
Bêtes de science
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Ces pieuvres qui construisent des cités sous-marines
Dans la catégorie des animaux étranges, la pieuvre est sûrement digne de remporter la palme. Mais elle est aussi d'une intelligence qui soulèvent de véritables débats éthiques à son sujet.Si l'on connaissait déjà ses talents de camouflage, de chasse, de résolution de problèmes ou d'infiltration, c'est sur des cités sous-marines qu'elle construit au large de l'Australie que nous nous attarderons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science. 👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : l'intelligence hors norme de la pieuvreLes huit bras des poulpes possèdent chacun leur « cerveau » !⭐ Soutenez notre média et rejoignez les coulisses ⭐Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux cités englouties que construisent les pieuvres.Un corps mou dépourvu de squelette, trois cœurs, huit bras, neuf cerveaux, et le sang bleu. (musique de science-fiction démarre) Non, non, non ! Ce n’est pas un extraterrestre ! (nouvelle musique débute) Dans la catégorie des animaux étranges, la pieuvre est sûrement digne de remporter la palme. Ce mollusque marin appartient à la famille des céphalopodes, et profitons-en pour rappeler que pieuvre, et poulpe, c’est pareil ! Le mot poulpe nous vient de l’ancien grec et signifie « plusieurs pieds », alors que le mot pieuvre a été emprunté aux pêcheurs de l'île de Guernesey par Victor Hugo en personne. C’est grâce à lui que ce terme, issu du vieux parler normand, s’est imposé dans notre vocabulaire quotidien. Cet animal a d’ailleurs nourri l’imaginaire de l’être humain au fil du temps, alimentant le mythe du kraken ou encore des pieuvres monstrueuses. Mais revenons-en aux curieuses caractéristiques de la pieuvre. En 2015, des chercheurs ont séquencé le génome de l'une des 700 espèces de céphalopodes qui existent dans le monde. Résultat : 33.000 gènes identifiés. C'est plus que ceux contenus dans l’ADN humain ! Et côté neurones, il semblerait que la pieuvre n'en compte pas moins de 500 millions. Le double de la souris et autant... qu'un chien ! Cette matière grise est répartie entre un cerveau central, en forme de donut, et huit plus petits cerveaux dans chacun de ses tentacules. Enfin, quand ils parlent de petits cerveaux, les chercheurs pensent plutôt à des cellules nerveuses qui contrôlent les mouvements. De quoi permettre à chaque bras de la pieuvre d'agir de manière autonome, tout en restant étroitement connecté. Et c’est sans compter ses capacités extraordinaires de camouflage, chasseuse hors pair, bref, la pieuvre étonne et fascine.Malheureusement, la vie de cette créature étonnante n’est pas de tout repos. Son habitat est menacé par le réchauffement climatique, et, qui plus est, la pieuvre est pêchée en masse pour satisfaire les gourmands, au point où l’on s’inquiète aujourd’hui pour son avenir. Certains ont proposé de l’élever au lieu de la chasser à l’état sauvage, mais la question soulève un véritable débat. Car notre amie est intelligente, très intelligente. Qu’elle vive au large ou dans un aquarium, le pieuvre démontre des capacités de mémorisation, d'apprentissage, d'orientation et d'adaptation hors du commun pour un mollusque, sans compter son corps mou lui permettant de se faufiler dans des trous de la taille d’une pièce de 2€ Par exemple, elle est capable de dévisser le couvercle d'un bocal pour y récupérer le crabe qui s'y cache. En seulement 54 secondes, excusez du peu. Cette grande futée a même appris à éteindre les lumières en projetant des jets d'eau sur les ampoules. Une compétence qui aurait permis à Inky, une pieuvre néo-zélandaise, de s’échapper de l’aquarium où elle habitait. Son histoire n’est d’ailleurs pas la seule preuve de tentative d’évasion chez les céphalopodes.Un autre signe d’intelligence de la pieuvre est sa capacité à utiliser des outils. Les chercheurs l’ont observé à plusieurs reprises, et notamment en 2009, en Indonésie. Là-bas, des poulpes ont été surpris en train de ramasser des coquilles de noix de coco. Après les avoir déterrées puis nettoyées, ils les ont transportées plus loin pour assembler un abri.Toujours pas impressionnés ? Et si je vous disais que les pieuvres sont certes capables de construire des abris, mais aussi des cités entières ? Au large des côtes australiennes, les scientifiques ont en effet découvert deux structures qui ressemblent à des villes de pieuvres : Octopolis et Octlantis. Construits par des membres de l’espèce Octopus tetricus, ces repères d’une quinzaine d'habitants chacun sont érigés à partir de toutes sortes de coquillages, souvent les restes des proies dévorées par les poulpes gloutons. Et sur place, les créatures ont développé un système de communication et d’interaction sociale complexe, plus complexe que ce à quoi les chercheurs s’étaient attendus. Ils se s

Le macaque crabier, négociateur hors pair
Le macaque crabier. Vous n'avez peut-être jamais entendu son nom, mais il y a au moins de fortes chances que vous l'ayez déjà vu. Avec son visage expressif et sa réputation de chapardeur, il est devenu un animal emblématique en Asie du Sud-Est.Mais si l'animal a tendance à la rapine, il est aussi excellent négociateur avec les victimes de ses larcins, ainsi que nous le démontrons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science. 👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces macaques, rois du racketLe macaque crabier ou macaque à longue queue⭐ Soutenez notre média et rejoignez les coulisses ⭐Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux talents de chapardeur du macaque crabier.Le macaque crabier, tout le monde le connaît. On l'appelle aussi le macaque à longue queue, et il est il est le singe le plus répandu en Asie du Sud-Est. Facilement reconnaissable grâce à son pelage gris roux et son visage très expressif ce primate espiègle a pendant un temps bien failli disparaître. La déforestation menace son territoire, et l’être humain l’a traqué à tout va, le chassant pour servir de remède traditionnel, de repas, de bête de cirque, ou encore comme animal de laboratoire. Si bien qu'à la fin des années 2000, il était devenu le mammifère le plus vendu parmi les espèces menacées de la faune sauvage.Aujourd'hui, le macaque crabier va mieux. Enfin, pas vraiment. S’ils sont aujourd’hui plus nombreux, c’est surtout grâce à leur élevage en captivité. Le plus grand programme de ce type héberge pas moins de 30.000 individus, mais ceux-ci sont destinés … à l'expérimentation animale. En particulier dans le domaine des neurosciences. Le macaque crabier est donc loin d’avoir complètement retrouvé sa liberté.Mais ce drôle de primate à plus d’un tour dans son sac. Car en parallèle, il a appris à s’adapter, en tirant profit des milieux occupés par les humains. Comme dans la ville de Lopburi, en Thaïlande, où la police a baissé les bras face à l’invasion de milliers de singes envahissant les rues. Ou sur l'île de Bali, en Indonésie, où ils cherchent de la nourriture aux abords du temple de Uluwatu, dressé au sommet d'une falaise de 70 mètres de haut. Et c'est justement à ces derniers, tout particulièrement, que nous allons nous intéresser aujourd’hui. Car figurez-vous qu'ils font preuve d'une intelligence et d’une compréhension du monde humain plutôt surprenante pour des singes sauvages.Les macaques crabiers qui vivent du côté du temple de Uluwatu ont en effet appris l’art subtil de la négociation. Si lorsqu’on le croise on est facilement charmé par ce singe qui paraît sage et peluche, il n’en est rien. Sous ses airs d’animal tranquille, le plan est très bien élaboré dans sa tête. Tranquillement assis sur un parapet de pierre, l’un d’eux passe à l’action. Il se penche soudain en avant et attrape en un clin d’œil quelque chose dans la main d’un passant. Lunettes, appareils photo, smartphones ou même argent, il a appris à identifier les objets de valeur qui se cachent dans les poches et les sacs des touristes. Une fois le larcin commis commence la phase de troc. Car disons-le, notre macaque n’a pas grand usage d’un sac à main une fois de retour parmi les siens, ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il peut obtenir en échange.Dans 95 % des cas, les macaques accepteront de rendre l’objet volé contre un peu de nourriture. Mais là encore, ils ne se laissent pas avoir. Ne dit-on d’ailleurs pas “malin comme un singe” ? Plus l’objet semble avoir une valeur importante, plus ils se montrent exigeants sur la qualité de la récompense. L’animal n’est pas dupe, et sait ce qu’il veut. Les chercheurs ont d’ailleurs observé plusieurs de ces interactions, qui ont beaucoup à nous apprendre sur l’intelligence des primates. Durant l’un des échanges, qui a duré 17 minutes, le singe refusait obstinément de rendre l'objet volé, considérant que l’offrande qui lui était proposée en retour n’était pas à la hauteur de ce qu’il avait dérobé. En même temps, on n’apprend pas à un vieux singe à faire du marchandage !D’après les scientifiques, les facétieux primates apprennent ce comportement unique à travers l’expérience et l’observation, et le transmettent de génération en génération. Ils estiment que les singes d’Uluwatu auraient appris à maîtriser la négociation il y a plus de trente ans pour faire face aux changements amenés par l’humain. Un bel exemple d’adaptation et d’intelligence culturelle et économique pour les macaques, que les chercheurs espèrent pouvoir observer dans des situations toujours plus complexes et nuancées… En espérant qu’on les laisse un peu souffler hors des laboratoires. Alors, pas si bête, le macaque crabier !Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la

Les abeilles ont développé leur propre wifi
Les abeilles. Nous devons tellement à ces minuscules créatures ailées : miel, fleurs, ou tout simplement nourriture. Mais savez-vous qu'au-delà d'être des ouvrières hors pair, ces membres du sous-ordre des hyménoptères sont également redoutablement intelligentes ?Tenez, pour l'illustrer, nous vous proposons de découvrir l'étonnant système de télécommunications qu'elles ont inventé, dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science. 👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️⭐ Soutenez notre média et rejoignez les coulisses ⭐Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces abeilles ont inventé un réseau de communicationL'abeille, sentinelle écologiquePourquoi l'abeille meurt-elle après avoir piqué ?⭐ Soutenez notre média et rejoignez les coulisses ⭐Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une bestiole pas comme les autres.Les abeilles. Il y en a des sauvages et des domestiques, mais, pour tout vous dire, on en dénombre pas moins de 20.000 espèces dans le monde. Et elles occupent toutes une place centrale dans la nature et même dans notre société. Rendez-vous compte : on estime que 35 % de nos ressources alimentaires dépendent à 80 % des abeilles. Pour ceux et celles qui n’aiment pas les chiffres, dites-vous simplement que sans elles, nous serions bien embêtés pour manger, et surtout pour manger sainement. Car les abeilles sont ce que l'on appelle des insectes pollinisateurs. Elles participent à féconder de nombreuses plantes en transportant des grains de pollen de fleurs à fleurs lorsqu’elles les butinent gracieusement. Jusqu'à 500.000 grains de pollen par patte postérieure, paraît-il ! De vraies petites transporteuses d’amour végétal.Malheureusement, les populations d’abeilles – comme celles de la plupart des insectes – diminuent depuis quelques années. En cause : toute une série de comportements que nous pourrions revoir. Par exemple, notre attrait pour les monocultures : c’est-à-dire le choix de ne cultiver qu’une seule espèce végétale qui ne sera pas suffisamment nourrissante pour les abeilles. Il y a aussi notre tendance à débarrasser nos jardins des plantes jugées indésirables mais que les abeilles apprécient tout particulièrement. Ou pire encore, l’utilisation excessive de pesticides qui certes tuent certaines petites bêtes mangeuses de feuilles mais empoisonnent aussi nos pollinisatrices. Enfin, il y a le problème des espèces importées, comme l’acarien baptisé varroa ou le trop célèbre frelon asiatique déciment les ruches… Sale temps pour nos abeilles !Le sujet est important, et il existe plein de manières de protéger les abeilles que je vous invite à découvrir, car même le plus petit des gestes peut changer beaucoup de choses. Mais, si nous avons choisi de nous y intéresser ici, c'est pour discuter de leur intelligence. Car les abeilles ne sont pas si bêtes. On le devine dans la complexité de leur organisation sociale, comme chez le rat-taupe nu, vous vous souvenez ? Et puis, de nombreuses études ont montré leurs capacités d'apprentissage et de mémorisation. Ces butineuses savent par exemple associer des couleurs et des odeurs à une récompense alimentaire. Les chercheurs assurent même que les abeilles savent faire des additions ! Si nous la réduisons très souvent à nos pots de miel, l’abeille est un insecte qui étonne de plus en plus.Pour aller un peu plus loin, des biologistes affirment aujourd'hui qu'en travaillant ensemble et en se laissant guider par l'amour inconditionnel qu'elles portent à leur reine, les abeilles ont mis au point ce qui ressemble à un réseau de télécommunications. Pas de satellites ou de fibre optique, vous allez voir c’est encore plus malin. Les chercheurs l'ont découvert un peu par hasard. Ils observaient des abeilles en train de former un essaim. Et ils ont remarqué qu'au cours de l'opération, elles avaient tendance à mettre leur derrière en l'air et à battre furieusement des ailes. Une étonnante chorégraphie qui a su attirer l’attention des scientifiques.En fait, tout part de leur reine, l'individu le plus important de la ruche. Comme la plupart des insectes, celle-ci communique par phéromones, de petites molécules odorantes qui permettent d’envoyer un message chimique à ses comparses. C’est très pratique, mais contrairement à la voix, les phéromones ne sont pas faites pour voyager très loin. Comme avec une odeur, les molécules se dispersent sur une toute petite distance, à moins d’être portées par le vent. Mais les abeilles, elles, ont trouvé une parade à cette limitation. Lorsque leur reine leur envoie un message donc, les abeilles les plus proches d'elle cessent immédiatement leurs activités. Elles prennent connaissance du message, et avant que celui-ci n’ait une chance de se dissiper, elles activent leurs ventilateurs postérieurs. Popotin en l’air, elles battent des ail

Le blob, cette drôle de gelée qui sait penser
Voilà une bien curieuse créature que le blob. Ni animal, ni plante, ni champignon, on le compare souvent à de la moisissure ou à du vomi de chien. Mais s'en tenir aux apparences serait le sous-estimer, car même sans cerveau, le blob sait faire preuve d'une intelligence qui inspire même nos ingénieurs.Qui est donc cet étrange organisme tout droit sorti d'un film de science-fiction ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science. 👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : la drôle d'intelligence du blobLe blob mémorise sans cerveau en absorbant des substancesTranscription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une bestiole pas comme les autres.Le « blob ». Vous voyez ce que c’est ? Si vous êtes adeptes de films de science-fiction à l’ancienne et un peu kitchs (ou des années 50) il vous viendra sans doute une image à l’esprit : celle d’une créature extraterrestre jaune gluante qui grossit en engloutissant les habitants d’une petite ville de Pennsylvanie, ou de Californie, au choix. Un Flanby géant ravageant tout sur son passage, avouez, vous avez frémi ! Non ?Mais, dans la vraie vie, le blob existe vraiment. Bon, en moins terrifiant je dois dire, mais, de son véritable nom Physarum polycephalum, c’est un organisme unicellulaire bien terrestre. Il fait partie de la catégorie des… des… ben on ne sait pas trop en fait. Ni plante, ni champignon, ni même animal, on dit qu’il est un amibozoaire, et plus spécifiquement, un myxomycète. Voilà pour les mots compliqués.On sait que ce drôle d’organisme existe depuis des centaines de millions d’années. Et les scientifiques en ont, à ce jour, décompté plus de 1.000 espèces. Mais même là les choses se corsent, puisque certaines peuvent présenter autant de différences que celles que l’on trouve entre un rongeur et une baleine dans le monde des mammifères. C’est donc une grande famille que l’on commence tout juste à explorer. Jaune, rouge ou noir, le blob adore les endroits sombres et humides. Son apparence gluante et visqueuse lui vaut quelques comparaisons gracieuses, comme du vomi de chien, des croûtes de mucus, ou… De la moisissure. Bref, rien de très ragoûtant. Et pourtant, le blob étonne les chercheurs autant qu’il les fascine.Tenez, par exemple, il est composé d’une unique cellule géante, capable d’atteindre la dizaine de mètres carrés. Oui c’est la taille d’un petit appartement à Paris. Tout ça avec une seule cellule, vous imaginez ? ! Celle-ci réussit à s’étendre grâce à un réseau de capillaires qui s’adapte en permanence et permet de distribuer les nutriments efficacement dans tout son organisme. Sous ses apparences de Flanby, le blob vit, grandit, respire, et étonne.Ah et j’oubliais, le blob est presque immortel aussi ! Si vous le découpez en morceaux, celui-ci est capable de rapidement cicatriser... et de former de nouveaux petits blobs… Mais pas de quoi encore craindre une invasion planétaire, promis.Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’intelligence du blob. Oui oui, je pèse mes mots en utilisant le mot intelligence, bien que cet être ne soit pas doté de cerveau et qu’il ne dispose que d’une seule maxi cellule. Les scientifiques ont d’ailleurs réalisé une série d’expériences pour tester ses capacités à prendre des “décisions”, avec plusieurs blobs de différentes régions du monde. Et il s’est avéré qu’en fonction de leur région d’origine, les blobs ne sont pas tous égaux. Le blob australien, par exemple, a tendance à « réfléchir » avant de prendre se lancer. Il apprend aussi plus facilement que le blob américain. Le blob japonais, quant à lui, est plus fonceur. Et il se trompe une fois sur deux.Afin de mieux comprendre comment ce curieux petit être interagit avec son environnement, des chercheurs de l’université de Toulouse ont mis notre ami à l’épreuve en le titillant sur l’un de ses points faibles : sa gourmandise ! S’il est friand de champignons et de bactéries, au laboratoire, rien de tels que des flocons d’avoine ou du jaune d’œuf pour attirer son attention. À la vitesse fulgurante de 4 centimètres par heure, notre blob glouton tisse ses réseaux jusqu’au casse-croûte le plus proche qu’il s’empresse d’engloutir comme un minuscule monstre de science-fiction.Une seule chose peut l’arrêter. Non, pas la kryptonite, le sel. En effet, les chercheurs ont remarqué que le blob n’en est pas particulièrement fan, même si celui-ci n’est pas nocif pour le myxomycète. L’équipe a donc testé sa capacité d’habituation en plaçant des petits murs de sel entre la nourriture et lui, et au bout de quelques jours seulement leur sujet d’étude avait bravé ses peurs en franchissant l’obstacle salé pour rejoindre le garde-manger. On vous l’a dit, quand il est question de se goinfrer, le blo

Le chien, fin détecteur... de menteurs
Le chien est notre meilleur ami, mais sa loyauté n'est pas toujours acquise. Si votre compagnon à quatre pattes est doué pour deviner votre humeur, il l'est également pour repérer les menteurs. Et lorsque sa confiance est perdue, elle n'est pas toujours facile à regagner.Comment les chercheurs l'ont-ils découvert ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science. 👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : les chiens comprennent quand on leur mentBêtes de Science : le chien à notre écouteTranscription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux incroyables talents de détection du chien.Ah, le chien ! Petit ou grand, tout fou ou solennel, patachon ou sportif, s’il y a bien une chose qu’il est toujours, c’est loyal. On le considère comme le meilleur ami de l’humain, et pour cause, les chiens marchent à nos côtés depuis plus de 15.000 ans. Leur fidélité n’a d’égale que leur intelligence. Car même si nos compagnons à quatre pattes peuvent parfois se montrer un peu bêta et nous faire sourire pendant des heures sur les réseaux sociaux, les cabots en ont dans la caboche et savent être vraiment brillants, quand ils le veulent bien.Les scientifiques ont remarqué cette intelligence depuis longtemps. En général, ils estiment qu’un chien est aussi malin qu’un enfant humain de 2 ou 3 ans. Mais franchement, ça ne veut pas dire grand-chose. Difficile de comparer l’intelligence de deux animaux certes très proches, mais aussi très différents. Fascinés par les capacités du meilleur ami de l’humain, les chercheurs aiment distinguer chez eux trois grands types d’intelligence. D’abord, une intelligence qu’on appelle instinctive. Elle est déterminée par la race du chien : tandis que certains sont doués pour guider les moutons, d’autres sont des chasseurs nés. Puis il y a l’intelligence adaptative qui mesure comment un chien apprend de son environnement pour résoudre des problèmes. Enfin, on parle aussi d’intelligence d’obéissance et de travail. Celle-ci évalue la capacité du chien à apprendre des humains. Mais il y a aussi l’intelligence linguistique qui lui permet d’apprendre du vocabulaire, comme Chaser la border collie, qui connaît plus de 1.000 mots. Ou encore l’intelligence émotionnelle et sociale.C’est d’ailleurs de cette dernière qu’il va être question aujourd’hui. Notez avant tout que, du peu que l’on en sait, le chien n’est pas naturellement capable de comprendre ses propres émotions. Ou de les maîtriser. En revanche, il semble très réceptif aux émotions des autres. il est vraie éponge à sentiments quand il s’agit de celles de son compagnon humain. Si un chien vit avec vous, vous le savez déjà. En un clin d’œil un votre meilleur ami viendra vous réconforter si vous êtes triste, sautera autour de vous si vous êtes heureux, et se fera tout petit s’il sent le moindre reproche dans vos yeux parce qu’il a piqué quelques croquettes en douce. C’est ce qui fait ce lien si fort entre nos deux espèces, nous les considérons bien souvent comme des membres de notre famille !Mais avez-vous déjà remarqué que votre chien est capable de se méfier de vous quand vous mentez ? Eh oui, malgré les apparences, nos compagnons canins ne nous accordent pas une confiance aveugle. Les chercheurs l’ont démontré avec une expérience qui a du chien et que vous pouvez reproduire chez vous. Prenez deux boîtes opaques et cachez une friandise dans l’une d’elles. 1ère étape : Pointez du doigt la boîte contenant la récompense pour indiquer à votre chien que c’est là qu’il doit aller la chercher. 2ème étape : on recommence, mais cette fois-ci, pointez la mauvaise boîte, et laissez votre chien constater que vous lui avez joué un mauvais tour. Enfin, on répète la manipulation une dernière fois, mais cette fois, pointez à nouveau vers la boîte contenant une friandise et vous verrez que votre chien a de fortes chances de vous regarder avec un air signifiant, “on ne me la fait pas deux fois”.C’est ce que les expérimentateurs ont mesuré. Ils ont découvert que si les chiens avaient tendance à prêter attention durant les étapes 1 et 2, ils n’étaient plus aussi enthousiastes au moment de l’étape 3 si on leur avait menti.Plus intéressant encore : si nos sujets à quatre pattes finissaient par bouder le scientifiques qui les avait trompés pour de bon, ils étaient cependant tout à fait prêts à réaccorder leur confiance à un nouvel expérimentateur. La preuve d’une intelligence émotionnelle et sociale plus développée que ce que nous pouvions imaginer, et une bonne occasion de se rappeler que si un toutou ne nous semble pas très malin c’est peut-être parce que nous devons juste apprendre à l’écouter et à partager ses émotions. Alors, pas si bêtes, les chiens.Merci d'avoir suivi cet épisode de B

Comment cette araignée arrive-t-elle à soulever des lézards ?
Aujourd'hui : pas de destination particulière, car nous allons à la rencontre d'une créature que l'on rencontre tout autour du globe. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler des Théridiidés, mais vous avez sûrement déjà eu vent de leur plus célèbre représentante : la veuve noire. Oui, les Théridiidés sont des araignées, et pas des moins habiles. Ces dernières pratiquent avec talent l'art de la chasse et de la dentelle, au point de se hisser au rang de véritables ingénieures spécialisées dans la soie.Quelle invention leur vaut donc que nous leur consacrions ce nouvel épisode de Bêtes de Science ? Pour le savoir, il vous faudra l'écouter.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces araignées qui fabriquent des pouliesBêtes de science : ces araignées construisent-elles des pièges à grenouilles ?Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’astucieuse technique de chasse des araignées Théridiidés.Huit pattes, une multitude d’yeux et un corps poilu...Avouez, rien qu’à les imaginer vous avez frissonné ! C’est vrai qu’en apparence, les araignées n’ont pas grand-chose pour plaire. Même si certains les trouvent plutôt mignonnes, la plupart des gens partagent pour elles un dégoût pouvant aller jusqu’à la peur. On a beau savoir que ce n’est pas la petite bête qui va manger la grande, l’arachnophobie reste dans le top 3 des phobies les plus répandues. Car au-delà de leur physique disgracieux, certaines araignées sont aussi réputées dangereuses, et l’idée d’être mordu par ces petites bêtes inquiète les êtres humains depuis la nuit des temps. Avec l’araignée, tous les fantasmes les plus cauchemardesques semblent être permis : entrer dans notre bouche quand on dort, nous mordre, agressive, venimeuse, capable de pondre sous notre peau… La liste est longue.Et pourtant, peu d’araignées sont en réalité capables de nous mordre. Leurs crochets ne sont généralement pas disposés à percer notre peau, et d’ailleurs, ces créatures à huit pattes ont plutôt tendance à vouloir nous éviter qu’à nous sauter dessus. Quant à leur venin, il s’avère finalement assez rarement dangereux. Sur près de 50.000 espèces d’araignées connues dans le monde, une centaine seulement est susceptible de provoquer une réaction chez les humains. Et parmi celles-ci, seule une quinzaine seraient réellement dangereuses. Pas de quoi donc jeter votre chaussure au travers du salon lorsque vous en croisez une dans un recoin de vos murs. Pour autant, les araignées n’en restent pas moins de grandes prédatrices. Et si elles vous font frémir, sachez qu’elles incarnent de sacrées alliées pour vos intérieurs, capables de vous débarrasser des moustiques plus efficacement qu’un insecticide... Pour piéger leurs proies, elles conçoivent des outils de chasse redoutablement efficaces, des prodiges de technologie et d’architecture que l’on appelle tout simplement des toiles d’araignée. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, vous allez voir que celles-ci ne se contentent pas de jouer le rôle de simple filet collant. Les Théridiidés forment une grande famille d’araignées comprenant plus de 3.000 espèces différentes. Sa plus célèbre représentante est la sulfureuse veuve noire, une gracieuse arachnide au corps sombre marqué d’une bande rouge vif, dont la morsure peut parfois être douloureuse, mais reste très rarement mortelle. Si vous vous sentez déjà blêmir en entendant parler de morsure envenimée, rassurez-vous : c’est après des victimes bien plus petites que ces araignées en ont ; et pour les attraper, elles ont développé un système astucieux. En effet, notre Théridiidé ne s’attend pas forcément à ce qu’une proie vole directement dans ses filets. Elle fait plutôt ses courses au rez-de-chaussée. Pour cela, elle tend de discrets fils de soie entre sa toile et le sol, qui lui servent de sonnette d’alarme, un peu comme les lasers rouges dans les films d’espions ! Lorsqu’une proie déclenche par inadvertance l’un de ces pièges invisibles, la vibration donne l'alerte et indique à l’araignée qu’il est temps de passer à l’action. Elle se met alors à produire de grandes quantités de soie, qu’elle étire longuement avec ses petites pattes, un peu comme de la guimauve. Pourquoi ? Pour la rendre élastique, figurez-vous, et vous allez vite comprendre pourquoi.Après avoir attaché une extrémité de cette soie collante et flexible à sa toile, l’araignée descend le long de son câble vers sa proie en tenant l’autre extrémité entre ses pattes. Elle la colle alors au dos de sa victime, puis recommence l’opération plusieurs fois, en multipliant les câbles élastiques entre sa maison et son futur repas. Au bout d’un moment, la tension devient si forte que la fourmi, le cafard ou même le lézard décolle complètement du sol et se retrouve à la merci de

Le rat-taupe nu, cet étonnant polyglotte
Aujourd'hui : nous partons en Afrique pour un voyage sous la surface, à la rencontre du mal-aimé rat-taupe nu. Ce petit rongeur à la peau glabre compense son manque de charme par toute une série de super pouvoirs qui en font un favori des chercheurs. Mais si nous nous intéressons aujourd'hui à lui, c'est parce que les rats-taupes nus ne parlent pas tous le même dialecte, même lorsqu'ils vivent à proximité les uns des autres.« Mais pourquoi donc s'embêter à parler des langues différentes ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : les rats-taupes nus parlent plusieurs dialectesLe rat-taupe nu, le plus laid des rongeursLe rat-taupe nu, une longévité exceptionnelle et jamais de cancerTranscription du podcast :Hey, ce podcast vous plaît ? Alors partagez vos idées ! Laissez-nous un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées avec le hashtag #FuturaPod, et dites-nous de quels animaux vous aimeriez nous écouter parler lors des prochains épisodes. On compte sur vous !Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux étonnants pouvoirs du rat-taupe nu.Il n’y a pas à dire, le rat-taupe nu est décidément un drôle d’animal : une peau rose sans poils, de tout petits yeux et de grandes incisives. Bref, un physique que l’on pourrait facilement se laisser aller à qualifier de disgracieux, pour ne pas dire vraiment moche. D’ailleurs, on l’appelle aussi hétérocéphale, une façon polie de dire qu’il a une tête pas très régulière. Cette espèce de souris fripée vit sous la terre des régions arides d’Éthiopie et du Sud saharien, et même si son apparence en rebute certains, elle ne manque pas de fasciner les chercheurs. Car chez le rat-taupe nu, croyez-moi, l’habit ne fait pas le moine. Sous ses airs de hamster imberbe, il est une sorte de super héros de la nature. Sa peau cicatrise incroyablement vite, il est quasiment insensible aux brûlures, semble résistant au cancer, vit étonnamment longtemps et, plus impressionnant encore, il ne présente presque pas de signe de vieillissement tout au cours de sa vie. Avouez, ça ferait un super pitch pour un film hollywoodien : Captain Rat-taupe nu !Mais bien que toutes ces super-capacités puissent alimenter notre curiosité pendant des heures, s’il est question de lui aujourd’hui, c’est parce que le rat-taupe nu est aussi un grand communicant. Il pépie. Il gazouille. Il grince. Son monde souterrain est loin d’être un monde silencieux. Mais il y a mieux encore. En enregistrant plus de 36.000 pépiements chez 166 individus hébergés en laboratoire pendant deux ans, puis en analysant leurs propriétés acoustiques grâce à un algorithme, les chercheurs ont découvert que ces petits rongeurs ont un langage très complexe. Chaque colonie a son dialecte ! Un peu comme si certains parlaient breton et d’autres en occitan, mais avec des couinements.Comparaison des cris de deux colonies de rats-taupes nus, révélant notamment une différence de hauteur.Vous entendez ? Cette particularité joue un rôle important dans la vie sociale du rat-taupe nu. Elle lui permet de créer des liens solides avec ses congénères et soude la colonie comme une grande famille. On dit que le rat-taupe nu est une créature eusociale, c’est-à-dire qu’il vit en communauté très bien organisée, un peu comme chez les fourmis ou les abeilles. Et comme chez ces insectes aussi, sa société est matriarcale. C’est une reine qui dirige, mais c’est aussi elle qui joue le rôle de gardienne du langage. Elle est la seule femelle reproductrice du groupe, et lorsqu’elle meurt, le dialecte disparaît progressivement avec elle jusqu’à ce que sa remplaçante installe la nouvelle mode.Le langage n’est donc pas inné pour ces rongeurs, c’est quelque chose que l’on apprend, et qui change régulièrement. Mais c’est aussi une façon de repérer les étrangers. Et chez les rats-taupes nus, ce n’est pas une bonne chose d’être vu comme un intrus, au point que les chercheurs n’hésitent pas à les qualifier de « xénophobes extrêmes ». Les colonies de rats-taupes nus peuvent se livrer à d’immenses batailles souterraines pour envahir leurs voisins et piller leurs ressources ! Et il se pourrait même que certains individus aient appris à imiter d’autres dialectes pour pouvoir s’infiltrer sans se faire repérer. Vous voyez, je vous avais bien dit que ce petit animal était digne des plus grands scénarios de films ! Quoi qu’il en soit, les hétérocéphales ont encore beaucoup à nous apprendre. En poursuivant leurs études, les scientifiques espèrent découvrir les secrets de leur étonnante culture linguistique, mais aussi comprendre un peu mieux comment le langage s’est développé chez l’être humain. Car ne l’oublions pas : aussi vilain soit-il, ce petit ro

Les faucons de feu : ces rapaces qui maîtrisent la flamme
Aujourd'hui : direction l'Australie, à la rencontre du faucon de feu. Si son nom vous semble tout droit sortie d'une légende, c'est parce que son habileté à propager les incendies partout où il va est mythique, et ce depuis des millénaires. Et pourtant, les faucons de feu – rassemblant en réalité plusieurs espèces de rapaces – existent bel et bien !« Mais pourquoi donc mettre le feu à son propre habitat ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces oiseaux ont dompté le feuLe faucon pèlerin, l'oiseau le plus rapide du mondeAustralie : pourquoi les incendies sont-ils si monstrueux ?Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui, comme nous, a appris à dompter le feu.Les rapaces nous fascinent tant pour leur vue perçante que pour leur vivacité, leur agilité, ou encore leurs records de vitesse aériens… Mais nous les craignons, aussi, parfois, et nous allons découvrir pourquoi.Dans l’imaginaire collectif, les rapaces diurnes sont le symbole de la lumière, de la clairvoyance, et dans certaines cultures, de l’immortalité. Ces rois des airs attisent notre imaginaire à tout va. Pensez donc au légendaire phénix, capable de vivre plusieurs siècles avant de s’embraser, puis de renaître de ses propres cendres fumantes afin de commencer un nouveau cycle.En Australie, les peuples autochtones du nord racontent même depuis plus de 40.000 ans que des « faucons de feu » auraient appris à dompter la flamme. Une compétence que nous aurions pu croire réservée à nous autres, les êtres humains. Mais si le phénix reste pour sa part dans le domaine du fictif, le faucon de feu, lui, existe bel et bien !Le terme « faucons de feu » regroupe en fait plusieurs espèces. On y trouve les milans noirs, les milans siffleurs et les faucons bérigora, aussi parfois appelés faucons bruns. D’après les histoires qui se transmettent de bouche à oreille depuis des générations, ces oiseaux auraient pour habitude de se saisir de branches fumantes qu’ils trouveraient dans la nature pour propager des incendies. Il a fière allure le Phénix, à côté d’un vrai rapace virevoltant dans le ciel, une braise incandescente dans le bec ! Mais si vous pensez que leur intention est de détruire le bush australien, alors prêtez attention, car la véritable raison est bien plus maline que ça.Si les « faucons de feu » sont connus pour semer les incendies là où ils volent, c’est parce que cette technique s’avère très efficace pour enfumer leurs proies. Les milans et les faucons à l’œil perçant ont en effet bien remarqué que les lézards, les petits mammifères ou même les oiseaux et les insectes ont tendance à fuir hors de leurs cachettes les plus enfouies pour échapper aux flammes. Quoi de mieux donc, pour les obliger à se révéler qu’un petit barbecue improvisé ?Alors bien sûr, la technique ne fonctionne pas toujours. Après tout, allumer un feu n’est pas toujours une paire de manches – ou d’ailes me direz vous. Mais ça n’a pas empêché les scientifiques, tout comme les Aborigènes durant des milliers d’années avant eux, d’observer ces astucieux rapaces tentant d’allumer des feux, en solitaire, ou en groupe. Ces vrais petits pyromanes volants ne choisissent d’ailleurs pas leur point d’attaque au hasard, car les chercheurs ont noté qu’ils savent généralement très bien où se trouvent les zones où la concentration de proies sera la plus forte. Et une fois que le feu prend — finalement assez souvent —, les milans et autres faucons n’ont plus qu’à attendre patiemment, puis à fondre droit sur leurs malheureuses proies en fuite. Pour documenter ce comportement avec plus de précision, les zoologues envisagent d’allumer des feux contrôlés pour capturer sur le vif les « faucons de feu ». Ces rapaces seraient les premiers animaux non humains à l’utiliser directement comme un outil, un peu comme nos ancêtres, il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Ces drôles d’oiseaux n’ont donc pas fini de nous faire rêver et d’alimenter notre imaginaire, maîtrisant les éléments avec brio ! Alors… pas si bête, le « faucon de feu » !Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne pas manquer un seul épisode, et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom par Alexand

Pourquoi le poisson-globe dessine-t-il des mandalas ?
Aujourd'hui, nous partons sous l'océan, à la rencontre du Torquigener albomaculosus. Ce nom ne vous dit rien ? Vous le connaissez peut-être mieux sous le nom de poisson-globe, ce drôle d'animal qui gonfle et se hérisse de petits piquants lorsqu'il est attaqué. Mais saviez-vous que l'une de ses grandes passions dans la vie, c'est la sculpture ? Le poisson-globe est en effet l'auteur de magnifiques œuvres sous-marines d'un symétrie étonnante, évoquant des mandalas formés de sable et de coquillage.« Mais pourquoi donc une carrière artistique ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : qui sont ces poissons qui dessinent des crop circles ?En images : les crop-circles du poisson-globeTranscription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un poisson pas comme les autres.Le Torquigener albomaculosus, c'est une sorte de tétrodon. Un drôle de nom, celui d’un poisson plutôt surprenant vivant au large du Japon. C’est un poisson-globe, vous savez ceux qui se gonflent comme des ballons pour échapper à leurs prédateurs. Il est du même groupe que le célèbre fugu que les Japonais aiment mettre dans leurs assiettes alors qu’il est susceptible de libérer un poison neurotoxique mortel : la tétrodotoxine.Mais revenons-en à notre tétrodon. Un tétrodon poisson oui mais un tétrodon… artiste ! Car ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont les dessins qu’il trace au fond de l’eau. De véritables mandalas sous-marins réalisés en nageant sur le côté, et surtout en frétillant beaucoup. Pour accomplir ces chefs-d'œuvre, ce charmant petit poisson utilise des sables de couleurs et de textures différentes, sans oublier d’ajouter, de ci de là, quelques petits coquillages qu’il aura préalablement croqués pour les réduire en miettes. Parce que le détail ça compte !Pour vous en faire une bonne idée, pensez donc aux crop circles, ces cercles de culture géants dessinés dans les champs de céréales. Même si certains les attribuent à des extraterrestres, il se trouve que ces formes géométriques sont en réalité souvent réalisées à des fins artistiques, et parfois même dans un but... publicitaire. Et la pub, c’est un peu aussi l’objectif de notre poisson-globe, le Torquigener albomaculosus. Mais rassurez-vous, l’histoire est plus romantique que ça !Au lieu d’attirer des clients grâce à ses dessins, ce qu’espère le poisson-globe, c’est de séduire sa belle. Et pour ça il ne lésine pas sur les moyens: ses bas-reliefs sous-marins peuvent faire plus de deux mètres de diamètre. Vous imaginez, pour un petit poisson de moins de douze centimètres de long, ce n’est pas rien quand même ! C’est un peu l'œuvre de sa vie et d’ailleurs, il peut y consacrer jusqu’à neuf jours entiers. Mais quand on aime on ne compte pas : on se concentre sur son œuvre pour être certain de faire sensation !Là, c'est le moment où vous vous demandez probablement comment les chercheurs savent tout ça. Simplement parce qu’ils ont pu voir des tétrodons à l’œuvre à l’occasion d’une mission d’observation. Vous imaginez être sous l’eau et contempler un spectacle comme ça ? Les plongeurs racontent qu’une fois la tâche accomplie, madame vient se promener au-dessus des crop circles de monsieur. Elle fait plusieurs fois le tour, inspecte les moindres détails, comme une vraie critique d’art ! Si l’œuvre est à son goût, elle accepte alors les avances de son courtisan. Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Car c’est aussi au centre de ces cercles de sable qu’elle viendra pondre ses œufs, laissant à l’artiste le soin de les féconder puis de veiller sur eux pendant quelques jours. À leur éclosion, les petits poissons pourront librement se nourrir des éclats de coquillages déposés là par leur attentionné papa. Une œuvre qui allie donc l’utile à l’agréable !Si vous pensez que la femelle du poisson-globe n’est attirée que par les rouleurs de mécanique, détrompez-vous. Car même si les chercheurs ne savent toujours pas sur quels critères elle fonde exactement son choix, ils pensent qu’elle se concentre surtout sur le sable fin qui forme le centre des cercles et l’efficacité avec laquelle les sculptures seront capables de ralentir la circulation de l’eau autour de ses œufs. De quoi éviter qu’ils se dispersent avant d’avoir été fécondés, nichés au calme dans le creux du sable. Au final, le héros de cet épisode n’est donc pas seulement un artiste. C’est aussi un architecte et ingénieur, capable de protéger ses rejetons.Il paraît même qu’il crée des vocations, puisqu’en août 2020, des chercheurs ont rapporté des mandalas sous-marins d’un nouveau genre au large de l’Australie. Alors, pas si bête, le tétrodon !Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez re

Pourquoi les lycaons éternuent-ils en groupe ?
Pour ce deuxième épisode de Bêtes de Science, nous partons explorer la savane africaine, à la rencontre de l'étonnant lycaon. Aussi baptisé loup peint, cette créature mal-aimée et menacée d'extinction est pourtant un modèle de démocratie. En effet, lorsqu'il s'agit de monter une expédition pour partir chasser, chaque membre de la meute a le droit d'exprimer son avis en votant.« Comment s'y prennent-ils pour voter ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de Science : le lycaon, ce grand démocrate !Un comportement animal étonnant : des loups font la paix avec des singesTranscription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce deuxième épisode, on va s’intéresser à la drôle de vie démocratique des lycaons.*bruit d’éternuement*Ce que vous venez d’entendre, c’est un éternuement de lycaon. C’est d’ailleurs très gentil de lui avoir dit « à tes souhaits », mais sachez que celui-ci n’est pas enrhumé. Il vient de voter ! Si je vous dis savane africaine, vous me dites éléphants, lions, zèbres mais connaissez-vous le lycaon ? Ce drôle de canidé sauvage aux allures de hyène est aussi appelé le « loup peint », avec son pelage doré moucheté de noir comme s’il s’était roulé dans la peinture.Mais malgré son apparence étonnante et ses grandes oreilles qui lui donnent des airs de peluche, le lycaon est victime de pas mal de préjugés. Soit disant cruel, ou encore capable de répandre des maladies, il est considéré comme un nuisible, au point qu’il est aujourd’hui menacé d’extinction. En un siècle seulement, ses effectifs ont été divisés par cent, et il n'en resterait plus, au moment où je vous parle, que quelques milliers dans la nature. Autant vous dire que son image n’est donc pas franchement glorieuse. Et pourtant, le lycaon n’a pas fini de vous étonner ! Pour vous convaincre, laissez-moi vous conter la fabuleuse histoire de ce chien sauvage pas comme les autres, chez qui même l’éternuement est source de découverte inattendue.En plus de son pelage unique, l’évolution semble avoir joué quelques tours au lycaon : il ne possède que 4 doigts à chaque patte, et 40 dents au lieu de… 42. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne l’empêche pas d’être un excellent chasseur et de courir à toute vitesse dans les steppes arides. Ah je vois vous venir, à rêver d’en adopter un ! Mais sachez que ce canidé n’a vraiment pas grand-chose à voir avec nos toutous domestiqués. Même si on l’a vu occasionnellement se rapprocher des humains, le contact avec notre espèce ne semble pas vraiment l’intéresser. Par contre, lorsqu’il est question de tisser des liens solides avec ses congénères, le lycaon est le champion ! Malgré son physique sombre et sauvage vous serez surpris de le voir pousser des petits cris enjoués, des gémissements attendrissants ou encore de sauter sur les autres membres de sa meute, un peu comme font nos chiens lorsqu’ils sont tout contents de nous retrouver.Car, même s'il n'en a pas l'air, le lycaon est en fait une créature très sociale. Il joue, il papote et il vote. Oui, vous avez bien entendu : il vote !Des scientifiques ont observé 70 rassemblements et constaté que le lycaon ne mérite pas finalement peut-être pas sa réputation de despote. Il est même plutôt démocrate dans l’âme ! En effet, lorsqu’il est question d’aller chasser, chaque avis compte au sein de la meute. Et pour qu’aucune voix dans le groupe ne soit oubliée, les lycaons éternuent.*bruit d’éternuement*Et hop, a voté !Cela reste quand même à nuancer puisque lorsque c’est un mâle alpha qui propose d’aller chasser il ne suffit que de trois votes pour sceller l’affaire, alors que dans les rangs inférieurs, il faudra en général dix éternuements pour lancer une expédition.Mais reconnaissons qu’il a quand même du mérite. Après tout, chez les lycaons, même les chefs demandent l’avis des autres avant de prendre une décision. Cette étonnante technique semble d’ailleurs incroyablement efficace, puisque 70% de leurs chasses se soldent par la capture d’une proie. Alors ? Pas si bête le lycaon !Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom par Alexander NakaradaFairy Dance et African Drums par Rafael KruxAccralate par Kevin MacLeodLicence: https://filmmusic.io/standard-licens

Pourquoi les pandas se roulent-ils dans le caca ?
Pour ce premier épisode de Bêtes de Science, nous nous tournons vers l'un des animaux les plus célèbres au monde : le panda. Ou plus spécifiquement, le panda de Qinling, son cousin à taches brunes. Habitant des monts Qinling, en plein cœur de la Chine, ce drôle d'animal a développé une habitude pour le moins... surprenante : se rouler dans le crottin de cheval !« Dégoûtant, » direz-vous, « tout bonnement repoussant ! » Et pourtant... pas si bête. Pourquoi ? Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaUn rare panda géant albinos observé en ChineA-t-on protégé le panda géant au détriment d'un écosystème ?Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie de la Boîte à Curiosités et pour ce premier épisode, on va s’intéresser à un comportement surprenant de l’un des animaux les plus célèbres au monde.Vous connaissez le Panda géant ? Avec ses airs de gros nounours aux yeux cerclés de noirs, il a de quoi nous faire fondre. Mais c’est aussi le symbole des espèces menacées. La preuve, c’est même l'emblème de la fondation WWF. Nous avons manqué de douceur pour cet ours attachant que les légendes présentent comme un animal au grand cœur. Un cœur si grand qu'on raconte que c'est comme ça que des taches noires sont apparues sur la fourrure initialement d'un blanc immaculé du panda géant. Comme autant de traces de cendres laissées par leurs pattes essuyant leurs larmes à la mort d'un humain. Se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. Et se serrant dans les bras pour trouver du réconfort.À le voir, avec son air débonnaire, assis là à mastiquer sans fin un bambou pourtant indigeste, une seule envie nous vient : lui faire un énorme câlin. Mais ne vous y trompez pas. L'animal a aussi ses petits défauts. Tiens, par exemple, il est un poil fainéant. Y compris lorsqu'il s'agit de séduire sa belle.Pire encore – ou peut-être pas, selon les valeurs de chacun –, le panda géant semble avoir développé une étrange attirance pour … allez ! N'ayons pas peur des mots : le caca des autres. Et cette attitude est tellement rare chez les mammifères sauvages – qui préfèrent d’habitude s'en éloigner pour éviter des contaminations par des parasites – que des chercheurs ont voulu en savoir plus. Mais oourquoi diable les pandas géants aiment-ils tant se rouler dans le crottin de cheval ? En frotter et en étaler partout sur leur fourrure. Avec une préférence marquée, qui plus est, pour la fiente fraîche !Ce qui leur a mis la puce à l'oreille, ce sont les pandas de Qinling. Adeptes de la pratique, ces sympathiques créatures forment une sous-espèce rare dont les taches tirent sur le brun clair au lieu du noir. Et, petit indice, ils ont pour habitude d’exhiber ce comportement lorsque les températures dans les montagnes où ils résident passent en dessous des 15°C… Alors, vous avez une idée de pourquoi ils font ça ? Mais si, vous chauffez… Littéralement !En s'intéressant eux aussi de plus près au crottin de cheval (enfin je vous rassure hein, ils ne se sont pas roulés dedans) les chercheurs y ont trouvé deux substances intéressantes : le bêta-caryophyllène et l'oxyde de caryophyllène . Celles-ci ont un super pouvoir : faire basculer, temporairement au moins, l'interrupteur de la sensation de froid sur « off ». Un atout bien pratique que les pandas géants avaient découvert par l'expérience, en vivant aux côtés des chevaux parcourant depuis 1.000 ans les routes commerciales des monts Qinling. Eux qui, contrairement à leurs cousins les ours, n'hivernent pas, ont trouvé une solution tout aussi efficace pour lutter contre le froid : un revêtement 100% naturel qui fait office de chauffage. Nous sommes encore loin de nous inspirer de lui pour nous réchauffer l’hiver mais soyons honnêtes : pas si bête, le panda de Qinling !Merci d'avoir suivi ce premier épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne rien manquer et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve prochainement pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro, Freedom et One Small Rover par Alexander NakaradaStalker par Rafael KruxGerman Beauty, par Sascha EndeLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBCHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bêtes de science : le podcast des animaux et de l'intelligence animale pour les enfants, la famille et les grands curieux
Découvrez bientôt le nouveau podcast de Futura dédié à l'intelligence animale. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science ! Rendez-vous à partir du 3 février sur vos plateformes audio préférées !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.