion Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression toucherait plus de 300 millions de personnes dans le monde. Cette maladie, encore mal cernée par la médecine, serait même la première cause d'incapacité au travail.C'est dire à quel point son traitement est un enjeu majeur de santé publique. La récente étude menée par des chercheurs allemands pourrait représenter, à cet égard, une réponse originale.Elle souligne en effet le rôle thérapeutique de certains jeux vidéo. En l'occurrence "Super Mario odyssey", l'un des jeux où apparaît ce célèbre personnage imaginé par un créateur et producteur japonais de jeux vidéo.46 personnes, souffrant de dépression, ont participé à l'étude en question, qui a duré 6 semaines. Les chercheurs les ont divisées en trois groupes. Le premier a reçu un traitement traditionnel, à base de médicaments.Les participants du second groupe devaient utiliser un logiciel conçu pour développer les fonctions cognitives, celles-ci pouvant être affectées par la dépression. Quant aux personnes composant le dernier groupe, elles étaient tout bonnement invitées à jouer au jeu "Super Mario". Elles ont eu droit à 18 sessions de jeu, chacune durant environ trois quarts d'heure.Or, c'est dans ce dernier groupe qu'on observe la régression la plus significative des symptômes liés à la dépression. Et ce sont ses membres qui, sans surprise, ont manifesté le plus de motivation à poursuivre leur traitement.Les scientifiques rappellent que, quel que soit l'impact positif de ces jeux vidéo sur la maladie, ils ne sauraient à eux seuls soigner la dépression. En effet, de telles séances de jeu ne peuvent qu'en atténuer certains symptômes.Les chercheurs ont ainsi constaté, chez les joueurs, un meilleur bien-être subjectif et une plus grande capacité à utiliser des informations visuelles, souvent mise à mal par la dépression.Par l'état de concentration qu'il requiert, le jeu vidéo laisserait également peu de place aux pensées négatives, qui envahissent l'univers mental des personnes dépressives. D'autres recherches seront cependant nécessaires pour établir la réelle efficacité des jeux vidéo dans le traitement de la dépression. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 28, 20251 min

Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?

Rediffusion Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 27, 20252 min

Partageons-nous vraiment 50% de nos gênes avec les bananes ?

Rediffusion Si certaines affirmations ont toutes les chances de passer à la postérité, c'est qu'elles frappent par leur singularité. C'est bien le cas de l'assertion, souvent entendue, selon laquelle l'homme partagerait la moitié de ses gènes avec les bananes.Certains scientifiques en ont fait état après le décodage, en 2012, du génome complet de la banane. Un résultat acquis au terme de longs travaux.En théorie, il est vrai, l'idée n'a rien d'absurde. En effet, d'après les spécialistes, l'être humain et les plantes auraient un ancêtre commun, qui aurait vécu voilà environ 1,5 milliard d'années.Il est donc normal que nous partagions certains gènes avec les bananes, mais aussi avec d'autres plantes.Mais de là à penser que nous avons 50 % de notre patrimoine génétique en commun avec la banane, il y a un pas que beaucoup d'abstiennent de franchir.Il faut d'abord rappeler, en effet, que le génome de la banane est 6 fois plus petit que celui que l'homme. Ce qui rend déjà difficile un partage de la moitié de nos gènes avec les bananes.Ensuite, il faut savoir de quels gènes on parle. Ceux que nous partagerions avec les bananes, à hauteur de 50 %, sont les gènes codants. Autrement dit ceux qui contiennent l'information nécessaire à la fabrication d'une protéine.L'homme possède environ 20.000 gènes codants et la banane 36.000. Mais ces gènes codants ne représentent que de 2 à 5 % de l'ADN total. Nous aurions donc, en commun avec les bananes, une toute petite partie de nos gènes et, selon les estimations des spécialistes, environ 1 % de notre ADN total.L'affirmation selon laquelle nous partagerions 50 % de nos gènes avec les bananes vient sans doute des récentes recherches menées par des scientifiques américains. En effet, ils ont identifié, non pas des gènes codants identiques, entre l'homme et la banane, mais des gènes homologues, à hauteur de 60 %.Il s'agit donc de gènes (représentant eux-mêmes une très faible proportion de l'ADN) qui contiennent des informations comparables, mais non pas identiques, relatives aux protéines qu'ils permettent de fabriquer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 26, 20251 min

Quel animal serait le dernier à survivre en cas de fin du monde ?

Rediffusion La Terre a déjà connu des épisodes tragiques, au cours desquels la vie a paru menacée. On se souvient ainsi de l'extinction des dinosaures, survenue voilà 65 millions d'années.Mais la crise du Permien-Trias, il y a environ 252 millions d'années, fut encore plus grave. Provoquée par l'éruption d'un supervolcan ou des impacts de météorites, elle se traduit par la disparition des trois quarts des animaux terrestres et de la quasi-totalité des espèces marines.Si un épisode aussi dramatique survenait aujourd'hui, ou une guerre nucléaire, quel serait le dernier animal à survivre ?Si l'on en croit les films et les récits de science-fiction, l'espèce humaine serait la plus résistante. Son ingéniosité et sa technologie lui permettraient de survivre à de telles catastrophes.Or un tel scénario appartient plus à la fiction qu'à la réalité. En effet, les hommes ne pourraient résister aux conséquences d'une guerre nucléaire ou aux effets de la formidable explosion d'une supernova trop proche de la Terre.Il existe cependant un animal capable de survivre à de tels événements. Ce n'est pas le cafard, pourtant très résistant. L'animal en question est encore plus petit, et il ne cesse de provoquer l'étonnement des scientifiques.Ce curieux animal, dont les huit pattes se terminent par des griffes, s'appelle le tardigrade. Il mesure entre 0,1 millimètre et un peu plus d'un millimètre. À vrai dire, cet "ourson d'eau" microscopique, comme on le surnomme aussi, était déjà connu pour pouvoir s'adapter à des conditions extrêmes.En effet, le tardigrade est capable de supporter des températures allant de -272°C à 150°C. Il peut aussi résister à des pressions s'élevant jusqu'à 6 000 bars et vivre sans eau.C'est pourquoi on trouve ce champion de la survie dans les profondeurs de l'océan comme sur les plus hauts sommets de l'Himalaya. Aussi le tardigrade a-t-il toutes les chances de vivre bien plus longtemps que les hommes.D'après les scientifiques, seule l'extinction du Soleil, qui entraînera la disparition de l'atmosphère terrestre, pourrait avoir raison de lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 25, 20252 min

Pourquoi Pékin a-t-elle un Bureau des modifications météorologiques ?

Rediffusion Le fatalisme observé depuis toujours face aux éléments n'est plus de mise au XXIe siècle. En effet, il existe aujourd'hui des techniques permettant d'influer sur le temps.Certains pays se sont même dotés, pour atteindre ce but, de structures ad hoc. C'est notamment le cas de la Chine, qui a mis en place, en 1973, un Bureau des modifications météorologiques.Les techniciens qui y travaillent emploient diverses méthodes pour modifier le temps. La plus répandue est l'"ensemencement des nuages". Elle consiste à bombarder les nuages, depuis le sol ou à partir d'avions, avec des substances comme le sel, ou plus souvent, l'iodure d'argent.Il existe d'autres techniques, comme l'envoi de décharges électriques dans les nuages. En tout, ce programme de changement du temps, commencé en 2002, s'est traduit par plus de 560.000 modifications des conditions météorologiques.Mais pourquoi la Chine veut-elle ainsi faire la pluie et le beau temps ? Le but essentiel est de favoriser le temps le plus propice à l'économie. Ainsi, le Bureau des modifications météorologiques a-t-il pour mission de lutter contre les nombreux épisodes de sécheresse qui frappent le pays.Si l'on en croit les responsables chinois, les résultats seraient assez probants. En effet, les techniques utilisées auraient augmenté de 10 % les précipitations tombant sur Pékin en 2004.Au total, le personnel du Bureau aurait provoqué près de 490 milliards de tonnes de pluie, soit l'équivalent de trois fois le contenu de l'immense barrage chinois des Trois Gorges. Des précipitations qui ne doivent pas seulement arroser les récoltes mais aussi éteindre les nombreux incendies qui se déclenchent ici et là dans le pays.Mais le Bureau poursuit encore d'autres objectifs. Les méthodes mises en œuvre doivent aussi empêcher des averses de grêle désastreuses pour les cultures.Parfois, il ne s'agit pas de faire pleuvoir, mais d'éviter la pluie à un certain moment. Ainsi, grâce au Bureau, les Jeux olympiques de Pékin, en 2008, se sont déroulés sous un beau soleil.D'ici 2025, ce programme de modification du temps devrait s'étendre à d'autres régions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 24, 20252 min

Le Soleil tourne-t-il sur lui même ?

Rediffusion Au cœur du système qui porte son nom, le Soleil est apparu voilà environ 4,5 milliards d'années. On sait, depuis Galilée et Copernic, que la Terre autour de notre étoile.Mais qu'en est-il du Soleil ? Est-il affecté, lui aussi, d'un mouvement de rotation ? La réponse est doublement affirmative, si l'on peut dire. En effet, non seulement le Soleil tourne autour du centre de notre galaxie, la Voie lactée, mais il tourne aussi sur lui-même.La vitesse de rotation de notre astre n'est d'ailleurs pas uniforme. En effet, le Soleil n'étant pas à proprement parler un corps solide, mais le résultat d'un assemblage de gaz, les diverses régions qui le composent se meuvent à des vitesses différentes.La durée de rotation est en effet très variée. Ainsi, le cœur du Soleil tourne beaucoup plus vite que sa surface. Et ce rythme dépend lui-même de la région considérée. De fait, l'équateur tourne sur lui-même en 25 jours, alors qu'il en faut 10 de plus aux pôles pour accomplir cette révolution.Ceci étant, les spécialistes estiment que le Soleil tourne autour de lui-même à une vitesse moyenne de près de 2.000 km par seconde. Et cette révolution s'accomplit dans le même sens que celui des planètes tournant autour de l'astre.C'est notamment l'étude des taches solaires, découvertes par Galilée, qui a permis de comprendre que le Soleil tournait lentement autour de lui-même.Cette rotation de notre étoile serait en partie liée à son origine. En effet, le Soleil serait apparu au sein d'une vaste nébuleuse, à la suite de l'effondrement d'un nuage de gaz sur lui-même, lié à l'effet de la gravité.Sous l'effet de ce phénomène, la vitesse de rotation du nuage en train de s'effondrer se serait accentuée. Un peu comme celle du patineur qui s'accroupit. La rotation actuelle du Soleil serait donc un vestige de cette accélération.Mais d'autres facteurs devraient être pris en compte pour expliquer un phénomène par ailleurs assez mal connu. Parmi eux, le magnétisme du Soleil a pu jouer un rôle dans cette mise en mouvement de notre étoile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 20252 min

La perception du temps a-t-elle un impact sur la guérison ?

Rediffusion On se doutait que des facteurs psychiques ou psychologiques pouvaient influer aussi bien sur l'apparition que sur la guérison d'une maladie. Une récente étude américaine le confirme, en montrant que la manière dont nous percevons le temps, au cours de la convalescence, peut jouer sur la guérison.Les résultats de ce travail s'appuient sur une recherche menée auprès de 33 participants. Ils ont d'abord accepté qu'on leur applique, de manière contrôlée, des ventouses, qui ont produit de petites ecchymoses sans gravité.Puis les chercheurs ont réussi à manipuler la perception du temps chez les volontaires, en utilisant, pour ce faire, des horloges avançant plus ou moins vite. Ils ont alors constaté que les personnes ayant le sentiment que le temps s'écoulait lentement guérissaient moins vite que celles confrontées à un temps perçu comme rapide.Bien entendu, le temps passait de la même façon pour tous les patients, mais les chercheurs ont réussi à en modifier la perception.Cette étude montre que le corps et l'esprit semblent liés d'une manière encore plus étroite qu'on ne le croyait. Au point qu'une perception aussi abstraite que la notion que nous avons de l'écoulement du temps pourrait influer sur la guérison d'une maladie.En effet, il ne s'agit pas là de l'influence exercée par le passage réel du temps, mais par la perception qu'en a chacun de nous. Avec cette idée, plus ou moins consciente, que la durée de convalescence joue un rôle dans la guérison finale.Ces recherches confirment donc l'importance du psychisme dans le processus de guérison. Même si des recherches plus approfondies seront nécessaires pour mieux connaître ces mécanismes, le facteur psychologique pourrait être, d'ores et déjà, mieux pris en compte.Ce qui permettrait de proposer aux patients des traitements intégrant davantage les effets du psychisme dans les processus de cure. Il s'agirait en somme d'une approche thérapeutique holistique, qui envisagerait le patient, non plus seulement dans sa dimension physiologique, mais dans la globalité de son être. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 21, 20251 min

Comment les loups de Tchernobyl auraient-ils muté ?

RediffusionLes expériences sur les animaux, désapprouvées par certains, permettent souvent de faire progresser nos connaissances sur les maladies humaines. Mais leur simple observation, dans la nature, aide aussi les scientifiques à mieux en comprendre les mécanismes.C'est ce qu'a constaté une équipe de chercheurs américains, qui s'est rendue à Tchernobyl, en 2014, pour voir comment les loups supportaient les radiations. Ces animaux sont en effet nombreux à errer sur ce site, marqué par un très grave incident nucléaire en avril 1986.Durant près de dix ans, les scientifiques ont prélevé des échantillons de sang sur ces canidés et recueilli des informations, grâce à des colliers GPS attachés à leur cou.Après toutes ces années d'investigations, les chercheurs américains viennent de donner le résultat de leurs recherches. Ils se sont aperçus que, comme on pouvait s'y attendre, ces loups étaient exposés à de très forts taux de radiations.Ils étaient même six fois plus élevés que le seuil maximal, qu'un humain ne pouvait dépasser sans faire courir un grave danger à sa santé. Mais alors comment faisaient ces animaux pour survivre à une telle dose de radiations ?C'est là le point le plus intéressant des découvertes de cette équipe de scientifiques. Ils ont en effet remarqué que certains animaux avaient développé une mutation génétique propre à les protéger contre le cancer.Les chercheurs ont pu identifier les parties du génome de ces loups qui semblaient insensibles, dans une certaine mesure, aux attaques de la maladie. En fait, le système immunitaire de ces animaux s'apparentait à celui d'un patient atteint du cancer mais bénéficiant de séances de radiothérapie.Cette découverte sur la faculté qu'auraient certaines mutations génétiques de résister aux atteintes du cancer est d'autant plus importante que l'homme réagit à la maladie de la même manière que ces loups.Ces recherches prometteuses sont malheureusement freinées par l'actuel conflit en Ukraine, qui rend l'accès à la zone de Tchernobyl très difficile. Il faudra donc patienter encore avant d'en voir les premiers résultats concrets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 20, 20251 min

Pourquoi le bleu est-il si rare dans la nature ?

Rediffusion Certaines couleurs sont moins représentées que d'autres à la surface de la Terre. C'est notamment le cas du bleu. En effet, cette teinte est très rare. Ainsi, sur les 300.000 espèces recensées de plantes à fleurs, seulement 10 % se parent de cette couleur bleue.Si l'on trouve aussi rarement ce coloris à l'état naturel, c'est que, pour paraître bleu, un objet ou un animal doit capter la lumière rouge. Or celle-ci est très difficile à absorber.Pour pouvoir le faire, il faut posséder une composition moléculaire spécifique, capable de retenir cette lumière très peu énergétique.Et pourtant, il arrive de trouver des plantes ou des animaux dont la coloration dominante est le bleu. Comment expliquer ces exceptions ?Prenons l'exemple du geai des chênes. Le corps de ce petit passereau est plutôt brun et rose, mais certaines de ses plumes sont bleues. Ce n'est pas dû à l'existence d'un pigment bleu, qui ne colore le plumage ou le pelage d'aucun animal.Comme souvent quand il s'agit de cette couleur bleue, sa perception est due à un effet d'optique. En fait, si nos yeux perçoivent cette teinte, c'est en raison des trous minuscules qui aèrent la structure des plumes.Ce sont ces orifices, en effet, qui, du fait de leur taille, diffractent la lumière d'une certaine façon. C'est cette diffraction qui amène nos yeux à percevoir telle ou telle couleur.Pourtant, les jours de beau temps, le ciel est bien bleu. Pour expliquer cela, il faut rappeler que la lumière du Soleil, composée de plusieurs couleurs, se diffuse par le biais des molécules de l'atmosphère terrestre, surtout celles d'oxygène et d'azote.Si, dans le ciel, le bleu est plus visible que d'autres couleurs, c'est parce que la longueur d'onde de cette teinte, plus courte, correspond à la taille de ces molécules.Quant à la mer, que nous voyons bleue également, elle doit cette teinte à la présence des molécules d'eau qui, captant surtout la lumière rouge et jaune, laisse toute la place au bleu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 19, 20251 min

Pourquoi les astronautes ont-ils mal à la tête dans l'espace ?

Rediffusion On le sait, les séjours dans l'espace peuvent affecter l'organisme. Une récente étude vient d'en apporter une nouvelle preuve : les astronautes auraient des maux de tête fréquents.Les scientifiques ont notamment recueilli les déclarations de cosmonautes de l'Agence spatiale européenne et de la Nasa qui, de 2011 à 2018, avaient eu l'occasion de séjourner dans la Station spatiale internationale.Certains d'entre eux avaient déjà eu mal à la tête au cours de l'année précédente, d'autres n'ayant par contre jamais souffert de migraines. Mais aucun d'entre eux n'avait eu à subir de maux de tête récurrents.Or, 22 astronautes ont déclaré avoir ressenti des maux de tête, une ou plusieurs fois, après des séjours dans l'espace. En tout, près de 380 maux de tête ont été signalés à l'occasion de cette étude.Rien d'étonnant à cela d'après les auteurs de l'étude. En effet, les modifications de la gravité impactent le cerveau. Et perturbent le système vestibulaire, responsable de notre équilibre et de notre aptitude à nous repérer dans l'espace.Notre cerveau serait pris, en quelque sorte, dans un conflit entre les perceptions qu'il s'attend à ressentir, dans un environnement normal, et celles qui lui parviennent réellement.C'est ce conflit qui provoquerait le mal de l'espace éprouvé par les cosmonautes. Or celui-ci provoque, entre autres désagréments, des maux de tête et même des migraines.D'une manière générale, le cerveau est mis à rude épreuve dans l'espace. Selon les scientifiques, il lui faudrait même environ trois ans pour retrouver son état normal. Entre autres effets de ces voyages dans l'espace, le cerveau se dilaterait, ce qui entraînerait des maux de tête.Et ce problème de santé n'est pas anecdotique. En effet, plus de 90 % des astronautes en souffriraient. Très gênants, ces maux de tête rendent les cosmonautes moins performants et risquent de compromettre leur mission.Avant de mettre au point des méthodes de soin, propres à les soulager, d'autres recherches sont nécessaires. Elles permettront de mieux cerner l'ensemble des causes de ce phénomène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 18, 20251 min

Pourquoi parle-t-on des « diamants de sang » ?

Rediffusion Les "diamants de conflit", nommés aussi "diamants de sang", proviennent pour la plupart du continent africain. S'ils sont appelés ainsi, c'est parce qu'ils sont utilisés par des groupes armés à des fins particulières.En effet, ils permettent à certaines de ces bandes de financer des actions armées destinées à renverser des gouvernements considérés comme légitimes par la communauté internationale.D'autres groupes, ou les mêmes, sont également soupçonnés de se servir de ces diamants pour financer des activités criminelles ou mener des actions violant les droits de l'Homme.Ces "diamants de sang", qui alimentent donc des conflits meurtriers et encouragent la violence, représenteraient environ 15 % du commerce mondial de ces gemmes.Depuis une vingtaine d'années, des tentatives ont été faites pour limiter le pouvoir de nuisance de ces "diamants de conflit". La principale initiative, à cet égard, a abouti à la mise en place, en mai 2.000, du "processus de Kimberley".Il s'agit d'un forum de négociation réunissant, autour de la table, des États, mais aussi des représentants de la société civile et de l'industrie du diamant. Le but de ce forum est d'empêcher l'introduction des "diamants de sang" dans le marché international.Pour y parvenir, les participants au processus de Kimberley ont mis au point un système de certification internationale des diamants. Elle donnerait aux acheteurs l'assurance que les diamants acquis ne sont pas des "diamants de sang".Mais certains partenaires, qui se sont d'ailleurs retirés du processus, jugent le dispositif inefficace. Il ne permettrait pas de connaître avec certitude l'origine des diamants.D'autres estiment trop restrictive la définition donnée par le processus de Kimberley. En effet, seuls sont considérés comme des "diamants de conflit" ceux qui permettent à des groupes armés de lutter contre des gouvernements légitimes.Une définition qui, à l'heure actuelle, ne concernerait que les diamants produits dans certains secteurs de la République centrafricaine. Alors que, pour certains observateurs, ces diamants seraient extraits dans bien d'autres zones, et pas seulement au profit de guérillas rebelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 17, 20252 min

Rediffusion - Qu'est-ce que le mythe du rayon de la mort d'Archimède ?

Rediffusion Dans les films de science-fiction, ou les bandes dessinées, un "rayon de la mort" surgit parfois, sous forme de laser, d'un revolver, ou d'un fusil, et foudroie l'ennemi.Mais cette expression est souvent réservée à une expérience que certains prêtèrent au savant grec Archimède. En effet, durant le siège de Syracuse par les Romains, entre 214 et 212 avant notre ère, le savant aurait réussi à enflammer des bateaux ennemis en utilisant des miroirs pour concentrer sur eux la chaleur du soleil.En fait, cette action semble relever davantage de la légende que de l'Histoire. Et pour cause : il semble que personne n'ait réussi à reproduire cette expérience.Au début du XVIIe siècle, Descartes avait d'ailleurs indiqué qu'à son avis, ce "rayon de la mort" était impossible à produire. On cite bien quelques tentatives en ce sens, comme celles de l'ingénieur et inventeur américain Nikola Tesla, qui n'est cependant pas allé jusqu'au bout de ses recherches.Mais voilà que le sujet est à nouveau mis sur le tapis. Et par un adolescent canadien de 13 ans. En effet, celui-ci a décidé de reconstituer l'événement dont fut témoin Archimède, voilà plus de 2.000 ans.Il a donc réalisé une maquette représentant la cité de Syracuse, un navire au large et, en haut d'une tige métallique, une boule jaune représentant le soleil.Au lieu de la chaleur de cet astre, il a eu recours à celle de lampes chauffantes, captée par des miroirs concaves. Et il a constaté que, plus il augmentait la puissance des lampes, plus le navire visé par ce soleil artificiel devenait chaud.Mais il n'a pourtant pas pris feu. Semblant au fait de ces questions, le collégien en a profité pour rappeler que la présence du soleil et de miroirs ne suffisait pas pour enflammer la cible.Il fallait aussi tenir compte d'éventuels nuages dans le ciel, de la distance à laquelle se trouve la cible visée, ici des bateaux, et de la nature du bois composant la coque des navires. Pour l'instant, le "rayon de la mort" n'a toujours pas surgi ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 15, 20252 min

Pourquoi les « bips » des hôpitaux sont-ils nuisibles ?

Rediffusion L'hôpital n'est pas un lieu calme. Des portes s'ouvrent et se ferment sans cesse, des pas se font entendre dans les couloirs et des médicaments ou des repas sont portés sur des chariots dont les roulettes font aussi du bruit.Mais d'autres sons sont tout aussi insistants, voire davantage. Ils viennent de tous les "bips" produits par ces machines qui surveillent notre santé.Il peut s'agir des "moniteurs", ces appareils qui contrôlent en permanence l'état des patients, des machines utilisés lors des dialyses ou encore des pompes à perfusion.Tous ces sons accumulés finissent par produire un bruit de fon gênant, aussi bien pour les patients que pour le personnel soignant. Et cet environnement sonore envahissant se révèlerait finalement improductif.En effet, le personnel entendrait trop d'alarmes pour y faire vraiment attention. Environ un millier se déclencherait chaque jour sur leur lieu de travail.Cette insensibilité progressive aux alarmes serait fatale à de nombreux patients. Selon une récente étude, une telle inattention aurait provoqué le décès de 566 personnes aux États-Unis, de 2005 à 2010.Par ailleurs, ces "bips" incessants et répétitifs seraient une réelle cause de fatigue pour les personnels soignants. Un constat d'autant plus préoccupant que seulement 15 % de ces signaux sonores auraient une réelle importance.Des chercheurs se sont penchés sur cette question, essayant de découvrir des sons moins invasifs. Une étude a été menée en ce sens, avec une quarantaine de participants. Ils ont fini par identifier des sons qui, tout en étant aisément perceptibles, n'occasionnaient pas de fatigue particulière.C'était notamment le cas du son produit par le contact de deux verres. À condition d'adopter une tonalité assez basse, il s'agissait là d'un son à la fois audible et peu invasif. Il semblerait donc tout indiqué pour remplacer les "bips" des hôpitaux.Certains chercheurs montrent cependant un certain scepticisme. Pour eux, tout son, pour peu qu'il soit répété sans cesse, finit par induire une fatigue et même une certaine forme de stress. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 14, 20252 min

Quelle conséquence aurait la disparition de la Lune ?

Rediffusion La Lune s'est mise à tourner autour de la Terre voilà 4,5 milliards d'années. L'une ne peut donc se concevoir sans l'autre. Rien n'empêche, pourtant, de se demander ce qui se passerait si notre satellite disparaissait.La principale influence de la Lune sur notre planète est celle qu'elle exerce sur les océans. Elle est en grande partie responsable des marées. Or, sans la Lune, ces marées seraient beaucoup plus faibles. Les seuls mouvements observés, à cet égard, seraient ceux produits par l'attraction du Soleil, beaucoup plus éloigné.Or, la température des océans et les courants qui les traversent dépendent en partie des marées. Si ces phénomènes sont modifiés, c'est tout le climat de notre planète qui en est changé.Selon les spécialistes, la disparition de la Lune pourrait avoir un autre effet. Notre satellite joue aussi un rôle dans la position de l'axe de rotation de la Terre. De fait, il contribuerait à sa stabilisation.Sans la Lune, ce axe pourrait changer et notre planète se mettre à basculer, un peu comme ce qui se passe sur Mars. Or, l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre influence grandement la physionomie de nos saisons.Si elle était plus prononcée, cela aurait des conséquences sur la régularité des saisons terrestres. Plus l'obliquité serait accentuée, plus le contraste entre les saisons serait marqué. Selon le degré d'inclinaison de la Terre, l'une de ses faces serait en proie à des températures glaciales, tandis que l'autre serait soumise à une chaleur torride.Une telle modification, cependant, serait très progressive, s'étalant sur des centaines de millions d'années.Ces changements climatiques seraient de nature à perturber certaines espèces animales. Le raccourcissement des journées, notamment, leur offrirait moins de protection contre les prédateurs.Enfin, la disparition de la Lune nous priverait de précieux renseignements sur la formation de la Terre et du système solaire. Heureusement, rien n'indique que la Lune soit victime d'une destruction imminente. Aucune collision avec un objet de grande taille n'est en effet prévue par les astronomes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 13, 20251 min

Les enfants font-ils davantage confiance aux robots ou aux humains ?

Rediffusion Une revue scientifique vient de faire une curieuse révélation : les enfants de 3 à 6 ans auraient plus confiance dans les robots que dans les humains qui les entourent. C'est sans doute pourquoi les jeunes enfants sont plus indulgents pour leurs erreurs que pour celles de leurs parents.L'étude a été menée sur plus de 110 enfants allemands et australiens. On leur a notamment demandé de visionner des vidéos montrant des robots et des humains en train d'étiqueter des objets.Dans l'ensemble, les enfants ont eu tendance à croire plus véridiques les étiquettes apposées par les robots.Et ce n'est pas seulement pour cela que les enfants font davantage confiance aux machines. S'il s'agit de choisir un ami ou de confier un secret, ils se tournent d'abord vers les robots.Si l'on en croit les spécialistes, cette attitude serait due, en grande partie, à la manière dont les jeunes enfants perçoivent les adultes et les robots. Si les premiers se trompent, à leurs yeux, c'est qu'ils le font souvent exprès.De leur côté, les robots n'ont pas toujours la bonne réponse. S'ils ne peuvent pas la donner, c'est qu'ils ne la connaissent pas. Persuadés qu'ils ne mentent pas, les enfants leur font donc davantage confiance.Plus étonnante encore, cette étude néerlandaise, menée sur des enfants mais aussi des adultes, qui montre que les caresses prodiguées par un robot auraient le même effet positif que celles venant d'un humain.Ceci étant, le constat doit être nuancé. En effet, il s'applique plutôt aux enfants les plus jeunes. De leur côté, les plus âgés se fient davantage aux humains, surtout lorsqu'ils s'aperçoivent que les réponses des adultes sont plus satisfaisantes.Les raisons rendant les robots plus fiables aux yeux des enfants sont encore largement inconnues. On comprendrait peut-être mieux leur réaction si on étudiait leur comportement dans la vie réelle.De fait, cette confiance accordée aux robots ne signifie pas forcément que les enfants voudraient en faire des partenaires dans leur vie quotidienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 12, 20251 min

Avoir un petit pénis pousse-t-il à posséder une arme à feu ?

Rediffusion Certaines idées reçues ont la vie dure. Une rumeur bien ancrée dans les esprits voudrait ainsi que les hommes possédant un petit pénis, ou rencontrant des problèmes d'érection, cherchent à compenser la frustration qui en résulterait par la détention d'armes à feu.Or, une récente étude américaine fait justice d'une telle assertion. D'après ses conclusions, les hommes ayant un petit pénis ne seraient pas davantage tentés par la possession d'un revolver ou d'un fusil.Ce serait même le contraire. En effet, plus les volontaires interrogés sont insatisfaits de la taille de leur membre viril, moins ils sont susceptibles de posséder une arme à feu.Ce travail est formel sur ce point : ils auraient donc moins d'armes à feu que les autres. Si leurs attributs masculins les déçoivent, ils n'essaient pas de compenser cette faiblesse en s'entourant d'armes.Contrairement à ce que l'on entend souvent dire, les hommes comblés par la taille de leur pénis sont donc les plus tentés de posséder des armes à feu. Cependant, les chercheurs nuancent cette assertion.En effet, la satisfaction quant à la taille du pénis ne serait que l'un des facteurs qui pourraient pousser un homme à acheter des armes à feu. D'autres éléments, comme le taux de testostérone, le surpoids, l'âge ou encore le cadre de vie, sont également à prendre en compte. Comme aussi l'identification avec une représentation d'un certain idéal masculin.Cette étude, pionnière en la matière, est fondée sur les déclarations faites par plus de 2 000 volontaires, âgés de plus de 18 ans. On leur a d'abord demandé ce qu'ils pensaient de la taille de leur pénis en érection.On a ensuite cherché à savoir s'ils possédaient des armes à feu et, en cas de réponse positive, de quelle arme il s'agissait.Cette étude a également montré qu'il n'existait pas de différences notables, en matière de détention d'armes à feu, entre les hommes qui ont tenté d'agrandir leur pénis et ceux qui n'avaient pas essayé de le faire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 11, 20251 min

Pourquoi voit-on à travers une vitre ?

Rediffusion Certaines questions sont plus simples que les réponses qu'on peut leur donner. Vous êtes-vous demandé, par exemple, pourquoi on peut voir à travers une vitre ?Pour comprendre cette transparence, il faut d'abord rappeler que le verre est fait de sable, de calcaire et de soude. Comme tout ce qui existe sur Terre, ces matériaux sont constitués d'atomes.Ils se composent d'un noyau et d'un champ d'électrons, qui occupent, à cette échelle microscopique, beaucoup plus d'espace.Si la vitre est transparente, c'est que la lumière, composée de photons, parvient à la traverser, contrairement au mur, qui l'arrêterait. Comment expliquer ce phénomène ?Pour le comprendre, il faut savoir que les atomes des matériaux composant la vitre possèdent des électrons qui ont différents niveaux d'énergie. D'autres électrons permettent la liaison entre les atomes.Par ailleurs, les électrons qui tournent autour du noyau observent des orbites différentes. Mais ils peuvent changer de niveau s'ils sont soumis à une quantité d'énergie suffisante.Dans le cas de la vitre, les électrons des atomes concernés se trouvent à des niveaux très distants les uns des autres. Et les photons n'ont pas assez d'énergie pour provoquer des changements de niveau. Par conséquent, les électrons ne peuvent pas être "excités", comme disent les physiciens.C'est ce qui explique que les photons composant la lumière ne provoquent aucune interaction avec les atomes du verre et passent donc sans encombre au travers de la vitre.Cette faculté de voir à travers la vitre s'explique aussi par la longueur d'onde de la lumière. En effet, si le verre laisse passer la lumière visible, c'est en raison d'une longueur d'onde assez élevée.Par contre, certains rayonnements ont une longueur d'onde trop basse pour pouvoir traverser une vitre. C'est le cas des rayons ultraviolets, qui sont bloqués par le verre.Si vous voulez bronzer, il ne sert donc à rien de vous installer sur une chaise longue placée à côté d'une fenêtre fermée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 10, 20251 min

A quand remonte le premier traitement contre le cancer ?

Rediffusion Plusieurs millénaires avant notre ère, la médecine égyptienne était déjà élaborée. Les chercheurs ont en effet à leur disposition de nombreux papyrus, qui détaillent les pratiques médicales des praticiens égyptiens.On sait ainsi qu'ils savaient poser des prothèses ou des plombages dentaires. Mais les médecins s'intéressaient aussi au cancer. Bien qu'elle manque de précision, la description de lésions "mangeuses" fait penser à des tumeurs cancéreuses. La mention d'une "masse gonflée", dans le sein d'une patiente, évoque également une telle possibilité.Mais les documents écrits ne sont pas les seuls à nous renseigner sur ce point. La découverte de crânes appartenant à des individus dont l'un vivait voilà plus de 4 000 ans nous en apprend davantage.Pour les scientifiques, les traces de lésions retrouvées sur le crâne le plus ancien pourraient être d'origine cancéreuse. La plus importante lésion correspondrait à la tumeur principale et les autres, plus petites, à des métastases.Ce qui a surtout intéressé les chercheurs, ce sont des marques d'incision, retrouvées autour des lésions. Elles montrent que les médecins ont peut-être tenté d'opérer le malade et de retirer ses tumeurs cancéreuses.Mais il est également possible que ces traces de coupure métallique proviennent d'une autopsie pratiquée sur ce patient d'une trentaine d'années. Le but aurait été de savoir de quoi il était mort.Un second crâne, plus récent, a également attiré l'attention des scientifiques. Il appartenait à une femme d'environ 50 ans et portait les stigmates d'un cancer osseux.Ces découvertes ont un double intérêt pour les chercheurs. En premier lieu, elles confirment que le cancer, souvent considéré comme une maladie moderne, existait dès la plus haute Antiquité.Par ailleurs, cette pathologie, que les thérapeutiques actuelles ne soignent qu'en partie, faisait déjà l'objet, dans l'Égypte ancienne, de traitements dont on ne connaît pas l'efficacité.Cela remet en question les convictions des spécialistes. Jusque là, en effet, ils mettaient en avant les conclusions des médecins égyptiens qui, dans un papyrus datant de plus de 3 500 ans, précisaient qu'"aucun traitement" ne pouvait guérir ce que nous nommons aujourd'hui le cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 8, 20252 min

Les guerres modifient-elles la migration des oiseaux ?

Rediffusion Comme tout conflit, la guerre en Ukraine a des conséquences désastreuses pour les hommes. Mais elle n'est pas non plus sans effet sur les animaux.Des chercheurs britanniques ont ainsi remarqué que la guerre perturbe la migration de certains oiseaux. C'est notamment le cas de l'aigle criard, un rapace migrateur qui passe l'hiver dans le sud-est de l'Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique.Puis il regagne des contrées plus septentrionales à partir de février ou mars. Quant à la période de reproduction, elle a lieu entre avril et août.Pour atteindre les zones de reproduction, qui se situent, pour la plupart, dans le sud de la Biélorussie, ces aigles passent au-dessus de l'Ukraine. Or, depuis le début du conflit, en février 2022, les oiseaux ont modifié leur itinéraire.Ils sont en effet contraints d'éviter ces zones dangereuses, où, du fait d'une altitude de vol assez basse, des projectiles peuvent les atteindre à tout moment. Les aigles criards empruntent donc un autre trajet, beaucoup plus long. En effet, ils doivent parcourir 85 kilomètres de plus pour contourner les lieux du conflit. Ce qui représente de nombreuses heures de vol supplémentaires.Si, malgré tout, ils sont amenés à survoler les zones en guerre, certains oiseaux réduisent leurs temps d'arrêt et de repos. Mais la plupart des aigles ne marquent plus de pause dans ces zones de repos, qui se trouvent surtout en Ukraine.Ainsi, les chercheurs ont constaté que, entre mars et avril 2022, seuls 19 aigles avaient traversé l'Ukraine pour rallier leurs zones de reproduction en Biélorussie.Les aigles criards volent donc plus longtemps et se reposent moins et, de ce fait, prennent moins le temps de se nourrir. Les experts craignent que ces oiseaux plus fatigués, et moins bien nourris, aient plus de mal à se reproduire.En effet, leur cycle de reproduction pourrait être reporté à une période où, faute de proies suffisantes, il sera plus difficile de nourrir les oisillons.Ce qui ne pourrait qu'avoir de graves conséquences sur la survie de ces rapaces, les aigles migrateurs faisant déjà partie des espèces considérées comme vulnérables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 7, 20251 min

Quelle est la différence entre pesanteur et gravité ?

Rediffusion Il n'est pas toujours facile de faire le distinguo entre la gravité et la pesanteur, des phénomènes parfois confondus. Ils ont, de fait, des rapports étroits, l'un étant même la conséquence de l'autre.La théorie de la gravité est due à Newton, qui l'a élaborée à la fin du XVIIIe siècle. Elle stipule que, sur Terre, un objet est attiré par un autre objet plus massif. Ainsi, la pomme tombant sur la tête de Newton, dont la légende prétend qu'elle lui donna l'idée de sa théorie, est attirée par la Terre. Et non l'inverse.Cette gravité est partout la même sur notre planète. Newton a étendu sa théorie pour l'appliquer aux mouvements des planètes, mettant ainsi au point ce qu'on appelle depuis la gravitation universelle.Dans sa fameuse théorie de la relativité générale, Einstein décrit la gravitation, non plus comme une force, qui attire un corps vers un autre, mais comme l'action de corps massifs déformant l'espace-temps.La pesanteur est le phénomène par lequel tout corps doté d'une masse tombe à la verticale. Cette chute est liée à la gravité. La pesanteur est donc en partie l'effet de la gravité.Si l'on veut être plus complet, la pesanteur est bien le résultat de la gravitation, mais aussi celui des forces qui s'exercent quand le corps est en mouvement.La force verticale qui entraîne l'objet vers le bas peut être assimilée au poids de cet objet. Tous les objets tombent à la même vitesse, quelle que soit leur masse.Contrairement à la gravité, la pesanteur n'est pas toujours la même sur Terre. En effet, elle est légèrement plus élevée à l'équateur et aux pôles. En ces deux endroits, l'effet de la rotation de la Terre explique ces légères différences.La gravité et la pesanteur ne sont pas seulement présentes sur Terre. Elles existent aussi sur la Lune, où elles sont toutefois beaucoup plus faibles. Dans l'espace, les cosmonautes sont même en apesanteur, mais toujours soumis aux effets de la gravité terrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 6, 20251 min

Pourquoi parle-t-on d'un « événement Miyake » ?

RediffusionOn sait que la Terre est régulièrement frappée par des tempêtes solaires qui se manifestent par l'expulsion de particules se propageant dans l'espace à des vitesses impressionnantes.Mais notre planète a été touchée, dans un passé lointain, par des tempêtes cosmiques beaucoup plus puissantes. On les appelle des "événements Miyake", du nom de l'astronome japonais qui les a découvertes.Six tempêtes de ce type se seraient abattues sur notre planète au cours des derniers milliers d'années. D'après les scientifiques, un "événement Miyake" pourrait se produire chaque millénaire.Des tempêtes cosmiques d'une grande intensité auraient ainsi touché la Terre en 775 et 994 après J.-C. De fait, les scientifiques en ont trouvé les traces dans les glaces de l'Antarctique, mais aussi dans les cernes de croissance des arbres.Mais comment se forment ces "événements Miyake" ? Selon les scientifiques, les particules cosmiques émises lors de ces tempêtes pénètrent dans l'atmosphère terrestre et y rencontrent les nombreux atomes d'azote qui sont l'un de ses composants.Cette interaction entraîne la transformation de chacun de ces atomes en isotope du carbone, appelé radiocarbone ou carbone 14 (C 14). Rappelons que l'isotope d'un élément chimique, ici le carbone, est un atome contenant autant de protons mais un nombre différent de neutrons.Cette collision a lieu dans la haute atmosphère. Le carbone 14 se diffuse ensuite dans l'air et se dépose dans les océans et sur les plantes. Il se fixe également en plus grande quantité sur les arbres, et se retrouve dans les cernes, le carbone 14 servant alors de marqueur pour la datation de ces tempêtes.Pour l'heure, les scientifiques ignorent les causes exactes de ces tempêtes. Beaucoup pensaient que leur origine était à rechercher dans les éruptions solaires. Mais il semble que leur source soit beaucoup plus lointaine.Si ces tempêtes se produisaient aujourd'hui, elles auraient des conséquences catastrophiques. Elles pourraient en effet gravement endommager les câbles Internet et sous-marins, les lignes électriques à longue distance et d'autres systèmes de communication. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 5, 20251 min

Qu'est-ce que la théorie du satellite Chevalier noir ?

Rediffusion Les chercheurs de soucoupes volantes passent une partie de leur temps à scruter le ciel, à la recherche de vaisseaux ou d'objets célestes d'origine extraterrestre.Ils ont cru en trouver un dans la photographie d'un curieux objet, en orbite autour de la Terre. Pour les ufologues, aucun doute n'était permis : ce "black knight" ou "chevalier noir", comme ils nomment cet objet céleste, ne pouvait venir que des "aliens". Certains ont même réussi à le dater : cet objet, témoin de l'avance technologique des extraterrestres, aurait environ 13 000 ans.Ils sont d'ailleurs persuadés que certaines personnes ont reçu des messages de ce "black knight". À commencer par l'inventeur Nikola Tesla, qui prétendait avoir reçu de curieuses communications en provenance de Mars. Les scientifiques expliquent aujourd'hui qu'il s'agissait sans doute d'un pulsar ou d'ondes émises par un objet en orbite.À la fin des années 1920, un ingénieur norvégien, Jorgen Hals, recevait une sorte d'écho immédiat après avoir envoyé des messages radio. Pour certains ufologues, là encore, l'origine de cet écho était toute trouvée : il provenait du "chevalier noir".Les amateurs de soucoupes volantes rappellent également la découverte faite par un des premiers chasseurs d'ovnis, en 1954, qui prétendait que l'US Air Force avait repéré des satellites en orbite autour de la Terre, alors qu'aucun pays n'en avait encore lancé. L'un d'entre eux n'était-il pas, déjà, le mystérieux "chevalier noir" ?En fait, la réponse apportée par l'agence spatiale américaine est plus prosaïque. Ce mystérieux objet serait une banale couverture thermique. Elle devait être installée sur la navette Endeavour, lors d'une mission de la Nasa, en 1998.La couverture devait être mise en place pendant une sortie du vaisseau. Mais l'astronaute qui la tenait l'a laissé échapper. Ses collègues ont voulu garder une trace de cet objet avant qu'il ne se consume en entrant dans l'atmosphère terrestre.Ils ont donc pris cette couverture thermique en photo. Un cliché qui continue d'entretenir les fantasmes des ufologues. Considéré comme un débris spatial, l'objet a depuis été classé dans une base de données spécifique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 4, 20251 min

Pourquoi rêvons-nous davantage au printemps ?

Rediffusion Les auteurs d'une récente étude se sont aperçus que les internautes faisaient davantage de recherches sur le sens de leurs rêves au printemps. Ils se demandent notamment ce que peut vouloir dire la perte d'une dent, l'échec à un examen ou encore une arrivée en retard.Pour les chercheurs, il n'y a rien d'étonnant à cela. Si les gens se préoccupent plus volontiers du sens de leurs rêves, c'est d'abord en raison de l'importance qu'ils leur prêtent. Une enquête récente montre ainsi que, pour près de 45 % des Britanniques, les rêves ont une véritable signification.Une autre explication tient au moment durant lequel ces recherches sont effectuées. Les spécialistes rappellent en effet qu'elles sont plus nombreuses au printemps parce que les rêves apparaissent plus souvent durant cette saison.Les songes seraient en effet plus fréquents au printemps. Les spécialistes l'expliquent surtout par les effets du changement de saison.Avec le rallongement des jours, en effet, nous produisons moins de mélatonine. Or, cette hormone joue un rôle crucial dans la survenue et la qualité du sommeil. La mélatonine est liée à la présence de lumière. Plus la lumière est abondante, plus elle diminue. Or, avec l'allongement des jours qui le caractérise, le printemps est une période moins favorable à sa production.La mélatonine étant moins abondante, les couchers sont plus tardifs et les réveils nocturnes plus fréquents. D'une manière générale, le temps de sommeil a tendance à diminuer. Or, ces nuits plus brèves et plus hachées seraient propices à l'apparition de rêves plus fréquents.Durant les nuits d'hiver, plus calmes et plus longues, cette production onirique serait moins intense. Elles sont en effet plus favorables au sommeil profond, moins propice aux rêves élaborés.Mais on n'est pas obligé d'attendre l'arrivée de cette saison pour rêver du printemps. Si vous voyez en songe des prairies fleuries, et si vous entendez le pépiement des oiseaux, un tel rêve aurait une dimension positive.Pour les spécialistes de l'interprétation des songes, il signifierait un renouveau ou un nouvel élan dans votre vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 3, 20251 min

Que sont les « feux zombies » ?

Rediffusion En 2023, le Canada a dû faire face à des feux de forêt d'une intensité exceptionnelle, attisés par une sécheresse extrême et des températures anormalement élevées. L'an dernier, 18 millions d'hectares sont ainsi partis en fumée.Mais, de ce point de vue, 2024 s'annonce déjà comme une année tout aussi difficile. En effet, de nouveaux incendies pourraient se déclarer très tôt. Leur déclenchement précoce pourrait être activé par les "feux zombies" qui se multiplient sur le territoire canadien.Malgré les chutes de neige abondantes et le froid glacial qui, durant l'hiver, règne sur une partie du pays, ces feux, restes d'anciens foyers, continuent de couver. Ils se comportent comme les zombies, qu'on croyait morts et qui reviennent pourtant à la vie.Malgré ces rudes conditions climatiques, les feux zombies continuent à s'alimenter grâce à la tourbe, qui recouvre une partie du nord du Canada. Il s'agit d'un sol organique, composé notamment de débris de végétaux. C'est donc un composé facilement inflammable. Nourri de ce sol particulier, le feu zombie couve dans la terre et peut repartir à tout instant.Un autre élément favorise encore l'entretien de ces feux : la neige. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, en effet, l'épaisse couche de neige qui recouvre ces contrées se comporte comme une couche isolante. Elle protège alors ces feux, qui continuent à brûler lentement.D'ordinaire, ces feux zombies donnent naissance à 5 ou 6 incendies d'hiver. Mais, cette année, le nombre de ces feux a explosé. On en compte ainsi plus de 100 dans la seule province de Colombie-Britannique.On dénombre aussi un nombre inhabituel de feux zombies actifs dans la province de l'Alberta. Ils auraient déclenché, au début de février, pas moins de 57 incendies.Activés par les effets du réchauffement climatique, ce type de feux devrait être beaucoup plus fréquent à l'avenir. Cachés dans la neige, ces feux zombies sont difficiles à repérer et à éteindre. Pour l'instant, en effet, seulement un petit nombre d'entre eux sont signalés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 1, 20251 min

Qu'est-ce qu'un pulsar ?

RediffusionLe premier pulsar a été découvert en 1967, dans une constellation située à quelque 2 000 années-lumière du Soleil. En fait, les astronomes connaissaient ces objets célestes bien avant cette date, mais sans le savoir.En effet, les pulsars appartiennent à la catégorie des étoiles "à neutrons". Or ces dernières ont été décrites dès la fin des années 1930.Ces astres sont en quelque sorte les restes de l'effondrement gravitationnel de certaines étoiles très massives. Arrivées en fin de vie, elles explosent et deviennent des "supernovas".Sous l'effet de la gravitation, leur noyau, composé de neutrons, se comprime jusqu'à former un cœur extrêmement dense. Ces étoiles à neutrons sont donc, en quelque sorte, les cadavres d'étoiles mortes.Certaines de ces étoiles à neutrons deviennent des pulsars. Dans ce cas, le noyau très dense, auquel elles sont réduites, se met à tourner très vite. Et, tout en tournant, le pulsar diffuse dans l'espace des rayons radio et X.Il s'agit de brèves impulsions, émises de façon régulière. L'intervalle entre chaque rayonnement est très bref, mais peut varier, selon l'étoile concernée, de quelques millisecondes à plusieurs secondes.Le nom même qui a été choisi pour cet objet céleste exprime bien cette idée de pulsation. Il s'agit en fait d'une fausse impression, puisque ces pulsars brillent d'une manière continue. C'est la manière dont ces radiations sont émises qui donne le sentiment d'un rayonnement saccadé.Il existe cependant plusieurs sortes de pulsars. Certains tournent à une vitesse inimaginable, faisant parfois 1 000 tours par seconde. Ces pulsars sont souvent associés à une autre étoile que, du fait de leur intense attraction gravitationnelle, ils finissent par ralentir.De leur côté, les "magnétars" ou "magnétoiles", se distinguent, comme leur nom le laisse supposer, par l'intensité d'un champ magnétique surpuissant.Ce champ magnétique, qui se traduit par la diffusion d'ondes électromagnétiques, mobilise la plus grande partie de l'énergie de ces pulsars. Aussi tournent-ils beaucoup plus lentement, n'effectuant parfois qu'un tour toutes les 5 secondes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 31, 20252 min

Quels sont les objets abandonnés sur la Lune ?

Rediffusion Entre 1969 et 1972, douze hommes ont marché sur la Lune. Après avoir accompli leur mission, ils ont laissé un certain nombre d'objets sur le sol lunaire. Le but était de ne pas alourdir le voyage de retour en emportant des objets sans grande utilité. La NASA en a même dressé la liste.On y trouve surtout des appareils ayant servi aux astronautes. On notera ainsi la présence de caméras, avec leurs batteries, d'instruments de géologie ou encore de magnétomètres, qui permettent de mesurer la puissance et la direction d'un champ magnétique.Les astronautes ont également abandonné sur place plusieurs rétro-réflecteurs, des appareils permettant de mesurer avec précision la distance de la Terre à la Lune.Mais bien d'autres choses dorment sur la Lune. En fait, les astronautes y ont laissé un véritable bric-à-brac. La NASA a en effet répertorié pas moins de 809 objets laissés sur le sol lunaire, ce qui représente environ 180 tonnes.Parmi eux, on trouve de tout. Si un voyageur venu de l'espace venait à visiter notre satellite, il pourrait ramasser, en plus de divers instruments, une épingle à cravate, des coupe-ongles ou encore une Bible.Les prochains astronautes à marcher sur le sol lunaire pourront également voir le portrait de famille d'un de leurs devanciers. Comme aucun vent ne souffle à la surface de la Lune, cette photographie est restée là où on l'a posée, de même qu'une plume, dont on s'est servi pour faire une expérience. On le voit, un véritable inventaire à la Prévert !On pourrait y ajouter d'autres objets non moins insolites. On peut notamment citer des balles de golf, une spatule, des drapeaux ou encore des hamacs. Sans compter les poches d'urine et près de 100 sacs remplis d'excréments, laissés sur la Lune par les astronautes ayant participé aux six vols habités.Par ailleurs, les débris de modules spatiaux lancés par diverses agences spatiales sont toujours éparpillés sur le sol de la Lune. Ces objets gardent encore une utilité, les scientifiques songeant à étudier la manière dont se comportent les matériaux qui les composent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 30, 20252 min

Pourquoi les aurores boréales réduisent la consommation d'énergie ?

Rediffusion Les aurores boréales produisent dans le ciel des voiles lumineux, dont l'aspect coloré et chatoyant réjouit le regard. Elles proviennent de la collision entre des particules émises par le Soleil, chargées de protons et d'électrons, et les gaz composant l'atmosphère terrestre.Ce vent solaire, comme l'appellent les scientifiques, est guidé par le champ magnétique terrestre vers les deux pôles, où se produisent ces phénomènes. On les nomme donc aurores "boréales" si elles se manifestent vers le pôle Nord, et aurores "australes" si elles se forment dans l'hémisphère Sud. On peut aussi les désigner du terme générique d'"aurores polaires".Mais les aurores boréales ne sont pas seulement un spectacle pour ceux qui ont le privilège de les voir. Elles sont aussi très utiles.Grâce aux aurores boréales, en effet, les habitants des contrées les plus septentrionales de l'Europe verraient leur facture énergétique baisser.C'est notamment le cas des Finlandais, qui n'habitent pas si loin du cercle polaire. D'après les calculs d'un chercheur finlandais, les aurores boréales permettraient aux habitants de réduire de près de 15 % leur note d'électricité. Une aubaine en ces temps où, dans ces pays comme dans les autres, les prix de l'énergie ne cessent de grimper.Selon ce scientifique, les aurores boréales ornant le ciel de Finlande permettraient d'économiser environ 600 gigawattheures, soit ce que consomment, chaque mois, 330 000 ménages finlandais pour se chauffer.De fait, elles réchauffent l'atmosphère. L'apparition des aurores boréales se traduit en effet par la production d'oxydes nitriques, qui détruisent l'ozone de la haute atmosphère.Or ce gaz joue un rôle essentiel dans la régulation de la température. En effet, la destruction d'une quantité suffisante d'ozone renforce l'action du vortex polaire, un vent qui maintient l'air froid en altitude. Il s'ensuit alors un notable réchauffement des pays concernés.En permettant de mieux comprendre les modalités d'apparition des aurores boréales, et leur rôle dans la régulation des températures, les travaux de ce chercheur, et d'autres équipes de scientifiques, pourraient inciter à une meilleure planification de la production et de la consommation d'énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 29, 20251 min

Quelles sont les ressources exploitables sur la Lune ?

Rediffusion La Lune est pour l'instant un lieu d'observation pour les astronomes. Ils y puisent de précieuses informations, notamment sur la formation de la Terre et de son satellite.Mais elle pourrait devenir, dans un proche avenir, une véritable zone d'exploitation. Plusieurs pays ont en effet adopté des lois permettant aux sociétés privées d'exploiter les ressources lunaires. Car notre satellite n'en manque pas et elles commencent à intéresser sérieusement les entreprises.La première d'entre elles est l'hélium-3, un gaz léger que les vents solaires y ont amassés. Du fait de son champ magnétique, qui la protège de ces interférences, l'hélium -3 est très peu présent sur Terre.Les spécialistes estiment qu'environ 100.000 tonnes de ce gaz dormiraient à la surface de notre satellite. Or il est indispensable pour faire fonctionner les réacteurs à fusion nucléaire.Pour recueillir l'hélium-3, il faudrait cependant faire chauffer la roche lunaire et récupérer le gaz qui s'en échapperait alors. Une manne pour les industriels, peu désireux d'acheter un gaz qui, en raison de sa rareté sur Terre, vaut environ 16 millions de dollars le kilo.Mais la Lune abrite d'autres ressources, à commencer par l'eau. Plus d'un milliard de tonnes d'eau se seraient amassées, sous forme de glace, dans les secteurs les plus sombres, et donc les plus froids, de notre satellite.Les industriels n'ont pas l'intention d'utiliser cette eau telle quelle. Après avoir fait fondre la glace, et purifié l'eau obtenue, ils veulent fabriquer de l'hydrogène liquide et du peroxyde d'hydrogène, des carburants utilisés pour les fusées.Ce carburant serait stocké dans des stations en orbite, où les vaisseaux viendraient se ravitailler. Ainsi, ils ne seraient plus obligés, au départ de la Terre, d'embarquer tout le carburant nécessaire à la mission.Ces réserves d'eau pourront aussi alimenter de futures bases lunaires. Ce qui représente une économie notable si l'on se souvient qu'un litre d'eau envoyé sur la Lune depuis la Terre coûte, du fait de l'énergie nécessaire à son transport, environ 10 000 euros.Quant à savoir comment sera réglée l'attribution de ces ressources lunaires, c'est une autre question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 28, 20251 min

Les animaux peuvent-ils se soigner ?

Rediffusion Les éthologues, spécialistes de l'étude du comportement animal, ont souvent noté, chez les animaux, des attitudes qui les rapprochent de l'homme. Ainsi, ils semblent capables de se soigner.Les exemples d'une telle aptitude ne manquent pas. À Sumatra, des zoologues, qui observaient des orangs-outans, ont remarqué que l'un d'entre eux était blessé au visage. Une vilaine plaie, située au-dessous de l'œil.Les scientifiques s'intéressent alors au manège de l'animal. En effet, il ne laisse pas la blessure s'envenimer, mais, au contraire entreprend de se soigner. Ce qui suppose, de sa part, une certaine prise de conscience : il savait qu'il était blessé et qu'il devait faire quelque chose pour que la blessure ne s'aggrave pas.Sous les yeux étonnés des zoologues, l'orang-outan commence d'abord par mâcher les feuilles d'une liane. Il faut donc en déduire que ces animaux connaissent les vertus curatives de certaines plantes.Ayant bien malaxé les feuilles, il en applique la pulpe sur la plaie, comme un cataplasme. Au bout de 5 jours, les scientifiques qui suivent l'animal s'aperçoivent que la plaie s'est refermée. Après deux semaines supplémentaires, la blessure ne se voyait quasiment plus.Cette liane fait partie des plantes utilisées par les habitants pour soigner certains maux. Mais c'est la première fois qu'on voit un animal sauvage s'en servir à des fins curatives.Il se peut que cet orang-outan ait découvert, par accident, les vertus de cette plante. Il s'agirait alors d'une découverte "individuelle", dont on ne sait si elle pourra profiter un jour à toute l'espèce.Ce cas d'automédication n'est cependant pas le premier à être relaté dans le monde animal. Dès les années 1960, la célèbre primatologue Jane Goodall avait constaté que des chimpanzés mangeaient certaines feuilles pour éliminer des parasites.Ce qui suppose, encore une fois, une véritable connaissance des bienfaits de ces plantes, un savoir qui serait transmis par les femelles. Quant aux orangs-outans, ils ne soignent pas seulement les plaies de leurs visages, ils frottent leurs membres endoloris avec des plantes réputées pour leur action contre les douleurs articulaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 27, 20251 min

Pourquoi les lignes électriques peuvent-elles faire du bruit ?

Rediffusion Les personnes habitant à proximité d'une ligne électrique perçoivent parfois un bruit, qui ressemble à un grésillement. Ce crépitement est lié aux décharges électriques qui se produisent dans le champ électrique entourant les câbles à haute tension.Si le champ électrique est assez puissant, l'air environnant se trouve ionisé. Autrement dit, les atomes qui le composent se voient enlever ou ajouter des charges. Ils deviennent donc des ions, neutres d'un point de vue électrique.Cet air ambiant devient alors un milieu porteur, au sein duquel se produit ce que les spécialistes appellent l'"effet couronne". Il se traduit par le déclenchement d'une charge électrique partielle, qui émet une sorte de crépitement.Ces bruits sont renforcés par la présence de certaines irrégularités sur les fils électriques, comme des poussières, des débris végétaux ou même des insectes. En provoquant une surtension locale de la ligne, chacune de ces irrégularités tend à accroître la charge électrique, et donc le bruit qui l'accompagne.Les bruits se manifestant au voisinage des lignes électriques peuvent encore avoir d'autres causes. L'humidité peut aussi renforcer ces effets sonores. Elle entraîne en effet la formation de gouttes d'eau qui, par le même "effet couronne", produisent des bruits caractéristiques.Ainsi, par temps de brouillard, des sons de 40 à 55 décibels peuvent se faire entendre. Cette émission sonore varie également en fonction de la puissance électrique de la ligne. Sur une ligne aérienne de 400 000 volts, le bruit perçu sera plus fort que sur une ligne de 25 000 volts.Si le temps est à la pluie, les lignes électriques émettent des grésillements encore plus audibles. Et le vent joue aussi de ces lignes comme des cordes d'un immense instrument de musique.Il est à noter que l'"effet couronne" ne se traduit pas seulement par des bruits. Dans certains cas, on peut aussi le voir. Par temps d'orage, en effet, il provoque une sorte de halo lumineux connu sous le nom de "feux de Saint-Elme", bien connus aussi des navigateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 25, 20251 min

Qu'est-ce qu'une planète errante ?

Rediffusion L'organisation de l'univers et, en premier lieu, de notre système solaire, nous a habitués au lien existant entre une planète et son étoile. Ainsi, la Terre, et les autres planètes du système solaire, tournent autour de l'astre qui en est le centre.Mais ce modèle n'est pas le seul. En effet, depuis les années 1990, les astronomes ont repéré des planètes différentes. De fait, elles ne semblent pas dépendre d'une étoile.D'où les noms divers qu'on leur a donnés. Les scientifiques les appellent des planètes "errantes" ou "vagabondes". Certaines de ces planètes flottantes semblent plus volumineuses que Jupiter.Et elles paraissent très nombreuses. Ainsi, les astronomes en auraient repéré quelque 400 milliards dans la seule Voie lactée.Ces planètes errantes ne doivent pas être confondues avec les naines brunes. En effet, ces "étoiles avortées", comme on les appelle aussi, ne sont donc pas vraiment des astres, mais ce ne sont pas des planètes non plus.Cependant, la distinction n'est pas toujours facile à faire entre une naine brune et une planète errante. Aussi, certains objets célestes, qualifiés d'abord de naines brunes, ont ensuite été baptisés planètes errantes, et vice versa.Ces confusions s'expliquent par les difficultés d'observation de ces planètes orphelines. Seule la faible augmentation de la luminosité d'une étoile, due au passage, entre elle et la Terre, d'une ces planètes errantes, permet d'en déceler la présence.Les astronomes se sont demandé comment ces planètes avaient pu apparaître. Pour certains, elles seraient nées, comme les étoiles, de l'agrégation d'un nuage de gaz et de poussière.Leur masse trop faible n'entraîne cependant pas les réactions en chaîne qui conduisent à la formation d'une étoile. Ces objets célestes deviennent alors des planètes errantes. Il se peut aussi qu'elles aient été éjectées de leur système planétaire par les mouvements des planètes qui le composent.Quoi qu'il en soit, ces planètes errantes, qui ne sont pas réchauffées par la chaleur d'une étoile, semblent des milieux peu propices à l'apparition de la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 24, 20251 min

Comment expliquer l'énorme trou ouvert en Antarctique ?

Rediffusion Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'Antarctique n'est pas entièrement recouvert par la glace. En effet, de larges trous s'y forment, que les scientifiques nomment des "polynies".Il s'agit d'espaces d'eaux libres, cernés par la glace. Ils jouent un rôle essentiel dans l'équilibre naturel de la région. En effet, ils représentent un milieu de vie très apprécié de certaines espèces d'oiseaux ou de mammifères marins.La présence de ces trous d'eau peut aussi influencer le climat, non seulement de l'Antarctique, mais encore du reste de la planète.Les scientifiques ont beau connaître ce phénomène, ils n'ont pas manqué d'être intrigué par la découverte d'un trou d'eau particulier. En effet, si ce trou, nommé "polynie de Maud Rise", a attiré leur attention, c'est en raison de sa taille exceptionnelle.Située dans la mer de Weddell, cette polynie est passée tout d'un coup d'une superficie de 9.500 km2 à plus de 80.000 km2. Soit plus de deux fois la taille de la Belgique ! D'où pouvait venir une croissance aussi subite, et d'une telle ampleur ?Le phénomène peut s'expliquer de plusieurs manières. En premier lieu, des courants marins, présents dans la mer de Weddell, amènent une remontée d'eau chaude, ce qui provoque une fonte des glaces. Le renforcement de ces courants est un premier facteur d'explication.La formation de ce gigantesque trou est également liée à l'action des vents. Dans cette région, en effet, ils forment ce que les spécialistes appellent la "spirale d'Ekman". Ces vents entraînent des tourbillons, qui font remonter vers la surface les couches d'eau profondes, plus salées.Le sel s'amasse alors sur les bords du trou, empêchant l'eau de geler. De sorte que le trou ne peut pas se refermer. La découverte de cette polynie ne semble rien augurer de bon pour l'avenir.En effet, d'après les spécialistes, les vents soufflant sur l'Antarctique pourraient se renforcer de manière notable. Leur action pourrait ainsi contribuer à la formation de nombreux trous dans une glace de plus en plus fragilisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 23, 20251 min

Pourquoi les poules rougissent-elles ?

Rediffusion On le sait, les humains ne sont pas les seuls à ressentir des émotions. Les animaux y semblent aussi sensibles que nous.Pour mieux comprendre comment ils réagissent à des stimuli externes, des chercheurs ont confronté des groupes de poules à certaines situations. Et ils se sont rendu compte que, dans certaines circonstances, ces volatiles avaient tendance à rougir, comme les humains.Cette rougeur, peut-être causée par un afflux de sang, apparaît à des endroits précis, comme les joues ou les oreillons, des parties charnues situées sous les plumes de l'oreille.Les chercheurs ont étudié des milliers de photos, prises sur un groupe de poules. Ils ont alors remarqué, sur certains clichés, que les joues des poules ne rougissent pas quand elles sont calmes. Tout comme les humains, là encore.En revanche, ces rougeurs apparaissent quand elles sont placées dans des circonstances plaisantes, comme la distribution de vers, une friandise que ces gallinacés apprécient beaucoup.Mais ces poules rougissent encore plus quand elles sont placées dans des conditions difficiles, comme une capture par le fermier par exemple.Il s'agit d'un phénomène très rapide, la rougeur ne se manifestant que durant quelques secondes. Les spécialistes n'en connaissent pas la raison exacte, même s'ils pensent que, comme chez l'homme, cette subite rougeur pourrait être provoquée par un afflux sanguin.Par ailleurs, la face d'une poule sera plus claire si elle se trouve dans un environnement rassurant, en présence de personnes qui lui sont familières. De telles différences de coloration pourraient donner d'utiles renseignements sur l'état émotionnel de ces volatiles.Un indicateur pertinent, qui pourrait aider à améliorer leur cadre de vie. Une bonne nouvelle pour les défenseurs du bien-être animal.Il reste aux scientifiques à mieux appréhender le fonctionnement de ce mécanisme. Ainsi, ils cherchent à comprendre le sens de ces rougissements quand les poules sont entre elles.Il s'agit aussi, pour les chercheurs, de relier ces rougeurs fugaces à d'autres comportements des poules, comme les mouvements dont elles agitent les plumes de leur tête. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 22, 20251 min

Qu'a subi la Terre il y a 41000 ans ?

Rediffusion On sait que la Terre est constamment bombardée par des rayons cosmiques. Ces minuscules particules subatomiques, surtout des protons et des noyaux d'atomes, nous viennent de l'espace.En temps ordinaire, notre planète est préservée de ces rayons, dont les effets peuvent être néfastes, par le champ magnétique terrestre.Mais, au cours de la longue histoire de la Terre, ce bouclier a souvent été affaibli. C'est notamment ce qui se produit dans les périodes d'inversion magnétique, quand le Nord magnétique se retrouve à la place du pôle Sud géographique.Dans ce cas, le champ magnétique terrestre est annulé. La dernière inversion de ce type a eu lieu voilà 780.000 ans.Mais il arrive aussi que le champ magnétique se comporte comme s'il allait s'inverser. Mais, en fait, il s'effondre avant de retrouver sa position normale.C'est d'un de ces événements, survenu il y a 41.000 ans, que les chercheurs ont retrouvé la trace. En étudiant des échantillons prélevés dans des sédiments océaniques, ils ont retrouvé un élément qui est produit par le choc entre des particules cosmiques et des atomes d'oxygène ou d'azote.La présence de cet élément, le béryllium 10, est donc bien la preuve du bombardement, par des rayons cosmiques, d'une planète qui n'était plus protégée par son bouclier magnétique.L'importance de cette découverte ne tient pas seulement à ce qu'elle révèle du passé de notre planète. Elle pourrait aussi contenir des informations sur son avenir et celui de l'humanité.En effet, les chercheurs voient des similitudes entre cet effondrement du champ magnétique terrestre, qui s'est produit voilà plus de 40.000 ans, et l'affaiblissement actuel de ce bouclier. Il a en effet déjà perdu, depuis 3.000 ans, près d'un tiers de sa puissance.Et il se pourrait bien que cet affaiblissement se traduise finalement, dans deux millénaires environ, par une annulation de ce champ magnétique. Avec de graves conséquences sur la nature et les êtres humains.Même si leur survie, en tant qu'espèce, n'est pas menacée, ces rayons cosmiques provoquent tout de même des mutations cellulaires pouvant affecter leur santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 21, 20252 min

Pourquoi une voile va-t-elle être envoyée dans l'espace ?

Rediffusion Les agences spatiales réfléchissent à la manière de mouvoir les engins qu'elles déploient dans l'espace. C'est ainsi que la NASA vient de lancer un nouveau satellite.Il devrait lui permettre de tester un nouveau mode de propulsion. En effet, ce satellite devrait déployer dans l'espace une voile de 80 m2, conçue dans des matériaux très légers.Le satellite, de la taille d'un four micro-ondes, selon les indications de la NASA, doit être placé en orbite, à environ 1.000 kilomètres au-dessus de la Terre, avant de déployer la voile en question.Mais quel est le but de cette voile ? Elle doit tester un nouveau mode de propulsion. En effet, la lumière du Soleil, ou, pour être plus précis, les photons qui la composent, atteignent la voile et la mettent alors en mouvement.Cette propulsion photonique, comme on l'a baptisée, se comporte un peu comme le vent qui gonfle les voiles des bateaux et les pousse en avant.Une telle énergie comporte de notables avantages. Elle est inépuisable et la voile qui l'utilise coûte moins cher que d'autres technologies. Enfin, d'un point de vue environnemental, elle sans reproche.Cette voile solaire n'est pas la première à avoir été lancée dans l'espace. En 2010, en effet, l'Agence spatiale japonaise (JAXA) y a envoyé une voile d'une superficie de plus de 173 m2.Et des projets encore plus ambitieux sont à l'étude. En effet, une société américaine a mis au point, pour le compte de la NASA, une voile de plus de 410 m2. Elle est fabriquée avec un matériau encore plus fin qu'un cheveu.Mais l'agence spatiale américaine voit encore plus grand. Elle a en effet prévu de déployer une voile solaire de 1650 m2, ce qui représente la superficie de plusieurs terrains de football.La propulsion photonique pourrait propulser des vaisseaux dotés de cette voile vers des régions très lointaines, au-delà du système solaire, là où les modes de propulsion habituels sont incapables de les amener. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 20, 20251 min

Pourquoi ne faut-il pas pleurer dans l'espace ?

Rediffusion On sait que, dans l'espace, le corps humain ne se comporte pas comme sur terre. C'est d'ailleurs pour les habituer à ces nouvelles conditions que les astronautes sont soumis à un entraînement complet avant de partir en mission.Les cosmonautes doivent donc adapter leurs comportement à leur nouvel habitat. Ainsi doivent-ils s'abstenir de pleurer. Sur terre, une telle action, si elle exprime de la tristesse, n'a rien de gênant ou de dangereux.En effet, quand un terrien pleure, les larmes qui se forment alors sont attirées, comme toute chose, par la gravité terrestre et coulent donc le long des joues.Mais dans l'espace, il n'en va pas de même. Là, en effet, la pesanteur liée à la gravité terrestre ne joue pas. En état d'apesanteur, la larme qui se forme dans l'œil de l'astronaute ne s'écoule pas vers le bas, comme sur terre.L'eau, qui ne peut plus s'échapper de cette manière, va s'accumuler autour des yeux. Au bout d'un certain temps, des picotements apparaissent. Et, si rien n'est fait, une sensation de brûlure peut se manifester.Peu à peu, une véritable poche d'eau se forme sous les yeux, ce qui n'est guère agréable pour le cosmonaute. Et si cette boule grossit assez, elle finit par se détacher et flotter dans l'espace. C'est ainsi qu'il est possible de voir ses larmes danser autour de soi.Si l'astronaute est dans le vaisseau spatial, il lui suffit de prendre un mouchoir et d'essuyer ce trop-plein d'eau. Mais il ne peut le faire s'il en est sorti. Dans ce cas, en effet, il a dû mettre son casque.C'est la mésaventure qui est arrivée, en 2001, au cosmonaute Andrew Feustel. Il a en effet reçu du liquide antibuée dans l'œil. Le casque sur la tête, il ne pouvait s'essuyer les yeux. Il en a donc été réduit à se frotter le visage contre la mousse qui tapissait l'intérieur de son casque.Si un cosmonaute se sent un peu déprimé, il a donc tout intérêt à ne pas sortir de son vaisseau !   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 18, 20251 min

A quoi peut servir la plus fine feuille d'or du monde ?

Rediffusion Depuis longtemps, les scientifiques cherchent à créer des matériaux bidimensionnels. Composés d'une seule couche d'atomes, ces matériaux ont en effet des propriétés semi-conductrices qui les rendent très utiles.C'est ainsi que les chercheurs avaient réussi à isoler le graphène, composé d'une seule couche de graphite. Leur ambition a ensuite été de créer, sur le même modèle, la feuille d'or la plus fine qu'on ait jamais vue.Une équipe de scientifiques vient d'y parvenir. Pour mettre au point cette feuille d'or, de l'épaisseur d'un seul atome, ils se sont inspirés des techniques traditionnelles des forgerons japonais.Pour créer cette feuille d'or ultrafine, les scientifiques ont utilisé un matériau en trois dimensions, comprenant notamment du carbone, du titane et du silicium. Ils ont alors versé sur ce matériau une mince couche d'or.L'or s'est alors progressivement infiltré dans ses diverses couches. Ceci fait, il fallait retirer les autres composants, pour ne plus laisser que l'or.Pour y parvenir, les chercheurs ont utilisé le "réactif de Murakami", une technique ancienne, mise au point par les forgerons japonais. Elle fait partie des procédés d'"attaque métallographique", qui permettent de révéler certaines caractéristiques d'un métal.Cette méthode permet notamment d'isoler certains composants du métal. Ils ont ensuite ajouté une substance permettant d'éviter le regroupement des atomes d'or. La plus fine feuille d'or jamais créée venait ainsi de naître.Quant à ses applications potentielles, elles sont nombreuses. En effet, cette feuille d'or pourrait contribuer à la production de carburants comme l'éthanol.Elle pourrait aussi faciliter la production d'hydrogène à partir de l'eau. Ce qui n'est pas sans importance, l'hydrogène servant notamment à valoriser les déchets industriels ou à décarboner l'industrie.Cette feuille d'or pourrait également permettre de détecter certains gaz ou de dépolluer l'eau. Grâce à elle, il serait aussi plus facile de mettre au point certains dispositifs miniaturisés.Du point de vue de la recherche fondamentale, cette découverte offre enfin de nouvelles perspectives à la science. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 17, 20251 min