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8 milliards de voisins

8 milliards de voisins

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Seconde main, au cœur de la nouvelle vie de nos objets

De la mode à l’électroménager, en passant par la tech et même certains produits alimentaires, le marché de la seconde main connaît un essor spectaculaire. Friperies, vide-greniers, plateformes de revente en ligne et boutiques spécialisées se multiplient. Selon une étude OpinionWay menée en mars 2025 pour Sofinco, 47% des Français achètent régulièrement des objets d’occasion. Motivé par des préoccupations écologiques, par la recherche d’économies dans un contexte budgétaire contraint ou encore par le plaisir de chiner, ce geste s’est largement banalisé. Mais derrière l’image vertueuse d’une consommation plus responsable, certaines zones d’ombre apparaissent. Une étude américaine publiée en 2025 montre en effet que les achats d’occasion ne remplacent pas les achats neufs et ne sont pas plus durables. 37,9% des consommateurs déclarent en effet jeter leurs vêtements de seconde main moins d’un an après l’achat. En outre, une partie des biens d’occasion venus d’Europe alimente des marchés d’Afrique de l’Ouest, connus sous le nom de « France au revoir » : vêtements, électroménager ou téléphones sont importés en masse dans les villes africaines, quitte à finir, parfois, dans des décharges à ciel ouvert. La seconde main interroge ainsi bien plus que nos habitudes d’achat. Elle questionne notre rapport aux objets, au temps et à la valeur : comment réparer, trier ou expertiser ce qui a déjà servi ? Et, à l’échelle globale, qui vend, qui achète et qui décide de ce qui circule ? Au-delà des récits de l’économie circulaire, quelles sont les réalités sociales et environnementales de l’occasion ? Avec : • Maurane Nait Mazi, juriste spécialisée en droit de la consommation. Fondatrice de CMCM, média consacré à la seconde main. Autrice de Seconde main – Une nouvelle économie des objets (Les pérégrines, 2026) • Pietro Fornasetti, anthropologue, chercheur affilié à Institut des Mondes Africains (IMAF). Un reportage de Charlie Dupiot chez Écomatelas, entreprise qui reconditionne des matelas. L'écologie peut commencer dès le lit, avec des matelas dont on prolonge la durée de vie. C'est ce que propose depuis 2017, l'entreprise Ecomatelas, dont l'usine de production est à Montpellier, dans le sud de la France. Notre reporter Charlie Dupiot s'est rendue dans leur magasin à Fresnes, en région parisienne, aux côtés du fondateur Jérémie Adjedj. Visite guidée et ouatée. En 2025, cette entreprise française - qui emploie une quinzaine de salariés - a vendu 9 500 matelas, ce qui équivaut à près de 25 000 matelas reconditionnés. En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, l’IA peut-elle aider à s’instruire et comment ? ► Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne YouTube de RFI dans la playlist IA Débat Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal.

Mar 26, 202648 min

Réussir son orientation : conseils aux jeunes lycéens

C'est une étape importante du parcours scolaire. Le parcours d’orientation, le choix d’une filière qui mènera à un métier peut s’avérer très stressant pour les jeunes lycéens. Selon une enquête récente de Diploméo en France, 4 lycéens sur 10 regrettent d’avoir écouté leurs parents pour leur orientation. Ainsi près d’un étudiant sur 5, choisit désormais de se réorienter après sa première année d’étude plus récente. Outre la pression parentale, la multitude de formations, le manque de connaissance sur les métiers, la crainte de ne pas trouver d’emplois complexifient le choix des lycéens. Dans ce contexte, comment aider les jeunes à construire leur parcours d’orientation ? Vers qui peuvent-ils se tourner ? Comment faire de ce choix une étape pour mieux se connaître ? Emission à l’occasion de la semaine de la presse à l’école qui se déroule du 23 au 28 mars 2026 Avec : • Aniela Vé Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et Recrutement, basé à Abidjan. Guidance Counselor au sein du lycée français Blaise Pascal. • Valérie Wasson, cofondatrice d'Eurêka Study, franchise de consultants en orientation scolaire qui accompagnent les lycéens et étudiants dans leur choix d'études en France et à l'étranger. Avec Thomas, Mathilde, Fatou, Manasrie et Foumilayo, 5 élèves du lycée Blaise Pascal à Abidjan et Patrick, enseignant de français à Kananga en République Démocratique du Congo Merci à Marie-Krystel Assemian, responsable technique du studio de radio du lycée Blaise Pascal à Abidjan. En début d’émission, l’école autour du monde avec Cécile Debarge, correspondante de RFI en Italie, sur la multiplication ces derniers mois des attaques contre l'école italienne, en majorité de la part de syndicats étudiants d'extrême-droite. Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal

Mar 25, 202648 min

50 ans après le coup d’État, l’Argentine cherche toujours ses bébés volés

Le 24 mars 1976, en Argentine, les Forces armées renversèrent, par un coup d’État, le gouvernement dirigé par María Estela Martínez de Perón. C’est le début de la pire dictature qu’ait connue le pays. Au total, 4 juntes militaires se succèderont au pouvoir jusqu’en 1983 et mettront en place une politique de répression contre la « subversion ». Pendant, cette période, des milliers d’Argentins s’exileront, d’autres seront faits prisonniers et torturés. Des dizaines de milliers disparaitront. Parmi les victimes de la dictature, les enfants et bébés retirés à leurs parents parce qu’opposants au régime. Ils seront confiés à des couples adoptifs, souvent proches du régime, en toute illégalité. Quelque 500 bébés auraient ainsi été volés, un drame de la dictature toujours d’actualité et un combat mené par les grands-mères de la place de Mai, pour retrouver leurs petits-enfants. 50 ans après le début de la dictature, les procédures pour retracer leurs histoires sont toujours en cours. En 2025, un 140ème bébé a pu être identifié. Pour les autres, les recherches continuent, laissant le chapitre de la dictature toujours ouvert. 50 ans après, comment la société argentine vit avec l’absence de ses disparus ? Alors que le financement des politiques de mémoire a été réduit et les crimes de la dictature remis en cause depuis l’arrivée au pouvoir de l’ultralibéral Javier Milei en 2023, comment transmettre cette partie de l’histoire argentine aux jeunes générations ? Émission à l’occasion des 50 ans du coup d’État militaire en Argentine, le 24 mars 1976. Avec : • Maria-Laura Stirnemann, représentante de l’Association H.I.J.O.S. Paris qui coordonne en France la Campagne Internationale pour le Droit à l’Identité, membre de l’Association des citoyens argentins de France. • Claudia Feld, historienne, docteur en Sciences de la communication. Elle a dirigé avec Marina Franco la rédaction de l’ouvrage collectif Crimes contre l’humanité à l’ESMA. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983), sorti en 2022 en Argentine et traduit en français aux Éditions Anamosa (février, 2026). Un témoignage recueilli par Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine. Il a pu rencontrer Manuel Gonçalves Granada, le petit-fils restitué n° 57, c’est-à-dire qu’il est le 57ème des 140 petits-enfants appropriés que les Grands-mères de la place de Mai ont réussi à retrouver jusqu’à aujourd’hui. Le père de Manuel avait été enlevé par la dictature, il y a 50 ans tout pile, le 24 mars 1976, le jour du coup d’État. ► Si vous doutez de votre identité et que vous êtes né entre 1975 et 1983, en Argentine, contactez l'association Hijos Paris à cette adresse [email protected] Programmation musicale : ► Victoria - Keny Arkana ► 30000 Hermanos · O Zulu

Mar 24, 202648 min

Rénover le bâti urbain pour préserver le patrimoine des villes africaines

À Dakar, le bâtiment principal du marché de Sandaga n’est plus. Lieu emblématique de la capitale sénégalaise, cette halle de béton, construite en 1933, dans le style soudano-sahélien, menaçait de s’effondrer. La municipalité a donc décidé de le démolir en 2020, après 87 ans de services mais sa reconstruction, elle, se fait toujours attendre. Voici un exemple, parmi d’autres, des menaces qui pèsent sur le bâti ancien des villes africaines. Dans d’autres villes du continent, des maisons traditionnelles, des bâtiments historiques sont détruits pour construire plus de logements. Il faut dire que la croissance urbaine sur le continent impose le changement d’échelle. D’ici 2050, les villes africaines passeront de 700 millions d’habitants à 1,4 milliard. Loger cette population supplémentaire représente un défi immense pour les municipalités et accroit la pression sur le foncier. Les bâtiments, autrefois symboles de la ville, ne semblent pas faire le poids devant la modernité, alors que les réhabilitations coûtent cher. Pourtant, c’est bien une part importante de l’histoire de la ville, de leurs habitants qui disparaissent avec eux. Surtout, le patrimoine architectural africain, les savoir-faire se perdent à mesure que de nouveaux bâtiments, aux matériaux moins adaptés au climat et au style de vie locale, sortent de terre. Certaines initiatives tendent à documenter l’histoire architecturale des villes et à préserver le bâti traditionnel, la ville de Ouidah, au Bénin, en est sûrement un bon exemple. Dans ce contexte, comment construire les villes en Afrique sans perte d’identité ? Qui doit financer la rénovation du patrimoine ? Avec : • Lazare Eloundou Assomo, architecte camerounais, directeur du Patrimoine mondial de l'UNESCO • Carole Diop, architecte, enseignante au Collège universitaire d’architecture de Dakar (CUAD) et la cartographie à l'Institut Polytechnique Panafricain (IPP-DAKAR). Fondatrice et de la revue Afrikadaa sur l’art contemporain • Osvaldo Gounon, architecte, cofondateur du cabinet Atelier Ko à Cotonou au Bénin. Un entretien avec Bruno Duval, correspondant de RFI, à Tokyo au Japon. Certaines villes japonaises comme Kyoto ou Nara œuvrent à la préservation et à la mise en valeur de leur architecture, et pourtant, le Japon est un très mauvais élève en matière de protection du patrimoine. Tous les jours, des joyaux architecturaux y sont démolis, sans mobilisation particulière de la population. En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Elle revient sur la viralité d’une danse qui a enflammé les réseaux en 2025. Elle est surnommée la Kasese Dad. La vidéo a été vue des millions de fois, elle montre un homme âgé danser sur scène aux côtés d’un rappeur ougandais. Particularité de ce duo : cet homme est le père de l’artiste. Programmation musicale : ► Kin la belle - Damso ► Solaire - Yael Naim.

Mar 23, 202648 min

Dark romance : un phénomène qui malmène les femmes autant qu’il les fascine

Née dans les années 2010, la dark romance plonge ses lecteurs dans des histoires d’amour entre des jeunes femmes et des hommes puissants, souvent dangereux. Ces récits, qui mêlent violence et désir, dépeignent des relations basées sur la domination masculine, où la jalousie, le chantage émotionnel et la peur deviennent la norme. Pourtant, la dark romance est majoritairement produite et consommée par des femmes. Des millions d’adolescentes et de femmes adultes se passionnent pour ces lectures, malgré leur violence et les stéréotypes qu’elles entretiennent. Pourquoi ces histoires suscitent-elles autant d’intérêt chez les femmes ? Est-ce une façon pour certaines de se réapproprier leur sexualité, ou bien le signe d’un manque d’estime de soi face à des schémas patriarcaux tenaces ? Comment protéger les plus jeunes de cette vision déformée de l’amour et leur offrir des lectures à la fois divertissantes et émancipatrices ? Avec : • Ivan Jablonka, professeur d’Histoire à l’Université Sorbonne Paris Nord, membre de l’Institut universitaire de France, co-fondateur et rédacteur en chef de la revue en ligne La Vie des Idées, auteur de La Culture du féminicide (Seuil, 2025) • Joyce Kitten, autrice de dark romance : Toxic (Hugo, 2023), Borderline (Hugo, 2024) et Smile (Hugo, 2025). Le tome 2 de Toxic sort le 18 mars 2026 • Karine Van Wormhoudt, directrice adjointe du Département jeunesse des éditions Albin Michel, directrice de la nouvelle collection « Teen Romance », dont le premier titre (T’aimer à l’infini de Sophie Jomain) sort le 1er avril 2026. En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► Les Mecs - EVA ► Sans Pitié - TRECY LA CAYENNE.

Mar 20, 202648 min

Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés

Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d’emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d’Ivoire Yann Hazoumé, consultant RH et chasseur de tête. Programmation musicale : ► Madan - Jonas Blue, Salif Keïta ► San kilot - Krys, YSN.

Mar 19, 202648 min

Comment parler d’argent aux enfants ?

Dans beaucoup de régions francophones, l’argent reste un sujet tabou, dont on parle peu aux enfants. Pour autant, ceux-ci montrent souvent de l’intérêt vis-à-vis des questions financières : d’où vient l’argent, à quoi il sert, comment on l’obtient… Une étude menée en février 2026 par la Fédération bancaire française souligne que 55% des enfants âgés de 8 à 14 ans se disent curieux sur le sujet de l’argent. Transmettre une éducation financière et budgétaire aux enfants dès le plus jeune âge pourrait, par ailleurs, leur permettre de mieux gérer leurs finances personnelles une fois adultes, et de prendre des décisions éclairées, propices à une meilleure qualité de vie. Mais à partir de quel âge aborder le sujet ? Et comment s’y prendre pour enseigner la valeur de l’argent, l’épargne et la gestion financière à son enfant de manière ludique et pédagogique ? L’argent de poche est-il un bon levier pour l’éducation financière des jeunes ? Émission à l’occasion de la Semaine de l’Éducation Financière en France qui se déroule du 16 au 22 mars 2026. Le thème de cette 14ème édition est « L’argent, osons en parler ! ». Elle est organisée par la Banque de France, dans le cadre de la campagne mondiale Global Money Week, de l’OCDE. Avec : • Marguerite Collignan, directrice de l’éducation financière à la Banque de France • Leticia N’cho Traore, entrepreneuse ivoirienne spécialisée dans la finance, autrice de la BD Slimane & Marie dont le deuxième tome Slimane & Marie gèrent leur argent de poche vient d’être publié. En début d’émission, l’école autour du monde avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul en Corée du Sud, sur la mixité à l’université alors que l'Université pour femmes de Dongduk a annoncé devenir mixte d'ici 2029, malgré l'opposition ferme des étudiantes, qui s'organisent depuis un an pour faire entendre leurs voix, avec l'appui des autres universités féminines de Séoul. En fin d’émission, un reportage de Charlie Dupiot qui a suivi un exercice de cyberguerre organisé à l’université de Nancy. Programmation musicale : ► Heavyweight Sound - Nina Girassóis, O.B.F, Paulera ► Dare You - Ginton, MINZ.

Mar 18, 202648 min

Négligences, ce que l’inattention coûte à la société

Mar 17, 202648 min

Entreprendre en Afrique : le financement en faveur des femmes

Mar 16, 202648 min

Porno et femmes : déconstruire les tabous

Mar 13, 202648 min

Enseignants: comment gérer sa classe avec des effectifs pléthoriques ?

Mar 12, 202648 min

Quel chocolat pour demain ?

Mar 11, 202648 min

Peut-on entreprendre dans les quartiers populaires ?

Mar 10, 202648 min