
À l’air libre
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S2 Ep 24« Nous devenons les autoentrepreneurs de notre propre précarité »
Classes moyennes supérieures converties au néolibéralisme, classes populaires précarisées : le chacun pour soi devient un poison social et politique. « A l'air libre » reçoit le sociologue Camille Peugny, auteur de « Le triomphe des égoïsmes » (éd. PUF) et la journaliste Nora Hamadi, qui publie un récit sur la ville de banlieue parisienne où elle a grandi. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 23« Pour les riches, la démocratie freine l’accumulation du capital »
Partout dans le monde, les riches se séparent du reste de la société. De Dubaï à Saint-Tropez, de Londres à Monaco, ils circulent dans des « zones » calquées sur le modèle de l’entreprise, avec leurs propres règles. Notre émission avec trois journalistes de Mediapart à l’occasion de la sortie le 9 janvier du livre « Zones. Là où les riches font sécession ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 22Venezuela, Groenland : « Trump est dans une pure logique de prédation »
Nicolas Maduro kidnappé, Trump prétend « diriger » le Venezuela. Il ne parle que de « pétrole » et certainement pas de démocratie. Une vision impériale pure et simple, où l'Amérique latine mais aussi l'Europe apparaissent comme des vassaux. Notre émission avec Maya Kandel, Yoletty Bracho, Thomas Posado et Fabien Escalona. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 21Bardella, le vernis craque
Alors que le président du RN promeut son livre et multiplie les apparitions médias avec un discours sans aspérités, de récentes enquêtes de Mediapart prouvent à nouveau la réalité du parti d’extrême droite. On en discute avec Alexandre Berteau et Youmni Kezzouf.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 20Une France d'« assistés » ? « Un discours faux et corrosif pour toute la société »
Le discours sur l'assistanat prospère depuis plus de vingt ans, instrumentalisé par les droites et repris par des figures des gauches. Notre émission avec le sociologue Nicolas Duvoux, l'économiste Ano Kuhanathan, Isabelle Motrot bénévole à ATD-Quart Monde et Adrien Thépot, responsable du Secours populaire dans le Puy-de-Dôme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 19« La figure du beauf a été inventée par la gauche »
L’extrême droite prétend représenter la « France des oubliés » en surfant sur l’abandon des territoires ruraux délaissés par l’État et les partis. Comment riposter ? Notre émission spéciale à Auxerre avec Rose Lamy, autrice d’« Ascendant beauf », la sociologue Clara Deville, Agnès Cluzel du Mrap 89 et la journaliste Pauline Maucort.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 18Sarkozy, son livre, ses yaourts : la parole à d’anciens détenus
Nicolas Sarkozy publie le 10 décembre un livre sur ses vingts jours en prison dans lequel il sera surtout question de lui. « À l’air libre » donne la parole à d’anciens détenus dont les récits de prison racontent bien mieux les errements du système carcéral. Nos invité·es : Justine Audouin, ancienne détenue, cheffe cuisinière ; Corentin Blanchard, fondateur de l’association Reve2Loup, formateur, réalisateur et poète ; Yannick Deslandes, fondateur de l’association Mur’mures, formateur et auteur de Au-delà les murs. 22 ans de prison et la lumière (éd. Balland) ; Ellen Salvi, responsable du pôle politique de Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 17« Le RN ne taxera jamais les milliardaires »
Au Rassemblement national, il y a le vernis social et la réalité : des propositions économiques et des votes de plus en plus favorables à la rente et aux plus fortunés. Décryptage avec Alexandre Berteau et Mathias Thépot, journalistes à Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 16Narcotrafic, crime organisé : face au poison, quel antidote ?
Face au crime organisé, l’État a-t-il tout faux ? Après le meurtre de Mehdi Kessaci, « À l’air libre » reçoit Katia Yakoubi, présidente de l’association marseillaise Adelphi’cité, Coralie Bonnefoy, corédactrice en cheffe de notre partenaire Marsactu, et le documentariste Christophe Bouquet.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 15Gaza, Soudan : « Il faut redoubler d’efforts contre l’impunité des criminels »
De Gaza au Soudan, comment enquêter sur les crimes de guerre ? Comment rendre un visage, une voix, aux victimes ? Notre émission avec des experts d’Amnesty International, Forensic Architecture et Médecins sans frontières, ainsi que Kaouther Ben Hania, réalisatrice de « La Voix de Hind Rajab », en salles le 26 novembre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 14Police, gendarmerie : la fabrique de l’impunité
La police et la gendarmerie sont-elles hors de contrôle ? Dans « À l’air libre », retour sur les révélations de Mediapart et « Libération » sur les violences des gendarmes à Sainte-Soline en 2023 avec nos journalistes, Alix, manifestante blessée à Sainte-Soline, et le réalisateur Dominik Moll, dont le film « Dossier 137 » sort ce mercredi 19 novembre.Nos invité·es : Alix, manifestante à Sainte-Soline, blessée par un tir non autorisé de la gendarmerie ; Dominik Moll, réalisateur de Dossier 137, en salles le 19 novembre ; Pascale Pascariello, journaliste à Mediapart ; Camille Polloni, journaliste à Mediapart ; Laura Wojcik, journaliste à Mediapart. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 13Climat : le renoncement ?
Alors que s’ouvre la trentième COP au Brésil, à quoi servent de tels sommets ? La transition écologique est-elle une illusion alors que les énergies fossiles sont toujours dominantes ? La 30e Conférence des Parties sur le climat (COP 30) s’est ouverte lundi 10 novembre à Belém, grande ville du Brésil toute proche de l’Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde dont l’écosystème est au bord du gouffre.Il y a pile une décennie, à Paris, les pays du monde s’accordaient sur l’objectif de limiter à 1,5 degré l’augmentation du réchauffement de la planète par rapport à l’ère préindustrielle.Dix ans plus tard, ce seuil est atteint et l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée. Qu’attendre de ces grands sommets sur le climat ? Les États sont-ils en train de renoncer ? Anthropocène, transition énergétique, seuils planétaires : les mots que nous utilisons pour décrire l’urgence climatique et ses conséquences nous permettent-ils de saisir ce qui se passe ? Notre émission « À l’air libre » avec Jean-Baptiste Fressoz, Laurence Marty, Sébastien Dutreuil et Jason Temaui Man.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 12Clichy-sous-Bois 2005-2025. « Nous ne sommes pas le problème de la France : nous sommes la solution »
« À l’air libre », l’émission en accès libre de Mediapart, vient à vous dans différents endroits de France, pour échanger, confronter les points de vue, à la rencontre des tensions et des espoirs du pays. Alors qu’il y a vingt ans, les quartiers populaires se révoltaient après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, « À l’air libre » s’installe en Seine-Saint-Denis, département aux très grandes disparités sociales et spatiales, le plus pauvre de la France hexagonale, le plus jeune aussi.Et une puissante usine à fantasmes pour une autre partie de la France et de nombreux médias, comme d’autres villes où vivent des classes populaires racisées, marquées par la ségrégation spatiale et scolaire, un moindre accès aux services publics et un désavantage dans la course à l’égalité des chances. Violences policières, discriminations, conditions de vie : depuis vingt ans, les quartiers populaires ont-ils été oubliés ? Comment les replacer dans la discussion nationale alors qu’une partie de plus en plus notable du pays les accuse et les essentialise ?Une émission en public, en partenariat avec Le Bondy Blog, présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invitées : Seydi Ba, avocat ;Youssef Badr, magistrat, auteur de Pour une justice aux mille visages (éd. de l’Aube, 2025) ; Féris Barkat, cofondateur de Banlieues climat, professeur à la Sorbonne ; Héléna Berkaoui, rédactrice en chef du Bondy Blog ; Mehdi Bigaderne, cofondateur d’Aclefeu (Association collectif liberté, égalité, fraternité, ensemble, unis), maire adjoint de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ; Khir-Drin Grid, producteur, fondateur de La Nouvelle Toile ; Haya Diakité, présidente de l’association Rêv’elle toi à Grigny (Essonne) ; Samia El Khalfaoui, tante de Souheil El Khalfaoui, tué par la police à Marseille (Bouches-du-Rhône) en 2021 ; Sarah Ichou, directrice du Bondy Blog ; Éléonore Luhaka, sœur de Théo Luhaka, victime de violences policières en 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis ).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 11« Quand on grandit en se détestant, il faut d’abord apprendre à s’aimer »
« Vive les lesbiennes ! » Au dernier Festival de Cannes, les actrices de La Petite Dernière, réalisé par Hafsia Herzi, ont scandé ce slogan à la fin d’une projection. Récompensé par la Queer Palm et par un prix d’interprétation pour la jeune actrice de 23 ans Nadia Melliti, le film sort au cinéma mercredi 22 octobre.Inspiré d’un roman de Fatima Daas paru en 2020, ce film raconte l’histoire d’une jeune lesbienne musulmane issue d’un quartier populaire qui apprend à s’aimer, à vivre son désir et sa sexualité, tout en faisant avec son éducation, sa famille, et les interdits religieux.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invitées : Fatima Daas, autrice de La Petite Dernière (éd. Noir sur Blanc, 2020, disponible en poche) ; Hafsia Herzi, actrice et réalisatrice ; Nadia Melliti, prix d’interprétation féminine à Cannes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 11 Gauche : la rupture ? Notre émission spéciale
Jeudi 16 octobre 2025, Sébastien Lecornu, le « moine-soldat » d’Emmanuel Macron, est toujours premier ministre. À dix-huit voix près, la motion de censure contre son gouvernement et son budget n’a pas été adoptée à l’Assemblée nationale : les député·es du Parti socialiste (PS), à une écrasante majorité, ne l’ont pas votée. Le PS, qui a obtenu une suspension de la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, fait désormais le « pari » de changer le budget qui sera discuté dans les prochaines semaines. Entre les socialistes et le reste de la gauche, c’est un véritable schisme qui se joue sous nos yeux. À quoi ressemble ce budget ? Que peut arracher le PS ? Est-ce l’acte de décès définitif du Nouveau Front populaire, cette coalition formée au moment des législatives de 2024 ? En cas de dissolution de l’Assemblée, et en vue de la présidentielle, les gauches partiront-elles en ordre dispersé face à l’extrême droite ? Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invité·es :Gabrielle Cathala, députée insoumise du Val-d’Oise ; Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise ; Mathieu Dejean, journaliste à Mediapart ; Mathias Thépot, journaliste à Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 10Plan Trump pour Gaza : « Au mieux de la pensée magique, au pire une planification cynique »
Donald Trump a crié victoire mercredi 8 octobre, après qu’Israël et le Hamas ont accepté, sous l’égide de plusieurs pays parmi lesquels le Qatar, l’Égypte et la Turquie, la première étape de son plan pour la paix. Un plan en vingt points dont la première phase prévoit la libération des 47 otages israéliens détenus à Gaza depuis le 7 octobre 2023, dont certains sont morts, et celle de 2 000 prisonniers palestiniens.Une avancée aux nombreuses inconnues : ce cessez-le-feu n’est pas encore entré en vigueur, et ce plan n’aborde pas les questions liées à la colonisation, à l’occupation israélienne, à la création d’un État palestinien.La « paix » après deux ans d’atrocités et une guerre génocidaire contre les Palestinien·nes est-elle en train de se profiler ? Mais de quelle « paix » parle-t-on ? Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invité·es : Joseph Confavreux, journaliste à Mediapart ;Amélie Ferey, responsable du laboratoire de recherche sur la défense du centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (IFRI), chroniqueuse pour Mediapart ;Stéphanie Latte Abdallah, politiste et historienne, codirectrice avec Véronique Bontemps de l’ouvrage Gaza une guerre coloniale (Actes Sud, 2025) ;Gwenaëlle Lenoir, journaliste à Mediapart ;Jadd Hilal, écrivain, coauteur de l’ouvrage collectif Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie. 17 écrivains pour la Palestine (Seuil, 2025), dont les droits d’auteurs et d’autrices sont reversés à Médecins du monde. Il a écrit Le Caprice de vivre (Elyzad, 2023). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 9Émission spéciale : « L’objectif de Macron, c’est une cohabitation avec Jordan Bardella »
Après le fiasco du gouvernement Lecornu, tous les regards se portent vers le président de la République, lâché par ceux qui ont gouverné avec lui, tandis que plusieurs forces politiques réclament sa démission. Tous les états-majors ont en tête la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale, qui déclencherait de nouvelles élections législatives : elle pourrait être annoncée dès mercredi 8 octobre. Vivons-nous en direct l’effondrement du macronisme ? Comment tracer une alternative politique et sociale face à l’extrême droite qui, cette fois, voit son heure venue ? À gauche et au centre-gauche, les alliés du Nouveau Front populaire, qui étalent leurs désaccords personnels, politiques et stratégiques, peuvent-ils vraiment s’unir dans les urnes comme en 2024 ?Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix. Nos invité·es : Olivier Besancenot, militant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ancien candidat de la LCR à l’élection présidentielle, auteur de En finir avec les présidents (Seuil, 2025) ;Nicolas Framont, activiste, rédacteur en chef de Frustration Magazine ;Lumir Lapray, activiste, ancienne candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) dans l’Ain en 2022, autrice de « Ces gens-là ». Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer (Payot, 2025) ;Achraf Manar, cofondateur et président de l’association Destins liés ;Eugénie Mérieau, juriste et politiste, autrice de Constitution (Anamosa, 2025). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 8Jafar Panahi, Palme d’or à Cannes : « Le régime iranien est à bout de souffle »
C’est un des plus grands réalisateurs iraniens de notre époque. Il a passé des années en prison dans son pays, où il vit toujours, et où il continue à tourner, malgré la répression.Lauréat de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes, il représentera cette année la France aux Oscars. Son film Un simple accident sort mercredi 1er octobre sur les écrans.Jafar Panahi est l’invité exceptionnel d’« À l’air libre », l’émission de Mediapart. Il nous parle de la répression en Iran, de ses séjours en prison, de son espoir en la fin du régime de Téhéran, du mouvement « Femmes, vie, liberté », et de la vitalité créative d’un pays qu’il n’entend pas quitter. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Traduction : Florent Delany (interprète), Darya Djavahery-Farsi (sous-titrage). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 7Sarkozy condamné : « Une semaine de désinformation folle »
Condamné jeudi 25 septembre à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne, Nicolas Sarkozy a dénoncé la « haine » à son égard : celle des juges et de la presse qui enquête.Depuis une semaine, particulièrement sur les radios et sur les chaînes d’info, tout se passe comme si de nombreux commentateurs, éditorialistes et journalistes s’efforçaient de lui donner raison. Et sur les plateaux, les témoignages des rares journalistes qui ont assisté au procès ont été noyés dans un flot de commentaires, d’analyses, de contrevérités et parfois de purs délires. Un monde parallèle. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec David Perrotin et Yunnes Abzouz. Nos invité·es : Yunnes Abzouz, journaliste à Mediapart, chargé des médias ;Fabrice Arfi, coresponsable du pôle enquêtes de Mediapart, auteur avec Karl Laske des articles sur le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy ;Marine Babonneau, journaliste au Canard enchaîné, présidente de l’Association de la presse judiciaire (APJ) ;Nicolas Kaciaf, chercheur au Ceraps/CNRS – Lille 2, codirecteur de la recherche de Sciences Po Lille, spécialiste des médias.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 6Sarkozy condamné : « Un jugement historique pour la lutte anticorruption »
Jeudi 25 septembre, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été condamné pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.La peine est de cinq ans de prison, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire. Le tribunal a prononcé un mandat de dépôt à effet différé contre l’ancien président de la République. Cela signifie que Nicolas Sarkozy ira en prison à une date ultérieure, mais avant tout procès en appel.C’est une nouvelle condamnation pour l’ancien président de la République. Et un jugement historique dans une affaire majeure de corruption que Mediapart a révélée il y a treize ans. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invité·es : Fabrice Arfi, coresponsable du pôle enquêtes de Mediapart, auteur avec Karl Laske des enquêtes sur l’affaire libyenne ; Vincent Brengarth, avocat de l’ONG Sherpa ; Danièle Klein, proche d’une des victimes de l’attentat de l’avion DC-10 d’UTA en 1999 ; Ludovic Friat, président de l’Union syndicale des magistrats (USM). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 5Charlie Kirk : « L’extrême droite tente de béatifier un homme qui professait la haine »
Jusqu’ici, il était quasiment inconnu en France. En quinze jours, Charlie Kirk, un influenceur d’extrême droite assassiné le 10 septembre dans l’Utah, alors qu’il débattait avec des étudiant·es, est devenu pour les extrêmes droites du monde entier un nouveau martyr. Et même le héros d’une liberté d’expression elle aussi assassinée. Qui était-il ? Comment cet assassinat a-t-il été instrumentalisé par l’extrême droite pour cibler celles et ceux qui s'opposent à Trump ? La liberté d’expression est-elle une liberté de propager la haine ? Nos invité·es : Fabien Escalona, journaliste à Mediapart, responsable du pôle international ;Sylvie Laurent, historienne et américaniste, enseignante à Sciences Po, autrice de La Contre-Révolution californienne (éd. du Seuil, 2025), de Capital et Race, histoire d’une hydre moderne (éd. du Seuil, 2024), et d’une biographie de Martin Luther King ;Cole Stangler, journaliste indépendant. Il écrit dans The Nation, The Guardian, Jacobin ou Mediapart. Il a publié Le Miroir américain. Enquête sur la radicalisation des droites et le devenir de la gauche (éd. Les Arènes, 2025).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 4Affaire de la sextape à Saint-Étienne : « Un complot digne du KGB »
« Une fois que les choses sont sur la table, il est mort. » L’homme qui a prononcé ces mots s’appelle Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne (Loire), une des plus grandes villes de France. Lundi 22 septembre 2025 s’ouvre à Lyon son procès et celui de ses anciens collaborateurs. Le procès d’une affaire révélée il y a trois ans par Mediapart : un complot politique scabreux, avec un chantage à la sextape et des menaces contre l’ex-premier adjoint de la ville. Une affaire sordide pour éliminer un opposant politique avec de l’argent public, et dont un des ressorts puissants est l’homophobie. Avec Antton Rouget, journaliste au pôle enquêtes de Mediapart qui a révélé cette affaire, retour sur un complot qui est bien plus qu’un simple fait divers.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 3Génocide à Gaza : « Pas de reconnaissance de la Palestine sans des sanctions contre Israël »
Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 septembre, de nouvelles frappes meurtrières de l’armée israélienne ont frappé la ville de Gaza : au moins 53 morts et des familles entières massacrées. « La nuit était noire, tout est devenu rouge et blanc, il y a eu comme un tremblement de terre », résume le journaliste gazaoui Rami Abou Jamous. « Gaza brûle », s’est réjoui le ministre de la défense israélien Israël Katz mardi matin, dans une phrase aux accents apocalyptiques. Gaza où le gouvernement israélien dit avoir lancé mardi une opération de « grande envergure » contre le Hamas. Gaza dont le gouvernement suprémaciste de Benyamin Nétanyahou veut surtout expulser les 2 millions d’habitant·es. Gaza est en train « d’être complètement effacée », dénonce l’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugié·es palestinien·nes ce week-end, alors que ce 22 septembre, plusieurs États occidentaux dont la France comptent reconnaître l’État de Palestine à l’ONU. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix. Avec :Rami Abou Jamous, journaliste à Gaza, lauréat de trois prix Bayeux des correspondants de guerre en 2024, auteur de Journal de bord de Gaza (éd. Libertalia, coll. « Orient XXI », 2024) et de Gaza, Vie (éd. Stock, 2025) ; Carine Fouteau, présidente et directrice de la publication de Mediapart ; Nadav Lapid, réalisateur du film Oui, en salles ce 17 septembre ; Vincent Lemire, historien, professeur à l’université Paris-Est-Gustave Eiffel, auteur d’Histoire de Jérusalem (éd. Les Arènes, 2022). Il est le coauteur de l’Atlas historique du Moyen-Orient (éd. Les Arènes, 2025) ; Leïla Shahid, ancienne représentante de l’Organisation de libération de la Palestine en Europe, ancienne déléguée générale de Palestine en France (1994-2005), ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne (2005-2015). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 2« L’extrême droite n’arrive jamais au pouvoir seule »
« Nous ne sommes pas des fascistes. Nous ne sommes pas d’extrême droite. » De Bardella à Meloni, de Trump à Milei, l’extrême droite mondiale serine le même refrain. Un récit que reprennent, en France aussi, nombre de journalistes ou d’éditorialistes, d’éditeurs, d’intellectuels et de grands patrons. En cette rentrée, plusieurs livres nous alertent sur cette atmosphère étouffante, en Europe et au-delà, que nous sommes nombreuses et nombreux à ressentir.Un fond de l’air bien rance, où l’État de droit et la démocratie sont foulés au pied, où la liberté qu’ils érigent en principe fondamental est d’abord devenue celle de piétiner les autres. Où la haine des étrangers, des minorités et de la science est devenue mainstream. Bref, une ère où le fascisme serait presque devenu cool. Sommes-nous d’ores et déjà dans un moment fasciste ? Si oui, quelles leçons en tirer ? Et comment riposter collectivement ? Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invité·es :Mark Fortier, sociologue, journaliste et éditeur québécois, auteur de Devenir fasciste. Ma thérapie de conversion (éd. Lux) ; Nastasia Hadjadji, journaliste, coautrice avec Olivier Tesquet de Apocalypse Nerds. Comment les technofascistes ont pris le pouvoir (éd. Divergences) ; Hugues Jallon, éditeur et écrivain, auteur de Le Temps des salauds. Comment le fascisme devient réel (éd. Divergences) ;Laurent Mauduit, journaliste, cofondateur de Mediapart, auteur de Collaborations. Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires (éd. La Découverte). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S2 Ep 1« Macron et ces gens-là, ils nous demandent juste de la boucler »
Lundi 8 septembre, le premier ministre, François Bayrou, a été poussé à la démission après l’échec du vote de confiance à l’Assemblée nationale. Un vote qu’il a lui-même convoqué en espérant obtenir un soutien à ses coupes budgétaires massives.Pour Emmanuel Macron, c’est un nouvel échec. Qui pour succéder à Bayrou à Matignon ? Le PS va-t-il entrer au gouvernement ? Pour quoi faire ? À quel jeu joue l’extrême droite, en embuscade ? Ces questions vont faire l’actualité des prochains jours. Mais au-delà de l’écume médiatique, c’est bien une crise politique, institutionnelle et démocratique majeure à laquelle nous assistons, alors que s’ouvre une période de mobilisation sociale à partir du mercredi 10 septembre, « Bloquons tout ». Une mobilisation qui exprime de nombreuses colères politiques et sociales, et suscite l’inquiétude d’un pouvoir qui n’entend pas changer de politique.« À l’air libre », l’émission en accès libre de Mediapart, reprend ce mardi 9 septembre. Une émission présentée par Mathieu MagnaudeixNos invité·es : François Boulo, ancienne figure des Gilets jaunes, auteur de Reprendre le pouvoir. Manuel d’émancipation politique (éd. Les Liens qui libèrent, 2021) ;Fleur Breteau, fondatrice de Cancer colère, figure de l’opposition citoyenne à la loi Duplomb ; Élisabeth Godefroy, doctorante en science politique au Centre Émile Durkheim et à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des Gilets jaunes. Elle a participé au livre Nouveau peuple, nouvelle gauche, coordonné par Julien Talpin (éd. Amsterdam/Institut La Boétie, 2025) ;Samuel Hayat, historien et politiste, auteur de Démocratie (éd. Anamosa, 2020) et 1848. Quand la République était révolutionnaire (éd. Seuil, 2014) ; Étienne Ollion, directeur de recherche en sociologie (CNRS), professeur à l’École polytechnique. Auteur de Les Candidats. Novices et professionnels en politique (éd. PUF, 2021) et Une étrange victoire. L’extrême droite contre la politique (éd. Seuil, 2025, avec Michaël Fœssel) ; Diangou Traoré, militante des quartiers populaires, cofondatrice et présidente de Franc-Moisin citoyenne (Seine-Saint-Denis), membre du parlement de l’Union populaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18Handicap : « Toute la société est validiste »
Émission diffusée le 25 juin 2025.Il y a cinquante ans, en 1975, la France adoptait les premières lois sur le handicap. En 2005 était votée une loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Et l’an dernier, les athlètes paralympiques ont été célébré·es lors des Jeux paralympiques de Paris.Pourtant, au quotidien, à l’école, au travail, dans l’accompagnement et la prise en compte de leurs droits, les millions de personnes en situation de handicap continuent de vivre une véritable ségrégation, dans une société encore largement validiste – le validisme est « une hiérarchisation des corps et des vies, où les personnes en situation de handicap sont perçues comme “hors norme”, et où cette différence justifie leur mise à l’écart ou leur exclusion », selon Béatrice Pradillon, présidente et cofondatrice des Dévalideuses. Au contraire de ce qu’on entend souvent, ce n’est pas juste « un changement de regard » qui est nécessaire, mais une véritable révolution de notre imaginaire et des politiques publiques. Car analyser la société en partant des expériences des personnes en situation de handicap, c’est aussi la questionner profondément. Et contribuer à la faire progresser pour toutes et tous. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Marie Turcan.Nos invité·es : Ibrahima Keita, représentant du personnel d’une entreprise adaptée, syndicaliste CGT ; Mariella, mère d’un enfant autiste, membre d’un collectif de professeur·es et de parents à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ; Charlotte Puiseux, psychologue et docteure en philosophie, autrice de De chair et de fer. Vivre et lutter dans une société validiste (éd. La Découverte, 2022), membre du collectif handi-féministe Les Dévalideuses ; Adèle Merle, sociologue, doctorante à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (Irisso) de l’université Paris-Dauphine ; Marie Turcan, journaliste au pôle société de Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18« On entre dans un théâtre absurde où tout est de la faute des musulmans »
Émission diffusée le 12 juin 2025. Mercredi 11 juin, Hichem Miraoui, 45 ans, tué à Puget-sur-Argens (Var), a été enterré en Tunisie – dans cette affaire, et pour la première fois, le Parquet national antiterroriste s’est saisi d’un meurtre raciste possiblement inspiré par les idées d’extrême droite. Il y a à peine plus d’un mois, Aboubakar Cissé, un Malien de 22 ans, était tué à la mosquée de La Grand-Combe (Gard) : son meurtrier avait proféré des insultes islamophobes. Chaque jour ou presque dans ce pays, il est question des musulmans et musulmanes ou des Arabes qui vivent en France : leurs tenues, leurs propos... ou leurs silences. Chaque jour ou presque, les millions de musulman·es françaises et français, musulman·es de croyance et/ou de culture, sont évoqué·es comme un tout globalisant, bien souvent érigé·es en menace. Soupçons incessants d’islamisme, d’entrisme et en même temps, ce qui est paradoxal, de séparatisme : ce flot continu finit par confondre tous les musulmans de ce pays avec l’islamisme radical.Il crée ou accentue des peurs, des clichés, des biais racistes dans des pans entiers de la société française. Peurs, clichés et biais racistes habilement captés par une série d’entrepreneurs politiques et médiatiques qui se revendiquent aussi de la gauche. Mediapart donne la parole à plusieurs personnes, premières concernées, qui nous racontent la façon dont ils et elles vivent ce soupçon permanent. Aïda Amara, journaliste, créatrice du podcast « Transmissions », qui publie le 2 septembre Avec ma tête d’Arabe (Hors d’atteinte) ; Anas Daif, journaliste, créateur du podcast « À l’intersection », auteur de Et un jour je suis devenu arabe (Tumulte) ; Rokhaya Diallo, journaliste, réalisatrice et essayiste, initiatrice du podcast « Kiffe ta race », chroniqueuse pour plusieurs médias internationaux, autrice du Dictionnaire amoureux du féminisme (Plon) ; Sylvie Eberena, championne de France d’haltérophilie en 2024 ; Haouès Seniguer, maître de conférences à Sciences Po Lyon, auteur de La République autoritaire. Islam de France et illusion républicaine (Le Bord de l’eau) ; Stéphane Tchouhan, directeur du cabinet du maire de Colombes (Hauts-de-Seine). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18Menachem Klein : « L’idéologie suprémaciste est partagée par une grande partie des élites israéliennes »
Émission diffusée le 18 juin 2025.Après Gaza, la Cisjordanie, le Liban et des frappes en Syrie, Israël a déclenché une nouvelle guerre. Cette fois contre l’Iran, immense pays de 90 millions d’habitant·es, avec le but d’éliminer ses hauts dirigeants militaires et politiques.Cette guerre inquiète toute la région et bien au-delà. Elle risque d’effacer médiatiquement le génocide en cours à Gaza et toute perspective d’un cessez-le-feu.Voix dissonante dans son pays, Menachem Klein est professeur de science politique à l’université Bar-Ilan, près de Tel-Aviv. Conseiller du premier ministre travailliste Ehud Barak lors des négociations avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 2000, il a parlé très tôt de génocide à Gaza.Désemparé par le va-t-en-guerrisme des médias de son pays, persuadé que Benyamin Nétanyahou souhaite un « changement de régime » à Téhéran, il assiste chaque jour avec consternation à la guerre sans fin du gouvernement Nétanyahou, soutenu par l’extrême droite suprémaciste. Mais aussi, dit-il, par une grande partie de la société israélienne, encore hantée par les massacres du Hamas et d’autres groupes palestiniens le 7 octobre 2023, et engagée dans une logique suprémaciste du « eux » contre « nous ».Une course vers l’abîme qui ronge de l’intérieur, dit-il, « l’âme » de son pays.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et préparée avec Gwenaëlle Lenoir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18« On ne libérera pas les femmes iraniennes en bombardant leur pays »
Émission diffusée le 19 juin 2025.Au sixième jour de la guerre israélienne contre l’Iran avec des mort·es et des blessé·es, parmi lesquel·les de nombreux civil·es dans les deux pays, les États-Unis de Donald Trump pourraient prochainement bombarder l’Iran en soutien au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. L’escalade est déjà là. Le risque d’un embrasement y compris régional, voire au-delà, n’a jamais été aussi grand.Pendant ce temps en Iran, c’est une société entière de 90 millions d’habitant·es qui a peur, société qui vit depuis quarante-six ans sous le joug de la dictature des mollahs. Aux États Unis, en Europe, en France, une grande partie de la diaspora se bat depuis des années contre le régime et a soutenu le mouvement démocratique « Femmes, vie, liberté ».Une diaspora avec des options politiques parfois opposées, traversée en ce moment très incertain de sentiments différents et contradictoires. Nos invitées du jour incarnent ces questionnements. Une émission présentée par Mathieu MagnaudeixNos invitées : Rachida El Azzouzi, journaliste à Mediapart ; Hilda Dehghani-Schmit, membre de Norouz, association pour une nouvelle ère en Iran ; Sepideh Farsi, réalisatrice de Put Your Soul on Your Hand and Walk (sortie prévue en septembre 2025) ; Aïda Tavakoli, doctorante, fondatrice de l’association We Are Iranian Students.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18« Tolérer les contrôles au faciès, c’est accepter la préférence nationale »
C’est un des grands scandales de notre République. Chaque jour, il concerne de très nombreux habitants de notre pays. Une très longue bataille politique aussi, que les dirigeant·es de droite comme de gauche se sont empressé·es d’enterrer, face au refus et au déni de l’institution policière, face aussi à la montée d’un discours raciste qui assimile de plus en plus les jeunes noirs et arabes à la délinquance. Cette pratique policière, elle a un nom : les contrôles d’identité discriminatoires, aussi appelés contrôles au faciès ou profilage racial. Dans notre pays, les Noirs et les Arabes sont davantage contrôlés par la police. Le sur-contrôle des hommes d’origine africaine et nord-africaine par la police en France est un fait étayé, par les témoignages innombrables des premiers concernés, par des études scientifiques, par des rapports du Défenseur des droits, par des ONG comme Amnesty International. Pourtant, depuis quinze ans, malgré une mobilisation intense et de nombreuses promesses, rien ne change. Jeudi 26 juin, et pour la première fois, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour un contrôle discriminatoire.Une décision porteuse d’espoir, et pourtant ambiguë pour la suite de cette très longue bataille. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Camille Polloni. Nos invité·es : Slim Ben Achour, avocat ;Issa Coulibaly, président de Pazapas Belleville ;Lanna Hollo, juriste de l’association (RE) claim.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18« Rachida Dati déteste l'audiovisuel public »
Ce jeudi 26 juin sur Radio France, c’est la musique qui domine les antennes. Raison : une grève illimitée pour protester contre la réforme de l’audiovisuel voulue par la ministre de la culture Rachida Dati. À France Télévisions, les syndicats appellent à une grève à partir de lundi prochain, le 30 juin : le jour où cette proposition de loi déjà adoptée au Sénat doit être débattue par les député·es. Que prévoit cette réforme ? Pourquoi et comment menace-t-elle l’audiovisuel public, alors qu’il est par ailleurs la cible récurrente de celles et ceux qui, surtout à droite et à l’extrême droite, le trouvent hostile à leurs idées et aimeraient le privatiser ? Et quel est le sens du service public de l’audiovisuel alors que des milliardaires propriétaires de médias veulent nous imposer leur vision du monde ? Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et Yunnes Abzouz, préparée avec Valentine Oberti, Lénaïg Bredoux, Yunnes Abzouz et Youmni Kezzouf. Nos invité·es : - Antoine Chuzeville, journaliste à France Télévisions, cosecrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ) ; - Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po, autrice de Pour une télé libre. Contre Bolloré (Seuil 2022) ; - Sonia Kronlund, documentariste, productrice de l’émission « Les Pieds sur terre » sur France Culture ; - Soraya Morvan-Smith, journaliste à France 24, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 18Un an après la dissolution, toujours mobilisés : « On n’a pas le temps d'avoir peur »
Il y a un an, Emmanuel Macron décidait de dissoudre l’Assemblée. Les quatre invités d’« À l’air libre » se sont engagés à corps perdu dans la campagne des élections législatives. Un an plus tard, ils et elles racontent leurs déceptions, leurs batailles, leurs colères et leurs espoirs.Nos invité.es : Sarah Durieux, activiste et organisatrice de campagnes et de mouvements, autrice de Militer à tout prix. Pourquoi nos collectifs nous font mal (éd. Hors d'atteinte) ; Sarah Durocher, présidente du Planning familial ; Sarah Bennani, présidente de Jeunesse Populaire ; Kevin Vacher, sociologue et praticien de l’éducation populaire, co-initiateur du projet « Démocratiser la politique ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1« La fonte des glaciers menace directement deux milliards de personnes »
Le 28 mai, un glacier des Alpes suisses s’est effondré, ensevelissant le village de Blatten. Un événement commenté mais peut-être pas assez : des Alpes à l’Himalaya jusqu’aux calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, les glaciers fondent à toute vitesse.Sentinelles du réchauffement climatique, ils sont la deuxième cause d’élévation du niveau des mers, sujet au cœur de la grande conférence onusienne sur les océans qui s’ouvre à Nice ce lundi 9 juin.Châteaux d’eau naturels, ils renferment 70 % des réserves d’eau douce de la planète et un quart de l’humanité dépend directement de l’eau des montagnes pour boire, irriguer les cultures et produire de l’énergie.Parler des glaciers, c’est aussi prendre conscience de ce que nous pouvons encore faire pour éviter le scénario d’une planète invivable dans quelques décennies.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invités : Gilles Ramstein, paléoclimatologue, directeur de recherches au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL). Il est l’auteur de 100 questions sur le climat (Tallandier, 2020) et de Voyage à travers les climats de la terre (Odile Jacob, 2015) et le coanimateur du podcast « Le climat en questions » ; Ugo Nanni, glaciologue et sismologue, chercheur à l’université d’Oslo. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1« La guerre d’anéantissement d’Israël à Gaza est bien pire que la Nakba »
Historien spécialiste du Proche-Orient, Jean-Pierre Filiu a passé plus d’un mois dans la bande de Gaza, fermée aux médias étrangers. Gaza, où Israël mène une guerre génocidaire, une « guerre à sens unique », écrit-il : officiellement contre le Hamas, en fait contre l’enclave et sa population, doublée d’un nettoyage ethnique assumé. « Rien ne me préparait à ce que j’ai vu et vécu à Gaza, écrit-il. Le territoire que j’ai connu et arpenté n’existe plus. Ce qu’il en reste défie les mots. » Il avance le chiffre de « plus de 100 000 morts » depuis le 7 octobre 2023 dans l’enclave palestinienne et considère que l’anéantissement en cours « est bien pire que la Nakba », l’expulsion forcée de centaines de milliers de Palestinien·nes en 1948 au moment de la proclamation de l’État d’Israël. Ce livre glaçant sonne aussi comme une alerte : la destruction sous nos yeux de Gaza, l’élimination en cours de la Palestine et de ses habitant·es, c’est aussi celle du droit international, la destruction de notre humanité. Le triomphe des artisans de haine, des vautours et des ignobles. Jean Pierre Filiu est l’invité d’« À l’air libre », l’émission en accès libre de MediapartUne émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix et Joseph Confavreux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1Écologie : le grand retour en arrière
Autour de l’écologie, ce fut la semaine des manœuvres politiques : une proposition de loi réintroduisant notamment un pesticide dangereux pour la biodiversité et la santé humaine n’a même pas pu être débattue par les député·es.Cette loi, proposée par la droite Les Républicains, est soutenue par une grande partie du gouvernement au nom de la défense de certaines productions menacées par la concurrence internationale. Elle marque un grand retour en arrière sur la biodiversité et la santé quand tous les signaux écologiques sont au rouge.Alors que nous n’avons plus beaucoup de temps pour agir de façon décisive pour l’avenir de la planète, les écosystèmes, l’eau et notre santé sont menacés. Et l’écologie est en train de passer par-dessus bord. Nos invité·es :Philippe Grandcolas, écologue, directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint scientifique de l’Institut écologie et environnement, spécialiste de la biodiversité ;Pierre-Michel Périnaud, médecin, président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides ;Amélie Poinssot, journaliste au pôle écologie de Mediapart ;Justine Ripoll, responsable des campagnes de « Notre affaire à tous » et « Justice pour le vivant ».Une émission préparée par Amélie Poinssot et Mathieu Magnaudeix, animée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 17Violences sexuelles sur les enfants : ne plus regarder ailleurs
Tandis que s’achève le procès Le Scouarnec et ses 300 victimes, la plupart mineures, apparaissent au grand jour l’étendue des violences dans l’enseignement privé catholique. Les violences sexuelles sur les enfants sont partout. Pourquoi refuser de les voir ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1Enquête sur Stérin, architecte réactionnaire de l’union des droites
Il veut devenir « un saint ». Avec son projet Périclès, révélé par L’Humanité, il s’est mis en tête de faire gagner les droites extrêmes et l’extrême droite, de Bruno Retailleau à Marion Maréchal, en passant par le Rassemblement national.Son nom ? Pierre-Édouard Stérin. Fortune estimée ? 1,4 milliard d’euros. Exilé fiscal en Belgique depuis 2012, catholique mais aussi libertarien et très hostile à la gauche, il finance des initiatives politiques loin d’être transparentes.Mardi 20 mai, Pierre-Édouard Stérin était convoqué par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui voulait l’entendre sous serment. Pour la troisième fois, il a refusé de venir : le président de la commission d’enquête a annoncé saisir la justice. Peine encourue : deux ans d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Pierre-Édouard Stérin est moins riche et moins connu que le milliardaire Vincent Bolloré, qui lui aussi rêve de porter l’extrême droite au pouvoir. Mais comme lui, il est le symbole d’une époque où les milliardaires se sentent pousser des ailes pour nous imposer leur vision du monde. Nos invité·es : Youmni Kezzouf, journaliste au pôle politique de Mediapart ; Thomas Lemahieu, grand reporter à L’Humanité.Une émission préparée et animée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1« Les dirigeants israéliens ne nient rien de leur volonté d’expulser, d’éradiquer, de tuer »
« Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force pour achever l’opération et vaincre le Hamas », a répété mardi 13 mai le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « Gaza sera totalement détruite », affirme son ministre suprémaciste Bezalel Smotrich. Tous deux réaffirment leur volonté d’expulser les Palestinien·nes de Gaza.Gaza, où 90 % de la population est déplacée de force depuis dix-huit mois, est frappée chaque jour par des frappes israéliennes meurtrières, et l’aide alimentaire n’y entre plus depuis deux mois alors que la famine menace un quart de la population. Selon les chiffres officiels, au moins 53 000 personnes ont été tuées depuis un an et demi.Mercredi 14 mai paraît Gaza, une guerre coloniale (éditions Actes Sud), un livre collectif de spécialistes du Proche-Orient, sociologues, anthropologues, juristes ou historien·nes. « L’histoire n’a pas commencé le 7 octobre 2023 », écrivent ses autrices et auteurs qui y décrivent la mécanique d’une « machine de guerre » qualifiée par les plus grandes organisations de défense des droits humains de génocide.Une guerre destinée à effacer un peuple, le peuple palestinien, son présent et son futur. Quatre d’entre eux et elles sont nos invité·es : Stéphanie Latte Abdallah, historienne et anthropologue du politique, directrice de recherche au CNRS, codirectrice de Gaza, une guerre coloniale ;Véronique Bontemps, anthropologue et chargée de recherche au CNRS, codirectrice de Gaza, une guerre coloniale ;Leïla Seurat, chercheuse au Centre arabe de recherches et d’études politiques et chercheuse associée au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales ; Maher Charif, chercheur à l’Institut d’études palestiniennes et chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient. Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1« Wokisme » : pourquoi ce mot est piégé
Le « wokisme », idéologie incertaine, enkystée dans la gauche des mouvements sociaux, menacerait la société, la famille, le progrès et les Lumières.Voilà le refrain seriné à longueur de journée par Donald Trump, par le Rassemblement national et des médias d’extrême droite, par des politiques conservateurs. Mais aussi par des essayistes qui se réclament de la gauche, et également, peut-être, par des membres de votre famille ou vos amis.Que signifie ce terme ? Pourquoi est-il devenu si présent ? Que veut dire cette présence dans le contexte politique actuel ? Si le « wokisme » n’existe pas, est-ce qu’il ne faudrait pas l’inventer ? Nos invité·es :Laure Bereni, sociologue, directrice de recherche au CNRS, autrice de Management de la vertu. La diversité en entreprise à New York et à Paris (éd. Presses de Sciences Po, 2023) ;Solène Brun, sociologue, chargée de recherche au CNRS, coautrice avec Claire Cosquer de La Domination blanche (éd. Textuel, 2024). Elle a aussi publié Derrière le mythe métis. Enquête sur les couples mixtes et leurs descendants en France (éd. La Découverte, 2024) ;Pierre Tevanian, philosophe et enseignant, auteur de Soyons woke. Plaidoyer pour les bons sentiments (éd. Divergences, 2025). Il coanime le site collectif Les mots sont importants (lmsi.net) et a publié plusieurs ouvrages, comme On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort (éd. Anamosa, 2022). Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 1Violences : « L’Éducation nationale n’a aucun pouvoir sur les établissements privés »
Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Dax, l’Immaculée-Conception à Pau, le collège Saint-Pierre-de-Relecq-Kerhuon, Riaumont à Liévin, Notre-Dame-de-Charité-du-Bon-Pasteur d’Angers, Saint-Dominique à Neuilly-sur-Seine, Notre-Dame-de-Garaison dans les Hautes-Pyrénées… Après le choc des violences au sein de Notre-Dame-de Bétharram, près de Pau, un véritable continent de violences physiques et sexuelles sur plusieurs décennies émerge au sein de l’enseignement catholique privé.Le 14 mai, le premier ministre François Bayrou, qui, selon nos enquêtes, ne pouvait pas ignorer les violences ayant eu lieu à Bétharram, sera entendu par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Au-delà de son cas personnel, c’est toute notre société qui est interrogée.Pourquoi tant d’années de silence ? Pourquoi l’enseignement catholique est-il si peu contrôlé ? Comment réparer l’immensité des souffrances, des violences et des sévices alors que ce #MeToo de l’enseignement catholique pourrait bien être, selon Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de Bétharram, « le plus grand scandale » de pédocriminalité que la France ait jamais connu ?Nos invité·es :Hélène Perlant, professeure, ancienne élève à Notre-Dame-de-Bétharram, fille du premier ministre François Bayrou ;Alain Esquerre, porte-parole des victimes de Notre-Dame-de-Bétharram, auteur du Silence de Bétharram (éditions Michel Lafon), coécrit avec Clémence Badault, en librairie jeudi 24 avril ;Constance Bertrand, porte-parole de l’Union des collectifs de victimes de l’enseignement catholique ;Paul Vannier, député, corapporteur à l’Assemblée nationale de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, créée à la suite des révélations de Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 16Jeunes : comment grandir dans un monde qui déraille ?
« Il faut se préparer très jeunes, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont [les élèves] se projettent dans une formation et un métier. » Cette phrase, prononcée par la ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, nous a donné envie de faire cette émission.Car si la qualité d’une société, de ses imaginaires, de ce qu’elle propose se révèle à travers le sort qu’elle réserve à ses jeunes, force est de constater que la nôtre n’est pas au rendez-vous. Partout dans le monde, y compris en France, la santé mentale des plus jeunes se dégrade. Le succès de séries comme Adolescence sur Netflix, qui interroge la violence des mineurs – un fait ultraminoritaire, il faut évidemment le rappeler – mais aussi l’emprise du masculinisme chez certains garçons, en dit long sur l’inquiétude qui nous travaille face à leur avenir. Réseaux sociaux, pression scolaire, atomisation de la société, néolibéralisme cruel, monde qui brûle : les générations qui viennent ont des raisons de ne pas aller bien. Et quand elles s’engagent et proposent un autre monde, elles restent trop souvent regardées de haut par des essayistes qui les traitent de geignards narcissiques, ou des dirigeant·es bien plus âgé·es qu’elles qui les veulent aux ordres et n’auront pas, eux, à affronter le monde de demain. Comment mieux prendre soin de la jeunesse ? Comment lui proposer des perspectives et le plus d’épanouissement possible dans un monde qui déraille ?Nos invité•es : Caroline Coq-Chodorge, journaliste à Mediapart ; Achille Demaillard, étudiant ;Lucas Fugeard, président de la ligne d’écoute pour les étudiant·es Nightline.fr ; Jonathan Haidt, psychosociologue à New York University, auteur de Génération anxieuse. Comment les réseaux sociaux menacent la santé mentale des jeunes (éd. Les Arènes) ; Jean Le Goff, psychosociologue, auteur de Politiser l’éco-anxiété (éd. du Détour) ;Salomé Saqué, journaliste à Blast, autrice de Sois jeune et tais-toi. Réponse à ceux qui critiquent la jeunesse (éd. Payot & Rivages) ; Lisa Ouss, pédopsychiatre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 16« On ne peut plus rien dire » : les réactionnaires kidnappent la liberté d’expression
« On ne peut plus rien dire » : c’est peut-être la phrase habituelle de votre oncle aux fêtes de famille. Mais c’est aussi le mantra de Pascal Praud sur CNews, celui du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, qui voit en l’Europe une nouvelle URSS combattant la liberté d’expression, et d’une cohorte de commentateurs et commentatrices qui dénoncent les « nouveaux censeurs » que seraient les jeunes, les militants et militantes antiracistes ou les femmes qui se battent contre les violences sexuelles.Ces derniers temps, cette rengaine est devenue une arme politique pour tout un spectre nostalgique, conservateur ou d’extrême droite, qui déplore une culture de « l’annulation » (cancel culture en anglais) sur les réseaux sociaux, et juge que sa liberté d’expression est directement menacée.Si ce discours prospère, c’est qu’il rencontre assez facilement les inquiétudes qui peuvent s’exprimer face aux changements du monde. Peut-être aussi parce qu’il n’est pas forcément très simple de comprendre le cadre juridique dans lequel la liberté d’expression s’exerce. On vous explique tout dans cette émission avec deux spécialistes de la liberté d’expression.Nos invité·es :Anna Arzoumanov, maîtresse de conférences en linguistique à Sorbonne-Université, autrice de Juger les mots. Liberté d’expression, justice et langue (éd. Actes Sud, 2025). Elle a publié précédemment La Création artistique et littéraire en procès (Classiques Garnier, 2022) ;Thomas Hochmann, professeur de droit public à l’université Paris-Nanterre, chercheur au Centre de théorie et d’analyse du droit, auteur de « On ne peut plus rien dire… » Liberté d’expression, le grand détournement (éd. Anamosa, 2025).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 15« Nous, Français, juifs, de gauche »
Depuis octobre 2023, les actes antisémites explosent dans notre pays – 1 570 actes l’an passé, contre 436 en 2022. De nombreux juifs et juives ont davantage peur pour leur famille, pour leurs proches, pour eux-mêmes.À Villeurbanne (Rhône) ce week-end, une enquête pour agression antisémite a été ouverte après qu’un homme portant un collier avec une étoile de David a été pris à partie puis frappé et traité de « sale juif ». C’est la troisième agression visant des personnes juives dans cette ville en un mois. Tandis que l’extrême droite tente de faire oublier qu’elle est historiquement antisémite et que le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella est adoubé en Israël par le gouvernement israélien qui massacre à Gaza, des pans entiers de la gauche sont suspectés de laisser passer, d’ignorer, voire de promouvoir des références ou des raccourcis antisémites. Et de laisser la porte ouverte à l’antisémitisme, au nom de l’antisionisme.Les juifs et juives de France sont-ils en danger ? La gauche, récemment bousculée par la caricature antisémite de Cyril Hanouna conçue par La France insoumise (LFI), en fait-elle assez ? Comment se sortir d’un piège infernal qui conduit à légitimer l’extrême droite, historiquement antisémite, comme défenseuse des juifs ? Dans cette émission, nous réunissons trois personnalités françaises, juives et de gauche.Nos invité·es : Sylvain Cypel, journaliste à Orient XXI, ancien membre de la rédaction en chef du Monde et directeur de la rédaction de Courrier international. Il a publié plusieurs ouvrages sur Israël, dont Les Emmurés. La société israélienne dans l’impasse (éd. La Découverte, 2006) et L’État d’Israël contre les Juifs (éd. La Découverte, 2020) ;Blanche Sabbah, illustratrice et autrice (@lanuitremue sur instagram), et militante féministe. Elle a notamment publié deux tomes de Mythes et meufs (éd. Dargaud, 2022 et 2023) et une Histoire de France au féminin (éd. Casterman, 2023) ;Valérie Zenatti, autrice de Jacob, Jacob (éd. de l’Olivier), prix du Livre Inter 2014, et de Quand j’étais soldate (École des loisirs, 2002), un livre sur sa conscription dans l’armée israélienne au moment de la première Intifada. Elle a traduit de nombreux ouvrages en français, dont ceux de l’écrivain israélien Aharon Appelfeld.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 13Face au fascisme, l’heure du réveil ?
Une semaine après la condamnation de Marine Le Pen, pour détournements de fonds, à quatre ans de prison dont deux ferme, on ne le rappellera jamais assez, le fond de l’air reste étouffant. Le parti d’extrême droite soutenu par Donald Trump continue de crier à la chasse aux sorcières, amplifié par certains médias, dont ceux de Bolloré.Après une manifestation de LFI et des écologistes dimanche dernier, une mobilisation de la société civile est annoncée samedi 12 avril à l’appel de nombreuses organisations (CGT, Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, Amnesty International etc.) et d’autres organisations « pour la défense de l’État de droit ».Un État de droit que certains au sein même du gouvernement veulent remettre en cause. Tandis que les partis de gauche, eux, semblent assez accaparés par leurs congrès et/ou l’élection présidentielle à venir.Face au fascisme, ses slogans, et sa tentation dans un monde déréglé, comment organiser le sursaut démocratique et politique, tant qu’il est encore temps ?Cette émission a été diffusée le mardi 8 avril.Nos invité•es :Adel Amara, éducateur, ancien candidat NFP-LFI à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne)Inès Bernard, déléguée générale d’AnticorOlivier Besancenot, porte-parole du NPA, ancien candidat à l’élection présidentielle, auteur de En finir avec les présidents (éd. Seuil)Sébastien Peytavie, député écologiste de Dordogne, secrétaire de l’Assemblée nationaleNathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’hommeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 12RN, médias, politiques : l’inquiétante trumpisation
Depuis que, lundi 31 mars, le tribunal de Paris a décidé une inéligibilité pour cinq ans de Marine Le Pen, le Rassemblement national (RN) et ses allié·es politiques et médiatiques ont sorti l’artillerie lourde. « Tyrannie des juges », « régime autoritaire », « État de droit violé », dénonciation du « système » : les mots employés sont ceux de l’extrême droite populiste internationale, de Trump à Bolsonaro, au mépris total des faits et de la réalité.Alors que le RN appelle à une mobilisation à Paris, dimanche 6 avril, en soutien de Marine Le Pen, les médias d’extrême droite de Bolloré, de CNews à Europe 1, amplifient ces discours.Mais d’autres médias relaient aussi plus ou moins l’idée, fausse, d’un procès politique. Et une large partie du champ politique, à droite surtout, parfois à gauche, met aussi en doute cette décision — Marine Le Pen ayant fait appel, elle est à nouveau présumée innocente.Une émission préparée par Mathieu Magnaudeix, Marine Turchi et Michaël Hajdenberg, présentée par Mathieu Magnaudeix, et diffusée le jeudi 3 avril.Avec :Marine Turchi, journaliste au pôle enquêtes de Mediapart, coautrice des enquêtes sur les assistant·es parlementaires du RN au Parlement européen ;Michaël Hajdenberg, coresponsable du pôle enquêtes de Mediapart ;Vincent Martigny, chercheur associé au Cevipof, professeur en science politique à l’université Côte-d’Azur et à l’École polytechnique. Il vient de coordonner le livre collectif Les Temps nouveaux. En finir avec la nostalgie des Trente Glorieuses (Seuil, 2025) ;Pierre Lefébure, maître de conférences en science politique à l’université Paris 13, spécialiste des médias et de la communication politique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 14Affaires French Bukkake et Jacquie et Michel : « Dans ces vidéos, on nous a totalement déshumanisées »
Pour la première fois, cinq femmes racontent comment l’industrie pornographique les a broyées. Parmi des dizaines d’autres, elles sont plaignantes dans les deux plus grands scandales du porno français, les affaires dites French Bukkake et Jacquie et Michel. Mise en garde Cette émission fait état de violences sexuelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 11Affaire Depardieu : onze femmes prennent la parole
EQue signifie dire haut et fort ce qu’on a subi ? Et comment fait-on quand celui qu’on accuse s’appelle Gérard Depardieu ? Combien coûte cette parole dans l’espace public ? En temps, en argent, en santé mentale ? Comment le monde judiciaire la reçoit-il ? La société ? Le monde du cinéma ?Dans cette émission spéciale, Mediapart donne la parole à neuf femmes réunies sur notre plateau et deux autres que nous avons rencontrées chez elles. Certaines témoignent pour la première fois en leur nom et à visage découvert. Leur point commun est d’avoir, chacune, accusé Gérard Depardieu de comportements problématiques : des propos injurieux ou sexuels, des agressions sexuelles, des viols. L’acteur les conteste tous et est présumé innocent pour les faits qui sont judiciarisés. Au terme d’un procès mouvementé pour agressions sexuelles dans l’affaire du tournage du film Les Volets verts, durant lequel les avocates des plaignantes, Carine Durrieu-Diebolt et Claude Vincent, ont bataillé face à la virulence de Jérémie Assous, conseil de Gérard Depardieu, le parquet de Paris a requis jeudi 27 mars dix-huit mois de prison avec sursis et une obligation de soins psychologiques contre le comédien.Avec :Charlotte Arnould, actrice ;Ruth Baza, journaliste ; Sarah Brooks, actrice ;Marie Dalibon, journaliste ;Nathalie Dorval, ancienne actrice ; Aurélie Dauchez, responsable commerciale ;Adèle Esposito, directrice de casting ;Léa*, assistante à la réalisation ; Lucile Leidier, ancienne costumière ;Amélie Morel, décoratrice ensemblière ;Sarah*, ancienne assistante à la réalisation.Une émission enregistrée jeudi 27 mars après la fin du procès et préparée et présentée par Valentine Oberti et Marine Turchi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 10Notre émission spéciale. Le Pen, Sarkozy : au nom de la loi
Marine Le Pen est jugée coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement national (RN) au Parlement européen.La députée d’extrême droite du Pas-de-Calais a été condamnée, lundi 31 mars, à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, aménageables avec un bracelet électronique, et à 100 000 euros d’amende. Mais surtout, l’ancienne présidente du RN est déclarée immédiatement inéligible, et pour une durée de cinq ans.Marine Le Pen a l’intention de faire appel, a annoncé son avocat. Mais ses chances de se présenter à l’élection présidentielle sont désormais compromises.Cette décision majeure bouscule le paysage politique français. Elle intervient quelques jours à peine après le réquisitoire du Parquet national financier (PNF) qui a demandé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour « corruption, association de malfaiteurs, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagne électorale » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Dans les prochaines heures et les prochains jours, vous allez entendre une avalanche de réactions, d’arguments, mais aussi de dénégations et de mensonges sur ces deux affaires.Dans « À l’air libre », retour sur les faits, sur ces deux affaires, sur ces procès, et ce que dit la loi. Une émission enregistrée lundi 31 mars, avant l’intervention de Marine Le Pen sur TF1.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 10Vincent Bolloré et son empire : enquête sur un monde de brutes
Mercredi 26 mars, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna, diffusée depuis trois semaines en webtélé, va s’arrêter. Une émission longtemps diffusée sur la chaîne C8, où la violence et l’humiliation sont promues, depuis des années, à l’antenne et hors antenne. De même que les idées d’extrême droite, qui y sont très largement représentées.Hanouna, C8… Ce n’est pourtant que la partie émergée de l’empire économique et médiatique du milliardaire Vincent Bolloré. Loin de l’image sympathique de l’industriel breton, c’est un financier qui a construit sa fortune sur des opérations boursières brutales et constitué un empire dans les ports, le ferroviaire, l’huile de palme et les caoutchoucs en Afrique. Un milliardaire désormais à la tête d’un empire des médias et de l’édition (Europe 1, CNews, Le Journal du dimanche, Hachette, etc.), dont le projet réactionnaire est clair et que de nombreux activistes, journalistes et voix de la société civile appellent à « stopper », à « désarmer » ou à « déborder ». Dans « À l’air libre », enquête sur un monde de brutes combinant violence économique et sociale, mais aussi humaine et idéologique.Avec :Yunnes Abzouz, journaliste médias à Mediapart ;Soazic Courbet, libraire indépendante à Lille, responsable de la librairie L’Affranchie et du podcast du même nom, engagée dans le collectif d’éditeurs et d’éditrices indépendant·es Déborder Bolloré ;Olivier Petitjean, journaliste, cofondateur de l’Observatoire des multinationales et auteur d’un rapport à paraître, en avril, sur le « vrai visage » de Bolloré et de son groupe ; David Perrotin, journaliste au pôle enquêtes de Mediapart.Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

S1 Ep 10Que veut Vladimir Poutine ?
Alors que Vladimir Poutine et Donald Trump discutent d’un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, et que l’Union européenne se réarme, craignant d’être militairement lâchée par les États-Unis de plus en plus alignés sur Moscou, « À l’air libre » prend un peu de hauteur pour s’interroger sur ce que veut vraiment le président russe. Trois ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui aurait fait à ce stade selon le Wall Street Journal 80 000 morts ukrainiens et 200 000 morts russes, Vladimir Poutine souhaite-t-il vraiment la « paix » avec l’Ukraine, et de quelle paix s’agit-il ?Quelle est sa vision de la Russie dans le monde et des relations internationales ? L’Europe doit-elle se sentir menacée par ce qui serait un nouvel impérialisme russe ? Comment définir le projet politique du régime russe, qui a fait de la dénonciation de l’Occident un de ses piliers et se retrouve aujourd’hui en tête-à-tête avec le président états-unien pour discuter de l’Ukraine ? Bref, Poutine a-t-il un plan pour l’Ukraine et l’Europe, et si oui lequel ? Réponse dans cette émission avec :Maxime Audinet, chercheur à l’RSEM, enseignant à l’université Paris-Nanterre, membre du collectif de recherche Coruscant, auteur de Russia Today (RT). Un média d’influence au service de l’État russe (éditions de l’INA, 2021) ;Marlène Laruelle, historienne et politiste, professeure en affaires internationales et science politique à l’université George-Washington, ancienne chercheuse à l’Institut français des relations internationales, autrice d’Ideology and Meaning-Making Under the Putin Regime (Stanford University Press, 2025), un livre sur l’idéologie du régime russe paru aux États-Unis, pour l’instant non traduit en France.Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.